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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Homme de confiance de Bernard Arnault, spécialiste du droit des affaires, Pierre Godé est mort le 31 janvier à l’âge de 73 ans.
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La mort de Pierre Godé, ancien vice-président de LVMH

Homme de confiance de Bernard Arnault, spécialiste du droit des affaires, Pierre Godé est mort le 31 janvier à l’âge de 73 ans.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 17h11
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Ancien vice-président du groupe LVMH, Pierre Godé est mort le 31 janvier, à l’âge de 73 ans. Né le 4 décembre 1944 à Abbeville (Somme), cet ancien avocat du barreau de Lille, professeur de droit dans la métropole, puis à la faculté de droit de Nice, avait été embauché par Jean Arnault au sein de l’entreprise familiale Ferret-Savinel au début des années 1970. Mais c’est avec son fils, Bernard, entré en 1971 au sein de la société familiale de promotion-construction, que Pierre Godé nouera un tandem redouté. L’entrepreneur le charge de prospecter d’éventuelles reprises de sociétés. Pierre Godé débusque alors Boussac, société très endettée qui détient la maison de couture Christian Dior. Ensemble, en 1984, ils en prennent le contrôle.
L’affaire sera la clé d’entrée de Bernard Arnault dans le monde du luxe. Un an plus tard, Pierre Godé entre aux services des Arnault. Il restera aux côtés de l’homme d’affaires lors de la prise de contrôle de Louis Vuitton-Moët-Hennessy en 1989, puis de l’assaut raté sur Gucci en 1999, et jusqu’en 2014, au lendemain de la bataille financière autour d’Hermès.
« Aux côtés de mon père (…), puis de moi-même, Pierre Godé a été un artisan essentiel de la construction et la croissance du groupe LVMH. Sa vive intelligence et la grande sûreté de son jugement vont manquer à tous ceux qui l’ont connu et apprécié », a déclaré Bernard Arnault, PDG et actionnaire de référence du groupe de luxe, vendredi 2 février. Celui qui siégeait au sein du conseil d’administration du groupe de luxe et de la maison Christian Dior a œuvré dans l’ombre de Bernard Arnault pour mener à bien les rachats successifs du groupe, dont le chiffre d’affaires atteint 42,6 milliards d’euros en 2017.
Chargé des intérêts patrimoniaux de Bernard Arnault
Agrégé de droit à l’âge de 29 ans, auteur de nombreux articles sur le droit des affaires et d’un ouvrage sur les Volontés et manifestations tacites (PUF, 1973), Pierre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Numériser la ville ne suffit pas à la rendre intelligente. Dans une société de la connexion permanente, le big data urbain inquiète les citoyens.
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Transport, santé, sécurité... le grand bazar des données urbaines

Numériser la ville ne suffit pas à la rendre intelligente. Dans une société de la connexion permanente, le big data urbain inquiète les citoyens.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 17h58
    |

            Claire Legros








                        



                                


                            

Les joggers adorent Strava. Cette application d’origine américaine leur permet d’échanger leurs performances et de se retrouver sur les lieux de course en ville, puisque tout le monde est géolocalisé. Un réseau social du footing, avec cartes à l’appui, pour aider les collectivités à repérer les aménagements nécessaires aux pratiques sportives dans la ville. Seul problème, dévoilé le 27 janvier par un étudiant en sécurité internationale : on peut aussi y repérer les parcours des militaires qui font du sport près de leur base, au Mali ou en Afghanistan, ce qui n’est pas vraiment du goût des généraux.

Bienvenue dans le grand bazar des données urbaines. Issu des multiples capteurs disséminés dans nos véhicules, nos appartements et jusqu’au fond de nos poches avec nos smartphones, le déluge ininterrompu de données refonde les villes en profondeur. En échange de services de plus en plus efficaces, acteurs publics et privés amassent des informations sur nos trajets et habitudes.
Alors que responsables politiques et entreprises plébiscitent l’avènement des cités numériques, les habitants restent méfiants
Certains y voient la promesse réjouissante d’un trafic plus fluide, d’un habitat économe en énergie, d’une transparence des marchés publics, de relations plus étroites entre membres d’une communauté – comme les adeptes du jogging… Pour d’autres, c’est le cauchemar de cités panoptiques, façon Big Brother, qui est en train de se concrétiser.
Aucun secteur n’échappe à cette transformation radicale : consommation d’eau et d’énergie, mobilité, commerce, santé, sécurité… Mais numériser la ville ne suffit pas à la rendre intelligente. Dans une société de la connexion permanente, le big data urbain représente aussi une source d’inquiétudes. Alors que responsables politiques et entreprises plébiscitent l’avènement des cités numériques, les habitants restent méfiants, comme l’a montré une enquête, publiée en novembre 2017, de l’Observatoire société...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le géant du Web a fait de la ville canadienne un laboratoire géant. Mais l’énorme collecte de données personnelles permettant de comprendre le fonctionnement de l’agglomération n’est pas sans susciter des craintes de dérapages liés au respect de la vie privée.
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Google invente avec prudence la cité du futur à Toronto

Le géant du Web a fait de la ville canadienne un laboratoire géant. Mais l’énorme collecte de données personnelles permettant de comprendre le fonctionnement de l’agglomération n’est pas sans susciter des craintes de dérapages liés au respect de la vie privée.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 17h00
    |

                            Olivier Mougeot (Québec, correspondance)








                        



                                


                            
A Toronto, Google veut créer la ville du futur. Depuis octobre 2017, ­Sidewalk Labs, entreprise sœur de la firme américaine, participe à la revitalisation d’un quartier de 50 000 m2 sur les rives du lac Ontario. Le projet n’en est qu’à ses balbutiements et doit encore être approuvé au terme d’une consultation d’un an, mais Google a déjà fait savoir qu’elle y déménagera son siège social canadien. Le nouveau quartier, dénommé Quayside, accueillera des appartements, des bureaux et des commerces ; mais surtout, il sera le modèle d’un nouveau type de ville ultra-connectée.
La zone sera tapissée de différents capteurs, comme des caméras, des radars et des appareils de mesure. Les données collectées seront intégrées à un modèle informatique. Combinées à des techniques d’intelligence artificielle, elles permettront de comprendre le fonctionnement de la ville et d’anticiper de futurs changements, de prévoir le trafic après un événement ou bien encore de moduler la taille d’une piste cyclable en fonction du nombre de cyclistes qui y circulent.
En outre, Sidewalk tient à doter chaque utilisateur (riverain ou travailleur du quartier) d’un compte personnel et unique qui lui permettra d’accéder aux différents services en ligne du quartier. Ce compte pourrait servir de moyen de paiement des transports en commun, ou bien encore autoriser l’accès de chez soi à un réparateur.
« Créer quelque chose d’historique »
La collecte de données personnelles est donc au cœur de cet environnement, ce qui n’est pas sans susciter des craintes de dérapages liés au respect de la vie privée. De nombreuses questions demeurent sans réponse : qui va détenir la propriété intellectuelle des données collectées ? La ville de Toronto ou bien Sidewalk ? Qui va pouvoir utiliser ces données ? Et sous quelles conditions ?
Sidewalk a fait savoir que la plate-forme sur laquelle les données seront amassées sera ouverte aux entreprises et aux chercheurs
Sidewalk a bien conscience...




                        

                        


<article-nb="2018/02/04/19-4">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ La cité phocéenne a annoncé, en décembre 2017, la création d’un centre de supervision, inédit dans une grande ville française, qui va recueillir l’ensemble des données publiques disponibles. Mais la mise en place de cet outil sécuritaire pose de nombreuses questions.
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A Marseille, un algorithme pour « anticiper la sécurité »

La cité phocéenne a annoncé, en décembre 2017, la création d’un centre de supervision, inédit dans une grande ville française, qui va recueillir l’ensemble des données publiques disponibles. Mais la mise en place de cet outil sécuritaire pose de nombreuses questions.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 17h00
    |

            Claire Legros








                        



                                


                            
Le premier pilier de la smart city marseillaise sera « un big data de la tranquillité publique », selon Caroline Pozmentier, adjointe au maire déléguée à la sécurité publique. Alors que de nombreuses collectivités en France misent sur les plates-formes de données pour optimiser les déplacements et l’empreinte énergétique urbaine, la ville de Marseille a annoncé en décembre 2017 la création d’un outil d’analyse pour « garantir de manière plus efficace la sécurité et la tranquillité publique des citoyens ».
Ce centre de supervision, inédit dans une grande ville française, devrait recueillir l’ensemble des données publiques disponibles : mains courantes de la police municipale, captations des caméras de surveillance, informations relevées par les marins-pompiers ou les agents des espaces verts… Développé par Engie Ineo, l’outil vise à croiser ces informations avec les données des opérateurs de téléphonie mobile, de transport public et de l’AP-HM (Assistance publique-Hôpitaux de Marseille) pour « aider la police municipale à mieux anticiper la sécurité » lors de grands événements comme des matchs de football ou des manifestations de rue, en croisant les données présentes et passées. « Nous travaillons avec la CNIL [Commission nationale de l’informatique et des libertés] dans le respect strict du référentiel de recommandations que nous appliquons déjà pour notre système de vidéoprotection », assure la mairie.
« Ces systèmes banalisent la société de surveillance »
L’utilisation d’algorithmes s’est généralisée ces dernières années dans la police, notamment dans le cadre des enquêtes pour cibler une personne en croisant les données relatives à un crime. Mais la mise en place d’un tel outil par une municipalité pose de nombreuses questions. Pour Félix Tréguer, membre de La Quadrature du Net, association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet, « même si au début on nous vend des dispositifs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Les importants moyens recherches mise eu œuvre n’ont pas permis de retrouver le PDG de Boardriders Inc., disparu en mer depuis mardi 30 janvier.
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<filnamedate="20180204"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180204"><AAMMJJHH="2018020419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a décidé de démettre le PDG de Radio France, condamné pour favoritisme alors qu’il présidait l’INA.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Mathieu Gallet : « Le CSA a tranché en toute indépendance », assure la ministre de la culture

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a décidé de démettre le PDG de Radio France, condamné pour favoritisme alors qu’il présidait l’INA.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 08h42
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 12h02
   





                        



   


La ministre de la culture, Françoise Nyssen, est revenue, dimanche 4 février dans une interview au Journal du dimanche (JDD), sur la décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), le 31 janvier, de démettre de ses fonctions le PDG de Radio France, Mathieu Gallet, condamné à la mi-janvier en première instance pour favoritisme.
La ministre avait jugé inacceptable le maintien de M. Gallet à la tête du groupe public de radios après sa condamnation. Elle s’était prononcée dans une interview au Monde, avant que le CSA ne rende sa décision sur la question. « Le CSA a tranché en toute indépendance », assure Mme Nyssen, ce qu’avait déjà exprimé le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, jeudi.
« Il a considéré que les conditions n’étaient plus réunies pour que Mathieu Gallet reste à la tête d’une entreprise publique après sa condamnation en première instance. Je ne regrette pas la phrase prononcée. J’ai exprimé une parole politique. Celle que porte une ministre en exercice. Celle qui revient à l’Etat actionnaire. J’ai exprimé l’exigence d’exemplarité absolue à laquelle les dirigeants politiques et les dirigeants d’entreprises publiques doivent se conformer. »
Françoise Nyssen a précisé que le doyen des administrateurs de Radio France assurerait la suppléance à la tête du groupe, le temps que le CSA désigne un nouveau président au terme d’un appel à candidatures.

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Mathieu Gallet a été condamné mi-janvier par le tribunal de Créteil à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende pour des commandes de prestations auprès de sociétés de conseil lorsqu’il présidait l’Institut national de l’audiovisuel (INA). Le dirigeant a réfuté ces accusations et fait appel.

Loi contre les « fake news » : une procédure de référé judiciaire
Dans l’interview de Françoise Nyssen au Journal du dimanche du 4 février, la ministre de la culture annonce que le futur projet de loi sur les fake news, annoncé début janvier par Emmanuel Macron, contraindra les plates-formes à « coopérer avec l’Etat » et comprendra une procédure de référé judiciaire pour suspendre rapidement la diffusion des « fausses nouvelles ».
« Les mesures auxquelles nous travaillons d’ici à mars pour une loi sur “la confiance dans l’information” doivent permettre d’agir très rapidement quand une fausse nouvelle devient virale, particulièrement en période électorale. La loi prévoira des obligations nouvelles pour les plates-formes, qui devront coopérer avec l’Etat et être transparentes sur les contenus sponsorisés. Une procédure de référé judiciaire sera mise en place pour faire cesser rapidement la diffusion d’une fausse nouvelle, lorsque celle-ci est manifeste. S’il y a manquement aux obligations qu’imposera la loi (devoir de coopération, transparence sur les contenus sponsorisés), il y aura des sanctions. »

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La ministre s’est voulue de nouveau rassurante quant au respect de la liberté de la presse, avec un texte qui « protégera contre le risque de censure privée si les plates-formes agissent selon leurs propres règles ». Elle a également annoncé « une action forte en matière d’éducation aux médias », sans plus de détails.






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Le patron de l’enseigne ne veut plus d’opérations comme celle récemment réalisée sur les pots de Nutella, qui avait dégénéré en bousculade.
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Intermarché ne fera plus de promotion à – 70 %

Le patron de l’enseigne ne veut plus d’opérations comme celle récemment réalisée sur les pots de Nutella, qui avait dégénéré en bousculade.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 03h36
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 12h15
   





                        



   


Intermarché ne mènera plus de promotions allant jusqu’à moins 70 %, comme celle réalisée sur les pots de Nutella qui a dégénéré en bousculade, mais ne s’estime pas responsable de tels débordements, a dit son patron au Journal du dimanche (JDD) daté du 4 février.
« Les promotions à – 70 %, nous sommes maintenant dans l’obligation de les arrêter », a dit Thierry Cotillard en référence au projet de loi limitant de telles promotions, présenté mercredi en conseil des ministres après les Etats généraux de l’alimentation.
Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, avait demandé mercredi à l’enseigne de distribution de cesser de telles opérations après les empoignades qui ont suivi cette promotion lancée fin janvier.

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Excuses aux « équipes malmenées »
« Nous en profitons pour présenter à nouveau nos excuses à nos équipes malmenées. Mais ces excès, et l’image qu’ils nous renvoient de notre société, doivent être lus comme révélateurs d’une vraie attente des consommateurs en termes de pouvoir d’achat », a ajouté M. Cotillard.
Conséquence de cette recherche de pouvoir d’achat supplémentaire, le patron d’Intermarché a minimisé la responsabilité de son enseigne dans ces événements. « Nous ne saurions être tenus pour responsables de ce qui est un symptôme », a-t-il dit. « Nous n’avions pas imaginé une telle effervescence. Il y a eu de réels débordements physiques dans une dizaine de magasins, et beaucoup d’incivilités ailleurs », a-t-il ajouté.
M. Cotillard a assuré que l’opération de promotion sur le Nutella « n’a pas été réalisée sans partenariat avec le groupe Ferrero », tout en reconnaissant que c’est Intermarché qui a fixé le prix de vente.
A l’opposé, le fabricant de Nutella s’était désolidarisé de cette opération et avait souligné que « cette promotion a été décidée de manière unilatérale » par Intermarché.
Le gouvernement veut encadrer les promotions
Intermarché va, de son côté, poursuivre de grosses opérations commerciales sur le non-alimentaire, a dit son patron. « Concernant les produits non agricoles ou fortement transformés par les multinationales agroalimentaires, nous continuons à recevoir de leur part des propositions de campagnes de réduction de prix entre 30 et 50 %. Les consommateurs le souhaitent », a-t-il dit.
« La compétitivité des prix reste un impératif. Nous demandons que le plafonnement des promotions soit limité aux produits alimentaires ayant un lien direct avec l’agriculture », a ajouté le patron de l’enseigne.

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                Alimentation : ce que prévoit le gouvernement pour mettre fin à la guerre des prix


Le projet de loi sur l’alimentation présenté mercredi est censé mettre fin à la guerre des prix entre distributeurs, et redonner un peu d’air aux agriculteurs. Il prévoit un « encadrement » des promotions et de relever le seuil de revente à perte (SRP) de 10 %, c’est-à-dire que les produits devront être vendus au moins 10 % au-dessus de leur prix d’achat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ La capitale du jeu, qui veut organiser le Super Bowl de 2024 ou 2025, bâtit la plus chère des enceintes, financée à 40  % par de l’argent public. Avec une rentabilité incertaine.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/02/2018
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Football américain : Las Vegas s’offre un stade à 2 milliards de dollars

La capitale du jeu, qui veut organiser le Super Bowl de 2024 ou 2025, bâtit la plus chère des enceintes, financée à 40  % par de l’argent public. Avec une rentabilité incertaine.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 11h31
    |

            Grégoire Allix (Las Vegas (Nevada), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Dimanche 4 février, le 52e Super Bowl, la finale du championnat des Etats-Unis de football américain, opposera les Patriots de la Nouvelle-Angleterre aux Eagles de Philadelphie, sous le toit de verre de l’US Bank Stadium de Minneapolis (Minnesota). A 2 000 kilomètres de là, dans le Nevada, une autre ville se prépare déjà à organiser le Super Bowl en 2024 ou en 2025 : Las Vegas. La capitale du jeu n’a encore ni stade ni équipe. Mais « Sin City », la ville du péché, est prête à toutes les démesures. Ses dirigeants ont entrepris de bâtir le stade le plus cher de l’histoire – près de 2 milliards de dollars (1,6 milliard d’euros) – pour attirer dans le désert une équipe de la National Football League (NFL), les Raiders, aujourd’hui installée à Oakland (Californie).

A l’extrémité sud de l’avenue des casinos, le touristique Strip, de l’autre côté de l’autoroute qui longe le gigantesque hôtel-casino Mandalay Bay, les engins de terrassement nivellent le sol sur une parcelle de 25 hectares. Les Raiders sont censés jouer ici leur première saison en 2020, dans une enceinte couverte et climatisée de 65 000 places, carénée de noir comme une voiture de course, dotée d’une immense baie coulissante ouvrant sur le Strip et la pyramide de l’hôtel Luxor.
Longtemps, la crainte des matchs truqués a incité les ligues sportives à refuser l’implantation d’équipes à Las Vegas, dans l’un des rares Etats autorisant les paris sportifs. Le climat a changé, et la Cour suprême doit se prononcer cette année sur la légalisation des paris sportifs partout aux Etats-Unis. Pour certains observateurs, ce stade reste une hérésie. « C’est le pire deal qu’une ville ait jamais conclu avec une équipe », estime Roger Noll, professeur émérite d’économie à l’université de Stanford (Californie), spécialiste de l’économie du sport. Pas seulement parce qu’une dépense pareille pour seulement dix matchs par an à domicile peut sembler un brin exagérée.
« Les casinos...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Depuis deux ans, les audiences de la saison régulière ont reculé de 13%. Conséquence, les recettes publicitaires ont reculé de 1,2 %.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Le football américain fait moins recette à la télévision

Depuis deux ans, les audiences de la saison régulière ont reculé de 13%. Conséquence, les recettes publicitaires ont reculé de 1,2 %.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 07h05
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        


Plus de 110 millions de téléspectateurs étaient attendus, dimanche 4 février, devant le Super Bowl. Comme chaque année, la finale de la National Football League (NFL) caracolera en tête du palmarès des meilleures audiences aux Etats-Unis. Cette performance cache cependant une réalité beaucoup moins radieuse : depuis deux ans, le richissime championnat de football américain (14 milliards de dollars de chiffre d’affaires, soit 11,25 milliards d’euros, dont la moitié en droits télé) fait moins recette à la télévision.

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Lors de la saison régulière, qui s’est déroulée entre septembre et décembre 2017, les audiences ont reculé de 13 % en moyenne, selon les chiffres collectés par Michael Nathanson, analyste chez MoffettNathanson. Elles avaient déjà reculé de 9 % la saison dernière. La situation ne s’est pas améliorée pendant les phases finales, avec des chiffres en baisse de 12 % à 20 %.
En 2016, la NFL avait mis en avant l’impact de l’élection présidentielle américaine, qui avait capté l’intérêt des téléspectateurs au profit des chaînes d’information. « Les mauvais chiffres de 2016 n’étaient pas une anomalie », rétorque M. Nathanson, qui avait pourtant anticipé un rebond cette saison. « La NFL traverse un déclin structurel de son audimat », estime-t-il désormais.
Le championnat peine à rajeunir son public
Le championnat peine notamment à rajeunir son public. Plutôt que passer trois heures devant leur télévision, les nouvelles générations préfèrent suivre l’évolution des rencontres et regarder les meilleures actions sur les réseaux sociaux ou sur YouTube. Autre explication : la saturation de l’offre, avec des matchs professionnels ou universitaires diffusés du jeudi au lundi. D’autres avancent le boycottage provoqué par le mouvement de protestation de certains joueurs qui mettent le genou à terre lors de l’hymne national. Et alimenté par Donald Trump.
Conséquence, les recettes publicitaires ont reculé de 1,2 % pendant la saison régulière, selon les estimations du cabinet Standard Media Index (SMI). « Malgré la chute des audiences, les prix sont restés élevés et la demande importante », nuance James Fennessy, directeur de SMI. Dans un contexte difficile pour la télévision, la NFL est en effet toujours attractive pour les annonceurs.
Pour autant, « les mauvaises performances des deux dernières saisons vont changer les règles du jeu pour les prochaines renégociations des droits », prévient M. Nathanson. Le contrat le plus important n’expire qu’en 2022. Le temps pour la NFL de redresser la barre. Et de profiter, espère-t-elle, de l’intérêt grandissant de Facebook, Amazon ou Twitter pour les retransmissions sportives.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Le Syndicat national du spectacle musical et de variété et plusieurs producteurs ont porté plainte au pénal contre le site, accusé de revente illicite de billets de concert.
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Viagogo, l’application qui prend les internautes pour des... gogos

Le Syndicat national du spectacle musical et de variété et plusieurs producteurs ont porté plainte au pénal contre le site, accusé de revente illicite de billets de concert.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 09h55
    |

            Nicole Vulser








                        



   


Echapper aux arnaques des revendeurs de billets de ­concert et lutter contre un marché noir de plus en plus organisé : telle est l’ambition du Prodiss, le syndicat national du spectacle musical et de variété qui, aux côtés de plusieurs producteurs de spectacles, a annoncé, vendredi 2 février, avoir porté plainte au pénal contre Viagogo. Ils constatent sur ce site « de très nombreuses offres illicites de billets pour des ­concerts qu’ils produisent ».
Spéculation sur le prix des places revendues plus de dix fois leur valeur faciale, billets contrefaits, duplicatas d’un même billet revendu ad nauseam… En toute bonne foi, des acheteurs risquent d’être dupés et refoulés d’un concert.

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Selon le Prodiss, ces sites arrivent en première position sur les moteurs de recherche, sans que l’internaute parvienne à les différencier des sites officiels. Les fraudeurs utilisent des « botnets » pour aspirer en moins d’une minute des centaines de places dès leur mise en place sur le marché. Et les revendre bien plus cher…
« L’étau se resserre »
La loi de mars 2012 permet en France de lutter contre le marché noir en cas de revente « habituelle » des billets, mais pas de revente « occasionnelle ». Viagogo a déjà été attaqué plusieurs fois, par l’Opéra de Paris ou l’association des Vieilles Charrues, pour avoir revendu des billets à un prix supérieur à leur valeur faciale. Il a été condamné pour avoir vendu sans autorisation des places de concert des BB Brunes, de Lana Del Rey ou de Mylène Farmer.
« L’étau se resserre autour de Viagogo », observe le Prodiss. La législation s’est durcie en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis pour interdire les « botnets ». En 2017, 7,1 millions de dollars de dommages et intérêts (5,7 millions d’euros) ont été infligés par le procureur général de New York à quinze opérateurs impliqués dans la vente illégale de billets de concert.
Le Prodiss met en garde les amateurs de concerts contre d’autres sites comme Ticket Rocket, Live Booker, TicketSwap et Next Concert, tout en lançant son propre site www.fanpasgogo.fr. Le but ? Trouver les sites officiels, éviter les pièges et porter plainte en cas de problème…



                            


                        

                        


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Bourse : les investisseurs scrutent toujours le discours des banques centrales

Les marchés attendent les premières décisions de Jerome Powell qui va succéder à Janet Yellen à la tête de la Réserve fédérale américaine.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 12h09
    |

                            Emmanuel Schafroth








                        



                                


                            

Chronique Bourse. Après un début d’année en fanfare, les actions ont semblé s’assagir un peu. Dès le 9 janvier, l’indice CAC 40 était revenu toucher les 5 500 points au terme de cinq séances consécutives de hausse. Il ensuite fait du surplace, avant de redescendre cette semaine (–2,97 % sur la semaine). Déjà, les écarts entre valeurs se creusent : après avoir annoncé cette semaine un bénéfice meilleur que prévu au quatrième trimestre, Nokia a gagné 1,46 % jeudi et affiche une hausse d’environ 12% puis le début de l’année, tandis que Sodexo, qui a déçu le marché en annonçant une croissance interne de seulement 1,9 % au titre du premier trimestre de son exercice 2017-2018, a reculé en Bourse de 11,63 % depuis le début l’année.
Le marché peut aussi s’avérer sensible aux rumeurs. Jeudi, les investisseurs se sont rués sur l’action du producteur de cinéma EuropaCorp (+72,5 %), le magazine américain Variety affirmant que des discussions avaient lieu entre la société de Luc Besson et la plate-forme de distribution de contenus vidéo Netflix, qui pourrait racheter une partie de son catalogue ou conclure une coproduction.

L’honneur d’appuyer sur le bouton
A l’heure où l’économie mondiale rebondit nettement, mais où les marchés d’actifs sont chèrement valorisés, cette sensibilité des investisseurs aux nouvelles microéconomiques ne doit pas étonner, surtout à un moment où elles vont être nombreuses, saison des résultats annuels oblige. Pour autant, si l’action des banques centrales fait moins les gros titres à mesure que le marché boursier se remet à marcher sur ses propres jambes, il ne faut pas oublier que les colossales mesures de soutien qu’elles ont déclenchées pour éviter que 2008 ne soit le 1929 du XXIe siècle sont toujours à l’œuvre. Ce qui pose la question de leur futur retrait de la scène.
La réunion de la banque centrale américaine, les 30 et 31 janvier, n’a débouché sur aucune décision majeure :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ La consommation du sucre a continué de progresser d’1,3 % en 2017, tirée par la consommation en plein essor en Asie et en afrique.
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Le sucre en pleine déconfiture

La consommation du sucre a continué de progresser d’1,3 % en 2017, tirée par la consommation en plein essor en Asie et en afrique.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 12h38
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            
Pan sur les becs sucrés ! La poudre blanche se retrouve sur le banc des accusés. Un documentaire australien, Sugarland, a dénoncé les ravages de l’excès de consommation du sucre. Avec une dose de 160 g par jour, gare aux bourrelets, aux problèmes hépatiques… et surtout à l’accoutumance. Chacun peut devenir accro à son insu, tant le sucre avance masqué dans nombre de produits alimentaires industriels, même salés. De quoi susciter quelques prises de conscience, surtout dans les pays développés. A l’inverse, dans certains pays d’Asie ou d’Afrique, le goût sucré est en plein essor. L’un dans l’autre, la consommation du sucre a continué de progresser de 1,3 % en 2017, en ligne avec sa croissance moyenne des dix dernières années.
Mais que les amateurs de douceurs et de Chandeleur se rassurent. On ne manquera pas de sucre pour saupoudrer les crêpes. L’heure est à l’abondance. L’Inde et la Thaïlande ont retrouvé des niveaux de production satisfaisants. L’Europe a ouvert les vannes avec la fin des quotas sucriers, le 1er octobre 2017.
Plus d’entraves pour la betterave. Les grands sucriers européens, les allemands Südzucker et Nordzucker ou les coopératives françaises Tereos et Cristal Union, ont poussé les agriculteurs à planter à tour de bras. Dame nature a fait le reste. Résultat : avec une augmentation des surfaces plantées de 20 % et un rendement quasi historique de 93 tonnes à l’hectare, plus de 44 millions de tonnes de betteraves ont été récoltés en France pour une production record de sucre de 6,3 millions de tonnes. « En Europe, la production va dépasser les 20 millions de tonnes », estime Timothé Masson, de la Confédération générale des planteurs de betteraves.
Les bouchées doubles
Les sucriers européens, désormais libres d’inonder les marchés, ont mis les bouchées doubles, allongeant la campagne sucrière à 135 jours et faisant turbiner leurs usines plus longtemps pour réduire leurs coûts.

Décrocheront-ils...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ L’enseigne française va ouvrir, au deuxième semestre, son premier magasin à Nairobi, la capitale du Kenya. Objectif : « rendre le sport accessible au plus grand nombre », grâce à des prix compétitifs.
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Decathlon choisit le pays des marathoniens comme tête de pont en Afrique de l’Est

L’enseigne française va ouvrir, au deuxième semestre, son premier magasin à Nairobi, la capitale du Kenya. Objectif : « rendre le sport accessible au plus grand nombre », grâce à des prix compétitifs.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 11h56
    |

                            Marion Douet (Nairobi, correspondance)








                        



                                


                            

C’est une nouvelle étape franchie par Decathlon en Afrique. L’enseigne française de sport va ouvrir, « au deuxième semestre de cette année », son premier magasin à Nairobi. Comme le souligne Valery Guers, le responsable du groupe dans la capitale africaine, le Kenya s’inscrit parfaitement dans la stratégie de l’entreprise sur le continent.
En effet, celle-ci souhaite « se développer à la fois dans des pays au pouvoir d’achat conséquent, comme le Maroc ou l’Afrique du Sud, et dans des pays à revenu intermédiaire, avec des classes moyennes en plein essor ».
Après Abidjan, puis Accra l’année dernière, la capitale kényane apparaissait comme une évidence. D’abord, parce que cette métropole de plusieurs millions d’habitants, locomotive financière et industrielle de l’Afrique de l’Est, voit se développer le secteur de la distribution, comme l’atteste l’arrivée récente des hypermarchés français Carrefour et du sud-africain Massmart (filiale de Walmart). Ensuite, parce que l’offre d’équipements sportifs y est pour l’heure très limitée.

« Decathlon va révolutionner le marché, car il n’y a aujourd’hui que des magasins proposant des produits haut de gamme, très chers, d’un côté et des produits de seconde main de l’autre », estime Julien Garcier, fondateur du cabinet de conseil Sagaci Research. Ce spécialiste des biens de consommation évoque en outre la forte « prise de conscience du besoin de sport au sein de la classe moyenne, en raison notamment des problèmes liés à l’augmentation du niveau de vie, comme l’obésité ».
En choisissant d’ouvrir son premier magasin dans le quartier très huppé de Karen, le groupe détenu par la famille Mulliez cible également les classes aisées et les expatriés. Cela ne l’empêche pas pour autant de vouloir appliquer au Kenya la recette qui a fait son succès en France : « rendre le sport accessible au plus grand nombre », grâce à des prix compétitifs....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ L’enseigne s’installera dans le quartier de la Gaîté-Montparnasse, qui intéresse également Ikea.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/02/2018
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Leclerc ouvrira en 2020 un supermarché en plein Paris

L’enseigne s’installera dans le quartier de la Gaîté-Montparnasse, qui intéresse également Ikea.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 10h30
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Après un premier pas en direction de la capitale en 2016, avec un magasin dans le 19e arrondissement, aux abords du périphérique, l’enseigne de distribution Leclerc va investir le cœur de Paris. Avec un supermarché qui ouvrira, en avril 2020, dans le centre commercial du quartier de la Gaîté-Montparnasse, à deux pas de la gare.
La gare, les boutiques attenantes opérées par Altarea Cogedim, et même la tour Montparnasse, ont lancé un vaste programme de rénovation de ce quartier. La foncière Unibail-Rodamco va reconstruire entièrement la galerie Gaîté, désertée au fil des ans par les clients et les enseignes. Dans le passé, elle a accueilli jusqu’à 4 à 5 millions de clients les bonnes années, et 1,3 million de personnes la traversent chaque année pour accéder plus vite à leur train à partir du métro Gaîté. Le bâtiment des années 1970, composé d’une architecture sur dalle, très en vogue à l’époque dans le Paris du tout voiture, avait alors été pensé comme une entrée sur Paris depuis l’autoroute A6.
Une galerie marchande agrandie
L’adhérent du groupe Leclerc, qui possède déjà le magasin de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) au centre commercial So Ouest appartenant à Unibail, vient de signer avec la foncière pour y installer un supermarché de 2 500 mètres carrés (3 700 m² en comptant les réserves), très axé sur les produits frais. Il aura comme voisin le magasin Darty, qui sera déplacé et restera ouvert pendant la durée des travaux.
L’ensemble de l’îlot immobilier actuellement composé de l’hôtel Pullman – qui sera modernisé –, d’une galerie marchande, de bureaux et de logements, dont Unibail a mis plusieurs années à reconstituer la propriété foncière, sera entièrement repensé. En partie grâce à la suppression de 1 000 places de parkings, la galerie commerçante sera considérablement agrandie, passant de 14 000 à 27 770 m2 sur trois étages. Elle ouvrira en 2020. Les bâtiments à proximité accueilleront une crèche, une bibliothèque, un jardin communautaire…

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Rebaptisée « les Ateliers Gaîté », l’ancienne galerie passera d’une cinquantaine de commerces à une centaine en 2020, avec un espace de près de 4 000 m2 destiné à la restauration et composé d’une trentaine de comptoirs indépendants, avec des baux de courte durée et pour chacun un concept à la mode, comme il en existe à Lisbonne ou à Londres. Un étage entier de près de 10 000 m2 sera entièrement consacré à des enseignes de mode et de beauté.
Une clientèle de centre-ville
Le centre commercial, qui vise de 8 à 10 millions de visiteurs à terme, intéresse également Ikea. Le géant suédois du mobilier est en discussion avec Unibail-Rodamco pour louer un local de 4 500 m2 qui pourrait accueillir sa première implantation dans Paris intra-muros.
Le groupe avait annoncé, fin 2014, un projet qui n’a pas encore vu le jour d’« implantation d’un point de vente dans Paris intra-muros pour faciliter l’accès à son offre aux personnes vivant en centre-ville », une clientèle dont près de 70 % ne possèdent pas de voiture et 30 % n’ont pas le permis.

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Ce local intéresse aussi d’autres acteurs du bricolage et de l’équipement de la maison, comme Leroy-Merlin, mais Ikea pourrait y aménager des espaces de conseil pour son activité cuisine. D’autant que la galerie marchande sera volontairement positionnée par son opérateur autour de l’expérience utilisateur afin de se différencier de l’achat sur Internet grâce à des ateliers (réparation de vélo, ateliers de cuisine…) et des services. Elle sera complétée d’un futur espace logistique urbain pour mutualiser les livraisons dans le quartier.
La bataille de la vente à domicile
L’arrivée de l’enseigne Leclerc en plein centre de la capitale s’inscrit dans le projet du groupe de s’attaquer au marché parisien, l’un des fiefs d’Amazon dans le secteur du non-alimentaire. Mercredi 31 janvier, sur RMC et BFM-TV, le patron du distributeur, Michel-Edouard Leclerc, a annoncé le lancement à partir du printemps de « la vente à domicile à Paris » sous le nom de « Leclerc chez moi », promettant des prix « de 15 % à 20 % moins chers et aussi des “drives” piétons et des dépôts relais ».
« Il nous faut trois ans pour parfaire les systèmes » et « maîtriser la logistique » après « une période de test sur certains quartiers ». « Nous avons une technologie logée à Toulouse. Cinq cents ingénieurs travaillent sur des algorithmes, des applications, sur la monétique et nous allons relever le défi d’Amazon sur la ville la plus chère de France », a-t-il assuré.

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A Paris, la concurrence a commencé à s’attaquer à la livraison à domicile ou en drive. Franprix (groupe Casino) propose depuis le 16 novembre 2017, à Paris et en région parisienne (et cette année à Lyon), une livraison en trente minutes, par la start-up Stuart, filiale de La Poste, des courses commandées à partir d’une application sur téléphone mobile, prélevées à partir de dix-huit magasins. Elle a déjà été utilisée par 400 000 clients. Après plusieurs semaines de test sous le nom de Carrefour livraison express, Carrefour s’est associé à Stuart pour lancer la livraison de courses en moins d’une heure.

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Monoprix (groupe Casino) a conclu, pour sa part, un accord capitalistique en décembre 2017 avec la start-up Epicery, pour livrer dans l’heure des courses en même temps que celles de commerces de bouche du quartier, avant la mise en place d’ici à deux ans de livraisons à partir d’un entrepôt alimentaire 100 % automatisé, grâce à son alliance avec le britannique Ocado. Reste à savoir si, en trois ans, Amazon, qui cherche toujours à nouer des accords avec des enseignes de distribution alimentaire, n’aura pas déjà conquis le marché.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Leurs difficultés de financement rebattent les cartes parmi les grands groupes qui dominent l’économie du pays, ouvrant la porte aux géants du numérique.
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Wanda, HNA... Des conglomérats chinois en crise

Leurs difficultés de financement rebattent les cartes parmi les grands groupes qui dominent l’économie du pays, ouvrant la porte aux géants du numérique.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 11h30
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



   


Avis de chantier chez les grands groupes chinois. Face à d’importantes difficultés de financement, les groupes Wanda, HNA ou Anbang cherchent du cash désespérément. Certains sont prêts à en profiter : lundi 22 janvier, un groupe de quatre investisseurs menés par Tencent, la première capitalisation boursière chinoise, a annoncé une prise de participation de 14 % chez Wanda. Le groupe de l’ambitieux Wang Jianlin, ex-homme le plus riche de Chine, mis à genoux par les dettes, et par le pouvoir chinois, voit ainsi un géant de la technologie, mené par le discret Pony Ma, devenu la plus grosse fortune du pays, lui tendre la main.
Pour Wanda, l’effet Tencent semble fonctionner. Le jour de l’annonce de l’investissement du géant chinois des médias, le cours de Wanda Commercial Properties à la Bourse de Hongkong a gagné 52 %. Avec 34 milliards de yuans (4,34 milliards d’euros) d’argent frais, le groupe immobilier devrait pouvoir souffler et achever plus sereinement une restructuration entamée cette année. Enchaînant les rachats à l’étranger, dans l’immobilier, le cinéma, le divertissement, le conglomérat avait été mis en garde en juin par les autorités financières chinoises, qui s’inquiétaient du surendettement de cinq grands groupes.
Des investissements « irrationnels »
Dans le même temps, le groupe HNA, qui multipliait lui aussi les acquisitions, dans l’immobilier, le tourisme ou la finance (le groupe est l’actionnaire majoritaire de la Deutsche Bank), peine à rembourser ses créances. Egalement pointé en juin pour ses investissements « irrationnels », HNA présente un bilan plus solide que Wanda, mais cherche aussi de l’argent frais. La maison mère de Hainan Airlines est partie de l’aviation et du tourisme pour s’étendre à des secteurs aussi variés que l’hôtellerie, la logistique, la finance, le stockage de pétrole ou le cloud computing. Depuis 2015, HNA fonctionne presque comme un fonds d’investissement : le groupe a investi à l’étranger pour 40 milliards de dollars (32,1 milliards d’euros), amassant une dette totale de près de 100 milliards de dollars, pour 178 milliards d’actifs, d’après le groupe.

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En juin dernier, le régulateur bancaire chinois avait demandé aux grandes banques d’Etat qui financent ces groupes de mener un examen approfondi de leurs finances. HNA et Fosun, le propriétaire du Club Med, s’en sont relativement bien sortis, pouvant continuer à investir à condition de réduire la voilure, là où Wanda et l’assureur Anbang ont été frappés plus durement. Mais le vent tourne pour HNA : fin novembre, l’agence de notation Standard & Poors a abaissé sa note de B + à B (très spéculatif). Pour les filiales de HNA, les taux d’emprunt ont grimpé sur le marché obligataire ces dernières semaines, parfois jusqu’à 9 %, ce qui a obligé certaines d’entre elles à annuler des levées de dettes prévues.
Récemment, l’entreprise a même poussé ses employés à lui prêter de l’argent, contre des taux avantageux. Les salariés ont reçu plusieurs courriels courant janvier leur vantant des projets d’investissements au sein de l’entreprise pouvant rapporter jusqu’à 9,8 % d’intérêts par an. Certains sont modestes, mais d’autres atteignent 80 millions de dollars, rapporte le New York Times. Un système de commissions encourage les employés à recruter des proches pour investir eux aussi.
Une restructuration profonde
Plus classiquement, HNA cherche aussi à vendre ses actifs pour lever des fonds. L’entreprise doit rembourser 65 milliards de yuans (8,2 milliards d’euros) de dettes au premier trimestre. Il lui manque 15 milliards (1,9 milliard d’euros), Dans l’urgence, le groupe vend à perte certaines acquisitions récentes d’immobilier ou d’actions. Le conglomérat espère que la pression sur ses finances se relâchera au second trimestre, quand plus de ventes auront été signées.
L’exemple de Wanda montre qu’il est possible de se relever. Mais c’est au prix d’une restructuration profonde. Début juillet, le groupe a vendu des hôtels et ses participations dans des projets touristiques pour 7,7 milliards d’euros, avant d’abandonner plusieurs projets de rachat. Une transition vers une structure à actifs faibles (asset-light structure) : Wanda assure la gestion de ces hôtels et parcs d’attractions, désormais détenus par d’autres. L’arrivée de Tencent à son capital devrait lui permettre de continuer cette transition avec un endettement allégé.

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Pour Tencent, géant de la technologie chinoise, qui tire l’essentiel de ses revenus de son réseau social Wechat (près d’un milliard d’utilisateurs) et des jeux vidéo, investir dans des centres commerciaux à la peine face au commerce en ligne n’est pas évident. Mais l’entreprise chercher à se diversifier dans tous les domaines, y compris hors du numérique. Or, depuis deux ans, Alibaba, le géant chinois du commerce en ligne, engagé dans une compétition féroce avec Tencent dans la nouvelle économie, se tourne vers le commerce physique. Depuis, les deux entreprises empires font la course pour apporter leurs solutions numériques au commerce traditionnel : paiement en ligne, logistique intelligente grâce au cloud computing, mais surtout connaissance des clients, grâce à une emprise totale sur leurs activités d’achat, en ligne ou hors ligne.
Tencent, et son partenaire JD.com, numéro deux du commerce en ligne en Chine après Alibaba, ont déjà investi dans les supermarchés Yonghui en décembre, et ont annoncé un investissement dans Carrefour en janvier 2018. Avec Wanda, ils étendent leur emprise sur le commerce physique.



                            


                        

                        


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Les défis de « Jay » Powell

Mercredi 31 janvier, Janet Yellen a tenu sa dernière réunion à la tête de la Fed. Son successeur, Jerome Powell, devra poursuivre la délicate remontée des taux directeurs.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 12h58
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

C’est la fin d’une ère. Mardi 30 et 31 décembre, Janet Yellen a animé sa dernière réunion à la tête de la Réserve fédérale (Fed). Sous son mandat, l’économie américaine a créé 8,9 millions d’emplois et le produit intérieur brut a gonflé de 9,6 %. Surtout : la démocrate a entamé la délicate sortie des politiques monétaires accommodantes. Depuis son arrivée, en 2014, la Fed a relevé cinq fois ses taux directeurs. Ils évoluent aujourd’hui entre 1,25 et 1,50 %.
Le mandat de son successeur, Jerome Powell, démarre sur une ambiguïté. Le président Donald Trump l’a choisi autant pour se débarrasser de Mme Yellen que parce qu’il le juge susceptible de poursuivre à peu près la même politique qu’elle, à savoir, le retrait prudent et graduel de la béquille monétaire. Le républicain à la mèche blonde, qui n’a eu cesse de critiquer les taux bas pendant sa campagne électorale, s’est vite converti à leurs charmes une fois élu.
Mais le nouveau patron de la Fed, que ses amis surnomment «Jay », sera peut-être contraint d’accélérer la cadence de la remontée des taux : la réforme fiscale et les 1 500 milliards de dollars (1 200 milliards d’euros) de dépenses dans les infrastructures promises par Trump pourraient en effet alimenter des pressions haussières sur les prix. Dans son communiqué du 31 janvier, l’institution souligne d’ailleurs s’attendre à une remontée de l’inflation cette année. Celle-ci pourrait se rapprocher plus vite que prévu de la cible de 2 %.
Pur produit du monde financier
Nombre d’observateurs estiment que le mandat de Powell démarre dans des conditions plus favorables que celui de sa prédécesseure. Peut-être. Mais l’accélération du resserrement monétaire qu’il devra sans doute piloter pourrait être l’étincelle déclenchant la prochaine crise. Dix ans de taux bas ont en effet alimenté la formation d’une série de bulles financières en tout genre aux Etats-Unis. La valorisation des actions est excessive. Repartis à la hausse, les...




                        

                        


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Projets d’infrastructure : le rapport Duron bien accueilli par les associations d’opposants

Celles-ci estiment que leurs arguments sur la cherté, la dangerosité, voire l’inutilité de certains chantiers se trouvent confortés dans le document remis à la ministre des transports, Elisabeth Borne.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 11h14
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

Elles veulent y voir comme une petite victoire. Les arguments des associations d’opposants à de nombreux projets d’infrastructure ferroviaire, autoroutière, etc. – nombre de ces chantiers sont onéreux, dangereux pour l’environnement, voire inutiles – se trouveraient, selon elles, confortés par le rapport sur les mobilités du quotidien, remis par Philippe Duron, le président du Conseil d’orientation des infrastructures (COI), jeudi 1er février, à la ministre des transports, Elisabeth Borne.
« La transition écologique, et notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre et des nuisances, n’est pas une option. Elle impose de repenser la mobilité et la hiérarchie des priorités d’investissement », prévient le COI.

Ce constat, renforcé par des contraintes budgétaires fortes et par les priorités données par Emmanuel Macron aux mobilités du quotidien, porte un coup rude à de nombreux dossiers : les lignes à grande vitesse du Sud-Ouest (Bordeaux-Dax, Bordeaux-Toulouse) ou certaines autoroutes, comme l’A45 prévue pour relier Saint-Etienne à Lyon.
L’un des dossiers emblématiques est le projet de tunnel pour la ligne Lyon-Turin, un projet international signé avec l’Italie et financé aussi à hauteur de 40 % par l’Europe. Si les rapporteurs préviennent qu’ils n’ont pas étudié certains grands projets « actés par ailleurs », comme ce tunnel international, ils remettent en question la réalisation des accès français au tunnel. « La démonstration n’a pas été faite de l’urgence d’engager ces aménagements, dont les caractéristiques socio-économiques apparaissent à ce stade clairement défavorables », estime le COI.
« Au milieu du gué »
Daniel Ibanez, porte-parole historique de l’opposition au Lyon-Turin, juge qu’il s’agit d’un succès… partiel. « C’est clair, cette infrastructure est une source de pertes et ne peut être déclarée d’utilité publique. Mais le rapport s’arrête au milieu du gué....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Dans un contexte de reprise, la consolidation du secteur continue.
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LBO France cède ses tour-opérateurs FRAM, Promovacances et Karavel

Dans un contexte de reprise, la consolidation du secteur continue.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 11h10
    |

            Guy Dutheil








                        



   


Le mouvement de consolidation du secteur des tour-opérateurs (TO) se poursuit sans faiblir. Le fonds d’investissement LBO France aurait décidé de se séparer de FRAM, Promovacances et Karavel, ont révélé Les Echos du vendredi 2 février. Il aurait confié un mandat de vente des trois entités à la banque Rothschild. Cette cession est un signe supplémentaire du désengagement du fonds dans le tourisme. En juin 2015, LBO France avait déjà cédé l’organisateur d’excursions ParisCityVision.
LBO France avait constitué son pôle tour-opérateurs en deux temps. D’abord avec l’acquisition, en 2011, de Karavel et Promovacances ; ensuite, avec la reprise du voyagiste FRAM, en 2015. Pour un professionnel du secteur, le retrait du fonds d’investissement n’est qu’une « demi-surprise car le rachat de FRAM a été une catastrophe ».

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Ce dernier, en effet, n’est toujours pas redevenu rentable et son retour à l’équilibre a été repoussé à 2019. Le chiffre d’affaires du petit ensemble a fortement baissé. Il est passé d’environ 730 millions d’euros à 520 millions d’euros. Il n’empêche : il représente une proie de choix, notamment depuis que TUI France, filiale de l’allemand TUI (numéro un mondial des tour-opérateurs), a lancé le mouvement de concentration avec le rachat de Look Voyages et Vacances Transat, en 2016.
« Les clients reviennent »
Pour LBO France, le moment est bien choisi pour se retirer. « Après dix années de baisse, la reprise est de retour depuis un an », constate René-Marc Chikli, président du Syndicat des entreprises du tour-operating (SETO). Après avoir vu leur activité minée par les agences de tourisme en ligne, les tour-opérateurs avaient subi les conséquences des vagues d’attentats au Maghreb et sur le pourtour méditerranéen – des destinations autrefois privilégiées par les touristes français. Ces temps difficiles semblent révolus. « Les clients reviennent », se félicite le patron du SETO. A l’en croire, lors de « l’hiver 2016-2017, nous avons enregistré une hausse de l’activité de 6 % qui s’est poursuivie à l’été 2017 (+ 6 %) ». Ce regain s’amplifie.

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Dans ce contexte de reprise, les acheteurs ne devraient pas manquer pour FRAM, Promovacances et Karavel. « Promovacances est une belle société, avec un très bon management », reconnaît un professionnel du secteur. Le groupe Marietton serait sur les rangs.



                            


                        

                        


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Les gagnants et les perdants des grands projets d’infrastructure de transport

Le report à long terme de quelques grands chantiers provoque de vives réactions politiques locales.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 10h46
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 14h45
    |

                            Manuel Armand (Clermont-Ferrand, correspondant) et 
                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Au jeu du « qui-perd-qui-gagne un grand projet de transport dans sa région », le rapport du Conseil d’orientation des infrastructures (COI), également appelé « rapport Duron », du nom de son président, esquisse un paysage pour les vingt prochaines années.
Remis à la ministre des transports, Elisabeth Borne, jeudi 1er février, le document passe en revue plus de quarante projets, dont une demi-douzaine de lignes à grande vitesse (LGV) et une quinzaine de tronçons autoroutiers ou assimilés. Un travail ­considérable.

La méthode mise en place par Philippe Duron a consisté à proposer au gouvernement trois scénarios (à 48 milliards, 60 milliards et 80 milliards d’euros) et à repousser plus ou moins dans le temps les grands travaux, en les découpant, dans certains cas, en phases successives. 

« Ce type de pédagogie n’est pas simple à entendre par des élus qui aiment les annonces compactes et spectaculaires », relève Gilles Dansart, rédacteur en chef de la lettre spécialisée Mobilettre.

Reste que le rapport suggère de laisser sur la touche quelques grands projets, dont certains médiatisés du fait de l’opposition locale qui s’est cristallisée autour d’eux. C’est le cas de l’autoroute A45 entre Saint-Etienne et Lyon ou des voies d’accès au futur tunnel ferroviaire Lyon-Turin. Mais ce ne sont pas les seuls. Ces reports à un horizon tellement lointain qu’ils ressemblent à des abandons ont, sans surprise et sans tarder, fait réagir plusieurs élus locaux.


Laurent Wauquiez politise le débat
En Auvergne, par exemple, l’abandon du projet de ligne à grande ­vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) provoque de la déception. « L’annonce ne constitue pas une surprise », note toutefois Olivier Bianchi, maire PS de Clermont-Ferrand et président de la communauté urbaine Clermont Auvergne Métropole.
Le projet POCL était en effet présenté comme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ La plupart des 200 VIP détenus par le pouvoir saoudien dans le cadre d’une vaste purge anticorruption ont été libérés, en échange de sommes colossales pour nombre d’entre eux.
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Arabie saoudite : les mystères de la purge du Ritz-Carlton

La plupart des 200 VIP détenus par le pouvoir saoudien dans le cadre d’une vaste purge anticorruption ont été libérés, en échange de sommes colossales pour nombre d’entre eux.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 06h35
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

Le Ritz-Carlton de Riyad s’apprête à rouvrir ses portes. Le palace saoudien aux cinq cents chambres et 20 hectares de jardins, transformé en prison dorée depuis trois mois, devrait accueillir de nouveau des clients d’ici une dizaine de jours. C’est le signe que la purge, entamée début novembre 2017 par le roi Salman et son fils, l’impétueux prince héritier Mohammed Ben Salman, surnommé « MBS », touche à sa fin.

La plupart des deux cents et quelques VIP confinés de force dans les suites de l’hôtel, dans le cadre de ce que le pouvoir présente comme une opération anticorruption, ont été relâchés. Soit après avoir plaidé coupable et accepté un arrangement financier impliquant la restitution de sommes ou de biens supposément mal acquis, soit après avoir été blanchis de toute malversation.
Le plus célèbre de ces prisonniers de luxe, le prince Walid Ben Talal, première fortune du monde arabe (18 milliards de dollars, soit plus de 14 milliards d’euros), a réintégré ses pénates samedi 27 janvier. Dans une interview filmée la veille, dans sa chambre du Ritz-Carlton, l’homme était apparu amaigri et émacié, tout en insistant, une canette de soda à la main, se sentir « comme à la maison ». L’actionnaire de Twitter et propriétaire du George V, un palace parisien, avait aussi assuré que son arrestation était un simple « malentendu » et avait démenti avoir payé pour regagner sa liberté. Sans réellement convaincre.
Selon le magazine Forbes, Walid Ben Talal aurait abandonné une grosse partie de ses actifs, même s’il reste nominalement propriétaire de Kingdom Holding, sa société d’investissement. Au total, selon le procureur général d’Arabie saoudite, cette procédure inédite dans les annales du royaume aurait rapporté 106 milliards de dollars.


Mais qui a été jugé coupable et de quoi ? Qui a payé, combien et comment ? Et de quelle liberté de mouvement disposent désormais les ex-pensionnaires du Ritz-Carlton ?...




                        

                        

