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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Dans le cadre du projet européen « Les nouveaux arrivants », « Le Monde » suit un groupe de réfugiés installés à Vichy. Durant un an, nous racontons l’intégration de ces hommes originaires du Soudan et d’Erythrée.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ La septième édition de la foire suisse Artgenève se distingue par une montée en gamme des œuvres présentées.
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L’art contemporain a un bel avenir à Genève

La septième édition de la foire suisse Artgenève se distingue par une montée en gamme des œuvres présentées.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 14h56
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 16h26
    |

            Harry Bellet (Genève (Suisse)








                        



                                


                            

La foire d’art de Genève est à taille humaine, se visite sans fatigue, dans une ambiance sérieuse, avec parfois, tout de même, un grain de fantaisie. L’un de ceux-là accueille le visiteur dès qu’il émerge de l’Escalator de Palexpo, le centre des expositions : un Félix le chat géant (9 mètres de haut) et gonflable de l’artiste anglais Mark Leckey. L’œuvre est prêtée par un collectionneur. Un autre a laissé le commissaire d’exposition Samuel Gross puiser dans ses trésors un ensemble de tableaux du peintre suisse Martin Disler (1949-1996). La fondation Max Bill lui a également prêté des sculptures monumentales de ce symbole de l’art abstrait helvète. Comme elles sont habituellement disposées dans un parc du Tessin, actuellement en travaux, Samuel Gross les a placées sur un lit de feuilles mortes du plus bel effet : un grain, vous dit-on…
Il en faut pour faire franchir le Saint-Gothard l’hiver à quelques tonnes de sculptures, déployer dans un bâtiment une grue dont on n’est pas sûr qu’elle ne va pas percer le plafond pour les installer sur un sol dont on n’est pas certain qu’il en supportera le poids. Ou pour planter, au milieu des stands, un arbre de Giuseppe Penone, en bronze et granit, de 10 mètres de haut, lui aussi prêté par des collectionneurs. Tout cela pour trois jours de foire, car c’est aussi d’une foire qu’il s’agit. La cité de Calvin en a connu plusieurs successives, qui n’ont jamais perduré.
La dernière-née, Artgenève, en est à sa septième édition et monte en gamme : outre cette remarquable participation de collectionneurs et d’institutions – une vingtaine sont représentées, dont les fameux ports francs, ces zones hors douanes qui sont les plus grands musées-coffres-forts du monde –, elle s’est aussi associée au Pavillon des arts et du design (PAD), une foire créée par l’antiquaire Patrick Perrin. Là, on trouve de la vaisselle ancienne (celle qu’expose la galerie Phoenix est grecque et âgée de 2 500 ans) aussi bien que du mobilier...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ La Commission européenne veut pousser Berne à renégocier les termes de leurs relations et à accepter un mécanisme permettant de faire évoluer les quelque 120 accords sectoriels bilatéraux.
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La dureté calculée de Bruxelles à l’égard de la Suisse

La Commission européenne veut pousser Berne à renégocier les termes de leurs relations et à accepter un mécanisme permettant de faire évoluer les quelque 120 accords sectoriels bilatéraux.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 14h43
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Qui a dit que l’Union européenne (UE) était un partenaire facile ? Les Suisses pourraient témoigner. Ils en font de plus en plus les frais, alors que Bruxelles les presse de renégocier les termes de leurs relations. Les discussions sont très dures, voire « discriminatoires », avait déclaré, le 21 décembre 2017, Doris Leuthard, l’ex-présidente de la Confédération, dans un accès d’humeur très inhabituel de la part des politiques helvètes.
A l’époque, et contre toute attente, l’UE n’avait renouvelé que pour un an « l’équivalence » boursière suisse, qui arrivait à échéance fin 2017. Un véritable sésame : sans elle, les investisseurs européens ne peuvent traiter des titres cotés en Suisse (et vice versa pour les titres helvètes hors du pays). En novembre 2017, des experts nationaux des 28 Etats membres avaient pourtant validé une reconduction illimitée de cette équivalence.
Mardi 30 janvier, Berne a reçu un soutien inattendu, mais précieux, de 11 des experts nationaux (dont l’Allemand, l’Autrichien ou le Luxembourgeois, mais pas le Français) qui avaient validé le sésame suisse et se sont émus du procédé bruxellois. « On ne traite pas les pays comme cela. Ils ont mis le feu à la Suisse », regrette un diplomate européen.
Méthodes peu orthodoxes
La Confédération a également mal vécu d’être placée sur la liste grise des paradis fiscaux de l’UE, ses juridictions n’étant pas tout à fait d’équerre avec les critères européens de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, « alors que Monaco et aucun pays de l’Union n’y est », ajoute ce diplomate.
Bruxelles semble vouloir instrumentaliser les discussions avec Berne pour renforcer sa main dans la négociation du Brexit
« Des questions techniques telles que la reconnaissance de l’équivalence boursière (…) ne devraient pas être traitées par l’UE au niveau politique », a, de nouveau, souligné le Conseil fédéral suisse, l’organe exécutif de la Confédération,...




                        

                        


<article-nb="2018/02/02/19-4">
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Clôtures, barrières, murs… les Etats renforcent leurs frontières et leur souveraineté face au terrorisme et aux migrations. Dans un monde écartelé entre mondialisation en expansion et repli identitaire, ces remparts  se multiplient comme autant de solutions sécuritaires.
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Les murs dans le monde, en réponse aux nouvelles peurs

Clôtures, barrières, murs… les Etats renforcent leurs frontières et leur souveraineté face au terrorisme et aux migrations. Dans un monde écartelé entre mondialisation en expansion et repli identitaire, ces remparts  se multiplient comme autant de solutions sécuritaires.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 14h42
    |

            Rémy Ourdan








                        



                                


                            
Si l’idée d’ériger un mur ou une clôture entre des pays est aussi ancienne que les concepts de nation et de frontière, l’Europe et le monde occidental ont un peu vite cru que la fin de la guerre froide et l’effondrement du mur de Berlin, en 1989, allaient signifier la disparition des séparations entre les peuples. Près de trente ans plus tard, le nombre de murs et de clôtures a explosé un peu partout sur la planète, et Donald Trump, président de la première puissance mondiale, fait de la prolongation du « mur de Bush », qui sépare les Etats-Unis et le Mexique, un enjeu politique majeur de sa présidence.
Le phénomène concerne, selon les définitions des uns et des autres, la séparation physique pouvant aller d’une clôture grillagée à un véritable mur : il concerne entre 6 % et 18 % des 250 000 kilomètres de frontières terrestres dans le monde. « On compte aujourd’hui soixante-dix à soixante-quinze murs construits ou annoncés dans le monde, les murs existants s’étalant sur environ 40 000 kilomètres », soit autant que la circonférence de la Terre, affirme Elisabeth Vallet, une politologue canadienne de l’université du Québec à Montréal (UQAM). C’est cette estimation haute qui a frappé les esprits ces dernières années.

« Formule politique et médiatique »
Ce chiffre est toutefois contesté par des spécialistes des frontières, notamment par le géographe français Michel Foucher. « Je suis très méfiant à l’égard de la frénésie sur les murs. Le “mur” est une formule politique et médiatique, mais rarement une réalité. La plupart du temps, ce sont des clôtures. Des frontières non pas fermées mais filtrées. » Le géographe conteste d’ailleurs la vision du président américain. « Parler d’un mur, comme Trump le fait, ne correspond pas à la réalité. Cette frontière n’est pas un mur, cela n’a aucun sens. La frontière américano-mexicaine est l’une des plus ouvertes du monde, avec quarante-huit points de passage, des villes jumelles et 1,5 milliard...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Une majorité de Pakistanais feraient partie des migrants portés disparus dans le naufrage d’un bateau au large des côtes libyennes.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Naufrage près des côtes libyennes : quelque 90 migrants portés disparus

Une majorité de Pakistanais feraient partie des migrants portés disparus dans le naufrage d’un bateau au large des côtes libyennes.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 18h30
   





                        


Selon des survivants du naufrage, environ 90 émigrants, en majorité des Pakistanais, pourraient avoir péri vendredi lorsque leur bateau a coulé au large des côtes libyennes, a indiqué l’agence de l’ONU pour les migrations, l’OIM.
« Dix corps ont échoué sur les côtes libyennes », dont huit Pakistanais et deux Libyens, et il y a trois survivants, a déclaré aux médias à Genève une porte-parole de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Olivia Headon, lors d’une conférence téléphonique. « Deux des survivants ont nagé jusqu’à la côte », tandis que le troisième a été « secouru par un pêcheur », a-t-elle expliqué.
En 2017, 3 138 Pakistanais sont arrivés en Italie après avoir traversé la Méditerranée depuis la Libye, selon l’OIM. Cette année, les chiffres concernant les Pakistanais sont pour l’instant plus élevés, avec environ 240 arrivés en Italie en janvier contre seulement 9 en janvier de l’an dernier. En 2017, plus de 3 100 migrants sont morts ou ont disparu en tentant de traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Europe, dont plus de 2 800 au large de la Libye, selon un décompte de l’OIM.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Ankara renforce son emprise nationaliste sur la partie nord de l’île divisée depuis 1974.
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Chypre : le président turc Erdogan complique la réunification

Ankara renforce son emprise nationaliste sur la partie nord de l’île divisée depuis 1974.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 11h51
    |

            Philippe Ricard (Nicosie, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Sener Levent est catégorique depuis son bureau enfumé, à deux pas de la ligne « verte » qui coupe Nicosie en deux : tant que Recep Tayyip Erdogan sera au pouvoir à Ankara, le patron du quotidien Afrika n’attend rien de nouvelles négociations en vue de réunifier l’île de Chypre. « Avec Erdogan, trouver un accord n’est pas possible en raison de son ultranationalisme », juge cet inlassable détracteur du président turc, l’une des voix dissidentes dans la partie nord de l’île, occupée par la Turquie depuis 1974.
De l’autre côté des barbelés de la ligne « verte », le ton se veut plus diplomatique pour ne pas obérer les chances d’une incertaine réunification. En République de Chypre, les deux candidats en lice pour le second tour de l’élection présidentielle, dimanche 4 février, se disent favorables à une reprise des tractations sous l’égide de l’ONU, après leur échec de juillet 2017, à Crans-Montana (Suisse).

Le chef de l’Etat sortant, le conservateur Nicos Anastasiades, tout comme son rival de gauche, Stavros Malas, se sont qualifiés aux dépens d’un candidat plus nationaliste, opposé à la relance des tractations. Le second tour s’annonce serré à l’issue d’une campagne dominée par l’économie et par la question nord-chypriote.
« Turquisation » de la partie nord
« Notre souci concerne la nouvelle politique d’expansion de la Turquie : il paraît difficile de la voir accepter un retrait de Chypre, alors qu’elle envoie ses troupes en Syrie », dit Ioannis Kasoulides. Le ministre des affaires étrangères de M. Anastasiades rappelle que M. Erdogan demande le maintien d’une base militaire turque sur l’île. La République de Chypre exige au contraire le départ de l’ensemble des soldats – entre 30 000 et 40 000 – stationnés au nord.
M. Kasoulides se réjouit cependant de la mise en place à Nicosie-Nord d’une coalition ouverte à des discussions, dans la foulée des élections de janvier. Le scrutin avait pourtant vu la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Les entreprises du secteur de la sous-traitance des services publics sont en difficultés : après la faillite de Carillion, Capita alerte sur ses résultats.
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Au Royaume-Uni, les entreprises privées assurant des services publics se portent mal

Les entreprises du secteur de la sous-traitance des services publics sont en difficultés : après la faillite de Carillion, Capita alerte sur ses résultats.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 11h50
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Quand les habitants de Barnet, au nord de Londres, appellent leur mairie, la réponse leur arrive d’un centre d’appels basé à ­Coventry, à 150 kilomètres de là. L’entreprise qui s’en occupe s’appelle Capita, un géant de 73 000 employés, méconnu du grand public, qui exécute une large partie des services publics du Royaume-Uni. C’est elle qui collecte la redevance télévisée, gère le péage urbain de Londres et s’occupe de l’administration des services de santé.
Mardi 31 janvier, Capita a averti que ses résultats seraient moins bons que prévu. Surendettée, l’entreprise a lancé une augmentation de capital et va vendre certains actifs. A cette annonce, l’action a dégringolé de 47 %, portant le recul à 75 % depuis juin 2017.

La secousse se produit deux semaines après la faillite de ­Carillion, un autre géant de la sous-traitance, qui gérait des cantines, des prisons et nettoyait des hôpitaux. Dans l’urgence, l’Etat avait dû intervenir : s’il n’a pas renfloué l’entreprise, laissant les actionnaires et les créditeurs essuyer les pertes, il a dû reprendre le contrôle direct des contrats qu’il sous-traitait.
Une profonde remise en cause
Ces deux événements remettent profondément en cause le modèle britannique de la sous-traitance des services publics, développé par Margaret Thatcher dans les années 1980, mais vraiment accéléré par Tony Blair au début des années 2000. « Le paradigme est en train de changer, estime Jason Moyer-Lee, le secrétaire général du syndicat IWGB. L’idée que “le privé, c’est bien ; le public, c’est mal” s’effondre. »
Le Royaume-Uni est l’un des pays qui sont allés le plus loin dans ce modèle. D’après la Cour des comptes britannique, le tiers de toutes les dépenses publiques vont dans la sous-traitance.
Jeremy Corbyn, le leader du parti travailliste, favorable à la nationalisation de nombreux services, estimait récemment que l’exemple de Carillion prouvait « l’échec de l’idéologie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ L’homme qui risquait la torture en Algérie n’avait pas pu bénéficier de son droit de recours.
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La CEDH condamne la France pour l’expulsion d’un Algérien

L’homme qui risquait la torture en Algérie n’avait pas pu bénéficier de son droit de recours.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 11h38
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 11h39
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        


La France a fait l’objet jeudi 1er février d’une double condamnation par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui vient assombrir un tableau pourtant honorable. En 2017 en effet, la cour de Strasbourg a condamné son pays hôte à six reprises, quand l’Allemagne était condamnée sept fois, l’Italie vingt-huit fois mais le Royaume-Uni seulement deux fois. Sans comparaison avec la Russie et ses 293 condamnations.
L’affaire jugée ici est cependant embarrassante. Il s’agit d’un ressortissant algérien, condamné en France pour association de malfaiteurs terroristes, qui a été expulsé vers l’Algérie dans des conditions contestables. Selon la CEDH, la France a violé l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme sur l’interdiction de la torture, en expulsant le 20 février 2015 cet homme alors âgé de 39 ans vers un pays où sont signalés des « cas de torture et d’autres mauvais traitements dans des lieux de détention, en particulier dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ». Les juges de Strasbourg notent que le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture n’a obtenu d’Alger « aucune suite favorable à ses demandes de visite dont la première a été formulée en 1997 ».
De plus, la CEDH accuse les services français d’avoir organisé l’expulsion de façon à empêcher cet homme de faire valoir ses droits au regard de l’article bannissant la torture. La France est donc également condamnée pour avoir entravé ce droit au recours protégé par l’article 34 de la Convention.
Demande d’asile rejetée
Le déroulé des événements ne laisse guère de doute sur les intentions du ministère de l’intérieur, un mois après les attentats de Charlie et de l’Hyper Cacher. L’OFPRA avait rejeté le 17 février 2015 la demande d’asile de cet homme frappé d’une peine d’interdiction définitive du territoire français. La préfecture de Charente, la brigade de gendarmerie et les autorités algériennes ont été informées sans attendre de la décision pour préparer l’expulsion.
L’intéressé, lui, ne se voit notifier la décision que le 20 février à 9 h 20. Il saisit alors en urgence la CEDH qui demande immédiatement à la France de suspendre l’expulsion. Paris a argué avoir reçu la décision à 16 h 18 alors que l’avion avait décollé à 16 h 14… Cet homme qui avait été condamné en France à sept ans de prison ferme pour avoir projeté avec la « filière tchétchène » des attentats en France en 2001 et 2002 est aujourd’hui toujours en Algérie.
La cour de Strasbourg répète qu’elle ne remet pas en cause le droit des pays à expulser des ressortissants étrangers dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Mais sans violer pour autant les droits de l’homme.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/02/19-9">
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Plusieurs bagarres ont opposé, jeudi, des Afghans et des Erythréens, après une distribution de repas. Le ministre de l’intérieur s’est rendu sur place.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Une rixe entre migrants afghans et africains a fait une vingtaine de blessés, jeudi, dont plusieurs par balles.
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Migrants : à Calais, une explosion de violence

Une rixe entre migrants afghans et africains a fait une vingtaine de blessés, jeudi, dont plusieurs par balles.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 14h28
    |

            Maryline Baumard








                        



Calais rime désormais avec chaos. La « ville frontière », où se massent quelque 800 exilés (500 à 600 selon la préfecture), a vécu, jeudi 1er février, un « degré de violence jamais connu », de l’aveu même du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, qui a passé la nuit sur place. « Je suis venu réaffirmer notre mobilisation face aux passeurs qui nourrissent quotidiennement violences et rixes », a ajouté le ministre, en visitant le commissariat, alors que la communauté migrante comptait une vingtaine de blessés dont plusieurs touchés par balle. Quatre d’entre eux étaient entre la vie et la mort vendredi matin.
De violents affrontements entre migrants afghans et africains ont éclaté en début d’après-midi jeudi sur un lieu voisin d’une distribution de nourriture opérée par les associations. Tout a commencé par les tirs à l’arme à feu d’un ressortissant afghan, précise l’AFP, qui y lit « la thèse de la présence de passeurs sur place ». Les blessures graves de cinq jeunes Erythréens ont entraîné la riposte des Africains en soirée sur le lieu principal de distribution de nourriture, à proximité de l’ancienne jungle. « Les jeunes Oromos sont arrivés avec des barres de fer et des bâtons », observait un associatif choqué par les scènes dont il a été témoin. La police recherchait vendredi matin un ressortissant afghan qui aurait été particulièrement impliqué dans la rixe initiale.
Exacerbation de la tension générale
Depuis la visite, le 16 janvier, du chef de l’Etat, la situation se détériore un peu plus chaque jour. Les déclarations d’Emmanuel Macron ont eu deux conséquences immédiates. D’abord, les organisations humanitaires ont noté un afflux important de migrants. « A Paris et ailleurs, les exilés ont entendu que le chef de l’Etat enchaînait sa visite à Calais avec une rencontre de Theresa May, la première ministre britannique, pour un sommet franco-britannique. Ils sont donc arrivés massivement ici pour bénéficier du regroupement familial et du passage des mineurs, objet de la négociation », observe un humanitaire qui s’était déjà inquiété la semaine passée du changement d’ambiance sur ce territoire où les équilibres entre différentes communautés sont très pré­caires, mais essentiels pour ­éviter les rixes.
L’autre effet immédiat du discours du chef de l’Etat a été une exacerbation de la tension générale. Après les chaleureuses félicitations adressées aux forces de l’ordre et l’annonce de l’octroi d’une prime aux policiers de ­Calais – alors que l’inspection des polices avait souligné comme « plausibles » en octobre 2017 des « manquements à la doctrine d’emploi de la force et à la déontologie policière » –, l’écrivain et chroniqueur Yann Moix a accusé Emmanuel Macron, dans les colonnes de Libération, d’avoir instauré à Calais un « protocole de la bavure ». Dans cette lettre ouverte au président, il affirmait avoir filmé des « actes de barbarie ». Le préfet avait dénoncé des « affirmations infamantes pour les forces de l’ordre », estimant que le réalisateur confond « violences policières » et « opérations de maintien de l’ordre ».

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Dans un contexte où police et gendarmerie sont mandatées pour éviter « tout point de fixation », la frontière entre les deux semble en effet poreuse. « Tous les matins, depuis quatre jours, les forces de l’ordre “désquattent” tout de A à Z », observe ainsi Jean-Claude Lenoir, le président de l’association Salam. Cela signifie qu’ils démantèlent tout semblant d’abri de fortune, confisquant du même coup les biens des migrants, au prétexte qu’ils sont abandonnés, puisque ces derniers fuient rapidement à l’arrivée d’un uniforme.
Plainte d’associations
Le Monde avait été témoin, le 6 décembre 2017, d’une de ces « opérations désquattage » durant laquelle les affaires personnelles d’un groupe de migrants réveillés par les forces de l’ordre avaient été jetées à la benne à ordures, et des associations ont porté plainte pour la destruction d’effets leur appartenant. Depuis, la préfecture a annoncé un dispositif de récupération des sacs, mais jeudi, les exilés devaient « présenter une pièce d’identité pour pouvoir le faire », comme a pu l’observer Vincent de Coninck, du Secours Catholique. En conséquence, « ils sont de plus en plus nombreux à enterrer leurs affaires personnelles, comme des animaux, pour éviter de se retrouver dans cette situation », déplorait jeudi l’humanitaire.
Les migrants qui tentent le passage en Grande-Bretagne refusent en effet le dispositif de mise à l’abri mis en place par l’Etat sous forme de deux centres d’accueil et d’examen des situations, ouverts après injonction du Conseil d’Etat en juillet 2017. Ces lieux se trouvent loin de Calais et l’examen des situations administratives qui aboutirait au renvoi d’une très large part d’entre eux vers un autre pays européen, au nom de l’application des accords de ­Dublin, les dissuade d’y aller.

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Dans ce contexte, rendu plus difficile encore par le froid et la pluie, la population migrante de Calais a atteint un épuisement total qui « redonne du pouvoir aux passeurs », note M. Lenoir, « puisque les jeunes migrants veulent fuir à tout prix » ce lieu invivable. Fort d’une connaissance historique du lieu, cet ancien enseignant estime que l’Etat se fourvoie et rappelle que des politiques purement répressives, « ont déjà été tentées par d’autres gouvernements depuis vingt ans, mais ont toujours fait la preuve de leur échec ».
Le milieu associatif calaisien s’inquiète globalement que la seule réponse apportée au problème soit une nouvelle fois l’augmentation du nombre de forces de l’ordre affectées au lieu etdéjà supérieur au nombre de migrants. Rebondissant sur la promesse de M. Macron le 16 janvier, Gérard Collomb a indiqué vendredi : « Dans les quinze prochains jours, nous serons capables de prendre en charge la distribution des repas. » Ila par ailleurs « fait appel au bon sens des associations : il ne peut y avoir d’organisation sauvage ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Le syndicat IG Metall réclame une hausse des salaires de 8 % sur vingt-sept mois pour 3,9 millions d’ouvriers et menace de prolonger le mouvement social.
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Troisième journée de grèves dans l’industrie allemande

Le syndicat IG Metall réclame une hausse des salaires de 8 % sur vingt-sept mois pour 3,9 millions d’ouvriers et menace de prolonger le mouvement social.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 09h45
   





                        


Les salariés de l’industrie ont entamé, vendredi 2 février, une troisième grève de vingt-quatre heures en Allemagne, dans de grandes entreprises comme Mercedes-Benz et Porsche ou chez le constructeur aéronautique Airbus, à l’appui de revendications portant sur les salaires et la durée du temps de travail. Ces débrayages, qui doivent prendre fin vendredi soir, sont les dernières grèves d’avertissement lancées par le puissant syndicat IG Metall avant un vote sur une prolongation du mouvement social.
Invoquant la robuste croissance économique actuelle en Allemagne et le taux de chômage remarquablement bas, IG Metall réclame une hausse des salaires de 8 % sur vingt-sept mois pour 3,9 millions d’ouvriers. Le syndicat demande aussi à ce que les ouvriers puissent réduire leur temps de travail hebdomadaire de 35 à 28 heures s’ils ont à s’occuper d’enfants, de personnes âgées ou de parents malades, et reprendre à plein temps au bout de deux ans.
Il s’agit de la première offensive de taille d’IG Metall sur le temps de travail depuis les sept semaines de grèves de 1984, qui avaient contribué à une réduction de la durée hebdomadaire de travail de 40 à 35 heures.

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Première grève d’avertissement chez Volkswagen
Le patronat a proposé une hausse de 6,8 % des salaires mais rejette les revendications sur la baisse du temps de travail tant que les salariés n’accepteront pas aussi de pouvoir travailler plus lorsque ce sera nécessaire.

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Près de 200 000 salariés de plus de cent entreprises, dont le constructeur de machines et véhicules industriels MAN et le constructeur automobile Ford, ont observé des grèves tournantes de 24 heures mercredi et jeudi, selon IG Metall. Vendredi en fin de journée, le nombre d’entreprises touchées devrait passer à 260.
Dans un autre conflit social, IG Metall a menacé de paralyser la production automobile du constructeur Volkswagen si la direction continue de s’opposer à des hausses de salaires conséquentes. Plus de 20 000 ouvriers de l’usine de Wolfsburg ont débrayé pendant deux heures, jeudi, ce qui était la première grève d’avertissement chez VW depuis 2004.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ La presse israélienne et américaine déplore que le vote de ce texte polémique coïncide avec le 73e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau.
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Pologne : le vote d’une loi mémorielle sur la Shoah suscite incompréhension et inquiétude

La presse israélienne et américaine déplore que le vote de ce texte polémique coïncide avec le 73e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 20h36
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 11h36
    |

            Pierre Bouvier








                        



   


Après les députés, les sénateurs polonais ont voté, dans la nuit de mercredi 31 janvier à jeudi 1er février, une loi sur la Shoah destinée à défendre l’image du pays. Pour entrer en vigueur, la loi doit encore être signée par le président polonais, Andrzej Duda.
Cette loi rend passible de peines allant jusqu’à trois ans de prison le fait de dire ou de laisser entendre que la Pologne porte une part de responsabilité dans les crimes contre l’humanité commis par l’Allemagne nazie. L’un des objectifs de ce texte, porté par le parti Droit et Justice (PiS), est d’empêcher l’usage de l’expression « camp de la mort polonais », un raccourci qui exaspère le pays.

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Le vote de cette loi a provoqué la colère de l’ancienne ministre des affaires étrangères israélienne Tzipi Livni, rapporte le quotidien israélien Haaretz. Pour elle, ce texte « inacceptable est un crachat à la figure d’Israël », auquel « Israël doit répondre fermement et présenter les documents prouvant les crimes des Polonais ».
Haaretz s’attarde sur le climat qu’a créé l’examen de cette loi, avec de nombreux dérapages dans les médias polonais. Ainsi Marcin Wolski, responsable de la chaîne publique TV2, s’est emporté lundi, demandant s’il ne valait pas mieux parler de camps d’extermination « juifs » plutôt que « nazis ». « Qui s’y occupait des fours crématoires ? », a-t-il hasardé. Il faisait référence aux Sonderkommandos constitués par les SS et composés de déportés juifs qui étaient chargés d’accompagner les victimes jusqu’aux chambres à gaz, d’en sortir les corps, puis de les brûler. Piotr Nisztor, journaliste à la radio publique, a pour sa part suggéré que les Polonais soutenant la position israélienne devraient renoncer à leur nationalité polonaise, rappelle encore Haaretz.
Crise diplomatique
Le chef du parti centriste d’Israël Yesh Atid, Yaïr Lapid, s’est également élevé contre le texte, écrit le Jerusalem Post :
« Je condamne fermement cette nouvelle loi, qui tente de nier la complicité polonaise dans l’Holocauste. Celui-ci a été conçu en Allemagne, mais des centaines de milliers de juifs ont été tués sans avoir jamais rencontré un soldat allemand. Il y a eu des camps de la mort polonais et aucune loi ne peut rien y changer. »

I utterly condemn the new Polish law  which tries to deny Polish complicity in the Holocaust. It was conceived in G… https://t.co/9m59GJHeMD— yairlapid (@יאיר לפיד)


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Une remarque qui a déclenché une crise diplomatique : l’ambassade de Pologne à Tel-Aviv lui a répondu sur Twitter, le renvoyant vers la mise au point de l’International Holocaust Remembrance Alliance sur les « camps de la mort polonais » : « Vos affirmations insoutenables montrent à quel point l’éducation à l’Holocauste est nécessaire, même ici en Israël. »

@yairlapid Your unsupportable claims show how badly Holocaust education is needed, even here in Israel— PLinIsrael (@שגרירות פולין)


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De son côté, le Washington Post rappelle qu’en mai 2012, le président Barack Obama avait été à l’origine d’une autre crise diplomatique avec Varsovie en parlant des « camps polonais de la mort » à propos d’un camp d’extermination nazi dans un discours d’hommage posthume à un officier polonais.
Timing malheureux
Le journal américain insiste également sur le timing malheureux du vote par la Chambre basse du Parlement à Varsovie, vendredi, jour du 73e anniversaire de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, et la veille de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste.
Même observation dans le New York Times, qui trouve « déconcertante » la date retenue. « Mais il est indéniable que les Polonais ont été directement ou indirectement complices des crimes commis sur leur terre, et que des Polonais ont commis des pogroms, pendant et après la guerre », ajoute le quotidien. Avant de rappeler :
« Le gouvernement polonais n’est pas le premier à vouloir réécrire l’histoire en sa faveur. L’URSS a longtemps fait référence aux “victimes du fascisme”, évitant la référence à l’identité juive des victimes, tandis que l’Autriche s’est longtemps présentée comme “premier pays victime des nazis”, niant toute responsabilité dans les crimes du régime. »

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Selon Halina Birenbaum, une survivante de l’Holocauste, interrogée par le site israélien Ynet, cette loi repose surtout sur une « incompréhension de la tragédie juive ». Elle ajoute que les Polonais ne faisaient pas partie de l’appareil de répression nazi : « Des juifs — comme la police juive du ghetto — ont fait des choses terribles et ont permis le départ des convois vers Treblinka. Mais les Polonais ont aidé, ils ont participé au meurtre. »
Le Mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, dédié à la mémoire de la Shoah, rappelle également dans un communiqué que l’expression « camps de la mort polonais » est incorrecte, ces camps ayant été construits par l’Allemagne nazie en Pologne occupée. Toutefois, il fait aussi part de son inquiétude quant aux « limitations que place la loi sur les expressions relatives à la complicité de segments de la population polonaise à des crimes contre des juifs […] pendant l’Holocauste. Yad Vashem continuera à soutenir les recherches visant à dévoiler la réalité complexe des relations entre Polonais et juifs pendant l’Holocauste ». Parmi les 26 513 Justes parmi les nations reconnus par Yad Vashem, un peu plus de 6 700 sont polonais. C’est plus qu’aucune autre nation.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Darren Osborne avait lancé une camionnette contre des musulmans près de la mosquée londonienne de Finsbury Park en juin 2017, tuant un homme et en blessant 12 autres.
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L’auteur de l’attaque près d’une mosquée de Londres condamné à la prison à perpétuité

Darren Osborne avait lancé une camionnette contre des musulmans près de la mosquée londonienne de Finsbury Park en juin 2017, tuant un homme et en blessant 12 autres.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 19h02
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 14h09
   





                        



   


Darren Osborne, 48 ans, a été condamné vendredi 2 février à une peine de prison à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 43 ans. Il avait été reconnu coupable de meurtre et tentative de meurtre la veille, jeudi 1er février, par le tribunal de Woolwich (est de Londres).
Osborne a nié être l’auteur de l’attaque survenue dans la nuit du 18 au 19 juin, un soir de ramadan, et qui avait fait un mort et dix blessés. L’accusé a expliqué durant le procès qu’il était seulement le passager du van conduit par un homme présenté comme un complice et qu’il a nommé Dave. Mais les enquêteurs ont conclu qu’il avait agi seul.
« Nous avons été clairs tout au long du procès sur le fait qu’il s’agissait d’une attaque terroriste et il doit maintenant faire face aux conséquences de ses actions », a commenté la représentante du parquet Sue Hemming, jugeant son récit « pas convaincant » face au « poids écrasant des preuves ».
« Dès le début de notre enquête, nous n’avons trouvé aucune preuve qu’Osborne aurait agi autrement que seul », a expliqué à des journalistes le commandant Dean Haydon, chef la lutte contre le terrorisme à Scotland Yard. Il a qualifié Osborne d’« individu perturbé, mauvais et rempli de haine », avec des « antécédents de violence, alcoolisme, toxicomanie et dépression ».
« Obsédé » par les musulmans
Darren Osborne, père de quatre enfants sans emploi et sans ami proche vivant dans la banlieue de Cardiff (Pays de Galles), « était devenu obsédé par les musulmans » dans les semaines précédant l’attentat, selon sa compagne.
Selon l’accusation, il s’était radicalisé dans les semaines précédant l’attaque. « Darren Osborne a prévu et conduit cette attaque en raison de sa haine des musulmans », a ajouté Mme Hemming.
Le catalyseur de son obsession semble avoir été la diffusion de la série de la BBC « Three girls ». Cette fiction s’appuyant sur des faits réels raconte l’histoire de jeunes femmes victimes de viols et d’agressions sexuelles commises par un groupe de musulmans britanniques d’origine pakistanaise, dans la banlieue de Manchester.
Peu après minuit, le 19 juin, Darren Osborne avait précipité son véhicule sur un groupe de personnes regroupées près de la mosquée de Finsbury Park et venant en aide à Makram Ali, un homme de 51 ans victime d’un malaise. Ce dernier succombera lors de l’attaque.

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Cette attaque était survenue dans un climat d’extrême fébrilité au Royaume-Uni, après trois attentats en trois mois, à Londres et Manchester, ayant fait 35 morts et revendiqués par l’organisation djihadiste Etat islamique (EI).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Depuis juin 2017, les opinions pro-européennes dépassent très légèrement celles favorables à un divorce avec l’UE, mais aucun mouvement général de regret n’est perceptible dans les sondages.
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édition abonné


Non, les Britanniques ne regrettent pas le Brexit

Depuis juin 2017, les opinions pro-européennes dépassent très légèrement celles favorables à un divorce avec l’UE, mais aucun mouvement général de regret n’est perceptible dans les sondages.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 18h37
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 09h01
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Les Britanniques sont-ils en train de changer d’avis sur le Brexit ? Bien des Français, ahuris par la décision de larguer les amarres avec l’Union européenne et l’absence de vision d’avenir du gouvernement May, veulent le croire. Pour l’heure, il n’en est rien, et le clivage profond ouvert par le référendum de juin 2016 bouleverse durablement le paysage politique. Un groupe d’éminents universitaires britanniques a posé ce diagnostic, mercredi 31 janvier, en publiant à Londres une passionnante synthèse de leurs travaux qui contrarie quelques vœux pieux et interroge sur la possibilité d’un accord avec l’UE acceptable par l’opinion.
« Les Britanniques sont de plus en plus pessimistes sur les répercussions économiques du Brexit et encore davantage sur la capacité de Theresa May à négocier un bon accord avec l’UE, résume John Curtice, professeur de sciences politiques à Glasgow. Pourtant, il n’existe pas de mouvement général de regret. » Certes, depuis que Mme May a perdu les élections en juin 2017, les opinions pro-européennes dépassent très légèrement les pro-Brexit. « Cela ressemble à un petit glissement, modère M. Curtice, mais il n’y a pas de quoi s’exciter : il s’agit de 49/51 ou 48/52. » Certes, 8 % des « leavers » (partisans du divorce) veulent désormais rester dans l’UE. Mais 7 % des « remainers » (favorables au maintien) ont… changé d’avis dans l’autre sens.
Quant à la perspective d’un second référendum, elle rallie entre 37 % et 50 % des Britanniques selon les instituts de sondage. Mais John Curtice insiste sur le flou qui entoure la question qui serait posée alors et ne note pas d’envolée de l’opinion en faveur d’un tel remake.

Motivations d’ordre « identitaire »
Si les cahots du Brexit – baisse de la livre, inflation, concessions à Bruxelles – n’impressionnent guère les Britanniques, c’est que leurs motivations pour rompre avec l’UE, plus profondes, sont d’ordre « identitaire »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ La décision de Bo Van Spilbeeck, communiquée lundi par la direction de la chaîne flamande VTM, a entraîné de nombreuses manifestations de soutien.
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En Belgique, le changement de genre d’un journaliste vedette fait sensation

La décision de Bo Van Spilbeeck, communiquée lundi par la direction de la chaîne flamande VTM, a entraîné de nombreuses manifestations de soutien.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 17h13
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 17h46
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        


Il s’appelait Boudewijn Van Spilbeeck et, bientôt, elle deviendra « Bo », toujours journaliste vedette de la chaîne flamande VTM, mais qui a déclaré vouloir vivre désormais en tant que femme. Communiquée lundi 29 janvier par la direction de la télévision privée, cette information concernant une personnalité (un « BV », « Flamand connu ») a fait sensation et remis en lumière la question du statut des transgenres.
Depuis le 1er janvier, en effet, les personnes qui ont la conviction que le sexe mentionné dans leur acte de naissance ne correspond pas à leur identité de genre peuvent faire modifier leurs papiers sur simple déclaration sur l’honneur. Avant la loi du 25 juin 2017, les transgenres devaient pour cela passer par de lourds traitement médicaux.
L’annonce de Bo Van Spilbeeck a entraîné de nombreuses réactions, la plupart d’encouragement à l’intéressée, mais parfois hostiles. Spécialisée dans la couverture des guerres et les grands reportages, la journaliste de 58 ans a expliqué qu’elle suivait depuis six mois un traitement médical et une thérapie hormonale. « Ma transformation sera complète dans un an et mon corps sera en harmonie avec mon esprit », a-t-elle souligné, se disant étonnée par l’intérêt qu’elle suscite.
Citée en exemple de courage
Si elle ne s’est pas décidée plus rapidement, explique-t-elle, c’était par crainte de perdre son emploi et de bouleverser l’équilibre de sa famille et de son cercle d’amis. Elle a été soutenue par ses collègues et sa rédaction en chef, qui a simplement décidé de l’éloigner durant quelques mois de l’écran.
La journaliste, mariée et ayant eu deux enfants, a expliqué qu’elle se débattait depuis son enfance avec des questions sur son identité sexuelle et songeait depuis une quinzaine d’années à un changement de genre.
Depuis lundi, de nombreuses personnes lui ont manifesté leur soutien, certaines la citant en exemple de courage. Elle dit, de son côté, avoir voulu suivre l’exemple de l’Américaine Caitlyn Jenner, qui a cessé en 2015 d’être Bruce Jenner, athlète de décathlon.
La seule réaction véritablement hostile est venue d’un cercle d’étudiants catholiques, le KVHV. « La décision de changer de sexe n’est pas courageuse, mais une capitulation absurde », a jugé ce groupement, qui prône plutôt une aide médicale et familiale soutenue pour les transgenres. Il reproche aussi aux médias de s’intéresser à une situation qui relevait encore récemment, selon lui, du « dérèglement mental ».
Des commentaires qui n’ont pas été relayés par les partis politiques, même les plus conservateurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Les trois ex-responsables en appellent au groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire pour faire pression sur l’Etat espagnol.
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Trois dirigeants catalans contestent leur détention provisoire devant l’ONU

Les trois ex-responsables en appellent au groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire pour faire pression sur l’Etat espagnol.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 16h24
   





                        



   


Trois dirigeants indépendantistes catalans en détention provisoire ont engagé un recours devant les Nations unies pour contester la légalité de leur détention, ont annoncé jeudi 1er février leurs avocats.
Oriol Junqueras (ex-vice-président du gouvernement catalan), Jordi Sanchez (ex-président de l’Assemblée nationale catalane) et Jordi Cuixart (président de l’association indépendantiste Omnium Cultural) sont accusés de sédition pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne à l’automne dernier.
Ces trois personnalités ont engagé leur recours devant le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire, un groupe d’experts chargé de faire des recommandations aux Etats qui ne respectent pas la légalité. C’est ce même groupe qui a conclu en février 2016, après un an et demi d’enquête, que Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, était détenu « arbitrairement ».

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Alors que d’autres organisateurs du référendum et de la déclaration d’indépendance de l’an dernier — deux actes déclarés illégaux par l’Espagne — se sont enfuis à Bruxelles, Oriol Junqueras, Jordi Sanchez et Jordi Cuixart ont été arrêtés et n’ont pas obtenu d’être laissés en liberté avant leur procès.

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Leurs avocats dénoncent une « insulte aux droits humains »
« Leur détention en Espagne est une insulte aux droits humains, laquelle a pour but de les empêcher de remplir leur rôle de représentants politiques du peuple catalan », a déclaré un de leurs avocats, Ben Emmerson, dans une déclaration lue avant une conférence de presse à Londres.
Les avocats ne demandent pas au groupe de travail sur la détention arbitraire de se prononcer sur le référendum d’indépendance du 1er octobre 2017, mais de dire qu’un gouvernement ne peut pas réprimer la dissidence politique en mettant des opposants en détention provisoire, a expliqué Ben Emmerson.
Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a mis la Catalogne sous administration directe de l’Etat espagnol à la fin d’octobre et a convoqué des élections régionales pour tenter d’obtenir un vote défavorable aux partis indépendantistes.

   


Lors de ce scrutin anticipé, le 21 décembre 2017, le chef du gouvernement espagnol a perdu son pari. Les électeurs ont envoyé de nouveau au Parlement régional catalan une majorité en faveur de l’indépendance.

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Quant à l’élection du chef de l’exécutif catalan, à laquelle devait procéder ce mardi le nouveau Parlement régional, elle a été repoussée sine die, le candidat indépendantiste étant l’ancien président Carles Puigdemont, réfugié depuis trois mois à Bruxelles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Dans sa chronique, le chercheur au CNRS Thibault Gajdos estime qu’en matière d’immigration le gouvernement gagnerait à faire preuve de pédagogie et de courage plutôt que de reprendre à son compte un discours anxiogène et mensonger.
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Pourquoi choisir le discours de la peur contre les réfugiés ?

Dans sa chronique, le chercheur au CNRS Thibault Gajdos estime qu’en matière d’immigration le gouvernement gagnerait à faire preuve de pédagogie et de courage plutôt que de reprendre à son compte un discours anxiogène et mensonger.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 14h10
    |

                            Thibault Gajdos (Chercheur au CNRS)








                        



                                


                            

Politiques publiques. Selon le gouvernement, la France ferait face à une pression migratoire insoutenable. Elle ne saurait donc accueillir les réfugiés menacés dans leur pays qu’à condition d’être « intraitable » – pour reprendre les termes d’Emmanuel Macron – envers ceux qui ne relèveraient pas du droit d’asile. C’est par conséquent au nom même de l’exigence d’hospitalité que la France devrait conduire une politique migratoire d’une brutalité sans précédent depuis la seconde guerre mondiale.
Prétendre que la France est menacée par une vague migratoire à laquelle elle n’aurait pas les moyens économiques de faire face relève du pur mensonge
Ce discours ne résiste cependant pas un instant à l’analyse. Selon le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, « il y a 95 000 demandes d’asile par an, c’est-à-dire une grande ville chaque année. Si nous accueillions tout le monde, nous ne pourrions pas le faire dans de bonnes conditions ». Pour bien comprendre de quoi l’on parle, notons que la France comptait 4 réfugiés pour 1 000 habitants en 2015, contre 8 en Suisse, 15 en Suède, 24 en Turquie et 209 au Liban. Et, selon Gérard Collomb, elle serait incapable d’accueillir décemment 1,5 réfugié par an pour 1 000 habitants, soit l’équivalent du public à un concert au Stade de France ?
Prétendre que la France est menacée par une vague migratoire à laquelle elle n’aurait pas les moyens économiques de faire face relève du pur mensonge. Quant à la distinction entre les « bons » migrants (qui relèvent du droit d’asile) et les autres (qu’il faut refouler implacablement), elle n’est pas, et de loin, aussi évidente que le gouvernement le prétend.
Car la convention de Genève sur les réfugiés laisse une part d’appréciation notable aux pays d’accueil. Ainsi, l’Allemagne a accordé en 2015 le droit d’asile à toutes les personnes venant de Syrie, tandis que la France ne l’a accordé qu’à 60 % d’entre elles, les autres n’ayant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ En s’opposant à la grande coalition de son parti, le SPD, avec Angela Merkel, le chef des jeunes sociaux-démocrates fait souffler un vent de rébellion en Allemagne.
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Kevin Kühnert, le frondeur du SPD


                      En s’opposant à la grande coalition de son parti, le SPD, avec Angela Merkel, le chef des jeunes sociaux-démocrates fait souffler un vent de rébellion en Allemagne.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 12h30
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








   


Président du mouvement de jeunesse du parti (« les Jusos »), qui compte 70 000 membres, Kevin Kühnert mène campagne contre une réédition de la « grande coalition ».
La revanche des Kevin
Kevin Kühnert est né le 1er juillet 1989 à Berlin-Ouest. Selon le quotidien Bild, il a appris tôt à balayer les blagues sur son prénom, qu’il doit au footballeur britannique Kevin Keegan, apprécié de ses parents. Est-ce de là qu’il tient la tranquille assurance avec laquelle il ose défier la direction de son parti, Martin Schulz en tête ? Les Kevin tiennent en tout cas leur revanche : « Tu sais que les choses vont mieux quand, pour la première fois, un chancelier s’appelle Kevin », affirmait en 2007 une chanson du groupe humoristique Pigor & Eichhorn, récemment citée dans les médias.
La carte jeune
Depuis novembre 2017, Kevin Kühnert est le président des jeunes sociaux-démocrates, les Jusos, qui comptent 70 000 membres et furent dirigés jadis par Gerhard Schröder. Sa campagne infatigable pour le « non » à une nouvelle « grande coalition » a donné au mouvement une lumière inédite. Les Jusos apparaissent comme le cœur encore vivant d’un SPD divisé et angoissé par son déclin. « Notre génération tient à ce qu’il reste quelque chose de cette boutique, bon sang de bois ! », a-t-il déclaré au congrès du parti en décembre 2017.
La nouvelle star
Lors d’un congrès national extraordinaire le 21 janvier, son intervention de quelques minutes a été davantage applaudie que le discours d’une heure de Martin Schulz. Résultat : le vote des délégués a été extrêmement serré. Sa maîtrise du discours impressionne les journalistes. Il parle calmement, sans notes ni hésitations, et sait susciter l’émotion de son public. « Quelle que soit l’option que nous choisirons, cela fera mal », a-t-il lancé.

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                En Allemagne, le SPD doit se prononcer pour ou contre une coalition avec Merkel



La relève
Kevin Kühnert ne plaide pas pour de nouvelles élections, mais pour un gouvernement minoritaire en Allemagne. Une option qui permettrait de renforcer le Parlement et de ressourcer les partis, estime-t-il. Un avis que partagent certains trentenaires au sein du Parti libéral-démocrate (FDP) et chez les chrétiens-démocrates (CDU) : une génération lassée de l’ère Merkel, marquée par douze années de consensus et de pragmatisme politique.



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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ La première ministre britannique espère renforcer les échanges avec Pékin après le Brexit sans se plier aux exigences chinoises.
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Theresa May entame une visite délicate en Chine

La première ministre britannique espère renforcer les échanges avec Pékin après le Brexit sans se plier aux exigences chinoises.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 11h02
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant) et 
Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

La première ministre britannique, Theresa May, a été reçue, mercredi 31 janvier, à Pékin avec tous les honneurs par son homologue chinois, Li Keqiang. Ensemble, ils ont célébré « l’âge d’or de la coopération » des relations entre leurs deux pays – une expression qui date du voyage de George Osborne, ministre des finances du précédent gouvernement conservateur, fin 2015.
Les partisans du Brexit font miroiter aux Britanniques un brillant avenir grâce à de futurs accords de libre-échange avec les pays les plus dynamiques du monde, et Mme May est attendue sur sa capacité à faire avancer cette perspective avec Pékin. Or, l’attitude de la première ministre à l’égard de la Chine contraste avec l’enthousiasme débridé du gouvernement conservateur précédent qui, avant le Brexit, comptait sur les investissements chinois pour parer aux carences de l’Etat en matière de grands équipements (centrales nucléaires, trains à grande vitesse).
Theresa May a inauguré son mandat par un geste de défiance à l’égard de Pékin : en juillet 2016, elle a suspendu la décision de construire la mégacentrale nucléaire d’Hinkley Point – financée pour un tiers par le géant chinois CGN aux côtés d’EDF –, s’alarmant d’une menace chinoise pour la sécurité nationale, avant de finalement donner son feu vert en septembre.
Pékin a pour politique de soutenir l’unité de l’Union européenne. Mais c’est souvent pour mieux pouvoir la diviser
Sans encore pouvoir entrer dans les négociations d’un nouveau traité de libre-échange avec la Chine, qui ne seront possibles qu’après le Brexit, la première ministre britannique espère positionner son pays favorablement dans le jeu européen face à Pékin. « La Chine va ouvrir ses portes de plus en plus grand à la Grande-Bretagne », lui a fait miroiter M. Li, après avoir rappelé que « les relations sino-britanniques ne vont pas changer rien que parce que les relations entre le Royaume-Uni et l’Europe changent ».
Une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Le taux de chômage de la zone euro a été ramené à 8,7 % en décembre 2017, au plus bas depuis neuf ans.
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L’Europe fait face à des difficultés de recrutement

Le taux de chômage de la zone euro a été ramené à 8,7 % en décembre 2017, au plus bas depuis neuf ans.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 14h51
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

C’est la dernière grande séquelle laissée par la crise de 2008, et sur ce front-là aussi, la situation s’améliore. En décembre 2017, le taux de chômage de la zone euro s’est établi à 8,7 %, selon les chiffres publiés mercredi 31 janvier par Eurostat. Il s’agit du plus bas niveau enregistré depuis janvier 2009. Sur l’ensemble de 2017, le taux de demandeurs d’emploi est ainsi ressorti à 9,1 % dans la zone euro, et à 7,7 % dans l’Union européenne.
Le tableau est, bien sûr, très contrasté selon les Etats. Si l’Allemagne (3,6 % en décembre) et les Pays-Bas (4,4 %) frôlent le plein-emploi, la Grèce (20,7 %) et l’Espagne (16,4 %) se débattent toujours avec un chômage élevé. La France (9,2 %) et l’Italie (10,8 %) sont encore au-dessus de la moyenne de la zone euro tandis que le Portugal, où les créations de postes surprennent par leur dynamisme, est passé en dessous (7,8 %).

Il faudra encore du temps pour que l’ensemble de l’Union européenne renoue avec le plein-emploi, d’autant qu’une grande partie des postes créés ces derniers mois sont précaires. Ainsi, sur les 21,5 millions de contrats signés en Espagne en 2017, 19,6 millions étaient des CDD, selon les chiffres du gouvernement. Malgré cela, la même musique commence à se faire entendre dans plusieurs Etats membres, en particulier ceux où le taux de chômage est repassé sous la barre des 10 % : certaines entreprises peinent de plus en plus à recruter.
Même son de cloche
« Pour nous, c’est le défi n°1 des mois à venir », confie Antti Nivala, patron de M-Files, une société informatique implantée à Tampere, au sud de la Finlande. Pendant la crise, il a embauché nombre des ingénieurs laissés sur le carreau par Nokia, le géant du mobile en difficulté. « Maintenant qu’ils sont tous recasés, les profils qualifiés que nous recherchons sont devenus presque introuvables, et c’est préoccupant », détaille-t-il.
En France, en Allemagne, en Irlande, en Belgique ou encore au...




                        

                        

