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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Dans une tribune adressée au « Monde », Jean-Stéphane Joly, directeur de recherche à l’INRA, estime que l’édition de base, révolution dans le domaine médical et environnemental, doit être au cœur des ambitions scientifiques de l’Europe.
<filname="PROF-env_sciences-1"> ¤                     
                                                   
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L’Europe doit s’engager dans la transition génétique

Dans une tribune adressée au « Monde », Jean-Stéphane Joly, directeur de recherche à l’INRA, estime que l’édition de base, révolution dans le domaine médical et environnemental, doit être au cœur des ambitions scientifiques de l’Europe.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    11.11.2018 à 18h00
   





                        



                                


                            
L’ADN est formé d’une double hélice. C’est l’une des images les plus iconiques du XXe siècle. Constitué en partie de bases nucléiques, des purines – adénine (A), guanine (G) –, et des pyrimidines – cytosine (C) ou thymine (T) –, il subit sans arrêt, en particulier lorsqu’il se recopie, 100 à 500 fois par jour et par cellule, des transitions génétiques, qui sont des réactions biochimiques simples, remplaçant une purine par une purine ou une pyrimidine par une pyrimidine. Aujourd’hui, grâce à des travaux conduits essentiellement aux Etats-Unis et en Asie publiés depuis 2016, il devient possible d’orienter ces mécanismes pour effectuer des transitions ciblées sans couper l’ADN.
Ce qui est appelé « édition de base » constitue la seconde révolution de l’édition des génomes, après l’émergence en 2012 et 2013 des systèmes TALEN et CRISPR-Cas9. Cette innovation implique des désaminases naturelles, qui servent habituellement chez l’homme à augmenter la diversité de nos anticorps en introduisant des variations. Fusionnée à la protéine Cas9 rendue incapable de casser l’ADN, la désaminase effectue des transitions guidées par l’ARN du système CRISPR-Cas9.
Aucun ADN n’est désormais utilisé dans la majorité des expériences qui impliquent simplement des protéines et des ARN. Aucune cassure de l’ADN, potentiellement porteuse de risques de réactions inattendues de la cellule, n’est détectée. Peu de variations off-targets (sur des sites non ciblés) sont observées lorsqu’on séquence le génome ainsi modifié.
« Comme la transition énergétique, la transition de la modification génomique doit être placée au cœur de la transition écologique »
Ce nouvel outil est prometteur : la moitié des variations génomiques qui créent des maladies chez l’homme peuvent être corrigées par des transitions d’adénine en guanine. Les résultats positifs s’accumulent déjà chez les espèces modèles de laboratoire, ce qui va permettre de mimer et de comprendre les maladies...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ « La Plus Belle Histoire de l’intelligence », chez Robert Laffont, offre un dialogue étonnant entre le neuroscientifique Stanislas Dehaene et Yann LeCun, chef de l’intelligence artificielle de Facebook.
<filname="PROF-env_sciences-2"> ¤                     
                                                   
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Intelligences croisées de deux cerveaux de la science

« La Plus Belle Histoire de l’intelligence », chez Robert Laffont, offre un dialogue étonnant entre le neuroscientifique Stanislas Dehaene et Yann LeCun, chef de l’intelligence artificielle de Facebook.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    10.11.2018 à 18h00
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            
Le livre. Quand deux cerveaux de la science se retrouvent pour parler intelligence, cela donne ce livre d’entretiens, divisé, sans surprise, en trois parties. Une pour l’un, Stanislas Dehaene, neuroscientifique, professeur au Collège de France en psychologie cognitive expérimentale, également connu pour présider le Conseil scientifique de l’éducation. Une autre pour Yann LeCun, professeur à l’Université de New York et « scientifique en chef » de l’intelligence artificielle chez Facebook. Et une dernière, permettant le dialogue entre les deux.
La forme retenue, des questions-réponses du journaliste Jacques Girardon, donne certes du rythme mais a aussi le défaut d’interrompre le cours de la pensée de ces deux éminents chercheurs ou d’amener le lecteur dans des directions qu’il ne souhaitait pas suivre. Mais à part ce défaut, la moisson de connaissance est riche.
Liens entre les disciplines
Stanislas Dehaene commence par surprendre en évoquant l’intelligence des huîtres ou des plantes, capables de s’adapter à leur environnement. Puis il revient sur les grandes étapes qui ont conduit à l’intelligence humaine : la perception de l’environnement bien sûr, la capacité à produire des inférences probabilistes, l’interaction avec les autres, le langage… Sur ce dernier, il revient sur une de ses spécialités et sur ce qui l’a amené à conseiller l’Etat, à savoir la lecture. Il conclut ce panorama par une vision prospective sur le fait que, selon lui, l’homme actuel n’est qu’une étape de l’évolution et qu’il pourrait évoluer encore, devenant plus intelligent, notamment grâce à des interfaces avec des ordinateurs, des puces, des machines…
La transition est toute trouvée pour passer la main à sa « vieille » connaissance Yann LeCun, avec qui il avait participé tout jeune à un colloque sur l’intelligence artificielle dans les années 1980 aux Etats-Unis (ils étaient les seuls Français). L’informaticien revient lui aussi sur l’histoire, en l’occurrence...




                        

                        


<article-nb="2018/11/11/19-3">
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Au menu : les espaces sauvages ne cessent de se réduire sur Terre, bientôt un nouveau kilogramme, les Gaulois embaumaient les têtes de leurs ennemis, etc.
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<article-nb="2018/11/11/19-4">
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ De nombreux médecins ignorent l’existence d’une alarme sonore qui se déclenche en cas de dysfonctionnement d’un stimulateur cardiaque.
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<article-nb="2018/11/11/19-5">
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ La parole des scientifiques est assimilée à un discours idéologique, alors qu’ils ne font que présenter des résultats objectifs, estime le chercheur Sébastien Barot dans une tribune au « Monde ».
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L’écologie est avant tout une science, pas un mouvement politique

La parole des scientifiques est assimilée à un discours idéologique, alors qu’ils ne font que présenter des résultats objectifs, estime le chercheur Sébastien Barot dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    08.11.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 17h46
    |

Sébastien Barot (Directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, au laboratoire IEES-Paris)







                        



                                


                            
Tribune. Nicolas Hulot a démissionné parce qu’il était conscient de la gravité de la crise environnementale et qu’il n’a pas pu convaincre le gouvernement de réagir suffisamment vite pour lutter contre cette crise. Pourquoi est-il convaincu de la nécessité d’agir rapidement ? Parce qu’il ne met pas en doute les analyses des chercheurs faisant le diagnostic de cette crise.
En miroir, le problème est que les pouvoirs politiques et économiques connaissent généralement peu le monde de la recherche et comprennent mal son fonctionnement. Cela conduit souvent à une forme de défiance et parfois à un scepticisme entretenu volontairement vis-à-vis de la recherche.
Ce problème est renforcé du fait que l’écologie, la science qui fait le diagnostic de la crise de la biodiversité, qui en analyse les mécanismes, qui peut suggérer des solutions, reste méconnue.
D’une part, il s’agit d’une science assez jeune, qui s’est développée sous sa forme actuelle depuis la seconde guerre mondiale, et depuis les années 1970 en France. Cette jeunesse fait qu’il faut encore trop souvent lutter au sein du monde académique pour qu’elle obtienne la place qu’elle mérite.
La parole des chercheurs en écologie discréditée
D’autre part, au moins en France, le mot « écologie » est plus facilement associé à des mouvements politiques qu’à une science. Cela discrédite la ­parole des chercheurs en écologie dont le discours paraît idéologique, alors même qu’ils ne font qu’exposer leurs résultats, avec la même objectivité qu’un chimiste ou un physicien.
La confusion est renforcée par le fait que, très souvent, la crise environnementale est présentée dans les médias par des défenseurs de l’environnement comme Hubert Reeves, qui jouent un rôle positif mais n’ont aucune compétence en écologie scientifique.
Souvent, la crise environnementale est présentée dans les médias par des défenseurs de l’environnement comme Hubert Reeves, qui n’ont aucune compétence...



                        

                        


<article-nb="2018/11/11/19-6">
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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ En matière d’intelligence artificielle, les Etats-Unis et la Chine ont saisi l’importance de la captation des données personnelles de leurs citoyens consommateurs, souligne la chercheuse Nozha Boujemaa. De leur côté, la France et l’Europe se donnent-elles les moyens de de leur souveraineté en la matière ?
<filname="PROF-env_sciences-6"> ¤                     
                                                   
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Intelligence artificielle : pour une souveraineté  de l’Europe

En matière d’intelligence artificielle, les Etats-Unis et la Chine ont saisi l’importance de la captation des données personnelles de leurs citoyens consommateurs, souligne la chercheuse Nozha Boujemaa. De leur côté, la France et l’Europe se donnent-elles les moyens de de leur souveraineté en la matière ?



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    08.11.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 08h24
    |

                            Nozha Boujemaa (Directrice de recherche Inria, directrice de l’Institut Convergence DATAIA Sciences des données, intelligence & société)








                        



                                


                            
Chronique « Carte blanche ». En matière d’intelligence artificielle (IA), toutes les stratégies européennes ont pour ambition de concourir aux premières places dans la compétition mondiale avec les Etats-Unis et la Chine.
Ces derniers ont, depuis quelques années, élaboré des plans de plusieurs milliards de dollars. Les moyens mobilisés soutiennent les écosystèmes de recherche et d’innovation en IA ainsi que des partenariats public-privé. Ils sont au service de politiques assez protectionnistes et « souverainistes ».
Captation des données personnelles
Les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) ont leurs équivalents en Chine avec les BATX (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiomi). Ces deux pays ont saisi l’importance de la captation des données personnelles des citoyens consommateurs.
Tirée de la maîtrise des profils et des tendances comportementales, la valeur de ces données est multifacette. D’une part, les modèles d’affaires sont des plus lucratifs ; d’autre part, cela ouvre des possibilités sans égal en termes de contrôle, d’observation et d’influence.
Les services gratuits, source continue de données
Les services dits « gratuits » (moteur de ­recherche d’information, de recommandation de biens et de services, de messagerie, de partage et d’édition collaborative de documents, de réseaux sociaux, de navigation et de guidage routiers) sont des sources de données continues qui multiplient et amplifient le profit de ces géants.

Ces derniers se constituent ainsi des réserves de trésorerie permettant l’anticipation en recherche et innovation, en recrutement de compétences, mais aussi en rachat de start-up.
La Corée du Sud et la Russie, à leur tour, se sont dotées des outils de leur souveraineté (et de profit) en matière de captation des données personnelles en ayant leurs propres services pour la recherche d’information, les ­réseaux sociaux, les services de navigation…
Faire émerger des « licornes »...



                        

                        


<article-nb="2018/11/11/19-7">
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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ En Indonésie, des datations font remonter à 40 000 ans les premières représentations animales, soit plusieurs millénaires avant celles de Chauvet.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/11/2018
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L’art préhistorique est plus vieux qu’on ne le croit

En Indonésie, des datations font remonter à 40 000 ans les premières représentations animales, soit plusieurs millénaires avant celles de Chauvet.



LE MONDE
 |    07.11.2018 à 19h02
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 09h14
    |

            Hervé Morin








                        



                                


                            

Les grottes indonésiennes redessinent la préhistoire de l’art. Il y a quatre ans, des représentations de deux animaux, dont un cochon doté de défenses, découvertes sur les parois calcaires d’une caverne de Sulawesi (Célèbes), en Indonésie, étaient datées de 35 000 ans environ – ce qui en faisait les contemporaines des gravures rupestres de la première phase d’occupation de la grotte Chauvet (Ardèche).
La même équipe de chercheurs présente, dans Nature daté du 8 novembre, de nouvelles datations de gros mammifères dessinés cette fois dans une grotte de la partie indonésienne de l’île de Bornéo : ces représentations remonteraient au minimum à 40 000 ans, ce qui en fait les plus anciens vestiges d’art rupestre figuratif connus à ce jour.

La nouveauté ne tient pas à la découverte de nouvelles peintures – elles avaient été décrites dans les années 1990 par des expéditions franco-indonésiennes, qui avaient notamment exploré la grotte de Lubang Jeriji Saleh –, mais aux nouvelles datations à l’uranium-thorium effectuées sur des échantillons de calcite. Ces coulées minérales recouvrent parfois les dessins, ou les dessins les recouvrent, ce qui permet de déduire un âge respectivement minimal et maximal. « En vingt-cinq ans, la technologie a beaucoup changé et on peut travailler sur de plus petits échantillons », souligne Maxime Aubert (université Griffith, Australie), premier auteur de l’article publié dans Nature.

Figures humaines stylisées
L’expédition codirigée par l’archéologue indonésien Pindi Setiawan (Institut de technologie de Bandung), pionnier de l’étude de ces grottes karstiques, a donc effectué des prélèvements qui ont permis de mieux dater les changements stylistiques qu’elles ont abrités au fil des âges.
Les animaux ocre de 40 000 ans, représentant peut-être un bœuf sauvage local ou un ruminant aujourd’hui disparu, étaient accompagnés de mains dessinées au pochoir. Difficile de dire...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Température , heure, vitesse : la mesure imprègne nos vies. Le Musée des arts et métiers (CNAM) retrace la complexité  les prouesses techniques qui se cachent derrière cette banalité du quotidien.
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Exposition : nos vies sur mesure

Température , heure, vitesse : la mesure imprègne nos vies. Le Musée des arts et métiers (CNAM) retrace la complexité  les prouesses techniques qui se cachent derrière cette banalité du quotidien.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    07.11.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 17h51
    |

                            Vahé Ter Minassian








                        



                                


                            
C’est un événement majeur de l’histoire de la métrologie. Et même une « révolution » si l’on en croit le directeur général du Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE), Thomas Grenon.
A la mi-novembre 2018, la Conférence générale des poids et mesures, réunie à Versailles, décidera d’une nouvelle définition pour quatre des sept unités de base du Système international d’unités utilisé partout dans le monde comme référence pour le calcul des autres grandeurs. L’ampère, le kelvin et la mole seront liés à des constantes fondamentales de la physique. De même que le kilogramme, dont la valeur cessera d’être déterminée par le biais d’une comparaison avec un artefact matériel. En l’occurrence, le « grand K », cette pièce cylindrique, faite de platine et d’iridium, conservée sous trois cloches de verre dans un coffre-fort du pavillon de Breteuil, à Sèvres, dont la masse sert, depuis 1889, d’étalon pour tous les kilos de la planète…

Cette réforme inédite et importante ne sera pas ressentie hors des murs des laboratoires spécialisés. C’est même l’un des objectifs que se sont fixés ses concepteurs car il ne s’agirait pas, en tentant de renforcer les fondations, de risquer de faire s’écrouler l’édifice dont dépend une grande partie des activités humaines.
La force de l’exposition que propose le Musée des arts et métiers, le CNAM, sur proposition du LNE et avec le concours du Centre national de la recherche scientifique, n’est pas tant de livrer un aperçu de ce qu’implique ce changement que de proposer un retour en arrière vers les fondamentaux et faire prendre conscience de la nature de la mesure, de son rôle dans le fonctionnement de nos sociétés et de la place qu’elle occupe dans notre mode de vie.
Profusion d’objets étonnants
Température corporelle, vitesse de conduite, heure de la journée… la mesure imprègne à ce point notre quotidien que l’on oublie l’ensemble des méthodes et des procédures de contrôle faisant appel à des instruments...




                        

                        


<article-nb="2018/11/11/19-9">
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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Deux astronomes ont suggéré la possibilité que l’objet ayant traversé le système solaire ait été construit par une civilisation extraterrestre. L’hypothèse est, pourtant, très improbable. Voici pourquoi.
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Ce que l’on sait d’« Oumuamua », l’objet céleste qui venait d’ailleurs

Deux astronomes ont suggéré la possibilité que l’objet ayant traversé le système solaire ait été construit par une civilisation extraterrestre. L’hypothèse est, pourtant, très improbable. Voici pourquoi.



LE MONDE
 |    07.11.2018 à 18h25
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 10h05
    |

            Gary Dagorn








                        



   


Parmi les curiosités scientifiques qui parviennent à capter sans faillir l’attention du grand public, la vie extraterrestre est sûrement l’un des sujets qui fascine le plus. Le dernier exemple en date concerne l’objet astronomique 1I/2017 U1, autrement appelé « Oumuamua ». Cette comète, ou ce que l’on croit être une comète, avait beaucoup fait parler d’elle à l’automne 2017, lorsqu’elle fut découverte, puisque c’est le premier objet dont on sait qu’il ne vient pas du système solaire à être observé par l’homme. Un objet interstellaire, donc, qui, venant de la constellation de la Lyre, s’est approché jusqu’à 45 millions de kilomètres du Soleil avant de ressortir rapidement du système solaire en direction de la constellation de Pégase.




        Lire la chronique :
         

          Qui est cet intrus venu d’un autre système solaire ?



En plus d’être certifié « objet venant d’ailleurs », « Oumuamua » avait également surpris par sa forme très inhabituelle (dix fois plus long que large) ainsi que sa vitesse élevée. Des propriétés curieuses qui ont valu à celui-ci d’être très médiatisé à l’époque. A la suite de sa découverte, le 19 octobre, plusieurs télescopes ont suivi sa course à travers le système solaire jusqu’à ce qu’on perde sa trace début janvier 2018, au fur et à mesure qu’il s’éloignait du Soleil, l’objet étant relativement petit (long de quelques centaines de mètres, environ).
Une hypothèse « exotique »
Disposant des données d’observation sur soixante-seize jours, plusieurs équipes d’astronomes se sont penchées sur « Oumuamua » en tentant de déterminer sa nature exacte. Est-ce un astéroïde ? Une comète ? Ni l’un, ni l’autre, suggère un article scientifique soumis à la revue The Astrophysical Journal Letters, mais déjà lisible en prépublication. Les deux auteurs, co-titulaires de la chaire d’astronomie de l’université de Harvard, y proposent une hypothèse plus « exotique », celle d’une origine artificielle et donc d’une civilisation extraterrestre. Il n’en a pas fallu plus pour susciter l’intérêt de la presse et médiatiser le point de vue des deux astronomes américains. Mais celui-ci a attiré de vives critiques, tant cette hypothèse reste hautement improbable.
L’article n’a pas été encore publié dans sa version finale
Les conclusions des travaux de MM. Shmuel Bialy et Abraham Loeb sont à prendre avec précaution, non pas parce qu’elles sont exotiques, mais parce que l’hypothèse formulée n’est pas la meilleure explication quant à la nature réelle d’« Oumuamua ». Outre le fait que l’article n’a pas été encore publié dans sa version finale et n’a donc pas été relu et corrigé avant sa publication (un élément qui invite toujours à la précaution), celui-ci écarte très rapidement la piste privilégiée par d’autres travaux, celle selon laquelle « Oumuamua » est plus probablement une comète.
A l’origine du désaccord sur la nature réelle de ce rocher interstellaire, se trouve le fait que l’objet est plus rapide que ce qu’il devrait être, selon les simulations faites au sol. Une différence entre les calculs et les observations qui surprend alors les astronomes. Ils en concluent que l’objet a subi une accélération qui n’est pas due à l’influence gravitationnelle naturelle du système solaire, mais bien par un facteur encore inconnu.
Des calculs corrects
Et c’est précisément cette question que tente de trancher l’étude de Shmuel Bialy et Abraham Loeb. Mais ceux-ci partent du postulat que « Oumuamua » n’est pas une comète active et ne peut ainsi pas avoir d’activité sur sa surface qui puisse expliquer ladite accélération (comme un dégazage par exemple, une transformation de la glace d’une comète en gaz à la surface, lorsque celle-ci s’approche du Soleil). En l’absence d’activité cométaire, les deux astronomes tentent d’expliquer la vitesse de l’objet par l’influence du vent solaire (c’est-à-dire les flux de matière éjectés à haute vitesse par le Soleil) et en concluent que l’explication est valide à condition qu’« Oumuamua » soit très léger, aussi léger qu’un astéroïde de petite taille.
Leurs calculs sont corrects, puisque d’autres équipes ont également estimé que le vent solaire pouvait expliquer le phénomène à condition que l’objet soit bien plus léger que tout ce qu’on a pu observer auparavant ayant une taille similaire. Mais là où celles-ci ont considéré une densité si faible comme peu probable, au regard des autres explications possibles, MM. Bialy et Loeb s’interrogent sur un potentiel nouveau type d’objets interstellaires fins et légers, qui nous seraient jusque-là inconnus, et en profitent pour y glisser la suggestion d’une éventuelle origine artificielle, évoquant « une possibilité qu’“Oumuamua” soit une voile solaire, voyageant dans l’espace interstellaire, tels les restes d’un équipement technologiquement avancé ».

        Lire aussi :
         

                L’hypothèse de deux astronomes : une « sonde extraterrestre » existe dans le système solaire



Si une telle hypothèse ne peut, en effet, jamais être exclue, elle n’a aucun fondement pour autant et n’est pas satisfaisante du tout pour nombre de confrères et de consœurs.
« Ce qu’ils avancent ne correspond pas aux données »
Des travaux menés par l’équipe de l’astronome italien Marco Micheli, et publiés le 27 juin 2018 dans la revue Nature, démontrent qu’« Oumuamua » présente une luminosité, une densité et des propriétés thermiques similaires à celles d’une comète. Micheli et ses collègues se sont attachés à expliquer ce changement de vitesse par toutes les causes possibles, y compris le vent solaire. La seule explication physique plausible aux yeux de ces astronomes est celle d’un dégazage, impliquant que l’objet soit bel et bien une comète. Si les télescopes n’ont pas détecté de dégazage, les chercheurs font valoir que « l’absence d’activité observée est possible lorsqu’un corps cométaire est entouré d’un mince manteau isolant » et soulignent également que leur hypothèse est cohérente avec « les accélérations déjà observées chez des comètes du système solaire ».
« L’idée d’une voile solaire ne peut pas correspondre à ce qui a été observé »
« Ce que MM. Loeb et Bialy avancent ne correspond pas aux données recueillies sur l’objet », a fait savoir, de son côté, Lucie Maquet, astronome à l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE), interrogée par Le Monde – ce qui invaliderait nécessairement les conclusions de l’article. Selon elle, « l’idée d’une voile solaire ne peut pas correspondre à ce qui a été observé » et à la forme connue d’« Oumuamua ». La chercheuse rappelle également que, si aucun dégazage n’a été observé, il est tout à fait possible que, s’agissant d’un objet interstellaire dont la composition chimique nous est inconnue, celui-ci ait dégazé autre chose que de la glace d’eau dans le spectre visible, comme le font habituellement les comètes du système solaire.
« Nous tentons forcément d’observer des comportements déjà connus », fait-elle valoir, mais « un dégazage est impossible à observer si nous ne cherchons pas dans les bonnes longueurs d’onde ».
Une manière de signifier que, comme l’a vulgarisé le cosmologiste américain Carl Sagan, « une affirmation extraordinaire demande des preuves extraordinaires ».



                            


                        

                        


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La « stratégie » de l’UE pour minimiser l’exposition aux perturbateurs endocriniens

Ces substances ne sont, pour l’instant, réglementées dans l’Union européenne que dans certains domaines ou au cas par cas.



Le Monde.fr avec AFP
 |    07.11.2018 à 14h21
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 15h45
   





                        



   


La Commission européenne s’est dotée mercredi 7 novembre d’une « stratégie » de long terme pour minimiser l’exposition des Européens aux perturbateurs endocriniens, un texte très attendu alors que les réglementations en la matière adoptées récemment sont critiquées.
La Commission s’engage à « minimiser notre exposition globale aux perturbateurs endocriniens, en faisant particulièrement attention aux moments importants de la vie, comme la grossesse et la puberté ». En effet, ces substances chimiques, qui se retrouvent dans les pesticides et les biocides, sont également présentes dans des produits du quotidien (jouets, cosmétiques, produits ménagers).

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Promouvoir la recherche
Ces substances ne sont, pour l’instant, réglementées que dans certains domaines ou au cas par cas dans l’Union européenne (UE). La Commission va, à ce titre, passer en revue l’ensemble des législations communautaires applicables aux perturbateurs endocriniens pour juger de leur efficacité en matière de protection de la santé humaine et de l’environnement.
Parmi les autres engagements phares pris dans cette nouvelle « stratégie », la Commission va promouvoir la recherche dans le domaine des perturbateurs endocriniens, dont les effets restent encore mal connus, et organiser chaque année un forum sur le sujet réunissant experts et parties prenantes. Elle explique notamment que l’approfondissement des évaluations scientifiques doit permettre de prendre de nouvelles mesures dans d’autres secteurs, comme ceux des cosmétiques ou des contenants alimentaires.
Ces engagements « confirment que la Commission prend les perturbateurs endocriniens très au sérieux », assure le commissaire européen à l’environnement, Karmenu Vella, cité dans un communiqué. Son collègue à la santé et à la sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis, a souligné la « détermination » à travailler sur les perturbateurs endocriniens « dans un éventail de domaines plus large ».

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Tergiversations
A la fin 2017, l’UE avait finalement adopté des critères de définition des perturbateurs endocriniens dans les pesticides et les biocides, après plusieurs années de tergiversations. Cette première définition des perturbateurs endocriniens, limitée aux produits phytosanitaires, a suscité des « inquiétudes ». Les ONG ont estimé que la charge de la preuve était « très élevée » dans les critères pour parvenir à démontrer qu’une substance est un perturbateur endocrinien. La précédente stratégie européenne sur les perturbateurs endocriniens datait de la fin des années 1990.
La réglementation européenne actuelle contient des provisions sur ces substances dans le domaine des pesticides et biocides, des produits chimiques en général, des équipements médicaux et de l’eau. Dans le domaine des contenants alimentaires, des cosmétiques, des jouets et de la protection des travailleurs sur leur lieu de travail, des substances ont été réglementées au cas par cas, comme le bisphénol A, par exemple.

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Le parcours semé d’embûches de la phagothérapie

Les résultats de la première étude clinique sur l’efficacité thérapeutique de certains virus pour combattre les infections bactériennes, la phagothérapie, s’avèrent décevants. Mais l’espoir demeure.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    07.11.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 09h51
    |

                            Sylvie Burnouf








                        



                                


                            

Aurait-on surestimé le potentiel de la thérapie par certains virus, les phages, pour combattre les infections bactériennes ? C’est la question qui se pose à l’aune des résultats, quelque peu décevants, du premier essai clinique randomisé conçu pour évaluer l’efficacité thérapeutique des bactériophages, rendus publics en octobre.
Résistance aux antibiotiques
Avec l’émergence de la résistance aux antibiotiques, qui exerce une pression croissante sur la santé humaine, beaucoup d’espoirs reposent sur les bactériophages – ces virus qui, par nature, ­ciblent les bactéries, les infectent et les détruisent. Et pour cause : la phagothérapie a donné des résultats spectaculaires chez des patients pour qui les antibiotiques ne pouvaient plus rien.

Sa notoriété est telle que certains patients n’hésitent pas à aller à l’étranger, en Géorgie notamment, pour avoir ­accès à ce traitement vieux de plus d’un siècle, qui a été abandonné en France il y a plusieurs décennies, au profit des antibiotiques, plus faciles à utiliser.
« Les phages sont des produits biologiques, difficiles à produire et à standardiser. »
Bien qu’encourageants, ces quelques cas cliniques ne sont pas, en l’état, suffisants pour que l’Agence nationale de ­sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) autorise le recours ­généralisé à cette stratégie thérapeutique en France.
Il faudrait pour cela que son efficacité soit solidement démontrée, mais aussi que la « production de phages [soit] de qualité correcte », explique Caroline Semaille, directrice des ­médicaments anti-infectieux à l’ANSM, qui souligne qu’à la différence des médicaments de synthèse « les phages sont des produits biologiques, difficiles à produire et à standardiser ».
Plaies infectées de patients brûlés
D’où l’idée de Patrick Jault, anesthésiste-réanimateur à l’hôpital d’instruction des armées Percy, à Clamart (Hauts-de-Seine), et de ses collègues, de conduire...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Grâce aux proprités du système immunitaire des lamas, les chercheurs ont trouvé le moyen de fabriquer des anticorps qui pourraient être efficaces contre tous les types de grippe saisonnière.
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Lutte contre la grippe saisonnière : le coup de pouce du lama

Grâce aux proprités du système immunitaire des lamas, les chercheurs ont trouvé le moyen de fabriquer des anticorps qui pourraient être efficaces contre tous les types de grippe saisonnière.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    07.11.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 14h43
    |

                            Viviane Thivent








                        



                                


                            

Remplacer la piqûre antigrippale contre un bon vieux spray nasal ? C’est ce qu’envisage une équipe internationale, qui ­publie dans la revue Science une cascade de travaux menant à une « protection universelle contre la grippe », et ce grâce à un coup de pouce donné par le lama. Outre l’assistance d’apparence exotique de ce camélidé ­andin, cette publi­cation a de quoi retenir l’attention : la prévention contre la grippe saisonnière est en effet un casse-tête pour les instances sanitaires.
Chaque année, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) doit prédire les quatre souches de grippe (deux de type A, deux de type B) les plus susceptibles de circuler ­l’année suivante. Un pari délicat, aux conséquences concrètes, puisque les entreprises pharmaceutiques utilisent ce choix pour fabriquer les vaccins contre la grippe saisonnière.
Vaccins antigrippaux médiocres
Dans les faits, l’efficacité de ces vaccins antigrippaux est assez médiocre. D’abord, parce que les virus de la grippe n’ont que faire des prévisions de l’OMS. Des souches inattendues, ou mutées, peuvent se mettre à proliférer, ­rendant le vaccin de l’année inefficace. Ensuite, l’efficacité de ces vaccins est moyenne : « Même si l’OMS a vu juste, le niveau de protection n’est que de 50 % à 60 % », explique Odile Launay, directrice du Centre d’investigation clinique Cochin-Pasteur.
Et pour cau­se : les anticorps ne sont efficaces que s’ils empêchent le virus de s’attacher et d’entrer dans les cellules des voies respiratoires. Or, cette fonction d’arrimage est réalisée par une protéine très particulière du virus, une glu appelée « hémagglutinine ». Si un anticorps ­recouvre cette dernière, le virus est neutralisé. Cette partie du virus est hautement variable d’une grippe à l’autre et il n’est pas rare que les anticorps produits contre l’hémagglutinine ne servent en réalité à rien…
Les anticorps des lamas, plus petits que les nôtres, peuvent se fixer sur des zones...



                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 06/11/2018
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L’hypothèse de deux astronomes : une « sonde extraterrestre » existe dans le système solaire

Ils se sont penchés sur « Oumuamua », le premier objet détecté venant d’un autre système stellaire, qui pourrait, selon eux, être « une sonde totalement opérationnelle envoyée volontairement près de la Terre par une civilisation extraterrestre ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    07.11.2018 à 01h55
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 16h11
   





                        



   


Oumuamua, un bolide en forme de cigare repéré en 2017 pendant sa traversée du Système solaire « pourrait » avoir été envoyé par des extraterrestres. Telle est l’hypothèse avancée dans un article par deux chercheurs d’Harvard et qui a provoqué une volée de critiques dans le milieu scientifique.
Oumuamua a été repéré par le télescope Pan-Starrs1 à Hawaï, d’où son nom, qui signifie « messager » en hawaïen. Il mesure environ 400 mètres de longueur et 40 mètres de largeur, et a été traqué par plusieurs télescopes, en sa qualité de premier objet détecté venant d’un autre système stellaire. Après avoir été qualifié d’astéroïde, une équipe de l’Agence spatiale européenne a estimé, en juin, qu’il s’agissait plus probablement d’une comète avec des glaces qui se transforment en gaz près du Soleil.

        Voir aussi :
         

          Un visiteur interstellaire nommé « Oumuamua »



Un « scénario exotique » – expression utilisée par les deux chercheurs – serait qu’« Oumuamua pourrait être une sonde totalement opérationnelle envoyée volontairement près de la Terre par une civilisation extraterrestre », écrivent-ils dans un article qui sera publié le 12 novembre dans la revue Astrophysical Journal Letters. L’idée a rapidement enflammé Twitter et la communauté scientifique.
La raison justifiant cette hypothèse est qu’Oumuamua se déplace à une vitesse plus rapide qu’attendu. L’accélération excessive pourrait s’expliquer par la pression des radiations solaires, ou « voile solaire ». Mais, cela n’est possible que pour des corps célestes « qui ont une grande surface et sont très fins, ce qui n’existe pas dans la nature ». D’où l’autre explication : c’est une sonde propulsée.

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« Je suis un scientifique pas un croyant »

   


Des scientifiques avaient pourtant rejeté cette théorie peu après la découverte. Aucun signal artificiel n’a été trouvé venant du corps. « Comme beaucoup de chercheurs, j’aimerais beaucoup qu’il existe une preuve irréfutable de vie extraterrestre, mais ce n’est pas le cas », a réagi auprès de l’Agence France-Presse (AFP) Alan Fitzsimmons, astronome à la Queens University, à Belfast (Royaume-Uni). Avant de préciser :
« Il a déjà été démontré que les caractéristiques observées de l’objet sont cohérentes avec celles d’un corps similaire à une comète et éjecté d’un autre système stellaire. Certains arguments de leur étude se fondent sur des chiffres qui contiennent beaucoup d’incertitude. »
Katie Mack, astrophysicienne à l’université North Carolina State, n’est pas non plus d’accord. « Il faut bien comprendre que pour les scientifiques, l’idée la plus folle est toujours publiable, du moment qu’il existe une chance infime qu’elle ne soit pas fausse. Même les auteurs n’y croient probablement pas eux-mêmes. »
« Je ne dirais pas que je “crois” qu’il ait été envoyé par des extraterrestres », répond Shmuel Bialy, postdoctorant en astrophysique à Harvard. « Car je suis un scientifique, pas un croyant. Je me fonde sur des preuves afin de trouver des explications physiques possibles à des phénomènes observés ». Son coauteur, Avi Loeb, chef du département d’astronomie d’Harvard, a expliqué à la chaîne NBC que l’humanité pourrait ne jamais savoir, car Oumuamua s’éloigne de la Terre et ne reviendra pas.

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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Des chercheurs de l’université du Queensland ont conçu un robot pour aider au repeuplement de la Grande Barrière de corail lors de la reproduction annuelle de certaines espèces, fin novembre.
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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Triomphante dans les années 1950, cette opération a été abandonnée par la suite. Mais la psychochirurgie a ouvert une nouvelle page de son histoire depuis quelques années.
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<article-nb="2018/11/11/19-16">
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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Entretien - David Mzee, 30 ans, est un des trois patients ayant bénéficié d’une nouvelle méthode de stimulation électrique de la moelle épinière lui ayant permis de retrouver la capacité de marcher. Il évoque cette expérience et ses limites.
<filname="PROF-env_sciences-16"> ¤                              Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                           À la une Retour à la page d'accueil du Monde    En continu   Actualités    En ce moment    Commémorations du 11-Novembre    Midterms 2018    Brexit    Climat    Route du rhum    Immigration en Europe    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Économie  Ciblé par un réseau d’escrocs, le groupe Pathé a perdu plus de 19 millions d’euros                    Économie   Article réservé à nos abonnés Logiciel libre : les limites du modèle du bénévolat                    Chronique   Article réservé à nos abonnés Patate, vers une flambée des prix ?   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Il évoque cette expérience et ses limites.        Par  Florence Rosier   Publié le 06 novembre 2018 à 16h00 - Mis à jour le 06 novembre 2018 à 16h00     Temps de Lecture 2 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                   David Mzee lors d’une séance de rééducation à la marche assistée par stimulation électrique de sa moelle épinière. Jean-Baptiste Mignardot             En 2010, David Mzee, alors âgé de 22 ans, fait une mauvaise chute lors d’un entraînement de gymnastique. Il se retrouve entièrement paralysé de la jambe gauche et partiellement de la jambe droite et des membres supérieurs. Il est un des trois patients qui ont bénéficié de la stimulation électrique précise de la moelle épinière, par un implant sans fil.          David est opéré en octobre 2016, « juste après avoir participé un tournoi européen de rugby en chaise roulante ». Ce traitement a été évalué au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) de Lausanne et développé par l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).                 Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Trois patients paralysés remarchent grâce une stimulation de la moelle épinière              Qu’avez-vous ressenti la première fois que la stimulation a été allumée ?          Cela a été un moment palpitant. La stimulation a d’abord provoqué des picotements, puis, à mesure qu’elle augmentait en intensité, un début de contraction musculaire. Au début, c’était un peu étrange : j’avais l’impression d’être contrôlé à distance. Puis, j’ai pu commencer à coordonner les intentions de mon cerveau avec cette stimulation – donc à influencer ses effets. Les séances d’entraînement ont été exténuantes, pour le corps comme pour l’esprit. Il y a tant de choses à coordonner qu’il faut être très concentré ! J’ai fait du sport toute ma vie, je me suis souvent entraîné dur. Mais cet entraînement-là surpasse tous ceux que j’ai pu faire. Surtout quand mon poids corporel était peu supporté par le harnais : il fallait alors pousser comme un diable, tout en jouant avec précaution sur la stimulation.          Après cinq mois d’entraînement, où en êtes-vous ?          Avec la stimulation, il arrive que je trouve le bon rythme et que tout se déroule parfaitement : j’ai alors le sentiment de marcher normalement. C’est une sensation phénoménale ! Avant l’opération, je ne pouvais faire que quelques pas avec un déambulateur, en utilisant la spasticité des muscles de mes jambes [la tendance des muscles à être contractés, à la suite de l’accident], mais au prix d’un immense effort du haut de mon corps. Désormais, je peux faire quelques pas sans aucune assistance. Au vrai, ce n’est pas une sensation très agréable : c’est encore au prix d’un grand effort.          J’ai aussi retrouvé un contrôle volontaire de tous les muscles de ma jambe gauche : je peux étendre mon genou gauche, fléchir ma hanche, bouger mes orteils sans stimulation électrique. Et le contrôle des muscles de ma jambe droite s’est amélioré.                                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Levothyrox : Merck annonce que l’ancienne formule sera disponible « tout au long de 2019 »

Le laboratoire pharmaceutique a insisté sur le caractère « transitoire » de cette période « qui doit permettre aux patients de trouver une solution alternative pérenne ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    06.11.2018 à 11h58
   





                        



   


Le laboratoire Merck va poursuivre la mise à disposition de l’ancienne formule du Levothyrox pour les patients français qui disposent d’une ordonnance « tout au long de l’année 2019 », a expliqué, mardi 6 novembre, Valérie Leto, pharmacien responsable de Merck France.
Moins de 50 000 boîtes seront mises à disposition par mois, un volume qui correspond « aux volumes mis à disposition en 2018 » et aux « besoins des patients », selon Mme Leto, qui a insisté sur le caractère « transitoire » de cette période « qui doit permettre aux patients de trouver une solution alternative pérenne ».
Selon un rapport rendu public en début d’année, plus de 12 000 cas de patients ayant des effets indésirables à cause de la nouvelle formule ont été signalés pour la période du 15 septembre au 30 novembre 2017 – soit moins d’un pour cent des personnes traitées au Levothyrox.

        Lire notre article pédagogique :
         

          La polémique sur le Levothyrox expliquée en six points



Solution « transitoire »
Le tribunal de grande instance de Toulouse avait limité lundi l’obligation de mise à disposition de l’ancienne formule du Levothyrox (Euthyrox) à une durée de trois mois à compter du 1er janvier 2019 pour 39 patients, mais le laboratoire a confirmé le lendemain que tous les patients munis d’une ordonnance pourront se fournir en 2019.
Le laboratoire affirme répondre à une demande de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) qui a listé fin octobre cinq solutions pérennes pour les patients souffrant de troubles de la thyroïde et affirmé évaluer « d’autres spécialités princeps ou génériques » pour « la diversification de l’offre thérapeutique ». L’ANSM a rappelé qu’« Euthyrox est disponible pour une durée et dans des quantités limitées » et que « les médicaments à base de lévothyroxine disponibles de façon régulière et pérenne doivent être privilégiés ».

        Lire aussi :
         

          Quand l’Agence du médicament se cache derrière le secret des affaires



Importation depuis l’Allemagne
L’ancienne formule du Levothyrox est importée d’Allemagne, puisque Merck ne dispose pas d’autorisation de mise sur le marché français pour l’Euthyrox mais seulement d’autorisation d’importation. En Allemagne, la nouvelle formule remplacera l’ancienne au cours du premier semestre 2019, mais Merck s’engage à continuer à fournir l’ancienne formule aux patients français en 2019 « à partir d’importations d’autres pays européens », a précisé Mme Leto.
L’Agence européenne des médicaments avait rendu en juillet un avis favorable au lancement de la nouvelle formule du Levothyrox dans 21 pays. Le laboratoire affirme n’avoir pas reçu de demandes de mise à disposition de l’ancienne formule dans les pays en transition. Valérie Leto a insisté sur l’existence de « solutions pérennes » alternatives dans les pays concernés comme, par exemple, la Suisse.

        Pour aller plus loin (en édition abonnés) :
         

          La thyroïde sous toutes les coutures






                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Annoncée cet été par la New York University, cette décision se veut une réponse à l’endettement croissant des étudiants américains. Mais elle est loin de faire l’unanimité.
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A New York, la gratuité totale des études de médecine fait débat

Annoncée cet été par la New York University, cette décision se veut une réponse à l’endettement croissant des étudiants américains. Mais elle est loin de faire l’unanimité.



LE MONDE ECONOMIE
 |    06.11.2018 à 07h06
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 07h08
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Ce fut un cadeau de bienvenue inespéré. Alors que les étudiants en médecine de New York University (NYU) faisaient, mi-août, leur entrée traditionnelle en blouse blanche, la direction a annoncé que les études seraient désormais gratuites. La NYU School of Medicine est la première grande école de médecine américaine à suivre cette voie.
Officiellement, il s’agit de lutter contre l’endettement des étudiants en médecine. A NYU, 62 % d’entre eux quittent l’école avec un prêt dont le montant moyen est de 184 000 dollars. Explication : il faut payer les frais de scolarité (55 000 dollars par an) et la vie à New York (29 000 dollars par an). Ce fardeau qu’il faut rembourser sur de longues années empêche, selon l’école, les étudiants de choisir des filières menant à des activités moins rémunératrices mais nécessaires à la collectivité comme la pédiatrie, la gynécologie ou la médecine de ville.

La gratuité sera possible grâce au programme de levée de fonds de NYU, qui doit atteindre 600 millions de dollars. Sur les 450 millions déjà obtenus, la part la plus importante a été offerte par Ken Langone. Avec sa femme, Elaine, le fondateur de la chaîne d’aménagement de la maison Home Depot a donné quelque 100 millions de dollars.
Une décision très critiquée
Cette initiative n’a pas été du goût du Wall Street Journal, qui a rappelé aux étudiants que cette gratuité scolaire n’était pas le fruit des « bonnes intentions » d’une des candidates au congrès, la démocrate très à gauche de New York Alexandria Ocasio-Cortez, et n’était pas non plus « le produit du système de santé cubain » (lequel permet pourtant d’avoir une espérance de vie comparable à celle des Etats-Unis et une mortalité infantile inférieure). « L’argent vient des capitalistes », a éditorialisé le quotidien des affaires, rappelant qu’il n’y avait pas de « repas gratuit ».
Tout le monde n’a pas eu la violence des propos du journal détenu...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Dans la rue ou embarquée dans un bus, la culture scientifique part à la rencontre des publics qui en sont éloignés. Créée en 1986, l’association vise les jeunes en priorité.
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Grands Prix de la finance solidaire, prix lutte contre les exclusions - Les Petits Débrouillards démystifient la science

Dans la rue ou embarquée dans un bus, la culture scientifique part à la rencontre des publics qui en sont éloignés. Créée en 1986, l’association vise les jeunes en priorité.



LE MONDE ARGENT
 |    05.11.2018 à 21h00
    |

            Joël Morio








                        


L’éducation et la science comme moyen de lutter contre les exclusions et les inégalités sociales, scolaires, économiques et culturelles, c’est le credo depuis 1986 de l’association des Petits ­Débrouillards, dont Les Petits ­Débrouillards d’Occitanie font partie. La structure est installée depuis trente ans en Languedoc-Roussillon puis, à partir de 1992, en Midi-Pyrénées, et ses actions ont profité à près de 35 000 personnes en 2017.
Les plus visibles de ses interventions sont des animations de rue, notamment à destination des plus jeunes. « Nous nous installons dans les quartiers pour réaliser des expériences scientifiques où nous faisons participer le public », explique Jean Huet, directeur des Petits Débrouillards d’Occitanie. « Il y a un réel besoin de démystifier les filières scientifiques et techniques auprès des jeunes pour les rendre accessibles », souligne-t-il. Ces animations sont aussi des « moments de ­vivre-ensemble où tout le monde se retrouve », ajoute-t-il.
Esprit critique et éducation aux médias
Pour accompagner sur le long terme ces événements, l’association – dont 50 % du financement provient de subventions publiques – organise des expositions, des débats, mais aussi des ateliers pour apprendre à manipuler des outils de bricolage. Un minibus embarquant des équipements pédagogiques part ainsi à la rencontre des publics les plus éloignés de la culture scientifique, afin de rendre les sciences accessibles à tous.
En 2019, l’association prévoit d’organiser certaines de ses interventions autour de la thématique du changement climatique. Enfin, Les Petits Débrouillards d’Occitanie veulent développer l’esprit critique, l’éducation aux médias et particulièrement aux réseaux sociaux, qui peuvent être le vecteur de haines, de stéréotypes, de discriminations, de préjugés ou d’infox.
Grands prix de la Finance solidaire en partenariat avec France Info
Les petits débrouillards d’Occitanie
Activité
Une association d’éducation populaire par la science, autour des enjeux liés aux transitions écologiques et sociales, pour les jeunes des quartiers.
Toulouse (31)
Chiffres d’affaires 2017 : 1 406 558 euros
Salariés 36
Financeur solidaire : France Active



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Une équipe française présente le cas d’une jeune femme qui parvient à maintenir une grande activité sportive en dépit de sa pathologie neuromusculaire.
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