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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ La capitale du jeu, qui veut organiser le Super Bowl de 2024 ou 2025, bâtit la plus chère des enceintes, financée à 40 % par de l’argent public. Avec une rentabilité incertaine.
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Las Vegas s’offre un stade à 2  milliards de dollars

La capitale du jeu, qui veut organiser le Super Bowl de 2024 ou 2025, bâtit la plus chère des enceintes, financée à 40 % par de l’argent public. Avec une rentabilité incertaine.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 14h30
    |

            Grégoire Allix (Las Vegas (Nevada), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Dimanche 4 février, le 52e Super Bowl, la finale du championnat des Etats-Unis de football américain, opposera les Patriots de la Nouvelle-Angleterre aux Eagles de Philadelphie, sous le toit de verre de l’US Bank Stadium de Minneapolis (Minnesota). A 2 000 kilomètres de là, dans le Nevada, une autre ville se prépare déjà à organiser le Super Bowl en 2024 ou en 2025 : Las Vegas. La capitale du jeu n’a encore ni stade ni équipe. Mais « Sin City », la ville du péché, est prête à toutes les démesures. Ses dirigeants ont entrepris de bâtir le stade le plus cher de l’histoire – près de 2 milliards de dollars (1,6 milliard d’euros) – pour attirer dans le désert une équipe de la National Football League (NFL), les Raiders, aujourd’hui installée à Oakland (Californie).
A l’extrémité sud de l’avenue des casinos, le touristique Strip, de l’autre côté de l’autoroute qui longe le gigantesque hôtel-casino Mandalay Bay, les engins de terrassement nivellent le sol sur une parcelle de 25 hectares. Les Raiders sont censés jouer ici leur première saison en 2020, dans une enceinte couverte et climatisée de 65 000 places, carénée de noir comme une voiture de course, dotée d’une immense baie coulissante ouvrant sur le Strip et la pyramide de l’hôtel Luxor.
Longtemps, la crainte des matchs truqués a incité les ligues sportives à refuser l’implantation d’équipes à Las Vegas, dans l’un des rares Etats autorisant les paris sportifs. Le climat a changé, et la Cour suprême doit se prononcer cette année sur la légalisation des paris sportifs partout aux Etats-Unis. Pour certains observateurs, ce stade reste une hérésie. « C’est le pire deal qu’une ville ait jamais conclu avec une équipe », estime Roger Noll, professeur émérite d’économie à l’université de Stanford (Californie), spécialiste de l’économie du sport. Pas seulement parce qu’une dépense pareille pour seulement dix matchs par an à domicile peut sembler un brin exagérée.
« Les casinos ne...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Depuis deux ans, les audiences de la saison régulière ont reculé de 13%. Conséquence, les recettes publicitaires ont reculé de 1,2 %.
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Le football américain fait moins recette à la télévision

Depuis deux ans, les audiences de la saison régulière ont reculé de 13%. Conséquence, les recettes publicitaires ont reculé de 1,2 %.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 14h30
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            
Plus de 110 millions de téléspectateurs étaient attendus, dimanche 4 février, devant le Super Bowl. Comme chaque année, la finale de la National Football League (NFL) caracolera en tête du palmarès des meilleures audiences aux Etats-Unis. Cette performance cache cependant une réalité beaucoup moins radieuse : depuis deux ans, le richissime championnat de football américain (14 milliards de dollars de chiffre d’affaires, soit 11,25 milliards d’euros, dont la moitié en droits télé) fait moins recette à la télévision.
Lors de la saison régulière, qui s’est déroulée entre septembre et décembre 2017, les audiences ont reculé de 13 % en moyenne, selon les chiffres collectés par Michael Nathanson, analyste chez MoffettNathanson. Elles avaient déjà reculé de 9 % la saison dernière. La situation ne s’est pas améliorée pendant les phases finales, avec des chiffres en baisse de 12 % à 20 %.
En 2016, la NFL avait mis en avant l’impact de l’élection présidentielle américaine, qui avait capté l’intérêt des téléspectateurs au profit des chaînes d’information. « Les mauvais chiffres de 2016 n’étaient pas une anomalie », rétorque M. Nathanson, qui avait pourtant anticipé un rebond cette saison. « La NFL traverse un déclin structurel de son audimat », estime-t-il désormais.
Le championnat peine à rajeunir son public
Le championnat peine notamment à rajeunir son public. Plutôt que passer trois heures devant leur télévision, les nouvelles générations préfèrent suivre l’évolution des rencontres et regarder les meilleures actions sur les réseaux sociaux ou sur YouTube. Autre explication : la saturation de l’offre, avec des matchs professionnels ou universitaires diffusés du jeudi au lundi. D’autres avancent le boycottage provoqué par le mouvement de protestation de certains joueurs qui mettent le genou à terre lors de l’hymne national. Et alimenté par Donald Trump.
Conséquence, les recettes publicitaires ont reculé de 1,2 % pendant la saison...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le Syndicat national du spectacle musical et de variété et plusieurs producteurs ont porté plainte au pénal contre le site, accusé de revente illicite de billets de concert.
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Viagogo, l’application qui prend les internautes pour des... gogos

Le Syndicat national du spectacle musical et de variété et plusieurs producteurs ont porté plainte au pénal contre le site, accusé de revente illicite de billets de concert.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 12h15
    |

            Nicole Vulser








                        



   


Echapper aux arnaques des revendeurs de billets de ­concert et lutter contre un marché noir de plus en plus organisé : telle est l’ambition du Prodiss, le syndicat national du spectacle musical et de variété qui, aux côtés de plusieurs producteurs de spectacles, a annoncé, vendredi 2 février, avoir porté plainte au pénal contre Viagogo. Ils constatent sur ce site « de très nombreuses offres illicites de billets pour des ­concerts qu’ils produisent ».
Spéculation sur le prix des places revendues plus de dix fois leur valeur faciale, billets contrefaits, duplicatas d’un même billet revendu ad nauseam… En toute bonne foi, des acheteurs risquent d’être dupés et refoulés d’un concert.

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                La revente illicite des places de spectacle prospère



Selon le Prodiss, ces sites arrivent en première position sur les moteurs de recherche, sans que l’internaute parvienne à les différencier des sites officiels. Les fraudeurs utilisent des « botnets » pour aspirer en moins d’une minute des centaines de places dès leur mise en place sur le marché. Et les revendre bien plus cher…
« L’étau se resserre »
La loi de mars 2012 permet en France de lutter contre le marché noir en cas de revente « habituelle » des billets, mais pas de revente « occasionnelle ». Viagogo a déjà été attaqué plusieurs fois, par l’Opéra de Paris ou l’association des Vieilles Charrues, pour avoir revendu des billets à un prix supérieur à leur valeur faciale. Il a été condamné pour avoir vendu sans autorisation des places de concert des BB Brunes, de Lana Del Rey ou de Mylène Farmer.
« L’étau se resserre autour de Viagogo », observe le Prodiss. La législation s’est durcie en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis pour interdire les « botnets ». En 2017, 7,1 millions de dollars de dommages et intérêts (5,7 millions d’euros) ont été infligés par le procureur général de New York à quinze opérateurs impliqués dans la vente illégale de billets de concert.
Le Prodiss met en garde les amateurs de concerts contre d’autres sites comme Ticket Rocket, Live Booker, TicketSwap et Next Concert, tout en lançant son propre site www.fanpasgogo.fr. Le but ? Trouver les sites officiels, éviter les pièges et porter plainte en cas de problème…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Les marchés attendent les premières décisions de Jerome Powell qui va succéder à Janet Yellen à la tête de la Réserve fédérale américaine.
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Bourse : les investisseurs scrutent toujours le discours des banques centrales

Les marchés attendent les premières décisions de Jerome Powell qui va succéder à Janet Yellen à la tête de la Réserve fédérale américaine.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 12h09
    |

                            Emmanuel Schafroth








                        



                                


                            

Chronique Bourse. Après un début d’année en fanfare, les actions ont semblé s’assagir un peu. Dès le 9 janvier, l’indice CAC 40 était revenu toucher les 5 500 points au terme de cinq séances consécutives de hausse. Il ensuite fait du surplace, avant de redescendre cette semaine (–2,97 % sur la semaine). Déjà, les écarts entre valeurs se creusent : après avoir annoncé cette semaine un bénéfice meilleur que prévu au quatrième trimestre, Nokia a gagné 1,46 % jeudi et affiche une hausse d’environ 12% puis le début de l’année, tandis que Sodexo, qui a déçu le marché en annonçant une croissance interne de seulement 1,9 % au titre du premier trimestre de son exercice 2017-2018, a reculé en Bourse de 11,63 % depuis le début l’année.
Le marché peut aussi s’avérer sensible aux rumeurs. Jeudi, les investisseurs se sont rués sur l’action du producteur de cinéma EuropaCorp (+72,5 %), le magazine américain Variety affirmant que des discussions avaient lieu entre la société de Luc Besson et la plate-forme de distribution de contenus vidéo Netflix, qui pourrait racheter une partie de son catalogue ou conclure une coproduction.

L’honneur d’appuyer sur le bouton
A l’heure où l’économie mondiale rebondit nettement, mais où les marchés d’actifs sont chèrement valorisés, cette sensibilité des investisseurs aux nouvelles microéconomiques ne doit pas étonner, surtout à un moment où elles vont être nombreuses, saison des résultats annuels oblige. Pour autant, si l’action des banques centrales fait moins les gros titres à mesure que le marché boursier se remet à marcher sur ses propres jambes, il ne faut pas oublier que les colossales mesures de soutien qu’elles ont déclenchées pour éviter que 2008 ne soit le 1929 du XXIe siècle sont toujours à l’œuvre. Ce qui pose la question de leur futur retrait de la scène.
La réunion de la banque centrale américaine, les 30 et 31 janvier, n’a débouché sur aucune décision majeure :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ La consommation du sucre a continué de progresser d’1,3 % en 2017, tirée par la consommation en plein essor en Asie et en afrique.
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Le sucre en pleine déconfiture

La consommation du sucre a continué de progresser d’1,3 % en 2017, tirée par la consommation en plein essor en Asie et en afrique.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 12h38
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            
Pan sur les becs sucrés ! La poudre blanche se retrouve sur le banc des accusés. Un documentaire australien, Sugarland, a dénoncé les ravages de l’excès de consommation du sucre. Avec une dose de 160 g par jour, gare aux bourrelets, aux problèmes hépatiques… et surtout à l’accoutumance. Chacun peut devenir accro à son insu, tant le sucre avance masqué dans nombre de produits alimentaires industriels, même salés. De quoi susciter quelques prises de conscience, surtout dans les pays développés. A l’inverse, dans certains pays d’Asie ou d’Afrique, le goût sucré est en plein essor. L’un dans l’autre, la consommation du sucre a continué de progresser de 1,3 % en 2017, en ligne avec sa croissance moyenne des dix dernières années.
Mais que les amateurs de douceurs et de Chandeleur se rassurent. On ne manquera pas de sucre pour saupoudrer les crêpes. L’heure est à l’abondance. L’Inde et la Thaïlande ont retrouvé des niveaux de production satisfaisants. L’Europe a ouvert les vannes avec la fin des quotas sucriers, le 1er octobre 2017.
Plus d’entraves pour la betterave. Les grands sucriers européens, les allemands Südzucker et Nordzucker ou les coopératives françaises Tereos et Cristal Union, ont poussé les agriculteurs à planter à tour de bras. Dame nature a fait le reste. Résultat : avec une augmentation des surfaces plantées de 20 % et un rendement quasi historique de 93 tonnes à l’hectare, plus de 44 millions de tonnes de betteraves ont été récoltés en France pour une production record de sucre de 6,3 millions de tonnes. « En Europe, la production va dépasser les 20 millions de tonnes », estime Timothé Masson, de la Confédération générale des planteurs de betteraves.
Les bouchées doubles
Les sucriers européens, désormais libres d’inonder les marchés, ont mis les bouchées doubles, allongeant la campagne sucrière à 135 jours et faisant turbiner leurs usines plus longtemps pour réduire leurs coûts.

Décrocheront-ils...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ L’enseigne française va ouvrir, au deuxième semestre, son premier magasin à Nairobi, la capitale du Kenya. Objectif : « rendre le sport accessible au plus grand nombre », grâce à des prix compétitifs.
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Decathlon choisit le pays des marathoniens comme tête de pont en Afrique de l’Est

L’enseigne française va ouvrir, au deuxième semestre, son premier magasin à Nairobi, la capitale du Kenya. Objectif : « rendre le sport accessible au plus grand nombre », grâce à des prix compétitifs.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 11h56
    |

                            Marion Douet (Nairobi, correspondance)








                        



                                


                            

C’est une nouvelle étape franchie par Decathlon en Afrique. L’enseigne française de sport va ouvrir, « au deuxième semestre de cette année », son premier magasin à Nairobi. Comme le souligne Valery Guers, le responsable du groupe dans la capitale africaine, le Kenya s’inscrit parfaitement dans la stratégie de l’entreprise sur le continent.
En effet, celle-ci souhaite « se développer à la fois dans des pays au pouvoir d’achat conséquent, comme le Maroc ou l’Afrique du Sud, et dans des pays à revenu intermédiaire, avec des classes moyennes en plein essor ».
Après Abidjan, puis Accra l’année dernière, la capitale kényane apparaissait comme une évidence. D’abord, parce que cette métropole de plusieurs millions d’habitants, locomotive financière et industrielle de l’Afrique de l’Est, voit se développer le secteur de la distribution, comme l’atteste l’arrivée récente des hypermarchés français Carrefour et du sud-africain Massmart (filiale de Walmart). Ensuite, parce que l’offre d’équipements sportifs y est pour l’heure très limitée.

« Decathlon va révolutionner le marché, car il n’y a aujourd’hui que des magasins proposant des produits haut de gamme, très chers, d’un côté et des produits de seconde main de l’autre », estime Julien Garcier, fondateur du cabinet de conseil Sagaci Research. Ce spécialiste des biens de consommation évoque en outre la forte « prise de conscience du besoin de sport au sein de la classe moyenne, en raison notamment des problèmes liés à l’augmentation du niveau de vie, comme l’obésité ».
En choisissant d’ouvrir son premier magasin dans le quartier très huppé de Karen, le groupe détenu par la famille Mulliez cible également les classes aisées et les expatriés. Cela ne l’empêche pas pour autant de vouloir appliquer au Kenya la recette qui a fait son succès en France : « rendre le sport accessible au plus grand nombre », grâce à des prix compétitifs....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ L’enseigne s’installera dans le quartier de la Gaîté-Montparnasse, qui intéresse également Ikea.
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Leclerc ouvrira en 2020 un supermarché en plein Paris

L’enseigne s’installera dans le quartier de la Gaîté-Montparnasse, qui intéresse également Ikea.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 14h32
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Après un premier pas en direction de la capitale en 2016, avec un magasin dans le 19e arrondissement, aux abords du périphérique, l’enseigne de distribution Leclerc va investir le cœur de Paris. Avec un supermarché qui ouvrira, en avril 2020, dans le centre commercial du quartier de la Gaîté-Montparnasse, à deux pas de la gare.
La gare, les boutiques attenantes opérées par Altarea Cogedim et même la tour Montparnasse ont lancé un vaste programme de rénovation de ce quartier. La foncière Unibail-Rodamco va reconstruire entièrement la galerie Gaîté, désertée au fil des ans par les clients et les enseignes. Dans le passé, elle a accueilli jusqu’à 4 à 5 millions de clients les bonnes années et 1,3 million de personnes la traversent chaque année pour accéder plus vite à leur train à partir du métro Gaîté. Le bâtiment des années 1970, composé d’une architecture sur dalle, très en vogue à l’époque dans le Paris du tout voiture, avait alors été pensé comme une entrée sur Paris depuis l’autoroute A6.
Une galerie marchande agrandie
L’adhérent du groupe Leclerc, qui possède déjà le magasin de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) au centre commercial So Ouest appartenant à Unibail, vient de signer avec la foncière pour y installer un supermarché de 2 500 mètres carrés (3 700 m² en comptant les réserves), très axé sur les produits frais. Il aura comme voisin le magasin Darty, qui sera déplacé et restera ouvert pendant la durée des travaux.
L’ensemble de l’îlot immobilier actuellement composé de l’hôtel Pullman – qui sera modernisé –, d’une galerie marchande, de bureaux et de logements, dont Unibail a mis plusieurs années à reconstituer la propriété foncière, sera entièrement repensé. En partie grâce à la suppression de 1 000 places de parkings, la galerie commerçante sera considérablement agrandie, passant de 14 000 à 27 770 m2 sur trois étages. Elle ouvrira en 2020. Les bâtiments à proximité accueilleront une crèche, une bibliothèque, un jardin communautaire…

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Rebaptisée « les Ateliers Gaîté », l’ancienne galerie passera de huit commerces à vingt-huit en 2020, avec un espace de près de 4 000 m2 destiné à la restauration et composé d’une trentaine de comptoirs indépendants, avec des baux de courte durée et pour chacun un concept à la mode, comme il en existe à Lisbonne ou à Londres. Un étage entier de près de 10 000 m2 sera entièrement consacré à des enseignes de mode et de beauté.
Une clientèle de centre-ville
Le centre commercial, qui vise 8 à 10 millions de visiteurs à terme, intéresse également Ikea. Le géant suédois du mobilier est en discussion avec Unibail-Rodamco pour louer un local de 4 500 m2 qui pourrait accueillir sa première implantation dans Paris intra-muros.
Le groupe avait annoncé, fin 2014, un projet qui n’a pas encore vu le jour d’« implantation d’un point de vente dans Paris intra-muros pour faciliter l’accès à son offre aux personnes vivant en centre-ville », une clientèle dont près de 70 % ne possèdent pas de voiture et 30 % n’ont pas le permis.
Ce local intéresse aussi d’autres acteurs du bricolage et de l’équipement de la maison comme Leroy-Merlin, mais Ikea pourrait y aménager des espaces de conseil pour son activité cuisine. D’autant que la galerie marchande sera volontairement positionnée par son opérateur autour de l’expérience utilisateur afin de se différencier de l’achat sur Internet grâce à des ateliers (réparation de vélo, ateliers de cuisine…) et des services. Elle sera complétée d’un futur espace logistique urbain pour mutualiser les livraisons dans le quartier.

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La bataille de la vente à domicile
L’arrivée de l’enseigne Leclerc en plein centre de la capitale s’inscrit dans le projet du groupe de s’attaquer au marché parisien, l’un des fiefs d’Amazon dans le secteur du non-alimentaire. Mercredi 31 janvier, sur RMC et BFM-TV, le patron du distributeur, Michel-Edouard Leclerc, a annoncé le lancement à partir du printemps de « la vente à domicile à Paris » sous le nom de « Leclerc chez moi », promettant des prix « 15 % à 20 % moins chers et aussi des “drives” piétons et des dépôts relais ».
« Il nous faut trois ans pour parfaire les systèmes » et « maîtriser la logistique » après « une période de test sur certains quartiers ». « Nous avons une technologie logée à Toulouse. Cinq cents ingénieurs travaillent sur des algorithmes, des applications, sur la monétique et nous allons relever le défi d’Amazon sur la ville la plus chère de France », a-t-il assuré.

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A Paris, la concurrence a commencé à s’attaquer à la livraison à domicile ou en drive. Franprix (groupe Casino) propose depuis le 16 novembre 2017, à Paris et en région parisienne (et cette année à Lyon), une livraison en trente minutes, par la start-up Stuart, filiale de La Poste, des courses commandées à partir d’une application sur téléphone mobile, prélevées à partir de dix-huit magasins. Elle a déjà été utilisée par 400 000 clients. Après plusieurs semaines de test sous le nom de Carrefour livraison express, Carrefour s’est associé à Stuart pour lancer la livraison de courses en moins d’une heure.

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Monoprix (groupe Casino) a conclu, pour sa part, un accord capitalistique en décembre 2017 avec la start-up Epicery pour livrer dans l’heure des courses en même temps que celles de commerces de bouche du quartier, avant la mise en place d’ici à deux ans de livraisons à partir d’un entrepôt alimentaire 100 % automatisé grâce à son alliance avec le britannique Ocado. Reste à savoir si, en trois ans, Amazon, qui cherche toujours à nouer des accords avec des enseignes de distribution alimentaire, n’aura pas déjà conquis le marché.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Leurs difficultés de financement rebattent les cartes parmi les grands groupes qui dominent l’économie du pays, ouvrant la porte aux géants du numérique.
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Wanda, HNA... Des conglomérats chinois en crise

Leurs difficultés de financement rebattent les cartes parmi les grands groupes qui dominent l’économie du pays, ouvrant la porte aux géants du numérique.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 11h30
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



   


Avis de chantier chez les grands groupes chinois. Face à d’importantes difficultés de financement, les groupes Wanda, HNA ou Anbang cherchent du cash désespérément. Certains sont prêts à en profiter : lundi 22 janvier, un groupe de quatre investisseurs menés par Tencent, la première capitalisation boursière chinoise, a annoncé une prise de participation de 14 % chez Wanda. Le groupe de l’ambitieux Wang Jianlin, ex-homme le plus riche de Chine, mis à genoux par les dettes, et par le pouvoir chinois, voit ainsi un géant de la technologie, mené par le discret Pony Ma, devenu la plus grosse fortune du pays, lui tendre la main.
Pour Wanda, l’effet Tencent semble fonctionner. Le jour de l’annonce de l’investissement du géant chinois des médias, le cours de Wanda Commercial Properties à la Bourse de Hongkong a gagné 52 %. Avec 34 milliards de yuans (4,34 milliards d’euros) d’argent frais, le groupe immobilier devrait pouvoir souffler et achever plus sereinement une restructuration entamée cette année. Enchaînant les rachats à l’étranger, dans l’immobilier, le cinéma, le divertissement, le conglomérat avait été mis en garde en juin par les autorités financières chinoises, qui s’inquiétaient du surendettement de cinq grands groupes.
Des investissements « irrationnels »
Dans le même temps, le groupe HNA, qui multipliait lui aussi les acquisitions, dans l’immobilier, le tourisme ou la finance (le groupe est l’actionnaire majoritaire de la Deutsche Bank), peine à rembourser ses créances. Egalement pointé en juin pour ses investissements « irrationnels », HNA présente un bilan plus solide que Wanda, mais cherche aussi de l’argent frais. La maison mère de Hainan Airlines est partie de l’aviation et du tourisme pour s’étendre à des secteurs aussi variés que l’hôtellerie, la logistique, la finance, le stockage de pétrole ou le cloud computing. Depuis 2015, HNA fonctionne presque comme un fonds d’investissement : le groupe a investi à l’étranger pour 40 milliards de dollars (32,1 milliards d’euros), amassant une dette totale de près de 100 milliards de dollars, pour 178 milliards d’actifs, d’après le groupe.

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En juin dernier, le régulateur bancaire chinois avait demandé aux grandes banques d’Etat qui financent ces groupes de mener un examen approfondi de leurs finances. HNA et Fosun, le propriétaire du Club Med, s’en sont relativement bien sortis, pouvant continuer à investir à condition de réduire la voilure, là où Wanda et l’assureur Anbang ont été frappés plus durement. Mais le vent tourne pour HNA : fin novembre, l’agence de notation Standard & Poors a abaissé sa note de B + à B (très spéculatif). Pour les filiales de HNA, les taux d’emprunt ont grimpé sur le marché obligataire ces dernières semaines, parfois jusqu’à 9 %, ce qui a obligé certaines d’entre elles à annuler des levées de dettes prévues.
Récemment, l’entreprise a même poussé ses employés à lui prêter de l’argent, contre des taux avantageux. Les salariés ont reçu plusieurs courriels courant janvier leur vantant des projets d’investissements au sein de l’entreprise pouvant rapporter jusqu’à 9,8 % d’intérêts par an. Certains sont modestes, mais d’autres atteignent 80 millions de dollars, rapporte le New York Times. Un système de commissions encourage les employés à recruter des proches pour investir eux aussi.
Une restructuration profonde
Plus classiquement, HNA cherche aussi à vendre ses actifs pour lever des fonds. L’entreprise doit rembourser 65 milliards de yuans (8,2 milliards d’euros) de dettes au premier trimestre. Il lui manque 15 milliards (1,9 milliard d’euros), Dans l’urgence, le groupe vend à perte certaines acquisitions récentes d’immobilier ou d’actions. Le conglomérat espère que la pression sur ses finances se relâchera au second trimestre, quand plus de ventes auront été signées.
L’exemple de Wanda montre qu’il est possible de se relever. Mais c’est au prix d’une restructuration profonde. Début juillet, le groupe a vendu des hôtels et ses participations dans des projets touristiques pour 7,7 milliards d’euros, avant d’abandonner plusieurs projets de rachat. Une transition vers une structure à actifs faibles (asset-light structure) : Wanda assure la gestion de ces hôtels et parcs d’attractions, désormais détenus par d’autres. L’arrivée de Tencent à son capital devrait lui permettre de continuer cette transition avec un endettement allégé.

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Pour Tencent, géant de la technologie chinoise, qui tire l’essentiel de ses revenus de son réseau social Wechat (près d’un milliard d’utilisateurs) et des jeux vidéo, investir dans des centres commerciaux à la peine face au commerce en ligne n’est pas évident. Mais l’entreprise chercher à se diversifier dans tous les domaines, y compris hors du numérique. Or, depuis deux ans, Alibaba, le géant chinois du commerce en ligne, engagé dans une compétition féroce avec Tencent dans la nouvelle économie, se tourne vers le commerce physique. Depuis, les deux entreprises empires font la course pour apporter leurs solutions numériques au commerce traditionnel : paiement en ligne, logistique intelligente grâce au cloud computing, mais surtout connaissance des clients, grâce à une emprise totale sur leurs activités d’achat, en ligne ou hors ligne.
Tencent, et son partenaire JD.com, numéro deux du commerce en ligne en Chine après Alibaba, ont déjà investi dans les supermarchés Yonghui en décembre, et ont annoncé un investissement dans Carrefour en janvier 2018. Avec Wanda, ils étendent leur emprise sur le commerce physique.



                            


                        

                        


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Les défis de « Jay » Powell

Mercredi 31 janvier, Janet Yellen a tenu sa dernière réunion à la tête de la Fed. Son successeur, Jerome Powell, devra poursuivre la délicate remontée des taux directeurs.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 12h58
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

C’est la fin d’une ère. Mardi 30 et 31 décembre, Janet Yellen a animé sa dernière réunion à la tête de la Réserve fédérale (Fed). Sous son mandat, l’économie américaine a créé 8,9 millions d’emplois et le produit intérieur brut a gonflé de 9,6 %. Surtout : la démocrate a entamé la délicate sortie des politiques monétaires accommodantes. Depuis son arrivée, en 2014, la Fed a relevé cinq fois ses taux directeurs. Ils évoluent aujourd’hui entre 1,25 et 1,50 %.
Le mandat de son successeur, Jerome Powell, démarre sur une ambiguïté. Le président Donald Trump l’a choisi autant pour se débarrasser de Mme Yellen que parce qu’il le juge susceptible de poursuivre à peu près la même politique qu’elle, à savoir, le retrait prudent et graduel de la béquille monétaire. Le républicain à la mèche blonde, qui n’a eu cesse de critiquer les taux bas pendant sa campagne électorale, s’est vite converti à leurs charmes une fois élu.
Mais le nouveau patron de la Fed, que ses amis surnomment «Jay », sera peut-être contraint d’accélérer la cadence de la remontée des taux : la réforme fiscale et les 1 500 milliards de dollars (1 200 milliards d’euros) de dépenses dans les infrastructures promises par Trump pourraient en effet alimenter des pressions haussières sur les prix. Dans son communiqué du 31 janvier, l’institution souligne d’ailleurs s’attendre à une remontée de l’inflation cette année. Celle-ci pourrait se rapprocher plus vite que prévu de la cible de 2 %.
Pur produit du monde financier
Nombre d’observateurs estiment que le mandat de Powell démarre dans des conditions plus favorables que celui de sa prédécesseure. Peut-être. Mais l’accélération du resserrement monétaire qu’il devra sans doute piloter pourrait être l’étincelle déclenchant la prochaine crise. Dix ans de taux bas ont en effet alimenté la formation d’une série de bulles financières en tout genre aux Etats-Unis. La valorisation des actions est excessive. Repartis à la hausse, les...




                        

                        


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Projets d’infrastructure : le rapport Duron bien accueilli par les associations d’opposants

Celles-ci estiment que leurs arguments sur la cherté, la dangerosité, voire l’inutilité de certains chantiers se trouvent confortés dans le document remis à la ministre des transports, Elisabeth Borne.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 11h14
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

Elles veulent y voir comme une petite victoire. Les arguments des associations d’opposants à de nombreux projets d’infrastructure ferroviaire, autoroutière, etc. – nombre de ces chantiers sont onéreux, dangereux pour l’environnement, voire inutiles – se trouveraient, selon elles, confortés par le rapport sur les mobilités du quotidien, remis par Philippe Duron, le président du Conseil d’orientation des infrastructures (COI), jeudi 1er février, à la ministre des transports, Elisabeth Borne.
« La transition écologique, et notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre et des nuisances, n’est pas une option. Elle impose de repenser la mobilité et la hiérarchie des priorités d’investissement », prévient le COI.

Ce constat, renforcé par des contraintes budgétaires fortes et par les priorités données par Emmanuel Macron aux mobilités du quotidien, porte un coup rude à de nombreux dossiers : les lignes à grande vitesse du Sud-Ouest (Bordeaux-Dax, Bordeaux-Toulouse) ou certaines autoroutes, comme l’A45 prévue pour relier Saint-Etienne à Lyon.
L’un des dossiers emblématiques est le projet de tunnel pour la ligne Lyon-Turin, un projet international signé avec l’Italie et financé aussi à hauteur de 40 % par l’Europe. Si les rapporteurs préviennent qu’ils n’ont pas étudié certains grands projets « actés par ailleurs », comme ce tunnel international, ils remettent en question la réalisation des accès français au tunnel. « La démonstration n’a pas été faite de l’urgence d’engager ces aménagements, dont les caractéristiques socio-économiques apparaissent à ce stade clairement défavorables », estime le COI.
« Au milieu du gué »
Daniel Ibanez, porte-parole historique de l’opposition au Lyon-Turin, juge qu’il s’agit d’un succès… partiel. « C’est clair, cette infrastructure est une source de pertes et ne peut être déclarée d’utilité publique. Mais le rapport s’arrête au milieu du gué....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Dans un contexte de reprise, la consolidation du secteur continue.
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LBO France cède ses tour-opérateurs FRAM, Promovacances et Karavel

Dans un contexte de reprise, la consolidation du secteur continue.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 11h10
    |

            Guy Dutheil








                        



   


Le mouvement de consolidation du secteur des tour-opérateurs (TO) se poursuit sans faiblir. Le fonds d’investissement LBO France aurait décidé de se séparer de FRAM, Promovacances et Karavel, ont révélé Les Echos du vendredi 2 février. Il aurait confié un mandat de vente des trois entités à la banque Rothschild. Cette cession est un signe supplémentaire du désengagement du fonds dans le tourisme. En juin 2015, LBO France avait déjà cédé l’organisateur d’excursions ParisCityVision.
LBO France avait constitué son pôle tour-opérateurs en deux temps. D’abord avec l’acquisition, en 2011, de Karavel et Promovacances ; ensuite, avec la reprise du voyagiste FRAM, en 2015. Pour un professionnel du secteur, le retrait du fonds d’investissement n’est qu’une « demi-surprise car le rachat de FRAM a été une catastrophe ».

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Ce dernier, en effet, n’est toujours pas redevenu rentable et son retour à l’équilibre a été repoussé à 2019. Le chiffre d’affaires du petit ensemble a fortement baissé. Il est passé d’environ 730 millions d’euros à 520 millions d’euros. Il n’empêche : il représente une proie de choix, notamment depuis que TUI France, filiale de l’allemand TUI (numéro un mondial des tour-opérateurs), a lancé le mouvement de concentration avec le rachat de Look Voyages et Vacances Transat, en 2016.
« Les clients reviennent »
Pour LBO France, le moment est bien choisi pour se retirer. « Après dix années de baisse, la reprise est de retour depuis un an », constate René-Marc Chikli, président du Syndicat des entreprises du tour-operating (SETO). Après avoir vu leur activité minée par les agences de tourisme en ligne, les tour-opérateurs avaient subi les conséquences des vagues d’attentats au Maghreb et sur le pourtour méditerranéen – des destinations autrefois privilégiées par les touristes français. Ces temps difficiles semblent révolus. « Les clients reviennent », se félicite le patron du SETO. A l’en croire, lors de « l’hiver 2016-2017, nous avons enregistré une hausse de l’activité de 6 % qui s’est poursuivie à l’été 2017 (+ 6 %) ». Ce regain s’amplifie.

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Dans ce contexte de reprise, les acheteurs ne devraient pas manquer pour FRAM, Promovacances et Karavel. « Promovacances est une belle société, avec un très bon management », reconnaît un professionnel du secteur. Le groupe Marietton serait sur les rangs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le report à long terme de quelques grands chantiers provoque de vives réactions politiques locales.
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Les gagnants et les perdants des grands projets d’infrastructure de transport

Le report à long terme de quelques grands chantiers provoque de vives réactions politiques locales.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 10h46
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 14h45
    |

                            Manuel Armand (Clermont-Ferrand, correspondant) et 
                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Au jeu du « qui-perd-qui-gagne un grand projet de transport dans sa région », le rapport du Conseil d’orientation des infrastructures (COI), également appelé « rapport Duron », du nom de son président, esquisse un paysage pour les vingt prochaines années.
Remis à la ministre des transports, Elisabeth Borne, jeudi 1er février, le document passe en revue plus de quarante projets, dont une demi-douzaine de lignes à grande vitesse (LGV) et une quinzaine de tronçons autoroutiers ou assimilés. Un travail ­considérable.

La méthode mise en place par Philippe Duron a consisté à proposer au gouvernement trois scénarios (à 48 milliards, 60 milliards et 80 milliards d’euros) et à repousser plus ou moins dans le temps les grands travaux, en les découpant, dans certains cas, en phases successives. 

« Ce type de pédagogie n’est pas simple à entendre par des élus qui aiment les annonces compactes et spectaculaires », relève Gilles Dansart, rédacteur en chef de la lettre spécialisée Mobilettre.

Reste que le rapport suggère de laisser sur la touche quelques grands projets, dont certains médiatisés du fait de l’opposition locale qui s’est cristallisée autour d’eux. C’est le cas de l’autoroute A45 entre Saint-Etienne et Lyon ou des voies d’accès au futur tunnel ferroviaire Lyon-Turin. Mais ce ne sont pas les seuls. Ces reports à un horizon tellement lointain qu’ils ressemblent à des abandons ont, sans surprise et sans tarder, fait réagir plusieurs élus locaux.


Laurent Wauquiez politise le débat
En Auvergne, par exemple, l’abandon du projet de ligne à grande ­vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) provoque de la déception. « L’annonce ne constitue pas une surprise », note toutefois Olivier Bianchi, maire PS de Clermont-Ferrand et président de la communauté urbaine Clermont Auvergne Métropole.
Le projet POCL était en effet présenté comme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ La plupart des 200 VIP détenus par le pouvoir saoudien dans le cadre d’une vaste purge anticorruption ont été libérés, en échange de sommes colossales pour nombre d’entre eux.
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Arabie saoudite : les mystères de la purge du Ritz-Carlton

La plupart des 200 VIP détenus par le pouvoir saoudien dans le cadre d’une vaste purge anticorruption ont été libérés, en échange de sommes colossales pour nombre d’entre eux.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 15h06
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

Le Ritz-Carlton de Riyad s’apprête à rouvrir ses portes. Le palace saoudien aux cinq cents chambres et 20 hectares de jardins, transformé en prison dorée depuis trois mois, devrait accueillir de nouveau des clients d’ici une dizaine de jours. C’est le signe que la purge, entamée début novembre 2017 par le roi Salman et son fils, l’impétueux prince héritier Mohammed Ben Salman, surnommé « MBS », touche à sa fin.

La plupart des deux cents et quelques VIP confinés de force dans les suites de l’hôtel, dans le cadre de ce que le pouvoir présente comme une opération anticorruption, ont été relâchés. Soit après avoir plaidé coupable et accepté un arrangement financier impliquant la restitution de sommes ou de biens supposément mal acquis, soit après avoir été blanchis de toute malversation.
Le plus célèbre de ces prisonniers de luxe, le prince Walid Ben Talal, première fortune du monde arabe (18 milliards de dollars, soit plus de 14 milliards d’euros), a réintégré ses pénates samedi 27 janvier. Dans une interview filmée la veille, dans sa chambre du Ritz-Carlton, l’homme était apparu amaigri et émacié, tout en insistant, une canette de soda à la main, se sentir « comme à la maison ». L’actionnaire de Twitter et propriétaire du George V, un palace parisien, avait aussi assuré que son arrestation était un simple « malentendu » et avait démenti avoir payé pour regagner sa liberté. Sans réellement convaincre.
Selon le magazine Forbes, Walid Ben Talal aurait abandonné une grosse partie de ses actifs, même s’il reste nominalement propriétaire de Kingdom Holding, sa société d’investissement. Au total, selon le procureur général d’Arabie saoudite, cette procédure inédite dans les annales du royaume aurait rapporté 106 milliards de dollars.

Mais qui a été jugé coupable et de quoi ? Qui a payé, combien et comment ? Et de quelle liberté de mouvement disposent désormais les ex-pensionnaires du Ritz-Carlton ?...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ En janvier, le groupe Marriott a provoqué l’ire de Pékin en représentant sur son site Web Hongkong, Macao, le Tibet et Taïwan comme quatre Etats indépendants.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
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La géographie, sujet explosif en Chine

En janvier, le groupe Marriott a provoqué l’ire de Pékin en représentant sur son site Web Hongkong, Macao, le Tibet et Taïwan comme quatre Etats indépendants.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 10h28
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Vu de Shanghaï. Pas question de dépasser ni d’utiliser la mauvaise couleur ! Les entreprises étrangères qui opèrent sur le sol chinois sont prévenues : les cartes de Chine qu’elles présentent à leurs clients doivent être impeccables, autrement dit correspondre aux revendications territoriales du pays jusqu’au moindre îlot.
En janvier, plusieurs sociétés, dont Zara, Audi, Muji ou Delta Airlines, en ont fait les frais, à la suite d’un scandale impliquant la chaîne d’hôtels de luxe Marriott. Sur son site Internet, Hongkong, Macao, le Tibet et Taïwan étaient représentés comme quatre Etats indépendants, ce qui n’a pas manqué de provoquer l’ire des internautes chinois.

En la matière, le droit à l’erreur n’existe pas, surtout quand ladite erreur porte sur des territoires contestés. Si le Tibet et Hongkong sont officiellement des zones chinoises, ils ont un statut particulier. Quant à Taïwan, l’île revendiquée par Pékin possède les caractéristiques d’un Etat, avec un gouvernement indépendant et une armée propre, mais pas de reconnaissance internationale. Le sujet de l’appartenance à la mère patrie provoque des réactions épidermiques chez la plupart des citoyens chinois.
Les risques ne se limitent pas à une très mauvaise publicité. Le 12 janvier, Marriott a reçu l’ordre de fermer tous ses sites et applications ­mobiles en Chine, et ce pendant six jours. La chaîne américaine, dont ce pays a assuré 19 % de la croissance en 2017, a tenté d’apaiser le courroux chinois.
Cartes jugées « problématiques »
« Marriott International respecte et soutient la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Chine. Nous présentons nos plus sincères excuses », a déclaré le directeur général du groupe, Arne Sorenson, dans un communiqué. Peu après, le groupe a publié un « plan de rectification en huit points », afin d’éviter de futures erreurs, dans un vocabulaire qui n’est pas sans rappeler les campagnes de « rectifications »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le directeur de la Fondation Jean-Jaurès, Gilles Finchelstein, et le patron de la CFDT, Laurent Berger, veulent amender la future loi « Pacte ».
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« Ne nous laissons pas confisquer le débat sur l’entreprise par le patronat »

Le directeur de la Fondation Jean-Jaurès, Gilles Finchelstein, et le patron de la CFDT, Laurent Berger, veulent amender la future loi « Pacte ».



Le Monde
 |    03.02.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 15h14
    |

            Audrey Tonnelier, 
Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Elise Barthet








                        



                                


                            

La Fondation Jean-Jaurès, un cercle de réflexion social-démocrate, devait publier, samedi 3 février, un rapport sur les relations entre entreprises et citoyens. Alors que le gouvernement prépare son « plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises » (Pacte), ces travaux suggèrent de modifier le code civil pour élargir la définition de l’entreprise à ses obligations sociales et environnementales. Autre proposition : renforcer la place des administrateurs salariés dans les organes de gouvernance. Des positions également défendues par la CFDT et que détaillent son secrétaire général, Laurent Berger, et le directeur général de la Fondation Jean-Jaurès, Gilles Finchelstein.
Pourquoi publier ce rapport maintenant ?
Gilles Finchelstein : Le débat a été relancé par le président de la République lui-même en octobre 2017 [lors d’une interview sur TF1]. C’est un débat difficile parce que conflictuel. Il y a une opposition sourde d’une partie du patronat, plus enthousiaste pour modifier une large part du code du travail qu’un article du code civil. Une partie de la gauche, notamment la gauche radicale, continue, dans sa relation à l’entreprise, à osciller entre ce qu’étaient l’appropriation collective des moyens de production et la confrontation sociale. Il y a enfin une opposition d’une partie de la majorité elle-même pour qui, eu égard à son parcours, ces enjeux sont secondaires.
Laurent Berger : Un des impensés de la réforme du code du travail est cette question de la gouvernance et de la définition des entreprises. La concertation sur le projet de loi Pacte est l’occasion de reposer ces enjeux : il faut rééquilibrer le pouvoir entre travail et capital.

Ne craignez-vous pas une opposition frontale de la part du patronat ?
L. B. : Concernant la réécriture du code civil, il faut évidemment trouver une formulation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Editorial. Porteur d’une transformation de l’action publique, le gouvernement semble avoir déjà tout décidé avant même d’ouvrir le dialogue avec les syndicats.
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Réforme de l’Etat : une parodie  de concertation

Editorial. Porteur d’une transformation de l’action publique, le gouvernement semble avoir déjà tout décidé avant même d’ouvrir le dialogue avec les syndicats.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 09h21
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 11h29
   





                        


Editorial du « Monde ». Olivier Dussopt va entreprendre de véritables travaux d’Hercule. L’ancien député socialiste, devenu secrétaire d’Etat de l’action et des comptes publics après avoir voté contre le budget 2018, sera en première ligne, sous la houlette du sarkozyste Gérald Darmanin, pour négocier avec les syndicats la réforme de l’Etat. Edouard Philippe a présenté, jeudi 1er février, à l’intention des 5,5 millions de fonctionnaires, le menu de cette transformation de l’action publique « sans totem ni tabou ». Tout y est : rénovation du statut, recours accru aux contractuels, rémunération au mérite, « profonde revue des missions et des dépenses » des administrations. Et, cerise sur le gâteau, mise en œuvre, comme dans les entreprises privées, d’un « plan de départs volontaires » dans le cadre de la réduction de 120 000 postes annoncée par Emmanuel Macron d’ici à 2022.
Quand il était ministre de l’économie, M. Macron avait déjà jeté un pavé dans la mare, en septembre 2015, en jugeant que le statut des fonctionnaires n’était « plus adapté ». Maurice Thorez avait été le père de la loi du 19 octobre 1946 instaurant ce statut. Mais l’œuvre de l’ancien ministre communiste n’a pas été gravée dans le marbre. Elle a été profondément rénovée par l’ordonnance du 4 février 1959. Et un autre ministre communiste, Anicet Le Pors, a, dans la loi du 13 juillet 1983, unifié les trois fonctions publiques – d’Etat, territoriale, hospitalière – et établi un nouveau « statut général de la fonction publique ». Loin d’être rigide, ce code a permis des souplesses, à commencer par le recours à des agents contractuels, aujourd’hui au nombre de 942 000, qui peuvent être de droit public ou de droit privé, avec des contrats à durée déterminée ou indéterminée.
Un langage que ne renierait pas le Medef
M. Macron veut aller plus loin et bousculer la fonction publique, quitte, selon les mots du premier ministre, à « heurter la sensibilité ou les équilibres ». Avec un langage que ne renierait pas le Medef, M. Dussopt veut des administrations « plus véloces, plus agiles et plus armées ». Imaginer un plan de départs volontaires revient à administrer un électrochoc à un patient qui n’est pas prêt à le supporter. Pour autant, une telle innovation n’est pas une hérésie. Mieux vaut un départ volontaire que contraint. Tout dépendra du contenu du dispositif qui sera négocié sur un an. Favorisera-t-il la mobilité entre les trois fonctions publiques ? Les agents désireux de se reconvertir dans le secteur privé pourront-ils passer par la case chômage ? Comment la prime de sortie sera-t-elle calculée ?
Là où le bât blesse, c’est que, à l’opposé de la méthode utilisée pour la formation, l’apprentissage ou l’assurance-chômage, et même la réforme du code du travail, le gouvernement semble avoir déjà tout décidé avant d’ouvrir la concertation. Pour les syndicats, c’est la double peine. On leur a imposé le gel du point d’indice, le retour du jour de carence et inventé une « indemnité compensatrice » à la hausse de la CSG qui nourrit leurs frustrations. Le dialogue social est au point mort. Au régime sec, les fonctionnaires se sentent mal-aimés. Les conflits récents (ou à venir) dans les prisons, les Ehpad ou les hôpitaux ont mis au jour des déficits d’effectifs. Le malaise est profond, alors que des élections professionnelles auront lieu en décembre. Réformer l’Etat est nécessaire. Encore aurait-il fallu au préalable un vrai débat sur le rôle et la place des services publics.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Sur le site de l’ancien hôpital Bon-Secours va démarrer une des plus grandes opérations immobilières menées par la ville.
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Metz à la reconquête de ses friches hospitalières

Sur le site de l’ancien hôpital Bon-Secours va démarrer une des plus grandes opérations immobilières menées par la ville.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 09h00
    |

Alain Piffaretti







                        



                                


                            

Avec ses bâtiments cossus, le Quartier impérial fait déjà partie des quartiers très prisés de la ville. C’est sur le site de l’ancien hôpital Bon-Secours, que va démarrer l’une des plus importantes opérations immobilières menées par la ville sur ses friches hospitalières. L’opération prévoit la construction de 440 logements (dont environ 25 % de logements sociaux) et d’une résidence pour seniors.
Le Quartier impérial a longtemps présenté le défaut de déboucher sur la gare, sorte de barrière infranchissable ! Mais cet inconvénient va bientôt appartenir au passé. Car les énormes chantiers (Centre Pompidou, opération commerciale Muse, nouveau centre des congrès, l’Hôtel Starck…) de ces dernières années ont fait sortir de terre un nouveau quartier de l’autre côté de la gare.

La ville est, en outre, en train d’aménager une circulation permettant de traverser les voies pour relier les deux parties. Ainsi, le Quartier impérial va devenir un nouveau cœur de ville, permettant de relier le centre-ville au nouveau quartier ! « Aujourd’hui, la gare est ouverte, transparente, et représente un cœur actif de la cité. Tout cela contribue à changer considérablement l’image de la ville », s’enthousiasme Dominique Gros, le maire de Metz.
Logements haut de gamme
Les travaux viennent de démarrer et les premiers logements seront livrés à l’été 2019. « Il s’agira essentiellement de logements haut de gamme dans un quartier de Metz déjà très apprécié. La commercialisation a bien commencé, le quartier attire des Messins, des investisseurs, des “navetteurs” [qui travaillent au Luxembourg ou à Nancy et habitent Metz] », explique Christophe Schmit, directeur du développement du promoteur lorrain Habiter Promotion.

Le prix du mètre carré varie de 3 700 euros à 4 000 euros le mètre carré, voire 4 500 euros pour les derniers étages. Le futur quartier a aussi fait l’objet d’une importante réflexion urbanistique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ La hausse récente de l’indice CAC 40 relance l’intérêt des épargnants français pour l’investissement en actions. C’est le moment de bien comparer les offres des courtiers.
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Frais de courtage en Bourse : la guerre des tarifs est relancée

La hausse récente de l’indice CAC 40 relance l’intérêt des épargnants français pour l’investissement en actions. C’est le moment de bien comparer les offres des courtiers.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 08h00
    |

                            Agnès Lambert








                        



                                


                            

Catherine Nini, présidente de Bourse Direct, se réjouit. « Le marché du courtage en ligne a retrouvé une véritable dynamique », explique la patronne d’un des leadeurs de la Bourse en ligne, fort de 128 000 clients. En effet, la proportion de Français détenant des actions en direct a progressé de 22 % sur un an, pour atteindre 7,6 % en mars 2017, d’après l’enquête annuelle Kantar TNS. Une bonne nouvelle, mais ce chiffre reste encore loin – très loin – des 13,8 % d’actionnaires enregistrés en 2008. La raison du récent regain d’intérêt des Français pour la Bourse est simple : l’indice CAC 40 est passé de 4 600 points début 2016 à 5 500 points actuellement, soit une hausse de 20 % en deux ans. De quoi attiser l’intérêt des épargnants pour l’investissement en actions.
Les prix font le grand écart d’un établissement à l’autre
Reste à choisir le meilleur établissement pour ouvrir son compte-titres ou son plan d’épargne en actions (PEA). « Le tarif reste un élément clé du choix d’un courtier », constate Catherine Nini. Car les prix font le grand écart d’un établissement à l’autre : pour un ordre de 5 000 euros, les courtiers en ligne (Binck, BforBank, Boursorama, etc.) facturent en moyenne 8,40 euros, et les banques de réseau (BNP Paribas, Banque populaire, LCL, etc.), 25,70 euros, d’après une étude de l’Autorité des marchés financiers d’août 2016.

« Les banques de réseau facturent également des droits de garde, alors que cette pratique n’a plus cours depuis longtemps chez les courtiers en ligne », rappelle Guillaume Clavel, fondateur du comparateur Panorabanques.com. Les brokers en ligne présentent donc, de loin, la meilleure offre. Mais les acteurs historiques, comme Boursorama, Fortuneo, Bourse Direct et Binck, sont régulièrement challengés par de nouveaux entrants, à l’instar du britannique iDealing ou du néerlandais Degiro.
Un accès aux marchés étrangers
Même stratégie de prix offensifs pour Saxo Banque,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Kristofer Moisan-Sellez, spécialiste du loisir en ligne, préconise, dans une tribune au « Monde », une stratégie de défense des hôteliers contre la domination des géants de la réservation par Internet.
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« Les hôtels doivent retrouver le rôle prescripteur du réceptionniste dans les activités de loisir »

Kristofer Moisan-Sellez, spécialiste du loisir en ligne, préconise, dans une tribune au « Monde », une stratégie de défense des hôteliers contre la domination des géants de la réservation par Internet.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 08h00
    |

Kristofer Moisan-Sellez (Fondateur d’Easyloisirs, plate-forme de gestion et de distribution d’activités de loisirs)







                        



                                


                            
Tribune. Les sites de réservation d’hôtels en ligne, apparus il y a une dizaine d’années, ont fait de belles promesses : un taux d’occupation optimisé même dans les périodes creuses, un apport de chiffre d’affaires et une politique égalitaire pour les établissements.
Mais, en dix ans, les rapports entre les hôteliers et ces intermédiaires ont changé. Les conditions se sont durcies, les taux de commission, originellement autour de 12 %, ont grimpé jusqu’à 15 % voire 25 %. De nombreuses enseignes hôtelières ont donc fait le choix de ne plus être référencées par ces agrégateurs, qui ont construit leur trône sur les vieux os des agences de voyage et des tour-opérateurs.
Mais dans cette lutte déséquilibrée, ces derniers ont Google de leur côté. Nouer un partenariat avec des acteurs des loisirs pourrait en effet être un facteur différenciant pour les hôteliers… à condition qu’ils se saisissent de l’opportunité tant qu’il est encore temps.
Le secteur du loisir représente 200 milliards d’euros dans le monde. Le territoire français en concentre à lui seul 10 %, notamment grâce à la ville de Paris qui reste le plus fort point d’attractivité touristique. Les loisirs représentent entre 9 et 10 milliards de chiffre d’affaires annuel dans l’Hexagone, un marché en pleine croissance.
La question du « quoi faire sur place »
Depuis environ cinq ans, des agrégateurs d’offres de loisirs se positionnent sur ce secteur prometteur. Depuis peu, ils sont rejoints par les mastodontes de la réservation en ligne, qui souhaitent pousser l’expérience client en intégrant l’offre de loisirs dans leur stratégie.
Historiquement, la question du « quoi faire sur place » a toujours été liée au point de chute. Le réflexe était jusqu’alors de s’adresser au réceptionniste : un contact humain, toujours gage de bonnes adresses. Mais, aujourd’hui, la clientèle se renseigne sur le Web avant son séjour. Désormais, plus rien ne passe par eux !
L’hôtel,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Ehpad, Mathieu Gallet, affaire Daval : les infos à retenir de la semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 06h33
    |

                            Les Décodeurs








                        


Révocation du patron de Radio France par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), aveux de Jonathann Daval qui a reconnu avoir tué son épouse, mobilisation inédite dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) : retour sur les principales actualités des derniers jours.

   


Mathieu Gallet, écarté par le CSA
C’est une première dans l’histoire de l’audiovisuel public : le président de Radio France, Mathieu Gallet, a été démis de ses fonctions seize mois avant la fin de son mandat. Cette décision, prise mercredi 31 janvier par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), est consécutive à la condamnation en justice de M. Gallet à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende pour des faits de favoritisme lors de son précédent mandat, à la tête de l’Institut national de l’audiovisuel (INA).
Le CSA doit désormais nommer un successeur, ce qui prendra au moins six mois. En attendant, c’est le doyen des administrateurs de Radio France nommés par le CSA qui devrait assurer l’intérim à la tête du groupe public. Jean-Luc Vergne, 69 ans, ancien directeur des ressources humaines de PSA Peugeot Citroën, pourrait donc être désigné s’il veut bien accepter cette mission.
> Lire : L’« affaire Gallet », des premières révélations sur l’INA à l’éviction de Radio France
Mobilisation inédite dans les Ehpad
Des membres du personnel des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) étaient en grève, mardi 30 janvier, pour réclamer davantage de moyens afin de s’occuper « dignement » des aînés, une mobilisation nationale inédite, dont l’ampleur est difficile à évaluer. La direction générale de la cohésion sociale a évoqué un taux de mobilisation (grévistes et personnels assignés inclus) de 31,8 %.
» Lire : Les maisons de retraite, « machines à broyer » du personnel soignant
Affaire Daval : retournement de situation
Ce qui était présenté jusqu’à maintenant comme un « meurtre de joggeuse », d’après la version du mari, apparaît désormais sous un tout autre jour. Mis en garde à vue lundi 29 janvier, Jonathann Daval a avoué, mardi, avoir tué son épouse, Alexia, le 27 octobre 2017 ; il a été mis en examen pour « meurtre sur conjoint ». Alors qu’il était suspecté juste après la découverte du corps de sa femme, il avait dissipé nombre de doutes en apparaissant effondré en tête d’une marche blanche à la mémoire de sa défunte épouse qui avait réuni plus de 8 000 personnes, le 5 novembre 2017.


        Lire aussi :
         

                Pourquoi sommes-nous fascinés par les faits divers ?



Des chiffres inédits sur les maternités de France
De 0,3 % à Besançon à 45 % à Limoges : des données inédites sur les maternités de France, obtenues par Le Monde, ont mis en relief des écarts importants sur les pratiques d’épisiotomie et d’autres actes (césarienne, péridurale) dans les établissements. Elles révèlent également un changement dans les pratiques et les perceptions sur la médicalisation de l’accouchement.
> Comparez les maternités : Taux de césariennes, d’épisiotomies… : comparez les maternités près de chez vous
Et aussi
Justice. L’islamologue Tariq Ramadan, accusé de viols, a été mis en examen et placé en détention.Migrants. Plusieurs violentes bagarres ont opposé des Afghans et des Erythréens jeudi à Calais (Pas-de-Calais), faisant au moins 21 blessés.Logement. La Fondation Abbé-Pierre tire la sonnette d’alarme sur le mal-logement en France.Armées. Cinq militaires sont morts, vendredi, après que deux hélicoptères se sont percutés dans le Var lors d’un entraînement.Justice. Au procès de Jawad Bendaoud, la cité, la coke, la prison.Pollution de l’air. La France et les Etats cancres convoqués à Bruxelles.Economie. La croissance française en hausse en 2017, à 1,9 %.
Défense. La France va adapter son « secret-défense » pour mieux échanger avec ses alliés.Economie. L’Insee va intégrer le trafic de drogue dans son calcul du produit intérieur brut.Monkeygate. Des constructeurs automobiles allemands accusés de tests sur des humains et des singes pour mesurer les effets du diesel.Economie. Suisse et Etats-Unis en tête d’un classement sur les paradis fiscaux.Etats-Unis. Lors de son premier discours sur l’état de l’Union, Donald Trump s’est de nouveau essayé à l’unité.Afghanistan. L’Etat impuissant après une nouvelle attaque à Kaboul revendiquée par l’organisation Etat islamique).Espace. Revivez l’éclipse totale de la Lune.
Disparitions
Pierre Godé, vice-président du groupe de luxe LVMH, est mort vendredi à l’âge de 73 ans.Edouard Ferrand, député européen du Front national, est mort jeudi 1er février des suites d’une longue maladie.



                            


                        

                        

