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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Pourquoi la France ne favoriserait-elle pas la création de sociétés de médias à but non lucratif, favorisant ainsi les apports des donateurs, lecteurs et journalistes eux-mêmes, demande l’économiste dans sa chronique au « Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/11/2018
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Thomas Piketty : « Le Monde » et les milliardaires

Pourquoi la France ne favoriserait-elle pas la création de sociétés de médias à but non lucratif, favorisant ainsi les apports des donateurs, lecteurs et journalistes eux-mêmes, demande l’économiste dans sa chronique au « Monde ».



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 07h06
    |

                            Thomas Piketty (Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Ecole d’économie de Paris)








                        



                                


                            

Chronique. Ainsi donc l’actionnariat du journal Le Monde va changer. Un banquier d’affaires français va vendre ses parts à un milliardaire tchèque, qui a lui-même fait fortune dans les mines à charbon et a souvent eu recours aux paradis fiscaux. Doit-on s’accommoder de cette situation, ou bien n’est-il pas temps de réfléchir à un régime légal et fiscal permettant de repenser le modèle des médias ? Soyons bien clair : il ne s’agit en aucune façon de mettre en cause ici les journalistes ou la direction des journaux, qui se battent avec courage et intégrité pour obtenir des actionnaires toutes les garanties d’indépendance qu’il est possible d’obtenir, au Monde comme dans les autres quotidiens. Il reste qu’il n’est pas interdit de réfléchir aux lois qu’il faudrait changer pour éviter à l’avenir ce type de situations.
Précisons qu’il existe en France comme ailleurs des règles limitant la concentration de la propriété des médias. Mais outre qu’elles sont insuffisantes et peu appliquées, et qu’elles n’ont pas été mises à jour et adaptées à l’âge numérique, ces lois n’ont jamais cherché à redéfinir la forme juridique des organes de presse. On continue de partir du principe que la société par actions constitue l’organisation normale des médias, avec à son fondement le principe « un euro, une voix » : celui qui apporte 1 milliard aura toujours 1 milliard de fois plus de voix que celui qui apporte 1 euro.
Pourtant, de nombreux secteurs d’activités sont organisés tout à fait différemment. On pense par exemple à l’éducation, la culture et la santé, qui au total regroupent incomparablement plus d’emplois que les médias ou l’industrie automobile. Dans ces secteurs, quand ils prennent la forme d’établissements privés, les acteurs ont généralement recours à des formes associatives ou à des fondations, comme nombre de grandes universités étatsuniennes et internationales. Les lois en vigueur interdisent généralement l’utilisation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Lancé le 6 novembre, le site fera appel à des journalistes indépendants et à des médias partenaires.
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« Disclose », le nouveau média d’investigation en quête de mécènes

Lancé le 6 novembre, le site fera appel à des journalistes indépendants et à des médias partenaires.



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 11h00
    |

                            Alexandre Berteau








                        



                                


                            
« Pratiquer un journalisme d’intérêt général. » L’ambition affichée par le duo fondateur de Disclose est claire et leur communication bien ficelée. Mathias Destal, ancien journaliste de Marianne et Geoffrey Livolsi, contributeur à Mediapart, L’Express et France Inter ont lancé mardi 6 novembre ce média d’investigation pour permettre à des journalistes d’enquêter pendant plusieurs mois. « L’investigation coûte cher et rapporte peu. La plupart des rédactions n’ont pas les moyens de mobiliser un journaliste à temps plein sur une enquête, et encore moins une équipe entière », estime M. Livolsi.
Crimes environnementaux, justice sociale, industrie agroalimentaire… Les sujets seront décidés par un comité éditorial bénévole de 15 journalistes, parmi lesquels la lauréate du prix Albert Londres Anne Poiret, Jean-Pierre Canet (cofondateur de « Cash Investigation » et ex-rédacteur en chef d’« Envoyé spécial ») ou Benoît Collombat (France Inter).
Pour chaque enquête, ce comité composera une équipe de journalistes indépendants, choisis selon leur spécialisation. Ils pourront être épaulés par des enquêteurs dépêchés par un réseau de médias partenaires. Car Disclose (« divulguer » en anglais) fait le pari du journalisme collaboratif, une pratique popularisée par les scandales d’évasion fiscale révélés par le consortium international de journalistes d’investigation ICIJ (LuxLeaks, Panama Papers, Paradise Papers…). Pour l’heure, cinq médias ont répondu à l’appel : Mediapart, Radio France, Konbini, Marsactu et Rue89 Bordeaux, Lyon et Strasbourg.
Des enquêtes publiées sur le site de Disclose et chez les partenaires
Une telle alliance présente un intérêt certain pour ce média naissant. Les enquêtes seront publiées sur le site de Disclose, mais aussi chez les partenaires y ayant contribué. De quoi bénéficier d’une audience déjà établie, et multiplier la force de frappe de ces révélations. « Travailler avec un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Le directeur du quotidien « Akhbar Al-Youm » est accusé de « traite d’êtres humains », « abus de pouvoir à des fins sexuelles », « viol et tentative de viol ».
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Compte rendu

Violences sexuelles : douze ans de prison ferme pour le journaliste marocain Taoufik Bouachrine

Le directeur du quotidien « Akhbar Al-Youm » est accusé de « traite d’êtres humains », « abus de pouvoir à des fins sexuelles », « viol et tentative de viol ».


LE MONDE
              datetime="2018-11-10T01:43:30+01:00"

        Le 10.11.2018 à 01h43

     •
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          datetime="2018-11-10T14:07:08+01:00"

        Mis à jour le 10.11.2018 à 14h07






    
Taoufiq Bouachrine à la sortie du tribunal, à Casablanca le 1er octobre 2009.
Crédits : STR / AFP


Le patron de presse marocain Taoufik Bouachrine a été condamné, dans la nuit de vendredi 9 à samedi 10 novembre, à douze ans de prison ferme pour des violences sexuelles qu’il a toujours niées, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès de son avocat, Mohamed Ziane. Ses avocats avaient plaidé pour son acquittement au terme d’un long procès à huis clos ouvert depuis le 8 mars.

        Lire aussi :
         

                Au Maroc, le procès du patron de presse Taoufik Bouachrine jette le trouble



Arrêté en février et incarcéré depuis, le directeur du quotidien indépendant Akhbar Al-Yaoum était jugé par la chambre criminelle de la cour d’appel de Casablanca pour « traite d’êtres humains », « abus de pouvoir à des fins sexuelles », « viol et tentative de viol » et risquait vingt ans de prison.
Invité à prendre une dernière fois la parole vendredi avant les délibérations, le patron de presse s’est à nouveau dit « victime d’un procès politique à cause de sa plume », selon son avocat.
Un procès avec plusieurs rebondissements
Le tribunal l’a reconnu coupable de toutes les charges retenues contre lui et a octroyé aux victimes des indemnisations allant de 100 000 à 500 000 dirhams (environ 9 000 à 46 000 euros). La partie civile estime que « les indemnisations ne sont pas à la hauteur des préjudices » et a décidé de faire appel, a indiqué son avocat à l’AFP.
L’accusation repose notamment sur deux plaintes, trois témoignages à charge et cinquante vidéos saisies dans son bureau lors de son arrestation. Ces images très explicites, dont certaines ont paru dans la presse, démontrent « des pratiques abjectes », selon les avocats des plaignantes. La défense, elle, assure qu’il s’agit de « montages ». Une expertise technique menée à la demande du parquet et des parties civiles a confirmé l’authenticité des vidéos. Selon la défense, cependant, les images ne permettent pas d’identifier formellement Taoufik Bouachrine.

        Lire aussi :
         

                Au Maroc, le procès du journaliste Taoufik Bouachrine se complique



L’affaire a connu plusieurs rebondissements depuis l’ouverture du procès : quatre femmes citées comme « victimes » par l’accusation ont démenti être concernées. L’une d’elles a été condamnée à six mois de prison ferme pour avoir accusé la police d’avoir falsifié sa déclaration, une peine confirmée en appel cette semaine. D’autres ont refusé de se présenter devant le tribunal. En définitive huit des quinze parties civiles citées à l’origine par l’accusation ont été reconnues comme victimes et indemnisées, selon les avocats de la partie civile.


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ L’homme d’affaires tchèque s’est fait une spécialité de racheter des centrales en fin de vie à bas prix.
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Le charbon, le pari gagnant de Daniel Kretinsky

L’homme d’affaires tchèque s’est fait une spécialité de racheter des centrales en fin de vie à bas prix.



LE MONDE ECONOMIE
 |    08.11.2018 à 13h22
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 15h01
    |

            Blaise Gauquelin (Prague, envoyé spécial) et 
                                Nabil Wakim (Prague, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Décarboner. C’est devenu, en moins d’une décennie, le mot favori des gouvernements et des grandes entreprises du secteur de l’énergie. L’objectif : faire diminuer les émissions de CO2 en Europe, qui ont continué à augmenter en 2016 et en 2017, malgré l’accord de Paris.
Alors que plusieurs énergéticiens européens – dont le français Engie – ont annoncé leur désengagement progressif du charbon, EPH, le groupe présidé par Daniel Kretinsky, continue d’investir dans le secteur, à contre-courant de tous. Il possède notamment quatre centrales à charbon et plusieurs mines en Allemagne, deux centrales en Slovaquie, une en Italie et une au Royaume-Uni, qui vient de fermer. Selon les chiffres 2016 compilés par l’ONG Beyond Coal, EPH est le deuxième plus gros émetteur de CO2 provenant de centrales à charbon en Europe, juste derrière le géant allemand RWE.
« Les grands acteurs de l’énergie en Europe voulaient absolument vendre leurs actifs charbon parce que ça a une mauvaise image », souligne un patron français du secteur, qui résume : « Résultat : Kretinsky a racheté des actifs de rêve pour une bouchée de pain. » « C’est une logique d’investissement à contre-cycle », explique un analyste slovaque.
Le rachat de la centrale britannique d’Eggborough illustre à merveille cette stratégie. Alors que ce site près de Leeds est sur le point de fermer, EPH le rachète en 2015. « La centrale est alors en très mauvais état et le groupe de M. Kretinsky ne paie presque rien. Mieux, on lui laisse de l’argent dans les caisses pour anticiper la fermeture de la centrale », décrit Petr Lukac, journaliste au quotidien économique Hospodarske Noviny à Prague, auteur d’une grande enquête sur M. Kretinsky.
EPH connaît très bien le marché
Autrement dit, personne ne misait un penny sur cet actif. L’hiver 2016 change la donne : il fait plus froid que prévu, et les responsables du réseau électrique demandent à la centrale de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Le groupe tchèque est sur les rangs pour acquérir les actifs français d’Uniper. Le groupe allemand exploite un site à Gardanne et un autre à Saint-Avold.
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EPH, le groupe de Daniel Kretinsky, pourrait acheter deux des dernières centrales à charbon en France

Le groupe tchèque est sur les rangs pour acquérir les actifs français d’Uniper. Le groupe allemand exploite un site à Gardanne et un autre à Saint-Avold.



LE MONDE ECONOMIE
 |    08.11.2018 à 13h19
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 16h35
    |

            Alexandre Piquard et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            

Le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky explique que son investissement dans Le Monde est d’abord un « soutien à la presse », et pas un levier pour réaliser des investissements en France dans le secteur énergétique. Cela n’empêche pas pour autant EPH, le groupe qu’il préside, de regarder les opportunités sur le marché français.
Selon nos informations, EPH est sur les rangs pour acquérir les actifs français d’Uniper. Le groupe allemand possède notamment deux centrales à charbon, à Gardanne (Bouches-du-Rhône) et Saint-Avold (Moselle). Cette dernière contient aussi deux tranches de production d’électricité à partir de gaz.

Uniper détient, par ailleurs, en France quelques parcs solaires et éoliens et un fournisseur d’électricité pour les PME. Mais EPH n’est pas seul en lice, plusieurs fonds d’investissements se seraient fait connaître, et la bataille n’est pas terminée.
Une telle volonté de rachat peut surprendre. En effet, les deux centrales à charbon du groupe allemand vont devoir fermer avant 2022, selon l’engagement de campagne pris par Emmanuel Macron – de même que les deux dernières centrales à charbon d’EDF, au Havre (Seine-Maritime) et à Cordemais (Loire-Atlantique).
Accompagner la fermeture ou la transition des sites
Une décision confirmée par le ministre de la transition écologique et solidaire François de Rugy, le 31 octobre, en déplacement à Saint-Avold avec le patron d’Uniper France, Luc Poyer. Ce choix politique et les incertitudes sur les indemnisations en cas de fermeture, devraient tirer le prix des actifs à la baisse.
L’acheteur de ces centrales aura la lourde tâche d’accompagner la fermeture de ces sites, ou leur transition vers d’autres modes de production d’énergie. La centrale de Gardanne a ainsi investi dans la biomasse depuis plusieurs années. Le site de Saint-Avold espère, lui, se reconvertir dans le gaz. Contactés par Le Monde, les deux groupes ne confirment pas l’existence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ L’homme d’affaires tchèque et son partenaire en affaires, Patrik Tkac, ont plusieurs fois utilisé des sociétés offshore, qui offrent faible fiscalité et réglementation accommodante.
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Pourquoi Daniel Kretinsky a recours à des paradis fiscaux

L’homme d’affaires tchèque et son partenaire en affaires, Patrik Tkac, ont plusieurs fois utilisé des sociétés offshore, qui offrent faible fiscalité et réglementation accommodante.



LE MONDE ECONOMIE
 |    08.11.2018 à 13h05
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 17h34
    |

            Jérémie Baruch et 
Jean-Baptiste Chastand (avec Vincent Nouvet)








                        



                                


                            
L’homme d’affaire tchèque Daniel Kretinsky, qui investit dans les médias français et notamment dans Le Monde, est mentionné dans les « Panama Papers ». Cette série de fuites de documents du cabinet panaméen Mossack Fonseca, en 2016 et 2017, a éclairé avec précision les techniques d’évasion fiscale employées à travers le monde.
Les documents, consultés par Le Monde, révèlent que le propriétaire du groupe énergétique tchèque est le propriétaire de deux catamarans par le biais de sociétés offshore. Le premier, le Wonderful, un bateau de 22 mètres d’une valeur de 3 millions d’euros, a été acheté, probablement en 2010, en faisant l’acquisition d’une société enregistrée aux îles Vierges britanniques – un paradis fiscal connu pour ses pavillons de complaisance.
Après la révélation des « Panama Papers », en 2016, le Wonderful a vogué vers une nouvelle structure, dont les détails ne sont pas connus. Le second catamaran, le Black Swan, plus grand que le Wonderful, plus cher aussi, est également détenu à travers une société des îles Vierges britanniques, acquise en 2013 et un temps gérée par Mossack Fonseca.
Une villa à 20 millions de livres
Pour l’entrepreneur tchèque, tout ne passe pas par le Panama et les Caraïbes. On le retrouve aussi dans les fichiers d’Appleby, le cabinet à l’origine d’un autre scandale d’évasion fiscale, les Paradise Papers. Ces documents révèlent que Daniel Kretinsky a acquis en 2015 pour environ 20 millions de livres sterling (23 millions d’euros), Heath Hall, une magnifique villa classée dans Londres. Pour cela, il a utilisé une société inscrite au registre du commerce de Jersey – un paradis fiscal britannique situé près des côtes normandes.
Ce montage opaque lui permet de ne pas apparaître sur le cadastre britannique comme le bénéficiaire du bien et lui donne la possibilité d’économiser en impôt sur les plus-values et sur la location du bien. M. Kretinsky justifie le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Milliardaire tchèque à l’ascension fulgurante, il a fait son entrée dans les médias français, devenant notamment actionnaire minoritaire du « Monde ».
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Aux origines de la fortune de Daniel Kretinsky

Milliardaire tchèque à l’ascension fulgurante, il a fait son entrée dans les médias français, devenant notamment actionnaire minoritaire du « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    08.11.2018 à 13h04
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 06h42
    |

            Blaise Gauquelin (Prague, Bratislava, envoyé spécial) et 
                                Nabil Wakim (Prague, envoyé spécial, avec François Bougon, Jean-Baptiste Chastand et Alexandre Piquard)








                        



                                


                            

Comment devient-on milliardaire en moins de dix ans ? Comment Daniel Kretinsky, cet homme de 43 ans, est-il passé de jeune juriste, payé 900 euros par mois dans la République tchèque postcommuniste, à magnat de l’énergie et des médias, doté d’une fortune de 2,6 milliards d’euros ?
L’allure du milliardaire tranche avec le décor tout en dorures du palace où il reçoit quand il est de passage à Paris : ni vêtements tape-à-l’œil, ni signe extérieur de richesse. M. Kretinsky joue les modestes. « J’ai travaillé dur pendant des années, de manière très intense, j’ai eu beaucoup de chance, tout ça avec une équipe formidable », explique-t-il à deux journalistes du Monde jeudi 1er novembre.
Le richissime patron d’EPH a fait une irruption fracassante dans le paysage médiatique français, ces derniers mois, en investissant dans Elle, Télé 7 Jours ou Marianne.
Fin octobre, il est également devenu actionnaire (à hauteur de 49 %) de la holding de Mathieu Pigasse détenant sa participation dans le groupe Le Monde. Son entrée inattendue sur la scène hexagonale suscite son lot de questions, portant à la fois sur l’origine de sa fortune et sur ses intentions.

En 2009, lorsqu’il crée à Prague l’entreprise EPH (de son nom complet Energeticky a Prumyslovy Holding ; prononcer « épéhaa », en tchèque), personne n’imagine que ce groupe va devenir le septième acteur européen du secteur énergétique et peser plus de 6 milliards d’euros de chiffres d’affaires.
Patrik Tkac et Petr Kellner, ses deux mentors
Au somptueux siège d’EPH, situé rue de Paris dans le centre historique de Prague, on se raconte avec fierté l’histoire de ce self-made-man, jeune étudiant en droit venu de Brno (sud-est du pays), qui aurait gravi seul les échelons du fonds d’investissement dans lequel il était employé, pour devenir associé, puis lancer sa propre entreprise.
Fils d’une juge passée par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Comment conçoit-on un bâtiment destiné à accueillir un média ? Louis Dreyfus et Kjetil Thorsen en ont débattu, dimanche 7 octobre au Monde Festival.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Le groupe audiovisuel a paraphé, mardi, le texte qui le liera au 7e art jusqu’en 2022 et qui prévoit un fort investissement dans le secteur.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Canal+ a finalement renouvelé ses accords avec le cinéma français

Le groupe audiovisuel a paraphé, mardi, le texte qui le liera au 7e art jusqu’en 2022 et qui prévoit un fort investissement dans le secteur.



LE MONDE ECONOMIE
 |    07.11.2018 à 19h24
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 09h19
    |

            Nicole Vulser








                        



   


Après le coup de torchon, l’heure de la réconciliation. Canal+, qui avait rompu le 19 octobre les négociations avec les vingt-trois organisations du cinéma français, a, finalement, paraphé, mardi 6 novembre, les accords qui le lieront jusqu’à la fin 2022 au 7e art. Franck Riester, ministre de la culture et de la communication, a simplement mis tous les protagonistes dans une grande salle, rue de Valois. Avec la mission d’arriver, enfin, à s’entendre.
« Il a fallu vingt minutes pour que chacun trouve une place et en deux heures de négociations, l’affaire était bouclée », précise l’un des participants à cette réunion organisée au ministère de la culture. Mercredi, cet accord devait encore être signé par chacune des organisations syndicales du cinéma (les producteurs, les exploitants, les distributeurs, etc.). L’objectif était d’arriver à ratifier le texte, jeudi, pour les rencontres cinématographiques de Dijon, où est attendu M. Riester. « C’est un grand jour pour la création et pour le cinéma français », s’est-il réjoui.
Très proche de la dernière version proposée par Maxime Saada, le président du directoire de Canal+, le protocole prévoit que le groupe de télévision payante continue d’investir fortement dans le cinéma. Soit en consacrant 12,5 % de son chiffre d’affaires à des acquisitions de droit de films européens, soit en investissant 3,61 euros par mois et par abonné dans des longs-métrages. Alors que Canal+ espérait raboter de 40 % ce tarif pour ses abonnés qui paient l’offre la moins chère, un accord a été conclu sur une décote moindre, de 34 %, soit 2,38 euros. La solution la plus avantageuse – du chiffre d’affaires ou des abonnés – sera retenue.
StudioCanal pourra produire quatre films par an
Les autres points de l’accord, dévoilé mercredi par le magazine Satellifax, n’ont pas posé de problème majeur : comme il le souhaitait, StudioCanal pourra produire quatre films par an, et les investissements de Canal+ dans le cinéma français et européen seront plafonnés à 180 millions d’euros par an. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) jouera un rôle de tiers de confiance pour la mise en œuvre des obligations de la filiale de Vivendi dans le cinéma. Enfin, Canal+ s’engage à demander une autorisation de renouvellement de sa diffusion sur la TNT – une condition nécessaire pour que ces accords s’appliquent.
« Négocier avec vingt-trois organisations est sans doute la chose la plus compliquée, chacun avançant une requête différente qui s’ajoute aux autres », explique-t-on chez Canal+. Un e-mail entre les protagonistes du cinéma envoyé par erreur chez Canal+, au moment où ce dernier a fait capoter les négociations, a montré à quel point une large majorité souhaitait signer. Chez Canal+, on désigne ouvertement l’Union française des producteurs, ainsi que les plus gros exploitants comme les plus récalcitrants.
Le cinéma français conserve donc son plus fidèle banquier
Le cinéma français conserve donc son plus fidèle banquier, même si Canal+ est très fragilisé dans le football par la perte de la Ligue des champions et de la Ligue 1.

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Nouvelle chronologie des médias
Dès que cet accord sera ratifié, Maxime Saada signera dans la foulée la réforme tant attendue de la chronologie des médias qui définit, depuis 2009, l’ordre selon lequel les films sont exploités – d’abord en salles, puis dans les télévisions payantes, en vidéo… Le nouveau texte, qui entrerait en vigueur au 1er janvier 2019, n’attend plus que les signatures de Canal+ et du bouquet OCS (Orange). Son principe vise à permettre au spectateur d’avoir accès plus tôt aux films après leur sortie en salles.
La diffusion en DVD sera avancée à trois mois au lieu de quatre pour les films qui ont réalisé moins de 100 000 entrées lors de leurs quatre premières semaines en salles. Canal+ y gagne et pourra programmer des longs-métrages entre six et huit mois après leur sortie contre dix à douze mois aujourd’hui. Netflix ou Amazon Prime, qui doivent patienter trois ans, diffuseront des films quinze à dix-sept mois après leur premier jour en salles, à condition de s’engager à investir dans la production. Sans quoi, ces sociétés garderont le même régime.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ En quête d’œuvres originales, le groupe veut encourager ses salariés à lancer de nouvelles réalisations.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/11/2018
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A Radio France, un laboratoire pour stimuler la création de podcasts

En quête d’œuvres originales, le groupe veut encourager ses salariés à lancer de nouvelles réalisations.



LE MONDE ECONOMIE
 |    07.11.2018 à 17h16
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 10h40
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


Dans un marché du podcast en pleine ébullition, Radio France peut se targuer d’avoir misé très tôt sur ces programmes sonores diffusés uniquement en ligne. Et le groupe public entend profiter encore longtemps du succès de ce format. Pour preuve, le « bar à podcasts », annoncé cet été par Sibyle Veil, la présidente de Radio France, a été inauguré mardi 6 novembre à la Maison de la radio.
Chaque mois, dans cet atelier, des journalistes du groupe (France Inter, France Culture, France Bleu, Franceinfo, FIP…) y proposeront les podcasts qu’ils souhaitent créer. Et ce, sous l’œil avisé d’un acteur du secteur qui les aidera à parfaire leur projet.
Pour cette première, l’invité était de taille : Ira Glass, pionnier de ce format outre-Atlantique, dont l’émission de radio « This American Life » a connu un succès planétaire avec son podcast « Serial ». Depuis son lancement en 2014, le feuilleton judiciaire a été téléchargé plus de 340 millions de fois, un record.
« Dans chaque radio du groupe, des salariés ont des idées à proposer, observe Sonia Kronlund, présentatrice de l’émission « Les Pieds sur terre » sur France Culture et responsable de l’initiative. Ce laboratoire leur permettra de les améliorer et de donner à leur projet une chance de voir le jour. »
Concurrence de nouveaux acteurs
Malgré le nom léger donné à ces ateliers, l’enjeu n’est pas anodin pour Radio France. Certes, les podcasts produits par ses antennes revendiquent chaque mois 60 millions de téléchargements – dont 22 millions pour France Culture – contre 49 millions il y a un an. Mais cette audience est encore largement tirée par les réécoutes de programmes. « Il faut que l’on produise davantage de créations originales », souligne Matthieu Beauval, directeur adjoint du numérique du groupe, tout en souhaitant que cette initiative permette à de nouvelles voix d’émerger au sein de la « maison ronde ».
Radio France entend ainsi faire face à la concurrence de nouveaux acteurs de plus en plus puissants sur ce format. Parmi eux : les studios Binge Audio, Louie Media ou Nouvelles Ecoutes. La radio Europe 1 a adopté une stratégie similaire en lançant, au début du mois de septembre, Europe 1 Studio pour développer de tels programmes et des contenus destinés aux assistants vocaux.
Des anciens de la Maison de la radio avaient déjà franchi le pas en lançant leur propre projet : Binge Audio a été fondé en 2016 par Joël Ronez, l’ancien directeur des nouveaux médias de Radio France, et Pascale Clark, l’ex-journaliste de France Inter, a créé le site payant BoxSons en 2017. Mathieu Gallet, le prédécesseur de Sibyle Veil à la tête de Radio France, s’apprête, lui, à lancer Majelan, une application d’écoute de podcasts sur abonnement.



                            


                        

                        


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Chez Lagardère, bataille d’actionnaires en coulisse

Les minoritaires sont en quête d’informations sur l’attitude du Qatar lors de l’assemblée générale du 3 mai



LE MONDE ECONOMIE
 |    07.11.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 08h02
    |

            Sandrine Cassini et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

L’heure de la réconciliation est loin d’avoir sonné entre Lagardère et certains de ses actionnaires minoritaires. Pis, en sept mois, la tension est montée d’un cran avec Amber Capital, le fonds activiste détenteur de 4 % du capital, qui cherche à bousculer le propriétaire d’Hachette Livre, d’Europe 1, du Journal du dimanche ou des boutiques d’aéroport Relay, afin de faire remonter un cours de Bourse en souffrance. Dans cette bataille, deux autres sociétés de gestion d’actifs, Edmond de Rothschild Asset Management et DNCA, respectivement détentrices de 1,09 % et 5 % du capital de Lagardère, font partie des contestataires.
Pourtant, facialement, Arnaud Lagardère a gagné une victoire de taille lors de l’assemblée générale à haut risque qui s’est tenue le 3 mai. Amber Capital, qui désirait avoir un droit de regard sur la gouvernance du groupe, n’a pas réussi à imposer au conseil de surveillance deux nouveaux administrateurs. Malgré quelques votes négatifs, les actionnaires ont majoritairement suivi l’héritier du groupe Lagardère.

L’affaire n’était pas gagnée d’avance. Paris bruissait de rumeurs selon lesquelles le Qatar, premier actionnaire du groupe avec 19,5 % des droits de vote, dont Arnaud Lagardère ne cesse de vanter « la loyauté », était mécontent de la gestion du groupe et était prêt à prendre le parti d’Amber Capital.
Un huissier mandaté pour des « résolutions litigieuses »
Loin de clore le litige entre les protagonistes, cet épisode a ensuite donné lieu à une épreuve de force qui s’est tenue en coulisse. Pendant des semaines, certains actionnaires minoritaires ont souhaité vérifier les votes de l’assemblée générale. C’est le cas de Colette ­Neuville, la présidente de l’Association de défense des actionnaires minoritaires (ADAM) : en raison de la présence de « résolutions litigieuses », celle-ci avait dépêché un huissier pendant l’AG.
Lorsque l’huissier écrit le 29 mai à Lagardère pour obtenir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Le hors-série « L’Atlas des peuples » propose un voyage dans l’histoire à la recherche de la notion de peuple. Comment peut-on définir un peuple ?
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Hors-série « Le Monde »-« La Vie » : au nom du peuple

Le hors-série « L’Atlas des peuples » propose un voyage dans l’histoire à la recherche de la notion de peuple. Comment peut-on définir un peuple ?



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 17h08
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 18h08
    |

Chantal Cabé (« La Vie ») et Michel Lefebvre (« Le Monde »)







                        



   


L’empire romain avait pour devise « Le Sénat et le peuple romain » (SPQR) ; la justice est rendue « au nom du peuple français » ; l’idéologie du chancelier Hitler en 1933 se résume à « un peuple, un Etat, un chef » ; la chanson chilienne Le peuple uni ne sera jamais vaincu est devenue au fil du temps un symbole d’unité et de solidarité populaire pour les citoyens opprimés de tous pays ; l’Union soviétique est sans doute le seul Etat à avoir prétendu être « l’union fraternelle des peuples » ; et une « théologie du peuple » s’enracine dans la culture argentine et inspire le pape François.
Même si le « peuple » est à géométrie variable, il traverse les siècles. Peuples premiers, petit peuple de Rome, peuple de Paris, peuple invisible des Algonquins du Canada, peuple de gauche, élu ou des campagnes, etc. On pourrait multiplier les références à cette réalité immuable et inconditionnelle. Le « peuple » existe spontanément ; on en fait partie. Pour diverses raisons, mais c’est une évidence. Pour autant, selon quels critères le définir ?
L’Etat-nation reste-t-il un modèle ?
Par la langue pratiquée, le territoire occupé, la culture commune, les tabous et les mythes partagés ? La Révolution a-t-elle fondé le peuple français ? Depuis quand le peuple fait-il nation ? La Corée, est-ce deux Etats pour un seul peuple ? Revendiquer un territoire, est-ce possible au nom du peuple ? L’Etat-nation reste-t-il un modèle ? Comment faire face à la montée des populismes ? L’Amérique trumpiste fera-t-elle perdre son âme au peuple américain ? Quel avenir dessiner pour les peuples autochtones ? La mondialisation dissout-elle les peuples ? Face au repli des sociétés hantées par la peur des migrations, ne faut-il pas instaurer un principe universel d’hospitalité ?

Sommaire de « L’Atlas des peuples »
L’Atlas des peuples (6 000 ans d’histoire, 200 cartes) se compose de cinq grands chapitres.
1 De quoi parle-t-on ? la définition d’un peuple varie selon l’époque, le lieu, les disciplines… Cela n’empêche pas de s’interroger sur ce crée aujourd’hui le sentiment d’appartenance.
2 L’aube des peuples. Dès les temps préhistoriques, les groupes humains se sont différenciés par leur culture, leur mode de vie, leur identité symbolique, leur organisation politique… Ainsi se sont formés les peuples.
3 Quand le peuple fait nation. À la fin du XVIIIe siècle, les révolutions américaine et française proclament le peuple souverain. L’Etat-nation s’érige peu à peu en modèle politique. L’heure est à la construction nationale, pour le meilleur comme pour le pire.
4 Les peuples face aux Etats. Séquelles de l’Histoire, des guerres, de la colonisation, certains peuples sont sans Etat et certains Etats ont plusieurs peuples. Beaucoup de pays sont ainsi amenés à gérer la diversité, de façon brutale ou consensuelle.
5 Populisme contre universalisme. La mondialisation et l’amplification du phénomène migratoire conduisent de plus en plus de sociétés à un repli sur soi. pourtant, pour résoudre les crises, la solidarité semble plus que jamais nécessaire.
Le grand entretien avec Jean Malaurie « Il faut aimer l’autre pour commencer à le comprendre ».


C’est justement parce que les peuples, tribus, ethnies… sont sans cesse convoqués par l’actualité mondiale que les rédactions de La Vie et du Monde se sont réunies pour tenter de répondre à ces questions. Avec toujours la même ambition : faire appel aux intelligences. Non pas pour regarder avec arrogance le peuple d’en bas mais plutôt, comme dirait l’ethnogéographe Jean Malaurie, pour observer l’autre avec une véritable empathie afin de le comprendre. Avec plus de 200 cartes originales, consciencieusement conçues par nos équipes, journalistes et meilleurs spécialistes vont à la rencontre des peuples. Et nous aident à décrypter pas à pas la construction de nos identités.
« L’Atlas des peuples », « La Vie »-« Le Monde », 188 pages, 12 €. En kiosque le 31 octobre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Formé par Reporters sans frontières, un collectif rassemblant notamment le journaliste turc Can Dündar, l’avocate iranienne Shirin Ebadi et l’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa, demande, dans une tribune au « Monde », la création d’un Pacte mondial garantissant la liberté d’information.
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Vingt-cinq personnalités : « Nous souhaitons que soit signé un Pacte international sur l’information et la démocratie »

Formé par Reporters sans frontières, un collectif rassemblant notamment le journaliste turc Can Dündar, l’avocate iranienne Shirin Ebadi et l’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa, demande, dans une tribune au « Monde », la création d’un Pacte mondial garantissant la liberté d’information.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 20h49
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 09h09
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Dans l’esprit de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, adoptée à Paris il y a soixante-dix ans, nous, lauréats du prix Nobel et du prix Sakharov, spécialistes des nouvelles technologies, anciens dirigeants d’organisations internationales, juristes et journalistes, demandons aux Etats démocratiques de lancer un processus politique pour que soit signé d’ici un an un Pacte sur l’information et la démocratie. Notre Commission internationale, composée de 25 personnalités de 18 nationalités et réunie à l’initiative de Reporters sans frontières (RSF), a rédigé une Déclaration qui servira à établir des garanties démocratiques sur l’information et la liberté d’opinion, dans un moment historique crucial.
Nous appelons les dirigeants de bonne volonté de tous les continents à se mobiliser en faveur des modèles démocratiques et d’un débat public ouvert, dans lequel les citoyens peuvent prendre leurs décisions sur la base de faits. L’espace global de la communication et de l’information, qui est un bien commun de l’humanité, doit être protégé en tant que tel, afin de favoriser l’exercice de la liberté d’expression et d’opinion en respectant les principes de pluralisme, de liberté, de dignité et de tolérance, ainsi que l’idéal de la raison et de connaissance. Nous demandons l’expression d’un engagement fort dès le 11 novembre, à l’occasion du Forum sur la paix, lorsque des dizaines de dirigeants politiques seront réunis à Paris.
Le contrôle politique sur la presse et les médias, l’asservissement de l’information à des intérêts particuliers, la désinformation massive en ligne, la fragilisation économique du journalisme de qualité et les attaques et violences contre les journalistes, ainsi que la montée en puissance d’acteurs échappant au contrôle démocratique, représentent un risque pour les libertés, la concorde civile et la paix. Le « droit à l’information », entendue comme l’information fiable, est fondamental pour le développement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Joseph Stiglitz, Shirin Ebadi, Mario Vargas Llosa... Vingt-cinq personnalités appellent à « établir des garanties démocratiques » sur la liberté d’opinion.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Des personnalités réclament un « pacte international sur l’information et la démocratie »

Joseph Stiglitz, Shirin Ebadi, Mario Vargas Llosa... Vingt-cinq personnalités appellent à « établir des garanties démocratiques » sur la liberté d’opinion.



Le Monde.fr avec AFP
 |    05.11.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 20h50
   





                        



   


Les économistes Amartya Sen et Joseph Stiglitz, l’avocate Shirin Ebadi ou encore l’écrivain Mario Vargas Llosa s’adressent lundi 5 novembre directement aux plus de 60 chefs d’Etat et de gouvernement, dont Donald Trump et Vladimir Poutine, qui assisteront au Forum de Paris pour la paix, organisé du 11 au 13 novembre pour marquer le centenaire de la première guerre mondiale. Vingt-cinq personnalités internationales leur lancent un appel solennel pour la signature d’un « pacte sur l’information et la démocratie ».
Réunis à l’initiative de Reporters sans frontières (RSF) dans une commission sur l’information et la démocratie, ils appellent les dirigeants à « lancer un processus politique » pour qu’un pacte soit signé « d’ici à un an ».
« Dans un moment historique crucial », ce pacte devrait « établir des garanties démocratiques sur l’information et la liberté d’opinion », soulignent les signataires de l’appel, parmi lesquels on trouve aussi l’ex-président du Sénégal Abdou Diouf, l’avocat chinois Teng Biao, l’avocate pakistanaise Nighat Dad, le journaliste turc Can Dündar, ou l’essayiste Francis Fukuyama. Le président français, Emmanuel Macron, qui avait reçu en septembre des membres de la commission, avait annoncé son intention de « mobiliser » les dirigeants internationaux sur ce sujet.

        Lire la tribune :
         

          « Nous souhaitons que soit signé un Pacte international sur l’information et la démocratie »



Groupe d’experts
Lundi, cette commission sur l’information a publié une « Déclaration internationale sur l’information et la démocratie » qui pourrait servir de base de travail aux dirigeants. Droit à l’information fiable, au respect de la vie privée, à la transparence des pouvoirs : ce texte de six pages énumère les garanties démocratiques nécessaires, selon ses signataires, « dans un contexte de mondialisation, de digitalisation et de bouleversement de l’espace public ».
La commission propose également la création d’un « groupe international d’experts sur l’information et la démocratie », « à l’image de ce qu’est le GIEC pour les questions climatiques ». Elle interpelle aussi les grandes entreprises du Web, qui doivent « respecter des principes fondamentaux ». Il leur revient notamment « de garantir le pluralisme (…) et de mettre en place des mécanismes de promotion de l’information fiable ».
« Les libertés, la concorde civile et la paix » sont actuellement menacées par « le contrôle politique sur la presse et les médias (…) la désinformation massive en ligne, la fragilisation économique du journalisme de qualité et les attaques et violences contre les journalistes », soulignent les 25 signataires de l’appel.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Depuis 2017, la rédaction s’est mobilisée et organisée pour prendre la mesure du phénomène, en rendre compte et y répondre. Making of.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
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Comment « Le Monde » travaille sur #metoo depuis un an

Depuis 2017, la rédaction s’est mobilisée et organisée pour prendre la mesure du phénomène, en rendre compte et y répondre. Making of.



LE MONDE
 |    04.11.2018 à 14h23
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 14h53
    |

            Hélène Bekmezian et 
Emeline Cazi








                        



                                


                            
La réunion ne ressemblait ni à un de ces solennels comités de rédaction ni à une conférence de rédaction quotidienne. C’était les vacances de la Toussaint, le scandale Weinstein avait éclaté depuis deux semaines aux Etats-Unis et le mot-clé « metoo » inondait déjà massivement les réseaux sociaux. Boulevard Auguste-Blanqui, au siège du Monde, une partie de la rédaction se trouvait en vacances. Ceux qui restaient étaient conviés, par le directeur de la rédaction, à venir réfléchir sur la manière dont on pourrait s’organiser pour que ce « mouvement de dénonciation du harcèlement sexuel (…) soit une de nos priorités éditoriales pour les prochains mois ».
Cet après-midi d’octobre, ce sont plutôt des trentenaires, des femmes, nombreuses, venus de tous les services, qui, pour certains, prennent pour la première fois la parole devant leurs collègues. L’échange, commencé à 15 h 30, se prolonge jusqu’à 17 heures. Il est riche, mesuré, mais passionnant. On s’interroge sur nos pratiques, on parle du système judiciaire peut-être inadapté, on lance des idées de reportage, des noms de personnalités sur lesquelles enquêter. On évoque l’influence du porno, on questionne la notion de « virilité », on découvre celle de « sororité ». « Il se passe quelque chose, conviennent, le soir, Luc Bronner, le directeur de la rédaction, et Sylvie Kauffmann, éditorialiste. C’est un tournant dans la rédaction. »
Avant toute chose, une première question s’impose : et chez nous ? Sommes-nous irréprochables ?
Quatre jours après, une « task force d’enquête sur le harcèlement sexuel » voit le jour. « Parce qu’elle est majeure pour nos sociétés, cette thématique doit constituer une de nos priorités éditoriales pour les prochains mois sur tous nos supports », écrit Luc Bronner dans un courriel adressé à l’ensemble des journalistes de la maison. Pas question de laisser retomber le sujet après quelques semaines...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Les raisons de son entrée au « Monde », sa vision de la presse et des GAFA… Le milliardaire tchèque a accordé un long entretien aux « Echos ».
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Daniel Kretinsky dit investir dans « Le Monde » pour combattre les GAFA

Les raisons de son entrée au « Monde », sa vision de la presse et des GAFA… Le milliardaire tchèque a accordé un long entretien aux « Echos ».



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 16h23
   





                        



   


Davantage qu’un investissement économique, « un investissement citoyen ». Dans une interview accordée aux Echos et publiée samedi 3 novembre, l’homme d’affaires et milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, qui vient d’acquérir 49 % de la participation de Matthieu Pigasse dans le capital du Monde, est revenu sur les raisons de son investissement, sa vision de la presse, des géants du Web – les GAFA : Google, Apple, Facebook, Amazon… – ou encore du secteur de l’énergie.

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Pourquoi entre-t-il au « Monde » ?
Dans son entretien aux Echos, Daniel Kretinsky regrette que la révélation par Le Monde de sa prise d’intérêt au sein du quotidien ne lui ait pas laissé « plus de temps pour communiquer proprement ».
Outre « un profond intérêt intellectuel pour les enjeux auxquels la presse doit faire face aujourd’hui », il se dit « attaché aux valeurs de nos sociétés » et inquiet de leur évolution, prenant comme exemple la montée des populismes en Europe. « Ce qui compte, c’est que nos médias soient pro-démocratiques », explique-t-il, assurant que « la presse, ce n’est pas un investissement économique, c’est plutôt un engagement citoyen ».
Propriétaire du premier groupe de médias en République tchèque, l’homme d’affaires n’exclut pas des synergies avec Le Monde, comme par exemple la traduction et la diffusion d’articles sur le site Info.cz.

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Veut-il racheter l’intégralité des parts de Matthieu Pigasse ?
Si Daniel Kretinsky se dit à l’aise avec l’idée de ne posséder que 49 % des parts auparavant détenues par Matthieu Pigasse dans Le Monde, il reconnaît que si celui-ci venait à vendre demain l’intégralité de ses parts, il considérerait « bien sûr » de les racheter. « Mais cela n’est pas son intention aujourd’hui à ma connaissance », précise-t-il.
Le milliardaire tchèque compte-t-il se soumettre au droit d’agrément réclamé par le pôle d’indépendance du journal en cas de changement de contrôle au sein de la société Le Monde libre, dont Xavier Niel et Matthieu Pigasse sont les cogérants commandités ? S’il reconnaît qu’il est logique que les sociétés des rédacteurs, des employés et des lecteurs demandent un droit de regard, il s’interroge : « Est-ce pour autant légitime ? C’est à discuter. »
Arguant du fait que le capital du Monde est aujourd’hui réparti entre plusieurs actionnaires, il ajoute :
« Il me semblerait donc plus logique de poser cette question d’un droit d’agrément si un seul investisseur devait prendre la totalité du Monde, notamment s’il se trouvait en position de conflit d’intérêts potentiel. »
Pourrait-il être intéressé par le rachat des parts du groupe de presse espagnol Prisa dans Le Monde Libre ? « Si un actionnaire sort, bien sûr, par définition, nous regarderions puisque nous sommes déjà actionnaire de cette entreprise. Mais c’est une spéculation aujourd’hui », assure-t-il.
Daniel Kretinsky ajoute qu’il ne lui appartient pas de se prononcer sur ce que doit être la ligne éditoriale du journal : « Mes idées personnelles n’ont pas à interférer dans la ligne des journaux. »

   


Pourquoi investir en France ?
Daniel Kretinsky, qui se définit comme « francophile », argue qu’il ne serait « pas honnête d’investir dans la presse » en Slovaquie, pays où cet homme qui a fait fortune dans les énergies est déjà « très puissant ».
Selon le milliardaire, « les médias ont un combat à mener sur la régulation » des GAFA : « Les conséquences des positions prises par les GAFA sont largement sous-estimées. La régulation du monde numérique nous échappe complètement, j’aimerais me battre pour un système plus juste. »
Un combat impossible à mener depuis la République tchèque, « un territoire trop étroit » : « Si on peut devenir un membre de la famille média en France, on sera plus puissant pour pousser ces idées. J’ajoute que le problème de non-régulation du numérique est plus large et ne concerne pas seulement les domaines médiatiques. »
L’énergie et sa connexion avec la Russie
L’homme d’affaire tchèque a fait fortune dans l’énergie, mais se défend d’être « le bras prolongé des intérêts du Kremlin », avançant que la seule connexion entre sa société EPH et la Russie est un unique gazoduc en Slovaquie.
Il réfute également l’idée qu’il investirait dans Le Monde en vue de participer à la privatisation d’Engie, et soutient qu’il n’y a pas eu le « début d’une conversation avec mes équipes sur l’hypothèse d’une entrée dans le capital d’Engie ».
Compte-t-il cependant investir dans l’énergie en France ? « Par définition, je ne veux pas dire non », explique-t-il, même si « un investissement pur dans des centrales au charbon est très peu probable ».
« Notre ADN, c’était l’énergie, mais depuis deux ans, nous voyons beaucoup moins d’opportunités », reconnaît celui qui a aussi également pris une récente participation dans la chaîne de magasins de commerce de gros Metro.

Communiqué de la Société des rédacteurs du « Monde »
La Société des rédacteurs du Monde (SRM) a appris, jeudi 25 octobre, qu’un changement était survenu au sein de l’actionnariat de la holding Le Nouveau Monde (LMN), propriété de Matthieu Pigasse, qui détient 26,66 % de la Société éditrice du Monde.
Le groupe Czech Media Invest, détenu majoritairement par l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky, a acquis 49 % des parts de LMN. En l’état, ce rachat ne change pas l’équilibre des pouvoirs entre les actionnaires du Monde.
La SRM a été surprise de cette modification de l’actionnariat – une première depuis 2010 – et de son annonce brutale.
Xavier Niel et Matthieu Pigasse ont donné par écrit leur accord de principe à ce que le pôle d’indépendance, dont fait partie la SRM, détienne un droit d’agrément, à leurs côtés, pour tout changement de contrôle de l’actionnariat.
La Société des rédacteurs du Monde reste vigilante sur les opérations en cours et leurs retombées pour l’indépendance éditoriale et l’image du Monde.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Pour la première fois, la plate-forme vidéo américaine va sortir trois de ses longs-métrages sur grand écran avant de les proposer à ses abonnés.
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Netflix accepte de sortir trois de ses films au cinéma en avant-première

Pour la première fois, la plate-forme vidéo américaine va sortir trois de ses longs-métrages sur grand écran avant de les proposer à ses abonnés.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 06h44
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



   


Pour amadouer l’Académie des Oscars, Netflix fait volte-face. Pour la première fois, la plate-forme vidéo américaine va sortir trois de ses films sur grand écran avant même de les proposer à ses quelque 140 millions d’abonnés. Une concession annoncée le 31 octobre qui, espère la société, pourrait lui permettre de décrocher ses premières statuettes en février 2019. Et aussi d’attirer des réalisateurs de renom, qui accordent une grande importance aux récompenses.

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Selon la presse spécialisée, Roma est un prétendant sérieux aux Oscars. Le dernier long-métrage du mexicain Alfonso Cuaron, déjà sacré meilleur réalisateur en 2014 avec Gravity, sera lancé en salles le 21 novembre, soit trois semaines avant sa disponibilité sur Netflix. Ce délai ne sera que d’une semaine pour les deux autres films : The Ballad of Buster Scruggs, des frères Ethan et Joel Coen, et Bird Box, avec Sandra Bullock en tête d’affiche.

   


Boycott du Festival de Cannes
Plusieurs films produits par Netflix ont déjà été projetés dans des cinémas indépendants américains. Mais jusqu’à présent, la société exigeait que leur sortie ait lieu le même jour que leur diffusion sur sa plate-forme.
Une condition inacceptable pour les grandes chaînes de salles de cinéma, qui réclament une fenêtre d’exclusivité de 90 jours. En outre, ces sorties en salles étaient très limitées, servant uniquement à rendre les longs-métrages éligibles aux Oscars.
La chronologie imposée par Netflix hérisse le monde du cinéma. En début d’année, l’entreprise avait boycotté le Festival de Cannes après un durcissement des règles excluant ses films de la sélection officielle. Le mois précédent, le réalisateur américain Steven Spielberg avait milité pour que les œuvres produites par la plate-forme vidéo ne soient pas admissibles aux Oscars.
En faisant un pas vers Hollywood, le groupe espère améliorer sa réputation auprès des membres de l’Académie. Aucun de ses longs-métrages n’a encore été nommé pour une statuette du meilleur film, réalisateur, actrice et acteur. Autant de récompenses prestigieuses qui légitimeraient encore plus ses ambitions dans le cinéma.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Selon l’ONG britannique Save the Children, 5 millions d’enfants yéménites sont victimes de la famine provoquée par la guerre qui a éclaté en 2015.
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Amal Hussain, la fillette yéménite qui a fait la « une » du « New York Times », est morte de malnutrition

Selon l’ONG britannique Save the Children, 5 millions d’enfants yéménites sont victimes de la famine provoquée par la guerre qui a éclaté en 2015.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 17h54
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 19h17
   





                        



Pour alerter sur la situation au Yémen – empêtré dans une guerre qui a provoqué la plus grave crise humanitaire au monde – le New York Times a publié en « une » de son édition du samedi 27 octobre, la photo d’Amal Hussain, une fillette squelettique allongée sur son lit d’hôpital. L’enfant de 7 ans est finalement morte de malnutrition jeudi, a annoncé le quotidien américain.

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« Mon cœur est brisé, a déclaré sa mère, Mariam Ali, au New York Times. Amal était toujours souriante. Maintenant, je suis inquiet pour mes autres enfants. » Dans son article, le quotidien explique que le portrait qui lui avait été consacré dans ses pages « a suscité une réponse passionnée des lecteurs. Ils ont exprimé leur chagrin. Ils ont offert de l’argent à sa famille. Ils ont écrit pour savoir si elle allait mieux ». 
Et revient sur les circonstances de la rencontre avec la jeune fille, qui était alors hospitalisée :
« Lors d’un voyage au Yémen pour constater le bilan de la guerre, nous avons trouvé Amal dans un centre de santé à Aslam, à 90 miles [145 km] au nord-ouest de la capitale, Sanaa. Elle était allongée sur un lit avec sa mère. Les infirmières la nourrissaient de lait toutes les deux heures, mais elle vomissait régulièrement et souffrait de diarrhée. (…) La mère d’Amal était également malade, elle se remettait d’un accès de dengue qu’elle avait très probablement contractée à cause de moustiques se reproduisant dans les eaux stagnantes de leur camp. »
Amal Hussain est, selon l’ONG britannique Save the Children, l’un des 5 millions d’enfants yéménites victimes de la famine provoquée par la guerre qui, depuis 2015, oppose les rebelles houthistes soutenus par l’Iran, à la coalition internationale menée par l’Arabie saoudite.

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Censure de Facebook
En publiant cette photo en « une », le New York Times a rompu avec une retenue souvent de mise à ce sujet. Dans une tribune jointe à l’article, le journal a justifié sa démarche. « L’assassinat d’un seul homme (le journaliste saoudien Jamal Khashoggi) a davantage attiré l’attention de la planète que la catastrophe en cours au Yémen », ont regretté le journaliste Eric Nagourney et le rédacteur en chef des pages internationales du New York Times, Michael Slackman, avant d’asséner : « Ces images révèlent l’horreur qu’est le Yémen aujourd’hui. Vous pouvez choisir de détourner le regard. Mais nous avons estimé que cette décision vous appartenait. »
Après la publication de cette « une », de nombreux internautes se sont plaints de n’avoir pu la partager su Facebook. La plateforme supprimait en effet leur message peu de temps après la publication. Elle estime que la photo d’Amal Hussain enfreint les règles de Facebook car il montre une mineure dénudée. Critiqué, le réseau social avait finalement décidé de restaurer les messages.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ L’homme d’affaires tchèque s’est exprimé devant les salariés de « Marianne » et du groupe Lagardère, dont il va acheter la quasi-totalité des magazines.
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Article sélectionné dans La Matinale du 31/10/2018
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De passage à Paris, Daniel Kretinsky s’explique sur ses intentions dans le secteur des médias français

L’homme d’affaires tchèque s’est exprimé devant les salariés de « Marianne » et du groupe Lagardère, dont il va acheter la quasi-totalité des magazines.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 20h53
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 18h32
    |

            François Bougon








                        



                                


                            
Paris vaut bien une série de réunions par temps pluvieux. L’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky, le quadragénaire qui bouleverse le secteur des médias français, était de passage dans la capitale mercredi 31 octobre et jeudi 1er novembre. L’occasion de rencontrer le personnel de Marianne, dont il est propriétaire depuis juin, et les représentants de celui du groupe Lagardère, dont il doit parachever, en janvier 2019, l’achat de la quasi-totalité des magazines, parmi lesquels le fleuron de la presse magazine Elle. Sans compter tous ceux qui désirent voir en chair et en os l’investisseur venu de l’est. « Ce serait plus facile de dresser la liste de ceux qui ne m’ont pas demandé le téléphone de Daniel Kretinsky que l’inverse », commente, en, plaisantant, un vieux briscard du secteur des médias.
Les prises de parole successives de M. Kretinsky lui ont permis de s’expliquer sur ses intentions et de se poser en défenseur des valeurs européennes en démentant être un agent de la Russie, ont indiqué au Monde des personnes présentes.

Que ce soit chez Lagardère, où il s’est exprimé mercredi lors d’un comité de groupe qui a duré deux heures, ou à Marianne, plus tard dans la même journée, lors d’une rencontre de près d’une heure avec les salariés, le milliardaire qui a fait fortune dans l’énergie a exposé ses vues dans un français parfait, mâtiné d’un léger accent. Il a aussi répondu aux questions avec aisance. « Il nous a tous bluffés », a témoigné un des participants au comité de groupe de Lagardère.
M. Kretinsky a expliqué que son intérêt pour les médias était lié à un engagement « citoyen ». Cet intérêt s’est d’abord traduit dans son pays, où il a débuté dans le secteur en se portant acquéreur des actifs du groupe helvéto-allemand Ringier Springer en 2013, puis en France. Bien qu’il ait nommé l’éditorialiste Natacha Polony, de sensibilité souverainiste, à la tête de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ C’est un joli coup réalisé par le groupe Canal+, affaibli ces derniers mois par la perte des droits de la Ligue 1 à partir de 2020, et de la Ligue des champions depuis cette saison.
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Football : Canal + reprend les droits du championnat anglais à RMC Sport

C’est un joli coup réalisé par le groupe Canal+, affaibli ces derniers mois par la perte des droits de la Ligue 1 à partir de 2020, et de la Ligue des champions depuis cette saison.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 20h29
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 06h31
   





                        


La Premier League, le championnat anglais de football, est de retour sur Canal+ pour les trois prochaines saisons. Le président du directoire du groupe Canal, Maxime Saada, l’a annoncé, mercredi 31 octobre, sur son compte Twitter. Le groupe proposera ainsi sur ses antennes et sur l’option « myCanal » les 380 matches de la compétition dès août 2019.

Très fier d’annoncer que le groupe @Canalplus a remporté l’appel d’offres de la Premier League qui fera son grand r… https://t.co/gAAP9XhlOA— maxsaada (@Maxime Saada)


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La chaîne cryptée l’a notamment emporté face à RMC Sport, l’actuel détenteur des droits. Le groupe Altice, détenu par Patrick Drahi, avait empoché la Premier League à la surprise générale en 2015, pour trois saisons.
Pour l’heure, du côté de Canal+ on se félicite « d’avoir remporté en exclusivité l’intégralité des droits de la Premier League, le championnat de football le plus diffusé au monde, à l’issue de la consultation initiée par la FAPL [Football Association Premier league] sur plusieurs territoires européens ». Le montant de la transaction, qui n’a pas été révélé, pourrait atteindre un niveau similaire à celui alors avancé par RMC Sport, soit 115 millions d’euros, selon le journal L’Equipe.
Incertitude chez RMC Sport
C’est donc un joli coup réalisé par le groupe Canal+, affaibli ces derniers mois par la perte des droits de la Ligue 1 à partir de 2020, et de la Ligue des champions depuis cette saison. En revanche l’incertitude demeure du côté de RMC Sport qui, en matière de football, ne détiendra plus la saison prochaine que les droits de diffusion de la Ligue des champions et de la Ligue Europa.
Dans un communiqué diffusé mercredi, SFR « annonce travailler dès ce soir avec le groupe Canal+ dans l’esprit des accords trouvés autour de la Champions League, afin de permettre aux abonnés RMC Sport de continuer à vivre la Premier League anglaise sur ses antennes après l’été 2019 ». Le groupe fait référence à l’offre lancée à la mi-septembre qui permet pour 40 euros par mois d’avoir Canal+, BeIN Sports et RMC Sport pour suivre la Ligue 1 et les championnats européens.
L’enjeu est d’autant plus grand pour RMC Sport que la chaîne a déboursé des sommes astronomiques pour affirmer sa suprématie dans la diffusion du football. Le groupe Altice avait mis la main en mai 2017 sur l’exclusivité des droits des coupes d’Europe de football, Ligue des champions et Ligue Europa, de 2018 à 2021 pour un montant record de 370 millions d’euros par saison, soit plus de deux fois le montant dépensé par BeIn Sports et Canal+ réunis durant la période précédente.



                            


                        

                        

