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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ « L’explosion des dépenses » du club marseillais est actuellement scrutée par les experts de l’UEFA.
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Football : l’OM sous surveillance dans le cadre du fair-play financier

« L’explosion des dépenses » du club marseillais est actuellement scrutée par les experts de l’UEFA.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 17h47
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Après le Paris-Saint-Germain (PSG), c’est au tour de l’Olympique de Marseille (OM) d’être dans le viseur des experts du fair-play financier (FPF). Alors qu’une enquête a été diligentée en septembre 2017 contre le club de la capitale, la formation phocéenne ne fait pas officiellement l’objet d’une procédure formelle dans le cadre de ce mécanisme créé, en 2011, par l’Union des associations européennes de football (UEFA), et en vertu duquel les équipes du continent ne doivent pas dépenser plus qu’elles ne gagnent.
A la demande de l’OM, qui a donc pris les devants, un entretien a eu lieu, en janvier, entre les dirigeants marseillais et les membres de l’instance de contrôle financier des clubs (ICFC). Cet échange informel a été organisé dans le cadre du suivi ou « monitoring » des équipes qui participent aux compétitions de l’UEFA. Des informations financières et le plan de développement de l’OM à long terme ont été transmis aux experts du FPF.
Selon nos informations, l’ICFC s’interroge sur les investissements massifs réalisés par l’Américain Frank McCourt, propriétaire de l’OM depuis octobre 2016. « La solidité financière de M. McCourt n’est pas en cause », assure une source proche de l’ICFC tout en pointant « l’explosion des dépenses, des salaires et des primes », les « recettes stagnantes » et le « grand déficit » de l’Olympique de Marseille. Selon L’Equipe, le club phocéen a dépensé 120 millions d’euros en transferts depuis janvier 2017, recrutant des joueurs comme Dimitri Payet, Luiz Gustavo ou Adil Rami.
Vers une sanction négociée ?
Au moment du rachat de l’OM, l’institution affichait un haut niveau d’endettement (172 millions d’euros) à l’issue de l’exercice 2015-2016. A son arrivée à Marseille, M. McCourt avait d’ailleurs fait de la « stabilité financière » l’un des piliers de son « OM champions project ».
Si sa direction n’a pas réalisé d’opération lors du mercato d’hiver, l’institution marseillaise devrait donc enfreindre, en juin, la règle de 30 millions d’euros de déficit autorisé sur les trois dernières saisons. Sous surveillance de l’ICFC, l’OM s’expose donc à une sanction négociée, voire à une amende, dans la mesure où le club n’a jamais été pénalisé dans le cadre du fair-play financier. D’autres rendez-vous auront lieu, dans les prochains mois, entre les cadres marseillais et les experts du FPF.
En quête de nouveaux revenus (billetterie du Stade-Vélodrome, merchandising), les dirigeants phocéens escomptent attirer de nouveaux partenaires et tablent aussi sur les recettes du futur Musée de l’OM. Actuellement troisième de la Ligue 1, l’équipe de Rudi Garcia, qui affronte Metz vendredi lors de la 24e journée, espère « à moyen terme » faire son retour en Ligue des champions.
Si d’aventure l’OM parvenait à se qualifier au printemps pour la compétition, le club aurait « un an d’avance par rapport aux prévisions », glisse-t-on en interne. Devant la direction nationale du contrôle de gestion, le gendarme financier du football français, les dirigeants marseillais ont budgété une quatrième place en championnat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le 25e joueur mondial a été battu en trois sets par le Néerlandais Thiemo de Bakker lors de l’entame du premier tour de Coupe Davis, à Albertville, en Savoie.
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Coupe Davis : remplaçant Pouille, blessé, Mannarino s’incline dans le premier match de France-Pays-Bas

Le 25e joueur mondial a été battu en trois sets par le Néerlandais Thiemo de Bakker lors de l’entame du premier tour de Coupe Davis, à Albertville, en Savoie.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 16h45
   





                        



   


Voilà qui s’appelle un faux départ. Déjà privée de Jo-Wilfried Tsonga, blessé, l’équipe de France de tennis a commencé le premier tour de Coupe Davis, vendredi 2 février à Albertville, en Savoie, sans son meilleur joueur, Lucas Pouille. Blessé au cou, le Nordiste a déclaré forfait pour la première rencontre et a été remplacé au pied levé par Adrian Mannarino. Le 25e joueur mondial, appelé en catastrophe par Yannick Noah à la suite du forfait de Tsonga, s’est incliné lors du premier match du week-end contre le Néerlandais Thiemo de Bakker (7-6 [7/4], 6-3, 6-3), 369e mondial.
La France, tenante de la compétition depuis sa victoire en finale contre la Belgique à la fin de l’année, se retrouve menée 1-0 par les Pays-Bas. Opposé à Robin Haase pour le deuxième match du week-end, Richard Gasquet doit s’imposer afin de remettre les deux pays à égalité.
Largement favori, sur le papier, de la rencontre, Mannarino – numéro 3 français et solide cet été – a été dominé dans les grandes largeurs par de Bakker, imperturbable sur son service. Pris par l’événement pour son premier match sous le maillot bleu, le Val-d’Oisien a commis de nombreuses fautes, craquant au tie-break (jeu décisif) du premier set. En 2009, de Bakker avait déjà surpris Gaël Monfils (alors 13e mondial) en ouverture du barrage France-Pays-Bas. Mais les joueurs français avaient su inverser la tendance. Il reste quatre matchs aux coéquipiers de Richard Gasquet pour les imiter cette année.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Depuis quelques mois, la chasse à courre se déroule dans un climat de grande tension dans le département de l’Oise, où les militants hostiles à cette pratique s’attirent le soutien d’une partie grandissante de la population.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ « Le Monde » révèle notamment que certains proches du président de la Fédération française de rugby ont bénéficié d’importantes augmentations de salaire.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/02/2018
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Rugby : les bons contrats de l’équipe de Bernard Laporte

« Le Monde » révèle notamment que certains proches du président de la Fédération française de rugby ont bénéficié d’importantes augmentations de salaire.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 10h50
    |

            Adrien Pécout








                        



                                


                            

Vu comme ça, la petite commune de Marcoussis, dans l’Essonne, ressemble fort peu à Pyongyang. Des pavillons, un étang, une église… Et puis aussi le siège de la Fédération française de rugby (FFR), l’une des plus puissantes organisations sportives du pays.
Il y a encore un an et deux mois, Bernard Laporte disait pourtant sa peur que la « fédé » devienne « la Corée du Nord du sport français », une institution figée dans le temps, coupée des réalités extérieures. Le candidat à la présidence de la FFR menait alors campagne avec une promesse aux clubs amateurs : « faire réellement vivre la démocratie et la concertation au sein de la fédération ».
Jolie promesse et belle hypocrisie, selon ses détracteurs. De fait, depuis son élection, le 3 décembre 2016, rien n’est vraiment paisible à Marcoussis. Ce domaine de 42 hectares, qui possède plusieurs terrains de rugby – dont un couvert – et des bâtiments administratifs, est l’épicentre de secousses qui agitent bien au-delà de l’Ovalie.
Le président de la FFR joue collectif
Les opposants à Bernard Laporte ne lui reprochent pas seulement de potentiels conflits d’intérêts et la récente perquisition dans les bureaux de la FFR ainsi qu’à son domicile. Ils dénoncent aussi la mise en place, à marche forcée et à bourse déliée, de son propre système, et l’intronisation de ses fidèles.

Le Monde a eu connaissance des contrats de certains d’entre eux. A l’évidence, ils peuvent s’estimer heureux : désormais installés aux postes stratégiques, les voici récompensés de tous ces mois passés à militer pour M. Laporte, au gré de 120 déplacements à travers le pays.
A 53 ans, le président de la FFR, ancien demi de mêlée, continue de jouer collectif envers ses ex-coéquipiers du club de Bègles-Bordeaux, champion de France en 1991. Au poste de directeur général, il a placé Sébastien Conchy. Celui-ci perçoit un salaire mensuel de 7 700 euros brut....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ L’arbitre peut ainsi espérer un retour en Ligue 1, et faire oublier son geste survenu le 14 janvier lors de Nantes-PSG en championnat de France, « un mauvais réflexe ».
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Football : l’arbitre tacleur Tony Chapron suspendu pour trois mois ferme

L’arbitre peut ainsi espérer un retour en Ligue 1, et faire oublier son geste survenu le 14 janvier lors de Nantes-PSG en championnat de France, « un mauvais réflexe ».



Le Monde
 |    01.02.2018 à 23h36
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 10h18
   





                        



   


La sanction est lourde : l’arbitre Tony Chapron, au cœur de la tourmente pour avoir fait un croche-patte un joueur le 14 janvier lors de la rencontre Nantes-PSG dans le cadre du championnat de France, a été sanctionné de trois mois de suspension ferme, plus trois mois avec sursis, a annoncé la Ligue de football professionnel (LFP) jeudi 1er février au soir. De quoi permettre à l’arbitre de 45 ans d’envisager un retour en Ligue 1, avant sa retraite sportive, prévue pour la fin de la saison.
La direction technique de l’arbitrage, en « prenant acte » de la décision, a d’ailleurs souligné qu’elle « pourra[it] le désigner sur des matchs de Ligue 1 ou de Ligue 2 » une fois sa sanction purgée.
Avant le verdict de la commission de discipline, l’arbitre de 45 ans avait été auditionné pendant près de deux heures devant la commission de discipline pour expliquer son geste, qui avait fait la Une de la presse sportive européenne.

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                Football : derrière le « procès » de Tony Chapron, un mépris des arbitres



« Les débats se sont déroulés de manière sereine, ce qui contraste avec l’emballement, voire le lynchage médiatique [autour de cette affaire]. M. Chapron a confirmé la version donnée depuis le début, à savoir un mauvais réflexe », a expliqué son avocat, Me Samuel Chevret.
Détournement sur les réseaux sociaux
Les faits remontent au 14 janvier, dans les dernières secondes du match Nantes-PSG (0-1), comptant pour la 20e journée. M. Chapron se rend coupable d’un croche-patte sur le Nantais Diego Carlos qui l’avait involontairement fait tomber. Dans la foulée, l’arbitre sort un deuxième carton jaune contre le défenseur, synonyme d’exclusion.

Le lendemain, l’arbitre est suspendu jusqu’à nouvel ordre par la direction technique de l’arbitrage, dans l’attente de son passage devant la commission de discipline de la Ligue. Dans une déclaration à l’Agence France-Presse, il a présenté ses « excuses » au joueur en évoquant un « geste maladroit » et « inapproprié », tandis que le carton rouge était annulé.
Son tacle a été détourné à l’envi sur les réseaux sociaux, parfois accompagné du mot-clé « Chapron rouge » ou comparé au film Shaolin soccer, qui mêle football et arts martiaux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Depuis les années 1950 et le début de ce sport, ces filles, choisies pour leur plastique, avaient pour rôle d’indiquer l’emplacement des voitures sur les circuits.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Les clubs des cinq principaux championnats européens ont dépensé plus d’un milliard d’euros lors du mercato hivernal.
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Football : l’Angleterre affole le marché des transferts

Les clubs des cinq principaux championnats européens ont dépensé plus d’un milliard d’euros lors du mercato hivernal.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 14h37
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Ouvert le 1er janvier, le marché hivernal des transferts s’est refermé à minuit, mercredi 31 janvier, dans la plupart des pays européens. Ce mercato a permis à des clubs de se renforcer à mi-saison. Désireux de se relancer, de nombreux joueurs ont profité de cette « fenêtre » pour trouver des points de chute. Retour sur les principales emplettes faites au sein des principaux championnats européens.
Vers un nouveau record
Selon l’Observatoire football du Centre international d’étude du sport (CIES) de Neuchâtel, 1,067 milliard d’euros ont été investis par les équipes des cinq principaux championnats européens (Angleterre, Espagne, Italie, France, Allemagne). Ce montant constitue un record pour le mercato d’hiver. Une hausse de 36 % des dépenses a été enregistrée par rapport à janvier 2017 (786 millions d’euros).
« On pouvait en effet anticiper la hausse une fois de plus. Elle est principalement due à la Premier League anglaise », explique Raffaele Poli, responsable de l’Observatoire football. Selon ses chiffres, 545 millions d’euros ont en effet été injectés en Premier League, contre 319 en Liga espagnole, qui a enregistré l’arrivée du Brésilien Philippe Coutinho. Vendu 120 millions d’euros (+ 40 millions de bonus) par Liverpool au FC Barcelone, l’attaquant est devenu le troisième joueur le plus cher de l’histoire, derrière les Parisiens Neymar (222 millions d’euros) et Kylian Mbappé (prêt de 145 millions d’euros, plus 35 millions de bonus). A noter aussi le retour à l’Atlético Madrid du buteur Diego Costa, contre 66 millions d’euros.
Les dirigeants des clubs de la Bundesliga allemande ont de leur côté été bien moins dépensiers (85 millions d’euros investis). Tout comme ceux des équipes de Ligue 1 (66 millions d’euros) et de la Serie A italienne (51 millions d’euros).
La Premier League anglaise, principale actrice du mercato d’hiver
Dans son rapport annuel, le système de régulation des transferts (TMS) de la Fédération internationale de football (FIFA) estimait que le championnat anglais restait, en janvier 2017, « le pays avec le plus large volume de transferts ». TMS répertoriait 145 arrivées et 151 départs.
Le mercato d’hiver version 2018 ne déroge pas à la règle. La Premier league concentre la moitié des dépenses au sein du « big 5 » européen. Propriété depuis 2008 du cheikh Mansour d’Abou Dhabi et leader de la Premier League, Manchester City a été le principal acteur anglais du marché des transferts. L’équipe entraînée par l’Espagnol Pep Guardiola a enrôlé le jeune défenseur français Aymeric Laporte, 23 ans. Les Citizens ont consenti à investir 65 millions d’euros pour s’offrir ce pur produit de l’Athletic Bilbao.

   


En prenant en compte le recrutement cet été des arrières Kyle Walker (57 millions d’euros) et Benjamin Mendy (58 millions d’euros), Manchester City a dépensé près de 220 millions d’euros depuis le début de la saison.
A l’instar de Liverpool, qui a enrôlé le défenseur hollandais Virgil van Dijk, en provenance de Southampton, contre 84 millions d’euros, le club londonien d’Arsenal a été particulièrement actif cet hiver. Après avoir échangé avec Manchester United leur buteur chilien Alexis Sanchez contre l’Arménien Henrikh Mkhitaryan, les Gunners ont attiré dans leurs filets l’attaquant gabonais Pierre-Emerick Aubameyang. Le joueur du Borussia Dortmund s’est engagé avec l’équipe entraînée par le Français Arsène Wenger contre 63 millions d’euros (hors bonus), devenant ainsi le joueur le plus onéreux de l’histoire d’Arsenal.
Olivier Giroud reste à Londres mais file à Chelsea
Annoncé sur le départ lors du mercato estival, l’attaquant français Olivier Giroud, 31 ans, avait finalement choisi de rester à Arsenal, club avec lequel il s’était engagé en 2012 contre 12 millions d’euros. « Je n’ai pas eu l’opportunité de partir dans un club qui me convenait et je pense qu’on peut gagner la Premier League et la Ligue Europa cette année, confiait-il, fin août, au Monde. La concurrence accrue ne me fait pas peur. J’ai toujours fait avec. »
Cette fois, le Savoyard n’a plus eu le choix. Déjà barré depuis cet été par son compatriote Alexandre Lacazette, se contentant de maigres apparitions en Ligue Europa, Giroud risquait de perdre ses chances de participer, cet été, à sa deuxième Coupe du monde avec l’équipe de France.
Averti par Didier Deschamps et son staff, en quête de temps de jeu, l’avant-centre a donc cherché une porte de sortie. D’autant que le recrutement par Arsenal, cet hiver, d’Henrikh Mkhitaryan et de Pierre-Emerick Aubameyang a fragilisé encore davantage son statut de « joker » (16 matchs disputés et 4 buts inscrits en Premier League depuis le début de saison). Sous pression, Giroud a décidé de rester à Londres tout en changeant de club : le trentenaire s’est engagé avec les Blues de Chelsea jusqu’en juin 2019 (avec une année en option) et contre une indemnité estimée à 20 millions d’euros (hors bonus).
Les internationaux français se relancent en Ligue 1 
Sous enquête des experts du fair-play financier, en quête de 75 millions d’euros de revenus d’ici au 30 juin pour échapper aux sanctions de l’instance de contrôle financier des clubs, le Paris-Saint-Germain n’a vendu qu’un seul joueur : le Brésilien Lucas, enrôlé par Tottenham contre 28 millions d’euros. La formation de la capitale n’a également enregistré qu’une arrivée cet hiver : celle du milieu international français Lassana Diarra, qui s’est engagé librement jusqu’en 2019 après avoir résilié, en décembre, son contrat avec Al-Jazira (Emirats arabes unis).
Autre international français en pleine errance, le milieu Yann M’Vila, 27 ans, a également choisi la Ligue 1 pour se relancer. Après cinq ans de déboires en Russie, au Rubin Kazan, et des prêts à l’Inter Milan et à Sunderland, l’ex-prodige du Stade rennais (2008-2013) s’est engagé librement jusqu’en juin 2019 avec Saint-Etienne.

   


Saint-Etienne, terre de résurrection pour les internationaux français désireux de se relancer ? On pourrait le penser après les arrivées chez les Verts de l’attaquant Georges-Paul Ntep, prêté pour six mois par le club allemand de Wolfsburg, et du défenseur droit Mathieu Debuchy, qui s’est engagé pour la même durée.
Quant au milieu international Clément Grenier, il a résilié d’un commun accord son contrat avec l’Olympique lyonnais. Soucieux de préparer l’avenir, l’OL a enrôlé le capitaine nantais Léo Dubois, 23 ans. Le latéral droit des Canaris, libre en juin, arrivera dans le Rhône le 1er juillet. Dans la même logique, l’attaquant Martin Terrier (20 ans), actuellement prêté par Strasbourg à Lille, rejoindra les Gones cet été.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le Tribunal arbitral du sport a infligé un revers majeur à la lutte antidopage en jugeant « insuffisantes » les preuves recueillies à l’encontre de la majorité des Russes sanctionnés.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Dopage : 28 sportifs russes blanchis, Moscou promet une nouvelle bataille au CIO

Le Tribunal arbitral du sport a infligé un revers majeur à la lutte antidopage en jugeant « insuffisantes » les preuves recueillies à l’encontre de la majorité des Russes sanctionnés.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 10h05
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 23h00
    |

            Clément Guillou








                        



   


La guerre des mots entre la Russie et le Comité international olympique (CIO) menace de prendre une tournure judiciaire après la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS), jeudi 1er février, de blanchir la majorité des sportifs russes suspendus pour dopage.
Vingt-huit des quarante-deux sportifs russes ayant contesté leur suspension à vie ont vu leur sanction purement et simplement levée par le TAS, une décision immédiatement saluée par le Kremlin.
Le débat porte maintenant sur la participation de ces athlètes aux prochains Jeux olympiques d’hiver, qui débutent à Pyeongchang (Corée du Sud) dans une semaine (du 9 au 25 février), alors que le CIO les considère toujours comme impliqués dans le truquage des JO de Sotchi, il y a quatre ans.
Une fois annoncée la décision du TAS, le CIO a immédiatement répondu que ces vingt-huit athlètes blanchis ne seraient pas présents en Corée du Sud : il considère que les seuls Russes présents à Pyeongchang ne le seront que par la grâce d’une invitation en raison de la suspension du comité olympique russe. « Ne pas être suspendu ne confère pas automatiquement le privilège d’une invitation », a déclaré l’instance faîtière de l’olympisme.
La Russie récupère 9 médailles
Le vice-premier ministre russe, Vitali Moutko, interdit à vie de Jeux olympiques pour son rôle clé dans la manipulation des contrôles antidopage de Sotchi, a annoncé que la Russie prévoyait de nouvelles actions en justice pour obtenir que ces sportifs puissent concourir à partir de la semaine prochaine.

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                Dopage : Poutine s’excuse auprès des athlètes russes et promet des jeux de substitution



« Nous supposons que les athlètes qui sont prêts, qui se sont qualifiés, qui disposent de quotas dans leur sport, seront tous admis aux Jeux olympiques. Si le CIO ne les accepte pas, nous soutiendrons leur cause devant le TAS ou toute autre instance légale », a lancé Vitali Moutko. Le protégé de Vladimir Poutine, ancien ministre des sports, a par ailleurs estimé — en contradiction avec la décision du TAS — que ce jugement invalidait la thèse d’un dopage organisé en Russie.
Que les athlètes blanchis aillent ou non à Pyeongchang, la décision n’est de toute façon pas sans conséquence pour eux et pour le sport russe : plusieurs titres olympiques de Sotchi seront réattribués à leur propriétaire initial, comme Alexander Legkov, en ski de fond, ou Alexander Tretiakov, en skeleton, et ces vingt-huit athlètes pourront, s’ils le souhaitent, reprendre la compétition après les Jeux. Au total, la Russie récupère neuf des treize médailles perdues sur tapis vert, ce qui lui permet de reprendre la tête du tableau des médailles des JO 2014.
Revers du CIO et de l’AMA
Le TAS a entendu quarante des quarante-deux sportifs russes du 22 au 27 janvier à Genève, ainsi que l’ancien directeur du laboratoire de Moscou Grygory Rodchenkov, à l’origine de la révélation du système de dopage organisé en Russie, et le Pr Richard McLaren, à la tête de l’équipe d’enquêteurs de l’Agence mondiale antidopage (AMA) ayant constitué les dossiers contre eux. Les arbitres ont ensuite jugé les cas individuellement et considéré que dans vingt-huit cas, « les preuves collectées étaient insuffisantes pour établir qu’une infraction aux règles antidopage avait été commise ». Le détail des décisions n’a pas été donné, celles-ci ayant dû être rendues dans l’urgence.
Dans un communiqué, l’avocat du docteur Grygory Rodchenkov, Jim Walden, a déploré une décision « malheureuse », l’équivalent d’« une carte “sortie de prison” » pour les athlètes russes.
« Cette décision du TAS ne fait que renforcer les tricheurs, entame les chances de succès des athlètes propres et constitue une nouvelle victoire malhonnête pour le système de dopage et de corruption de la Russie, et plus particulièrement pour [Vladimir] Poutine. »
Au-delà d’une victoire pour le Kremlin, cette décision est surtout un revers majeur pour le CIO et pour l’AMA. Elle pose les limites des enquêtes policières dans la lutte antidopage, en considérant qu’un ensemble d’éléments concordants ne constitue pas une base suffisamment solide pour une suspension.
Le CIO a fait part de sa colère, jugeant que cette décision « pourrait avoir de graves conséquences sur l’avenir de la lutte antidopage », et il se réserve la possibilité de faire appel devant la justice suisse. L’Agence mondiale antidopage (AMA) a exprimé jeudi sa « grave préoccupation », soutenant « la volonté du Comité international olympique (CIO) d’analyser ces décisions très précautionneusement et de considérer toutes les options, dont celle de faire appel auprès du Tribunal fédéral suisse. »
Sur la base de deux enquêtes, menées l’une après l’autre par les deux institutions, le mouvement olympique avait décidé d’exclure le comité olympique russe des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, tout en invitant certains sportifs triés sur le volet à participer sous l’appellation « athlète olympique de Russie ». La semaine dernière, il avait validé la participation de cent soixante-neuf Russes, mais il avait rejeté certaines candidatures, comme celle du sextuple champion olympique de short-track, Viktor Ahn, ou du meilleur biathlète russe, Anton Shipulin.
Avant le communiqué ferme du CIO, le porte-parole du Kremlin, interrogé sur une possible présence à Pyeongchang de certains des vingt-huit sportifs, s’était montré hésitant : « La question est compliquée, mais nous poursuivons les contacts avec le CIO et, en fonction de ces contacts, nous saurons à quel point une compensation peut être envisagée pour ce qui s’est passé. »
Beaucoup ont arrêté leur carrière sportive, d’autres n’ont pu concourir depuis le début de la saison hivernale en raison de leur suspension. Dans les onze autres cas étudiés par le TAS, le tribunal, fidèle à sa jurisprudence, a levé l’interdiction à vie de participer aux Jeux olympiques, mais il a confirmé la suspension pour dopage, qui empêche donc les intéressés de se présenter en Corée du Sud.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le nouveau sélectionneur du XV de France, Jacques Brunel, a décidé de titulariser le jeune ouvreur de Bordeaux-Bègles pour débuter le Tournoi des six nations.
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Rugby : une charnière Machenaud-Jalibert pour débuter contre l’Irlande

Le nouveau sélectionneur du XV de France, Jacques Brunel, a décidé de titulariser le jeune ouvreur de Bordeaux-Bègles pour débuter le Tournoi des six nations.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 09h36
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 09h54
   





                        



   


Le nouveau sélectionneur du XV de France, Jacques Brunel, a titularisé jeudi une charnière composée de Maxime Machenaud et du jeune ouvreur Matthieu Jalibert, âgé de 19 ans et qui ne compte aucune sélection, pour débuter le Tournoi des six nations samedi contre l’Irlande au Stade de France.
Jalibert, qui évolue à Bordeaux-Bègles, ne compte que 15 matchs professionnels au compteur depuis ses débuts en septembre. Un autre joueur connaîtra sa première sélection : l’arrière de Castres Geoffrey Palis.

🔴 Les Bleus sont #PrêtsAuCombat ! Découvrez la composition de l’équipe désignée par le sélectionneur Jacques Brunel… https://t.co/GxRNM1wNGB— FFRugby (@FF Rugby)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ La Française a relaté, mercredi, son ascension sans oxygène ni sherpa du sommet de 8 126 m, au Pakistan, dont son compagnon de cordée n’est pas revenu.
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L’alpiniste Elisabeth Revol fait le récit de son sauvetage sur le Nanga Parbat

La Française a relaté, mercredi, son ascension sans oxygène ni sherpa du sommet de 8 126 m, au Pakistan, dont son compagnon de cordée n’est pas revenu.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 08h39
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 06h39
   





                        



   


Depuis sa chambre d’hôpital, l’alpiniste Elisabeth Revol a fait pour la première fois, mercredi 31 janvier, le récit de son expédition sur le neuvième sommet du monde, qui s’est achevée par un drame. Une ascension dont la Française est revenue sauve, tandis que son compagnon de cordée polonais, Tomasz Mackiewicz, n’a pas pu être secouru.
A Sallanches (Haute-Savoie), où elle est soignée pour des gelures graves aux deux mains et au pied gauche, l’alpiniste de 37 ans a relaté sobrement son ascension sans oxygène ni sherpa du Nanga Parbat (8 126 m), au Pakistan. « C’était ma quatrième tentative hivernale, la septième pour Tomek et la troisième ensemble », a-t-elle détaillé à l’Agence France-Presse (AFP). En « himalayistes » expérimentés, ils affrontaient de nouveau cette montagne dite « tueuse » sans appréhension, malgré les risques « que l’on accepte ».
« Là Tomek me dit “je ne vois plus rien” »
Partie de France le 15 décembre 2017, Elisabeth Revol s’était engagée le 20 janvier, encordée avec Tomasz Mackiewicz, ce « passionné » de Polonais « en communion avec la montagne ». Quelques jours plus tard, à plus de 7 000 m d’altitude, ils touchent au but.
« On était bien à ce moment-là », confie-t-elle. Ils tâtonnent pourtant dans « le cheminement compliqué » de la pyramide sommitale. A 17 h 15, un peu en retard, ils hésitent mais l’envie l’emporte : quarante-cinq minutes plus tard, c’est gagné. Mais le plaisir est de courte durée.
« Là, Tomek me dit “je ne vois plus rien”. Il n’avait pas utilisé de masque car il y avait un petit voile pendant la journée et à la tombée de la nuit, il a eu une ophtalmie (une inflammation de l’œil). On n’a pas pris une seconde au sommet. C’était la fuite vers le bas ».
Tomek s’accroche à une de ses épaules et tous deux entreprennent une « descente très longue » en terrain plus que difficile, de nuit. « A un moment, il n’arrivait plus à respirer, il a enlevé la protection qu’il avait devant la bouche et a commencé à geler. Son nez devenait blanc et puis après les mains, les pieds », détaille celle qui envoie alors un message de détresse.

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Incompréhensions
Au bas d’une cuvette, ils se mettent à l’abri du vent, mordant, dans une crevasse. Tomek n’a plus la force de remonter au camp. Au lever du jour, la situation est dramatique : « Il avait du sang qui coulait en permanence de sa bouche » : des signes d’œdèmes, d’après les médecins consultés a posteriori, stade ultime du mal aigu des montagnes, fatal si le blessé n’est pas soigné dans les plus brefs délais.
« J’ai alerté un peu tout le monde, parce que Tomek ne pouvait pas redescendre tout seul. »
Des messages sont échangés pour organiser les secours. Dont certains se sont perdus dans l’immensité himalayenne, suscitant des incompréhensions. « On m’a dit : Si tu descends à 6 000 m, on peut te récupérer et on peut récupérer Tomek à 7 200 m (en hélicoptère). Ça s’est fait comme ça. Ce n’est pas une décision que j’ai choisie, mais qui m’a été imposée. »

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A Tomek qu’elle quitte alors, elle dit simplement : « Ecoute, les hélicos arrivent en fin d’après-midi, moi je suis obligée de descendre, ils vont venir te récupérer ». Elle envoie le point GPS de sa position, protège son ami tant bien que mal et, persuadée d’une issue heureuse, part « sans rien prendre, ni tente, ni duvet, rien ». « Parce que les hélicos arrivaient en fin d’après-midi », ressasse-t-elle. Mais ils ne sont pas arrivés.
Hallucination et nuit sans chaussure
C’est donc une seconde nuit dehors, « sans équipement ».
« Je savais que j’allais m’en sortir, j’étais dans mon trou, je grelotais de froid mais je n’étais pas dans une position désespérée. J’avais plus peur pour Tomek, beaucoup plus affaibli. »
L’altitude lui provoque alors une hallucination – elle y avait toujours échappé jusqu’alors. Elle imagine que des personnes viennent lui porter « du thé chaud ». 
« Une dame m’a demandé : “Est-ce que je peux prendre ta chaussure ?” A ce moment-là, machinalement, je me lève, j’enlève ma chaussure et je lui donne. Le matin, je me suis réveillée, j’avais simplement ma chaussette. »
Elle passe le pied à l’air pendant cinq heures. C’est la gelure au pied gauche. Quand le jour revient, elle compte toujours sur les secours. Posée à 6 800 m, Elisabeth décide de ne pas bouger, pour « se préserver, emmagasiner de la chaleur ». Elle entend une rotation d’hélicoptère en bas du glacier « mais il était déjà trop tard, le vent se levait ».
Quand elle apprend que l’hélicoptère ne pourra venir que le lendemain, et qu’elle va devoir passer une troisième nuit dehors, elle choisit de descendre. « Ça commençait à être une question de survie », dit la jeune femme, qui n’avait pas reçu le texto lui annonçant que deux alpinistes polonais partaient à sa rencontre.

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« Je me suis mise à hurler »
Elle décrit une descente prudente, « calme », malgré des « gants humides », le « froid vif » qui gèle ses doigts et la « douleur » dès qu’elle tient une des cordes fixes de l’itinéraire. Vers 3 h 30 du matin, elle atteint le camp 2 vers 6 300m. « J’ai vu deux frontales dans la nuit. Je me suis mise à hurler et je me suis dit : c’est bon », ajoute l’alpiniste. « Ça a été une grosse émotion », admet cette grande pudique.
D’autant que ses deux sauveteurs sont Adam Bielecki, qu’elle connaît – ils avaient un projet d’ascension dans l’Everest – et Denis Urubko, sa légende sur les 8 000 mètres.
La suite est connue : son évacuation vers Islamabad, dimanche, son retour en France mardi soir. L’avenir, Elisabeth Revol l’aborde au jour le jour. « Récupérer au maximum », éviter peut-être l’amputation, et surtout « aller voir les enfants » de Tomek. Repartir en montagne ? L’enseignante drômoise reconnaît qu’elle a « besoin de ça ». « C’est tellement beau », dit-elle.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Un décret ordonne à des entreprises de se mettre à l’arrêt pendant la compétition, qui se déroulera du 14 juin au 15 juillet. Quant aux chiens et chats errants, ils sont abattus.
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Article sélectionné dans La Matinale du 31/01/2018
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Poutine ne veut pas de pollution pendant la Coupe du monde de football

Un décret ordonne à des entreprises de se mettre à l’arrêt pendant la compétition, qui se déroulera du 14 juin au 15 juillet. Quant aux chiens et chats errants, ils sont abattus.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 09h45
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

LETTRE DE MOSCOU
En vertu d’un décret signé par Vladimir Poutine, les industriels ont été priés de marquer une pause et de cesser de produire pendant un mois, voire un peu plus, lors de la Coupe du monde de football prévue du 14 juin au 15 juillet dans onze villes de Russie. Il concerne des centaines de sites, centrales nucléaires et électriques, raffineries, usines d’armement, chimiques voire agroalimentaires, potentiellement en congé forcé dans un rayon de plusieurs centaines de kilomètres autour des stades. La mesure dépasserait, et de loin, les restrictions imposées par les autorités chinoises lors des Jeux olympiques de Pékin en 2008.
L’oukase présidentiel (complété par un autre du gouvernement) ne badine pas avec la sécurité de l’événement organisé, pour la première fois de son histoire, en Russie : le texte précise bien, chapitre 13, que l’activité devra s’interrompre pendant et un peu avant la compétition dans toutes les entreprises jugées « dangereuses, qui utilisent des sources de rayonnement ionisant, des substances chimiques, biologiques, radioactives, toxiques ou explosives ». A la mi-janvier, les industriels ont commencé à recevoir une lettre du FSB, les services russes de sécurité, leur enjoignant de se mettre en conformité.
Consternation dans le milieu des affaires
Dans le cas où il leur serait impossible de se mettre à l’arrêt, il est demandé aux entreprises de se justifier, et de décrire les conséquences écologiques en situation d’urgence « ainsi que le nombre de victimes potentielles ».
La consternation s’est abattue sur le milieu des affaires qui entrevoit des « millions de roubles de pertes ». « Nous ne donnons pas de commentaires », préfère éluder Vitali Matouchkine, porte-parole du groupe pétrolier Lukoil. Telle autre entreprise fait savoir, sous couvert d’anonymat, qu’une décision de cette nature l’empêcherait de remplir ses « obligations contractuelles » et reviendrait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le onze du Rocher s’est imposé face à Montpellier, 2-0, grâce à deux buts de Radamel Falcao.
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Coupe de la Ligue : Monaco rejoint le Paris SG en finale

Le onze du Rocher s’est imposé face à Montpellier, 2-0, grâce à deux buts de Radamel Falcao.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 23h20
   





                        



   


La finale de la Coupe de la Ligue aura des airs de 2017. Monaco a, en effet, rejoint le Paris SG, en battant Montpellier 2 à 0 mercredi 31 janvier. Le onze du Rocher s’est imposé grâce à deux buts de Radamel Falcao (15e, 29e). Le club de la capitale s’était de son côté débarrassé, la veille, de Rennes (3-2).
A noter que l’arbitrage vidéo a été utilisé à plusieurs reprises dans les deux rencontres. A Monaco, le directeur de jeu Amaury Delerue a annulé un penalty qu’il avait dans un premier temps accordé à la formation de la principauté. En seconde période, il est également revenu sur un but monégasque pour un hors-jeu très limite.
Les Parisiens, quadruples tenants du titre, avaient battu Monaco 4-1 en finale l’année passée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Après deux procès, le médecin est à nouveau jugé depuis mercredi, cette fois par le tribunal de Charlotte dans le Michigan.
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Agressions sexuelles : le scandale Nassar prend une nouvelle ampleur, 265 gymnastes victimes

Après deux procès, le médecin est à nouveau jugé depuis mercredi, cette fois par le tribunal de Charlotte dans le Michigan.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 23h17
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 07h08
   





                        



   


L’affaire Larry Nassar, le médecin à l’origine du plus grand scandale sexuel de l’histoire du sport américain, a pris un nouveau tournant mercredi 31 janvier lorsque la présidente du troisième tribunal devant lequel il comparaît a annoncé qu’il avait agressé au moins deux cent soixante-cinq jeunes femmes pendant vingt ans.
L’ancien thérapeute, qui commettait des agressions sexuelles sous couvert d’actes médicaux, a déjà été confronté aux témoignages d’une centaine d’athlètes et est assuré de passer la fin de ses jours en prison après avoir été récemment condamné à deux lourdes peines. Mais le mouvement déclenché par les interventions de victimes, qu’elles soient inconnues ou championnes olympiques, ne semble pas vouloir s’arrêter.

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Après deux procès, à l’issue desquels il a été condamné à au moins cent ans de réclusion pour agressions sexuelles et détention de matériel pédopornographique, Larry Nassar est à nouveau jugé depuis mercredi, cette fois par le tribunal de Charlotte dans le Michigan.
Il plaide coupable dans ce procès de trois chefs d’accusation pour agressions sexuelles au centre d’entraînement Twistars, et encourt de quarante à cent vingt-cinq années de prison supplémentaires. Selon l’accusation, au moins soixante-cinq victimes présumées ont demandé à témoigner.
« Nous avons plus de deux cent soixante-cinq victimes identifiées et un nombre infini de victimes dans l’Etat, dans le pays et dans le monde », a déclaré la présidente du tribunal, Janice Cunningham. Elle a accepté que les débats soient retransmis en direct ou postés sur Twitter afin que « tout le monde puisse participer ».
« Criminel de la pire espèce »
Hors de la salle d’audience, la quadruple médaillée d’or olympique Simone Biles s’est exprimée en public pour la première fois sur son calvaire.
« J’ai l’impression qu’il a pris une partie de moi que je ne peux pas récupérer », a déclaré à la chaîne NBC News la championne, aujourd’hui âgée de 20 ans, au sujet de l’ancien médecin. A Charlotte, Jessica Thomashow a déclaré que « Larry Nassar [était] le mal ». « Larry Nassar est un criminel de la pire espèce », a poursuivi l’adolescente de 17 ans, qui s’était déjà exprimée la semaine dernière devant le tribunal de Lansing, également dans le Michigan.
Comme cette jeune femme disant avoir été agressée dès l’âge de 9 ans, près de cent soixante sportives au total ont raconté les agissements du prédateur sexuel qui se cachait derrière l’image d’un ostéopathe bienveillant, qui a officié de 1994 à 2016 au sein de la fédération (USA Gymnastics), du comité olympique américain (USOC) et de l’université d’Etat du Michigan (MSU).

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Considéré comme un « faiseur de miracles », Larry Nassar est parvenu à agir en toute impunité alors que l’Amérique dominait la gymnastique mondiale, jusqu’aux premières révélations, en 2016.
Et les victimes s’insurgent que l’affaire n’ait fait chuter que trop tardivement les responsables des institutions sportives. L’USOC et la MSU viennent d’ouvrir des enquêtes internes, et l’équipe dirigeante d’USA Gymnastics a démissionné en bloc mercredi.
Le gouverneur du Texas a également demandé une enquête sur le ranch de Bela Karolyi, longtemps considéré comme le centre d’entraînement le plus réputé au monde, où des membres de l’équipe olympique, dont Simone Biles, disent avoir été agressées.
La Chambre des représentants a voté mardi une proposition de loi obligeant le sport amateur à signaler les allégations d’agression sexuelle.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Le président russe s’est excusé mercredi auprès des sportifs exclus des Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud, critiquant les sanctions « étranges » du CIO.
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Dopage : Poutine s’excuse auprès des athlètes russes et promet des jeux de substitution

Le président russe s’est excusé mercredi auprès des sportifs exclus des Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud, critiquant les sanctions « étranges » du CIO.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 18h58
   





                        



   


A quelques jours des Jeux de Pyeongchang (du 9 au 25 février), Vladimir Poutine a reçu une partie des 169 sportifs considérés comme « propres » par le Comité international olympique (CIO) et qui s’apprêtent à s’envoler pour la Corée du Sud.
Il a d’abord tenu à souligner les « conditions très difficiles » dans lesquelles les athlètes ont passé les derniers mois, avec l’épée de Damoclès d’une exclusion: « C’est deux fois plus difficile [de participer aux JO] lorsque le sport se mêle à des événements (...) qui lui sont étrangers, avec la politique ou autre chose. »

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« Pardonnez-nous de ne pas avoir pu vous protéger de cela », a ajouté le président russe, peu coutumier des mea culpa.
Poutine qualifie d’« étranges » les décisions du CIO
Engluée dans un vaste scandale de dopage institutionnalisé dans le sport entre 2011 et 2015, et notamment pendant les Jeux olympiques de 2014, à Sotchi, la Russie a été suspendue le 5 décembre des prochains JO se déroulant en Corée du Sud.
Un panel dirigé par l’ancienne ministre des sports française Valérie Fourneyron a cependant autorisé 169 sportifs à concourir, excluant une centaine d’autres, dont certains de premier plan, comme la légende du short-track Viktor Ahn. Parmi les exclus, certains, comme Ahn ou le biathlète Anton Shipulin, champion olympique en relais (Sotchi), n’ont jamais été testés positifs.

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Pour Vladimir Poutine, ces sanctions sont « étranges » : « La question se pose : que sommes-nous en train de combattre : le dopage, ou quelque chose d’autre? » « Nous aimerions le savoir », a-t-il ajouté, exigeant une « discussion substantielle » avec les institutions internationales antidopage.
« Nous admettons nos propres omissions, erreurs, inattentions concernant des choses qui s’avèrent être importantes dans le sport contemporain », a déclaré Vladimir Poutine.
Et « nous comptons beaucoup sur le fait que nos collègues dans les organisations internationales sportives fassent leur possible pour que ces organisations ne deviennent pas le département d’Etat de certains pays », a-t-il prévenu, une référence apparente aux Etats-Unis.
Une compétition de consolation pour les athlètes exclus
Le Kremlin a promis de soutenir les athlètes évincés, pour qui une compétition de consolation sera organisée avec des primes équivalentes à celles des médaillés olympiques, a dit son porte-parole, Dmitri Peskov, cité par les agences de presse russes.
Ce n’est pas une première. En 2016, la Russie avait organisé un meeting dans un stade de Moscou pour son équipe d’athlétisme exclue des JO d’été de Rio.
Depuis mardi, le président russe alterne actes de contrition et de défiance envers les instances sportives internationales. Il a ainsi semblé vouloir adoucir les angles avec le CIO, reconnaissant une nouvelle fois qu’« il y a[vait] eu des cas de dopage en Russie ».
Le scandale dans lequel la Russie est empêtrée « est de notre faute (...) C’est la vérité et je veux que l’auditoire et tout le pays le sachent », avait-il dit lors d’un discours retransmis par la télévision publique.
Vladimir Poutine a néanmoins aussitôt relativisé la culpabilité de la Russie : « Il y a eu de tels exemples (de dopage) sur toute la planète, mais ils ne sont pas mis en avant et dramatisés ».
« Il ne faut pas transformer le sport, le mouvement olympique, en arrière-cour d’une sorte de sale cuisine politique », a-t-il poursuivi.
Le président russe s’en était ensuite pris à l’ex-responsable de l’antidopage russe devenu lanceur d’alerte, Grigori Rodtchenkov, qui l’a accusé d’avoir joué un rôle crucial dans le dopage institutionnalisé mis en place en Russie.
« Cet homme a à l’évidence des problèmes avec la loi », a déclaré M. Poutine, le qualifiant d’« imbécile » qu’il faut « mettre en prison ».

        Lire aussi :
         

                Dopage : Poutine souhaite « mettre en prison » le lanceur d’alerte Rodtchenkov



En 2016, après les révélations de M. Rodtchenkov, qui s’était réfugié aux Etats-Unis en disant craindre pour sa vie, le rapport McLaren, commandé par l’Agence mondiale antidopage (AMA), a révélé l’organisation en Russie d’un système institutionnalisé de dopage, notamment lors des jeux olympiques d’hiver de 2014, à Sotchi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le Français, âgé de 31 ans, quitte le club londonien avec pour objectif de consolider sa place en équipe de France pour le Mondial en Russie.
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Football : Olivier Giroud quitte Arsenal pour Chelsea

Le Français, âgé de 31 ans, quitte le club londonien avec pour objectif de consolider sa place en équipe de France pour le Mondial en Russie.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 18h41
   





                        



   


Après cinq saisons et demie à Arsenal, Olivier Giroud a décidé de rejoindre Chelsea avec un objectif : se battre pour jouer un peu plus et assurer sa place en équipe de France lors de la Coupe du monde. Le transfert a été officialisé mercredi 31 janvier, pour une somme évaluée à quelque 20 millions d’euros, et un contrat courant jusqu’en juin 2019.
C’est une page qui se tourne et un gros pari pour l’ex-Gunner, âgé de 31 ans. Le grand barbu est peu utilisé à Arsenal et a senti que son sort risquait d’empirer encore avec l’arrivée du Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang. Le longiligne attaquant a beau être performant en Bleu et jouir de la confiance de Didier Deschamps, il sait parfaitement que le sélectionneur français est un pragmatique, et ne peut se satisfaire de voir son avant-centre sur le banc, alors que la concurrence est vive en attaque et que les petits jeunes sont brillants, Kylian Mbappé en tête.
Saison compliquée à Arsenal
Passé de Montpellier à Arsenal à l’été 2012, contre 12 millions d’euros, Giroud aura tout de même marqué 105 buts en 254 matchs avec le club anglais. Sauf que depuis une saison et demie, ses statistiques en club, comme son temps sur le terrain, fondent à vue d’œil : sept buts depuis le début de la saison et 16 buts la saison dernière.

Chelsea Football Club has today completed the signing of Olivier Giroud from Arsenal.

— ChelseaFC (@Chelsea FC)


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Sur l’exercice 2017-2018, il ne dispute que des bouts de rencontre, dans une équipe globalement décevante. Et la question de sa légitimité dans le onze de départ de l’équipe de France risque de repointer le bout de son nez, alors que Giroud s’emploie match après match à faire oublier l’absence de Karim Benzema, mis à l’index depuis l’affaire du chantage à la sex-tape contre Mathieu Valbuena.
Le Mondial en ligne de mire
Jusque-là, difficile de contester les performances de l’ancien Montpelliérain en équipe nationale. Avec 29 réalisations en 69 sélections, Giroud figure à la septième place du classement des meilleurs buteurs de l’équipe de France. Il devance de peu Youri Djorkaeff (28) et Karim Benzema (27).
Le natif de Chambéry a pour lui son registre particulier, son mètre quatre-vingt-douze qui en fait un attaquant en pivot, spécialiste des remises de la tête, des déviations et du jeu dos au but, ce qui s’avère souvent utile pour combiner avec Antoine Griezmann. Et l’ancien champion de France (avec Montpellier en 2012) a prouvé plus d’une fois qu’on pouvait compter sur lui, comme lors du dernier match de qualification contre la Biélorussie (2-1), qui a définitivement validé le billet d’entrée pour la Coupe du monde en Russie.
A Chelsea, il n’est pas sorti d’affaire, mais il fait au moins figure de deuxième choix derrière Alvaro Morata, plutôt que de troisième, à l’ombre d’Aubameyang et Lacazette à l’Emirates Stadium. Et le Français veut croire en sa bonne étoile et à ce voyage en Russie en juin prochain.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le visage rouge et caricatural du chef indien a orné les uniformes de l’équipe de baseball pendant soixante-dix ans. Au nom de « la diversité et de l’intégration », ils s’en débarrassent.
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Les Cleveland Indians prennent leur distance avec un logo jugé offensant

Le visage rouge et caricatural du chef indien a orné les uniformes de l’équipe de baseball pendant soixante-dix ans. Au nom de « la diversité et de l’intégration », ils s’en débarrassent.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 18h40
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


C’était le logo de l’équipe de baseball des Indians de Cleveland depuis plus de soixante-dix ans : un visage rouge et bêtement souriant d’un chef indien avec une plume sur la tête, connu par ses fans et par ses détracteurs sous le nom de Chief Wahoo.
Cette caricature offensante a été abandonnée par la franchise, mardi 30 janvier, en accord avec la Ligue de baseball américaine (MLB). Son utilisation sur le terrain « n’est plus appropriée » dans un sport « qui veut défendre la diversité et l’intégration », a justifié Rob Manfred, dirigeant de la MLB.
« De l’argent taché de sang »
Depuis des décennies, les Indians de Cleveland font face à des manifestations régulières de groupes de défense des droits des Amérindiens réclamant l’abandon d’un logo jugé insultant. Le président de la franchise, Paul Dolan, s’est rangé à l’avis de la ligue, même si « beaucoup de nos fans ont un attachement de longue date à Chief Wahoo ».
Prendre ses distances avec une caricature clivante n’est pas une décision purement charitable pour les Indians. Chief Wahoo restera sur les uniformes jusqu’à la fin de la saison 2018 et continuera à orner casquettes, tee-shirts et autres objets vendus dans les boutiques officielles et portés dans les tribunes. Car s’il disparaissait totalement, a expliqué la direction, le logo tomberait dans le domaine public et pourrait être utilisé par n’importe qui.
L’appropriation culturelle injurieuse que dénoncent depuis des années les manifestants, même atténuée, continuera d’exister. L’équipe n’aura plus un logo d’Indien, mais continuera à s’appeler « les Indiens ». Philip Yenyo, un des opposants historiques au sein de l’American Indian Movement of Ohio, a dit à l’Associated Press être « fou de joie » après la suppression de l’image des uniformes.
« Mais en même temps, je pense que cela devrait avoir lieu dès cette année (…) Ça n’a aucun sens, sauf s’ils veulent continuer à engranger ce qui est en réalité de l’argent taché de sang. S’ils ne se débarrassent pas du nom, vous allez toujours avoir des fans aux matchs avec des coiffes et des visages peints en rouge ».
« Caricatures racistes et dénigrantes »
Aux Etats-Unis, les équipes sportives, qu’elles soient lycéennes ou professionnelles, portent toutes un surnom. Il peut être imagé — la Crimson Tide (« Vague pourpre «), de l’université d’Alabama — animalier — les Ducks (« Canards ») d’Anaheim, en hockey sur glace — ou rappelant parfois un passé doré, comme les Knicks de New York, en basket-ball (diminutif de « knickerbocker », pantalon à la mode au début du XXe siècle) ou les 49ers de San Francisco, en football américain (l’année 1849 est celle de la ruée vers l’or).
Ces surnoms sont un signe distinctif de ralliement, à l’intention des fans, et un argument marketing. Le problème se pose quand ils sont jugés blessants par une minorité, comme c’est le cas pour les très nombreuses équipes qui, comme les Indians de Cleveland, se sont inspirées des tribus amérindiennes sans leur demander leur avis.
Le National Congress of American Indians (NCAI), organisation qui défend les intérêts des Amérindiens, dit avoir « éliminé plus de deux tiers (à peu près 2 000) des mascottes sportives inspirées de la culture amérindienne (à peu près 1 000 existent encore) ». Dans un rapport sur la question datant de 2013, le NCAI considère que « plutôt qu’honorer les peuple premiers d’Amérique, ces caricatures racistes et dénigrantes contribuent au mépris des Amérindiens en tant que peuple ».
Au niveau universitaire, plusieurs institutions de petite envergure ont récemment changé de nom sous pression du NCAI et d’autres organisations. D’autres, comme les Seminoles de l’université d’Etat de Floride, ont gardé leur nom en étant soutenu par les tribus dont ils se sont inspirés.
A Chicago, l’équipe de hockey des Blackhawks, championne en 2009, 2010 et 2012, a comme logo le visage d’un chef indien. Ils ont évité la controverse par le dialogue, en expliquant que le nom, comme l’image, honore une personnalité historique (le chef Black Hawk, de la tribu des Sauk) et ne saurait être mis dans la même catégorie que des caricatures crasses comme Chief Wahoo.

   


L’intransigeance des Washington Redskins
Chez les équipes professionnelles, les discussions sont généralement plus compliquées et le changement plus lent. A l’image des Indians, les Braves d’Atlanta, dans la MLB, ou les Chiefs de Kansas City, dans la NFL, ont pris leur distance avec des images et pratiques douteuses : jusqu’en 1986, la mascotte des Braves, un Indien caricatural à la crête géante, officiait pendant les matchs.

Ils ne bougent pas, en revanche, sur le nom. « A l’origine, beaucoup de ces marques ont été créées par les propriétaires de ces équipes dans l’espoir de faire des gains financiers en moquant l’identité amérindienne, rappelle le NCAI. Ces entreprises ont perpétué l’inégalité politique et raciale. Ceux qui gardent ces logos et marques continuent à le faire ».
L’intransigeance la plus symbolique est celle des Redskins de Washington de la NFL. Le nom, qui veut littéralement dire « Peaux-Rouges », est si offensant que plusieurs médias ont décidé de ne plus l’écrire. Le propriétaire du club, le milliardaire Daniel Snyder, a juré de ne « jamais » changer ce qu’il considère comme « une médaille d’honneur ».
Un procès intenté à son encontre est allé jusqu’à la Cour suprême, qui lui a donné raison en déclarant, en juin 2017, qu’interdire une marque déposée considérée offensante par certains serait contraire à la Constitution. Pour Dan Snyder, ce jugement sonnait la fin du débat. La décision des Indians risque, à peine six mois plus tard, de le relancer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ La F1 va interdire, à partir de la saison prochaine, la présence de jeunes femmes choisies pour leur plastique pour indiquer l’emplacement des monoplaces.
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Formule 1 : il n’y aura plus de « grid girls » sur les grilles de départ

La F1 va interdire, à partir de la saison prochaine, la présence de jeunes femmes choisies pour leur plastique pour indiquer l’emplacement des monoplaces.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 18h11
   





                        



   


Plus de mannequins sur le bitume. Le nouveau propriétaire de la formule 1, Liberty Media, a mis fin mercredi à une tradition de la discipline : les grilles de départ seront désormais désertées pas les grid girls, ces jeunes femmes choisies pour leur plastique pour indiquer l’emplacement des monoplaces. Cette petite révolution dans le cérémonial léché de la F1 va prendre effet dès le premier Grand Prix de la saison 2018 en Australie, fin mars.
Le nouveau propriétaire de la F1 estime que cette tradition « ne correspond pas aux valeurs défendues par notre marque et est clairement en contradiction avec les normes sociétales actuelles », explique-t-il dans un communiqué. « Nous ne pensons pas que cette tradition soit appropriée ou en accord avec la F1 et ses fans », ajoute le groupe.
La question de conserver ces femmes portant des parapluies ou des pancartes indiquant le numéro des pilotes avait été soulevée par les nouveaux propriétaires de la F1 il y a quelques semaines. Le directeur sportif, Ross Brawn, avait déclaré lors d’une interview sur la BBC en décembre que le sujet était « sérieusement à l’étude ». « Beaucoup de personnes veulent respecter la tradition des “grid girls” et certains pensent que c’est dépassé », avait-il dit. La question a donc été tranchée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ L’Ouzbek Gafur Rakhimov, impliqué dans le trafic d’héroïne selon les Etats-Unis, est le nouveau président par intérim de la fédération internationale de boxe.
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La boxe amateur se choisit un mafieux notoire comme président

L’Ouzbek Gafur Rakhimov, impliqué dans le trafic d’héroïne selon les Etats-Unis, est le nouveau président par intérim de la fédération internationale de boxe.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 17h26
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Souvent mise à l’index pour des scandales liés à certaines décisions arbitrales, notamment lors des derniers JO de Londres et de Rio, la boxe, présente aux Jeux depuis 1904, ne fait rien pour arranger son image de marque.
En novembre 2017, au terme d’une bataille rocambolesque (intervention de vigiles et blocage du siège notamment), l’ex-président de l’Association internationale de boxe amateur (AIBA), le Taïwanais Ching-Kuo Wu, avait été poussé vers la sortie.
Le week-end dernier, réunie en congrès à Dubaï, l’AIBA n’a rien trouvé de mieux que de se trouver un nouveau président par intérim pour le moins sulfureux : l’Ouzbek Gafur Rakhimov. Les prochaines élections auront lieu en octobre à Moscou.
Plus vieux vice-président de l’instance (depuis 1998), cet ancien boxeur a vu l’administration américaine, qui l’accuse d’être lié au crime organisé aux Etats-Unis, geler ses biens. Le Département du Trésor américain a assuré qu’il était l’un « des criminels majeurs » de son pays à cause de son implication dans « le trafic d’héroïne. » Lors d’un entretien à ABC en 2014, un ancien ambassadeur britannique en Ouzbékistan, Craig Murray, l’avait désigné comme l’un des cinq plus grands trafiquants d’héroïne au monde.
« L’un des cinq plus grands trafiquants d’héroïne de la planète »
Curieusement silencieux quand Rakhimov n’était « que » vice-président de l’AIBA, le Comité international olympique a réagi à cette nomination : « Le CIO est extrêmement préoccupé par la gouvernance de l’AIBA. L’an passé, le comité exécutif du CIO avait identifié certaines exigences auxquelles devait se soumettre l’AIBA, particulièrement dans les domaines de la gouvernance, des finances, de la lutte contre le dopage et de l’arbitrage. » Le CIO a suspendu ses aides financières à l’AIBA en attendant que son comité exécutif examine plus en profondeur le dossier lors de sa prochaine réunion à Pyeongchang, ville hôte des prochains JO d’hiver (9 au 25 février).
Président de la Fédération française de boxe, André Martin était présent à Dubaï. Il raconte au Monde les circonstances de la nomination de Rakhimov. « Ce n’est pas un vote de l’assemblée générale, qui n’a pas été consultée sur cette nomination, précise-t-il. C’est le comité exécutif de l’AIBA qui s’est réuni durant l’heure du déjeuner et qui à la suite de la démission pour convenances personnelles de M. Franco Falcinelli [qui assurait déjà l’intérim], a désigné en tant que président par intérim M. Rakhimov, sur le principe qu’il est le plus ancien vice-président en exercice. »
Ancien directeur technique national, aujourd’hui chargé de mission auprès de la Fédération, Kévinn Rabaud ne comprend pas cette décision : « C’est désastreux pour l’image de l’AIBA, désastreux pour ses rapports avec le CIO, désastreux pour l’image de notre sport… Cela met en péril la boxe et son avenir olympique. Le comité exécutif est soit mal informé, soit cela dénote une profonde irresponsabilité. » 
La deuxième option semble la plus probable tant le dénommé Rakhimov, 66 ans, est connu depuis longtemps dans le milieu de la boxe. Son parcours criminel épouse parfaitement sa carrière dans les institutions sportives de son pays et également internationales. Il a été notamment président de la fédération ouzbèke de boxe, vice-président du conseil olympique d’Asie, et il est donc depuis 1998 vice-président de l’AIBA. En 2000, pour les JO de Sydney, l’Australie lui avait interdit l’entrée sur son territoire. Il a également fait l’objet d’une interdiction de visa Schengen, loin d’être toujours appliqué semble-t-il. Proche des différents pouvoirs russes depuis Boris Eltsine, il aurait joué un rôle dans l’attribution des JO de Sotchi.
Ancien membre de l’observatoire géopolitique des drogues (OGD), l’historien Michel Koutouzis connaît très bien le personnage. « Il a commencé comme boxeur, homme de main dans la mafia des rues soviétique. Il est devenu voleur dans la loi [du russe Vory v zakone, congrégation de truands russes]…, détaille-t-il. Dans les années 1990, il était un baron de la mafia du coton et était passé à l’exploitation de l’opium afghan. Vingt ans plus tard, le même monsieur est accusé par les Américains d’être un acteur majeur du trafic d’héroïne. Malgré ça, il est président d’une fédération sportive mondiale et il n’a jamais vraiment été inquiété. »
« Un entre-soi »
Coauteur avec Pascale Perez d’un ouvrage de référence (Crime, trafics et réseaux : Géopolitique de l’économie parallèle), Michel Koutouzis livre une anecdote éclairante sur la longévité et la relative impunité de Gafur Rakhimov :
« En 1995, un monsieur était venu pour consulter nos informations sur M. Rakhimov. Il avait passé la journée à étudier notre dossier. C’était le directeur général d’Heineken, qui devait monter une usine en Ouzbékistan. Il nous a remerciés en disant qu’il abandonnait l’affaire. Le lendemain, on a reçu des coups de téléphone du ministère de l’industrie français, du Conseil de l’Europe, du Parlement français et européen : “Ce sont des histoires anciennes, pourquoi l’embêtez-vous ?” »
Démissionnaire en octobre dernier, déchargé de ses obligations professionnelles jusqu’à la fin officielle de son contrat, le 31 janvier 2018, William Louis-Marie a occupé environ un an le poste de directeur exécutif de l’AIBA. Ce Français, proche de l’ancien président Wu, qui possède une carrière dans la communication, avance une explication à cette décision qui paraît absurde au monde extérieur : « Il y a un entre-soi réel dans le monde du sport en général. Au comité exécutif, il y a des anciens coachs, des anciens présidents de fédération et des anciens boxeurs qui vivent depuis trente, quarante ans dans ce microcosme. Je pense qu’une certaine fidélité prévaut au-delà de toute autre considération. Ils considèrent que la boxe leur appartient et ne perçoivent pas les conséquences éventuelles de leurs actions auprès des autres parties prenantes de ce sport. »
Alors que le CIO est en pleine modernisation de son programme olympique et que les places sont chères, la boxe amateur pourrait bien s’être fait hara-kiri. Elle n’avait vraiment pas besoin de ça.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ L’idée que l’approche statistique donne un réel avantage en termes de performances sportives s’est largement popularisée. Avec les nouveaux outils numériques, l’utilisation des data se démocratise.
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L’analyse de données au cœur  de la préparation sportive

L’idée que l’approche statistique donne un réel avantage en termes de performances sportives s’est largement popularisée. Avec les nouveaux outils numériques, l’utilisation des data se démocratise.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 15h31
    |

                            Grégor Brandy








                        



                                


                            

L’analyse de données n’est pas née avec le numérique : Pierre-Jean Vazel, entraîneur d’athlétisme, raconte avoir retrouvé les plans d’un coureur de demi-fond britannique qui mesurait ses foulées à la fin du XIXe siècle : « A l’époque, c’était plus facile puisqu’il les mesurait sur une piste cendrée, une terre meuble. Il évaluait l’irrégularité des pas pour mesurer sa forme : plus ils étaient réguliers et plus il était en forme. »
Nouveaux outils
La nouveauté réside aujourd’hui dans le fait qu’avec le développement du numérique et l’arrivée de nouveaux outils et techniques de mesure l’analyse de données s’est largement démocratisée, devenant parfois même un élément central de la préparation.
Surtout depuis que les performances des Oakland Athletics en MLB (la ligue américaine de baseball), décrites dans Moneyball, un livre de ­Michael Lewis (W. W. Norton & Company, 2003, non traduit), et le film qui en a été tiré en 2011, Le Stratège, ont popularisé l’idée que l’approche statistique peut donner un réel avantage sur le terrain.

L’ancien entraîneur de Bastia, Frédéric Antonetti, fut l’un des premiers à s’équiper d’un système de collecte et d’analyse des données, au milieu des années 1990. Ce qui lui a notamment permis de mieux doser ses séances d’entraînement : « J’avais tendance à faire beaucoup plus, beaucoup trop peut-être. A partir de là, j’ai pu doser pour chaque joueur. Quand on avait des séquences avec trois minutes de jeu, certains joueurs n’en faisaient que deux. On le faisait avant aussi, parce qu’on ­ressentait que certains joueurs ne pouvaient pas tirer sur la corde. Mais c’était un outil supplémentaire pour être un peu plus pointu. »
Christopher Carling raconte dans un documentaire de la chaîne L’Equipe sur la data ­revolutioncomment il a aidé à rendre les remplaçants du club de football de Lille plus efficaces, eux qui semblaient en sous-régime lors de leur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Statistiques pléthoriques, ralentis et commande de boissons à distance : le spectateur moderne doit se sentir au stade comme à la maison.
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A l’ère du supporteur connecté

Statistiques pléthoriques, ralentis et commande de boissons à distance : le spectateur moderne doit se sentir au stade comme à la maison.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 14h42
    |

                            Corentin Lesueur








                        



                                


                            

Dans les années 2000, les fabricants de téléviseurs promettaient de faire venir le stade dans le salon du consommateur. La mode serait désormais d’offrir dans l’enceinte sportive le confort du domicile. Plusieurs dizaines de sociétés françaises planchent actuellement pour fournir le kit du parfait supporteur 2.0 ; substituant aux classiques drapeaux, sifflets et kits de maquillage irritant statistiques pléthoriques, caméras multi-angles, ralentis et commande de boissons à distance.

« Vivre avec son temps »
« On ne peut pas remplir nos grands stades avec quelques milliers d’irréductibles, justifie Solange Claude, présidente du Club des supporteurs de l’équipe de football de Nice. Les nouvelles technologies permettent de consommer le match différemment et d’attirer des personnes qui ne seraient jamais venues. On doit vivre avec son temps. »
L’Allianz Riviera, écrin niçois dernier cri de 35 000 places, s’est doté d’une application offrant l’accès, depuis son smartphone, à une dizaine de caméras. L’outil idéal pour visionner un but sous tous les angles ou revenir sur une décision litigieuse de l’arbitre. « On enlève la frustration de ne pas avoir vu une action, en associant à l’émotion du stade le confort de la télévision », avance Christophe Carniel, cofondateur de la start-up Vogo, prestataire de l’OGC Nice.
Les Aiglons verront-ils, au cours des prochains matchs à domicile, leurs spectateurs les yeux rivés sur le petit écran ? « Les images proposées ont quelques secondes de latence [écart avec le direct], explique l’entrepreneur. Tout l’intérêt de l’application porte sur le visionnage des actions décisives. » « Il faut continuer à vivre le match dans le stade, confirme Solange Claude. Sinon, autant rester dans son canapé. »
Du spectateur au consommateur de sport ?
Pour les clubs, la multiplication des solutions numériques doit assurer l’adhésion d’un public...




                        

                        

