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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ L’Université d’hiver de la formation professionnelle s’est tenue du 31 janvier au 2 février. Cette quizième édition aura été marquée par l’attentisme.
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900 acteurs de la formation réunis à Biarritz, unanimes sur le bien-fondé d’une réforme

L’Université d’hiver de la formation professionnelle s’est tenue du 31 janvier au 2 février. Cette quizième édition aura été marquée par l’attentisme.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 18h01
    |

                            Gaëlle Picut (de notre envoyée spéciale à Biarritz)








                        



                                


                            

Neuf cents acteurs de la formation professionnelle se sont réunis du 31 janvier au 2 février 2018 à Biarritz à l’occasion de la 15ème Université d’Hiver de la formation professionnelle organisée par Centre-Inffo. Etaient présents les partenaires sociaux, les OPCA, Pôle emploi, l’Association pour l’emploi des cadres (APEC), les représentants des pouvoirs publics et les entreprises. Un moment particulier pour ce secteur puisque que le gouvernement a enclenché une réforme de la formation professionnelle à l’automne 2017 et que les négociations avec les partenaires sociaux ont pris du retard. En marge des conférences et des ateliers, on sentait les professionnels dans l’attente et l’incertitude.
La ministre du travail, Muriel Pénicaud, a tenu à être présente à la fin de la première journée de cette Université, où elle a justifié la nécessité de réformer. « La connaissance et les compétences sont des armes de paix », indispensables pour répondre aux défis d’aujourd’hui et conserver le niveau de compétitivité de la France, a-t-elle déclaré. Selon elle, la formation qui permet d’augmenter les compétences constitue l’un des principaux leviers contre le chômage de masse. Pour souligner l’urgence à légiférer, elle a rappelé que 50% des métiers allaient être profondément impactés par la révolution numérique et l’automatisation. « L’investissement dans les compétences devient plus que jamais stratégique », a-t-elle martelé.

Estelle Sauvat, nommée en novembre 2017 haut-commissaire à la transformation des compétences, a présenté le Plan investissement en compétences (PIC), qui vise à former en cinq ans un million de demandeurs d’emploi et un million de jeunes décrocheurs. Mais elle est restée assez floue sur son financement (15 milliards d’euros prévus), ainsi que sur son déploiement. Elle sera aussi chargée de mettre en place une application numérique du compte personnel de formation (CPF), amené à évoluer avec la réforme à venir.
Innovation...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Comment des 20-35 ans imaginent-ils leur ville idéale ? Voici les réponses de six d’entre eux, invités à témoigner lors d’une conférence organisée le 2 février par « Le Monde » sur la ville du XXIe siècle.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Les copropriétaires d’un immeuble constatent qu’une personne a acheté, pour une bouchée de pain, un garage dans la cour, et l’a transformé en local d’habitation, afin de le louer. Jaloux, ils décident de le priver de sa boîte aux lettres.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Pékin a annoncé vendredi de nouvelles règles pour obliger, à partir du 20 mars, les plateformes de microblogs à mettre en place un mécanisme contre les « fausses informations ».
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La Chine adresse un nouvel avertissement aux réseaux sociaux

Pékin a annoncé vendredi de nouvelles règles pour obliger, à partir du 20 mars, les plateformes de microblogs à mettre en place un mécanisme contre les « fausses informations ».



Le Monde
 |    02.02.2018 à 16h31
    |

            François Bougon








                        



   


Le gouvernement chinois a de nouveau rappelé à l’ordre, vendredi 2 février, les plateformes de microblogs, dont la plus connue est Sina Weibo, l’équivalent de Twitter, avec ses 376 millions d’utilisateurs. Les plateformes devront notamment mettre en place un mécanisme pour enlever les « fausses informations », selon de nouvelles régulations publiées par l’administration chinoise du cyberespace et qui entreront en vigueur le 20 mars. Elles devront également conserver les posts publiés par leurs utilisateurs pendant au moins six mois.

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                La Chine veut durcir sa législation sur les sites Internet étrangers



L’objectif, souligne le texte est de « promouvoir un développement ordonné et sain des services d’informations sur les microblogs, protéger les intérêts légitimes des citoyens, entreprises et autres groupements et défendre la sécurité nationale et l’intérêt public ».
Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, le secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC) et président Xi Jinping a renforcé le contrôle politique sur Internet, tout en le promouvant afin de servir la croissance économique. Certains points évoqués dans ce nouveau règlement sont des rappels, comme la nécessité d’un enregistrement des utilisateurs sous leurs véritables identités. « Les fournisseurs de services de microblogging doivent jouer un rôle actif en faveur du développement économique et du service au grand public, promouvoir les valeurs fondamentales du socialisme, diffuser une culture de haut niveau, soutenir une orientation correcte de l’opinion publique et préconiser l’accès à Internet », indique l’administration du cyberespace.
« Premier censeur de la planète »
Samedi, Sina Weibo avait dû suspendre certains de ses services pendant une semaine après avoir été accusé par les autorités d’avoir propagé des « contenus nocifs ». L’une des accusations rituelles, selon le jargon en vigueur dans les textes officiels, est une « mauvaise orientation de l’opinion publique », ce qui signifie généralement des critiques envers l’Etat-parti chinois. Sina Weibo « a contrevenu aux lois et règlements du pays, orienté l’opinion publique dans la mauvaise direction, et exercé une très mauvaise influence », a affirmé l’administration.
Vendredi, la cyberadministration a également fermé huit comptes de microblogs, hébergés par Baidu, un autre gros opérateur chinois, accusés de diffuser des ragots sur la vie privée des stars et de mettre en danger « la santé mentale et physique des jeunes gens ».

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                Pékin censure le journalisme indépendant en ligne



Les opérateurs du Net chinois sont censés superviser eux-mêmes la censure des contenus illégaux. Une loi sur la cybersécurité, entrée en vigueur en juin 2017, a renforcé les sanctions et les interdictions. Pour l’organisation de défense de la presse Reporters sans frontières (RSF), la Chine est le « premier censeur de la planète et prédateur de la liberté de la presse ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Pour que les dirigeants prennent mieux en compte les risques sociaux et environnementaux, les professeurs de gestion Xavier Hollandts et Bertrand Valiorgue préconisent dans une tribune au « Monde » la nomination d’administrateurs chargés de répondre aux questions des acteurs extérieurs à l’entreprise.
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Pour un « comité des parties prenantes spécifiques » au sein des conseils d’administration

Pour que les dirigeants prennent mieux en compte les risques sociaux et environnementaux, les professeurs de gestion Xavier Hollandts et Bertrand Valiorgue préconisent dans une tribune au « Monde » la nomination d’administrateurs chargés de répondre aux questions des acteurs extérieurs à l’entreprise.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 16h30
    |

                            Bertrand Valiorgue (Université d’Auvergne,  Chaire Alter-Gouvernance) et 
                            Xavier Hollandts (KEDGE Business School, Chaire Alter-Gouvernance)








                        



                                


                            

Tribune. Un débat majeur vient de s’ouvrir en France sur la nature et la finalité de l’entreprise. Il oppose deux visions qui semblent irréconciliables.
D’un côté, les partisans d’une refonte de l’entreprise et de sa gouvernance qui appellent à une réécriture de l’article 1833 du code civil afin de pousser les entreprises à mieux prendre en considération les conséquences négatives de leur activité sur l’environnement et les parties prenantes.
Une nuance
De l’autre, les partisans d’un statu quo qui soulignent le risque important de déstabiliser les entreprises françaises en changeant le contenu de cet article.
Ces positions tranchées et les controverses qu’elles génèrent amènent à revenir sur le rôle du conseil d’administration et la notion même de gouvernance. Que font les administrateurs et quels intérêts doivent-ils servir ?
La mission principale des administrateurs est d’assurer le bon fonctionnement de la société qui constitue le support juridique de l’entreprise. Cela passe par un respect des règles du droit des sociétés, essentiellement contenu dans le code civil et le code du commerce. C’est également le conseil d’administration qui nomme et révoque les dirigeants et fixe leurs rémunérations.
Les administrateurs organisent le fonctionnement du conseil et s’investissent dans des comités spécialisés (comité des rémunérations, comité d’éthique, comité d’audit…). Il revient enfin aux administrateurs le soin d’organiser la communication d’informations fiables et sincères aux actionnaires et aux marchés financiers. En droit, la mission principale du conseil d’administration est de gouverner la société.
Face à ces principes juridiques clairs, les différents codes de gouvernance aussi bien français qu’étrangers ont introduit une nuance dont on mesure aujourd’hui les conséquences. Ces codes de gouvernance amènent le conseil d’administration à se prononcer sur les orientations stratégiques de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Il a dessiné les courbes de certains des plus grands succès de la marque au lion. Gérard Welter est décédé le 31 janvier à l’âge de 75 ans.
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Gérard Welter, le designer de la Peugeot 205, est mort

Il a dessiné les courbes de certains des plus grands succès de la marque au lion. Gérard Welter est décédé le 31 janvier à l’âge de 75 ans.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 16h23
    |

            Jean-Michel Normand








                        



                                


                            

Gérard Welter, qui est mort le 31 janvier à l’âge de 75 ans, incarnait parfaitement Peugeot. Pas seulement parce qu’il fut fidèle à ce constructeur pendant quarante-sept ans, mais aussi parce que son apparente réserve dissimulait une passion pour l’automobile dans ce qu’elle peut avoir de plus extraverti.
La marque au lion, qui a toujours aspiré à marier rigueur germanique et expressivité latine, lui doit surtout la 205. Un modèle apparu en 1983 alors que le constructeur est au bord du gouffre – « certains se demandaient si nous n’avions pas dessiné notre dernière voiture », se souvenait-il, en 2004, dans Le Monde – dont le succès va remettre en selle PSA et rompre avec de longues années de modèles Peugeot peu créatifs.
Gérard Welter n’aimait pas le terme de « design ». Il préférait parler du style des automobiles qu’il dessinait. Alors que ses homologues sortent d’écoles de design et s’habillent en costume trois pièces ou col Mao, il fuit les mondanités et ne porte, pour signe distinctif, que sa mèche blanche en bataille.
Les yeux de Sophia Loren
Diplômé d’un modeste collège professionnel de Seine-et-Marne, dont il sort avec un diplôme de staffeur qui le destine à un avenir de restaurateur d’hôtels particuliers, il entre chez Peugeot à 18 ans, en 1960. Il travaille sur un palier aménagé dans les locaux de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) où il sculpte des maquettes en plâtre, matériau dans lequel baigne tout l’étage. Les consignes sont claires : peaufiner les projets commandés aux stylistes turinois de Pininfarina qui, depuis la 403 (1955), dessinent les Peugeot. Un point c’est tout. Sa première mission est de travailler sur les feux arrière de la nouvelle 404. « Leur dessin était très beau. Rien n’a été modifié et c’est tant mieux », se souvenait-il.
Gérard Welter est fasciné par le travail du maestro italien, mais c’est lui qui conçoit les jolis phares en amande de la 504, apparue en 1968, et que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Si l’usine de Saint-Saulve, dans le Valenciennois, ne trouve pas de repreneur dans l’année, l’Etat apportera 5 des 14 millions d’euros pour couvrir le plan social du site.
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Ascoval : l’Etat accepte de mettre la main à la poche

Si l’usine de Saint-Saulve, dans le Valenciennois, ne trouve pas de repreneur dans l’année, l’Etat apportera 5 des 14 millions d’euros pour couvrir le plan social du site.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 15h59
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 16h11
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


Les 299 salariés de l’usine Ascoval Saint-Saulve peuvent souffler. Après trois heures de négociations avec Schmolz + Bickenbach, le repreneur d’Ascometal, l’ancien co-propriétaire à hauteur de 60 % d’Ascoval, avec Vallourec, qui détient toujours 40 % de cette société, l’Etat et la région Hauts-de-France ont obtenu un accord, vendredi 2 février, pour sécuriser financièrement l’avenir ou un éventuel arrêt du site d’ici un an.

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                Sidérurgie : l’usine de Saint-Saulve gagne un an de sursis



Comme il l’avait annoncé mardi 30 janvier, Schmolz + Bickenbach s’est engagé à racheter un volume suffisant d’acier à son coût de production (qui est aujourd’hui au-dessus du prix de marché) pendant un an.
Cela permettra à l’usine d’obtenir auprès du tribunal d’instance de Strasbourg l’autorisation de fonctionner pendant un an sous procédure de sauvegarde le temps de trouver un repreneur. « Nous disposons de pistes, a assuré Bruno Le Maire, le ministre de l’économie. Il n’y en a pas cinquante, mais nous voulons y croire. » 
« Toute notre énergie sera mise pour trouver un repreneur  »
En l’absence de repreneur, l’Etat, Vallourec et le groupe suisse se sont engagés à financer à hauteur de 12 millions d’euros un fond destiné à couvrir la fermeture du site. Dans le détail, l’Etat va accorder une exonération de charges d’un an, équivalent à 5 millions d’euros, tandis que Vallourec et Schmolz + Bickenbach apportent chacun environ 3,5 millions d’euros. « Si les choses se passent mal dans un délai au-delà d’un an, il y a aura les fonds disponibles pour financer un plan social dans les meilleures conditions », a précisé M. Le Maire.
Cependant, a poursuivi le ministre de l’économie, « ce n’est pas notre perspective. Notre priorité, c’est la pérennité du site d’Ascoval et de trouver un repreneur. Avec cet accord, toute notre énergie sera mise pour trouver un repreneur pour le site. »
Afin d’aider à la reprise du travail, la région Hauts-de-France a accepté de financer, à la demande des syndicats du site, une prime d’activité pour les salariés à hauteur de deux millions d’euros. Entre le fonds de 12 millions d’euros, et cette prime d’activité, 14 millions d’euros sont promis aux salariés de l’usine de Saint-Saulve. Un représentant de l’Intersyndicale, Nacim Bardi (CGT), s’est déclaré « assez satisfait », ajoutant que « si le plan est validé par les salariés lors de l’assemblée générale qui a lieu ce vendredi après-midi, le travail reprendra lundi matin ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Dès ses débuts, la théorie économique a réfléchi aux conditions et aux limites de l’exploitation des ressources naturelles. Des enseignements aujourd’hui très précieux pour penser la question climatique, estime Antoine Missemer, du CNRS, dans une tribune au « Monde ».
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« La recherche économique a tout à gagner à explorer le passé »

Dès ses débuts, la théorie économique a réfléchi aux conditions et aux limites de l’exploitation des ressources naturelles. Des enseignements aujourd’hui très précieux pour penser la question climatique, estime Antoine Missemer, du CNRS, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    02.02.2018 à 15h17
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 15h49
    |

Antoine Missemer (Economiste au CNRS)







                        



                                


                            

Tribune. Que la science économique ne soit pas une science exacte, beaucoup en conviennent. Qu’elle ait besoin de s’ouvrir aux autres disciplines, en particulier aux autres sciences sociales, de plus en plus l’admettent et œuvrent en ce sens. Que l’histoire ait toute sa place dans ce dialogue interdisciplinaire, c’est là un défi important. Certes, le temps long nourrit des travaux majeurs, comme ceux de Thomas Piketty sur les inégalités.
Mais beaucoup restent enclins à considérer que les expériences passées sont d’un intérêt heuristique modeste : d’une part, les théories contemporaines tiendraient compte des erreurs du passé ; d’autre part, les expériences d’hier ne nous diraient pas grand-chose sur les problèmes inédits d’aujourd’hui.
Le premier argument suppose un savoir économique cumulatif, ce qui est contestable lorsque l’on connaît les aléas tumultueux de l’histoire de la discipline. Sur le deuxième argument, beaucoup de défis contemporains, comme l’essor des nouvelles technologies ou le changement climatique, ont les traits d’enjeux nouveaux. L’histoire ne mérite pourtant pas d’être mise au ban, même sur ces sujets a priori sans précédent.
Pic charbonnier
L’exemple du développement durable est significatif. Les historiens de l’environnement ont montré combien les questions de pollution et de transition énergétique ont été importantes par le passé. Les discours économiques sur ces sujets sont eux-mêmes anciens et méritent une attention renouvelée dans le ­contexte contemporain.
Lorsque l’économiste britannique William Stanley Jevons (1835-1882) s’est intéressé au risque de pic charbonnier, il a contribué à autonomiser le discours des économistes vis-à-vis de l’expertise des ingénieurs et des géo­logues. Cette émancipation continue aujourd’hui de produire des malentendus. Les uns, les économistes, confient toujours au signal prix le rôle d’indicateur de rareté ; les autres, issus des sciences de la Terre, soulignent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ En Islande, des investisseurs bâtissent des usines informatiques aux grandes puissances de calcul. Leur fonction : « mouliner » des crypto-monnaies.
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Voyage au centre du bitcoin 
                  
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Le Monde
 |
                  02.02.2018 à 14h27


En Islande, des investisseurs bâtissent des usines informatiques aux grandes puissances de calcul. Leur fonction : « mouliner » des crypto-monnaies.

Par                             Pierre Sorgue





                     
D’abord, on croit s’être trompé. Arni Jensen a donné rendez-vous devant le Borealis Data Center, situé sur l’ancienne base de l’OTAN, à une cinquantaine de kilomètres de Reykjavik. Sur le site Internet de l’entreprise, une photo montre des centaines de processeurs parfaitement alignés dans la lumière bleue d’une salle propre comme une clinique.

Pourtant, l’endroit où nous conduit le GPS, dans le crépuscule qui tient lieu de jour trop court durant l’hiver islandais, est assez éloigné de l’idée que l’on se fait de la high-tech : une clôture provisoire entoure une longue bâtisse de tôle qui évoque un élevage de poulets, un conteneur et une benne sont posés devant deux hangars d’aviation qui n’ont pas été rafraîchis depuis leur construction par l’US Navy, installée ici entre 1951 et 2006.
Mais les nouveaux clients de Borealis se moquent du décorum : ils se sont lancés dans la recherche des bitcoins et autres cybermonnaies qui affolent les spéculateurs, ils ont besoin d’espace pour entasser leur matériel informatique, d’électricité pour l’alimenter, ce au meilleur prix. Et ils sont pressés.
Un bruit de soufflerie pour traquer le bitcoin
Arni Jensen, stature de footballeur américain engoncé dans une parka orange, crâne rasé et poigne ferme, ouvre les portes sur deux pièces encore encombrées de cartons. Dans l’une, un millier d’appareils, cubes de métal et plastique noir, moulinent dans un bruit de soufflerie pour traquer le bitcoin. Dans l’autre, un ouvrier tire encore des fils électriques entre les rayonnages remplis de processeurs en quête d’ether et de dash, deux autres monnaies virtuelles. L’électricité vient du transformateur tout neuf, le système de climatisation est simple : les murs ont été découpés sur la longueur du bâtiment, tendus d’une toile verte et de tissus filtrants, l’air chaud est aspiré par sept hélices au plafond.
« Il y a peu, le monde des cybermonnaies était un univers de voyous, mais on voit arriver des gens sérieux. »...




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La dureté calculée de Bruxelles à l’égard de la Suisse

La Commission européenne veut pousser Berne à renégocier les termes de leurs relations et à accepter un mécanisme permettant de faire évoluer les quelque 120 accords sectoriels bilatéraux.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 14h43
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Qui a dit que l’Union européenne (UE) était un partenaire facile ? Les Suisses pourraient témoigner. Ils en font de plus en plus les frais, alors que Bruxelles les presse de renégocier les termes de leurs relations. Les discussions sont très dures, voire « discriminatoires », avait déclaré, le 21 décembre 2017, Doris Leuthard, l’ex-présidente de la Confédération, dans un accès d’humeur très inhabituel de la part des politiques helvètes.
A l’époque, et contre toute attente, l’UE n’avait renouvelé que pour un an « l’équivalence » boursière suisse, qui arrivait à échéance fin 2017. Un véritable sésame : sans elle, les investisseurs européens ne peuvent traiter des titres cotés en Suisse (et vice versa pour les titres helvètes hors du pays). En novembre 2017, des experts nationaux des 28 Etats membres avaient pourtant validé une reconduction illimitée de cette équivalence.
Mardi 30 janvier, Berne a reçu un soutien inattendu, mais précieux, de 11 des experts nationaux (dont l’Allemand, l’Autrichien ou le Luxembourgeois, mais pas le Français) qui avaient validé le sésame suisse et se sont émus du procédé bruxellois. « On ne traite pas les pays comme cela. Ils ont mis le feu à la Suisse », regrette un diplomate européen.
Méthodes peu orthodoxes
La Confédération a également mal vécu d’être placée sur la liste grise des paradis fiscaux de l’UE, ses juridictions n’étant pas tout à fait d’équerre avec les critères européens de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, « alors que Monaco et aucun pays de l’Union n’y est », ajoute ce diplomate.
Bruxelles semble vouloir instrumentaliser les discussions avec Berne pour renforcer sa main dans la négociation du Brexit
« Des questions techniques telles que la reconnaissance de l’équivalence boursière (…) ne devraient pas être traitées par l’UE au niveau politique », a, de nouveau, souligné le Conseil fédéral suisse, l’organe exécutif de la Confédération,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Xavier Ragot, président de l’OFCE, explique que la crise a renouvelé la recherche économique – plus attentive à l’histoire, à la dialectique du court et du long terme et à l’environnement – traçant ainsi un nouveau cadre pour les politiques publiques.
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« La crise de 2007-2008 a dessilé le regard des économistes »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Xavier Ragot, président de l’OFCE, explique que la crise a renouvelé la recherche économique – plus attentive à l’histoire, à la dialectique du court et du long terme et à l’environnement – traçant ainsi un nouveau cadre pour les politiques publiques.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 15h19
    |

Xavier Ragot (Directeur de recherche au CNRS et président de l’Observatoire français des conjonctures économiques)







                        



                                


                            
Tribune. La crise économique, la montée des inégalités et la question environnementale ont changé la façon de voir des économistes. Les réorientations intellectuelles d’une discipline sont souvent peu perceptibles avant qu’un vaste ensemble de travaux dessine un nouveau paysage. C’est celui que s’efforce d’esquisser le dernier numéro de la Revue de l’OFCE, qui présente les questions inédites abordées par vingt-sept chercheurs de premier plan et les résultats récents de leurs travaux (n° 153, décembre 2017).
La première tendance qui se dégage est le retour de l’histoire économique, en premier lieu autour du débat sur la croissance. Alors que les technologies numériques sont partout, celle-ci semble s’essouffler. Trois explications s’opposent. La première soutient que l’on mesure mal la croissance et que les principaux changements sont à venir.
La deuxième avance l’idée que la faiblesse des taux d’intérêt facilite le financement d’entreprises peu productives et contribue à une moins bonne allocation du capital : des entreprises zombies, improductives et survivant grâce à un crédit peu coûteux, cacheraient la transformation souterraine de nos économies.
Une troisième insiste sur la mauvaise gestion de la crise depuis dix ans, d’où une trop faible inflation et un déficit de demande qui, malgré la politique monétaire non conventionnelle, empêchent de profiter d’un nouveau potentiel productif.
La question environnementale
Les politiques économiques pertinentes dépendent de la réponse à ces questions : faut-il inciter à mieux allouer l’épargne des ménages, ou faut-il augmenter l’inflation par des politiques fiscales et salariales accommodantes ? Heureusement, ces choix ne sont pas exclusifs : la plupart des pays s’engagent dans ces deux directions.
L’incapacité d’une grande partie des économistes à prévoir ou même à comprendre la crise de 2007-2008 a jeté un discrédit sur la profession
De même, la question environnementale...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Dans sa chronique, la journaliste du « Monde » Annie Kahn pointe que les faiblesses humaines en matière de prise de décision sont confirmées par les neurosciences. Les algorithmes pourraient y remédier, à la condition d’être contrôlés... et humanisés.
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L’art et la manière de décider en connaissance de cause

Dans sa chronique, la journaliste du « Monde » Annie Kahn pointe que les faiblesses humaines en matière de prise de décision sont confirmées par les neurosciences. Les algorithmes pourraient y remédier, à la condition d’être contrôlés... et humanisés.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 15h00
    |

            Annie Kahn








                        



                                


                            
Ma vie en boîte. « Plus l’entreprise est grande, moins les manageurs savent décider », se désolent les auteurs du premier baromètre Décision de l’IFOP, réalisé pour MPI Executive, un cabinet de management de transition, et publié le 22 janvier (lien vers PDF). Le constat a tout l’air d’un truisme. Car plus une entreprise est grande, plus elle est complexe ; plus elle compte de niveaux hiérarchiques et de dirigeants dont il faut, en cascade, attendre l’approbation pour agir. Ne serait-ce que pour se couvrir en cas d’échec. Certes, il n’en serait pas ainsi s’il était davantage admis que l’erreur est humaine, voire formatrice. Mais rares sont ceux qui appliquent la formule.
Gare à l’excès de confiance, que l’accumulation de données ne fait que renforcer
Conséquence : chacun ouvre le parapluie. D’autant que les progrès des neurosciences, avec leur cortège de biais décisionnaires identifiés et expliqués, ne sont guère rassurants pour qui est aux manettes. Chris Bradley, associé du bureau australien de McKinsey, en fait une liste très instructive dans un billet de blog (en anglais) de ce cabinet de conseil en stratégie en date du 18 janvier. Gare à l’excès de confiance, que l’accumulation de données ne fait que renforcer. Car on ne retient souvent que les informations qui confirment son intuition initiale. Ou celles qui consistent à refaire ce que l’on a déjà fait dans le passé. Par habitude.
C’est le biais de confirmation qui nous porte, en réunion, à écouter d’une oreille très attentive l’orateur qui pense comme nous, et à rester sourd aux propos divergents. Sauf ceux émanant d’une personne faisant autorité. Quant au biais de sélection, il survient lorsqu’on décide sur la base de données mal calibrées. En étudiant les avis de clients par exemple, mais pas ceux d’acheteurs potentiels qui ont préféré un concurrent. Enfin, le biais d’attribution conduit à se tromper sur les raisons d’un échec, à incriminer la météo ou la conjoncture...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Les eaux n’ont pas suffisamment baissé pour permettre la reprise du trafic lundi 5 février comme annoncé précédemment par la SNCF.
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Inondations : à Paris, le RER C interrompu au moins jusqu’au 10 février

Les eaux n’ont pas suffisamment baissé pour permettre la reprise du trafic lundi 5 février comme annoncé précédemment par la SNCF.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 13h38
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 14h54
   





                        



   


La SNCF annonce, vendredi 2 février, que le tronçon central de la ligne C du RER dans Paris rouvrira samedi 10 février « au plus tôt », en raison de la crue de la Seine.
Les eaux n’ont pas suffisamment baissé pour permettre la reprise du trafic lundi 5 février comme annoncé précédemment, ajoute l’entreprise ferroviaire. Un nouveau point sera fait mercredi.
Le RER C circule le long de la Seine, sous le niveau du fleuve, dans la traversée de Paris. Sept gares intra-muros – Saint-Michel-Notre-Dame, Musée-d’Orsay, Invalides, Pont-de-l’Alma, Champ-de-Mars, Avenue-du-Président-Kennedy et Boulainvilliers – sont fermées depuis le 24 janvier.
Des pompes activées
Les trains venus de banlieue ont pour terminus provisoires Avenue-Henri-Martin depuis le nord, Javel depuis le sud-ouest et Gare-d’Austerlitz depuis le sud-est.
À Javel, des pompes sont en action pour faire baisser le niveau de l’eau. La SNCF prévoit d’y faire partir quatre trains par heure vers Versailles-Château à partir de samedi et deux trains par heure vers Saint-Quentin-en-Yvelines à partir de lundi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ « Maddyness », le magazine des start-up, a présenté au CentQuatre, à Paris, des innovations pour la maison, en général issues de la French Tech.
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La maison du futur : verte, zen et hyperconnectée

« Maddyness », le magazine des start-up, a présenté au CentQuatre, à Paris, des innovations pour la maison, en général issues de la French Tech.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 12h17
    |

            Jessica Gourdon








                        



                                


                            

« C ’est pas facile facile. Il va falloir s’habituer… », ­lâche une jeune femme, après avoir avalé d’un trait un jus à l’algue rouge, boisson vitaminée inventée par une jeune entreprise rhônalpine. Nous sommes dans la cuisine du futur, bâtie par Maddyness, le magazine des start-up, au Centquatre, à Paris. Les organisateurs tentaient, sur 1 500 mètres carrés, de reconstituer la maison de demain avec diverses innovations, issues pour la plupart de la French Tech.
Et si l’on en croit cette installation, les algues seront partout dans nos cuisines. Alg, une start-up toulousaine, avait ainsi mis sur le plan de travail son petit bocal turquoise, « cultivateur domestique de spiruline fraîche », un complément alimentaire à la mode.
Le réfrigérateur prépare la liste des courses
A côté, on hésite : faut-il goûter à ces céréales à la farine de criquet, pourtant « pleines de magnésium » ? « Les insectes, ce sont les protéines de demain », insiste Raphaëlle Browaeys de Jimini, société qui met au point des produits à base de ces petits animaux invertébrés, et emploie 15 personnes à Montreuil – son chiffre d’affaires a bondi de 65 % en 2017.
Stockez-les ensuite dans votre réfrigérateur – connecté bien sûr. Celui installé par Samsung intégrait un écran tactile posé sur la porte, qui indique quels produits manquent à l’intérieur grâce à ses caméras, prépare une liste de courses et des idées de recettes. Eh oui, il pourra vous envoyer un SMS pour vous dire que votre barquette de saumon se périme demain.
Bob est une machine à laver deux couverts et « sans arrivée d’eau », qui se pose sur l’égouttoir, « parfaite pour les studios ou les petites surfaces ».
Pour la vaisselle, un diplômé de Supelec faisait tester Bob, une machine deux couverts made in France « sans arrivée d’eau » qui se pose sur l’égouttoir, « parfaite pour les studios ou les petites surfaces ». Le jeune entrepreneur vient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ « Managers à La Poste » qui décrit la complexité de l’organisation de l’institution postale, est un bel exercice de pédagogie sur le défi à relever, vu du côté des managers.
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La transformation de La Poste vue de haut

« Managers à La Poste » qui décrit la complexité de l’organisation de l’institution postale, est un bel exercice de pédagogie sur le défi à relever, vu du côté des managers.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 12h11
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 12h12
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

La transformation d’une entreprise de plus de 250 000 salariés peut-elle se vivre paisiblement ? C’est ce qu’on pourrait croire à la lecture de Managers à La Poste, de la journaliste Dominique-Anne Michel.
Les managers qui y parlent de leur mission sont confiants et optimistes face au chantier titanesque que représentent la mutation du groupe et son adaptation au numérique : diminution du nombre de directions régionales, des territoires plus larges à couvrir, des postes supprimés, de nouvelles fonctions créées. « Je vais avoir 80 secteurs à gérer au lieu de 30 et environ 2 500 personnes au lieu de 900 », illustre Richard Zgrendek, directeur réseau et de la Banque postale du Pas-de-Calais.
Le propos de l’ouvrage est de décrire la complexité de l’organisation du géant qu’est La Poste et la diversité des rôles que recouvre le titre de « manager », des membres du comité exécutif (Comex) aux managers de proximité. Toutes les personnes interrogées « aime [nt] manager » et croient fermement aux valeurs fondatrices du service public. C’est même ce qui les motive pour orchestrer la « reconfiguration du réseau ».
Une Poste désincarnée
Concrètement : des bureaux ferment, d’autres réduisent leurs horaires, la « présence postale » déménage dans des agences communales, des magasins ou des maisons de service public partagées avec Pôle emploi ou la Caisse d’allocations familiales. Si cette description en détail des mutations, notamment numériques, exprime bien la mesure de l’ambition du projet, La Poste paraît quelque peu désincarnée.
Les effectifs sont bien signalés, de même que les changements qui les concernent : « certains facteurs passent par exemple du tri à la distribution (…) D’autres accèdent aux nouvelles fonctions (...) Tout cela génère des périodes de flottement », écrit la journaliste Dominique-Anne Michel.
Mais il est regrettable qu’il faille atteindre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Le gouvernement a confirmé la promesse de campagne d’Emmanuel Macron de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires et de réduire de trois points la part de la dépense publique dans le PIB d’ici à 2022.
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En France, 24 % du PIB consacrés aux dépenses de fonctionnement

Le gouvernement a confirmé la promesse de campagne d’Emmanuel Macron de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires et de réduire de trois points la part de la dépense publique dans le PIB d’ici à 2022.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 15h51
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            
La France compte-t-elle trop de fonctionnaires ? A l’occasion de la présentation de ses premières pistes pour réformer l’Etat, jeudi 1er février, le gouvernement a confirmé la promesse de campagne d’Emmanuel Macron de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires et de réduire de trois points la part de la dépense publique dans le PIB d’ici à 2022.
Une étude de France Stratégie, parue en toute fin d’année dernière, aborde la question de savoir si la France est, oui ou non, suradministrée par rapport aux autres pays développés. La campagne présidentielle avait, de fait, accordé une large part à ce thème, François Fillon proposant notamment de supprimer 500 000 postes dans la fonction publique. L’organisme de réflexion et d’expertise placé auprès du premier ministre a utilisé les données de l’OCDE et d’Eurostat. « La France se situe parmi les pays où la proportion de l’emploi public dans la population comme dans l’emploi total est élevée, écrivent les auteurs. Mais sans excès : son taux d’administration de 89 emplois publics pour 1 000 habitants la place dans la moyenne haute, devant le Royaume-Uni et les Etats-Unis, mais bien en deçà des pays scandinaves. »
« Emplois indirects »
Le « taux d’administration » du Royaume-Uni est de 79 pour 1 000. Il est de 76 pour 1 000 en Belgique, de 68 pour 1 000 aux Etats-Unis. On ne compte, au Japon, que 40 emplois publics pour 1 000 habitants. A l’autre bout du spectre, la Norvège en fournit 159 pour 1 000 habitants.
Mais le taux d’administration est-il toujours le plus pertinent ? Pas forcément, estime France Stratégie. Car tout est question de définition et de périmètre. « Une approche par les dépenses, écrivent les rapporteurs, permet d’intégrer ces emplois publics “indirects”, qui sont des emplois privés mais financés par l’impôt. » Ainsi, l’Allemagne a beau avoir un système de santé très proche de celui de la France, elle affiche un très faible...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Les entreprises du secteur de la sous-traitance des services publics sont en difficultés : après la faillite de Carillion, Capita alerte sur ses résultats.
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Au Royaume-Uni, les entreprises privées assurant des services publics se portent mal

Les entreprises du secteur de la sous-traitance des services publics sont en difficultés : après la faillite de Carillion, Capita alerte sur ses résultats.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 11h50
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Quand les habitants de Barnet, au nord de Londres, appellent leur mairie, la réponse leur arrive d’un centre d’appels basé à ­Coventry, à 150 kilomètres de là. L’entreprise qui s’en occupe s’appelle Capita, un géant de 73 000 employés, méconnu du grand public, qui exécute une large partie des services publics du Royaume-Uni. C’est elle qui collecte la redevance télévisée, gère le péage urbain de Londres et s’occupe de l’administration des services de santé.
Mardi 31 janvier, Capita a averti que ses résultats seraient moins bons que prévu. Surendettée, l’entreprise a lancé une augmentation de capital et va vendre certains actifs. A cette annonce, l’action a dégringolé de 47 %, portant le recul à 75 % depuis juin 2017.

La secousse se produit deux semaines après la faillite de ­Carillion, un autre géant de la sous-traitance, qui gérait des cantines, des prisons et nettoyait des hôpitaux. Dans l’urgence, l’Etat avait dû intervenir : s’il n’a pas renfloué l’entreprise, laissant les actionnaires et les créditeurs essuyer les pertes, il a dû reprendre le contrôle direct des contrats qu’il sous-traitait.
Une profonde remise en cause
Ces deux événements remettent profondément en cause le modèle britannique de la sous-traitance des services publics, développé par Margaret Thatcher dans les années 1980, mais vraiment accéléré par Tony Blair au début des années 2000. « Le paradigme est en train de changer, estime Jason Moyer-Lee, le secrétaire général du syndicat IWGB. L’idée que “le privé, c’est bien ; le public, c’est mal” s’effondre. »
Le Royaume-Uni est l’un des pays qui sont allés le plus loin dans ce modèle. D’après la Cour des comptes britannique, le tiers de toutes les dépenses publiques vont dans la sous-traitance.
Jeremy Corbyn, le leader du parti travailliste, favorable à la nationalisation de nombreux services, estimait récemment que l’exemple de Carillion prouvait « l’échec de l’idéologie...




                        

                        


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Des enchères d’exception portent Christie’s

Après deux années consécutives de baisse, le chiffre d’affaires de la maison britannique s’envole de 26 %, à 5,1 milliards de livres.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 11h40
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 16h29
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Un vif rebond après le creux de la vague. Christie’s a annoncé vendredi 2 février un chiffre d’affaires mondial 2017 en forte hausse, de 26 %, à 5,1 milliards de livres (5,8 milliards d’euros). Ce bon résultat tient beaucoup au prix stratosphérique atteint par le Léonard de Vinci, Salvator Mundi vendu, en novembre, à 450,3 millions de dollars (360 millions d’euros) à New York au prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salmane. Cette peinture sur bois de noyer a crevé le plafond des œuvres les plus chères jamais vendues. Avant le prochain record. Et elle a indéniablement redonné des couleurs à Christie’s. « Mais ce n’est pas la seule », affirme au Monde Edouard Boccon-Gibod, directeur général de Christie’s France : sept des dix enchères les plus hautes atteintes en 2017 l’ont été sous le marteau de l’une des salles de ventes de la maison britannique dont François Pinault est l’unique actionnaire.

Qu’il s’agisse de Red Skull, une toile de Jean-Michel Basquiat adjugée 16,5 millions de livres à Londres, de la longiligne sculpture Grande femme II d’Alberto Giacometti qui a trouvé preneur à Paris pour 24,9 millions d’euros ou encore d’une lettre d’Albert Einstein à un ami vendue en ligne à plus de 106 000 dollars, les ventes médiatiques n’ont pas manqué. M. Boccon-Gibod se félicite aussi d’« une augmentation de la part de marché de Christie’s dans toutes les catégories d’œuvres ». De l’art contemporain aux tableaux anciens, en passant par la photographie ou les dessins…
Dans la compétition « assez féroce » qui se joue avec son grand rival, l’Américain Sotheby’s, « où aucun cadeau n’est fait » à l’autre, selon M. Boccon-Gibod, « nous sommes fiers d’avoir réalisé 1 milliard de livres de plus qu’eux l’an dernier ». Les premières estimations de Sotheby’s qui publiera ses comptes début mars, font état de 4,68 milliards de dollars enregistrés lors des ventes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ L’opérateur lance une box destinée aux habitants des campagnes et des hameaux avec des offres exclusives négociées avec Canal+.
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Coriolis lance avec Canal+ une offre de fibre à très haut débit

L’opérateur lance une box destinée aux habitants des campagnes et des hameaux avec des offres exclusives négociées avec Canal+.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 11h38
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            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Réminiscence des années 2000 où les opérateurs d’Internet avaient fleuri à la faveur de l’arrivée de l’ADSL, les nouveaux acteurs se bousculent dans la fibre optique, ce très haut débit qui permet des accès au Web de 100 mégabits par seconde. Après Videofutur en novembre, au tour de Coriolis de partir massivement à la conquête du grand public.

L’opérateur, qui se concentrait sur les entreprises, lance en partenariat avec Canal+ une box fibre qui sera disponible cette année dans 42 départements français, principalement dans des campagnes et des hameaux laissés en jachère par Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free (dont Xavier Niel, le fondateur, est actionnaire à titre personnel du Monde).
La régulation favorise les nouveaux venus
« Quand la fibre est arrivée, on s’est dit que les cartes allaient être rebattues », explique le propriétaire de Coriolis, Pierre Bontemps. L’entreprise avait bien tenté une incursion dans l’Internet ADSL il y a deux ans. Mais l’expérience n’avait pas été concluante. « On est arrivé trop tard », admet l’entrepreneur, qui tente cette fois de prendre les devants.
Les zones peu densément peuplées, délaissées par les grands opérateurs, représentent 43 % de la population françaises.
Comme à l’arrivée de l’ADSL, c’est, une nouvelle fois, la régulation qui favorise l’émergence de ces opérateurs. Dans les zones peu denses, qui représentent 43 % de la population, le réseau de fibre est en partie financé sur fonds publics. Les fabricants d’infrastructures, tels qu’Axione, Covage ou Altitude Telecom, construisent le réseau qu’ils ouvrent ensuite à des opérateurs chargés, eux, d’aller démarcher le grand public.
La tâche est ingrate. Les abonnés se conquièrent un à un, dans les réunions publiques organisées par les mairies ou en faisant du porte-à-porte. « Nous partons dans les chemins creux », dit Pierre Bontemps, en référence aux voies de circulation dans les paysages de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Devenu une figure de la culture Internet, Kazuo Hirai a remis le groupe d’électronique sur le chemin de la croissance. Il cède sa place au directeur financier, Kenichiro Yoshida.
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Kazuo Hirai, l’emblématique président de Sony, quitte ses fonctions

Devenu une figure de la culture Internet, Kazuo Hirai a remis le groupe d’électronique sur le chemin de la croissance. Il cède sa place au directeur financier, Kenichiro Yoshida.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 15h24
    |

            William Audureau








                        


« Kaz » n’est plus le boss. Dans un communiqué, publié vendredi 2 janvier, le japonais Sony a annoncé le départ de Kazuo Hirai de ses fonctions de président. Il sera remplacé, à partir du 1er avril, par l’actuel directeur financier du groupe d’électronique, Kenichiro Yoshida, et prendra la tête du conseil d’administration, un poste non opérationnel, plus en retrait.
Kazuo Hirai avait pris les commandes de Sony en 2012, alors que le groupe était en plein marasme, phagocyté par le constructeur sud-coréen Samsung sur les marchés du smartphone et de la télévision, concurrencé par le groupe américain Microsoft sur le segment des consoles de jeu vidéo haute définition, et à la peine sur le marché informatique avec sa coûteuse gamme Vaio.
Sous sa direction, Sony a entrepris une importante restructuration et s’est débarrassé notamment de son activité de constructeur de PC. Il a recentré ses smartphones sur le milieu et le haut de gamme, et, surtout, reconquis la place d’écrasant numéro un sur le marché des consoles de jeu grâce au succès spectaculaire de la PlayStation 4, qui a contribué au redressement des comptes de l’entreprise – il s’en est écoulé 67 millions en quatre ans.
L’annonce de ce départ a surpris, y compris dans les plus hautes sphères de Sony, relate l’agence Associated Press. Kazuo Hirai a dirigé de front les très nombreux secteurs d’activité du groupe, qui vont de la production cinématographique aux équipements électroniques médicaux en passant par les caméscopes numériques, les semi-conducteurs, la musique et les services financiers.
Il quitte la présidence sur des résultats financiers très positifs. Sur les neuf premiers mois de son exercice fiscal 2017-2018, Sony a vu son bénéfice net multiplié par dix, pour un chiffre d’affaires en hausse de 15,7 %, à 6 592,96 milliards de yens (48,371 milliards d’euros).
Seule légère ombre au tableau : le discret ralentissement des ventes de PlayStation 4 au quatrième trimestre. Pour le reste, l’entreprise japonaise a revu ses prévisions à la hausse, et table désormais, pour la fin mars, sur un bénéfice net annuel record de 480 milliards de yens (3,52 milliards d’euros) – multiplié par plus de six par rapport à 2016-2017 –, au lieu de 380 milliards de yens escomptés fin octobre.
« Je me réjouis d’entendre de plus en plus de gens s’enthousiasmer que Sony soit de retour, a déclaré Kazuo Hirai dans un communiqué. L’entreprise s’approchant d’un moment crucial, celui où nous allons nous embarquer dans un nouveau plan à moyen terme, je considère que c’est le moment idéal pour passer le relais à une nouvelle direction, pour le futur de Sony, comme pour me permettre d’ouvrir un nouveau chapitre de ma vie. »
Né en 1960, à Tokyo, diplômé de la prestigieuse International Christian University, M. Hirai est entré au sein du service marketing de Sony Music en 1984. Il a rejoint, en 1995, le secteur qui le fera connaître, le jeu vidéo, au sein de Sony Computer Entertainment America. Il deviendra président de toute la division en 2006, deux semaines après le lancement de la PlayStation 3.
Parfaitement anglophone, il a présenté, à de nombreuses reprises, les conférences de Sony lors des salons de jeu vidéo en Occident. Autant d’interventions qui ont contribué à l’identifier auprès des joueurs et à le rendre célèbre sur Internet.
Même s’il reste associé à quelques-uns des moments les moins convaincants de l’histoire de la firme. Comme l’annonce du prix très élevé de la PlayStation 3 en 2006 (599 dollars, et 599 euros en Europe) ; la présentation dans un silence de cathédrale d’un jeu des années 1990, Ridge Racer, sur la console portable dernier cri du constructeur, la PS Portable, cette même année ; ou les excuses de la firme après le piratage du PlayStation Network, en 2011.
Un épisode de la série animée parodique South Park met en scène Kazuo Hirai dans un combat de catch de bureau, écrasé par Bill Gates, dans une vision détournée du match entre Xbox (Microsoft) et PlayStation. De nombreux mèmes s’amusent à le placer dans des situations comiques — une célébrité que lui-même prend avec humour.
La situation a néanmoins changé ces dernières années. Depuis le lancement réussi de la PlayStation 4, marqué par un prix agressif, un catalogue dynamique et une communication flattant l’ego des joueurs, « Kaz » est devenu le visage d’un Sony séduisant, conquérant et inarrêtable.
C’est la « kazification », comme les internautes de Neogaf, un des principaux forums de jeu vidéo au monde, surnomment ce spectaculaire renversement de tendance. Il a par ailleurs donné son nom à KazHiraiCEO, l’un des comptes parodiques les plus suivis et amusants de la « twittosphère » jeu vidéo. Coïncidence : ce dernier avait annoncé en septembre dernier qu’il cesserait bientôt son activité.



                            


                        

                        

