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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-1"> ¤ Face au nationalisme revendiqué par Trump, le message martelé dimanche par Macron et les dirigeants invités a été celui de l’unité européenne.
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Par Le Monde   Publié aujourd’hui à 11h29, mis à jour à 12h32     Temps de Lecture 3 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                         Emmanuel Macron et les chefs d'Etats invités arrivent sous l'Arc de Triomphe, à Paris, pour participer à la cérémonie de célébration du centième anniversaire de l'Armistice du 11 novembre 1918, dimanche 11 novembre 2018. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE / FRANCH-POLITICS POUR LE MONDE             Editorial du « Monde ». Il y avait deux façons de marquer le centenaire de la Grande Guerre, une fois reconnues les graves imperfections de la paix conclue après l’Armistice. On pouvait célébrer une unité factice, saluer respectueusement la présence à Paris du président américain, leader du monde libre, suivant l’expression consacrée, et, avec le président russe, se féliciter que ces puissances ne soient pas en guerre les unes avec les autres. Ou bien l’on pouvait souligner les menaces qui mettent de nouveau cette paix en péril, rongent la démocratie et divisent le camp occidental.          Dimanche 11 novembre, à Paris, Emmanuel Macron a choisi la seconde.          Le président français a décidé que l’affirmation des valeurs qui sous-tendent les régimes démocratiques l’emporte désormais sur l’unité transatlantique, tant l’heure est grave. En déclarant, dans le discours qu’il a prononcé devant près de 80 chefs d’Etat et de gouvernement à l’Arc de triomphe, que « le patriotisme est l’exact contraire du nationalisme », en poussant l’opposition entre les deux concepts jusqu’à qualifier le nationalisme de « trahison du patriotisme », en fustigeant ces nationalistes qui disent « nos intérêts d’abord et qu’importe les autres ! », M. Macron s’adressait, certes, d’abord, à ceux de ses concitoyens qui sont tentés par cette idéologie. Mais le message visait tout aussi directement le président Donald Trump, assis au premier rang de la tribune des dirigeants, à quelques mètres de lui.               Document : Le discours d’Emmanuel Macron à l’Arc de Triomphe              Trop de contentieux transatlantiques                      Ludovic Marin / AP             Ce n’est pas la première fois qu’Emmanuel Macron s’oppose publiquement à un président des Etats-Unis qui revendique son nationalisme et proclame haut et fort sa devise, « America first ». Il l’a fait en avril, à Washington même, dans un discours ovationné par le Congrès américain. M. Trump n’avait pas paru, à l’époque, en prendre ombrage : leurs relations étaient encore chaleureuses, presque complices.            Ce n’est plus le cas. Trop de contentieux transatlantiques, sur le climat, sur l’Iran, sur le commerce, sur Israël et la Palestine, sur la sécurité de l’Europe, ont révélé aux Européens la vraie nature de la fracture avec l’administration américaine : elle ne porte pas sur des incidents de parcours, mais sur les valeurs, sur le multilatéralisme et sur la vision des relations internationales. M. Trump et M. Macron ont échangé des propos aigres-doux par Tweet et interviews interposés, avant et après ces cérémonies du 11-Novembre, et le président des Etats-Unis a affiché une mine maussade tout au long de son séjour parisien.          Si le socle n’est plus américain, alors il doit être européen. Le message martelé par les dirigeants invités à prendre la parole, en priorité dimanche, la chancelière Angela Merkel et le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a été celui de l’unité européenne. Le président Macron a fait le choix très politique de mettre soigneusement en scène, samedi et dimanche, à Compiègne puis à Paris, sa proximité avec la chancelière et la solidité du lien franco-allemand – pourtant très flottant en cette phase de turbulences politiques allemandes. Berlin a accompagné ce mouvement en déléguant à Londres, pour la première fois aux cérémonies du 11-Novembre, le président Frank-Walter Steinmeier, qui s’est incliné devant le cénotaphe : une façon de montrer que l’Europe continuera d’exister au-delà du Brexit, et que l’Allemagne y prendra sa part.          L’ombre au tableau est, hélas !, évidente : l’Europe est elle-même divisée, soumise aux mêmes courants nationalistes que celui qui a porté Donald Trump au pouvoir. Au sein de l’Union européenne, le nombre de gouvernements, soit dominés par des partis nationalistes, soit affaiblis par des coalitions fragiles, augmente. En comparaison, fort de ses pouvoirs présidentiels, de sa majorité au Parlement et de son mandat de cinq ans, M. Macron apparaît aujourd’hui comme le dirigeant le plus solide pour mener, contre le nationalisme, le combat du patriotisme, thème sans doute plus rassembleur que celui d’un « progressisme » mal défini. Encore faut-il que son assise nationale ne s’effrite pas inexorablement.                 Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Centenaire 11-Novembre : face à Trump, Macron et Merkel jouent la carte de l’unité                Le Monde          Voir les réactions             Les plus lus     Route du rhum : l’incroyable victoire de Francis Joyon    11-Novembre : les Femen forcent la sécurité de Donald Trump    Route du rhum : François Gabart à l’arrêt et sous la menace de Francis Joyon                 Édition du jour Daté du mardi 13 novembre  Lire le journal numérique                       Annonces automobiles avec La Centrale           SKODA RAPID 11990 € 69           INFINITI Q50 19500 € 41           FERRARI F355 95000 € 72      Recherche                          Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 04 (75004) 2990000 € 150 m2           PARIS 17 (75017) 1280000 € 107 m2           PARIS 14 (75014) 1195000 € 82 m2      Recherche                         Dans la même rubrique                                Services        Annonces automobiles avec La Centrale           DACIA DOKKER 8450 € 33           DODGE NITRO 8990 € 67           FERRARI F355 95000 € 72      Recherche                 Codes Promos avec Global Savings Group     SFR rembourse 100€ sur votre résiliation  I-run vous propose -15% sur les chaussures  -10€ sur tous les vols Volotea  Frais de dossiers offerts chez Air France  6€ de réduc en parrainant un ami sur Groupon  -10€ dès 69€ d'achat sur La Redoute  Livraison gratuite en magasin Maison du Monde  -10€ dès 50€ sur 1ere commande sur Amazon     Toutes les offres              Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 16 (75016) 4600000 € 181 m2           PARIS 16 (75016) 1540000 € 88 m2           PARIS 10 (75010) 950000 € 82 m2      Recherche                               En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-2"> ¤ Il est le chaînon manquant entre le jazz afro-cubain et la nouvelle vague du jazz britannique. Rencontre avec le trompettiste cubain Yelfris Valdés.
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Yelfris Valdés : « Le nouveau jazz britannique est la nouvelle pop »

Il est le chaînon manquant entre le jazz afro-cubain et la nouvelle vague du jazz britannique. Rencontre avec le trompettiste cubain Yelfris Valdés.



LE MONDE
 |    12.11.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
12.11.2018 à 14h36
    |

                            Yannick Le Maintec








                        


Il s’était fait remarquer sur le Black Focus de Yussef Kamaal. Yelfris Valdés est un des trompettistes les plus demandés de Londres, aussi à l’aise dans un hommage à Donald Byrd ou Freddie Hubbard que sur le Songbook de Cachao. Son premier EP, The World of Eshu Dina, sorti en début d’année, s’inspire de la Fourth World Music de Jon Hassell, mélange de rythmes traditionnels et de technologies électroniques.
« Le jazz et la salsa » a rencontré Yelfris Valdés le lendemain du concert qu’il a donné le 18 octobre 2018 au London Latin Jazz Festival.

   


Yelfris, quelle est votre formation musicale ? 
La formation à Cuba est exclusivement classique. Je joue de la trompette depuis l’âge de huit ans. Quand vous sortez de l’ISA (Instituto Superior de Arte), vous avez étudié la musique pendant quinze ans.
Vous venez d’une famille de musiciens ?
Absolument pas. Je suis le premier. Très tôt, mon père a remarqué que j’étais doué pour le rythme, j’ai passé des tests et ils furent excellents. Je voulais être percussionniste mais ça n’était pas possible, alors j’ai choisi la trompette.
Est-il vrai que vous avez fait votre première tournée internationale à l’âge de 16 ans ? 
C’est exact. J’ai fait ma première tournée à l’étranger avec Carlos Maza, un musicien Chilien établi à Cuba. Le répertoire était jazz avec des éléments folks, afro-cubains et d’autres influences. Mon premier concert était à Jazz à Vienne [avec Yuvisney Aguilar que nous avons rencontré il y a quelques semaines]. J’étudiais encore au conservatoire.

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Comment êtes-vous rentré dans Sierra Maestra ?
Je faisais mon armée. C’est obligatoire à Cuba, entre le conservatoire et l’université. Vers la fin de la deuxième année, un camarade m’a dit : « Sierra Maestra fait passer des auditions. C’est demain le dernier jour, il faut que tu y ailles ! » Ils étaient déjà très connus à l’époque, moi j’étais un gamin. J’y suis allé, ils avaient déjà choisi quelqu’un. Ma façon de jouer leur a plu. Ils m’ont dit que si l’occasion se présentait, on m’appellerait.
Et c’est ce qu’ils ont fait. Trois mois après, je faisais partie du groupe. J’ai joué avec Sierra Maestra pendant les quatre années de ma période universitaire. C’était fou, mes profs jouaient avec Omara Portuondo et le Buena Vista Social Club, et moi avec Sierra Maestra. Ils me disaient : « Yelfris, on n’a plus rien à t’apprendre ! »
Qu’est-ce qui vous a décidé à quitter Sierra Maestra pour vous installer à Londres ?
J’ai joué pendant dix ans avec Sierra Maestra. J’ai fait beaucoup de rencontres. J’ai commencé à écrires les arrangements, mes propres compositions. Je voulais amener ma musique vers d’autres styles. À Cuba, la musique était principalement salsa, timba, et maintenant reggaeton. Je voulais explorer de nouveaux horizons.



Quand avez-vous découvert le jazz ? Très tôt, autour de dix ans. Vous savez, à Cuba, tout le monde est fanatique de musique. même quand on ne l’étudie pas.
Quel album ?
Wynton Marsalis : Think of One ! Ça m’a retourné le cerveau.
Comment faisiez-vous pour explorer cette musique à Cuba ?
Les musiciens qui voyageaient ramenaient des cassettes, et plus tard des CDs. Lorsque l’album perdu de John Coltrane est sorti, tout le monde se battait pour l’avoir.
C’était compliqué de jouer du jazz pendant vos études ? 
À l’école, vous n’avez pas le droit, bien sûr. C’est une éducation très stricte, uniquement classique, l’école russe. On vous apprend des gestes subtils, extrêmement précis. Si vous jouez du jazz ou de la pop, ça peut altérer cette précision. Pour jouer du jazz, il fallait se cacher.
Vous vous souvenez de votre premier concert de jazz ?
C’était avec Oscar Valdés, un des musiciens d’Irakere. Quand ils se sont séparés, il a fondé Diákara. Du jazz afro-cubain. C’était magnifique. On a joué pendant huit ans ensemble. J’ai énormément appris avec lui.
Quels sont vos jazz(s) ?
Je ne saurai vous dire. J’aime tous les styles, peu importe l’origine. Si une chose m’intéresse, je vais la réimaginer, la recréer à ma façon.
Votre musique n’est pas vraiment du jazz afro-cubain, n’est-ce pas ?
J’aimerais pouvoir me débarrasser de l’étiquette cubaine. J’ai plus à donner que la musique cubaine.
Vous avez beaucoup joué avec la nouvelle scène du jazz UK [incarnée par Shabaka Hutchings ou Yussef Kamaal]. Votre EP s’inscrit dans cette mouvance. Quel est votre regard sur ce mouvement ?
C’est formidable ce qui se passe en ce moment à Londres. Les jeunes consomment la musique, ils achètent des CDs, c’est la nouvelle pop ! C’est formidable, vraiment.



Yelfris Valdés : The World of Eshu Dina (2018, EC1 Studios)

London Latin Jazz festival, de classiques en surprises
Sixième édition pour le London Latin Jazz Fest qui s’est déroulé à Londres du 16 au 21 octobre 2018. Il y a deux ans le créateur du festival, le pianiste Alex Wilson, confiait les clefs à sa jeune consœur Eliane Correa. La manifestation se veut une vitrine de la scène latine locale. Contrat rempli avec la formation latin jazz de la maîtresse des lieux, le projet monté pour l’occasion par le percussionniste vénézuélien Ernesto Marichales et l’orchestre salsa du vétéran Roberto Pla.
Que retenir de cette édition ? La démonstration de jazz(s) donnée jeudi soir par le trompettiste cubain Yelfris Valdés. Un premier morceau de trente minutes sans interruption a plié le match, du grand classissisme au latin jazz, en passant par le tempo plus dansant de la nouvelle vague UK. Il a suffi ensuite au trompettiste de dérouler toute la palette de son art, une formalité, avant un final sous forme de marching band pour une dernière touche sucrée. On ressort ébloui, les oreilles vibrantes encore de notes cristallines.
Au menu samedi soir soupe à la grimace. La tête d’affiche du festival, la chanteuse cap-verdienne Elida Almeida n’avait pas réussi à obtenir son visa pour le Royaume-Uni. Plan B : Aleh Ferreira, ancien chanteur du groupe brésilien Banda Black Rio. Vous savez quoi ? Ce fut formidable. Sold out ! Aleh est populaire dans la diaspora brésilienne. Samba, bossa, funk brésilien, une atmosphère magique a enveloppé le Pizza Express Live de Soho, le bonheur d’un moment qui n’aurait jamais dû avoir lieu.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-3"> ¤ Le gouvernement israélien s’apprête à modifier la loi sur la culture et les arts afin de pouvoir réduire le financement d’œuvres qui manqueraient de loyauté envers l’Etat. Un collectif d’acteurs du cinéma israélien et international demande le retrait de ce texte.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-3"> ¤                              Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                           À la une Retour à la page d'accueil du Monde    En continu   Actualités    En ce moment    Route du rhum    Commémorations du 11-Novembre    Éducation    Brexit    Climat    Midterms 2018    Immigration en Europe    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Économie  Ciblé par un réseau d’escrocs, le groupe Pathé a perdu plus de 19 millions d’euros                    Économie   Article réservé à nos abonnés Logiciel libre : les limites du modèle du bénévolat                    Chronique   Article réservé à nos abonnés « Entre fluctuation de la production et hausse du dollar, le prix de l’essence n’a pas fini de faire le yoyo »   Philippe Escande éditorialiste économique au « Monde »                     Tribune   Article réservé à nos abonnés « L’Europe a cessé d’être invisible, c’est une évolution positive »   Agnès Bénassy-Quéré Professeur à l'Ecole d'Economie de Paris, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne              Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      09:10     Yémen  Comprendre les origines de la guerre et l’état catastrophique du Yémen                         Commémorations du 11-Novembre  Pourquoi des archives de la première guerre mondiale sont mises en scène                    02:16     Midterms 2018  Qui est Alexandria Ocasio-Cortez, plus jeune élue du Congrès ?                         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Un collectif d’acteurs du cinéma israélien et international demande le retrait de ce texte.       Publié aujourd’hui à 07h00, mis à jour à 07h00     Temps de Lecture 4 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                   La ministre de la culture israélienne Miri Regev, en 2016. POOL New / REUTERS             Tribune. Au cours de ces vingt dernières années, le cinéma israélien a connu un formidable épanouissement. Films de fiction, documentaires, courts-métrages, films expérimentaux, il occupe une place de choix dans le 7e art international. Ce foisonnement n’est pas le fruit du hasard. En 1999, la loi sur le cinéma et l’investissement de fonds publics importants dans des institutions soutenant la production de films en ont été un des moteurs importants. Les accords de coproduction avec de nombreux pays ont encouragé des investisseurs européens et canadiens à participer à des productions israéliennes, contribuant ainsi à élever leur niveau. Il faut ajouter un élément décisif : l’ouverture d’esprit. Nombre de ces films ont porté un regard critique sur la situation dans le pays, et l’ouverture avec laquelle ils y ont été accueillis témoignent d’une culture cinématographique saine.          Mais le gouvernement israélien s’apprête à modifier la loi sur la culture et les arts, avec un texte appelé « Loi sur la loyauté dans la culture ». Si cette loi est votée, la ministre de la culture Miri Regev aura les moyens de réduire les budgets d’organes soutenus par son ministère, dans les cas où ces derniers produisent des œuvres qui nient l’existence d’Israël comme Etat juif et démocratique ; qui incitent au racisme, à la violence et à la terreur ; qui soutiennent la lutte armée et les actes terroristes d’un pays ennemi ou d’une organisation terroriste contre Israël ; qui traitent la fête de l’Indépendance ou le jour de la fondation de l’Etat comme un jour de deuil ; qui comprennent des actes de dégradation ou d’outrage au drapeau national ou à un des symboles de l’Etat.          Bien que la loi n’ait pas encore été votée, un des grands organismes de soutien à la production de films israéliens a déjà introduit une clause de « loyauté » dans ses contrats. En les signant, chaque producteur s’engage à respecter les cinq points énoncés ci-dessus et porte l’entière responsabilité d’une éventuelle violation de cette loi. Une fois la loi votée, elle sera reprise dans les contrats de production.          Ajoutons quelques mots sur cette loi : le cinéma n’a pas pour vocation d’inciter à la violence, au racisme ou à la terreur. La législation israélienne comporte déjà un nombre suffisant de lois destinées à faire face à ce genre d’incitations.          Un avenir incertain, voire sinistre          Pourquoi n’aurions-nous pas la possibilité de débattre sur des sujets aussi essentiels que « le caractère juif et démocratique » de l’Etat d’Israël ? Il s’agit là d’une question qui appelle en toute légitimité un débat critique, son interdiction est une atteinte importante à la liberté d’expression.                                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    Abonnez-vous à partir de 1 €       Dans la même rubrique                Contre le nationalisme, un front fragile                    Article réservé à nos abonnésAttentats du 13-Novembre : « Promouvoir un musée mémorial n’est pas prioritaire »                    Article réservé à nos abonnés« A droite comme à gauche, on a daubé sur une “itinérance mémorielle” qui rime si bien avec déshérence industrielle »             Les abonnés lisent aussi...                recit  Quand les pleurs d’un bébé deviennent un dilemme philosophique Du 9 au 11 novembre, le Forum philo « Le Monde » Le Mans propose trois jours d’échanges sur le thème : « Tous philosophes ? » Illustration. 0 min de lecture                    analyse     Rémi Dupré    Article réservé à nos abonnésAprès les « Football Leaks », le fair-play financier en question Analyse. Les limites juridiques et politiques de ce dispositif introduit par l’UEFA en 2011 sont au cœur des récentes révélations, explique le journaliste du « Monde », Rémi Dupré. 4 min de lecture                    analyse     Jean-Pierre Stroobants    Article réservé à nos abonnés« Bye Bye, Belgium » : quand la réalité rejoint la fiction Les municipales du 14 octobre avaient valeur de test. Résultat : la partie francophone du pays glisse nettement à gauche tandis que la Flandre s’ancre un peu plus encore à droite. Si les électeurs belges reproduisaient ce résultat lors du scrutin législatif de mai 2019, c’est un remake de l’émission culte de la RTBF. 4 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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Par  Jean-Michel Bezat   Publié aujourd’hui à 06h34, mis à jour à 15h44     Temps de Lecture 4 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                   A la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette, à Ablain-Saint-Nazaire, le 8 novembre, cinquième jour du parcours du souvenir d’Emmanuel Macron. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE / FRENCH-POLITICS POUR LE MONDE             Chronique. Emmanuel Macron a enfilé son bleu de chauffe. Depuis Pont-à-Mousson jusqu’à Lens en passant par Charleville-Mézières et Maubeuge, il ne s’est pas seulement livré à une « itinérance mémorielle », du 4 au 10 novembre, sur les traces de la Grande Guerre. Le président de la République a aussi arpenté ces terres du Grand-Est et des Hauts-de-France saignées par plusieurs décennies de désindustrialisation : hauts-fourneaux réduits à des squelettes de ferraille, puits de mines condamnés, verreries et briqueteries disparues, filatures reconverties en musées. Industrie, in memoriam…          Du Rassemblement national à La France insoumise et des Républicains à ce qu’il reste du PS, on a daubé sur une « itinérance mémorielle » qui rime si bien avec « déshérence industrielle ». L’affaire est entendue : un chantre de la « start-up nation » ne saurait avoir d’ambition pour revivifier ces vieilles terres d’industrie. Un ancien banquier de Rothschild serait indifférent, forcément indifférent au sort des « cols bleus ». La caricature démagogique tient parfois lieu d’argument. Candidat, Macron avait pourtant posé un diagnostic partagé par nombre de politiques, de patrons et d’économistes.                 Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Centenaire du 11-Novembre : Emmanuel Macron sur les traces de la Grande Guerre              L’industrie a trop longtemps souffert d’un « triple déficit » d’investissements productifs, d’innovation et de formation adéquate. Sa compétitivité a aussi été bridée par le coût du travail et ses produits sont handicapés par des prix excessifs pour leur positionnement en milieu de gamme. Autant de facteurs qui expliquent la baisse des emplois manufacturiers, tombés de 4 millions à 2,8 millions en un quart de siècle, et un décrochage industriel plus brutal en France que dans les autres pays européens. Ce diagnostic sans fard n’en fait pas un fossoyeur de l’industrie.          Le goût amer des engagements bafoués          En Lorraine, le chef de l’Etat a réaffirmé qu’il n’a « jamais cru au mythe d’une France sans usines » et que « notre pays ne serait plus tout à fait lui-même sans une industrie conquérante ». Mais quelle industrie ? Macron se réclame volontiers de l’économiste autrichien Joseph Schumpeter, théoricien de la « destruction créatrice » - et plus que jamais à l’œuvre dans un monde bousculé par d’incessantes percées technologiques. « Schumpétérien » autoproclamé, il marche sur une périlleuse ligne de crête : jusqu’où aller pour sauver une entreprise sans la maintenir en survie artificielle ?                                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Les limites juridiques et politiques de ce dispositif introduit par l’UEFA en 2011 sont au cœur des récentes révélations, explique le journaliste du « Monde », Rémi Dupré. 4 min de lecture                    analyse     Jean-Pierre Stroobants    Article réservé à nos abonnés« Bye Bye, Belgium » : quand la réalité rejoint la fiction Les municipales du 14 octobre avaient valeur de test. Résultat : la partie francophone du pays glisse nettement à gauche tandis que la Flandre s’ancre un peu plus encore à droite. Si les électeurs belges reproduisaient ce résultat lors du scrutin législatif de mai 2019, c’est un remake de l’émission culte de la RTBF. 4 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-5"> ¤ Analyse. La loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique mettra notamment les locataires HLM des zones tendues sur la sellette, estime la journaliste du « Monde » Isabelle Rey-Lefebvre.
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Midterms 2018  Comment Trump cherche à faire de l’immigration l’enjeu des « midterms »             Opinions      Opinions   Editoriaux   Chroniques   Analyses   Tribunes   Blogs                      Chronique   Article réservé à nos abonnés « A droite comme à gauche, on a daubé sur une “itinérance mémorielle” qui rime si bien avec déshérence industrielle »   Jean-Michel Bezat chroniqueur au « Monde »                     Tribune   Article réservé à nos abonnés Attentats du 13-Novembre : « Promouvoir un musée mémorial n’est pas prioritaire »   Isabelle Backouche Directrice d’études à l’EHESS                     Éditorial  Contre le nationalisme, un front fragile                    Éditorial  Taxe sur les GAFA : le blocage allemand             Culture      Culture   Cinéma   Télévision   Livres   Musiques   Arts   Scènes                      Entretien   Article réservé à nos abonnés Cinéma : « Il y a eu un apport considérable des juifs à la culture autrichienne »                    Livres   Article réservé à nos abonnés « Femmes à Boches » : les stigmates du corps féminin à la loupe                    Télévisions & Radio  « Millénium », dans sa version télévisée suédoise                    Culture  L’album posthume de Johnny dépasse le million d’exemplaires             M le mag      M le Mag   L'actu   L'époque   Le style   Gastronomie   Voyage   Mode   Les Recettes du Monde                      L'époque  Beau ou laid, aimer notre sexe est une question d’éthique                    Actu   Article réservé à nos abonnés Adèle Haenel, le jeu sacré                    L'époque   Article réservé à nos abonnés S’aimer comme on se quitte : « Elle épluche tout le temps mes messages, c’est insupportable, son insécurité permanente »                    L'époque   Article réservé à nos abonnés En cuisine, on soigne les préliminaires             Services    Services   Guides d'achat   Codes Promo   Formation professionnelle   Cours d'anglais   Cours d'orthographe et grammaire   Conjugaison   Dictionnaire de citations   Annonces auto   Annonces immo   Jardinage   Jeux   Paroles de chansons       Suppléments partenaires  Les clés de demain    Services Le Monde  Évènements abonnés Le Monde Festival Boutique Le Monde Newsletters   Decodex Données du Monde Le Club de l'économie         Recherche                                       Idées        « La loi Elan est marquée par une dérégulation du secteur, avec un retrait de l’Etat »  Analyse. La loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique mettra notamment les locataires HLM des zones tendues sur la sellette, estime la journaliste du « Monde » Isabelle Rey-Lefebvre.        Par  Isabelle Rey-Lefebvre   Publié aujourd’hui à 06h00, mis à jour à 16h01     Temps de Lecture 4 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés       Analyse. Adoptée définitivement le 16 octobre par un vote du Sénat, la loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (loi ELAN) sera bientôt promulguée, une fois que le Conseil constitutionnel aura examiné le recours de la gauche sur l’accessibilité au logement pour les handicapés. Ce texte fleuve, qui comporte déjà 270 articles sur des sujets très variés, est cependant incomplet.          Il devrait être suivi par une bonne dizaine d’ordonnances sur des domaines aussi vastes que, par exemple, la copropriété, et par de nombreux décrets d’application. Ce premier acte de la politique du logement du gouvernement d’Edouard Philippe est marqué par une dérégulation du secteur, avec un retrait de l’Etat, à rebours de toutes les lois précédentes et au moment où la France a un problème de cherté du logement.          Dans le domaine de la production de logements, l’objectif est de « lever les freins pour construire plus et moins cher » et de créer le fameux « choc de construction » censé faire baisser les prix. Moins de normes, une loi littoral assouplie, le rôle des architectes des Bâtiments de France amoindri, des facilités pour transformer des bureaux en logements… Constructeurs et entrepreneurs applaudissent mais ils confient, en coulisse, ne pas croire au « choc de construction » : « Ce n’est pas grave car quand la production aura baissé [ce qui est en train de se produire], le gouvernement sera contraint à un nouveau plan de relance et nous en profiterons », assure Alain Dinin, PDG de Nexity, premier promoteur de France.          Disposition anxiogène pour les locataires de HLM          Le secteur du logement social est de loin le plus bousculé par la loi ELAN et le plus affaibli par des ponctions sans précédent sur ses recettes, avec 1,5 milliard d’euros par an de baisse des loyers et de hausse de TVA, à partir de 2018. Pour survivre, les bailleurs sociaux se voient contraints de vendre une partie de leur patrimoine.          Le nouveau ministre chargé de la ville et du logement, Julien Denormandie, a bien tenté de rassurer le mouvement HLM lors de son congrès à Marseille du 10 au 12 octobre : « Je pense que le modèle français du logement social est le bon et doit être préservé dans ses fondamentaux (…) J’ai conscience que le gouvernement a demandé aux bailleurs un effort financier considérable », a-t-il reconnu, tout en mettant en valeur les mesures d’accompagnement de la production, à hauteur de 10 milliards d’euros de prêt promis par la Caisse des dépôts et consignations (CDC).                                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    Abonnez-vous à partir de 1 €       Dans la même rubrique                Contre le nationalisme, un front fragile                    Article réservé à nos abonnésAttentats du 13-Novembre : « Promouvoir un musée mémorial n’est pas prioritaire »                    Article réservé à nos abonnés« Nous appelons le gouvernement israélien à repenser la proposition de loi sur la loyauté dans la culture »             Les abonnés lisent aussi...                recit  Quand les pleurs d’un bébé deviennent un dilemme philosophique Du 9 au 11 novembre, le Forum philo « Le Monde » Le Mans propose trois jours d’échanges sur le thème : « Tous philosophes ? » Illustration. 0 min de lecture                    analyse     Rémi Dupré    Article réservé à nos abonnésAprès les « Football Leaks », le fair-play financier en question Analyse. Les limites juridiques et politiques de ce dispositif introduit par l’UEFA en 2011 sont au cœur des récentes révélations, explique le journaliste du « Monde », Rémi Dupré. 4 min de lecture                    analyse     Jean-Pierre Stroobants    Article réservé à nos abonnés« Bye Bye, Belgium » : quand la réalité rejoint la fiction Les municipales du 14 octobre avaient valeur de test. Résultat : la partie francophone du pays glisse nettement à gauche tandis que la Flandre s’ancre un peu plus encore à droite. Si les électeurs belges reproduisaient ce résultat lors du scrutin législatif de mai 2019, c’est un remake de l’émission culte de la RTBF. 4 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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Par  Boris Vallaud et Gabriel Zucman   Publié aujourd’hui à 06h00, mis à jour à 16h05     Temps de Lecture 3 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés       Tribune. Faut-il vraiment être imbécile pour continuer de payer ses impôts aujourd’hui quand tant d’autres font sécession ? Il serait juste de ne plus vouloir payer pour ceux qui ne paient pas, juste que les classes moyennes ne veuillent plus payer les impôts des hyperriches, les PME ceux des multinationales.          Car nous en sommes là. Le consentement à l’impôt est miné par l’optimisation fiscale débridée des grands gagnants de la mondialisation. C’est la démocratie libérale dans l’un de ses fondements essentiels qui est atteinte, sa légitimité et sa souveraineté attaquées par le libéralisme économique dans ce qu’il a de plus déloyal.          Nous en sommes là car nous avons laissé les multinationales se moquer des Etats et des peuples comme jamais auparavant. Qu’on en juge : en 2016, les entreprises américaines ont enregistré plus de profits en Irlande qu’en Chine, au Japon, au Mexique, en Allemagne et en France réunis. Et sur ces profits faramineux, elles ne se sont acquittées que du taux dérisoire de 5,7 %.          Nous en sommes là car, chaque année, 40 % des bénéfices des multinationales sont transférés artificiellement vers des paradis fiscaux et ainsi, 600 milliards de dollars (529,5 milliards d’euros) de base taxable échappent aux Etats.          La mondialisation est devenue déloyale          Nous en sommes là car l’Union européenne perd chaque année l’équivalent de 20 % du montant d’impôt sur les sociétés collecté, tandis que les pays en développement se trouvent privés de ressources majeures au regard de l’aide publique au développement qu’ils reçoivent. L’optimisation agressive et la course au moins-disant fiscal désarment les Etats. Elles affectent tout, l’économie, les ménages, les services publics, l’environnement. Elles alimentent jusqu’à l’insoutenable les inégalités et compromettent l’avenir. Elles nourrissent toutes les frustrations, tous les ressentiments et tous les populismes. Il suffit.          L’avenir ne saurait être la somme de nos non-choix, de nos petites lâchetés et de nos grands renoncements. Le laisser-faire n’est plus une option, et l’impuissance publique est coupable dès lors qu’elle n’est pas une fatalité. L’Europe est au tournant et sa responsabilité est éminente : réécrire les règles d’une mondialisation devenue déloyale, inégalitaire et destructrice de l’environnement.           L’Europe doit s’affirmer comme puissance, défendre son modèle et ses valeurs, et faire sienne l’ambition de créer sans délai un nouvel impôt européen sur les sociétés                                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Les limites juridiques et politiques de ce dispositif introduit par l’UEFA en 2011 sont au cœur des récentes révélations, explique le journaliste du « Monde », Rémi Dupré. 4 min de lecture                    analyse     Jean-Pierre Stroobants    Article réservé à nos abonnés« Bye Bye, Belgium » : quand la réalité rejoint la fiction Les municipales du 14 octobre avaient valeur de test. Résultat : la partie francophone du pays glisse nettement à gauche tandis que la Flandre s’ancre un peu plus encore à droite. Si les électeurs belges reproduisaient ce résultat lors du scrutin législatif de mai 2019, c’est un remake de l’émission culte de la RTBF. 4 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤ L’historienne Isabelle Backouche, dont le fils a été blessé lors des attaques du Bataclan et des terrasses, estime, dans une tribune au « Monde », que l’Etat devrait assurer une meilleure prise en charge des victimes avant de penser à la question mémorielle.
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Par  Isabelle Backouche   Publié aujourd’hui à 05h00, mis à jour à 15h56     Temps de Lecture 5 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                   Devant le Bataclan, à Paris, le 1er novembre 2016. PHILIPPE LOPEZ/AFP             Tribune. Un rapport intitulé « Terrorisme : faire face. Enjeux historiques et mémoriaux » a été remis à la ministre de la justice, Nicole Belloubet, le 7 septembre. Il relèverait de la responsabilité de l’Etat de faire mémoire des attentats qui ont coûté la vie à plusieurs centaines de personnes et brisé celle de plusieurs centaines de blessés. Notamment en édifiant un musée mémorial dans le Palais de justice de l’île de la Cité, à Paris.          Historienne, instruite par la critique du projet de Maison de l’histoire de France à l’époque sarkozyste, et mère d’un jeune homme qui travaillait au Bataclan Café et a été blessé sur la terrasse le 13 novembre 2015, je trouve dérisoire de lire que la nation s’érige en débitrice de sa souffrance quand le soutien concret pour se reconstruire a fait défaut. Et je doute qu’un musée pour honorer les victimes de tous les attentats y remédie. Les familles des personnes décédées, auxquelles il faut penser en premier, ont-elles envie d’un mémorial indifférencié ?                 Lire aussi  Une « médaille de reconnaissance » pour 124 victimes du terrorisme              Comment mettre en musée la mémoire d’événements aussi récents, puisque même s’il est question des attentats qui ont touché le sol français depuis cinquante ans, c’est bien la séquence ouverte depuis 2015 qui a suscité le rapport ? Les victimes et leurs proches, les témoins et secouristes, les chercheurs et les journalistes devraient être impliqués dans « l’élaboration du sens de ces attentats ». J’avoue ma perplexité à propos de cette quête de sens, qui plus est collective. Il est prématuré de vouloir élaborer et clore une histoire des attentats. Il faut laisser la justice opérer, les témoignages se sédimenter, les travaux scientifiques se mener dans nos institutions de recherche, avant de créer un établissement susceptible d’encadrer ce travail et d’en exposer les fruits.          Histoire inachevée          Alors que les débats sont si nombreux sur les causes du passage à l’acte des terroristes, on invoque un consensus « pour assurer la crédibilité du projet et garantir l’adhésion ultérieure dans le fonctionnement même de l’institution ». Qui se retrouvera dans un tel propos, mis à part les rédacteurs du rapport, soudés par l’intérêt professionnel qu’ils tirent de ce projet ? Et pourquoi un propos consensuel garantirait-il l’adhésion, et de qui d’ailleurs ? Des visiteurs du futur mémorial ? Tant de raccourcis laissent songeur quant à la teneur scientifique et éthique du projet. Et plus encore ce défi : « Dans le cas du terrorisme, l’histoire qu’il s’agit d’archiver est une histoire inachevée. » Mais l’histoire est inachevée pour tous les objets dont elle s’empare. Et c’est heureux. C’est la raison pour laquelle ce n’est pas l’histoire qu’on archive, mais les matériaux pour la construire.                                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Si les électeurs belges reproduisaient ce résultat lors du scrutin législatif de mai 2019, c’est un remake de l’émission culte de la RTBF. 4 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-8"> ¤ Verbatim du discours tenu par le président français dimanche pour le centenaire de l’Armistice de 1918 devant plus de 70 chefs d’Etat et de gouvernement.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-8"> ¤                              Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                           À la une Retour à la page d'accueil du Monde    En continu   Actualités    En ce moment    Route du rhum    Commémorations du 11-Novembre    Éducation    Brexit    Climat    Midterms 2018    Immigration en Europe    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Économie  Ciblé par un réseau d’escrocs, le groupe Pathé a perdu plus de 19 millions d’euros                    Économie   Article réservé à nos abonnés Logiciel libre : les limites du modèle du bénévolat                    Chronique   Article réservé à nos abonnés « Entre fluctuation de la production et hausse du dollar, le prix de l’essence n’a pas fini de faire le yoyo »   Philippe Escande éditorialiste économique au « Monde »                     Tribune   Article réservé à nos abonnés « L’Europe a cessé d’être invisible, c’est une évolution positive »   Agnès Bénassy-Quéré Professeur à l'Ecole d'Economie de Paris, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne              Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      09:10     Yémen  Comprendre les origines de la guerre et l’état catastrophique du Yémen                         Commémorations du 11-Novembre  Pourquoi des archives de la première guerre mondiale sont mises en scène                    02:16     Midterms 2018  Qui est Alexandria Ocasio-Cortez, plus jeune élue du Congrès ?                         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Publié hier à 17h02, mis à jour à 15h51     Temps de Lecture 9 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail             « Le 7 novembre 1918, lorsque le caporal clairon Pierre Sellier sonna le premier cessez-le-feu, vers 10 heures du matin, bien des hommes ne purent y croire, puis sortirent lentement de leurs positions, pendant que, de loin en loin, sur les lignes, les mêmes clairons répétaient le cessez-le-feu puis faisaient entendre les notes de la sonnerie aux morts, avant que les cloches ne répandent la nouvelle, à la volée, dans tout le pays.          Le 11 novembre 1918, à 11 heures du matin, il y a cent ans, jour pour jour, heure pour heure, à Paris comme dans toute la France, les clairons ont retenti et les cloches de toutes les églises ont sonné.          C’était l’armistice.          C’était la fin de quatre longues et terribles années de combats meurtriers. L’armistice pourtant n’était pas la paix. Et à l’Est, pendant plusieurs années, d’effroyables guerres se poursuivirent.            Ici, ce même jour, les Français et leurs Alliés ont célébré leur victoire. Ils s’étaient battus pour leur patrie et pour la liberté. Ils avaient consenti, pour cela, tous les sacrifices et toutes les souffrances. Ils avaient connu un enfer que nul ne peut se représenter.          Nous devrions prendre un instant pour faire revenir à nous cet immense cortège des combattants où défilent des soldats de la métropole et de l’empire, des légionnaires et des garibaldiens avec des étrangers venus du monde entier, parce que la France représentait, pour eux, tout ce qu’il y avait de beau dans le monde.          Avec les ombres de Peugeot, premier tombé, et de Trébuchon, dernier mort pour la France dix minutes avant l’armistice, voici l’instituteur Kléber Dupuy, défenseur de Douaumont, Apollinaire, Blaise Cendrars au régiment de marche de la Légion étrangère, les soldats des régiments basques, bretons ou marseillais, le capitaine de Gaulle que personne alors ne connaissait, Julien Green, l’Américain, à la porte de son ambulance, Montherlant et Giono, Charles Péguy et Alain Fournier tombés dans les premières semaines, Joseph Kessel venu d’Orenbourg en Russie.          Et tous les autres, tous les autres qui sont les nôtres, auxquels plutôt nous appartenons, et dont on peut lire les noms sur chaque monument, des hauteurs solaires de la Corse aux vallées des Alpes, de la Sologne aux Vosges, de la pointe du Raz à la frontière espagnole. Oui, une seule France, rurale et urbaine, bourgeoise, aristocratique et populaire, de toutes les couleurs où le curé et l’anticlérical ont souffert côte à côte et dont l’héroïsme et la douleur nous ont faits.          Durant ces quatre années, l’Europe manqua de se suicider. L’humanité s’était enfoncée dans le labyrinthe hideux d’affrontements sans merci, dans un enfer qui engloutit tous les combattants, de quelque côté qu’ils soient, de quelque nationalité qu’ils soient.          Dès le lendemain, dès le lendemain de l’armistice, commença le funèbre décompte des morts, des blessés, des mutilés, des disparus. Ici en France, mais aussi dans chaque pays, les familles pendant des mois attendirent en vain le retour d’un père, d’un frère, d’un mari, d’un fiancé, et parmi ces absents, il y eut aussi ces femmes admirables engagées auprès des combattants.          10 millions de morts.          6 millions de blessés et mutilés.          3 millions de veuves.          6 millions d’orphelins.          Des millions de victimes civiles.          1 milliard d’obus tirés sur le seul sol de France.          Le monde découvrit l’ampleur de blessures que l’ardeur combattante avait occultée. Aux larmes des mourants, succédèrent celles des survivants. Car sur ce sol de France, le monde entier était venu combattre. Des jeunes hommes de toutes les provinces et de l’outre-mer, des jeunes hommes venus d’Afrique, du Pacifique, des Amériques et d’Asie sont venus mourir loin de leur famille dans des villages dont ils ne connaissaient pas même le nom.          Les millions de témoins de toutes les nations racontèrent l’horreur des combats, la puanteur des tranchées, la désolation des champs de bataille, les cris des blessés dans la nuit, la destruction de campagnes florissantes où ne subsistait plus que la silhouette calcinée des arbres. Beaucoup de ceux qui sont rentrés avaient perdu leur jeunesse, leurs idéaux, le goût de vivre. Beaucoup étaient défigurés, aveugles, amputés. Vainqueurs et vaincus furent alors plongés pour longtemps dans le même deuil.          1918, c’était il y cent ans. Cela semble loin. Et pourtant, c’était hier !          J’ai arpenté les terres de France où se sont déroulés les combats les plus rudes. J’ai vu dans ces campagnes de mon pays la terre encore grise et toujours stérile des champs de bataille ! J’ai vu les villages détruits qui n’avaient plus d’habitants pour les reconstruire et qui ne sont aujourd’hui encore que le témoignage, pierre sur pierre, de la folie des hommes !          J’ai vu sur nos monuments la litanie des noms de Français côtoyant les noms des étrangers morts sous le soleil de France ; j’ai vu les corps de nos soldats ensevelis sous une nature redevenue innocente, comme j’avais vu, dans les fosses communes, se mêler les ossements des soldats allemands et des soldats français côte à côte qui, par un hiver glacial, s’étaient entre-tués pour quelques mètres de terrain…          Les traces de cette guerre ne se sont jamais effacées ni sur les terres de France, ni sur celles de l’Europe et du Moyen-Orient, ni dans la mémoire des hommes partout dans le monde.          Souvenons-nous ! N’oublions pas ! Car le souvenir de ces sacrifices nous exhorte à être dignes de ceux qui sont morts pour nous, pour que nous puissions vivre libres !          Souvenons-nous : ne retranchons rien de ce qu’il y avait de pureté, d’idéal, de principes supérieurs dans le patriotisme de nos aînés. Cette vision de la France comme nation généreuse, de la France comme projet, de la France porteuse de valeurs universelles, a été dans ces heures sombres exactement le contraire de l’égoïsme d’un peuple qui ne regarde que ses intérêts. Car le patriotisme est l’exact contraire du nationalisme : le nationalisme en est la trahison. En disant « nos intérêts d’abord et qu’importent les autres ! », on gomme ce qu’une nation a de plus précieux, ce qui la fait vivre, ce qui la porte à être grande, ce qui est le plus important : ses valeurs morales.          Souvenons-nous, nous autres Français, de ce que Clemenceau a proclamé le jour de la victoire, il y a cent ans jour pour jour, du haut de la tribune de l’Assemblée nationale, avant qu’en un chœur sans pareil n’éclate La Marseillaise : combattante du droit, combattante de la liberté, la France serait toujours et à jamais le soldat de l’idéal.          Ce sont ces valeurs et ces vertus qui ont soutenu ceux que nous honorons aujourd’hui, ceux qui se sont sacrifiés dans les combats où la nation et la démocratie les avaient engagés. Ce sont ces valeurs, ce sont ces vertus qui firent leur force parce qu’elles guidaient leur cœur.          La leçon de la Grande Guerre ne peut être celle de la rancœur d’un peuple contre d’autres, pas plus que celle de l’oubli du passé. Elle est un enracinement qui oblige à penser à l’avenir et à penser à l’essentiel.          Dès 1918, nos prédécesseurs ont tenté de bâtir la paix, ils ont imaginé les premières coopérations internationales, ils ont démantelé les empires, reconnu nombre de nations et redessiné les frontières ; ils ont même rêvé alors d’une Europe politique.          Mais l’humiliation, l’esprit de revanche, la crise économique et morale ont nourri la montée des nationalismes et des totalitarismes. La guerre de nouveau, vingt ans plus tard, est venue ravager les chemins de la paix.          Ici, aujourd’hui, peuples du monde entier, sur cette dalle sacrée, sépulture de notre Soldat inconnu, ce poilu anonyme symbole de tous ceux qui meurent pour la patrie, voyez tant de vos dirigeants rassemblés !          Chacun d’eux mène à sa suite sa longue cohorte des combattants et des martyrs issus de son peuple. Chacun d’eux est le visage de cette espérance pour laquelle toute une jeunesse accepta de mourir, celle d’un monde enfin rendu à la paix, d’un monde où l’amitié entre les peuples l’emporte sur les passions guerrières, d’un monde où la parole des hommes doit parler plus fort que le fracas des armes, où l’esprit de conciliation l’emporte sur la tentation du cynisme, où des instances et des forums permettent aux ennemis d’hier d’engager le dialogue et d’en faire le ciment de l’entente, le gage d’une harmonie enfin possible.          Cela s’appelle, sur notre continent, l’amitié forgée entre l’Allemagne et la France et cette volonté de bâtir un socle d’ambitions communes. Cela s’appelle l’Union européenne, une union librement consentie, jamais vue dans l’histoire, et nous délivrant de nos guerres civiles. Cela s’appelle l’Organisation des Nations unies, garante d’un esprit de coopération pour défendre les biens communs d’un monde dont le destin est indissolublement lié et qui a tiré les leçons des échecs douloureux de la Société des nations comme du traité de Versailles.          C’est cette certitude que le pire n’est jamais sûr tant qu’existent des hommes et de femmes de bonne volonté. Soyons sans relâche, sans honte, sans crainte ces femmes et ces hommes de bonne volonté !          Je le sais, les démons anciens resurgissent, prêts à accomplir leur œuvre de chaos et de mort. Des idéologies nouvelles manipulent des religions, prônent un obscurantisme contagieux. L’histoire menace parfois de reprendre son cours tragique et de compromettre notre héritage de paix, que nous croyions avoir définitivement scellé du sang de nos ancêtres.          Que ce jour anniversaire soit donc celui où se renouvelle l’éternelle fidélité à nos morts ! Faisons, une fois de plus, ce serment des nations de placer la paix plus haut que tout, car nous en connaissons le prix, nous en savons le poids, nous en savons les exigences !          Nous tous ici, dirigeants politiques, nous devons, en ce 11 novembre 2018, réaffirmer devant nos peuples notre véritable, notre immense responsabilité, celle de transmettre à nos enfants le monde dont les générations d’avant ont rêvé.          Additionnons nos espoirs au lieu d’opposer nos peurs ! Ensemble, nous pouvons conjurer ces menaces que sont le spectre du réchauffement climatique, la pauvreté, la faim, la maladie, les inégalités, l’ignorance. Nous avons engagé ce combat et nous pouvons le gagner : poursuivons-le, car la victoire est possible !          Ensemble, nous pouvons rompre avec la nouvelle « trahison des clercs » qui est à l’œuvre, celle qui alimente les contre-vérités, accepte les injustices qui minent nos peuples, nourrit les extrêmes et l’obscurantisme contemporain.          Ensemble, nous pouvons faire surgir l’extraordinaire floraison des sciences, des arts, des échanges, de l’éducation, de la médecine que, partout dans le monde, je vois poindre car notre monde est, si nous le voulons, à l’aube d’une époque nouvelle, d’une civilisation portant au plus haut les ambitions et les facultés de l’homme.          Ruiner cet espoir par fascination pour le repli, la violence et la domination serait une erreur dont les générations futures nous feraient, à juste titre, porter la responsabilité historique. Ici, aujourd’hui, affrontons dignement le jugement de l’avenir !          La France sait ce qu’elle doit à ses combattants et à tous les combattants venus du monde entier. Elle s’incline devant leur grandeur.          La France salue avec respect et gravité les morts des autres nations que, jadis, elle a combattues. Elle se tient à côté d’elles.          « Nos pieds ne se détachent qu’en vain du sol qui contient les morts », écrivait Guillaume Apollinaire.          Que sur les tombes où ils reposent, fleurisse la certitude qu’un monde meilleur est possible si nous le voulons, si nous le décidons, si nous le construisons, si nous l’exigeons de toute notre âme.          En ce 11 novembre 2018, cent ans après un massacre dont la cicatrice est encore visible sur la face du monde, je vous remercie pour ce rassemblement de la fraternité retrouvée du 11 novembre 1918.          Puisse ce rassemblement ne pas être seulement celui d’un jour. Cette fraternité, mes amis, nous invite, en effet, à mener ensemble le seul combat qui vaille : le combat de la paix, le combat d’un monde meilleur.          Vive la paix entre les peuples et entre les Etats !          Vive les nations libres du monde !          Vive l’amitié entre les peuples !          Vive la France ! »                  Voir les réactions             Les plus lus     Route du rhum : l’incroyable victoire de Francis Joyon    11-Novembre : les Femen forcent la sécurité de Donald Trump    Route du rhum : François Gabart à l’arrêt et sous la menace de Francis Joyon                 Édition du jour Daté du mardi 13 novembre  Lire le journal numérique                                                     Annonces automobiles avec La Centrale           PEUGEOT 309 1100 € 37           JAGUAR XJ8 12900 € 69           FIAT GRANDE PUNTO 4000 € 21      Recherche                         Dans la même rubrique                                Services        Annonces automobiles avec La Centrale           NISSAN SUNNY 1490 € 71           CHEVROLET KALOS 2490 € 69           AUDI S4 24500 € 69      Recherche                 Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 18 (75018) 824000 € 78 m2           PARIS 09 (75009) 698000 € 78 m2           PARIS 17 (75017) 840000 € 98 m2      Recherche                 Codes Promos avec Global Savings Group     -10€ dès 69€ d'achat sur La Redoute  Yves Rocher : 5€ dès 50€ d'achat  Boulanger : -15% sur les Accessoires  6€ de réduc en parrainant un ami sur Groupon  SFR rembourse 100€ sur votre résiliation  -30% sur Cdiscount avec la carte Cdiscount  -10€ dès 50€ sur 1ere commande sur Amazon  I-run vous propose -15% sur les chaussures     Toutes les offres                            En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-9"> ¤ Dans sa chronique, l’historienne Claire Judde de Larivière montre que l’accent ou son absence sont des masques, qui, en même temps qu’ils définissent l’appartenance ou l’altérité, génèrent de façon plus ou moins explicite des caractères sociaux.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-9"> ¤                              Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                           À la une Retour à la page d'accueil du Monde    En continu   Actualités    En ce moment    Route du rhum    Commémorations du 11-Novembre    Éducation    Brexit    Climat    Midterms 2018    Immigration en Europe    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Économie  Ciblé par un réseau d’escrocs, le groupe Pathé a perdu plus de 19 millions d’euros                    Économie   Article réservé à nos abonnés Logiciel libre : les limites du modèle du bénévolat                    Chronique   Article réservé à nos abonnés « Entre fluctuation de la production et hausse du dollar, le prix de l’essence n’a pas fini de faire le yoyo »   Philippe Escande éditorialiste économique au « Monde »                     Tribune   Article réservé à nos abonnés « L’Europe a cessé d’être invisible, c’est une évolution positive »   Agnès Bénassy-Quéré Professeur à l'Ecole d'Economie de Paris, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne              Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      09:10     Yémen  Comprendre les origines de la guerre et l’état catastrophique du Yémen                         Commémorations du 11-Novembre  Pourquoi des archives de la première guerre mondiale sont mises en scène                    02:16     Midterms 2018  Qui est Alexandria Ocasio-Cortez, plus jeune élue du Congrès ?                         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Par  Claire Judde de Larivière   Publié hier à 12h00, mis à jour hier à 14h46     Temps de Lecture 3 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés       Il y a quelques semaines, dans les couloirs de l’Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon s’agaçait d’une question apparemment embarrassante que lui posait une journaliste sur les enquêtes relatives à ses comptes de campagne. Le député s’esquivait en imitant la prononciation méridionale de son ­interlocutrice. L’opportunité était trop belle, et beaucoup s’en sont emparés, de ses adversaires politiques aux ­journalistes, pour dénoncer le caractère vexatoire d’une telle raillerie et la discrimination linguistique qu’elle ­impliquait. L’offense était d’autant plus scandaleuse qu’elle était portée par le président du groupe La France insoumise, dont la vocation est de dénoncer les formes de la domination sociale et politique.          C’est là l’ambiguïté de la prise en dérision des accents ­régionaux, qui, tout en constituant un ressort comique classique, du cinéma à la télévision ou dans les plaisanteries quotidiennes, reste considérée aussi illégitime ­qu’oppressive. La tradition est ancienne, en particulier dans le théâtre, où elle devient même un genre en soi dans l’Italie de la Renaissance. Dans toutes les villes de la Péninsule, lieux de passage et d’immigration, la moquerie de la langue et de l’accent des étrangers – à cette ­époque, l’Italie n’est pas unifiée, et l’étranger est celui qui vient d’au-delà de la région – ouvre un répertoire burlesque largement exploité.          Commedia dell’arte          Dans la Venise cosmopolite du XVIe siècle, par exemple, de nombreuses pièces s’amusent de la prononciation des Allemands, des Grecs ou des Bergamasques, en intégrant des répliques en langue étrangère et en transcrivant les accents par l’emploi d’un vocabulaire déformé et incorrect. Les langues se mêlent dans cette Babel méditerranéenne, et les auteurs de théâtre raillent ces sonorités ­bizarres et ces sabirs incompréhensibles, produisant ainsi une source exceptionnelle pour étudier les voix et les accents, matière éphémère par excellence, et donc difficilement accessible pour l’historien.          La commedia dell’arte, qui apparaît à la même époque, s’inscrit dans cette tradition. Le succès de ce genre ­théâtral est rapide et s’étend vite à l’ensemble de la ­Péninsule, avant de se diffuser au-delà, à partir de la fin du XVIe siècle, et en particulier en France. Les personnages masqués – on les appelle maschere en italien – se multiplient au fil du temps et se transforment d’un lieu à l’autre. Pantalone est le vieux marchand vénitien, avare et cupide, ­Arlecchino (Arlequin) le serviteur agile et un peu tricheur venu de Bergame, Pulcinella ­(Polichinelle) le valet napolitain, nigaud et charlatan. Et de nombreux autres serviteurs, les zannis, s’ajoutent au répertoire, raillés pour leur accent régional et leur tempérament tantôt balourd, ­tantôt malicieux, même s’ils sont toujours les plus au fait des ressorts de ­l’action. Les maschere incarnent ainsi des caractères psychologiques et des réalités sociales associés à des ­appartenances géographiques.                                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     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Les limites juridiques et politiques de ce dispositif introduit par l’UEFA en 2011 sont au cœur des récentes révélations, explique le journaliste du « Monde », Rémi Dupré. 4 min de lecture                    analyse     Jean-Pierre Stroobants    Article réservé à nos abonnés« Bye Bye, Belgium » : quand la réalité rejoint la fiction Les municipales du 14 octobre avaient valeur de test. Résultat : la partie francophone du pays glisse nettement à gauche tandis que la Flandre s’ancre un peu plus encore à droite. Si les électeurs belges reproduisaient ce résultat lors du scrutin législatif de mai 2019, c’est un remake de l’émission culte de la RTBF. 4 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-10"> ¤ Dans le cadre du Forum philo « Le Monde » Le Mans, suivez en direct les interventions de la troisième journée.
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-11"> ¤ Les formations en économie doivent-elles être tenues pour responsables des crises ou sont-elles prêtes pour les défis du XXIe siècle ? L’universitaire et ex-directeur d’ESCP Europe Edouard Husson les appelle à se réinventer, avec les étudiants pour moteurs.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-11"> ¤                              Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                           À la une Retour à la page d'accueil du Monde    En continu   Actualités    En ce moment    Route du rhum    Commémorations du 11-Novembre    Éducation    Brexit    Climat    Midterms 2018    Immigration en Europe    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Économie  Ciblé par un réseau d’escrocs, le groupe Pathé a perdu plus de 19 millions d’euros                    Économie   Article réservé à nos abonnés Logiciel libre : les limites du modèle du bénévolat                    Chronique   Article réservé à nos abonnés « Entre fluctuation de la production et hausse du dollar, le prix de l’essence n’a pas fini de faire le yoyo »   Philippe Escande éditorialiste économique au « Monde »                     Tribune   Article réservé à nos abonnés « L’Europe a cessé d’être invisible, c’est une évolution positive »   Agnès Bénassy-Quéré Professeur à l'Ecole d'Economie de Paris, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne              Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      09:10     Yémen  Comprendre les origines de la guerre et l’état catastrophique du Yémen                         Commémorations du 11-Novembre  Pourquoi des archives de la première guerre mondiale sont mises en scène                    02:16     Midterms 2018  Qui est Alexandria Ocasio-Cortez, plus jeune élue du Congrès ?                         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L’universitaire et ex-directeur d’ESCP Europe Edouard Husson les appelle à se réinventer, avec les étudiants pour moteurs.        Par  Edouard Husson (universitaire, ancien directeur d’ESCP Europe)   Publié hier à 07h15, mis à jour hier à 07h15     Temps de Lecture 3 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                         Etudiants de la London Business School, dans les années 1970. John Gay/English Heritage.NMR/Mary Evans Picture Library / Photononstop             Il y a dix ans, lorsque la crise a éclaté, beaucoup ont pointé du doigt les business schools. N’étaient-elles pas les endroits où avaient été formés ceux qui étaient directement responsables de l’une des plus terribles crises ­financières de l’histoire ? N’avaient-elles pas formé par milliers ces financiers et ces consultants qui avaient prêché partout l’évangile de la mondialisation heureuse, de l’enrichissement individuel et de la « comptabilité créative » ?                         Plus la responsabilité est collective et partagée, plus l’on recherche des boucs émissaires. Certains ont incriminé plutôt les mathématiciens entrés dans la finance pour repousser toujours plus loin les limites de la spéculation ; mais ils étaient moins nombreux et plus difficilement identifiables que les diplômés des ­business schools.            La crise coïncidait avec le centième anniversaire de la création de la Harvard Business School, la plus célèbre école de management au monde. Et c’est d’Harvard que partirent le mea culpa et la promesse de mettre de l’éthique dans les enseignements, de former désormais des ­cadres responsables, préoccupés du long terme.                 Lire aussi  Enseignement de la finance : l’aggiornamento se fait attendre              A vrai dire, ce sont les étudiants qui ont révolutionné silencieusement les business schools depuis lors : l’audit et la finance font moins ­rêver qu’auparavant ; les grandes entreprises doivent lutter pour attirer et ensuite retenir de jeunes diplômés qui rêvent de créer leur entreprise ou de mettre leurs compétences en management au service du développement durable et du « non for profit » (à but non lucratif).           Une menace implicite rôde, celle de l’obsolescence ; et nulle part elle n’est plus observable que dans la difficulté à ­gagner de l’argent en formation continue – longtemps pourvoyeuse de ressources.          Dix ans après la crise, les écoles de management ont surmonté les critiques adressées par les contempteurs des analyses SWOT (pour « Strengths, Weaknesses, Opportunities, Threats », c’est-à-dire « atouts, faiblesses, ­opportunités, menaces ») et des PowerPoint ­interactifs. Et pourtant, elles n’ont jamais été plus fragiles, contrairement aux apparences. Non pas parce qu’on parle ici et là d’une nouvelle crise, qui pourrait être aussi violente que celle de 2008, mais parce que la troisième ­révolution industrielle bouleverse l’emploi et requiert des compétences que les écoles de commerce n’offrent qu’à la marge.          Les boards et les directeurs des écoles sentent qu’il faut répondre à une demande nouvelle. Partout, on observe une tendance à l’internationalisation à tout prix pour croiser profils et ­expériences. On voit, par exemple, se multiplier les doubles cursus manageur-ingénieur. On se rappelle aussi que les écoles de commerce ont été, au XIXe siècle, des écoles d’entrepreneuriat. Mais cela ne suffit pas. Une menace implicite rôde, celle de l’obsolescence ; et nulle part elle n’est plus observable que dans la difficulté à ­gagner de l’argent en formation continue – longtemps pourvoyeuse de ressources.                 Lire aussi  Harvard Business School a-t-elle une âme ?              Au-delà d’une concurrence exacerbée, l’offre n’est plus adaptée. Les entreprises ont moins besoin de l’énième formation dans l’une des disciplines du management que d’un croisement des compétences, du recours au spectre le plus large possible de disciplines, des arts et des sciences humaines aux sciences dures.          La troisième révolution industrielle bouleverse les modèles d’affaires. La phase de conception d’un produit devient extrêmement coûteuse. Elle requiert que les sciences de gestion s’allient non seulement à l’ingénierie et à l’informatique, mais aussi aux sciences dures, aux sciences sociales, à l’art : la révolution digitale et son information hyperabondante et complexe réclament toujours plus de transdisciplinarité.          A l’autre bout de la chaîne, la même révolution numérique rend possible la personnalisation des produits, demandant, là aussi, une ­intensification des compétences traditionnelles en marketing, croisées aux sciences sociales et au big data. Chaque révolution industrielle a secrété ses écoles. En 1819, Jean-Baptiste Say avait créé une école de la première ­révolution industrielle, celle des entrepreneurs (aujourd’hui ESCP Europe). Au XXe siècle, les écoles américaines ont inventé le MBA (Master of Business Administration), diplôme par excellence de la deuxième révolution industrielle, celle de « l’ère du management ».                 Lire aussi  « Dans la crise de 2008, on ne peut passer sous silence le rôle de l’enseignement de la finance »              A quoi ressemblera l’école de la troisième révolution industrielle ? Peut-être naîtra-t-elle dans une « vallée des start-up », de la rencontre entre data scientists, spécialistes des sciences dures, créateurs d’intelligence artificielle et entrepreneurs de la Deep Tech. Si elle naît en milieu académique, ce sera peu probablement dans les écoles de management telles qu’elles existent aujourd’hui. Ce sera peut-être autour de la plate-forme de formation tout au long de la vie d’une des grandes universités du monde.          Ce n’est pas pour dire que les business schools sont vouées à disparaître. Elles ont fait preuve depuis deux siècles d’une remarquable capacité de survie. Elles ont régulièrement révélé les failles du capitalisme mais ont su aussi s’adapter à ses mutations. Celles qui s’adapteront à la troisième révolution industrielle auront intérêt à se trouver au cœur d’universités de recherche et d’écosystèmes d’innovation intensifs.                 Lire aussi  Grandeur et décadence de Lehman Brothers                    Participez au salon des grandes écoles du « Monde », samedi 10 et dimanche 11 novembre          La 13e édition du Salon des grandes écoles (SaGE) a lieu samedi 10 et dimanche 11 novembre à Paris, aux Docks, Cité de la mode et du design (13e arrondissement), de 10 heures à 18 heures.               Plus de cent cinquante écoles de commerce et d’ingénieurs, IAE, IEP, écoles spécialisées, prépas seront représentés lors du salon, permettant d’échanger sur les différents programmes et leur accessibilité (post-bac, post-prépa ou après un bac +2, +3 ou +4). Lycéens, étudiants et parents pourront assister à des conférences thématiques animées par des journalistes du Monde Campus. Une équipe de vingt « coachs » sera à leur disposition pour les conseiller, les aider à définir leur projet d’orientation, préparer les concours, rédiger leur CV...               L’entrée du SaGE est gratuite, la préinscription en ligne est conseillée pour accéder plus rapidement au Salon. Liste des exposants et informations pratiques sont à retrouver sur le site Internet du SaGE.               Ce salon a été précédé de la publication de nos suppléments dédiés aux écoles d’ingénieurs (dans Le Monde daté du mercredi 7 novembre et en ligne en suivant ce lien ) et aux écoles de commerce (dans Le Monde daté du jeudi 8 novembre et sur Le Monde.fr Campus ici).                         Edouard Husson (universitaire, ancien directeur d’ESCP Europe)           Voir les réactions             Les plus lus     Route du rhum : l’incroyable victoire de Francis Joyon    11-Novembre : les Femen forcent la sécurité de Donald Trump    Route du rhum : François Gabart à l’arrêt et sous la menace de Francis Joyon                 Édition du jour Daté du mardi 13 novembre  Lire le journal numérique                                                  Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 16 (75116) 6500000 € 230 m2           PARIS 11 (75011) 2690000 € 141 m2           PARIS 16 (75016) 1540000 € 88 m2      Recherche                         Dans la même rubrique                                Services        Annonces automobiles avec La Centrale           VOLKSWAGEN GOLF PLUS 9990 € 35           LIGIER JS 7200 € 94           LAND ROVER RANGE ROVER 29900 € 42      Recherche                                                                   En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-12"> ¤ A l’occasion du centenaire du 11 novembre 1918, nous avons demandé à un historien de tenter un exercice d’histoire contrefactuelle : et si, après la première guerre mondiale, l’Empire ottoman n’avait pas disparu ? Pour Marc Aymes, c’est simple : il est toujours là.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-12"> ¤                              Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                           À la une Retour à la page d'accueil du Monde    En continu   Actualités    En ce moment    Route du rhum    Commémorations du 11-Novembre    Éducation    Brexit    Climat    Midterms 2018    Immigration en Europe    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Économie  Ciblé par un réseau d’escrocs, le groupe Pathé a perdu plus de 19 millions d’euros                    Économie   Article réservé à nos abonnés Logiciel libre : les limites du modèle du bénévolat                    Chronique   Article réservé à nos abonnés « Entre fluctuation de la production et hausse du dollar, le prix de l’essence n’a pas fini de faire le yoyo »   Philippe Escande éditorialiste économique au « Monde »                     Tribune   Article réservé à nos abonnés « L’Europe a cessé d’être invisible, c’est une évolution positive »   Agnès Bénassy-Quéré Professeur à l'Ecole d'Economie de Paris, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne              Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      09:10     Yémen  Comprendre les origines de la guerre et l’état catastrophique du Yémen                         Commémorations du 11-Novembre  Pourquoi des archives de la première guerre mondiale sont mises en scène                    02:16     Midterms 2018  Qui est Alexandria Ocasio-Cortez, plus jeune élue du Congrès ?                         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Pour Marc Aymes, c’est simple : il est toujours là.        Par  Marc Aymes   Publié hier à 07h00, mis à jour à 10h22     Temps de Lecture 4 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                   Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, s’exprimant devant le portrait d’Atatürk lors de sa conférence de presse à Ankara, le 15 décembre 2004, alors qu’il se rend à Bruxelles pour participer au sommet de l’Union européenne. TARIK TINAZAY / AFP             L’Empire ottoman n’a pas disparu en 1918. Vu d’Istanbul, l’armistice signé dans le port de Moudros, sur l’île de Lemnos, le 30 octobre, entre les belligérants du front d’Orient, n’est que le dernier en date d’une longue série. Dans les Balkans ou le Croissant fertile, la fin de la guerre parachève un ­démembrement territorial commencé un long siècle plus tôt ; elle y entérine la fin de l’empire – ou son remplacement par un autre, colonial celui-là. Il n’est pas jusqu’à ­Istanbul, la capitale, qui ne soit occupée par les alliés. Mais enfin, il y a toujours un gouvernement ottoman pour rendre les armes, et pour signer, deux ans plus tard à Sèvres, le traité consacrant les sacrifices du vaincu.          Les dirigeants de la République de Turquie proclamée en 1923, à commencer par celui qui se fit déclarer « père des Turcs » et géniteur de la Turquie moderne, Mustafa Kemal, s’attachèrent à nier par tous les moyens l’histoire de cette avilissante reddition. Ils abolirent l’empire pour conjurer le spectre de la défaite. Leur carrière fut le triomphe d’une histoire farouchement contrefactuelle : ce qui avait eu lieu devait ne pas avoir eu lieu. Moudros, Sèvres, tout cela fut déclaré nul et non avenu. Du génocide, qui, en 1915-1916, avait réduit à néant les Arméniens d’Anatolie, plus question. Tout ce déni perdure. Il ­signifie la non-reconnaissance de la chute des Ottomans. Comme si rien ni personne n’avait été retranché à l’histoire.           L’Empire ottoman est toujours là : non pas comme éternel retour, mais comme futur passé          Négationnisme ? Assurément. Et qui, inculqué en masse, continue à tuer. En 2011, le jeune conscrit Sevag Balikçi, issu d’une ­famille arménienne d’Istanbul, est abattu par un camarade de caserne, un 24 avril, jour de commémoration du génocide de 1915. Outil de pédagogie politique, le négationnisme ne s’est jamais contenté d’être déni : aujourd’hui peut-être plus ouvertement qu’hier, il se targue de donner un sens à l’histoire. Contrairement à certaines formes plus académiques d’histoire contrefactuelle, lui n’est ni passéiste ni nostalgique. C’est un futurisme. L’Empire ottoman est toujours là : non pas comme éternel retour, mais comme futur passé.          Personne n’est dupe, penserez-vous. Mais si… Si, pour de vrai, l’Empire ottoman n’avait pas disparu, s’il était toujours là ?          Et d’abord, qu’est-ce que cet Empire ottoman ? Sa longévité – plus de six siècles – ­devrait inviter à mûre réflexion. A ne s’en ­tenir qu’aux attributs politiques, la cour de Soliman (1520-1566) n’a que peu à voir avec la principauté tribale turcophone établie en Asie mineure à la fin du XIIIe siècle par son aïeul Osman. Elle diffère tout autant de la bureaucratie constitutionnelle érigée, réforme après réforme, au XIXe siècle. Cet empire-là est fait de plusieurs empires. D’où la source d’inspiration qu’il procure aujourd’hui aux sciences sociales contemporaines.                                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-13"> ¤ Le patron du groupe britannique de construction Persimmon a été forcé à la démission, après avoir empoché un bonus gigantesque.
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Par  Eric Albert   Publié hier à 06h00, mis à jour à 15h46     Temps de Lecture 3 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                   Un lotissement Persimmon à Coventry, le 22 février 2017. Darren Staples / REUTERS             Chronique Marchés. La controverse a finalement eu raison de son emploi. Mercredi 7 novembre, Jeff Fairburn a été obligé de démissionner de son poste de directeur général de Persimmon, un important groupe britannique de construction. Il aura de quoi assurer ses arrières : il part après avoir empoché un extraordinaire bonus de 75 millions de livres (85 millions d’euros) sur cinq ans. Initialement, celui-ci devait atteindre 110 millions de livres. En février, M. Fairburn avait tenté d’éteindre l’incendie en acceptant de le réduire d’un quart, mais cela n’aura pas suffi.          L’attitude du patron de Persimmon et de quelques autres cadres de l’entreprise autour de lui est tout simplement injustifiable. L’homme n’était pas un entrepreneur qui a pris des risques financiers qui mériteraient une juste compensation. Il n’a pas non plus été particulièrement génial en tant que directeur général de l’entreprise qu’il dirigeait depuis 2013.          De très généreux dividendes aux actionnaires          Certes, Persimmon est en bonne santé financière, avec un bénéfice avant impôts d’environ un milliard de livres en 2017. Mais c’est la conséquence logique de l’envolée des prix immobiliers au Royaume-Uni, qui dope automatiquement les marges du groupe. Pire encore : M. Fairburn a largement profité des aides de l’Etat à certains primo-accédants. En 2017, près de la moitié des 14 000 logements vendus par Persimmon a bénéficié de ce coup de pouce gouvernemental. Dans ce contexte, même le plus mauvais des patrons aurait vu les bénéfices de son entreprise progresser.          Logiquement, le cours de Bourse de Persimmon a doublé depuis que M. Fairburn est aux commandes. Sur la même période, l’entreprise a versé de très généreux dividendes aux actionnaires, pour un total de 8 milliards de livres (9,2 milliards d’euros).          Or, en 2012, l’entreprise avait mis en place un système de rémunération lié justement… au cours de Bourse et aux dividendes. Celui-ci ne comportait pas de plafond. Et voilà comment le salaire annuel du patron du groupe, qui tournait autour de trois ou quatre millions d’euros annuels, s’est envolé.          Au total, une centaine de cadres de l’entreprise ont bénéficié de ce système de bonus. Ensemble, ils ont touché 438 millions de livres (500 millions d’euros), dont environ la moitié est allée aux trois principaux dirigeants du groupe. Un demi-milliard d’euros partis ainsi dans les poches de quelques privilégiés : un véritable hold-up, parfaitement légal.                                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Les limites juridiques et politiques de ce dispositif introduit par l’UEFA en 2011 sont au cœur des récentes révélations, explique le journaliste du « Monde », Rémi Dupré. 4 min de lecture                    analyse     Jean-Pierre Stroobants    Article réservé à nos abonnés« Bye Bye, Belgium » : quand la réalité rejoint la fiction Les municipales du 14 octobre avaient valeur de test. Résultat : la partie francophone du pays glisse nettement à gauche tandis que la Flandre s’ancre un peu plus encore à droite. Si les électeurs belges reproduisaient ce résultat lors du scrutin législatif de mai 2019, c’est un remake de l’émission culte de la RTBF. 4 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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Un procédé qui, depuis les années 1970, est utilisé dans le cadre d’un usage humanitaire de la photographie. Est-ce le symptôme du nouveau rôle qu’endosse le journalisme ?        Par  Marion Dupont   Publié le 10 novembre 2018 à 12h00 - Mis à jour le 10 novembre 2018 à 12h00     Temps de Lecture 5 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                   Un enfant migrant hondurien bloqué à la frontière entre le Guatemala et le Mexique dans l’espoir de rejoindre les Etats-Unis, à Tecun Uman (Guatemala), le 20 octobre. MARCELINO UESLEI/ REUTERS             Le sourire juvénile d’Isaac Reyes Enamorado rythme les pages du Washington Post, ce mercredi 31 octobre 2018. Un article raconte l’histoire de ce jeune Hondurien de 12 ans qui a quitté sa mère en pleine nuit, deux semaines plus tôt à Peña Blanca, pour rejoindre une caravane de migrants se dirigeant vers les Etats-Unis.          Pour raconter visuellement le voyage, la détermination ou la fatigue de ces ­migrants, les agences de presse internationales et certains titres américains ont particulièrement mis l’accent sur le sort des enfants (notamment sur les réseaux sociaux). Une insistance, qui, si elle tient en partie à la présence bien réelle des ­enfants dans cette vague migratoire, n’en reste pas moins significative. De quoi ces enfants sont-ils le visage dans le débat public américain ?          Portraits serrés          L’importance médiatique de ces caravanes tient semble-t-il à leur instrumentalisation par Donald Trump. Dans le ­contexte des élections de mi-mandat, au fil des meetings, le président a brossé l’image d’une véritable « invasion » qui poserait un « grave danger pour la sécurité des Etats-Unis ». Ces caravanes seraient composées de « personnes non identifiées en provenance du Moyen-Orient », de ­criminels endurcis et de « combattants entraînés ». En usant de procédés oratoires comme la dépersonnalisation, la ­généralisation ou l’hyperbole, Donald Trump a ainsi créé une image mentale au service de ses intérêts électoraux.                       La focalisation d’une partie de la presse américaine et internationale sur les ­enfants pourrait être vue comme une ­réponse indirecte à ces déclarations. Prenant le contrepied, les professionnels de l’information auraient construit l’image d’une caravane en grande partie composée d’enfants – donc d’innocents –, privilégiant pour cela la singularisation et la personnalisation des migrants : portraits serrés et accompagnés de légendes détaillées, accent mis sur l’expressivité, jeu sur la dissymétrie visuelle entre les enfants et les moyens militaires hors norme déployés à la frontière. Des procédés notamment ­largement utilisés dans le cadre d’un usage humanitaire de la photographie.          Photojournalisme          Historiquement, la dynamique fut plutôt inverse : c’est l’humanitaire qui a ­emprunté au photojournaliste, remarque Rosana Contreras-Gama, auteure d’une thèse intitulée « Comprendre les dispositifs photo-humanitaires : être photojournaliste dans l’humanitaire, faire de l’humanitaire avec des photographies » soutenue en 2016. « A partir des années 1970 et la couverture de la guerre du Biafra en France, ou celle de la famine au Sahel un peu plus tard dans le monde anglo-saxon, les ONG commencent à mobiliser les outils du photojournalisme pour leurs causes. Dans ces deux cas, la figure de l’enfant est centrale, sa vulnérabilité mise en exergue, d’autant plus que les signes de souffrance sont très visibles. » C’est à cette période que la figure stéréotypée du petit enfant famélique au ventre ballonné voit le jour. « Mais si la mission de raconter et expliquer réunit presse et humanitaire, le récit de ces derniers est ouvertement militant, et c’est là que le rapprochement s’arrête », poursuit Rosana Contreras-Gama.                                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Les limites juridiques et politiques de ce dispositif introduit par l’UEFA en 2011 sont au cœur des récentes révélations, explique le journaliste du « Monde », Rémi Dupré. 4 min de lecture                    analyse     Jean-Pierre Stroobants    Article réservé à nos abonnés« Bye Bye, Belgium » : quand la réalité rejoint la fiction Les municipales du 14 octobre avaient valeur de test. Résultat : la partie francophone du pays glisse nettement à gauche tandis que la Flandre s’ancre un peu plus encore à droite. Si les électeurs belges reproduisaient ce résultat lors du scrutin législatif de mai 2019, c’est un remake de l’émission culte de la RTBF. 4 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
{"@context":"https://schema.org","@type":"NewsArticle","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/11/10/quand-l-enfant-illustre-la-politique-migratoire_5381776_3232.html"},"headline":"Quand l’enfant illustre la politique migratoire","dateCreated":"2018-11-10T12:00:09+01:00","datePublished":"2018-11-10T12:00:09+01:00","dateModified":"2018-11-10T12:00:09+01:00","publisher":{"@type":"Organization","name":"Le Monde","logo":{"@type":"ImageObject","url":"https://s1.lemde.fr/medias/web/1.2.705/img/elements_lm/logo_lm_print.png","width":"240","height":"42"}},"description":"Pour montrer des caravanes de migrants qui tentent d’entrer aux Etats-Unis, des médias américains ont privilégié la figure de l’enfance. Un procédé qui, depuis les années 1970, est utilisé dans le cadre d’un usage humanitaire de la photographie. Est-ce le symptôme du nouveau rôle qu’endosse le journalisme ?"
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-15"> ¤ Pourquoi la France ne favoriserait-elle pas la création de sociétés de médias à but non lucratif, favorisant ainsi les apports des donateurs, lecteurs et journalistes eux-mêmes, demande l’économiste dans sa chronique au « Monde ».
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Par  Thomas Piketty   Publié le 10 novembre 2018 à 11h00, mis à jour à 10h08     Temps de Lecture 4 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                   « Si les milliardaires sont aussi désintéressés qu’ils le disent, ça ne devrait pas leur poser de problème de partager le pouvoir journalistes et lecteurs. » RON KOEBER / AURORA / PHOTONONSTOP             Chronique. Ainsi l’actionnariat du journal Le Monde va changer. Un banquier d’affaires français va vendre ses parts à un milliardaire tchèque, qui a lui-même fait fortune dans les mines à charbon et a souvent eu recours aux paradis fiscaux. Doit-on s’accommoder de cette situation, ou bien n’est-il pas temps de réfléchir à un régime légal et fiscal permettant de repenser le modèle des médias ?          Soyons bien clair : il ne s’agit en aucune façon de mettre en cause ici les journalistes ou la direction des journaux, qui se battent avec courage et intégrité pour obtenir des actionnaires toutes les garanties d’indépendance qu’il est possible d’obtenir, au Monde comme dans les autres quotidiens. Il reste qu’il n’est pas interdit de réfléchir aux lois qu’il faudrait changer pour éviter à l’avenir ce type de situations.          Précisons qu’il existe en France comme ailleurs des règles limitant la concentration de la propriété des médias. Mais outre qu’elles sont insuffisantes et peu appliquées, et qu’elles n’ont pas été mises à jour et adaptées à l’âge numérique, ces lois n’ont jamais cherché à redéfinir la forme juridique des organes de presse. On continue de partir du principe que la société par actions constitue l’organisation normale des médias, avec à son fondement le principe « un euro, une voix » : celui qui apporte 1 milliard aura toujours 1 milliard de fois plus de voix que celui qui apporte 1 euro.          Pourtant, de nombreux secteurs d’activités sont organisés tout à fait différemment. On pense par exemple à l’éducation, la culture et la santé, qui au total regroupent incomparablement plus d’emplois que les médias ou l’industrie automobile. Dans ces secteurs, quand ils prennent la forme d’établissements privés, les acteurs ont généralement recours à des formes associatives ou à des fondations, comme nombre de grandes universités étatsuniennes et internationales. Les lois en vigueur interdisent généralement l’utilisation de sociétés par actions pour créer des écoles primaires ou des lycées, et quand elles l’autorisent pour les universités, les quelques expériences réalisées ont conduit à de tels désastres (comme avec l’université Trump) qu’elles n’ont guère été suivies.          Prenons par exemple l’université Harvard. Sa dotation de 37 milliards de dollars (32,5 milliards d’euros) a été accumulée grâce aux dons d’anciens élèves et de milliardaires, et surtout d’ailleurs grâce au rendement financier obtenu sur les dons passés, sans compter que nombre de ses programmes de recherches sont financés sur fonds publics, et que l’ensemble ne pourrait guère exister sans les infrastructures et les écoles publiques. Toujours est-il que quand un généreux donateur donne de l’argent à Harvard, il peut certes en obtenir quelques avantages, comme d’être nommé au conseil d’administration, et parfois même d’obtenir l’admission de l’un de ses enfants aux notes insuffisantes.                                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Les limites juridiques et politiques de ce dispositif introduit par l’UEFA en 2011 sont au cœur des récentes révélations, explique le journaliste du « Monde », Rémi Dupré. 4 min de lecture                    analyse     Jean-Pierre Stroobants    Article réservé à nos abonnés« Bye Bye, Belgium » : quand la réalité rejoint la fiction Les municipales du 14 octobre avaient valeur de test. Résultat : la partie francophone du pays glisse nettement à gauche tandis que la Flandre s’ancre un peu plus encore à droite. 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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-16"> ¤ Dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », relate la grave crise que traverse l’organisation qui évalue les médicaments, laquelle fait face aux vives critiques de certains de ses membres, sur fond de soupçons de conflit d’intérêts.
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Par  Stéphane Foucart   Publié le 10 novembre 2018 à 10h53 - Mis à jour le 10 novembre 2018 à 10h53     Temps de Lecture 4 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés       Chronique. En 1993, quatre-vingts chercheurs et médecins indépendants réunis autour de Iain Chalmers fondaient une collaboration scientifique internationale – la Collaboration Cochrane, aujourd’hui simplement dénommée « Cochrane ». Leur objectif était de réaliser des revues systématiques de la littérature biomédicale et d’établir ainsi, avec les meilleurs éléments de preuves disponibles, les traitements médicamenteux et les interventions thérapeutiques les plus efficaces pour telle ou telle pathologie. Un quart de siècle plus tard, Cochrane est devenu un phare de la « médecine basée sur la preuve » (ou « médecine factuelle ») et influe considérablement sur la pratique de nombreux médecins et les recommandations des autorités sanitaires. Disons les choses plus simplement : sans que vous le sachiez, sans que connaissiez son existence même, Cochrane vous a peut-être déjà sauvé la vie. Et si ce n’est pas le cas, peut-être vous la sauvera-t-elle dans l’avenir.                 Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Cochrane, une institution ébranlée              Mais l’avenir de l’institution, précisément, est compromis. Ce fait – puisque nous sommes tous des malades en attente de leur maladie – devrait inquiéter chacun d’entre nous. Car Cochrane traverse une crise sans précédent qui pourrait être fatale, sinon à l’organisation elle-même, au moins à l’esprit de transparence, d’intégrité et d’indépendance, dans laquelle elle opère depuis sa création.          L’éviction du Danois Peter Gotzsche          La crise couvait depuis plusieurs mois. Elle éclate le 13 septembre, avec l’exclusion de Peter Gotzsche, l’un des fondateurs de la Cochrane et membre de son conseil de direction. Professeur de médecine et chercheur danois, Peter Gotzsche, 67 ans, n’est pas le premier venu. Icône de la médecine factuelle, il est l’auteur de plus d’un demi-millier d’articles dans la littérature biomédicale et a, en dépit des controverses, acquis une autorité considérable dans sa communauté.                 Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Peter Gotzsche, celui par qui la controverse arrive              Il est connu pour ses critiques acerbes de l’industrie pharmaceutique, pour son combat contre les conflits d’intérêts et pour la transparence des données. Et aussi pour son franc-parler et son intransigeance. En 2010, au terme d’une guérilla épique de trois ans contre l’Agence européenne du médicament (EMA), il est parvenu à obtenir l’accès aux études cliniques fournies par l’industrie aux régulateurs, en vue de l’autorisation de leurs molécules. Cette victoire du chercheur danois a bouleversé la donne, sortant les agences et les industriels d’un confortable entre-soi et ouvrant à ses pairs de nouveaux champs de recherche.                                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Les limites juridiques et politiques de ce dispositif introduit par l’UEFA en 2011 sont au cœur des récentes révélations, explique le journaliste du « Monde », Rémi Dupré. 4 min de lecture                    analyse     Jean-Pierre Stroobants    Article réservé à nos abonnés« Bye Bye, Belgium » : quand la réalité rejoint la fiction Les municipales du 14 octobre avaient valeur de test. Résultat : la partie francophone du pays glisse nettement à gauche tandis que la Flandre s’ancre un peu plus encore à droite. Si les électeurs belges reproduisaient ce résultat lors du scrutin législatif de mai 2019, c’est un remake de l’émission culte de la RTBF. 4 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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Propos recueillis par  Elise Vincent   Publié le 10 novembre 2018 à 10h28, mis à jour à 09h52     Temps de Lecture 5 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés       Fethi Benslama est psychanalyste et professeur à l’université Paris-Diderot. Il est par ailleurs à la tête des premiers Etats généraux « psy » sur la radicalisation qui ont eu lieu, à Paris, du 7 au 10 novembre. Une rencontre de professionnels, voulue par le plan national de lutte contre la radicalisation. Selon M. Benslama, la radicalisation djihadiste a été le « laboratoire » d’autres « formes de radicalisation qui existent ou à venir ».                 Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Trois ans après le 13-Novembre, l’enquête touche à sa fin              Trois ans après le 13-Novembre, votre regard sur la radicalisation djihadiste a-t-il changé ?          Oui, car, il y a trois ans, on avait des idées très générales. Nous n’avions pas cette connaissance concrète et directe de ce qu’on appelle les « radicalisés ». Bien sûr, certaines personnes connaissaient la réalité, comme les travailleurs sociaux. Pour ma part, j’avais une consultation dans une cité de Seine-Saint-Denis. Je savais de quoi il retournait. On a tout de même été surpris par la soudaine multiplication d’individus radicalisés à partir de 2014 et pour laquelle le gouvernement a mis en place des dispositifs de signalement. Aujourd’hui, on n’est plus dans les grandes théories et les spéculations sur la radicalisation.          Quelle influence cela a-t-il sur les modes de prise en charge ?          On essaye concrètement de voir quelle est la trajectoire du jeune, par où il est passé, ce que la radicalisation a rempli comme fonction dans sa vie psychique. Lui ne va jamais en dire clairement les raisons profondes, c’est à nous de les découvrir. Avant, on s’en tenait au discours manifeste, au fanatisme, à l’écran idéologique. Aujourd’hui, nous essayons de traverser cet écran pour comprendre les ressorts intimes de la personne et, quand nous y parvenons, il devient possible de l’aider à faire un autre choix, à trouver des potentialités ignorées, pour réorienter le cours de sa vie.                 Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Djihadisme : déradicaliser ou normaliser              Connecteriez la radicalisation djihadiste à la montée du conservatisme religieux musulman ?          Le fondamentalisme a été armé en Afghanistan dans les années 1980, là s’est ouverte la première école moderne du djihadisme. Les partisans qui ont survécu se sont aguerris, ils ont eu le sentiment de gagner la guerre. Ils ont considéré que, puisqu’ils avaient réussi là, ils étaient en mesure de le refaire ailleurs. Ils se sont répandus partout où il y avait des conflits impliquant des musulmans. Beaucoup de ces ex-djihadistes d’Afghanistan se sont ainsi engagés dans la guerre civile en Algérie. Bref, ils ont fait passer le message d’une résistance armée fondamentaliste accessible à tous.                                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Dans la plus grande prison d’Europe, 65 % ont moins d’un an d’expérience depuis leur sortie de l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire. 0 min de lecture                    recit     Franck Johannès    Au procès de Jawad Bendaoud : le frère au visage caché Les premières plaidoiries des parties civiles ont eu lieu mercredi. Elles ont livré une lecture accablante du rôle de Youssef Aït Boulahcen, frère de la jeune femme qui a caché les terroristes. 4 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-18"> ¤ Editorial. L’Allemagne est tétanisée par la réaction qu’une taxe européenne des géants du Web provoquerait aux Etats-Unis. Elle prive ainsi l’UE d’une réforme populaire.
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L’Allemagne est tétanisée par la réaction qu’une taxe européenne des géants du Web provoquerait aux Etats-Unis. Elle prive ainsi l’UE d’une réforme populaire.       Par Le Monde   Publié le 10 novembre 2018 à 10h25 - Mis à jour le 10 novembre 2018 à 11h04     Temps de Lecture 2 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail             Editorial du « Monde ». La croisade de Bruno Le Maire pour décrocher un accord sur une taxe GAFA européenne prend des accents désespérés. L’absence de soutien de l’Allemagne au projet de taxation des géants du numérique lors de la prochaine réunion des ministres européens des finances, le 4 décembre, constituerait « une rupture de confiance entre la France et l’Allemagne », a averti le ministre français des finances, le 9 novembre, sur le site des Echos.          Une quasi-menace, qui ne risque pas d’aider au redémarrage du moteur franco-allemand. M. Le Maire voit s’évanouir peu à peu son espoir d’un accord avant la fin de l’année pour ce projet phare de l’Elysée : il ne reste plus que trois semaines pour décrocher l’accord, indispensable, de son homologue allemand, Olaf Scholz.                 Lire aussi  Taxe GAFA : la France tente à nouveau de convaincre les Européens              Or ce dernier persiste dans son ambiguïté : en public, il répète qu’une taxe GAFA est une priorité, qu’il y a urgence, mais qu’un accord international est indispensable. Une manière polie mais un peu hypocrite, en convoquant les Etats-Unis à la table des négociations, de renvoyer la taxe à plus tard.            Son collègue français a pourtant multiplié les concessions : le nouvel impôt, censé porter sur 3 % du chiffre d’affaires des entreprises du numérique, serait transitoire, le temps de trouver un accord international sur la taxation de leurs profits. Il pourrait même n’être appliqué qu’à la fin 2020, pas avant deux ans.          Mais la réalité est têtue. Olaf Scholz, le social-démocrate, n’arrive pas à imposer l’idée dans sa coalition. Les dirigeants allemands sont tétanisés par l’hypothétique réaction qu’une telle taxe provoquerait à Washington. Car non seulement l’administration Trump se livre à un lobbying actif, individuel et direct, auprès des ministres des finances des Vingt-Huit pour les dissuader d’approuver la taxe sur les GAFA, mais elle exerce une pression particulière sur Berlin en agitant la menace de tarifs douaniers sur les importations de voitures allemandes aux Etats-Unis.          Mettre fin à près de quinze ans d’impuissance          Certes, le gouvernement français aurait pu s’y prendre avec davantage de finesse pour « vendre » ce nouvel impôt à Bruxelles. Avancer par petites touches, avec un discours moins donneur de leçons, et tenter de bâtir une coalition afin de ne pas laisser s’installer l’idée que le projet vise surtout à offrir à Emmanuel Macron un trophée à brandir avant les élections européennes aurait sans doute été plus efficace.                 Lire aussi  La tech européenne proteste contre le projet de taxe numérique visant les GAFA              Il est vrai aussi que, en l’état, la taxe GAFA européenne relèverait surtout du symbole : elle ne rapporterait qu’environ 5 milliards d’euros au niveau européen. Et, d’un strict point de vue fiscal, elle est un peu bancale : cela fait plus d’un siècle que l’impôt sur les sociétés porte sur le profit, pas sur les revenus, pour ne pas pénaliser les entreprises non profitables.          En attendant, le blocage allemand prive l’Europe d’une réforme populaire, allant dans le sens d’une plus grande justice fiscale, qui mettrait fin à près de quinze ans d’impuissance face à des GAFA passés maîtres dans l’art de contourner l’impôt. Symbolique, certes, mais envoyant un signal volontaire, qui contredirait l’image d’une Europe « impuissante » et « passive ».          Preuve que cette taxe GAFA n’est pas une idée complètement stupide : la France est loin d’être la seule à la défendre. La Commission européenne de Jean-Claude Juncker s’y est ralliée, de même qu’une vingtaine de pays de l’Union. Même le gouvernement britannique conservateur libéral est en passe d’imposer la sienne au niveau national. C’est dire !            Le Monde          Voir les réactions             Les plus lus     Route du rhum : l’incroyable victoire de Francis Joyon    11-Novembre : les Femen forcent la sécurité de Donald Trump    Route du rhum : François Gabart à l’arrêt et sous la menace de Francis Joyon                 Édition du jour Daté du mardi 13 novembre  Lire le journal numérique                       Annonces automobiles avec La Centrale           VOLKSWAGEN GOLF PLUS 9990 € 35           INFINITI Q30 18698 € 69           PEUGEOT 309 1100 € 37      Recherche                          Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 16 (75016) 890000 € 82 m2           PARIS 04 (75004) 3675000 € 89 m2           PARIS 11 (75011) 557000 € 53 m2      Recherche                         Dans la même rubrique                                Services        Codes Promos avec Global Savings Group     Livraison gratuite en magasin Maison du Monde  -10€ sur tous les vols Volotea  -30% sur Cdiscount avec la carte Cdiscount  -30€ dès 300€ d'achat avec Made.com  6€ de réduc en parrainant un ami sur Groupon  -10€ dès 50€ sur 1ere commande sur Amazon  -10€ dès 69€ d'achat sur La Redoute  I-run vous propose -15% sur les chaussures     Toutes les offres              Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 01 (75001) 1300000 € 105 m2           PARIS 17 (75017) 369000 € 36 m2           PARIS 05 (75005) 735000 € 42 m2      Recherche                 Annonces automobiles avec La Centrale           DACIA DOKKER 8450 € 33           LIGIER JS 7200 € 94           VOLKSWAGEN GOLF PLUS 9990 € 35      Recherche                               En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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Par  André Loez   Publié le 10 novembre 2018 à 10h00 - Mis à jour le 10 novembre 2018 à 15h44     Temps de Lecture 1 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés         « Femmes à Boches ». Occupation du corps féminin, dans la France et la Belgique de la Grande Guerre, d’Emmanuel Debruyne, Les Belles Lettres, 464 p., 25,90 €.            « Femmes à Boches » : sous ce titre qui claque comme une injure, Emmanuel Debruyne, professeur à l’université de Louvain, retrace le sort douloureux des Françaises et des Belges jugées trop proches des militaires allemands durant la Grande Guerre, ou victimes de leurs violences sexuelles. L’invasion de la Belgique et du nord-est de la France à l’été 1914 fut en effet accompagnée de nombreux viols, avant que l’installation dans la durée des troupes occupantes n’entraîne d’autres brutalités, comme ces humiliantes inspections gynécologiques imposées à beaucoup de femmes au nom de la maîtrise des maladies vénériennes et de la bonne santé des troupes.          Angoisses et stéréotypes          Car l’occupation devenue routinière eut pour corollaire l’essor de la prostitution, modalité inévitable du commerce des corps entre 2 millions de soldats éloignés de leurs foyers et certaines femmes elles aussi isolées, et appauvries, par la guerre. Plus rares, et plus stigmatisées encore, furent celles qui nouèrent des relations intimes avec les Allemands : « Elles sont à pendre, ces femmes-là », écrit dans son journal une habitante de Roubaix que ces rapprochements scandalisent.                 Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Les combattants de la grande guerre, fervents patriotes ou victimes de la contrainte étatique ?              L’intérêt du livre tient à la quantité de documents qu’il brasse pour dessiner un tableau complet et réfléchi du trouble alors semé dans les rapports de sexe et de genre. Dense, presque exhaustive, l’enquête interroge les réalités de la natalité et de l’avortement en guerre, et surtout les angoisses et les stéréotypes qui en découlent parmi les contemporains. Le propos aurait gagné à être resserré, mais cet amas de sources n’en rend que plus poignante l’absence de témoignages venant directement des femmes liées aux soldats occupants, protagonistes silencieuses, et pour longtemps déshonorées, de cette histoire. En creux, leur parole manquante illustre l’indicible de ces « rencontres bricolées », à la fois permises et interdites par le conflit.                                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? 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Redécouvert en 2013, il est enfin traduit. 5 min de lecture                    recit     Bertrand Leclair    Article réservé à nos abonnésHistoire d’un livre. L’enfance patiente de Dolores Prato L’incomparable « Bas la place y’a personne », où l’écrivaine italienne morte en 1983 conte sa jeunesse, n’a été publié intégralement à Turin qu’en 2016. Le voici traduit. 5 min de lecture                    portrait     Eglal Errera    Article réservé à nos abonnésAlaa El Aswany : « La révolution a changé les gens » L’écrivain égyptien, auteur de « L’Immeuble Yacoubian » et acteur engagé du mouvement de la place Tahrir, en 2011, revient sur cette période dans « J’ai couru vers le Nil » – interdit de publication dans son pays. 4 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-20"> ¤ Le Forum philo « Le Monde » Le Mans, ce sont trois jours d’échanges entre des intellectuels et des écrivains sur le thème : « Tous philosophes ? ».
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