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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ A quelques jours de la visite d’Emmanuel Macron dans l’île, les nationalistes entendent convaincre le président d’ouvrir le dialogue.
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A Ajaccio, plusieurs milliers de personnes manifestent à l’appel des nationalistes corses

A quelques jours de la visite d’Emmanuel Macron dans l’île, les nationalistes entendent convaincre le président d’ouvrir le dialogue.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 14h50
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 18h20
    |

            Patrick Roger








                        



   


A trois jours de la venue d’Emmanuel Macron en Corse pour marquer le 20e anniversaire de l’assassinat du préfet Erignac, les dirigeants nationalistes qui avaient appelé à une grande manifestation populaire à Ajaccio pour appuyer leurs revendications ont-ils réussi leur pari ? Pour Gilles Simeoni, le président du conseil exécutif de la collectivité unique, cela ne fait aucun doute.
« Nous avons conscience d’avoir vécu un moment historique, avec une manifestation sans précédent qui a regroupé entre 15 000 et 20 000 personnes », déclarait-il à l’issue de la manifestation qui s’est achevée vers 16 h 30 place du Diamant après avoir remonté le cours Napoléon, artère centrale de la ville. Une estimation un brin surestimée : selon notre propre comptage, de 7 000 à 8 000 personnes ont pris part au cortège (5 600 à 6 000 selon la préfecture).

La banderole de tête #Demucrazia est tenue par des jeunes Corses https://t.co/LB3ghINdS5— ptr4col (@Patrick Roger)


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                En Corse, une visite présidentielle pour raviver le dialogue



Si mobilisation, réelle, il y a eu, elle a cependant peiné à rassembler largement au-delà des franges nationalistes. La population corse, qui a largement accordé ses suffrages à la liste nationaliste conduite par M. Simeoni aux élections territoriales de décembre 2017, se montre sceptique à l’idée de recourir à la rue pour asseoir un rapport de forces. Dans les cafés d’Ajaccio, samedi matin, nombre d’interlocuteurs, tout en affichant leurs sympathies vis-à-vis de la majorité territoriale, faisaient part de leurs doutes sur les conditions de cet appel à manifester.
« Toute la Corse attend une prise de position de Macron »
D’où une impression de flottement dans les rangs d’un cortège qui, au-delà du mot d’ordre unitaire « #Demucrazia » (« Démocratie »), avait du mal à se trouver une dynamique mobilisatrice. Malgré les efforts des dirigeants nationalistes pour expliquer que la reconnaissance de la spécificité de la Corse dans la Constitution aurait des implications très concrètes. « Sur la fiscalité du patrimoine, si on ne débloque pas les choses au niveau constitutionnel, c’est clair qu’on va rentrer dans le droit commun et c’est la dépossession organisée des biens patrimoniaux », explique Jean-Guy Talamoni, le président de l’Assemblée de Corse. « Nous sommes dans une séquence politique extrêmement dense et qui peut conduire à des avancées fondamentales pour les années à venir », estime pour sa part M. Simeoni.

   


Pour que le dialogue avec le président de la République puisse s’engager véritablement, il va donc falloir que, de part et d’autre, s’opère une clarification. De ce point de vue, la résolution adoptée tard dans la nuit de vendredi à samedi à l’Assemblée de Corse, précisant les domaines dans lesquels la nouvelle collectivité unique entend élargir son action, peut constituer une base sérieuse. Celle-ci a été adoptée, au-delà de la majorité nationaliste, par les élus d’Andà per dumane, conduits par le maire de Bonifacio, le macroniste Jean-Charles Orsucci, chez qui le président de la République devrait effectuer une visite mardi après-midi.

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                Simeoni et Talamoni, un duo singulier soudé par la nécessité


« Le président de la République doit prendre la mesure de tous ces signes forts, insistait M. Simeoni à l’issue de la manifestation. Toute la Corse attend une prise de position d’Emmanuel Macron pour sortir par le haut de ces décennies de conflit. Il en a les moyens. » L’heure est venue, à présent, de se parler directement, sans effets de manche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ En Islande, des investisseurs bâtissent des usines informatiques aux grandes puissances de calcul. Leur fonction : « mouliner » des crypto-monnaies.
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Le Monde
 |
                  02.02.2018 à 14h27


En Islande, des investisseurs bâtissent des usines informatiques aux grandes puissances de calcul. Leur fonction : « mouliner » des crypto-monnaies.

Par                             Pierre Sorgue





                     
D’abord, on croit s’être trompé. Arni Jensen a donné rendez-vous devant le Borealis Data Center, situé sur l’ancienne base de l’OTAN, à une cinquantaine de kilomètres de Reykjavik. Sur le site Internet de l’entreprise, une photo montre des centaines de processeurs parfaitement alignés dans la lumière bleue d’une salle propre comme une clinique.

Pourtant, l’endroit où nous conduit le GPS, dans le crépuscule qui tient lieu de jour trop court durant l’hiver islandais, est assez éloigné de l’idée que l’on se fait de la high-tech : une clôture provisoire entoure une longue bâtisse de tôle qui évoque un élevage de poulets, un conteneur et une benne sont posés devant deux hangars d’aviation qui n’ont pas été rafraîchis depuis leur construction par l’US Navy, installée ici entre 1951 et 2006.
Mais les nouveaux clients de Borealis se moquent du décorum : ils se sont lancés dans la recherche des bitcoins et autres cybermonnaies qui affolent les spéculateurs, ils ont besoin d’espace pour entasser leur matériel informatique, d’électricité pour l’alimenter, ce au meilleur prix. Et ils sont pressés.
Un bruit de soufflerie pour traquer le bitcoin
Arni Jensen, stature de footballeur américain engoncé dans une parka orange, crâne rasé et poigne ferme, ouvre les portes sur deux pièces encore encombrées de cartons. Dans l’une, un millier d’appareils, cubes de métal et plastique noir, moulinent dans un bruit de soufflerie pour traquer le bitcoin. Dans l’autre, un ouvrier tire encore des fils électriques entre les rayonnages remplis de processeurs en quête d’ether et de dash, deux autres monnaies virtuelles. L’électricité vient du transformateur tout neuf, le système de climatisation est simple : les murs ont été découpés sur la longueur du bâtiment, tendus d’une toile verte et de tissus filtrants, l’air chaud est aspiré par sept hélices au plafond.
« Il y a peu, le monde des cybermonnaies était un univers de voyous, mais on voit arriver des gens sérieux. »...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Pour les débuts de son sélectionneur Jacques Brunel, le XV de France est mené (9-3) par l’Irlande dans le Tournoi des six nations.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le président français s’est posé en héraut de la cause climatique, samedi, et a goûté l’accueil fervent que lui ont réservé les habitants de ce village rongé par l’océan Atlantique.
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Compte rendu

Sénégal : Macron marche sur les eaux à Saint-Louis

Le président français s’est posé en héraut de la cause climatique, samedi, et a goûté l’accueil fervent que lui ont réservé les habitants de ce village rongé par l’océan Atlantique.

Solenn de Royer (Saint-Louis, Sénégal, envoyée spéciale)
    



LE MONDE
              datetime="2018-02-03T18:43:07+01:00"

        Le 03.02.2018 à 18h43






    
Emmanuel Macron (centre), aux côtés du président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim (droite) et du président sénégalais Macky Sall, le 3 février à Saint-Louis au Sénéagl.
Crédits : LUDOVIC MARIN / AFP


Une langue de terre longue de 25 kilomètres, balayée par le vent et encerclée par les eaux. En rouleaux réguliers, les vagues blanches et bleues viennent lécher le béton du quai. Des pans entiers de murs, éventrés, s’enfoncent dans le sable et penchent désormais, désarticulés : encore une maison ou une école perdue pour Guet Ndar, un quartier de pêcheurs de Saint-Louis, village côtier du Sénégal surnommé la « Venise africaine », et ex-tête de pont de la conquête coloniale française au sud du Sahara. En cinquante ans, la mer a gagné plusieurs kilomètres sous les effets du réchauffement climatique dans cette zone située au nord-ouest du pays, l’une des plus peuplées d’Afrique.
Lors du sommet sur le climat (One Planet Summit) qui s’est tenu à Paris le 12 décembre 2017, Emmanuel Macron avait promis de venir à Saint-Louis au maire de l’ancienne capitale sénégalaise Mansour Faye, qui l’avait interpellé sur l’érosion côtière. Chose promise, chose due, a répété le président français en substance à ses interlocuteurs, dont le président du Sénégal Macky Sall, le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim (lui aussi contributeur à hauteur de 24 millions d’euros) et le maire de Saint-Louis. M. Macron leur a annoncé que la France verserait 15 millions d’euros qui serviront à la construction d’une nouvelle digue de rochers censée protéger la ville classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco et qui a vu se multiplier les plans de sauvetage depuis près d’un siècle pour tenter de ralentir la progression des eaux.
Accueil fervent et pêcheurs en détresse
Acclamé, le convoi d’Emmanuel Macron roule au pas dans la rue principale, le long de laquelle se sont postés plusieurs dizaines de milliers d’habitants de cette langue de Barbarie, bande de terre peuplée de 55 000 personnes, dont 30 000 dans le quartier Guet Ndar. Des nuées d’enfants surexcités agitent des drapeaux tricolores dans la poussière, tandis que leurs aînés sifflent, tambourinent sur des djembés ou dressent des pancartes de bienvenue aux deux présidents français et sénégalais, dans une agitation folle et joyeuse.

    
Bain de foule d’Emmanuel Macron à Saint-Louis, au Sénégal, le 3 février 2018.
Crédits : LUDOVIC MARIN / AFP


Le chef de l’Etat, qui soigne une posture avantageuse de « sauveur de la planète », dans les pas de Jacques Chirac qui s’était lui aussi rendu il y a treize ans à Saint-Louis, salue la foule depuis le toit de sa limousine, aux côtés de son homologue sénégalais, qui en profite pour faire campagne, à un an de la prochaine élection présidentielle. Lui aussi, Emmanuel Macron qui voit se multiplier les fronts intérieurs et qui commence à chuter dans les sondages, jouit de cet accueil enthousiaste. Comme en écho, l’une de ses affiches bleues de campagne a été placardée contre un mur, vestige d’un temps fervent qui semble manquer au jeune président. Qui quitte d’ailleurs sa voiture officielle dès qu’il le peut, multipliant les bains de foule. « S’il le pouvait, il ne ferait que ça, il adore ! », confie un conseiller.
Seules quelques pancartes demandant l’arrêt « des tueries de pêcheurs » viennent ternir cette belle ferveur populaire. L’un d’eux a été tué il y a quelques jours par les garde-côtes mauritaniens sur fond de conflit récurrent entre les deux pays, dont les zones de pêche se touchent. Après l’érosion côtière, ces tensions liées à la pêche sont le deuxième sujet de préoccupation à Saint-Louis. « A cause du réchauffement climatique, les bancs de poissons migrent et se raréfient », soutient le maire adjoint de la ville, Latyr Fall, qui a grandi dans le quartier Guet Ndar. L’élu se souvient qu’autrefois, « il y avait entre un et trois kilomètres entre les digues et les vagues ». « Aujourd’hui, il n’y a plus d’espace, poursuit-il. Chaque année, l’eau avance, avance, avance, jusqu’à faire énormément de dégâts… Si on ne fait rien, la langue de Barbarie disparaîtra dans dix ans, engloutie. »
« C’est ici que se joue notre responsabilité collective »
Accompagné de son épouse Brigitte et de sa conseillère presse Sibeth Ndiaye, originaire du Sénégal, Emmanuel Macron fait une halte dans l’école Abdoulaye Mben Khali, au bord de la mer. L’établissement a perdu huit classes du fait de la montée des eaux. Les élèves ont dû trouver refuge dans une autre école, à une cinquantaine de mètres. Au total, plus de 200 familles ont été déplacées ces dernières années, chassées par la mer. A terme, ce sont près de 10 000 qui devront être relogées.
Juste à côté, sur le quai de pêche de Guet Ndar, des paniers tressés, des caisses et des filets sont entreposés sous l’ancien marché couvert, en partie dévasté par la mer. « Je ne suis pas seulement venu pour voir mais pour dire que la France va investir à vos côtés », lance plus tard le président sous un chapiteau dressé sur la place Faidherbe, dans le centre historique de Saint-Louis. « Nous avons vu l’érosion côtière, la peur, les murs qui tombent, l’activité économique détruite et la ville qui peu à peu recule devant ce que certains parfois veulent encore nier », a-t-il résumé. Plus tôt dans l’école, il a évoqué devant ses interlocuteurs « Donald » (Trump), semblant souhaiter que le président américain, climatosceptique, vienne à Saint-Louis se rendre compte par lui-même de la réalité des enjeux. « C’est ici que se joue notre responsabilité collective, celle de gagner cette bataille contre les réchauffements et les dérèglements climatiques », a-t-il résumé, un brin exalté, dans la chaleur soudaine de cette journée d’hiver.

        Lire notre reportage à Saint-Louis :
         

          Au Sénégal, la « Venise africaine » menacée par la montée des eaux


Le chef de l’Etat, qui a repris l’avion pour Paris en milieu d’après-midi après une visite de deux jours au Sénégal, devait revenir sur terre dès mardi avec un déplacement délicat en Corse.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Le mouvement a investi le champ culturel, réveillant le débat sur la distinction entre l’homme et l’œuvre, comme le prouve la polémique autour de Woody Allen.
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#metoo : assiste-t-on à un retour de la censure dans l’art ?

Le mouvement a investi le champ culturel, réveillant le débat sur la distinction entre l’homme et l’œuvre, comme le prouve la polémique autour de Woody Allen.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 09h35
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 15h42
    |

            Faustine Vincent








                        



   


La vague #metoo pourrait emporter Woody Allen à son tour. Accusé d’agression sexuelle par sa fille, le réalisateur américain est lâché par ses actrices alors que son dernier film, Wonder Wheel, sort sur les écrans. La sortie de son prochain long-métrage, A Rainy Day, est également menacée d’annulation par son producteur, Amazon.

        Lire :
         

          Woody Allen dans la tourmente de #metoo



C’est la dernière répercussion en date de l’affaire Weinstein – le producteur américain accusé de viols et agressions sexuelles – sur la production culturelle. La première remonte à la mi-décembre : accusé de harcèlement sexuel, l’acteur Kevin Spacey est effacé en catastrophe du dernier film de Ridley Scott, Tout l’argent du monde, et remplacé au pied levé.
L’humoriste Louis C. K. et l’acteur Ed Westwick, accusés peu après, connaissent le même sort. Suit l’appel, aux Etats-Unis, à retirer un tableau de Balthus, perçu comme un éloge de la pédophilie, et celui, en France, à annuler la rétrospective de Roman Polanski à la Cinémathèque française.
« Vague purificatoire », « censure », « révisionnisme », protestent les signataires de la « tribune des cent femmes », dont Catherine Deneuve. Le débat est lancé. En quelques semaines, le mouvement #metoo, dénonçant les violences sexuelles et le sexisme, a investi le champ artistique.
« La raison est simple », explique Thomas Schlesser, historien de l’art et auteur de L’Art face à la censure :
« Le domaine de l’art est désormais perçu, à tort ou à raison, comme révélateur du degré de liberté d’une société et d’une époque. Dès lors qu’on sent l’art atteint et contraint, des inquiétudes s’expriment. »
Distinction de l’homme et de l’œuvre : deux camps s’affrontent
L’éviction des acteurs incriminés et la polémique autour de Woody Allen relancent un débat classique : la distinction entre l’homme et l’œuvre. Deux camps s’affrontent : d’un côté ceux qui considèrent qu’ils sont indissociables, de l’autre ceux qui déplorent la « confusion » entre les deux, comme l’écrivent les signataires de la « tribune des cent femmes ».
Cette différence de vues recoupe celle, culturelle, qui sépare les Etats-Unis de la France, attachée à cette distinction. « De même qu’une chose représentée n’est pas la chose elle-même, une œuvre d’art n’est pas son auteur, à moins qu’on ne souhaite collectivement en faire notre critère d’appréciation moderne », affirme ainsi Thomas Schlesser, également directeur de la Fondation Hartung Bergman, à Antibes.
Il met en garde contre le jugement d’une œuvre au prisme de la personnalité de son auteur, qui impliquerait que « nos musées soient modifiés de fond en comble » : 
« Pour information, Caravage était un criminel, et Degas un misanthrope exécrable. Dans cette perspective, quelle “police” décrétera qui a droit d’être exposé au Louvre ou non ? »
De l’autre côté de l’Atlantique, au contraire, la distinction entre l’homme et l’œuvre ne va pas de soi. « Cela ne veut pas dire pour autant que la France ne subit pas l’importation de normes américaines », observe Nathalie Heinich, sociologue de l’art au CNRS. Même dans l’Hexagone, cette distinction tend à s’amenuiser.
« Engager un acteur, c’est engager un personnage public »
Un phénomène dû « à la montée en puissance de la culture médiatique », avance Matthieu Letourneux, professeur de littérature et auteur de Fictions à la chaîne : littératures sérielles et culture médiatique (Seuil, 2017). « Engager un acteur, c’est engager un personnage public, une célébrité dont la vie privée est connue. L’image de l’acteur affecte donc l’œuvre ». Tout comme celle de Woody Allen affecte aujourd’hui ses films, comme le prouve la polémique.
Selon le professeur, les débats actuels témoignent d’une « rupture majeure en termes culturels » : la mise en cause de cette séparation entre homme et œuvre, mais aussi la transformation de la définition même d’une œuvre d’art et de son périmètre. « Depuis trente ans, on a vu un énorme élargissement de la notion d’œuvre d’art, qui a été étendue aux industries culturelles – séries télévisées, dessins animés, bande dessinée… Puisque tout devient art, la sacralité de l’œuvre est mise en cause, donc tout est plus facilement contestable », explique-t-il.
L’effacement des acteurs « renvoie à une culture stalinienne »
Le mouvement #metoo se traduit-il par un retour de la censure ? « Le terme est inapproprié », selon Nathalie Heinich. Dans le cas des acteurs « effacés », par exemple, la décision émanait des réalisateurs, et non d’une instance supérieure faisant autorité ou d’un Etat, ce qui justifierait qu’on évoque une censure. Il s’agit donc, éventuellement, d’autocensure.
Or, comme l’explique la chercheuse, les artistes s’y soumettent « en permanence, quel que soit le contexte, car ils savent qu’il y a des lois et qu’ils ne peuvent pas inciter à la haine raciale, la pédophilie ou encore l’antisémitisme ». La polémique ravive l’éternelle question de la liberté créatrice : un artiste peut-il tout dire, tout écrire ? En cas de doute, ce sont les juges qui tranchent.
Si l’effacement des acteurs dérange, c’est avant tout parce qu’il « renvoie à une culture stalinienne », affirme Nathalie Heinich. Les images truquées à l’époque de l’ancien dictateur soviétique, qui avait notamment fait effacer Trotski des photos officielles, sont restées en mémoire. « Il est troublant de voir que dans un pays prônant la liberté, on recourt à des manipulations expérimentées dans un régime totalitaire », poursuit-elle.
Mais cette appréciation divise. « Cela n’a rien à voir, objecte André Gunthert, maître de conférences en histoire visuelle à l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales). Dans un cas, il s’agit d’altérer l’histoire à des fins de propagande, et dans l’autre, de la modification d’une production culturelle. »
Modifications fréquentes
Ce type de modifications est « très fréquent dans l’industrie culturelle, y compris pour des œuvres d’art, selon le chercheur. Mais d’habitude, cela passe inaperçu ». Des acteurs de série sont régulièrement remplacés par d’autres pour incarner un même personnage.
A la Renaissance, les feuilles de vignes rajoutées aux statues grecques illustraient, elles aussi, ce phénomène d’adaptation
D’autres changements sont effectués en fonction du contexte dans lequel l’œuvre est montrée. Les exemples sont légion. Les Schtroumpfs noirs, publiés par Peyo en 1963 et décrivant des personnages violents et agressifs, sont ainsi devenus violets lors de la parution aux Etats-Unis, afin de ne pas donner lieu à des interprétations racistes. A la Renaissance, quelques siècles plus tôt, les feuilles de vignes rajoutées aux statues grecques antiques illustraient, elles aussi, ce phénomène d’adaptation culturelle.
Ce qui semble anodin dans certains contextes paraît insupportable dans d’autres. « L’histoire montre que nos valeurs évoluent énormément, dans un sens comme dans l’autre, alors qu’elles sont toujours perçues à l’instant T comme absolues, ou du moins difficiles à transgresser », analyse Nathalie Heinich, qui a étudié cette question dans son essai Des valeurs. Une approche sociologique (Gallimard).
C’est aussi ce qui s’exprime aujourd’hui lorsque des collectifs féministes réclament le retrait de certains tableaux, ou l’éviction d’acteurs accusés de violences sexuelles. Dans le cas de Kevin Spacey, « entre le début du tournage et la fin, le contexte a changé car la perception des violences faites aux femmes a évolué », analyse André Gunthert. D’où le choix de Ridley Scott, davantage guidé, selon lui, par un « calcul commercial » – afin d’éviter tout boycott – que par un « jugement moral ».
Le débat engagé à la faveur du mouvement #metoo revêt en tout cas un « avantage majeur », estime Thomas Schlesser, celui de « restituer aux œuvres contestées leur pouvoir dérangeant, alors que l’indifférence à leur égard est très majoritairement la norme ». Une performance en soi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le jeune Italien qui portait une écharpe tricolore et a fait un salut fasciste avant les faits a été arrêté par la police sans opposer de résistance.
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Italie : un sympathisant de l’extrême droite arrêté après avoir tiré sur des étrangers

Le jeune Italien qui portait une écharpe tricolore et a fait un salut fasciste avant les faits a été arrêté par la police sans opposer de résistance.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 14h08
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 17h51
   





                        



   


Un jeune Italien au crâne rasé et sympathisant de l’extrême droite a été arrêté, samedi 3 février, à Macerata, dans le centre de l’Italie, après avoir tiré sur des étrangers et fait « six blessés », selon le maire de la ville, Romano Carancini. L’homme a été interpellé sans opposer de résistance sur les marches de l’immense monument aux morts de la ville, selon des images des télévisions.
Après avoir arrêté sa voiture de sport devant l’édifice, il avait eu le temps d’enlever son blouson, puis d’endosser une écharpe tricolore, de faire un salut fasciste et de hurler « Viva Italia ! », a précisé la presse italienne sur la base de témoignages.
La police a retrouvé un pistolet dans la voiture du tireur présumé, qui, d’après la presse, a reconnu les faits.
« La haine et la violence »
Le suspect, identifié par les médias sous le nom de Luca Traini, âgé de 28 ans, avait été candidat en 2017 sous l’étiquette de la Ligue du Nord (parti souverainiste notoirement xénophobe et anti-européen) à des élections administratives dans une commune de cette région des Marches.
Lees médias affirment que toutes les victimes sont des personnes « de couleur ». « Les blessés confirmés sont de nationalité étrangère », a pour sa part écrit la police dans un tweet.
« Quelqu’un qui tire est un délinquant, abstraction faite de la couleur de la peau », a réagi le patron de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, en pleine campagne électorale en vue des législatives du 4 mars, avant de dénoncer l’« invasion » migratoire en Italie. « J’ai hâte d’arriver au gouvernement pour ramener dans toute l’Italie la sécurité, la justice sociale et la sérénité », a-t-il ajouté.
« La haine et la violence ne nous diviseront pas », a de son côté assuré le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni. Le ministre de l’intérieur, Marco Minniti, devait présider pour sa part un comité provincial de sécurité dans la région des Marches.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Le site archéologique cambodgien devrait accueillir 10 millions de visiteurs en 2025, au risque de mettre en péril ce joyau, classé par l’Unesco il y a vingt-cinq ans.
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Patrimoine mondial : à Angkor, le défi du tourisme de masse

Le site archéologique cambodgien devrait accueillir 10 millions de visiteurs en 2025, au risque de mettre en péril ce joyau, classé par l’Unesco il y a vingt-cinq ans.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 15h59
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 16h56
    |

            Florence Evin (Angkor (Cambodge), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Jeudi 14 décembre 2017, dans la nuit chaude et moite d’Angkor, le ­Cambodge fête les vingt-cinq ans de l’inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco de l’ancienne capitale de l’Empire khmer (IXe-XVe siècle).
L’occasion de se réjouir du sauvetage de ses temples, aux danseuses célestes ciselées dans le grès, délivrées de l’étreinte de la jungle. Vingt-cinq ans de succès pour la restauration exemplaire du plus vaste site archéologique de la planète aux quatre cents kilomètres carrés – quatre fois Paris –, dont la densité monumentale n’a pas d’équivalent. Dans la forêt, seuls ses édifices de pierre et de brique ont survécu aux moussons et aux termites qui ont eu raison des maisons et palais de bois.

Pour Angkor, cet anniversaire est synonyme de nouveaux défis à relever : si elle ne veut pas être victime de son succès, la cité doit maîtriser au plus vite les flux touristiques qui se déversent sur son site. « Cinq millions de visiteurs ont été reçus en 2017, sept millions seraient attendus en 2020, dix millions en 2025 », prévient Sum Map, directeur général de l’Autorité pour la protection du site et l’aménagement de la région d’Angkor (Apsara), chargée du site archéologique.
Embouteillages et pollution
Aujourd’hui la cohue ternit la visite des trois temples phares – Angkor Vat, le Bayon et le Ta Prohm –, vers lesquels se précipitent, en rangs serrés, des groupes compacts, souvent mobilisés par leurs selfies. Non loin, des dizaines de monuments demeurent déserts.
On est ainsi seule à gravir les marches du Baphuon, la plus haute pyramide du site, restaurée par Pascal Royère, de l’Ecole française d’Extrême-Orient (EFEO) ; seule sous les ficus et autres géants de la jungle qui veillent sur le palais royal, juste derrière la terrasse des Eléphants, bondée, elle. Seule encore parmi les danseuses de grès du charmant Banteay Kdei.

Les 120 000 habitants des 112 villages, situés près des temples,...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Deux jours après le plus violent affrontement entre migrants jamais survenu à Calais, quatre jeunes Erythréens blessés par balle étaient toujours entre la vie et la mort.
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Affrontements à Calais : quatre migrants toujours entre la vie et la mort

Deux jours après le plus violent affrontement entre migrants jamais survenu à Calais, quatre jeunes Erythréens blessés par balle étaient toujours entre la vie et la mort.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 17h09
   





                        


Deux jours après le plus violent affrontement entre migrants jamais survenu à Calais, quatre jeunes Erythréens blessés par balle étaient toujours entre la vie et la mort, samedi 3 février, selon la préfecture du Pas-de-Calais. Vingt-deux migrants ont été blessés, dont cinq par balle, dans ces rixes qui ont éclaté en trois endroits distincts entre l’après-midi et le début de soirée jeudi.
Pour le parquet de Boulogne-sur-Mer, il s’agirait d’un « règlement de comptes » : le ou les individus auteurs des coups de feu « sont arrivés sur la zone de distribution de repas près de l’hôpital où était rassemblée la communauté érythréenne et ont immédiatement ouvert le feu ».
Une douzaine de témoins ont déjà été interrogés, a fait savoir le parquet. Une enquête a été ouverte pour « tentative de meurtre » et un ressortissant afghan de 37 ans est recherché, soupçonné d’être l’auteur de coups de feu sur des Erythréens. La nuit de vendredi à samedi « a été très calme, il n’y a pas eu d’incidents », a affirmé samedi matin la préfecture.

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Violentes rixes
Dans cette ville, où vivent entre 550, selon la préfecture, et 800 migrants, d’après les associations, les maraudes menées par les services de l’Etat ont été « intensifiées », avec des départs « renforcés » en bus vers les différents centres d’accueil et d’examen des situations (CAES) de la région, a affirmé vendredi la préfecture.
Un premier départ a eu lieu vendredi matin avec 27 migrants, dont une majorité d’Afghans. Un deuxième bus est parti dans l’après-midi avec quatre migrants à bord et un autre est prévu samedi, selon Nathalie Chomette, directrice départementale de la cohésion sociale du Pas-de-Calais.
Ces violentes bagarres entre migrants s’inscrivent sur fond de tensions récurrentes entre les différentes communautés, aggravées selon les associations par l’extrême âpreté des conditions de vie sur place.
Vendredi soir, à Grande-Synthe, où vivent quelque 300 migrants, deux hommes ont été blessés à l’arme blanche lors d’une rixe entre Kurdes et Irakiens, selon la préfecture du Nord. « Les deux personnes blessées sont sorties de l’hôpital et ont été placées en garde à vue », a annoncé le parquet de Dunkerque.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Des manifestations sont organisées à travers la France à l’appel de la Fédération française de motards en colère et de l’association 40 millions d’automobilistes.
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Sécurité routière : les opposants à l’abaissement à 80 km/h mobilisés

Des manifestations sont organisées à travers la France à l’appel de la Fédération française de motards en colère et de l’association 40 millions d’automobilistes.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 12h01
   





                        



   


L’abaissement de 90 à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur 400 000 kilomètres de routes ne passe pas. Manifestations, pétitions, lettres ouvertes… cette décision a déclenché une fronde chez les motards et les automobilistes, qui veulent empêcher son entrée en vigueur le 1er juillet.
Samedi 3 février, des manifestations sont organisées à travers la France à l’appel de la Fédération française de motards en colère (FFMC) et de l’association 40 millions d’automobilistes, unies pour la première fois dans une action commune.
Le week-end dernier, des défilés ont rassemblé plusieurs milliers de personnes, avec l’appui de collectifs départementaux créés sur Facebook et baptisés « Colère ». D’autres actions sont prévues la semaine prochaine.
Les explications données le 9 janvier par le premier ministre, Edouard Philippe, pour justifier la limitation de la vitesse sur les routes secondaires à double sens sans séparateur central ont hérissé un certain nombre d’usagers de la route, motards en tête.
« Avec cette mesure, on ne cherche pas à éviter que les accidents surviennent, ce qui relève du comportement des automobilistes et de l’état des infrastructures, mais on essaie de limiter l’impact. C’est un pansement sur une jambe de bois », déplore Didier Renoux, porte-parole de la FFMC.

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« Avec des limitations à 90 ou 100 km/h, certains pays font mieux que nous [au niveau de la mortalité routière], ça montre bien que ce n’est pas une question de vitesse mais de comportement », abonde le directeur général de 40 millions d’automobilistes, Pierre Chasseray.
Officialisé jeudi, le bilan de la mortalité routière pour 2017 n’a fait que renforcer leur conviction : le nombre de morts a baissé l’an passé (3 693 tués, – 1,2 %) après trois années consécutives de hausse.

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L’efficacité de la mesure contestée
Au cœur du débat : l’efficacité de la mesure. Selon le gouvernement, qui se base sur une modélisation des chercheurs suédois Nilsson et Elvik, baisser de 10 km/h la limitation de vitesse sur l’essentiel du réseau secondaire permettrait de sauver « 350 à 400 vies » par an. Des chiffres contestés par les opposants.
Une expérimentation a été menée entre 2015 et 2017 sur 86 kilomètres de routes. Ses conclusions montrent que la vitesse moyenne et l’accidentologie ont reculé sur ces axes mais les échantillons retenus et la durée de l’expérience sont insuffisants pour avoir une valeur scientifique.

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« Le seul résultat concret de l’expérimentation, c’est la multiplication par trois ou quatre des flashs de radars », ironise Didier Renoux, dénonçant une « sécurité rentière » et une « politique tournée vers plus de répression ».
La FFMC a lancé une pétition qui revendique plus de 30 000 signataires. « Cette opposition montre qu’il y a un fort besoin de pédagogie », dédramatise le délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe.

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Groupe de travail au Sénat
La grogne est toutefois remontée jusqu’au Parlement. A la demande d’une cinquantaine de sénateurs, un groupe de travail sur la sécurité routière a été créé au Sénat pour « évaluer l’utilité de cette mesure », explique un de ses membres, le sénateur (Les Républicains) de Haute-Saône, Michel Raison.
« Je discute avec mes collègues de tous bords, on n’a jamais vu autant de remontées [d’administrés] allant dans le même sens. Il y a une vraie contestation », souligne-t-il : « Je demande au premier ministre qu’il ne signe pas le décret [instaurant les 80 km/h] tant qu’on n’a pas rendu nos conclusions », attendues courant avril.
Certains élus La République en marche ont également fait part de leur réserve. « C’est mal vécu sur les territoires ruraux. Sur la vitesse, il faut du cas par cas. Pas mal de députés de la majorité sont sur cette ligne et l’ont fait savoir », souligne le député de Gironde, Benoît Simian.

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« On garde les méthodes qui ont permis de changer massivement les comportements ces dernières décennies, mais on les utilise aujourd’hui pour une minorité de conducteurs dangereux, récidivistes qui n’y sont pas sensibles. Ce sera inefficace », déplore de son côté le leadeur de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan. Avec un « front commun » associatif et politique, les opposants espèrent faire plier le gouvernement.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ A partir d’un an de travail de vérification d’informations douteuses, « Le Monde » a identifié les différentes galaxies les relayant et coexistant au sein du réseau social.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le Comité international olympique a réintégré samedi les athlètes russes initialement suspendus à vie mais blanchis jeudi par le Tribunal arbitral du sport.
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Treize sportifs russes réintégrés aux Jeux olympiques d’hiver 2018

Le Comité international olympique a réintégré samedi les athlètes russes initialement suspendus à vie mais blanchis jeudi par le Tribunal arbitral du sport.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 12h09
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 12h56
   





                        



   


Treize sportifs russes et deux entraîneurs, bannis pour dopage puis blanchis jeudi par le Tribunal arbitral du sport (TAS), pourront participer aux Jeux olympiques 2018 de Pyeongchang (Corée du Sud), a annoncé le Comité international olympique (CIO), samedi 3 février.
A six jours de l’ouverture du rendez-vous coréen (9 au 25 février), ces 15 cas vont désormais être examinés par un panel du CIO présidé par Valérie Fourneyron, ancienne ministre des sports française. Ils complèteront l’effectif des 169 Russes déjà admis à participer aux Jeux sous une bannière olympique.
Sanctions levées pour 28 athlètes
Jeudi, le TAS a levé totalement les sanctions et suspensions à vie infligées par le CIO pour 28 sportifs russes, en raison de leur implication présumée dans un système de dopage d’Etat mis en place par la Russie et qui vaut au pays d’être suspendu des JO d’hiver. Sur ces 28 sportifs, seuls 15, dont deux entraîneurs, sont autorisés à participer, les autres étant soit retraités soit ne remplissant pas les conditions, selon une source proche du dossier.
Une commission de discipline du CIO avait suspendu à vie 43 sportifs russes, dont 42 ont fait appel devant le TAS. Sur ces 42, 28 ont vu leurs sanctions totalement levées. Pour 11 autres, le TAS a levé la suspension à vie, mais maintenu la suspension pour les JO de Pyeongchang.

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                JO d’hiver 2018 : le programme complet des épreuves


En raison d’un système de dopage institutionnalisé mis en lumière par un rapport de l’Agence mondiale antidopage, le CIO a suspendu la Russie pour les JO d’hiver. Seuls 169 Russes « propres » sont pour le moment admis à y participer mais sous drapeau olympique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ La NASA vient de diffuser une spectaculaire vidéo panoramique du cratère Gale vu du flanc du mont Sharp, sur lequel progresse le rover martien.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ L’opération, le week-end dernier au Pakistan, a permis d’évacuer l’alpiniste française Elisabeth Revol, mais pas son compagnon de cordée, le Polonais Tomasz Mackiewicz.
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La Pologne couvre sa part des frais des secours de l’alpiniste Elisabeth Revol sur le Nanga Parbat

L’opération, le week-end dernier au Pakistan, a permis d’évacuer l’alpiniste française Elisabeth Revol, mais pas son compagnon de cordée, le Polonais Tomasz Mackiewicz.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 04h07
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 13h12
   





                        



   


La Pologne a décidé de couvrir les frais de l’opération ayant permis de sauver l’alpiniste française Elisabeth Revol sur le Nanga Parbat au Pakistan, a annoncé vendredi 2 février la femme de son compagnon de cordée, le Polonais Tomasz Mackiewicz, qui n’a pu être secouru.
« Je viens d’être informée que le gouvernement polonais a décidé de couvrir les frais de l’opération de secours sur le Nanga Parbat », a écrit Anna Antonina Solska sur sa page Facebook.
L’entourage d’Elisabeth Revol a précisé que la part des fonds avancée par l’ambassade de France au Pakistan devait être remboursée.
L’alpiniste Masha Gordon, qui avait lancé la collecte de fonds avec une opération en ligne, a indiqué sur son site web que « tout l’argent recueilli via le site GOFUNDME, soit 150 000 euros, moins l’avance du gouvernement français de 31 000 euros qui doit être remboursé, ira aux enfants de Tomek ».
Cet argent avait été réuni pour financer la mission des hélicoptères de l’armée pakistanaise ayant transporté sur les pentes du Nanga Parbat (8 126 m) l’équipe de grimpeurs polonais pour secourir Revol et Mackiewicz.
Opération de secours inédite
L’appel de détresse lancé le 25 janvier au soir par Elisabeth Revol a déclenché une opération de secours inédite sur ce sommet de l’Himalaya. Quatre alpinistes polonais acclimatés au camp de base d’un autre géant situé non loin, le K2 (8 611 m), en vue d’une autre première hivernale, ont pu tenter le secours. L’opération a été lancée samedi et Elisabeth Revol a été évacuée dimanche.
Les sauveteurs n’ont en revanche pas été en mesure d’atteindre Tomasz Mackiewicz, resté bloqué plus haut sur la montagne, et ont dû prendre la « décision terrible et douloureuse » de le laisser là.
Elisabeth Revol, qui a regagné la France mardi soir, a été hospitalisée à Sallanches, dans les Alpes françaises. Souffrant de gelures aux mains et au pied gauche, elle y reçoit un traitement particulier pour tenter d’éviter une amputation.
Mise à jour le 3 février à 13 heures : contrairement à ce qui avait été initialement écrit, seule la Pologne a annoncé couvrir les frais de l’opération.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Humanity Star, gigantesque boule à facettes mise en orbite le 21 janvier, est un « projet humaniste », selon la start-up aérospatiale Rocket Lab. Une aberration, selon la communauté scientifique.
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Une boule polluante dans l’espace


                      Humanity Star, gigantesque boule à facettes mise en orbite le 21 janvier, est un « projet humaniste », selon la start-up aérospatiale Rocket Lab. Une aberration, selon la communauté scientifique.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 10h41
    |

                            Isabelle Dellerba (Sydney, correspondance)








                              

                        
« Gadget à la con », « déchet spatial », « acte de vandalisme environnemental », le drôle de cadeau offert à l’humanité par Peter Beck, PDG et fondateur de l’entreprise aérospatiale Rocket Lab, a provoqué un « bad buzz » international. Le 21 janvier, la start-up américano-néozélandaise a mis en orbite un satellite surprise : une boule à facettes géante.

Cette sphère disco kitsch d’un mètre de diamètre, dotée de soixante-cinq panneaux réfléchissants, tourne désormais sur elle-même et autour de la planète à une vitesse vingt-sept fois supérieure à celle du son. Baptisée Humanity Star et présentée comme un projet humaniste visant à tracer un trait d’union entre tous les hommes, elle a été conçue pour devenir l’un des objets les plus lumineux de la voûte céleste afin d’être visible par tous.
Ce satellite incongru a surtout offert une visibilité mondiale à l’entreprise qui, en polluant inutilement un espace déjà très encombré, n’en finit pas depuis de susciter l’ire de la communauté scientifique, vent debout contre un précédent déplorable dans une industrie en pleine évolution.
L’espace devient commercialement accessible
Car, derrière ce gadget, se cache un exploit technologique qui inaugure une nouvelle ère de la conquête spatiale : celle où des opérateurs privés, dotés de fonds très inférieurs à ceux qui étaient jusqu’à présent nécessaires, s’invitent dans le juteux business du lancement des microsatellites et rendent l’espace commercialement accessible.
Rocket Lab, fondé en 2006, a en effet été le premier Petit Poucet du secteur à parvenir, en à peine quelques années, à produire de toutes pièces et sans aucun financement public une fusée low cost (construite entièrement en carbone composite, propulsée par des moteurs imprimés en 3D, reproductible à l’infini) et à l’envoyer dans l’espace depuis un pas de tir privé situé dans le nord-est de la Nouvelle-Zélande, en mai 2017. Elle a en outre réussi la prouesse d’expédier...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ De Gandhi à Stéphane Gatignon, l’histoire compte de nombreux cas de grèves de la faim visant à défendre une cause. Mais est-ce un moyen d’action vraiment efficace ? Réponse en vidéo.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ L’enseigne s’installera dans le quartier de la Gaîté-Montparnasse, qui intéresse également Ikea.
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Leclerc ouvrira en 2020 un supermarché en plein Paris

L’enseigne s’installera dans le quartier de la Gaîté-Montparnasse, qui intéresse également Ikea.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 14h32
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Après un premier pas en direction de la capitale en 2016, avec un magasin dans le 19e arrondissement, aux abords du périphérique, l’enseigne de distribution Leclerc va investir le cœur de Paris. Avec un supermarché qui ouvrira, en avril 2020, dans le centre commercial du quartier de la Gaîté-Montparnasse, à deux pas de la gare.
La gare, les boutiques attenantes opérées par Altarea Cogedim et même la tour Montparnasse ont lancé un vaste programme de rénovation de ce quartier. La foncière Unibail-Rodamco va reconstruire entièrement la galerie Gaîté, désertée au fil des ans par les clients et les enseignes. Dans le passé, elle a accueilli jusqu’à 4 à 5 millions de clients les bonnes années et 1,3 million de personnes la traversent chaque année pour accéder plus vite à leur train à partir du métro Gaîté. Le bâtiment des années 1970, composé d’une architecture sur dalle, très en vogue à l’époque dans le Paris du tout voiture, avait alors été pensé comme une entrée sur Paris depuis l’autoroute A6.
Une galerie marchande agrandie
L’adhérent du groupe Leclerc, qui possède déjà le magasin de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) au centre commercial So Ouest appartenant à Unibail, vient de signer avec la foncière pour y installer un supermarché de 2 500 mètres carrés (3 700 m² en comptant les réserves), très axé sur les produits frais. Il aura comme voisin le magasin Darty, qui sera déplacé et restera ouvert pendant la durée des travaux.
L’ensemble de l’îlot immobilier actuellement composé de l’hôtel Pullman – qui sera modernisé –, d’une galerie marchande, de bureaux et de logements, dont Unibail a mis plusieurs années à reconstituer la propriété foncière, sera entièrement repensé. En partie grâce à la suppression de 1 000 places de parkings, la galerie commerçante sera considérablement agrandie, passant de 14 000 à 27 770 m2 sur trois étages. Elle ouvrira en 2020. Les bâtiments à proximité accueilleront une crèche, une bibliothèque, un jardin communautaire…

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Rebaptisée « les Ateliers Gaîté », l’ancienne galerie passera de huit commerces à vingt-huit en 2020, avec un espace de près de 4 000 m2 destiné à la restauration et composé d’une trentaine de comptoirs indépendants, avec des baux de courte durée et pour chacun un concept à la mode, comme il en existe à Lisbonne ou à Londres. Un étage entier de près de 10 000 m2 sera entièrement consacré à des enseignes de mode et de beauté.
Une clientèle de centre-ville
Le centre commercial, qui vise 8 à 10 millions de visiteurs à terme, intéresse également Ikea. Le géant suédois du mobilier est en discussion avec Unibail-Rodamco pour louer un local de 4 500 m2 qui pourrait accueillir sa première implantation dans Paris intra-muros.
Le groupe avait annoncé, fin 2014, un projet qui n’a pas encore vu le jour d’« implantation d’un point de vente dans Paris intra-muros pour faciliter l’accès à son offre aux personnes vivant en centre-ville », une clientèle dont près de 70 % ne possèdent pas de voiture et 30 % n’ont pas le permis.
Ce local intéresse aussi d’autres acteurs du bricolage et de l’équipement de la maison comme Leroy-Merlin, mais Ikea pourrait y aménager des espaces de conseil pour son activité cuisine. D’autant que la galerie marchande sera volontairement positionnée par son opérateur autour de l’expérience utilisateur afin de se différencier de l’achat sur Internet grâce à des ateliers (réparation de vélo, ateliers de cuisine…) et des services. Elle sera complétée d’un futur espace logistique urbain pour mutualiser les livraisons dans le quartier.

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La bataille de la vente à domicile
L’arrivée de l’enseigne Leclerc en plein centre de la capitale s’inscrit dans le projet du groupe de s’attaquer au marché parisien, l’un des fiefs d’Amazon dans le secteur du non-alimentaire. Mercredi 31 janvier, sur RMC et BFM-TV, le patron du distributeur, Michel-Edouard Leclerc, a annoncé le lancement à partir du printemps de « la vente à domicile à Paris » sous le nom de « Leclerc chez moi », promettant des prix « 15 % à 20 % moins chers et aussi des “drives” piétons et des dépôts relais ».
« Il nous faut trois ans pour parfaire les systèmes » et « maîtriser la logistique » après « une période de test sur certains quartiers ». « Nous avons une technologie logée à Toulouse. Cinq cents ingénieurs travaillent sur des algorithmes, des applications, sur la monétique et nous allons relever le défi d’Amazon sur la ville la plus chère de France », a-t-il assuré.

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A Paris, la concurrence a commencé à s’attaquer à la livraison à domicile ou en drive. Franprix (groupe Casino) propose depuis le 16 novembre 2017, à Paris et en région parisienne (et cette année à Lyon), une livraison en trente minutes, par la start-up Stuart, filiale de La Poste, des courses commandées à partir d’une application sur téléphone mobile, prélevées à partir de dix-huit magasins. Elle a déjà été utilisée par 400 000 clients. Après plusieurs semaines de test sous le nom de Carrefour livraison express, Carrefour s’est associé à Stuart pour lancer la livraison de courses en moins d’une heure.

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Monoprix (groupe Casino) a conclu, pour sa part, un accord capitalistique en décembre 2017 avec la start-up Epicery pour livrer dans l’heure des courses en même temps que celles de commerces de bouche du quartier, avant la mise en place d’ici à deux ans de livraisons à partir d’un entrepôt alimentaire 100 % automatisé grâce à son alliance avec le britannique Ocado. Reste à savoir si, en trois ans, Amazon, qui cherche toujours à nouer des accords avec des enseignes de distribution alimentaire, n’aura pas déjà conquis le marché.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Le club parisien, qui affronte Lille ce samedi en championnat, n’a cédé qu’un joueur lors du marché des transferts d’hiver alors qu’il fait l’objet d’une enquête des experts du fair-play financier.
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Football : le PSG, piètre vendeur lors du mercato hivernal

Le club parisien, qui affronte Lille ce samedi en championnat, n’a cédé qu’un joueur lors du marché des transferts d’hiver alors qu’il fait l’objet d’une enquête des experts du fair-play financier.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 17h12
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Plus les heures s’écoulaient et plus la question devenait pressante : quels joueurs le Paris-Saint-Germain allait-il vendre avant le terme du marché des transferts d’hiver, mercredi 31 janvier à minuit ? En principe, ce mercato devait permettre au club de la capitale- qui affronte Lille, samedi, lors de la 24 ème journée de Ligue 1- de céder plusieurs éléments afin de dégager des revenus substantiels. Le PSG doit en effet générer 75 millions d’euros d’ici la clôture de ses comptes, le 30 juin, afin d’échapper à une sanction dans le cadre du fair-play financier (FPF), ce mécanisme lancé par l’Union des associations européennes de football (UEFA) en 2011, et en vertu duquel les équipes continentales ne doivent dépenser plus qu’elles ne gagnent.
Déjà pénalisé en 2014, le PSG fait l’objet, depuis septembre 2017, d’une enquête diligentée par l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC). Et la gestion du mercato hivernal par les dirigeants parisiens était un « élément déterminant » aux yeux des experts du FPF. « Il est clair que le PSG enverrait un bon signe s’il affichait un solde positif après ses activités de janvier », souligne une source proche de l’enquête de l’ICFC.
Le PSG n’a cédé que Lucas
Mais force est de constater que le club parisien ne s’est guère distingué sur le plan des ventes. Il n’a cédé qu’un seul joueur, le Brésilien Lucas, recruté 40 millions d’euros en 2012. Lassé de croupir sur le banc des remplaçants voire dans les tribunes du Parc des Princes, l’ailier s’est engagé, à quelques heures du terme du mercato, jusqu’en 2023 avec le club londonien de Tottenham, contre 28 millions d’euros (hors bonus).
Quant au Portugais Gonçalo Guedes, acheté à Benfica en janvier 2017 (30 millions d’euros), il ne devrait pas être vendu avant juin à l’équipe de Valence, à laquelle il est prêté depuis septembre. Parmi les joueurs susceptibles de quitter le paquebot parisien cet hiver, les Argentins Angel Di Maria et Javier Pastore ont, eux, choisi de rester dans la capitale.
S’il a alourdi sa masse salariale, le PSG n’a en revanche pas versé d’indemnités de transferts en recrutant le milieu international français Lassana Diarra, 32 ans, libre depuis la résiliation de son contrat avec Al-Jazira (Emirats arabes unis). Une donnée qui pourrait compter dans le cadre de la procédure ouverte par l’ICFC.
Les enquêteurs ont déjà passé à la loupe le transfert record du Brésilien Neymar, acheté en août 2017 contre 222 millions d’euros au FC Barcelone, et le prêt avec option d’achat par Monaco de Kylian Mbappé (145 millions d’euros + 35 millions d’euros de bonus). Les experts du FPF n’ont rien trouvé à redire quant à ces deux transactions.
En revanche, selon un proche de l’enquête, l’ICFC se penche actuellement « sur les valeurs et montants des contrats de sponsoring » (notamment avec la Qatar National Bank, Ooredoo, l’opérateur de téléphonie qatari) du PSG. Et ce alors que les revenus du club ont baissé de 35 millions d’euros au terme de l’exercice 2016-2017 (486 millions), d’après le classement annuel de la Football Money League, établi par le cabinet d’audit Deloitte.
Les experts du FPF se focalisent sur le contrat d’image mirobolant (175 millions d’euros par saison) scellé, en août 2016, par le fonds Qatar Sports Investments, propriétaire du PSG depuis 2011, avec l’Autorité du tourisme du Qatar (QTA). En 2014, le précédent partenariat (200 millions d’euros par saison) avec QTA avait été décoté de moitié par l’UEFA.
« Fair-play financier 2.0 »
« Nous nous donnons entre six à sept semaines pour vérifier les comptes, budgets, montants des contrats avant de rendre nos conclusions et les échanger, les confronter avec les chiffres du PSG, qui collabore de manière exemplaire, souffle une source proche de l’enquête. Nous n’excluons pas d’auditionner de nouveau les dirigeants du club. » Les experts du FPF peuvent décider de « classer l’affaire sans suite » mais, en cas de sanctions, celles-ci pourraient aller du blâme à « l’exclusion de compétitions futures, le retrait d’un titre ou d’une récompense ».
Selon nos informations, le PSG figure parmi les clubs conviés à participer à un groupe de travail qui planche sur la refonte du mécanisme du FPF. Ce projet baptisé « Fair-play financier 2.0 » sera voté le 24 mai, lors d’une réunion du comité exécutif de l’UEFA, et appliqué dès la saison prochaine. La réforme phare consisterait à plafonner à 100 millions d’euros le déficit de la balance entre les achats et les ventes de joueurs au cours d’une saison.
« C’est dans la lignée de ce qu’a annoncé le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, indique-t-on à Nyon, au siège de la Confédération européenne. On tend vers un raffermissement des règles. » Très dépensiers sur le marché des transferts, les dirigeants du PSG sont donc prévenus : ils devront vendre mieux, et plus, pour acheter.



                            


                        

                        


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Arabie saoudite : les mystères de la purge du Ritz-Carlton

La plupart des 200 VIP détenus par le pouvoir saoudien dans le cadre d’une vaste purge anticorruption ont été libérés, en échange de sommes colossales pour nombre d’entre eux.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 15h06
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

Le Ritz-Carlton de Riyad s’apprête à rouvrir ses portes. Le palace saoudien aux cinq cents chambres et 20 hectares de jardins, transformé en prison dorée depuis trois mois, devrait accueillir de nouveau des clients d’ici une dizaine de jours. C’est le signe que la purge, entamée début novembre 2017 par le roi Salman et son fils, l’impétueux prince héritier Mohammed Ben Salman, surnommé « MBS », touche à sa fin.

La plupart des deux cents et quelques VIP confinés de force dans les suites de l’hôtel, dans le cadre de ce que le pouvoir présente comme une opération anticorruption, ont été relâchés. Soit après avoir plaidé coupable et accepté un arrangement financier impliquant la restitution de sommes ou de biens supposément mal acquis, soit après avoir été blanchis de toute malversation.
Le plus célèbre de ces prisonniers de luxe, le prince Walid Ben Talal, première fortune du monde arabe (18 milliards de dollars, soit plus de 14 milliards d’euros), a réintégré ses pénates samedi 27 janvier. Dans une interview filmée la veille, dans sa chambre du Ritz-Carlton, l’homme était apparu amaigri et émacié, tout en insistant, une canette de soda à la main, se sentir « comme à la maison ». L’actionnaire de Twitter et propriétaire du George V, un palace parisien, avait aussi assuré que son arrestation était un simple « malentendu » et avait démenti avoir payé pour regagner sa liberté. Sans réellement convaincre.
Selon le magazine Forbes, Walid Ben Talal aurait abandonné une grosse partie de ses actifs, même s’il reste nominalement propriétaire de Kingdom Holding, sa société d’investissement. Au total, selon le procureur général d’Arabie saoudite, cette procédure inédite dans les annales du royaume aurait rapporté 106 milliards de dollars.

Mais qui a été jugé coupable et de quoi ? Qui a payé, combien et comment ? Et de quelle liberté de mouvement disposent désormais les ex-pensionnaires du Ritz-Carlton ?...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le théologien suisse a été incarcéré vendredi soir en attendant un débat différé sur son placement en détention
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/02/2018
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Tariq Ramadan mis en examen pour viol et viol sur personne vulnérable

Le théologien suisse a été incarcéré vendredi soir en attendant un débat différé sur son placement en détention



Le Monde
 |    02.02.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 10h40
    |

            Raphaëlle Bacqué








                        


L’affaire est si complexe – et si sensible – que trois juges d’instruction ont été désignés pour l’instruire, après la mise en examen, vendredi 2 février, de Tariq Ramadan pour « viol » et « viol sur personne vulnérable ».
L’islamologue, qui, lors de sa garde à vue, a été confronté à l’une des femmes qui l’accusent, avait demandé qu’un éventuel placement en détention provisoire, requis par le parquet, fasse l’objet d’un débat entre le juge des libertés et de la détention (JLD) et sa défense. Ce débat devrait avoir lieu dans les quatre jours. En attendant, le prédicateur, qui vivait ces derniers mois entre la Suisse et la France, a été incarcéré.
« Après une enquête minutieuse de trois mois, une garde à vue de quarante-huit heures, une confrontation avec ma cliente qui a permis de confondre Tariq Ramadan sur certains points, on a franchi une étape importante avec cette double mise en examen », a commenté Me Eric Morain, l’avocat de l’une des deux plaignantes. « S’il y a d’autres victimes en France ou ailleurs, elles savent maintenant que la justice peut prendre en compte ce qu’elles ont vécu », a également réagi Me Jonas Haddad, avocat d’Henda Ayari, la première femme à avoir porté plainte contre M. Ramadan.
« Même modus operandi »
Les enquêteurs du deuxième district de la police judiciaire ont enquêté pendant trois mois, méthodiquement et sans laisser échapper la moindre information, avant de se décider à entendre, à partir du 31 janvier, le théologien suisse de 55 ans, qui a longtemps eu une très large audience auprès de centaines de milliers de musulmans européens.
Après avoir reçu deux plaintes pour viol, l’une déposée le 20 octobre 2017 par Henda Ayari, une ancienne salafiste devenue militante de la laïcité, l’autre le 27 octobre par une femme qui a préféré rester anonyme, et dont Le Monde avait publié le témoignage accablant, les policiers ont recueilli d’autres récits de femmes. Elles ont décrit la même forme d’emprise, la même violence et, selon un proche de l’enquête, « le même modus operandi » que celui dénoncé par les plaignantes, sans pour autant déposer plainte à leur tour.
Jeudi, il a été décidé que la confrontation avec Henda Ayari, qui subit depuis trois mois de nombreuses attaques sur les réseaux sociaux, serait renvoyée à l’instruction. Mais l’autre plaignante, que certains journaux ont affublée d’un prénom d’emprunt qu’elle n’a pas choisi, « Christelle », a accepté l’épreuve.
La confrontation a duré trois heures et demie, en présence de Me Yacine Bouzrou et de Me Julie Granier, les avocats de M. Ramadan, et de Me Eric Morain, conseil de sa victime présumée. Juste avant, deux perquisitions avaient eu lieu, à Saint-Denis, dans un appartement où le théologien dispose d’un bureau et d’un pied-à-terre, l’autre en Haute-Savoie, à la frontière franco-suisse, où il a sa résidence principale.
Une petite cicatrice
« Tariq Ramadan m’a donné rendez-vous au bar de l’Hôtel Hilton de Lyon, où il était descendu pour une conférence, en octobre 2009 », a redit cette femme de 45 ans devant le petit-fils du fondateur des Frères musulmans. A l’époque, cette Française convertie à l’islam entretient, depuis le 31 décembre 2008, une correspondance avec M. Ramadan, auprès duquel elle cherche conseil, comme nombre de musulmans qui se déplacent pour l’écouter.
Leur relation s’est peu à peu transformée, ce dernier, qui vit séparé de son épouse, lui a promis un mariage religieux et, en attendant, un mariage temporaire sur Skype. C’est leur première rencontre, toutefois, à Lyon, où Ramadan doit tenir une conférence sur le thème « Le vivre-ensemble, l’islamophobie et la Palestine ».
« Au bout de dix minutes, il m’a dit : “Nous ne pouvons pas rester là, tout le monde nous regarde. Je suis une personne connue, et le Maghrébin à l’accueil m’a reconnu et n’arrête pas de nous regarder” », avait-elle expliqué dans sa plainte. Tariq Ramadan gagne alors sa chambre par l’escalier pendant qu’elle, qui marche avec une béquille depuis un accident de voiture, prend l’ascenseur.
Selon la plaignante, l’agression aurait eu lieu très vite après son entrée dans la chambre : des gifles au visage, aux bras, aux seins et des coups de poing dans le ventre, une fellation et une sodomie imposées de force, de nouveaux coups, un nouveau viol. « Il m’a traînée par les cheveux dans toute la chambre pour m’amener dans la baignoire de la salle de bains pour m’uriner dessus », avait-elle déclaré dans sa plainte, affirmant n’être finalement parvenue à s’enfuir qu’au petit matin.
« Faux », proteste Tariq Ramadan, qui assure que la rencontre n’a duré qu’une demi-heure. Lors de la confrontation, le prédicateur a nié farouchement tout viol et même tout acte sexuel, reconnaissant un simple flirt. La plaignante a cependant donné de multiples détails, décrivant notamment une petite cicatrice à l’aine, dont M. Ramadan a reconnu être doté. A l’issue de cet échange tendu, l’islamologue a refusé de signer le procès-verbal.
Image écornée
L’affaire, qui met en cause cette figure centrale de l’islam européen, s’annonce donc difficile. Certes, de multiples témoignages publiés sur Internet ou rapportés par la presse ont peu à peu dressé le portrait d’un homme multipliant les relations féminines, à mille lieues de celui qui mettait sans cesse en garde les musulmans contre les rapports sexuels hors mariage, en leur rappelant que c’est « devant Dieu qu’il nous est donné la possibilité de vivre une relation avec une femme ». Mais le petit-fils du fondateur des Frères musulmans a toujours dénoncé une « campagne de calomnie ». D’abord soutenu par bon nombre de ses fidèles, l’islamologue a vu son aura fissurée par la multiplication des témoignages.
En Suisse, les journaux ont ainsi rapporté les récits d’anciennes élèves des deux collèges suisses où Tariq Ramadan avait enseigné. Ces jeunes femmes affirmaient que, alors qu’elles étaient âgées de 16 à 18 ans, et donc mineures, ils les avaient séduites et convaincues d’avoir des relations sexuelles avec lui.
Même si la plupart de ces affaires sont prescrites ou si aucune autre femme n’a porté plainte, hormis Henda Ayari et « Christelle », ces témoignages ont d’abord pétrifié les autorités musulmanes. Et peu à peu brisé sa réputation.
Le 7 novembre 2017, l’université d’Oxford a décidé « d’un commun accord » avec Tariq Ramadan la mise en congé immédiate de ce dernier du poste de professeur d’études islamiques contemporaines qu’il occupe dans un de ses collèges. Ces derniers jours, c’est le Qatar, qui finance la chaire de théologie – elle porte le nom de Sa Majesté Hamad Ben Khalifa Al-Thani, émir du Qatar de 1995 à 2013 – occupée jusque-là par M. Ramadan, qui a laissé entendre que celui-ci n’était plus le bienvenu dans l’émirat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ La Cour de cassation a jugé qu’un véhicule arrêté était toujours considéré comme « en circulation », sauf s’il se trouve sur un emplacement de parking.
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Téléphoner en voiture est interdit, même arrêté sur la route avec des feux de détresse

La Cour de cassation a jugé qu’un véhicule arrêté était toujours considéré comme « en circulation », sauf s’il se trouve sur un emplacement de parking.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 10h20
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 11h21
   





                        



   


Arrêter sa voiture pour téléphoner ne permet pas d’échapper avec certitude à une verbalisation et un automobiliste peut être sanctionné pour l’usage du téléphone tenu en main alors qu’il serait en stationnement, a jugé la Cour de cassation le 23 janvier.
La Cour de cassation juge en effet qu’il ne faut pas confondre la circulation et le mouvement. Un véhicule arrêté, le moteur à l’arrêt, peut « être regardé comme étant toujours en circulation », juge-t-elle.
Le code de la route précise seulement que « l’usage d’un téléphone tenu en main par le conducteur d’un véhicule en circulation est interdit ». L’infraction est punie d’une amende de 135 euros ainsi que de la perte de trois points de permis de conduire pour trois ans.
Seule une place de parking permet d’être hors de la circulation
Toutefois, pour qu’une voiture arrêtée, moteur coupé, soit considérée comme « en circulation », il faut, selon cette jurisprudence, qu’elle se trouve sur une voie de circulation et non sur une place de parking. En l’espèce, le conducteur qui contestait son amende d’avril 2017 était garé, avec ses feux de détresse, sur la voie de droite d’un rond-point peu passant, ce qui est une voie de circulation, observent les juges.
Il ne suffit donc pas, selon la Cour, de s’arrêter et de couper le moteur pour être sûr de pouvoir téléphoner, l’appareil en main. Il faut vraiment garer sa voiture sur un emplacement prévu.
Les juges font cependant une exception. Ils admettent qu’un automobiliste en panne puisse se servir de son téléphone, même s’il est arrêté sur une voie de circulation.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Il ne sera pas fait mention « explicitement » de la sexualité de ce personnage emblématique dans le prochain film de la saga « Les Animaux fantastiques », ce qui scandalise une partie des fans.
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Harry Potter : l’homosexualité de Dumbledore au cœur d’une nouvelle polémique

Il ne sera pas fait mention « explicitement » de la sexualité de ce personnage emblématique dans le prochain film de la saga « Les Animaux fantastiques », ce qui scandalise une partie des fans.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 12h04
    |

            Morgane Tual








                        



   


L’homosexualité d’Albus Dumbledore sera-t-elle mise en scène dans le prochain film de l’univers Harry Potter ? « Pas explicitement », a répondu David Yates, son réalisateur, au magazine américain Entertainment Weekly, mercredi 31 janvier. Il n’en fallait pas plus pour déclencher un torrent d’indignation sur Internet.
Albus Dumbledore est un des personnages les plus importants et les plus aimés de la saga Harry Potter. Il est le directeur de Poudlard, où étudie le jeune héros, mais aussi l’un des sorciers les plus puissants au monde. En 2007, après la sortie du septième et dernier tome des aventures de Harry Potter, son auteure, J. K. Rowling, avait déclaré lors d’une conférence qu’elle avait « toujours pensé que Dumbledore était gay ». Des propos qui avaient mis fin à des années de spéculations : si, dans les livres, l’homosexualité de Dumbledore n’est jamais évoquée, son passé fait mention d’une relation très fusionnelle avec un autre sorcier d’envergure, Gellert Grindelwald. Fusionnelle et donc amoureuse, avait finalement révélé J. K. Rowling.
« La voie de la lâcheté »
La polémique actuelle ne concerne pas Harry Potter à proprement parler, mais la série de films Les Animaux fantastiques. Celle-ci se déroule dans le même univers, quelques décennies plus tôt, et son scénario est cosigné par la romancière britannique. Le premier film est sorti en 2016 et le deuxième est prévu pour la fin de l’année. Grindelwald, interprété par Johnny Depp, y tiendra un rôle important. Et les fans ont appris avec délectation que Dumbledore serait aussi à l’affiche, sous les traits de Jude Law.
Enfin, l’histoire d’amour entre les deux personnages allait être racontée ! Enfin, Albus Dumbledore allait pouvoir vivre et affirmer sa sexualité dans l’univers officiel – et non plus seulement dans les milliers de fanfictions, ces récits écrits par des fans, qui le mettent en scène.
La déclaration de David Yates a mis fin à leurs espoirs ; du moins pour le deuxième épisode de cette série. « Mais je pense que tous les fans sont au courant », a poursuivi le réalisateur britannique dans les colonnes d’Entertainment Weekly : « Ils sont tombés amoureux l’un de l’autre, de leurs idées et de leurs idéologies. »
Dans ce cas, « pourquoi est-ce qu’ils ne peuvent pas tout simplement laisser Dumbledore être gay ? », s’interroge dans une chronique un journaliste du Guardian, le prestigieux quotidien britannique.
« Pour des raisons évidentes, il paraît malin, politiquement et financièrement, que ces films puissent se débarrasser du problème avec un personnage qui serait gay sans que cela ne soit jamais montré, comme ce que les sept livres et huit films ont déjà fait. »
Sur les réseaux sociaux, la colère s’exprime plus brutalement. « Si ce n’était pas encore clair : Rowling a dit que Dumbledore était gay il y a toutes ces années simplement pour essayer d’éviter les critiques à cause du manque de diversité [dans Harry Potter] », déplore un internaute. Certains vont jusqu’à la traiter d’« hypocrite » : J. K. Rowling affiche souvent son soutien aux causes féministes et LGBTQ (lesbienne, gay, bisexuel, transgenre, queer).
« Elle a choisi la voie de la lâcheté : elle n’est pas une alliée LGBTQ », a tweeté un compte britannique suivi par plus de 126 000 abonnés. « Rowling se moque des personnes queers qui voulaient simplement être un peu représentées », a regretté une militante trans.
J. K. Rowling réplique
La question des personnages homosexuels dans la culture pop préoccupe une grande partie de certains « fandoms », les communautés de fans. Ils sont nombreux à estimer que les films et les séries grand public devraient plus souvent faire apparaître des histoires d’amour homosexuelles, pour mieux représenter la société. Qui plus est, certaines œuvres sont accusées de « queerbaiting », c’est-à-dire d’avoir volontairement fait miroiter à ces fans très engagés, pour les tenir en haleine, la possibilité d’une romance homosexuelle entre deux personnages… qui n’arrivera jamais.
J. K. Rowling a fini par répondre à cette polémique dans un tweet exaspéré, accompagné d’une image animée :
« Me faire insulter à propos d’une interview à laquelle je n’ai pas participé, à propos d’un scénario que j’ai écrit mais qu’aucune des personnes en colère n’a lu, qui n’est qu’un morceau d’une série de cinq films, est visiblement très amusant, mais vous savez ce qui est encore “plus” amusant ? »

Being sent abuse about an interview that didn't involve me, about a screenplay I wrote but which none of the angry… https://t.co/daxeare03d— jk_rowling (@J.K. Rowling)


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Très active sur les réseaux sociaux, véritable star depuis le succès planétaire de Harry Potter et romancière la plus fortunée au monde, J. K. Rowling est souvent invectivée en ligne, et parfois au cœur de polémiques liées à son œuvre ou ses prises de position publiques.

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                Les fans de « Harry Potter » en colère après le soutien de J. K. Rowling à Johnny Depp


La dernière en date concernait aussi le deuxième opus des Animaux fantastiques : les fans avaient exprimé leur colère en apprenant que Johnny Depp y occuperait une place si importante. A l’heure de #MeToo, la présence d’une star accusée quelques mois plus tôt de violences par Amber Heard, son épouse d’alors, avait été fortement critiquée.



                            


                        

                        

