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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ La psychiatre et médecin légiste Alexia Delbreil, spécialisée dans les meurtres conjugaux, explique l’affaire Alexia Daval, tuée par son mari en octobre.
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Meurtre d’Alexia Daval : « Je ne pense pas que le mot “féminicide” s’applique pour ce cas »

La psychiatre et médecin légiste Alexia Delbreil, spécialisée dans les meurtres conjugaux, explique l’affaire Alexia Daval, tuée par son mari en octobre.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 17h21
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 18h04
    |

                            Valentin Ehkirch








                        



Trois mois après avoir relaté que sa femme n’était pas revenue d’un jogging, Jonathann Daval a reconnu, mardi 30 janvier, avoir tué Alexia Daval un soir d’octobre 2017. L’un de ses avocats, Randall Schwerdorffer, a assuré, avant même la communication officielle de la procureure de la République de Besançon, que son client, qui a étranglé sa femme, avait agi par « accident » et a également présenté celui-ci comme un homme accablé par la « personnalité écrasante » de sa femme.
Cette ligne de défense a suscité de vives réactions. La secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa a ainsi jugé « proprement scandaleux » de mettre en avant la « personnalité écrasante » d’Alexia Daval, et demandant « d’arrêter de trouver des excuses » aux meurtres des femmes.

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La psychiatre et médecin légiste attachée au CHU de Poitiers, Alexia Delbreil est une spécialiste des meurtres conjugaux. Elle décrypte cette affaire.
Le soir des aveux, l’avocat de Jonathann Daval a expliqué que ce dernier avait « dit que c’était un accident ». Est-ce un argument auquel vous êtes fréquemment confrontée dans les cas de meurtre conjugal ?
La théorie de l’accident revient régulièrement. Et bien souvent avant que des preuves viennent prouver l’intention de donner la mort. Il est vrai, cela dit que, à la manière de ce qu’a pu déclarer Jonathann Daval, la personne qui a porté le coup peut réellement se vivre comme victime. Et ce sentiment peut être mis en avant et être renforcé par la stratégie de défense de l’avocat.
Me Randall Schwerdorffer a présenté son client comme un homme « écrasé ». Est-ce une situation que vous avez déjà rencontrée ?
Le cas de figure où le geste meurtrier d’un homme sur sa femme est motivé par le fait d’être écrasé ou dévalorisé dans une relation n’est pas le cas le plus fréquent. Cela peut exister. Cependant on retrouve plus généralement des passages à l’acte violents dans des moments où l’auteur perd la maîtrise de la relation conjugale. Par exemple lorsque la compagne souhaite partir ou avoir plus d’indépendance. Ces situations, souvent vécues comme des abandons, provoquent du désespoir et aussi de la colère.
Les déclarations de Jonathann Daval démontrent une posture victimaire, comme s’il voulait faire porter une partie de la responsabilité du meurtre sur sa femme, ce que Marlène Schiappa a décrit comme du « victim blaming ». Est-ce courant ?
Le retournement de la responsabilité (victim blaming) du meurtre arrive, je dirais, dans un cas sur deux. Parce que, évidement, il reste difficile de passer du rôle de mari éploré à celui de meurtrier. C’est un point de défense compliqué à tenir, qui ici est relayé par les avocats, ce qui ne veut pas dire que cela excuse le passage à l’acte.
La défense du meurtrier est très souvent fondée là-dessus ; les meurtriers essayent de diminuer leur responsabilité. Il est très difficile de savoir, dans ce type de dossier, ce qui s’est passé précisément dans la vie du couple. Et c’est, là aussi, un point qui reste difficile à éclairer, lorsque la conjointe est tuée, car elle n’est pas là pour donner sa version des faits, ce qui permet d’en faire une stratégie de défense.
Dans les cas où les victimes de tentatives de meurtre sont présentes pour donner leur version et expliquer ce qui a pu se passer, on retrouve beaucoup moins cette stratégie de défense.
De nombreuses personnes ont mis en avant, sur les réseaux sociaux notamment, un nouveau cas de « féminicide ». Cette dénomination vous paraît-elle adaptée dans le cas du meurtre d’Alexia Daval ?
Je ne suis pas partisane du mot « féminicide », qui est très en vogue actuellement. C’est un mot qui a une connotation militante plus que scientifique ou criminologique. Le féminicide correspond au fait de tuer une femme parce qu’elle est une femme. Cela ne suffit pas à définir l’homicide au sein du couple où il existe bien d’autres enjeux. Je ne pense pas que cela s’applique sur ce cas.
Plus de 80 % des victimes de meurtres conjugaux sont des femmes, mais un meurtre dans la cellule familiale est particulier. La famille est un milieu clos, avec sa propre dynamique intime qui crée diverses motivations à l’origine d’un passage à l’acte violent. Cette dynamique intime n’intervient pas dans tous les féminicides. L’homicide conjugal est une entité particulière.
L’affaire avait été présentée au début, et cela parce que c’était aussi la version de Jonathann Daval, comme le « meurtre d’une joggeuse ». Cette appellation a eu une forte résonance. Peut-on parler d’un « mythe » de la joggeuse assassinée ?
On entend par meurtre d’une joggeuse le fait d’agresser ou de tuer une femme en train de faire son activité sportive, en l’occurrence un jogging. Mais cette agression intervient dans un milieu extérieur, par une personne inconnue.
Ce cas reste extrêmement rare, en dix ans j’en ai vu deux. On n’est évidement pas dans ce cas-là. C’est effectivement une version qui était plus facile à faire croire au départ, parce que lorsque l’on a un meurtre de ce type-là c’est relayé dans la presse, on en parle beaucoup. Donc, quelque part, oui il y a un mythe de la joggeuse. Mais en réalité c’est un cas qui se présente rarement. On sort du cadre de la réalité pour entrer dans celui du fantasme.
Comment comprendre le fait que Jonathann Daval ait nié en bloc le meurtre de sa femme, jusqu’à participer aux battues pour la retrouver et faire plusieurs apparitions médiatiques ?
On retrouve assez souvent ce type de comportement chez des auteurs de meurtre qui tentent de dissimuler leur crime. Ils s’affichent beaucoup, sont sur le devant de la scène. Pour ces personnes, ce comportement peut les amener à croire que cela va les disculper.
M. Daval a reconnu avoir tué Alexia Daval, mais son avocat a déclaré qu’il n’avait « jamais essayé de mettre le feu au corps d’Alexia » qui a été retrouvé brûlé. Comment analyser ce type de comportement ?
Cette posture, je l’ai vue chez tous les types de criminels : accepter de reconnaître certains actes mais pas d’autres. Des éléments qui restent sans réponse, alors que comparés au crime ils sont assez anodins et n’alourdiraient pas la peine du criminel.
Ce qui peut également arriver c’est que certaines personnes se trouvent dans un déni d’explications, dans une absence de souvenir sur un moment précis du crime. Ils n’abordent alors pas leur culpabilité sur ces points-là. Mais ces positions, parfois totalement incohérentes, sont risquées. Et il est alors impossible de donner des explications à la famille de la victime, et des questions restent sans réponse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Des blocages et défilés à l’appel de syndicats de l’éducation, d’étudiants, de lycéens et de parents d’élèves étaient organisés en France jeudi, pour la première journée de mobilisation.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

A Paris, 2 400 manifestants contre les réformes de l’université et du bac

Des blocages et défilés à l’appel de syndicats de l’éducation, d’étudiants, de lycéens et de parents d’élèves étaient organisés en France jeudi, pour la première journée de mobilisation.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 17h31
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 18h22
    |

            Camille Stromboni et 
Séverin Graveleau








                        



   


Contre les réformes de l’accès à l’université et du baccalauréat, plusieurs syndicats de personnels de l’éducation (FSU, CGT, FO, SUD Education), des organisations d’étudiants (UNEF, Solidaires), de lycéens (SGL, UNL) et de parents d’élèves (FCPE) ont appelé, jeudi 1er février, à une journée de mobilisation nationale. Ce premier rendez-vous, auquel doit succéder un second dès la semaine prochaine, mardi, a été marqué par des blocus et défilés de faible ampleur, à travers la France.

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Blocages et manifestations

Parcours sup' on est pas dupes ! #Sélection 
— CyrilEscf (@Cyril E)


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A Paris, après des assemblées générales organisées dans plusieurs universités (Paris-XIII, Panthéon-Sorbonne, Paris-Nanterre…), personnel de l’enseignement supérieur, étudiants et lycéens se sont retrouvés à 14 heures sur le campus de Jussieu avant de se diriger vers l’emblématique université de la Sorbonne. A la fin de la manifestation, le syndicat Snesup-FSU estimait à 10 000 le nombre de manifestants dans le cortège parisien. La préfecture de police de Paris parle, elle, de 2 400 personnes.
« C’est une première date dans la mobilisation », commente dans le cortège Hervé Christofol, secrétaire général du Snesup-FSU. Selon lui, « de nombreux collègues ne sont pas encore au courant de la loi et du fonctionnement de Parcoursup [la nouvelle plate-forme d’accès à l’enseignement supérieur], qui généralise la sélection à toutes les filières et la mise en concurrence des bacheliers, des lycées, des universités ».
Ailleurs en France, certaines universités, telles celles de Rennes-II et de Toulouse-Jean-Jaurès, ont été bloquées, afin de permettre aux étudiants de participer aux manifestations. « Nous dénonçons une précarité encore plus grande des étudiants. Ce système de sélection va créer des catégories d’élites », a dit à l’AFP le représentant de l’UNEF à Toulouse, Célian Malosse. Selon des sources syndicales, le cortège toulousain aurait rassemblé entre 1 000 et 2 500 personnes.

Aujourd'hui plus de 1000 personnes en AG à @UTJeanJaures  contre la selection, la fusion, la suppression de la comp… https://t.co/uXIBGo5Fyt— UnefToulouse (@UNEF Toulouse)


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D’autres défilés ont réuni quelques centaines de manifestants chacun. L’AFP a fait état de 420 personnes à Lyon, 150 à Grenoble et à Angoulême, 300 à Bordeaux, où des étudiants ont défilé dans la matinée avec des pancartes affichant « Sélection, Bacs VIP, members only », ou « Tout le monde déteste la sélection ». Sur le réseau social Twitter, des manifestants ont également posté, sous le mot-clé #NonALaSelection, des photos ou vidéos des cortèges à Lille, Marseille, Nantes, Caen, Clermont-Ferrand...
Des lycéens s’étaient mobilisés en début de journée. « A 10 heures, une dizaine d’établissements étaient perturbés, dont quatre par des blocages partiels, n’empêchant pas les élèves de rentrer en cours, selon le rectorat de Paris. Pour les autres, il y a eu des tentatives avortées. » A Marseille, Lille, Caen, Thiers, des blocages de lycée étaient aussi signalés.

A caen TROIS LYCÉE EN BLOCAGE ( Rostand, Malherbe et Charles De Gaulle) pour que la fac reste ouverte à toutes et à… https://t.co/FhEozopO6j— gramronoa (@Léa)


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A la mi-journée, le ministère de l’éducation nationale a communiqué les taux de participation au mouvement de grève des enseignants du second degré : 1,05 % en moyenne. A noter que le SNES-FSU, principal syndicat d’enseignants dans le second degré, a surtout appelé à la grève pour mardi.
Contre la sélection
Les signataires de l’appel à la mobilisation demandent en effet le retrait du projet de loi réformant l’accès à l’université. Celui-ci, adopté par l’Assemblée nationale en décembre, sera examiné au Sénat les 7 et 8 février. Il fixe des compétences « attendues » pour chaque filière. En fonction de l’adéquation entre le profil des candidats et ces attendus, les formations universitaires classeront dorénavant tous les dossiers qu’elles recevront. Ce classement servira à orienter les étudiants vers des parcours de remise à niveau s’ils ne remplissent pas ces prérequis, et à les départager lorsque le nombre de candidatures dépasse celui des places disponibles. Un processus qualifié par ses opposants de « sélection déguisée ».

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Dans le cortège parisien, Hélène, étudiante en deuxième année de licence géographie et aménagement, commente : « Si les attendus avaient été mis en place à mon époque, je n’aurais jamais été prise. » « On a vécu APB, on est d’accord que le tirage au sort n’est pas une bonne solution, mais cette sélection dure qui va mener à une fac d’élite, ça ne nous va pas non plus », renchérit sa camarade Maria.
« Ce ne sont plus les étudiants qui vont choisir leur université, mais les universités qui vont choisir les étudiants . Ce qui s’organise, c’est une pépinière des premiers de cordée. Les autres n’auront que des miettes », estime Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine. Son groupe d’élus a déposé, jeudi également, un recours contre la plate-forme Parcoursup devant le Conseil d’Etat.

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La FAGE, premier syndicat étudiant, et le SGEN-CFDT (syndicat d’enseignants), soutiennent de leur côté la réforme, tout en demandant des moyens supplémentaires pour l’enseignement supérieur.

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Selon les derniers chiffres du ministère de l’enseignement supérieur, 370 000 candidats ont d’ores et déjà rempli leur dossier sur la plate-forme d’admission post-bac Parcoursup, sur les 800 000 inscriptions attendues (futurs bacheliers et étudiants en réorientation). Ils ont jusqu’au 13 mars pour valider leurs vœux d’orientation.  Quant à la réforme du bac, le projet qui sera présenté le 14 février devrait notamment proposer un examen ramené à cinq épreuves (dont celle de français en première et un grand oral en terminale), au lieu de dix à quinze actuellement, avec une place plus importante réservée au contrôle continu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ L’exécutif a ouvert un vaste chantier de réforme de l’audiovisuel public. Le président Emmanuel Macron veut une loi avant la fin de l’année.
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Audiovisuel : l’annonce de la révocation de Mathieu Gallet arrive au plus mauvais moment pour Radio France

L’exécutif a ouvert un vaste chantier de réforme de l’audiovisuel public. Le président Emmanuel Macron veut une loi avant la fin de l’année.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 17h38
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

« Le problème, c’est le timing du départ de Mathieu Gallet. Il y a un an, cela aurait été différent. Là, ce n’est vraiment pas le moment. » Pour ce salarié syndiqué de Radio France, la révocation qui prend effet le 1er mars du président par le CSA, est d’autant plus inquiétante que l’exécutif a ouvert un vaste chantier de réforme de l’audiovisuel public. Le fauteuil du patron de la radio publique va-t-il être une « chaise vide » dans les cruciales discussions à venir ? Symboliquement, cette question va se poser très vite : vendredi 2 février au matin, M. Gallet devait se rendre au ministère de la culture, à l’invitation de Françoise Nyssen, qui a convié tous les dirigeants de l’audiovisuel public. Sera-t-il présent ? Va-t-il se faire représenter, par qui ?

Cette réunion rue de Valois est la suite d’un processus enclenché par le ministère de la culture depuis l’automne : M. Gallet, Delphine Ernotte, de France Télévisions, Marie-Christine Saragosse, de France Médias Monde (France 24, RFI…), Véronique Cayla, d’Arte, Laurent Vallée de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) et Yves Bigot, de TV5 Monde, ont été invités à proposer, par écrit, des « synergies » et des projets communs. Depuis, ils ont continué les discussions autour de cinq thématiques : le public jeune, l’international, l’offre de proximité, le numérique, et les fonctions support et techniques.
Les dirigeants de ces structures indépendantes entre elles tentent d’échafauder des schémas de coopérations : France 3 et France Bleu ont ainsi un projet de matinale d’information commune, diffusée localement, pour la rentrée. Est aussi envisagé un rendez-vous d’information politique régional partagé, ainsi que des journées thématiques, précisent Les Echos du 1er février. Les groupes d’audiovisuel public travaillent aussi sur une offre numérique commune pour les 13-30 ans, ajoute le quotidien. Dans le domaine culturel,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Après plusieurs années de débat, l’Insee a tranché en décidant d’appliquer une demande de l’Europe en ce sens, déjà appliquée dans d’autres pays européens.
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Comment l’Insee va intégrer le trafic de drogue dans le calcul du PIB

Après plusieurs années de débat, l’Insee a tranché en décidant d’appliquer une demande de l’Europe en ce sens, déjà appliquée dans d’autres pays européens.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 09h35
    |

            Mathilde Damgé








                        


Si la cocaïne était intégrée à la croissance des pays européens, que se passerait-il ? C’est ce que va découvrir la France, qui intégrera, à partir du mois de mai, le trafic de drogue au calcul de la croissance.
Espagne, Royaume-Uni, Italie… d’autres pays européens avaient déjà commencé, à la demande d’Eurostat en 2014, à adopter un nouveau calcul tenant compte de la consommation de stupéfiants et des activités liées à celle-ci.

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Comment, concrètement, l’institut de statistiques français va-t-il faire pour évaluer le poids de la consommation de drogue dans la croissance ?
1. Un calcul sous l’angle de « l’offre »
Les Etats membres de l’Union européenne peuvent choisir le mode d’estimation de leur croissance qui leur convient, mais ils doivent fournir des données harmonisées à Eurostat, l’institut européen des statistiques.
La méthodologie, obtenue auprès de l’office européen, recommande d’aborder la prostitution sous l’angle de « l’offre » et de prendre en compte les « consommations intermédiaires », comme la location d’un appartement et l’achat de matériel.
Concernant la drogue, Eurostat conseille de multiplier la quantité consommée par le prix moyen ayant cours dans la rue, tout en faisant jouer le paramètre du « ratio de pureté » des produits stupéfiants et des « coûts de transport et de stockage » des narcotrafiquants.



« Nous suivons bien une approche de ce type, en nous fondant sur les analyses de chercheurs spécialistes de ces sujets », confirme l’Insee, notamment les travaux de chercheurs de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) et de l’Institut national des hautes études sur la sécurité et la justice (INHESJ), sans détailler davantage son approche et les analyses sur lesquelles il s’appuie.

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2. Un impact incertain sur le PIB
L’explication à l’origine de ce nouveau mode de calcul est que la contribution de chaque membre au budget européen dépend pour partie de son PIB. Or certains Etats membres (Pays-Bas, Suède…) ont, dans leur PIB, une part liée à la drogue et/ou à la prostitution.
« Quelques milliards en plus » pour la France
En France, assure l’Insee, cette prise en compte entraînera « une révision en très légère hausse du niveau du PIB ». Le chef du département des comptes nationaux de l’institut public, Ronan Mahieu, évoque le chiffre de « quelques milliards » d’euros, à rapporter aux 2 200 milliards d’euros du PIB français.
Difficile d’anticiper de façon plus précise, dans la mesure où les autres pays européens ayant sauté le pas ne détaillent pas dans leur PIB, qui varie chaque année pour des raisons macroéconomiques, quelle part relève des trafics illégaux. D’ailleurs, on ne sait même pas quel pays a adopté quelle méthode ; les pays sont censés se conformer au nouveau mode de calcul, se contente de répondre Eurostat.
Peut-être pour ne pas donner des armes à ceux qui militeraient pour une légalisation, peu de pays ont communiqué sur ces changements de calcul mais l’Allemagne (qui incluait déjà la prostitution dans son PIB) a noté une amélioration de 0,1 point de pourcentage en 2013. Les services statistiques britanniques ont eu partagé un exercice de calcul sur l’année 2009, comprenant du prix moyen du gramme d’héroïne à celui de la passe, anticipant une hausse de 0,7 point du PIB.

   


3. Pourquoi la France a tardé à adopter ce calcul
La décision de l’Insee fait suite à un long débat lancé par Eurostat en 2013. L’Insee avait, dans un premier temps (en 2014), accepté de donner une estimation des revenus issus du trafic de drogue dans le revenu national brut (RNB), destiné principalement à déterminer la contribution de la France au budget de l’Union européenne, mais pas dans le PIB, mesure comptable « sacrée », ou du moins qui fait référence dans le débat public.
Son argument : le libre arbitre. « On voit bien que des consommateurs en situation de grande dépendance ne sont plus vraiment en mesure d’exercer leur libre arbitre (et donc, on peut arguer que les transactions ne se font pas vraiment par accord mutuel, ce qui est un critère essentiel pour l’Insee). » 
L’étape suivante a relevé d’un choix pragmatique : l’Insee reconnaît avoir fini par être « assez isolé au niveau européen sur cette position »… avant de se rallier à la majorité. « En même temps, le raisonnement [sur le libre arbitre] pourrait s’appliquer aussi à des substances (alcool, tabac, voire jeux de hasard) dont la consommation est légale et que l’on prend en compte depuis longtemps dans les comptes nationaux. »
L’institut européen des statistiques avait également demandé aux Etats membres d’intégrer la prostitution dans leurs statistiques nationales, estimant qu’il s’agissait de transactions commerciales consenties librement. Ce dernier point fait débat en France ; l’Insee a tranché en estimant que le consentement des prostituées n’était « probablement pas vérifié ». « Une volumineuse documentation montre que la prostitution de rue est ultra-majoritairement le fait de personnes mineures et/ou en situation irrégulière, sous la coupe de réseaux qui les obligent à se prostituer pour rembourser les passeurs. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ En 1982, Todd Rogers devenait célèbre en réalisant un temps record sur « Dragster ». Le « Livre Guinness des records » vient d’invalider sa performance.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Le « roi du jeu vidéo » déchu après l’invalidation du plus vieux record de l’histoire

En 1982, Todd Rogers devenait célèbre en réalisant un temps record sur « Dragster ». Le « Livre Guinness des records » vient d’invalider sa performance.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 13h53
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 17h55
    |

            Corentin Lamy








                        



   


Todd Rogers détenait, depuis 1982, le plus vieux record de l’histoire du jeu vidéo. Un record finalement invalidé par Twin Galaxies (l’autorité en la matière) et le Livre Guinness des records ce lundi 29 janvier, mettant un terme au règne du « roi des jeux vidéo ».
Quand il sort en 1980 sur Atari 2600, Dragster est une révolution discrète : c’est le premier jeu vidéo d’Activision, premier éditeur indépendant sur console. Todd Rogers n’a alors que 15 ans, et va dès lors se faire une spécialité des jeux Activision. Il va y jouer de manière compulsive, réalisant les meilleurs scores, enregistrant les meilleurs temps.
C’est d’ailleurs sur Dragster, jeu de course permettant de piloter l’un des engins du même nom, qu’il va accomplir, en 1982, l’un de ses plus fameux faits d’arme : pulvériser le record officiellement établi par les développeurs eux-mêmes (5,74 secondes), en atteignant le bout de la piste en 5,51 secondes. Son nom apparaît alors dans la lettre d’information de l’éditeur : c’est la gloire.
Des records, Todd Rogers en établira d’autres, souvent sous le contrôle d’un arbitre de Twin Galaxies, l’organisation qui fait autorité en matière de records sur les jeux des années 1980. Le jeune Rogers est le Usain Bolt, le Roger Federer du jeu vidéo. En 2010, le Wall Street Journal en parlera comme du « premier joueur professionnel ». Il finit même par travailler comme démonstrateur pour Activision, envoyé sur les salons de jeu vidéo pour présenter les dernières sorties. On le surnomme « Mr. Activision » ou le « roi des jeux vidéo ».
Un record inatteignable
Son record sur Dragster est le plus emblématique, le premier, celui qui tiendra le plus longtemps : il y a encore quelques jours, Todd Rogers, désormais âgé de 53 ans, était, pour le Livre Guinness des records, le détenteur du « plus ancien record de jeu vidéo encore valable ». Ou du moins, il l’était. Jusqu’à ce lundi 29 janvier.
Ce jour-là, Twin Galaxies, décide finalement d’invalider ce record. Pire, tous ses records, sans exception, sont rayés des tablettes. Dans la foulée, le Guinness invalide aussi son titre. Le « roi des jeux vidéo » n’est plus. Car le record de Todd Rogers sur Dragster n’est pas seulement le plus vieux du genre.
C’est aussi l’un des plus controversés. Dix, vingt, trente, presque trente-cinq années ont passé depuis le jour où l’adolescent a, dit-il, terminé Dragster en 5,51 secondes, et son record n’a jamais semblé aussi inatteignable. Il y a encore un an, les compétiteurs les plus acharnés atteignaient péniblement les 5,61 secondes, un dixième de seconde derrière M. Rogers – une éternité.

Au point d’attirer en 2017 l’attention de fans de « speedrun », comme on appelle aujourd’hui cette discipline consistant à terminer un jeu en un temps record. Celle d’Eric Koziel par exemple, alias Omnigamer. Ce dernier a disséqué le code informatique du jeu, et a étudié les milliers, les millions de combinaisons de touches qu’il est possible de presser en l’espace d’une course.
Sa conclusion est formelle : il est techniquement impossible de réaliser un temps inférieur à 5,57 secondes. Temps qu’il réalise d’ailleurs lui-même, après des mois d’entraînement.

Il devient alors le deuxième joueur de Dragster le plus rapide au monde, s’élevant au-dessus de la masse des troisièmes (à 5,61 sec.), mais encore loin, tellement loin, de Todd Rogers et de ses 5,51 secondes. Cela suffit pourtant à remettre Dragster et son recordman sous les feux des projecteurs.
Son palmarès hallucinant est alors scruté. Et questionné. Le vidéaste Apollo Legend rappelle par exemple que sur Cosmic Ark, Galaga, Donkey Kong Jr. ou Centipede, Mr. Activision fait quinze, trente, quarante ou mille fois mieux que les deuxièmes mondiaux. Et tout ça sans pouvoir avancer d’autre preuve que la signature de son ami Ron Corcoran (arbitre depuis emprisonné pour détournement de mineur). « Les cassettes vidéo qui le prouvent existent ! » jure Todd Rogers. Seulement, elles auraient disparu lors de l’arrestation de Ron Corcoran.

Le doute s’installe
Même chez les gardiens du temple de Twin Galaxies, organisation au sein de laquelle le vétéran Todd Rogers est extrêmement respecté, la démonstration d’Eric Koziel a fait vaciller quelques convictions. Sur le forum du site, un espace est ouvert en août pour discuter de la légitimité du record de Todd Rogers sur Dragster. Près de trois mille messages sont échangés. Les points de vue s’affrontent, les discussions s’enveniment, mais aucune preuve n’est avancée par le camp des pro-Rogers.
Même Robert Mruczek, ami de Todd Rogers et ancien arbitre pour Twin Galaxies, avoue qu’il a toujours trouvé louche certains de ses records, comme sa propension à balayer pendant des années ses demandes de preuves vidéo en expliquant qu’il « n’a pas le temps de fouiller dans sa montagne de cassettes ». Pour lui, la démonstration d’Eric Koziel est convaincante : Todd Rogers est un imposteur.
Le ralliement du très respecté Robert Mruczek aura convaincu Twin Galaxies de trancher. Après cinq mois et 2 709 messages postés sur le forum, le record de M. Rogers sur Dragster est effacé. Et tous les autres aussi, comme s’ils n’avaient jamais existé. Pire, il est banni à vie de Twin Galaxies, se voyant refuser le droit de soumettre d’autres records à l’avenir. Exit Bolt, Federer : du jeu vidéo, Todd Rogers est désormais le Lance Armstrong.
Bonne ou mauvaise foi
Todd Rogers a-t-il menti ? Ou agi de bonne foi ? Pour David Crane en personne, fondateur d’Activision et développeur de Dragster, Rogers a agi conformément aux règles « de l’époque », en fournissant notamment un Polaroid de son record. Si on n’en trouve pas trace, c’est parce que ce genre de documents était généralement détruit « au bout de quelques semaines », a-t-il expliqué à Twin Galaxies.
Même Eric Koziel, qui a prouvé qu’un temps inférieur à 5,57 secondes était techniquement impossible, n’exclut pas totalement que Rogers ait pu être de bonne foi. Un bug de la mémoire de la console aurait théoriquement pu modifier son jeu, lui permettant, toujours en théorie, de faire un temps inférieur de deux ou trois secondes.
D’autres enfin avancent l’hypothèse que l’adolescent Rogers ait pu mettre la main sans le savoir sur une cartouche de contrefaçon moins difficile, ou que la personne chargée de reporter son record dans la newsletter d’Activision ait pu commettre une erreur. Une erreur que Rogers aurait reprise à son compte.
Pour Twin Galaxies, peu importe que Rogers soit coupable ou victime : l’essentiel, c’est que son soi-disant record est improuvable. Une clarification qui est en plus l’occasion de redorer le blason d’une organisation souvent taxée d’amateurisme, de conservatisme voire de népotisme, en particulier depuis la diffusion en 2007 d’un documentaire aussi culte que polémique, The King of Kong.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Une grande concertation sur la fonction publique doit se dérouler en 2018. En ligne de mire, l’objectif présidentiel de suppression de 120 000 postes.
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Fonction publique : vers un recours accru aux contractuels et un plan de départs volontaires

Une grande concertation sur la fonction publique doit se dérouler en 2018. En ligne de mire, l’objectif présidentiel de suppression de 120 000 postes.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 15h26
   





                        


Le recours accru aux contractuels et l’ouverture d’un plan de départs volontaires seront au menu d’une « grande concertation » sur la fonction publique qui débute en février, a annoncé jeudi 1er février le premier ministre Edouard Philippe, à l’issue d’un comité interministériel.
Des réunions sont prévues entre le gouvernement et les syndicats de la fonction publique dans le cadre de cette concertation qui se poursuivra toute l’année, a précisé le ministre de l’action et des comptes publics Gérald Darmanin, qui en sera chargé avec le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt. En ligne de mire, l’objectif présidentiel de suppression de 120 000 postes.
Dans le projet du gouvernement, les possibilités de recourir aux contrats plutôt qu’au statut de fonctionnaire « seront largement étendues, notamment pour les métiers ne relevant pas d’une spécificité propre au service public, a annoncé le premier ministre. Ce qui est en jeu, c’est d’adapter le statut de la fonction publique, de l’assouplir, de faire en sorte qu’il puisse redevenir un cadre efficace pour l’action publique. »
Rémunération au mérite
Gérald Darmanin a, quant à lui, précisé les contours du « plan de départs volontaires » tout juste annoncé :
« Il ne s’agit pas de faire un plan de départs volontaires pour tout le monde, bien évidemment. Il s’agit d’adapter nos services publics et de le faire avec et pour les agents publics. (…) Il s’agit d’imaginer avec les agents publics un plan de départs volontaires pour ceux qui souhaiteraient partir, en conséquence de la réforme de l’Etat. »
L’exécutif veut développer davantage la rémunération au « mérite », a en outre annoncé M. Philippe. La discussion doit également porter sur deux autres chantiers délicats : la simplification des instances représentatives du personnel et l’accompagnement des départs ou des reconversions dans la fonction publique.

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                Emmanuel Macron s’attaque au classement de sortie de l’ENA



Edouard Philippe a, par ailleurs, confirmé une réforme évoquée par Emmanuel Macron il y a dix jours : les diplômés de l’ENA, l’Ecole nationale d’administration, issus des grands corps, les plus prestigieux, seront désormais affectés, deux ans après leur sortie de l’école de la haute fonction publique, aux « projets prioritaires » de l’exécutif, en administration centrale ou territoriale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ La ministre des transports annonce la relance d’urgence des chantiers liés aux JO de 2024, dont le métro du Grand Paris qui devrait obtenir des moyens renforcés pour la construction des lignes.
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édition abonné


Le chantier du métro du Grand Paris relancé

La ministre des transports annonce la relance d’urgence des chantiers liés aux JO de 2024, dont le métro du Grand Paris qui devrait obtenir des moyens renforcés pour la construction des lignes.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 15h08
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Plongé dans l’incertitude, mis en pause forcée et promis à des reports de calendrier depuis des semaines en raison de l’inquiétude du gouvernement sur la dérive de ses coûts, le projet de métro du Grand Paris devrait finalement voir certains de ses chantiers relancés d’urgence et obtenir des moyens renforcés sur le long terme pour mener à bien les lignes dont la réalisation sera décalée. La ministre chargée des transports, Elisabeth Borne, a clarifié la position de l’exécutif dans un courrier daté du 30 janvier, que les élus franciliens devaient recevoir jeudi 1er février et dont Le Monde a obtenu copie.

Cette lettre fait suite au séminaire organisé par Matignon entre le premier ministre, Edouard Philippe, et les élus franciliens, vendredi 26 janvier, sur l’avenir du Grand Paris Express et de la Société du Grand Paris (SGP), l’établissement public chargé de réaliser ce réseau de 200 kilomètres de lignes, 68 gares et 7 centres techniques.
De 19 à 35 milliards d’euros
Les élus s’étaient vivement opposés au retard de plusieurs années pressenti pour ces lignes, dont la mise en service était prévue à partir de 2022. « Le premier ministre a pris acte des attentes fortes que vous avez exprimées », mais « le gouvernement entend traiter l’ensemble des défis qui se posent sans occulter les réalités technique, humaine et financière », écrit la ministre chargée des transports.

Le coût annoncé du Grand Paris Express est passé de 19 milliards d’euros en 2010 à 35 milliards à l’été 2017. La Cour des comptes, dans un rapport sévère présenté le 17 janvier, dénonçait une « trajectoire financière non maîtrisée », des frais financiers quadruplés par rapport aux estimations initiales et le risque de voir la SGP entrer « dans un système de dette perpétuelle ».
Le nouveau métro était un des arguments décisifs de la candidature de Paris pour les JO de 2024.
La réalisation du métro...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Mardi soir, pour le discours sur l’Etat de l’Union, Melania Trump était attendue au tournant. Sa toilette a notamment été amplement commentée.
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La presse américaine tente de décrypter les gestes et codes vestimentaires de Melania Trump

Mardi soir, pour le discours sur l’Etat de l’Union, Melania Trump était attendue au tournant. Sa toilette a notamment été amplement commentée.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 19h16
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 16h42
    |

            Pierre Bouvier








                        



   


S’il y a dans la presse américaine un consensus autour de Melania Trump et de son fils Barron, c’est qu’il est préférable de ne pas les prendre à partie ; il y a bien assez de grain à moudre avec Donald Trump. Sauf quand Melania Trump, ancienne mannequine, commet une faute de goût. Ce qui peut arriver à tout le monde, y compris à une First Lady. Comme lorsqu’elle porta des stilettos pour aller à la rencontre des sinistrés de la tempête Harvey, au Texas, en août 2017.
Mardi 30 janvier au soir, pour le discours sur l’état de l’Union prononcé par Donald Trump, MelaniaTrump était néanmoins attendue au tournant par les médias américains. Doublement. Comment allait-elle apparaître alors que plusieurs élues démocrates du Congrès avaient annoncé qu’elles porteraient du noir, la couleur officielle du mouvement #MeToo ou une écharpe de motif kenté, pour protester contre les propos dégradants de M. Trump sur les « shithole countries » ? Et allait-elle seulement assister au premier « vrai » discours sur l’état de l’Union du 45e président des Etats-Unis alors que celui-ci doit faire face à des rumeurs d’infidélité ?

I’m wearing black with @HouseDemWomen to say #TimesUp on sexual harassment. All women - whether they’re working on… https://t.co/dLf4jozm2x— RepBarbaraLee (@Rep. Barbara Lee)


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La réponse ne s’est pas fait attendre. Melania Trump est arrivée séparément de Donald Trump. Et elle est apparue vêtue d’un « tailleur-pantalon ivoire de Dior, un chemisier Dolce & Gabbana et une paire de Louboutin », détaille le New York Post.
C’est là que la twittosphère s’est emballée, s’interrogeant sur la signification à donner à ce costume, établissant des parallèles. Vanessa Friedman, responsable des pages mode du New York Times a tranché : elle a vu dans le choix de Melania Trump un hommage aux suffragettes. Et pourquoi pas un clin d’œil à Hillary Clinton, qui portait elle aussi du blanc lors de son investiture par le Parti démocrate, le 29 juillet 2016, et lors de l’investiture de Donald Trump, le 20 janvier 2017.

Melania Trump is wearing a suffragist white pants suit to the #SOTU— VVFriedman (@Vanessa Friedman)


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Le blanc, couleur alternative de #MeToo
Le New York Post rappelle que lors de la première adresse de Donald Trump au Congrès, en février 2017, plusieurs élues démocrates s’étaient habillées en blanc pour manifester leur oppo­si­tion au 45e président des Etats-Unis. Et même si le noir est la couleur officielle du mouvement #MeToo, il n’aura échappé à personne que, lors de la cérémonie des Grammy Awards, la chanteuse Kesha — qui a rappelé sa bataille contre un producteur qu’elle accuse de l’avoir violée avec sa chanson Praying — est apparue vêtue d’un tailleur blanc. Elle avait été rejointe sur scène par Cyndi Lauper, Bebe Rexha, Andra Day, Camila Cabello et Julia Michaels, ainsi que par des membres du chœur Resistance Revival, toutes vêtues de blanc.
Par contraste, les élues du Parti républicain avaient reçu comme consigne, mardi, concernant le code vestimentaire, de porter du bleu-blanc-rouge, couleurs du drapeau américain, en signe de soutien aux militaires américains, note USA Today.

Kesha ft. Cyndi Lauper, Camila Cabello, Andra Day, Bebe Rexha, & Julia Michaels - ‘Praying’ (Live at Grammys 2018)  https://t.co/u3LgJBYvsj— NewzzGaga (@Lady Gaga)


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C’était la première apparition publique de Melania Trump au côté de son mari depuis le 12 janvier. Ce jour-là, le Wall Street Journal décrivait le paiement, en octobre 2016, par Michael Cohen (l’un des principaux avocats de Donald Trump) de 130 000 dollars à Stephanie Clifford, plus connue sous son ancien pseudonyme d’actrice pornographique, Stormy Daniels, pour qu’elle ne révèle pas avoir eu des relations sexuelles avec Donald Trump en 2006, alors qu’il venait d’épouser Melania Trump. Ce que la Maison Blanche a démenti.
De fait, Donald Trump s’est rendu seul à Davos (Suisse), pendant qu’elle se rendait au musée du Mémorial de l’Holocauste des Etats-Unis, puis à Mar-a-Lago (Floride).
Le Daily Beast estime que les applaudissements de Melania Trump, mardi soir, n’étaient pas destinés à son mari, mais aux invités de son mari. Dans un tweet, elle disait qu’elle serait présente, « entourée d’Américains qui ont servi leur pays ». Mercredi, elle récapitulait sa soirée, sans mention du président.

Last night I was surrounded by a wonderful group of guests for the State of the Union. It was a privilege to meet t… https://t.co/jK8aQ5w08J— FLOTUS (@Melania Trump)


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Alors que Donald Trump parlait de « chagrin », de « douleur » et d’« endurance », pour le Daily Beast, le blanc porté par Melania Trump constitue « une déclaration non seulement d’indépendance mais de séparation, et une déclaration féministe de la part de Melania en réponse à la misogynie de son mari ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ La Française a relaté mercredi son ascension sans oxygène ni sherpa du sommet de 8 126 m, au Pakistan, dont son compagnon de cordée n’est pas revenu.
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L’alpiniste Elisabeth Revol fait le récit de son sauvetage sur le Nanga Parbat

La Française a relaté mercredi son ascension sans oxygène ni sherpa du sommet de 8 126 m, au Pakistan, dont son compagnon de cordée n’est pas revenu.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 08h39
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 14h16
   





                        



   


Depuis sa chambre d’hôpital, l’alpiniste Elisabeth Revol a fait pour la première fois, mercredi 31 janvier, le récit de sa conquête du neuvième sommet du monde, qui s’est achevée par un drame. Une ascension dont la Française est revenue sauve, tandis que son compagnon de cordée polonais, Tomasz Mackiewicz, n’a pas pu être secouru.
A Sallanches (Haute-Savoie), où elle est soignée pour des gelures graves aux deux mains et au pied gauche, l’alpiniste de 37 ans a relaté sobrement son ascension sans oxygène ni sherpa du Nanga Parbat (8 126 m), au Pakistan. « C’était ma quatrième tentative hivernale, la septième pour Tomek et la troisième ensemble », a-t-elle détaillé à l’Agence France Presse (AFP). En « himalayistes » expérimentés, ils affrontaient de nouveau cette montagne dite « tueuse » sans appréhension, malgré les risques « que l’on accepte ».
« Là Tomek me dit “je ne vois plus rien” »
Partie de France le 15 décembre, Elisabeth Revol s’était engagée le 20 janvier, encordée avec Tomasz Mackiewicz, ce « passionné » de Polonais « en communion avec la montagne ». Quelques jours plus tard, à plus de 7 000 m d’altitude, ils touchent au but. « On était bien à ce moment-là », confie-t-elle. Ils tâtonnent pourtant dans « le cheminement compliqué » de la pyramide sommitale. A 17 h 15, un peu en retard, ils hésitent mais l’envie l’emporte : quarante-cinq minutes plus tard, c’est gagné. Mais le plaisir est de courte durée.
« Là Tomek me dit “je ne vois plus rien”. Il n’avait pas utilisé de masque car il y avait un petit voile pendant la journée et à la tombée de la nuit, il a eu une ophtalmie (une inflammation de l’œil). On n’a pas pris une seconde au sommet. C’était la fuite vers le bas ».
Tomek s’accroche à une de ses épaules et tous deux entreprennent une « descente très longue » en terrain plus que difficile, de nuit. « A un moment, il n’arrivait plus à respirer, il a enlevé la protection qu’il avait devant la bouche et a commencé à geler. Son nez devenait blanc et puis après les mains, les pieds », détaille celle qui envoie alors un message de détresse.

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Au bas d’une cuvette, ils se mettent à l’abri du vent, mordant, dans une crevasse. Tomek n’a plus la force de remonter au camp. Au lever du jour, la situation est dramatique : « Il avait du sang qui coulait en permanence de sa bouche » : des signes d’œdèmes, d’après les médecins consultés a posteriori, stade ultime du mal aigu des montagnes, fatal si le blessé n’est pas soigné dans les plus brefs délais.
« J’ai alerté un peu tout le monde, parce que Tomek ne pouvait pas redescendre tout seul. »
Des messages sont échangés pour organiser les secours. Dont certains se sont perdus dans l’immensité himalayenne, suscitant des incompréhensions. « On m’a dit : Si tu descends à 6 000 m, on peut te récupérer et on peut récupérer Tomek à 7 200 m (en hélicoptère). Ça s’est fait comme ça. Ce n’est pas une décision que j’ai choisie, mais qui m’a été imposée ».

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A Tomek qu’elle quitte alors, elle dit simplement : « Ecoute, les hélicos arrivent en fin d’après-midi, moi je suis obligée de descendre, ils vont venir te récupérer ». Elle envoie le point GPS de sa position, protège son ami tant bien que mal et, persuadée d’une issue heureuse, part « sans rien prendre, ni tente, ni duvet, rien ». « Parce que les hélicos arrivaient en fin d’après-midi », ressasse-t-elle. Mais ils ne sont pas arrivés.
Hallucination et nuit sans chaussure
C’est donc une seconde nuit dehors, « sans équipement ».
« Je savais que j’allais m’en sortir, j’étais dans mon trou, je grelotais de froid mais je n’étais pas dans une position désespérée. J’avais plus peur pour Tomek, beaucoup plus affaibli ».
L’altitude lui provoque alors une hallucination – elle y avait toujours échappé jusqu’alors. Elle imagine que des personnes viennent lui porter « du thé chaud ». 
« Une dame m’a demandé : “Est-ce que je peux prendre ta chaussure ?” À ce moment-là, machinalement, je me lève, j’enlève ma chaussure et je lui donne. Le matin, je me suis réveillée, j’avais simplement ma chaussette."
Elle passe le pied à l’air pendant cinq heures. C’est la gelure au pied gauche. Quand le jour revient, elle compte toujours sur les secours. Posée à 6 800 m, Elisabeth décide de ne pas bouger, pour « se préserver, emmagasiner de la chaleur ». Elle entend une rotation d’hélicoptère en bas du glacier « mais il était déjà trop tard, le vent se levait ».
Quand elle apprend que l’hélicoptère ne pourra venir que le lendemain, et qu’elle va devoir passer une troisième nuit dehors, elle choisir de descendre. « Ça commençait à être une question de survie », dit la jeune femme, qui n’avait pas reçu le texto lui annonçant que deux alpinistes polonais partaient à sa rencontre.

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« Je me suis mise à hurler »
Elle décrit une descente prudente, « calme », malgré des « gants humides », le « froid vif » qui gèle ses doigts et la « douleur » dès qu’elle tient une des cordes fixes de l’itinéraire. Vers 3 h 30 du matin, elle atteint le camp 2 vers 6 300m. « J’ai vu deux frontales dans la nuit. Je me suis mise à hurler et je me suis dit : C’est bon », ajoute l’alpiniste. « Ça a été une grosse émotion », admet cette grande pudique. D’autant que ses deux sauveteurs sont Adam Bielecki, qu’elle connaît – ils avaient un projet d’ascension dans l’Everest – et Denis Urubko, sa légende sur les 8 000 mètres.
La suite est connue : son évacuation vers Islamabad dimanche, son retour en France mardi soir. L’avenir, Elisabeth Revol l’aborde au jour le jour. « Récupérer au maximum », éviter peut-être l’amputation, et surtout « aller voir les enfants » de Tomek. Repartir en montagne ? L’enseignante drômoise reconnaît qu’elle a « besoin de ça ». « C’est tellement beau », dit-elle.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Les territoires ultramarins affichent des taux d’épisiotomies, d’extractions instrumentales et de péridurales beaucoup plus bas qu’en métropole.
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Pourquoi l’accouchement est-il moins médicalisé en outre-mer ?

Les territoires ultramarins affichent des taux d’épisiotomies, d’extractions instrumentales et de péridurales beaucoup plus bas qu’en métropole.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 18h15
    |

            Laura Motet








                        


C’est une nouvelle année record pour la maternité de Mamoudzou (Mayotte) : en 2017, 9 674 enfants sont nés dans la plus grande maternité de France, loin devant la deuxième, la lilloise Jeanne-de-Flandre et ses 5 639 bébés. Autre spécificité de la maternité mahoraise : elle affiche le plus bas taux de péridurales en France. Seule une parturiente sur dix (10,9 %) a accouché avec cette injection d’analgésique destinée à soulager la douleur, contre huit sur dix (82 %) en France métropolitaine. Des écarts de médicalisation, qui, s’ils sont particulièrement extrêmes à Mayotte, se retrouvent également dans la plupart des départements et collectivités d’outre-mer (DOM-COM), comme le montrent les indicateurs publiés maternités par maternités par Le Monde, en collaboration avec la Fédération française des réseaux de santé en périnatalité (FFRSP).

        Moteur de recherche et carte :
         

          taux de césariennes, d’épisiotomies... : comparez les maternités près de chez vous



Davantage de profils « à risque », habituellement synonymes de médicalisation accrue
Tous les acteurs de santé ultramarins s’accordent sur un point : ils accueillent dans leurs maternités des femmes ayant un profil généralement plus « à risque » qu’en métropole. A La Réunion, près d’une femme enceinte sur deux (45,8 %) est bénéficiaire de la couverture médicale universelle complémentaire (CMU-C, un régime prenant en charge les dépenses médicales non remboursées par la Sécurité sociale, pour les personnes disposant de faibles revenus), contre 16,4 % en moyenne en France.
« Les femmes bénéficiaires de la CMU-C sont plus nombreuses à connaître des accouchements avec des complications, entre autres parce qu’elles ont plus souvent de l’hypertension artérielle, du diabète gestationnel et du surpoids voire de l’obésité », explique l’Agence régionale de santé (ARS) Océan Indien.
Des complications qui peuvent entraîner une macrosomie fœtale (lorsque le bébé fait plus de 4 kilogrammes à la naissance). Cette dernière constitue l’une des indications pour effectuer une césarienne, ce qui explique en partie pourquoi le taux de césariennes des départements ultramarins est l’un des rares taux de médicalisation à ne pas être beaucoup plus faible qu’en métropole.


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Dans les maternités des DOM-COM, les naissances sont moins médicalisées. Seul le taux de césarienne est proche de celui effectué en métropole.
Taux d'épisiotomies, de péridurales et de césariennes observées dans les maternités des DOM-COM (attention, ces statistiques n'incluent pas les lieux de naissance exclusivement gérés par des sages-femmes, nombreux dans les DOM-COM)

Source : Le Monde, FFRSP



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Autre facteur de complication : le défaut de surveillance obstétricale au cours de la grossesse, souvent dû à la venue tardive des parturientes sur le sol français. « Depuis 2015, la part des patientes en provenance d’Haïti en particulier a significativement augmenté, souligne Stéphanie Bernard, sage-femme coordinatrice du réseau périnatal de Guyane. Ces patientes sans droits sociaux, plus souvent en situation de grande précarité, consultent plus tardivement, ce qui ne permet pas un suivi de grossesse tel que recommandé par la Haute Autorité de santé. » « A Mayotte, en 2010 [date de la dernière étude disponible], près de la moitié des femmes (48 %) ont eu moins de sept consultations de suivi de grossesse et moins de deux échographies », abonde l’ARS Océan Indien.
Des consultations qui doivent permettre de détecter en amont certaines maladies ou complications. Mais un suivi correctement effectué, ce n’est pas seulement l’assurance que les soignants seront prêts le jour de l’accouchement, c’est aussi celle que les patientes seront bien informées.
« La péridurale est encore assez mal connue parmi la population immigrée. Elle est donc moins demandée qu’en métropole au cours de l’accouchement », estime Stéphanie Bernard. Le manque de suivi entraîne un manque d’informations sur les prises en charges possibles, jusqu’à permettre la survivance de contre-vérités. « Certaines patientes pensent qu’elles risquent la paralysie en acceptant la péridurale », déplore Bruno Schaub, gynécologue-obstétricien au CHU de Martinique.
La démographie expliquerait également en partie le faible taux d’épisiotomie. « D’expérience, les périnées des femmes de peau noire, qui constituent la majorité des femmes qui accouchent en Guyane, se détendent davantage au moment de l’accouchement », explique Stéphanie Bernard.
Moins médicalisés, moins de spécialistes
La principale raison de la faible médicalisation de l’accouchement dans les DOM-COM reste le manque de spécialistes. « La charge de travail est énorme, raconte le Dr Schaub, on bosse souvent la nuit et le risque médico-légal est très important. L’obstétrique est une spécialité de moins en moins courue par les étudiants. » Un manque d’attractivité renforcé par la carence permanente de spécialistes : ceux qui y exercent sont rapidement épuisés. Ils reviennent en métropole après quelques années, créant un important turnover dans les équipes, notamment à Mayotte et en Guyane.
Cette carence en spécialistes est compensée en partie « par une présence et un investissement majeur des sages-femmes », souligne l’ARS Océan indien. Sur les cinq lieux d’accouchement de Mayotte, quatre fonctionnent uniquement avec des sages-femmes. Seule la maternité de Mamoudzou possède des postes d’anesthésistes et d’obstétriciens.

        Lire aussi :
         

                A Mayotte, la grande souffrance des maternités



Cette démographie médicale explique en partie le peu de médicalisation de l’accouchement : si les sages-femmes peuvent pratiquer des épisiotomies, elles ne peuvent en revanche pas procéder à la pose d’une péridurale ou pratiquer une césarienne, contrairement aux spécialistes. Or « généralement, le taux de recours à la péridurale augmente le taux d’extractions instrumentales (forceps, ventouse, etc.), qui lui-même est généralement corrélé à un taux plus élevé d’épisiotomies », explique Stéphanie Bernard.
Dernière explication à la moindre médicalisation de la naissance, plus inattendue : le mauvais état des routes et le manque des transports en commun dans certains DOM-COM. A Mayotte, près d’une naissance sur dix (8 %) a lieu hors de toute structure sanitaire, sans sage-femme ni spécialiste. Une situation que connaît également la Guyane, où de nombreuses communes isolées ne sont accessibles que par hélicoptère ou par pirogue.

Retrouvez notre dossier complet sur l’accouchement
Retrouvez les articles réalisés à partir des données recueillies en 2016 dans les 519 maternités françaises :
La carte et le moteur de recherche
Nombre d’accouchements, taux de césariennes ou d’épisiotomies : comparez les maternités près de chez vous
Les principaux enseignements :
Césarienne, épisiotomie… enquête sur la médicalisation de l’accouchement en France
Episiotomie : pourquoi de tels écarts entre les maternités ?
Deux tiers des maternités ont fermé en quarante ans
Les reportages
Une nuit de garde dans la plus grande maternité de France
A la maison de naissance de Grenoble, « on apprend à accepter la douleur de l’accouchement » 
Les entretiens
Pour le sociologue Philippe Charrier, « la naissance est devenue un événement rare que l’on souhaite maîtriser »
Pour le Collectif interassociatif autour de la naissance, « beaucoup de femmes pensent qu’elles n’ont pas leur mot à dire »
Making-of
Comment nous avons travaillé sur les données des maternités





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Des résidents d’un lotissement de béton à Villers-lès-Nancy se sont regroupés pour entreprendre la rénovation énergétique de leur quartier. La ville et l’habitat durables seront au centre d’une rencontre du « Monde » organisée à Nancy, mardi 13 février.
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Près de Nancy, des habitants organisent la rénovation énergétique de leur quartier

Des résidents d’un lotissement de béton à Villers-lès-Nancy se sont regroupés pour entreprendre la rénovation énergétique de leur quartier. La ville et l’habitat durables seront au centre d’une rencontre du « Monde » organisée à Nancy, mardi 13 février.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 18h06
    |

            Laetitia Van Eeckhout








                        



   


Une entreprise de rénovation créée par les habitants pour les habitants. Il y a huit ans, les résidents du lotissement de Clairlieu, à Villers-lès-Nancy, ont décidé de se regrouper afin d’entreprendre, ensemble, la rénovation des pavillons de leur quartier.

Les 1 328 pavillons de ce lotissement sis dans la banlieue ouest de Nancy ont été construits au début des années 1970, avant les premières réglementations thermiques. Conçus en béton, « ce sont de véritables passoires énergétiques, lâche Marie-France, 67 ans, qui habite le quartier depuis quarante-cinq ans. L’hiver, on a beau chauffer, une humidité froide vous tombe en permanence sur les épaules ». 
Marie-France Robert et son mari sont un des premiers ménages du lotissement à s’être lancés dans une rénovation de fond en comble de leur pavillon. Un investissement de plusieurs dizaines de milliers d’euros qu’ils ne regrettent pas. Ils apprécient d’avoir désormais une température agréable et homogène dans toute leur maison et en toute saison. Et d’avoir divisé par un peu moins de sept leur facture énergétique (passée de plus de 2 000 € à 300 € par an).
Car, à Clairlieu, on ne fait pas les choses à moitié. Portes et fenêtres, façades, toiture, système de chauffage et de ventilation : les pavillons sont entièrement rénovés, avec l’objectif d’atteindre la norme BBC, bâtiment basse consommation.
Matériaux biosourcés
Tout a commencé à la fin de 2009 lors de conférences sur le solaire et les économies d’énergie organisées par la commune de Villers. Alors que, pour la troisième année de suite, le prix du gaz avait augmenté de 10 %, les habitants comprennent vite l’intérêt de la rénovation. Une petite centaine se regroupe en association, baptisée « Clairlieu Eco Défi », et se met à plancher sur les meilleures solutions pour rendre leurs demeures – toutes identiques ou presque – moins énergivores.

        Lire aussi :
         

                Une « chaîne de solidarité citoyenne en faveur d’une énergie renouvelable »



« Les discussions ont donné lieu à des débats animés, souvent houleux. Atteindre la norme BBC signifiait un investissement non négligeable, on s’est évidemment demandé si on pouvait procéder par étapes », ne cache pas Christiane Beuvelot, autre retraitée. Hormis quelques désistements, le groupe résiste et finit par être convaincu que, pour qu’un pavillon consomme le moins possible, il faut qu’il soit parfaitement isolé. Les associés vont même jusqu’à choisir des matériaux d’isolation biosourcés, générant le moins d’énergies grises possible : pour les façades, de la ouate de cellulose, fabriquée à partir de journaux recyclés, et, pour la toiture, de la laine de bois, qui stocke le CO2.
Sauf que, au terme d’un an de réflexion, les premiers devis refroidissent les ardeurs. « Là, on s’est dit qu’on allait le faire nous-mêmes, résume Francis Latour, habitant de Clairlieu et professionnel de l’optimisation énergétique. Et nous avons créé une société coopérative d’intérêts collectifs », la SCIC Clairlieu Eco Rénovation Solidaire.
En août 2011, la quarantaine d’habitants ayant décidé d’investir dans la SCIC se lancent alors dans la rénovation d’un premier bâtiment, aidés d’un charpentier et d’un architecte. Un chantier qu’ils mènent de bout en bout, et qui leur prend… deux ans. « C’est énorme, reconnaît Francis Latour. Mais cela nous a permis de mettre tout le processus au point. Aujourd’hui, nous sommes capables de faire une rénovation en huit semaines. »

   


Chantier participatif
Désormais, l’enveloppe isolante des pavillons rénovés arrive en kit sur le chantier, sous forme de caissons préfabriqués qu’il suffit d’assembler. Les sociétaires ont fini par trouver un industriel qui les leur fabrique, et une petite dizaine d’entreprises, locales – « pour que les retombées en termes d’emplois profitent au territoire » – qui se chargent de la partie technique de la rénovation. Pour autant, les chantiers restent participatifs : des bénévoles prennent part aux travaux.
A ce jour, 11 pavillons ont été rénovés selon les règles définies par la coopérative. Quatre sont en projet. De son côté, l’association organise, en partenariat avec l’agence locale de l’énergie et du climat (ALEC), des balades thermographiques, très suivies par les habitants du quartier.
Mais tous ne franchissent pas le pas. S’engager dans une rénovation complète revient aujourd’hui entre 100 000 et 150 000 euros. « C’est un investissement sur dix ou quinze ans, reconnaît Marie-France Robert. Mais le gain en confort est immédiat. Et on ne paie quasiment plus rien après en chauffage. » Et Francis Latour d’insister : « Le fait de se regrouper nous permet de mutualiser les études de conception et les achats de matériaux. Et, avec la SCIC, nous maîtrisons toute la chaîne des travaux, nous pouvons ainsi garantir le résultat. » 
Acte militant
Il n’est pas donné à tous de pouvoir débourser une telle somme, même si l’association Clairlieu Eco Défi accompagne les postulants dans l’élaboration de leur plan financier. « Aujourd’hui, s’engager dans une rénovation complète de son pavillon, c’est vraiment un acte militant, avoue Christiane Beuvelot. Nous cherchons à baisser le coût. »
L’initiative de Clairlieu est pour l’instant unique et encore fragile. Ce n’est pas un projet facilement reproductible. Mais la coopérative Eco Rénovation Solidaire a acquis un savoir-faire dans la rénovation des pavillons de béton. Elle est d’ailleurs sollicitée par des collectivités de la région dotées d’un parc de ces maisons énergivores.

        Lire aussi :
         

                Habiter durablement les villes : une rencontre du « Monde » à Nancy le 13 février


La ville et l’habitat durables seront au centre d’une rencontre du Monde organisée à Nancy, mardi 13 février, de 8 h 30 à 10 h 30. Inscriptions ici.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ En 1967, Hubert Beuve-Méry crée un supplément littéraire qui deviendra vite l’incontournable du jeudi.
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« Le Monde des livres » a 50 ans : retour sur un demi-siècle d’histoires

En 1967, Hubert Beuve-Méry crée un supplément littéraire qui deviendra vite l’incontournable du jeudi.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 16h42
    |

            Raphaëlle Bacqué








                        



                                


                            

Il faut du cran à Jacqueline Piatier pour énoncer, chaque semaine, dans le bureau du rédacteur en chef Jacques Fauvet, le « menu » du « Monde des livres ». Autour d’elle, l’aréopage des hiérarques du journal, costumes gris fleuris parfois d’une rosette de la Légion d’honneur à la boutonnière, ressemble toujours un peu à une réunion de tuteurs veillant sur une héritière. Elle n’a pas peur, pourtant. Petite silhouette blonde aux grands yeux bleus, « Jacqueline » n’a pas son pareil pour évoquer avec précision et enthousiasme un livre dont elle entend faire la « une ».
Les jours précédents, elle recevait encore chez elle, dans la jolie maison qu’elle loue avec son mari boulevard Saint-Germain, toute l’école du Nouveau Roman, qu’elle tient pour LE mouvement littéraire essentiel de son temps. Claude Simon, d’abord, l’écrivain admiré devenu son ami. Et puis aussi Nathalie Sarraute, Michel Butor, Alain Robbe-Grillet et Catherine, son épouse, dont ­Jacqueline a lu le petit récit sadomasochiste – L’Image – publié aux Editions de Minuit sous le pseudonyme de Jean de Berg et deux fois censuré. Qui le sait, autour de ce bureau sévère de l’immeuble de la rue des Italiens ?
« Cher maître et ami, comment se porte l’Académie ? », demande le rédacteur en chef à Pierre-Henri Simon, qui vient d’être reçu sous la Coupole et tient le feuilleton littéraire, le « must » du « Monde des livres ». Jacqueline sourit derrière la fumée de ces blondes sans filtre qu’elle paraît allumer à la chaîne. Hubert Beuve-Méry lui a confié la direction d’un supplément consacré aux livres en 1967, après avoir lu, dans son bureau d’angle qui impressionne toujours les visiteurs avec son horloge rococo, une des premières grandes études sur le lectorat du journal.

Sur la liste de leurs rubriques préférées, les fidèles du Monde, mais aussi ceux qui ne l’achètent qu’une ou deux fois par semaine comme pour y butiner, affirment apprécier d’abord la politique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le syndicat Force ouvrière dénonce la publication prochaine d’un décret autorisant pour la première fois des licenciements dans l’hôpital public.
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Le gouvernement va-t-il autoriser les licenciements de fonctionnaires hospitaliers ?

Le syndicat Force ouvrière dénonce la publication prochaine d’un décret autorisant pour la première fois des licenciements dans l’hôpital public.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 16h23
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 16h54
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


Un big bang social est-il en préparation dans la fonction publique hospitalière ? C’est ce que craint le syndicat Force ouvrière (FO), qui tire depuis plusieurs semaines le signal d’alarme sur la signature prochaine, par le gouvernement, d’un décret qui pourrait mettre fin à l’emploi à vie des fonctionnaires hospitaliers.
En 1986, la contestation avait fait reculer le gouvernement
Dans une loi promulguée en 1986, le gouvernement Fabius et la majorité socialiste avaient introduit une possibilité de licencier les fonctionnaires hospitaliers. Cette disposition visait à encadrer les situations exceptionnelles dans lesquelles, l’emploi du fonctionnaire ayant été supprimé, aucun poste de grade similaire ne puisse lui être offert. La loi prévoyait que l’Etat fasse alors au fonctionnaire trois propositions de reclassement, et qu’en cas de refus, celui-ci puisse être licencié ou mis en disponibilité.
A l’époque, la contestation avait fait reculer le gouvernement, qui n’avait jamais pris les décrets d’application nécessaires à l’entrée en vigueur de cette mesure. Celle-ci est donc en sommeil depuis plus de trente ans.
La fermeture d’une crèche relance le débat
Le gouvernement Jospin avait bien tenté, en 1998, de faire passer ce décret d’application manquant, mais il avait lui aussi reculé face à la réaction hostile de certains syndicats. Et si la ministre de la santé d’aujourd’hui, Agnès Buzyn, reprend ce flambeau, en s’apprêtant à publier le décret trois décennies plus tard, ce n’est probablement pas pour le simple plaisir de déclencher l’ire de FO.
« Elle s’est vu proposer pour son reclassement un poste de ménage »
Un épisode récent a en effet remis incidemment cette question sur le devant de la scène : la fermeture, en 2014, de la crèche de la Fondation Roguet, un hôpital public à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), sur fond de soupçons de maltraitance sexuelle envers des enfants. « L’une des agentes de la crèche, dont l’emploi avait été supprimé, s’est vu proposer pour son reclassement un poste de ménage, inférieur à son grade, relate Eric Belizaire, délégué syndical CFDT. Comme elle l’a refusé, elle a été licenciée. »
L’employée, épaulée par la section locale de la CFDT, a alors contesté son licenciement en justice en incriminant l’absence de décret d’application de la loi de 1986, qui aurait, selon elle, introduit un vide juridique permettant à son employeur de l’écarter sans respecter les règles. Elle a saisi le Conseil d’Etat, qui lui a donné raison en octobre 2017, en demandant au gouvernement de publier sous six mois ce fameux décret pour clarifier la situation.
C’est donc sous la contrainte de cette décision de la plus haute juridiction administrative française, et non de son propre chef, que le ministère de la santé prépare actuellement ce décret, qu’il devrait publier d’ici à avril.
Faciliter de prochaines coupes budgétaires
Pour Didier Birig, secrétaire fédéral santé du syndicat FO, le gouvernement n’a pourtant pas l’obligation de se hâter pour rédiger ce décret, car le Conseil d’Etat n’a pas fixé d’astreinte en cas de dépassement du délai de six mois. « Cela laisse le temps de changer la loi de 1986, pour éliminer la référence aux licenciements dans la fonction publique hospitalière et régler le problème du décret », estime-t-il.
Un « dégraissage du personnel » dans l’hôpital public
Selon lui, cette injonction du Conseil d’Etat tombe en fait à point nommé pour le gouvernement Philippe, car le nouveau décret pourrait faciliter de prochaines coupes budgétaires et un « dégraissage du personnel » dans l’hôpital public, où les licenciements étaient jusqu’à présent proscrits. « Les fonctionnaires dont les postes seront supprimés par les regroupements d’établissements vont se voir proposer trois solutions de reclassement : ils seront contraints de les accepter sous peine d’être licenciés », s’indigne le syndicaliste.
Par la voix d’Eric Belizaire, la CFDT se défend d’avoir ouvert une boîte de Pandore en accompagnant le recours de l’employée de la crèche de Clichy-la-Garenne. « Ne pas avoir de décret ne protégeait pas les fonctionnaires. La preuve : cette agente avait été licenciée », plaide-t-il. Le syndicaliste peine pourtant à trouver d’autres exemples pour démontrer qu’il s’agissait ici d’autre chose que d’un cas isolé où la règle de l’emploi à vie a dysfonctionné. « Elle n’avait pas besoin de ce décret pour contester son licenciement, qui était de toute façon illégal », tranche Didier Birig, de FO.
Soumis à la signature des organisations syndicales
Erreur ou non, il est désormais trop tard pour s’en mordre les doigts. Reste qu’il est encore trop tôt pour parler, comme FO, d’un « décret organisant les licenciements de fonctionnaires hospitaliers ». Tout dépendra des modalités précises du texte, qui permettront de savoir si l’Etat souhaite « jouer le jeu » en offrant de véritables reclassements aux fonctionnaires dont les postes sont supprimés, ou proposer des offres de poste irréalistes ou géographiquement éloignées pour les pousser au licenciement.
Le décret devra passer avant sa signature sur la table du Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière, où siègent des représentants des différentes organisations syndicales. Sollicité, le ministère de la santé n’avait pas donné suite à nos demandes à l’heure de publier ces lignes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le 1er février, les tarifs des péages autoroutiers vont augmenter, de 0,87 % à 2,04 %. Une hausse, plus importante qu’en 2017 qui était d’environ 1%.
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Quatre choses à savoir sur la hausse des prix des péages autoroutiers

Le 1er février, les tarifs des péages autoroutiers vont augmenter, de 0,87 % à 2,04 %. Une hausse, plus importante qu’en 2017 qui était d’environ 1%.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 10h42
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



   


Les tarifs des péages autoroutiers vont augmenter, jeudi 1er février, de 0,87 % à 2,04 % pour les principaux réseaux concédés par l’Etat à des exploitants privés comme le groupe Vinci. Une hausse, plus importante qu’en 2017 (environ 1 %) que les sociétés concessionnaires justifient par l’inflation et le coût des travaux d’entretien du réseau français concédé, soit 9 000 kilomètres à péages. Les autoroutes de Rhône-Alpes (AREA) exigeront plus 2,04 %, Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) 2%, Société des autoroutes du Nord et de l’Est de la France (Sanef) et la Société des autoroutes Paris-Normandie (SAPN) 1,39%, Autoroutes du Sud de la France (ASF) et Autoroutes Esterel-Côte d’Azur (Escota) 1,34%, Cofiroute 1,33 %, Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc (ATMB) 1,03 % et Société française du tunnel routier du Fréjus (0,87%).
Pourquoi ces augmentations ? 
Les sociétés d’autoroute peuvent relever les tarifs de trois manières. Elles ont droit de répercuter jusqu’à 70% de l’inflation de l’année précédente. De plus, elles compensent la redevance domaniale versées à l’Etat, qui a progressé en 2013 pour financer des infrastructures et qui sera répercutée en 2016-2018. Enfin, elles réintègrent à leur gré dans les péages le coût des travaux supplémentaires réalisés au-delà des engagements inscrits dans les contrats de concession.
Les automobiliste paieront aussi un gel décidé en 2015. Après un rapport de l’Autorité de la concurrence critiquant la « rente » des sociétés autoroutières depuis la privatisation de 2006, Ségolène Royal, alors ministre des transports, avait gelé les tarifs. Une mesure injuste, selon les sociétés d’autoroutes, qui avaient répliqué en évoquant leurs investissements dans le réseau. Puis obtenu gain de cause : les 500 millions de manque à gagner estimés par l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) seront « remboursés » par les usagers entre 2019 et 2022.
Les augmentations de février sont-elles justifiées ?
Le Comité des usagers du réseau routier national n’a pas apprécié les hausses présentées il y a quelques jours. Il demande au gouvernement de mieux négocier les tarifs au profit des automobilistes. Le réseau français est sans doute l’un des mieux entretenus d’Europe, mais aussi l’un des plus chers. Et de nombreuses voix, comme celles de l’association 40 Millions d’automobilistes, s’élèvent pour dire que l’emprunter est devenu « un luxe ». Une discrimination s’est ainsi créée entre ceux qui peuvent se payer l’autoroute, plus rapide et plus sûre, et ceux qui doivent se rabattre sur le réseau secondaire, où les accidents sont plus nombreux.
Les sociétés d’autoroutes ont-elles la main trop lourde ?
En juin 2017, l’Arafer avait rendu un avis très critique, mais non-contraignant, sur le plan d’investissement public autoroutier (803 millions d’euros) publié six mois plus tôt, qui s’ajoutaient aux 3,2 milliards déjà prévus. Elle jugeait que « les augmentations de tarifs de péages prévues excèdent le juste niveau qu’il serait légitime de faire supporter aux usagers » et que « le niveau de rémunération des sociétés concessionnaires devrait être plus conforme aux risques supportés ». Le financement d’un tiers de ce plan par les automobilistes n’était, selon elle, « pas justifié ». Quant aux deux-tiers restant, les sociétés concessionnaires auraient surestimé le coût des travaux.
La gestion des autoroutes est-elle une activité attractive ? 
Oui, si l’on en croit l’appétit de certains opérateurs. Outre les géants français du BTP et de la concession Vinci et Eiffage, le groupe autoroutier espagnol Abertis, dont c’est le premier marché, compte s’y développer, notamment dans la Sanef. La France « offre d’importantes opportunités en termes de création de valeur grâce aux accords avec le gouvernement en vue de nouveaux investissements, en échange de prolongements de concessions ou de hausses de tarifs », estime le groupe, qui se félicite aussi d’un « cadre juridique stable ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ La décision de Bo Van Spilbeeck, communiquée lundi par la direction de la chaîne flamande VTM, a entraîné de nombreuses manifestations de soutien.
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En Belgique, le changement de genre d’un journaliste vedette fait sensation

La décision de Bo Van Spilbeeck, communiquée lundi par la direction de la chaîne flamande VTM, a entraîné de nombreuses manifestations de soutien.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 17h13
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 17h46
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        


Il s’appelait Boudewijn Van Spilbeeck et, bientôt, elle deviendra « Bo », toujours journaliste vedette de la chaîne flamande VTM, mais qui a déclaré vouloir vivre désormais en tant que femme. Communiquée lundi 29 janvier par la direction de la télévision privée, cette information concernant une personnalité (un « BV », « Flamand connu ») a fait sensation et remis en lumière la question du statut des transgenres.
Depuis le 1er janvier, en effet, les personnes qui ont la conviction que le sexe mentionné dans leur acte de naissance ne correspond pas à leur identité de genre peuvent faire modifier leurs papiers sur simple déclaration sur l’honneur. Avant la loi du 25 juin 2017, les transgenres devaient pour cela passer par de lourds traitement médicaux.
L’annonce de Bo Van Spilbeeck a entraîné de nombreuses réactions, la plupart d’encouragement à l’intéressée, mais parfois hostiles. Spécialisée dans la couverture des guerres et les grands reportages, la journaliste de 58 ans a expliqué qu’elle suivait depuis six mois un traitement médical et une thérapie hormonale. « Ma transformation sera complète dans un an et mon corps sera en harmonie avec mon esprit », a-t-elle souligné, se disant étonnée par l’intérêt qu’elle suscite.
Citée en exemple de courage
Si elle ne s’est pas décidée plus rapidement, explique-t-elle, c’était par crainte de perdre son emploi et de bouleverser l’équilibre de sa famille et de son cercle d’amis. Elle a été soutenue par ses collègues et sa rédaction en chef, qui a simplement décidé de l’éloigner durant quelques mois de l’écran.
La journaliste, mariée et ayant eu deux enfants, a expliqué qu’elle se débattait depuis son enfance avec des questions sur son identité sexuelle et songeait depuis une quinzaine d’années à un changement de genre.
Depuis lundi, de nombreuses personnes lui ont manifesté leur soutien, certaines la citant en exemple de courage. Elle dit, de son côté, avoir voulu suivre l’exemple de l’Américaine Caitlyn Jenner, qui a cessé en 2015 d’être Bruce Jenner, athlète de décathlon.
La seule réaction véritablement hostile est venue d’un cercle d’étudiants catholiques, le KVHV. « La décision de changer de sexe n’est pas courageuse, mais une capitulation absurde », a jugé ce groupement, qui prône plutôt une aide médicale et familiale soutenue pour les transgenres. Il reproche aussi aux médias de s’intéresser à une situation qui relevait encore récemment, selon lui, du « dérèglement mental ».
Des commentaires qui n’ont pas été relayés par les partis politiques, même les plus conservateurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Suivi par des millions d’adolescents, Jeremstar a construit un petit théâtre, dans lequel jouait un homme aujourd’hui accusé d’avoir abusé de jeunes fans.
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Jeremstar sur Snapchat : un univers délirant de pitreries, vulgarité et faux amis

Suivi par des millions d’adolescents, Jeremstar a construit un petit théâtre, dans lequel jouait un homme aujourd’hui accusé d’avoir abusé de jeunes fans.





Le Monde
 |    01.02.2018 à 10h10
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 16h48
    |

            Martin Untersinger (avec Pauline Croquet)





C’est un joli appartement de plain-pied, niché dans un lotissement du quartier de Vacquerolles, aux confins ouest de Nîmes. A travers les portes vitrées du séjour, on voit le bleu d’une piscine et, en arrière-plan, un terrain de golf au milieu de la garrigue.
Les « Jeremstarlettes » — le surnom que donne la star des réseaux sociaux Jeremstar à ses fans — connaissent bien l’appartement de Pascal Cardonna. La plupart n’y ont pourtant jamais mis les pieds. S’il a un air familier, c’est grâce aux vidéos que Jeremstar — journaliste, youtubeur — y a tourné ces dernières années en direct sur le réseau social Snapchat. C’est lors d’une soirée organisée dans cet appartement qu’Annoir S., un étudiant montpelliérain de 18 ans, accuse Pascal Cardonna de l’avoir violé, lorsqu’il avait 15 ans.
Dans sa plainte, déposée le 22 janvier, Annoir S. affirme que Jeremstar était présent, ce que l’intéressé dément. Visé par plusieurs autres plaintes, Pascal Cardonna attaque le jeune homme pour « dénonciation calomnieuse et menace physique », affirmant, par la voix de son avocat, que celui-ci avait tenté avec trois comparses de s’introduire de force chez lui.

        Lire aussi :
         

                Ce que l’on sait de l’affaire concernant l’entourage de Jeremstar



Après un grand déballage commencé au début de janvier sur les réseaux sociaux, c’est désormais à la justice, saisie d’au moins cinq plaintes déposées de part et d’autre, à Nîmes et à Paris, de démêler ces accusations croisées. Notamment sur ce qui s’est passé dans l’appartement de Pascal Cardonna, l’un des centres de gravité du petit théâtre donné en ligne par Jeremstar.
Sa « vie », documentée sur Snapchat
Jeremstar, de son vrai nom Jérémy Gisclon, est quasi inconnu des plus de 25 ans. Mais pour les plus jeunes, particulièrement des adolescentes, c’est une immense star. Dans son autobiographie (Jeremstar par Jérémy Gisclon, Hugo Image, 2016), il raconte que des admirateurs l’attendent à l’arrivée de ses voyages en avion et le traquent jusque dans ses chambres d’hôtel. Certains se seraient même invités à l’enterrement de son arrière-grand-mère.
« Snapchat m’a offert la reconnaissance dont je rêvais. […] C’est le prolongement logique de mon bras »
Avide de célébrité, il s’est fait connaître en se déshabillant intégralement sur les plateaux de télévision, puis en se spécialisant dans les ragots de télé-réalité, notamment à travers des entretiens avec des candidats à ces émissions, réalisés dans sa baignoire. Mais c’est surtout sur Snapchat, le réseau social aux images et vidéos éphémères que l’on retrouve sur tous les smartphones d’adolescents, qu’il a assis son succès. « Snapchat m’a offert la reconnaissance dont je rêvais. Moi qui rêvais de télévision pour atteindre l’exposition totale. Quel con ! », écrit-il dans son autobiographie.
Jusqu’à ce que le scandale éclate et qu’il cesse toute activité sur les réseaux sociaux, Jeremstar alimentait des dizaines de fois par jour sa « story » Snapchat, un enchaînement de courtes vidéos visibles sur son profil pendant vingt-quatre heures. Il y documentait presque tous ses faits et gestes, agrémentés d’humour vulgaire, de saillies mordantes et de mots gentils à ses admirateurs. Ce savant mélange a fait de son compte l’un des plus suivis de France : à la fin de 2016, il se vantait d’atteindre un million de visites pour chaque story, un chiffre difficile à vérifier.
L’application le suit absolument partout — « Snapchat est le prolongement logique de mon bras », écrit-il dans son livre. Jeremstar se filme presque toujours en selfie : le décor et les personnages en arrière-plan ne servent qu’à mettre en valeur ses états d’âme, ses pitreries et ses vacheries. Sur « Snap », Jeremstar est le principal protagoniste de sa propre télé-réalité. A ses côtés, ses « amis » — en fait des personnages secondaires — sont tous gratifiés de surnoms : Pupute, Gazon maudit, Pou de pubis, Pollux, Garou, la Salopette…
Pascal Cardonna en fait partie. Les deux hommes se connaissent depuis une dizaine d’années ; M. Cardonna, qui évoque souvent Jeremstar comme l’un de ses meilleurs amis, l’a aidé au début de sa carrière, notamment en finançant en 2011 son premier DVD. Ce quinquagénaire nîmois est bien connu des fans par son pseudonyme : « Babybel », car, dixit Jeremstar dans l’une de ses stories, « sa tête ressemble au fromage quand on enlève l’écorce rouge ».
Babybel, le souffre-douleur
Dans ces vidéos, où l’on ne sait plus vraiment où s’arrête la sincérité et où commence le scénario, Babybel tient le rôle du souffre-douleur. Jeremstar le moque, le brutalise, l’humilie parfois. « Pousser à bout » Babybel est un format à part entière des stories de Jeremstar.
En août 2016, Jeremstar arrive de Paris pour passer un week-end chez Babybel. Il documente le tout dans une story Snapchat, sauvegardée depuis sur YouTube.

Après l’avoir récupéré à sa descente d’avion, M. Cardonna l’emmène visiter une bambouseraie, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Nîmes, en compagnie de deux jeunes hommes. Comme souvent, le quinquagénaire se glisse dans les habits d’un gentil organisateur bienveillant et paternel. Mais Jeremstar n’a de cesse de le ramener à sa condition de souffre-douleur. Quand « Babybel » est pris d’une envie pressante et doit se soulager entre deux arbres, Jeremstar le diffuse sur Snapchat. Peu après, il en informe son hôte d’un ton réjoui : « La séquence où tu fais tes besoins cartonne ! »
Jeremstar a du talent pour mettre en scène l’ordinaire, et ses fans ne peuvent échapper à la figure obligée du passage au supermarché avec Babybel. Le scénario est toujours le même : Jeremstar hurle des obscénités, avant de le frapper avec un concombre ou de placer une ventouse pour toilette sur son crâne. « Tu vas pas recommencer ! Tu l’as déjà faite cette scène, on connaît par cœur ! », tente Babybel dans l’une de ces stories. « Mais on adoooore, on s’en lasse pas », lui réplique Jeremstar. Généralement, ces séances d’humiliation s’achèvent avec un : « On l’adore ce vieux con ! » ou un « il faut savoir que c’était juste pour rigoler », adressés par Jeremstar à ses fans.
Dans l’ombre de Jeremstar, Babybel prend, lui aussi, la lumière : lorsqu’il accompagne Jeremstar en séance de dédicace, de jeunes adolescentes scandent son nom et se pressent vers lui pour un selfie. Et les fans imitent leur idole : quand Jeremstar leur ordonne de mettre « une claque sur le front de Babybel », ou de jouer au morpion sur son crâne à coups de marqueur, ils s’exécutent en hurlant sur cet homme dont on comprend peu à peu qu’il consent, sans que l’on sache trop pourquoi, à ces séances d’humiliation collective.

Excessif, grandiloquent, sans pudeur, Jeremstar transforme le quotidien en farce à l’aide d’un nombre impressionnant de gimmicks vocaux, devenus quasiment un dialecte pour ses fans ; il existe même une appli, la Jeremstar box, permettant de reproduire ces sons à l’envi.
Sa chaîne Snapchat est le lieu de tous les excès. Il peut ainsi se filmer dans le salon de Babybel, en sous-vêtement, en train de se vider une bouteille de lait sur le corps en gémissant lascivement, avant de se rouler à demi-nu sur le carrelage détrempé. Ou se « marier » avec lui-même à la mairie du Ier arrondissement de Paris avec l’ancienne porte-parole de La France insoumise Raquel Garrido en demoiselle d’honneur. Ou encore se faire épiler l’anus au rasoir par son amie, la youtubeuse Emma CakeCup, 1,3 million d’abonnés sur YouTube.
« Jeremstar n’existe pas »
Ses « vermines », comme il aime appeler ses fans et son entourage, sont-elles dupes de ce spectacle ? Rien ou presque n’est spontané sur les stories de Jeremstar. « Le Jeremstar que vous aimez n’existe pas », écrit-il dans son autobiographie :
« Jeremstar est un studio de télévision permanent. (…) Mon existence entière tourne autour de mon personnage [que] j’ai inventé dans ma chambre d’adolescent. Avec ses personnages et ses partenariats publicitaires, si mon Snap n’est pas une série télé, qu’est-ce qu’il est ? »
Jeremstar a su donner à sa fiction quotidienne un air authentique. A l’inverse de YouTube, où trouver le succès impose un montage ciselé et des images léchées, Snapchat est le média du quotidien, aux images théoriquement temporaires, qui pardonne les cadrages approximatifs ou les lumières peu flatteuses. Ses stories, pour les millions d’adolescents qui le suivent, ne sont pas si différentes de celles de leurs amis. Dans l’application, les vidéos de Jeremstar apparaissent d’ailleurs au milieu de celles-ci : pour les « Jeremstarlettes », leur idole est aussi un ami bienveillant.
« 80 % des gens que je fréquente le font pour servir leurs intérêts »
Cette popularité lui rapporterait gros : dans son livre, il écrit gagner plus de 80 000 euros par mois. Les marques se pressaient pour apparaître dans ses stories, contre rétribution, tout comme celles et ceux qui voulaient grappiller quelques minutes de gloire. Dans ce milieu, apparaître sur la story de « Jerem », ne serait-ce que quelques secondes, fait la différence entre l’anonymat et un début de célébrité.
Vu de Snapchat, Jeremstar est donc entouré d’une foule d’« amis », dont Pascal Cardonna. Existe-t-il derrière tout cela une relation sincère entre eux ? Aujourd’hui, ceux qui accusent Babybel de détournement de mineur et de viol accusent Jeremstar d’avoir fermé les yeux, voire d’en être complice. L’intéressé jure ne rien savoir. « On reproche à Jérémy [Gisclon] une chose sur laquelle il n’avait aucune prise », assure un membre de son entourage. La célébrité s’était épanchée dans son livre sur le caractère artificiel de ses relations amicales : « Vous me voyez toujours entouré, mais la vérité, c’est que je suis seul. Désespérément seul. 80 % des gens que je fréquente le font avec pour seul but de servir leurs intérêts. »




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Article sélectionné dans La Matinale du 31/01/2018
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La bataille d’hiver des festivals d’été

La concurrence entre producteurs et la multiplication des rendez-vous bousculent la manière de programmer les grands raouts pop.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 11h30
    |

                            Stéphane Davet








                        



                                


                            

« En 2005, nous avions annoncé seulement en mars le premier artiste confirmé – LCD Soundsystem – de notre affiche du mois de juillet », s’amuse avec nostalgie Jean-Jacques Toux, le programmateur des Vieilles Charrues qui, avec près de 280 000 spectateurs, s’est imposé, à Carhaix (Finistère), comme le plus gros des festivals pop français. Douze ans plus tard, les choses ont bien changé. Et c’est en novembre 2017 que l’événement breton a dévoilé la programmation quasiment bouclée de sa 27e édition (19 au 22 juillet 2018), dont la presque totalité des places a, pour la première fois, été vendue avant fin décembre.
Loin d’être une exception, cette précocité de la proposition musicale se généralise en France comme à l’étranger. Au point que le Père Noël peut aujourd’hui glisser dans les souliers des futurs festivaliers les billets et les programmes des principales manifestations du genre qui auront lieu sept ou huit mois plus tard.

« Nous sommes obligés de programmer nos têtes d’affiche – et même ceux qui le sont un peu moins – de plus en plus tôt », confirme Jean-Paul Roland, le patron des Eurockéennes de Belfort, qui, comme ses confrères, a précisé dès l’automne 2017 à quoi ressemblera l’événement ayant lieu du 5 au 8 juillet.
Principale raison de ces annonces toujours plus précoces : l’explosion du marché international de la musique live et de celui des festivals. « Les artistes programment leur tournée de plus en plus tôt, car les offres se sont multipliées », constate Angelo Gopee, directeur de la branche française de Live Nation, le leader mondial de la production de spectacles (26 000 concerts par an).
« Early birds »
Longtemps limité à quelques pays européens (Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas, Suède, France…), le circuit des festivals s’est spectaculairement internationalisé depuis dix ans. « Des territoires comme l’Inde, l’Asie, l’Australie,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Le journaliste britannique Ian Bailey est soupçonné d’avoir assassiné la jeune femme en 1996.
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Sophie Toscan du Plantier : la justice confirme le renvoi aux assises du principal suspect

Le journaliste britannique Ian Bailey est soupçonné d’avoir assassiné la jeune femme en 1996.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 16h47
   





                        



   


La cour d’appel de Paris a confirmé jeudi 1er février le renvoi aux assises du Britannique Ian Bailey, soupçonné du meurtre de Sophie Toscan du Plantier en Irlande en 1996.
La chambre de l’instruction a estimé qu’il y avait « suffisamment d’éléments à charge » pour le juger pour le meurtre de l’épouse du producteur de cinéma Daniel Toscan du Plantier. Ian Bailey, 60 ans, « étudie la possibilité » de se pourvoir en cassation, a fait savoir son avocat, Dominique Tricaud, ce qui retarderait la tenue d’un éventuel procès.
Dans son ordonnance rendue le 27 juillet 2016, Nathalie Turquey, la juge d’instruction chargée de l’enquête, avait renvoyé le journaliste devant les assises pour « homicide volontaire ». Ian Bailey avait alors fait appel.
Procès en l’absence du suspect
« C’est un soulagement pour les proches de Sophie Toscan du Plantier, même s’ils savent que le procès n’est pas pour toute suite et qu’il se fera vraisemblablement en l’absence du suspect », a réagi l’un des avocats de la famille, Laurent Pettiti. En effet, la justice irlandaise a jusqu’à présent refusé de remettre Ian Bailey aux autorités françaises — qui ont émis deux mandats d’arrêt à son encontre, en 2010 et en 2016 — invoquant l’absence de réciprocité entre les deux pays en matière d’extradition.

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                Meurtre de Sophie Toscan du Plantier : le principal suspect renvoyé devant les assises



Sophie Toscan du Plantier fut trouvée morte au matin du 23 décembre 1996, en vêtements de nuit, en contrebas de sa maison isolée de Schull, un village de la côte sud-ouest de l’Irlande, où elle était venue passer quelques jours avant Noël.
Alors âgée de 39 ans, l’épouse du producteur de cinéma Daniel Toscan du Plantier — mort en 2003 — avait été frappée à la tête à coups de parpaing.
Journaliste pigiste résidant à quelques kilomètres de là, Ian Bailey a rapidement fait figure de suspect en étant parmi les premiers sur les lieux du crime, puis en évoquant dans ses articles des éléments de l’enquête censés être connus uniquement du meurtrier et des enquêteurs. Interpellé à plusieurs reprises par la police irlandaise, il a toujours clamé son innocence et n’a jamais été inculpé.



                            


                        

                        


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Compte rendu

En Tunisie, Emmanuel Macron réitère « le soutien » de Paris à la démocratie

Lors de la première journée de sa visite d’Etat, le président français a réitéré « le soutien » de Paris au « modèle démocratique tunisien ».

Cédric Pietralunga (Tunis, envoyé spécial) et 
Frédéric Bobin (Tunis, envoyé spécial)
    



LE MONDE
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        Le 01.02.2018 à 00h49

     •
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        Mis à jour le 01.02.2018 à 11h24






    
Le président français Emmanuel Macron, à gauche, aux côtés de son homologue tunisien Béji Caïd Essebsi, au palais présidentiel à Carthage, le 31 janvier.
Crédits : Hassene Dridi / AP


« Combat commun. » Emmanuel Macron a insisté avec force sur la formule pour souligner la solidarité profonde qui lie la France et la Tunisie lors du début de sa visite d’Etat à Tunis, mercredi 31 janvier. « Si vous échouez, nous échouerons, le même jour ou le jour d’après », a-t-il précisé lors d’une conférence de presse menée conjointement au palais présidentiel de Carthage (nord de Tunis) avec son homologue tunisien, Béji Caïd Essebsi.
Le déplacement du président français s’inscrit dans un contexte sensible en Tunisie alors que le désenchantement social et économique alimente une grogne récurrente dans les classes les plus défavorisées. Début janvier, des rassemblements contre la hausse des prix ont donné lieu à des incidents avec les forces de l’ordre qui ont coûté la vie à un manifestant à Tebourba (35 km à l’ouest de Tunis). Environ 900 personnes avaient été arrêtées.
Au palais de Carthage, le locataire de l’Elysée a souligné qu’une « étape fondamentale » se jouait dans le pays, sept ans après la révolution de 2011 qui a renversé la dictature de Zine El-Abidine Ben Ali. M. Macron a ainsi tenu à « rendre hommage » au « travail effectué » par M. Essebsi, qui, a-t-il précisé, « est aussi porté par le peuple tunisien ». Ces efforts ont permis d’ériger la Tunisie en « modèle de transition démocratique », a estimé le chef de l’Etat français, à travers notamment une « Constitution [adoptée en 2014] exemplaire ».
« La réussite de la Tunisie et des valeurs qui sont les siennes – démocratiques, de liberté de conscience, d’égalité entre les hommes et les femmes – à ce moment-là de notre histoire de la Méditerranée, c’est aussi notre bataille. »
Et il a tenu à « redire » tout « le soutien de la France » dans cette expérience tunisienne.

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« La jeunesse tunisienne doit réussir en Tunisie »
A l’occasion de cette visite d’Etat – la deuxième après son voyage en Chine du 8 au 10 janvier – Emmanuel Macron était accompagné d’un nombre restreint de membres du gouvernement. Seuls Jean-Yves Le Drian, le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, et Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’Etat à l’économie et aux finances, ont fait le déplacement. Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation nationale, et Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’Etat chargé du numérique, tous les deux attendus à Tunis, ont été retenus à Paris par le premier ministre, Edouard Philippe, qui organise jeudi un comité interministériel de la transformation publique.
Afin de concrétiser ce « soutien » proclamé à la Tunisie, M. Macron a confirmé que la France allait bien consacrer 1,2 milliard d’euros à différents dispositifs d’aide prévus entre 2016 et 2020, précisant que 500 millions d’euros suivront entre 2020 et 2022. Persuadé que la Tunisie ne pourra s’en sortir en misant uniquement sur sa fonction publique, Emmanuel Macron a annoncé la création d’un fonds de « soutien au développement, à l’entreprise et aux initiatives de la jeunesse » visant à lutter contre le chômage des jeunes diplômés, qui atteint 35 % dans le pays. Ce fonds, qu’il a présenté comme un « plan d’urgence », sera doté de 50 millions d’euros sur trois ans.
« La jeunesse tunisienne doit réussir en Tunisie », a plaidé le locataire de l’Elysée, alors que 12 000 étudiants tunisiens suivent leur formation en France – soit les deux tiers des étudiants tunisiens présents à l’étranger.
« Il y a une jeunesse ici qui est la mieux formée de tout le Maghreb, du Machrek, du Proche et du Moyen-Orient (…), elle a tout pour réussir. »
Afin de l’accompagner, MM. Essebsi et Macron ont annoncé la création prochaine, à Tunis, d’une université franco-tunisienne pour l’Afrique et la Méditerranée, qui abritera divers partenariats académiques entre institutions des deux pays. Le financement du projet reste toutefois à boucler.
Autre manifestation de son « soutien », la France va accorder un prêt souverain de 100 millions d’euros pour la « gouvernance » des entreprises publiques. Elle va aussi convertir 30 millions d’euros de dettes en projets de développement, cette somme s’ajoutant aux 60 millions déjà convertis.
« Une juste proportion dans les dénonciations »
Lors d’un échange avec la presse, M. Macron a trahi une certaine irritation lorsqu’il a été interrogé sur un communiqué diffusé le même jour par l’organisation Human Rights Watch (HRW) dénonçant les « brutalités policières » commises à travers la Tunisie lors de l’agitation sociale de début janvier. Selon l’ONG, la police a « parfois passé à tabac les personnes arrêtées » et leur a « dénié le droit d’être assistées d’un avocat conformément à la loi ». HRW a également dénoncé l’interpellation d’individus qui n’avaient fait que « distribuer des tracts critiquant en termes pacifiques la politique du gouvernement ».

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M. Macron a tenu à relativiser ces accusations en soulignant que ces arrestations relevaient de « procédures judiciaires » conduites dans « le cadre d’une justice indépendante ».
« Nous sommes dans un pays où une Constitution existe, où les règles de droit sont respectées. »

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« Il faut être exigeant, a-t-il précisé, car la République et la démocratie sont un combat permanent. » Il a appelé à « une juste proportion dans les dénonciations » afin d’éviter de « ravaler des démocrates même imparfaits au même rang que les despotes et les tyrans ».


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ L’affaire du lait contaminé va coûter des centaines de millions à Lactalis, selon son PDG, Emmanuel Besnier. Le groupe a décidé de fermer une des tours de séchage de son usine de Craon dans la Mayenne.
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Lactalis s’explique sur la crise du lait infantile contaminé à la salmonelle

L’affaire du lait contaminé va coûter des centaines de millions à Lactalis, selon son PDG, Emmanuel Besnier. Le groupe a décidé de fermer une des tours de séchage de son usine de Craon dans la Mayenne.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 09h32
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 15h38
    |

            Laurence Girard








                        



   



Salmonellose : 25 nourrissons contaminés entre 2006 et 2016 par la bactérie de l’usine Lactalis
L’institut Pasteur confirme jeudi 1er février que la bactérie trouvée dans l’usine de lait infantile Lactalis à Craon – à l’origine de deux épidémies de salmonellose chez des nourrissons en 2005 et 2017 – en a également contaminé 25 autres entre 2006 et 2016.
« Ce sont des cas sporadiques de salmonellose chez des nourrissons, 25 sur dix ans, pour lesquels nous avons pu confirmer qu’il s’agissait de la même souche » de salmonelle qu’en 2005 et 2017, a expliqué le directeur du Centre national de référence salmonelles à Pasteur, François-Xavier Weill.
Le PDG de Lactalis avait admis dans un entretien aux Echos « ne pas exclure que des bébés aient consommé du lait contaminé » entre 2005 et 2017, puisque la salmonelle de sérotype Agona « responsable des problèmes » est « la même que celle de 2005 ».


Deux mois, jour pour jour, après le début de la crise de la contamination à la salmonelle de ses produits infantiles, Lactalis livre sa version. Cette crise a notamment été marquée par la détection, par les autorités sanitaires, de 37 bébés atteints de salmonellose. Dans un communiqué publié jeudi 1er février, le groupe donne des éléments d’explication et dessine des perspectives de l’activité de son usine de Craon (Mayenne).
Lactalis estime que « le foyer de la contamination a été identifié au pied de la tour de séchage no 1, avant de se disséminer à l’ensemble de celle-ci. La contamination est sporadique, mais étendue sur plusieurs mois, et de manière suffisante pour présenter des risques à plusieurs endroits de cette tour ».

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Cette propagation, « cet accident », selon l’entreprise d’Emmanuel Besnier, Lactalis l’explique par des périodes de travaux successives à partir du début de 2017, lors du démontage de cloisons et de la réfection des sols dans le bâtiment. Lors de ces travaux, la Salmonella agona a été libérée. Les analyses ont conclu que les souches détectées en 2017 étaient de même nature que celles qui avaient contaminé l’usine de Craon en 2005. Le site appartenait alors à la société familiale Celia, et plus d’une centaine de nourrissons avait souffert de salmonellose. En 2006, Lactalis rachetait Celia et entrait sur le marché des produits infantiles.
Limiter l’impact social
Le leadeur mondial des produits laitiers explique que la tour no 1 est dévolue à la fabrication de produits en petits volumes. Ils nécessitent l’utilisation d’équipements spécifiques. Des équipements qui ne sont pas nettoyés de manière automatique. Ce serait lors de ces nettoyages que la salmonelle aurait poursuivi son chemin de contamination, même après la fin des travaux.

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Lactalis persiste à dire que, jusqu’à l’alerte lancée le 1er décembre, elle ignorait la contamination de certains produits fabriqués dans son usine. Elle estime à 16 000 le nombre d’analyses réalisées en 2017. A comparer, toutefois, aux 12 millions de boîtes produites sur cette période dans l’usine. Un volume total que l’entreprise a finalement décidé de retirer de la vente. Lactalis reconnaît que son plan de contrôle doit être amélioré. « Un questionnement sur l’efficacité de nos contrôles est nécessaire », dit-elle. Le groupe confirme qu’il soumettra un plan d’action aux autorités. Le numéro un mondial s’interroge aussi sur la sensibilité des analyses confiées à un laboratoire extérieur.

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A la suite de ces premières conclusions, Lactalis prend la décision de fermer la tour no 1. Pour autant, elle confirme qu’elle reste sur le marché des produits infantiles et prépare un plan de redémarrage de la tour no 2. Elle espère limiter l’impact social de cette décision, en proposant des reclassements sur un des sept sites industriels du groupe inscrits dans un rayon de 50 km. Depuis début janvier, 250 des 327 salariés de l’usine de Craon sont au chômage technique.
Par ailleurs, dans un entretien accordé aux Echos, le PDG, Emmanuel Besnier, précise que la crise du lait infantile contaminé pourrait coûter « plusieurs centaines de millions d’euros » à son entreprise. « On ne peut pas le dire de façon définitive, mais ce sera très lourd. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Il y a vingt ans sortait en français « Harry Potter et l’école des sorciers ». Le début d’un phénomène de librairie imprévu.
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Le premier tome d’« Harry Potter » a 20 ans, vos connaissances de la saga sont-elles rouillées ?

Il y a vingt ans sortait en français « Harry Potter et l’école des sorciers ». Le début d’un phénomène de librairie imprévu.



Le Monde
 |    01.02.2018 à 13h32
 • Mis à jour le
01.02.2018 à 15h04
   





                        



   



var input = [{"description":"","question":"A combien d'exemplaires s'élevait le premier tirage anglais de \"Harry Potter à l'école des sorciers\" ?","choices":["500 exemplaires","1000 exemplaires","5000 exemplaires","10000 exemplaires"],"bonnereponse":"500 exemplaires","incorrect":"005300650075006c0065006d0065006e0074002000330030003000200073006500200073006f006e007400200072006500740072006f0075007600e9007300200073007500720020006c00650073002000e900740061006c007300200064006500730020006c00690062007200610069007200650073002e","correct":"005300650075006c0065006d0065006e0074002000330030003000200073006500200073006f006e007400200072006500740072006f0075007600e9007300200073007500720020006c00650073002000e900740061006c007300200064006500730020006c00690062007200610069007200650073002e","indice":"","rowNumber":1},{"description":"","question":"Dans quel village Lily et James Potter ont-ils été tués ?","choices":["Pré-au-Lard","Godric's Hollow","Little Hangleton","Little Whinging"],"bonnereponse":"Godric's Hollow","incorrect":"004a0061006d006500730020006500740020004c0069006c007900200050006f00740074006500720020006f006e0074002000e9007400e900200061007300730061007300730069006e00e900730020006c00610020006e00750069007400200064002700480061006c006c006f007700650065006e00200031003900380031002000640061006e00730020006c0065007500720020006d006100690073006f006e002e0020004c006500750072002000660069006c0073002c002000480061007200720079002c002000610020007100750061006e0074002000e00020006c007500690020006d00690072006100630075006c0065007500730065006d0065006e00740020007300750072007600e900630075002e","correct":"004a0061006d006500730020006500740020004c0069006c007900200050006f00740074006500720020006f006e0074002000e9007400e900200061007300730061007300730069006e00e900730020006c00610020006e00750069007400200064002700480061006c006c006f007700650065006e00200031003900380031002000640061006e00730020006c0065007500720020006d006100690073006f006e002e0020004c006500750072002000660069006c0073002c002000480061007200720079002c002000610020007100750061006e0074002000e00020006c007500690020006d00690072006100630075006c0065007500730065006d0065006e00740020007300750072007600e900630075002e","indice":"","rowNumber":2},{"description":"","question":"Dans combien de langues les tomes d'\"Harry Potter\" ont-il été traduits ? 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","choices":["Le Moine gras","Mimi geignarde","Le Baron sanglant","Sir Nicholas de Mimsy-Porpington"],"bonnereponse":"Sir Nicholas de Mimsy-Porpington","incorrect":"0053006900720020004e006900630068006f006c00610073002000e9007400610069007400200075006e00200073006f0072006300690065007200200076006900760061006e0074002000640061006e00730020006c006100200063006f0075007200200064007500200072006f0069002000480065006e007200790020005600490049002e00200053007500720065007300740069006d0061006e0074002000730065007300200063006f006d007000e900740065006e0063006500730020006d0061006700690071007500650073002c00200069006c002000740065006e0074006100200075006e0020006a006f007500720020006400270065006d00620065006c006c0069007200200075006e0065002000640061006d00650020006400270068006f006e006e0065007500720020006400650020006c00610020007200650069006e006500200067007200e200630065002000e00020006c00610020006d0061006700690065002c0020006d006100690073002c0020006100750020006c0069006500750020006400650020006c00270065006d00620065006c006c00690072002c00200064002700e9006e006f0072006d006500730020006400e900660065006e00730065007300200064002700e9006c00e9007000680061006e0074002000610070007000610072007500720065006e007400200073007500720020006c006500200076006900730061006700650020006400650020006c0061002000660065006d006d0065002e002000410020006c0061002000730075006900740065002000640065002000630065002000670065007300740065002c00200069006c002000730065002000760069007400200063006f006e00660069007300710075006500720020007300610020006200610067007500650074007400650020006d006100670069007100750065002000650074002000660075007400200065007800e900630075007400e9002e00200050006f007500720020006c00270061006e006500630064006f00740065002c0020006c006500200062006f0075007200720065006100750020006e006500200063006f00750070006100200070006100730020006c00610020007400ea007400650020006e0065007400740065006d0065006e00740020006500740020006c0061006900730073006100200075006e00200070006500740069007400200062006f00750074002000640065002000700065006100750020006500740020007100750065006c00710075006500730020006c006900670061006d0065006e00740073002000720065006c00690061006e00740020006c00610020007400ea00740065002e002000440027006f00f900200073006f006e0020007300750072006e006f006d0020003a0020004e00690063006b002000510075006100730069002d00530061006e0073002d005400ea00740065002e000a000a","correct":"0053006900720020004e006900630068006f006c00610073002000e9007400610069007400200075006e00200073006f0072006300690065007200200076006900760061006e0074002000640061006e00730020006c006100200063006f0075007200200064007500200072006f0069002000480065006e007200790020005600490049002e00200053007500720065007300740069006d0061006e0074002000730065007300200063006f006d007000e900740065006e0063006500730020006d0061006700690071007500650073002c00200069006c002000740065006e0074006100200075006e0020006a006f007500720020006400270065006d00620065006c006c0069007200200075006e0065002000640061006d00650020006400270068006f006e006e0065007500720020006400650020006c00610020007200650069006e006500200067007200e200630065002000e00020006c00610020006d0061006700690065002c0020006d006100690073002c0020006100750020006c0069006500750020006400650020006c00270065006d00620065006c006c00690072002c00200064002700e9006e006f0072006d006500730020006400e900660065006e00730065007300200064002700e9006c00e9007000680061006e0074002000610070007000610072007500720065006e007400200073007500720020006c006500200076006900730061006700650020006400650020006c0061002000660065006d006d0065002e002000410020006c0061002000730075006900740065002000640065002000630065002000670065007300740065002c00200069006c002000730065002000760069007400200063006f006e00660069007300710075006500720020007300610020006200610067007500650074007400650020006d006100670069007100750065002000650074002000660075007400200065007800e900630075007400e9002e00200050006f007500720020006c00270061006e006500630064006f00740065002c0020006c006500200062006f0075007200720065006100750020006e006500200063006f00750070006100200070006100730020006c00610020007400ea007400650020006e0065007400740065006d0065006e00740020006500740020006c0061006900730073006100200075006e00200070006500740069007400200062006f00750074002000640065002000700065006100750020006500740020007100750065006c00710075006500730020006c006900670061006d0065006e00740073002000720065006c00690061006e00740020006c00610020007400ea00740065002e002000440027006f00f900200073006f006e0020007300750072006e006f006d0020003a0020004e00690063006b002000510075006100730069002d00530061006e0073002d005400ea00740065002e000a000a","indice":"","rowNumber":7},{"description":"","question":"Pourquoi la chouette de Harry Potter s'appelle Hedwige ? ","choices":["En hommage à sa tante","C'est un nom trouvé dans un livre d'histoire de la magie","C'est le nom d'une espère de chouette","Parce que c'est joli"],"bonnereponse":"C'est un nom trouvé dans un livre d'histoire de la magie","incorrect":"004800650064007700690067006500200061002000e9007400e90020006f006600660065007200740065002000700061007200200052007500620065007500730020004800610067007200690064002000e000200048006100720072007900200050006f007400740065007200200070006f0075007200200073006f006e0020006f006e007a006900e8006d006500200061006e006e006900760065007200730061006900720065002e0020","correct":"004800650064007700690067006500200061002000e9007400e90020006f006600660065007200740065002000700061007200200052007500620065007500730020004800610067007200690064002000e000200048006100720072007900200050006f007400740065007200200070006f0075007200200073006f006e0020006f006e007a006900e8006d006500200061006e006e006900760065007200730061006900720065002e0020","indice":"","rowNumber":8},{"description":"","question":"Que représente la cicatrice d'Albus Dumbledore, au-dessus de son genou ? ","choices":["Un éclair","Un plan du métro londonien","Une carte de Poudlard","Un dragon"],"bonnereponse":"Un plan du métro londonien","incorrect":"004c0065002000640069007200650063007400650075007200200064006500200050006f00750064006c0061007200640020006600610069007400200063006500740074006500200063006f006e0066006900640065006e0063006500200061007500200063006f0075007200730020006400270075006e006500200063006f006e0076006500720073006100740069006f006e00200061007600650063002000480061007200720079002000640061006e00730020006c006500200074006f006d006500200049002e","correct":"004c0065002000640069007200650063007400650075007200200064006500200050006f00750064006c0061007200640020006600610069007400200063006500740074006500200063006f006e0066006900640065006e0063006500200061007500200063006f0075007200730020006400270075006e006500200063006f006e0076006500720073006100740069006f006e00200061007600650063002000480061007200720079002000640061006e00730020006c006500200074006f006d006500200049002e","indice":"","rowNumber":9},{"description":"","question":"Que contient la première baguette d'Harry Potter","choices":["Un crin de licorne","Un ventricule de dragon","Un cheveu de Vélane","Une plume de phénix"],"bonnereponse":"Une plume de phénix","incorrect":"004c0061002000620061006700750065007400740065002000710075006900200061002000630068006f006900730069002000480061007200720079002000650073007400200065006e00200068006f007500780020006500740020006d00650073007500720065002000320037002c0035002000630065006e00740069006d00e80074007200650073002e0020","correct":"004c0061002000620061006700750065007400740065002000710075006900200061002000630068006f006900730069002000480061007200720079002000650073007400200065006e00200068006f007500780020006500740020006d00650073007500720065002000320037002c0035002000630065006e00740069006d00e80074007200650073002e0020","indice":"","rowNumber":10},{"description":"","question":"Combien de tomes contient la série Harry Potter ? 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sortilège permet d'ouvrir les portes ? 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