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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Les pages Débats du « Monde » ont récemment opposé deux points de vue sur l’écrivain russe Alexandre Soljenitsyne. Les auteurs ont voulu poursuivre leur échange. Le collectif emmené par l’historien Georges Nivat estime dans une tribune au « Monde » injuste les accusations d’antisémitisme lancées par le traducteur André Markowicz.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤                             Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                            À la une Retour à la page d'accueil du Monde    En continu   Actualités    En ce moment    Mouvement des "gilets jaunes"    Climat    Attentat à Strasbourg    Brexit    Emmanuel Macron    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Cities                      Économie  Vinci renonce à réclamer l’argent perdu aux péages « gratuits »                    Économie   Article réservé à nos abonnés Logiciels : le français Dataiku lève plus de 100 millions de dollars                    Chronique   Article réservé à nos abonnés Carburants, contrôle technique : « Pas touche à ma “bagnole” ! »   Jean-Michel Bezat                      Tribune   Article réservé à nos abonnés « Les formes contemporaines de la mobilité continuent à détruire notre environnement »   Collectif               Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      08:06     Planète  Pourquoi s’habiller pollue la planète                         Société  Comment le gilet jaune est devenu un puissant symbole                         Police et justice  Pourquoi est-il si difficile de maintenir l’ordre dans certaines manifestations ?                         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Les auteurs ont voulu poursuivre leur échange. Le collectif emmené par l’historien Georges Nivat estime dans une tribune au « Monde » injuste les accusations d’antisémitisme lancées par le traducteur André Markowicz.        Par  Collectif   Publié aujourd’hui à 17h08     Temps de Lecture 5 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                Article réservé aux abonnés                   « Le stimulus de cette tentative, c’est la comparaison des deux messianismes, le juif, bien sûr, et le russe aussi  »Illustration : timbre du Kirghizistan émis le 11 décembre 2018 DR/Kyrgyz Expres Post             Tribune. Soljenitsyne ne justifie pas l’unanimité, il ne mérite pas la caricature : tel est l’esprit dans lequel nous nous sommes exprimés dans « Le Monde », le 18 novembre à la veille d’un colloque consacré à l’auteur et de l’ouverture d’une belle exposition à la mairie du Ve à Paris. Hélas, l’excellent traducteur André Markowicz est, dans la même page, tombé dans le piège de la caricature. André Markowicz est trop bon traducteur pour avoir innocemment déformé le propos de Soljenitsyne dans le discours de Harvard.          Par exemple, l’auteur ne dit pas qu’un haut degré de confort n’est pas bon pour l’organisme, il s’inquiète précisément des effets de « l’habitude » de ce confort. Nous savons que d’autres, pour leur démonstration, lui faisaient dire que la liberté serait destructrice, quand il le dit de la liberté de mal faire… Mais Markowicz ! Surtout notre traducteur accuse Soljenitsyne d’antisémitisme. Ce n’est pas vrai, ce n’est pas juste.                 Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  « L’antisémitisme tranquille et assuré de Soljenitsyne »              Quand Soljenitsyne publie Deux cents ans ensemble, livre consacré à la relation des juifs avec l’ensemble de la société russe, il annonce écrire sur ce sujet brûlant un ouvrage « impartial ». C’est l’époque, où l’opinion mondiale, et surtout le Sénat américain, exigent de l’URSS le droit pour les juifs d’émigrer. Lui voudrait ce droit pour tous. L’époque complexe où tant de nos amis quittent l’URSS, l’époque des soirées d’adieu : on part pour Vienne, et, au lieu de filer sur Tel-Aviv, en général on va à Brooklyn…          Emigration russo-juive          David Markish en fera un émouvant roman, intitulé Le chien, histoire d’un de ces juifs qui après avoir émigré, épuise les aires d’atterrissage du monde de l’émigration russo-juive, d’Israël à Brighton Beach, quémande son visa soviétique de retour, se le voit refuser, et, décidé à rentrer illégalement par la Finlande, tombe sous les balles d’une mitrailleuse. C’est le drame des refuzniks, des déçus, des difficiles intégrations en Israël ou ailleurs. Il nous semble que la sévérité de beaucoup pour Soljenitsyne date de cette époque.          L’ouvrage de Soljenitsyne porte plutôt sur « deux cents ans de séparation », tant le « problème juif » a obnubilé la société russe aux deux derniers siècles. On peut reprocher à l’auteur de donner trop d’importance à l’émancipation accordée par Catherine II aux juifs intégrés dans son empire après le troisième partage de la Pologne : sur le papier c’est un statut meilleur qu’en France ou en Allemagne. On peut lui reprocher de ne pas suffisamment souligner la position généralement très philosémite des grandes voix russes du XIXe siècle : Tolstoï, Korolenko et Vladimir Soloviev.                                           La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter   Abonnez-vous à partir de 1 €     Accéder à tous les contenus du Monde en illimité.    Soutenez le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante.    Participez à des événements artistiques et culturels partout en France.    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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ Les pages « Débats » du « Monde » ont récemment opposé deux points de vue sur l’écrivain russe Alexandre Soljenitsyne. Les auteurs ont voulu poursuivre leur échange. Dans sa réponse au collectif emmené par Georges Nivat, le traducteur André Markowicz, dans une tribune au « Monde », apporte des preuves supplémentaires de l’antisémitisme de l’auteur de « l’Archipel du goulag ».
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Les auteurs ont voulu poursuivre leur échange. Dans sa réponse au collectif emmené par Georges Nivat, le traducteur André Markowicz, dans une tribune au « Monde », apporte des preuves supplémentaires de l’antisémitisme de l’auteur de « l’Archipel du goulag ».        Par  André Markowicz   Publié aujourd’hui à 16h34, mis à jour à 16h34     Temps de Lecture 4 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                Article réservé aux abonnés                   « Les juifs ont pratiqué la vente d’alcool (Soljenitsyne consacre à cette histoire une quantité de pages), et donc poussé le peuple russe à l’ivrognerie » (Alexandre Soljenitsyne en 1983). AFP             Tribune. Alexandre Soljenitsyne (1918-2008) écrit en conclusion de Deux siècles ensemble que la solution de ce qu’il appelle le « problème juif » serait l’assimilation – tel est le titre du dernier chapitre, pages « si émouvantes » pour mes contradicteurs. Mais, « de toute évidence, l’assimilation a ses limites infranchissables », remarque-t-il, p. 563 du volume II. Parce que, même page, « il y a dans l’âme d’un juif comme une note unique, une dissonance, une mince fêlure qui laisse en fin de compte s’infiltrer de l’extérieur la méfiance, les moqueries, l’hostilité ».          Il y a, ajoute-t-il en postface, une autre solution : le départ. Depuis les années 1970, les juifs ont la chance de pouvoir quitter la Russie, et donc le « problème juif » peut trouver une issue toute simple. Telle est la conclusion.          Et voici les premières lignes : « Dans mon travail d’un demi-siècle sur l’histoire de la révolution, je me suis heurté plus d’une fois au problème des relations entre Russes et juifs. Son dard (sic) s’enfonçait à tout bout de champ dans les événements (sic), la psychologie des hommes, et suscitait des passions chauffées à blanc. (…) Soit les Russes sont coupables face aux juifs, pire, le peuple russe est perverti depuis toujours, cela nous le trouvons à profusion ; soit, à l’autre pôle, les Russes qui ont traité de ce problème relationnel l’ont fait pour la plupart avec hargne, excès, sans vouloir même imputer le moindre mérite à la partie adverse… » (I, p. 7). « Ce problème relationnel ? » « La partie adverse ? » Tout est dit là.                 Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  André Markowicz : « Ne faisons pas l’impasse sur l’idéologie panslaviste et le discours antisémite d’Alexandre Soljenitsyne »              Certains juifs peuvent faire des efforts pour participer à la culture russe, selon Soljenitsyne, et porter un amour véritable à la « Mère Patrie » (la Russie), mais, dans tous les cas, un juif reste un juif et un Russe un Russe. Ai-je besoin d’expliquer en quoi cette « pensée » est raciste ? Dès lors qu’être juif ou Russe est une affaire de sang, ou peut-être de gènes, d’ethnie (euphémisme contemporain pour « race », mot que Soljenitsyne élude), les juifs, dans le monde entier seront toujours des étrangers, à l’exception d’Israël.          Le corps de la Russie          Faire penser cela, n’est-ce pas une marque les plus communes de l’antisémitisme le plus ancien ? Et c’est un antisémitisme d’autant plus dangereux qu’il est tranquille, assuré, soucieux de résoudre ce pénible problème qu’est la présence d’un corps étranger dans le corps de la Russie. Le corps d’une Russie qu’il exploite ou fait souffrir. Deux siècles ensemble est un gros livre, qui multiplie les citations (sans, la plupart du temps, les commenter) et semble d’une érudition à toute épreuve.                                           La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter   Abonnez-vous à partir de 1 €     Accéder à tous les contenus du Monde en illimité.    Soutenez le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante.    Participez à des événements artistiques et culturels partout en France.    Voir plus          Dans la même rubrique       Les abonnés lisent aussi...              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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Le spécialiste de littérature classique renouvelle la biographie du génial dramaturge (1622-1673) en puisant aux sources de son inspiration et au plus près du processus d’écriture. Captivant.
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Captivant.        Par  Jean-Louis Jeannelle   Publié aujourd’hui à 16h00     Temps de Lecture 4 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                Article réservé aux abonnés         Molière, de Georges Forestier, Gallimard, « Biographies NRF », 542 p., 24 €.                        Statue de Molière, d’après Jean-Jacques Caffieri (vers 1807-1808). RMN-GRAND PALAIS (DOMAINE DE COMPIÈGNE) / STÉPHANE MARÉCHALLE             Dans la fulgurante carrière de Jean-Baptiste Poquelin, dit « Molière », fils d’un riche marchand parisien né en 1622, devenu comédien à 21 ans puis chef de troupe à 30, le véritable tournant eut lieu en 1663.          Tout avait débuté par un lamentable échec, dix-huit ans plus tôt. L’ambitieuse troupe de l’Illustre Théâtre, que dominait la tribu des Béjart, avait dû renoncer à sa salle parisienne. Criblée de dettes, elle était partie faire ses preuves en province, s’enrichissant grâce au soutien de puissants seigneurs. De retour à Paris en 1658, les comédiens s’étaient très vite imposés en rompant avec le burlesque traditionnel : d’une figure alors à la mode, celle des « précieuses », Molière avait su tirer un comique de sa composition, tout en superlatifs, périphrases et métaphores.          L’engouement fut immédiat mais la révolution survint à la suite du succès, en décembre 1662, de L’Ecole des femmes. En effet, comme le montre Georges Forestier dans sa passionnante biographie, c’est alors que la convergence entre, d’un côté, un schéma inusable (la rivalité du barbon et des jeunes amoureux) et, de l’autre, les débats de société sur l’amour, l’éducation des femmes ou les codes de la civilité, atteignit sa pleine puissance, décuplée par d’évidentes allusions grivoises.           L’historien pallie brillamment l’absence des manuscrits de Molière en mêlant érudition et étude des formes littéraires. Un tour de force          Une cabale religieuse s’ensuivit, et le génie de Molière fut d’en faire le support d’une promotion inégalée : aux attaques, il répondit aussitôt par une Critique de L’Ecole des femmes (juin 1663) mettant en scène un salon mondain où l’on débattait de sa pièce, ce qui revenait à se défendre en créant avec le public une connivence d’un nouveau type. Aux attaques redoublées, il répliqua à nouveau par le génial Impromptu de Versailles (octobre 1663) où, devant toute la cour, il prétendait échouer à présenter une pièce promise. Dans cette « comédie des comédiens », tout à sa gloire de dramaturge, Molière étrillait les acteurs vedettes de l’Hôtel de Bourgogne, lui qui s’était vu confier la salle du Palais-Royal fin 1660 et dont la troupe deviendrait « troupe du roi » en 1665.          Spécialiste reconnu de Corneille et de Racine (dont il a publié la biographie dans la même collection en 2006), et éditeur, avec Claude Bourqui, du théâtre de Molière dans « La Pléiade » (2010), Georges Forestier livre avec ce Molière une pièce essentielle de sa vaste réévaluation du trio classique. Car, de Molière, nous croyons tout savoir : trop en réalité. Manque pourtant l’essentiel, à savoir les manuscrits, dont Forestier pallie brillamment l’absence en mêlant érudition et étude des formes littéraires. D’où ce tour de force : alors que, pour Molière, seuls importaient le spectacle, le geste théâtral et ses effets sur le public, Forestier nous livre accès à l’atelier de l’écrivain.                                           La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter   Abonnez-vous à partir de 1 €     Accéder à tous les contenus du Monde en illimité.    Soutenez le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante.    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Aventure, romance, stratégie… quel manga offrir à Noël ?

Sélection de mangas parus ces derniers mois, pour les débutants et les amateurs de bande dessinée japonaise.



LE MONDE
 |    19.12.2018 à 15h05
 • Mis à jour le
19.12.2018 à 17h56
    |

            Pauline Croquet








                        


Encore une fois, les sorties mangas de cette fin d’année donnent tort à ceux qui pensent que la BD japonaise est uniforme et qu’ils ne trouveront pas un récit pour leur plaire. En piochant dans différents registres, voici les recommandations de Noël du blog manga du Monde, qui siéront autant aux lecteurs débutants qu’aux habitués exigeants.
« Le Tigre des neiges » – une histoire de guerrière

   


Akiko Higashimura s’est largement démarquée de ses pairs mangakas au fil de son travail. Avec son plus grand hit, Princess Jellyfish, elle a réussi à moderniser le genre romantique du shojo en mettant en scène, avec beaucoup de dérision et de profondeur, des jeunes femmes geeks, bien loin des stéréotypes féminins classiques. De même, elle s’est forgé un style graphique reconnaissable, à la fois tendre, rond et clair.
Encore une fois, la dessinatrice prend un contre-pied avec Le Tigre des neiges, où elle s’essaie au récit martial et historique. Elle y file une théorie selon laquelle Kenshin Uesugi, puissant et célèbre seigneur de guerre japonais du XVIe siècle, était en réalité une femme. En résulte un récit documenté et argumenté, moderne et féministe, qui fait la part belle aux scènes du quotidien et à des incursions humoristiques, ce en quoi la mangaka excelle. Celle-ci, que l’on imagine volontiers fantasque, se met même en scène dans le manga pour distraire ses lecteurs et rompre la monotonie des faits historiques.
C’est plutôt pour : celles et ceux qui aiment les mangas historiques, les histoires avec des héroïnes intéressantes, les fans de Princess Jellyfish. 
Le Tigre des neiges, tome I, de Akiko Higashimura, traduction de Miyako Slocombe, éditions Le Lézard noir, 13 euros.
« Battle Game in 5 seconds » – de l’action et de la stratégie

   


A première vue, Battle Game in 5 seconds est un manga fantastique comme on en voit beaucoup. Il met en scène un jeu macabre où des personnes de tout âge, de toute catégorie sociale, aux looks variés et archétypaux, ont été prises en otage par une mystérieuse organisation et doivent s’affronter. Mais ce sont véritablement le héros et son intelligence qui confèrent à ce récit une certaine originalité. Akira, lycéen fan de jeux vidéo, à la logique et au sang-froid redoutables, va s’avérer être un adversaire beaucoup plus tenace que son physique ne le laisse deviner.
Le sort de ce petit génie, qui ressemble quelque peu à Light Yagami, le héros de Death Note, va s’avérer d’autant plus palpitant quand les geôliers vont attribuer aux combattants un pouvoir à chacun en guise d’arme. Car ce n’est pas tant par la force qu’Akira va devoir se défendre, mais avec sa capacité à faire naître auprès de ses adversaires le sentiment qu’il est imbattable. Encore une preuve que les mangas d’action les plus intéressants sont souvent les plus cérébraux.
C’est plutôt pour : celles et ceux qui aiment les combats, la stratégie et les jeux vidéo, les arènes avec de nombreux personnages, les héros à gros QI, ou qui ont aimé des mangas comme Area D ou Bungo Stray Dog. 
Battle Game in 5 seconds, tomes I, II et III, de Kashiwa Miyako et Saizou Harawata, traduction de Pascale Simon, éditions Doki Doki, 7,50 euros.
« Par-delà les étoiles » – une nouvelle romantique

   


La mangaka Rie Aruga fait forte impression en France avec sa série Perfect World, qui tisse avec justesse et sans mièvrerie les difficultés que peut traverser un jeune couple lorsque l’un des deux amants est handicapé. En véritable maîtresse du shojo (ce genre de manga romantique destiné aux jeunes filles), la dessinatrice offre à la fois un regard classique de ces comédies ou drames romantiques tout en prenant soin d’insérer, sans artifice, une certaine diversité sociale.
Akata, son éditeur français, a décidé de rassembler en un volume les quelques chapitres d’une de ses premières histoires publiées : Par-delà les étoiles. Dans cette œuvre de jeunesse, elle raconte les débuts à l’université d’une jeune femme, Hana, qui va tenter d’oublier un amour impossible en intégrant un club d’astronomie. Un manga un peu vert en comparaison du travail bien abouti de Perfect World, mais qui montre déjà tout le talent de Rie Aruga pour maîtriser la mélancolie et l’optimisme de ses personnages.
C’est plutôt pour : celles et ceux qui aiment les histoires courtes, qui souhaitent découvrir le style shojo ou sont fans de Rie Aruga. 
Par-delà les étoiles, en un volume, de Rie Aruga, traduction de Chiharu Chujo, éditions Akata, 6,99 euros.

        Lire aussi :
         

                De la romance nunuche à la chronique sociale : les shojos, mangas mal aimés



« Radiant » – une série d’aventures

   


Publié à partir de 2013, Radiant est revenu sur le devant de la scène cet automne : c’est la première fois qu’un manga made in France obtient son dessin animé japonais, une marque de prestige. La série raconte l’histoire de Seth, un jeune garçon issu de la caste des sorciers, une communauté rejetée bien qu’elle sauve des vies humaines en combattant les Némésis, des créatures tombées du ciel qui tuent et contaminent.
Pour expliquer sa recette, son créateur, Tony Valente, parle volontiers de « faire une salade avec tout ce qui [le] suit depuis l’enfance ». Ce fan de One Piece ou Naruto détaille : « D’aussi loin que je m’en souvienne, ça m’a toujours fait rêver, les bateaux volants, la fantasy aérienne avec des nuages, des vaisseaux en bois. » Une esthétique à laquelle il a ajouté des éléments de folklore et d’histoire européens, comme la sorcellerie ou l’Inquisition. « Une histoire universelle avec un glaçage européen », en résumé.
Radiant est d’autant plus remarquable qu’il porte un discours politique plutôt fort, avec un regard sur la notion d’étranger, le racisme, l’immigration. Les sorciers de Radiant sont des humains qui ont survécu à une contamination des monstres Némésis. Ils en portent des stigmates visibles et sont craints par le reste de la population, traités de voleurs et de bons à rien, persécutés par l’Inquisition.
Au fil du manga, le héros affronte ce traitement injuste et décide, pour mettre un terme à cette discrimination, de rechercher le berceau des Némésis pour le détruire. Tout en gardant une belle dose d’humour.
C’est plutôt pour : celles et ceux qui aiment les mangas de shonen nekketsu comme Naruto, les séries d’aventures et d’humour, les héros attachants. 
Radiant, tomes I à X, de Tony Valente, éditions Ankama, 7,95 euros.

        Lire aussi :
         

                « Radiant », ou les incroyables aventures d’un dessinateur français au pays du manga



« Deepsea Aquarium Magmell » – un récit contemplatif

   


Mag Mell est un peu le Valhalla de la mythologie celtique, un lieu de l’au-delà peuplé de divinités et de plaisirs. Dans ce récit paru chez Vega, nouveau label manga des éditions Steinkis, c’est aussi le nom donné à un aquarium sous-marin au large de Tokyo, où ses visiteurs peuvent contempler calamar géant et autres créatures des abysses. C’est dans ce lieu magique et surprenant que le jeune Keitaro Amagi, passionné de biologie marine depuis sa tendre enfance, se fait embaucher comme balayeur. Discret et érudit, le jeune homme va apprendre à s’affirmer et changer le cours de son destin auprès des touristes et collègues, au contact du directeur du complexe marin, Otosezaki Minato.
Si les dialogues et les enjeux de cette première série de Kiyomi Sugishita sont encore un peu faibles, Magmell offre un dessin délicat et une découverte en douceur des fonds marins. La mer a beau être un élément récurrent de la fiction japonaise, ce manga en offre une perspective différente, pour ne pas dire immersive.
C’est plutôt pour : celles et ceux qui aiment apprendre sur la faune et la flore, les BD avec des décors naturels et travaillés, les récits optimistes, qui ont une fibre écolo. 
Deepsea Aquarium Magmell, tome I, de Kiyomi Sugishita, traduction de Satoko Fujimoto, éditions Vega, 8 euros.
« Le Rêve de mon père » – un manga de maître

   


Qui a dit que le manga japonais était une forme de BD uniformisée et sans aspérité stylistique ? Ceux-là doivent lire absolument Taiyô Matsumoto, l’auteur de séries inoubliables telles qu’Amer Béton, Ping Pong ou Sunny. Alors que se profile une rétrospective de son œuvre au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (du 24 au 27 janvier 2019), son éditeur français, Kana, propose la traduction d’un récit datant de ses débuts dans le métier, Le Rêve de mon père, qui marque un tournant dans l’affirmation de son écriture et de son dessin. Le mangaka y développe un thème qui lui est cher, l’enfance malmenée, à travers la relation conflictuelle et affective qu’entretiennent un père séparé et son fils.
Le premier, Hanao, a quitté le foyer familial pour se vouer à sa passion, le base-ball, persuadé qu’il peut encore devenir un joueur professionnel alors qu’il a presque 30 ans ; le second, Shigeo, âgé d’une dizaine d’années, ne jure que par les études. Alors qu’il a prévu de consacrer ses vacances à des cours de soutien scolaire, sa mère l’envoie passer l’été chez ce père aveuglé par ses rêves.
Toute la force de ce premier volume (deux autres suivront) tient dans l’inversion des traits dominants. La maturité et la raison sont très clairement du côté de l’enfant ; la légèreté et une certaine innocence, du côté du père. Si l’on ne choisit pas sa famille, on peut choisir son destin, souligne ici Taiyô Matsumoto, qui a lui-même passé sa jeunesse dans un orphelinat. Par petites touches, l’auteur fait affleurer les violences qui agissent derrière l’obsession de la réussite dans la société japonaise. La démonstration serait moins limpide sans un dessin basculant sans cesse entre fragilité et nervosité.
C’est plutôt pour : celles et ceux qui aiment les histoires de famille, les récits réalistes, la poésie du quotidien. 
Le Rêve de mon père, tomes I et II, de Taiyô Matsumoto, traduction de Thibaud Desbief, éditions Kana, 12,70 euros.
« Mujirushi, le signe des rêves » – Le Louvre mis à l’honneur

   


Dans ses mangas, Naoki Urasawa a l’habitude de bâtir des intrigues entre le Japon et les pays occidentaux. L’Allemagne dans Monster, la Grande-Bretagne dans Master Keaton, l’Amérique pour Billy Bat… et, maintenant, la France. Paris, précisément. Raconter le Louvre, à la demande du musée pour sa collection BD lancée avec les éditions Futuropolis, n’avait rien d’effrayant pour ce maître du manga mis à l’honneur au dernier Festival d’Angoulême.
De cette commande résulte une histoire abracadabrante, en deux tomes, où Urasawa enchevêtre un hommage à la culture française, une enquête internationale et une comédie sociale. L’histoire d’un artisan ruiné et de sa petite fille qui vont devenir les rouages d’une arnaque au cœur du Louvre, menée par le supposé directeur de l’Institut de France à Tokyo.
Inspiré d’Iyami, un personnage filou, gaguesque et populaire du manga des années 1960, l’obséquieux bonimenteur se prétend ami de François Mitterrand et de Sylvie Vartan. Le lecteur, dérouté d’office – c’est une coutume chez Naoki Urasawa –, reste sous bonne escorte grâce au talent du maître qui, avec économie de traits et de mots, sait exploiter à bon compte les défauts de la nature humaine.
C’est plutôt pour : celles et ceux qui ont des réticences à lire dans le sens de lecture japonais, qui aiment les grands formats et la BD franco-belge, les amateurs de polar. 
Mujirushi, le signe des rêves, tomes I et II, de Naoki Urasawa avec Fujio Productions, traduit du japonais par Ilan Nguyên, Futuropolis-Louvre éditions, 20 euros.

        Voir aussi :
         

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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Sotheby’s reprend sa place de numéro 1 du marché français, devant Christie’s.
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Par  Roxana Azimi   Publié aujourd’hui à 12h24, mis à jour à 12h24     Temps de Lecture 3 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                Article réservé aux abonnés                   Un vase de la dynastie Qing (Chine, 18e siècle) vendu aux enchères par Sotheby's à Paris, en mai. THOMAS SAMSON / AFP             Ralentissement de la croissance, recul du CAC 40, chute drastique du chiffre d’affaires des petits commerces et perte d’exploitation des entreprises de transport routier du fait de la crise des « gilets jaunes »… Alors que l’économie française montre des signes d’essoufflement, le marché de l’art affiche, en revanche, une santé presque insolente. Les maisons de ventes aux enchères, qui ont pourtant fermé leurs portes plusieurs samedis d’affilée pour éviter les débordements des manifestants, ont clôturé leur activité avec des bilans en progression.          Sotheby’s regagne la première place du podium, perdue en 2015, avec un chiffre d’affaires record de 251,4 millions d’euros, boosté par la vente de la collection de Pierre Bergé (27,4 millions d’euros) et d’un vase chinois de la dynastie Qing adjugé 16,2 millions d’euros, soit l’objet le plus cher vendu en France en 2018. Bien que rétrogradée à la deuxième place, Christie’s signe, avec 234,4 millions d’euros, sa troisième meilleure année depuis son ouverture avenue Matignon. Eternel troisième, Artcurial a légèrement progressé, de 2 %, avec un total de 195,3 millions d’euros, qui repose à 44 % sur les ventes d’automobiles de collection et de luxe.                 Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Les maisons françaises de ventes aux enchères s’internationalisent              Bien que distancées de très loin par le trio de tête, les plus petites maisons françaises ont aussi le sourire. Aguttes a ainsi franchi la barre des 50 millions d’euros, tandis que Millon dépasse celle des 45 millions, poursuivant une croissance entamée voilà sept ans. Avec un total de 376 millions d’euros, Drouot, qui regroupe 62 opérateurs de ventes, n’a reculé que de deux millions par rapport à 2017.          Succès des ventes thématiques          Le marché français reste toutefois modeste : 30 enchères millionnaires chez Sotheby’s, 26 chez Christie’s, contre 284 rien qu’en quatre jours de vente à New York en novembre. La valeur moyenne des lots chez Christie’s en France se situe autour de 49 500 euros, une paille au regard des sommets atteints à Londres ou à New York.           « Il faut éditorialiser les ventes, car les gens veulent qu’on leur raconte une histoire », confie François Tajan, président délégué d’Artcurial.          Comme chaque année, l’art français d’après-guerre et la création contemporaine, qui représentent près de 30 % du chiffre d’affaires des trois premières maisons, tiennent le haut du pavé. Sur ce segment, Sotheby’s a réalisé 82 millions d’euros et décroché le prix le plus haut, avec 8,7 millions d’euros pour un tableau de Kazuo Shiraga. Christie’s talonne sa rivale avec 77,4 millions d’euros, tandis qu’Artcurial achève l’année avec 26,8 millions, à peine le tiers du bilan de Sotheby’s.                                           La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter   Abonnez-vous à partir de 1 €     Accéder à tous les contenus du Monde en illimité.    Soutenez le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante.    Participez à des événements artistiques et culturels partout en France.    Voir plus          Dans la même rubrique       Les abonnés lisent aussi...              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Gilles Clément à bord de « L’Eau et les rêves », la péniche-librairie des jardins (et de la nature)

Le « jardinier » et écrivain Gilles Clément est au centre d’un joli petit livre, « La Vallée des papillons », qui a été présenté à bord d’une péniche pas comme les autres.



LE MONDE
 |    19.12.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
19.12.2018 à 13h23
    |

            Lucien Jedwab








                        



   


Amarrée le long du quai de l’Oise, à Paris, sur le canal menant à La Villette, la péniche « L’Eau et les rêves » semble tout droit sortie d’un film de Jean Vigo. Point de marinier tatoué à la Michel Simon à son bord, mais un jeune couple, Cyrille Bruneau et Cécile Allain, qui anime une librairie consacrée aux jardins et à la nature. Celle-ci partage avec « Jardins en art », l’écrin conçu par Jérôme Marcadé rue Racine, l’héritage de la librairie animée pendant une vingtaine d’années par Françoise Simon dans le jardin des Tuileries. La péniche-librairie veut être un point de rencontres, comme la regrettée Librairie des jardins l’a été pour de nombreux paysagistes, jardiniers, amateurs de jardins ou simples promeneurs curieux qui en ont un jour poussé la porte.
Et si « L’Eau et les rêves » (belle enseigne empruntée au philosophe Gaston Bachelard) ne jouit pas d’un emplacement aussi prestigieux que celui de la place de la Concorde, elle a déjà pour elle quelques atouts non négligeables. A commencer par son originalité même, puisqu’elle est abritée dans les cales aménagées d’une vraie péniche – à qui il est arrivé tout récemment de naviguer... jusqu’à Pantin. Ou grâce à son arrimage sur les bords d’un canal où l’on pique-nique en parlant avec bienveillance de la permaculture et où l’on joue aux boules en évoquant la décroissance parmi les solutions aux maux de la planète. Il y a là une clientèle potentielle que l’univers du jardin, dans toutes ses déclinaisons, ne peut qu’attirer.

   


Une attraction renforcée par les collations, goûters, apéros et autres brunchs servis à bord, au milieu des livres, dans un cadre aussi plaisant que confortable. Par un samedi pluvieux de décembre, Gilles Clément y est venu amicalement dialoguer avec les auteurs (éditeur, journaliste et dessinateur) d’un joli petit livre conçu avec lui, en partie chez lui, dans la Creuse. Intitulé La Vallée des papillons, cet ouvrage est né de la rencontre entre le célèbre mais toujours accessible concepteur du jardin du Rayol, dans le Var, et les animateurs de différents projets – paysagers, littéraires et associatifs – menés autour de Bourges.
Le premier de ces projets est l’aménagement en 2019, par Gilles Clément lui-même, d’un jardin dans l’ancienne abbaye cistercienne de Noirlac, aujourd’hui centre culturel de rencontre. Ce jardin serait ainsi le second à porter son empreinte dans le département, après celui de Lazenay, à Bourges même, créé en 1994, véritable repaire de biodiversité en ville, avec ses nombreuses espèces végétales spontanées. Parmi les autres projet entrepris figure la tenue d’ateliers d’écriture, autour des rencontres entre Gilles Clément et des enfants des écoles ainsi qu’avec des adultes, ayant débouché sur la réalisation d’un journal, D’un jardin à l’autre.

   


Trait d’union entre ces différentes initiatives : une maison d’édition associative, Les Mille Univers, animée par Frédéric Terrier, qui pratique encore en partie la composition typographique à l’ancienne, c’est-à-dire avec des caractères... en plomb. C’est à l’occasion d’une résidence d’écrivain à Bourges que Gilles Clément a entamé un dialogue avec le journaliste Dominique Delajot, lui-même impliqué dans les activités de l’association. De ce dialogue prolongé dans la Creuse naîtra ce livre, enrichi des dessins de Louis Jourdan réalisés dans le jardin du paysagiste, qui s’intitule lui-même « jardinier ».
Grâce aux subtilités d’une typographie aérée, les propos de l’auteur font participer le lecteur à ses rencontres avec Gilles Clément et donnent à voir, jusque dans leurs applications, les concepts de jardin en mouvement ou de jardin planétaire. En retour, celui-ci réagit avec ses propres phrases aux mots comme « enclos » ou « brassage » proposés par son interlocuteur. La simplicité évidente du discours, comme toujours chez l’auteur du Salon des berces, est le fruit d’une exacte connaissance scientifique et d’une riche expérience acquise sur le terrain, du Gabon à l’Indonésie, du Costa-Rica à la Creuse.

   


Sur la péniche, devant un petit auditoire conquis, Gilles Clément « s’emporte » à sa manière, c’est-à-dire réagit d’une voix toujours douce, et non sans humour : « Il faut arrêter d’employer les mots “développement durable”. Parce que ces mots veulent bien dire quelque chose. Le développement, c’est lié à la croissance. Et la croissance, ça n’est pas compatible, dans un espace fini, avec le métier qu’on fait [paysagiste], ni même avec la pensée du futur. La durabilité n’existe pas ! Tout change. Tout évolue. Tout le temps. Le jardinier, il le sait, parce que tous les matins il trouve un truc nouveau. »
Et de renchérir, en guise de conclusion : « Les mots ont énormément d’importance. Je suis choqué qu’on emploie “environnement”. Il faut virer ce mot ! Je propose : milieu ambiant. Le vivant, l’habitat, l’écosystème, ça fonctionne. “Environnement”, ça veut dire qu’on est en dehors, qu’on s’extrait. Comme si on ne faisait pas partie de la vie, de la nature... »
Péniche-librairie « L’Eau et les rêves », 9, quai de l’Oise, Paris 19e. Prochains événements : mercredi 19 décembre, à partir de 17 heures, présentation du livre Des bouquets toute l’année, de Stéphane Pennetier (E/P/A éd.) ; vendredi 21 décembre, à partir de 17 h 30, présentation du prix Saint-Fiacre 2018, Mon jardin en hiver, de Snezana Gerbault (Delachaux et Niestlé éd.). La Vallée des papillons. Gilles Clément, les chemins et les mots, de Dominique Delajot, dessins de Louis Jourdan, Les Mille Univers, 84 p., 13,50 €.



                            


                        

                        


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Par  Jean-Jacques Larrochelle   Publié aujourd’hui à 11h04     Temps de Lecture 4 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                Article réservé aux abonnés                   « Ce  qu’elle voit en songe », de Jean-Jacques Lequeu, daté de l’An III (1794 ou 1795). BNF             Corinne Le Bitouzé, l’une des commissaires de l’exposition, dit qu’elle « en découvre encore ». La conservatrice générale des bibliothèques au département des Estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France (BNF) insiste : « Il faut s’approcher ; plus vous regardez, plus vous avez envie de creuser. » Objet de cette irrépressible attraction : les dessins à la plume, à l’aquarelle ou au lavis de Jean-Jacques Lequeu (1757-1826) exposés jusqu’au 31 mars 2019 au Petit Palais, à Paris.          Bien qu’élevé au Panthéon des architectes dits « révolutionnaires » aux côtés d’Etienne-Louis Boullée (1728-1799) et de Claude-Nicolas Ledoux (1736-1806), Lequeu n’avait jamais été l’objet d’une telle rétrospective. C’est désormais chose faite avec 150 planches grand format issues pour l’essentiel de l’Architecture civile, son foisonnant grand œuvre dessiné, souvent annoté de digressions multiples, qu’accompagnent la plupart de ses Figures lascives et obscènes.          Près de deux siècles après sa mort, l’homme continue d’interroger. « A l’inverse de Boullée et Ledoux, [il] ne se soucie aucunement de donner quelque dimension sociale à ses projets, souligne l’écrivaine et poète Annie Le Brun, l’une des contributrices du copieux catalogue de l’exposition (éd. Norma-BNF, 192 pages, 39 euros). Son échelle est tout autre. C’est celle toujours réinventée du rêve. » Une totale liberté d’inspiration régit la conception de ses monuments et de ses fabriques, où les styles et les sources (mythologiques, philosophiques, morales) s’entremêlent ; dans ses paysages d’invention, le végétal, l’organique, le minéral et l’animal se répondent et interagissent par analogie.          Plafond de verre          « L’œuvre de Lequeu exhale la sensualité, affirme Corinne Le Bitouzé. Pour peu qu’on veuille y entrer, tout cela bouillonne de sensations. » Une sensualité qui traverse autant ses brillantes démonstrations à caractère technique (coupes, plans et détails, parfois facétieux, de temples, villas, kiosques, arcs de triomphe ou machineries) que ses recherches expressives dans l’observation du visage (le sien, grimaçant, tirant la langue ou faisant la moue). Sans parler de ses nombreux et mystérieux nus féminins ou de l’observation très intime de leur anatomie.                      Le « temple de la Devination », un des édifices imaginaires dessinés par Jean-Jacques Lequeu dans son « Architecture civile ». BNF             Né à Rouen, Jean-Jacques Lequeu est issu d’une famille de maîtres menuisiers. Il bénéficie d’une excellente formation technique à l’école gratuite de dessin de la ville. Elle lui permet d’intégrer, en 1779, en tant que dessinateur d’architecture, « l’agence »de Jacques- ­Germain Soufflot. Le concepteur de l’église Sainte-Geneviève, devenue le Panthéon, meurt l’année suivante. Lequeu, âgé de 23 ans, perd la protection qui lui avait ouvert les portes de l’Académie royale d’architecture, assurance d’une carrière prospère et garantie de renommée.                                           La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter   Abonnez-vous à partir de 1 €     Accéder à tous les contenus du Monde en illimité.    Soutenez le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante.    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Par  Rosita Boisseau   Publié aujourd’hui à 10h35, mis à jour à 10h35     Temps de Lecture 11 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                Article réservé aux abonnés                   Léonore Baulac (Marguerite) dans « La Dame aux camélias » à l’Opéra Garnier. LOBOFF SVETLANA             Grands ballets classiques, mises à l’épreuve géantes pour les danseurs. Les deux productions à l’affiche pour les fêtes de l’Opéra national de Paris font parader les étoiles dans des partitions férocement acrobatiques. Cendrillon, chorégraphié en 1986 par Rudolf Noureev, qui plante son décor hollywoodien sur le grand plateau de Bastille, comme La Dame aux camélias, créé en 1978 par John Neumeier, au ­Palais Garnier, sont des examens de passage, en particulier pour les nouvelles recrues qui s’attaquent à des prises de rôles pas piqués des hannetons.               Lire le récit : A l’Opéra de Paris, la course de fond d’Aurélie Dupont              Passe ou casse ? Le diadème d’étoile, grade ultime de la hiérarchie, se gagne à chaque spectacle. L’impact de ballets qui ne datent pas d’hier et peuvent basculer dans la caricature ou le maniérisme se mesure à la toise de l’interprétation. Les générations de danseurs se tuilent, les enchères grimpent. Autant dire que les prouesses à la clé de ces deux monstres du répertoire classique, qui progressent entre virtuosité et jeu d’acteur, course de fond et gymkhana, relèvent aussi d’un talent de funambule.          « Une grande rigueur technique »          Taillé dans le burlesque jusqu’au grotesque, Cendrillon, selon Noureev, sur une musique de Prokofiev, déplace le conte de Perrault au cinéma avec un producteur de films comme bonne fée et une star en prince charmant. La marâtre est dansée par un homme en chaussons de pointes dont l’agressivité découpe en morceaux les relations humaines. Ses deux filles, papillotées de méchanceté jusqu’aux neurones, singent la féminité au bord de la crise d’hystérie. Au milieu des chipies, l’héroïne joue les pauvrettes, puis les vedettes. La partition accumule les difficultés avec mimiques à droite, grimaces à gauche, et une foule d’accessoires à faire vivre comme si de rien n’était ­entre deux arabesques.           Entre King Kong, les Indiens et les Vahinés, il est parfois difficile de ne pas perdre sa pantoufle dans cette version de Noureev          En tête des jeunes étoiles distribuées dans Cendrillon, Valentine Colasante, 29 ans, nommée en janvier, endosse pour la première fois le rôle-titre et en alternance celui d’une des deux sœurs. « Même si interpréter les deux demande une grande forme physique, cela permet de connaître le ballet sous différents angles et de mieux l’appréhender », indique-t-elle. Valentine Colasante a d’abord dansé la sœur en bleu, celle qui affûte sa cruauté sur le fil d’une chorégraphie au rasoir. Dans ce registre, l’une des ­scènes finales du troisième acte est un redoutable kaléidoscope de mouvements secs, tirés à bout portant et sur pointes. « Il y a énormément d’énergie mais rien d’organique dans cette séquence qui demande une grande rigueur technique dans sa déstructuration, poursuit la danseuse. Il faut y ajouter les mouvements de tête et un sens du ridicule qui va avec les personnages de cartoon imaginés par Noureev. J’ai poussé techniquement le rôle à fond en allant plus vite et en ajoutant des pirouettes, mais je veille à rester dans le cadre. Et si jamais je me casse la figure, ce n’est pas grave, car ça colle au personnage ! »                                           La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter   Abonnez-vous à partir de 1 €     Accéder à tous les contenus du Monde en illimité.    Soutenez le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante.    Participez à des événements artistiques et culturels partout en France.    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<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤                             Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                            À la une Retour à la page d'accueil du Monde    En continu   Actualités    En ce moment    Mouvement des "gilets jaunes"    Climat    Attentat à Strasbourg    Brexit    Emmanuel Macron    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Cities                      Économie  Vinci renonce à réclamer l’argent perdu aux péages « gratuits »                    Économie   Article réservé à nos abonnés Logiciels : le français Dataiku lève plus de 100 millions de dollars                    Chronique   Article réservé à nos abonnés Carburants, contrôle technique : « Pas touche à ma “bagnole” ! »   Jean-Michel Bezat                      Tribune   Article réservé à nos abonnés « Les formes contemporaines de la mobilité continuent à détruire notre environnement »   Collectif               Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      08:06     Planète  Pourquoi s’habiller pollue la planète                         Société  Comment le gilet jaune est devenu un puissant symbole                         Police et justice  Pourquoi est-il si difficile de maintenir l’ordre dans certaines manifestations ?                         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Culture      Culture   Cinéma   Télévision   Livres   Musiques   Arts   Scènes                      Cinéma  « The Happy Prince » : la figure complexe de l’écrivain sculptée dans ses moindres détails                    Livres   Article réservé à nos abonnés Molière à l’œuvre sous le regard de l’historien Georges Forestier                    Télévisions & Radio  « A Beautiful Day » : des enfances monstrueusement saccagées                    Cinéma  « Le Retour de Mary Poppins » : une super nanny à l’heure du numérique             M le mag      M le Mag   L'actu   L'époque   Le style   Gastronomie   Voyage   Mode   Les Recettes du Monde                      Styles  Huître stressée, perle abîmée                    Enquête   Article réservé à nos abonnés Cuisine asiatique, la révolution de palais                    L'époque   Article réservé à nos abonnés S’aimer comme on se quitte : « J’ai vécu avec un pitbull qui a fini par me sauter à la gueule »                    Les recettes du Monde  Biscuits de Noël : la recette facile de Gilles Marchal             Services    Services   Guides d'achat   Codes Promo   Formation professionnelle   Cours d'anglais   Cours d'orthographe et grammaire   Conjugaison   Dictionnaire de citations   Annonces auto   Annonces immo   Jardinage   Jeux   Paroles de chansons       Suppléments partenaires  Les clés de demain La Flandre extravagante    Services Le Monde  Évènements abonnés Le Monde Festival Boutique Le Monde   Newsletters   Decodex Données du Monde Le Club de l'économie         Recherche                                              Culture        Exposition : nature morte, artistes en deuil  A Francfort, le Schirn réunit une centaine d’œuvres témoignant de la destruction par l’homme de son environnement.        Par  Philippe Dagen   Publié aujourd’hui à 10h01, mis à jour à 10h01     Temps de Lecture 5 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                Article réservé aux abonnés                   « Tiger » (1965), de Gerhard Richter. GERHARD RICHTER 2018             La nature disparaît, victime de l’humanité, et les artistes la regardent ­disparaître. La maladie s’étant déclarée au XIXe siècle, il y a un siècle et demi que les œuvres s’accumulent, de même que les livres. La conscience de cette disparition s’accompagne d’une nostalgie de plus en plus intense du temps où il y avait encore des lieux que l’homme n’avait pas souillés et où rien ne dérangeait la vie sauvage. C’est le sujet de « Wilderness » (« sauvagerie »), l’exposition d’hiver au musée de la Schirn Kunsthalle de Francfort.          Le Schirn est une institution d’un genre qui n’existe que trop peu en France : les expositions y sont le plus souvent construites sur des idées et des questions. On y a vu traités l’histoire des mouvements prophétiques avant et après 1900, la montée du nazisme dans les années 1920, le triomphe de la société de consommation. Le Schirn ose et réussit les expositions thématiques et transversales que l’on aimerait voir au Grand Palais à Paris.           « Wilderness » ne réunit qu’une centaine de pièces d’une trentaine d’artistes très différents les uns des autres          Autre principe du lieu : ne pas prétendre à l’exhaustivité, lui ­préférer l’exemplarité, confronter des œuvres à forte charge plutôt que faire des énumérations. « Wilderness » ne réunit donc qu’une centaine de pièces d’une trentaine d’artistes très différents les uns des autres. Dès l’entrée, trois peintures se font face. L’une est le célébrissime Le lion, ayant faim, se jette sur l’antilope, l’une des scènes de jungle du Douanier Rousseau, peinte aux alentours de 1900, parsemée d’extravagances zoologiques et botaniques. La deuxième, à peine moins connue, est le Tigre, de Gerhard Richter, toile exécutée en 1965 d’après photo, grisaille pâle et floue. La troisième est de Briton Rivière, peintre animalier britannique effroyablement académique dont la notoriété demeure restreinte à son pays natal. En 1894, il peint avec sa minutie maniaque habituelle un paysage intitulé Beyond Man’s Footsteps (« là où l’homme n’a pas posé le pied »). Le soleil se couche sur un glacier hérissé de pointes et percé de crevasses. Au sommet d’un bloc, un ours blanc, monarque de ce désert boréal, ­dévisage le soleil rouge, monarque du ciel. Vue aujourd’hui, alors que les ours blancs peinent à survivre, l’œuvre prend un sens que Briton Rivière n’avait pas anticipé : l’image idéale d’un temps révolu. Le Rousseau aussi. L’effacement visuel du tigre de Richter devient alors symbolique.                                           La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter   Abonnez-vous à partir de 1 €     Accéder à tous les contenus du Monde en illimité.    Soutenez le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante.    Participez à des événements artistiques et culturels partout en France.    Voir plus          Dans la même rubrique       Les abonnés lisent aussi...              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Les décodeurs  Le pacte de Marrakech en trois intox             Opinions      Opinions   Editoriaux   Chroniques   Analyses   Tribunes   Blogs                      Éditorial  Journalistes ciblés, démocratie en danger                    Chronique   Article réservé à nos abonnés Carburants, contrôle technique : « Pas touche à ma “bagnole” ! »   Jean-Michel Bezat                      Entretien   Article réservé à nos abonnés « Gilets jaunes » : « L’affaiblissement général des institutions débouche sur une incapacité à débattre dans notre démocratie »                    Éditorial  Le référendum d’initiative citoyenne, démocratie ou démagogie ?             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Par  Pierre Gervasoni   Publié aujourd’hui à 09h10, mis à jour à 09h10     Temps de Lecture 4 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                Article réservé aux abonnés                   « Azor », de Gaston Gabaroche, par la compagnie Quand on est trois. NICOLAS SPANOUDIS             Il est d’une humeur de dogue quand il n’est pas dans ses vers. Poète à ses heures, Azor (c’est son surnom, mais pas son nom de plume), officie comme commissaire de police dans le quartier d’Auteuil, à Paris. Tel est le personnage principal de la « comédie policière » Azor, créée en 1932 aux Bouffes-Parisiens et tirée de l’oubli pour constituer l’affiche de l’Athénée-Théâtre Louis-Jouvet, à partir du 20 décembre.          Aussi riche en correspondances que le métro parisien (dont la carte, en grand format, plante le décor de la première scène), l’intrigue vaut sans cesse au spectateur de sauter d’un quai à l’autre, du présent contraignant à l’avenir rêvé, du théâtre de boulevard (les quiproquos prisés par Feydeau) à la scène lyrique (avec, entre autres, un clin d’œil à Carmen), de l’entre-deux-guerres (en musique, avec one-step et rumba) à l’intemporel (l’argot parisien).           La mise en scène de Stéphan Druet va dans le sens du parti d’origine, qui consistait à jongler avec les repères          Pris dans l’engrenage des passions amoureuses, Azor doit subir les assauts d’une ancienne maîtresse (mariée à un notable jaloux), alors que sa flamme est entretenue par une jeune inconnue (dont il ignore encore qu’elle est la fille du ministre de la justice) et qu’il s’est lié d’amitié avec Cloclo-la-Panthère (une habituée du panier à salade qui en pince pour lui tout en étant proche d’un truand très recherché, Kiki-le-Frisé).          La mise en scène de Stéphan Druet va dans le sens du parti d’origine, qui consistait à jongler avec les repères. Les anachronismes sont donc monnaie courante dans son spectacle aux allures de feu d’artifice (ça tire dans tous les coins, parfois de manière un peu gratuite, comme lorsqu’une gendarmette laisse libre cours à ses pulsions lesbiennes avec une femme mise au trou pour la nuit), qui culmine dans une soirée psychédélique (c’est le mot, introduit dans les répliques d’aujourd’hui).          Chenil pour jeux de mots          Le travail du metteur en scène rend aussi sensible l’indéniable parenté entre Azor et Irma la Douce, comédie musicale qui, en 1956, avec un même accent de titi parisien, chantera l’amour entre un ex-flic (Nestor) et une prostituée (Irma) sous le couvert d’une poésie à double sens. D’ailleurs, n’y dit-on pas d’Irma, lors d’un chœur aux rythmes latinos, qu’« elle a du chien » ? La nouvelle production d’Azor (vue en novembre après une semaine de résidence au Théâtre Montansier, à Versailles) en a aussi, et à revendre. Un vrai chenil pour jeux de mots de toutes espèces. Le livret est signé Albert Willemetz (bien connu pour ses collaborations avec Maurice Yvain, mais peu mis à contribution ici), Max Eddy (pour quelques couplets) et Raoul Praxy (majoritairement).                                           La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter   Abonnez-vous à partir de 1 €     Accéder à tous les contenus du Monde en illimité.    Soutenez le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante.    Participez à des événements artistiques et culturels partout en France.    Voir plus          Dans la même rubrique       Les abonnés lisent aussi...              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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Inauguré en octobre, le nouveau Musée Glenstone réunit les œuvres acquises par le couple de collectionneurs Mitchell Rales et Emily Wei Rales.
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Par  Stéphanie Le Bars   Publié aujourd’hui à 08h30     Temps de Lecture 3 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                Article réservé aux abonnés                   Dans le Maryland, le Musée Glenstone déploie ses larges baies vitrées autour d’un point d’eau parsemé de nénuphars. SAUL LOEB / AFP             La route serpente au milieu d’arbres aux cimes indiscernables et longe des prairies clôturées de barrières d’un blanc immaculé. Le regard ne sait sur quelle mansion s’arrêter tant les propriétés de cette banlieue riche de Washington rivalisent de gigantisme et de diversité architecturale. C’est dans ce paysage bucolique de Potomac (Maryland), à quarante minutes de voiture de la capitale fédérale, que se niche le nouveau lieu culturel le plus zen de la région.          Le Musée Glenstone déploie ses larges baies vitrées autour d’un point d’eau parsemé de nénuphars. Ses bâtiments cubiques en béton gris épousent les vallonnements de l’immense prairie sur laquelle les propriétaires, les milliardaires Mitchell Rales, 62 ans, et sa femme Emily Wei Rales, 42 ans, ont conçu l’écrin de leurs œuvres, les peintures, sculptures, installations d’une soixantaine d’artistes d’art moderne et contemporain puisées dans leur collection personnelle – qui compte 1 300 œuvres –, ou achetées à dessein. L’ensemble du projet, plantation de 8 000 arbres comprise, leur a coûté 200 millions de dollars (176,5 millions d’euros).                      « Collapse », une œuvre monumentale du pionnier du land art, Michael Heizer, intégrée dans la nature autour du Musée Glenstone. SAUL LOEB / AFP             La déambulation commence avant même l’entrée dans l’un des pavillons. Intégrées dans la nature, des œuvres monumentales de Richard Serra, Tony Smith, Andy Goldsworthy ou du pionnier du land art, Michael Heizer, invitent à une randonnée champêtre. A lui seul, un Split-Rocker, de Jeff Koons, une tête d’animal hybride composée de 24 000 fleurs multicolores, emploie un horticulteur à plein temps.          Intention contemplative          Au pied des sculptures, un titre et un nom. Rien de plus. Même dépouillement dans les salles des bâtiments qui abritent une ou plusieurs œuvres. Le couple de collectionneurs a une idée très précise de la manière dont l’œil doit regarder l’art. Et une manière toute personnelle de partager sa passion. Le musée, gratuit, a ouvert ses portes en octobre et n’accueille que 400 personnes par jour.                      Emily Wei Rales et Mitchell Rales, le couple de collectionneurs et fondateurs du Musée Glenstone, à Potomac (Maryland), le 21 septembre 2018. SAUL LOEB / AFP             « On espère que les visiteurs vont “ralentir”, qu’ils vont savoir profiter des changements de couleur dans les galeries », expliquaient les Rales, lors de la présentation. L’absence de texte ou de mise en perspective historique dans la présentation des œuvres relève de cette intention contemplative. Une cohorte de guides en uniforme sont présents dans les salles pour éclairer le visiteur. Dans les salles intérieures, l’utilisation des appareils photo et des téléphones est proscrite. En revanche, nulle entrave ou « cordon de sécurité » n’interdit de s’approcher des œuvres.                                           La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter   Abonnez-vous à partir de 1 €     Accéder à tous les contenus du Monde en illimité.    Soutenez le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante.    Participez à des événements artistiques et culturels partout en France.    Voir plus          Dans la même rubrique       Les abonnés lisent aussi...              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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ D’origine asiatique et aborigène, l’auteure-compositrice-interprète a longtemps souffert du racisme. Son troisième album « Native Tongue », la propulse sur le devant de la scène pop australienne.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤                             Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                            À la une Retour à la page d'accueil du Monde    En continu   Actualités    En ce moment    Mouvement des "gilets jaunes"    Climat    Attentat à Strasbourg    Brexit    Emmanuel Macron    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Cities                      Économie  Vinci renonce à réclamer l’argent perdu aux péages « gratuits »                    Économie   Article réservé à nos abonnés Logiciels : le français Dataiku lève plus de 100 millions de dollars                    Chronique   Article réservé à nos abonnés Carburants, contrôle technique : « Pas touche à ma “bagnole” ! »   Jean-Michel Bezat                      Tribune   Article réservé à nos abonnés « Les formes contemporaines de la mobilité continuent à détruire notre environnement »   Collectif               Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      08:06     Planète  Pourquoi s’habiller pollue la planète                         Société  Comment le gilet jaune est devenu un puissant symbole                         Police et justice  Pourquoi est-il si difficile de maintenir l’ordre dans certaines manifestations ?                         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Son troisième album « Native Tongue », la propulse sur le devant de la scène pop australienne.        Par  Isabelle Dellerba   Publié aujourd’hui à 07h30, mis à jour à 07h30     Temps de Lecture 6 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                         « Native Tongue » vient de remporter la victoire du clip de l’année dans deux cérémonies récompensant des artistes australiens. CAPTURE D’ÉCRAN             Dans l’industrie musicale, Mojo Juju ne cochait pas les bonnes cases. « Trop queer, la peau trop foncée, pas assez jolie pour vendre des disques », selon ses propres mots publiés dans le Guardian du 21 août 2018. Pendant longtemps, cette auteure-compositrice-interprète australienne a écumé les petites salles et occupé les ondes des radios communautaires. Jusqu’à ce que Native Tongue (langue maternelle), son troisième album, sorti le 24 août et acclamé par la critique, propulse son visage androgyne en haut de l’affiche.          Le 23 novembre, elle a remporté deux fois la victoire du clip de l’année dans deux cérémonies distinctes récompensant des artistes australiens. Le 28 novembre, elle a été nominée dans trois catégories, dont « album de musique urbaine » et « artiste révélation de l’année », aux prestigieux ARIA Awards. Depuis septembre, les concerts de sa tournée sur l’île-continent, rodée à l’Opéra de Sydney, se jouent à guichets fermés.           « Je ne pouvais pas me retrouver dans un héritage anglo-saxon parce que l’on me disait constamment que je n’étais pas blanche. » Mojo Juju          Mêlant gospel, R’n’B, soul et pop, « Native Tongue », qui est aussi le titre de la première chanson de l’album, raconte une quête d’identité, de racines et d’appartenance.            « Je ne sais pas où est ma place », lâche la jeune femme de sa voix claire et puissante dans l’introduction rythmée par les chœurs de l’ensemble Pasefika Vitoria Choir. Dans le clip, sa silhouette massive, engoncée dans un long manteau de fourrure, avance à travers champs, encadrée par trois danseurs aborigènes. Le regard déterminé, presque rageur, elle fixe la caméra. « Je ne vais pas m’excuser d’être là. Chaque fois que vous me saquerez, je reviendrai encore plus féroce. Fini le temps d’être gentil. »          Dans toutes les petites villes où elle a grandi, Mojo Juju a toujours eu le sentiment de ne pas être à sa place. Sa dégaine masculine, ses traits asiatiques et sa peau foncée n’ont cessé de susciter interrogations, rejet et racisme. Mojo Ruiz de Luzuriaga, de son vrai nom, est la fille d’un immigré philippin et l’arrière-petite-fille d’un Aborigène du groupe des Wiradjuri.                        La défense de son identité          « Je ne pouvais pas me retrouver dans un héritage anglo-saxon parce que l’on me disait constamment que je n’étais pas blanche », a-t-elle régulièrement expliqué à la presse locale. Mais, de ses autres héritages, elle ne sait pratiquement rien. Son père, par souci d’intégration dans une Australie qui a pratiqué, jusqu’au début des années 1970, la « White Australia policy » – une politique migratoire qui privilégiait l’immigration européenne blanche –, ne lui a transmis ni sa langue ni sa culture. La liaison de son arrière-grand-mère avec un Aborigène, considérée comme honteuse, est toujours restée un secret de famille.                 Lire aussi  ­Australie : la grande majorité des immigrés ne vient plus d’Europe mais d’Asie              Au début des années 2000, quand la jeune guitariste se lance dans la musique, elle ne s’intéresse guère à cette histoire complexe. Elle n’a qu’une obsession : vivre de son art. Elle commence à se produire avec les Snake Oil Merchants, avant de se lancer en solo. C’est finalement le regard des autres qui la pousse à s’interroger sur ses racines, puis à défendre son identité et, dès lors, la cause des minorités.          Son album est le résultat de cette exploration. Deux des titres, parlés, sont des enregistrements des voix de son père et de sa grand-mère. Sur scène, elle projette des photos de ses ancêtres et revêt les couleurs aborigènes. Néanmoins, Mojo Juju ne se veut pas porte-drapeau, juste témoin. Témoin de cette autre Australie qui peine encore à trouver sa place dans un pays multiculturel où l’égalité des chances est pourtant revendiquée comme l’une de ses valeurs fondamentales.                 Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Les Aborigènes, toujours en lutte pour leur pleine reconnaissance                  Isabelle Dellerba  (Sydney, correspondance)           Réagissez ou consultez l’ensemble des commentaires               Les plus lus     « Gilets jaunes » : le gouvernement annule, puis rétablit, les mesures annoncées en novembre    En Belgique, grande incertitude après la démission du premier ministre Charles Michel    Fleur Pellerin, une ex-ministre soupçonnée de prise illégale d’intérêts                 Édition du jour Daté du jeudi 20 décembre   Lire le journal numérique                                                                        Dans la même rubrique                         Services                  Annonces automobiles avec La Centrale           RENAULT ZOE 8490 € 69           ROLLS ROYCE CORNICHE 52000 € 33           AUDI A7 79890 € 36      Recherche                                               Rubriques  Actualités en direct International Politique Société Économie Les Décodeurs Sport Planète Sciences M Campus Le Monde Afrique Pixels Médias Décodex Vidéos Santé Big browser Disparitions Éducation Argent et placements Emploi Archives     Opinions  Editoriaux Chroniques Analyses Tribunes Blogs    M le Mag  L’époque Le style Gastronomie Voyage Mode   Gâteaux      Culture  Cinéma Télévision Monde des livres Musique Arts BD      Services    Meilleurs vidéoprojecteurs   Codes Promo   Codes Promo ASOS     Formation marketing communication     Cours d’anglais     Cours d’orthographe   Conjugaison   La maison     Citations Bonheur     Nouvelles paroles de chansons   Jeux Annonces auto Annonces immo    Sites du Groupe  Courrier International La société des lecteurs du Monde La Vie Le HuffPost L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents Source Sûre Le Club de l’économie M Publicité        Newsletters du monde   Recevoir les newsletters du Monde   Applications Mobiles    Sur iPhone Sur Android      Abonnement S’abonner Se connecter Consulter le Journal du jour Évenements abonnés Le Monde Festival La boutique du Monde    Mentions légales Charte du Groupe Politique de confidentialité Gestion des cookies Conditions générales Aide (FAQ)      Suivez Le Monde   Facebook Youtube Twitter   Instagram Snapchat Fils RSS        
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Par  Thomas Sotinel   Publié aujourd’hui à 07h21, mis à jour à 07h21     Temps de Lecture 5 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                         « The Happy Prince », de et avec Rupert Everett. WILHELM MOSER / CONCORDE FILMVERLEIH GMBH / OCÉAN FILMS              L’avis du « Monde » – à voir          C’est un corps massif et disgracieux, enveloppé de noir, qui se traîne dans les rues d’un Paris qui ressemble à celui de Toulouse-Lautrec. Il traîne derrière lui une petite nuée de gamins, comme un cachalot harponné suivi par les mouettes. L’agonie d’Oscar Wilde, qui va de sa sortie de prison en 1897 à sa mort trois ans plus tard, n’est pas un de ces moments sublimes qui inspirent l’admiration. C’est un martyre infligé par une classe sociale – l’aristocratie britannique – qui fait preuve d’autant plus de cruauté qu’elle a naguère porté le réprouvé aux nues. C’est aussi un malheur que Wilde cultive et entretient à force d’égotisme et d’aveuglement.            On découvrira par ailleurs les raisons qui ont poussé Rupert Everett, qui fut brièvement l’enfant chéri du cinéma britannique avant de choisir à son tour l’exil, à mettre en scène les dernières années d’Oscar Wilde. Mais il est une évidence qui s’impose en découvrant The Happy Prince : ces raisons étaient impérieuses. Ce film de débutant (comédien et écrivain, Everett s’essaie, à bientôt 60 ans, à la réalisation) respire l’urgence. L’auteur témoigne certes d’une grande piété à l’égard de son sujet, mais elle est ardente plutôt que confite, lucide plutôt qu’aveugle.               Lire le portrait : Rupert Everett, « intime » d’Oscar Wilde              Rupert Everett s’est réservé le rôle principal. Celui d’un quadragénaire qui paraît vingt ans de plus, qui se néglige aussi bien par manque de moyens matériels que par désintérêt croissant pour l’existence. Le scénario (toujours du même) va et vient entre les derniers jours d’Oscar Wilde, son incarcération, ses tentatives d’établissement en Italie, ses réconciliations et ses brouilles. Si on l’a oublié, on voit se dessiner l’itinéraire qui a mené le romancier, poète et dramaturge célébrissime jusqu’à la geôle de Reading.          Hubris et fierté légitime          Après être devenu un auteur adulé, grâce, entre autres, au Portrait de Dorian Gray, Wilde s’était retrouvé dans la position enviable de dramaturge d’élection de la bonne société londonienne, grâce à ses comédies, L’Eventail de Lady Windermere ou Un mari idéal. L’homme était sûr de sa place dans le monde : en 1895, il connaît un nouveau triomphe au théâtre avec L’Importance d’être constant et, dans le même temps, intente un procès en diffamation au père de son amant. Mécontent de voir son fils, Lord Alfred Douglas, s’afficher en public avec l’auteur de Salomé, le marquis de Queensberry avait traité Wilde de sodomite. Peut-être aveuglé par la gloire, l’écrivain crut possible de faire condamner l’aristocrate. La justice de la reine Victoria préféra entendre les arguments du père outragé et l’action en diffamation se mua en procès pénal, le plaignant en condamné.          Ce mélange d’hubris et de fierté légitime fascine Rupert Everett, qui sculpte le moindre détail de cette figure complexe, qu’il définit comme son « saint patron ». Si les costumes de la fin du XIXe siècle, l’obligation de rappeler – fût-ce dans un savant désordre chronologique – l’enchaînement des événements ramènent le film vers un certain classicisme, la liberté parfois brouillonne de la caméra et l’interprétation en font un moment tout à fait moderne. Passant en un clin d’œil de l’arrogance à la terreur, l’auteur-interprète imprime à son film un rythme souvent frénétique.           Rupert Everett a réuni autour de lui des amis et des connaissances, dont Colin Firth, avec qui il débuta au cinéma dans « Another Country », en 1984          Il a réuni autour de lui des amis et des connaissances, dont Colin Firth, avec qui il débuta au cinéma dans Another Country, en 1984. Celui-ci interprète Reggie Turner, soutien indéfectible qui tente sans grand succès de ramener Wilde à la raison. Emily Watson joue Constance Wilde, l’épouse du réprouvé broyée par les conventions sociales, et Tom Wilkinson le prêtre catholique qui administra l’extrême-onction à l’écrivain irlandais. Colin Morgan prête à Alfred « Bosie » Douglas, l’amant maléfique, un mélange de veulerie et de sadisme plutôt terrifiant.          Si Rupert Everett ne se tire pas toujours des embûches qu’il a dressées sur son chemin, il triomphe quand il lui faut venir à bout de cette contradiction : The Happy Prince est le portrait d’un homme au talent exceptionnel privé de tous ses moyens de création. Après La Ballade de la geôle de Reading, en 1898, Wilde est resté muet. Mais Everett renvoie sans cesse au même texte (qui donne son titre au recueil de contes, Le Prince heureux). L’histoire du souverain qui sacrifie sa splendeur dans l’espoir d’alléger les souffrances de ses sujets devient la matrice du film, et Everett l’exécuteur testamentaire des volontés extravagantes et magnifiques de Wilde.                          Film allemand, belge, britannique et italien de et avec Rupert Everett. Avec Colin Firth, Colin Morgan, Edwin Thomas, Emily Watson (1 h 45). Sur le Web : www.ocean-films.com/film/the-happy-prince                      Les sorties cinéma de la semaine (mercredi 19 décembre)      Grass, film sud-coréen d’Hong Sang-soo (à ne pas manquer)Basquiat, un adolescent à New York, documentaire américain de Sara Driver (à voir)Maya, film allemand et français de Mia Hansen-Love (à voir)Mon père, film allemand, norvégien et péruvien d’Alvaro Delgado-Aparicio (à voir)L’Œil du tigre, documentaire français de Raphaël Pfeiffer (à voir)Le Retour de Mary Poppins, film américain de Rob Marshall (à voir)The Bookshop, film britannique et espagnol d’Isabelle Coixet (à voir)The Happy Prince, film allemand, belge, britannique et italien de et avec Rupert Everett (à voir)Wildlife, une saison ardente, film américain de Paul Dano (à voir)L’Empereur de Paris, film français de Jean-François Richet (pourquoi pas)         A l’affiche également :         Aquaman, film américain de James WanDe boue, film français de Georges GuillotLe Gendre de ma vie, film français de François Desagnat                       Thomas Sotinel           Réagissez ou consultez l’ensemble des commentaires               Les plus lus     « Gilets jaunes » : le gouvernement annule, puis rétablit, les mesures annoncées en novembre    En Belgique, grande incertitude après la démission du premier ministre Charles Michel    Fleur Pellerin, une ex-ministre soupçonnée de prise illégale d’intérêts                 Édition du jour Daté du jeudi 20 décembre   Lire le journal numérique                                              Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 05 (75005) 1545000 € 131 m2           PARIS 10 (75010) 1023000 € 93 m2           PARIS (75015) 495000 € 57 m2      Recherche                      Dans la même rubrique                         Services      Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 15 (75015) 780000 € 105 m2           PARIS 13 (75013) 550000 € 80 m2           PARIS 15 (75015) 850000 € 79 m2      Recherche                         Annonces automobiles avec La Centrale           VOLVO S90 33400 € 10           BMW SERIE 3 GT 31990 € 50           ROLLS ROYCE CORNICHE 52000 € 33      Recherche                              Rubriques  Actualités en direct International Politique Société Économie Les Décodeurs Sport Planète Sciences M Campus Le Monde Afrique Pixels Médias Décodex Vidéos Santé Big browser Disparitions Éducation Argent et placements Emploi Archives     Opinions  Editoriaux Chroniques Analyses Tribunes Blogs    M le Mag  L’époque Le style Gastronomie Voyage Mode   Plats      Culture  Cinéma Télévision Monde des livres Musique Arts BD      Services    Meilleurs retroprojecteurs   Codes Promo   Codes Promo Cdiscount     Formation management     Cours d’anglais     Grammaire et orthographe   Conjugaison   Fêtes des plantes     Citations de film     Sorties d’albums   Jeux Annonces auto Annonces immo    Sites du Groupe  Courrier International La société des lecteurs du Monde La Vie Le HuffPost L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents Source Sûre Le Club de l’économie M Publicité        Newsletters du monde   Recevoir les newsletters du Monde   Applications Mobiles    Sur iPhone Sur Android      Abonnement S’abonner Se connecter Consulter le Journal du jour Évenements abonnés Le Monde Festival La boutique du Monde    Mentions légales Charte du Groupe Politique de confidentialité Gestion des cookies Conditions générales Aide (FAQ)      Suivez Le Monde   Facebook Youtube Twitter   Instagram Snapchat Fils RSS        
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Par  Mathieu Macheret   Publié aujourd’hui à 07h18, mis à jour à 08h55     Temps de Lecture 3 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                         Gi Ju-bong et Kim Saebyuk dans « Grass », d’Hong Sang-soo. LES ACACIAS              L’avis du « Monde » – à ne pas manquer          Le cinéma du Sud-Coréen Hong Sang-soo, peintre des affres sentimentales, ressemble de plus en plus à un laboratoire de fiction, où les expériences sur la nature et la multiplicité des récits éclosent et s’enchevêtrent. Grass, quatrième des longs-métrages tournés par le cinéaste durant la seule année 2017, restreint cette fois son champ au salon d’un petit café de Séoul. Durant une journée, des couples s’y retrouvent pour discuter de choses et d’autres. Dans un recoin, une jeune femme (Kim Min-hee, l’égérie du cinéaste) reste plongée sur son ordinateur. On apprendra plus tard qu’elle porte le même prénom, Areum, que l’héroïne du Jour d’après (jouée par la même actrice), le précédent film d’Hong Sang-soo, Grass se présentant comme une suite possible, revêtue du même noir et blanc clair et soyeux.           Revient souvent le motif du suicide. Motif bientôt relayé par un sentiment de solitude          Areum tend l’oreille et se tient à l’écart des conversations. Elle en capte des bribes, qu’elle prolonge en pensée et retranscrit sur son ordinateur, si bien qu’un doute finit par s’immiscer : ces discussions inspirent-elles son écriture ou sortent-elles de son imagination ?            Car de quoi parlent ces personnages, d’âge plus ou moins mûr, se croisant là et faisant partie d’un même milieu artistique (comédiens, réalisateurs, écrivains) ? Revient souvent le motif du suicide. Motif bientôt relayé par un sentiment de solitude, qui semble étreindre tout un chacun : la quête d’un toit ou d’une compagnie, la crise d’inspiration, le manque d’un proche, autant de sujets qui résonnent d’une table à l’autre.          Contrepoints narquois          Les conversations, filmées en bout de table et sans montage, composent autant de saynètes autonomes et comme imperméables à ce qui les entoure. Un bruit de fond les réunit néanmoins : les morceaux de musique classique, de Pachelbel à Wagner, en passant par Schubert, que diffuse le patron de l’établissement, personnage toujours hors champ, occupant la position d’un « DJ » invisible comparable à celle du metteur en scène. Morceaux qui s’inscrivent, soit en échos pathétiques, soit en contrepoints narquois aux paroles échangées, comme une sorte de commentaire inconscient.          Un tel dispositif serait vite systématique, si Hong Sang-soo n’avait pris soin de s’en évader momentanément : Areum quitte le café pour aller déjeuner avec son frère et sa petite amie. Mais l’annonce de leur mariage provoque chez elle une réaction agressive, qu’on devine liée à un souvenir douloureux. Les paroles glanées plus tôt au café se recombinent alors dans l’amertume d’Areum, dont sourd le véritable sujet du film : l’indistinction nébuleuse entre réalité et imaginaire, vécu personnel et histoires rapportées, en laquelle nous maintient captifs l’exercice du langage. Car Areum n’apparaît pas autrement qu’imprégnée des récits des autres, qui lui donnent sa consistance et la définissent autant que ses propres réactions.           Les histoires qui lient entre eux les hommes et les femmes comptent moins que la façon dont ces histoires circulent d’un personnage à l’autre          On touche là une des données essentielles du cinéma d’Hong Sang-soo : les histoires qui lient entre eux les hommes et les femmes – amour, tromperie, haine, désespoir, solitude, retrouvailles – comptent moins que la façon dont ces histoires circulent d’un personnage à l’autre, ne cessent d’être recomposées et réinterprétées en fonction des points de vue et des moments de la journée. Tout ce que nous croyons vivre pour la première fois a déjà été vécu par d’autres : c’est la raison de notre solitude, et aussi son possible remède. Ainsi Grass invente-t-il, dans ses dernières scènes, son propre sérum à l’isolement de ses personnages : à son retour au café, Areum retrouve les mêmes clients, réunis autour d’une même table, comme si une collectivité s’était constituée. Que la jeune femme en vienne à franchir la distance qui la séparait jusqu’alors des autres, et c’est tout le partage de l’imaginaire et de la réalité qui s’en trouve chamboulé.                      Film sud-coréen d’Hong Sang-soo. Avec Kim Min-hee, Jeong Jin-young, Ki Joo-bong (1 h 06). Sur le Web : www.acaciasfilms.com/film/grass                Mathieu Macheret           Réagissez ou consultez l’ensemble des commentaires               Les plus lus     « Gilets jaunes » : le gouvernement annule, puis rétablit, les mesures annoncées en novembre    En Belgique, grande incertitude après la démission du premier ministre Charles Michel    Fleur Pellerin, une ex-ministre soupçonnée de prise illégale d’intérêts                 Édition du jour Daté du jeudi 20 décembre   Lire le journal numérique                                              Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 15 (75015) 1443750 € 104 m2           PARIS 16 (75016) 865000 € 82 m2           PARIS 05 (75005) 860000 € 68 m2      Recherche                      Dans la même rubrique                         Services      Annonces automobiles avec La Centrale           FERRARI F430 85900 € 13           BMW X3 59990 € 57           CHEVROLET TRAX 12499 € 67      Recherche                         Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 13 (75013) 1316000 € 159 m2           PARIS 01 (75001) 730000 € 370 m2           PARIS 18 (75018) 410000 € 44 m2      Recherche                              Rubriques  Actualités en direct International Politique Société Économie Les Décodeurs Sport Planète Sciences M Campus Le Monde Afrique Pixels Médias Décodex Vidéos Santé Big browser Disparitions Éducation Argent et placements Emploi Archives     Opinions  Editoriaux Chroniques Analyses Tribunes Blogs    M le Mag  L’époque Le style Gastronomie Voyage Mode   Plats      Culture  Cinéma Télévision Monde des livres Musique Arts BD      Services    Meilleurs retroprojecteurs   Codes Promo   Codes Promo Cdiscount     Formation management     Cours d’anglais     Grammaire et orthographe   Conjugaison   Fêtes des plantes     Citations de film     Sorties d’albums   Jeux Annonces auto Annonces immo    Sites du Groupe  Courrier International La société des lecteurs du Monde La Vie Le HuffPost L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents Source Sûre Le Club de l’économie M Publicité        Newsletters du monde   Recevoir les newsletters du Monde   Applications Mobiles    Sur iPhone Sur Android      Abonnement S’abonner Se connecter Consulter le Journal du jour Évenements abonnés Le Monde Festival La boutique du Monde    Mentions légales Charte du Groupe Politique de confidentialité Gestion des cookies Conditions générales Aide (FAQ)      Suivez Le Monde   Facebook Youtube Twitter   Instagram Snapchat Fils RSS        
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Par  Thomas Sotinel   Publié aujourd’hui à 07h14, mis à jour à 07h14     Temps de Lecture 5 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                         « Basquiat, un adolescent à New York » (« Boom For Real: The Late Teenage Years of Jean-Michel Basquiat »), documentaire américain de Sara Driver. LE PACTE              L’avis du « Monde » – à voir          Si l’on veut tout savoir de Jean-Michel Basquiat, de ses origines à son empreinte sur l’art contemporain, mieux vaut chercher une somme – ce qu’aurait voulu être le biopic Basquiat (1996) signé Julian Schnabel – sur papier, pellicule ou support numérique. Le film de Sara Driver – et son titre – n’en fait pas mystère, se concentre sur les quelques années qui séparent l’irruption de Basquiat sur les murs du sud de Manhattan de ses premiers succès commerciaux dans les galeries.            L’auteure était là. Productrice, actrice, compagne du cinéaste Jim Jarmusch, elle a navigué dans le maelström de créativité, de stupéfiants et de violence, qui faisait bouillonner New York du milieu des années 1970 (l’explosion punk) à celui des années 1980 (la chape de plomb du sida). Plutôt que se reposer sur ses propres souvenirs, Sara Driver a cherché dans la mémoire de ses contemporains, qui sont aussi ceux du peintre, les traces que ce dernier a laissées. Le résultat relève plus de l’évocation magique que du portrait officiel, ce qui convient bien à l’art et à la personne de Jean-Michel Basquiat, agitateur politique et fabricant d’icônes vaudoues. On se perd dans cet entrelacs de réminiscences, de regrets et de nostalgie comme dans une longue conversation entre témoins d’un événement inoubliable.           Le film commence par une évocation saisissante de la faillite qui guettait la ville de New York en 1975          Basquiat, un adolescent à New York commence par une évocation saisissante de la faillite qui guettait la ville en 1975. Les images du délabrement de Soho, de Times Square – devenus depuis pour l’un l’épitomé de l’élitisme consumériste, pour le second le lieu saint de la diffusion de masse des biens culturels – donnent une idée de l’abîme (quatre décennies seulement, pourtant) qui sépare aujourd’hui de ce temps barbare et superbe.          Sur les murs lépreux du Village et de Soho, on vit apparaître (et on les voit à l’écran) les aphorismes provocants (parce qu’on avait toujours l’impression qu’il manquait une information essentielle pour les comprendre tout à fait, tout en ayant l’intuition qu’ils étaient d’une rare pertinence) d’un graffeur qui signait Samo. Amantes, bienfaitrices, collègues en dégradation de mobilier urbain, racontent comment Samo est devenu Basquiat.          Hip-hop et démons intimes          Les témoins sont aujourd’hui au moins sexagénaires. On devine ceux qui sont passés du côté de ce système qui a à peine eu le temps de coopter l’artiste avant qu’il meure, en 1988, à 27 ans, d’une surdose d’héroïne, et ceux qui restent fidèles à l’impulsion anarchiste qui unissait, dans les rues de New York, les rockers et les cinéastes, les plasticiens et les poètes, les Ramones et Jim Jarmusch, Keith Haring et Patti Smith.          La manière impressionniste de Sara Driver n’empêche pas son film de formuler quelques vérités : les interventions de l’artiste, rappeur et présentateur Fab Five Freddy soulignent la très proche parenté qui unissait Jean-Michel Basquiat au hip-hop émergent, pendant que ses compagnes laissent voir la circulation entre l’œuvre et les démons intimes de l’artiste.          Tout au long (et le film ne l’est guère) d’Un adolescent à New York, l’équilibre entre témoignages et archives est miraculeusement maintenu. On retiendra les séquences qui montrent le « Times Square Show » de 1980, exposition qui marqua à la fois l’apogée du mouvement spontané né dans les rues et les squats du sud de Manhattan, et le début de son apprivoisement par les galeristes et les commissaires d’exposition. Dans un lieu miteux, les œuvres sont exposées sans souci de leur préservation, une foule d’une beauté inquiétante (surtout pour la santé de ses membres) traverse cet espace inimaginable aujourd’hui, qui reprend un semblant de réalité par la grâce de ce beau film.                          Documentaire américain de Sara Driver (1 h 18). Sur le Web : www.le-pacte.com/france/prochainement/detail/basquiat                Thomas Sotinel           Réagissez ou consultez l’ensemble des commentaires               Les plus lus     « Gilets jaunes » : le gouvernement annule, puis rétablit, les mesures annoncées en novembre    En Belgique, grande incertitude après la démission du premier ministre Charles Michel    Fleur Pellerin, une ex-ministre soupçonnée de prise illégale d’intérêts                 Édition du jour Daté du jeudi 20 décembre   Lire le journal numérique                                              Annonces immobilières avec Logic-Immo           Paris (75015) 980000 € 106 m2           PARIS 02 (75002) 1030000 € 73 m2           PARIS 14 (75014) 1248000 € 117 m2      Recherche                      Dans la même rubrique                         Services                  Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 18 (75018) 625000 € 48 m2           PARIS 14 (75014) 452000 € 41 m2           PARIS 03 (75003) 450000 € 37 m2      Recherche             Annonces automobiles avec La Centrale           VOLVO XC90 10990 € 78           AUDI A7 79890 € 36           BMW SERIE 3 GT 31990 € 50      Recherche                              Rubriques  Actualités en direct International Politique Société Économie Les Décodeurs Sport Planète Sciences M Campus Le Monde Afrique Pixels Médias Décodex Vidéos Santé Big browser Disparitions Éducation Argent et placements Emploi Archives     Opinions  Editoriaux Chroniques Analyses Tribunes Blogs    M le Mag  L’époque Le style Gastronomie Voyage Mode   Plats      Culture  Cinéma Télévision Monde des livres Musique Arts BD      Services    Meilleurs retroprojecteurs   Codes Promo   Codes Promo Cdiscount     Formation management     Cours d’anglais     Grammaire et orthographe   Conjugaison   Fêtes des plantes     Citations de film     Sorties d’albums   Jeux Annonces auto Annonces immo    Sites du Groupe  Courrier International La société des lecteurs du Monde La Vie Le HuffPost L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents Source Sûre Le Club de l’économie M Publicité        Newsletters du monde   Recevoir les newsletters du Monde   Applications Mobiles    Sur iPhone Sur Android      Abonnement S’abonner Se connecter Consulter le Journal du jour Évenements abonnés Le Monde Festival La boutique du Monde    Mentions légales Charte du Groupe Politique de confidentialité Gestion des cookies Conditions générales Aide (FAQ)      Suivez Le Monde   Facebook Youtube Twitter   Instagram Snapchat Fils RSS        
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ Le film de Mia Hansen-Love suit un ex-reporter de guerre, joué par Roman Kolinka, à Goa, où il réapprend à vivre.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤                             Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                            À la une Retour à la page d'accueil du Monde    En continu   Actualités    En ce moment    Mouvement des "gilets jaunes"    Climat    Attentat à Strasbourg    Brexit    Emmanuel Macron    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Cities                      Économie  Vinci renonce à réclamer l’argent perdu aux péages « gratuits »                    Économie   Article réservé à nos abonnés Logiciels : le français Dataiku lève plus de 100 millions de dollars                    Chronique   Article réservé à nos abonnés Carburants, contrôle technique : « Pas touche à ma “bagnole” ! »   Jean-Michel Bezat                      Tribune   Article réservé à nos abonnés « Les formes contemporaines de la mobilité continuent à détruire notre environnement »   Collectif               Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      08:06     Planète  Pourquoi s’habiller pollue la planète                         Société  Comment le gilet jaune est devenu un puissant symbole                         Police et justice  Pourquoi est-il si difficile de maintenir l’ordre dans certaines manifestations ?                         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Par  Véronique Cauhapé   Publié aujourd’hui à 07h13, mis à jour à 07h52     Temps de Lecture 4 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                         En Inde, Gabriel (Roman Kolinka) s’apaisera auprès de Maya (Aarshi Banerjee), dans « Maya », de Mia Hansen-Love. LES FILMS DU LOSANGE              L’avis du « Monde » – à voir          S’il est deux qualités dont le cinéma de Mia Hansen-Love ne se départ pas, ce sont l’élégance et la pudeur. Deux qualités que la cinéaste a mises en place dès son premier film (Tout est pardonné, 2007) et qu’elle a su reconduire dans Le Père de mes ­enfants (2009), Un amour de jeunesse (2011), L’Avenir (2016), à travers des récits de ruptures douloureuses, amoureuses et familiales.            Son nouveau long-métrage, Maya, ne déroge pas à cette écriture sensible et discrète que garantit la mise à distance du sujet et de l’étude psychologique des personnages. Une grâce qui permet de suggérer et non d’imposer, de laisser sa part au spectateur, la place qui lui convient d’occuper pour s’identifier à l’endroit où il veut. Sur ce point, Maya ouvre plusieurs pistes, avec une remarquable retenue dont la vertu est d’empêcher de nous y égarer.               Lire le portrait (dans « M ») : Roman Kolinka joue entre l’ombre et la lumière              La beauté du film – et sa délicatesse – tient à cet équilibre qui le préserve des débordements auxquels son histoire l’expose. L’histoire justement. Elle est celle d’un jeune reporter de guerre, Gabriel (Roman Kolinka), qui, après quatre mois de captivité en Syrie, s’apprête à rentrer en France, avec son confrère et compagnon d’infortune, Frédéric (Alex Descas). Dans une chambre d’hôtel impersonnelle, on le voit se préparer avec application, se couper et se raser la barbe, choisir ses vêtements. Rien ne laisse soupçonner le traumatisme subi. Il ne transparaît pas non plus à l’arrivée, sur le tarmac de l’aéroport parisien où l’attendent journalistes, politiques et proches. Ni encore lors de l’examen médical ou de la consultation psychologique dont il affirme d’ailleurs ne pas avoir besoin.          Les séquelles de l’enfermement          Il ne se dit pas grand-chose des séquelles de l’enfermement. Tout juste sont-elles imaginables quand, un matin, Gabriel se réveille en larmes auprès de son ex-petite amie, dont il s’était séparé avant son départ pour la Syrie et qu’il quitte, cette fois, pour de bon. Et peut-être aussi quand il décide de faire une pause de plusieurs mois, loin de son environnement, en Inde, où il a grandi jusqu’à l’âge de 7 ans et où sa mère vit encore.          L’arrivée à Goa lance la seconde partie du film qui, à l’instar du personnage, laisse derrière lui l’épisode qui l’y a conduit. La captivité ne sera plus jamais évoquée. La question étant désormais la parenthèse que s’accorde Gabriel, non tant pour guérir que pour réinvestir le présent. En Inde, il se met à l’écart d’un métier qui l’a toujours conduit sur des terrains en guerre pour réapprendre l’immobilité et le goût des petits riens.           Gabriel et Maya laissent venir un abandon au creux duquel éclosent les émotions          Dans ce pays qui n’a rien de plus sensationnel à lui offrir que la douceur de son quotidien, Gabriel rencontre Maya (Aarshi Banerjee), la fille d’amis de ses parents, à peine sortie de l’enfance dont son visage porte encore les rondeurs. Mais jeune femme néanmoins, noble et pleine d’une sensualité qu’elle ignore, héritière de la culture de son pays et inscrite dans sa modernité. Au fil des jours qui passent, Gabriel et Maya laissent venir un abandon au creux duquel éclosent les émotions. Imperceptiblement, dans cette hésitation qui accompagne le moment de se séparer, dans des regards qui demeurent accrochés l’un à l’autre plus longtemps qu’ils ne le devraient, un amour naît qu’ils accueillent avec une infinie délicatesse. Gabriel cédant à ce qu’il sait impossible, puisqu’il va repartir, Maya succombant à une passion qui lui ressemble, pure et entière.          Avec Maya, Mia Hansen-Love dit avoir souhaité « replacer le corps au centre du film », afin de réparer le vide qu’avait laissé en elle L’Avenir, son précédent long-métrage où l’héroïne renonce à l’amour. Ce désir, qui l’a conduite en Inde, lui a permis de donner chair à des sentiments heureux. Le voyage accompli – et rapporté sans aucune nuance d’exotisme – porte l’empreinte du frémissement qui ranime le souffle. Et Maya, celle d’une embellie qui pousse vers la vie.                          Film français de Mia Hansen-Love. Avec Roman Kolinka, Aarshi Banerjee, Alex Descas (1 h 47). Sur le Web : www.filmsdulosange.fr/fr/film/247/maya                Véronique Cauhapé           Réagissez ou consultez l’ensemble des commentaires               Les plus lus     « Gilets jaunes » : le gouvernement annule, puis rétablit, les mesures annoncées en novembre    En Belgique, grande incertitude après la démission du premier ministre Charles Michel    Fleur Pellerin, une ex-ministre soupçonnée de prise illégale d’intérêts                 Édition du jour Daté du jeudi 20 décembre   Lire le journal numérique                                              Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 20 (75020) 429000 € 43 m2           PARIS 16 (75016) 1545000 € 135 m2           PARIS 06 (75006) 580000 € 52 m2      Recherche                      Dans la même rubrique                         Services      Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 16 (75016) 1776000 € 168 m2           PARIS 06 (75006) 3800000 € 183 m2           PARIS 15 (75015) 780000 € 105 m2      Recherche             Annonces automobiles avec La Centrale           VOLVO S90 33400 € 10           VOLVO XC90 64998 € 38           MERCEDES CLASSE GLK 15100 € 87      Recherche                                          Rubriques  Actualités en direct International Politique Société Économie Les Décodeurs Sport Planète Sciences M Campus Le Monde Afrique Pixels Médias Décodex Vidéos Santé Big browser Disparitions Éducation Argent et placements Emploi Archives     Opinions  Editoriaux Chroniques Analyses Tribunes Blogs    M le Mag  L’époque Le style Gastronomie Voyage Mode   Plats      Culture  Cinéma Télévision Monde des livres Musique Arts BD      Services    Meilleurs retroprojecteurs   Codes Promo   Codes Promo Cdiscount     Formation management     Cours d’anglais     Grammaire et orthographe   Conjugaison   Fêtes des plantes     Citations de film     Sorties d’albums   Jeux Annonces auto Annonces immo    Sites du Groupe  Courrier International La société des lecteurs du Monde La Vie Le HuffPost L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents Source Sûre Le Club de l’économie M Publicité        Newsletters du monde   Recevoir les newsletters du Monde   Applications Mobiles    Sur iPhone Sur Android      Abonnement S’abonner Se connecter Consulter le Journal du jour Évenements abonnés Le Monde Festival La boutique du Monde    Mentions légales Charte du Groupe Politique de confidentialité Gestion des cookies Conditions générales Aide (FAQ)      Suivez Le Monde   Facebook Youtube Twitter   Instagram Snapchat Fils RSS        
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ Le cinéaste Alvaro Delgado-Aparicio met en lumière les traditions ancestrales du Pérou.
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Par  Véronique Cauhapé   Publié aujourd’hui à 07h11, mis à jour à 07h11     Temps de Lecture 4 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                         Le fils Segundo (Junior Bejar Roca) et son père Noé (Amiel Cayo) dans « Mon père », d’Alvaro Delgado-Aparicio. DAMNED DISTRIBUTION              L’avis du « Monde » – à voir          Sans le regard de l’enfant, il n’est rien à voir. Les premières minutes de Mon père en témoignent qui, sur écran noir, laissent passer une voix off : « De gauche à droite, il y a une femme habillée en mauve, elle n’a pas de boucles d’oreilles. Elle a coiffé ses cheveux et les a mis sur le côté droit. Puis il y a une fille en robe rose avec des petites roses… » L’affaire est entendue avant d’être visible.            La voix est celle de Segundo (Junior Bejar Roca), jeune garçon de 14 ans qui, les yeux obstrués par la main de son père, Noé (Amiel Cayo), décrit de mémoire la scène qu’il a observée auparavant. Un groupe d’une quinzaine de personnes, grands-parents, parents, frères et sœurs, progéniture, en train de poser pour la « photo » de famille. Une photo qui, dans cette région montagneuse du Pérou, prend la forme en trois dimensions d’un retable, petite boîte dans laquelle chaque personne est modelée et peinte en figurine, à l’identique du réel. La tâche revient, cette fois, à Segundo.          Car cet art traditionnel andin qui a fait la gloire de son père trace désormais le chemin du fils. C’est à travers le regard de ce dernier que l’histoire va nous être révélée, comme l’a suggéré le procédé subjectif utilisé à l’ouverture du film. Et comme l’atteste ensuite la mise en scène, miroir formel des bouleversements auxquels va être exposé Segundo. La symétrie des lignes qui structure d’abord le cadre prendra progressivement la tangente au profit de perspectives instables. A l’image des certitudes du jeune homme qui vacillent quand une révélation l’oblige à les revisiter. Cette cohérence entre le récit et la narration cinématographique qui l’illustre fait de ce premier film d’Alvaro Delgado Aparicio une réussite.           L’apprentissage dont le réalisateur saisit toute la poésie, tisse un lien profond qui isole du reste du monde          Tout prend sa place dans l’atelier où, dans un climat de tendre complicité, le père explique et corrige le fils, dans chacun de ses gestes, au moment de la préparation de la pâte composée de plâtre et de pomme de terre, du façonnage des figurines, et de leur installation minutieuse dans le retable. L’apprentissage dont le réalisateur saisit toute la poésie, tisse un lien profond qui isole du reste du monde. Dehors, les bêtes de la ferme peuvent bien s’agiter, et la lumière brûler les paysages. A l’abri des murs, le père et le fils possèdent un univers qui n’appartient qu’à eux.          Il n’est cependant pas d’abri qui puisse protéger de toutes les secousses extérieures. Segundo en fait la dure expérience, quand lui est livré, depuis l’arrière d’un camion, le secret inavouable de Noé. La découverte conduit dès lors le fils à s’émanciper d’un modèle qui l’avait construit et dont l’image soudain corrigée le brise. Le film porte sur ce point de rupture qui contraint un adolescent à troquer un enseignement contre un autre. Entre le premier qui l’attache au père et le second qui l’en sépare Segundo aura vu ses repères exploser puis prendre un nouvel ordre.          Architecture labyrinthique          Les conséquences de ce secret dans la vie de l’adolescent, le film les éclaire à chaque étape, à travers une esthétique où la lumière s’oppose aux clairs-obscurs, des couleurs flamboyantes des rues à la noirceur des lieux intimes, où les champs-contre-champs renvoient aux personnages leurs propres figurines. Portes et fenêtres s’ouvrent et se referment sur des paysages immenses, des logis exigus et des retables plus petits encore, formant une architecture labyrinthique à travers laquelle Segundo aura à trouver sa voie.          Touchant par cet air appliqué qu’il prête à chaque chose, l’adolescent s’essaie comme il peut à détecter un point d’horizon que, de son côté, ne cesse d’interroger Alvaro Delgado-Aparicio dans son langage cinématographique. Un langage qui installe son propos autant qu’il questionne son mode de représentation.                          Film allemand, norvégien et péruvien d’Alvaro Delgado-Aparicio. Avec Junior Bejar Roca, Amiel Cayo, Magaly Solier (1 h 41). Sur le Web : www.damneddistribution.com/retablo                Véronique Cauhapé           Réagissez ou consultez l’ensemble des commentaires               Les plus lus     « Gilets jaunes » : le gouvernement annule, puis rétablit, les mesures annoncées en novembre    En Belgique, grande incertitude après la démission du premier ministre Charles Michel    Fleur Pellerin, une ex-ministre soupçonnée de prise illégale d’intérêts                 Édition du jour Daté du jeudi 20 décembre   Lire le journal numérique                                              Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 15 (75015) 640000 € 64 m2           PARIS 15 (75015) 555000 € 53 m2           PARIS 16 (75016) 999000 € 96 m2      Recherche                      Dans la même rubrique                         Services      Annonces automobiles avec La Centrale           VOLVO XC60 49800 € 28           ROLLS ROYCE CORNICHE 52000 € 33           VOLVO XC90 10990 € 78      Recherche                         Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 15 (75015) 469000 € 46 m2           PARIS 16 (75016) 6113800 € 556 m2           PARIS 18 (75018) 2070000 € 110 m2      Recherche                              Rubriques  Actualités en direct International Politique Société Économie Les Décodeurs Sport Planète Sciences M Campus Le Monde Afrique Pixels Médias Décodex Vidéos Santé Big browser Disparitions Éducation Argent et placements Emploi Archives     Opinions  Editoriaux Chroniques Analyses Tribunes Blogs    M le Mag  L’époque Le style Gastronomie Voyage Mode   Plats      Culture  Cinéma Télévision Monde des livres Musique Arts BD      Services    Meilleurs retroprojecteurs   Codes Promo   Codes Promo Cdiscount     Formation management     Cours d’anglais     Grammaire et orthographe   Conjugaison   Fêtes des plantes     Citations de film     Sorties d’albums   Jeux Annonces auto Annonces immo    Sites du Groupe  Courrier International La société des lecteurs du Monde La Vie Le HuffPost L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents Source Sûre Le Club de l’économie M Publicité        Newsletters du monde   Recevoir les newsletters du Monde   Applications Mobiles    Sur iPhone Sur Android      Abonnement S’abonner Se connecter Consulter le Journal du jour Évenements abonnés Le Monde Festival La boutique du Monde    Mentions légales Charte du Groupe Politique de confidentialité Gestion des cookies Conditions générales Aide (FAQ)      Suivez Le Monde   Facebook Youtube Twitter   Instagram Snapchat Fils RSS        
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Un film à voir en famille.        Par  Murielle Joudet   Publié aujourd’hui à 07h10, mis à jour à 07h59     Temps de Lecture 4 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                         Emily Blunt dans le rôle de Mary Poppins dans le film de Rob Marshall, « Le Retour de Mary Poppins ». JAY MAIDMENT / DISNEY ENTERPRISES, INC. ALL RIGHTS RESERVED.              L’avis du « Monde » – à voir          C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs succès. Depuis quelques années, Walt Disney Pictures puise dans sa réserve de grands classiques pour en proposer des versions remaniées, en prises de vues réelles : La Belle et la Bête, Le Livre de la jungle, Cendrillon et bientôt Aladdin, Le Roi Lion… Le succès est souvent au rendez-vous, ces nouvelles productions cherchant à s’adresser aussi bien à l’adulte ­nostalgique traumatisé par le premier Dumbo qu’à l’enfant d’aujourd’hui, né avec le numérique et dont le regard s’est aiguisé au contact de superproductions saturées d’effets spéciaux.           Ce film familial veut concilier tentative de modernisation et rétromanie réconfortante          C’est tout l’enjeu du Retour de Mary Poppins, film familial qui veut concilier tentative de modernisation et rétromanie réconfortante. La version de 1964, réalisée par Robert Stevenson, versait déjà dans le passéisme en adaptant le roman éponyme de Pamela L. Travers (1934). C’est dans les sept suites publiées par l’écrivaine jusqu’en 1988 que puise le scénario du Retour de Mary Poppins, installant son intrigue dans le Londres de la Grande Dépression.            On retrouve Michael et Jane, les deux enfants de la version de 1964. Le frère et la sœur devenus adultes, entourés des trois enfants de Michael, sont au bord de la ruine et menacés d’expulsion. La petite famille sera sauvée par la réapparition de leur ancienne gouvernante-magicienne, qui n’a pas pris une ride. Emily Blunt remplace Julie Andrews pour camper Mary Poppins et dépoussière génialement le personnage.          L’habituelle mièvrerie          Pour le reste, le film baigne dans l’habituelle mièvrerie du divertissement familial de Noël. Mais l’enjeu est ailleurs, dans l’orfèvrerie numérique et la débauche d’effets spéciaux que Mary Poppins et les trois enfants traversent comme une série de tableaux successifs. Les progrès actuels donnent forme à quelques moments vertigineux, dont une séquence où, après avoir ébréché un vase d’une très grande valeur, les enfants et leur nurse s’engouffrent dans le décor d’une porcelaine pour aller réparer l’objet. La séquence mêle prises de vues réelles et animation, toute la difficulté étant de rendre crédible les interactions entre personnages en chair et en os et figures animées en 2D. Le défi est relevé avec brio et nous signale que le film appartient moins à son réalisateur qu’à une armada de techniciens (costumiers, décorateurs, équipe des effets spéciaux).          D’un strict point de vue formel, Le Retour de Mary Poppins réussit le pari d’enchevêtrer nostalgie et modernité. Mais à force de vouloir en mettre plein la vue, le film oublie de donner corps à ses personnages et consistance à son histoire. Comme trop souvent dans les superproductions à destination des enfants, le maître mot n’est plus de les émouvoir mais de les impressionner.                          Film américain de Rob Marshall. Avec Emily Blunt, Lin-Manuel Miranda, Ben Whishaw (2 h 11). Sur le Web : disney.fr/films/le-retour-de-mary-poppins et www.facebook.com/marypoppinsreturns                Murielle Joudet           Réagissez ou consultez l’ensemble des commentaires               Les plus lus     « Gilets jaunes » : le gouvernement annule, puis rétablit, les mesures annoncées en novembre    En Belgique, grande incertitude après la démission du premier ministre Charles Michel    Fleur Pellerin, une ex-ministre soupçonnée de prise illégale d’intérêts                 Édition du jour Daté du jeudi 20 décembre   Lire le journal numérique                                              Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 16 (75016) 1100000 € 108 m2           PARIS 11 (75011) 361900 € 31 m2           PARIS 14 (75014) 410000 € 38 m2      Recherche                      Dans la même rubrique                         Services                  Annonces automobiles avec La Centrale           AUDI A7 79890 € 36           VOLVO XC90 64998 € 38           CHEVROLET TRAX 12499 € 67      Recherche             Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 02 (75002) 1030000 € 73 m2           PARIS 16 (75016) 1545000 € 135 m2           Paris (75015) 1390000 € 115 m2      Recherche                              Rubriques  Actualités en direct International Politique Société Économie Les Décodeurs Sport Planète Sciences M Campus Le Monde Afrique Pixels Médias Décodex Vidéos Santé Big browser Disparitions Éducation Argent et placements Emploi Archives     Opinions  Editoriaux Chroniques Analyses Tribunes Blogs    M le Mag  L’époque Le style Gastronomie Voyage Mode   Plats      Culture  Cinéma Télévision Monde des livres Musique Arts BD      Services    Meilleurs retroprojecteurs   Codes Promo   Codes Promo Cdiscount     Formation management     Cours d’anglais     Grammaire et orthographe   Conjugaison   Fêtes des plantes     Citations de film     Sorties d’albums   Jeux Annonces auto Annonces immo    Sites du Groupe  Courrier International La société des lecteurs du Monde La Vie Le HuffPost L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents Source Sûre Le Club de l’économie M Publicité        Newsletters du monde   Recevoir les newsletters du Monde   Applications Mobiles    Sur iPhone Sur Android      Abonnement S’abonner Se connecter Consulter le Journal du jour Évenements abonnés Le Monde Festival La boutique du Monde    Mentions légales Charte du Groupe Politique de confidentialité Gestion des cookies Conditions générales Aide (FAQ)      Suivez Le Monde   Facebook Youtube Twitter   Instagram Snapchat Fils RSS        
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Isabel Coixet adapte un roman de Penelope Fitzgerald en évitant les écueils du film en tweed.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤                             Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                            À la une Retour à la page d'accueil du Monde    En continu   Actualités    En ce moment    Mouvement des "gilets jaunes"    Climat    Attentat à Strasbourg    Brexit    Emmanuel Macron    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Cities                      Économie  Vinci renonce à réclamer l’argent perdu aux péages « gratuits »                    Économie   Article réservé à nos abonnés Logiciels : le français Dataiku lève plus de 100 millions de dollars                    Chronique   Article réservé à nos abonnés Carburants, contrôle technique : « Pas touche à ma “bagnole” ! »   Jean-Michel Bezat                      Tribune   Article réservé à nos abonnés « Les formes contemporaines de la mobilité continuent à détruire notre environnement »   Collectif               Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      08:06     Planète  Pourquoi s’habiller pollue la planète                         Société  Comment le gilet jaune est devenu un puissant symbole                         Police et justice  Pourquoi est-il si difficile de maintenir l’ordre dans certaines manifestations ?                         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Par  Thomas Sotinel   Publié aujourd’hui à 07h09     Temps de Lecture 4 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                         Emily Mortimer dans « The Bookshop », d’Isabelle Coixet. SEPTIÈME FACTORY / A CONTRACORRIENTE FILMS              L’avis du « Monde » – à voir          Il fallait sans doute une Catalane comme Isabel Coixet pour déjouer les pièges tendus par un genre – le film britannique à destination d’un public féminin de plus de 40 ans – qui s’étend du drame historique (Le Discours d’un roi) à la comédie gériatrique (Indian Palace). Comme le premier, The Bookshop est un film en costumes (on est sur la côte méridionale de l’Angleterre, en 1959, mais on croirait que le Blitz menace encore). Comme le second, il est en partie peuplé de personnages d’un âge avancé : un ermite misanthrope, Edmund Brundish (Bill Nighy) et une méchante notable, Violet Gamart (Patricia Clarkson), avec, pour compléter le triangle, une veuve quadragénaire, Florence Green (Emily Mortimer).           Cette adaptation évite aussi bien la comédie sentimentale que la célébration du caractère national, travers récurrents des films en tweed          Heureusement, cette adaptation d’un roman de Penelope Fitzgerald (dont la traduction française porte le titre de La Libraire ou celui de L’Affaire Lolita) évite aussi bien la comédie sentimentale que la célébration du caractère national, travers récurrents des films en tweed. Elle fait de la librairie du titre un champ de bataille où s’opposent la force vitale incarnée par Florence Green – qui ose mettre en vitrine le Lolita de Nabokov – et le conformisme de classe que veut maintenir à tout prix Violet Gamart. Dans ses meilleurs moments, The Book­shop parvient à faire tenir dans le même espace la grandeur de ce combat et la mesquinerie de ses protagonistes, la banalité de la situation et la dimension tragique de leur destin.            Florence Green est revenue dans le village où elle a grandi pour y ouvrir une librairie. Elle y a acquis une bâtisse dans laquelle la terrible Violet Gamart voulait, elle, ouvrir un centre artistique. C’est assez pour que l’intruse suscite la haine de la notable qui mobilise aussi bien ses féaux (un producteur de la BBC à qui James Lance prête une onction insupportable) que les institutions du royaume. Edmund Brundish, dont la réclusion suscite toutes les spéculations dans le village, finit par sortir de sa retraite pour venir au secours de la jeune libraire.          Lumière grise          A moins d’avoir lu le livre de Penelope Fitzgerald, on ne peut deviner ce qui sortira de la situation. Il suffit de prévenir que The Bookshop n’est pas exactement un feel good movie. Même si elle ne parvient pas toujours à articuler les dimensions politique et intime de son histoire, même si elle s’appuie un peu trop sur la lumière grise de la côte anglaise, Isabel Coixet ne détourne pas le regard des souffrances et des destructions que laissent les affrontements qu’elle met en scène.          La performance de Bill Nighy est le meilleur exemple de cette résolution : l’acteur britannique peut se laisser aller à des démonstrations de virtuosité (voir ses performances de vieille rock star dans Still Crazy et Love Actually). Il est ici d’une netteté bouleversante : un spectre vivant qui fait un ultime effort pour se rattacher à la vie. Le scénario l’autorise à s’éloigner des clichés (sa rencontre avec Patricia Clarkson prend un tour inattendu) et les séquences qu’il illumine de sa sombre clarté distinguent The Bookshop du tout-venant de la production britannique.                          Film britannique et espagnol d’Isabel Coixet. Avec Emily Mortimer, Bill Nighy (1 h 53). Sur le Web : www.septiemefactory.com/the-bookshop                Thomas Sotinel           Réagissez ou consultez l’ensemble des commentaires               Les plus lus     « Gilets jaunes » : le gouvernement annule, puis rétablit, les mesures annoncées en novembre    En Belgique, grande incertitude après la démission du premier ministre Charles Michel    Fleur Pellerin, une ex-ministre soupçonnée de prise illégale d’intérêts                 Édition du jour Daté du jeudi 20 décembre   Lire le journal numérique                                              Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 05 (75005) 393700 € 39 m2           PARIS 13 (75013) 1316000 € 159 m2           PARIS 05 (75005) 2690000 € 208 m2      Recherche                      Dans la même rubrique                         Services                  Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 11 (75011) 361900 € 31 m2           PARIS 18 (75018) 476000 € 43 m2           Paris 15ème (75015) 1100000 € 98 m2      Recherche             Annonces automobiles avec La Centrale           FORD MUSTANG 28800 € 72           MERCEDES GLE COUPE 59900 € 36           RENAULT ZOE 8490 € 69      Recherche                              Rubriques  Actualités en direct International Politique Société Économie Les Décodeurs Sport Planète Sciences M Campus Le Monde Afrique Pixels Médias Décodex Vidéos Santé Big browser Disparitions Éducation Argent et placements Emploi Archives     Opinions  Editoriaux Chroniques Analyses Tribunes Blogs    M le Mag  L’époque Le style Gastronomie Voyage Mode   Plats      Culture  Cinéma Télévision Monde des livres Musique Arts BD      Services    Meilleurs retroprojecteurs   Codes Promo   Codes Promo Cdiscount     Formation management     Cours d’anglais     Grammaire et orthographe   Conjugaison   Fêtes des plantes     Citations de film     Sorties d’albums   Jeux Annonces auto Annonces immo    Sites du Groupe  Courrier International La société des lecteurs du Monde La Vie Le HuffPost L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents Source Sûre Le Club de l’économie M Publicité        Newsletters du monde   Recevoir les newsletters du Monde   Applications Mobiles    Sur iPhone Sur Android      Abonnement S’abonner Se connecter Consulter le Journal du jour Évenements abonnés Le Monde Festival La boutique du Monde    Mentions légales Charte du Groupe Politique de confidentialité Gestion des cookies Conditions générales Aide (FAQ)      Suivez Le Monde   Facebook Youtube Twitter   Instagram Snapchat Fils RSS        
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Par  Thomas Sotinel   Publié aujourd’hui à 06h32, mis à jour à 07h52     Temps de Lecture 5 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                Article réservé aux abonnés                   Rupert Everett, le 27 novembre. LUDOVIC CARÈME / MODDS POUR « LE MONDE »             En 1984, le monde lui semblait à portée de main. Rupert Everett avait 25 ans. Après avoir triomphé sur scène à Londres dans le rôle principal d’Another Country, pièce inspirée de la jeunesse de l’espion Guy Burgess, il reprenait le rôle à l’écran sous la direction d’un réalisateur prometteur, ­Marek Kaniewska. Le film était ­retenu à Cannes, la critique portait aux nues le jeune acteur à la moue arrogante.               Lire la critique de « The Happy Prince » : La figure complexe de l’écrivain sculptée dans ses moindres détails              Devenu de son propre aveu une diva capricieuse, Rupert Everett partit pour Hollywood à l’invitation d’Orson Welles, qui mourut sans lui avoir donné le rôle promis, multiplia les apparitions dans des films oubliables et depuis oubliés (Chronique d’une mort annoncée, de Francesco Rosi, Hearts of Fire, de Richard Marquand, dans lequel il partageait l’affiche avec Bob Dylan) avant de choisir de s’exiler en France.          Il compte parmi les premiers acteurs à avoir publiquement fait état de son homosexualité et, si l’on compare sa carrière à celle de son contemporain Hugh Grant, lui aussi révélé par un rôle de personnage gay (Maurice, de James Ivory, en 1987), on peut croire Rupert Everett quand il ­affirme que son coming out n’a pas été la plus profitable des décisions professionnelles.          Lecteur, acteur et dévot          On l’a revu, depuis la fin de la décennie 1980, entre autres, dans le rôle du meilleur ami gay du ­Mariage de mon meilleur ami, en 1997. On a pu lire sa version de ses mésaventures dans Tapis rouges et autres peaux de banane (2008), recueil de souvenirs plutôt spirituel (un autre volume a suivi qui n’a pas été traduit).          Et l’on n’est pas tout à fait étonné que ce chemin l’ait mené jusqu’à Oscar Wilde. A presque 60 ans, Rupert Everett, qui pratique l’auteur irlandais depuis sa petite enfance, en lecteur, en acteur et en dévot, s’est décidé à passer à la réalisation pour se mettre en scène dans un récit des dernières années de la vie de l’auteur du Portrait de Dorian Gray, mort à 46 ans dans un hôtel parisien, trois ans après avoir été libéré des geôles anglaises où l’avait conduit la loi réprimant l’homosexualité.          Dans la suite du palace parisien où il donne les interviews qui précèdent de quelques semaines la sortie parisienne du film, Rupert Everett ne ressemble en rien à l’être boursouflé, usé par la prison et la persécution que l’on voit dans The Happy Prince (titre emprunté à un conte pour enfant publié par Wilde en 1888).                                           La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter   Abonnez-vous à partir de 1 €     Accéder à tous les contenus du Monde en illimité.    Soutenez le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante.    Participez à des événements artistiques et culturels partout en France.    Voir plus          Dans la même rubrique       Les abonnés lisent aussi...              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