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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Adrian Mannarino a apporté le point victorieux en battant le Hollandais Robin Haase en cinq sets.
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Tennis : la France se qualifie pour les quarts de la Coupe Davis

Adrian Mannarino a apporté le point victorieux en battant le Hollandais Robin Haase en cinq sets.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 17h46
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 18h06
   





                        



   


La France conservera la Coupe Davis au moins un tour de plus. Adrian Mannarino s’est bien rattrapé, dimanche 4 février, et a offert le point de la qualification en quarts de finale aux Bleus à l’issue d’un match marathon face au no1 néerlandais Robin Haase (4-6, 7-6 (7/5), 7-5, 6-7 (2/7), 7-5). Après les blessures de ses deux titulaires en simple, Jo-Wilfried Tsonga (genou gauche) et Lucas Pouille (cou), la France s’en est finalement bien sortie (3-1) et ira défier l’Italie de Fabio Fognini sur ses terres du 6 au 8 avril.
Elle le doit à Richard Gasquet, solide vendredi, au duo reconstitué Pierre-Hugues Herber/Nicolas Mahut samedi, et donc à Mannarino, dont le rêve de jouer sous le maillot bleu avait tourné au cauchemar il y a deux jours.
Pour sa première sélection, le remplaçant de dernière minute s’était incliné en trois sets face à Thiemo de Bakker, ex-40e mondial retombé au 369e rang après des blessures. Dimanche tout s’est bien terminé avec un succès en cinq sets et 4 h 25 de combat à la halle olympique d’Albertville où sa patience et son jeu de relanceur ont fait plier le no1 néerlandais, un peu émoussé physiquement.
Le grand Haase (1,91 m) livrait son troisième match en trois jours alors que le Valdoisien, 29 ans, avait pu récupérer une journée, samedi, et mettre derrière lui un premier match au goût d’inachevé.
Mannarino avait des circonstances atténuantes. Jeudi matin, il s’entraînait tranquillement près de Roland-Garros lorsque le capitaine Yannick Noah l’a appelé à la rescousse pour pallier le forfait de Jo-Wilfried Tsonga, blessé au genou gauche.
Mannarino, le recours
Le vendredi, le pépin physique au cou de Lucas Pouille avait offert une promotion à ce gaucher, au gabarit léger (1,80 m, 70 kg), devenu alors le no1 de circonstance de son équipe. Grâce à son opiniâtreté dimanche, Richard Gasquet n’aura pas à livrer pour la première fois un cinquième match décisif et remettra ça à plus tard sur la route d’un éventuel doublé. C’est le dernier objectif du capitaine Yannick Noah, qui quittera le banc en fin d’année pour voguer vers d’autres horizons.
Aidé par la baraka l’an passé, le capitaine aux trois trophées (1991, 1996, 2017) a joué de malchance lors de ce coup d’envoi de la campagne 2018. Mais il n’aura pas à regretter son choix d’avoir sélectionné Mannarino, alors que Gaël Monfils, contacté aussi, ne se sentait pas « prêt » (dixit Noah), à effectuer son retour dans l’équipe dans ces circonstances.
Gêné, dans le premier set, par le service et la puissance en coup droit de Haase, le 25e mondial s’est accroché. Sa patience a été récompensée dans la deuxième manche lorsque Haase a servi pour mener 2 sets à rien.
Prochaine échéance face à l’Italie
Le grand perdant du week-end (trois défaites) a craqué après des longs échanges avec Mannarino et le match a basculé. Contraint de défendre sept balles de break dans le troisième set, le no1 batave a fini par concéder un jeu de service blanc.
Usé physiquement, Haase craquait de nouveau dès le troisième jeu de la quatrième manche, et semblait au bout du rouleau. Mais Mannarino, au moment de servir pour le match (5-4), n’a pas saisi l’occasion et a dû batailler un set de plus. Pour finalement l’emporter au bout du suspense.
Rendez-vous maintenant dans deux mois de l’autre côté des Alpes, où Fognini et ses collègues recevront très certainement les Bleus sur terre battue. Au Japon, la sélection transalpine a validé son billet pour les quarts de finale dimanche grâce à son leader.
Après son succès lors du premier simple vendredi, puis lors du double au côté de Simone Bolelli, « Fogna » a dominé le Nippon Yuichi Sugita, lui aussi au terme d’un marathon (4 h 08) en cinq sets.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ L’En Avant s’est imposé (1-0) à Rennes, dimanche, lors de la 24e journée du championnat.
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Ligue 1 : Guingamp remporte le derby de Bretagne

L’En Avant s’est imposé (1-0) à Rennes, dimanche, lors de la 24e journée du championnat.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 17h03
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 18h01
   





                        



   


Un contre à la 92e minute, une ouverture en profondeur de Ludovic Blas et un superbe but de la recrue Yeni Ngbakoto : Guingamp a arraché le derby breton dans le temps additionnel d’un match accroché (1-0), dimanche 4 février à Rennes lors de la 24e journée de Ligue 1.
Ce résultat permet aux Guingampais de doubler leur victime du jour au classement. Ils occupent désormais la 9e position, avec un point et une place d’avance sur Rennes, avant les deux derniers matchs de cette 24e journée, Caen-Nantes puis Monaco-Lyon.
Les deux équipes – qui ont fait jouer certaines de leurs recrues hivernales comme Diafra Sakho, titularisé en pointe côté Rennes, ou Clément Grenier, entré en jeu côté Guingamp – auraient pu forcer la décision plus tôt mais les gardiens respectifs, Tomas Koubek pour Rennes et Karl-Johan Johnsson pour Guingamp, se sont montrés décisifs.
Jusqu’à l’ultime minute, donc, et un contre lancé par une superbe passe de Ludovic Blas depuis l’entrée de sa propre surface, un rush de l’autre recrue Ngbakoto et une tentative de loin pleine de vista de la part de l’ancien Messin, arrivé cet hiver en provenance de Queens Park Rangers, en deuxième division anglaise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Dimanche à 21 heures, les Lyonnais sont en déplacement à Monaco lors de la 24e journée du championnat de France. Un match important pour la lutte pour la deuxième place.
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Ligue 1 : lutte pour la deuxième place, duel Falcao-Fekir… cinq choses à savoir sur Monaco-Lyon

Dimanche à 21 heures, les Lyonnais sont en déplacement à Monaco lors de la 24e journée du championnat de France. Un match important pour la lutte pour la deuxième place.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 15h00
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


L’AS Monaco accueille l’Olympique lyonnais, dimanche 4 février, avec l’ambition de dépasser son adversaire au classement (47 points contre 48). Un adversaire qui ne lui réussit pas tellement ces dernières années.
La Ligue des champions en vue
Un point. Voilà l’infime écart qui sépare le deuxième Lyon du quatrième Monaco avant l’affiche de la 24e journée. Derrière le PSG, qui paraît cette saison imprenable, trois équipes se disputent les places qualificatives en Ligue des champions. Monaco a arraché le nul chez l’une d’entre elles la semaine dernière (2-2 à Marseille). Le club de la Principauté a l’occasion de prendre l’avantage sur un autre concurrent direct dimanche soir.
D’autant que Marseille, Monaco et Lyon visent la place de dauphin, actuellement occupée par l’OM, qui attribue un ticket pour la phase de groupes. La troisième place envoie, elle, son titulaire en barrages, un obstacle toujours difficile pour les clubs français même si, la saison prochaine, ils n’auront pas à y affronter les clubs italiens, anglais, allemands et espagnols.
Génésio, la bête noire de Jardim ?
Cinq victoires en six rencontres. Depuis sa nomination, le 24 décembre 2015, l’entraîneur lyonnais, Bruno Génésio, réussit particulièrement bien lors des affrontements directs contre son collègue monégasque, le Portugais Leonardo Jardim.
Est-ce dû aux circonstances ou à un quelconque ascendant tactique ? On se garde bien de trancher ce périlleux dilemme. Génésio a sa petite idée : « On a un peu des jeux similaires avec Monaco. On aime jouer sur des attaques rapides. Mais l’OL peut montrer autre chose aussi. Est-ce que Monaco va nous laisser le ballon ? Oui, je pense. Leonardo sait que je sais, on se connaît bien… »

En dehors de la récente victoire lyonnaise en Coupe de France (3-2, le 24 janvier) et de celle arrachée au match aller sur un coup franc de Nabil Fekir (3-2, le 13 octobre), deux succès de l’OL face à Monaco ont, en tout cas, particulièrement marqué les esprits.
Le 7 mai 2016 tout d’abord, Lyon avait écrasé 6 à 1 Monaco au Parc OL lors d’un match décisif pour la deuxième place. Cette déroute avait bien failli coûter sa place à Jardim. Enfin, la saison dernière, celle du titre pour Monaco, Lyon s’était imposé à la surprise générale au Stade Louis-II (3-1).

Un duel Falcao-Fekir
Seize buts pour l’international colombien et 16 buts pour l’international français. L’un est avant-centre, l’autre joue plus en retrait, en soutien de son avant-centre Mariano. Derrière les Parisiens Cavani (21 buts) et Neymar (17 buts), les deux hommes sont les fers de lance de leur équipe respective.
Absent quelques matchs pour blessure, Falcao a rassuré tout le monde en inscrivant un doublé cette semaine en Coupe de la Ligue contre Montpellier. Avant l’incident de parcours à Bordeaux (défaite 3-1), Fekir avait marqué un but lors de chacun des quatre derniers matchs de championnat : face à Paris, Guingamp, Angers et Toulouse. De leur performance dimanche soir peut venir la décision entre deux équipes qui se valent.
Des absents et des incertains
Lyon sera privé de son milieu de terrain défensif, Lucas Tousart, suspendu pour ce match. Hormis l’absence de l’international espoir, les Lyonnais devraient pouvoir compter sur tout leur effectif, même si une incertitude demeure sur Maxwell Cornet, qui ressent une douleur au mollet.
A Monaco, trois joueurs sont d’ores et déjà forfait dont le gardien remplaçant, Diego Benaglio, le milieu Adama Traoré et l’ex-Lyonnais, Rachid Ghezzal. Ce dernier ne pourra donc pas marquer face à son ancien club avec lequel il avait refusé de prolonger son contrat à la fin de la saison dernière.
Plus embêtant pour les Monégasques, trois joueurs majeurs sont incertains : Thomas Lemar, absent depuis trois rencontres, Djibril Sidibé, malade, qui reviendra samedi à l’entraînement, et l’attaquant Adama Diakhaby.
Un mercato tourné vers l’avenir
Comme ils en ont pris l’habitude depuis quelque temps, Monaco étant le précurseur en ce domaine, les deux clubs ont orienté leur mercato hivernal vers la jeunesse. Les Monégasques y ont d’ailleurs mis le prix en dépensant 25 millions d’euros pour un Italien de 16 ans. Un record pour un joueur de cet âge. Pietro Pellegri a été recruté au Genoa, équipe pour laquelle il a débuté à 15 ans en Serie A et déjà inscrit trois buts en dix rencontres.

   


Lyon a, de son côté, dépensé une belle somme sur le joueur de Strasbourg, prêté par Lille, Martin Terrier. L’attaquant, qui terminera la saison en Alsace, a coûté onze millions d’euros et quatre millions de plus en bonus. L’OL a aussi obtenu la signature du Nantais de 23 ans, Léo Dubois. Le capitaine des Canaris rejoindra le Rhône la saison prochaine. Enfin, on s’est fait prêter, avec une option d’achat, le défenseur de 17 ans, Oumar Solet, en provenance de Laval.
A priori, ni Pellegri ni Solet ne devraient faire leurs grands débuts lors de ce match au sommet. Il faudra certainement attendre la saison prochaine pour que les recrues hivernales ne soient des acteurs de cette rencontre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Les importants moyens recherches mise eu œuvre n’ont pas permis de retrouver le PDG de Boardriders Inc., disparu en mer depuis mardi 30 janvier.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Rendez-vous annuel des amoureux du football américain, le Super Bowl verra ce soir s’affronter les Eagles de Philadelphie et les Patriots de New England.
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Super Bowl 2018 : Vince Papale, « l’invincible » Eagle de Philadelphie

Rendez-vous annuel des amoureux du football américain, le Super Bowl verra ce soir s’affronter les Eagles de Philadelphie et les Patriots de New England.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 14h07
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


C’est l’histoire d’un professeur de lycée de 30 ans, qui n’est jamais passé par le football américain universitaire, l’antichambre obligatoire de la National Football League (NFL), et qui pourtant, à force d’abnégation, est parvenu à porter sur le tard le maillot de sa franchise favorite. Le destin très spécial de Vince Papale, qui disputa avec les Eagles de Philadelphie trois saisons de NFL, de 1976 à 1978, avant de se blesser, ne pouvait échapper aux scénaristes de Hollywood.
En 2006, Invincible, feel good movie par excellence, avec Mark Whalberg dans le rôle du footballeur à l’éclosion tardive, a rapporté 57 806 952 dollars au box-office américain et seulement… 673 876 dollars dans le reste du monde. La troisième participation des Eagles à un Super Bowl [ils se sont inclinés en 1981 et en 2005], dans la nuit de dimanche 4 février à lundi 5 février, est l’occasion idéale de retracer ce storytelling typiquement américain.

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                Super Bowl 2018 : tout comprendre au football américain en une infographie



Originaire de Chester, une ville de 30 000 habitants, située à moins de trente kilomètres au sud de Philadelphie (Pennsylvanie), Vince Papale est dès son adolescence un sportif accompli. Comme nombre d’autres jeunes hommes américains, il pratique le football américain au lycée. Il est obligé de mettre de côté ses rêves lorsqu’il intègre l’université Saint-Joseph à Philadelphie, qui ne possède pas d’équipe de football. Il se rabat sur l’athlétisme, mais n’abandonne pas complètement sa passion.
A la fin de ses études, Vince Papale devient professeur au lycée d’Interboro. Il entraîne l’équipe de l’établissement, tout en jouant dans une ligue semi-professionnelle. A la création de la World Football League, une éphémère ligue professionnelle qui n’aura duré qu’un an et demi, il intègre la franchise créée à Philadelphie (Philadelphie Bell). Vince Papale a déjà 30 ans et sa vie va basculer. C’est en effet lors de la saison 1975 effectuée avec les Bell que le coach des Eagles, Dick Vermeil, le repère. Et l’invite avec d’autres de ses coéquipiers à participer à des essais, qui contrairement à la version du film, ne sont donc pas libres.
Ce point n’est d’ailleurs pas la seule entorse à la réalité du film concernant la vie de Papale. En 2016, dans un article publié sur le site des Eagles, le « héros » raconte ainsi le moment le plus important de sa vie :
« Cette occasion se présentait à moi, elle semblait m’attendre. Je pensais que je pouvais le faire. A l’époque, j’avais un abonnement aux Eagles, j’étais assis dans les gradins et je me disais : “Vous savez, si l’on me donne ma chance, je suis capable de faire comme eux.” Dieu merci, Dick m’a donné cette possibilité. Le lycée a accepté mon congé sans solde et m’a encouragé à poursuivre mon rêve. »
Dans le film, la vie de Vince Papale est maquillée d’une bonne dose d’éléments mélodramatiques, et souvent inexacts.
En 2016, toujours, Papale raconte avec brio, pas moins cinématographique, la vraie histoire, celle du jour où il a intégré l’équipe.
« Je suis venu dans les vestiaires après le sixième match de présaison. Il y avait mon nom sur un casier et il était écrit correctement. Mais je ne savais toujours pas si je faisais vraiment partie de l’équipe. Juste avant que l’entraînement ne débute, le gars que nous appelions “le Turc”, celui qui était chargé d’annoncer la mauvaise nouvelle aux gars qui n’étaient pas retenus, a marché dans ma direction. J’ai pensé qu’il venait pour moi et j’étais prêt à lui rendre mon livret de jeu quand il s’est mis à rigoler. Il s’est finalement adressé au mec à côté de moi : « Le coach veut te voir, apporte ton livret. »

Douze ans après, l’ex-Eagle assure toujours le service après-vente de Hollywood : « Dans ce film, les gens voient quelqu’un qui leur ressemble, qui avait un rêve dont tout le monde disait qu’il était impossible à réaliser. Et pourtant, d’une façon ou d’une autre, parce que cette personne a une passion et qu’il a un jour une occasion, son rêve devient réalité, prêche l’ancien footballeur, Le message est ne laissez pas les gens définir ce que vous êtes capable de faire. Entourez-vous des bonnes personnes, et si vous vous bougez, que vous travaillez dur, que vous avez la bonne attitude, vous pouvez le faire. »
Dimanche, à Minneapolis, lorsqu’ils affronteront les redoutables Patriots de Nouvelle-Angleterre, vainqueurs du Super Bowl à cinq reprises depuis 2001, les Eagles de Philadelphie pourront toujours tenter de s’inspirer de cette morale prête à l’emploi. Il n’est pas certain qu’elle suffise à renverser le quarterback vedette Tom Brady et sa bande.

Le Super Bowl à suivre en direct sur LeMonde.fr
Fan de football américain, insomniaque ou les deux… venez suivre et commenter le Super Bowl avec nous.
Les équipes du Monde.fr Sport suivront en direct la finale du championnat de football américain, lundi 5 février, à partir de 0 h 30 et jusqu’au bout de la nuit.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Une enquête publiée dimanche par plusieurs médias internationaux affirme que 290 skieurs, dont 50 présents en Corée du Sud, présentent des résultats de tests sanguins « suspects ».
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JO d’hiver 2018 : soupçons de dopage sur de nombreux skieurs de fond, dont des Français

Une enquête publiée dimanche par plusieurs médias internationaux affirme que 290 skieurs, dont 50 présents en Corée du Sud, présentent des résultats de tests sanguins « suspects ».



Le Monde
 |    04.02.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 12h25
   





                        



   


EPO, transfusions sanguines : ce sont des techniques de dopage similaires à celles employées dans le cyclisme qui auraient massivement cours dans le ski de fond, détaille une enquête publiée dimanche 4 février par le quotidien britannique The Times, au terme d’une enquête menée en partenariat avec les chaînes de télévision suédoise SVT et allemande ARD, ainsi que le site d’informations suisse Republik. Les journalistes ont obtenu des résultats de plus de 10 000 tests sanguins, provenant de près de 2 000 skieurs sur la période 2001-2010.
Les conclusions de deux experts antidopage sont accablantes : « Environ un tiers de toutes les médailles – soit 313, dont 91 en or – des Jeux olympiques et des championnats du monde depuis 2001 ont été remportées par des skieurs qui présentent des résultats de tests suspects », c’est-à-dire dont les résultats aux différents tests sanguins présentent de fortes irrégularités par rapport au « passeport biologique » que chaque sportif doit tenir depuis le début de sa carrière. « Selon des experts, la probabilité que ces données sanguines soient dues à autre chose qu’au dopage est de 1 % », assure la chaîne allemande ARD.
Les médias ne disposent pas de données après 2010, mais prenennt en compte les médaillés de la période 2010-2017 qui ont présenté des valeurs suspectes lors des années précédentes.
Cela concernerait plus de 290 skieurs, dont une cinquantaine actuellement présents en Corée du Sud, à quelques jours de l’ouverture des Jeux de Pyeongchang. L’identité de ces athlètes n’a pas été révélée.
Dix-huit Français concernés
La nationalité la plus représentée au sein de ces skieurs est la Russie, avec 51 sportifs impliqués (soit 34 % des skieurs de fond de cette nationalité dans l’échantillon), affirme l’enquête, qui intervient dans un contexte où le pays est déjà suspendu des JO d’hiver en raison d’un système de dopage institutionnalisé. Néanmoins, au moins 169 athlètes russes pourront concourir en Corée du Sud sous une bannière neutre – et peut-être treize de plus après le jugement en appel du Tribunal arbitral du sport (TAS), le 1er février.
L’Allemagne et la France sont également concernées par le scandale, avec respectivement 20 et 18 skieurs compromis. Ce dernier chiffre représente 29 % des skieurs de fond français analysés.


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290 skieurs concernés par les soupçons de dopage, dont 51 Russes et 18 Français
Nombre d'athlètes dont les résultats de tests sanguins ont été jugés « suspects » pendant la période 2001-2010, par nationalité.

Source : The Times, ARD, SVT, Republik



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Interrogée, la Fédération internationale de ski (FIS) n’a pas souhaité commenter les résultats de l’enquête, assurant que l’Agence mondiale antidopage (AMA) était « plus que satisfaite » par les efforts entrepris en matière d’antidopage.



                            


                        

                        


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Sportifs russes blanchis : le président du CIO « extrêmement » déçu

A quelques jours de l’ouverture des JO d’hiver 2018, Thomas Bach a appelé le Tribunal arbitral du sport à se « réformer » pour plus de « continuité dans les jugements ».



Le Monde
 |    04.02.2018 à 10h10
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 11h58
   





                        



   


Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a qualifié, dimanche 4 février, « d’extrêmement décevante et surprenante » la décision prise par le Tribunal arbitral du sport (TAS) de blanchir jeudi les sportifs russes initialement bannis à vie pour dopage par l’instance olympique. « Cette décision montre que le TAS doit réformer sa structure pour parvenir à plus de qualité et de continuité dans les jugements », a ajouté M. Bach lors d’une conférence de presse à Pyeongchang, en Corée du Sud, où débuteront le 9 février les JO 2018 d’hiver.
Une commission de discipline du CIO avait suspendu à vie un total de 43 Russes, dont 42 avaient fait appel devant le TAS. Sur ces 42, 28 ont vu leurs sanctions totalement levées. Onze autres ont également vu leur suspension à vie levée, sauf pour les JO de Pyeongchang.
Samedi, le CIO a annoncé que, parmi les 28 sportifs ou techniciens blanchis, quinze Russes (13 sportifs en activité et 2 entraîneurs) allaient voir leurs cas étudiés par un panel du CIO pour savoir s’ils seraient invités à Pyeongchang. Les treize autres cas, également totalement blanchis par le TAS, ont, eux, été déclarés non éligibles ou sont retraités.

   


« Nous ne nous attendions pas à cette décision, a reconnu Thomas Bach. Nous avons discuté longuement de la situation lors de la réunion de la commission exécutive hier et aujourd’hui. »

        Lire aussi :
         

                JO d’hiver 2018 : le programme complet des épreuves


Pour le moment, 169 sportifs russes ont officiellement été invités aux JO après une scrupuleuse analyse de leur comportement passé et présent, qui se devait d’être le plus éloigné possible de celui ayant amené à la suspension de leur pays pour dopage institutionnalisé.



                            


                        

                        


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Super Bowl 2018 : Tom Brady, le quarterback en quête d’immortalité

Le leader des Patriots de New England disputera son 6e Super Bowl, dimanche. Un record de plus pour un joueur à la carrière inédite et aux méthodes particulières.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 13h12
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Lorsqu’il foulera la pelouse du stade de Minnesota, dimanche 4 février, le quarterback des Patriots de New England, Tom Brady, deviendra, à 40 ans et cinq mois, le plus vieux joueur de football américain à disputer un Super Bowl. Son objectif sera de battre les Eagles de Philadelphie et devenir le plus vieux à en remporter un, après avoir été le plus jeune à le faire, dix-sept ans plus tôt.
Quelques records de plus pour un joueur qui en a pulvérisé bien d’autres au cours de sa carrière. Dans un sport aussi codifié que le football américain, où chaque joueur a un rôle précis à jouer dans une équipe, les performances sont constamment mesurées. Etablir des classements objectifs, accompagnés de débats pour savoir qui est meilleur qu’un autre, est monnaie courante. Mais peu importe les critères, Tom Brady en ressort toujours comme le meilleur joueur de football américain de tous les temps.
Domination individuelle et collective
Il y a d’abord cette domination individuelle dans un sport éminemment collectif. Brady est le quarterback à avoir le plus gagné de matchs (223), à avoir disputé (8) et remporté (5 pour l’instant) le plus de Super Bowls. Il détient à peu près tous les records qu’il est possible d’avoir en playoffs. Ses deux titres de meilleur joueur de la saison (MVP) datent de 2007 et 2010. Huit ans plus tard, il est très probable qu’il en remporte un troisième.
Il y a ensuite celle de son équipe. Les Patriots se distinguent par leur longévité, dans un sport où le système fait tout pour que les équipes médiocres puissent devenir meilleures et les meilleures ne pas le rester éternellement. Sur les dix-sept dernières années, ils ont remporté quinze fois leur division, sont apparus douze fois en finale de leur conférence, et ont donc remporté cinq fois le Super Bowl (2001, 2003, 2004, 2014, 2016). Auparavant, ils n’en avaient remporté aucun en trente ans. Une domination remarquable ternie seulement par deux scandales sportifs – des signaux adverses enregistrés en 2007 et le fameux « Deflategate » en 2017.
Avec Bill Bellichick, le coach emblématique qui a façonné la glorieuse destinée de cette franchise, ils sont les deux constantes chez les Patriots. Mais si le premier avait déjà une belle carrière derrière lui avant d’arriver dans le Massachusetts, personne ne pouvait se douter que le jeune quarterback californien arrivé de nulle part allait réussir si brillamment, ni durer aussi longtemps.

        Infographie interactive :
         

          Tout comprendre au football américain



Une carrière à la durée inédite

   


Selon une récente étude, la durée moyenne de la carrière d’un joueur de la NFL est d’un peu plus de deux ans et demi, alors qu’elle était de près de cinq ans en 2014. Pour un quarterback, elle a baissé de moitié, passant de six ans à trois ans. Celle de Tom Brady dure depuis dix-sept ans et il n’y a aucune baisse de productivité à l’horizon. Il vient de signer une des meilleures saisons de sa carrière et professe désormais son envie de continuer à jouer jusqu’à ses 45 ans.
Pour Jean-François Toussaint, directeur de l’Institut de recherche médicale et d’épidémiologie du sport (Irmes) et un des auteurs de L’homme peut-il accepter ses limites ?, une telle durabilité, accompagnée de performances de très haut niveau, s’explique en partie par les exigences particulières de son poste. « Le quarterback est avant tout un distributeur de jeu. Il peut être taclé, mais sa protection reste indispensable à l’équipe », nous dit-il.
« C’est un poste où certaines caractéristiques, comme la vitesse de pointe ou la force pure, ne sont pas moins importantes que la vision du jeu, la compréhension de l’évolution stratégique de l’adversaire ou la lecture d’un environnement. Ces caractéristiques se nourrissent de la capacité intellectuelle du joueur et de son expérience. Elles augmentent avec le temps. »
Il place Tom Brady dans un groupe restreint « d’athlètes d’exception » qui ont eu des carrières anormalement longues et performantes, avec Roger Federer et Didier Cuche, qui a skié professionnellement pendant dix-neuf ans.
Les trois hommes, souligne-t-il, ont aussi pu atteindre ce stade, car aucun n’a souffert de blessure grave sur la partie du corps qu’ils utilisent le plus, en l’occurrence pour Brady « l’épaule, qui est l’élément le plus important pour lui ». La plus grave blessure qu’ait connue Brady était une rupture des ligaments croisés qui l’a éloigné des terrains pendant toute la saison 2008.
Electrolytes, étirements et mysticisme
Brady, lui, préfère expliquer sa longévité par un mélange de travail acharné, d’une bonne hygiène de vie et de « positive thinking ». Une méthode – déposée sous le nom de « TB12 Method » – qu’il perfectionne depuis des années avec son coach personnel devenu associé, Alex Guerrero. Les techniques qui ont permis à Brady de devenir ce qu’il est sont vendues au grand public via des livres et des « centres de thérapie sportive » grâce auxquels chacun peut suivre la routine du quarterback : boire énormément d’eau avec des électrolytes conçus par « TB12 », faire des étirements estampillés « TB12 » ou dormir avec des « vêtements de rétablissement en céramique ».
Du marketing comme en font tous les athlètes de haut niveau, mais que Brady incarne lui-même parfois à outrance. Sa méthode lui a valu des critiques, notamment de médecins qui disent que, si elle est effectivement saine, elle ne garantit pas les mêmes résultats à tous ceux qui la pratiqueront, ni qui achètent les produits qu’elle exige. Pour leur répondre, Brady évite le fond et se contente, comme dans l’introduction de son livre, de dire : « Si vous voulez une preuve que la TB12 Method fonctionne, regardez-moi. » Et va jusqu’à prendre des accents presque mystiques, en disant qu’il se sent « en mission » pour « inspirer un mouvement ».
Dans un article consacré aux tensions internes des Patriots, dues en partie au prosélytisme de Brady auprès de ses coéquipiers pour qu’ils adoptent sa méthode, ESPN voit dans l’attitude du quarterback « une façon d’étendre sa marque au-delà du football américain, et au-delà des Patriots ». Faire de sa longévité sa marque de fabrique est une façon, pour l’inusable quarterback des Patriots, de dépasser un sport où il a tout gagné et qu’il ne pourra pas pratiquer éternellement.

Le Super Bowl à suivre en direct sur LeMonde.fr
Fan de football américain, insomniaque ou les deux… venez suivre et commenter le Super Bowl avec nous.
Les équipes du Monde.fr Sport suivront en direct la finale du championnat de football américain, lundi 5 février, à partir de 0 h 30 et jusqu’au bout de la nuit.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Horaire de diffusion, enjeux sportifs et show musical de la mi-temps… la grande finale de la ligue de football américain (NFL) aura lieu dans la nuit de dimanche à lundi.
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Super Bowl 2018 : tout ce qu’il faut savoir avant la grande finale

Horaire de diffusion, enjeux sportifs et show musical de la mi-temps… la grande finale de la ligue de football américain (NFL) aura lieu dans la nuit de dimanche à lundi.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 13h03
    |

            Luc Vinogradoff








                        


Des matchs de plus de quatre heures aux règles complexes, des actions qui se terminent aussi vite qu’elles avaient commencé, des publicités qui valent le PIB d’un petit pays et un show musical démesuré… ce sont les ingrédients de ce bon vieux Super Bowl, la finale de la ligue de football américain (NFL) qui se déroule, comme tous les ans, le premier dimanche du mois de février.
Les Patriots de New England, considérés comme la meilleure équipe de tous les temps, défendront leur titre contre les Eagles de Philadelphie dans cette 52e édition. Les organisateurs s’attendent à plus de 110 millions de téléspectateurs pour ce match qui commencera très précisément à lundi 5 février à 0 h 30, heure de Paris, et que vous pourrez suivre et commentez en direct sur Le Monde.fr.
Et pour ceux qui ne pigent toujours rien au football américain et qui voudraient se mettre à niveau avant dimanche, on vous conseille de lire notre très pratique et complet guide. 
Pour les Patriots, entrer encore un peu plus dans la légende

   


Que veut une équipe qui a déjà tout gagné depuis dix-sept ans ? Quand elle est guidée par un quarterback comme Tom Brady et un coach comme Bill Belichick, la réponse est simple : gagner encore. Depuis leurs débuts il y a dix-sept ans, le duo a permis aux Patriots de dominer la NFL comme aucune autre l’équipe l’avait fait jusque-là. En gagnant ce soir, ils remporteraient leur 6e Super Bowl, égalant les Pittsburgh Steelers.
Pour illustrer cette invraisemblable durabilité au sommet, il suffit d’une seule statistique :
Entre 2001 et 2004, pendant les quatre premières saisons avec Brady comme titulaire, les Patriots ont remporté trois Super Bowls, ce qui en faisait déjà une certaine idée d’une dynastie dans la NFL.Entre 2014 et 2017, soit plus de dix ans plus tard, ils peuvent réitérer l’exploit d’en remporter trois autres en quatre ans (après des victoires en 2014 et en 2016), s’ils battent les Eagles de Philadelphie.
La clé d’une victoire pour les Patriots passera inévitablement par Brady qui, à 40 ans, pourra devenir le plus vieux quarterback à remporter un Super Bowl (il y a seize ans, il était déjà devenu le plus jeune à conquérir le graal). La performance de Rob Gronkowski, un des receveurs préférés de Brady, sera également importante. Ecarté pour une commotion cérébrale subie après un plaquage violent, il sera présent dimanche et s’est lui-même dit « à fond ». Ce qu’il n’avait pas l’air d’être après le choc qui l’a envoyé à l’hôpital.

New Gronkowski video: if you've seen a lot of #concussions up close, you will recognize the look of fear in Gronk's… https://t.co/y45pl7JRZx— ChrisNowinski1 (@Chris Nowinski, Ph.D.)


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Ne pensez pas pour autant que le match est plié. Le football américain est un sport imprévisible. Sur la durée d’un match, les performances individuelles et collectives peuvent faire mentir toutes les prévisions. Lors du dernier Super Bowl, par exemple, les Patriots étaient au fond du trou à la mi-temps contre les Falcons d’Atlanta (3-28). Ils sont revenus, la plus grosse « remontada » de l’histoire du Super Bowl, avec beaucoup de talent et beaucoup de chance.

OH MY GOD, JULIAN EDELMAN! #SB51 #Patriots  https://t.co/YtvHwsaCbT— NFL (@NFL)


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Pour les Eagles, arriver (enfin) à gagner quelque chose

   


Techniquement, les Eagles de Philadelphie ont déjà remporté trois fois la NFL. Mais c’était dans les années 1960, avant la fusion avec l’American Football League (AFL) en 1970 qui donnera la version moderne de la ligue, avec le Super Bowl comme finale.
Les Eagles l’ont atteint à trois reprises, perdant à chaque fois. La dernière date de la saison 2004, déjà contre les Patriots. Les Eagles ont passé les années qui ont suivi cette finale à alterner entre rêves de grandeur, vite évaporés, et médiocrité. A chaque début de saison, personne ne voyait les Eagles aller trop loin, et ils se faisaient un plaisir d’être à la hauteur de ces attentes.
Depuis deux ans, l’équipe a su se reconstruire autour d’une défense féroce et d’un quarterback digne de ce nom, le jeune Carson Wentz. Il aurait même pu être désigné meilleur joueur de la saison (MVP) s’il ne s’était pas explosé le genou quelques semaines avant les playoffs. Sans leur meilleur joueur, les Eagles devront compter sur Nick Foles, un remplaçant vétéran qui compte devenir pasteur après sa retraite, et un trio de running-backs – Jay Ajayi, Legarette Blount et Corey Clement –, dont le rôle sera de pilonner méthodiquement le mur défensif des Patriots.
Les fans de Philadelphie aiment se décrire comme les plus torturés des Etats-Unis. Mais même ceux dont le pessimisme est à toute épreuve doivent quand même ressentir une certaine espérance. Ce sera peut-être, enfin, la bonne. La police de Philadelphie, elle, ne prendra aucun risque : le centre-ville sera sous haute surveillance pour éviter des émeutes, que les Eagles gagnent ou perdent.
Le show de la mi-temps : Justin Timberlake à Minnesota

   


Il n’y a pas de Super Bowl sans un show musical extravagant de plus d’une demi-heure à la mi-temps. Cette année, c’est l’ancien membre de boys-band-devenu-crooner-de-R’n’B-en-passe-de-devenir-chanteur-de-country Justin Timberlake qui en est la tête d’affiche. Il connaît l’exercice pour l’avoir déjà fait en 2004. Une performance marquée du sceau du scandale. Timberlake avait inopportunément révélé le sein de Janet Jackson pendant un duo, ledit sein ayant été vu en direct à la télévision. Suffisamment choquant aux Etats-Unis pour que, depuis, chaque retransmission du Super Bowl soit décalée de quelques secondes.
Les pubs, les pubs, les pubs

   


L’aspect le plus mercantile de cet événement sportif est sans doute la tonne de publicités autour desquelles il se déroule. Pour une retransmission de quatre heures, un bon tiers est consacré à la diffusion de publicité pour lesquelles les marques paient cinq millions de dollars les trente secondes. Le budget des pubs devrait donc atteindre plus de 400 millions de dollars cette année, malgré une audience attendue – 110 millions de personnes – en baisse par rapport à 2017.

Le Super Bowl à suivre en direct sur LeMonde.fr
Fan de football américain, insomniaque ou les deux… venez suivre et commenter le Super Bowl avec nous.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Pour le premier match de son nouveau sélectionneur, le XV de France a concédé une courte défaite (13-15) à domicile samedi, en ouverture de la compétition.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/02/2018
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Tournoi des six nations : l’Irlande gâche les débuts de Jacques Brunel avec la France

Pour le premier match de son nouveau sélectionneur, le XV de France a concédé une courte défaite (13-15) à domicile samedi, en ouverture de la compétition.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 01h27
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 12h36
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Jacques Brunel sauvegardera donc sa moustache. Facétieux, le tout nouveau sélectionneur du XV de France avait promis de couper ses bacchantes en cas de Grand Chelem (cinq victoires sur cinq possibles) lors de ce Tournoi des six nations 2018. Raté : ses joueurs viennent déjà de perdre contre l’Irlande (13-15) en match d’ouverture, samedi 3 février à Saint-Denis, au Stade de France.
Le Gersois commence là son mandat de sélectionneur par une défaite de peu, mais une défaite quand même, face à une équipe d’Irlande moins fringante que prévu. Une défaite de plus, pour les joueurs. Toutes celles accumulées ces deux dernières années avaient déjà fourni prétexte au licenciement de son prédécesseur, Guy Novès, évincé sans manières il y a un mois à peine.
Bien sûr, Brunel connaît déjà le Stade de France pour y avoir longtemps officié comme entraîneur adjoint de Bernard Laporte (2001-2007), désormais parvenu à la présidence de la Fédération française de rugby (FFR). Ou pour y avoir entraîné l’équipe nationale d’Italie (2011-2016), propédeutique toujours efficace si l’on veut apprendre à accepter la défaite.
Celle de la France contre l’Irlande, ce samedi soir, Jacques Brunel l’a jugée « cruelle ». Sacrifiant aux traditionnelles quinze minutes de conférence de presse, le néo-sélectionneur du XV de France a parlé d’« une grosse déception, d’un scénario terrible au vu de l’énergie que l’on a déployée ». Tout cela au terme d’un « match assez hermétique, dur, difficile ». Souvent ennuyeux, disons les choses.

        Lire aussi :
         

                L’ancien sélectionneur du XV de France Guy Novès : « L’honneur d’une personne, c’est important »



Pourquoi « cruelle » ? Menée à la mi-temps (3-9), l’équipe de France a cru gagner la partie après un essai galopant de l’ailier Teddy Thomas (13-12), l’unique du match, à huit minutes de la fin. C’était compter sans le drop lointain de l’Irlandais Jonathan Sexton, un ancien coéquipier du Racing, à l’ultime instant (13-15).
L’ancien manageur de l’Union Bordeaux-Bègles, à sa décharge, pouvait difficilement envisager mieux dans les conditions imparties : à peine treize jours depuis sa première réunion avec les internationaux français. Et encore : dès le deuxième jour de stage à Marcoussis (Essonne), mardi 23 janvier, à quelques mètres des terrains d’entraînement, la brigade de répression de la délinquance économique perquisitionnait le siège de la FFR. Sous la conduite du Parquet national financier, l’enquête tente de faire la lumière sur les soupçons visant un éventuel conflit d’intérêts entre Bernard Laporte et le milliardaire Mohed Altrad, président du club de Montpellier.
Guirado et ses 28 plaquages
Le groupe Altrad, spécialisé dans le bâtiment, et « fervent supporteur du XV de France », selon les mots prononcés samedi soir après le match par le speaker du stade, entend pourtant persévérer dans le rugby : contre l’Irlande, les Français étrennaient leur maillot siglé d’un grand « Altrad » sur le buste, conséquence d’un nouveau contrat lucratif (« au moins 35 millions d’euros », annonce la fédération) entre 2018 et 2023.
Sous contrat seulement jusqu’en 2019, Jacques Brunel, lui, fonctionne sur du très court terme. A 64 ans, l’entraîneur compose dans l’urgence. Il pourra retenir de ce premier match une très nette possession de balle irlandaise et beaucoup trop de pénalités concédées par la France (« on a donné quelques points »). Lui préfère déceler de « l’abnégation », de « la solidarité » dans ce groupe où s’est surtout illustré le talonneur et capitaine, Guilhem Guirado : 28 plaquages dans le match.

   


Pour revoir à l’œuvre Matthieu Jalibert, en revanche, il faudra patienter. L’ouvreur bordelais, âgé de 19 ans, a fêté sa première sélection par une sortie sur blessure (genou). Sa présence pour le déplacement en Ecosse, dimanche 11 février, est déjà compromise. Comme celle d’Antoine Dupont, demi de mêlée à peine plus âgé, touché lui aussi à un genou.
Peu convaincants ce soir, les Irlandais conservent cependant la troisième place au classement de la Fédération internationale, World Rugby. Avec cette défaite, les Français de Jacques Brunel s’apprêtent à descendre au dixième rang mondial. Un niveau historiquement bas qui n’incite guère à se friser les moustaches.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Montpellier et Toulouse l’ont également emporté, samedi, lors de la 24ème journée du championnat.
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Ligue 1 : Saint-Etienne et Bordeaux s’imposent

Montpellier et Toulouse l’ont également emporté, samedi, lors de la 24ème journée du championnat.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 22h10
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 08h08
   





                        



   


Deuxième victoire d’affilée pour Saint-Etienne
Après s’être renforcé lors du mercato hivernal, Saint-Etienne a arraché une deuxième victoire consécutive en Ligue 1 en battant (2-0) Amiens, samedi 3 février, lors de la 24ème journée de Ligue 1, au Stade de la Licorne. Les Stéphanois l’ont emporté grâce à des buts inscrits par Rémy Cabella et par l’une de ses nouvelles recrues, le défenseur droit Mathieu Debuchy. L’équipe entraînée par Jean-Louis Gasset remonte au onzième rang en Ligue 1.
« L’effet Poyet » à Bordeaux?
Pour son deuxième match aux commandes de Bordeaux, l’entraîneur uruguayen Gustavo Poyet a décroché une deuxième victoire (2-0) sur la pelouse de Strasbourg. Les Girondins se sont imposés grâce à des buts de Younousse Sankharé et de Gaëtan Laborde. Avec ce succès, ils remontent à la hutième place au classement.
Une vingtaine de supporters bordelais, interdits de déplacement par arrêté préfectoral, avaient fait samedi leur apparition dans les tribunes de La Meinau à Strasbourg lors du match comptant pour la 24e journée de Ligue 1, avant d’être évacués dans le calme, a-t-on appris auprès du club alsacien. « Quelque 25 supporters bordelais ont été évacués des tribunes par des stadiers, appuyés par les CRS car ils n’avaient pas à être là. Tout s’est fait dans le calme et il n’y a pas eu d’échauffourée », a expliqué à l’AFP Romain Giraud, secrétaire général du club alsacien.
La veille, le site du club avait mis en vente les places du virage Nord-Est de La Meinau, habituellement réservé aux supporters visiteurs, en raison de l’interdiction de déplacement des supporters bordelais par la LFP et la préfecture.
Montpellier bat Angers
Dans son stade, Montpellier s’est imposé (2-1) face à Angers. Karl Toko Ekambi a ouvert le score pour le SCO sur penalty mais les Héraultais l’ont emporté grâce à des buts inscrits par Paul Lasne et Isaac Mbenza. Après son succès, l’équipe entraînée par Michel Der Zakarian est classée sixième de Ligue 1.
Victoire précieuse de Toulouse
Le Toulouse football club (TFC) s’est imposé pour la deuxième fois d’affilée depuis le limogeage de son entraîneur Pascal Dupraz et son remplacement par son adjoint Mickaël Debève. Le TFC a battu (1-0) Nice grâce à un but inscrit par Max-Alain Gradel. Toulouse remonte à la quinzième place au classement. Les Violets ont donc fait le plein avant de recevoir le PSG dans une semaine. Côté niçois, il s’agit d’une deuxième contre-performance de suite face à un mal-classé, après la défaite à Metz (2-1). L’OGCN recule au 7e rang.
Dimanche, la 24ème journée de Ligue se poursuit avec trois rencontres au programme. A 15h, le Stade Rennais reçoit Guingamp. A 17h, Caen affronte Nantes. Et enfin, Monaco défie l’Olympique lyonnais (à 21h) lors du choc comptant pour la deuxième place. En match en retard, Troyes recevra Dijon, mardi 20 février.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le nouveau sélectionneur de l’équipe de France s’est incliné (13-15) contre l’Irlande, samedi, en ouverture du Tournoi des six nations.
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Tournoi des six nations : cruelle défaite pour le XV de France

Le nouveau sélectionneur de l’équipe de France s’est incliné (13-15) contre l’Irlande, samedi, en ouverture du Tournoi des six nations.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 21h27
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 22h11
   





                        



   


Cruel. Le XV de France a été battu à la dernière seconde par l’Irlande (13-15), sur un drop de Jonathan Sexton, pour les débuts du nouveau sélectionneur Jacques Brunel, samedi en ouverture du Tournoi des six nations au Stade de France.
L’enceinte de Saint-Denis a pourtant bien cru voir les Bleus remporter une victoire qui les fuyait depuis 322 jours, et un succès arraché face au pays de Galles le 18 mars 2017 (20-18) en clôture du Tournoi-2017. D’abord quand Teddy Thomas, d’un exploit personnel rappelant ces débuts tonitruants sous le maillot tricolore, à l’automne 2014, a permis au XV de France, à la 72e minute, de passer devant 13 à 12.
L’ailier du Racing 92, servi par Antoine Dupont petit côté à près de quarante mètres de l’en-but irlandais, a ainsi slalomé entre plusieurs défenseurs pour aller aplatir sous les vivats d’un public en folie. Puis quand la mêlée bleue a obtenu une pénalité dans les 22 mètres irlandais qui aurait mis les Bleus à l’abri d’un coup de pied (77).
Las. Anthony Belleau, entré à l’ouverture à la 30e minute à la place de Matthieu Jalibert, blessé au genou gauche pour sa première sélection, a manqué la mire. Résultat au bout : 41 temps de jeu imposés par le XV du Trèfle pour mettre Sexton dans un fauteuil et lui permettre d’inscrire le drop de la gagne, dans l’axe à trente mètres des perches françaises.
Un XV de France au vécu moindre
Le symbole de la maîtrise collective irlandaise face à un XV de France plus inexpérimenté et au vécu moindre, avec seulement quinze jours de préparation et un encadrement constitué à la va-vite autour de Brunel après l’éviction de Guy Novès le 27 décembre. La série d’insuccès entamée sous Novès s’est donc poursuivie avec Brunel : sixième défaite et un nul sur les sept dernières rencontres, qui place les Bleus d’emblée en difficulté pour la suite du Tournoi et le déplacement en Ecosse dimanche prochain. Suivra la réception de l’Italie (23 février), de l’Angleterre (10 mars), avant un dernier rendez-vous au pays de Galles (17 mars).
La faute, outre ce drop de Sexton, à une trop grande indiscipline : 10 pénalités concédées, dont certaines évitables, qui ont permis à Sexton de creuser l’écart, avant l’essai de Thomas. Celle de Sébastien Vahaamahina (39) a ainsi permis aux Irlandais de mener 9 à 3 à la mi-temps, et celle de Henry Chavancy de porter la marque à 12 à 3 en début de seconde période (47).
A force de défendre, les Bleus se sont inévitablement exposés aux fautes. Car ils ont mis du cœur à l’ouvrage, beaucoup même, comme promis, pour pallier leur temps de préparation réduit.
224 plaquages réalisés
Ils ont ainsi bataillé avec férocité dans les regroupements et en montant de façon agressive en défense pour empêcher le XV du Trèfle de gagner la ligne d’avantage, dans le sillage de leur capitaine Guilhem Guirado, leader de combat.
Avec 224 plaquages réalisés, le triple du XV de Trèfle, pour un taux de possession et d’occupation dépassant à peine les 30 %, les Français n’ont fait que défendre. Et en attaque, hormis sur l’exploit personnel de Thomas, ils ne sont jamais parvenus à déstabiliser le rideau défensif adverse.
Leurs trois premières possessions ont symbolisé leur stérilité offensive : Yacouba Camara a été poussé en touche sur la première, ils ont reculé d’une trentaine de mètres sur la deuxième, puis d’à peine moins sur la suivante.
Reste comme motif d’espoir cette débauche d’énergie déployée en défense, cette solidarité affichée, cette volonté de ne jamais renoncer. Des qualités insuffisantes pour l’emporter déjà affichées sous le mandat du prédécesseur de Brunel.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le club de la capitale a battu (3-0) le Losc, samedi, lors de la 24ème journée de Ligue 1.
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Football : le PSG surclasse Lille

Le club de la capitale a battu (3-0) le Losc, samedi, lors de la 24ème journée de Ligue 1.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 19h12
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 15h48
   





                        



   


A onze jours du déplacement sur la pelouse du Real Madrid, en huitièmes de finale aller de Ligue des champions, le Paris-Saint-Germain a déroulé, samedi, face à Lille, lors de la 24 ème journée de Ligue 1. Victorieux (3-0) du Losc, le club de la capitale creuse son avance en tête du championnat. Le PSG compte temporairement onze points d’avance sur son dauphin marseillais, vainqueur (6-3) de Metz vendredi.
Au Stade Pierre-Mauroy de Villeneuve d’Ascq, Neymar et consorts ont surtout remporté un vingtième succès en vingt-quatre matchs. Face à des Dogues très robustes, le PSG a fait la différence avec un premier but de l’arrière gauche Berchiche. Ce dernier a profité d’un écran involontaire de l’Uruguayen Edinson Cavani, au grand dam des Lillois, juste avant la pause.
Impressionnants, les joueurs d’Unai Emery se sont mis à l’abri grâce à un coup franc somptueux de Neymar (77e minute) puis un lob subtil de l’Argentin Giovani Lo Celso. Les Lillois ont longtemps tenu face aux assauts parisiens. Les joueurs de Christophe Galtier n’ont pas semblé perturbés par les révélations sur leur club, déjà interdit de recrutement cet hiver en raison du flou régnant sur sa situation financière et qui a même été rétrogradé en Ligue 2 à titre conservatoire, selon le quotidien L’Equipe de samedi.
La veille, le même journal révélait déjà que l’ancien entraîneur du Losc Marcelo Bielsa avait assigné le club non seulement aux prud’hommes, pour protester contre son licenciement, mais aussi devant le Tribunal de commerce, afin de toucher tous les salaires restants dus jusqu’à la fin de son contrat (juin 2019).  
Complicité entre Neymar et Cavani
« Le LOSC a assumé certains écueils, a assumé les mesures d’encadrement prises à son encontre par la DNCG, autant qu’il a assumé des choix sportifs et financiers forts à l’occasion du dernier mercato », a écrit le club nordiste en réaction samedi, promettant qu’il « retrouvera une situation parfaitement normale » en juin. En attendant, « priorité au sportif », pour un club qui reste 17e de Ligue 1, avec deux petits points d’avance seulement sur le premier relégable.
Pour le PSG, la soirée est quasi idéale avec notamment une discussion apaisée et souriante entre Neymar et Cavani, pour savoir lequel allait tirer un coup-franc bien placé. « Edi » l’a laissé à Neymar, qui fêtera dimanche son anniversaire à Paris, et le Brésilien s’est offert un cadeau en avance en expédiant le ballon au fond des filets.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ La paire Mahut-Herbert a remporté le double, samedi, lors du premier tour de la Coupe Davis.
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Tennis : la France mène 2-1 face aux Pays-Bas

La paire Mahut-Herbert a remporté le double, samedi, lors du premier tour de la Coupe Davis.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 20h14
   





                        



   


Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert ont placé la France ont remporté le double en quatre sets face aux Néerlandais Robin Haase et Jean-Julien Rojer (7-6 (8/6), 6-3, 6-7 (3/7), 7-6 (7/2)), samedi à Albertville, lors du premier tour de la Coupe Davis.
Les Français, tenants du titre, ont pris l’avantage (2-1) et compteront très probablement sur Adrian Mannarino pour sceller la qualification dimanche face à Robin Haase, à moins que Lucas Pouille, blessé au cou, ne soit rétabli à temps.
Pour le double, le capitaine Yannick Noah avait misé sur le vétéran Mahut, 36 ans, dont il avait pourtant brisé le rêve en l’écartant au dernier moment de la finale contre les Belges en novembre.
Alors qu’il s’était alors entraîné toute la semaine aux côtés de Julien Benneteau, Mahut avait été éjecté tout comme le Bressan. Noah avait alors opté pour un duo expérimental, composé de Herbert et Gasquet, qui avait apporté le point du double le samedi. Le coup avait été rude pour Mahut et Benneteau. Lors des hymnes, le second avait fondu en larmes dans les bras du premier.
Mahut, le « bon soldat »
Alors que « Bennet » n’a pas été retenu par Noah en Savoie, Mahut, sélectionné lui, aurait pu choisir de tout plaquer après cette cruelle désillusion. « Il a fallu que je digère cette non-sélection (pour la finale) », expliquait l’Angevin jeudi.
Pour ce bon soldat, l’attachement au maillot bleu a été plus fort que tout. « A partir du moment où je suis joueur professionnel, je reste à la disposition de l’équipe de France. Mon discours n’a pas changé et ne changera jamais », précisait l’ancien N.1 mondial du double, qui a néanmoins mis « plus de temps pour retrouver la motivation » que d’habitude.
Arrivé « pas totalement prêt » à l’Open d’Australie, il avait chuté dès le deuxième tour en double le 20 janvier aux côtés de Herbert, son partenaire attitré sur le circuit. A Albertville, les acolytes ont vite retrouvé leurs automatismes. « Avec Nicolas, on se connaît parfaitement », rappelait Herbert qui avait failli ne pas jouer la finale à Villeneuve-d’Ascq.
Mahut avait dû remotiver son partenaire, gêné par un lumbago, pour qu’il poursuive la préparation. Finalement, c’est lui qui avait été sélectionné! « Cela a été une semaine forte en émotion. Aujourd’hui, Nicolas n’a rien à me reprocher et je n’ai rien à reprocher à Nicolas », assurait l’Alsacien, qui a tenu le choc au service dans les moments cruciaux de la première manche samedi.
3h22 de combat
Il a fallu écarter trois balles de set avant de faire plier le puissant Haase et Rojer, l’un des meilleurs spécialistes du double, qui a pointé au 3e rang mondial en 2015, l’année de son titre à Wimbledon, et s’est offert aussi l’US Open l’an passé. En Coupe Davis, le tandem batave n’avait perdu que deux des dix rencontres disputées ensemble depuis 2012. Cette année-là, il avait même obtenu son plus grand succès contre Roger Federer et Stan Wawrinka.
A la Halle olympique, Rojer et Haase, menés 2-0, ont entamé une remontée et ont même servi pour recoller à 2 manches partout. Mais les Français ont eu la bonne réaction quand il le fallait. Comme un symbole, Mahut a clos les débats d’un service gagnant après 3h22 de combat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Pour le premier match de Jacques Brunel comme sélectionneur, le XV de France a été battu par l’Irlande (13-15) d’un drop dans les ultimes instants.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ La capitale du jeu, qui veut organiser le Super Bowl de 2024 ou 2025, bâtit la plus chère des enceintes, financée à 40  % par de l’argent public. Avec une rentabilité incertaine.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/02/2018
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Football américain : Las Vegas s’offre un stade à 2 milliards de dollars

La capitale du jeu, qui veut organiser le Super Bowl de 2024 ou 2025, bâtit la plus chère des enceintes, financée à 40  % par de l’argent public. Avec une rentabilité incertaine.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 11h31
    |

            Grégoire Allix (Las Vegas (Nevada), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Dimanche 4 février, le 52e Super Bowl, la finale du championnat des Etats-Unis de football américain, opposera les Patriots de la Nouvelle-Angleterre aux Eagles de Philadelphie, sous le toit de verre de l’US Bank Stadium de Minneapolis (Minnesota). A 2 000 kilomètres de là, dans le Nevada, une autre ville se prépare déjà à organiser le Super Bowl en 2024 ou en 2025 : Las Vegas. La capitale du jeu n’a encore ni stade ni équipe. Mais « Sin City », la ville du péché, est prête à toutes les démesures. Ses dirigeants ont entrepris de bâtir le stade le plus cher de l’histoire – près de 2 milliards de dollars (1,6 milliard d’euros) – pour attirer dans le désert une équipe de la National Football League (NFL), les Raiders, aujourd’hui installée à Oakland (Californie).

A l’extrémité sud de l’avenue des casinos, le touristique Strip, de l’autre côté de l’autoroute qui longe le gigantesque hôtel-casino Mandalay Bay, les engins de terrassement nivellent le sol sur une parcelle de 25 hectares. Les Raiders sont censés jouer ici leur première saison en 2020, dans une enceinte couverte et climatisée de 65 000 places, carénée de noir comme une voiture de course, dotée d’une immense baie coulissante ouvrant sur le Strip et la pyramide de l’hôtel Luxor.
Longtemps, la crainte des matchs truqués a incité les ligues sportives à refuser l’implantation d’équipes à Las Vegas, dans l’un des rares Etats autorisant les paris sportifs. Le climat a changé, et la Cour suprême doit se prononcer cette année sur la légalisation des paris sportifs partout aux Etats-Unis. Pour certains observateurs, ce stade reste une hérésie. « C’est le pire deal qu’une ville ait jamais conclu avec une équipe », estime Roger Noll, professeur émérite d’économie à l’université de Stanford (Californie), spécialiste de l’économie du sport. Pas seulement parce qu’une dépense pareille pour seulement dix matchs par an à domicile peut sembler un brin exagérée.
« Les casinos...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Depuis deux ans, les audiences de la saison régulière ont reculé de 13%. Conséquence, les recettes publicitaires ont reculé de 1,2 %.
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Le football américain fait moins recette à la télévision

Depuis deux ans, les audiences de la saison régulière ont reculé de 13%. Conséquence, les recettes publicitaires ont reculé de 1,2 %.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 07h05
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        


Plus de 110 millions de téléspectateurs étaient attendus, dimanche 4 février, devant le Super Bowl. Comme chaque année, la finale de la National Football League (NFL) caracolera en tête du palmarès des meilleures audiences aux Etats-Unis. Cette performance cache cependant une réalité beaucoup moins radieuse : depuis deux ans, le richissime championnat de football américain (14 milliards de dollars de chiffre d’affaires, soit 11,25 milliards d’euros, dont la moitié en droits télé) fait moins recette à la télévision.

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Lors de la saison régulière, qui s’est déroulée entre septembre et décembre 2017, les audiences ont reculé de 13 % en moyenne, selon les chiffres collectés par Michael Nathanson, analyste chez MoffettNathanson. Elles avaient déjà reculé de 9 % la saison dernière. La situation ne s’est pas améliorée pendant les phases finales, avec des chiffres en baisse de 12 % à 20 %.
En 2016, la NFL avait mis en avant l’impact de l’élection présidentielle américaine, qui avait capté l’intérêt des téléspectateurs au profit des chaînes d’information. « Les mauvais chiffres de 2016 n’étaient pas une anomalie », rétorque M. Nathanson, qui avait pourtant anticipé un rebond cette saison. « La NFL traverse un déclin structurel de son audimat », estime-t-il désormais.
Le championnat peine à rajeunir son public
Le championnat peine notamment à rajeunir son public. Plutôt que passer trois heures devant leur télévision, les nouvelles générations préfèrent suivre l’évolution des rencontres et regarder les meilleures actions sur les réseaux sociaux ou sur YouTube. Autre explication : la saturation de l’offre, avec des matchs professionnels ou universitaires diffusés du jeudi au lundi. D’autres avancent le boycottage provoqué par le mouvement de protestation de certains joueurs qui mettent le genou à terre lors de l’hymne national. Et alimenté par Donald Trump.
Conséquence, les recettes publicitaires ont reculé de 1,2 % pendant la saison régulière, selon les estimations du cabinet Standard Media Index (SMI). « Malgré la chute des audiences, les prix sont restés élevés et la demande importante », nuance James Fennessy, directeur de SMI. Dans un contexte difficile pour la télévision, la NFL est en effet toujours attractive pour les annonceurs.
Pour autant, « les mauvaises performances des deux dernières saisons vont changer les règles du jeu pour les prochaines renégociations des droits », prévient M. Nathanson. Le contrat le plus important n’expire qu’en 2022. Le temps pour la NFL de redresser la barre. Et de profiter, espère-t-elle, de l’intérêt grandissant de Facebook, Amazon ou Twitter pour les retransmissions sportives.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le club parisien, qui affronte Lille ce samedi en championnat, n’a cédé qu’un joueur lors du marché des transferts d’hiver alors qu’il fait l’objet d’une enquête des experts du fair-play financier.
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Football : le PSG, piètre vendeur lors du mercato hivernal

Le club parisien, qui affronte Lille ce samedi en championnat, n’a cédé qu’un joueur lors du marché des transferts d’hiver alors qu’il fait l’objet d’une enquête des experts du fair-play financier.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 17h12
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Plus les heures s’écoulaient et plus la question devenait pressante : quels joueurs le Paris-Saint-Germain allait-il vendre avant le terme du marché des transferts d’hiver, mercredi 31 janvier à minuit ? En principe, ce mercato devait permettre au club de la capitale- qui affronte Lille, samedi, lors de la 24 ème journée de Ligue 1- de céder plusieurs éléments afin de dégager des revenus substantiels. Le PSG doit en effet générer 75 millions d’euros d’ici la clôture de ses comptes, le 30 juin, afin d’échapper à une sanction dans le cadre du fair-play financier (FPF), ce mécanisme lancé par l’Union des associations européennes de football (UEFA) en 2011, et en vertu duquel les équipes continentales ne doivent dépenser plus qu’elles ne gagnent.
Déjà pénalisé en 2014, le PSG fait l’objet, depuis septembre 2017, d’une enquête diligentée par l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC). Et la gestion du mercato hivernal par les dirigeants parisiens était un « élément déterminant » aux yeux des experts du FPF. « Il est clair que le PSG enverrait un bon signe s’il affichait un solde positif après ses activités de janvier », souligne une source proche de l’enquête de l’ICFC.
Le PSG n’a cédé que Lucas
Mais force est de constater que le club parisien ne s’est guère distingué sur le plan des ventes. Il n’a cédé qu’un seul joueur, le Brésilien Lucas, recruté 40 millions d’euros en 2012. Lassé de croupir sur le banc des remplaçants voire dans les tribunes du Parc des Princes, l’ailier s’est engagé, à quelques heures du terme du mercato, jusqu’en 2023 avec le club londonien de Tottenham, contre 28 millions d’euros (hors bonus).
Quant au Portugais Gonçalo Guedes, acheté à Benfica en janvier 2017 (30 millions d’euros), il ne devrait pas être vendu avant juin à l’équipe de Valence, à laquelle il est prêté depuis septembre. Parmi les joueurs susceptibles de quitter le paquebot parisien cet hiver, les Argentins Angel Di Maria et Javier Pastore ont, eux, choisi de rester dans la capitale.
S’il a alourdi sa masse salariale, le PSG n’a en revanche pas versé d’indemnités de transferts en recrutant le milieu international français Lassana Diarra, 32 ans, libre depuis la résiliation de son contrat avec Al-Jazira (Emirats arabes unis). Une donnée qui pourrait compter dans le cadre de la procédure ouverte par l’ICFC.
Les enquêteurs ont déjà passé à la loupe le transfert record du Brésilien Neymar, acheté en août 2017 contre 222 millions d’euros au FC Barcelone, et le prêt avec option d’achat par Monaco de Kylian Mbappé (145 millions d’euros + 35 millions d’euros de bonus). Les experts du FPF n’ont rien trouvé à redire quant à ces deux transactions.
En revanche, selon un proche de l’enquête, l’ICFC se penche actuellement « sur les valeurs et montants des contrats de sponsoring » (notamment avec la Qatar National Bank, Ooredoo, l’opérateur de téléphonie qatari) du PSG. Et ce alors que les revenus du club ont baissé de 35 millions d’euros au terme de l’exercice 2016-2017 (486 millions), d’après le classement annuel de la Football Money League, établi par le cabinet d’audit Deloitte.
Les experts du FPF se focalisent sur le contrat d’image mirobolant (175 millions d’euros par saison) scellé, en août 2016, par le fonds Qatar Sports Investments, propriétaire du PSG depuis 2011, avec l’Autorité du tourisme du Qatar (QTA). En 2014, le précédent partenariat (200 millions d’euros par saison) avec QTA avait été décoté de moitié par l’UEFA.
« Fair-play financier 2.0 »
« Nous nous donnons entre six à sept semaines pour vérifier les comptes, budgets, montants des contrats avant de rendre nos conclusions et les échanger, les confronter avec les chiffres du PSG, qui collabore de manière exemplaire, souffle une source proche de l’enquête. Nous n’excluons pas d’auditionner de nouveau les dirigeants du club. » Les experts du FPF peuvent décider de « classer l’affaire sans suite » mais, en cas de sanctions, celles-ci pourraient aller du blâme à « l’exclusion de compétitions futures, le retrait d’un titre ou d’une récompense ».
Selon nos informations, le PSG figure parmi les clubs conviés à participer à un groupe de travail qui planche sur la refonte du mécanisme du FPF. Ce projet baptisé « Fair-play financier 2.0 » sera voté le 24 mai, lors d’une réunion du comité exécutif de l’UEFA, et appliqué dès la saison prochaine. La réforme phare consisterait à plafonner à 100 millions d’euros le déficit de la balance entre les achats et les ventes de joueurs au cours d’une saison.
« C’est dans la lignée de ce qu’a annoncé le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, indique-t-on à Nyon, au siège de la Confédération européenne. On tend vers un raffermissement des règles. » Très dépensiers sur le marché des transferts, les dirigeants du PSG sont donc prévenus : ils devront vendre mieux, et plus, pour acheter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le Comité international olympique a réintégré samedi les athlètes russes initialement suspendus à vie mais blanchis jeudi par le Tribunal arbitral du sport.
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Treize sportifs russes réintégrés aux Jeux olympiques d’hiver 2018

Le Comité international olympique a réintégré samedi les athlètes russes initialement suspendus à vie mais blanchis jeudi par le Tribunal arbitral du sport.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 12h09
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 10h36
   





                        



   


Treize sportifs russes et deux entraîneurs, bannis pour dopage puis blanchis jeudi par le Tribunal arbitral du sport (TAS), pourront participer aux Jeux olympiques 2018 de Pyeongchang (Corée du Sud), a annoncé le Comité international olympique (CIO), samedi 3 février.
A six jours de l’ouverture du rendez-vous coréen (9 au 25 février), ces 15 cas vont désormais être examinés par un panel du CIO présidé par Valérie Fourneyron, ancienne ministre des sports française. Ils complèteront l’effectif des 169 Russes déjà admis à participer aux Jeux sous une bannière olympique.
Sanctions levées pour 28 athlètes
Jeudi, le TAS a levé totalement les sanctions et suspensions à vie infligées par le CIO pour 28 sportifs russes, en raison de leur implication présumée dans un système de dopage d’Etat mis en place par la Russie et qui vaut au pays d’être suspendu des JO d’hiver. Sur ces 28 sportifs, seuls 15, dont deux entraîneurs, sont autorisés à participer, les autres étant soit retraités soit ne remplissant pas les conditions, selon une source proche du dossier.
Une commission de discipline du CIO avait suspendu à vie 43 sportifs russes, dont 42 ont fait appel devant le TAS. Sur ces 42, 28 ont vu leurs sanctions totalement levées. Pour 11 autres, le TAS a levé la suspension à vie, mais maintenu la suspension pour les JO de Pyeongchang.

   



        Lire aussi :
         

                JO d’hiver 2018 : le programme complet des épreuves


En raison d’un système de dopage institutionnalisé mis en lumière par un rapport de l’Agence mondiale antidopage, le CIO a suspendu la Russie pour les JO d’hiver. Seuls 169 Russes « propres » sont pour le moment admis à y participer mais sous drapeau olympique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Extrêmement populaire chez nos voisins belges, le cyclo-cross reste méconnu en France. Présentation d’une discipline spectaculaire, avant le championnat du monde, dimanche 4 février.
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Le cyclo-cross, une spécialité belge

Extrêmement populaire chez nos voisins belges, le cyclo-cross reste méconnu en France. Présentation d’une discipline spectaculaire, avant le championnat du monde, dimanche 4 février.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 12h00
    |

                            Youmni Kezzouf








                        



   


D’octobre à février, alors que la plupart des cyclistes préparent bien au chaud la prochaine saison, d’autres sortent du bois : les cyclocrossmen. Le cyclo-cross se nourrit d’embûches et de souffrance. C’est ce qui fait le sel de cette discipline, reine dans les Flandres. Une heure de course sur un circuit de quelques kilomètres, entre côtes courtes mais raides, où le porté de vélo est nécessaire, et descentes boueuses qui défient l’équilibre des concurrents. Tous les week-ends d’automne et d’hiver, les coureurs arpentent le Benelux pour affronter un parcours différent. A chaque course ses obstacles, mais il reste des incontournables : un terrain difficile et souvent boueux, des dénivelés importants, des supporteurs flamands endiablés au bord du circuit, dans une odeur tenace de bière blonde, de frites et de sous-bois.
L’effort demandé sur un parcours est bref. Pas de longue descente pour se reposer après avoir gravi un col. Une heure, à bloc, tout le temps. Pour Frédéric Grappe, directeur de la performance des routiers de l’équipe FDJ, « les coureurs sont de gros moteurs, ils ont de grosses VO2 Max. Des vrais rouleaux compresseurs. » Les jambes en feu, l’esprit aiguisé, sur des terrains particulièrement accidentés, entre boue, racines et arbres, la concentration doit être maximale. « Ce sont des gens qui ont une très grande finesse perceptive. Ils vont ressentir des choses sur chaque coup de pédale », précise l’entraîneur.

Sport viscéralement flamand, extrêmement populaire de l’autre côté des Ardennes, le cyclo-cross est pourtant né en France. Son histoire est jalonnée de grands noms du cyclisme sur route, passés par la discipline avec brio. Au panthéon du cyclo-cross, on trouve Géo Lefèvre, cocréateur du Tour de France mais également, en 1903, du premier « cyclo-cross pédestre ». La légende raconte qu’il se serait inspiré de déplacements des soldats de la guerre franco-prussienne de 1870, obligés de passer par des chemins de traverse, vélo sur le dos et bottes dans la boue. Chasse gardée des Français pendant longtemps, la discipline traverse la frontière pour ensuite connaître une longue domination flamande : difficile désormais pour les tricolores, comme Francis Mourey ou Clément Venturini, de rivaliser avec les meilleurs.
« Ça fait partie de notre code génétique  »
En Belgique dans la province d’Anvers, la ville de Lille, que le reporteur inattentif peut confondre avec son homologue française (Rijsel en flamand), affiche sa fierté. Chaque pancarte dressée le long de la rue principale célèbre les exploits de l’enfant du pays, Wout van Aert. Originaire de la région, Guy van den Langenbergh est journaliste pour le quotidien flamand Het Nieuwsblad depuis douze ans. Il suit toutes les courses de la saison et pour lui la passion belge est culturelle. « Dans les Flandres, le vélo est populaire. C’est plus qu’un sport, ça fait partie de notre religion, de notre code génétique. » Et si les Flandres sont le pays du vélo, Lille en est la capitale. La ville compte 16 000 habitants et quatre champions du monde de cyclo-cross.
Ici, la discipline est un rituel. Ceux qui ne vont pas sur les circuits se réunissent dans l’un des deux bars qui se font face, sur la place de l’Eglise. L’un est le quartier général des supporteurs de Sanne Cant, championne du monde chez les femmes ; l’autre de ceux de Wout van Aert, 23 ans et déjà double champion chez les hommes. Les photos du champion dominent le comptoir, à côté duquel trône la pièce maîtresse du lieu : une statue cartonnée du coureur belge, taille réelle.
C’est ici que Gilberte Geysen a ses habitudes. La sexagénaire habite à Lille depuis toujours. Elle l’affirme comme une évidence : « Tout le monde ici est fan. Tout le monde ne se déplace pas sur le circuit, mais tout le monde est fan. » Le sourire aux lèvres et une note de nostalgie dans la voix, elle se souvient du temps où sa passion a commencé, avec Paul Herijgers. En 1994, le cyclocrossman est sacré champion du monde à Coxyde, sur la côte belge. Le premier champion du monde de Lille, où il vit encore aujourd’hui. « Je l’ai rencontré il y a trente-sept ans, je faisais partie de ses mécaniciens. Tout n’était pas aussi professionnel à l’époque, raconte Gilberte Geysen. Nous sommes allés en Allemagne, en Italie, en Suisse, en France, en Angleterre… Le tout dans le vieux van de mes parents, avec juste un matelas sur lequel dormir et trois vélos. »
Une domination belge
Au-delà de Lille, toute la Belgique peut s’enorgueillir des titres de ses cyclocrossmen. Avec Wout van Aert, c’est la 29e fois qu’un Belge est sacré en soixante-huit Championnats du monde. Eric De Vlaeminck le premier, en 1966, sera couronné sept fois au total. En 1975, c’est au tour de son petit frère Roger, « Monsieur Paris-Roubaix », plus connu pour ses exploits sur route. Tous ont contribué à faire de la Belgique la nation reine de la discipline : sur les vingt derniers champions du monde de cyclo-cross, quatorze sont Belges.

   


Michel Wuyts commente la discipline pour la télévision belge depuis vingt-trois ans. Entre deux courses, le journaliste se souvient : « En 1998, on a pris la décision de retransmettre en direct la course à la télévision. Et ça été populaire tout de suite. » Cette année-là, les Belges Mario De Clercq et Erwin Vervecken sont médaillés d’or et d’argent aux Championnats du monde. Depuis, les audiences atteignent régulièrement un million et demi de téléspectateurs, et les compétitions féminines ont déjà rassemblé plus d’un million de passionnés devant leur écran.
« Les Belges aiment voir des êtres humains dans la boue donner tout ce qu’ils ont, pendant qu’eux sont bien au chaud dans leur appartement », s’amuse Michel Wuyts. Et, selon son confrère Guy van den Langenbergh, « c’est un sport très compact, ça ne dure qu’une heure et il se passe toujours quelque chose. Alors qu’une étape du Tour de France, ça prend trois ou quatre heures d’émission durant lesquelles il ne se passe rien sauf dans les vingt derniers kilomètres. Le cyclo-cross, c’est la formule parfaite. »

   


Ces derniers temps, le petit monde du cyclo-cross n’a qu’un nom à la bouche : Mathieu van der Poel. Petit prodige de la discipline, le plus belge des Néerlandais a tout pour plaire. Devenu en 2015, à seulement 20 ans et 12 jours, le plus jeune champion du monde de cyclo-cross de l’histoire, van der Poel est un phénomène. Ses duels avec Wout van Aert, de trois mois son aîné, ont rythmé les deux dernières saisons. Mais cette année van der Poel, qui est né et a grandi en Belgique, domine largement son rival. Il a remporté haut la main sept des neuf manches de Coupe du monde et semble imbattable.
Alors qu’on lui promet un avenir brillant sur la route et qu’on le compare à Peter Sagan, le Néerlandais peut compter sur des conseils de qualité au moment de basculer vers un cyclisme plus estival. Son père, Adrie van der Poel, fut un bon coureur de classique, vainqueur de Liège-Bastogne-Liège et du Tour des Flandres dans les années 1980, et a même porté le maillot jaune. Quant à son grand-père, Raymond Poulidor, il n’a jamais eu la chance de porter cette tunique. Mais il est tout à fait capable de lui prodiguer de précieux conseils et voit déjà en son petit-fils « un futur excellent coureur à étapes ».




                            


                        

                        

