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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ La 11e édition de la transatlantique doit connaître son dénouement dans la soirée. La lutte fait rage entre le leadeur Gabart, qui navigue son foil ni safan, et son poursuivant Joyon.
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Route du rhum : François Gabart résiste au retour de Françis Joyon avant l’arrivée

La 11e édition de la transatlantique doit connaître son dénouement dans la soirée. La lutte fait rage entre le leadeur Gabart, qui navigue son foil ni safan, et son poursuivant Joyon.



Le Monde.fr avec AFP
 |    11.11.2018 à 14h58
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 18h30
   





                        



   


Pour les nostalgiques, le scénario de cette arrivée de la Route du rhum 2018 renvoie à sa première édition en 1978. Après 23 jours, six heures et 56 minutes, le Canadien Mike Birch, à bord de son petit trimaran jaune Olympus, devançait, pour 98 secondes à Pointe-à-Pitre, Michel Malinovsky, à la barre de l’immense Kriter V. Le Français pensait, pourtant, avoir course gagnée. « Seule la victoire est jolie », lâchera le malheureux deuxième dans une formule restée célèbre.

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Et si Francis Joyon imitait Birch quarante ans plus tard ? Encore chimérique il y a vingt-quatre heures, une victoire est désormais possible pour le vétéran français (62 ans) qui revient très fort sur le leadeur de la course, François Gabart (35 ans), à quelques heures de l’arrivée de la transatlantique désormais prévue dans la nuit de dimanche à lundi.
Les Antilles en ligne de mire, Joyon (Idec Sport) vole sur l’Atlantique, à plus de 31 nœuds de moyenne sur ces trois dernières heures. Au dernier pointage à 16h45, Gabart (Macif) n’avait 34,9 milles marins (64 kilomètres) d’avance sur son rival. L’écart était encore samedi soir de 105 milles, mais Gabart reprenait un peu de marge sur son poursuivant par rapport au précédent pointage (27 milles marins à 12h).
A 17h30 de dimanche, l’équipe de François Gabart annonçait dans un communiqué que Macif avait perdu un foil et un safran dans la nuit de lundi à mardi. Malgré ces avaries, le Charentais a continué à mener la course.
Gabart se prépare au sprint
Le marin s’attend à une arrivée digne d’une régate de la Coupe de l’America. « Et je me prépare pour être performant si on est côte à côte sur le tour de la Guadeloupe, ce n’est jamais simple surtout avec nos bateaux et avec le parcours imposé, très proche de la terre. C’est loin d’être simple, l’histoire, et ça risque de mettre du piment jusqu’au bout », estime celui qui avait remporté l’édition 2014 dans la catégorie Imoca (les monocoques).

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De son côté, Francis Joyon n’a jamais aussi été proche de la victoire en sept participations à la Route du rhum. En 2010, le natif d’Eure-et-Loir avait terminé deuxième derrière Franck Cammas sur Groupama 3. Ironie de l’histoire, son bateau sur cette édition 2018 n’est autre que celui de Cammas lors de son triomphe. Quatre ans plus tard, Loïck Peyron remportait la transatlantique sur ce même Ultime (appelé Banque-Populaire VII). Jamais deux sans trois ?
Partis le dimanche 4 novembre à 14 h 02 précisément, Gabart et Joyon pourraient battre le record établi il y a quatre ans par Loïck Peyron en 7 jours et 15 heures. Pour cela, le vainqueur doit couper la ligne avant 00 h 08 heure locale (05 h 08 en métropole). Mais les deux marins le savent bien : tout se jouera à l’arrivée, périlleuse et « traditionnellement très tactique », se rappelait samedi Francis Joyon, détenteur du record du tour du monde en équipage (40 j 23 h).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Deux ans après son titre de champion, le club monégasque lutte pour sortir de la zone rouge. Dix-neuvième de Ligue 1, il affronte Paris, dimanche soir (21 heures).
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Ligue 1 : pourquoi Monaco va si mal

Deux ans après son titre de champion, le club monégasque lutte pour sortir de la zone rouge. Dix-neuvième de Ligue 1, il affronte Paris, dimanche soir (21 heures).



LE MONDE
 |    11.11.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 14h45
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Monaco n’y arrive plus. Deux ans après un titre de champion, les Monégasques occupent l’avant-dernière place du classement, alors qu’ils doivent affronter le dominant Paris-Saint-Germain (douze matches, douze victoires), dimanche soir (21 heures). Pas le programme idéal pour se remettre de leur lourde défaite contre Bruges (0-4) mardi, synonyme d’élimination en Ligue des champions.
La direction du club a bien tenté de provoquer un déclic psychologique avec un changement d’entraîneur. Exit Leonardo Jardim, le technicien portugais présent sur le Rocher depuis 2014, le « faiseur de miracles » a été remercié au début du mois d’octobre pour être remplacé par Thierry Henry. L’ancien international français, formé à l’ASM, n’a pas connu beaucoup plus de réussite. Sur ses cinq premiers matches, il en a perdu trois et réalisé seulement deux matchs nuls.

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Alors, oui, Monaco va mal. Mais Monaco a surtout vu la chance tourner sur de très nombreux facteurs.
Un recrutement compliqué
Alors que les dirigeants monégasques avaient réussi de superbes coups de recrutement, en faisant éclore Kylian Mbappé ou Layvin Kurzawa (formés au club), en révélant Bernardo Silva, Fabinho, Thomas Lemar, Benjamin Mendy, ou encore Tiémoué Bakayoko, ils n’ont pas encore su rééditer cette performance cette saison. Youri Tielemans, arrivé la saison dernière n’a pas confirmé. Preuve de ces errements dans le casting estival, aucun Monégasque ne figure dans la liste des onze meilleures recrues de l’été selon L’Equipe, mais le quotidien sportif en place trois dans son onze des pires : Barreca, Chadli et Golovine (certes longtemps blessé).

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Les blessures ont d’ailleurs fait du mal au club de la Principauté qui a longtemps dû composer sans nombre de ses cadres. Le poste de gardien de but est ainsi éloquent. Le titulaire, le Croate Danijel Subasic, sur le terrain lors de la finale de la dernière Coupe du monde n’a disputé qu’un seul match cette saison. Son remplaçant, Diego Benaglio s’est, lui aussi, blessé en Ligue des champions et a obligé le troisième gardien Seydou Sy à garder le but monégasque, commettant une faute de main coupable contre Strasbourg.

17' Erreur de Seydou SY qui permet à Thomasson de marquer le premier but de ce match. 

— AS_Monaco (@AS Monaco 🇲🇨)


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Plus généralement, Jardim puis Henry ont dû s’adapter à la longue liste des joueurs à l’infirmerie, depuis le début de saison. « Si cela n’explique pas totalement le début de saison catastrophique, c’est tout de même un élément de réponse parlant », explique justement L’Equipe, en faisant un comparatif du onze des valides et du onze des blessés.
Une équipe qui sous-performe
Ces dernières années, les joueurs de la Principauté bénéficiaient d’une réussite hors norme. Selon les statistiques compilées par le site Understat sur les deux dernières saisons, Monaco était l’équipe qui dépassait le plus le nombre de buts attendus par rapport aux occasions procurées et prenait ainsi plus de points, lui permettant d’accrocher un titre de champion, puis une deuxième place.
Cette saison, cette réussite semble fuir les Monégasques. Le club encaisse plus de buts que prévu et en marque moins. Radamel Falcao est sans doute l’homme qui incarne le mieux cette situation. Le Colombien a inscrit quatre buts en dix apparitions cette saison en Ligue 1, mais selon le modèle d’Understat, il aurait dû en marquer au moins deux de plus. Parmi les meilleurs buteurs de Ligue 1, il est de loin le moins efficace. Lors des deux dernières saisons, il battait pourtant largement les scores prévus par le modèle.

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Et tous ces buts absents des scores font une différence au classement. Understat calcule ainsi que les hommes de Thierry Henry auraient dû prendre dix points de plus depuis le début de la saison : une petite modification qui les placerait autour de la huitième place et bien loin des soucis qui les agitent aujourd’hui.
Des défaites cruelles
Cela s’explique notamment parce que l’ASM perd peu de matches sur des scores larges. Les Monégasques n’ont perdu par deux buts d’écart ou plus qu’à une seule reprise en championnat cette saison, contre Saint-Etienne (2-0). Surtout, ils ont souvent laissé filer des points dans les dernières minutes de matches. Contre Bordeaux, ils perdent un point sur un but encaissé dans les arrêts de jeu (1-2). Même chose la semaine suivante contre Marseille (2-3), alors qu’ils menaient encore 2-1 à un quart d’heure de la fin. Contre Toulouse, ils laissent échapper la victoire dans les dix dernières minutes (1-1). Contre Rennes, Hatem Ben Arfa marque son seul but de la saison à un peu plus de dix minutes du terme pour offrir la victoire aux Bretons (1-2).
Autant de facteurs qui expliquent, en partie, le catastrophique début de saison des Monégasques. Reste qu’ils ont encore 25 journées pour se rattraper. Et une victoire contre l’ogre parisien serait sans doute le meilleur moyen pour Thierry Henry et les siens d’enfin lancer leur saison. Il n’est jamais trop tard.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ La défaite in extremis des Français face à l’Afrique du Sud (29-26), samedi, trahit leurs difficultés à tenir un match sur la durée.
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Les histoires de ce XV de France finissent mal, en général

La défaite in extremis des Français face à l’Afrique du Sud (29-26), samedi, trahit leurs difficultés à tenir un match sur la durée.



LE MONDE
 |    11.11.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 14h33
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Tout est mal qui finit mal. Formulation abrupte, comme peut l’être une défaite du XV de France. Cruelle, comme le scénario de ce samedi 10 novembre à Saint-Denis : un test-match perdu (29-26) dans les ultimes secondes contre l’Afrique du Sud après avoir mené presque de bout en bout, pour commencer cette tournée d’automne. Un de plus que la France pensait gagner et qu’elle finit par perdre.
A moins d’un an du Mondial 2019, comment expliquer cette victoire devenue défaite ? Ce ballon mal conservé qui mue, de l’autre côté du terrain, en essai sud-africain de la victoire (80e minute + 5) ? Cette maladresse de Sébastien Vahaamahina (44e) qui donne déjà un premier essai, sur un renvoi ? Cette occasion de Teddy Thomas (35e) bazardée en solo, malgré la présence d’un Maxime Médard, très en jambes, et d’un Baptiste Serin ?

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« Il nous manque un petit peu de maîtrise, un petit peu de lucidité », généralise le sélectionneur, Jacques Brunel. Ce soir, sa conférence de presse a duré moins de dix minutes. Peu de questions, et encore moins de sourires pour Guilhem Guirado, juste à côté. Auteur du premier essai français (37e), le capitaine parle d’un groupe « meurtri et très déçu ». « On a le match en main et on le laisse s’échapper… J’espère que ça nous servira de leçon. »
Le talonneur espérait déjà en février, au début du Tournoi des six nations. Défaite contre l’Irlande (15-13), sur un drop de dernière instance. Idem contre l’Ecosse (32-26), après avoir mené au score jusqu’à l’heure de jeu et trois dernières pénalités.
En juin aussi, le XV de France a connu des baisses de régime. Encore plus impressionnantes, forcément, car subies chez les Néo-Zélandais. Pour son premier match, la France menait 11-8 à la mi-temps face aux doubles champions du monde en titre. Quarante minutes plus tard, elle quittait le terrain sans avoir inscrit le moindre point en seconde période : défaite 52-11, huit essais à un sur l’ensemble du match.
« On a bousculé ces Springboks »
Et on pourrait encore continuer à disserter. Le quotidien L’Equipe, par exemple, a calculé le nombre de points marqués et encaissés sur les huit premiers matchs de l’année 2018 (tous, sauf celui de samedi). En résumé : plus le match avance, plus le XV de France recule. Au cumul des matchs, il accuse un retard de 19 points par rapport à ses adversaires à l’issue de la première période, et de 56 points sur l’ensemble de la seconde période.
Usure mentale ? Physique ? Jean-Baptiste Elissalde attend surtout davantage de « concentration, chaque minute, chaque jour, à l’entraînement aussi ». Ce genre de « petits trucs », poursuit l’entraîneur adjoint, qui différencient « les très grandes équipes et nous aujourd’hui ».

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En 2018, le bilan commence à accumuler beaucoup de « petits trucs » défavorables : seulement deux victoires, contre l’Italie et l’Angleterre ; et déjà sept défaites, donc cinq consécutives, depuis la prise de fonctions de Jacques Brunel. « Cette équipe a besoin de gagner pour se refaire, estime Elissalde. Malheureusement, tous ces scénarios font qu’on manque cruellement de confiance pour être solide dans les moments où il faut avoir la tête froide, où il faut “cacher” le ballon pendant trente secondes. »
D’autant plus frustrant que ces Français ont longtemps semblé dans le coup contre les Springboks, pourtant récents tombeurs de la Nouvelle-Zélande. Une sélection française en progrès, que Jacques Brunel a trouvée « généreuse, entreprenante, à l’égal des Springboks et de leur équipe, une des meilleures au monde ». Même constat, même regret de Guilhem Guirado : « On a bousculé ces Sud-Africains réputés être des déménageurs, on est bien entré dans ce match et on s’est donné les moyens de le gagner. » Jusque dans le temps additionnel. Prochaines tentatives contre l’Argentine, à Villeneuve-d’Ascq (Nord), samedi 17 novembre, puis contre les Fidji, de nouveau à Saint-Denis, le 24.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Pour leur premier test-match de la tournée d’automne, les Bleus ont fait la course en tête mais s’inclinent finalement 26 à 29 face aux Springboks.
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Rugby : le XV de France lâche la victoire à la dernière seconde contre l’Afrique du Sud

Pour leur premier test-match de la tournée d’automne, les Bleus ont fait la course en tête mais s’inclinent finalement 26 à 29 face aux Springboks.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 23h14
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 00h52
   





                        



   


Même quand on l’expérimente depuis un moment, l’expérience de la défaite reste cruelle. Surtout cette dernière en date. Le XV de France pensait bien tenir sa première victoire en cinq matchs, mais l’Afrique du Sud a douché samedi 10 novembre le Stade de France à la dernière seconde sur un essai du pilier Dyantyi. Les Springboks s’imposent 29-26 dans un match où ils n’avaient jamais mené au score.

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En première période, les Bleus dominent mais ne concrétisent pas à l’image de l’ailier Teddy Thomas. Les buteurs sont, eux, efficaces de deux côtés (9-9). Le capitaine Guilhem Guirado va montrer la voie et s’arrache pour marquer en coin (37e). Les Français virent en tête à la pause (16-9).
Dyantyi crucifie les Bleus
Au retour des vestiaires, Mathieu Bastareaud profite d’un ballon relâché par l’ailier Nksosi pour inscrire un deuxième essai (43e). Malheureusement, Sébastien Vahaamahina rend la politesse aux Springboks sur le renvoi et Nkosi se rachète pour planter l’essai de l’espoir pour les visiteurs (44e).
Impérial face aux perches, le buteur Pollard rajoute six points au pied et ramène son équipe à un point après l’heure de jeu. Baptiste Serin redonne quatre points d’avance aux Bleus sur pénalité (26-22). Le XV de France souffre mais Arthur Ituria et Maxime Médard sauvent par deux fois la patrie et privent les Boks de l’essai. Mais personne n’arrivera à stopper le pack sud-africain sur la dernière action, Dyantyi s’en détache pour crucifier les Bleus.
Les Français tenteront de se refaire une santé et un moral contre l’Argentine samedi prochain au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve d’Ascq.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le jeune Français de 21 ans s’est imposé samedi dans la catégorie des moins de 67 kg face au Brésilien Vinicius Figueira.
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Karaté : le Français Steven Da Costa sacré champion du monde

Le jeune Français de 21 ans s’est imposé samedi dans la catégorie des moins de 67 kg face au Brésilien Vinicius Figueira.



Le Monde.fr avec AFP
 |    10.11.2018 à 20h12
   





                        



   


Le jeune Français Steven Da Costa a été sacré champion du monde de karaté en - 67 kg, à 21 ans, en battant en finale le Brésilien Vinicius Figueira (6-5), samedi 10 novembre à Madrid. Une consécration prometteuse pour Da Costa, à deux ans des JO 2020 à Tokyo, où le karaté s’invitera pour la première fois à la grand-messe olympique.
Graine de star
Membre d’une fratrie de karatékas – ses frères Jessie et Logan font également partie de l’équipe de France engagée aux Mondiaux 2018–, Steven Da Costa disputait sa première finale mondiale en seniors. Il avait également été sacré champion d’Europe cadets en 2012, champion du monde junior en 2013, champion d’Europe junior en 2013 et 2014, vice-champion du monde espoirs en 2015 et vice-champion d’Europe espoirs en 2016.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le XV de France affrontait les Springboks pour son premier match de la tournée d’automne, et s’est incliné à la dernière seconde.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Après une première période très délicate, les Lyonnais ont fait craquer les Bretons avec trois buts inscrits en dix minutes (4-2).
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Ligue 1 : Lyon se fait peur, mais renverse Guingamp, et en profite pour se rapprocher de Lille et Montpellier

Après une première période très délicate, les Lyonnais ont fait craquer les Bretons avec trois buts inscrits en dix minutes (4-2).



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 19h07
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 14h49
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


L’électrochoc a presque fonctionné. Quatre jours après le limogeage de son entraîneur, Antoine Kombouaré, Guingamp s’est pourtant à nouveau incliné ce samedi après-midi. Les Bretons, lanternes rouges, ont été battus par Lyon 4 à 2.
Pourtant les hommes de Sylvain Didot et Vincent Rautureau (qui assuraient l’intérim avant l’arrivée de Jocelyn Gourvennec) avaient parfaitement commencé le match, malgré la blessure de leur milieu de terrain, Lucas Deaux, après dix minutes. Ce fait de jeu n’a, cependant, en rien entamé l’envie bretonne dans cette rencontre. Plus tranchants, plus dominateurs, ils ont été récompensés par une superbe reprise de la tête de Marcus Thuram logée dans la lucarne d’Anthony Lopes (1-0, 21e).
L’attaquant breton, absent des terrains pendant près d’un mois pour cause de suspension, a inscrit là son quatrième but et déjà établi un nouveau record personnel sur une saison. Surtout, il a prouvé son importance au sein de l’attaque guingampaise puisqu’il est l’auteur de la moitié des buts de son club, cette saison.
Alors que l’on attendait une réponse lyonnaise, c’est Guingamp qui a continué de pousser. Mais le centre de Pedro Rebocho, puis une frappe de Jordan Ikoko n’ont pas permis aux Bretons de doubler la mise. Avec un seul but d’avance à la pause, ils ne s’étaient pas mis à l’abri et allaient finir par le payer.
Le show Memphis Depay
Après une première alerte sur une frappe de Memphis Depay (53e), puis une autre de Moussa Dembélé (60e), c’est finalement Houssem Aouar, servi par le Néerlandais, qui a remis les deux équipes à égalité d’un simple plat du pied (1-1, 62e).
La jeune pépite lyonnaise a rendu la faveur au Néerlandais cinq minutes plus tard, pour permettre à l’OL de prendre l’avantage (2-1, 67e). Cinq minutes plus tard, Depay a continué sa démonstration en envoyant un missile sur coup franc depuis 35 mètres. Sa frappe a fini dans la lucarne de Johnsson en touchant au passage la barre transversale avant de passer la ligne. En tout juste dix minutes, Lyon venait de revenir puis de tuer le match (3-1, 73e).
C’est en tout cas ce qu’on pensait. Mais avec ce Lyon-là, rien n’est jamais vraiment figé. A peine cinq minutes après le troisième but, Jérémy Morel concédait un penalty pour une faute de main. penalty transformé par Marcus Thuram, qui inscrivait son doublé et relançait les siens (3-2, 79e). Et alors que Guingamp commençait à y croire, Memphis Depay, encore lui, déposait un superbe centre dans la course de Maxwell Cornet, qui en profitait pour redonner deux buts d’avance aux siens sur son premier ballon du match (4-2, 83e).

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Avec ce nouveau revers, Guingamp conserve sa place de lanterne rouge du championnat, avec seulement sept points en treize journées. Côté lyonnais, l’énorme performance de Memphis Depay leur permet de renforcer leur quatrième place et de reprendre deux points à Lille, tenu en échec vendredi par Strasbourg (0-0), et trois à Montpellier, battu à Angers, samedi soir (1-0).

Les résultats de la 13e journée
Vendredi
Lille 0 - 0 Strasbourg
Samedi
Angers 1 - 0 Montpellier
Nîmes 0 - 1 Nice
Saint-Etienne 2 - 0 Reims
Toulouse 0 - 1 Amiens
Dimanche
Bordeaux - Caen (15 heures)
Marseille - Dijon (17 heures)
Rennes - Caen (17 heures)
Monaco - Paris (21 heures)





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Six champions du monde des moins de 20 ans figurent ce samedi dans la sélection des « Barbarians », l’équipe réserve du XV de France, face aux Tonga.
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Rugby : en France, le bel âge des moins de 20 ans

Six champions du monde des moins de 20 ans figurent ce samedi dans la sélection des « Barbarians », l’équipe réserve du XV de France, face aux Tonga.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 12h10
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 13h36
    |

            Adrien Pécout (La Teste-de-Buch, Gironde, envoyé spécial)








                        



   


Des maillots bleus. Un ballon de rugby. Et pour conclure, une jolie coupe brandie au public. Il pourrait s’agir d’une blague de mauvais goût, s’agissant du XV de France (opposé samedi 10 novembre à l’Afrique du Sud) et de ses défaites à la chaîne. Cette scène d’extase a pourtant bien existé, mais pour les jeunes Français champions du monde des moins de 20 ans : finale gagnée à Béziers, en juin, contre l’Angleterre.
Cinq d’entre eux s’apprêtent maintenant à affronter les Tonga en qualité de titulaires, pour leur premier match avec la sélection des « Barbarians », l’équipe réserve du XV de France. Alignés d’office, au stade Chaban-Delmas de Bordeaux, ce samedi (à partir de 16 heures) : le Racingman Jordan Joseph, le Toulonnais Louis Carbonel, le Toulousain Romain Ntamack, le Lyonnais Pierre-Louis Barassi et l’Agenais Clément Laporte. Un sixième, Jean-Baptiste Gros (Toulon aussi), commencera remplaçant.
« Je ne me prends pas trop la tête, précise Laporte, après l’entraînement pluvieux de mardi matin, sur les installations du Rugby club bassin d’Arcachon. On va tous essayer de jouer notre carte samedi, sans se retourner le cerveau. » « Dans les catégories de jeunes, on envoie beaucoup plus de jeu, il y a beaucoup plus de mouvement, de folie », estime l’ailier (ou arrière) agenais. Manière de dire qu’il faudra encore du temps avant de s’adapter au rugby international des adultes, « au jeu un peu plus fermé ».
Le Mondial 2019 ? « Un peu tôt pour nous »
Dans moins d’un an, la sélection nationale des Tonga affrontera ensuite le XV de France pendant la Coupe du monde 2019, la prochaine grande échéance. « Je pense que ce sera un peu tôt pour nous », objecte Romain Ntamack, au nom de ses petits camarades. Le fils d’Emile, ancien international, se projette plutôt sur l’édition 2023 en France. Il aura 24 ans. « C’est quand même plus dans nos cordes », concède le jeune, tantôt ouvreur, tantôt trois-quarts.
En attendant, Ntamack junior aborde ce match contre les îles Tonga « avec presque zéro pression ». Sinon celle de poursuivre ce qu’il a entrepris avec le Stade toulousain, où il vient de signer un premier contrat professionnel de trois ans. Depuis la rentrée, le jeune homme a déjà joué sept matchs sur neuf en Top 14, le championnat de France. Et déjà deux en Coupe d’Europe.

   


Sans jamais avoir encore disputé un match entier, Jordan Joseph en est à cinq apparitions avec le Racing en championnat, et une en Coupe d’Europe. « A court terme, j’ai l’objectif de jouer en Top 14. Sinon, convient le troisième-ligne, difficile d’espérer faire la Coupe du monde 2019 ou 2023… » Réponse logique pour le jeune homme, qui a déjà suivi des cours de « media training » (entraînement aux médias) dans les locaux de son club. Ce qu’il en a retenu ? Sujet « personnel » ! »
Jouer, jouer, encore jouer. Plus ou moins évident, selon la concurrence de recrues d’un peu partout. Pour Ugo Mola, entraîneur occasionnel des Barbarians et habituel du Stade toulousain, « l’une des clés du rugby français passe par le fait d’exposer nos jeunes joueurs et d’être en mesure de leur donner du temps de jeu. » Sans quoi, les promesses de ces Bleus 2018 resteront au stade d’espoirs déçus. Comme pour la génération championne du monde des moins de 21 ans, en 2006, malgré les Guirado, Médard, Mermoz…
Il y a aussi autre chose, insiste Ugo Mola. Peu importe le talent, peu importe la qualité de la formation, tant que le rugby professionnel français épuisera autant les joueurs (« onze mois sur douze »)… Avertissement pessimiste : « On peut le tourner comme on veut, notre championnat est pour le moment antinomique avec le rugby international et ce que l’on veut y faire. »
Loin de ces considérations, Clément Laporte a apprécié le début « très détendu » du rassemblement. L’esprit Barbarians, faut-il croire. Celui-là même qui peut vous faire démarrer un entraînement, mardi matin, avec quarante minutes de retard sur l’horaire indiqué. « Un soir, on a aussi bu quelques bières à l’hôtel. Une soirée vraiment sympa. Avec nos clubs, ça nous arrive, mais plutôt après le match. Moins en début de semaine… » Les jeunes séjournent à l’hôtel Haaïtza, au Pyla-sur-Mer. C’est William Téchoueyres qui doit être content : l’établissement est tenu par l’ancien rugbyman, toujours proche de Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby (FFR).
Samedi 17 novembre, les six Bleuets des « Baa-Baas » devraient ensuite retrouver tous leurs autres anciens coéquipiers de juin. A l’initiative de la FFR, ils assisteront au test-match de la France contre l’Argentine, au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq (Nord). L’occasion peut-être d’applaudir les grands débuts de Demba Bamba, le pilier de Brive, réserviste samedi contre l’Afrique du Sud, étant le seul de ces Bleuets à s’entraîner déjà avec le XV de France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Les maillots « réplicas » Le Coq sportif des Bleus transiteront par des ateliers de confection au Maroc.
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édition abonné


Au rugby, les limites du « fait en France »

Les maillots « réplicas » Le Coq sportif des Bleus transiteront par des ateliers de confection au Maroc.



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 08h17
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 08h49
    |

            Adrien Pécout








                        



                                


                            

La publicité aurait mérité un astérisque. Au cœur de l’été, la Fédération française de rugby (FFR) annonçait déjà ce nouveau maillot « fabriqué en France, pour une équipe française ». « #FaitenFrance », claironnait-elle sur son compte Twitter, dès le 1er juillet, à la signature du partenariat avec l’équipementier Le Coq sportif pour les six prochaines années. Tout cela est exact pour les joueurs du XV de France qui devaient l’étrenner, samedi 10 novembre, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), en test-match contre l’Afrique du Sud.
Mais la communication sur le « made in France » a ses limites. La FFR a omis un détail qui pourrait intéresser les spectateurs du Stade de France. Tous les maillots « réplicas » mis en vente pour le grand public (95 euros) transiteront, en fait, par des ateliers de confection au Maroc. « L’usine se trouve à Marrakech », explique au Monde David Pécard, directeur textile de la marque, qui revendique la transparence pour éviter « toute tromperie envers [les] consommateurs ».
La « fédé » connaît bien ce site marocain, pour y avoir elle-même envoyé une délégation en visite. Un détail que n’a pas mentionné Serge Simon, vice-président de la FFR, lors de la conférence de presse organisée, mardi 30 octobre, à Romilly-sur-Seine (Aube), au siège historique de l’équipementier, rouvert en 2010. Le dirigeant n’a pas répondu à nos sollicitations.

« Raréfaction » de la main-d’œuvre, « coûts de revient »...
Alors, écoutons plutôt David Pécard, qui résume le processus de fabrication. Quel que soit le maillot, pour une tenue de match officiel comme pour une simple réplique, toutes les matières viennent de France. D’abord « tricotées et teintes à Troyes » dans des entreprises partenaires. Une décision « volontariste », selon lui, pour maintenir de l’emploi dans le département originel. Ensuite, « pour la confection, [ils ont] deux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le nouveau stade sera bien construit, mais au lieu des quelque 21 hectares prévus initialement, Nantes Métropole ne cédera qu’un terrain de neuf hectares pour le stade uniquement.
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Grâce à l’« attachement » des riverains, le stade de la Beaujoire à Nantes survivra

Le nouveau stade sera bien construit, mais au lieu des quelque 21 hectares prévus initialement, Nantes Métropole ne cédera qu’un terrain de neuf hectares pour le stade uniquement.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 19h07
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 19h36
   





                        



   


Plus qu’un virage, c’est un demi-tour complet que vient d’opérer la ville de Nantes. Sa maire, Johanna Rolland, a annoncé, vendredi 9 novembre, l’abandon du projet immobilier associé à un nouveau stade pour l’équipe de football du FC Nantes, affirmant également que le stade actuel de la Beaujoire ne serait pas détruit. Une décision qui intervient à la suite d’une consultation publique entamée en septembre.
Le nouveau stade sera bien construit, mais au lieu des quelque 21 hectares prévus dans le projet « YelloPark » lancé il y a un an, Nantes Métropole ne cédera qu’un terrain de neuf hectares pour le stade uniquement. Ce dernier devrait garder les caractéristiques annoncées jusqu’alors – 40 000 places pour une livraison prévue en 2022 –, et sera situé juste à côté du stade de la Beaujoire.

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« La concertation, ça compte »
Surtout, le berceau actuel des Canaris, temple du « jeu à la nantaise » des années 1990, ne sera pas détruit, contrairement au projet initial. Une décision qui avait provoqué la colère des associations de supporteurs ainsi que des riverains. Devant le tollé, illustré notamment par de vifs échanges lors d’une réunion publique en mars, la mairie avait annoncé le lancement en septembre et octobre d’une consultation publique.
Selon ses conclusions, les habitants de Nantes ont toutefois exprimé leur « attachement affectif » à cet édifice, ainsi que des réticences vis-à-vis de la construction de 1 500 logements qui était envisagée, a rapporté Mme Rolland. Inauguré en 1984, le stade de la Beaujoire, qui jouit d’une capacité de 37 473 places, accueillera « un autre sport », selon le quotidien régional Presse Océan. 

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« La concertation, ça compte, pour moi, la concertation, c’est important, c’est pas de la concertation pour de faux », a insisté Johanna Rolland, ajoutant qu’elle tiendrait son engagement de n’investir aucun argent public dans le nouveau stade. Concernant le financement de ce stade, « les garanties financières et notamment bancaires qui ont été présentées sont particulièrement conséquentes », a assuré la maire, évoquant la hausse des droits télé de 65 %. 
De fait, le groupe d’ingénierie immobilière Réalités, qui devait construire les 1 500 logements, cesse donc d’être associé au projet, qui ne portera plus le nom de YelloPark. Son PDG, Yoann Joubert, a fait savoir dans un communiqué qu’il prenait « acte de la fin du projet ».
De son côté, le FC Nantes, actuellement dixième de la Ligue 1 et présidé par Waldemar Kita, s’est réjoui de l’annonce. Le nouveau stade « va permettre à notre région d’offrir une image dynamique dans la perspective des grands rendez-vous qui s’annoncent : la Coupe du monde de rugby en 2023 et les Jeux olympiques et paralympiques de 2024 », a affirmé le club dans un communiqué.
La cession du terrain, où doit être construit le nouveau stade, sera soumise à un vote du Conseil métropolitain le 7 décembre. Le prix de la cession doit être fixé par la Direction générale des finances publiques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Le fichage ethnique au PSG, révélé par les « Football Leaks », rappelle que le sport a souvent fait le lien entre couleur de peau et compétences présumées.
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« Noirs costauds » et « Blancs intelligents » : comment le sport entretient les préjugés raciaux

Le fichage ethnique au PSG, révélé par les « Football Leaks », rappelle que le sport a souvent fait le lien entre couleur de peau et compétences présumées.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 18h35
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 06h36
    |

            Clément Guillou et 
Maxime Goldbaum








                        


C’est l’autre aspect des révélations d’« Envoyé spécial » et Mediapart sur le fichage ethnique au Paris-Saint-Germain, à partir des « Football Leaks » : les préjugés raciaux demeurent répandus dans le football français. Comme si « l’affaire des quotas » à la fédération française ne lui avait pas permis de faire sa révolution.
En 2010, la direction technique nationale s’interrogeait sur une limite de joueurs binationaux à former et sur la diversification du recrutement à mener dans le football français. Laurent Blanc, sélectionneur, déplorait que l’on forme toujours les mêmes types de joueurs : « Qu’est-ce qu’il y a actuellement comme grands, costauds, puissants ? Les blacks. Et c’est comme ça. »
Erick Mombaerts, sélectionneur des Espoirs, suggérait de « s’attaquer à quelques croyances bien établies » et de prioriser le jeu au détriment de la performance individuelle. « Mais le jeu, forcément, ça va être d’intégrer d’autres types de joueurs. Parce que le jeu, c’est l’intelligence, donc c’est d’autres types de joueurs. »
En termes de croyances établies, en voilà une qui a la vie dure : les Noirs sont costauds mais bêtes comme leurs pieds et les Blancs chétifs mais dotés d’une vision du jeu à la Platini. C’est à la fois par crainte du communautarisme et pour chercher des profils de joueurs différents que le PSG s’est mis à classer ses recrues sur des critères ethniques, selon des recruteurs du club témoignant anonymement pour Envoyé spécial et Mediapart.
Ces profils, dans l’esprit des recruteurs et de leurs dirigeants, ne peuvent correspondre à des joueurs noirs : « On cherchait des joueurs qui apportaient un plus au niveau de l’intelligence de jeu », dit l’un. « On recherchait pas des profils blacks, costauds, etc. On recherchait plutôt des footballeurs avec une très bonne intelligence de jeu », renchérit l’autre.
Des préjugés répandus chez les recruteurs et les joueurs
Au tournant des années 2000, la Ligue 1 de football se forge la réputation de championnat le plus physique d’Europe. La capacité à gagner un duel est « le » critère de sélection d’un jeune. C’est avant que le jeu de passes du FC Barcelone et de l’Espagne, symbolisé par trois joueurs de 1,70 m environ (Lionel Messi, Xavi, Andrès Iniesta), ne conquière le monde. Cela incite le football français, qui vient d’écarter de ses centres de formation un certain Antoine Griezmann, jugé « trop petit », à enlever ses œillères.
La diversification ethnique se superpose à l’ouverture stylistique. Dans l’esprit des formateurs, puisque vitesse et force physique sont l’apanage des Noirs, la facilité technique et le sens tactique seront celui des Blancs. C’est ce qu’a observé Sébastien Chavignier, auteur en 2010 d’un mémoire de sociologie à Sciences-Po Paris sur les joueurs noirs dans le football français, réalisé à partir d’une enquête de terrain dans les centres de formation.
« Ces préjugés, souvent vagues dans leur formulation, s’articulent autour de “différences génétiques” supposées. Ces croyances racialistes expliqueraient le surcroît d’explosivité ou la puberté plus précoce des jeunes Noirs », explique-t-il en 2011 à Libération. Ces croyances sont aussi répandues chez les joueurs, y compris chez les Noirs, « qui, du coup, cherchaient consciemment à adopter un style de jeu basé sur ces qualités ».
Une spécificité française ? En 2009, le directeur de l’Académie de football de Feyenoord au Ghana, Karel Brokken, dit à So Foot : « Je constate que les joueurs africains évoluant en France possèdent tous ce profil extrêmement physique. Contrairement à la Belgique où on retrouve un peu plus de diversité, y compris des joueurs petits et techniques. »
L’offre africaine s’est adaptée à la demande européenne, hormis quelques exceptions comme les Ivoiriens formés par Jean-Marc Guillou : Gervinho, Bakary Koné ou Salomon Kalou n’étaient pas des armoires à glace. Dans les grands championnats, les Noirs sont surreprésentés en défense centrale et sous-représentés en meneurs de jeu. Des Africains jouant no 10 en sélection ont été positionnés un cran plus bas dans leur club européen.
En rugby, le cas des îliens
On retrouve cette spécialisation dans le rugby, où il semble acquis qu’un Fidjien, Tongien ou Samoan s’alignera à des postes requérant de la puissance physique mais pas stratégiques. Ces derniers (arrière, charnière, troisième-ligne centre ou talonneur) ne sont quasiment jamais occupés par des îliens, à propos desquels le rugby français entretient des clichés peu flatteurs.
« Il y a de vrais stéréotypes mais également une vraie différence de style, tempère Julien Clément, ethnologue et auteur de l’ouvrage Cultures physiques, le rugby de Samoa. Les jeunes Samoans jouent au rugby tout le temps, n’importe comment et développent donc des capacités particulières notamment en un-contre-un. Moi, quand j’ai appris le rugby, on m’a parlé de situation d’ensemble, de méthode globale, d’observation du jeu et d’intelligence situationnelle. »
Alors que les îliens ne considèrent pas le poste de no 10 comme étant celui dépositaire du jeu, il est jugé très stratégique en France. « En France, il faut connaître l’architecture de l’équipe pour occuper ce poste. Il est donc plus facile d’intégrer quelqu’un qui n’est pas habitué à la culture française du jeu à des postes moins au cœur de la dynamique collective, donc plus sur les ailes ou en mêlée », poursuit Julien Clément.
Quaterback ou entraîneur, des postes stratégiques réservés aux Blancs
La sociologie américaine a observé de longue date un lien entre couleur de peau et place d’un joueur sur le terrain. Dans le football américain, « très longtemps, la NFL a pratiqué une ségrégation par les postes, disait au Monde en 2016 Jeffrey Montez de Oca, professeur de sociologie à l’université du Colorado. Plus on se rapprochait du centre de l’équipe – et des postes de décision – et moins il y avait de joueurs noirs ». 
Dans l’Amérique ségréguée des années 1950 et 1960, le quaterback, leader et stratège de l’équipe, mythifié dans la culture américaine, ne pouvait être qu’un Blanc. Situation qui a perduré jusqu’aux années 1970. De même, au base-ball, les Noirs ou Hispaniques évoluent rarement au poste de pitcher.
Dans le basket, où le poste de meneur de jeu a été rapidement incarné par de grands joueurs noirs – Oscar Robertson dans les années 1960, Magic Johnson dans les années 1980 –, c’est davantage leur manière de jouer qui était marquée par des préjugés raciaux. « Les Noirs révolutionnaient soi-disant le basket en apportant notamment un jeu moins codifié, moins structuré, plus basé sur l’improvisation et la vitesse que les basketteurs blancs », explique David Sudre, sociologue du sport.
Les préjugés sur la dimension athlétique comme point fort (quasi unique) des joueurs noirs sont plus que jamais remis en cause ces dernières années. Comme le souligne David Sudre, « le niveau de performance atteint à 3 points par des joueurs comme Ray Allen et Stephen Curry démontre bien que le jeu à longue distance n’est pas seulement l’apanage des basketteurs blancs ».
Une chaîne « pensante » majoritairement blanche
Après un siècle de stéréotypes véhiculés notamment par la presse sportive, certaines croyances disparaissent très lentement. En témoigne la place marginale occupée par les sportifs noirs dans les postes de direction. Ce phénomène a été analysé par le sociologue américain du sport Earl Smith, auteur de Race, Sport and the American Dream (2014).
Les trois facteurs explicatifs, tels que résumés par Alexis Trémoulinas dans la Revue française de sociologie, en sont : « La croyance partagée que les Noirs ne savent pas diriger et que seuls les Blancs peuvent être des managers valables ; la nature consanguine des directions sportives dans les franchises et les établissements sportifs ; le concept d’“homme marginal” (…) pour montrer comment les Noirs américains participent de la culture légitime mais sont toujours considérés comme des marginaux. »
Un phénomène que l’on retrouve dans le football européen, où toute la chaîne « pensante », de la présidence du club à la détection, est majoritairement blanche. Une homogénéité ethnique qui, celle-là, ne semble pas inquiéter les décideurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Novak Djokovic a annoncé vendredi que, Rafael Nadal étant blessé, leur match prévu à Djedda n’aura pas lieu. Cette rencontre suscitait des critiques après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.
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Nadal et Djokovic n’iront pas jouer en Arabie saoudite

Novak Djokovic a annoncé vendredi que, Rafael Nadal étant blessé, leur match prévu à Djedda n’aura pas lieu. Cette rencontre suscitait des critiques après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 17h17
   





                        


Ni Rafael Nadal ni Novak Djokovic ne se rendront en Arabie saoudite pour participer à une exhibition qui devait se tenir fin décembre. Alors que la possible présence des deux tennismen dans le royaume avait soulevé, ces derniers jours, un début de polémique après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi dans l’enceinte du consulat saoudien d’Istanbul, Novak Djokic a annoncé, vendredi 9 novembre, lors d’une conférence de presse à Londres, que cette rencontre n’aurait pas lieu, Rafael Nadal étant blessé.

L'exhibition entre Rafael Nadal et Novak Djokovic en Arabie Saoudite, qui devait avoir lieu fin décembre, est annul… https://t.co/9wy4uakJTM— QuentinMoynet (@Quentin Moynet)


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Lorsqu’il avait été signé, le contrat liant Nadal, Djokovic et le royaume saoudien n’avait pas l’odeur de soufre qu’il véhicule aujourd’hui. Ce type de matchs dans des pays prêts à y mettre le prix est d’ailleurs monnaie courante. Les meilleurs joueurs du monde n’hésitent pas à courir le cachet durant l’intersaison. Ces dernières années, Nadal et Federer ont ainsi disputé des rencontres promouvant le modeste mais lucratif tournoi de Doha – sur un tapis volant – offrant à l’organisateur qatari de jolis clichés promotionnels.
Mais l’ampleur prise par l’affaire du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi et les effets possibles sur l’image des joueurs qu’aurait renvoyée la tenue d’une telle rencontre dans la ville royale de Djedda avaient conduit ces dernières semaines les agents des deux joueurs à s’activer pour voir comment rétropédaler.

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« On est en train d’évaluer la situation et on espère que les choses vont s’éclaircir le plus vite possible », avait expliqué Rafael Nadal, lors du tournoi de Paris-Bercy, fin octobre. Novak Djokovic avait, lui, déclarer attendre « plus d’informations sur ce qui se passe, afin de pouvoir prendre une décision rationnelle pour savoir s’il convient d’y aller ou pas ».
La blessure de Rafael Nadal règle opportunément la question. L’Espagnol, blessé aux abdominaux durant le tournoi de Paris-Bercy – ce qui l’avait conduit à déclarer forfait – a annoncé, le 5 novembre, qu’il n’irait pas à Londres pour le Masters, tournoi qui réunit les huit meilleurs joueurs du classement ATP et qui débute le 11 novembre.
Du catch et du football programmés
Outre le match Nadal-Djokovic, d’ici à la fin de l’année, un combat de catch organisé par la surpuissante WWE (World Wrestling Entertainment), suivi d’une étape du Tour européen de golf doit se dérouler dans le royaume saoudien.
Un match de football entre la Juventus Turin et le Milan AC, pour la Supercoupe d’Italie, est également programmé en janvier 2019. Amnesty International a appelé les autorités du football italien à l’annuler.
« Même avant le meurtre de Jamal Khashoggi, l’Arabie saoudite présentait un épouvantable bilan à propos des droits de l’homme, a rappelé le responsable de la section politique d’Amnesty International au Royaume-Uni, Allan Hogarth. Les grands clubs, comme la Juventus et l’AC Milan, doivent comprendre que leur participation à des événements sportifs dans ce pays pourrait être considérée comme une caution sportive. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le club, qui met en avant une « initiative personnelle », promet de donner dès la semaine prochaine les résultats d’une enquête interne.
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Fichage ethnique au PSG : la Fédération française de football saisit le conseil national de l’éthique

Le club, qui met en avant une « initiative personnelle », promet de donner dès la semaine prochaine les résultats d’une enquête interne.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 15h46
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 19h33
   





                        


Au lendemain des révélations des « Football Leaks » sur une affaire de fichage ethnique au sein d’une cellule de recrutement du PSG, la Fédération française de football a annoncé vendredi 9 novembre avoir saisi son conseil national de l’éthique (CNE). « Le CNE, après examen du dossier, aura le pouvoir de saisir la commission de discipline de la Ligue de football professionnel pour évaluer les éventuelles suites disciplinaires à donner », précise l’instance dans son communiqué.
Le club, lui, s’active pour se défendre, en promettant « dès la semaine prochaine » les résultats d’une enquête menée en interne. Sa ligne de défense est de mettre en avant une « initiative personnelle » de l’homme chargé du recrutement pour le centre de formation consacré aux territoires hors Ile-de-France, Marc Westerloppe. Celui-ci a quitté le club au début de l’année pour rejoindre Olivier Létang, ancien directeur sportif du PSG, au Stade rennais. « Nous ne sommes pas exempts de responsabilités parce que ça s’est passé au sein du club », reconnaît toutefois Jean-Claude Blanc, directeur général délégué du PSG.
Dans un communiqué diffusé par son avocat, Marc Westerloppe assure n’avoir « jamais commis quelque acte de discrimination que ce soit », et affirme « initier dès à présent toutes les actions judiciaires qui s’imposent », pour « lever ces suspicions infondées » et être « rétabli dans son honneur ».
Plainte contre X pour « discrimination »
Une enquête interne a été ouverte. « A l’issue de cette enquête, nous [en] partagerons dès la semaine prochaine les résultats avec les instances et autorités de tutelle afin de faire toute la lumière sur le sujet », a fait savoir le club à l’AFP vendredi. La Ligue des droits de l’homme a également porté plainte contre X vendredi pour « discrimination » et pour « collecte et traitement de données à caractère personnel faisant apparaître les origines raciales ou ethniques ».
Si cette affaire porte un préjudice considérable au PSG concernant son image, certains des jeunes passés par son centre de formation sont montés au créneau pour le défendre. « Depuis mon arrivée en 2013, j’ai côtoyé et grandi avec des joueurs de cultures diverses et n’ai jamais connu de différences ou de discriminations au sein de notre club », a notamment assuré Yacine Adli sur son compte Instagram. « J’ai grandi au centre de formation du PSG et je n’ai jamais ressenti de racisme », abonde le prometteur Moussa Diaby.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ En 2016, le patron du football mondial a rencontré le procureur suisse à plusieurs reprises par l’intermédiaire d’un ami magistrat.
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« Football Leaks » : les liens suspects entre Gianni Infantino et le parquet suisse

En 2016, le patron du football mondial a rencontré le procureur suisse à plusieurs reprises par l’intermédiaire d’un ami magistrat.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 14h52
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 17h59
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Candidat à sa réélection à la tête de la Fédération internationale de football (FIFA), en juin 2019, Gianni Infantino se serait certainement passé des « Football Leaks ». Mis en cause par cette série d’enquêtes réalisées à partir « de plus 70 millions de documents » par le consortium European Investigative Collaborations, le dirigeant suisso-italien a reçu plusieurs médias, mercredi 7 novembre, au siège de la FIFA, à Zurich, afin de marteler « qu’il n’y avait rien d’illégal ni de contraire » au code éthique de l’instance dans ce qui lui est reproché. Petit tour d’horizon de ce dossier.
Qu’est-il reproché à Infantino ?
L’un des principaux griefs faits à l’ex-secrétaire général de l’Union des associations européennes de football (UEFA) et ancien bras droit de Michel Platini est sa proximité avec le Suisse Rinaldo Arnold, procureur en chef de la région du Haut-Valais, avec l’aide duquel il a pu rencontrer secrètement Michael Lauber, procureur général du ministère public de la Confédération helvétique (MPC), chargé des procédures en lien avec la FIFA.
Pourquoi les liens Infantino-Arnold sont-ils critiqués ?
Originaires de Brigue, les deux juristes se fréquentent depuis l’adolescence et partagent une passion pour le ballon rond. Selon les « Football Leaks », le patron du foot mondial (depuis février 2016) s’est révélé être un ami généreux.
Arnold a été invité par la FIFA à assister à plusieurs matchs de la Coupe du monde 2018, en Russie. Il a aussi été convié à assister au congrès de l’organisation, à Mexico, en mai 2016. Sa famille a obtenu des billets pour la finale de la Ligue des champions, la même année.
En mars 2016, Rinaldo Arnold a organisé une rencontre informelle et secrète entre Gianni Infantino et Michael Lauber, procureur général du ministère public de la Confédération helvétique. Depuis l’opération anticorruption lancée par la justice américaine, le 27 mai 2015, à l’hôtel Baur au Lac de Zurich, M. Lauber a ouvert une vingtaine de procédures en lien avec la Fédération internationale et est à l’époque en première ligne lors du « FIFAgate ».
En septembre 2015, une procédure pénale a été ouverte contre le Suisse Sepp Blatter, à la tête de la FIFA depuis 1998, dans l’affaire du paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) fait, en 2011, à Michel Platini. Lequel a été entendu comme témoin assisté avant d’être mis hors de cause par le MPC, en mai 2018.
Pourquoi un rendez-vous entre Infantino et le procureur général Lauber a-t-il lieu en mars 2016 ?
Le rendez-vous entre MM. Infantino et Lauber a eu lieu à l’hôtel bernois Schweizerhof, le 22 mars 2016, cinq jours après l’ouverture d’une procédure pénale contre le Français Jérôme Valcke, ex-secrétaire général de la FIFA (2007-2015), pour des « soupçons de gestion déloyale multiple et d’autres délits ». La FIFA s’était portée partie civile.
« La rencontre d’une heure a servi à la qualification générale du complexe d’enquête sur le football par le procureur général Lauber ainsi qu’à la clarification de la position de la FIFA, tant comme plaignant que comme partie lésée, explique le MPC, contacté par Le Monde. Un échange direct avec des parties à la procédure est tout à fait possible. Afin de garantir l’indépendance des procédures pénales, de telles rencontres se font en principe au niveau supérieur. »
« Après des changements de personnel dans des fonctions dirigeantes, un échange ponctuel peut permettre une stabilité dans le sens d’une direction efficace de la procédure, poursuit le parquet suisse. En lien avec le complexe d’enquête sur le football, une telle rencontre a eu lieu fin février 2016 sur demande de la FIFA, après l’élection de Gianni Infantino comme nouveau président de la FIFA. »
Le MPC confirme que « l’intermédiaire » Rinaldo Arnold était présent, « sur invitation de la FIFA », à cet « état des lieux » après avoir transmis au parquet « la demande de rencontre ». « La personne du Haut-Valais, qui a déjà été mentionnée dans les médias, n’avait et n’a pas de droit de partie dans la procédure pénale du MPC en lien avec le complexe d’enquête sur le football », assure le parquet.
Pourquoi une nouvelle rencontre Infantino-Lauber se tient-elle en avril 2016 ?
Le 22 avril 2016, une deuxième rencontre de MM. Infantino et Lauber a eu lieu au restaurant Au premier, à Zurich. « Cette rencontre d’une heure a servi à clarifier des questions spécifiques à la procédure », affirme le MPC. Outre le chef de la division criminalité économique du parquet suisse, Olivier Thormann (depuis suspendu par le MPC), le directeur juridique de la FIFA, Marco Villiger, a également assisté à ce rendez-vous.
Quinze jours plus tôt, le 6 avril 2016, le MPC a perquisitionné le siège de l’UEFA à Nyon. Le patronyme du président de la FIFA vient alors d’être cité dans les « Panama papers », qui ont révélé un contrat douteux pour les droits audiovisuels. Ledit contrat a été signé par M. Infantino avec une société offshore. Le bureau du procureur fédéral a ouvert une enquête contre X.
Après la perquisition, M. Infantino contacte M. Arnold. Lequel appelle le bureau du procureur fédéral pour recueillir des informations. « Si tu veux, je peux essayer de faire en sorte que le MPC diffuse un communiqué de presse qui expliquerait qu’il n’y a pas de procédure contre toi », écrit-il, dans la foulée, au patron de la FIFA.
Selon les « Football Leaks », le procureur en chef du Haut-Valais propose d’accompagner M. Infantino à une réunion avec les enquêteurs fédéraux et d’examiner « s’il convient ou non de porter plainte pour diffamation ». Un mois plus tard, dans un e-mail, M. Arnold soumet – vainement – sa candidature à M. Infantino comme « adjoint » de la secrétaire générale de la FIFA, la Sénégalaise Fatma Samoura.
En janvier 2018, le MPC rend une ordonnance de non-lieu dans l’affaire du contrat de télévision douteux.
Quelles suites la révélation de ces rencontres peut-elle avoir ?
L’affaire est en passe de déclencher une tornade politique en Suisse. « La manière dont les rencontres entre Michael Lauber et Gianni Infantino se sont déroulées sent le “Filz” [copinage] », a déclaré Luzi Stamm, conseiller national (UDC) dans le SonntagsBlick. Plusieurs élus souhaitent auditionner M. Lauber.
De son côté, la justice suisse a « décidé de confier à un procureur extraordinaire la mission d’établir précisément les faits et de déterminer s’ils seraient susceptibles de relever ou non du droit pénal ».
M. Infantino, lui, nie tout mélange des genres ou collusion d’intérêts et se dit « très heureux d’avoir rencontré M. Lauber quand [il est] devenu président de la FIFA, car la FIFA était impliquée dans plusieurs procédures, aussi bien directement qu’indirectement ».
« J’ai remercié M. Lauber et j’ai aussi remercié le département de la justice américaine pour leur travail car, sans eux, cette organisation n’aurait jamais été nettoyée, développe-t-il dans une réponse envoyée au Monde. Je ne vois vraiment pas ce qu’il y a de mal à ce que le nouveau président de la FIFA, après tout ce qu’il s’est passé, essaye de rencontrer le procureur général, qui est chargé de ces procédures et de l’assurer de son soutien et de son aide. »
Contacté par Le Monde, Sepp Blatter, encore sous le coup d’une procédure pénale, n’a pas masqué son étonnement en apprenant les rencontres entre Lauber et son successeur. « Comme je suis toujours impliqué par le MPC, mon commentaire se résume à : je trouve cette situation très étrange », a prudemment réagi le roi déchu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ La compétition lui avait rapporté 23 millions d’euros l’an dernier. L’UEFA garde le club sous surveillance.
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Ejecté de la Ligue Europa, l’OM dit adieu à son bonus financier

La compétition lui avait rapporté 23 millions d’euros l’an dernier. L’UEFA garde le club sous surveillance.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 14h05
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 15h08
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondant (avec Rémi Dupré)








                        



   


Finaliste surprise de la précédente édition, l’Olympique de Marseille (OM) quitte la Ligue Europa 2018-2019 par la petite porte. Après sa défaite à Rome, jeudi 8 octobre face à la Lazio (2-1), le club marseillais est mathématiquement éliminé dès la phase de poules. Pis, il n’a pas gagné une seule de ses quatre rencontres, alors qu’il lui reste deux matchs à disputer.
Cette sortie précoce confirme que l’OM va mal sur le plan sportif, et qu’il s’apprête à vivre une saison compliquée, même si les joueurs et l’entraîneur Rudi Garcia, dont le contrat a été prolongé jusqu’en 2021, se concentreront désormais sur la Ligue 1 et les coupes nationales.
Mais cette élimination a aussi des conséquences financières pour le club marseillais, dont le président, Jacques-Henri Eyraud, ne cachait pas, dès le mois de mai, que la saison en cours, après les deux précédentes, serait encore marquée par des « pertes opérationnelles très importantes », dans le cadre de la montée en puissance programmée par le propriétaire américain, Frank McCourt.
Un maximum de 10 millions d’euros
En 2017-2018, l’épopée européenne, stoppée en finale par l’Atlético Madrid (2-0), a permis au club marseillais de toucher 23 millions d’euros de l’Union des associations européennes de football (UEFA) au titre de sa participation à la compétition. Une somme qui cumule primes de qualification et de performances, et redistribution des droits télévisuels.
Cette saison, l’OM aurait pu profiter de la forte augmentation de la dotation de la Ligue Europa, de 399 millions à 560 millions d’euros, distribuée aux participants. Mais ses médiocres résultats ne lui permettent d’espérer empocher qu’un maximum de 10 millions d’euros, entre la participation (2,92 millions d’euros déjà assurés), la prime au classement sur dix ans (2,8 millions, qui peuvent évoluer à la baisse) et les droits télé encore à déterminer.
L’OM va aussi connaître une baisse de ses recettes de billetterie, déjà affectées par les deux huis clos, total et partiel, imposés par l’UEFA pour les réceptions de Francfort et de la Lazio en début de saison. En 2017-2018, le parcours européen avait attiré 183 000 spectateurs dans le Stade-Vélodrome entre les 16e et la demi-finale. Le club a même disputé deux matchs à guichets fermés, contre le RB Leipzig (5-2) et les Autrichiens du RB Salzbourg (2-0).
Là encore, ce sont plusieurs millions d’euros qui ne tomberont pas dans les caisses marseillaises. Rien d’anodin sur un budget de 150 millions d’euros pour cette saison. Surtout dans un contexte d’augmentation de la masse salariale avec l’arrivée de joueurs très bien payés, comme le Néerlandais Kevin Strootman ou le Croate Duje Caleta-Car. Duo dont les émoluments estimés par la presse représentent une enveloppe globale de plus de 700 000 euros mensuels.
Négociation des contrats de sponsoring « moins facile »
« On ne peut pas parler de manque à gagner avec la Ligue Europa, car les clubs comme l’OM prévoient habituellement un budget prudent, n’incluant qu’une participation en phase de poules pour laquelle ils sont qualifiés et non des revenus qui dépendent de performances sportives qu’ils ne maîtrisent pas, relativise Christophe Lepetit, économiste au Centre de droit et d’économie du sport (CDES) de Limoges. La saison dernière, le parcours en Ligue Europa était donc un bonus hors budget. Mais un bonus qui aurait été le bienvenu cette année encore, pour contribuer à corriger un éventuel déficit. »
En mai, mis sous surveillance par l’UEFA dans le cadre de sa procédure sur le fair-play financier (FPF) pour avoir dépassé de 8 millions d’euros le seuil de déficit autorisé, l’OM avait dû expliciter son plan de développement et payer une amende négociée de 100 000 euros. Une source proche de l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) explique au Monde que l’OM reste sous surveillance pour la saison en cours. La solidité financière de Frank McCourt n’est pas en cause, mais les comptes annuels 2017-2018 de l’OM, « très déficitaires » selon cette source, troublent l’UEFA.
« Une élimination en poules est mauvaise pour l’image de marque et rend moins facile la négociation ou la renégociation de contrats de sponsoring. De même, il y a moins de publicité pour les meilleurs joueurs de l’effectif, dont la cote sur le marché des transferts est donc un peu moins bonne », complète l’économiste, spécialiste du football, Bastien Drut.
Pas sûr en effet que, malgré son but à Rome jeudi, Florian Thauvin ait gagné de la valeur dans cette Ligue Europa. Ni que les jeunes Maxime Lopez et Boubacar Kamara, issus du centre de formation de l’OM, aient convaincu de très grands clubs européens de miser sur eux.

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L’ambition cette saison, retrouver la Ligue des champions
« En se faisant éliminer aussi tôt, l’OM redescend d’un niveau dans la concurrence européenne. Cela lui enlève l’argument commercial d’une visibilité internationale, notamment à l’heure où il entre dans la phase de renouvellement de son sponsor maillot », note Lionel Maltese, maître de conférences à Aix-Marseille université et un temps consultant auprès du club marseillais.
L’opérateur de télécommunications Orange, partenaire de l’OM jusqu’en 2022, n’a validé sa présence sur la poitrine des joueurs olympiens que jusqu’à la fin de la saison en cours et l’OM planche depuis quelques mois déjà sur le dossier.
« Frank McCourt a consenti d’importants investissements, financiers et humains, dans le domaine de la formation dans le but de créer de l’actif joueurs. Il a aussi récupéré l’exploitation totale du Stade-Vélodrome et doit maintenant la faire fructifier. La question est avec quelle rapidité ces investissements lourds vont-ils devenir rentables ? », pointe encore Lionel Maltese.
En octobre, le club a inauguré son « OM Campus » destiné à la préformation. Un site cédé par la municipalité de Marseille sous forme de bail emphytéotique [de très longue durée] dans lequel le club a investi 6 millions d’euros de fonds propres.
La piteuse sortie de route en Ligue Europa ne sera qu’un épisode vite oublié si le club remplit sa véritable ambition cette saison : retrouver la Ligue des Champions en terminant deuxième ou troisième de la Ligue 1.
« Depuis l’arrivée de ses nouveaux dirigeants, l’Olympique de Marseille avance plutôt dans un contexte favorable, porteur, avec un club qui revoit sa stratégie marketing, met en place des équipes, une structure qui peuvent être mieux interprétées par des investisseurs », jauge l’économiste Christophe Lepetit.
L’OM sait également qu’en 2020 l’explosion des droits télévisuels du football en France lui sera favorable. Une saison déjà pointée comme « essentielle » par le président Eyraud, qui a promis à plusieurs reprises qu’elle serait « la saison qui doit permettre à l’OM d’atteindre un équilibre financier pérenne ».
A condition de retrouver des résultats sportifs en phase avec l’ambition affichée.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ C’est devenu la hantise des professionnels des courses de trot. Depuis quelques années, les sulkys, ces voitures attelées au cheval, disparaissent des hippodromes et des écuries. Le fait d’une bande organisée, selon les propriétaires.
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édition abonné


Vols en série de sulkys dans le milieu hippique


                      C’est devenu la hantise des professionnels des courses de trot. Depuis quelques années, les sulkys, ces voitures attelées au cheval, disparaissent des hippodromes et des écuries. Le fait d’une bande organisée, selon les propriétaires.



M le magazine du Monde
 |    09.11.2018 à 13h59
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 06h31
    |

                            François Krug








                              

                        

Le 14 juillet, Séverine Raimond et Cyril Raimbaud étaient debout à 6 heures du matin. Le couple héberge et entraîne une trentaine de chevaux de course dans son écurie d’Hotot-en-Auge, un village du Calvados, 311 habitants au dernier recensement. Au programme des courses de trot attelé du jour, ils avaient des partants : Bifton devait courir à Deauville, et Bionika à Compiègne. En entrant dans le bâtiment où est stocké leur matériel de course, ils ont découvert qu’ils avaient reçu de la visite pendant leur sommeil.
Trois sulkys avaient disparu. Le sulky, c’est la petite voiture à deux roues qui permet au driver de mener le cheval pendant la course. Les voleurs avaient emporté deux modèles tout en carbone et un modèle alliant carbone et acier. Pour une valeur de 29 000 euros au total, raconte Séverine Raimond : « Ils nous ont pris les meilleurs et laissé ceux qu’on utilise pour les qualifications ou pour faire la petite province », l’expression consacrée dans le milieu pour désigner les plus modestes des 240 hippodromes français.
D’un hippodrome à l’autre, entraîneurs et drivers passent beaucoup de temps sur la route. Ils enchaînent les courses avec l’espoir d’y finir, sinon en tête, au moins bien classés. De leur rang à l’arrivée dépendra le montant de leur « allocation », leur part des paris encaissés sur la course par le PMU. Il faudra ensuite se la partager : 5 % pour le driver, 15 % pour l’entraîneur, 80 % pour le propriétaire du cheval, qui supporte l’essentiel des coûts. Le modèle économique, fondé sur l’appétit des parieurs et la forme des animaux, est fragile. Se faire voler ses sulkys ne facilite pas les choses.
Une centaine de cas en dix ans
Quand on la contacte, Séverine Raimond est sur le chemin du retour, coincée dans les embouteillages vers la Normandie. Ce jour-là, un de ses chevaux, Fizia, a fini troisième à Vincennes, avec une allocation de 4 900 euros (le gagnant a empoché 15 750 euros). Son compagnon était de...




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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Des mesures spécifiques de sécurité sont mises en place ce week-end autour du circuit d’Interlagos par les autorités brésiliennes et les écuries à la suite des violences survenues il y a un an.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

F1 : le Grand Prix du Brésil sous haute surveillance

Des mesures spécifiques de sécurité sont mises en place ce week-end autour du circuit d’Interlagos par les autorités brésiliennes et les écuries à la suite des violences survenues il y a un an.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 13h19
    |

            Catherine Pacary








                        



   


« Honnêtement, nous ne sommes pas inquiets », assurait au Monde un représentant de Formula One Group, propriétaire de la F1 mondiale, quelques jours avant le Grand Prix du Brésil, qui se court dimanche 11 novembre à Sao Paulo. Alors, oubliés les gros problèmes de sécurité autour du circuit d’Interlagos, qui, il y a un an, avaient ébranlé les paddocks ? Pas vraiment. Mais, cette année, organisateurs, instances locales, internationales et équipes ont pris des mesures spécifiques pour éviter de se retrouver confrontés au même scénario que l’an passé.
En novembre 2017, les trois journées de présence sur le circuit brésilien avaient été marquées par une multiplication d’actes violents. Le vendredi, un minibus de l’équipe Mercedes avait été braqué par des truands armés à la sortie du circuit : ils avaient dérobé des biens « précieux », sans blesser personne. Des membres de l’équipe Williams et des officiels de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), faisant partie des véhicules ciblés, s’en étaient tirés à la faveur d’un feu de signalisation passé opportunément au vert.
Itinéraire sécurisé
Le samedi soir, un nouvel incident avait été signalé par Ruth Buscombe, ingénieure chez Sauber, sur Twitter, à 1 h 10 du matin (« On vient d’être percutés par une voiture qui essayait de nous stopper, avec une autre devant ») et le dimanche au matin, le paddock apprenait que des personnels de Pirelli avaient échappé à une tentative de braquage. Face à cette accumulation d’actes violents, la FIA avait sommé les instances locales de sécuriser les lieux et obtenu une « protection policière fortement renforcée pour le reste de l’événement ».
Pour l’édition 2018, le conseil mondial du sport automobile de la FIA a pris les choses en main dès décembre 2017. Chargé du dossier, le vice-président de la FIA, le Mexicain José Abed, a rencontré le commandant de la police d’Etat et le chef du cabinet du gouverneur de Sao Paulo. Les zones à risques ont été identifiées.
En septembre, une délégation de la FIA est venue sur place faire le point avec le promoteur de l’événement et la policia militar, la police de l’Etat. Il a été décidé que cette dernière serait informée du calendrier de travail de toutes les parties prenantes du Grand Prix 2018 travaillant sur la piste, et que le principal itinéraire qui relie le circuit aux hôtels sera sécurisé.
Parallèlement, les journalistes ont reçu une liste de recommandations « confidentielles ». Parmi elles, des consignes de bon sens, comme ne rien laisser de valeur visible dans les voitures, ne rien porter qui permette d’être identifié comme membre de la caravane formule 1, rouler portes et fenêtres fermées, et de jour le plus possible.
Vêtements normaux
Chaque écurie a également pris des mesures spécifiques. « Parallèlement aux dispositifs améliorés en place, l’équipe prend ses propres mesures de sécurité », explique-t-on ainsi chez McLaren, où, soulignant que « la sécurité du personnel est primordiale », on ne souhaite pas en dire plus, « pour des raisons opérationnelles ».
Si le fabricant de pneus Pirelli a choisi d’anticiper et d’effectuer ses essais de pneumatiques en avance, à la fin d’octobre dès l’issue du Grand Prix de Mexico, chez Racing Point Force India on déclare avoir opté, notamment, pour des déplacements dans des « bus ne portant pas nos couleurs ». « Et dans les bus, nous portons des vêtements normaux », précise Otmar Szafnauer, le patron de l’équipe.
Des directives de discrétion qui sont appliquées également chez Renault F1. « On n’a jamais subi d’attaques : on touche du bois pour que cela dure. Peut-être parce que l’on a une usine à Curitiba [l’usine Ayrton-Senna, à 400 km au sud de Sao Paulo], on a pris des dispositions qui fonctionnent bien », précise un proche de la sécurité, sans fanfaronner pour autant. « Il n’y a pas deux cas d’agression identiques et le Brésil n’est pas le seul pays à risque. » Ce week-end, « on va prier pour qu’il n’arrive rien ».

Le Brésil dans le top 10 des pays les plus violents
En 2017, 63 880 homicides ont été recensés au Brésil, soit une hausse de 3,7 % par rapport à 2016. Avec un ratio de 31 homicides pour 100 000 habitants, le pays est devenu l’un des dix plus violents au monde, selon un rapport de l’ONG Forum brésilien de la sécurité publique publié le 9 août. La moyenne mondiale se situe à 7,5 homicides pour 100 000 habitants. A Sao Paulo, Etat le plus riche du pays mais aussi l’un des plus inégalitaires avec ses 42 milliardaires et ses bidonvilles, ce taux est de 10,7 pour 100 000.





                            


                        

                        


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A moins d’un an du Mondial, le XV de France se cherche encore

Les Bleus démarrent sans certitudes leur tournée d’automne samedi contre l’Afrique du Sud, à Saint-Denis.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 09h04
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 09h04
    |

            Adrien Pécout








                        



   


On a bien recompté. Entre la question et la réponse, huit bonnes secondes. Comment définir, à ce jour, le jeu de l’équipe de France de rugby ? « Comme dans la plupart des clubs », élude Camille Lopez, après mûre réflexion. « Sur le système offensif, il y a beaucoup de similitudes, poursuit l’ouvreur clermontois. Même sur le système défensif. » Oui, mais encore ? Il faut s’attendre à « un jeu de mouvement, structuré », promet le troisième-ligne castrais Mathieu Babillot, évasif.
Dans l’auditorium du Centre national de rugby, à Marcoussis (Essonne), les journalistes cherchent encore à comprendre, en ce début novembre. Les joueurs aussi, sans doute, tant cette équipe avance sans certitudes. La sélection nationale dispose de près d’un an avant la Coupe du monde 2019 pour se trouver, à la fois dans sa composition et dans ce qu’elle peut « produire ». Joli casse-tête japonais. Dix mois et onze matchs de chauffe, à commencer par les trois tests de cette tournée d’automne.

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Samedi 10 novembre, les Bleus débuteront contre l’adversaire a priori le plus costaud du mois : ils recevront l’Afrique du Sud, à Saint-Denis, dans un Stade de France qui s’annonce loin d’être plein. Ensuite, le 17, direction le stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq (Nord) contre l’Argentine. Puis retour en terrain dionysien contre les Fidji, le 24.
« Repousser nos limites »
De tout cela, il faudra bien tirer quelque chose, veut croire Baptiste Serin : « La tournée de novembre va être un bon test. » « Face à ces équipes-là, on va pouvoir bien se jauger et essayer de repousser nos limites », espère le demi de mêlée de Bordeaux-Bègles. Le capitaine, Guilhem Guirado, parle d’un « mois révélateur ». Un mois de Schrödinger, pour faire de la physique quantique de comptoir. Soit le XV de France se redresse sur ses pattes dès maintenant, soit il conforte les pessimistes qui prédisent une élimination mortifère dès le premier tour de la prochaine Coupe du monde. « Il y a toujours ce côté mystérieux, poursuit le talonneur toulonnais, de savoir si on va être au rendez-vous face à une nation de l’hémisphère Sud au rythme intense [comme l’Afrique du Sud]. » 
Au Japon, l’équipe au coq se retrouvera dans la même poule que l’Argentine et l’Angleterre : la « poule de la mort », selon l’expression consacrée. Guilhem Guirado refuse pour l’instant de trop évoquer l’échéance en public. Dans le vestiaire aussi, à l’en croire : « En aucun cas je n’en parlerai avant le match contre l’Afrique Sud. Ce serait se perdre complètement que de parler maintenant de la Coupe du monde, un objectif très lointain », assure-t-il.
Dans l’immédiat, et sans donner de chiffres précis, Mathieu Bastareaud pense plutôt à réussir les trois matchs qui viennent. La chose passe par « des victoires, tout simplement ». « Cela fait pas mal de temps qu’on parle de l’engagement, de l’état d’esprit du groupe, mais on n’est jugé que par les résultats. Ça fait partie du “business”… » Alors, entre une victoire pas belle à voir et une jolie défaite, le trois-quarts centre de Toulon a l’honnêteté de trancher : « Bien sûr que la manière est hyper-importante, mais ça ne me dérange pas de gagner un match 3-0 plutôt que de perdre 41-40 avec du beau jeu. » 
Pour avoir longtemps souffert de ses gamberges, Baptiste Serin sait trop l’importance de la gagne : « Quand les victoires vont s’enchaîner, ça va peut-être nous donner plus de confiance, plus de liberté. » Le joueur pense à un match en particulier. Ce fameux nul, à tous égards, contre le Japon (23-23). Un bon exemple, selon le no 9 bordelais (et futur Toulonnais), de match disputé « la peur au ventre, les jambes qui tremblent, et tu vois le résultat. Alors que si tu arrives avec un peu de confiance sur ce match, tu le gagnes neuf fois sur dix ».
Ce soir de novembre 2017, le XV de France disputait son ultime match avec Guy Novès pour entraîneur. Un mois plus tard, la Fédération française de rugby (FFR) limogeait son sélectionneur national à mi-parcours. Sans respecter la parole donnée, et surtout sans lui laisser le temps de développer un projet sur le long terme, au prétexte de résultats insuffisants : seulement sept victoires, treize défaites et un match nul en deux ans. Depuis, l’affaire se poursuit aux prud’hommes.
A ce jour, le bilan de son successeur reste également négatif : depuis sa prise de fonctions, Jacques Brunel est à deux victoires et six défaites en 2018. Dont trois échecs logiques au mois de juin lors d’une tournée en Nouvelle-Zélande, pour ces Bleus décidément aux antipodes des All Blacks, doubles champions du monde en titre.
« Trouver une colonne vertébrale »
Avec un peu plus de recul, le nouveau sélectionneur analyse aujourd’hui « son plus gros problème » : « C’est de ne pas pouvoir stabiliser un axe central de notre équipe, notamment pour la charnière, dont on sait l’importance qu’elle peut avoir. Notre objectif principal sera de trouver cette colonne vertébrale pour l’équipe et de la maintenir, d’avoir une stabilité là-dessus. »

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Dans l’idéal, le XV de France aurait bien aligné une charnière clermontoise : Camille Lopez à l’ouverture, Morgan Parra en demi de mêlée… jusqu’à ce qu’une blessure à un poignet empêche le second. « J’ai perdu Morgan », résume le premier, qui lui-même avait manqué la tournée de novembre 2017, pour cause de tibia fracturé.
Comme Parra, quatre autres joueurs convoqués pour la tournée à venir ont déjà dû déclarer forfait avant même le début : Bernard Le Roux, Wesley Fofana, Rémi Lamerat et Uini Atonio. Ce qui fait beaucoup, sur un groupe de trente et un. Trop, beaucoup trop, pour qu’il s’agisse d’une simple guigne. L’explication est aussi structurelle : le rugby français esquinte de plus en plus ses joueurs, à force de les mobiliser en club comme en sélection nationale.
Jacques Brunel a tout de même trouvé des joueurs valides à titulariser contre l’Afrique du Sud. Composition encore expérimentale. Ce XV-là se présentera avec quatre joueurs en pleine phase d’apprentissage : les centres Geoffrey Doumayrou, Damian Penaud (qui jouera ailier, pour l’occasion), le deuxième-ligne Arthur Iturria (testé en troisième-ligne), et le pilier Cedate Gomes Sa. Chacun compte moins de dix matchs en sélection.
Jamais encore sélectionnés avec leurs pays d’origine, le Sud-Africain Paul Willemse (Montpellier) et le Fidjien Alivereti Raka (Clermont) auraient volontiers chanté La Marseillaise, eux aussi. D’après le quotidien L’Equipe, Jacques Brunel comptait sur eux dès cette tournée de novembre. Mais « il faut attendre qu’ils aient le passeport français », a finalement déclaré Bernard Laporte, le président de la FFR. A croire que le XV de France, pour l’heure seulement 8e au classement mondial, tâtonne jusque dans les bureaux préfectoraux de l’Hérault et du Puy-de-Dôme.



                            


                        

                        


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Championnats du monde d’échec : Magnus Carlsen remet en jeu son titre

Le Norvégien affronte pour la première fois un joueur plus jeune que lui, le numéro deux mondial, l’Américain Fabiano Caruana.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 07h13
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 14h52
    |

            Pierre Barthélémy








                        



   


Champion du monde d’échecs depuis 2013, le Norvégien Magnus Carlsen remet son titre en jeu du 9 au 28 novembre à Londres dans un match en douze parties. Et il sera confronté à un défi psychologique inédit : affronter un joueur plus jeune que lui en la personne de l’Américain Fabiano Caruana (qui a aussi la nationalité italienne).
Carlsen, longtemps présenté comme le petit Mozart des échecs, aura 28 ans à la fin du mois. L’image de l’adolescent de 13 ans qui tenait tête en 2004 à l’impressionnant Garry Kasparov lors d’une partie devenue quasiment mythique est, désormais, reléguée loin derrière lui. Mozart a vieilli. Son visage a beau conserver quelques traits un peu poupins, le Norvégien n’est plus ce petit prodige devant lequel tout le monde se pâme, mais un homme. Un homme que les jeunes pousses n’hésiteront pas à abattre et Fabiano Caruana, 26 ans depuis cet été, est le premier à tenter sa chance.
Pour l’Américain, lui-même ancien petit génie – quoique moins précoce –, 2018 a constitué une année dorée. Elle avait cependant mal commencé avec une piteuse 11e place au tournoi de Wijk-aan-Zee (Pays-Bas), sorte de Roland-Garros du circuit échiquéen, remporté à l’arraché par Carlsen. Mais ensuite Caruana n’a pour ainsi dire pas cessé de briller : en mars, il gagnait avec maîtrise le tournoi des candidats à la couronne mondiale devant le gratin des échecs ; en avril, il finissait premier (devant le Norvégien) du Grenke Chess Classic (disputé en Allemagne) ; en juin, il récidivait en décrochant la victoire finale du Norway Chess, toujours devant Carlsen et sur les terres de celui-ci ; en août, enfin, il terminait premier ex aequo – avec Carlsen et l’Arménien Levon Aronian – de la Coupe Sinquefield qui se jouait à Saint-Louis (Missouri), ville où il réside. Seul bémol de 2018 pour Caruana, n’avoir fini que deuxième au championnat des Etats-Unis, remporté par l’outsideur Samuel Shankland.

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Un moteur qui se dérègle
Au terme de cette saison presque parfaite, l’Américain talonne le champion du monde au classement de la Fédération internationale des échecs, les deux hommes n’étant séparés que par trois points. Ce minuscule écart traduit autant la forme de Caruana que l’arrêt, au moins temporaire, de la domination du haut niveau par Carlsen. Le Norvégien n’a, certes, pas connu une saison catastrophique, ayant, en plus de Wijk-aan-Zee et de la Coupe Sinquefield, triomphé au mémorial Gashimov (joué en Azerbaïdjan). Mais il a subi quelques ratés, comme un moteur qui se dérègle. En témoigne, par exemple, un résultat assez moyen lors de la Coupe d’Europe des clubs, où il n’a remporté qu’une seule victoire et accumulé les parties nulles.
La partie la plus emblématique de cette année 2018 compliquée, Carlsen l’a disputée lors de la Coupe Sinquefield face à… Fabiano Caruana. Avec les pièces blanches, le champion du monde était en train de pousser son adversaire dans les cordes, l’Américain ayant dû battre en retraite et rassembler la plupart de ses pièces dans le coin de son roi. Magnus Carlsen se savait – ou du moins se voyait – gagnant. Lui qui est réputé pour ne rater que très rarement les bons coups et pour resserrer inéluctablement l’étreinte, avec une patience qui confine à la cruauté, a manqué une manœuvre qui lui aurait permis de faire monter la pression encore davantage et probablement de faire craquer Caruana… Un loupé d’autant plus inexplicable que son intuition lui soufflait le bon coup à l’oreille, comme Carlsen le révéla aussitôt après la partie. Au lieu de cela, le Norvégien dut, devant la défense obstinée de Caruana, se résoudre à une nulle par répétition de la position.
Même si le challenger a un bilan assez mauvais face à Carlsen, ce dernier ne part que très légèrement favori pour ce match. Plaident pour lui son expérience de ce type de rencontre – il a déjà disputé et remporté trois championnats du monde alors que son adversaire est novice en la matière – et son immense talent naturel. Même moins dominateur, il reste le joueur le plus doué de la décennie.
Caruana, un monstre de travail
Interrogé en 2014 par le site Slate, Fabiano Caruana disait ceci de celui qu’il va affronter pendant un mois : « Il y a des positions où vous ne pouvez pas rivaliser avec lui. Dans certaines structures de pion, il joue juste comme une machine. Il y a des ouvertures où je me dis : “Je ne peux pas jouer comme ça.” Mais bon, dans certaines positions, il n’est pas aussi à l’aise. Comme n’importe quel joueur, il peut aussi manquer de confiance. »
La phrase résume ce que sont les échecs professionnels : explorer, analyser le répertoire et le style de jeu de son opposant pour l’emmener hors de sa zone de confort, dans une position où il s’exprimera le moins bien. Or, à ce jeu de décorticage du style adverse, Fabiano Caruana, qui est décrit comme un monstre de travail, a sans doute l’avantage sur Carlsen, lequel n’a jamais eu la passion des ouvertures.
En 2000, ayant décidé d’étouffer la maestria combinatoire du champion du monde de l’époque, Garry Kasparov, son compatriote Vladimir Kramnik avait sélectionné des ouvertures où les dames des deux camps, pièces les plus puissantes du jeu, étaient rapidement échangées. A sec de carburant pour lancer ses fameuses attaques flamboyantes, Kasparov s’était épuisé à taper contre un mur et avait lâché sa couronne mondiale sans gagner une seule partie. Ce match, qui avait vu la fin d’un règne impérial, se tenait déjà à Londres. Magnus Carlsen est prévenu.



                            


                        

                        


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Ligue Europa : Marseille déjà éliminé, Rennes chute aussi

Marseille n’a plus aucune chance de se qualifier pour les seizièmes de finale de la petite Coupe d’Europe.



Le Monde.fr avec AFP
 |    08.11.2018 à 20h59
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 21h38
   





                        



   


Le finaliste de la dernière édition de la Ligue Europa est déjà dehors. Marseille n’a plus aucune chance de se qualifier pour les seizièmes de finale de la petite Coupe d’Europe, après sa défaite chez la Lazio Rome (2-1), jeudi 8 novembre lors de la quatrième journée de la phase de groupes.
Les Marseillais, qui enchaînent ainsi une quatrième défaite consécutive toutes compétitions confondues, ont sombré juste avant la mi-temps (but de Marco Parolo, 45 + 1) puis un peu après (Joaquin Correa, 55e). Le but de l’espoir, inscrit par Thauvin, reste anecdotique (60e). Rudi Garcia et ses hommes doivent, désormais, se concentrer sur le championnat où ils occupent le sixième rang à six points du podium.
Rennes chute aussi
De son côté, le Stade rennais n’a pas préparé au mieux son derby contre Nantes dimanche. Les Bretons sont tombés en Ukraine face au Dynamo Kiev (3-1). Hors sujet en première période, ils encaissent un but sur corner par l’intermédiaire de Verbi (13e). Incapable de convertir ses opportunités en début de seconde période, Rennes se fait punir par deux buts de Mykolenko (68e) et Shaparenko (72e).
Entré en jeu à la place de Sarr, Siebatcheu sauve l’honneur en fin de match sur une offrande de Niang (90e). Les Rennais pointent à cinq longueurs de leur adversaire du soir, une hypothétique qualification passera, désormais, par un sans-faute.



                            


                        

                        

