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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Selon des résultats définitifs, Nicos Anastasiades a remporté le scrutin avec 55,99 % des voix.
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Chypre : le président sortant vainqueur de l’élection présidentielle

Selon des résultats définitifs, Nicos Anastasiades a remporté le scrutin avec 55,99 % des voix.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 17h47
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 18h48
   





                        



   


Le chef de l’Etat sortant, le conservateur Nicos Anastasiades, a remporté, dimanche 4 février, le deuxième tour de l’élection présidentielle sur l’île divisée de Chypre face au candidat de gauche Stavros Malas, selon des sondages de sortie des urnes.
Selon les résultats définitifs, M. Anastasiades a obtenu 55,99 % contre 44 % pour M. Malas. Le taux de participation s’est élevé à 73 % comparé à 71,88 % au premier tour dimanche dernier, alors que quelque 550 000 électeurs étaient appelés à voter.
D’après plusieurs estimations diffusées par la télévision publique CyBC, M. Anastasiades obtient entre 54,5 % et 59,5 %, et M. Malas entre 40,5 % et 45,5 %, soit un écart nettement supérieur à la marge d’erreur.
Le premier tour, le 28 janvier, avait permis la qualification du président sortant, le conservateur Nicos Anastasiades (avec 35,5 % des voix), opposé, comme en 2013, au candidat soutenu par le Parti communiste, Stavros Malas (30 %).
La « ligne verte »
Dans la dernière ligne droite, l’un comme l’autre ont eu du mal à rallier les soutiens des candidats éliminés au premier tour. Le troisième homme, Nikolas Papadopoulos, a ainsi refusé de prendre parti, après avoir recueilli un peu plus de 25 % des voix sur un programme libéral et nationaliste.

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Deux sujets ont dominé la campagne : l’économie, cinq ans après la mise sous tutelle du pays par la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI), après l’implosion de son secteur bancaire. Et la question de la réunification de l’île, dont la partie nord est occupée par l’armée turque depuis 1974. La « ligne verte », qui coupe depuis cette date le pays en deux d’est en ouest, déchire la vieille ville de Nicosie.
Pendant cinq ans, M. Anastasiades s’est employé à relancer les pourparlers pour réunifier l’île. Mais les négociations sous l’égide de l’ONU avec le dirigeant de la RTCN, Mustafa Akinci, ont échoué en 2017 et le processus suscite de plus en plus de scepticisme chez les Chypriotes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Depuis des décennies, la Grèce refuse que le petit pays des Balkans ait le nom de Macédoine, le même que celui de la région de Thessalonique.
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Grèce : manifestation à Athènes pour que la Macédoine abandonne son nom

Depuis des décennies, la Grèce refuse que le petit pays des Balkans ait le nom de Macédoine, le même que celui de la région de Thessalonique.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 17h13
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 17h33
   





                        



   


Des centaines de milliers de Grecs ont manifesté, dimanche 4 février, devant le siège du Parlement à Athènes pour rejeter l’utilisation du mot « Macédoine » par l’ancienne république yougoslave éponyme dans le cadre d’un compromis visant à mettre fin à des décennies de contentieux entre les deux pays.
Les manifestants défilant à Athènes ont déployé un gigantesque drapeau national à l’aide d’une grue et des banderoles proclamant : « Pas touche à la Macédoine ! » en scandant l’hymne national.
Parmi ceux qui ont pris la parole pendant le rassemblement figurait le compositeur Mikis Theodorakis, qui a déclaré que les huit années de crise économique endurées par la Grèce n’avaient pas effacé la mémoire historique du peuple grec. « Si nous laissons passer cela, nous permettrons à un mensonge historique tragique de se perpétuer », a lancé sous les acclamations le musicien âgé de 93 ans, symbole de la résistance contre la dictature des colonels (1967-1974).
Environ 300 000 personnes avaient déjà manifesté, le 21 janvier à Thessalonique, capitale de la région grecque de Macédoine.

   


« Macédoine du Nord »
Depuis des décennies, la Grèce refuse que le petit pays des Balkans adopte le nom de Macédoine, le même que celui de la région de Thessalonique et de l’ancien royaume d’Alexandre le Grand.
La querelle empêche depuis plus de vingt ans l’ex-république yougoslave, dont l’indépendance a été reconnue en 1993 sous l’appellation provisoire d’« Ancienne République yougoslave de Macédoine », de rejoindre l’OTAN ou l’Union européenne.
Pour trouver un compromis, les gouvernements d’Athènes et Skopje ont décidé de relancer des négociations cette année sous l’égide des Nations unies. Pour désigner l’ancienne république yougoslave, le gouvernement grec d’Alexis Tsipras a proposé un nom composé comme Macédoine du Nord, mais les sondages montrent qu’une majorité de Grecs s’opposent à l’utilisation du mot « Macédoine » dans une quelconque combinaison.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Luca Traini, auteur présumé de l’attaque, était bel et bien lié au parti dirigé par Matteo Salvini, à tel point qu’il avait figuré sur ses listes lors des élections municipales de 2017.
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Attentat de Macerata en Italie : la droite condamne, mais incrimine le gouvernement

Luca Traini, auteur présumé de l’attaque, était bel et bien lié au parti dirigé par Matteo Salvini, à tel point qu’il avait figuré sur ses listes lors des élections municipales de 2017.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 16h38
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 16h57
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



   


S’il ne s’était agi que d’un sympathisant, il aurait été facile à la Ligue du Nord de nier tout lien avec Luca Traini, auteur présumé de l’attentat commis samedi à la mi-journée, au pied du monument aux morts de Macerata (Marches), durant laquelle six demandeurs d’asile africains ont été blessés.
Aurait-il été simple militant ou colleur d’affiches qu’il aurait été possible de chercher à se désolidariser sans dommages… Mais voilà, le jeune homme de 28 ans, qui s’est laissé interpeller par les forces de l’ordre après avoir affecté un salut fasciste, était bel et bien lié au parti dirigé par Matteo Salvini, à tel point qu’il avait figuré sur les listes de la Ligue du Nord lors des élections municipales du printemps 2017. Et les témoignages sur sa personnalité, tout comme ses tatouages empruntés à l’iconographie nazie (motif de « rune du loup » à la tempe droite, croix celtique, inscriptions en lettres gothiques), donnent plutôt l’impression que Luca Traini n’était pas du genre à garder pour lui ses opinions politiques.

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Responsabilité du gouvernement, selon la droite
Réagissant quelques heures après l’attaque, le chef de file de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, qui mène depuis plusieurs semaines une campagne particulièrement radicale, centrée sur l’insécurité et le péril migratoire, en vue des élections du 4 mars, a plus cherché à incriminer le gouvernement qu’à prendre ses distances avec l’attentat. « Qui fait usage d’une arme est un délinquant », a-t-il déclaré, avant de préciser que « la responsabilité morale de chacun des actes de violence qui se produisent en Italie est à ceux qui ont rempli de réfugiés notre pays ».
Selon lui, Luca Traini n’aurait eu que le tort de pallier lui-même l’impuissance de l’Etat. Un raisonnement appuyé sur un fait divers sordide, qui a ému toute l’Italie ces derniers jours : le 31 janvier, le cadavre mutilé et démembré d’une jeune femme de 18 ans avait été retrouvé non loin de Macerata, dans deux valises. Le principal suspect du meurtre serait un migrant sans papiers nigérian, déjà condamné plusieurs fois par la justice italienne.

   


Les partenaires de la Ligue du Nord au sein de la coalition de droite, sans s’aligner sur la position de la Ligue du Nord, ont eux aussi cherché à faire porter à l’actuel gouvernement la responsabilité du drame. Sur Twitter, la dirigeante de Fratelli d’Italia, Giorgia Meloni, a ainsi parlé d’une « action criminelle sans justification possible », avant d’ajouter. « Voilà ce à quoi est réduite l’Italie aux mains de la gauche. » Le communiqué publié dans l’après-midi par le chef de file de l’aile modérée de l’alliance de droite, Silvio Berlusconi, parle, lui, de « l’acte d’un déséquilibré », précisant aussitôt que l’attaque « rappelle à tous le problème de l’insécurité dans nos villes ».
Au fond, le message de soutien à Luca Traini envoyé par le dirigeant néofasciste de Forza Nuova, Roberto Fiore (« ce jeune homme s’est sûrement trompé, mais il a vu sa propre ville transformée en enfer »), ne dit pas autre chose.
« Criminel fascistoïde »
Finalement, à droite, la condamnation la plus nette est venue des rangs de la Ligue du Nord, par la voix du très influent Roberto Maroni, actuel président de la région Lombardie. L’ancien ministre de l’intérieur de Silvio Berlusconi, qui ne fait pas mystère du peu de goût qu’il a pour les outrances de Matteo Salvini, a aussitôt qualifié Luca Traini de « criminel fascistoïde » avec lequel la Ligue n’avait « rien à voir ».
Tenant d’une certaine fidélité à la Ligue du Nord des origines, certes autoritaire et xénophobe mais vierge de toute forme de nostalgie fasciste, Roberto Maroni n’a jamais caché son opposition au virage « nationaliste » d’une « Ligue » qui, sous la direction de Matteo Salvini, se démène pour faire oublier que ses racines sont à chercher au Nord, dans l’antagonisme avec le Sud, plutôt que dans l’exaltation de la patrie italienne.
Paradoxalement, le tragique attentat de Macerata aura eu pour effet de remettre en pleine lumière la profondeur de ce désaccord stratégique, qui pourrait bien être lourd de conséquences au lendemain des élections du 4 mars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Une copie de « Mein Kampf » et un livre d’histoire sur Benito Mussolini ont notamment été découverts chez l’auteur présumé de l’attaque à caractère raciste qui a fait six blessés samedi.
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Italie : ce que l’on sait de l’attaque perpétrée par un militant d’extrême droite à Macerata

Une copie de « Mein Kampf » et un livre d’histoire sur Benito Mussolini ont notamment été découverts chez l’auteur présumé de l’attaque à caractère raciste qui a fait six blessés samedi.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 14h51
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 15h03
   





                        



   


La commune italienne de Macerata (Marches, centre de l’Italie), 43 000 habitants, non loin de la côte adriatique, a été marquée par une attaque armée perpétrée par un militant d’extrême droite contre des étrangers, samedi 3 février.
Que s’est-il passé ?
Un jeune Italien est accusé d’avoir blessé, samedi, six Africains en tirant des coups de feu à partir d’une voiture qui a sillonné le centre-ville de Macerata pendant deux heures.
Il a été interpellé sans opposer de résistance sur les marches de l’immense monument aux morts de la ville. Après avoir arrêté sa voiture de sport devant l’édifice, il avait eu le temps d’enlever son blouson, puis d’endosser une écharpe tricolore, de faire un salut fasciste et de hurler « Viva Italia ! », a précisé la presse italienne sur la base de témoignages. D’après les policiers, il a vidé deux chargeurs avec un pistolet semi-automatique.
Les médias affirment que toutes les victimes sont des personnes « de couleur ». « Les blessés confirmés sont de nationalité étrangère », a, pour sa part, écrit la police dans un tweet. Selon l’agence de presse Agi, les six blessés, cinq hommes et une femme, sont originaires du Mali, du Ghana et du Nigeria.
Qui est l’auteur de l’attaque ?
Le suspect, identifié par les médias sous le nom de Luca Traini, âgé de 28 ans, crâne rasé et tatouage d’inspiration fasciste sur la tempe, avait été candidat en 2017 sous l’étiquette de la Ligue du Nord (parti souverainiste notoirement xénophobe et antieuropéen) à des élections locales dans une commune de la province de Macerata, Corridonia.
Traditionnellement implanté dans les riches régions du nord de l’Italie, dont il revendiquait naguère le détachement du reste du pays, ce parti a opéré ces dernières années un virage stratégique, impulsé par son porte-drapeau Matteo Salvini, renonçant à son discours régionaliste pour adopter une ligne sécuritaire, anti-impôts et anti-immigrés, susceptible de séduire les électeurs de tout le pays.
Où en est l’enquête ?
Dimanche, les carabiniers italiens ont révélé qu’une copie de Mein Kampf et un livre d’histoire sur Benito Mussolini ont été découverts chez Luca Traini. Ces publications d’extrême droite, ainsi qu’un magazine sur la jeunesse fasciste ou encore des croix celtiques, ont été trouvées dans une chambre au domicile de sa mère, perquisitionné par la police de Macerata.
Les enquêteurs ont également saisi les ordinateurs du tireur, dans le cadre d’une enquête pour tentative de « massacre aggravé par un objectif raciste ». L’homme doit aussi répondre du chef de « port illégal d’arme ».
Selon la presse dominicale italienne, Luca Traini a spontanément expliqué aux enquêteurs que l’assassinat d’une jeune Italienne de la région – pour lequel les premiers éléments de l’enquête semblant désigner un migrant d’origine nigériane déjà condamné par la justice et sans permis de séjour – avait été le « déclencheur » de son action.
La jeune femme assassinée, Pamela Mastropietro, 18 ans, s’était échappée lundi d’un centre de désintoxication situé à Corridonia, la localité où Luca Traini s’était présenté en 2017 aux élections communales.
Luca Traini a passé la nuit dans une prison de la région, où se trouve également le Nigérian demandeur d’asile soupçonné de l’assassinat de la jeune Italienne.
Quelles sont les réactions politiques ?
« Quelqu’un qui tire est un délinquant, abstraction faite de la couleur de la peau », a immédiatement réagi Matteo Salvini, chef de file de la Ligue du Nord, en pleine campagne électorale en vue des législatives du 4 mars. Mais après avoir pris ses distances avec l’auteur présumé des coups de feu, il n’a pas manqué de rejeter la faute sur l’« invasion » migratoire actuellement à l’œuvre, selon lui, en Italie. « J’ai hâte d’arriver au gouvernement pour ramener dans toute l’Italie la sécurité, la justice sociale et la sérénité », a-t-il ajouté. Une « sérénité » à laquelle le dirigeant de la Ligue n’aura pas forcément contribué ces derniers jours, en qualifiant d’« homicide d’Etat » le meurtre de la jeune Italienne.
« Il me semble qu’il s’agit du geste d’un déséquilibré, qui mérite la plus ferme condamnation, mais qui ne peut être considéré comme ayant une connotation politique claire », a, de son côté, jugé Silvio Berlusconi, dont le parti de droite, Forza Italia, est allié à la Ligue de Matteo Salvini.
« La haine et la violence ne nous diviseront pas », a, pour sa part, assuré le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni. Le ministre de l’intérieur, Marco Minniti, devait présider, quant à lui, un comité provincial de sécurité dans la région des Marches.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ A quelques jours de l’ouverture des JO d’hiver 2018, Thomas Bach a appelé le Tribunal arbitral du sport à se « réformer » pour plus de « continuité dans les jugements ».
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Sportifs russes blanchis : le président du CIO « extrêmement » déçu

A quelques jours de l’ouverture des JO d’hiver 2018, Thomas Bach a appelé le Tribunal arbitral du sport à se « réformer » pour plus de « continuité dans les jugements ».



Le Monde
 |    04.02.2018 à 10h10
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 11h58
   





                        



   


Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a qualifié, dimanche 4 février, « d’extrêmement décevante et surprenante » la décision prise par le Tribunal arbitral du sport (TAS) de blanchir jeudi les sportifs russes initialement bannis à vie pour dopage par l’instance olympique. « Cette décision montre que le TAS doit réformer sa structure pour parvenir à plus de qualité et de continuité dans les jugements », a ajouté M. Bach lors d’une conférence de presse à Pyeongchang, en Corée du Sud, où débuteront le 9 février les JO 2018 d’hiver.
Une commission de discipline du CIO avait suspendu à vie un total de 43 Russes, dont 42 avaient fait appel devant le TAS. Sur ces 42, 28 ont vu leurs sanctions totalement levées. Onze autres ont également vu leur suspension à vie levée, sauf pour les JO de Pyeongchang.
Samedi, le CIO a annoncé que, parmi les 28 sportifs ou techniciens blanchis, quinze Russes (13 sportifs en activité et 2 entraîneurs) allaient voir leurs cas étudiés par un panel du CIO pour savoir s’ils seraient invités à Pyeongchang. Les treize autres cas, également totalement blanchis par le TAS, ont, eux, été déclarés non éligibles ou sont retraités.

   


« Nous ne nous attendions pas à cette décision, a reconnu Thomas Bach. Nous avons discuté longuement de la situation lors de la réunion de la commission exécutive hier et aujourd’hui. »

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                JO d’hiver 2018 : le programme complet des épreuves


Pour le moment, 169 sportifs russes ont officiellement été invités aux JO après une scrupuleuse analyse de leur comportement passé et présent, qui se devait d’être le plus éloigné possible de celui ayant amené à la suspension de leur pays pour dopage institutionnalisé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Les militaires égyptiens, loin de faire bloc autour du président Sissi, étalent leurs différends de manière inédite, soulignant la fragilité du chef de l’Etat et l’intensité des luttes de pouvoir.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Cinq ans après le naufrage du pays, le conservateur Nicos Anastasiades, chef de l’Etat sortant, est opposé dimanche à Stavros Malas, soutenu par le Parti communiste.
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Les Chypriotes votent pour élire leur président

Cinq ans après le naufrage du pays, le conservateur Nicos Anastasiades, chef de l’Etat sortant, est opposé dimanche à Stavros Malas, soutenu par le Parti communiste.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 08h06
    |

            Philippe Ricard (Nicosie (Chypre), envoyé spécial)








                        



   


Suzanne est décidée à voter au second tour de l’élection présidentielle, dimanche 4 février, dans la République de Chypre. Elle s’était abstenue au premier, voilà une semaine. « L’enthousiasme n’y est pas mais l’enjeu est important », dit cette Libanaise d’origine installée sur l’île depuis plus de vingt ans, qui multiplie les petits boulots depuis le naufrage économique du pays, en 2013.
Le premier tour a permis la qualification du président sortant, le conservateur Nicos Anastasiades (avec 35,5 % des voix), opposé, comme en 2013, au candidat soutenu par le Parti communiste, Stavros Malas (30 %). Le premier reste favori, mais les résultats pourraient être serrés au soir du vote. Dans la dernière ligne droite, l’un comme l’autre ont eu du mal à rallier les soutiens des candidats éliminés au premier tour. Le troisième homme, Nikolas Papadopoulos, a ainsi refusé de prendre parti après avoir recueilli un peu plus de 25 % des voix sur un programme libéral et nationaliste.
Deux sujets ont dominé la campagne : l’économie, cinq ans après la mise sous tutelle du pays par la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI), après l’implosion de son secteur bancaire. Et la question de la réunification de l’île, dont la partie nord est occupée par l’armée turque depuis 1974. La « ligne verte », qui coupe depuis cette date le pays en deux d’est en ouest, déchire la vieille ville de Nicosie.
« Rien ne dit qu’il sera possible de relancer les pourparlers »
A la différence de Nikolas Papadopoulos, les deux finalistes sont peu ou prou d’accord pour tenter de relancer les négociations de réunification, après l’échec, en juillet 2017, des pourparlers menés sous l’égide de l’Organisation des Nations unis (ONU). La dérive autoritaire du président turc Recep Tayyip Erdogan n’est pas pour faciliter les tractations, tout comme sa décision d’intervenir en Syrie. « Notre souci concerne la nouvelle politique d’expansion de la Turquie : il paraît difficile de la voir accepter un retrait de Chypre, alors qu’elle envoie ses troupes en Syrie », dit le ministre des affaires étrangères de M. Anastasiades, Ioannis Kasoulides, même si la partie nord, soutenue à bout de bras par Ankara, est elle aussi en train de se doter d’un nouveau gouvernement, favorable aux négociations.
« Rien ne dit qu’il sera possible de relancer les pourparlers », rappelle Hubert Faustmann, le représentant de la Fondation Ebert, proche du SPD allemand. A moins d’une soudaine percée, ce dernier ne croit pas à un accord avant 2019, année d’un scrutin présidentiel crucial pour Erdogan en Turquie. Si l’ONU, dont les casques bleus patrouillent le long de la « ligne verte », perd patience, la population ne se fait pas trop d’illusions.

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Situation économique encore fragile
Une fois n’est pas coutume, au-delà de la question chypriote, la campagne a laissé une large place à l’économie ; un terrain où les deux candidats en lice ont pu se départager. A peine arrivé au pouvoir, en 2013, Nicos Anastasiades avait été obligé de faire appel à l’aide de la zone euro et du FMI. Il peut se targuer d’avoir amorcé le redressement du pays. Son opposant faisait au contraire partie du gouvernement précédent, qui n’avait pas pu empêcher le naufrage, sous la présidence du communiste Dimitris Christofias. Stavros Malas a critiqué le libéralisme des réformes entreprises par le gouvernement sortant, et plaidé pour des politiques plus sociales, comme la généralisation du salaire minimal.
Chypre a pu se passer de l’aide de ses créanciers internationaux un peu en avance sur le calendrier prévu, contrairement à la Grèce, dont le naufrage avait précipité sa chute. Cinq ans après l’enclenchement du plan d’aide, la croissance devrait atteindre 4 % cette année. Le tourisme, en particulier, bat record sur record. « La reprise est réelle, mais la situation reste fragile », affirme Fiona Mullen, directrice de Sapienta Economics. Le secteur bancaire – encore handicapé par de gros portefeuilles de prêts à risque – a été restructuré en profondeur, avec la fermeture d’une des deux principales banques du pays, en 2013 : les dépôts au-dessus de 100 000 euros ont alors été lourdement ponctionnés, afin de contribuer à l’assainissement du secteur. Une opération restée unique en Europe, qui a laissé des traces dans l’opinion publique. Orienté à la baisse, le chômage dépasse encore 10 % dans la population active, et touche de nombreux jeunes.
Pour attirer les investissements, le gouvernement sortant a mis en place un dispositif de « Golden passport » afin d’attirer les fortunes étrangères en leur offrant permis de résidence et nationalité. Le système connaît un certain succès, surtout auprès des Russes. A Limmasol, où sont installées des dizaines de milliers de Russes, la construction est en plein boom. « Le tourisme et les passeports, c’est bien, mais ce dont nous avons besoin ce sont des résidents qui dépensent, pas des propriétaires d’appartements vides », dit un commerçant de Nicosie.
Après cinq ans de pouvoir, Nicos Anastasiades et Stavros Malas sont confrontés à un réel désenchantement. Le président sortant a perdu un tiers de ses électeurs par rapport à son score du premier tour de 2013. L’abstention a atteint un taux plus haut, autour de 30 %, dans ce pays où le vote a longtemps été obligatoire. Une formation d’extrême droite, Ethniko Laiko Metopo (ELAM – « Front populaire national »), qui se présente comme proche des néonazis grecs d’Aube dorée, a approché 6 %. Aux législatives de 2016, ce tout jeune parti avait recueilli moins de 3 % des voix.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Mardi, pour son discours sur l’état de l’Union, Trump appelait à la concorde. Il est vite revenu aux fondamentaux : l’autocélébration et la désignation d’ennemis.
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Président Trump, an II : unité de combat

Mardi, pour son discours sur l’état de l’Union, Trump appelait à la concorde. Il est vite revenu aux fondamentaux : l’autocélébration et la désignation d’ennemis.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 06h19
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 13h33
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

C’était la semaine du discours sur l’état de l’Union à Washington. Enfin, en théorie. Devant les deux chambres du Congrès, Donald Trump a lancé, mardi 30 janvier, des appels à la concorde avec autant d’entrain que s’il prononçait des excuses publiques. Les démocrates qui lui faisaient face et qu’il abreuve régulièrement de sarcasmes affichaient des mines crispées. Deux jours plus tard, le président revenait aux fondamentaux, à son compte Twitter, et à « l’hyperbole créatrice », revendiquée dans le livre qu’il a cosigné en 1987, The Art of the deal.

Donald Trump n’a pu s’empêcher, en effet, de s’attribuer le plus grand succès d’audience de l’histoire. Un mensonge enfantin, d’autant plus incompréhensible que chacun a bien compris que la télévision n’est plus ce qu’elle était et que cela vaut pour le discours sur l’état de l’Union comme pour le Super Bowl ou la cérémonie des Oscars. Le même jour, s’exprimant devant les élus républicains réunis en séminaire en Virginie Occidentale, il a de même assuré qu’un sénateur chenu, Orrin Hatch (Utah), lui avait avoué qu’il le considérait comme le plus grand président de l’histoire des Etats-Unis.
« Je lui ai dit : “Est-ce que ça inclut Lincoln et Washington ?” Et il a répondu que oui », s’est vanté le président. Le secrétariat du sénateur a été contraint à un rectificatif embarrassé. Pour préciser que l’élu s’était contenté de souligner le potentiel extrêmement prometteur, selon lui, du milliardaire qui devra donc patienter un peu.
Une unité exclusivement républicaine
Comme Donald Trump marche sur deux jambes, l’autocélébration et la désignation d’ennemis, il s’est consacré jeudi à son opposition, puis vendredi et samedi à la police fédérale et au ministère de la justice. A la première, dont il a pourtant besoin pour faire adopter au Sénat un budget en souffrance et une réforme restrictive de l’immigration, il a surtout reproché de défendre ses propres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Le président américain a autorisé, vendredi, la publication d’une note accusant le FBI de parti pris dans le cadre de l’enquête sur l’ingérence russe.
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Donald Trump se juge « totalement innocenté » par le mémo visant le FBI

Le président américain a autorisé, vendredi, la publication d’une note accusant le FBI de parti pris dans le cadre de l’enquête sur l’ingérence russe.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 03h16
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 12h27
   





                        



   


Donald Trump a estimé, samedi 3 février, que la note confidentielle visant le FBI rédigée par la majorité républicaine l’innocentait totalement dans l’enquête sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016.
Dans un tweet envoyé depuis sa résidence de Palm Beach, en Floride, le président américain écrit :
« Ce mémo innocente totalement “Trump” dans l’enquête. Mais la chasse aux sorcières russes continue. Il n’y a pas eu collusion et il n’y a pas eu obstruction (le mot désormais utilisé parce qu’après avoir cherché sans fin pendant un an et n’avoir RIEN trouvé, la collusion est morte). C’est une honte américaine ! »

This memo totally vindicates “Trump” in probe. But the Russian Witch Hunt goes on and on. Their was no Collusion an… https://t.co/GPYj4JbKgN— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Le président de la commission de la Chambre des représentants au suivi de l’action gouvernementale, Trey Gowdy, un républicain, a toutefois fait part de son désaccord avec Donald Trump, affirmant que la note n’aurait aucune incidence dans l’enquête sur l’ingérence russe.
« Pour moi, il n’y en a pas [d’impact] », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à la chaîne de télévision CBS. « Il y aura une enquête russe », a-t-il poursuivi.

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Dans les méandres de « l’affaire russe »
La note confidentielle, dont Donald Trump a autorisé, vendredi, la publication malgré les mises en garde du FBI, accuse l’agence fédérale et le ministère de la justice de parti pris à l’encontre du président américain dans le cadre de l’enquête sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016 et les soupçons de collusion entre Moscou et l’entourage de M. Trump.
Donald Trump se débat depuis son arrivée à la Maison Blanche dans les méandres de « l’affaire russe ». Il entend s’appuyer sur ce document pour tenter de démontrer qu’il fait l’objet d’un acharnement de la part de la commission d’enquête présidée par le procureur spécial Robert Mueller, nommé en mai dernier par le département de la justice.
Le parti démocrate dénonce, de son côté, un usage sélectif d’informations classifiées visant uniquement, selon lui, à discréditer Robert Mueller et son supérieur hiérarchique, le secrétaire à la justice adjoint, Rod Rosenstein.

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La Maison Blanche affirme qu’aucun changement ne sera effectué au sein du département de la justice en conséquence de la publication de cette note.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Le président français avait mis en garde son homologue turc, mercredi, dans une interview contre toute velléité d’« invasion » de la Syrie.
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Syrie : Erdogan assure à Macron qu’Ankara « ne convoite pas le territoire d’un autre pays »

Le président français avait mis en garde son homologue turc, mercredi, dans une interview contre toute velléité d’« invasion » de la Syrie.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 23h46
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 12h49
   





                        



   


Le président turc Recep Tayyip Erdogan a tenu, samedi 3 février, à rassurer son homologue français Emmanuel Macron à propos des opérations de l’armée turque en Syrie, soulignant qu’elles visaient à lutter contre des « éléments terroristes » et qu’Ankara « ne convoitait pas le territoire d’un autre pays ».
L’armée turque et ses alliés syriens ont lancé, le 20 janvier, l’opération « Rameau d’olivier » visant à déloger de l’enclave syrienne d’Afrin les Unités de protection du peuple (YPG), accusées par Ankara d’être la branche en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée « terroriste » par la Turquie et ses alliés occidentaux.
Emmanuel Macron avait mis en garde, mercredi, dans une interview au Figaro, la Turquie contre toute velléité d’« invasion » de la Syrie, des propos qui avaient suscité la colère des responsables turcs.
Pour les Occidentaux, les YPG ne sont pas un groupe terroriste et ils se sont mêmes révélés être de précieux alliés dans la lutte contre les djihadistes de l’organisation Etat islamique (EI).

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« Pas de leçons à nous donner »
Lors d’une conversation téléphonique, Recep Tayyip Erdogan a assuré à Emmanuel Macron que la Turquie « ne convoitait pas le territoire d’un autre pays », selon des propos rapportés par l’agence de presse officielle turque Anatolie.
Il a ajouté que l’opération en cours « ne visait qu’à nettoyer » la région d’Afrin, dans le nord de la Syrie, « des éléments terroristes » tels que les YPG.

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Le chef d’Etat turc, qui cherche à relancer ses relations avec l’Europe, considérablement dégradées depuis la vague de répression dans son pays et le quasi-gel des négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, a tenté de bâtir une relation forte avec Emmanuel Macron, lui rendant visite en janvier pour des discussions bilatérales.
Mais le ministre turc des affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, avait fustigé la mise en garde du président français, affirmant que la France et d’autres pays n’avaient « pas de leçons à donner » à la Turquie. « Nous ne sommes pas la France, qui a envahi l’Algérie, avait-il ajouté. Les pays comme la France, sur ces sujets, n’ont pas de leçons à nous donner. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Ankara a lancé, le 20 janvier, une offensive terrestre contre cette enclave tenue par une milice kurde, considérée par les autorités turques comme terroriste.
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Syrie : sept soldats turcs tués dans la région d’Afrin

Ankara a lancé, le 20 janvier, une offensive terrestre contre cette enclave tenue par une milice kurde, considérée par les autorités turques comme terroriste.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 19h14
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 20h06
   





                        



   


Sept soldats turcs ont été tués, samedi 3 février, dans la région d’Afrin située dans le nord de la Syrie, dont cinq dans l’attaque d’un char, au cours de l’opération contre une milice kurde considérée comme « terroriste » par Ankara mais alliée des Etats-Unis, a annoncé l’armée turque.
L’armée turque dit avoir riposté avec des frappes aériennes, détruisant des refuges et des caches d’armes. La journée de samedi est la plus meurtrière pour l’armée turque depuis le lancement de cette offensive, baptisée « Rameau d’olivier » et menée avec l’aide de rebelles syriens.
En tout, quatorze soldats turcs ont perdu la vie au cours de l’offensive lancée le 20 janvier et visant à déloger de l’enclave syrienne d’Afrin les Unités de protection du peuple (YPG), une milice alliée des Etats-Unis dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI).

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15 000 civils en fuite
Depuis le début de l’opération, les villes frontalières turques sont régulièrement la cible de roquettes tirées selon les autorités turques par les YPG. Sept civils ont perdu la vie dans ces attaques, qui ont aussi fait une centaine de blessés.
A Afrin, quelque 15 000 personnes fuyant les combats ont été déplacées dans la région, tandis qu’un millier a trouvé refuge dans la province voisine d’Alep, selon la secrétaire générale adjointe de l’ONU, chargée des affaires humanitaires, Ursula Mueller.
La Turquie n’a jamais accepté l’autonomie de facto établie par les Kurdes dans le nord de la Syrie à la faveur du conflit, craignant de voir sa propre communauté kurde développer des aspirations similaires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ L’attentat a été revendiqué, samedi, par les talibans pakistanais.
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Pakistan : onze soldats tués dans une attaque

L’attentat a été revendiqué, samedi, par les talibans pakistanais.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 18h58
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 20h07
   





                        


Au moins onze soldats ont été tués et treize autres blessés dans un attentat suicide revendiqué par les talibans pakistanais contre un camp de l’armée dans le nord-ouest du Pakistan, a annoncé, samedi 3 février, l’armée dans un communiqué.
L’assaillant a pris pour cible un terrain de sport de l’armée, dans le secteur de Kabal, a précisé le service de presse de l’armée. L’attentat a été revendiqué par les talibans pakistanais dans un mail adressé à la presse.
La magnifique vallée de Swat, dans les contreforts de l’Himalaya, a été entre 2007 et 2009 sous le contrôle des talibans pakistanais. Ceux-ci y ont imposé une version dure de la charia, procédant à des exécutions publiques, avant d’être évincés par l’armée.
Ces dernières années, le nombre des attaques au Pakistan a baissé, après une série d’offensives militaires contre les insurgés dans le nord-ouest, une région frontalière de l’Afghanistan. Mais les groupes rebelles sont encore en capacité de commettre des attentats et des assassinats de responsables locaux qui coopèrent avec le gouvernement d’Islamabad.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ L’armée russe a confirmé, samedi, la mort du pilote qui avait réussi, avant le crash, à sauter en parachute.
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Un avion russe abattu en Syrie, mort du pilote

L’armée russe a confirmé, samedi, la mort du pilote qui avait réussi, avant le crash, à sauter en parachute.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 18h20
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 20h56
   





                        


Un groupe armé a capturé un pilote russe après avoir abattu, samedi 3 février, son avion de type Soukhoï Su-25 dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), avant que le ministère russe de la défense annonce la mort du pilote.
« Un avion russe Su-25 a été victime d’un crash au cours d’un vol au-dessus de la zone de désescalade d’Idleb. Le pilote a eu le temps d’annoncer qu’il s’était éjecté dans la zone, (qui est) sous contrôle des combattants du Front Al-Nosra », l’ex-branche syrienne d’Al-Qaida, a indiqué le ministère, cité par les agences de presse russes.
Le pilote a ensuite été encerclé et capturé, et a eu recours à son arme à feu avant d’être abattu, a détaille le directeur de l’OSDH Rami Abdel Rahmane, qui n’était pas en mesure de préciser à quel groupe appartiennent les auteurs du tir. « Selon les premières informations, l’avion a été abattu par un système de missile antiaérien portatif », a pour sa part fait savoir le ministère russe de la défense.
Le ministre russe de la Défense avait indiqué auparavant qu’un Su-25 avait été abattu au-dessus d’Idleb et que le pilote avait été tué « dans des combats avec les terroristes ».
Crise diplomatique
Le groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham, dominé par l’ex-branche locale d’Al-Qaïda, a revendiqué samedi l’attaque, dans un communiqué publié sur sa chaîne de propagande Ibaa.
En réponse à cette attaque, l’armée russe a de son côté annoncé avoir frappé avec « des armes de haute précision » la zone où l’avion a été abattu, affirmant avoir tué « plus de 30 combattants du Front Al-Nosra » lors de cette frappe.
En août 2016, cinq soldats russes avaient péri après que leur hélicoptère a été abattu par des groupes rebelles également dans la province d’Idleb. En novembre 2015, la Turquie avait abattu un appareil militaire russe, ce qui avait provoqué une crise diplomatique entre Moscou et Ankara.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Le jeune Italien, qui portait une écharpe tricolore et a fait un salut fasciste avant les faits, a été arrêté sans opposer de résistance.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/02/2018
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Italie : un militant de la Ligue du Nord arrêté après avoir tiré sur des étrangers

Le jeune Italien, qui portait une écharpe tricolore et a fait un salut fasciste avant les faits, a été arrêté sans opposer de résistance.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 14h08
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 12h42
   





                        



   


Un jeune Italien au crâne rasé à été arrêté, samedi 3 février, à Macerata, (Marches, centre de l’Italie), après avoir tiré sur des étrangers et fait « six blessés », selon le maire de la ville, Romano Carancini. L’homme a été interpellé sans opposer de résistance sur les marches de l’immense monument aux morts de la ville, selon des images des télévisions.
Après avoir arrêté sa voiture de sport devant l’édifice, il avait eu le temps d’enlever son blouson, puis d’endosser une écharpe tricolore, de faire un salut fasciste et de hurler « Viva Italia ! », a précisé la presse italienne sur la base de témoignages. La police a retrouvé un pistolet dans la voiture du tireur présumé, qui, d’après la presse, a reconnu les faits.
« Evidente haine raciale »
Dans la soirée, le ministre italien de l’intérieur, Marco Minniti, a réagi en estimant que cette fusillade était empreinte d’une « évidente haine raciale » et marquée par une culture « d’extrémisme de droite avec des références claires au fascisme et au nazisme ».
Le suspect, identifié par les médias sous le nom de Luca Traini, âgé de 28 ans, avait été candidat en 2017 sous l’étiquette de la Ligue du Nord (parti souverainiste notoirement xénophobe et antieuropéen) à des élections locales dans une commune de la province de Macerata. Traditionnellement implanté dans les riches régions du nord de l’italie, dont il revendiquait naguère le détachement du reste du pays, ce parti a opéré ces dernières années un virage stratégique, impulsé par son porte-drapeau Matteo Salvini, renonçant à son discours régionaliste pour adopter une ligne sécuritaire, anti-impôts et anti-immigrés, susceptible de séduire les électeurs de tout le pays.

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                La Ligue du Nord provoque pour exister



Les médias affirment que toutes les victimes sont des personnes « de couleur ». « Les blessés confirmés sont de nationalité étrangère », a, pour sa part, écrit la police dans un tweet. Selon l’agence de presse Agi, les six blessés, cinq hommes et une femme, sont originaires du Mali, du Ghana et du Nigeria.
« Quelqu’un qui tire est un délinquant, abstraction faite de la couleur de la peau », a immédiatement réagi Matteo Salvini, chef de file de la Ligue du Nord, en pleine campagne électorale en vue des législatives du 4 mars. Mais après avoir pris ses distances avec l’auteur présumé des coups de feu, il n’a pas manqué de rejeter la faute sur l’« invasion » migratoire actuellement à l’œuvre, selon lui, en Italie. « J’ai hâte d’arriver au gouvernement pour ramener dans toute l’Italie la sécurité, la justice sociale et la sérénité », a-t-il ajouté.
« La haine et la violence ne nous diviseront pas »
Une « sérénité » à laquelle le dirigeant de la Ligue n’aura pas forcément contribué ces derniers jours, en qualifiant d’« homicide d’Etat » le meurtre d’une jeune femme de la région, âgée de 18 ans, dont le cadavre découpé en morceaux a été retrouvé dans deux valises, mercredi 31 janvier, non loin de Macerata. Les premiers éléments de l’enquête semblant désigner un migrant d’origine nigériane, déjà condamné par la justice et sans permis de séjour, Matteo Salvini avait aussitôt dénoncé le laxisme en matière migratoire d’une gauche « aux mains pleines de sang ».
« Il me semble qu’il s’agit du geste d’un déséquilibré, qui mérite la plus ferme condamnation, mais qui ne peut être considéré comme ayant une connotation politique claire », a, de son côté, jugé Silvio Berlusconi, dont le parti de droite, Forza Italia, est allié à la Ligue de Matteo Salvini.
« La haine et la violence ne nous diviseront pas », a, de son côté, assuré le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni. Le ministre de l’intérieur, Marco Minniti, devait présider, pour sa part, un comité provincial de sécurité dans la région des Marches.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le Comité international olympique a réintégré samedi les athlètes russes initialement suspendus à vie mais blanchis jeudi par le Tribunal arbitral du sport.
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Treize sportifs russes réintégrés aux Jeux olympiques d’hiver 2018

Le Comité international olympique a réintégré samedi les athlètes russes initialement suspendus à vie mais blanchis jeudi par le Tribunal arbitral du sport.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 12h09
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 10h36
   





                        



   


Treize sportifs russes et deux entraîneurs, bannis pour dopage puis blanchis jeudi par le Tribunal arbitral du sport (TAS), pourront participer aux Jeux olympiques 2018 de Pyeongchang (Corée du Sud), a annoncé le Comité international olympique (CIO), samedi 3 février.
A six jours de l’ouverture du rendez-vous coréen (9 au 25 février), ces 15 cas vont désormais être examinés par un panel du CIO présidé par Valérie Fourneyron, ancienne ministre des sports française. Ils complèteront l’effectif des 169 Russes déjà admis à participer aux Jeux sous une bannière olympique.
Sanctions levées pour 28 athlètes
Jeudi, le TAS a levé totalement les sanctions et suspensions à vie infligées par le CIO pour 28 sportifs russes, en raison de leur implication présumée dans un système de dopage d’Etat mis en place par la Russie et qui vaut au pays d’être suspendu des JO d’hiver. Sur ces 28 sportifs, seuls 15, dont deux entraîneurs, sont autorisés à participer, les autres étant soit retraités soit ne remplissant pas les conditions, selon une source proche du dossier.
Une commission de discipline du CIO avait suspendu à vie 43 sportifs russes, dont 42 ont fait appel devant le TAS. Sur ces 42, 28 ont vu leurs sanctions totalement levées. Pour 11 autres, le TAS a levé la suspension à vie, mais maintenu la suspension pour les JO de Pyeongchang.

   



        Lire aussi :
         

                JO d’hiver 2018 : le programme complet des épreuves


En raison d’un système de dopage institutionnalisé mis en lumière par un rapport de l’Agence mondiale antidopage, le CIO a suspendu la Russie pour les JO d’hiver. Seuls 169 Russes « propres » sont pour le moment admis à y participer mais sous drapeau olympique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Pour l’heure, travaillistes et conservateurs sont opposés à l’idée d’un nouveau vote.
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L’idée d’un deuxième référendum sur le Brexit mobilise des Britanniques proeuropéens

Pour l’heure, travaillistes et conservateurs sont opposés à l’idée d’un nouveau vote.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 12h08
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Le climat politique britannique est si délétère et l’avenir du processus de Brexit si imprévisible que tout paraît possible aux yeux de certains, y compris un deuxième référendum. Assimilant la sortie de l’Union européenne à « un acte d’automutilation qu’il faut faire cesser », Andrew Adonis, lord et ancien ministre travailliste, s’est présenté, vendredi 2 février, comme le champion de cette cause.
La campagne intitulée « Notre avenir, notre choix » qu’il vient de lancer vise à obtenir l’organisation d’un vote populaire sur l’accord que Theresa May doit négocier à partir de mars avec l’UE. « Le Brexit n’est pas une affaire pliée, a expliqué Lord Adonis lors d’une rencontre avec plusieurs journaux européens, dont Le Monde. Nous vivons une situation de crise parlementaire car la première ministre n’a pas de majorité parlementaire pour sa conception du Brexit. La seule issue est un référendum. »
Son idée consiste à déposer un amendement prévoyant une deuxième consultation lors du vote, à l’automne, de la « loi de sortie de l’UE » adoptée en première lecture par la Chambre des communes et en débat à la Chambre des lords. Il assure que les députés conservateurs proeuropéens peuvent s’unir à ceux du Labour pour faire adopter cet amendement qui, d’après lui, n’impliquerait pas la chute du gouvernement conservateur ni de nouvelles élections.
Amateur de symboles, Lord Adonis imagine faire coïncider le vote de l’amendement avec le centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918. Alors qu’aucun Allemand ni Français ne participe habituellement à la commémoration britannique, il rêve d’y inviter, aux côtés de la reine d’Angleterre, Angela Merkel et Emmanuel Macron. Le temps presse : la sortie officielle de l’UE est programmée pour le 29 mars 2019. Lord Adonis imagine que le second référendum aurait lieu en février, voire plus tard avec l’accord des Vingt-Sept.
Pour lui, la jeunesse est la clé de la volte-face qu’il attend...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Leurs difficultés de financement rebattent les cartes parmi les grands groupes qui dominent l’économie du pays, ouvrant la porte aux géants du numérique.
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Wanda, HNA... Des conglomérats chinois en crise

Leurs difficultés de financement rebattent les cartes parmi les grands groupes qui dominent l’économie du pays, ouvrant la porte aux géants du numérique.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 11h30
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



   


Avis de chantier chez les grands groupes chinois. Face à d’importantes difficultés de financement, les groupes Wanda, HNA ou Anbang cherchent du cash désespérément. Certains sont prêts à en profiter : lundi 22 janvier, un groupe de quatre investisseurs menés par Tencent, la première capitalisation boursière chinoise, a annoncé une prise de participation de 14 % chez Wanda. Le groupe de l’ambitieux Wang Jianlin, ex-homme le plus riche de Chine, mis à genoux par les dettes, et par le pouvoir chinois, voit ainsi un géant de la technologie, mené par le discret Pony Ma, devenu la plus grosse fortune du pays, lui tendre la main.
Pour Wanda, l’effet Tencent semble fonctionner. Le jour de l’annonce de l’investissement du géant chinois des médias, le cours de Wanda Commercial Properties à la Bourse de Hongkong a gagné 52 %. Avec 34 milliards de yuans (4,34 milliards d’euros) d’argent frais, le groupe immobilier devrait pouvoir souffler et achever plus sereinement une restructuration entamée cette année. Enchaînant les rachats à l’étranger, dans l’immobilier, le cinéma, le divertissement, le conglomérat avait été mis en garde en juin par les autorités financières chinoises, qui s’inquiétaient du surendettement de cinq grands groupes.
Des investissements « irrationnels »
Dans le même temps, le groupe HNA, qui multipliait lui aussi les acquisitions, dans l’immobilier, le tourisme ou la finance (le groupe est l’actionnaire majoritaire de la Deutsche Bank), peine à rembourser ses créances. Egalement pointé en juin pour ses investissements « irrationnels », HNA présente un bilan plus solide que Wanda, mais cherche aussi de l’argent frais. La maison mère de Hainan Airlines est partie de l’aviation et du tourisme pour s’étendre à des secteurs aussi variés que l’hôtellerie, la logistique, la finance, le stockage de pétrole ou le cloud computing. Depuis 2015, HNA fonctionne presque comme un fonds d’investissement : le groupe a investi à l’étranger pour 40 milliards de dollars (32,1 milliards d’euros), amassant une dette totale de près de 100 milliards de dollars, pour 178 milliards d’actifs, d’après le groupe.

        Lire aussi :
         

                Le groupe chinois HNA peine à rembourser ses dettes



En juin dernier, le régulateur bancaire chinois avait demandé aux grandes banques d’Etat qui financent ces groupes de mener un examen approfondi de leurs finances. HNA et Fosun, le propriétaire du Club Med, s’en sont relativement bien sortis, pouvant continuer à investir à condition de réduire la voilure, là où Wanda et l’assureur Anbang ont été frappés plus durement. Mais le vent tourne pour HNA : fin novembre, l’agence de notation Standard & Poors a abaissé sa note de B + à B (très spéculatif). Pour les filiales de HNA, les taux d’emprunt ont grimpé sur le marché obligataire ces dernières semaines, parfois jusqu’à 9 %, ce qui a obligé certaines d’entre elles à annuler des levées de dettes prévues.
Récemment, l’entreprise a même poussé ses employés à lui prêter de l’argent, contre des taux avantageux. Les salariés ont reçu plusieurs courriels courant janvier leur vantant des projets d’investissements au sein de l’entreprise pouvant rapporter jusqu’à 9,8 % d’intérêts par an. Certains sont modestes, mais d’autres atteignent 80 millions de dollars, rapporte le New York Times. Un système de commissions encourage les employés à recruter des proches pour investir eux aussi.
Une restructuration profonde
Plus classiquement, HNA cherche aussi à vendre ses actifs pour lever des fonds. L’entreprise doit rembourser 65 milliards de yuans (8,2 milliards d’euros) de dettes au premier trimestre. Il lui manque 15 milliards (1,9 milliard d’euros), Dans l’urgence, le groupe vend à perte certaines acquisitions récentes d’immobilier ou d’actions. Le conglomérat espère que la pression sur ses finances se relâchera au second trimestre, quand plus de ventes auront été signées.
L’exemple de Wanda montre qu’il est possible de se relever. Mais c’est au prix d’une restructuration profonde. Début juillet, le groupe a vendu des hôtels et ses participations dans des projets touristiques pour 7,7 milliards d’euros, avant d’abandonner plusieurs projets de rachat. Une transition vers une structure à actifs faibles (asset-light structure) : Wanda assure la gestion de ces hôtels et parcs d’attractions, désormais détenus par d’autres. L’arrivée de Tencent à son capital devrait lui permettre de continuer cette transition avec un endettement allégé.

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                L’économie chinoise sous la coupe des autorités



Pour Tencent, géant de la technologie chinoise, qui tire l’essentiel de ses revenus de son réseau social Wechat (près d’un milliard d’utilisateurs) et des jeux vidéo, investir dans des centres commerciaux à la peine face au commerce en ligne n’est pas évident. Mais l’entreprise chercher à se diversifier dans tous les domaines, y compris hors du numérique. Or, depuis deux ans, Alibaba, le géant chinois du commerce en ligne, engagé dans une compétition féroce avec Tencent dans la nouvelle économie, se tourne vers le commerce physique. Depuis, les deux entreprises empires font la course pour apporter leurs solutions numériques au commerce traditionnel : paiement en ligne, logistique intelligente grâce au cloud computing, mais surtout connaissance des clients, grâce à une emprise totale sur leurs activités d’achat, en ligne ou hors ligne.
Tencent, et son partenaire JD.com, numéro deux du commerce en ligne en Chine après Alibaba, ont déjà investi dans les supermarchés Yonghui en décembre, et ont annoncé un investissement dans Carrefour en janvier 2018. Avec Wanda, ils étendent leur emprise sur le commerce physique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Les Etats-Unis ont gelé une partie de leur contribution à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens au Proche-Orient.
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« Les Palestiniens de Syrie sont devenus très vulnérables »

Les Etats-Unis ont gelé une partie de leur contribution à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens au Proche-Orient.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 11h10
    |

            Laure Stephan (Beyrouth, correspondance)








                        



                                


                            

La guerre qui ravage la Syrie n’a pas épargné les réfugiés palestiniens. Le conflit les a plongés dans la misère, ils côtoient la mort. Plus d’un sur cinq a fui le pays. Parmi ceux restés sur place, 60 % sont des déplacés : certains sont réduits à vivre dans des abris collectifs, d’autres sont parfois retournés s’installer, faute d’alternative, dans des camps en ruine ou exposés à des engins explosifs. Ils risquent d’être parmi les premiers à faire les frais des suppressions de subventions américaines à l’UNRWA, l’agence de l’ONU chargée des réfugiés palestiniens au Proche-Orient.
En décidant de geler plus de la moitié de sa première contribution annuelle, à la mi-janvier, Washington a aussi posé, de façon inédite, des conditions pour l’emploi de la somme dégagée : celle-ci est réservée à des activités de l’UNRWA à Gaza, en Cisjordanie et en Jordanie. L’organisation onusienne n’a reçu aucune assurance que d’autres versements suivront dans les mois à venir, de la part de son plus gros donateur. En 2017, les financements américains avaient couvert à hauteur de 60 % l’action d’urgence pour les Palestiniens de Syrie. Environ 438 000 vivent toujours dans ce pays en guerre.

Mercredi 31 janvier, l’UNRWA a lancé, depuis le Liban, un appel aux dons internationaux, plaidant pour l’octroi de 409 millions de dollars (330 millions d’euros) afin de répondre, en 2018, aux besoins humanitaires de ces réfugiés, restés en Syrie ou vivant un second exil dans les pays voisins. Sans de nouveaux financements, plusieurs aides d’urgence, comme l’allocation d’une somme mensuelle pour payer loyer ou nourriture, pourraient être suspendues dès le mois de mars. Ce serait un scénario catastrophe pour les Palestiniens de Syrie : 95 % d’entre eux sont devenus dépendants du soutien de l’UNRWA, quand moins d’un réfugié sur dix en avait besoin avant 2011.
« Ils sont très vulnérables »
Prenant la parole à Beyrouth, Mohammed Abdi Adar, le directeur de l’UNRWA en Syrie,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ La plupart des 200 VIP détenus par le pouvoir saoudien dans le cadre d’une vaste purge anticorruption ont été libérés, en échange de sommes colossales pour nombre d’entre eux.
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Arabie saoudite : les mystères de la purge du Ritz-Carlton

La plupart des 200 VIP détenus par le pouvoir saoudien dans le cadre d’une vaste purge anticorruption ont été libérés, en échange de sommes colossales pour nombre d’entre eux.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 06h35
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

Le Ritz-Carlton de Riyad s’apprête à rouvrir ses portes. Le palace saoudien aux cinq cents chambres et 20 hectares de jardins, transformé en prison dorée depuis trois mois, devrait accueillir de nouveau des clients d’ici une dizaine de jours. C’est le signe que la purge, entamée début novembre 2017 par le roi Salman et son fils, l’impétueux prince héritier Mohammed Ben Salman, surnommé « MBS », touche à sa fin.

La plupart des deux cents et quelques VIP confinés de force dans les suites de l’hôtel, dans le cadre de ce que le pouvoir présente comme une opération anticorruption, ont été relâchés. Soit après avoir plaidé coupable et accepté un arrangement financier impliquant la restitution de sommes ou de biens supposément mal acquis, soit après avoir été blanchis de toute malversation.
Le plus célèbre de ces prisonniers de luxe, le prince Walid Ben Talal, première fortune du monde arabe (18 milliards de dollars, soit plus de 14 milliards d’euros), a réintégré ses pénates samedi 27 janvier. Dans une interview filmée la veille, dans sa chambre du Ritz-Carlton, l’homme était apparu amaigri et émacié, tout en insistant, une canette de soda à la main, se sentir « comme à la maison ». L’actionnaire de Twitter et propriétaire du George V, un palace parisien, avait aussi assuré que son arrestation était un simple « malentendu » et avait démenti avoir payé pour regagner sa liberté. Sans réellement convaincre.
Selon le magazine Forbes, Walid Ben Talal aurait abandonné une grosse partie de ses actifs, même s’il reste nominalement propriétaire de Kingdom Holding, sa société d’investissement. Au total, selon le procureur général d’Arabie saoudite, cette procédure inédite dans les annales du royaume aurait rapporté 106 milliards de dollars.


Mais qui a été jugé coupable et de quoi ? Qui a payé, combien et comment ? Et de quelle liberté de mouvement disposent désormais les ex-pensionnaires du Ritz-Carlton ?...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ En janvier, le groupe Marriott a provoqué l’ire de Pékin en représentant sur son site Web Hongkong, Macao, le Tibet et Taïwan comme quatre Etats indépendants.
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La géographie, sujet explosif en Chine

En janvier, le groupe Marriott a provoqué l’ire de Pékin en représentant sur son site Web Hongkong, Macao, le Tibet et Taïwan comme quatre Etats indépendants.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 10h28
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Vu de Shanghaï. Pas question de dépasser ni d’utiliser la mauvaise couleur ! Les entreprises étrangères qui opèrent sur le sol chinois sont prévenues : les cartes de Chine qu’elles présentent à leurs clients doivent être impeccables, autrement dit correspondre aux revendications territoriales du pays jusqu’au moindre îlot.
En janvier, plusieurs sociétés, dont Zara, Audi, Muji ou Delta Airlines, en ont fait les frais, à la suite d’un scandale impliquant la chaîne d’hôtels de luxe Marriott. Sur son site Internet, Hongkong, Macao, le Tibet et Taïwan étaient représentés comme quatre Etats indépendants, ce qui n’a pas manqué de provoquer l’ire des internautes chinois.

En la matière, le droit à l’erreur n’existe pas, surtout quand ladite erreur porte sur des territoires contestés. Si le Tibet et Hongkong sont officiellement des zones chinoises, ils ont un statut particulier. Quant à Taïwan, l’île revendiquée par Pékin possède les caractéristiques d’un Etat, avec un gouvernement indépendant et une armée propre, mais pas de reconnaissance internationale. Le sujet de l’appartenance à la mère patrie provoque des réactions épidermiques chez la plupart des citoyens chinois.
Les risques ne se limitent pas à une très mauvaise publicité. Le 12 janvier, Marriott a reçu l’ordre de fermer tous ses sites et applications ­mobiles en Chine, et ce pendant six jours. La chaîne américaine, dont ce pays a assuré 19 % de la croissance en 2017, a tenté d’apaiser le courroux chinois.
Cartes jugées « problématiques »
« Marriott International respecte et soutient la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Chine. Nous présentons nos plus sincères excuses », a déclaré le directeur général du groupe, Arne Sorenson, dans un communiqué. Peu après, le groupe a publié un « plan de rectification en huit points », afin d’éviter de futures erreurs, dans un vocabulaire qui n’est pas sans rappeler les campagnes de « rectifications »...




                        

                        

