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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Une grande concertation sur la fonction publique doit se dérouler en 2018. En ligne de mire, l’objectif présidentiel de suppression de 120 000 postes.
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Fonction publique : vers un recours accru aux contractuels et un plan de départs volontaires

Une grande concertation sur la fonction publique doit se dérouler en 2018. En ligne de mire, l’objectif présidentiel de suppression de 120 000 postes.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 15h26
   





                        


Le recours accru aux contractuels et l’ouverture d’un plan de départs volontaires seront au menu d’une « grande concertation » sur la fonction publique qui débute en février, a annoncé jeudi 1er février le premier ministre Edouard Philippe, à l’issue d’un comité interministériel.
Des réunions sont prévues entre le gouvernement et les syndicats de la fonction publique dans le cadre de cette concertation qui se poursuivra toute l’année, a précisé le ministre de l’action et des comptes publics Gérald Darmanin, qui en sera chargé avec le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt. En ligne de mire, l’objectif présidentiel de suppression de 120 000 postes.
Dans le projet du gouvernement, les possibilités de recourir aux contrats plutôt qu’au statut de fonctionnaire « seront largement étendues, notamment pour les métiers ne relevant pas d’une spécificité propre au service public, a annoncé le premier ministre. Ce qui est en jeu, c’est d’adapter le statut de la fonction publique, de l’assouplir, de faire en sorte qu’il puisse redevenir un cadre efficace pour l’action publique. »
Rémunération au mérite
Gérald Darmanin a, quant à lui, précisé les contours du « plan de départs volontaires » tout juste annoncé :
« Il ne s’agit pas de faire un plan de départs volontaires pour tout le monde, bien évidemment. Il s’agit d’adapter nos services publics et de le faire avec et pour les agents publics. (…) Il s’agit d’imaginer avec les agents publics un plan de départs volontaires pour ceux qui souhaiteraient partir, en conséquence de la réforme de l’Etat. »
L’exécutif veut développer davantage la rémunération au « mérite », a en outre annoncé M. Philippe. La discussion doit également porter sur deux autres chantiers délicats : la simplification des instances représentatives du personnel et l’accompagnement des départs ou des reconversions dans la fonction publique.

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                Emmanuel Macron s’attaque au classement de sortie de l’ENA



Edouard Philippe a, par ailleurs, confirmé une réforme évoquée par Emmanuel Macron il y a dix jours : les diplômés de l’ENA, l’Ecole nationale d’administration, issus des grands corps, les plus prestigieux, seront désormais affectés, deux ans après leur sortie de l’école de la haute fonction publique, aux « projets prioritaires » de l’exécutif, en administration centrale ou territoriale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Chronique. A 62 ans, le ministre de l’environnement a enfin remporté une victoire avec l’abandon de la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
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Il est comme ça… Nicolas Hulot


                      Chronique. A 62 ans, le ministre de l’environnement a enfin remporté une victoire avec l’abandon de la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 15h15
    |

            Philippe Ridet








   


Une victoire, enfin, nette et sans bavure. Avec l’abandon de la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Nicolas Hulot, ministre de l’environnement et numéro 3 du gouvernement, peut triompher. Opposé à ce projet, sans en faire la condition de sa participation à l’exécutif, il s’est bien gardé de se mettre en avant. Mais on se demande ce qu’il aurait continué à faire dans la team Philippe s’il avait été désavoué. A part peut-être composer des menus bio à l’Elysée et à Matignon. Déjà qu’il avait dû avaler la couleuvre du renouvellement de la licence du glyphosate par la Commission européenne, le report au-delà de 2025 de la baisse à 50 % de la part du nucléaire dans la production électrique et l’autorisation d’abattre 40 loups gris prédateurs de brebis (#balancetonloupgris). Pour un peu, on lui aurait reproché de posséder neuf véhicules à moteur, trois maisons et 7,3 millions d’euros de patrimoine…

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N’était sa nature discrète, Nicolas Hulot pourrait faire le tour du terrain la tête cachée dans son maillot et les bras écartés. N’était sa nature renfrognée, il pourrait même sourire. Mais son dab préféré ne ressemble à aucun autre. Avec son air de Droopy (« You know what ? I’m happy »), il garde les mains croisées sur sa veste, le regard ailleurs (inaptitude au bonheur ? blessures d’enfance ?). Bref, jamais content !
« C’est un boxeur qui n’aime pas prendre des coups et répugne à en donner. » Noël Mamère
Ses ennemis – il en a malgré sa popularité – étaient déjà prêts à instruire un nouveau procès. « Le passe-plat des lobbies », avait commenté début novembre le porte-parole des Verts. Ah, Les Verts, qui lui ont préféré la juge Eva Joly en 2012 ! Ah, Les Verts, qu’il n’a pas voulu affronter en 2007, alors qu’il était plus populaire que l’abbé Pierre et Zidane, préférant soumettre un pacte écologique aux candidats qui se sont empressés de l’accepter pour mieux l’oublier. « L’escrologiste », « le télécologiste », « l’hélicologiste », disait-on alors de Nicolas Hulot, dont la notoriété devait tout à la télévision et à son émission « Ushuaïa », où on le voyait nager avec des baleines et survoler la cordillère des Andes en ULM.

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Daniel Cohn-Bendit confiait alors : « Nicolas a un léger problème de refus d’obstacle. » Et Noël Mamère de préciser : « C’est un boxeur qui n’aime pas prendre des coups et répugne à en donner. » En 2011, dans une version antédiluvienne du magazine du Monde, Nicolas Hulot avait déclaré : « Pour faire avancer les choses, j’ai usé jusqu’à la corde la position de privilégié qui était la mienne. » On le sentait prêt à essayer autre chose.

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Depuis qu’il a opté pour le port de la chemise à col officier et l’exercice des responsabilités, le voilà rentré dans le rang. Adulte presque. En tout cas patient et prêt à assumer de petites défaites pour obtenir de plus grands succès. Après avoir refusé d’être le ministre de Chirac, Sarkozy et d’Hollande, qui voulaient s’attribuer son image d’écologiste préféré des Français (mais pas des Verts !), il a cédé à Macron, conscient qu’on ne peut dire « non » tout le temps au risque de passer pour un allumeur. A 62 ans, c’est ridicule. Devenu grand, il a appris à composer avec ses désirs. « Je me donne un an pour voir si je suis utile », confiait-il après sa prise de fonctions. Sans Notre-Dame-des-Landes, encore cinq mois à prendre des râteaux, et il aurait eu une réponse claire.



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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Dans sa chronique, le chercheur au CNRS Thibault Gajdos estime qu’en matière d’immigration le gouvernement gagnerait à faire preuve de pédagogie et de courage plutôt que de reprendre à son compte un discours anxiogène et mensonger.
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Pourquoi choisir le discours de la peur contre les réfugiés ?

Dans sa chronique, le chercheur au CNRS Thibault Gajdos estime qu’en matière d’immigration le gouvernement gagnerait à faire preuve de pédagogie et de courage plutôt que de reprendre à son compte un discours anxiogène et mensonger.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 14h10
    |

                            Thibault Gajdos (Chercheur au CNRS)








                        



                                


                            

Politiques publiques. Selon le gouvernement, la France ferait face à une pression migratoire insoutenable. Elle ne saurait donc accueillir les réfugiés menacés dans leur pays qu’à condition d’être « intraitable » – pour reprendre les termes d’Emmanuel Macron – envers ceux qui ne relèveraient pas du droit d’asile. C’est par conséquent au nom même de l’exigence d’hospitalité que la France devrait conduire une politique migratoire d’une brutalité sans précédent depuis la seconde guerre mondiale.
Prétendre que la France est menacée par une vague migratoire à laquelle elle n’aurait pas les moyens économiques de faire face relève du pur mensonge
Ce discours ne résiste cependant pas un instant à l’analyse. Selon le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, « il y a 95 000 demandes d’asile par an, c’est-à-dire une grande ville chaque année. Si nous accueillions tout le monde, nous ne pourrions pas le faire dans de bonnes conditions ». Pour bien comprendre de quoi l’on parle, notons que la France comptait 4 réfugiés pour 1 000 habitants en 2015, contre 8 en Suisse, 15 en Suède, 24 en Turquie et 209 au Liban. Et, selon Gérard Collomb, elle serait incapable d’accueillir décemment 1,5 réfugié par an pour 1 000 habitants, soit l’équivalent du public à un concert au Stade de France ?
Prétendre que la France est menacée par une vague migratoire à laquelle elle n’aurait pas les moyens économiques de faire face relève du pur mensonge. Quant à la distinction entre les « bons » migrants (qui relèvent du droit d’asile) et les autres (qu’il faut refouler implacablement), elle n’est pas, et de loin, aussi évidente que le gouvernement le prétend.
Car la convention de Genève sur les réfugiés laisse une part d’appréciation notable aux pays d’accueil. Ainsi, l’Allemagne a accordé en 2015 le droit d’asile à toutes les personnes venant de Syrie, tandis que la France ne l’a accordé qu’à 60 % d’entre elles, les autres n’ayant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Dans sa chronique mensuelle, le journaliste au « Monde » Antoine Reverchon revient, après le Forum de Davos, sur le débat qui agite économistes, patrons et politiques autour de l’« objet social de l’entreprise ».
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Les entreprises au secours du « bien commun »

Dans sa chronique mensuelle, le journaliste au « Monde » Antoine Reverchon revient, après le Forum de Davos, sur le débat qui agite économistes, patrons et politiques autour de l’« objet social de l’entreprise ».



Le Monde
 |    01.02.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 14h07
    |

            Antoine Reverchon








                        



                                


                            
Matière grise. Réunis du 23 au 26 janvier, à Davos, pour le Forum économique mondial, les dirigeants des grandes entreprises ont exprimé leurs préoccupations face à la montée des catastrophes naturelles et des inégalités sociales. Emmanuel Macron les a appelés à participer au « bien commun » en luttant contre le réchauffement climatique… ou en payant leurs impôts.
Le 12 janvier, Larry Fink, patron de BlackRock, l’un des plus gros fonds d’investissement mondiaux, a demandé aux dirigeants des entreprises où il investit de poursuivre des objectifs sociaux, environnementaux et de « bonne gouvernance », au-delà de ceux de rentabilité financière. En France, le gouvernement souhaiterait inscrire dans le statut juridique des sociétés des missions environnementales et sociales.
Ce retour en force du thème de la responsabilité sociale des entreprises s’accompagne d’un discours non plus défensif, mais offensif
Les plus sceptiques seront tentés de ne voir dans tout cela qu’un hypocrite rideau de fumée pour faire oublier des pratiques aussi peu avouables que, pour en rester aux révélations récentes, l’évasion fiscale (« Paradise Papers »), le financement du terrorisme (affaire Lafarge), le camouflage des émissions polluantes (« dieselgate »), etc. Mais la nouveauté est que ce retour en force du thème de la responsabilité sociale des entreprises s’accompagne d’un discours non plus défensif, mais offensif, affirmant que l’entreprise est la mieux placée pour œuvrer en faveur du bien commun.
« Une nouvelle répartition des missions se profile. Les Etats, qui voient leurs ressources financières se raréfier, continuent à réguler mais ils modifient leur mode d’intervention. Pour faire avancer les grandes causes environnementales ou sociales, ils nouent des partenariats avec les entreprises désireuses de s’impliquer davantage dans les domaines de la responsabilité », écrivent sans fausse modestie dans une tribune au Monde les dirigeants...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ L’avocat Emmanuel Daoud et l’élève-avocate Clara Auffret expliquent, dans une tribune au « Monde », combien les interventions de deux ministres de la République dans deux affaires judiciaires en cours portent atteinte à l’indépendance de la justice.
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« L’immixtion de membres du gouvernement dans une procédure pénale ne peut qu’être fermement condamnée »

L’avocat Emmanuel Daoud et l’élève-avocate Clara Auffret expliquent, dans une tribune au « Monde », combien les interventions de deux ministres de la République dans deux affaires judiciaires en cours portent atteinte à l’indépendance de la justice.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 13h27
    |

Emmanuel Daoud (avocat au Barreau de Paris) et Clara Auffret (élève-avocate)







                        



                                


                            
Tribune. L’actualité de deux affaires très médiatisées nous conduit à rappeler les principes essentiels au bon fonctionnement de notre justice dans une société démocratique que sont la séparation des pouvoirs et la présomption d’innocence. En effet, deux ministres de la République les ont violés à l’occasion des dossiers de Jawad Bendaoud et Jonathann Daval, et dans une simultanéité de temps qui ne laisse pas d’interroger.
Tout d’abord, Nicole Belloubet, garde des sceaux, intervient sur RTL, le 30 janvier, pour disqualifier l’attitude de Jawad Bendaoud, en affirmant : « Son attitude, qui est inqualifiable lors du procès, n’a aucune conséquence sur la sanction qui lui est appliquée. »
Le lendemain matin, Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, s’exprime pour condamner les propos tenus par l’un des avocats de Jonathann Daval : « Nous dire, elle a une personnalité écrasante et c’est pour cela qu’elle a été assassinée, je trouve ça proprement scandaleux. » « En disant cela, on légitime les féminicides, on légitime le fait que tous les trois jours une femme soit tuée sous les coups de son conjoint. »
Principe fondamental
Le principe de la séparation des pouvoirs, dont Locke et Montesquieu ont été les promoteurs, est consacré à l’article 16 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. La volonté du président de la République – exprimée au cours de la rentrée solennelle 2018 de la Cour de cassation – d’assurer l’effectivité du principe de la séparation des pouvoirs, a été mise à mal par l’intervention de ses deux ministres.

Ainsi, Mmes Nicole Belloubet et Marlène Schiappa, en leur qualité de ministres et d’autorités publiques, ont porté indéniablement atteinte à l’indépendance de la justice, en commentant des procédures pénales en cours. La présomption d’innocence est consacrée à l’article 6§2 de la Convention européenne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le PDG de Radio France a envoyé jeudi un courriel aux employés de l’entreprise publique, au lendemain de la décision du CSA de révoquer son mandat.
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Mathieu Gallet s’exprimera lundi devant les salariés de Radio France

Le PDG de Radio France a envoyé jeudi un courriel aux employés de l’entreprise publique, au lendemain de la décision du CSA de révoquer son mandat.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 13h25
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 14h30
    |

            Alexandre Piquard et 
François Bougon








                        


Au lendemain de la décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de révoquer son mandat, le PDG de Radio France, Mathieu Gallet, a rompu son silence, jeudi 1er février, par un courriel envoyé aux salariés de l’entreprise publique, les invitant à une réunion lundi 5 février, à 15 heures, à l’auditorium de la Maison de la Radio. « Il est essentiel, même si cela n’est pas facile au cours de cette période, de rester mobilisés au service de Radio France et de ses publics », indique-t-il dans ce « message aux collaborateurs », dont Le Monde a pu prendre connaissance.

        Lire notre décryptage :
         

          Pourquoi le CSA a révoqué Mathieu Gallet de la présidence de Radio France



Le message a été envoyé au moment de la « traditionnelle cérémonie des vœux » prévue pour ce jeudi matin et annulée. Depuis la décision du CSA, le PDG de Radio France s’était muré dans le silence. Il avait seulement vu ses directeurs en fin de journée, mercredi. L’entreprise publique, qui peut se targuer de bonnes audiences et d’un climat social apaisé, se trouve de nouveau affaiblie, alors que le gouvernement prépare une réforme profonde de l’audiovisuel public.
Réunion au ministère de la culture
Le fauteuil de patron de la radio publique va-t-il devenir une « chaise vide » dans les cruciales discussions à venir ? Symboliquement, cette question va se poser très vite : vendredi 2 février au matin, M. Gallet devait se rendre au ministère de la culture, à l’invitation de Françoise Nyssen, qui a convié tous les dirigeants de l’audiovisuel public. Sera-t-il présent ? Va-t-il se faire représenter, et par qui ? Pour l’heure, aucune information n’a filtré.

        Lire aussi :
         

          la tribune de Xavier Gouyou-Beauchamps, ancien président de France Télévisions




        Lire aussi :
         

          La chronologie de l’« affaire Gallet »


A court terme, le doyen du conseil d’administration de Radio France, Jean-Luc Vergne, est pressenti pour assurer l’intérim dans l’attente de la nomination d’un nouveau PDG par le CSA. A 69 ans, l’ancien DRH de PSA Peugeot-Citroën, nommé au conseil d’administration de Radio France en décembre 2016 par le CSA, devra toutefois d’abord dire s’il accepte cette mission. Selon nos informations, celui-ci réserve sa réponse aux administrateurs. L’entreprise est donc dans une période de flottement, car le CSA a fixé la fin du mandat de M. Gallet à fin février.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Selon une enquête publiée par le Crédit foncier, les sondés projettent de demeurer en moyenne vingt et un ans dans leur logement lors de leur installation.
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Les Français consacrent près de 40 % de leur budget au logement

Selon une enquête publiée par le Crédit foncier, les sondés projettent de demeurer en moyenne vingt et un ans dans leur logement lors de leur installation.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 12h42
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 13h18
    |

            Jérôme Porier








                        



   


La plupart des Français estiment vivre dans un logement qui correspond à leurs besoins. Ce constat ressort d’une étude réalisée, début 2018, par le cabinet Elabe pour le Crédit foncier, auprès de 2 400 personnes.
Lors de leur installation, les Français projettent de demeurer en moyenne vingt et un ans dans leur logement. Les statistiques officielles de l’Insee corroborent ce chiffre : ils estiment à dix-sept ans la durée moyenne d’occupation d’une habitation par un ménage donné.

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                Immobilier : les taux d’intérêt devraient rester attractifs en 2018



Pour autant, plus de la moitié des Français (52 %) affirment que trouver le logement correspondant à leurs besoins a été difficile. Et, sur ce point également, les prix de l’immobilier influent sur les différences d’appréciation. Alors que six habitants d’Ile-de-France sur dix ont eu des difficultés à trouver leur logement, la proportion est quasiment inverse parmi les résidents des villes de moins de 20 000 habitants, 56 % jugeant qu’il leur a été facile de se loger.
Des Français plutôt satisfaits de leur logement
Selon cette étude, les personnes interrogées déclarent, propriétaires et locataires confondus, consacrer près de 40 % (38,4 %) de leurs dépenses mensuelles au logement. Le poids de ce budget consacré au logement peut être diminué pour certains par des aides dont ils peuvent bénéficier.
Quatre personnes interrogées sur cinq répondent que le logement qu’elles occupent correspond totalement (9 %) ou en grande partie (70 %) à leurs besoins ; 85 % d’entre elles considèrent leur habitation comme un cocon et un lieu de vie pour recevoir. Seuls 14 % des Français décrivent un logement purement fonctionnel, « un lieu de passage, un toit sous lequel dormir ».

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                Un marché immobilier toujours aussi dynamique en janvier



Parmi les critères « qui comptent » pour choisir ce logement, arrivent aux premiers rangs son coût mensuel, le type d’habitation (maison ou appartement), l’état général, la surface totale, le nombre de pièces et l’exposition ou la luminosité. Concernant la localisation et l’environnement du logement, ils ajoutent la proximité aux lieux fréquentés (travail pour les actifs, établissements scolaires pour les parents) et le calme.
Les propriétaires sont plus satisfaits que les locataires
Les trois quarts des personnes interrogées au moins déclarent avoir réussi à trouver un logement répondant à leurs besoins. Le niveau de satisfaction est d’autant plus élevé dans les lieux où les prix de l’immobilier sont bas, c’est-à-dire dans les communes de moins de 20 000 habitants et en province. Autre constat : les propriétaires sont plus satisfaits que les locataires, et les occupants de maisons davantage que ceux d’appartements.
Enfin, les dispositifs publics d’aide au logement, qui constituent un des facteurs qui expliquent le dynamisme immobilier des dernières années, sont bien connus des Français : 77 % pour les aides au logement et 62 % pour le prêt à taux zéro.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ En s’opposant à la grande coalition de son parti, le SPD, avec Angela Merkel, le chef des jeunes sociaux-démocrates fait souffler un vent de rébellion en Allemagne.
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Kevin Kühnert, le frondeur du SPD


                      En s’opposant à la grande coalition de son parti, le SPD, avec Angela Merkel, le chef des jeunes sociaux-démocrates fait souffler un vent de rébellion en Allemagne.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 12h30
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








   


Président du mouvement de jeunesse du parti (« les Jusos »), qui compte 70 000 membres, Kevin Kühnert mène campagne contre une réédition de la « grande coalition ».
La revanche des Kevin
Kevin Kühnert est né le 1er juillet 1989 à Berlin-Ouest. Selon le quotidien Bild, il a appris tôt à balayer les blagues sur son prénom, qu’il doit au footballeur britannique Kevin Keegan, apprécié de ses parents. Est-ce de là qu’il tient la tranquille assurance avec laquelle il ose défier la direction de son parti, Martin Schulz en tête ? Les Kevin tiennent en tout cas leur revanche : « Tu sais que les choses vont mieux quand, pour la première fois, un chancelier s’appelle Kevin », affirmait en 2007 une chanson du groupe humoristique Pigor & Eichhorn, récemment citée dans les médias.
La carte jeune
Depuis novembre 2017, Kevin Kühnert est le président des jeunes sociaux-démocrates, les Jusos, qui comptent 70 000 membres et furent dirigés jadis par Gerhard Schröder. Sa campagne infatigable pour le « non » à une nouvelle « grande coalition » a donné au mouvement une lumière inédite. Les Jusos apparaissent comme le cœur encore vivant d’un SPD divisé et angoissé par son déclin. « Notre génération tient à ce qu’il reste quelque chose de cette boutique, bon sang de bois ! », a-t-il déclaré au congrès du parti en décembre 2017.
La nouvelle star
Lors d’un congrès national extraordinaire le 21 janvier, son intervention de quelques minutes a été davantage applaudie que le discours d’une heure de Martin Schulz. Résultat : le vote des délégués a été extrêmement serré. Sa maîtrise du discours impressionne les journalistes. Il parle calmement, sans notes ni hésitations, et sait susciter l’émotion de son public. « Quelle que soit l’option que nous choisirons, cela fera mal », a-t-il lancé.

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La relève
Kevin Kühnert ne plaide pas pour de nouvelles élections, mais pour un gouvernement minoritaire en Allemagne. Une option qui permettrait de renforcer le Parlement et de ressourcer les partis, estime-t-il. Un avis que partagent certains trentenaires au sein du Parti libéral-démocrate (FDP) et chez les chrétiens-démocrates (CDU) : une génération lassée de l’ère Merkel, marquée par douze années de consensus et de pragmatisme politique.



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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Sur décision du CSA, le PDG de la radio publique devra quitter son poste. Ce départ ouvre une période d’incertitudes, en pleine réforme de l’audiovisuel.
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Radio France « sonnée » par la révocation de Mathieu Gallet

Sur décision du CSA, le PDG de la radio publique devra quitter son poste. Ce départ ouvre une période d’incertitudes, en pleine réforme de l’audiovisuel.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 12h16
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 12h17
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

« Quand la nouvelle est tombée, ce fut comme un coup de grisou traversant le couloir », raconte une journaliste de France Inter. 15 h 14, mercredi 31 janvier : par un court communiqué, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) annonce la fin du mandat du PDG de Radio France, Mathieu Gallet, à partir du 1er mars. Un peu plus de quinze jours après sa condamnation par le tribunal de Créteil pour des faits de favoritisme à l’époque où il présidait l’Institut national de l’audiovisuel (INA), M. Gallet est sacrifié « dans l’intérêt général du service public audiovisuel », argumente, plus tard dans la journée, l’instance de régulation dans l’exposé de ses motivations. Il y est question de maintenir « une relation de confiance entre les pouvoirs publics et l’entreprise publique qu’est Radio France », et aussi de « sérénité » et de « disponibilité », « nécessaires au bon fonctionnement et à la poursuite des missions du service public de l’audiovisuel, dont l’indépendance doit à tous égards être assurée ».
Depuis le matin, les sept conseillers de l’autorité étaient réunis en session plénière pour traiter du cas Gallet. Lundi, l’audition devant eux s’était déroulée « dans un climat serein, calme et respectueux. Pendant trois heures, Mathieu Gallet a répondu aux questions des sept conseillers. Il a vraiment pu exposer sa défense », raconte une source proche du dossier.

Pour le PDG, le contrecoup est rude : M. Gallet se trouvait dans son bureau, à Radio France, quand il a appris sa révocation. Réputé pour son self-control et son humeur égale, il accuse le coup. Sa garde rapprochée encaisse également le choc, déçue. Plus tard, en fin de journée, Mathieu Gallet voit ses directeurs. Mais il ne réagit pas dans les médias, ni ne prend la parole en interne devant les salariés. Jeudi matin, on ne savait pas s’il s’exprimerait dans la journée ou si ses traditionnels vœux, prévus à 11 h 30,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le chef des Républicains, qui cherche désespérément à prouver sa proximité avec la « petite sœur des pauvres », participera vendredi au Puy-en-Velay à un repas organisé par une petite association se revendiquant de la religieuse.
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Laurent Wauquiez, sœur Emmanuelle et le déjeuner de charité

Le chef des Républicains, qui cherche désespérément à prouver sa proximité avec la « petite sœur des pauvres », participera vendredi au Puy-en-Velay à un repas organisé par une petite association se revendiquant de la religieuse.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 12h14
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 15h08
    |

            Ariane Chemin








                        


Il est des mensonges qui vous collent à la semelle comme un chewing-gum, et pèsent à vie sur votre CV. Laurent Wauquiez le sait et cherche depuis deux ans à prouver qu’entre lui et sœur Emmanuelle, icône de la charité mondiale, s’était nouée une solide amitié. Vendredi 2 février, le chef des Républicains participera ainsi dans son fief du Puy-en-Velay à un déjeuner-débat organisé par une petite association locale, Opération orange de sœur Emmanuelle, créée en 1989 et soucieuse d’aider des gamins dénutris. Au programme du déjeuner-débat, la grande « action » caritative que lancera dans quelques semaines en Haute-Saône sœur Sarah, religieuse copte orthodoxe qui poursuit l’action de la « petite sœur des pauvres » dans le bidonville de Mokattam, à l’est du Caire.
L’affaire remonte à une quinzaine d’années. Soucieux de sa légende, le nouvel élu Wauquiez déroulait alors les détails de sa vie dans livres et journaux. « Avec sœur Emmanuelle, j’ai passé plusieurs mois en Egypte, à l’occasion d’un stage de l’ENA, racontait-il. Quand elle me voyait, elle me regardait droit dans les yeux et me disait : “Mon petit Laurent, qu’as-tu fait de bon depuis que je t’ai vu ?” »

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« Laurent voulait la rencontrer »
Fin 2007, inquiet sans doute d’être confronté un jour à ses propres déclarations, le tout frais porte-parole du gouvernement Sarkozy demande à Mgr Rey d’organiser une rencontre avec la fondatrice des chiffonniers du Caire. « Laurent voulait la rencontrer », confie l’évêque ultra-conservateur de Toulon. Dans sa maison de retraite varoise de Callian, sœur Emmanuelle, 99 ans, est sous oxygène, dans un fauteuil roulant. Une photo de l’homme politique et de la sainte femme est pourtant prise : elle doit attester de leur compagnonnage. Après la mort de la religieuse, quelques mois plus tard, le cliché trônera dans le bureau ministériel de Laurent Wauquiez et viendra illustrer son ascension politique dans les pages des magazines.
Mais voilà qu’en 2016, la directrice générale d’Asmae, l’association de solidarité internationale de Sœur Emmanuelle explique sur France 2 qu’elle ne conserve aucun souvenir de l’amitié du ministre et de la religieuse. « Sœur Emmanuelle ne m’a jamais parlé de lui, détaille au Monde Catherine Alvarez, qui a travaillé avec la petite Sœur des pauvres de 1991 à 2008. Je n’ai même aucune certitude qu’il l’ait croisée avant cette fameuse photo. »
Laurent Wauquiez l’appelle pour lui reprocher ces propos tenus sur France 2 et lui propose d’aider Asmae, mais Mme Alvarez ne donne pas suite et refuse tout rendez-vous. Informée de l’opération qui se prépare vendredi sous le parrainage du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et d’Opération orange, elle insiste : « Aucun lien avec nous. Cette association est totalement indépendante d’Asmae, et je ne suis pas sûre que les opinions de M. Wauquiez auraient été du goût de sœur Emmanuelle. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ La cérémonie, qui s’est déroulée le 18 janvier, aurait coûté près de 500 000 euros. La métropole dément, tout en refusant de communiquer le montant de la prestation.
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Des vœux à plusieurs centaines de milliers d’euros pour la métropole Aix-Marseille Provence

La cérémonie, qui s’est déroulée le 18 janvier, aurait coûté près de 500 000 euros. La métropole dément, tout en refusant de communiquer le montant de la prestation.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 12h08
    |

                            Gilles Rof (Marseille - correspondance)








                        



                                


                            
Combien a réellement coûté la cérémonie des vœux destinée aux 7 200 agents de la métropole Aix-Marseille Provence (AMP) qui s’est tenue le 18 janvier à l’Arena d’Aix-en-Provence ? « On me parle de 500 000 euros, une gabegie… », s’enflamme Maryse Joissains, maire (Les Républicains) d’Aix. L’élue métropolitaine a demandé des comptes au président d’AMP, le maire (Les Républicains) de Marseille, Jean-Claude Gaudin, avec qui elle est en guerre depuis plusieurs années. « De l’ordre de 150 000 euros, sans la location de la salle », minimise Jean-Claude Gondard, le directeur général des services de la métropole, orateur chahuté lors de cette cérémonie.
La facture payée par la collectivité pour « remercier ses agents et donner corps à cette métropole qui n’a que deux ans », selon son service communication, se situe plutôt dans le haut de la fourchette d’après les documents que Le Monde a pu consulter. Un montant « pharaonique » selon les termes d’un élu métropolitain. Et qui n’est pas sans provoquer un certain malaise, alors que le vote du budget 2018 s’est déroulé mi-décembre dans un climat extrêmement tendu. D’autant que M. Gaudin a clairement demandé aux 92 communes de la collectivité de « se serrer un peu la ceinture ».

« J’ai été alerté quelques jours avant la cérémonie sur ce chiffre de 500 000 euros et j’ai demandé des explications. La métropole m’a assuré que le coût était nettement inférieur », témoigne Nicolas Isnard. Comme d’autres élus, le maire (LR) de Salon-de-Provence a toutefois préféré éviter la cérémonie « pour ne pas cautionner une démonstration d’opulence qui, en ces temps où l’on parle quotidiennement de baisse des financements publics, me semble à contre-courant de ce que l’on demande aux territoires. Ces vœux au personnel ne sont pas nécessairement une bonne idée. Et dans le climat délétère actuel à la métropole, ils le sont encore moins ».
Un « coût...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ L’élue La République en marche coordonne un groupe de travail chargé de formuler des propositions d’ici à fin mars. Sa philosophie : prendre le temps et faire primer la question de la finalité sur celle des moyens.
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Audiovisuel public : la députée Frédérique Dumas plaide pour une refondation concertée

L’élue La République en marche coordonne un groupe de travail chargé de formuler des propositions d’ici à fin mars. Sa philosophie : prendre le temps et faire primer la question de la finalité sur celle des moyens.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 11h48
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 11h49
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


Il faut répondre à l’appel du ­président », explique Frédérique Dumas, la coordinatrice du groupe de travail sur l’audiovisuel public formé par les députés de la majorité le 25 janvier. Mi-décembre, sur France 2, Emmanuel Macron avait souhaité associer les parlementaires au « grand travail de réflexion qu’on doit faire en 2018 » sur l’audiovisuel public. La philosophie prônée par Mme Dumas pour ce groupe ? « La question des moyens ne peut précéder celle de la finalité. »
Avec sa quinzaine de collègues, l’élue La République en marche (LRM) des Hauts-de-Seine et vice-présidente de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale formulera des propositions d’ici à fin mars.

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Elle travaillera notamment aux côtés du président de ladite commission, Bruno Studer (LRM), mais aussi de Céline Calvez (LRM), Gabriel Attal (LRM) ou encore Aurore Bergé (LRM)… Productrice et femme politique, Frédérique Dumas a été directrice générale d’Orange Studio et secrétaire nationale du Nouveau Centre, chargée des nouveaux médias.
« Nous allons travailler en bonne intelligence avec les autres acteurs de la réflexion », assure Mme Dumas, dont le groupe rencontrera la ministre de la culture, Françoise Nyssen, le 7 février. « Cela n’empêche pas de garder notre liberté de proposition, le cas échéant », précise la députée.
« Sur le fond, il faut réaffirmer le rôle fondamental du service public audiovisuel, avance la coordinatrice. Mais il faut adapter le secteur pour qu’il soit plus attractif et lisible. » « Sur la méthode, il faut redonner du sens et du temps, comme l’a souhaité le président. Il faut fixer d’abord le rôle et les missions de l’audiovisuel public et définir ensuite les moyens pertinents, dont font partie la gouvernance et le financement », précise-t-elle.
« Ne pas être otage de l’actualité »
Le ton tranche avec les polémiques de l’automne à propos des coupes budgétaires imposées au secteur ou des fuites suggérant une possible fusion entre France Télévisions et Radio France.
« Prendre le temps » exclut aussi a priori l’idée, avancée par certains, de faire dès le printemps une « petite » loi afin d’ôter au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) le pouvoir de nommer des dirigeants pour le confier aux conseils d’administration.
A ce sujet, la révocation de Mathieu Gallet « ne modifie pas le timing de la réforme », estime Mme Dumas, qui exhorte à « ne pas être otage de l’actualité ».« C’est important de mettre les moyens au service d’une finalité. Or, la gouvernance, qu’il s’agisse de nominations ou de pilotage, est un moyen. »

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                Eviction de Mathieu Gallet : Radio France dans la tourmente



Quant aux « moyens » budgétaires, Frédérique Dumas, rapporteuse pour avis sur le projet de loi de finances pour 2018, s’est déjà prononcée en faveur d’une réforme de la redevance qui serait « universelle » et non liée à la détention d’un téléviseur ou d’un terminal connecté.
L’élue préconisait de s’inspirer des modèles allemand et finlandais. « Une telle réforme rendrait la consultation des citoyens d’autant plus nécessaire, car la redevance est une taxe affectée : elle repose donc sur un consentement tacite, juge-t-elle. Il faut que la refondation du service public soit partagée par tous. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ La Cour de cassation annule la constitution de partie civile de l’association anticorruption dans l’affaire liée au financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012.
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L’association Anticor évincée du dossier judiciaire Bygmalion

La Cour de cassation annule la constitution de partie civile de l’association anticorruption dans l’affaire liée au financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 11h45
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            
Quelle place les associations de lutte contre la corruption peuvent-elles tenir dans la justice en se constituant partie civile ? Celle qui est prévue par la loi du 6 décembre 2013. Rien de plus. En faisant cette lecture stricte de la loi, la Cour de cassation a décidé mercredi 31 janvier d’annuler la constitution de partie civile de l’association anticorruption Anticor dans l’affaire Bygmalion.
Lorsque viendra le procès de cette affaire de fausses factures entre la société Bygmalion et l’UMP liée au financement de la campagne de Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle de 2012, il ne restera donc plus qu’une partie civile, en l’occurrence le parti Les Républicains. Or, s’inquiète Jérôme Karsenti, l’avocat d’Anticor, « cette partie civile passe sont temps à être du côté de la défense de Nicolas Sarkozy pour surtout limiter sa responsabilité dans cette affaire et ne rien demander à la justice qui puisse le gêner ». « Ce n’est pas conforme à l’intérêt général, car l’ouverture de ce type de procès à la société civile est légitime et utile tant que le parquet est soumis hiérarchiquement au pouvoir politique », affirme de son côté l’ancien magistrat Eric Alt, vice-président d’Anticor.
« Il n’y a pas un droit à intervenir dans n’importe quelle enquête politico-médiatique »
Dans l’information judiciaire ouverte notamment pour financement illégal de campagne, escroquerie et faux, Guillaume Lambert, l’ex-directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, mis en examen comme lui, a contesté la constitution de partie civile d’Anticor et a été rejoint par le parti de l’ex-président de la République. Le juge d’instruction Serge Tournaire avait cependant décidé de valider l’entrée de l’association anticorruption dans la procédure. Une décision confirmée le 12 janvier 2017 par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. La Cour de cassation leur donne tort à tous les deux.
« Cette décision met un coup d’arrêt aux pratiques de ce type d’associations...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Au lendemain de l’éviction du président de Radio France, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a mis en avant une « exemplarité » nécessaire.
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Révocation de Gallet : « Le CSA prend ses décisions de manière indépendante »

Au lendemain de l’éviction du président de Radio France, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a mis en avant une « exemplarité » nécessaire.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 11h27
   





                        



   


Au lendemain de l’annonce, mercredi 31 janvier, de la révocation par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de Mathieu Gallet, le PDG de Radio France, condamné pour « favoritisme » dans l’attribution de marchés publics lorsqu’il dirigeait l’Institut national de l’audiovisuel, les membres du gouvernement sont montés au créneau pour défendre l’indépendance de la décision du CSA.

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                Pourquoi le CSA a révoqué Mathieu Gallet de la présidence de Radio France



Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a assuré jeudi 1er février, sur Europe 1, que « le CSA prend ses décisions de manière indépendante » et il a insisté sur l’« exemplarité » nécessaire à la tête des grandes entreprises publiques.
« Je rappelle que Mathieu Gallet a été condamné en première instance, pour attribution de marchés publics, pour favoritisme dans cette attribution, qu’il a été condamné à un an de prison avec sursis, 20 000 euros d’amende. Il est important d’avoir à la tête des grandes entreprises publiques, ou des grands opérateurs publics, des personnes dont l’exemplarité soit inattaquable. »
Alors que les avocats de Mathieu Gallet, qui a fait appel de cette décision de justice, ont dénoncé « la pression de l’Etat », M. Griveaux a répondu qu’« il n’y a pas eu de demande du gouvernement (…) Le gouvernement a exprimé un souhait, le CSA prend ses décisions de manière indépendante ».

        Lire la tribune de Xavier Gouyou-Beauchamps :
         

          La révocation de Mathieu Gallet appelle « une réforme profonde du CSA »



Relancé sur l’intervention de la ministre de la culture, Françoise Nyssen, qui avait jugé « inacceptable » son maintien et appelé l’intéressé et le CSA à « tirer les conséquences » du jugement, M. Griveaux a jugé « normal que le gouvernement exprime son souhait sur des situations qui occupent et préoccupent beaucoup des salariés d’un groupe important pour l’audiovisuel français ».
« Cette exemplarité est importante »
Pour Christophe Castaner, secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, invité jeudi matin de France Inter, « la gouvernance de Radio France était fragilisée par la condamnation de Mathieu Gallet ». Il a affirmé qu’il s’agissait d’« une décision indépendante du CSA ». « Cette décision est prise, considérons que c’est la bonne, par contre veillons sur la bonne gouvernance, le plus vite possible, de Radio France », a-t-il ajouté.
Le délégué général de La République en marche a lui aussi insisté sur l’impératif d’exemplarité : « Quand on est PDG d’un grand groupe public, cette exemplarité est importante. » 
Un argument encore repris par la députée Amélie de Montchalin sur LCP : « L’exemplarité c’est quelque chose qu’il faut traduire en actes. Si, quand on a un cas comme ça, on n’en tire pas les conclusions cela pose problème. Le CSA en a tiré les conclusions », estime la députée LRM de l’Essonne. « Quand l’exemplarité n’est plus là on voit que ça crée une sorte de défiance », juge-t-elle.

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A contrario, Rachida Dati a déclaré sur Sud Radio : « C’est le droit souverain du CSA de révoquer. Mais c’est gênant car l’appel n’est pas purgé. » La députée européenne Les Républicains (LR) a cependant estimé que « Mathieu Gallet aurait pu choisir de se mettre en retrait ». Pour elle, « l’exemplarité d’Emmanuel Macron est à géométrie variable », évoquant le cas de Sylvie Goulard.
Le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, a quant à lui estimé sur RTL que « Françoise Nyssen est allée trop vite ». Pour lui, « elle a enfermé le CSA dans une tension qui était compliquée. Si il suivait son conseil, on accusait le CSA d’être dépendant, si il ne le suivait pas on l’accusait d’être trop laxiste. C’était trop rapide. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le président du conseil exécutif et son homologue à l’Assemblée de Corse font front uni pour imposer leurs revendications.
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Simeoni et Talamoni, un duo singulier soudé par la nécessité

Le président du conseil exécutif et son homologue à l’Assemblée de Corse font front uni pour imposer leurs revendications.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 11h25
    |

                            Antoine Albertini (Bastia, correspondant)








                        



                                


                            

Le style et le parcours les opposent mais les nécessités du moment – présenter un front uni face à un gouvernement jugé sourd aux « revendications démocratiques et populaires » de leur camp – les a réunis. Gilles Simeoni, président du conseil exécutif, et Jean-Guy Talamoni, son homologue à l’Assemblée de Corse, affichent, dixit un proche du premier « une entente parfaite dictée par les impératifs du moment ». Réélus en décembre 2017 avec 56 % des voix au second tour des élections territoriales, les deux hommes peuvent se prévaloir d’une légitimité qu’aucune des majorités précédentes à l’Assemblée de Corse n’avait su conquérir. De quoi aplanir les différends.
A l’Assemblée de Corse, leurs opposants tentent de décrypter le moindre regard, de sonder le plus infime geste et de lire entre les lignes de chaque communiqué pour y débusquer un signe de discordance. Mais depuis leur accession au pouvoir territorial en décembre 2015, le duo corse a su éviter les affrontements en lissant leurs désaccords. Pour trouver une trace des derniers accrochages publics entre les deux hommes, il faut remonter au mois de mars 2014, lorsque Gilles Simeoni, à la tête d’une coalition rassemblant nationalistes, droite et gauche, avait ravi la mairie de Bastia à la dynastie des Zuccarelli sans inviter les « partenaires naturels » de Corsica Libera à rejoindre le mouvement. « Du passé », balaient leurs partisans. Désormais aux commandes de la région, le tandem doit assurer la mise en œuvre de la collectivité unique, une organisation institutionnelle qui a vu fusionner les deux départements de l’île et la collectivité territoriale dans une nouvelle entité dotée d’un milliard d’euros de budget et qui emploie 4 500 agents.
Même la répartition des 63 candidats sur la liste d’union pour les élections territoriales de décembre 2017 s’est déroulée sans heurts notables et, sur les dix conseillers exécutifs nommés à la tête des offices et agences...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Les dirigeants nationalistes attendent d’Emmanuel Macron, en déplacement sur l’île les 6 et 7 février, qu’il précise ses intentions
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En Corse, une visite présidentielle pour raviver le dialogue

Les dirigeants nationalistes attendent d’Emmanuel Macron, en déplacement sur l’île les 6 et 7 février, qu’il précise ses intentions



Le Monde
 |    01.02.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 11h26
    |

            Bastien Bonnefous et 
Patrick Roger








                        



                                


                            

Mardi 6 et mercredi 7 février, Emmanuel Macron se rendra pour la première fois en déplacement officiel en Corse. Avant cela, samedi 3 février, les dirigeants nationalistes de la collectivité unique appellent à une grande manifestation à Ajaccio pour demander « demucrazia è rispettu pè u populu corsu » (« démocratie et respect pour le peuple corse »). Comme une illustration de l’incompréhension qui s’est installée entre la nouvelle majorité territoriale et le pouvoir exécutif. Un fossé à combler, un dialogue à rétablir, c’est bien là le premier enjeu de cette visite présidentielle.
Pour l’heure, le déroulement de ce court séjour présidentiel reste incertain. Même le président du conseil exécutif de la collectivité unique, l’autonomiste Gilles Simeoni, n’était pas en mesure de dire, jeudi matin, s’il était ou non prévu, au cours de ces deux jours, qu’il s’entretienne directement avec le chef de l’Etat. L’Elysée maintient le flou sur le programme. « Rien n’est encore définitivement arrêté, beaucoup de choses sont à l’arbitrage jusqu’au dernier moment », indique l’entourage présidentiel.
La première journée sera d’abord et avant tout une « séquence mémorielle », marquée par l’hommage au préfet Claude Erignac, assassiné vingt ans plus tôt à Ajaccio. M. Macron sera accompagné de trois membres du gouvernement : le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, la ministre auprès du ministre de l’intérieur, Jacqueline Gourault, chargée du dossier corse, et la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, la « régionale de l’étape ».

Faire monter la pression
Le président de la République déposera une gerbe au pied de la stèle apposée à la préfecture d’Ajaccio. Il se rendra ensuite avenue du Colonel-Colonna-d’Ornano, où Claude Erignac fut abattu le 6 février 1998 par un commando nationaliste. Il inaugurera un monument en hommage au haut fonctionnaire et devrait prononcer un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Les deux rivaux ont fait un déplacement commun dans le Val-d’Oise pour soutenir le candidat LR à la veille du second tour de l’élection législative partielle organisée dans la 1re circonscription.
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Après les huées et les tensions, Pécresse et Wauquiez affichent une unité de façade

Les deux rivaux ont fait un déplacement commun dans le Val-d’Oise pour soutenir le candidat LR à la veille du second tour de l’élection législative partielle organisée dans la 1re circonscription.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 11h23
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
L’homme à la parka rouge a fait cause commune, mercredi 31 janvier, avec la femme au manteau rouge. Bien visibles sous la grisaille hivernale, Laurent Wauquiez, président du parti Les Républicains (LR), et Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région Ile-de-France, sont venus soutenir le candidat de leur formation à la veille du second tour de l’élection législative partielle organisée dans la 1re circonscription du Val-d’Oise. Antoine Savignat (LR) affronte, dimanche, une représentante de La République en marche (LRM), Isabelle Muller-Quoy, pour un duel qui va se jouer « à touche-touche » selon un cadre du parti de droite. Au premier tour, M. Savignat a obtenu 23,67 % des voix, contre 29,28 % pour son adversaire. « Par rapport à la législative de juin 2017, Mme Muller-Quoy a perdu autant de points [six] que j’en ai gagnés », s’encourage le candidat.

Pas vraiment main dans la main, mais plutôt côte à côte, M. Wauquiez et Mme Pécresse ont visité ensemble pendant un peu plus d’une heure une ferme située dans le village de Sagy. L’un comme l’autre avaient manifesté le souhait de s’afficher en soutien de leur candidat, affirme ce dernier : « Je leur ai donc proposé de venir tous les deux en même temps. » Damien Abad, troisième vice-président de LR, qui apparaît comme un point d’équilibre en interne, s’est lui aussi joint au déplacement.
Photo de famille
Les deux rivaux dans la course à l’élection présidentielle de 2022 ont joué le jeu de la photo de famille, montant même ensemble dans la cabine d’un tracteur avec M. Savignat, sous l’œil des objectifs. Une mise en scène destinée, dans le cas de M. Wauquiez, à se poser en chef de parti magnanime et rassembleur, malgré les accrochages. Et dans celui de Mme Pécresse, à installer un match et à apparaître comme le principal outsider dont la présence serait, elle aussi, réclamée par la base. « Il y a d’autres partielles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Le rapport de l’ancien député socialiste et maire PS de Caen propose à l’exécutif d’investir de 48 milliards à 80 milliards d’euros dans les infrastructures de transport d’ici à 2037.
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Transport : les trois scénarios d’investissement de la commission Duron

Le rapport de l’ancien député socialiste et maire PS de Caen propose à l’exécutif d’investir de 48 milliards à 80 milliards d’euros dans les infrastructures de transport d’ici à 2037.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 11h46
    |

                            Éric Béziat








                        



   


« Tout n’est donc pas possible. Il faut choisir. » Ainsi commence le rapport du Conseil d’orientation des infrastructures, soit 212 pages remises à la ministre des transports, Elisabeth Borne, jeudi 1er février par son président, Philippe Duron, ancien député socialiste, ex-maire PS de Caen et figure éminente du transport. Au bout de cinq mois de travail, le gouvernement dispose d’un outil censé lui permettre de décider quels grands travaux d’infrastructures – autoroutes, lignes à grande vitesse, canaux de grand gabarit, travaux ferroviaires d’envergure – seront possibles au cours des vingt prochaines années.
Depuis le 1er juillet 2017, et le discours d’Emmanuel Macron lors de la double inauguration des lignes à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux et Le Mans-Rennes, une pause avait été décrétée dans les grands travaux et la priorité donnée aux mobilités du quotidien. La loi d’orientation des mobilités prévue pour avril sifflera la fin de cette période.
A vrai dire, le rapport Duron se garde bien de décider à la place du gouvernement. En rappelant, en préambule, que « la transition écologique n’est pas une option » et que « la mobilité du quotidien est un fil conducteur », les auteurs du rapport proposent plutôt trois scénarios, plus ou moins ambitieux. Au ministère des transports, on souligne que la démarche est inédite.
« Sur bon nombre de projets, le débat ne peut se résumer à la question de faire ou de ne pas faire, explique Mme Borne. [Le] rapport montre parfaitement qu’un grand projet peut très bien se faire et répondre à nos priorités, selon le rythme qu’on lui donne. » Autrement dit, tout se construira, mais morceau par morceau et à une vitesse plus ou moins rapide selon les scénarios retenus.
Scénario cauchemar pour les élus

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Quels sont ces scénarios ? Le premier, à 48 milliards d’euros, est minimal. Dans ce cas de figure – où la dépense est, malgré tout, supérieure de 25 % à celle de la période 2012-2018 –, la plupart des nouvelles lignes ferroviaires sont parfois commencées, mais ne seront pas achevées en 2037 : LGV Bordeaux-Toulouse, Montpellier-Perpignan, nouvelles lignes Paris-Normandie et région PACA, nœud ferroviaire de Lyon.
Dans ce scénario cauchemar pour les élus, mais qui pourrait plaire à Bercy, la politique « conduit à poursuivre, au moins pour cinq à dix ans, la pause décidée pour les grands projets. Ce faisant, poursuit le rapport, il rend irréaliste une avancée substantielle de ces grands projets dans les vingt prochaines années et repousse à autour de 2050 l’ambition de les avoir achevés. »
Le rapport enterre ou renvoie aux calendes grecques quelques projets ferroviaires comme routiers
Les deux autres scénarios sont plus impressionnants – 60 milliards pour le deuxième, 80 milliards pour le troisième – et ont, d’évidence, la préférence des auteurs du rapport. Le scénario intermédiaire, en particulier, satisfait « les priorités fixées par le président de la République », précise avec quelque habileté le rapport. « Il privilégie la mise en œuvre des priorités de restauration et de modernisation du patrimoine et d’amélioration des mobilités du quotidien pendant une dizaine d’années à un niveau d’ambition élevé, qui s’inscrit en rupture des pratiques antérieures. »
Saturation et vétusté des nœuds ferroviaires

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Ces scénarios 2 et 3 permettent surtout de s’attaquer sérieusement à la saturation et à la vétusté des nœuds ferroviaires, à l’abord des grandes gares parisiennes, mais aussi de celles de Bordeaux, Toulouse, Marseille, Toulon, Nice signalés comme prioritaires par la commission Duron. On ferait d’une pierre deux coups en quelque sorte. D’une part, ces travaux permettent d’améliorer le transport des habitants des métropoles et de créer des réseaux type RER dans des villes millionnaires qui en sont dépourvues. D’autre part, ils constituent le préalable aux grands projets de liaisons ferrées entre métropoles.
Prenons l’exemple de la LGV Bordeaux-Toulouse. On commencerait par les nœuds ferroviaires des métropoles dès 2018, et on irait vers une livraison complète de la nouvelle ligne en moins de dix ans dans le scénario 3, en moins de vingt ans dans le scénario 2.

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Le rapport enterre ou renvoie aux calendes grecques quelques projets ferroviaires comme routiers. C’est le cas de la LGV Bordeaux-Dax – la ligne fétiche du précédent secrétaire d’Etat aux transports, le Landais Alain Vidalies –, qui n’est achevée, en 2037, dans aucun scénario. On peut citer également les LGV Ouest-Bretagne au-delà de Rennes, Rhin-Rhône vers Besançon-Belfort, l’autoroute A45, entre Lyon et Saint-Etienne, ou les contournements autoroutiers de Bordeaux, Lyon et Lille.
Poids « en termes de dépenses publiques »

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En revanche, la commission Duron ne traite pas de quelques dossiers chauds « actés par ailleurs » : le canal Seine-Nord Europe, le réseau Grand Paris Express, le Charles-de-Gaulle Express et la section internationale du tunnel du Lyon-Turin. Une manière de rappeler que ces projets se feront. Les sages remarquent toutefois que lesdits grands travaux, même entérinés, « pèsent également en termes de dépenses publiques, au sens du traité de Maastricht, et de prélèvements obligatoires ».
Du côté des recettes, le rapport Duron fait quelques suggestions qui pourraient faire grincer des dents : remise en question de la niche fiscale permettant aux professionnels du transport de bénéficier d’un taux réduit de taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, redevance temporelle sur les poids lourds et les véhicules utilitaires de livraison, péages sur routes nationales… Jeudi matin, Mme Borne a indiqué que le gouvernement choisirait entre les trois scénarios de la Commission.



                            


                        

                        


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La construction de logements neufs ralentit en France

Le marché immobilier de l’ancien devrait, lui, conserver son dynamisme en  2018.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 15h22
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Le marché immobilier de l’ancien devrait, en 2018, conserver son dynamisme de 2017, contrairement à celui du neuf. Le million de transactions dans l’ancien a presque été atteint l’an dernier, avec 970 000 transactions actées, un record absolu. « Ce niveau d’activité est supérieur de 30 % à la moyenne des dix dernières années », a rappelé Benoît Catel, directeur général du Crédit Foncier, mercredi 31 janvier, lors d’une conférence de presse. 
« Pour [2018], nous anticipons un fléchissement de 7 % du nombre de transactions, autour de 900 000, ce qui reste un excellent niveau. Les taux d’intérêt des prêts immobiliers, qui soutiennent l’activité, vont rester stables au premier semestre, autour de 1,55 %, un des taux les plus bas d’Europe, et peut-être se renchérir jusqu’à 1,65 % au second semestre, ce qui reste très compétitif », se réjouit-il.
La perspective d’un choc d’offre s’éloigne

En revanche, la production de logements neufs montre des signes de faiblesse et éloigne la perspective du fameux « choc d’offre » que le président Macron a promis de provoquer : 418 900 logements ont été mis en chantier l’an dernier. Un bon chiffre, mais loin du record de 2006 (494 000), avec, au quatrième trimestre 2017, un ralentissement préoccupant du nombre de permis de construire accordés (– 4,8 % par rapport au troisième trimestre) et des mises en chantier (– 2,9 %). « Le secteur de la maison individuelle, par exemple, est très sensible aux aides publiques, et nous anticipons qu’il souffrira, en 2018, du resserrement du prêt à taux zéro et perdra quelque 20 000 maisons par rapport aux 130 000 de 2017 », a indiqué M. Catel.

Le logement social pâtira lui aussi du retrait de l’Etat et de la ponction de 800 millions d’euros qu’il effectue, en 2018, dans ses finances, par la baisse concomitante des allocations logement et des loyers. Mardi 30 janvier, l’Union sociale pour l’habitat (USH), qui fédère...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Après plusieurs années de débat, l’Insee a tranché en décidant d’appliquer une demande de l’Europe en ce sens, déjà appliquée dans d’autres pays européens.
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Comment l’Insee va intégrer le trafic de drogue dans le calcul du PIB

Après plusieurs années de débat, l’Insee a tranché en décidant d’appliquer une demande de l’Europe en ce sens, déjà appliquée dans d’autres pays européens.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 09h35
    |

            Mathilde Damgé








                        


Si la cocaïne était intégrée à la croissance des pays européens, que se passerait-il ? C’est ce que va découvrir la France, qui intégrera, à partir du mois de mai, le trafic de drogue au calcul de la croissance.
Espagne, Royaume-Uni, Italie… d’autres pays européens avaient déjà commencé, à la demande d’Eurostat en 2014, à adopter un nouveau calcul tenant compte de la consommation de stupéfiants et des activités liées à celle-ci.

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Comment, concrètement, l’institut de statistiques français va-t-il faire pour évaluer le poids de la consommation de drogue dans la croissance ?
1. Un calcul sous l’angle de « l’offre »
Les Etats membres de l’Union européenne peuvent choisir le mode d’estimation de leur croissance qui leur convient, mais ils doivent fournir des données harmonisées à Eurostat, l’institut européen des statistiques.
La méthodologie, obtenue auprès de l’office européen, recommande d’aborder la prostitution sous l’angle de « l’offre » et de prendre en compte les « consommations intermédiaires », comme la location d’un appartement et l’achat de matériel.
Concernant la drogue, Eurostat conseille de multiplier la quantité consommée par le prix moyen ayant cours dans la rue, tout en faisant jouer le paramètre du « ratio de pureté » des produits stupéfiants et des « coûts de transport et de stockage » des narcotrafiquants.



« Nous suivons bien une approche de ce type, en nous fondant sur les analyses de chercheurs spécialistes de ces sujets », confirme l’Insee, notamment les travaux de chercheurs de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) et de l’Institut national des hautes études sur la sécurité et la justice (INHESJ), sans détailler davantage son approche et les analyses sur lesquelles il s’appuie.

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2. Un impact incertain sur le PIB
L’explication à l’origine de ce nouveau mode de calcul est que la contribution de chaque membre au budget européen dépend pour partie de son PIB. Or certains Etats membres (Pays-Bas, Suède…) ont, dans leur PIB, une part liée à la drogue et/ou à la prostitution.
« Quelques milliards en plus » pour la France
En France, assure l’Insee, cette prise en compte entraînera « une révision en très légère hausse du niveau du PIB ». Le chef du département des comptes nationaux de l’institut public, Ronan Mahieu, évoque le chiffre de « quelques milliards » d’euros, à rapporter aux 2 200 milliards d’euros du PIB français.
Difficile d’anticiper de façon plus précise, dans la mesure où les autres pays européens ayant sauté le pas ne détaillent pas dans leur PIB, qui varie chaque année pour des raisons macroéconomiques, quelle part relève des trafics illégaux. D’ailleurs, on ne sait même pas quel pays a adopté quelle méthode ; les pays sont censés se conformer au nouveau mode de calcul, se contente de répondre Eurostat.
Peut-être pour ne pas donner des armes à ceux qui militeraient pour une légalisation, peu de pays ont communiqué sur ces changements de calcul mais l’Allemagne (qui incluait déjà la prostitution dans son PIB) a noté une amélioration de 0,1 point de pourcentage en 2013. Les services statistiques britanniques ont eu partagé un exercice de calcul sur l’année 2009, comprenant du prix moyen du gramme d’héroïne à celui de la passe, anticipant une hausse de 0,7 point du PIB.

   


3. Pourquoi la France a tardé à adopter ce calcul
La décision de l’Insee fait suite à un long débat lancé par Eurostat en 2013. L’Insee avait, dans un premier temps (en 2014), accepté de donner une estimation des revenus issus du trafic de drogue dans le revenu national brut (RNB), destiné principalement à déterminer la contribution de la France au budget de l’Union européenne, mais pas dans le PIB, mesure comptable « sacrée », ou du moins qui fait référence dans le débat public.
Son argument : le libre arbitre. « On voit bien que des consommateurs en situation de grande dépendance ne sont plus vraiment en mesure d’exercer leur libre arbitre (et donc, on peut arguer que les transactions ne se font pas vraiment par accord mutuel, ce qui est un critère essentiel pour l’Insee). » 
L’étape suivante a relevé d’un choix pragmatique : l’Insee reconnaît avoir fini par être « assez isolé au niveau européen sur cette position »… avant de se rallier à la majorité. « En même temps, le raisonnement [sur le libre arbitre] pourrait s’appliquer aussi à des substances (alcool, tabac, voire jeux de hasard) dont la consommation est légale et que l’on prend en compte depuis longtemps dans les comptes nationaux. »
L’institut européen des statistiques avait également demandé aux Etats membres d’intégrer la prostitution dans leurs statistiques nationales, estimant qu’il s’agissait de transactions commerciales consenties librement. Ce dernier point fait débat en France ; l’Insee a tranché en estimant que le consentement des prostituées n’était « probablement pas vérifié ». « Une volumineuse documentation montre que la prostitution de rue est ultra-majoritairement le fait de personnes mineures et/ou en situation irrégulière, sous la coupe de réseaux qui les obligent à se prostituer pour rembourser les passeurs. »



                            


                        

                        

