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En Belgique, le changement de genre d’un journaliste vedette fait sensation

La décision de Bo Van Spilbeeck, communiquée lundi par la direction de la chaîne flamande VTM, a entraîné de nombreuses manifestations de soutien.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 17h13
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 17h46
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        


Il s’appelait Boudewijn Van Spilbeeck et, bientôt, elle deviendra « Bo », toujours journaliste vedette de la chaîne flamande VTM, mais qui a déclaré vouloir vivre désormais en tant que femme. Communiquée lundi 29 janvier par la direction de la télévision privée, cette information concernant une personnalité (un « BV », « Flamand connu ») a fait sensation et remis en lumière la question du statut des transgenres.
Depuis le 1er janvier, en effet, les personnes qui ont la conviction que le sexe mentionné dans leur acte de naissance ne correspond pas à leur identité de genre peuvent faire modifier leurs papiers sur simple déclaration sur l’honneur. Avant la loi du 25 juin 2017, les transgenres devaient pour cela passer par de lourds traitement médicaux.
L’annonce de Bo Van Spilbeeck a entraîné de nombreuses réactions, la plupart d’encouragement à l’intéressée, mais parfois hostiles. Spécialisée dans la couverture des guerres et les grands reportages, la journaliste de 58 ans a expliqué qu’elle suivait depuis six mois un traitement médical et une thérapie hormonale. « Ma transformation sera complète dans un an et mon corps sera en harmonie avec mon esprit », a-t-elle souligné, se disant étonnée par l’intérêt qu’elle suscite.
Citée en exemple de courage
Si elle ne s’est pas décidée plus rapidement, explique-t-elle, c’était par crainte de perdre son emploi et de bouleverser l’équilibre de sa famille et de son cercle d’amis. Elle a été soutenue par ses collègues et sa rédaction en chef, qui a simplement décidé de l’éloigner durant quelques mois de l’écran.
La journaliste, mariée et ayant eu deux enfants, a expliqué qu’elle se débattait depuis son enfance avec des questions sur son identité sexuelle et songeait depuis une quinzaine d’années à un changement de genre.
Depuis lundi, de nombreuses personnes lui ont manifesté leur soutien, certaines la citant en exemple de courage. Elle dit, de son côté, avoir voulu suivre l’exemple de l’Américaine Caitlyn Jenner, qui a cessé en 2015 d’être Bruce Jenner, athlète de décathlon.
La seule réaction véritablement hostile est venue d’un cercle d’étudiants catholiques, le KVHV. « La décision de changer de sexe n’est pas courageuse, mais une capitulation absurde », a jugé ce groupement, qui prône plutôt une aide médicale et familiale soutenue pour les transgenres. Il reproche aussi aux médias de s’intéresser à une situation qui relevait encore récemment, selon lui, du « dérèglement mental ».
Des commentaires qui n’ont pas été relayés par les partis politiques, même les plus conservateurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Les trois ex-responsables en appellent au groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire pour faire pression sur l’Etat espagnol.
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Trois dirigeants catalans contestent leur détention provisoire devant l’ONU

Les trois ex-responsables en appellent au groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire pour faire pression sur l’Etat espagnol.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 16h24
   





                        



   


Trois dirigeants indépendantistes catalans en détention provisoire ont engagé un recours devant les Nations unies pour contester la légalité de leur détention, ont annoncé jeudi 1er février leurs avocats.
Oriol Junqueras (ex-vice-président du gouvernement catalan), Jordi Sanchez (ex-président de l’Assemblée nationale catalane) et Jordi Cuixart (président de l’association indépendantiste Omnium Cultural) sont accusés de sédition pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne à l’automne dernier.
Ces trois personnalités ont engagé leur recours devant le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire, un groupe d’experts chargé de faire des recommandations aux Etats qui ne respectent pas la légalité. C’est ce même groupe qui a conclu en février 2016, après un an et demi d’enquête, que Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, était détenu « arbitrairement ».

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                Affaire Assange : qu’est ce que le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire ?



Alors que d’autres organisateurs du référendum et de la déclaration d’indépendance de l’an dernier — deux actes déclarés illégaux par l’Espagne — se sont enfuis à Bruxelles, Oriol Junqueras, Jordi Sanchez et Jordi Cuixart ont été arrêtés et n’ont pas obtenu d’être laissés en liberté avant leur procès.

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                La crise catalane pourrait coûter à l’Espagne son statut de « démocratie pleine »



Leurs avocats dénoncent une « insulte aux droits humains »
« Leur détention en Espagne est une insulte aux droits humains, laquelle a pour but de les empêcher de remplir leur rôle de représentants politiques du peuple catalan », a déclaré un de leurs avocats, Ben Emmerson, dans une déclaration lue avant une conférence de presse à Londres.
Les avocats ne demandent pas au groupe de travail sur la détention arbitraire de se prononcer sur le référendum d’indépendance du 1er octobre 2017, mais de dire qu’un gouvernement ne peut pas réprimer la dissidence politique en mettant des opposants en détention provisoire, a expliqué Ben Emmerson.
Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a mis la Catalogne sous administration directe de l’Etat espagnol à la fin d’octobre et a convoqué des élections régionales pour tenter d’obtenir un vote défavorable aux partis indépendantistes.

   


Lors de ce scrutin anticipé, le 21 décembre 2017, le chef du gouvernement espagnol a perdu son pari. Les électeurs ont envoyé de nouveau au Parlement régional catalan une majorité en faveur de l’indépendance.

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                Report de l’investiture du président catalan : quelle stratégie pour les indépendantistes ?


Quant à l’élection du chef de l’exécutif catalan, à laquelle devait procéder ce mardi le nouveau Parlement régional, elle a été repoussée sine die, le candidat indépendantiste étant l’ancien président Carles Puigdemont, réfugié depuis trois mois à Bruxelles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Dans sa chronique, le chercheur au CNRS Thibault Gajdos estime qu’en matière d’immigration le gouvernement gagnerait à faire preuve de pédagogie et de courage plutôt que de reprendre à son compte un discours anxiogène et mensonger.
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Pourquoi choisir le discours de la peur contre les réfugiés ?

Dans sa chronique, le chercheur au CNRS Thibault Gajdos estime qu’en matière d’immigration le gouvernement gagnerait à faire preuve de pédagogie et de courage plutôt que de reprendre à son compte un discours anxiogène et mensonger.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 14h10
    |

                            Thibault Gajdos (Chercheur au CNRS)








                        



                                


                            

Politiques publiques. Selon le gouvernement, la France ferait face à une pression migratoire insoutenable. Elle ne saurait donc accueillir les réfugiés menacés dans leur pays qu’à condition d’être « intraitable » – pour reprendre les termes d’Emmanuel Macron – envers ceux qui ne relèveraient pas du droit d’asile. C’est par conséquent au nom même de l’exigence d’hospitalité que la France devrait conduire une politique migratoire d’une brutalité sans précédent depuis la seconde guerre mondiale.
Prétendre que la France est menacée par une vague migratoire à laquelle elle n’aurait pas les moyens économiques de faire face relève du pur mensonge
Ce discours ne résiste cependant pas un instant à l’analyse. Selon le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, « il y a 95 000 demandes d’asile par an, c’est-à-dire une grande ville chaque année. Si nous accueillions tout le monde, nous ne pourrions pas le faire dans de bonnes conditions ». Pour bien comprendre de quoi l’on parle, notons que la France comptait 4 réfugiés pour 1 000 habitants en 2015, contre 8 en Suisse, 15 en Suède, 24 en Turquie et 209 au Liban. Et, selon Gérard Collomb, elle serait incapable d’accueillir décemment 1,5 réfugié par an pour 1 000 habitants, soit l’équivalent du public à un concert au Stade de France ?
Prétendre que la France est menacée par une vague migratoire à laquelle elle n’aurait pas les moyens économiques de faire face relève du pur mensonge. Quant à la distinction entre les « bons » migrants (qui relèvent du droit d’asile) et les autres (qu’il faut refouler implacablement), elle n’est pas, et de loin, aussi évidente que le gouvernement le prétend.
Car la convention de Genève sur les réfugiés laisse une part d’appréciation notable aux pays d’accueil. Ainsi, l’Allemagne a accordé en 2015 le droit d’asile à toutes les personnes venant de Syrie, tandis que la France ne l’a accordé qu’à 60 % d’entre elles, les autres n’ayant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ En s’opposant à la grande coalition de son parti, le SPD, avec Angela Merkel, le chef des jeunes sociaux-démocrates fait souffler un vent de rébellion en Allemagne.
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Kevin Kühnert, le frondeur du SPD


                      En s’opposant à la grande coalition de son parti, le SPD, avec Angela Merkel, le chef des jeunes sociaux-démocrates fait souffler un vent de rébellion en Allemagne.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 12h30
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








   


Président du mouvement de jeunesse du parti (« les Jusos »), qui compte 70 000 membres, Kevin Kühnert mène campagne contre une réédition de la « grande coalition ».
La revanche des Kevin
Kevin Kühnert est né le 1er juillet 1989 à Berlin-Ouest. Selon le quotidien Bild, il a appris tôt à balayer les blagues sur son prénom, qu’il doit au footballeur britannique Kevin Keegan, apprécié de ses parents. Est-ce de là qu’il tient la tranquille assurance avec laquelle il ose défier la direction de son parti, Martin Schulz en tête ? Les Kevin tiennent en tout cas leur revanche : « Tu sais que les choses vont mieux quand, pour la première fois, un chancelier s’appelle Kevin », affirmait en 2007 une chanson du groupe humoristique Pigor & Eichhorn, récemment citée dans les médias.
La carte jeune
Depuis novembre 2017, Kevin Kühnert est le président des jeunes sociaux-démocrates, les Jusos, qui comptent 70 000 membres et furent dirigés jadis par Gerhard Schröder. Sa campagne infatigable pour le « non » à une nouvelle « grande coalition » a donné au mouvement une lumière inédite. Les Jusos apparaissent comme le cœur encore vivant d’un SPD divisé et angoissé par son déclin. « Notre génération tient à ce qu’il reste quelque chose de cette boutique, bon sang de bois ! », a-t-il déclaré au congrès du parti en décembre 2017.
La nouvelle star
Lors d’un congrès national extraordinaire le 21 janvier, son intervention de quelques minutes a été davantage applaudie que le discours d’une heure de Martin Schulz. Résultat : le vote des délégués a été extrêmement serré. Sa maîtrise du discours impressionne les journalistes. Il parle calmement, sans notes ni hésitations, et sait susciter l’émotion de son public. « Quelle que soit l’option que nous choisirons, cela fera mal », a-t-il lancé.

        Lire aussi :
         

                En Allemagne, le SPD doit se prononcer pour ou contre une coalition avec Merkel



La relève
Kevin Kühnert ne plaide pas pour de nouvelles élections, mais pour un gouvernement minoritaire en Allemagne. Une option qui permettrait de renforcer le Parlement et de ressourcer les partis, estime-t-il. Un avis que partagent certains trentenaires au sein du Parti libéral-démocrate (FDP) et chez les chrétiens-démocrates (CDU) : une génération lassée de l’ère Merkel, marquée par douze années de consensus et de pragmatisme politique.



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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ La première ministre britannique espère renforcer les échanges avec Pékin après le Brexit sans se plier aux exigences chinoises.
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Theresa May entame une visite délicate en Chine

La première ministre britannique espère renforcer les échanges avec Pékin après le Brexit sans se plier aux exigences chinoises.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 11h02
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant) et 
Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

La première ministre britannique, Theresa May, a été reçue, mercredi 31 janvier, à Pékin avec tous les honneurs par son homologue chinois, Li Keqiang. Ensemble, ils ont célébré « l’âge d’or de la coopération » des relations entre leurs deux pays – une expression qui date du voyage de George Osborne, ministre des finances du précédent gouvernement conservateur, fin 2015.
Les partisans du Brexit font miroiter aux Britanniques un brillant avenir grâce à de futurs accords de libre-échange avec les pays les plus dynamiques du monde, et Mme May est attendue sur sa capacité à faire avancer cette perspective avec Pékin. Or, l’attitude de la première ministre à l’égard de la Chine contraste avec l’enthousiasme débridé du gouvernement conservateur précédent qui, avant le Brexit, comptait sur les investissements chinois pour parer aux carences de l’Etat en matière de grands équipements (centrales nucléaires, trains à grande vitesse).
Theresa May a inauguré son mandat par un geste de défiance à l’égard de Pékin : en juillet 2016, elle a suspendu la décision de construire la mégacentrale nucléaire d’Hinkley Point – financée pour un tiers par le géant chinois CGN aux côtés d’EDF –, s’alarmant d’une menace chinoise pour la sécurité nationale, avant de finalement donner son feu vert en septembre.
Pékin a pour politique de soutenir l’unité de l’Union européenne. Mais c’est souvent pour mieux pouvoir la diviser
Sans encore pouvoir entrer dans les négociations d’un nouveau traité de libre-échange avec la Chine, qui ne seront possibles qu’après le Brexit, la première ministre britannique espère positionner son pays favorablement dans le jeu européen face à Pékin. « La Chine va ouvrir ses portes de plus en plus grand à la Grande-Bretagne », lui a fait miroiter M. Li, après avoir rappelé que « les relations sino-britanniques ne vont pas changer rien que parce que les relations entre le Royaume-Uni et l’Europe changent ».
Une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Le taux de chômage de la zone euro a été ramené à 8,7 % en décembre 2017, au plus bas depuis neuf ans.
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L’Europe fait face à des difficultés de recrutement

Le taux de chômage de la zone euro a été ramené à 8,7 % en décembre 2017, au plus bas depuis neuf ans.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 14h51
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

C’est la dernière grande séquelle laissée par la crise de 2008, et sur ce front-là aussi, la situation s’améliore. En décembre 2017, le taux de chômage de la zone euro s’est établi à 8,7 %, selon les chiffres publiés mercredi 31 janvier par Eurostat. Il s’agit du plus bas niveau enregistré depuis janvier 2009. Sur l’ensemble de 2017, le taux de demandeurs d’emploi est ainsi ressorti à 9,1 % dans la zone euro, et à 7,7 % dans l’Union européenne.
Le tableau est, bien sûr, très contrasté selon les Etats. Si l’Allemagne (3,6 % en décembre) et les Pays-Bas (4,4 %) frôlent le plein-emploi, la Grèce (20,7 %) et l’Espagne (16,4 %) se débattent toujours avec un chômage élevé. La France (9,2 %) et l’Italie (10,8 %) sont encore au-dessus de la moyenne de la zone euro tandis que le Portugal, où les créations de postes surprennent par leur dynamisme, est passé en dessous (7,8 %).

Il faudra encore du temps pour que l’ensemble de l’Union européenne renoue avec le plein-emploi, d’autant qu’une grande partie des postes créés ces derniers mois sont précaires. Ainsi, sur les 21,5 millions de contrats signés en Espagne en 2017, 19,6 millions étaient des CDD, selon les chiffres du gouvernement. Malgré cela, la même musique commence à se faire entendre dans plusieurs Etats membres, en particulier ceux où le taux de chômage est repassé sous la barre des 10 % : certaines entreprises peinent de plus en plus à recruter.
Même son de cloche
« Pour nous, c’est le défi n°1 des mois à venir », confie Antti Nivala, patron de M-Files, une société informatique implantée à Tampere, au sud de la Finlande. Pendant la crise, il a embauché nombre des ingénieurs laissés sur le carreau par Nokia, le géant du mobile en difficulté. « Maintenant qu’ils sont tous recasés, les profils qualifiés que nous recherchons sont devenus presque introuvables, et c’est préoccupant », détaille-t-il.
En France, en Allemagne, en Irlande, en Belgique ou encore au...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Trois commissions vont être présidées par des élus du parti Alternative pour l’Allemagne.
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Allemagne : l’extrême droite place trois hommes contestés à des postes-clés du Bundestag

Trois commissions vont être présidées par des élus du parti Alternative pour l’Allemagne.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 10h35
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

En temps normal, l’élection des présidents des commissions permanentes du Bundestag, passage obligé de tout début de législature, n’aurait pas fait les gros titres de l’actualité. Il en a été autrement ce mercredi 31 janvier, pour deux raisons. L’une est que, pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, trois commissions du Bundestag (budget, affaires juridiques et tourisme) seront présidées par l’extrême droite. La seconde tient au profil des nouveaux élus, trois membres particulièrement controversés du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD).

Sur le principe, nul ne conteste que l’AfD préside trois commissions sur vingt-trois, soit quatre de moins que la CDU-CSU, deux de moins que le SPD, autant que le Parti libéral-démocrate (FDP) et une de plus que les Verts et Die Linke (gauche radicale) : cela correspond au poids du parti d’extrême droite dans la nouvelle assemblée, où il compte 92 élus sur 730. De même, nul ne remet en question qu’il ait hérité de la présidence de la commission du budget, l’une des plus importantes et des plus peuplées (44 membres), la tradition étant qu’elle échoie au principal groupe d’opposition, place occupée par Die Linke pendant la dernière législature et désormais par l’AfD.
Nominations « inacceptables »
Ce sont en revanche les personnalités choisies par le parti d’extrême droite pour occuper ces postes stratégiques qui ont fait réagir, à la fois parmi ses adversaires politiques et dans la presse, à l’instar du quotidien de centre gauche Süddeutsche Zeitung, qui a dénoncé des nominations « inacceptables ».

Celle de Peter Boehringer, qui va présider la commission du budget, d’abord. Homme fort de l’AfD en Bavière, cet économiste de 48 ans a appartenu à la petite équipe qui rédigea le programme du parti pour les dernières législatives. Admirateur de l’économiste britannique d’origine autrichienne Friedrich Hayek (1899-1992), considéré comme le père du néolibéralisme,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Un immense dépôt permettra d’exposer en 2019 les milliers d’œuvres stockées.
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Le musée Boijmans van Beuningen va dévoiler ses riches réserves

Un immense dépôt permettra d’exposer en 2019 les milliers d’œuvres stockées.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 09h32
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 10h19
    |

                            Francis Gouge (Rotterdam (Pays-Bas)








                        



                                


                            

Le dépôt des œuvres du Musée Boijmans Van Beuningen, de Rotterdam, actuellement en construction, ouvrira au public courant 2019. Ce sera une première mondiale. Créé en 1849, à la suite du legs, huit ans plus tôt, de sa collection d’art par l’avocat et amateur éclairé Frans Jacob Otto Boijmans à sa ville de Rotterdam, le musée, qui fut baptisé à son nom, est un des plus ­anciens des Pays-Bas. En 1958, il acquérait l’importante collection d’un homme d’affaires, Daniel George van Beuningen, et il en profitait pour compléter son nom. Sa version de La Tour de Babel, de Pieter Brueghel l’Ancien, ses Rembrandt, Bosch, Van Gogh, Dali, Monet, Degas, Hockney et Warhol… le hissent au niveau du fameux Rijksmuseum d’Amsterdam. Ses collections, qui courent du Moyen Age au XXIe siècle, comptent 145 000 pièces (pein­tures, dessins, statues, porce­laines, photos…), mais il ne peut en ­exposer que 11 600 (8 %). Les autres sont conservées dans ­plusieurs dépôts insuffisants et surtout, étant construits sous le niveau de la mer, constamment sous la menace d’inondations. La construction de nouveaux locaux s’imposait.
Jardin de sculptures
Dès 2005 une réflexion était amorcée et, en 2011, il était décidé que le dépôt Boijmans Van Beuningen ouvrirait ses portes aux visiteurs, qui pourront voir la quasi-totalité des œuvres stockées, sans l’intermédiaire d’un conservateur. Seul ou accompagné, le public découvrira ainsi la partie immergée de cet iceberg muséal, jamais montrée, avec notamment les locaux consacrés à la conservation et à la restauration. Les circuits permettront de voir 75 000 œuvres dans des conditions respectant les règles de sécurité et de bonne pré­servation. Mais attention, ça ne sera pas un Boijmans Van Beuningen bis ; il n’y aura pas d’expositions temporaires. « Il n’existe rien de comparable au monde », s’enflamme Sjarel Ex, directeur du ­Musée Boijmans Van Beuningen.

En 2014, un comité d’experts ­sélectionnait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Lors d’une audience mercredi, un tribunal d’Istanbul avait ordonné sa remise en liberté conditionnelle, au grand soulagement de ses proches et d’Amnesty International.
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A peine libéré, le président d’Amnesty en Turquie a été de nouveau arrêté

Lors d’une audience mercredi, un tribunal d’Istanbul avait ordonné sa remise en liberté conditionnelle, au grand soulagement de ses proches et d’Amnesty International.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 09h30
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 14h17
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



   


Relâché mercredi 31 janvier sur décision d’un tribunal d’Istanbul, Taner Kiliç, le président d’Amnesty International pour la Turquie, a été placé en garde à vue alors qu’il sortait de la prison Sakran à Izmir (sur la côte égéenne), où il avait été incarcéré pendant huit mois.
« Nous nous sommes envolés pour Izmir, nous sommes allés jusqu’à la prison dans l’espoir d’assister avec sa famille à la libération de Taner, explique Gauri van Gulik, directrice du programme Europe à Amnesty International. Au lieu de cela, vers minuit, Amnesty International a vu Taner être emmené de prison pour une garde à vue dans une gendarmerie. C’était extrêmement traumatisant pour les membres de sa famille qui étaient certains de le voir sortir. »
Libéré mercredi en fin d’après midi sur décision de la 35e cour pénale d’Istanbul, Taner Kiliç a été placé en garde à vue, dans la nuit, sur décision de la 36e. Ni Amnesty ni la famille n’ont été tenues au courant. « On ne nous a pas informés », déplore Gauri van Gulik, qui dénonce « des manœuvres étranges pour maintenir Taner prisonnier à tout prix ». M. Kiliç doit comparaître jeudi 1er février devant un tribunal à Izmir, qui statuera sur son maintien en détention.
Taner Kiliç et dix autres militants des droits de l’homme sont accusés d’avoir entretenu des liens avec le mouvement du prédicateur musulman Fethullah Gülen. Exilé aux Etats-Unis, le chef religieux est désigné par les autorités turques comme le cerveau de la tentative de coup d’Etat du 15 juillet 2016.

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Charges « copiées-collées »
Les prévenus, qui ont comparu mercredi à Istanbul – dont Taner Kiliç par vidéo – nient tout lien avec le mouvement. Selon Amnesty International, les accusations ne sont pas étayées. Depuis la tentative de coup d’Etat, plus de 50 000 personnes ont été condamnées à des peines de prison et 150 000 fonctionnaires ont été limogés pour leurs liens présumés avec des « organisations terroristes », notamment la secte du prédicateur Gülen et la rébellion kurde du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
Les dossiers d’accusation des présumés gülenistes comportent tous les mêmes charges, « copiées-collées », disent les avocats. Le fait d’avoir eu un compte à la banque Asya, d’avoir des enfants jadis inscrits dans les écoles du prédicateur, d’avoir eu sur son téléphone portable l’application Bylock, censée avoir servi aux conjurés pour communiquer au moment du putsch, suffisent à faire de tout individu un complice de la tentative de coup.
Pas de dossier d’accusation
Avocats, magistrats, journalistes, défenseurs des droits de l’homme, médecins sont maintenus en détention au mépris des notions d’Etat de droit. C’est le cas du correspondant du quotidien allemand Die Welt, le binational Deniz Yücel, qui n’a toujours pas de dossier d’accusation alors qu’il est en détention provisoire depuis février 2017.

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Le dysfonctionnement le plus alarmant s’est produit jeudi 11 janvier, quand une décision de la Cour constitutionnelle, la plus haute instance juridique du pays, a été foulée aux pieds par une juridiction subalterne.
Alors que la Cour constitutionnelle avait ordonné la remise en liberté conditionnelle de deux journalistes, Mehmet Altan, 65 ans, et Sahin Alpay, 73 ans, en détention provisoire depuis l’été 2016 pour leurs écrits dans des publications gülenistes, deux cours pénales ordinaires d’Istanbul (la 13e et la 26e) ont ignoré l’arrêté de la Haute Cour sous prétexte qu’il n’avait pas été publié au journal officiel. L’arrêté a depuis été publié, mais Mehmet Altan et Sahin Alpay sont toujours en prison.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Un décret ordonne à des entreprises de se mettre à l’arrêt pendant la compétition, qui se déroulera du 14 juin au 15 juillet. Quant aux chiens et chats errants, ils sont abattus.
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Poutine ne veut pas de pollution pendant la Coupe du monde de football

Un décret ordonne à des entreprises de se mettre à l’arrêt pendant la compétition, qui se déroulera du 14 juin au 15 juillet. Quant aux chiens et chats errants, ils sont abattus.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 09h45
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

LETTRE DE MOSCOU
En vertu d’un décret signé par Vladimir Poutine, les industriels ont été priés de marquer une pause et de cesser de produire pendant un mois, voire un peu plus, lors de la Coupe du monde de football prévue du 14 juin au 15 juillet dans onze villes de Russie. Il concerne des centaines de sites, centrales nucléaires et électriques, raffineries, usines d’armement, chimiques voire agroalimentaires, potentiellement en congé forcé dans un rayon de plusieurs centaines de kilomètres autour des stades. La mesure dépasserait, et de loin, les restrictions imposées par les autorités chinoises lors des Jeux olympiques de Pékin en 2008.
L’oukase présidentiel (complété par un autre du gouvernement) ne badine pas avec la sécurité de l’événement organisé, pour la première fois de son histoire, en Russie : le texte précise bien, chapitre 13, que l’activité devra s’interrompre pendant et un peu avant la compétition dans toutes les entreprises jugées « dangereuses, qui utilisent des sources de rayonnement ionisant, des substances chimiques, biologiques, radioactives, toxiques ou explosives ». A la mi-janvier, les industriels ont commencé à recevoir une lettre du FSB, les services russes de sécurité, leur enjoignant de se mettre en conformité.
Consternation dans le milieu des affaires
Dans le cas où il leur serait impossible de se mettre à l’arrêt, il est demandé aux entreprises de se justifier, et de décrire les conséquences écologiques en situation d’urgence « ainsi que le nombre de victimes potentielles ».
La consternation s’est abattue sur le milieu des affaires qui entrevoit des « millions de roubles de pertes ». « Nous ne donnons pas de commentaires », préfère éluder Vitali Matouchkine, porte-parole du groupe pétrolier Lukoil. Telle autre entreprise fait savoir, sous couvert d’anonymat, qu’une décision de cette nature l’empêcherait de remplir ses « obligations contractuelles » et reviendrait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Elle punit par des amendes ou des peines de prison ceux qui attribuent « à la nation ou à l’Etat » des crimes commis par les nazis en Pologne occupée.
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Le Sénat polonais adopte une loi controversée sur la Shoah

Elle punit par des amendes ou des peines de prison ceux qui attribuent « à la nation ou à l’Etat » des crimes commis par les nazis en Pologne occupée.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 03h44
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 10h28
    |

                            Intérim








                        



   


La vague d’indignation internationale n’aura pas suffi. Moins d’une semaine après le feu vert donné en Chambre basse, le Sénat polonais a avalisé dans la nuit du mercredi au jeudi 1er février un dispositif de « défense de la réputation de la République et de la nation polonaises » prévoyant notamment une peine de trois ans de prison contre les personnes coupables « d’attribuer à la nation ou à l’Etat polonais, de façon publique et en dépit des faits, la responsabilité ou la coresponsabilité des crimes nazis commis par le IIIe Reich allemand(…), de crimes de guerre ou d’autres crimes contre la paix et l’humanité ».

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« J’espère que la conclusion du processus législatif contribuera à faire retomber les émotions », a déclaré le président du Sénat polonais, Stanislaw Karczewski, dans les heures précédant l’adoption expéditive de cette loi mémorielle à l’origine d’une crise diplomatique inédite avec Israël et ses alliés. Les rapporteurs du projet avaient motivé cette initiative par leur volonté de lutter contre l’emploi abusif et erroné de l’expression « camps de la mort polonais » pour désigner les camps d’extermination construits par les nazis pendant la deuxième guerre mondiale sur le territoire de la Pologne occupée. En mai 2012, même la Maison Blanche avait dû présenter des excuses après un usage malencontreux de ce terme par le président Barack Obama.
« Réécriture de l’Histoire »
Toutefois, le texte a soulevé un immense tollé en Israël, où il est perçu comme une tentative de « réécriture de l’Histoire » et de « négation de la Shoah ». Une coalition de députés de la Knesset, le Parlement israélien, a même déposé cette semaine un contre-projet de loi qui placerait sur un même plan le déni de l’Holocauste et la minimalisation du rôle joué dans le génocide par les collaborateurs et autres soutiens des nazis.
Alors que le débat était encore en cours au Sénat, le département d’Etat américain avait pour sa part publié un communiqué brutal exprimant son « inquiétude » vis-à-vis d’une loi qui pourrait non seulement « remettre en cause la liberté d’expression et le débat universitaire », mais plus encore « avoir des répercussions sur les intérêts et les relations stratégiques de la Pologne, y compris avec les Etats-Unis et Israël. Les divisions qui pourraient émerger entre nos alliés ne profitent qu’à nos rivaux. Nous encourageons la Pologne à réévaluer le texte à la lumière de son impact potentiel sur le principe de la liberté d’expression et sur notre capacité à être de réels partenaires ».
Les autorités polonaises ont semblé prises au dépourvu par la vigueur de la mobilisation internationale contre ce projet. Varsovie considère pourtant Israël comme un important allié politique et idéologique face aux critiques européennes sur ses dérives en matière d’Etat de droit. De plus, quel que soit le parti au pouvoir, la diplomatie polonaise d’après 1989 a fait des bonnes relations avec Tel-Aviv un symbole de rupture avec l’époque communiste ainsi qu’avec une lourde histoire d’antisémitisme.
Portée trop générale
En effet, même si l’Etat polonais n’a pas pris part à l’Holocauste, certains de ses citoyens se sont livrés à des actes de dénonciation ou de pogrom. Or, selon les critiques de la loi, le texte a une portée trop générale qui pourrait englober ces crimes. Ils soulignent également que les instances de jugement polonaises sont en train d’être reprises en main par le pouvoir ultraconservateur, qui mène une politique historique visant ouvertement à restaurer la fierté nationale.
L’historien polono-américain Jan Tomasz Gross, auteur de plusieurs travaux très critiques de l’attitude des Polonais à l’égard des juifs pendant l’Occupation et l’immédiat après-guerre, s’est ainsi retrouvé plusieurs fois dans le collimateur du gouvernement polonais. Bien que le président de la République, Andrzej Duda, puisse encore utiliser son veto, cela reviendrait à contredire le discours nationaliste du parti Droit et justice au pouvoir, qui se fait fort de refuser toute intervention des puissances étrangères.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ L’ancien président de la région autonome laisse entendre que l’indépendance est morte et que lui-même a été « sacrifié » par les siens.
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Catalogne : des textos volés révèlent le pessimisme de Puigdemont

L’ancien président de la région autonome laisse entendre que l’indépendance est morte et que lui-même a été « sacrifié » par les siens.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 19h57
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 09h29
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


Carles Puigdemont a-t-il jeté l’éponge, abandonné pour de bon son ambition d’être réinvesti président de la Catalogne par le Parlement régional, ou n’a-t-il été victime que d’un coup de blues passager ? En public, il continue d’afficher sa détermination. Mais des messages téléphoniques qu’il a échangés avec son compagnon d’« exil », Toni Comin, mardi 30 janvier au soir, dans lesquels il s’avoue vaincu par Madrid, montrent un autre état d’esprit.
Quelques heures après la décision du président du Parlement catalan, Roger Torrent, d’ajourner sine die le débat d’investiture lors duquel M. Puigdemont entendait reprendre les rênes de la région autonome – à distance, afin de ne pas contrevenir à l’interdiction du Tribunal constitutionnel –, le dirigeant indépendantiste a échangé des messages sur son téléphone portable qui ont fuité sur la chaîne de télévision Telecinco. Il y considère que le gouvernement espagnol a remporté la bataille et laisse entendre que l’indépendance est morte et que lui-même a été « sacrifié » par les siens.

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                La justice espagnole bloque l’investiture de Puigdemont comme président de la Catalogne



« On recommence à vivre les derniers jours de la Catalogne républicaine », écrit-il tout d’abord, fataliste, à M. Comin, ancien conseiller (ministre régional), filmé à son insu alors qu’il lit les messages de « Carles » par l’envoyé spécial de Telecinco à Louvain (Belgique), où il était invité à une réunion des nationalistes flamands.
« Tout cela est fini »
« Le plan de la Moncloa [le siège du gouvernement espagnol] triomphe. J’espère seulement qu’il est vrai que grâce à cela tous pourront sortir de prison, parce que sinon le ridicule historique est historique… », poursuit-il, en référence aux dirigeants indépendantistes en prison préventive – l’ancien vice-président catalan, Oriol Junqueras, le conseiller de l’intérieur destitué, Joaquim Forn, et les ex-présidents des deux puissantes associations indépendantistes Assemblée nationale catalane et Omnium cultural. Le message laisse entendre qu’un retrait politique et l’abandon de la désobéissance au Tribunal constitutionnel pourraient avoir comme contrepartie une certaine clémence judiciaire.
« Les nôtres nous ont sacrifiés, moi en tout cas »
« Je suppose que tu as compris que tout cela est fini. Les nôtres nous ont sacrifiés, moi en tout cas. Vous serez conseillers (je l’espère et le souhaite), mais moi je suis déjà sacrifié, comme le suggérait Tarda », ajoute-t-il dix minutes plus tard, en l’absence de réponse de M. Comin. Joan Tarda, porte-parole de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) au Parlement espagnol, avait déclaré, quelques jours plus tôt, que, « s’il le faut [pour mettre fin à la mise sous tutelle de la Catalogne par Madrid], nous sacrifierons Puigdemont ».
Et de conclure, dramatique : « Je ne sais pas combien de temps il me reste à vivre (j’espère longtemps !), mais je le consacrerai à mettre en ordre ces deux années et à protéger ma réputation. On m’a fait beaucoup de mal, avec des calomnies, des rumeurs, des mensonges, que j’ai supportés pour un objectif commun. Cela a touché à sa fin et il me revient de consacrer ma vie à ma défense. »
« Je ne plierai ni ne reculerai »
Mercredi, M. Puigdemont a reconnu la véracité de ces messages, tout en tentant de les relativiser, sur son compte Twitter.

Sóc periodista i sempre he entès que hi ha límits, com la privacitat, que mai s’han de violar. Sóc humà i hi ha mom… https://t.co/IWf2Zpet3V— KRLS (@Carles Puigdemont 🎗)


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« Je suis un être humain et il y a des moments où je doute aussi. Je suis aussi le président et je ne plierai ni ne reculerai, par respect, reconnaissance et engagement envers les citoyens et le pays. Continuons ! »
Il se trouve cependant qu’au moment même où il envoyait ces messages privés, il diffusait publiquement une vidéo assurant qu’il n’y avait « pas d’autre candidat possible » que lui à la présidence de la Catalogne et demandant aux indépendantistes de maintenir « l’unité ».
De quoi provoquer les critiques de la chef de file locale du parti constitutionnaliste et libéral Ciudadanos, Inés Arrimadas, qui s’est insurgée sur la chaîne de télévision La Sexta contre « ces gens qui sont en train de fracturer la société catalane pour rien, parce qu’ils ne sont pas assez courageux pour dire que le processus sécessionniste ne va nulle part ».
D’autres se méfient de cette « fuite » et soulignent que M. Comin était tout sauf discret lorsqu’il regardait son téléphone, malgré la présence de nombreuses caméras. M. Puigdemont a-t-il intérêt à se présenter en victime à la fois de la Moncloa et des siens ? Sans doute si son objectif est la tenue de nouvelles élections. Car ces messages pourraient mobiliser les indépendantistes en sa faveur et affaiblir son rival de la Gauche républicaine de Catalogne. Avec, comme slogan, « Puigdemont contre tous… »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Taner Kiliç est accusé, sans aucune preuve, d’avoir téléchargé ByLock, une application de messagerie cryptée, décrite par les autorités turques comme celle utilisée par les putschistes la nuit du coup d’Etat manqué.
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Remise en liberté conditionnelle du représentant d’Amnesty International en Turquie

Taner Kiliç est accusé, sans aucune preuve, d’avoir téléchargé ByLock, une application de messagerie cryptée, décrite par les autorités turques comme celle utilisée par les putschistes la nuit du coup d’Etat manqué.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 19h06
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 12h49
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        


Un tribunal d’Istanbul a ordonné, mercredi 31 janvier, la remise en liberté conditionnelle de Taner Kiliç, le directeur de la représentation turque d’Amnesty International, en détention depuis juin 2017. A l’énoncé de la décision, des cris de joie ont éclaté dans la salle, où de nombreux observateurs étrangers étaient présents.
Gauri van Gulik, directrice de l’ONG pour l’Europe, a remercié tous les signataires (plus d’un million de personnes à travers le monde) de la pétition pour la libération de Taner Kiliç : « Elles ont démontré que lorsque nous agissons et parlons à l’unisson, nous sommes entendus. »

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                En Turquie, liberté conditionnelle pour huit militants des droits de l’homme



Mais le procès n’est pas fini. M. Kiliç et des dix autres militants des droits de l’homme qui comparaissaient avec lui, mercredi, au tribunal du palais de justice de Caglayan, à Istanbul, sont toujours poursuivis pour « appartenance à une organisation terroriste ».
Libéré sous contrôle judiciaire, M. Kiliç ne peut pas quitter la Turquie. Dans l’attente de la prochaine audience, il devra se présenter chaque semaine au commissariat.
50 000 personnes condamnées depuis juillet 2016
Les onze militants sont accusés d’avoir entretenu des liens avec le mouvement du prédicateur musulman Fethullah Gülen, que les autorités turques accusent d’avoir fomenté la tentative de coup d’Etat du 15 juillet 2016.
Depuis le putsch manqué, 50 000 personnes ont été arrêtées et 150 000 fonctionnaires ont été démis pour leur appartenance présumée à des organisations « terroristes ». Plus de 50 000 personnes ont été condamnées à des peines de prison pour collusion avec le mouvement güleniste, qui fut longtemps le meilleur allié du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur, au pouvoir depuis 2002), avant de devenir son pire ennemi.
Comme des dizaines de milliers de personnes, M. Kiliç est accusé de s’être servi de ByLock, une application de messagerie cryptée, décrite par les autorités turques comme celle des partisans de Fethullah Gülen, ce qu’il nie.

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                Bylock, la messagerie cryptée au cœur de la traque des opposants en Turquie



Les analyses de son téléphone commandées par Amnesty n’ont trouvé aucune trace d’un chargement de Bylock. Son dossier d’accusation est vide.
Il lui est aussi reproché d’avoir eu un compte à la banque Asya (güleniste, mais légale). Et d’avoir placé sa fille dans une des nombreuses écoles que le prédicateur avait créées en Turquie, avec les encouragements de l’AKP. Ces écoles étaient tellement prisées que la plupart des enfants des cadres de l’AKP les ont fréquentées.
Amnesty déplore que, « jusqu’à présent, le ministère public n’ait fourni aucune preuve venant étayer son affirmation [sur l’application], ni démontrer une quelconque infraction pénale ». 
Etrange application que Bylock, dont on vient d’apprendre qu’elle peut être installée sur un téléphone portable sans le consentement de son propriétaire. « Le groupe terroriste FETÖ [nom donné par le gouvernement au mouvement Gülen] a installé Bylock sur 11 480 téléphones portables à l’insu des utilisateurs », a fait savoir le bureau du procureur général en chef d’Ankara, le 27 décembre. Taner Kiliç n’est pas sur la liste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Le président russe s’est excusé mercredi auprès des sportifs exclus des Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud, critiquant les sanctions « étranges » du CIO.
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Dopage : Poutine s’excuse auprès des athlètes russes et promet des jeux de substitution

Le président russe s’est excusé mercredi auprès des sportifs exclus des Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud, critiquant les sanctions « étranges » du CIO.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 18h58
   





                        



   


A quelques jours des Jeux de Pyeongchang (du 9 au 25 février), Vladimir Poutine a reçu une partie des 169 sportifs considérés comme « propres » par le Comité international olympique (CIO) et qui s’apprêtent à s’envoler pour la Corée du Sud.
Il a d’abord tenu à souligner les « conditions très difficiles » dans lesquelles les athlètes ont passé les derniers mois, avec l’épée de Damoclès d’une exclusion: « C’est deux fois plus difficile [de participer aux JO] lorsque le sport se mêle à des événements (...) qui lui sont étrangers, avec la politique ou autre chose. »

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« Pardonnez-nous de ne pas avoir pu vous protéger de cela », a ajouté le président russe, peu coutumier des mea culpa.
Poutine qualifie d’« étranges » les décisions du CIO
Engluée dans un vaste scandale de dopage institutionnalisé dans le sport entre 2011 et 2015, et notamment pendant les Jeux olympiques de 2014, à Sotchi, la Russie a été suspendue le 5 décembre des prochains JO se déroulant en Corée du Sud.
Un panel dirigé par l’ancienne ministre des sports française Valérie Fourneyron a cependant autorisé 169 sportifs à concourir, excluant une centaine d’autres, dont certains de premier plan, comme la légende du short-track Viktor Ahn. Parmi les exclus, certains, comme Ahn ou le biathlète Anton Shipulin, champion olympique en relais (Sotchi), n’ont jamais été testés positifs.

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Pour Vladimir Poutine, ces sanctions sont « étranges » : « La question se pose : que sommes-nous en train de combattre : le dopage, ou quelque chose d’autre? » « Nous aimerions le savoir », a-t-il ajouté, exigeant une « discussion substantielle » avec les institutions internationales antidopage.
« Nous admettons nos propres omissions, erreurs, inattentions concernant des choses qui s’avèrent être importantes dans le sport contemporain », a déclaré Vladimir Poutine.
Et « nous comptons beaucoup sur le fait que nos collègues dans les organisations internationales sportives fassent leur possible pour que ces organisations ne deviennent pas le département d’Etat de certains pays », a-t-il prévenu, une référence apparente aux Etats-Unis.
Une compétition de consolation pour les athlètes exclus
Le Kremlin a promis de soutenir les athlètes évincés, pour qui une compétition de consolation sera organisée avec des primes équivalentes à celles des médaillés olympiques, a dit son porte-parole, Dmitri Peskov, cité par les agences de presse russes.
Ce n’est pas une première. En 2016, la Russie avait organisé un meeting dans un stade de Moscou pour son équipe d’athlétisme exclue des JO d’été de Rio.
Depuis mardi, le président russe alterne actes de contrition et de défiance envers les instances sportives internationales. Il a ainsi semblé vouloir adoucir les angles avec le CIO, reconnaissant une nouvelle fois qu’« il y a[vait] eu des cas de dopage en Russie ».
Le scandale dans lequel la Russie est empêtrée « est de notre faute (...) C’est la vérité et je veux que l’auditoire et tout le pays le sachent », avait-il dit lors d’un discours retransmis par la télévision publique.
Vladimir Poutine a néanmoins aussitôt relativisé la culpabilité de la Russie : « Il y a eu de tels exemples (de dopage) sur toute la planète, mais ils ne sont pas mis en avant et dramatisés ».
« Il ne faut pas transformer le sport, le mouvement olympique, en arrière-cour d’une sorte de sale cuisine politique », a-t-il poursuivi.
Le président russe s’en était ensuite pris à l’ex-responsable de l’antidopage russe devenu lanceur d’alerte, Grigori Rodtchenkov, qui l’a accusé d’avoir joué un rôle crucial dans le dopage institutionnalisé mis en place en Russie.
« Cet homme a à l’évidence des problèmes avec la loi », a déclaré M. Poutine, le qualifiant d’« imbécile » qu’il faut « mettre en prison ».

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En 2016, après les révélations de M. Rodtchenkov, qui s’était réfugié aux Etats-Unis en disant craindre pour sa vie, le rapport McLaren, commandé par l’Agence mondiale antidopage (AMA), a révélé l’organisation en Russie d’un système institutionnalisé de dopage, notamment lors des jeux olympiques d’hiver de 2014, à Sotchi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ C’est l’une des revendications prioritaires du syndicat IG Metall qui organise mercredi une grève d’avertissement d’une journée dans l’industrie métallurgique et électronique.
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Pourquoi la question de la réduction du temps de travail ressurgit en Allemagne

C’est l’une des revendications prioritaires du syndicat IG Metall qui organise mercredi une grève d’avertissement d’une journée dans l’industrie métallurgique et électronique.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 14h30
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Mercredi 31 janvier, au matin, des milliers de salariés de l’industrie métallurgique et électronique allemande n’ont pas rejoint leur poste. Ils devaient cesser le travail toute la journée. D’ici à vendredi, 250 entreprises dans tout le pays devraient être frappées par ce nouveau mode d’action du syndicat IG Metall : des grèves d’avertissement d’une journée entière. Contrairement aux arrêts de travail de quelques heures, jusqu’alors utilisés dans les conflits salariaux, ce mode d’action est susceptible de perturber considérablement la production d’une industrie qui fonctionne à flux tendus et dont les carnets de commandes sont pleins.
Le passage à des grèves d’une journée, après l’échec, samedi 27 janvier, d’un cinquième round de négociations qui n’a duré que seize heures, marque un durcissement du conflit social dans l’industrie. Au cœur des désaccords : la question de la réduction du temps de travail, mise en avant par le syndicat IG Metall comme revendication prioritaire, avant même les salaires. Pour les 3,9 millions de salariés de la branche, IG Metall demande, à côté d’une augmentation des rémunérations de 6 %, un droit individuel à la réduction du temps de travail jusqu’à 28 heures par semaine, avec une compensation partielle de rémunération (200 euros) pour les salariés qui désirent s’occuper d’un enfant ou d’un parent dépendant.

Un échec douloureux
Depuis 2003, jamais le syndicat n’avait eu recours à des grèves prolongées. A l’époque, le conflit portait aussi sur la réduction du temps de travail : IG Metall revendiquait le passage à la semaine de 35 heures – au lieu de 38 heures – pour les travailleurs des régions de l’Est. Ce conflit s’était terminé sur un échec douloureux, dont le syndicat a longtemps gardé les séquelles. Avec la forte hausse du chômage dans les années qui ont suivi, il a fait preuve de modération, notamment en matière salariale.
Pourquoi la revendication de la réduction du temps de travail ressurgit-elle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Emmanuel Macron est désormais partisan d’une finalisation « rapide » de l’accord entre les deux parties, ce qui provoque l’ire des éleveurs français.
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Revirement français dans les négociations entre l’UE et le Mercosur

Emmanuel Macron est désormais partisan d’une finalisation « rapide » de l’accord entre les deux parties, ce qui provoque l’ire des éleveurs français.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 11h25
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


La Commission européenne serait prête, selon les informations du Monde, à relever son offre sur les quotas de bœuf que les pays du Mercosur pourraient exporter chaque année vers l’Union européenne (UE) dans le cadre du futur accord de libre-échange actuellement en négociation.
Bruxelles n’a pas déposé sur la table une proposition formelle lors de la visite des ministres des affaires étrangères de l’Argentine, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay, mardi 30 janvier, mais réfléchit à la possibilité d’une ouverture du marché européen à près de 100 000 tonnes annuelles de viande sud-américaine. La Commission n’a pour l’heure ­confirmé aucun chiffre.
Le sujet est très délicat en France, où la filière bovine, déjà fragilisée, redoute d’être submergée par des produits concurrents à moindre prix. La précédente offre européenne, en octobre 2017, était de 70 000 tonnes de bœuf par an.

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                Le Mercosur, nouvelle source de tensions entre la France et l’Union européenne



Elle avait été jugée largement insuffisante par certains Etats membres du Mercosur, en particulier l’Argentine et le Brésil, pour lesquels cette viande représente l’un des principaux produits d’exportation à valeur ajoutée.
Tractations « constructives »
Les Européens attendaient en retour des concessions sur leurs exportations de lait, de fromage et de vin, ainsi que des baisses de droits de douane plus substantielles sur les voitures et leurs pièces détachées. Les parties finiront-elles par s’entendre ? L’UE et le Mercosur veulent profiter du retrait relatif des Américains des grands accords mondiaux pour resserrer leurs liens et intensifier leurs échanges.
Cependant, le temps presse. Ils doivent s’entendre d’ici à la fin mars, avant le début de la campagne pour l’élection présidentielle au Brésil. Sinon, la possibilité d’un accord sera reportée à mi-2019, dans le meilleur des cas. Les tractations, mardi, ont été « constructives », avançait-on à la Commission. Elles reprendront dès vendredi.
L’intensification des discussions n’est pas étrangère au revirement français. En octobre, Emmanuel Macron avait fermement réagi quand Bruxelles avait voulu passer à la vitesse supérieure, réclamant même une « pause ».
« Je ne suis pas favorable à ce que nous nous précipitions pour négocier un accord avec un mandat de négociation donné en 1999 », avait déclaré le président de la République, à l’issue d’une visite à Rungis (Val-de-Marne).
« Reniement du président de la République »
Le ton a changé. « Nous partageons la même vision stratégique sur cet accord entre l’Union européenne et le Mercosur, qui peut être bon pour les deux parties et qu’il est pertinent d’essayer de finaliser rapidement dans le contexte géopolitique actuel », a souligné M. Macron le 26 janvier, lors de la visite à Paris du président argentin, Mauricio Macri. Le lendemain, il recevait à l’Elysée Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, le Mercosur étant de nouveau au menu.
Le chef de l’Etat s’est-il laissé convaincre ? A Paris, on souligne que s’il n’est pas question d’affaiblir la filière élevage, il faut considérer les marchés – turc, chinois – qui s’ouvrent à elle. D’aucuns insistent aussi sur les avantages considérables pour la France d’un accord avec le Mercosur : accès aux marchés publics, reconnaissance des indications géographiques, etc.
La Commission, mais aussi Berlin, Rome et les pays très enclins au libre-échange (la Suède, le Benelux…) poussent en faveur d’un accord et avaient fraîchement accueilli les réserves françaises à l’automne. Mardi, dans un communiqué, l’eurodéputé socialiste français Eric Andrieu a accusé le président de s’être « d’ores et déjà couché devant l’Allemagne ».

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                Les éleveurs français s’alarment d’un accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur



Ce qui est sûr, c’est que si Bruxelles conclut avec le Mercosur – avec la bénédiction de Paris et des autres pays membres –, M. Macron aura fort à faire pour ­convaincre les éleveurs français. D’autant qu’à l’instar du reste du monde agricole, ceux-ci s’inquiètent d’une réforme complète de la politique agricole commune (PAC) promise par Bruxelles à la fin du printemps. « Jusqu’où ira le reniement du président de la République sur ce sujet ? », s’emportait mardi la Fédération nationale bovine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Des groupes citoyens s’opposent aux mesures du ministre nationaliste de l’immigration.
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Elans de solidarité avec les migrants en Belgique

Des groupes citoyens s’opposent aux mesures du ministre nationaliste de l’immigration.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 18h53
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Il est 20 h 30 et, comme tous les soirs, ils se retrouvent au coin des deux avenues qui bordent le parc Maximilien, un bout de verdure qui égaye péniblement le quartier administratif de la gare du Nord, à Bruxelles. Mehdi, Adriana, Thomas, Christian sont devenus les gardiens de ce « chef-lieu de l’aide humanitaire », comme dit l’un. « Ici, on a une vue claire de la misère du monde », explique un autre.
L’éditorialiste de La Libre Belgique écrivait, le 23 janvier, que ces étudiants, retraités ou employés étaient « les nouveaux Justes », en référence aux personnes ayant sauvé des juifs pendant la seconde guerre mondiale. Un groupe d’anonymes, de bénévoles, qui a lancé une expérience unique en Europe, soutenue par des ONG : héberger chaque soir des migrants. Soit dans des centres d’accueil, soit chez eux, dans une chambre d’enfant réaménagée à la hâte ou un salon dont on a poussé les fauteuils.
L’initiative, qui rassemblait quelques dizaines de personnes à l’été 2017, mobilise désormais 3 000 « hébergeurs » et 40 000 sympathisants. Mehdi, qui a négocié son départ de la société où il occupait un poste de cadre pour devenir le porte-parole de la plate-forme citoyenne de soutien aux réfugiés BXL Rrefugees, s’émerveille de l’élan de générosité qui lui permet de rassembler 18 000 euros en trois heures afin d’aménager des douches, ou de mobiliser de 2 000 à 3 000 personnes pour former une chaîne humaine.
« Mauvais souvenirs »
C’était le dimanche 21 janvier. Une information provenant apparemment d’un service de police – une enquête est en cours pour identifier les taupes – avait annoncé une vaste opération destinée à arrêter des sans-papiers. Le ministre de l’intérieur, Jan Jambon, soucieux d’éviter ce qu’il appelle « un nouveau Calais », et son collègue Theo Francken, secrétaire d’Etat à la migration, qui évoque le risque d’un « effet d’aspiration », incarnent cette politique que le gouvernement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ La devise « Europe is back » s’impose, avec sa vision progressiste, ouverte, coopérative et démocratique. Mais ses dirigeants font encore étalage de leur impuissance, estime dans sa chronique hebdomadaire l’éditorialiste Sylvie Kauffmann.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/01/2018
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« L’Europe est de retour, elle a une vision… Mais qu’est-ce qu’une vision sans les capacités de la mettre en œuvre ? »

La devise « Europe is back » s’impose, avec sa vision progressiste, ouverte, coopérative et démocratique. Mais ses dirigeants font encore étalage de leur impuissance, estime dans sa chronique hebdomadaire l’éditorialiste Sylvie Kauffmann.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 07h03
    |

            Sylvie Kauffmann (éditorialiste au Monde)








                        



                                


                            

Chronique. A moins que vous ne viviez sur une autre planète, vous le savez sans doute : l’Europe est de retour. C’est le président français qui le dit, et il aime beaucoup le faire en anglais : « Europe is back ! » – il faut dire que ça en jette, parce qu’elle revient de loin, l’Europe. En anglais, le slogan claque comme une alternative à « America First ». Un excellent slogan aussi, mais, comment dire… plus offensif.
Ce qui donne de la crédibilité à l’idée du retour de l’Europe, c’est qu’Emmanuel Macron n’est plus le seul à la brandir. Le Forum économique de Davos (Suisse), qui s’est tenu du 23 au 26 janvier, a ainsi mis en scène ces dirigeants européens qui ont cessé de raser les murs, qui sont fiers d’avoir renoué avec la croissance dans la zone euro après dix ans de galère et qui sont porteurs d’un message positif : l’Europe est rétablie, elle a un projet, des valeurs, et elle est ouverte sur le monde.
Même Angela Merkel, passée du statut de prodige politique à celui de chancelière chancelante à l’allure du cours du bitcoin, a fait le déplacement pour qu’il ne manque pas un piston au moteur franco-allemand. Et malheur à celui qui, comme le professeur Klaus Schwab, le fondateur de Davos, pensait gentiment l’encourager pour les négociations qui l’attendent à Berlin : « Ne nous apitoyez pas sur moi », l’a-t-elle prié sèchement.
Articuler une vision
Non, l’heure n’est plus à la pitié pour l’Europe. Est-ce, pour reprendre l’expression de l’ancien premier ministre suédois Carl Bildt, « l’effet BTP » (Brexit-Trump-Poutine) qui a, par contraste, redoré son blason et renforcé la confiance envers l’Union européenne (UE) dans l’ensemble des opinions publiques des Etats membres ? Est-ce l’énergie d’un jeune président français, qui opère comme un aimant sur les élites étrangères ? La meilleure conjoncture économique ? Le fait qu’en Europe, les partisans de la démocratie libérale résistent aux assauts...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Le pays a chuté dans le rapport annuel d’un influent centre de réflexion britannique et pourrait être rétrogradé au rang de « démocratie imparfaite ».
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La crise catalane pourrait coûter à l’Espagne son statut de « démocratie pleine »

Le pays a chuté dans le rapport annuel d’un influent centre de réflexion britannique et pourrait être rétrogradé au rang de « démocratie imparfaite ».



Le Monde
 |    31.01.2018 à 01h28
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 10h22
   





                        



   


L’Espagne pourrait être rétrogradée au rang de « démocratie imparfaite » en raison de sa gestion de la crise catalane, selon le rapport annuel d’un influent centre de réflexion britannique.

        Lire aussi :
         

          Le résumé de la crise entre Madrid et Barcelone



La note du pays au classement « The Economist Intelligence Unit » (EIU), cité en exemple devant le Forum de Davos par le roi Felipe VI pour défendre la solidité de la démocratie espagnole, est passée de 8,30 à 8,08.
Pour l’EIU, ce recul est dû à la tentative du gouvernement de Madrid « d’empêcher par la force le référendum illégal sur l’indépendance de la Catalogne, le 1er octobre, et son traitement répressif des personnalités politiques indépendantistes ».
L’Espagne reste de justesse dans la catégorie des « démocraties pleines », comprenant les pays obtenant une note supérieure à huit, mais elle pourrait rejoindre, en 2018, les rangs des « démocraties imparfaites » (note entre 6 et 8).
Des chefs d’accusations « archaïques »
Le pays a vécu à l’automne le paroxysme de sa pire crise politique en quarante ans de démocratie, quand les indépendantistes catalans ont organisé un référendum d’autodétermination qui a été interdit par la justice et émaillé de violences policières dont les images ont fait le tour du monde. Le gouvernement central dirigé par le conservateur Mariano Rajoy a toujours assuré agir simplement pour faire respecter la loi et la Constitution.

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                La Catalogne, loin d’un retour à la normale



Ce « légalisme exacerbé pour répondre à ce qui est essentiellement une question démocratique ou pour refuser un vote démocratique » n’est « pas vraiment la marque d’un gouvernement qui chérit pour de bon la démocratie et veut l’étendre », fait valoir Joan Hoey la responsable de la branche européenne du EIU.
Le rapport dénonce également les poursuites pour « rébellion » et « sédition », engagées contre des dirigeants séparatistes dont quatre sont toujours en détention provisoire.
« A notre époque, dans une démocratie moderne, voir des élus être poursuivis pour des chefs d’accusation qui semblent pour le moins archaïques (…) ne semble pas aller dans le sens de classer l’Espagne comme démocratie pleine. »

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                Le triple échec de Mariano Rajoy en Catalogne



L’indice de l’EIU est fondé sur cinq thématiques : processus électoraux et pluralisme, libertés civiles, fonctionnement de l’Etat, participation politique, et culture politique. En fonction de leur note, les pays sont catégorisés comme « démocratie pleine », « démocratie imparfaite », « régime hybride » ou « régime autoritaire ». La Norvège est la mieux classée tandis que la Corée du Nord est tout en bas du classement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Invité du dîner annuel du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France, il a toutefois refusé de condamner la Turquie.
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Macron promet l’inscription au calendrier de la commémoration du génocide arménien

Invité du dîner annuel du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France, il a toutefois refusé de condamner la Turquie.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 00h57
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 13h57
   





                        



C’était une de ses promesses de campagne. Lors du dîner annuel du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF), mardi 30 janvier, le président de la République, Emmanuel Macron, s’est engagé à faire inscrire au calendrier une « journée pour la commémoration du génocide » arménien.
Le chef de l’Etat, qui se rendra en octobre en Arménie lors du sommet de la francophonie à Erevan, était l’invité d’honneur de ce rendez-vous, animé par André Manoukian et réunissant 500 personnes de la communauté arménienne dans un hôtel parisien.
Etaient également présents la maire de Paris, Anne Hidalgo, la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, des élus français d’origine arménienne comme Patrick Devedjian ou le maire de Lyon, Georges Képénékian, le député turc d’origine arménienne Garo Paylan (HDO, prokurde), ainsi que des responsables de la communauté juive.
« Le combat pour la justice et la reconnaissance est notre combat. Nous le menons par la mémoire en soutenant l’inscription au calendrier républicain d’une journée pour la commémoration du génocide », a ainsi fait valoir M. Macron.
Politique de dialogue avec la Turquie
Les coprésidents du CCAF, Ara Toranian et Mourad Papazian, ont demandé au locataire de l’Elysée de condamner la Turquie qui, ont-ils accusé, menace les minorités. Ils l’ont aussi prié de se rendre au Haut-Karabakh, région peuplée en majorité d’Arméniens que se disputent l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

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Le chef de l’Etat leur a opposé un net refus, défendant sa politique de dialogue avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, qu’il a reçu début janvier.
« Beaucoup doutent du bien-fondé du dialogue avec la Turquie. Mais j’estime que cela condamnerait le message de la France à n’être qu’une injonction dans le vide. »
D’autant que, sur le terrorisme ou encore la crise migratoire, « nous avons besoin d’alliés, y compris ceux qui ne partagent pas nos valeurs », a souligné M. Macron.
La France « soutient les voix courageuses qui s’élèvent », a-t-il argué, « condamner pour ne pas avoir à discuter, c’est les laisser seules ou obligées de quitter le pays ». Il a ensuite chaleureusement salué Garo Paylan qu’il a promis de soutenir « pour que sa voix puise porter et l’emporter ».
« J’assume ce déséquilibre, ce choix plus difficultueux, (…) moins glorieux que de grandes déclarations, mais plus utile. »

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« Et je vais à nouveau vous décevoir, mais je ne vous accompagnerai pas au Karabakh », a-t-il continué, car « je perdrai ce que la France a d’utile dans ce conflit, celle d’être un médiateur et d’être entendue par les deux parties ». « J’espère venir avec vous le jour où nous aurons réglé tout cela », a-t-il néanmoins conclu, sous les applaudissements.

Macron met en garde la Turquie contre une « invasion » en Syrie
Si l’opération turque en Syrie s’avérait « prendre un autre tour qu’une action pour lutter contre un potentiel terroriste menaçant la frontière turque et que c’était une opération d’invasion », elle poserait un problème réel à la France, met en garde Emmanuel Macron dans une interview au Figaro, tout en appelant la Turquie au dialogue avec l’Europe et ses alliés.
L’opération militaire « Rameau d’olivier » dans l’enclave kurde d’Afrin « suppose d’avoir des discussions et de prendre des décisions à la fois entre Européens, mais plus largement entre alliés. Car elle change la nature de cette incursion turque, et c’est pour cela que je vais parler dans les prochains jours à nouveau avec Erdogan », a ajouté le chef de l’Etat, à l’issue d’un dîner du Conseil de coordination des organisations arméniennes, mardi 30 janvier à Paris.
Les forces d’Ankara, soutenues par les rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL), ont lancé officiellement le 20 janvier cette offensive militaire contre les Yekînen Parastina Gel (YPG – « Unités de protection du peuple »), milice kurde qui tient la région d’Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie.





                            


                        

                        

