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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ L’emblématique système d’exploitation libre est devenu un outil-clé de tous les grands groupes du Web, comme l’illustre le rachat de Red Hat.
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Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail          Trente-quatre milliards de dollars, pour une entreprise dont le cœur de métier est de produire un logiciel téléchargeable gratuitement et sans publicité. En annonçant, ce 28 octobre, avoir racheté Red Hat, le géant du logiciel libre qui édite notamment RHEL, l’une des distributions les plus populaires du système d’exploitation Linux, IBM a réalisé la plus importante acquisition de son histoire. Red Hat, créée en 1993, a bâti un empire très efficace – son chiffre d’affaires a augmenté chaque trimestre depuis quinze ans. Son modèle économique est simple : un logiciel libre et gratuit, que n’importe qui peut télécharger et modifier, pour lequel la société offre des services – eux payants – de formation, de développement, de support… Avec le temps, le modèle s’est complexifié mais est toujours resté résolument centré autour du logiciel libre.                 Lire aussi  IBM achète l’éditeur de logiciels Red Hat pour 34 milliards de dollars              Et c’est loin d’être la première fois qu’un géant du logiciel libre est racheté pour une somme importante. En juin, Microsoft a ainsi déboursé 7,5 milliards de dollars (6,56 milliards d’euros) pour acquérir le service d’hébergement et de gestion de projets GitHub, qui permet aux développeurs de partager et de stocker le code qu’ils créent. « C’est une manière de parier sur l’avenir », analyse Pierre-Yves Gosset, de l’association Framasoft qui promeut l’usage du logiciel libre. « La première raison [de ces acquisitions], c’est de racheter les concurrents. Mais c’est aussi [dans les entreprises et projets du logiciel libre] que se trouvent les bons développeurs, le code performant. »          Au-delà des considérations stratégiques, le rachat de Red Hat « montre la viabilité du modèle économique » du logiciel libre, juge Lionel Maurel, juriste et membre du bureau de l’association La Quadrature du Net. « Tout le monde a répété cette phrase : “Le logiciel libre a déjà gagné, mais personne ne le sait.” Le modèle est déjà dominant dans les serveurs ; IBM va pouvoir utiliser ce rachat pour développer des solutions de cloud [informatique dématérialisée], un domaine très concurrentiel. » Car si Linux reste très minoritaire sur les ordinateurs individuels, loin derrière Windows de Microsoft et Mac OS d’Apple, le système d’exploitation libre est le leader dans les serveurs qui font tourner les grands services du Web. D’Amazon à Facebook en passant par Google, dont une version modifiée du noyau Linux est au cœur d’Android, tous les géants du Web ont recours à Linux pour leurs gigantesques infrastructures.                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Logiciel libre : les limites du modèle du bénévolat

Certains projets libres, utilisés par des millions de sites, ont des difficultés à rémunérer leurs développeurs. Le recours à des équipes bénévoles ou quasi bénévoles



LE MONDE ECONOMIE
 |    11.11.2018 à 16h15
    |

            Claire Legros et 
Damien Leloup








                        



                                


                            
Avril 2014 : un vent de panique s’empare de centaines de milliers de développeurs dans le monde entier. Une faille de sécurité, baptisée « Heartbleed », vient d’être rendue publique ; elle touche OpenSSL, un logiciel de chiffrement permettant d’assurer une connexion sécurisée. La faille est sévère et OpenSSL est utilisé par des millions de sites et de services : banques, messageries en ligne… Les jours suivants, alors que les développeurs corrigent en catastrophe le problème, le directeur de la fondation OpenSSL, qui soutient le développement de cette brique logicielle cruciale, publie un long mea culpa. Dans lequel il explique que, faute de moyens, le projet n’était suivi que par… un seul développeur à temps plein.
Et ils sont nombreux, les projets libres développés par des équipes bénévoles ou quasi bénévoles sur lesquels s’appuient des millions de sites et services. « L’outil dont j’ai assuré la maintenance activement est utilisé par plusieurs dizaines de milliers de personnes au quotidien », note Bastien Guerry, responsable de la maintenance d’Org-mode, un module important de l’éditeur de texte libre GNU Emacs. « Quand j’étais très actif, j’y passais trois heures par jour, j’envoyais 5 000 e-mails chaque année. Parfois, on tombe sur des utilisateurs de grandes entreprises qui ont des exigences très précises et d’autres qui peuvent les formuler de façon désagréable. Psychologiquement, c’est difficile d’assurer un service de qualité professionnelle ou de faire fi du facteur humain quand on est complètement bénévole. »
La question centrale du modèle
Certains projets appliquent un modèle similaire à celui du géant du logiciel libre Red Hat, en proposant des services payants. Mais le succès économique n’est pas toujours au rendez-vous : c’était le cas, par exemple, de la fondation OpenSSL, qui a depuis bénéficié d’un coup de pouce de la Fondation Linux. D’autres développeurs se tournent vers les modes de financement participatifs, avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Inspiré par le mouvement Nuit debout, le logiciel CoopCycle de mise en relations entre clients, commerçants et livreurs à vélo se veut une alternative libre aux géants de la foodtech. A Bordeaux, Lyon, Madrid et Bruxelles, de jeunes coopératives l’utilisent déjà.
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CoopCycle veut concurrencer Foodora et Deliveroo avec une licence libre

Inspiré par le mouvement Nuit debout, le logiciel CoopCycle de mise en relations entre clients, commerçants et livreurs à vélo se veut une alternative libre aux géants de la foodtech. A Bordeaux, Lyon, Madrid et Bruxelles, de jeunes coopératives l’utilisent déjà.



LE MONDE ECONOMIE
 |    11.11.2018 à 16h15
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            Claire Legros et 
Damien Leloup








                        



                                


                            
Pendant un an, Arthur Hay, secrétaire général du Syndicat des coursiers à vélo de la Gironde, a sillonné les rues de Bordeaux avec le sac à dos vert pomme de la plate-forme britannique de livraison de repas à domicile Deliveroo . « Je travaillais de 11 heures du matin à minuit, la seule façon de gagner sa vie quand on dépend d’une plate-forme de foodtech. »
Depuis janvier, il assure ses courses, toujours à vélo, mais au sein de l’association des Coursiers bordelais qu’il a fondée avec trois collègues et qu’il compte bien transformer dans quelques mois en SCOP, une société coopérative et participative où chacun des employés sera aussi un associé. « On a réussi en un an à salarier quatre personnes à temps partiel. Nos revenus ont augmenté et j’ai changé de qualité de vie, j’ai retrouvé une vie sociale », assure-t-il.
Elles s’appellent La Traboulotte à Lyon, Molenbike à Bruxelles ou La Pajara à Madrid. Comme les Coursiers bordelais, ces jeunes coopératives ont pour ambition de développer les livraisons à vélo tout en assurant aux coursiers protection et droits du travail. Elles ont aussi depuis le mois de mars un autre point commun : leurs livreurs ont branché sur leur guidon l’appli de la plate-forme CoopCycle, développée en logiciel libre comme un « bien commun numérique » appartenant « à tous ceux qui y contribuent ou l’utilisent : développeurs, coursiers, restaurateurs… »
Interdit à ceux qui usent de l’auto-entrepreneuriat
L’idée d’une alternative aux plates-formes de la foodtech a germé place de la République, à Paris, pendant le mouvement Nuit debout du printemps 2016. « On côtoyait souvent les livreurs à vélo et on constatait la violence incroyable de ce marché ultralibéralisé où, comme pour les bus Macron, les acteurs doivent baisser les prix au maximum pour tuer tous les autres, raconte Aurélien Alphon-layre, l’un des cofondateurs de CoopCycle. On s’est dit qu’on pouvait tenter autre chose. »
Lancée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Les formations en économie doivent-elles être tenues pour responsables des crises ou sont-elles prêtes pour les défis du XXIe siècle ? L’universitaire et ex-directeur d’ESCP Europe Edouard Husson les appelle à se réinventer, avec les étudiants pour moteurs.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

« La business school de la troisième révolution industrielle n’a pas encore été inventée »

Les formations en économie doivent-elles être tenues pour responsables des crises ou sont-elles prêtes pour les défis du XXIe siècle ? L’universitaire et ex-directeur d’ESCP Europe Edouard Husson les appelle à se réinventer, avec les étudiants pour moteurs.



LE MONDE
 |    11.11.2018 à 07h15
    |

Edouard Husson (universitaire, ancien directeur d’ESCP Europe)







                        



   


Il y a dix ans, lorsque la crise a éclaté, beaucoup ont pointé du doigt les business schools. N’étaient-elles pas les endroits où avaient été formés ceux qui étaient directement responsables de l’une des plus terribles crises ­financières de l’histoire ? N’avaient-elles pas formé par milliers ces financiers et ces consultants qui avaient prêché partout l’évangile de la mondialisation heureuse, de l’enrichissement individuel et de la « comptabilité créative » ?
Plus la responsabilité est collective et partagée, plus l’on recherche des boucs émissaires. Certains ont incriminé plutôt les mathématiciens entrés dans la finance pour repousser toujours plus loin les limites de la spéculation ; mais ils étaient moins nombreux et plus difficilement identifiables que les diplômés des ­business schools.
La crise coïncidait avec le centième anniversaire de la création de la Harvard Business School, la plus célèbre école de management au monde. Et c’est d’Harvard que partirent le mea culpa et la promesse de mettre de l’éthique dans les enseignements, de former désormais des ­cadres responsables, préoccupés du long terme.

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A vrai dire, ce sont les étudiants qui ont révolutionné silencieusement les business schools depuis lors : l’audit et la finance font moins ­rêver qu’auparavant ; les grandes entreprises doivent lutter pour attirer et ensuite retenir de jeunes diplômés qui rêvent de créer leur entreprise ou de mettre leurs compétences en management au service du développement durable et du « non for profit » (à but non lucratif).
Une menace implicite rôde, celle de l’obsolescence ; et nulle part elle n’est plus observable que dans la difficulté à ­gagner de l’argent en formation continue – longtemps pourvoyeuse de ressources.
Dix ans après la crise, les écoles de management ont surmonté les critiques adressées par les contempteurs des analyses SWOT (pour « Strengths, Weaknesses, Opportunities, Threats », c’est-à-dire « atouts, faiblesses, ­opportunités, menaces ») et des PowerPoint ­interactifs. Et pourtant, elles n’ont jamais été plus fragiles, contrairement aux apparences. Non pas parce qu’on parle ici et là d’une nouvelle crise, qui pourrait être aussi violente que celle de 2008, mais parce que la troisième ­révolution industrielle bouleverse l’emploi et requiert des compétences que les écoles de commerce n’offrent qu’à la marge.
Les boards et les directeurs des écoles sentent qu’il faut répondre à une demande nouvelle. Partout, on observe une tendance à l’internationalisation à tout prix pour croiser profils et ­expériences. On voit, par exemple, se multiplier les doubles cursus manageur-ingénieur. On se rappelle aussi que les écoles de commerce ont été, au XIXe siècle, des écoles d’entrepreneuriat. Mais cela ne suffit pas. Une menace implicite rôde, celle de l’obsolescence ; et nulle part elle n’est plus observable que dans la difficulté à ­gagner de l’argent en formation continue – longtemps pourvoyeuse de ressources.

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Au-delà d’une concurrence exacerbée, l’offre n’est plus adaptée. Les entreprises ont moins besoin de l’énième formation dans l’une des disciplines du management que d’un croisement des compétences, du recours au spectre le plus large possible de disciplines, des arts et des sciences humaines aux sciences dures.
La troisième révolution industrielle bouleverse les modèles d’affaires. La phase de conception d’un produit devient extrêmement coûteuse. Elle requiert que les sciences de gestion s’allient non seulement à l’ingénierie et à l’informatique, mais aussi aux sciences dures, aux sciences sociales, à l’art : la révolution digitale et son information hyperabondante et complexe réclament toujours plus de transdisciplinarité.
A l’autre bout de la chaîne, la même révolution numérique rend possible la personnalisation des produits, demandant, là aussi, une ­intensification des compétences traditionnelles en marketing, croisées aux sciences sociales et au big data. Chaque révolution industrielle a secrété ses écoles. En 1819, Jean-Baptiste Say avait créé une école de la première ­révolution industrielle, celle des entrepreneurs (aujourd’hui ESCP Europe). Au XXe siècle, les écoles américaines ont inventé le MBA (Master of Business Administration), diplôme par excellence de la deuxième révolution industrielle, celle de « l’ère du management ».

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A quoi ressemblera l’école de la troisième révolution industrielle ? Peut-être naîtra-t-elle dans une « vallée des start-up », de la rencontre entre data scientists, spécialistes des sciences dures, créateurs d’intelligence artificielle et entrepreneurs de la Deep Tech. Si elle naît en milieu académique, ce sera peu probablement dans les écoles de management telles qu’elles existent aujourd’hui. Ce sera peut-être autour de la plate-forme de formation tout au long de la vie d’une des grandes universités du monde.
Ce n’est pas pour dire que les business schools sont vouées à disparaître. Elles ont fait preuve depuis deux siècles d’une remarquable capacité de survie. Elles ont régulièrement révélé les failles du capitalisme mais ont su aussi s’adapter à ses mutations. Celles qui s’adapteront à la troisième révolution industrielle auront intérêt à se trouver au cœur d’universités de recherche et d’écosystèmes d’innovation intensifs.

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Participez au salon des grandes écoles du « Monde », samedi 10 et dimanche 11 novembre
La 13e édition du Salon des grandes écoles (SaGE) a lieu samedi 10 et dimanche 11 novembre à Paris, aux Docks, Cité de la mode et du design (13e arrondissement), de 10 heures à 18 heures.
Plus de cent cinquante écoles de commerce et d’ingénieurs, IAE, IEP, écoles spécialisées, prépas seront représentés lors du salon, permettant d’échanger sur les différents programmes et leur accessibilité (post-bac, post-prépa ou après un bac +2, +3 ou +4). Lycéens, étudiants et parents pourront assister à des conférences thématiques animées par des journalistes du Monde Campus. Une équipe de vingt « coachs » sera à leur disposition pour les conseiller, les aider à définir leur projet d’orientation, préparer les concours, rédiger leur CV...
L’entrée du SaGE est gratuite, la préinscription en ligne est conseillée pour accéder plus rapidement au Salon. Liste des exposants et informations pratiques sont à retrouver sur le site Internet du SaGE.
Ce salon a été précédé de la publication de nos suppléments dédiés aux écoles d’ingénieurs (dans Le Monde daté du mercredi 7 novembre et en ligne en suivant ce lien ) et aux écoles de commerce (dans Le Monde daté du jeudi 8 novembre et sur Le Monde.fr Campus ici).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ L’accord de réduction de la production d’or noir n’est pas respecté par tous les pays, une hausse de la production provoquant un effondrement des prix du pétrole.
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L’évolution de la production de pétrole en question à Abou Dhabi

L’accord de réduction de la production d’or noir n’est pas respecté par tous les pays, une hausse de la production provoquant un effondrement des prix du pétrole.



Le Monde.fr avec AFP
 |    11.11.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 06h37
   





                        


Au moment où la dégringolade actuelle des prix de l’or noir fait craindre un effondrement des cours comme en 2014, les ministres de l’énergie de Russie, d’Arabie saoudite, du Koweït, du Venezuela et des Emirats arabes unis se réunissent, dimanche 11 novembre, à Abou Dhabi pour étudier la possibilité d’un retour à des limitations de la production. Toutefois, aucune décision ne devrait être prise, mais des recommandations devraient être émises avant une réunion plénière de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) prévue en décembre à Vienne.
Pris en étau entre un bond de la production chez quelques grands pays producteurs et la crainte d’une baisse de la demande, les cours du pétrole ont chuté de près de 20 % en un mois, après avoir pourtant culminé début octobre à leur plus haut niveau depuis quatre ans. Le prix du baril de Brent est passé vendredi sous la barre des 70 dollars pour la première fois depuis avril, et celui du baril new-yorkais WTI sous les 60 dollars, en baisse pour le neuvième mois consécutif.
Malgré des signes de ralentissement de la demande, l’Arabie saoudite, la Russie, le Koweït et l’Irak ont récemment augmenté leur production de brut, et les Etats-Unis celle de pétrole de schiste.

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La récente diminution des prix de pétrole est notamment le résultat d’une demande en baisse de la Chine, le plus grand importateur, qui connaît un ralentissement de sa croissance, souligne Cailin Birch, analyste à l’Economist Intelligence Unit. D’autre part, les sanctions américaines contre l’Iran qui menaçaient de faire baisser l’offre mondiale et de faire grimper les prix se sont avérées moins sévères que prévu.
Le respect de l’accord abordé
Dans la perspective des sanctions américaines, Moscou et Riyad, deux des trois plus grands producteurs mondiaux, avaient amendé en juin leur accord de limitation de la production afin de pouvoir extraire plus et compenser une baisse des exportations pétrolières iraniennes. Depuis décembre 2016, les pays de l’OPEP, menés par l’Arabie saoudite, et d’autres producteurs non-membres du cartel, dont la Russie, appliquaient un accord de réduction de la production d’or noir.

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Lors de la réunion de dimanche du Comité ministériel conjoint de suivi de l’accord, ils comptent aborder la baisse de leur production. Riyad avait augmenté sa production, passant de 9,9 millions de barils par jour en mai à 10,7 millions barils par jour (bpj) en octobre, d’après le ministre saoudien de l’énergie Khaled al-Faleh.
Selon Fawad Razaqzada, analyste pour Forex.com, les responsables discuteront probablement « de la nécessité d’un retour à un respect de l’accord à 100 % », après la décision de Washington d’accorder des exemptions à huit importateurs de pétrole iranien. « Les prix sont en baisse alors que la production des grands producteurs, comme l’Arabie saoudite, la Russie et les Etats-Unis continue d’augmenter, dépassant les quantités de barils iraniens perdus », a-t-il expliqué.
Si les producteurs « échouent à montrer leur intention d’inverser la dernière hausse de la production, les prix du pétrole risquent de plonger davantage », ont prévenu vendredi les analystes de Commerzbank.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Pour éviter la double imposition, un crédit d’impôt sera mis en place qui exclura les revenus dits « exceptionnels ».
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Prélèvement à la source : comment les revenus de 2018 seront imposés (ou pas)

Pour éviter la double imposition, un crédit d’impôt sera mis en place qui exclura les revenus dits « exceptionnels ».



LE MONDE ARGENT
 |    11.11.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 07h01
    |

                            Nathalie Cheysson-Kaplan








                        



   


Pour éviter que les contribuables ne supportent une double imposition en 2019, à la fois au titre des revenus de l’année 2018, avec un an de décalage, et au titre de ceux perçus en 2019, par le biais du prélèvement à la source, un crédit d’impôt spécifique est mis en place. Baptisé ­ « crédit d’impôt de modernisation du recouvrement » (CIMR), il permettra d’annuler l’impôt dû par les contribuables au titre de leurs revenus de 2018.
Il sera égal au montant de l’impôt que vous auriez dû payer en 2018, calculé selon les mêmes règles qu’aujourd’hui, mais avant imputation des éventuelles réductions et autres crédits d’impôt auxquels vous pouvez prétendre. Il ne couvrira toutefois que l’impôt dû sur les revenus courants du champ d’application du prélèvement à la source : salaires, retraites, bénéfices professionnels, revenus fonciers, pensions alimentaires… Les revenus non inclus dans le champ du prélèvement à la source – comme les intérêts et dividendes ou les plus-values de cession de valeurs mobilières –, ne seront pas couverts par le CIMR. Ils resteront donc imposés comme d’habitude.
Bonne nouvelle
En outre, pour éviter les effets d’aubaine, les revenus considérés comme exceptionnels ne bénéficieront pas du CIMR et l’impôt correspondant devra être payé en septembre 2019.
Certains éléments de salaires seront automatiquement considérés comme exceptionnels : primes de départ à la retraite, fraction imposable de l’indemnité de licenciement ou de rupture conventionnelle, primes de mobilité, participation et primes d’intéressement…
Au printemps 2019, les contribuables devront, comme chaque année, remplir la déclaration portant sur les revenus perçus en 2018. Le montant du crédit d’impôt étant calculé automatiquement, il leur appartiendra d’indiquer le montant de leurs revenus exceptionnels n’ouvrant pas droit au CIMR.

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Encore faudra-t-il savoir ce qui est considéré comme étant exceptionnel et ce qui ne l’est pas. Bonne nouvelle, l’administration fiscale a précisé dans une instruction publiée cet été que toute augmentation de revenus n’était pas forcément considérée comme exceptionnelle. Autrement dit, si vous avez gagné davantage cette année qu’en 2017, parce que vous avez accompli des heures supplémentaires, si vous êtes passé d’un temps partiel à un temps plein de manière pérenne ou temporaire ou avez trouvé un emploi mieux rémunéré, cela ne sera pas considéré comme un revenu exceptionnel.
En revanche, certains éléments de salaires seront automatiquement considérés comme exceptionnels : primes de départ à la retraite, fraction imposable de l’indemnité de licenciement ou de rupture conventionnelle, primes de mobilité, participation et primes d’intéressement versées immédiatement, primes sans lien avec le contrat de travail…
Les bénéfices des dirigeants
Pour les dirigeants qui contrôlent leur entreprise, l’appréciation du caractère exceptionnel de leur bénéfice ou de leur rémunération se fera sur une base pluriannuelle en comparant le niveau de leur bénéfice (ou rémunération) de 2018 avec celui des trois années précédentes. Si le bénéfice de 2018 est supérieur au bénéfice le plus élevé, le surplus sera considéré comme exceptionnel et n’ouvrira pas droit au CIMR, « sauf justification d’un surcroît d’activité » précise l’instruction publiée par le fisc.

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                Devenons-nous des épargnants responsables ?



En outre, si leur bénéfice de 2019 est supérieur ou égal à celui de 2018, ou s’il est inférieur à celui de 2018 mais supérieur au bénéfice le plus élevé des trois années précédentes, ils pourront prétendre en 2020 à un complément de CIMR qui viendra annuler l’impôt payé en 2019.



                            


                        

                        


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L’injustifiable bonus à 100 millions d’euros de Jeff Fairburn

Le patron du groupe britannique de construction Persimmon a été forcé à la démission, après avoir empoché un bonus gigantesque.



LE MONDE ECONOMIE
 |    11.11.2018 à 06h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Chronique Marchés. La controverse a finalement eu raison de son emploi. Mercredi 7 novembre, Jeff Fairburn a été obligé de démissionner de son poste de directeur général de Persimmon, un important groupe britannique de construction. Il aura de quoi assurer ses arrières : il part après avoir empoché un extraordinaire bonus de 75 millions de livres (85 millions d’euros) sur cinq ans. Initialement, celui-ci devait atteindre 110 millions de livres. En février, M. Fairburn avait tenté d’éteindre l’incendie en acceptant de le réduire d’un quart, mais cela n’aura pas suffi.
L’attitude du patron de Persimmon et de quelques autres cadres de l’entreprise autour de lui est tout simplement injustifiable. L’homme n’était pas un entrepreneur qui a pris des risques financiers qui mériteraient une juste compensation. Il n’a pas non plus été particulièrement génial en tant que directeur général de l’entreprise qu’il dirigeait depuis 2013.
De très généreux dividendes aux actionnaires
Certes, Persimmon est en bonne santé financière, avec un bénéfice avant impôts d’environ un milliard de livres en 2017. Mais c’est la conséquence logique de l’envolée des prix immobiliers au Royaume-Uni, qui dope automatiquement les marges du groupe. Pire encore : M. Fairburn a largement profité des aides de l’Etat à certains primo-accédants. En 2017, près de la moitié des 14 000 logements vendus par Persimmon a bénéficié de ce coup de pouce gouvernemental. Dans ce contexte, même le plus mauvais des patrons aurait vu les bénéfices de son entreprise progresser.
Logiquement, le cours de Bourse de Persimmon a doublé depuis que M. Fairburn est aux commandes. Sur la même période, l’entreprise a versé de très généreux dividendes aux actionnaires, pour un total de 8 milliards de livres (9,2 milliards d’euros).
Or, en 2012, l’entreprise avait mis en place un système de rémunération lié justement… au cours de Bourse et aux dividendes. Celui-ci ne comportait pas...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Un incident similaire impliquant un Linky était survenu il y a un mois dans la même ville.
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Un compteur Linky mis en cause dans un nouvel incendie dans le Loiret

Un incident similaire impliquant un Linky était survenu il y a un mois dans la même ville.



Le Monde.fr avec AFP
 |    10.11.2018 à 19h11
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 19h29
   





                        



   


Un compteur Linky, installé à l’extérieur d’une boucherie de Châlette-sur-Loing (Loiret), a provoqué un incendie sans faire de blessés, un mois après un incident similaire impliquant un Linky dans la même ville. Le feu de compteur s’est produit vendredi 9 novembre à midi, selon les pompiers et la police, confirmant une information de La République du Centre.
« L’origine de l’incendie serait accidentelle », a affirmé à l’AFP une source policière. Le propriétaire des locaux de la « Boucherie du Centre » a indiqué de son côté son intention de plainte contre Enedis. Son nouveau compteur a été installé il y a trois mois, en son absence. Des vidéos réalisées par des témoins montrent le compteur fumant. On y voit l’incendie commencer par un crépitement, puis une fumée noire et enfin des flammes.

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                Linky en questions : refus, incendies, comment se passe l’installation du compteur ?



Deuxième incident
C’est la deuxième fois en moins d’un mois qu’un compteur Linky est mis en cause dans un incendie dans cette ville de près de 13 000 habitants. Le 13 octobre, un compteur posé dans un pavillon depuis quinze jours avait « explosé », selon les mots de son propriétaire. Le pavillon avait été fortement endommagé et ses deux habitants, un couple de retraités, évacués. « Un compteur électrique ne peut pas exploser ni prendre feu spontanément », avait alors indiqué Enedis.
A ce jour, aucun élément ne permet de déterminer l’origine de l’incendie. Un cadre de permanence à Enedis Centre-Val de Loire avait dit attendre les résultats de l’enquête. « Les compteurs ont été testés en laboratoire et ils n’explosent pas, il n’y a pas d’effet de souffle », avait déclaré ce cadre, précisant que seuls « 2% des incendies d’origine électrique en France sont dus aux tableaux de comptage, un chiffre qui n’a pas varié depuis des années ».
Installés au rythme de 30 000 par jour, les compteurs vert anis équipent désormais 11 millions de foyers. Le législateur impose à Enedis, filiale d’EDF, de couvrir le territoire, soit quelque 35 millions de compteurs d’ici à 2021. A ce jour, 91 000 compteurs Linky ont été posés dans le Loiret.

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                « Linky en questions » : explorez les réponses à vos interrogations sur le compteur connecté







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Cette expérimentation fait partie des mesures de la loi contre la fraude fiscale, adoptée en octobre par le Parlement.
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Pour débusquer les fraudeurs, le fisc va expérimenter la surveillance des réseaux sociaux

Cette expérimentation fait partie des mesures de la loi contre la fraude fiscale, adoptée en octobre par le Parlement.



Le Monde.fr avec AFP
 |    10.11.2018 à 16h54
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 06h32
   





                        



   


L’administration fiscale va bientôt expérimenter la surveillance des réseaux sociaux pour lutter contre la fraude, selon un extrait de l’entretien que le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a donné à l’émission « Capital » de M6 et qui sera diffusé dimanche 11 novembre dans son intégralité.
« Il y aura la permissivité de constater que si vous vous faites prendre en photo (…) de nombreuses fois, avec une voiture de luxe alors que vous n’avez pas les moyens de le faire, peut-être que c’est votre cousin ou votre copine qui vous l’a prêtée, ou peut-être pas. »
« Ce sont vos comptes personnels qui seront regardés par expérimentation », a-t-il précisé, ajoutant que ces derniers sont « souvent publics ».
Des comptes « souvent publics »
En septembre, M. Darmanin avait aussi fait savoir que la surveillance des réseaux sociaux pourrait également servir à repérer la fraude à la résidence fiscale.
Cette expérimentation, qui sera mise en place « sans doute au début de l’année prochaine », fait partie des mesures de la loi contre la fraude fiscale, adoptée en octobre au Parlement, et qui vise à donner plus de moyens à l’Etat pour combattre toutes les formes de fraude.

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          Verrou de Bercy, publicité des noms... les mesures du projet de loi sur la fraude fiscale



Elle met notamment en place une police fiscale, étoffe les sanctions, renforce la possibilité de rendre publics les noms des fraudeurs et desserre le « verrou de Bercy » qui confère au fisc le monopole des poursuites.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Des fraudeurs s’étaient fait passer pour des dirigeants de l’entreprise afin d’obtenir des versements d’argent de la part de sa filiale néerlandaise.
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Ciblé par un réseau d’escrocs, le groupe Pathé a perdu plus de 19 millions d’euros

Des fraudeurs s’étaient fait passer pour des dirigeants de l’entreprise afin d’obtenir des versements d’argent de la part de sa filiale néerlandaise.



Le Monde.fr avec AFP
 |    10.11.2018 à 15h57
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 16h11
   





                        


Il aura suffi d’une fausse adresse électronique. En mars 2018, un groupe d’escrocs se faisant passer pour des dirigeants de Pathé a délesté le groupe français de cinéma de la somme considérable de 19,2 millions d’euros en persuadant sa filiale néerlandaise de transférer en plusieurs fois ce montant sur un compte extérieur. La raison présentée par les auteurs de cette escroquerie de haut vol pour justifier ces virements était une prétendue acquisition à Dubaï, suite à laquelle l’argent devait être remboursé. L’information a été rendue publique par un tribunal des Pays-Bas vendredi 9 novembre.
« Des signaux négligés »
Le réseau d’escrocs avait obtenu la confiance de la directrice de Pathé Pays-Bas, Dertje Meijer, et de son directeur financier, Edwin Slutter. C’est justement en rendant une décision dans le cadre d’une procédure ouverte par M. Slutter à l’encontre du groupe français que la justice néerlandaise a révélé le contenu de cette fraude. Ce dernier contestait en effet la régularité des conditions de son licenciement après la découverte de l’escroquerie dont il avait été la victime, le 28 mars, lorsqu’une partie du montant avait dû être empruntée à un fonds géré par le siège du groupe en France.
M. Slutter avait été remercié avec effet immédiat le 26 avril, quelques jours après Mme Meijer. Tous deux ont été accusés de « comportement reprochable » par les dirigeants et actionnaires du groupe pour avoir « négligé des signaux » qui auraient dû les alerter dans les échanges de courriels avec les fraudeurs, a indiqué le tribunal. Sollicité par l’Agence France-Presse, le groupe Pathé n’a pas encore communiqué sur l’affaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ En 2018, la récolte ne dépasserait pas 24 millions de tonnes, contre 28 millions en 2017.
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Patate, vers une flambée des prix ?

En 2018, la récolte ne dépasserait pas 24 millions de tonnes, contre 28 millions en 2017.



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 15h30
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Matières premières. Bientôt la pénurie de frites ? Les habituels oiseaux de mauvais augure pourraient se délecter à cette annonce. Et faire frissonner les amateurs de tubercules à chair ferme en agitant le spectre d’une absence programmée de leur mets de prédilection. Après le cacao, le beurre, le vin, qui ont fait les choux gras des médias prédisant la pénurie, pourquoi pas les frites ? Il n’en est rien. Mais le consommateur risque de devoir passer au tiroir-caisse…
En effet, alors que les derniers arrachages de pommes de terre se terminent dans le Pas-de-Calais, l’heure est à la pesée. Non seulement en France, mais dans le « club des cinq ». Comprendre la France, la Belgique, la Hollande, l’Allemagne et la Grande-Bretagne. Soit l’Europe de la pomme de terre. Un patatoïde dessiné avant Brexit… « Pour qu’il y ait un équilibre offre-demande sur cet ensemble, il faut une production de 26 millions de tonnes », explique Arnaud Delacour, du Comité national interprofessionnel de la pomme de terre (CNIPT).
En 2017, la balance indiquait 28 millions de tonnes. Un surplus qui a fait s’effondrer les cours. « Sur le marché libre, le prix est même tombé à 10 euros la tonne », affirme Antoine Peenaert, producteur dans le Pas-de-Calais. Cette année, l’aiguille est descendue à 24 millions de tonnes. Pas besoin de sortir la calculette pour comprendre qu’il manque 2 millions de tonnes pour satisfaire les appétits des grandes surfaces comme des fabricants de chips, purée et autres frites, les McCain, Vico ou Nestlé. Il va y avoir de la friture sur la ligne dans la filière.

A la recherche d’un compromis
Alors que la canicule a fait s’évaporer une partie de la récolte, le prix sur le marché libre s’est enflammé. « La tonne se négocie à 200 ou 230 euros », précise M. Peenaert. Un jackpot pour les agriculteurs ? Pas si simple. Nombre d’entre eux sont sous contrat, que ce soit avec un industriel ou une enseigne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ La violence endémique nourrit le malaise de la population et pèse sur l’économie. La criminalité coûte aux pays de la région et des Caraïbes 3,5 % de leur PIB par an. Deux fois plus que dans les pays développés.
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Comment la criminalité gangrène les économies d’Amérique latine

La violence endémique nourrit le malaise de la population et pèse sur l’économie. La criminalité coûte aux pays de la région et des Caraïbes 3,5 % de leur PIB par an. Deux fois plus que dans les pays développés.



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 14h45
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

C’est un compte Twitter à l’intitulé sans fioritures : « Où se passe la fusillade-Rio de Janeiro » (Onde Tem Tiroteio-RJ). Entre six et sept heures du matin, mercredi 7 novembre, ce fil suivi par plus de 900 000 abonnés avait déjà posté pas moins de huit messages signalant des coups de feu dans divers faubourgs de la cité brésilienne. Le début d’une journée comme tant d’autres dans l’une des zones les plus sanglantes de la planète. Quelque 5 200 morts violentes ont été recensées depuis le début de l’année dans le seul Etat de Rio, bien plus que les 3 438 personnes tuées en 2016 dans tout l’Afghanistan.

Les homicides ne sont pas l’unique symptôme de cette dérive. Ainsi, pour les camions de transport de marchandises, les axes conduisant à la métropole carioca sont semés d’innombrables chausse-trapes. Les vols de cargaison perpétrés par des gangs armés s’y multiplient, à raison d’un assaut toutes les cinquante minutes en 2017, et au prix de pertes qui se chiffrent en dizaines de millions de dollars par an. Rio résume jusqu’à la caricature la trajectoire d’un Brésil gangrené par la violence, avec 30,3 homicides pour 100 000 habitants, contre une moyenne mondiale de 6,2. Une escalade qui a joué dans la victoire, à la présidentielle du 28 octobre, du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, un nostalgique de la dictature militaire ayant juré de donner la chasse aux criminels.

Depuis des années, l’insécurité nourrit le malaise de la population et pèse sur l’économie. En amont des élections, la Confédération des industriels brésiliens (CNI) a publié un rapport pour tirer la sonnette d’alarme sur un fléau qui « réduit la productivité des travailleurs » et « affecte la compétitivité du Brésil ». Selon cette enquête, il en coûterait au pays 5,5 % du produit intérieur brut (PIB), ou 365 milliards de reais (84,5 milliards d’euros) par an. « C’est presque autant que ce que nous dépensons pour notre système éducatif...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Manageurs, bâtisseurs, baroudeurs, tradeurs, disrupteur, start-upeur… Les « ingés » sont partout ! Même là où on ne les attend pas. La demande excède largement l’offre des écoles d’ingénieurs.
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Les mille et une vies de l’ingénieur à la française

Manageurs, bâtisseurs, baroudeurs, tradeurs, disrupteur, start-upeur… Les « ingés » sont partout ! Même là où on ne les attend pas. La demande excède largement l’offre des écoles d’ingénieurs.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 13h30
    |

            Pascal Galinier








                        



   


La France manque d’ingénieurs. C’est pourtant, par excellence, le métier qui offre du travail – quelle que soit la voie choisie (prépa, post-bac, apprentissage…).
D’ici à 2032, avec les départs en retraite des baby-boomeurs et les nombreuses mutations économiques, écologiques et technologiques en cours, il faudrait diplômer au moins 40 000 élèves par an au lieu de 33 000 aujourd’hui. « Le monde manque déjà d’ingénieurs pour nourrir et soigner les populations de la planète, assurer l’accès à l’eau potable, bâtir des villes durables… », alertait François Cansell, alors président de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs pendant la campagne de l’élection présidentielle, en février 2017.

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Les jeunes diplômés ne connaissent pas la crise, qui décrochent un CDI dès leur sortie de l’école – et parfois même avant ! Encore faut-il convaincre lycéens et étudiants de choisir ces filières parfois rébarbatives sur le papier. Les écoles d’ingénieurs s’attachent à négocier le virage des nouvelles tendances. Evitent de se cantonner dans leur spécialité. Multiplient les cursus hybrides.
Un métier singulier conjugué au pluriel
Quelle est l’incidence réelle ou supposée de ces initiatives ? C’est le menu du supplément du Monde Campus publié cette semaine à l’occasion du Salon des Grandes Ecoles. Il explore les mille et une facettes de ce métier singulier qui se conjugue au pluriel, les mille et une vies de l’ingénieur. Manageur, bâtisseur, voyageur, baroudeur, tradeur, disrupteur, start-upeur… Les « ingés » sont partout ! Même là où on ne les attend pas forcément.
Le monde de la santé leur offre des emplois à haute valeur ajoutée, autant sinon plus désormais que les secteurs classiques que sont l’aéronautique, l’automobile, la robotique, la chimie, la métallurgie… A CentraleSupélec, un quart des enseignants-chercheurs travaillent en lien avec les biotechnologies. L’« industrie du futur » cherche ses hommes-orchestres pour piloter les usines, les concevoir, les construire – les détruire parfois, comme dans le nucléaire. Les « quants », ces matheux formés à Polytechnique chargés de tous les maux de la crise financière de 2008, voient s’ouvrir de nouveaux horizons dans le big data, l’intelligence artificielle… D’autres préfèrent « choisir la science plutôt que l’argent », telle cette étudiante à l’ESPCI, l’école supérieure de physique et de chimie industrielles, aux six Prix Nobel.

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                Industrie : la révolution permanente



Et puis la démocratisation est en marche, pour tenter de combler le manque de candidats et d’appétence des jeunes pour ces métiers. Aujourd’hui, 20 % des admis en écoles d’ingénieurs sont titulaires d’un DUT ou d’un BTS. Par-delà leurs spécialités (métallurgie, automobile, informatique…), les établissements font valoir l’indéniable spécificité de la formation d’ingénieur : apprendre à apprendre.

Participez au salon des grandes écoles du « Monde », samedi 10 et dimanche 11 novembre
La 13e édition du Salon des grandes écoles (SaGE) a lieu samedi 10 et dimanche 11 novembre à Paris, aux Docks, Cité de la mode et du design (13e arrondissement), de 10 heures à 18 heures.
Plus de cent cinquante écoles de commerce et d’ingénieurs, IAE, IEP, écoles spécialisées, prépas seront représentés lors du salon, permettant d’échanger sur les différents programmes et leur accessibilité (post-bac, post-prépa ou après un bac +2, +3 ou +4). Lycéens, étudiants et parents pourront assister à des conférences thématiques animées par des journalistes du Monde Campus. Une équipe de vingt « coachs » sera à leur disposition pour les conseiller, les aider à définir leur projet d’orientation, préparer les concours, rédiger leur CV...
L’entrée du SaGE est gratuite, la préinscription en ligne est conseillée pour accéder plus rapidement au Salon. Liste des exposants et informations pratiques sont à retrouver sur le site Internet du SaGE.
Ce salon a été précédé de la publication de nos suppléments dédiés aux écoles d’ingénieurs (dans Le Monde daté du mercredi 7 novembre et en ligne en suivant ce lien ) et aux écoles de commerce (dans Le Monde daté du jeudi 8 novembre et sur Le Monde.fr Campus ici).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Lancé le 6 novembre, le site fera appel à des journalistes indépendants et à des médias partenaires.
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« Disclose », le nouveau média d’investigation en quête de mécènes

Lancé le 6 novembre, le site fera appel à des journalistes indépendants et à des médias partenaires.



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 11h00
    |

                            Alexandre Berteau








                        



                                


                            
« Pratiquer un journalisme d’intérêt général. » L’ambition affichée par le duo fondateur de Disclose est claire et leur communication bien ficelée. Mathias Destal, ancien journaliste de Marianne et Geoffrey Livolsi, contributeur à Mediapart, L’Express et France Inter ont lancé mardi 6 novembre ce média d’investigation pour permettre à des journalistes d’enquêter pendant plusieurs mois. « L’investigation coûte cher et rapporte peu. La plupart des rédactions n’ont pas les moyens de mobiliser un journaliste à temps plein sur une enquête, et encore moins une équipe entière », estime M. Livolsi.
Crimes environnementaux, justice sociale, industrie agroalimentaire… Les sujets seront décidés par un comité éditorial bénévole de 15 journalistes, parmi lesquels la lauréate du prix Albert Londres Anne Poiret, Jean-Pierre Canet (cofondateur de « Cash Investigation » et ex-rédacteur en chef d’« Envoyé spécial ») ou Benoît Collombat (France Inter).
Pour chaque enquête, ce comité composera une équipe de journalistes indépendants, choisis selon leur spécialisation. Ils pourront être épaulés par des enquêteurs dépêchés par un réseau de médias partenaires. Car Disclose (« divulguer » en anglais) fait le pari du journalisme collaboratif, une pratique popularisée par les scandales d’évasion fiscale révélés par le consortium international de journalistes d’investigation ICIJ (LuxLeaks, Panama Papers, Paradise Papers…). Pour l’heure, cinq médias ont répondu à l’appel : Mediapart, Radio France, Konbini, Marsactu et Rue89 Bordeaux, Lyon et Strasbourg.
Des enquêtes publiées sur le site de Disclose et chez les partenaires
Une telle alliance présente un intérêt certain pour ce média naissant. Les enquêtes seront publiées sur le site de Disclose, mais aussi chez les partenaires y ayant contribué. De quoi bénéficier d’une audience déjà établie, et multiplier la force de frappe de ces révélations. « Travailler avec un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Editorial. L’Allemagne est tétanisée par la réaction qu’une taxe européenne des géants du Web provoquerait aux Etats-Unis. Elle prive ainsi l’UE d’une réforme populaire.
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Taxe sur les GAFA : le blocage allemand

Editorial. L’Allemagne est tétanisée par la réaction qu’une taxe européenne des géants du Web provoquerait aux Etats-Unis. Elle prive ainsi l’UE d’une réforme populaire.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 11h04
   





                        


Editorial du « Monde ». La croisade de Bruno Le Maire pour décrocher un accord sur une taxe GAFA européenne prend des accents désespérés. L’absence de soutien de l’Allemagne au projet de taxation des géants du numérique lors de la prochaine réunion des ministres européens des finances, le 4 décembre, constituerait « une rupture de confiance entre la France et l’Allemagne », a averti le ministre français des finances, le 9 novembre, sur le site des Echos.
Une quasi-menace, qui ne risque pas d’aider au redémarrage du moteur franco-allemand. M. Le Maire voit s’évanouir peu à peu son espoir d’un accord avant la fin de l’année pour ce projet phare de l’Elysée : il ne reste plus que trois semaines pour décrocher l’accord, indispensable, de son homologue allemand, Olaf Scholz.

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                Taxe GAFA : la France tente à nouveau de convaincre les Européens



Or ce dernier persiste dans son ambiguïté : en public, il répète qu’une taxe GAFA est une priorité, qu’il y a urgence, mais qu’un accord international est indispensable. Une manière polie mais un peu hypocrite, en convoquant les Etats-Unis à la table des négociations, de renvoyer la taxe à plus tard.
Son collègue français a pourtant multiplié les concessions : le nouvel impôt, censé porter sur 3 % du chiffre d’affaires des entreprises du numérique, serait transitoire, le temps de trouver un accord international sur la taxation de leurs profits. Il pourrait même n’être appliqué qu’à la fin 2020, pas avant deux ans.
Mais la réalité est têtue. Olaf Scholz, le social-démocrate, n’arrive pas à imposer l’idée dans sa coalition. Les dirigeants allemands sont tétanisés par l’hypothétique réaction qu’une telle taxe provoquerait à Washington. Car non seulement l’administration Trump se livre à un lobbying actif, individuel et direct, auprès des ministres des finances des Vingt-Huit pour les dissuader d’approuver la taxe sur les GAFA, mais elle exerce une pression particulière sur Berlin en agitant la menace de tarifs douaniers sur les importations de voitures allemandes aux Etats-Unis.
Mettre fin à près de quinze ans d’impuissance
Certes, le gouvernement français aurait pu s’y prendre avec davantage de finesse pour « vendre » ce nouvel impôt à Bruxelles. Avancer par petites touches, avec un discours moins donneur de leçons, et tenter de bâtir une coalition afin de ne pas laisser s’installer l’idée que le projet vise surtout à offrir à Emmanuel Macron un trophée à brandir avant les élections européennes aurait sans doute été plus efficace.

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                La tech européenne proteste contre le projet de taxe numérique visant les GAFA



Il est vrai aussi que, en l’état, la taxe GAFA européenne relèverait surtout du symbole : elle ne rapporterait qu’environ 5 milliards d’euros au niveau européen. Et, d’un strict point de vue fiscal, elle est un peu bancale : cela fait plus d’un siècle que l’impôt sur les sociétés porte sur le profit, pas sur les revenus, pour ne pas pénaliser les entreprises non profitables.
En attendant, le blocage allemand prive l’Europe d’une réforme populaire, allant dans le sens d’une plus grande justice fiscale, qui mettrait fin à près de quinze ans d’impuissance face à des GAFA passés maîtres dans l’art de contourner l’impôt. Symbolique, certes, mais envoyant un signal volontaire, qui contredirait l’image d’une Europe « impuissante » et « passive ».
Preuve que cette taxe GAFA n’est pas une idée complètement stupide : la France est loin d’être la seule à la défendre. La Commission européenne de Jean-Claude Juncker s’y est ralliée, de même qu’une vingtaine de pays de l’Union. Même le gouvernement britannique conservateur libéral est en passe d’imposer la sienne au niveau national. C’est dire !



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Alors que l’économie chinoise ralentit, le plus grand événement d’e-commerce au monde fait figure de test pour les plates-formes de vente en ligne.
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En Chine, la « fête des célibataires », journée test de la vigueur de la consommation

Alors que l’économie chinoise ralentit, le plus grand événement d’e-commerce au monde fait figure de test pour les plates-formes de vente en ligne.



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 10h00
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Les paquets défilent à vive allure sur les tapis roulants de l’entrepôt de JD. com, numéro deux du commerce en ligne en Chine, derrière Alibaba. Ils passent sous des portiques équipés de caméras qui lisent des QR codes pour identifier les produits qui seront poussés vers des bennes à destination des quatre coins de Shanghaï. A Jiading, un district à la périphérie de la plus grande ville du pays où JD. com possède plus de 100 000 mètres carrés d’entrepôts, on voit beaucoup de cartons, mais peu d’humains. Alors que les cadences augmentaient déjà à quelques jours du plus gros événement du commerce en ligne au monde, la Journée internationale des célibataires, le 11 novembre, il régnait un calme étrange dans cet environnement hautement automatisé.
Quand JD. com ouvre ses entrepôts aux journalistes, Alibaba ne lésine pas non plus sur la communication. Pour fêter les dix ans de la Journée des célibataires et honorer sa réputation de numéro un du commerce en ligne, le groupe a carrément lancé un satellite de communication dans l’espace, censé améliorer l’expérience des utilisateurs lors du « Double 11 ». De quoi illustrer l’importance qu’a prise l’événement pour les plates-formes d’e-commerce chinoises : inspiré par une tradition issue des campus chinois de s’offrir des cadeaux à soi-même le 11 novembre, surnommé « fête des célibataires » parce que la date n’est constituée que de « 1 », l’événement a pris une ampleur considérable au fil des ans.

Sa version commerciale a été lancée, en 2009, par Alibaba avant d’être reprise par d’autres plates-formes, comme JD. com, puis par la plupart des acteurs chinois de la vente en ligne. En 2013, les ventes du Double 11 ont dépassé celles du Black Friday américain, dont l’édition 2018 aura lieu le 23 novembre. En 2016, Alibaba y a ajouté un gala, avec stars internationales (Mariah Carey et Miranda Kerr, cette année) et paillettes pour concentrer l’attention sur l’événement.
La baisse des ventes de voitures,...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Après le retrait d’Engie en 2017, Toshiba a abandonné son projet d’une centrale en Angleterre, sans trouver de repreneur. L’Etat envisage très sérieusement d’intervenir dans un secteur au financement très coûteux.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                              Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                           À la une Retour à la page d'accueil du Monde    En continu   Actualités    En ce moment    Commémorations du 11-Novembre    Midterms 2018    Brexit    Climat    Route du rhum    Immigration en Europe    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Économie  Ciblé par un réseau d’escrocs, le groupe Pathé a perdu plus de 19 millions d’euros                    Économie   Article réservé à nos abonnés Logiciel libre : les limites du modèle du bénévolat                    Chronique   Article réservé à nos abonnés Patate, vers une flambée des prix ?   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L’Etat envisage très sérieusement d’intervenir dans un secteur au financement très coûteux.        Par  Eric Albert   Publié hier à 10h00, mis à jour hier à 10h00     Temps de Lecture 3 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                   Site de la centrale Hinkely Point. HO / AFP             L’espoir du Royaume-Uni de construire une série de nouvelles centrales nucléaires entièrement financées par le secteur privé est en train de s’évanouir. Jeudi 8 novembre, Toshiba a annoncé qu’il mettait fin à NuGen, le projet du japonais au nord-ouest de l’Angleterre, où il étudiait depuis quatre ans la construction d’une centrale.          Le retrait était attendu. Westinghouse, la filiale nucléaire de Toshiba – qu’il a cédé en août – est en graves difficultés financières. Mais Toshiba n’a pas trouvé de repreneur à NuGen, malgré des discussions poussées avec le sud-coréen Kepco. En 2017, le Français Engie, qui était co-investisseur depuis 2009, s’était aussi retiré. Désormais, le projet semble complètement enterré. Preuve, s’il en fallait, que le renouveau du nucléaire britannique a du mal à attirer investisseurs et entreprises.          « Le gouvernement a du sang sur les mains dans l’affaire NuGen, accuse Justin Bowden, secrétaire général chargé de l’énergie au syndicat GMB. Il n’est pas possible de dépendre entièrement d’entreprises étrangères pour sa politique énergétique. La centrale que Toshiba voulait construire aurait produit 6 % de l’électricité du Royaume-Uni. Il y a désormais un trou à combler. »          Cinq projets de nouvelles centrales          Dans les pays occidentaux, le Royaume-Uni fait figure d’exception avec sa volonté affichée de construire de nouvelles centrales nucléaires. La majorité de celles qui sont actuellement opérationnelles – détenues par EDF – sont en fin de vie. Le gouvernement britannique veut les remplacer, pour conserver la part d’électricité nucléaire à environ 20 % du total. Mais cet objectif a longtemps été accompagné d’une condition : l’Etat ne doit pas intervenir, et le secteur privé doit financer lui-même les infrastructures.                 Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Nucléaire : EDF lance les négociations pour deux nouveaux EPR au Royaume-Uni              Cette ambition, fièrement mise en avant en 2008 quand le gouvernement a présenté son projet, est progressivement enterrée. Le nucléaire se révèle tout simplement beaucoup trop cher. « Aucune banque n’est prête à financer la construction d’une centrale nucléaire, avec tous les risques que cela comporte de dépassement de coûts ou de délais », constate un ancien acteur de NuGen.          Après ce dernier revers, il reste au Royaume-Uni cinq projets de nouvelles centrales nucléaires. L’un d’entre eux, celui de l’EPR d’Hinkley Point, mené par EDF dans l’ouest de l’Angleterre, est en cours de construction depuis deux ans. Mais les très sérieuses difficultés de son financement ont servi d’avertissement aux autres, qui cherchent un nouveau modèle. Désormais, l’Etat britannique envisage très sérieusement d’intervenir, que ce soit en prenant directement une participation dans les projets ou en garantissant les risques de construction.                                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Depuis août, elle a été administrée à 42 patients dans le Nord-Kivu. 7 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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Corée du Sud : le président Moon limoge ses deux argentiers

Les deux hommes s’opposaient sur la politique économique à mener. Le président Moon maintient son engagement en faveur d’une « économie équitable ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 10h00
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            

Double limogeage. Confronté à une croissance réduite mais soucieux de respecter ses engagements à lutter contre les inégalités et pour l’emploi, le président sud-coréen Moon Jae-in a décidé de se séparer des deux argentiers du pays.
Vendredi 9 novembre, il a remplacé le ministre des finances, Kim Dong-yeon, par Hong Nam-ki, auparavant en charge de la coordination des politiques gouvernementales auprès du premier ministre. En outre, Kim Su-hyun, secrétaire présidentielle aux affaires sociales et spécialiste des questions environnementales, remplace Jang Ha-sung, architecte de la politique économique de l’administration Moon.

Ce remaniement à la tête de la quatrième économie asiatique fait suite aux divergences persistantes qui opposaient MM. Kim et Jang quant à la politique économique à mener. M. Jang voulait poursuivre la politique axée sur l’augmentation des revenus devant soutenir l’innovation, la consommation et la croissance. M. Kim souhaitait des changements.
La durée du travail ramenée à 52 heures
« Les bisbilles entre les deux sortants menaçaient de s’étendre à tout le gouvernement et M. Moon n’a eu d’autre choix que de les limoger tous les deux », souligne à l’AFP un analyste, Choi Jin.
« La population a travaillé jour et nuit pour bâtir en à peine un demi-siècle un pays prospère et en faire une puissance économique. Mais les succès obtenus en commun n’ont bénéficié qu’aux conglomérats », a déclaré le président
Le président Moon a néanmoins choisi de maintenir le cap, réitérant son engagement en faveur d’une « économie équitable » qui ne profiterait pas uniquement aux chaebols, les conglomérats locaux. « Dans le passé, la population a travaillé jour et nuit pour bâtir en à peine un demi-siècle un pays prospère et en faire une puissance économique. Mais l’équité a été perdue. Les succès obtenus en commun n’ont bénéficié qu’aux conglomérats », a déclaré le président, qui a toujours défendu...




                        

                        


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Commerce : l’Union européenne redoute toujours les taxes américaines sur les importations d’automobiles

Depuis l’armistice commercial surprise signé cet été par le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, à Washington, les contours d’une éventuelle négociation restent flous.



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 08h34
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 08h35
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

L’entente commerciale annoncée en fanfare le 25 juillet entre le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, et Donald Trump peine à se concrétiser. Et c’est bien ce qui inquiète les Européens : ils craignent, spécialement les Allemands, qu’en l’absence d’avancées le président des Etats-Unis brandisse de nouveau la menace d’une taxe sur les importations américaines de voitures européennes.
Réunis à Bruxelles, vendredi 9 novembre, les ministres du commerce des Vingt-Huit ont fait le point sur les discussions en cours avec Washington, et n’ont pu que constater à quel point elles font du surplace. Depuis l’armistice commercial surprise signé par le président de la Commission à Washington, les contours d’une éventuelle négociation restent flous.
Pour l’instant, Cecilia Malmström, la commissaire européenne au commerce, discute essentiellement d’éventuelles coopérations réglementaires avec Washington. Les Américains « nous ont demandé de nous pencher sur la question de la réglementation. Et nous y avons travaillé », a précisé la Suédoise, qui doit rencontrer le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, le 14 novembre, à Washington.

Exclusion des discussions sur l’agriculture
Cette coopération réglementaire pourrait concerner « le secteur pharmaceutique, les matériels médicaux ou la cybersécurité ». Plutôt qu’un alignement à terme de certaines réglementations, Bruxelles travaille à des reconnaissances mutuelles de certificats de conformité. Les véhicules automatiques et les imprimantes 3D pourraient être aussi concernés. Mme Malmström a dit chercher des domaines de coopération « où il est possible d’envisager des succès à court terme ». 
Mais pas question de toucher au champ – très sensible – de la santé ou de l’alimentation. Il n’y aura en aucun cas, du côté européen, de discussions « risquant d’abaisser [les] standards dans la protection alimentaire »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Les maillots « réplicas » Le Coq sportif des Bleus transiteront par des ateliers de confection au Maroc.
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Au rugby, les limites du « fait en France »

Les maillots « réplicas » Le Coq sportif des Bleus transiteront par des ateliers de confection au Maroc.



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 08h17
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 08h49
    |

            Adrien Pécout








                        



                                


                            

La publicité aurait mérité un astérisque. Au cœur de l’été, la Fédération française de rugby (FFR) annonçait déjà ce nouveau maillot « fabriqué en France, pour une équipe française ». « #FaitenFrance », claironnait-elle sur son compte Twitter, dès le 1er juillet, à la signature du partenariat avec l’équipementier Le Coq sportif pour les six prochaines années. Tout cela est exact pour les joueurs du XV de France qui devaient l’étrenner, samedi 10 novembre, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), en test-match contre l’Afrique du Sud.
Mais la communication sur le « made in France » a ses limites. La FFR a omis un détail qui pourrait intéresser les spectateurs du Stade de France. Tous les maillots « réplicas » mis en vente pour le grand public (95 euros) transiteront, en fait, par des ateliers de confection au Maroc. « L’usine se trouve à Marrakech », explique au Monde David Pécard, directeur textile de la marque, qui revendique la transparence pour éviter « toute tromperie envers [les] consommateurs ».
La « fédé » connaît bien ce site marocain, pour y avoir elle-même envoyé une délégation en visite. Un détail que n’a pas mentionné Serge Simon, vice-président de la FFR, lors de la conférence de presse organisée, mardi 30 octobre, à Romilly-sur-Seine (Aube), au siège historique de l’équipementier, rouvert en 2010. Le dirigeant n’a pas répondu à nos sollicitations.

« Raréfaction » de la main-d’œuvre, « coûts de revient »...
Alors, écoutons plutôt David Pécard, qui résume le processus de fabrication. Quel que soit le maillot, pour une tenue de match officiel comme pour une simple réplique, toutes les matières viennent de France. D’abord « tricotées et teintes à Troyes » dans des entreprises partenaires. Une décision « volontariste », selon lui, pour maintenir de l’emploi dans le département originel. Ensuite, « pour la confection, [ils ont] deux...




                        

                        

