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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ A l’appel de la CGT, des personnes s’étaient donné rendez-vous lundi pour protester contre le plan de restructuration du groupe annoncé.
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A l’hypermarché Carrefour de Montreuil, l’espoir d’une mobilisation nationale

A l’appel de la CGT, des personnes s’étaient donné rendez-vous lundi pour protester contre le plan de restructuration du groupe annoncé.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 18h13
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 18h39
    |

                            Valentin Ehkirch








                        


Le cortège circule entre les fruits et légumes, passe devant les produits surgelés. Plusieurs dizaines de manifestant bloquent rapidement les caisses, et des drapeaux aux couleurs de la CGT dépassent des rayons. L’organisation syndicale avait prévu, lundi 5 février au matin, une première action de blocage de l’hypermarché Carrefour de la porte de Montreuil, à la lisière de Paris et de la Seine-Saint-Denis.

   


Le lieu est stratégique. Le siège du syndicat national est à quelques pas, et son secrétaire général, Philippe Martinez, est attendu pour le lancement d’une semaine de mobilisation du 5 au 10 février. Philippe Allard, délégué CGT à Carrefour, l’avait annoncé à la sortie d’une réunion au ministère du travail la semaine dernière, son syndicat ne « négociera pas. Il se battra pour qu’il n’y ait pas de plan ».
Car depuis l’annonce par Alexandre Bompard, le PDG de Carrefour, le 23 janvier, d’une importante transformation du groupe, l’inquiétude monte chez les salariés. Un plan de départs volontaires a été évoqué, qui concerne 2 400 salariés au siège du groupe, mais les syndicats estiment qu’il pourrait toucher plus de 5 000 personnes.

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Lundi, à Montreuil, les manifestants viennent de toute la France. De Lille, de Marseille, de Bretagne, ou encore de Lyon, le mot est passé parmi les salariés du groupe. Une délégation venue de Belgique a même fait le déplacement. Carrefour, qui est également implanté dans ce pays, a annoncé, deux jours après la restructuration française, un plan d’une ampleur similaire en Belgique.
« Pas d’augmentation de salaire, mais une diminution des effectifs »
Echarpe rouge autour du cou, badge CGT sur la veste, Laurent Lamaury est employé au rayon fruits et légumes d’un Carrefour Market de Verrières-le-Buisson, dans l’Essonne. Egalement délégué syndical national, il est venu soutenir la mobilisation à Montreuil pour « dénoncer le plan Bompard ». « On observe depuis un moment la baisse des heures travaillées, et les mises en location-gérance qui s’accélèrent. » Ce dernier point est l’une des inquiétudes majeures des salariés de ces magasins : « Avec la location-gérance, les avantages dont on bénéficiait peuvent être renégociés au bout de quinze mois, et on risque de les perdre. » 

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« Ce qui nous fait peur, c’est que l’on ne parle pas d’augmentation de salaire, mais de réduction des effectifs », lâche de son côté Isabelle Daroux. Elle travaille depuis vingt ans dans l’hypermarché de la porte de Montreuil, et est déléguée du personnel depuis seize ans. « Rien qu’ici, en seize ans, on a perdu plus de 100 salariés. Il y avait 360 salariés quand je suis arrivée, à l’heure actuelle, nous en avons 257. » Selon elle, la direction de l’établissement n’informe pas les salariés des mesures de restructuration à venir. « Pour le moment, je ne crois pas qu’il y ait un plan de départs volontaires, mais ce genre de choses, on l’apprend au dernier moment », dit-elle.
Isabelle Daroux est toutefois sûre d’une chose : plusieurs postes vont disparaître au magasin de la porte de Montreuil. « Il y a quatre postes qui sautent au niveau de la comptabilité, et cinq autres au rayon électroménager », recense-t-elle.
Une société « où l’on se parle »
Soudain, un attroupement se forme à l’entrée du magasin. Philippe Martinez s’approche des salariés du groupe, suivi d’une nuée de caméras, de micros et d’appareils photo qui se déplace en bousculant les étalages. L’opération médiatique est réussie.

   


Le secrétaire général de la CGT est venu dénoncer « ce que certains appellent “le besoin de se moderniser” ». Il poursuit dans un micro qui crépite : « Mais ce que veut M. Bompard, c’est ce que veulent les actionnaires. » Mesures-phares de la restructuration, la mise en place de caisses automatiques et le développement de l’e-commerce sont fustigés par Philippe Martinez : « On parle beaucoup de numérique, mais il a bon dos ! » lâche-t-il, avant d’appeler à une « société où l’on se parle ». Un peu plus loin, Alexis Corbière, député (La France insoumise) de la Seine-Saint-Denis, est lui aussi venu apporter son soutien.
Le mouvement est censé prendre de l’ampleur. La CGT annonce vouloir mener des opérations similaires dans différents points de vente Carrefour en France, et FO prévoit de manifester jeudi devant le siège social de l’entreprise, à Massy, dans l’Essonne.

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Une trentaine de minutes après le début de l’opération, le calme est revenu aux abords des caisses, et les salariés qui ne manifestent pas continuent de travailler à la mise en rayon des produits. A l’écart du mouvement, l’un d’eux confie discrètement ne pas vouloir prendre part à la mobilisation. Après près de dix ans de service au sein de l’hyper de Montreuil, il approche de la retraite. Il se « dit inquiet pour les autres, ceux qui ont encore plusieurs années de travail », mais il reconnaît : « On a besoin d’une restructuration ; si Carrefour ne se modernise pas, il est cuit. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Une peine de vingt ans de prison a été requise lundi après-midi à l’encontre du membre des commandos djihadistes de novembre 2015.
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A Bruxelles, Salah Abdeslam refuse les questions mais livre un réquisitoire contre la justice

Une peine de vingt ans de prison a été requise lundi après-midi à l’encontre du membre des commandos djihadistes de novembre 2015.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 17h11
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Il a refusé de se lever à l’arrivée du tribunal, de décliner son identité et de répondre aux questions de la présidente Marie-France Keutgen sur la fusillade survenue le 15 mars 2016, rue du Dries, à Forest. Ceux qui tablaient, lundi 5 février, sur un revirement complet de Salah Abdeslam au premier jour de son procès devant la 90e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles en sont pour leurs frais. Le seul survivant des commandos qui frappèrent Paris le 13 novembre 2015 ne sortira pas du mutisme dans lequel il s’est muré depuis sa mise en détention en France, en avril 2016.
Alors que le tribunal souhaitait pourtant qu’il détaille la version des événements de Forest, le jeune Franco-Marocain de Molenbeek, veste claire, barbe fournie et cheveux plus longs que sur les dernières photos connues de lui, a invoqué son état de fatigue. Avant de prononcer, quand même, quelques propos hostiles à la justice et aux médias. « Jugez-moi, je n’ai pas peur de vous et de vos associés. Je ne mets ma confiance qu’en Allah », a-t-il dit, ajoutant : « Mon silence ne fait pas de moi un criminel et un coupable. »
« Il y a des preuves tangibles dans cette affaire, je veux qu’on me juge pour ça. Pas pour satisfaire l’opinion publique et les médias. (...) Les musulmans sont jugés et traités de la pire des manières, impitoyablement, sans présomption d’innocence. »
« Vous pouvez vous défendre, nous n’avons pas de préjugés », lui a objecté la présidente, sans convaincre le prévenu, qui lui a répliqué qu’il n’existait pas « d’autre divinité qu’Allah ». 
A la fin de cette première journée, le parquet a requis une peine de vingt ans de prison assortie d’une période de sûreté des deux tiers contre M. Abdeslam et son complice Sofien Ayari.

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Sven Mary à nouveau à la défense
Manifestement, si Salah Abdeslam avait demandé expressément à comparaître à Bruxelles, c’était uniquement pour formuler ces propos. Son avocat, Sven Mary, a ensuite demandé une suspension d’audience pour s’entretenir avec son client. Jusque-là, le prévenu, surveillé de très près par des agents encagoulés des forces spéciales de la police fédérale, n’avait pas échangé trois mots avec ses conseillers.
Me Mary avait accepté de défendre le jeune terroriste au lendemain de son arrestation, à Molenbeek, le 18 mars 2016. Trois jours après la fusillade qui opposa trois occupants de la rue du Dries à une équipe belgo-française de policiers, quatre jours avant les attentats de Bruxelles.
S’il avait d’abord dit que son client pourrait collaborer avec les enquêteurs, le pénaliste avait pris ses distances d’avec ce dernier, comparant notamment son intelligence à celle d’un « cendrier vide ». Me Mary a cependant accepté d’assumer à nouveau sa défense avant le procès de Bruxelles, estimant que cette affaire était « un procès pénal comme un autre ». 
Quels sont les liens de Sofien Ayari avec les terroristes ?
L’autre prévenu, le Tunisien Sofien Ayari, arrêté en même temps qu’Abdeslam et actuellement incarcéré à Liège, s’est montré un peu plus loquace. Il a confirmé qu’il avait passé « plusieurs semaines » dans la planque de Forest, avec son complice et un troisième, l’Algérien Mohamed Belkaïd, abattu à l’issue d’un siège de plusieurs heures.
Sofien Ayari a donné, lundi, quelques autres détails sur son arrivée et sur son séjour en Belgique, tentant d’expliquer que son seul but était de trouver de l’aide pour retourner en Syrie, où il avait déjà séjourné durant un an. Il affirme n’avoir été mêlé à aucun attentat et être « parfois en désaccord » avec l’organisation Etat islamique. Il n’aurait, en outre, pas tiré sur les policiers, même si son ADN a été retrouvé sur un fusil d’assaut. Quand la présidente lui demande ce qu’il pense des attentats commis au nom de l’EI, il est évasif, refusant tout « jugement » et estimant que les auteurs doivent avoir « leurs raisons ».
Aux interrogations précises sur ses liens avec Abdeslam et avec d’autres terroristes impliqués dans les attentats de Paris et de Bruxelles, Sofien Ayari répond qu’il ne se souvient plus, qu’il n’a rien à déclarer ou qu’il a déjà « tout dit » aux enquêteurs. Il confirme cependant qu’Ibrahim El Bakraoui, l’un des kamikazes de l’aéroport de Zaventem, passait régulièrement rue du Dries. Et que, dans les flots de migrants arrivant en Allemagne, il aurait rencontré « par hasard » Osama Krayem, soupçonné d’avoir acheté des sacs utilisés pour les attentats de Bruxelles.
Palais de justice encombré
De quoi apporter de l’eau au moulin de V-Europe, une association de victimes des attaques du 22 mars à Bruxelles. Elle s’est constituée partie civile, évoquant les liens évidents, à ses yeux, entre les attentats de Paris, de Bruxelles et la fusillade de Forest. La défense d’Abdeslam conteste sa démarche.

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La présidente a mis l’affaire en continuation, ce qui a permis au procès de commencer normalement. Le tribunal n’entendait manifestement pas décider d’un nouveau report alors que les débats, déjà reportés en décembre dernier, mobilisent un impressionnant dispositif sécuritaire et perturbent toute la vie du palais de justice de Bruxelles. Les contrôles renforcés à l’entrée entraînaient, lundi matin, une attente de près d’une heure.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Une note, rendue publique vendredi, accuse le FBI d’abus de pouvoir durant son enquête concernant de possibles liens entre la Russie et l’équipe de Trump.
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Si vous n’avez pas suivi l’affaire du « mémo » déclassifié par Donald Trump

Une note, rendue publique vendredi, accuse le FBI d’abus de pouvoir durant son enquête concernant de possibles liens entre la Russie et l’équipe de Trump.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 18h18
    |

            Jérémie Baruch et 
Pierre Bouvier








                        


C’est le sujet politique brûlant du moment aux Etats-Unis. Une note de quatre pages, compilée par la commission du renseignement de la Chambre des représentants et rendue publique, vendredi 2 février, accuse le FBI d’abus de pouvoir concernant la mise sur écoute, en pleine campagne présidentielle, de Carter Page, un membre de la campagne présidentielle républicaine.
C’est le président américain, Donald Trump, qui a donné l’ordre de la levée du secret défense, vendredi, autorisant de facto la publication du mémorandum.

 La note déclassifiée



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Qui est Devin Nunes, l’auteur de la note ?

   


Elu républicain de la Californie, Devin Nunes a rédigé cette note. Il a servi dans l’équipe de transition de Donald Trump et préside la commission du renseignement de la Chambre des représentants.
Il ne s’agit pas d’un inconnu. Après le tweet du 4 mars 2017 de Donald Trump accusant Barack Obama d’avoir mis sur écoute la Trump Tower pendant la campagne de 2016, Devin Nunes avait voulu établir si l’administration précédente avait demandé la mise sous surveillance du candidat républicain pendant la campagne. Peu de temps après que la presse eut découvert que la Maison Blanche avait fourni à Devin Nunes des informations en ce sens — donnant le fort sentiment que l’élu californien était en service commandé —, ce dernier s’était momentanément récusé de la commission du renseignement, le temps d’une enquête éthique à son égard.
Lindsey Graham, sénateur républicain de la Caroline du Sud, avait alors comparé son comportement à celui de « l’inspecteur Clouseau » — connu pour accumuler les bourdes et pour s’engouffrer sur de fausses pistes avec une absence de flair qui n’honore ni la gent policière ni la France —, estimant qu’il avait perdu toute crédibilité par sa volonté d’obéir aux ordres de la Maison Blanche.
En janvier, une rumeur persistante, portée par le hashtag #ReleaseTheMemo, évoque l’existence d’une note rédigée par Devin Nunes, note qui prouverait l’absence de liens entre la Russie et Donald Trump. Ne restait à ce dernier qu’à donner l’ordre de déclassifier le mémorandum.
De quoi parle la note ?

   


La note tient en trois pages et demie, compilées par l’équipe de Devin Nunes. Ce dernier l’a remise le 29 janvier à la Maison Blanche, où des juristes l’ont épluchée pour vérifier si elle portait, ou non, atteinte à la sécurité nationale.
Le mémorandum affirme que la surveillance de Carter Page, conseiller aux affaires internationales de Donald Trump durant la campagne présidentielle, était politiquement motivée parce que improprement autorisée par les autorités compétentes. Pour preuve, la prolongation de sa mise sur écoute en mars 2017. Neuf mois plus tôt, ce dernier s’était pourtant rendu à Moscou pour rencontrer des officiels russes, ce qui avait alerté le FBI. Le magasine Time rappelle que Carter Page se vantait en août 2013 d’être conseiller auprès du Kremlin.
Le FBI et le ministère de la justice ont demandé, selon la note, cette mise sur écoute en vertu du Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA), qui permet aux autorités fédérales d’espionner des citoyens américains suspectés d’agir comme agents d’un pays étranger.
Mais les deux agences auraient omis de signaler au juge que leur requête se fondait sur le « dossier Steele », établi par un ancien agent du renseignement britannique, à l’époque informateur du FBI et recruté par Fusion GPS. Pour M. Nunes, ce dossier « forme une part essentielle à la demande [de surveillance] de Carter Page ». Or, selon l’élu, l’agent britannique a plusieurs fois exprimé son opposition à Donald Trump, d’autant que « Steele a été rémunéré 160 000 dollars [128 000 euros] par le comité national démocrate et la campagne Clinton ».
En résumé, le mémo de Davin Nunes accuse le FBI de ne pas avoir informé les personnes ayant accepté la surveillance de Carter Page des liens entre les démocrates et le dossier Steele. Ces relations sont pour les soutiens du président Trump la preuve ultime des connivences entre le FBI, le département de la justice et les démocrates, tous supposément montés contre le président des Etats-Unis.
Pourquoi le mémorandum a-t-il été publié ?

   


Cette note a déjà fait une victime : la concorde à laquelle appelait le président américain face au Congrès lors du discours sur l’état de l’Union, mardi 30 janvier. Républicains et Donald Trump d’un côté, démocrates de l’autre, les deux camps se sont écharpés sur les raisons de la levée du secret défense de cette note.
Les républicains ont poussé à la publication du rapport parce qu’ils estiment important d’informer le peuple sur les abus des écoutes que permet le FISA — même s’ils ne prodiguent aucune solution pour amoindrir le problème. Poussés par leur base — et peut-être aussi par des robots — via le hashtag #ReleaseTheMemo, les élus républicains ont vite compris l’intérêt politique à publier un document qui avaliserait l’offensive anti-FBI lancée par Donald Trump depuis le début de l’enquête de Robert Mueller.
Pour Donald Trump, le mémorandum prouverait surtout qu’il n’a rien à voir avec les ingérences russes.
« Ce mémo blanchit complètement Trump dans l’enquête. Mais la chasse aux sorcières russes ne s’arrête jamais. Il n’y a pas eu de collusion et il n’y a pas eu d’obstruction […]. C’est la honte de l’Amérique !

This memo totally vindicates “Trump” in probe. But the Russian Witch Hunt goes on and on. Their was no Collusion an… https://t.co/GPYj4JbKgN— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Pour les élus démocrates, Devin Nunes a rédigé un dossier à charge, à partir d’informations secrètes qui pourraient menacer la sécurité nationale. Pour y répondre, les membres démocrates de la commission ont écrit un contre-rapport de dix pages, mais la commission du renseignement (treize républicains et neuf démocrates) s’est pour l’instant opposée à sa publication.
Dans une lettre à Paul Ryan, président (républicain) de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, chef de groupe de l’opposition démocrate à la Chambre, a écrit :
« On a soumis à notre attention le fait que le membre du Congrès Nunes avait délibérément et matériellement modifié la teneur du mémorandum depuis qu’il a été adopté par les républicains de la Chambre. »
La direction du FBI, qui a d’ores et déjà répliqué en rappelant, mercredi, qu’elle prenait « au sérieux ses obligations [pour obtenir des autorisations d’enquêter] et le respect des procédures », a elle aussi mis en doute le contenu produit par Devin Nunes :
« Comme nous l’avons exprimé lors de notre premier examen, nous sommes très inquiets concernant des omissions matérielles de faits, qui affectent de manière fondamentale l’exactitude du rapport. »
Quelles pourraient être les conséquences de cette note ?

   


Seule la publication intégrale des documents présentés pour obtenir l’autorisation de surveillance FISA, sans doute classifiés pour la majorité d’entre eux, permettrait de mesurer la pertinence du rapport Nunes. Néanmoins, les répercussions peuvent — même sans publication nouvelle — être de plusieurs ordres.
La question qui se pose est désormais de savoir ce que fera Christopher Wray, le directeur du FBI, nommé en juin par Donald Trump, puis confirmé par le Sénat, après le limogeage de James Comey. La confiance n’étant plus de mise, la Maison Blanche craint qu’il ne mette sa démission dans la balance, rapporte CNN.
Exposant ses craintes dans le Washington Post, Adam Schiff, principal représentant du Parti démocrate au sein de la commission du renseignement, a estimé que cette note était un prétexte fourni à Donald Trump pour faire le ménage au sein du FBI et du ministère de la justice. Il pourrait ainsi limoger Rod Rosenstein, ministre adjoint à la justice, nommément présent dans le mémorandum et que le président n’estime pas assez loyal. Robert Mueller pourrait alors être chapeauté par quelqu’un de plus fidèle à Donald Trump, ce qui pourrait nuire à l’enquête. Plus prosaïquement, Donald Trump pourrait simplement en profiter pour renvoyer Robert Mueller, ce qui ne manquerait pas de provoquer encore plus de remous politiques.
Par ailleurs, Chuck Grassley, le président de la commission judiciaire du Sénat, a lui aussi déclaré que la version expurgée d’un second mémorandum pourrait être déclassifiée et donc accessible au public. Cette nouvelle note devrait à nouveau porter sur l’agent britannique Christopher Steele et sur ses liens avec le FBI.
En attendant, des sources républicaines proches de Devin Nunes ont assuré à plusieurs médias avoir trouvé d’autres exemples d’irrégularités à motif politique, entre autres au FBI, au ministère de la justice et au département d’Etat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le Conseil d’Etat a annulé le marché des panneaux publicitaires parisiens, ce qui implique une perte de 40 millions d’euros de recette pour la Ville.
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JCDecaux contraint de démonter ses 1 630 panneaux publicitaires à Paris

Le Conseil d’Etat a annulé le marché des panneaux publicitaires parisiens, ce qui implique une perte de 40 millions d’euros de recette pour la Ville.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 18h19
    |

            Béatrice Jérôme








                        


C’est une mauvaise nouvelle pour la Ville de Paris : le Conseil d’Etat a validé, lundi 5 février, l’annulation du marché de l’affichage publicitaire conclu avec JCDecaux et sa filiale Somupi. Ce jugement implique la suspension de l’affichage sur les 1 630 panneaux Decaux à Paris jusqu’à l’été 2019 et une perte de 40 millions d’euros de recette pour le budget de la Ville. Le tribunal administratif avait déjà cassé ce marché en décembre 2017.
Ce camouflet juridique fait suite à l’annulation en avril 2017 par le tribunal administratif du précédent contrat avec JCDecaux et Somupi, confirmée par le Conseil d’Etat en septembre.
Conclu en mars 2017, ce premier marché prévoyait pour la première fois que 15 % des panneaux Decaux afficheraient des publicités numériques. Le contrat devait rapporter 30 millions d’euros par an à la Ville, contre quatre millions d’euros par an dans le précédent contrat.
Un contrat provisoire
Mais deux sociétés concurrentes de JCDecaux – Exterion Media et Clear Channel – avaient saisi le tribunal administratif. Lequel avait annulé en avril 2017 le contrat au motif que la publicité numérique était interdite par le règlement local de publicité de Paris. La mairie socialiste a saisi le Conseil d’Etat en cassation, qui a confirmé l’annulation en septembre.
Pour pallier ce contrat, Anne Hidalgo a alors décidé de conclure un marché de gré à gré avec JCDecaux pour la période de janvier 2018 à août 2019, sans panneaux numériques.
Ce contrat provisoire devait aussi éviter une interruption de la publicité et une perte de recettes pour la Ville. Il devait surtout laisser à la mairie le temps de relancer une procédure d’appel d’offres pour un nouveau contrat allant de 2019 à 2023 et ne prévoyant pas plus d’affichage numérique. Mais, saisi à nouveau par les concurrents de JCDecaux, le tribunal administratif a annulé ce contrat en décembre.
Lundi, le Conseil d’Etat, saisi en cassation par la Ville et la Somupi, a confirmé l’annulation de ce marché de gré à gré. La ville avait plaidé que l’absence de panneaux publicitaires la privait d’un support pour diffuser des informations municipales et qu’elle devait donc passer en urgence un nouveau marché. Le Conseil d’Etat estime « que, compte tenu de la grande diversité des moyens de communication dont dispose la Ville de Paris, ceux-ci sont suffisants pour assurer la continuité de l’information municipale en cas d’interruption du service d’exploitation du mobilier urbain d’information ». Il considère donc qu’il n’existe aucun motif d’intérêt général qui justifie un marché de gré à gré, sans appel d’offres.
Paris a « joué à la roulette juridique »
Ce deuxième contrat cassé devait rapporter 24 millions d’euros en 2018. Anticipant une annulation par le Conseil d’Etat, Emmanuel Grégoire, adjoint aux finances n’avait pas inscrit cette recette dans le budget 2018. La Ville devra aussi se priver de 16 millions d’euros dans le budget 2019. Soit un manque à gagner de 40 millions d’euros.
Cette décision est « une très mauvaise nouvelle », reconnaît-on au sein de l’exécutif parisien. La Ville « a joué à la roulette juridique et a perdu un marché qui devait apporter la plus grosse redevance de toutes les concessions », ironise Jean-Baptiste de Froment, élu (Les Républicains) au conseil de Paris. La droite avait toutefois voté en mars le premier contrat invitant même la municipalité à accroître la part du numérique dans le parc des panneaux. Elle s’était en revanche abtenue de voter le deuxième contrat de gré à gré.
Les élus écologistes s’ étaient, de leur côté farouchement opposés aux deux contrats, l’affichage numérique constituant à leurs yeux une source de pollution visuelle. La décision du Conseil d’Etat implique pour JCDecaux l’obligation de démonter les panneaux d’affichage. Les écologistes devraient demander d’ici à mardi, lors des débats en conseil de Paris, que soient plantés des arbres à la place des 1 630 panneaux.
Paris n’entend pas pour autant renoncer à la publicité numérique. La Ville a engagé en novembre 2017 la révision de son règlement local de publicité qui pourrait à terme autoriser ce nouveau mode de diffusion. Ce processus de révision pourrait aboutir d’ici à 2023. « Nous n’avons pas été élus pour supprimer la publicité à Paris, rappelle Julien Bargeton. L’ex-adjoint aux finances d’Anne Hidalgo, devenu depuis sénateur macroniste, avait défendu en mars 2017 – en accord « avec Mme Hidalgo », dit-il – le premier contrat incluant des panneaux numériques sur les murs de Paris. Une prise de risque juridique que la Ville paie cher aujourd’hui.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Un nouveau relevé numérique de la cavité est en cours. L’objectif ? Etudier, conserver et restituer au public une merveille décorée par l’homme il y a 30 000 ans.
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La grotte Cosquer, immergée près des calanques de Marseille, refait surface grâce à la 3D

Un nouveau relevé numérique de la cavité est en cours. L’objectif ? Etudier, conserver et restituer au public une merveille décorée par l’homme il y a 30 000 ans.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 18h29
    |

                            Pedro Lima








                        



                                


                            
Depuis le mois de septembre 2017, par mer calme, un ballet aquatique insolite se déroule au large du cap Morgiou, dans le parc national des Calanques, au sud de Marseille. Partis de bon matin du petit port de la Pointe-Rouge, à huit milles marins de là (15 km), des plongeurs lourdement équipés se glissent dans les eaux froides et bleues de la Méditerranée, au pied des falaises d’un blanc immaculé. Ils ne referont surface qu’en fin d’après-midi, après six heures passées hors du temps, dans le silence d’une grotte ornée il y a 30 000 ans. L’objectif de ces journées de travail éprouvantes, une vingtaine au total entre septembre et décembre 2017, est de réaliser un relevé tridimensionnel de haute précision de la grotte Cosquer, qui s’ouvre sous le ­niveau de la mer, à des fins de conservation, de recherche et de partage avec le public.
Il y a urgence, car la lente et inexorable montée du niveau de la mer (2,5 mm par an dans le massif des Calanques) menace d’engloutir les œuvres d’art parvenues miraculeusement jusqu’à nous. Visitée à partir de 1985 par le plongeur Henri ­Cosquer, la grotte ornée sera déclarée aux autorités en 1991. La cavité recèle 500 figures gravées et peintes, dont certaines représentations d’animaux marins (pingouins, phoques et poissons) uniques dans tout l’art pariétal.
Du temps de son ornementation par des groupes de chasseurs-cueilleurs paléolithiques, lors du maximum glaciaire, la Méditerranée se situait 115 mètres plus bas qu’actuellement, et le rivage cinq kilomètres plus loin. Mais, à la fin de la ­dernière glaciation, il y a environ 9 000 ans, la ­remontée du niveau de la mer a englouti l’entrée originelle du site et ennoyé une grande partie du réseau souterrain… avant de s’interrompre et d’épargner une partie du décor orné.
Plongée à 37 mètres de profondeur
Pour atteindre aujourd’hui le sanctuaire sous-marin, les spécialistes chargés du relevé 3D plongent tout d’abord à 37 mètres de profondeur, le long de la falaise calcaire....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ L’épisode va toucher des départements de l’Est au Centre en passant par les Pays de la Loire et l’Ile-de-France, où le plan grand froid a été déclenché par la préfecture.
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Quarante-deux départements en vigilance orange neige et verglas

L’épisode va toucher des départements de l’Est au Centre en passant par les Pays de la Loire et l’Ile-de-France, où le plan grand froid a été déclenché par la préfecture.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 12h46
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 18h20
   





                        



   


Quarante-deux départements du centre-est de la France ont été placés en vigilance orange pour neige et verglas, a annoncé, lundi 5 février, Météo France, qui maintient par ailleurs sept départements en vigilance orange crues dans le bassin de la Seine.
Début de suivi pour : Ardennes (8), Aube (10), Cher (18), Eure-et-Loir (28), Indre (36), Indre-et-Loire (37), Loir-et-Cher (41), Loire-Atlantique (44), Loiret (45), Maine-et-Loire (49), Marne (51), Haute-Marne (52), Mayenne (53), Meurthe-et-Moselle (54), Meuse (55), Moselle (57), Orne (61), Sarthe (72), Paris et petite couronne (75-92-93-94), Seine-et-Marne (77), Yvelines (78), Deux-Sèvres (79), Vendée (85), Vienne (86), Vosges (88), Yonne (89), Essonne (91) et Val-d’Oise (95).Maintien de suivi pour : Allier (3), Aveyron (12), Cantal (15), Corrèze (19), Creuse (23), Loire (42), Haute-Loire (43), Nièvre (58), Puy-de-Dôme (63), Saône-et-Loire (71) et Haute-Vienne (87).
Plan grand froid en Ile-de-France
« La perturbation neigeuse va continuer d’intéresser les départements du Massif central et de la Bourgogne jusqu’en milieu de nuit », prévoit Météo France, dans son dernier bulletin.
L’épisode neigeux persistera jusqu’en soirée et début de nuit dans les départements les plus septentrionaux. Les quantités attendues sont de l’ordre de 2 à 5 cm en plaine, avec localement 10 cm. En montagne, elles pourront atteindre 10 à 20 cm au-dessus de 500 m, 20 à 30, au-dessus de 1 000 m.
Cet épisode neigeux devrait être notable, en particulier mardi, autour d’un axe allant des Pays de la Loire aux Ardennes en passant par l’Ile-de-France. « Ce sera une vraie incursion de l’hiver, avec la rencontre d’un air froid venu des pays scandinaves et d’une perturbation remontant du sud », a expliqué le prévisionniste Sébastien Léas.
Les températures très froides attendues ont poussé le préfet de la région Ile-de-France à déclencher le plan grand froid dans les huit départements d’Ile-de-France.

[#communiqué] Le plan #GrandFroid sera déclenché en #IDF et à #Paris lundi 5 février. 662 places supplémentaires so… https://t.co/6tzbKOSbCO— Prefet75_IDF (@Préfet d'Île-de-France, préfet de Paris)


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L’alerte grand froid a également été activée dans quatorze autres départements (l’Ardèche, le Cantal, la Loire, le Rhône, l’Yonne, les Côtes d’Armor, le Nord, l’Oise, la Manche, la Seine-Maritime, la Charente, la Charente-Maritime, la Vienne et l’Aveyron).
Ce déclenchement entraîne l’ouverture d’un millier de places d’hébergement d’urgence, en plus des 13 000 déjà en place pour l’hiver : 649 places supplémentaires en Ile-de-France, dont 238 à Paris, et 409 dans les autres départements concernés, déclare le ministère de la cohésion des territoires. « Notre combat est de faire le maximum pour garantir un toit aux plus démunis. Nous devons redoubler d’efforts avec l’arrivée des vagues de froid cette semaine », a déclaré le ministre Jacques Mézard.
Conditions de circulation difficiles
La neige sera présente mardi dans la matinée du Poitou à l’Ile-de-France jusqu’au Nord-Est ainsi que sur le Limousin et l’Auvergne. Du plateau lorrain à la Champagne, des pluies verglaçantes seront possibles en fin de nuit et seront remplacées par un peu de neige, rendant les routes glissantes.
La neige persistera en journée et tiendra au sol avec jusqu’à 3 à 5 cm dans la région parisienne et dans le sud des Hauts-de-France. Des Pays de la Loire au Limousin, les cumuls pourront atteindre 5 à 10 cm, localement 20 cm, provoquant des conditions de circulation délicates.
La perturbation a commencé à affecter dès lundi le Centre-Est et le Massif central. Il s’agit d’un phénomène « non exceptionnel mais suffisamment notable pour rendre les conditions de circulation difficiles », selon le bulletin national de Météo France.

Plusieurs épisodes de #neige tenant en plaine en ce début de semaine, remontant de la vallée du Rhône vers le nord-… https://t.co/uc6mndhmrd— VigiMeteoFrance (@VigiMétéoFrance)


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Tendance à la décrue
Dans un bulletin diffusé lundi 5 février dans l’après-midi, Vigicrues, l’organisme de surveillance du niveau des cours d’eau, estime que « la tendance générale est à la décrue, mais des débordements dommageables sont toujours en cours, justifiant le maintien en vigilance orange des boucles de la Seine et de la Marne aval ».
Après presque deux semaines de surveillance, Paris n’était plus placé lundi en vigilance orange inondations, la Seine ayant largement entamé sa décrue dans la capitale





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Un collectif, parmi lesquelles la dirigeante d’entreprise Laurence Parisot et l’écrivain Alexandre Jardin, plaide dans une tribune au « Monde » pour que chaque personne puisse monnayer ses données personnelles qui, actuellement, enrichissent les géants de l’Internet.
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Article sélectionné dans La Matinale du 04/02/2018
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Nos « données personnelles » nous appartiennent : monétisons-les !

Un collectif, parmi lesquelles la dirigeante d’entreprise Laurence Parisot et l’écrivain Alexandre Jardin, plaide dans une tribune au « Monde » pour que chaque personne puisse monnayer ses données personnelles qui, actuellement, enrichissent les géants de l’Internet.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 15h14
    |

Jaron Lanier (Informaticien, créateur de start-up), Gaspard Koenig (Philosophe), Bruno Bonnell (Député LRM), Manuel Carcassonne (Editeur), Alexandr...







                        



                                


                            
Tribune. Par quel étrange renoncement sommes-nous devenus de la chair à algorithmes ? Tous les jours, nous abandonnons une partie de nous-mêmes à des plates-formes numériques, appâtés par l’illusion de la gratuité. Nos données personnelles les plus intimes, concernant nos goûts, nos déplacements ou nos amours, sont passées à la moulinette, collectées, agrégées, souvent revendues, et ultimement utilisées pour orienter et contrôler nos comportements.
En cliquant sur des conditions d’utilisation léonines, que nous n’avons pas le temps ni la capacité de lire, encore moins de comprendre ou de négocier, nous courons vers notre servitude volontaire. Les géants du Web bâtissent leur fortune sur les dépouilles de notre identité.
Parce qu’il est urgent de rétablir nos valeurs les plus fondamentales, nous plaidons pour instaurer une patrimonialité des données personnelles. En dépit des idées reçues, le droit de propriété a toujours été une conquête sociale permettant de rééquilibrer les rapports de pouvoir au profit de l’individu et de ses libertés.
Du cadastre aux brevets, la propriété garantit, selon l’adage romain, l’usus, l’abusus et le fructus, nous rendant pleinement maîtres de nous-mêmes et de nos actions, protégés de l’arbitraire des puissants. Voilà pourquoi Proudhon pouvait écrire dans la Théorie de la propriété, en revenant sur ses propos de jeunesse, que « la propriété est la plus grande force révolutionnaire qui existe ». Après la terre et les idées, le temps est venu d’étendre cette force révolutionnaire à nos data.
Concevoir des contrats intelligents et adaptés
Cette simple adjonction juridique, qui n’existe aujourd’hui ni en Europe ni aux Etats-Unis, suffirait à bouleverser l’écosystème du numérique. Chacun pourrait choisir en toute autonomie l’usage qu’il souhaite faire de ses données, selon leur nature et leur finalité. On pourrait ainsi accéder à certains services sans partager ses propres données,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ L’ancien médecin de l’équipe féminine de gymnastique américaine est accusé d’au moins 265 agressions sexuelles en deux décennies.
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Agressions sexuelles : au moins 140 années de prison pour le médecin Larry Nassar

L’ancien médecin de l’équipe féminine de gymnastique américaine est accusé d’au moins 265 agressions sexuelles en deux décennies.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 17h24
   





                        



   


C’était le troisième et dernier procès pour Larry Nassar, l’ancien médecin de l’équipe féminine de gymnastique américaine, à l’origine du plus grand scandale sexuel de l’histoire du sport. Accusé d’au moins 265 agressions sexuelles en deux décennies, l’homme a été condamné à une peine de quarante à cent vingt-cinq années de prison, lundi 5 février à Charlotte (Michigan).
Le thérapeute avait déjà été condamné à soixante ans de prison pour possession d’images pédopornographiques, puis d’une peine allant de quarante à cent soixante-quinze ans de réclusion. Le thérapeute devra ainsi passer la fin de sa vie en prison.

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                Agressions sexuelles : le docteur Nassar et les silences complices de la gymnastique américaine



Sept chefs d’inculpation
« Ceci conclut les procédures judiciaires pénales concernant Larry Nassar. Je réalise que cela ne met pas un terme aux souffrances physiques et émotionnelles qu’il a causées », a déclaré la juge, Janice Cunningham, en prononçant le verdict. L’accusé avait plaidé coupable des sept chefs d’inculpation.
Cette ultime audience dans le petit tribunal de Charlotte (nord-est) avait connu un rebondissement quand le père de trois jeunes victimes, submergé par la rage et la douleur, s’était jeté vendredi sur l’accusé après avoir demandé à la juge de pouvoir passer cinq minutes seul avec lui pour se faire justice lui-même.
M. Nassar, médecin ostéopathe de 54 ans, a soigné pendant près de trente ans des gymnastes américaines à la clinique sportive de l’université du Michigan et au sein de la Fédération américaine de gymnastique. Mais durant toutes ces années, il s’est livré à des attouchements et à des agressions sexuelles sur des jeunes filles, en prétextant des massages pour soigner des blessures au dos ou aux hanches.
Démissions dans la fédération
Les trois procès ont ébranlé le monde de la gymnastique et du sport américain. Plusieurs responsables de la Fédération ont été accusés, malgré plusieurs plaintes, d’avoir laissé faire le praticien. La Fédération américaine de gymnastique a annoncé à la fin du mois de janvier la démission de plusieurs hauts dirigeants à la suite de ce scandale.

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L’entraîneur de l’équipe féminine américaine championne olympique de gymnastique en 2012 a, pour sa part, été suspendu à titre conservatoire par la fédération. Il a été mis à l’écart dans l’attente des résultats de l’enquête en cours en vertu du règlement interne de la fédération, a fait savoir celle-ci dans un communiqué, se refusant à tout autre commentaire. Il s’est retrouvé au centre de l’attention en raison des relations personnelles et professionnelles qu’il entretenait avec Larry Nassar.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ L’animal s’est enfui, il y a plus d’un mois, dans un bois. 50 000 euros auraient été réunis sur Internet pour lui assurer une retraite paisible.
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Vague de solidarité aux Pays-Bas pour sauver la vache rebelle qui a refusé l’abattoir

L’animal s’est enfui, il y a plus d’un mois, dans un bois. 50 000 euros auraient été réunis sur Internet pour lui assurer une retraite paisible.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 13h15
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 15h03
   





                        


Face à une fin programmée, Hermien a refusé la fatalité. Cette force surnaturelle contre laquelle beaucoup pensent ne rien pouvoir faire. Un jour de décembre, tel un pied de nez à son triste destin, la vache limousine s’est évadée pour échapper à l’abattoir. Depuis plus d’un mois, elle se sait traquée. C’est pourquoi elle s’est réfugiée dans un bois, situé dans l’est des Pays-Bas.
Son histoire aurait pu, comme d’autres, émouvoir quelques internautes sans susciter davantage de réactions. Mais c’est une vague de compassion qui a déferlé sur les réseaux sociaux. A tel point qu’un parti politique (le Parti pour les animaux) a lancé, à la fin de janvier, une campagne de financement participatif. Depuis, des milliers de Néerlandais se sont cotisés pour offrir à cette vache, à la robe rougeâtre, une paisible retraite dans un refuge accueillant des bovins qui, comme elle, ont réussi à échapper à l’abattoir, et d’autres qui ont été maltraités. Le mouvement de solidarité aurait permis de récolter 50 000 euros, selon le quotidien néerlandais AD.
« Hermien se bat pour sa vie et nous allons l’aider », a promis la députée Esther Ouwehand. D’autant qu’« elle nous rappelle une leçon importante : aucun animal ne veut être envoyé à l’abattoir ». Sur Twitter, les mots-clés #JesuisHermien, #GoHermien, #Mekoe (« Moi vache », en français, en référence au célèbre #MeToo) ont été créés pour sauver la vache rebelle. Même la famille royale a apporté son soutien : « Nous devons sauver la vache Hermien », « achetons-la ensemble pour lui offrir la liberté », a tweeté Pieter van Vollenhoven, beau-fils de l’ancienne reine Beatrix.

We launched a successful 'cowfunding' campaign to save #Hermien,a #rebel #cow. MP @estherouwehand :“Hermien is figh… https://t.co/D1GP39BLs8— Party4Animals (@PartyfortheAnimals)


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« Très stressée et craintive »
Mais pour que l’histoire soit vraiment digne d’être adaptée par Walt Disney ou tout autre studio de dessins animés, il faudrait d’abord que les autorités néerlandaises parviennent à retrouver Hermien. Depuis huit semaines, la vache, âgée de trois ans et demi, se cache la journée et se rend, chaque nuit, dans des étables pour se nourrir, sans que personne ait réussi à l’attraper.
« Je ne peux pas l’approcher et lui tirer dessus pour l’endormir. Elle est très stressée et craintive, elle pourrait prendre peur et traverser l’autoroute », a expliqué à l’AFP le vétérinaire Edo Hamersma. Seule solution, selon lui, « la laisser tranquille », et « attendre les beaux jours », quand les troupeaux sortent de nouveau dans les prés. « Elle devrait alors se rapprocher des siens », veut-il croire.
Fondé en 2002, le Parti pour les animaux a déjà réussi à sauver d’autres bovins. Il y eut d’abord, en 2006, Bikkel, un taureau jeté dans une ferme à veaux après une courte carrière dans un zoo. Puis Sjoerdje, qui, comme Hermien, réussit à échapper à l’abattoir. Il reste, en revanche, un élément à élucider dans l’affaire qui nous occupe : qu’est devenue l’autre vache qui s’est enfuie avec Hermien et qui a été capturée ? Personne ne semble s’y intéresser.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Lors de sa première prise de parole devant les salariés après sa révocation par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), le PDG de l’entreprise publique a appelé Radio France à être « offensif » comme il l’a été.
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Pour ses adieux à Radio France, Mathieu Gallet choisit l’apaisement

Lors de sa première prise de parole devant les salariés après sa révocation par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), le PDG de l’entreprise publique a appelé Radio France à être « offensif » comme il l’a été.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 17h42
    |

            Alexandre Piquard et 
François Bougon








                        



   


« Je vais peut-être vous surprendre, mais je suis heureux d’être devant vous cet après-midi. » Alors qu’il ne s’était pas encore exprimé depuis sa révocation, mercredi 31 janvier, le PDG de Radio France, Mathieu Gallet, a choisi la voie de l’apaisement lors de sa première prise de parole devant les salariés, lundi 5 février, dans la grande salle de l’auditorium de la Maison de la radio, entouré de son équipe.

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                Pourquoi le CSA a révoqué Mathieu Gallet de la présidence de Radio France



Le changement de ton est notable, après la première réaction de ses avocats, qui avaient dénoncé une « décision arbitraire » prise sous « la pression de l’Etat », « plus forte que la présomption d’innocence ». Il a finalement préféré soigner sa sortie plutôt que d’aller à l’affrontement. Un discours en forme d’adieu, alors que M. Gallet va rester en poste jusqu’au 1er mars.

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                Radio France « sonnée » par la révocation de Mathieu Gallet



Lundi, M. Gallet n’a pas évoqué sa condamnation en première instance à un an de prison avec sursis pour des faits de favoritisme lors de son passage à l’Institut national de l’audiovisuel (entre 2010 et 2014) ni contesté la décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), « institution légitime pour nommer et démettre ».
Cependant, il a souligné sa « détermination » pour que, « jusqu’au dernier moment, l’intérêt de l’entreprise soit préservé au mieux ». Il a également appelé les personnels à rester mobilisés sur les projets en cours face aux « bouleversements qui nous sont promis », sans céder à « l’abattement » et en s’appuyant sur le bilan de ses quatre années de mandat.
Une « trajectoire gagnante »
« Avec le temps, vous aurez compris ma psychologie : quand on est attaqué, il faut être offensif », a-t-il lancé – un clin d’oeil à la résistance dont il a fait preuve lors de la très longue grève de son début de mandat, en 2015. « Votre capacité à être en mouvement sera votre meilleure défense, car vous serez d’attaque », a-t-il également déclaré.
Mathieu Gallet a été longuement applaudi, à son arrivée mais aussi à la fin de son discours, d’une quinzaine de minutes. Un retournement symbolique par rapport aux débuts difficiles de sa présidence. « La culture de Radio France n’est parfois pas évidente à dompter. J’ai mis du temps à la comprendre », a concédé celui qui s’est toujours posé en manageur plus qu’en homme de radio, avant d’ajouter : « Mais vous avez aussi appris à me connaître. Une rencontre s’est faite. »

J’ai soigné ma tristesse et suis pleinement avec vous dit @mathieu_gallet applaudi par les salariés qui se lèvent s… https://t.co/gTrttmeXRp— snj_rf (@SNJ Radio France)


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Après avoir dit que le « bilan » devrait être évalué par d’autres que lui, le PDG a cependant estimé que Radio France était sur une « trajectoire gagnante » : « C’est là la garantie pour l’avenir », a-t-il assuré. Le dirigeant a alterné le « vous » et le « nous » et même eu des accents mystiques en évoquant « un esprit des lieux et un esprit dans ces lieux. Et je ne parle pas seulement de l’auditorium... »

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M. Gallet a jugé qu’avec sa stratégie de « média global » (radio-télévision-Internet), Radio France était « en avance », notamment sur les autres médias publics. Un plaidoyer pro domo qui, au passage, égratigne un peu France Télévisions.
Pour les semaines à venir, le président a donné des précisions sur la période de transition qui s’ouvre. Il rencontrera mardi Jean-Luc Vergne, le doyen des personnalités indépendantes du Conseil d’administration, pressenti pour lui succéder, afin de « discuter avec lui des conditions dans lesquelles cet intérim va se dérouler ».
« Cette équipe, c’est l’une de mes fiertés »
« Pour moi, il y a une conviction forte : cet intérim se déroulera dans les meilleures conditions parce qu’il y a une équipe sur laquelle il peut s’appuyer, une équipe professionnelle et dévouée à même de réussir cette transition », a-t-il affirmé. Mathieu Gallet convoquera également avant la fin du mois un conseil d’administration pour « faire passer un certain nombre d’actes qui sont attendus pour le bon fonctionnement de l’entreprise », a-t-il précisé. « L’occasion pour moi de dire au revoir aussi au conseil d’administration. »
« Cette équipe va rester », a aussi garanti M. Gallet. Les directeurs de France Inter, France Info ou France Culture, ainsi que la secrétaire générale ou les autres directeurs, devraient donc épauler M. Vergne au cours des mois à venir. C’était aussi un souhait du ministère de la culture. « Cette équipe, c’est l’une de mes fiertés. Car bien s’entourer est l’une des qualités qu’on attend d’un leader », s’est félicité M. Gallet. Son équipe est effectivement restée assez stable, notamment par rapport à celle de Delphine Ernotte à France Télévisions.

A l'auditorium de Radio France, Mathieu Gallet, très ému s'exprime devant les salariés pour évoquer l'avenir et not… https://t.co/tv1xuOYSor— NZidane (@Nour Eddine Zidane)


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Enfin, Mathieu Gallet a mentionné les projets de « réforme » de l’exécutif, qui promet de bousculer l’audiovisuel public, soulevant les craintes des personnels. « Je m’y suis pleinement inscrit et je vais continuer, avec une liberté retrouvée », a dit M. Gallet, qui semble vouloir utiliser sa fin de mandat pour poursuivre les rendez-vous avec les parties concernées. « Vous vous dites qu’ensuite, il n’y aura plus d’incarnation pour défendre Radio France dans les discussions. C’est vrai (...), mais nos projets en cours sont tous sur la table », a-t-il rappelé, citant les plates-formes d’information régionale et de contenus pour les 13-30 ans actuellement en préparation avec France Télévisions.

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« Même si vous êtes plein de doutes, que vous ressentez une part de désarroi, voire de colère, même si ce n’est pas facile, restez concentrés sur le travail en cours », a lancé le président de Radio France aux salariés. « C’est ce qui fait qu’à l’avenir, Radio France restera Radio France. » Une façon de tenter d’inscrire son passage, même écourté, dans la longue histoire de la maison. 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ « Ne revenez plus à ça », l’a prévenu la juge avant que le rappeur ne quitte la salle. « Les leçons sont prises », lui a-t-il promis.
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Le rappeur Sofiane condamné à quatre mois de prison avec sursis pour un clip sur l’autoroute

« Ne revenez plus à ça », l’a prévenu la juge avant que le rappeur ne quitte la salle. « Les leçons sont prises », lui a-t-il promis.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 18h17
   





                        



   


Le rappeur Sofiane a été condamné, lundi 5 février, à quatre mois de prison avec sursis pour avoir bloqué une portion d’autoroute pour le tournage du clip de Toka en avril 2017. Le tribunal a ajouté à cette peine une amende de 1 500 euros. Quatre amis de Sofiane ont quant à eux été condamnés à trois mois de prison avec sursis ou à des jours-amendes.
A l’audience, le rappeur de 34 ans avait exprimé devant le tribunal correctionnel de Bobigny un « fort regret » concernant ce tournage, selon lui « pas prémédité ». L’explication n’a pas convaincu le parquet, qui avait dénoncé un dangereux « coup de pub » et requis quatre mois de prison avec sursis.
32 millions de vues sur YouTube
Dans la vidéo, regardée plus de 32 millions de fois sur YouTube, Sofiane Zermani, alias « Fianso », s’accoude à une table de bistrot posée, de jour, au milieu de l’autoroute A3, entouré d’une dizaine de figurants.

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Le rappeur était également jugé pour avoir « entravé la circulation » à la cité des 3 000, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Dans le clip de son titre Pégase, il déambule au milieu de la chaussée entouré d’une centaine de personnes, certaines juchées sur un quad ou sur des voitures haut de gamme. Il a été relaxé alors que le parquet avait requis trois mois de prison ferme pour ce tournage, survenu deux semaines après celui sur l’autoroute.

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« Ne revenez plus à ça », l’a prévenu la juge avant que le rappeur ne quitte la salle. « Les leçons sont prises », lui a-t-il promis. Son avocat, Steeve Ruben, a évoqué une « décision très satisfaisante », disant que le rappeur allait « tourner la page sur ces affaires qui l’ont pas mal pollué » et qu’il avait désormais d’autres moyens « pour faire parler de lui que de tourner des clips dans les cités ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Des experts, dont le mathématicien Cédric Villani, doivent remettre un rapport au ministère de l’éducation nationale le 12 février.
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Approche ludique, pédagogie, calcul mental... les mesures pour donner le goût des maths

Des experts, dont le mathématicien Cédric Villani, doivent remettre un rapport au ministère de l’éducation nationale le 12 février.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 17h29
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            

Cinq axes, vingt et une propositions, une trentaine de recommandations… Après trois mois de travail, les membres de la mission installée par le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, pour réfléchir à la manière de « redonner l’appétit des mathématiques à tous les enfants » mettent la dernière main à leur rapport qui doit être remis lundi 12 février.
Quelque 60 pages (hors annexes) d’un texte voulu accessible à tous – et pas seulement aux cercles de spécialistes – auxquelles ont contribué, outre le mathématicien Cédric Villani, député LRM, et l’inspecteur général de l’éducation nationale Charles Torossian, une vingtaine de personnalités qualifiées, inspecteurs, enseignants, hauts fonctionnaires… « C’est cette extrême variété des compétences, de la maternelle au lycée, qui fait la force de la démarche », fait valoir l’un des membres de la mission.

JDD a donné les grandes lignes dimanche, appelle à « cultiver le sens des quatre opérations de calcul dès le CP » quand, aujourd’hui, l’addition et la soustraction sont enseignées en CP, la multiplication en CE1, et la division en CE2. Est-ce fondamentalement différent ? « Cultiver le sens implique de fréquenter ces opérations pour aller très progressivement vers l’apprentissage des techniques opératoires sur l’ensemble de la scolarité élémentaire, explique Alice Ernoult, présidente de l’Association des professeurs de mathématiques qui a pris part à la mission. Cela va dans le sens des programmes de 2016. Sur ce point, il n’y a pas de raison de les bousculer » même si, comme l’a déjà fait savoir le ministre, ils seront dotés de « repères annuels ».   Approche ludique Manipuler des objets – comme des cubes ou des bouliers à l’école – devrait se poursuivre, dans une démarche ludique. Les figures géométriques, les volumes peuvent trouver une place plus importante au collège, de même que l’utilisation des...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le coût estimé des JO 2018 qui ouvrent le 9 février ferait monter Pyeongchang (Corée du Sud) sur le podium des Jeux d’hiver les plus onéreux.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le texte sera présenté aux adhérents du SPD. Une consultation à haut risque pour le chef du parti Martin Schulz.
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Allemagne : sociaux-démocrates et conservateurs sur le point de conclure un « contrat de coalition »

Le texte sera présenté aux adhérents du SPD. Une consultation à haut risque pour le chef du parti Martin Schulz.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 15h32
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


Enfin. Plus de quatre mois après les élections législatives du 24 septembre 2017, les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates (SPD) allemands pourraient achever, lundi 5 février, la rédaction d’un « contrat de coalition ». Ils avaient initialement prévu de le sceller dimanche soir. Par précaution, des chambres d’hôtels ont été réservées jusqu’à mardi à Berlin pour les négociateurs, au cas où les discussions ne seraient pas terminées lundi soir. « On ne peut pas prédire le temps que ça va prendre, il reste des points importants à régler », a prudemment reconnu, dimanche, la chancelière Angela Merkel, présidente de la CDU.
Au menu de ces ultimes tractations, qui doivent reprendre lundi à 10 heures : l’encadrement des contrats de travail à durée déterminée (CDD) et la réforme du système de santé, deux points sur lesquels les partenaires peinent à s’entendre mais sur lesquels les sociaux-démocrates ont promis qu’ils se montreraient particulièrement fermes vis-à-vis des conservateurs.
Pour le SPD, l’enjeu est en effet de taille. Contrairement à ce qui avait été le cas en 2013, quand ils avaient obtenu des conservateurs l’introduction du salaire minimum dans le contrat de coalition, les sociaux-démocrates ne peuvent pas, pour l’instant, se prévaloir d’avoir arraché une grande réforme emblématique. Au contraire : par exemple, sur la très symbolique question du regroupement familial pour les réfugiés, qui a fait l’objet de vifs débats la semaine dernière, le compromis qui a été trouvé correspond largement à ce que réclamaient les conservateurs.

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Or Martin Schulz, le président du SPD, doit absolument convaincre sa base qu’il a obtenu des concessions significatives de la part de la CDU-CSU : les 440 000 adhérents du parti devront dire, dans les prochaines semaines, s’ils approuvent ou non l’accord trouvé entre les partenaires. Un vote dont l’issue est très incertaine, comme le laisse présager le déroulement du congrès du SPD, à Bonn, le 21 janvier : ce jour-là, à la question de savoir s’ils acceptaient de négocier la rédaction d’un contrat de coalition avec la CDU-CSU, seuls 56 % des 600 délégués du parti avaient répondu « oui ».
Les mauvais sondages du SPD
L’accord qui devrait être trouvé dans les prochaines heures ne signifie donc pas la fin de l’interminable feuilleton politique qui a commencé au soir des législatives. Une fois celui-ci rendu public commencera en effet une intense campagne interne au SPD entre partisans et opposants d’une « grande coalition », ces derniers étant emmenés en particulier par Kevin Kühnert, le président des « Jusos » (jeunes socialistes), le leader des « anti GroKo ».
Si le SPD approuve l’accord, un nouveau gouvernement pourrait être constitué au mois de mars, sous la direction d’Angela Merkel. S’il s’y oppose, deux possibilités sont envisageables : la formation d’un gouvernement minoritaire, avec uniquement des ministres conservateurs en son sein, ou la tenue de nouvelles élections, ce qui serait une première en Allemagne.

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Cette perspective d’un nouveau scrutin législatif est d’ailleurs ce qui pourrait inciter une partie des adhérents du SPD à approuver, malgré leurs réticences, l’entrée de leur parti au gouvernement : dans les plus récents sondages, les sociaux-démocrates ne sont en effet crédités que de 18 % à 20 % des intentions de vote, soit encore moins que les 20,5 % qu’ils ont obtenus aux législatives du 24 septembre 2017, leur plus mauvais résultat depuis la fin de la seconde guerre mondiale. En cas de nouvelles élections, l’extrême droite pourrait à l’inverse se renforcer : dans les sondages le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) est crédité de 13 % à 14 % des voix. En septembre 2017, il avait obtenu 12,6 % des suffrages exprimés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Selon la loi polonaise, le chef de l’Etat dispose d’un délai de 21 jours pour décider de promulguer une loi, d’y mettre son veto ou de saisir le Tribunal constitutionnel.
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Varsovie estime que la réaction d’Israël à sa loi mémorielle repose sur un malentendu

Selon la loi polonaise, le chef de l’Etat dispose d’un délai de 21 jours pour décider de promulguer une loi, d’y mettre son veto ou de saisir le Tribunal constitutionnel.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 15h44
   





                        



   


Le chef de la diplomatie polonaise, Jacek Czaputowicz, estime que la réaction d’Israël à la loi polonaise controversée sur la Shoah est due à « un malentendu ».
Lundi 5 février, M. Czaputowicz, à la radio polonaise publique PR3, a exclu la possibilité de poursuivre des survivants de la Shoah qui évoqueraient des persécutions de la part de Polonais. « Selon la loi polonaise et le système juridique, cela est impossible. Nous voulons partager ces connaissances avec nos partenaires israéliens », a-t-il ajouté. « C’est un problème d’interprétation, de surinterprétation » par la partie israélienne, a-t-il encore dit.
Aux yeux des conservateurs polonais, la loi doit rendre impossible l’attribution à « l’Etat ou à la nation polonaises » de crimes nazis et empêcher l’utilisation de l’expression erronée de « camps de la mort polonais » à propos de ceux installés par les nazis allemands en Pologne occupée. En vertu du texte voté par les deux chambres du Parlement, enfreindre ces nouvelles règles pourrait même rendre passible d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à trois ans.

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Les responsables israéliens s’émeuvent surtout d’un passage de la loi dans lequel ils voient une tentative de nier la participation de certains Polonais à l’extermination des juifs. Le texte a également fait l’objet de sérieux avertissements ou inquiétudes de Washington et de Kiev, ainsi que de nombreuses organisations juives et du Conseil international d’Auschwitz.
Le premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, s’est rendu vendredi à Markowa, au musée de la famille Ulma, dont huit membres, parmi lesquels six enfants, furent abattus par des Allemands dans la nuit du 23 au 24 mars 1944, ainsi que les huit juifs qu’ils cachaient. « Tous les crimes commis entre 1939 et 1945 [époque de l’occupation nazie] sont de la responsabilité des Allemands, et après 1945, jusqu’à la fin du communisme, c’était la responsabilité des communistes et de la Russie soviétique », a-t-il dit.

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Berlin rappelle la responsabilité allemande
Ce week-end, le ministre des affaires étrangères allemand, Sigmar Gabriel, a déclaré qu’il n’y avait « pas le moindre doute sur la question de savoir qui est responsable des camps d’extermination, qui les a fait fonctionner pour tuer des millions de juifs européens : à savoir les Allemands ».
Dimanche, lors d’une émission de Radio J, le commissaire européen Pierre Moscovici a dit espérer que le président polonais Andrzej Duda « aurait la sagesse » de « ne pas promulguer » la loi. Selon la loi polonaise, le chef de l’Etat dispose d’un délai de vingt et un jours pour décider de promulguer une loi, d’y mettre son veto ou de saisir le Tribunal constitutionnel.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Malgré cette baisse des suicides de – 26 % en 2014 par rapport à 2003, la France reste au dixième rang sur trente-deux du nombre de personnes se donnant la mort en Europe.
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Le nombre de suicides continue de diminuer en France

Malgré cette baisse des suicides de – 26 % en 2014 par rapport à 2003, la France reste au dixième rang sur trente-deux du nombre de personnes se donnant la mort en Europe.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 09h45
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 14h45
    |

            François Béguin








                        


En 2014, 8 885 décès par suicide ont été officiellement enregistrés en France métropolitaine, soit un par heure en moyenne. Un chiffre élevé, mais en diminution de près d’un quart (– 26 %) par rapport à 2003, et qui confirme une baisse tendancielle entamée en 1985. C’est ce que révèle le rapport de la troisième édition de l’Observatoire national du suicide, publié lundi 5 février par le ministère de la santé et l’agence Santé publique France, sur la base des chiffres fournis par le Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès de l’Inserm.
Le rapport précise d’emblée que ce chiffre de 8 885 suicides est sous-évalué de 10 %, car il ne prend en compte que les décès officiellement enregistrés comme morts volontaires. En incluant ceux pour lesquels il existe une « très forte certitude », mais pas de certificat, on atteindrait pratiquement 10 000 décès, soit près de trois fois le nombre de personnes tuées dans les accidents de la route (3 384) en 2014.

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Au dixième rang en Europe
Ces chiffres ne sont pas bons. Avec un taux de suicide de 14,9 pour 100 000 habitants en 2014, la France présente un des taux les plus élevés en Europe. Elle se situe au dixième rang sur trente-deux, après la Finlande, la Belgique et la plupart des pays de l’Est. Le suicide représente d’ailleurs la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans (16,2 % des décès de cette tranche d’âge en 2014, après les accidents de circulation).
Une mauvaise place européenne que les autorités sanitaires appellent toutefois à interpréter « avec une extrême prudence ». « La France a un moyen relativement précis de connaître le nombre de suicides, ce qui n’est pas le cas de tous les pays », souligne Jean-Marc Aubert, à la tête de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, au ministère de la santé, qui copilote l’observatoire. Le relativement bon recensement des suicides jouerait donc en défaveur de la France dans les comparaisons internationales.
Interrogé sur les raisons de cette « baisse tendancielle » du nombre de suicides dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques depuis 1990 (à l’exception du Japon et de la Corée), et depuis 1985 en France, M. Aubert assure que le phénomène est « complexe », « multifactoriel » et fait actuellement l’objet de travaux de recherche. « Malgré toutes ces recherches, on ne sait pas pourquoi ça baisse », reconnaît-il.
Et si le nombre de suicides diminue, le profil des personnes qui se donnent la mort reste, lui, globalement similaire d’une année sur l’autre. Ce sont principalement des hommes (23,1 décès pour 100 000 habitants, contre 6,7 chez les femmes). Le taux de suicide « augmente fortement avec l’âge », note le rapport. Autre constante : des taux de suicide plus élevés sont enregistrés dans la moitié nord du pays. La pendaison reste le mode de suicide le plus fréquent (57 % des décès), loin devant les armes à feu (12 %), les prises de médicaments et autres substances (11 %) et les sauts d’un lieu élevé (7 %).
Numéro de secours
L’observatoire rapporte enfin que 78 128 personnes (47 981 femmes et 30 147 hommes) ont été hospitalisés en 2015, dans des services de médecine et de chirurgie, pour tentative de suicide. Un chiffre stable depuis 2013, en baisse après un pic à 91 203 en 2010. Ce nombre de patients est sans doute bien en dessous de la réalité, car il ne prend pas en compte ceux passés aux urgences après une tentative de suicide, mais non hospitalisés, ou ceux hospitalisés en psychiatrie sans être passés auparavant par un servisce de médecine.
Afin d’améliorer la prévention et de faire diminuer le nombre de décès par suicide, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a annoncé, le 26 janvier, lors d’un discours consacré à la psychiatrie, qu’elle allait étendre, ces deux prochaines années, le dispositif pour recontacter les « suicidants » à leur sortie des urgences ou d’hospitalisation et mettre en place un numéro de secours pour les personnes en détresse psychique extrême.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Un mois après le décès de la fille unique du dictateur (1892-1975), le patrimoine de ses riches descendants, en partie amassé dans des conditions troubles par le Caudillo, suscite de nombreuses polémiques.
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Le mystère entourant le magot de Franco agite l’Espagne

Un mois après le décès de la fille unique du dictateur (1892-1975), le patrimoine de ses riches descendants, en partie amassé dans des conditions troubles par le Caudillo, suscite de nombreuses polémiques.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 13h59
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            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Un vieux torero, une duchesse, une cousine du roi Felipe VI, une starlette de la télévision, un banquier véreux… Le 11 janvier, les obsèques de Carmen Franco y Polo, la fille unique du dictateur, décédée le 29 décembre 2017 à l’âge de 91 ans, ont réuni plus de 1 200 personnes, dont quelques membres défraîchis de la jet-set et ses sept enfants, dans l’église San Francisco de Borja, à Madrid. La messe, célébrée par deux cardinaux, s’est achevée au son de l’hymne espagnol. Les cendres de la défunte ont ensuite été transférées dans la crypte de la cathédrale de l’Almudena, où seuls de riches privilégiés reposent pour l’éternité.
Son décès est venu confirmer la position sociale et économique qu’a su conserver la famille du Caudillo depuis le retour de la démocratie. Sans résoudre un mystère : quel héritage Carmen a-t-elle laissé à ses enfants ? Le testament a été ouvert le 25 janvier. Rien n’en a fuité. C’est ainsi : dans l’Espagne de 2018, la fortune des Franco reste une histoire de famille, au grand dam de ceux qui demandent que les propriétés captées durant la guerre civile et les quarante ans de dictature reviennent à l’Etat.

Ecrivain et journaliste, Mariano Sanchez Soler, auteur de l’essai Los Franco S.A. (Ed. Oberon, non traduit), a recensé 22 propriétés et sociétés de la famille. Selon lui, le montant total de ces biens dépasserait 500 millions d’euros. Dans le lot, des sociétés immobilières, des parkings, des demeures en Galice, la propriété de Valdefuentes, dans la banlieue de Madrid, achetée au comte de Romanones par le biais de prête-noms… Sans oublier l’immeuble bourgeois du 8, rue Hermanos-Bécquer, dans un quartier huppé de la capitale : sept étages divisés en appartements, dont le plus spacieux est loué 7 000 euros par mois. Au fil des années, les Franco ont en revanche vendu une demeure à Marbella, offerte autrefois par un constructeur dévoué, ainsi que le Palacio del Canto del Pico, un château des environs de Madrid,...




                        

                        


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Football : supporteurs, la faillite du tout répressif

Plusieurs décisions répressives ont provoqué un large consensus quant à l’incurie de la gestion des supporteurs par les instances sportives et par les autorités, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 14h54
   





                        



   


Chronique. Le terme paraîtra sans doute excessif à ceux qui ignorent que les supporteurs de football sont depuis longtemps les cobayes des privations de libertés, mais la 24e journée du championnat de France a été le moment d’un mouvement de « désobéissance civile » qui pourrait faire date.
Excédée par une énième interdiction de déplacement concernant cette fois la rencontre Strasbourg-Bordeaux, une cinquantaine de supporteurs des Girondins a décidé de braver l’interdit et de se présenter au stade de la Meinau. Avec la complicité des ultras strasbourgeois — qui leur avaient procuré des billets et qui ont observé par solidarité cinq minutes de « grève des encouragements » —, ils ont pris place dans la tribune latérale pour soutenir leur équipe.

Ça fait quand même bizarre une meinau sans ambiance #Strasbourg #RCSAFCGB grève en début de match, en soutien aux supporters bordelais interdits de déplacements pic.twitter.com/gLTnHOipRy— Alexia Ighirri (@alexia_ighirri) 3 février 2018 

Leur évacuation par les stadiers et les forces de l’ordre a eu lieu après trente-cinq minutes de jeu, dans le calme, selon la préfecture et le club alsacien, tandis que les interpellés affirment avoir été expulsés à coups de matraque puis menottés. Certains ont été maintenus dix-huit heures en garde à vue. Le groupe Ultramarines 1987 a qualifié son action de « désobéissance civile », donc, et a déclaré vouloir « prouver par A + B l’absurdité de ces interdictions totalement irresponsables ».
« Aveu d’incompétence »
Le week-end des supporteurs n’a pas été intense qu’à Strasbourg. La veille de OM-Metz, à 23 heures, la commission de discipline de la Ligue a fait à certains supporteurs marseillais la surprise de la fermeture de plusieurs tribunes du Stade Vélodrome occupées par des groupes ultras pour usage antérieur de fumigènes.
Une telle accumulation a provoqué un large consensus quant à l’incurie de la gestion des supporteurs par les instances sportives et par les autorités. La meilleure preuve que le vent a tourné est que Pierre Ménès lui-même, sur le plateau du Canal Football Club, a fustigé « l’échec patent du tout répressif dans le football français ».
Les déclarations se sont multipliées, comme celle de l’entraîneur messin Frédéric Hantz : « On a l’impression que si on pouvait interdire qu’il y ait des supporteurs dans un stade, on le ferait. (…) C’est un aveu de faiblesse, d’incompétence de la part des autorités. » Ou de Benoît Costil, gardien des Girondins, moins policé : « Mais p…, c’est pas le foot. Le foot c’est d’avoir des tifos, c’est d’avoir des chants, de créer une ambiance. (…) Tout le monde envie l’Allemagne, l’Angleterre, et nous, on dégage les supporteurs. » 
Alors que la fréquentation des stades construits ou rénovés pour l’Euro 2016 s’avère très en deçà des attentes, cette politique répressive suscite l’incompréhension. Elle contredit aussi la volonté d’apaisement affichée tant par la présidente de la Ligue, Nathalie Boy de la Tour, que par le nouveau responsable de la division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH), Antoine Mordacq.
Tous dans l’impasse
Cette saison, la Ligue du football professionnel (LFP) en est venue à cacher la misère en sanctionnant financièrement les clubs qui ne veillent pas à remplir suffisamment les tribunes placées face aux caméras. Sa commission de discipline devance les préfectures en décrétant la fermeture des « parcages » accueillant les visiteurs, ferme des tribunes à la dernière minute — généralement pour sanctionner l’usage de fumigènes.
Ces fumigènes cristallisent en effet les tensions depuis plusieurs années. L’utilisation d’images de tribunes « enflammées » pour promouvoir la Ligue 1 résume l’hypocrisie ambiante, et les poursuites annoncées contre le président de l’OL, Jean-Michel Aulas (coupable d’avoir allumé un « fumi » pour fêter l’anniversaire d’un groupe de supporteurs, après un match) illustrent le caractère ubuesque de la répression.
L’impasse actuelle traduit d’abord l’incapacité du football professionnel français à considérer ses supporteurs et à dialoguer avec eux. La récente loi sur le sport les y oblige pourtant, à un moment où les groupes ultras se fédèrent enfin. De la part de l’Etat, cette politique se résume finalement à un refus de gérer les supporteurs. Il n’y a quasiment plus de hooliganisme en France : faut-il pour autant assimiler les ultras à des hooligans et le « craquage » de fumigènes — voire le déploiement de banderoles, à l’instar du préfet de la Loire — à des faits de violence ?
De l’avis de beaucoup, cette politique de criminalisation des supporteurs provoque des troubles à l’ordre public en prétendant les éviter. De l’avis de tous, elle nuit à la santé économique des clubs, les prive du soutien dont ils ont besoin et retirent des droits élémentaires aux supporteurs.
Tout le monde y perd, et continuera d’y perdre tant que l’Etat — le ministère des sports en particulier — n’exercera pas ses responsabilités en forçant les parties prenantes à négocier des compromis acceptables, dans l’intérêt général. Rarement l’intérêt général a été aussi facile à définir.
Jérôme Latta



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ L’ancien candidat socialiste à la présidentielle a présenté l’organigramme de son mouvement Génération·s.
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Benoît Hamon fustige une « classe politique parasitaire » autour d’Emmanuel Macron

L’ancien candidat socialiste à la présidentielle a présenté l’organigramme de son mouvement Génération·s.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 16h40
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 17h00
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            Abel Mestre








                        



   


Benoît Hamon est d’humeur mordante. Pendant une conférence de presse qui a duré plus d’une heure, lundi 5 février dans un café parisien du 11e arrondissement, l’ancien candidat à la présidentielle n’a pas mâché ses mots. Profitant de la présentation de l’organigramme de son mouvement, Génération·s, né le 2 décembre 2017, il a vertement attaqué le président de la République, Emmanuel Macron, et la politique qu’il mène, « un néobonapartisme ». « Les Français ont mis fin au bail d’une classe politique qu’ils jugeaient parasitaire et inutile. La nouvelle classe politique est tout autant parasitaire. Elle met tout en œuvre pour capter l’essentiel de la richesse et la redistribuer aux plus aisés », a-t-il déclaré.

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M. Hamon, qui dit ne pas s’occuper du congrès du Parti socialiste, a aussi adressé une pique à Jean-Luc Mélenchon et à La France insoumise, sans les nommer : « Il vaut mieux incarner collectivement des coopérations plutôt que de réfléchir hégémonie et compétition » entre les formations de gauche. Enfin, la dernière cartouche fut pour Manuel Valls et ses amis du Printemps républicain, que Benoît Hamon ne nomme pas non plus : « Il y a une profonde régression lorsque l’on renvoie les Français à des identités secondaires. Ceux qui font cela ne sont jamais réveillés par les injustices sociales. Ils se réunissent entre eux, bien au chaud dans des théâtres. » Une allusion à la journée organisée le 6 janvier par le Printemps républicain, en hommage aux victimes des attentats de janvier 2015, à laquelle Manuel Valls a assisté.
Direction bicéphale
Une chose est sûre : Benoît Hamon compte jouer avec Génération·s un rôle structurant dans la recomposition d’une gauche en pleine crise d’identité. Affirmant vouloir faire émerger de nouvelles têtes et de nouveaux cadres, il a nommé deux porte-parole. Son proche Ali Rabeh, adjoint au maire de Trappes (Yvelines), l’ancienne circonscription de M. Hamon. Et l’économiste Aurore Lalucq, codirectrice de l’institut Veblen. Elle travaillait, lors de la campagne présidentielle, sur la question de transition écologique.

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Par ailleurs, Génération·s, qui revendique 50 000 adhérents et 700 comités locaux, a mis en place sa direction bicéphale. D’un côté, la coordination politique provisoire de trente-deux membres (où l’on retrouve plusieurs membres d’Europe Ecologie-Les Verts), élus le 2 décembre par les militants. De l’autre, le conseil des membres, trente personnes à parité tirées au sort sur 3 600 candidatures, chapeauté par Pierre Cohen (ancien maire PS de Toulouse entre 2008 et 2014) et Sandra Laugier (professeure de philosophie à Paris-I).

   


Le mouvement est animé par onze pôles en relation les uns avec les autres. On peut citer, entre autres, le « pôle Europe et ses fédérateur·rices » ; le « pôle développement et ses bâtisseur·se·s » ; le « pôle influence et ses tisserand·e·s » ; le « pôle idées et ses cogiteur·se·s » ; etc. Chaque pôle est piloté par un ou plusieurs responsables.
« Notre feuille de route est déclinée selon trois principes : résister, diffuser nos solutions et mener la bataille culturelle, notamment pour se débarrasser du lexique libéral et conservateur et travailler sur nos propres contenus », affirme Benoît Hamon. Génération·s devrait ainsi prendre à bras-le-corps la question des migrants et de la réforme des universités, mettre une nouvelle fois l’accent sur les questions de l’emploi et du revenu universel, mais aussi sur les thématiques environnementales.

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Le programme est donc chargé. En février, un appel commun avec plusieurs mouvements et personnalités européennes − au nombre desquelles Yanis Varoufakis, l’ancien ministre grec des finances − sera publié. En mars, une réunion de cette « troisième voie européenne » qui se veut une alternative aux conservateurs et aux souverainistes, devrait avoir lieu à Naples. En mai, Génération·s réfléchit à rebondir sur les cinquante ans de Mai 68 pour mettre en valeur « les espérances d’aujourd’hui ». En juin, enfin, devrait avoir lieu un congrès du mouvement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Selon les résultats d’une étude, parus dans la revue « Science » vendredi 2 février, les ours polaires de la mer de Beaufort, au nord de l’Alaska, dépensent plus d’énergie qu’ils n’en stockent.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ En 2012, Bercy avait notifié à la filiale française du géant américain un redressement en arriérés d’impôts et en pénalités portant sur les années 2006 à 2010.
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Amazon annonce avoir conclu un accord à l’amiable avec le fisc français

En 2012, Bercy avait notifié à la filiale française du géant américain un redressement en arriérés d’impôts et en pénalités portant sur les années 2006 à 2010.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 12h28
   





                        



   


Visé par redressement fiscal de près de 200 millions d’euros, le géant américain du commerce en ligne Amazon a annoncé lundi 5 février avoir trouvé un « accord de règlement d’ensemble » avec le fisc français. En 2012, Bercy avait notifié à la filiale française du géant américain un redressement en arriérés d’impôts et en pénalités portant sur les années 2006 à 2010, selon un document financier de l’époque du groupe américain. Contactée par l’AFP, la direction générale des finances publiques n’a pas souhaité faire de commentaire, se retranchant derrière le secret fiscal.
« Plus de 5 500 CDI créés »
Dans son communiqué, Amazon ne précise pas le montant du chèque qu’il a dû faire au fisc français pour solde de tout compte. « Nous sommes parvenus à un accord de règlement d’ensemble avec les autorités fiscales françaises sur des questions liées au passé », affirme le communiqué d’Amazon, qui précise que « l’ensemble des chiffres d’affaires, charges, profits et taxes liés à l’activité de commerce de détail sont désormais comptabilisés en France ».
Cet accord intervient en plein débat sur la fiscalité des entreprises du Net, la Commission européenne prévoyant de présenter fin mars une réforme pour mieux appréhender l’activité des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple), a indiqué dimanche le commissaire aux affaires économiques, Pierre Moscovici.
De son côté, le géant américain dit avoir « investi [en France] plus de 2 milliards d’euros depuis 2010 et créé plus de 5 500 emplois [en] CDI ». « En août 2015, nous avons établi une succursale d’Amazon EU SARL en France afin d’avoir la meilleure organisation possible de nos activités pour servir au mieux nos clients », ajoute le communiqué.

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Contestation
Le fisc français réclamait 252 millions de dollars (environ 202 millions d’euros) à Amazon, selon le document officiel du groupe publié en 2012. Amazon s’était alors dit en « désaccord » avec l’estimation de l’administration fiscale française et avait fait part de son intention de la contester « vigoureusement », selon ce texte, figurant en annexe dans les résultats trimestriels du groupe et mis en ligne fin octobre 2012.
Le contentieux portait sur « l’allocation des recettes entre différentes juridictions étrangères » où le groupe est présent, selon Amazon, faisant ainsi référence au fait que ses activités commerciales françaises sont pilotées depuis son siège européen du Luxembourg, un pays à la fiscalité plus légère que celle pratiquée en France. Amazon avait alors annoncé qu’il « ferait appel à tous les recours administratifs à sa disposition » pour contester la décision du fisc français, n’écartant pas « d’engager un contentieux judiciaire ».



                            


                        

                        

