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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Chaque semaine, Fredéric Potet sillonne la France pour relater les petits et grands événements qui agitent nos villes et campagnes. Au Gault-du-Perche (Loir-et-Cher), il a rencontré les séparatistes du bocage, qui souhaitent fusionner avec une commune d’Eure-et-Loir.
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Dans le Loir-et-Cher, on ne fait pas de manières


                      Chaque semaine, Fredéric Potet sillonne la France pour relater les petits et grands événements qui agitent nos villes et campagnes. Au Gault-du-Perche (Loir-et-Cher), il a rencontré les séparatistes du bocage, qui souhaitent fusionner avec une commune d’Eure-et-Loir.



LE MONDE
 |    11.11.2018 à 17h15
    |

            Frédéric Potet








   


« Regroupez-vous ! », dit l’Etat aux petites communes rurales. Fusionnez, changez de nom, mutualisez vos dépenses, bénéficiez d’avantages fiscaux… Le message est bien passé au Gault-du Perche, dans le nord du Loir-et-Cher. Tellement bien que ce village de 330 âmes a décidé de s’unir avec une commune distante de 4 km, La Bazoche-Gouet – jusque-là tout va bien – située sur le département voisin de l’Eure-et-Loir – c’est là que ça se gâte. Pour rejoindre le 28, Le Gault-du-Perche doit, au préalable, quitter administrativement le 41. Or, le 41 ne l’entend pas ainsi. Le conseil départemental du Loir-et-Cher a voté deux fois non au départ du village ­frondeur. Pas touche aux frontières du territoire, qui remontent à 1790 ! ­L’affaire fait un peu de bruit dans les terres bocagères du Perche.
Ce projet de municipalité nouvelle est celui de Janine Laridans, la maire DVD du Gault-du-Perche. Persuadée que l’école de son village est promise à une fermeture inéluctable, faute de renouveler chaque année son quota d’élèves (actuellement de 35), l’élue s’est dit qu’un regroupement communal offrirait une bonne alternative. Mais plutôt que de fusionner avec ses voisines « loir-et-chériennes », situées plus au sud et à peine plus peuplées qu’elle, la commune a préféré jeter son dévolu sur La Bazoche-Gouet, plus proche et plus grande, et appartenant, donc, au département contigu. « Demain, nos enfants n’auraient ainsi que 4 km à faire en bus sur une route toute droite pour aller à l’école, et non 17 s’ils devaient rester dans le Loir-et-Cher », explique madame la maire.
Le territoire de Michel Delpech menacé
Avec ses 1 200 habitants, La ­Bazoche-Gouet se trouve être aussi un véritable phare socio-économique pour les irréductibles Gaultois. On y trouve un Intermarché, un médecin, un dentiste, trois infirmières, deux salons de coiffure, deux boulangeries… Rien à voir avec Le Gault-du-Perche où ne ­subsiste aujourd’hui qu’un seul commerce, le bien nommé bar-restaurant La Clé des champs.
Le Loir-et-Cher pouvait-il, cela dit, valider aveuglément le projet ? La perte de 330 habitants et de 28 km² ­entraînerait une diminution de 160 000 euros de dotation de l’Etat. L’escapade du Gault-du-Perche pourrait également donner des idées à d’autres. « Nous avons 80 communes ­limitrophes avec d’autres départements, souligne le président du conseil départemental, Nicolas Perruchot (LR). Si nous ouvrons la porte, on devine ce qui se passera… » Les villages situés en bordure du Loiret et de l’Indre-et-Loire – deux départements au plus fort PIB que le Loir-et-Cher – pourraient avoir des envies séparatistes. In fine, tout le territoire chanté par Michel Delpech (« Ma famille habite dans le Loir-et-Cher/Ces gens-là ne font pas de manières/Ils passent tout l’automne à creuser des sillons… ») s’en trouverait menacé.
« A quoi ­servons-nous, les maires ? A gérer les emmerdes et les chiens qui aboient ? » Janine Laridans, maire du Gault-du-Perche
Sauf que Janine Laridans n’entend pas en rester là. Elle a rencontré récemment la ministre de la cohésion des territoires, Jacqueline Gourault ­(elle-même originaire du Loir-et-Cher), qui lui aurait dit qu’elle ne voyait pas en quoi son dossier posait problème dans la mesure où il existe au moins un cas de commune nouvelle créée cette année à partir de communes issues de plusieurs départements : Tessy-Bocage, dans la Manche. L’élue ne veut pas baisser les bras : « La fonction de maire est de moins en moins motivante. Si l’on ne peut plus monter de projets, à quoi ­servons-nous ? A gérer les emmerdes et les chiens qui aboient ? »
Il y a quelques semaines, la gendarmerie l’a appelée à minuit pour l’informer que des vaches divaguaient dans son village. L’histoire ne dit pas si elles se dirigeaient vers l’Eure-et-Loir.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Le maire de la cité phocéenne a admis dimanche que ses services « n’en ont pas assez fait » au sujet de l’habitat insalubre.
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Immeubles effondrés à Marseille : Gaudin reconnaît des manquements de la municipalité

Le maire de la cité phocéenne a admis dimanche que ses services « n’en ont pas assez fait » au sujet de l’habitat insalubre.



Le Monde.fr avec AFP
 |    11.11.2018 à 14h47
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 14h53
   





                        


Près d’une semaine après que huit personnes ont perdu la vie dans l’effondrement de deux immeubles insalubres à Marseille, le maire de la ville admet certains manquements de la part de la municipalité. « On n’en a pas assez fait », a reconnu, dimanche 11 novembre, Jean-Claude Gaudin (LR). « On n’en a pas assez fait parce que c’est compliqué, parce qu’on ne nous laisse pas manœuvrer, et donc il est clair que l’insalubrité existe encore », a développé l’élu, à la tête de la municipalité depuis 1995, lors d’une conférence de presse à l’Hôtel de ville. « Il faut qu’on s’attache à faire des efforts sérieux de ce côté-là », a-t-il ajouté.
Une note confidentielle de l’agence régionale de santé révélée vendredi par Le Monde étrille le service communal d’hygiène et de santé (SCHS) de la ville, jugeant que ses agents ont tendance à « sous-évaluer » les dysfonctionnements dans les immeubles et à « minimiser » leur impact sur la santé des habitants. M. Gaudin, interrogé par la presse sur cette note, a assuré que la mairie allait « renforcer ce service-là ». Tout en reconnaissant les failles de la mairie sur l’habitat insalubre, le maire a estimé, concernant les immeubles en péril, que « dès que nous sommes alertés, nous prenons (…) les arrêtés de péril ».
Marée humaine
Durant la conférence de presse, le maire a, une nouvelle fois, écarté la possibilité d’une démission, martelant : « je ne fais pas tout bien, j’en suis sûr, mais je suis là et je reste là ! » Le maire de Marseille a aussi expliqué avoir préféré ne pas participer à la marche blanche de samedi, en hommage aux huit victimes de la rue d’Aubagne : « Ma présence peut-être aurait pu provoquer des tensions. »

        Lire notre reportage :
         

          A Marseille, une marche blanche entre émotion et colère



La marche blanche organisée par les familles et les proches des victimes de la rue d’Aubagne a réuni dans les rues de Marseille 8 000 personnes selon la police, « une marée humaine » selon les organisateurs. Tout au long de la semaine, les critiques à l’égard de la gestion de Jean-Claude Gaudin (LR) n’ont cessé de croître. Un rapport remis en 2015 au gouvernement faisait état de 40 000 logements indignes à Marseille, menaçant la sécurité de près de 100 000 habitants.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Trois militantes ont été interpellées après avoir franchi le dispositif de sécurité protégeant le passage du président américain.
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11-Novembre : les Femen forcent la sécurité de Donald Trump

Trois militantes ont été interpellées après avoir franchi le dispositif de sécurité protégeant le passage du président américain.



Le Monde.fr avec AFP
 |    11.11.2018 à 12h07
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 13h46
   





                        



   


Elles voulaient dénoncer « l’hypocrisie » des dirigeants venus célébrer le centenaire de l’armistice de la guerre 14-18. Elles ont été bloquées par la sécurité et interpellées. Dimanche 11 novembre, trois militantes des Femen sont parvenues à forcer le dispositif de sécurité au passage du cortège officiel, au moment où la voiture du président américain, Donald Trump, remontait les Champs-Elysées peu avant 11 heures, avant d’être arrêtées.
Deux militantes seins nus sur lesquels étaient inscrits « hypocrisy parad » et « gangsta party » ont sauté par-dessus les barrières de sécurité. Une troisième militante positionnée un peu plus haut sur l’avenue a fait de même. « La France célèbre la paix avec cette cérémonie, mais la moitié des chefs d’Etat invités sont responsables de la plupart des conflits dans le monde », a déclaré peu après à l’Agence France-Presse Constance Lefèvre, une militante Femen présente sur place.
La veille, trois militantes Femen avaient brièvement manifesté sous l’Arc de triomphe, seins nus et poing en l’air, en criant : « Welcome war criminals » (Bienvenue aux criminels de guerre). Leurs torses étaient peints du slogan : « Fake peacemakers, real dictators » (Faux pacificateurs, vrais dictateurs). Selon Tara Lacroix, militante de 24 ans, l’une des militantes arrêtées, elles venaient « protester contre la venue de chefs d’Etat qui font honte à la paix. La plupart sont des dictateurs qui ne respectent pas les droits de l’homme dans leur pays. » Après avoir été placées en garde à vue dans la foulée, elles ont été convoquées au commissariat pour le 25 mars. Le ministre de l’intérieur Christophe Castaner a déclaré que « la sécurité du cortège et du président des États-Unis n’a été en rien menacée ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Dans sa chronique, l’historienne Claire Judde de Larivière montre que l’accent ou son absence sont des masques, qui, en même temps qu’ils définissent l’appartenance ou l’altérité, génèrent de façon plus ou moins explicite des caractères sociaux.
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Non, l’accent régional n’est pas une farce

Dans sa chronique, l’historienne Claire Judde de Larivière montre que l’accent ou son absence sont des masques, qui, en même temps qu’ils définissent l’appartenance ou l’altérité, génèrent de façon plus ou moins explicite des caractères sociaux.



LE MONDE IDEES
 |    11.11.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 14h46
    |

                            Claire Judde de Larivière (Historienne et collaboratrice du «Monde des livres»)








                        



                                


                            
Il y a quelques semaines, dans les couloirs de l’Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon s’agaçait d’une question apparemment embarrassante que lui posait une journaliste sur les enquêtes relatives à ses comptes de campagne. Le député s’esquivait en imitant la prononciation méridionale de son ­interlocutrice. L’opportunité était trop belle, et beaucoup s’en sont emparés, de ses adversaires politiques aux ­journalistes, pour dénoncer le caractère vexatoire d’une telle raillerie et la discrimination linguistique qu’elle ­impliquait. L’offense était d’autant plus scandaleuse qu’elle était portée par le président du groupe La France insoumise, dont la vocation est de dénoncer les formes de la domination sociale et politique.
C’est là l’ambiguïté de la prise en dérision des accents ­régionaux, qui, tout en constituant un ressort comique classique, du cinéma à la télévision ou dans les plaisanteries quotidiennes, reste considérée aussi illégitime ­qu’oppressive. La tradition est ancienne, en particulier dans le théâtre, où elle devient même un genre en soi dans l’Italie de la Renaissance. Dans toutes les villes de la Péninsule, lieux de passage et d’immigration, la moquerie de la langue et de l’accent des étrangers – à cette ­époque, l’Italie n’est pas unifiée, et l’étranger est celui qui vient d’au-delà de la région – ouvre un répertoire burlesque largement exploité.
Commedia dell’arte
Dans la Venise cosmopolite du XVIe siècle, par exemple, de nombreuses pièces s’amusent de la prononciation des Allemands, des Grecs ou des Bergamasques, en intégrant des répliques en langue étrangère et en transcrivant les accents par l’emploi d’un vocabulaire déformé et incorrect. Les langues se mêlent dans cette Babel méditerranéenne, et les auteurs de théâtre raillent ces sonorités ­bizarres et ces sabirs incompréhensibles, produisant ainsi une source exceptionnelle pour étudier les voix et les accents, matière éphémère par excellence, et donc difficilement accessible...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Ils sont nés le 11 novembre 1998. Ce dimanche, ils célèbrent leurs vingt ans, un siècle après la signature de l’armistice. Le photographe Yves Samuel est allé à leur rencontre.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                       Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                       À la une Retour à la page d'accueil du Monde    En continu   Actualités    En ce moment    Commémorations du 11-Novembre    Midterms 2018    Brexit    Climat    Route du rhum    Immigration en Europe    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Économie  Ciblé par un réseau d’escrocs, le groupe Pathé a perdu plus de 19 millions d’euros                    Économie   Article réservé à nos abonnés Logiciel libre : les limites du modèle du bénévolat                    Chronique   Article réservé à nos abonnés Patate, vers une flambée des prix ?   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Ce dimanche, ils célèbrent leurs vingt ans, un siècle après la signature de l’armistice. Le photographe Yves Samuel est allé à leur rencontre.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail          Jérémy, Eléonore, Jade, Guillaume… Ils ont tous un point commun. Le 11 novembre 2018, ils auront 20 ans. Le photographe Yves Samuel leur a demandé quelles étaient leurs aspirations, et leurs espoirs pour l’avenir, eux qui sont à un tournant de leurs vies, que chacun a exprimé sous la forme d’une lettre, retranscrite ici.          Le photographe, de manière systématique, les a photographiés à l’argentique et à la chambre grand format, comme un clin d’œil aux techniques photographiques qui existaient au début du XXe siècle.          « J’ai imaginé la situation suivante : le 11 novembre 1918, un poilu au fond de sa tranchée a vingt ans ce jour-là, il écrit à ses parents, à sa fiancée », explique le photographe. « Il vient d’apprendre que la guerre est finie. Son jour de naissance est, dorénavant, lié à l’histoire, à une renaissance. Quel sera son futur ? »          Jérémy Domange                                   « Je me vois vivre au bord de la mer pour profiter du soleil tous les jours »          Dans dix ans, je me vois vivre au bord de la mer pour profiter du soleil tous les jours. J’aimerais aussi avoir un poste important afin de pouvoir profiter de la vie sans limite financière.          Paul Delanoé                                   « Je pense à ceux qui me permettent de rêver un peu plus chaque jour »          Moi Paul, 19 ans.          Vis aujourd’hui de ma passion, la danse.          Résident à Toulouse pour quelques années, je souhaite être amené à pouvoir changer de ville, de pays et pourquoi pas même de continent. Rencontrer les plus grandes du milieu dans lequel j’exerce. M’inspirer et apprendre ce qu’on leur a enseigné. Pour faire partie un jour de ces personnes. Inspirer les jeunes comme eux m’inspirent aujourd’hui. Je pense tout particulièrement à ceux qui me permettent de rêver un peu plus chaque jour… Issac Hernandez, Ceasar Corales, Taras Domitro.          Jean-Yves Ndjoli                                   « Je rêve de devenir joueur professionnel dans le football »          Je rêve de devenir joueur professionnel dans le football, car je me vois plus tard jouer pour mon équipe et montrer à tout le monde que je suis un grand joueur.          Dans l’avenir, je me vois avec des enfants et ma femme voir mes matchs de foot, me supporter, être présent pour moi. Le foot, c’est ma vie, c’est ma passion chaque fois que je dispute un match, je prie mon seigneur pour que le match se passe bien. Je suis croyant, je crois, fort en Dieu, mes prières reposent sur lui, c’est le seul qui puisse me comprendre, car celui qui exauce, celui qui protège et celui qui donne ; si, dans l’avenir, je peux atteindre mon rêve de footballeur, je remercierai mon seigneur. Tous les jeunes se demandent que feront-ils après ? L’avenir peut aussi nous réserver de mauvaises choses. Je souhaiterais devenir footballeur pro et je ferais en sorte de réussir.          Jade Astoux                                   « Je veux donner vie aux personnages que je crée »          Je rêve depuis toujours de travailler dans le cinéma. De plus, j’ai toujours dessiné. Je voulais donc joindre ces deux passions pour en faire mon métier. C’est comme ça que j’ai décidé que je voulais faire du cinéma d’animation, des dessins animés, que je voulais donner vie aux personnages que je crée.          De plus, faire ce métier me permettrait de beaucoup voyager, et c’est quelque chose de primordial pour moi. J’ai eu la chance grâce à mes parents de voyager partout dans le monde et je voudrais continuer tout au long de ma vie.          Eléonor Dubertet                                   « Je voudrais absolument me rendre utile : faire de l’humanitaire, m’engager dans une association et peut-être même en politique »          « Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… » Ces mots, je les ai toujours fredonnés avec une insouciance et une légèreté certaine, comme si je n’allais jamais avoir 20 ans. Et pourtant ma vingtième année est déjà bien entamée.          Si l’on me demande de m’imaginer mon avenir, j’éprouve un vertige légèrement excitant : en effet, j’arrive à l’âge où mes choix engageront mes années futures. D’une certaine manière, mes rêves n’ont pas changé, ils ont seulement grandi (et mûri, je l’espère) avec moi. Petite, je voulais changer le monde ; aujourd’hui, je désire devenir professeur de littérature : enseigner notre langue et sa beauté à des jeunes me semble être une manière de changer le monde et de le transformer dans les yeux de mes futurs élèves. Petite, je voulais aussi aller rencontrer le père Noël au pôle Nord ; aujourd’hui, je désire encore me rendre là-bas, mais parce que je suis intriguée à l’idée d’être sur le sommet du monde, ce point absolument unique et situable dans l’univers. Je sais aussi que je voudrais absolument me rendre utile : faire de l’humanitaire, m’engager dans une association et peut-être même en politique. J’ai terriblement envie d’avoir une vie active et dynamique, entourée par mes amis et ma famille. Je sais aussi que mes futures années seront pleines de rencontres qui transformeront ma vie et c’est sans doute cela qui m’excite le plus : rencontrer des gens me rend profondément heureuse et j’espère pouvoir leur apporter autant de joie qu’ils m’en donnent. Enfin, j’espère que la vie me réservera de grandes surprises et beaux hasards parce que comme l’écrit G. Bernanos : « Peut-être que ce que nous appelons “hasard”, c’est la logique de Dieu. »          Antoine Robinet de Plas                                   « Je ne rêve pas de changer le monde complètement mais au moins de l’impacter »          Aujourd’hui, j’ai 20 ans. J’ai bientôt mon diplôme, je suis autonome et j’ai toute ma vie devant moi.          Une durant laquelle j’aimerai voir le monde, fonder une famille et mener bien des projets.          Premièrement, le voyage, dans quelques semaines je pars vivre six mois à Dakar, au Sénégal. Je ne suis jamais allé en Afrique, en fait, je ne suis sorti de l’Europe que pour les Etats-Unis. Il me reste tant à voir, à découvrir, à visiter. J’aimerais beaucoup m’installer à l’étranger pour de longues périodes, vivre avec des coutumes et une langue différente, m’ouvrir l’esprit.          Ensuite la famille, bien que je m’en occupe peu pour l’instant, c’est un de mes objectifs principaux. Les enfants sont pour moi très importants, transmettre la vie, l’éducation, les connaissances que j’ai moi-même reçues me paraît essentiel.          Enfin, bien que n’ai pas de projet professionnel précis, je compte bien réussir et mettre en place plein de projets d’entreprise, d’idées…          Je ne rêve pas de changer le monde complètement, mais au moins de l’impacter, d’apporter ma pierre à l’édifice. J’aimerais tout particulièrement produire de la musique, une des choses les plus importantes de ma vie que je trouve important de développer et de partager.          En bref, aujourd’hui, c’est mon anniversaire et j’ai énormément à faire.          Claire Gabrion                        Gabrion 03 001 Yves Samuel             « Je m’inquiète peu pour l’avenir »          Je m’inquiète peu pour l’avenir étant donné que, malgré nos espérances et nos attentes, on ne sait jamais ce qu’il nous réservera et on le saura bien assez tôt.          Je pense que je continuerai à m’inspirer de ce que disait Gandhi : « Vis comme si tu devais mourir demain, apprends comme si tu devais vivre toujours. »          Amel Debbi                                   « Je me vois aider les autres, me rendre utile et créer une solidarité tout autour de moi »          MON AVENIR          A 20 ans, mon avenir, je veux l’aborder positivement. Je veux rester confiante et garder espoir. Je me vois aider les autres, me rendre utile et créer une solidarité tout autour de moi.          Je me vois travailler dans le domaine médical, car ma vocation a toujours été de soigner. Cela correspond à ma personnalité solidaire et humaniste.          J’ai des ambitions plein les poches et cela m’aide à concrétiser mes projets.          Je veux aider à améliorer la société et me battre pour mes idées, mes valeurs et vivre ma vie avec passion.          Je veux faire de moi le changement que je veux voir dans le monde.          Thomas Rigault                                   « Parcourir le monde en camion, vivre de rencontres et de paysages »          Je désire vivre ma vie de mon côté, une vie de vagabond.          Parcourir le monde en camion, vivre de rencontres et de paysages loin de la jungle urbaine.          A mes yeux, la vie est faite pour être libre, libre de penser, de voyager, de s’exprimer et d’aimer.          C’est pourquoi je souhaite une vie marginale.          Julie Di MAIDA                                   « La criminologie. C’est un de mes rêves d’exercer ce métier »          J’adore les études que je mène maintenant depuis deux ans. Elles vont me permettre d’exercer un métier peu présent en France, et que j’ai hâte de découvrir : la criminologie. C’est un de mes rêves d’exercer ce métier. Pour y être formée, il faut que je fasse la fin de mes études dans un autre pays, et un autre rêve est d’aller au Canada, là ou justement, une école spécialisée en criminologie y est implantée.          Je ne me vois pas qu’étudier, mais aussi y vivre. C’est un pays magnifique avec une culture incroyable. Une fois diplômée (ce que j’espère plus que tout), je pourrai me permettre d’accomplir un des autres objectifs de ma vie, celui de voyager. J’aimerais parcourir de nouvelles cultures, apprendre de nouvelles choses autrement qu’en lisant des livres. J’aimerais pouvoir habiter dans chaque pays que je visite, m’imprégner de la culture et des paysages que je découvre durant quelque temps. C’est comme faire le tour du monde, mais en prenant tout le temps qu’il faut pour réellement profiter de ce que je découvre. Evidemment, à côté de ce rêve parfait, j’aimerais pouvoir garder la santé que j’ai aujourd’hui, que ma famille et mes amis soient toujours autant présents qu’ils le sont aujourd’hui. Cette vision de mon avenir est idéale et je ferai tout pour réaliser mes rêves afin d’être davantage épanouie.                               La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Paris accueillait dimanche la commémoration de l’Armistice de 1918, marquée par un plaidoyer d’Emmanuel Macron pour le multilatéralisme, ainsi que l’ouverture du Forum sur la Paix, tandis qu’un rassemblement hostile à la présence de Donald Trump se tenait place de la République.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ A l’occasion des commémorations du centenaire de l’armistice de 1918, l’historien Rémi Dalisson analyse les rapports entre histoire et mémoire.
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Centenaire du 11-Novembre : « La demande de mémoire et d’histoire vient des Français »

A l’occasion des commémorations du centenaire de l’armistice de 1918, l’historien Rémi Dalisson analyse les rapports entre histoire et mémoire.



LE MONDE
 |    11.11.2018 à 08h07
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 11h17
    |

            Solène Cordier








                        



   


A l’invitation d’Emmanuel Macron, une soixantaine de dirigeants sont reçus, dimanche 11 novembre, à l’Elysée, pour commémorer le centenaire de la fin de la Première guerre mondiale. Quel sens donner à ces célébrations, dans le contexte européen actuel ? L’historien Rémi Dalisson, auteur notamment de 11 novembre, du souvenir à la mémoire (éditions Armand Colin) et de Histoire de la mémoire de la Grande guerre (éd. Soteca), revient sur la transmission de cette mémoire et ses enjeux.
On célèbre aujourd’hui le centenaire de l’armistice de 1918. Cent ans après la fin de la Première guerre mondiale, quel est le rôle des commémorations ?
La France est un pays qui adore les commémorations ! Dès la Révolution française, la Constitution de 1791 a assigné un rôle pédagogique et civique à ces célébrations. Il s’agissait de montrer la puissance de la République et d’inculquer ses valeurs.
Depuis cette période est ancrée l’idée d’utiliser la fête pour forger les républicains. Et c’est encore le cas aujourd’hui. En France, il existe par exemple une Mission aux commémorations nationales qui assigne toujours les mêmes fonctions civiques aux fêtes.

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                Un siècle de commémorations du 11-Novembre



Dix ans après la disparition du dernier poilu, y a-t-il un risque que le souvenir de la guerre s’efface, en l’absence de témoins ? Qu’est-ce que cette absence change pour le travail des historiens ?
En 2008, à la mort de Lazare Ponticelli, tout le monde a, en effet, eu peur que la mémoire s’efface. En réalité, on a basculé dans une autre phase. Nous avons quitté le temps de la mémoire pour entrer dans le temps de l’histoire. La mémoire n’est finalement qu’une dimension du travail historique qui s’appuie non seulement sur elle, mais aussi sur d’autres méthodes pour aider à la compréhension du passé.

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          Lazare Ponticelli, le dernier poilu français



La célébration du centenaire a été l’occasion de constater à quel point l’histoire de la Grande guerre passionne toujours les Français. Malgré la disparition des acteurs du conflit, la mémoire reste vive, comme en témoigne la grande collecte organisée en 2014, au cours de laquelle les Français étaient invités à présenter leurs souvenirs familiaux pour participer à l’élaboration d’une grande base de données numérique. Plus de six mille projets ont été labellisés par le centenaire, de nature variée : des expositions, comme celle dont je suis le commissaire à Rouen, des spectacles dans les écoles, des manifestations diverses... Tout ceci a permis de constater que la demande de mémoire et d’histoire venait de la base, des Français.
Comment expliquer que les Français conservent un attachement si vif à cette période de l’histoire ?
Cela s’explique par plusieurs raisons. La Première guerre mondiale est un conflit qui a touché toutes les familles françaises, y compris dans les colonies d’alors, qui ont fourni 600 000 soldats sur 8 million de Français mobilisés. C’est par ailleurs la dernière guerre gagnée par la France avec une armée de conscription, ce qui lui donne une dimension symbolique. Enfin, les historiens travaillent beaucoup sur cette période, qui a suscité ces dernières années un regain d’intérêt, dans plusieurs champs des arts comme le cinéma ou la bande dessinée.
Des recensements numériques ont été réalisés, permettant notamment de retracer les histoires individuelles des poilus, comme en témoigne le projet « Mémoire des hommes », qui a permis de recenser les fiches individuelles des soldats morts pour la France.  Ces contributions relancent les recherches historiques, et permettent d’ouvrir de nouveaux champs d’études, au plus près des combattants. Les archives familiales permettent également d’aborder la guerre sous le prisme de l’intime.

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                « 1 jour 1 poilu » : des milliers d’internautes ont construit un mémorial numérique



Enfin, ces bases de données permettent de faire des comparaisons internationales, puisque la Première guerre mondiale n’a pas concerné seulement la France, mais de nombreux autres pays comme son nom l’indique.
Comment, au niveau européen, se construit une mémoire commune ? Le centenaire a-t-il été l’occasion d’oeuvrer pour une histoire collective ?
Depuis trente ou quarante ans, les commémorations de la guerre de 14-18 sont l’occasion de célébrer la paix et l’Europe, d’autant plus facilement que cette guerre est fondatrice de la construction européenne telle qu’elle existe aujourd’hui. Le centenaire a relancé cette pédagogie de la paix, qui était, dès 1922, au coeur des commémorations voulues par les poilus.

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Au niveau européen, on constate cependant aujourd’hui que les mémoires de la guerre divergent. Il existe une mémoire des vainqueurs et une mémoire des vaincus. En Allemagne, il y a encore peu de temps, on parlait très peu de cette période. Plusieurs raisons l’expliquent : d’abord c’est une défaite, ensuite Hitler a instrumentalisé complètement cette période, et enfin cette guerre a été en quelque sorte effacée par la mémoire traumatique de la Seconde guerre mondiale.
Dans les Balkans, la mémoire est encore très conflictuelle, et dans de nombreux pays elle se heurte à l’essor inquiétant des nationalismes. La Hongrie refuse par exemple de reconnaître le traité de Trianon (qui consacra la partition du pays), un texte qui a près de cent ans.
Les populismes se reconnaissent à leur manière d’instrumentaliser la mémoire. Ils ne sont pas dans l’histoire. Face à cela, la Commission européenne rame à contre-courant.

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                En Hongrie, le traité de Trianon occupe toujours les esprits



Est-il important que l’Etat se positionne sur les événements du passé ? 
Il me semble que ce n’est pas vraiment le rôle de l’Etat d’intervenir dans le débat historique. Il peut être considéré comme légitime que le gouvernement se positionne, dans certains cas, sur l’attitude qu’a eue la France par le passé. L’Etat assure aussi une politique de commémoration, de manière indépendante, ou en relation avec les historiens - c’est l’avantage des démocraties. Mais la position officielle d’un gouvernement ne doit pas avoir de valeur prescriptive sur la recherche historique. L’Etat a bien entendu un rôle à jouer dans la perpétuation d’une mémoire collective, mais il ne doit surtout pas entraver le travail historique.
On se souvient du tollé provoqué en 2005 par Nicolas Sarkozy qui souhaitait une loi sur la colonisation, heureusement retirée depuis. Les lois mémorielles, au nombre de quatre aujourd’hui, sont d’ailleurs une spécificité française.
Dans sa dernière leçon à ses étudiants de la Sorbonne, l’historien Antoine Prost mettait en garde contre le devoir de mémoire qui « ne fait pas l’histoire ». Il estimait que « les commémorations peuvent mettre à mal le travail historique », en laissant l’émotion prendre le pas sur le travail historique. Comment les deux s’articulent-ils ? 
Antoine Prost, qui fut un de mes maîtres, a bien raison : trop de commémorations tuent la commémoration ! Et il faut bien insister sur le fait que les commémorations se rattachent à la mémoire, donc au registre de l’émotion, de la subjectivité, et non pas à l’histoire, qu’elles se contentent de nourrir. D’où l’importance de commémorations historicisées. Il faut se méfier de l’émotion en histoire.

        Entretien avec Antoine Prost :
         

          « Pas besoin de chiffres pour démontrer l’ampleur du massacre »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ A l’occasion du centenaire du 11 novembre 1918, nous avons demandé à un historien de tenter un exercice d’histoire contrefactuelle : et si, après la première guerre mondiale, l’Empire ottoman n’avait pas disparu ? Pour Marc Aymes, c’est simple : il est toujours là.
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Istanbul, c’est toujours Constantinople

A l’occasion du centenaire du 11 novembre 1918, nous avons demandé à un historien de tenter un exercice d’histoire contrefactuelle : et si, après la première guerre mondiale, l’Empire ottoman n’avait pas disparu ? Pour Marc Aymes, c’est simple : il est toujours là.



LE MONDE IDEES
 |    11.11.2018 à 07h00
    |

Marc Aymes (historien, membre du Centre d’études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques, CNRS - Collège de France - EHESS)







                        



                                


                            

L’Empire ottoman n’a pas disparu en 1918. Vu d’Istanbul, l’armistice signé dans le port de Moudros, sur l’île de Lemnos, le 30 octobre, entre les belligérants du front d’Orient, n’est que le dernier en date d’une longue série. Dans les Balkans ou le Croissant fertile, la fin de la guerre parachève un ­démembrement territorial commencé un long siècle plus tôt ; elle y entérine la fin de l’empire – ou son remplacement par un autre, colonial celui-là. Il n’est pas jusqu’à ­Istanbul, la capitale, qui ne soit occupée par les alliés. Mais enfin, il y a toujours un gouvernement ottoman pour rendre les armes, et pour signer, deux ans plus tard à Sèvres, le traité consacrant les sacrifices du vaincu.
Les dirigeants de la République de Turquie proclamée en 1923, à commencer par celui qui se fit déclarer « père des Turcs » et géniteur de la Turquie moderne, Mustafa Kemal, s’attachèrent à nier par tous les moyens l’histoire de cette avilissante reddition. Ils abolirent l’empire pour conjurer le spectre de la défaite. Leur carrière fut le triomphe d’une histoire farouchement contrefactuelle : ce qui avait eu lieu devait ne pas avoir eu lieu. Moudros, Sèvres, tout cela fut déclaré nul et non avenu. Du génocide, qui, en 1915-1916, avait réduit à néant les Arméniens d’Anatolie, plus question. Tout ce déni perdure. Il ­signifie la non-reconnaissance de la chute des Ottomans. Comme si rien ni personne n’avait été retranché à l’histoire.
L’Empire ottoman est toujours là : non pas comme éternel retour, mais comme futur passé
Négationnisme ? Assurément. Et qui, inculqué en masse, continue à tuer. En 2011, le jeune conscrit Sevag Balikçi, issu d’une ­famille arménienne d’Istanbul, est abattu par un camarade de caserne, un 24 avril, jour de commémoration du génocide de 1915. Outil de pédagogie politique, le négationnisme ne s’est jamais contenté d’être déni : aujourd’hui peut-être plus ouvertement qu’hier, il se targue de donner un sens à l’histoire. Contrairement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ En 2017, une étude concluait que les femmes interrogées dans la zone de l’Etang de Berre avaient trois fois plus de cancers que la moyenne nationale.
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Pollution et cancers : des habitants de Fos-sur-Mer portent plainte contre X

En 2017, une étude concluait que les femmes interrogées dans la zone de l’Etang de Berre avaient trois fois plus de cancers que la moyenne nationale.



Le Monde.fr avec AFP
 |    10.11.2018 à 21h13
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 06h34
   





                        



   


Des habitants de la zone industrielle de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) ont porté plainte contre X vendredi 9 novembre auprès du tribunal d’Aix-en-Provence pour « mise en danger de la vie d’autrui » en raison de la pollution qu’ils subissent, a annoncé leur avocate Julie Andreu. En tout, 134 habitants, six associations et un syndicat, la CFDT des Métaux Fos, ont déposé une plainte.
« Après la publication de nombreuses études qui ont révélé une augmentation des maladies des habitants de la région, une angoisse légitime et compréhensible a poussé un nombre important de personnes à se joindre à cette plainte », écrivent les plaignants dans un communiqué.

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                La pollution industrielle imprègne les habitants de Fos-sur-Mer



A de nombreuses reprises, estiment ces habitants d’une des plus grandes zones industrielle d’Europe, l’Etat a été sollicité et « n’a pas mis en œuvre les outils indispensables à une véritable évaluation des risques ». « Las de l’immobilisme des pouvoirs publics, les associations se sont regroupées pour que la justice se saisisse de ce problème de santé majeur », concluent-ils.
Trois fois plus de cancers
Plusieurs entreprises sont directement visées par la plainte pour ne pas respecter les normes ou les recommandations préfectorales en matière d’émissions de polluants, comme Esso ou Kem One.
L’Union pour les Entreprises (UPE) des Bouches-du-Rhône a dénoncé cette action en justice : « les industriels ne sont pas des assassins ! », a écrit l’UPE dans un communiqué, demandant à la justice de rejeter la plainte. « Les industriels de l’Etang de Berre investissent régulièrement depuis de longues années en faveur d’une réduction de la pollution de l’air », a défendu l’organisation interprofessionnelle.

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En mars 2018, pour la première fois, l’Etat, par le biais de l’Agence régionale de santé (ARS) avait reconnu que l’état de santé des habitants de la zone de Fos était « fragilisé » par la pollution. Un an plus tôt, une étude indépendante baptisée « Fos-Epseal » concluait que les femmes interrogées dans la zone avaient trois fois plus de cancers que la moyenne nationale, ou encore que 63 % de l’échantillon interrogé déclarait une maladie chronique, contre 36 % en France.



                            


                        

                        


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A Marseille, une marche blanche entre émotion et colère

Huit mille personnes ont défilé, samedi, dans les rues de la cité phocéenne, après la mort de huit personnes dans l’effondrement de deux immeubles.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 20h13
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 06h33
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        



   


Une foule immense et recueillie a défilé, samedi 10 novembre après-midi à Marseille, dans un silence glaçant, à travers le quartier de Noailles aux façades décrépites, là où deux immeubles se sont effondrés, lundi, provoquant la mort de huit personnes, un bilan désormais définitif. Ils étaient huit mille selon la police, « une marée humaine », se félicitent les organisateurs.
En tête de cortège, les proches des victimes portent un drap blanc sur lequel on lit : « Noailles meurt, Marseille en deuil ». Les amis de Pape Maguette, un jeune Sénégalais, décédé dans l’effondrement du 65 rue d’Aubagne, brandissent sa photo, tandis qu’un de ses amis explique que le jeune homme avait rendez-vous le jour du drame « pour un nouveau logement ».

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Une rose à la main, une pancarte à bout de bras pour dénoncer « l’incurie de la mairie », la colère le dispute à la tristesse chez les manifestants, pauvres et riches côte à côte. Le fossé n’existe plus entre un Nord de la ville qui cumule pauvreté, violence des réseaux de drogue et abandon des services publics, et un Sud riche et prospère.

   


Alain Scemama est venu s’installer récemment à Marseille pour sa retraite et Noailles est vite devenu l’un de ses QG : « J’y vais faire mes courses, humer l’ambiance, c’est le Marseille que j’aime ». Juste à côté de lui, Rachida se dit triste : « Ils ne méritaient pas de mourir juste parce qu’ils sont pauvres. Nous les pauvres, on vit tous les jours le rejet. Je le vis parce que je n’ai pas les vêtements qui attirent, parce que j’ai pas les moyens de recevoir ».
C’est un Marseille uni et solidaire qui, au passage du cortège sur le Cours Lieutaud, là où le bataillon des marins pompiers a installé ses postes de secours depuis une semaine, applaudit, remercie « ceux qui ont risqué leur vie dans les recherches ».
Soudain, un balcon chute
Des marins pompiers appelés à quelques dizaines de mètres du cortège pour secourir trois personnes légèrement blessées dans la chute d’un balcon au 20 boulevard Garibaldi. Un grand boum suivi d’un mouvement de panique, un effondrement qui résonne comme un nouveau mauvais coup porté à une municipalité, que les manifestants rendent responsable du drame et des logements indignes dans lesquels vivent 100 000 Marseillais.
Linda Chassaigne et sa colocataire tendent un drap blanc : « Ce n’est pas la pluie ». Un slogan en réponse aux premières explications données par Jean-Claude Gaudin, maire (LR) de Marseille, qui évoquait un automne particulièrement pluvieux comme cause du drame. Cette enseignante habite à quelques rues. Elle veut exprimer sa « grande colère face au mépris affiché par la municipalité, par les propriétaires ».
A 73 ans, Michelle ne marche presque plus, mais elle a tenu à défiler avec ses béquilles parce qu’elle a « la rue d’Aubagne au cœur », une rue qui a toujours été pauvre au plus loin de ses souvenirs, avec ses « vendeurs de noix et d’amandes ». « L’apéritif chez M. Bizot, la boulangère de la placette, c’est tous mes souvenirs, c’est une rue qui disparaît », déplore-t-elle.
Les députés (LRM) des quartiers Nord, Alexandra Louis et Saïd Ahamada, et, à un autre endroit, Jean-Luc Mélenchon, député (LFI) de la circonscription où s’est déroulée la catastrophe, défilent sans écharpes, sans commentaires.
« Gaudin démission ! »
Parfois, le silence est rompu par une vague d’applaudissements qui remonte le cortège. Renaud et Marie habitent Noailles, un quartier où la mixité sociale est ancrée. « Ce n’est pas normal, en 2018, que, dans la deuxième ville de France, des immeubles s’écroulent », dit Renaud. « Il y a des gens qui meurent dans ces immeubles mais le pire, c’est qu’il y a des gens qui y vivent », ajoute son épouse, qui avoue « des envies de révolution, que le peuple marseillais aille péter la mairie, là où il y a les rois qui boivent du chocolat ».
Mais la petite fille du couple les rappelle au drame, une fleur à la main : « Il faut parler d’El Amine ». El Amine, neuf ans, a perdu sa maman, il est dans la même école que la fillette, l’école Albert Chabanon, où sont scolarisés les enfants de Noailles, « classée en REP alors qu’elle devrait être en REP plus », déplore Marie.
Devant la mairie ou tous les drapeaux sont en berne, un bâtiment aux allures de Bastille assiégée par la foule, la colère s’exprime : « Gaudin démission ! », « Gaudin en prison ! » ou encore « Gaudin assassin ! » Entourés par le « collectif du 5 novembre », un groupe d’associations et d’habitants du quartier créé après le drame, des proches des victimes prennent la parole.

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                Avant l’effondrement des immeubles, la gestion de l’habitat par la mairie de Marseille déjà critiquée



Émotion et revendications
Juchée sur un poteau, micro à la main, la cousine d’une des victimes remercie les manifestants, y associant les marins-pompiers, les policiers : « Ça a été un drame humain. Ne les oubliez pas ». « Vivez pour eux, s’il vous plaît », implore une femme dans le mégaphone avant de fondre en larmes.
Ne rien oublier, c’est l’objectif que s’est fixé le « collectif du 5 novembre ». Kevin, son porte-parole, énumère les revendications des proches des victimes et des centaines d’habitants évacués des immeubles avoisinants. Il réclame un jour de deuil, la prise en charge des frais d’obsèques, y compris lorsqu’il faut rapatrier les corps à l’étranger, mais aussi des relogements dans des appartements pas à l’hôtel : « Nous voulons que les fleurs et les cierges que nous déposons ne soient pas enlevés. Il est inadmissible de voir des policiers en casque alors que nous essayons de faire notre deuil ».
Le collectif souhaite la création d’une cellule de crise, de soutien psychologique, juridique, plus de psychologues spécialisés à l’école Chabanon et d’assistantes sociales qui aillent visiter les personnes âgées isolées. Du temps aussi, « du temps pour que les habitants récupèrent leurs effets personnels », dans leurs domiciles.
Mais ce que revendiquent les habitants de Noailles, c’est « la vérité, la transparence sur les expertises déjà faites sur les immeubles. Sachez M. Gaudin, M. Macron, Messieurs les bailleurs, nous n’oublierons jamais ». Le collectif veillera aussi à ce que la catastrophe « ne soit pas l’occasion pour dégager quiconque du quartier ».
Quelques instants avant le départ de la marche, le vice-amiral Charles-Henri Garié, commandant le bataillon des marins pompiers, annonçait la fin des recherches en raison de « la certitude qu’il n’y a heureusement plus aucune victime sous les décombres ».



                            


                        

                        


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Un compteur Linky mis en cause dans un nouvel incendie dans le Loiret

Un incident similaire impliquant un Linky était survenu il y a un mois dans la même ville.



Le Monde.fr avec AFP
 |    10.11.2018 à 19h11
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 19h29
   





                        



   


Un compteur Linky, installé à l’extérieur d’une boucherie de Châlette-sur-Loing (Loiret), a provoqué un incendie sans faire de blessés, un mois après un incident similaire impliquant un Linky dans la même ville. Le feu de compteur s’est produit vendredi 9 novembre à midi, selon les pompiers et la police, confirmant une information de La République du Centre.
« L’origine de l’incendie serait accidentelle », a affirmé à l’AFP une source policière. Le propriétaire des locaux de la « Boucherie du Centre » a indiqué de son côté son intention de plainte contre Enedis. Son nouveau compteur a été installé il y a trois mois, en son absence. Des vidéos réalisées par des témoins montrent le compteur fumant. On y voit l’incendie commencer par un crépitement, puis une fumée noire et enfin des flammes.

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                Linky en questions : refus, incendies, comment se passe l’installation du compteur ?



Deuxième incident
C’est la deuxième fois en moins d’un mois qu’un compteur Linky est mis en cause dans un incendie dans cette ville de près de 13 000 habitants. Le 13 octobre, un compteur posé dans un pavillon depuis quinze jours avait « explosé », selon les mots de son propriétaire. Le pavillon avait été fortement endommagé et ses deux habitants, un couple de retraités, évacués. « Un compteur électrique ne peut pas exploser ni prendre feu spontanément », avait alors indiqué Enedis.
A ce jour, aucun élément ne permet de déterminer l’origine de l’incendie. Un cadre de permanence à Enedis Centre-Val de Loire avait dit attendre les résultats de l’enquête. « Les compteurs ont été testés en laboratoire et ils n’explosent pas, il n’y a pas d’effet de souffle », avait déclaré ce cadre, précisant que seuls « 2% des incendies d’origine électrique en France sont dus aux tableaux de comptage, un chiffre qui n’a pas varié depuis des années ».
Installés au rythme de 30 000 par jour, les compteurs vert anis équipent désormais 11 millions de foyers. Le législateur impose à Enedis, filiale d’EDF, de couvrir le territoire, soit quelque 35 millions de compteurs d’ici à 2021. A ce jour, 91 000 compteurs Linky ont été posés dans le Loiret.

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                « Linky en questions » : explorez les réponses à vos interrogations sur le compteur connecté







                            


                        

                        


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Comment évaluer le nombre de morts de la première guerre mondiale ?

DERRIÈRE LE CHIFFRE – La guerre 14-18 a constitué un massacre d’une ampleur sans précédent, de 9 à 10 millions de morts.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 14h00
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Il y a cent ans s’achevait la première guerre mondiale, un conflit qui a marqué les esprits, tant les morts ont été nombreux. Alors que l’on commémore le centenaire de ce massacre, il n’est pas si facile d’obtenir des décomptes précis des millions de morts causées par cette guerre. Les données disponibles montrent toutefois l’ampleur du traumatisme.
1) Pourquoi est-il difficile d’obtenir des chiffres précis ?
Selon les différents décomptes, le nombre de victimes de la guerre varie de 8,5 à 10 millions de morts, rien que parmi les militaires. L’approximation est encore plus complexe pour les populations civiles.
La différence entre « pertes » et morts
« Sur le moment, les militaires avaient autre chose à faire que compter les morts, explique Antoine Prost, professeur d’histoire émérite à Paris-I et spécialiste de la première guerre mondiale. Ce qui intéressait les militaires, c’est le nombre de vivants qu’on pouvait envoyer au front. Ils comptaient les pertes, c’est-à-dire à la fois les morts, les prisonniers et les blessés. Par exemple, à Verdun, il y a eu 700 000 pertes, mais seulement 300 000 morts. » 
Sans compter que les batailles de tranchées ont laissé de nombreux corps qui n’ont pu être identifiés. L’ossuaire de Douaumont rassemble ainsi les restes de 130 000 soldats inconnus, allemands et français. Les certificats de décès de certains soldats n’ont été délivrés aux familles que quelques années après la fin de la guerre.
Des définitions fluctuantes
Si un soldat tombé sous le feu ennemi est indubitablement mort de la guerre, d’autres situations sont plus complexes : faut-il décompter les prisonniers qui ont péri dans les camps (plus de 180 000 en Russie), ou les soldats morts de maladie, souvent du fait de leur état de grande fatigue (plus de 70 000 en France) ? Doit-on comptabiliser les fusillés, dont certains ont été réhabilités ensuite ? Les données des armées écartent le plus souvent ces situations pour ne pas gonfler le nombre de victimes.
Des chiffres souvent sous-estimés, parfois surestimés
Durant le conflit, l’armée avait tendance à sous-estimer la mortalité, comme l’explique Antoine Prost, dans un article de 2008. Après l’armistice, un bilan a été réalisé par un député de Meurthe-et-Moselle, Louis Marin, en 1920 dans le but d’évaluer le montant des pensions à verser, toujours à partir des données de l’armée, et lui-même admettait qu’il s’agissait de « chiffres minimum », pour la plupart « en dessous de la vérité ».
Inversement, les Etats-Unis ont surestimé leur implication dans le conflit, en incluant des victimes de la grippe espagnole, selon Antoine Prost :
« Pour les soldats américains, on compte généralement entre 110 000 et 120 000 morts. Mais il y en a 35 000 qui sont morts dans les hôpitaux sans même avoir traversé l’Atlantique. »
Des données manquantes
Dernier écueil, le manque de données. Le spécialiste explique ainsi que la statistique des morts de la guerre a été arrêté fin juillet 1918 en Allemagne, et que les derniers mois ont donc été extrapolés. Au Royaume-Uni aussi, les chiffres s’arrêtent au 31 octobre 1918, soit une dizaine de jours avant l’armistice.
« Attention à la fascination du chiffre juste. Souvent, plus les chiffres sont approximatifs, plus ils sont exacts », conclut Antoine Prost, qui a compilé les données de sept études historiques, dans un chapitre de The Cambridge History of The First World War, publié par les presses universitaires de Cambridge en 2014.

        Lire :
         

          « Pas besoin de chiffres pour démontrer l’ampleur du massacre »



2- Quels pays ont été les plus touchés ?
Malgré les précautions et limites précédemment listées, les décomptes de morts estimés par Antoine Prost et par le spécialiste américain de la première guerre mondiale, Jay Winter, permettent de montrer l’impact que la guerre a pu avoir sur les différentes armées de pays belligérants.
L’armée allemande a été la plus touchée, avec plus de deux millions de morts, soit un peu plus que les Russes. L’Allemagne était pourtant bien moins peuplée que la Russie (environ 65 millions d’habitants, contre 143 millions) et avait mobilisé cinq millions de militaires de moins (13,5 millions contre 18 millions). Viennent ensuite l’Autriche, avec plus de 1,5 million de morts pour neuf millions de soldats mobilisés, et la France, qui compte entre 1,4 et 1,5 million de tués, 7,8 millions de mobilisés).
Les morts de l’Empire britannique – un peu moins d’un million – regroupent les militaires du Royaume-Uni (760 000), mais aussi de nombreux soldats des dominions : l’Australie (60 000), le Canada (61 000), l’Inde (54 000), la Nouvelle-Zélande (16 000) et l’Afrique du Sud (environ 7 000). Comme le rappelle Antoine Prost :
« Leurs pertes étaient énormes, d’autant plus que les soldats étaient des volontaires. Ils ont payé le prix fort, mais la guerre et le traité de Versailles ont marqué l’acte de naissance de ces Etats. »


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Première Guerre mondiale : 74 millions de soldats mobilisés, 10 millions de morts
 Bilan des pertes militaires chez les belligérants (selon les décomptes des historiens J. Winter et A. Prost).

Source : F. Héran, Populations &Sociétés n°510, Ined



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      ],
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        "",
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        "",
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});


18 % des soldats français ont péri
La guerre a aussi concerné de plus petits pays, dont le sacrifice a été proportionnellement très élevé. Lorsque l’on effectue un ratio entre les pertes militaires et les effectifs mobilisés, c’est la Serbie qui paie le plus lourd tribut, puisque 37 % de ses soldats ont péri durant le conflit. La Roumanie, l’Empire ottoman et la Bulgarie ont aussi été très meurtries.
Selon cette perspective, la France, terrain des principales batailles, a perdu 18 % des soldats mobilisés, soit davantage en proportion que l’Autriche, l’Allemagne ou la Russie.


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Première Guerre mondiale : près d'un soldat français sur cinq a été tué, plus d'un tiers dans l'armée serbe
Par des soldats morts ou disparus par pays entre 1914 et 1918 (calcul issu des décomptes des historiens J. Winter et A. Prost). Le nombre total de mobilisés et de tués de chaque pays apparaît au survol.

Source : F. Héran, Population et Sociétés, n° 510



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	var annotation_spe = ["278 000 soldats morts ou disparus pour 750 000 mobilisés","772 000 soldats morts ou disparus pour 2,998 milions de mobilisés","251 000 soldats morts ou disparus pour un million de mobilisés","88 000 soldats morts ou disparus pour 400 000 mobilisés","1,45 million de soldats morts ou disparus pour 7,891 millions de mobilisés","1,514 million de soldats morts ou disparus pour 9 millions de mobilisés","2,037 millions de soldats morts ou disparus pour 13,2 millions de mobilisés","1,998 million de soldats morts ou disparus pour 18,1 milions de mobilisés","959 000 soldats morts ou disparus pour 8,9 millions de mobilisés","600 000 soldats morts ou disparus pour 5,615 millions de mobilisés","38 000 soldats morts ou disparus pour 365 000 mobilisés","26 000 soldats morts ou disparus pour 353 000 mobilisés","7 000 soldats morts ou disparus pour 100 000 mobilisés","3 000 soldats morts ou disparus pour 50 000 mobilisés","88 000 soldats morts ou disparus pour 4,273 millions de mobilisés","Aucun mort pour 800 000 mobilisés"];

	var chart = new Highcharts.Chart({
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		},
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        "",
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      ],
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        "",
        11
      ],
      [
        "",
        11
      ],
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        "",
        10
      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
        7
      ],
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				return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip)
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	function findLength(str) {
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	}

});


3- Quel impact du conflit en France ?
Pour donner une existence individuelle à chacun des soldats tués durant la guerre 14-18, le ministère des armées a publié les fiches nominatives de 1,3 million de soldats « morts pour la France », un statut accordé sous certaines conditions aux soldats tués au combat. Cette base a ensuite été enrichie avec 95 000 fiches de militaires n’ayant pas obtenu cette mention, ainsi que des fusillés.
Chacun peut donc retrouver la fiche numérisée de son aïeul disparu sur le site Mémoire des hommes. Mais pour permettre des recherches plus précises que le simple nom (grade, date et lieu de décès…), il a fallu remplir manuellement toutes les informations : un travail mené par plus de 2 500 internautes bénévoles, en particulier l’équipe de « 1 jour 1poilu », qui a indexé un total de 1 422 977 fiches entre fin 2013 et avril 2018.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          « 1 jour 1 poilu » : des milliers d’internautes ont construit un mémorial numérique



32 567 morts le 25 septembre 1915
Ce travail collaboratif a montré, par exemple, que la journée la plus meurtrière du conflit ne se situe pas au tout début de la guerre le 22 août 1914 (21 072 morts), comme les historiens l’ont longtemps pensé, mais le 25 septembre 1915 (23 567 morts) au moment des offensives de Champagne et d’Artois.
La base Mémoire des hommes n’est malheureusement pas disponible en open data. « Cela n’a pas été prévu au départ, mais c’est un travail en cours de réflexion », précise le Webmaster qui espère que ce soit possible avec la refonte du site.
Une recherche du nombre de morts par mois permet toutefois de visualiser les principales étapes du conflit en France. Le plus frappant est la forte mortalité du début de la guerre (85 000 morts en août, 101 000 en septembre), liée à l’impréparation des soldats.


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Des pertes militaires très élevées dès le début du conflit en 1914
Evolution du nombre de morts mois par mois entre août 1914 et décembre 1918

Source : Mémoire des hommes



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	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
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 (fév. à déc. 1916)',
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x:40
            } 
},
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                enabled: true,
                format: 'Bataille de la Somme (juil. 1916 à déc. 1917) ',
                verticalAlign: 'middle',
                y: -27,
x:0
            } 
},
{y: 38827, 
 dataLabels: {
                enabled: true,
 (avril à oct. 1917)',
                verticalAlign: 'center',
                y: -70,
x:40
            } 
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(mars à juil. 1918)',
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		}	
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});


La répartition des lieux de décès dessine très nettement la ligne de front dans le nord-est du pays : près de 240 000 soldats ont été tués dans le seul département de la Marne.

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Plus de la moitié des soldats tués en 1914-1918 sont morts dans la Marne, la Meuse, l'Aisne et la Somme
Nombre de soldats « morts pour la France » par département de décès, selon la base Mémoire des hommes



Source : Mémoire des hommes




require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/3.5.6", "d3-topojson/v1", "d3-geo-projection/v0", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/js/francedom.js"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3, topojson) {

d3.geo.franceDom = franceDom;

var margin = {top: 0,left: 0,bottom: 0,right: 0};
var width = ($("#dcdr_map15417615330").width()/10)*9.8,
width = width - margin.left - margin.right,
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height = width * mapRatio;
var projection = d3.geo.franceDom().scale(width/0.173).translate([width/1.1, height/2.2]);
var path = d3.geo.path().projection(projection);
var graticule = d3.geo.graticule();

var svg = d3.select("#dcdr_map15417615330").append("svg").attr("id", "mapSVG15417615330").attr("width", width).attr("height", height);

var svggraticule = svg.append("g").attr("id", "graticule15417615330");
var svgcarte = svg.append("g").attr("id", "carte15417615330");
var svglegende = svg.append("g").attr("id", "legende15417615330");

d3.json("//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/json/fr_dept.json", function(error, maps) {
if (error) throw error;
var data = [["Département","morts"],["Ain",1101],["Allier",3206],["Ardèche",751],["Cantal",591],["Drôme",1661],["Isère",3001],["Loire",2419],["Haute-Loire",719],["Puy-de-Dôme",3202],["Rhône",8319],["Savoie",1791],["Haute-Savoie",577],["Côte-d'Or",2979],["Doubs",2584],["Jura",1071],["Nièvre",1765],["Haute-Saône",1770],["Saône-et-Loire",2452],["Yonne",2433],["Territoire de Belfort",2171],["Côtes-d'Armor",2535],["Finistère",3912],["Ille-et-Vilaine",3893],["Morbihan",2625],["Cher",2563],["Eure-et-Loir",1731],["Indre",1130],["Indre-et-Loire",2044],["Loir-et-Cher",977],["Loiret",3525],["Lot",612],["20",521],["Ardennes",18042],["Aube",4892],["Marne",239365],["Haute-Marne",3596],["Meurthe-et-Moselle",55999],["Meuse",226745],["Moselle",13623],["Bas-Rhin",3282],["Haut-Rhin",25752],["Vosges",25160],["Aisne",137520],["Nord",13522],["Oise",50356],["Pas-de-Calais",98257],["Somme",123642],["Paris",13866],["Seine-et-Marne",8021],["Yvelines",3355],["Essonne",1093],["Hauts-de-Seine",2508],["Seine-Saint-Denis",1574],["Val-de-Marne",2634],["Val-d'Oise",971],["Calvados",2144],["Eure",1663],["Manche",2858],["Orne",1384],["Seine-Maritime",4569],["Charente",1524],["Charente-Maritime",2149],["Corrèze",992],["Creuse",1044],["Dordogne",1690],["Gironde",6156],["Landes",799],["Lot-et-Garonne",1095],["Pyrénées-Atlantiques",1983],["Deux-Sèvres",876],["Vienne",1411],["Haute-Vienne",2000],["Ariège",782],["Aude",1121],["Aveyron",817],["Gard",1666],["Haute-Garonne",2676],["Gers",842],["Hérault",3325],["Lozère",293],["Hautes-Pyrénées",846],["Pyrénées-Orientales",1056],["Tarn",1126],["Tarn-et-Garonne",835],["Loire-Atlantique",3156],["Maine-et-Loire",2134],["Mayenne",1326],["Sarthe",2428],["Vendée",1211],["Alpes-de-Haute-Provence",252],["Hautes-Alpes",559],["Alpes-Maritimes",4391],["Bouches-du-Rhône",7860],["Var",9339],["Vaucluse",1787]];

var m = d3.map(data, function(d, i) {return d[0];});
var a = [0,5000,20000,60000,120000,240000];
var color=["#f7f7f7","#cccccc","#969696","#636363","#252525"]
var quantize = d3.scale.threshold()
.domain([5000,20000,60000,120000])
.range(d3.range(5).map(function(i) {return color[i]}));
svgcarte.selectAll("path")
.data(topojson.feature(maps, maps.objects.fr_dept).features)
.enter().append("path")
.attr("name", function(d, i) {return d.properties.fr})
.attr("d", path)
.attr("class", function(d,i){
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return "dcdr_pays"}
})
.attr("stroke","#000")
.attr("stroke-width",0.4)
.attr("fill", function(d, i) {
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return quantize(m.get(d.properties.fr)[1])
} else {
return "#ffffff"}});
var legend_fond = svglegende.append("g").attr("id", "legend_fond");
var legend = svglegende.append("g").attr("id", "legend").selectAll("rect")
legend.data(color)
.enter().append("rect")
.attr("x", 0).attr("y", function(d,i){
return i*14
})
.attr("width", 15)
.attr("height", 13)
.attr("fill", function(d,i){
return color[i]
})
.attr("shape-rendering", "crispEdges")
.attr("stroke", "none");
var legend_txt = svglegende.append("g").attr("id", "legend_txt").selectAll("text");
legend_txt.data(color)
.enter().append("text")
.attr("x", 18)
.attr("y", function(d,i){
return i*14 + 11
})
.style("font-size", "10px")
.style("font-family", "Arial")
.attr("fill", "#333333")
.text(function(d,i){
var virgule = Math.pow(10,);
console.log(virgule)
var t0 = Math.round(a[i])
var t1 = Math.round(a[i + 1])
return t0 + "  à  " + t1 + " " + ""});
var legend_titre = svglegende.append("g").attr("id", "legend_titre");
legend_titre.append("text")
.attr("x", 0)
.attr("y", -5)
.style("font-size", "11px")
.attr("font-weight", "bold").attr("fill", "#000000")
.text("Nombre de morts");
var rect = document.getElementById("legende15417615330").getBBox();
legend_fond.append("rect").attr("x", rect.x - 10)
.attr("y", rect.y - 5)
.attr("width", rect.width + 10 * 2)
.attr("height", rect.height + 5 * 2);

var w = $("#dcdr_map15417615330").width();
var h = $("#dcdr_map15417615330").height();
var x = w * 0 / 100, y = h * 48 / 100; 
svglegende.attr("transform", "translate("+x+","+y+")");

var isNumber = [1], data_modif_title = ["Département","morts"];
function p(col) {
var m = data_modif_title.indexOf(col);
return m;}

$(function() {
$("#dcdr_map15417615330").tooltip({items: ".dcdr_pays",
tooltipClass: "tooltipdecodeurs multimedia-embed",
track: true,
content: function() {function essai(contents){if (contents == "COULEUR"){
var color = $(element[0]).attr("fill");
return color;
}
= 0){
var t0 = Math.round(allvalues[p(contents)]);
return t0.toLocaleString();}else{return allvalues[p(contents)];
}}
var element = $(this);
var allvalues = m.get(element.attr("name")); var titre = "{{Département}}";
var content = "{{morts}} soldats « morts pour la France » durant la Première Guerre mondiale";
var notes = "";
var reg = new RegExp(/{{(.*?)}}/g);
titre = titre.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});
content = content.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});
notes = notes.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});

var str = "";
if (titre != "") {
" + titre + ""
}
if (content != "") {
" + content + ""
}
if (notes != "") {
" + notes + ""}
return str;
}
});
});

})

$("#dcdr_container15417615330 a").click(function(event) {event.stopImmediatePropagation()});

});



        Lire :
         

          Centenaire du 11-Novembre : la géographie des « morts pour la France »



31 % de morts parmi la « classe 14 »
La guerre 14-18 a surtout fauché toute une génération d’hommes qui avaient une vingtaine d’années au moment de l’entrée en guerre. Comme l’explique le démographe François Héran dans « Générations sacrifiées : le bilan démographique de la Grande Guerre » (Populations & Sociétés, Ined, 2014), la « classe 14 », c’est-à-dire la génération qui avait 20 ans en 1914, « subit de plein fouet le choc des premiers mois de guerre et fut mobilisée pendant tout le conflit ». Résultat, 31 % des hommes incorporés sont morts, soit 22 % de leur génération.


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		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
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	#container_15417733365 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
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		}
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	{
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	#container_15417733365.highcharts-legend-item text
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		width: 230px;
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	#container_15417733365 .credits{
		text-align: right;
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	}



Les soldats qui avaient vingt ans en 1914 ont été les plus  nombreux à mourir
Nombre de militaires tués en fonction de leur âge en 1914.

Source : Mémoire des hommes



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	Highcharts.setOptions({
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Au-delà des hommes mobilisés, l’impact a été immense pour toute la société, en particulier pour leur famille, avec un demi-million de jeunes veuves de moins de 45 ans et environ un million d’orphelins. Le nombre de naissances a été réduit de 800 000 à 400 000 par an, ce qui a créé des « classes creuses » faisant de la France le pays le plus âgé du monde en 1939.


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En France, un pic de jeunes veuves après la Première Guerre mondiale
Comparaison entre la proportion de veuves avant guerre (en 1913) et après guerre (en 1920) par tranche d'âge. On constate une nette hausse des femmes de 20 à 40 ans ayant perdu leur mari. 

Source : F. Héran, Ined



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<article-nb="2018/11/11/19-13">
<filnamedate="20181111"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181111"><AAMMJJHH="2018111119">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ La préfecture de police de Paris redoute des débordements liés à la mouvance autonome en marge des événements officiels.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 10/11/2018
Découvrir l’application


                        

Centenaire du 11-Novembre : des cérémonies sous haute surveillance à Paris

La préfecture de police de Paris redoute des débordements liés à la mouvance autonome en marge des événements officiels.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 11h41
   





                        



   


L’événement est historique, l’époque est dangereuse. Face à une menace terroriste considérée comme « particulièrement élevée », la préfecture de police de Paris (PP) a pris des mesures exceptionnelles pour sécuriser les événements officiels qui se tiennent à Paris dimanche 11 novembre autour de la commémoration du centenaire de l’armistice de la guerre de 14-18. Avec la présence dans la capitale de 72 chefs d’Etat, de gouvernement et d’organisation internationale ainsi que de 98 délégations étrangères, la PP évoque une « mobilisation maximale » de ses services et annonce le déploiement de près de 10 000 membres des forces de l’ordre. En dehors du risque d’attentat, c’est cependant les perturbations potentielles imputées à des militants de gauche radicaux qui préoccupent les autorités.

        Lire aussi :
         

                Merkel et Macron à Rethondes pour une cérémonie très symbolique



« 200 à 400 éléments à haute potentialité violente »
Un « black bloc » pourrait en effet se former en tête de la manifestation organisée dimanche après-midi sur la place de la République pour protester contre la présence à Paris du président américain, Donald Trump. Vendredi, Le Parisien faisait état d’une note confidentielle à laquelle ses journalistes ont eu accès indiquant que « 200 à 400 éléments à haute potentialité violente pourraient chercher à partir en déambulation sauvage et tenter de rejoindre les abords de l’ambassade des Etats-Unis, du palais de l’Elysée (…) et/ou de la grande halle de la Villette (…) où sera inaugurée la [première] édition du Forum de Paris sur la paix. »
Sur le site Paris-Luttes info, l’Action antifasciste Paris-Banlieue appelle ses sympathisants à prendre la tête du rassemblement de dimanche pour manifester son opposition à la venue du locataire de la Maison Blanche, considérée comme « une offense à toutes les victimes de sa politique, tant sur le sol des Etats-Unis qu’à travers le monde ». Plus généralement, le groupe de gauche appelle à la mobilisation contre « la célébration de la fin d’une boucherie aux côtés des bouchers d’aujourd’hui, en mémoire des millions de morts, de blessés et de disparus. » Depuis la mobilisation contre la loi travail en 2016, les cortèges de tête organisés par la mouvance autonome ont été au cœur d’affrontements violents avec les forces de l’ordre.
Des restrictions de circulation
La préfecture de police a annoncé que les accès du métro à la place de la République où se tiendra la manifestation vont être fermés dimanche et qu’un large périmètre interdit aux véhicules pourrait être mis en place dans les rues avoisinantes s’il est jugé que les circonstances l’exigent. Cette restriction de la circulation s’ajoute à de nombreuses mesures limitant l’accès à plusieurs points de la capitale qui ont pris effet dès le 10 novembre.
Pour sécuriser le dîner d’Etat donné samedi soir au Musée d’Orsay par le président de la République, Emmanuel Macron, et où étaient attendus les chefs d’Etat, de gouvernement et d’organisation internationale présents dans la capitale, un périmètre d’interdiction à la circulation a été mis en place à partir de 18 heures entre le boulevard Saint-Germain, la rue de Rivoli, la place de la Concorde et le Pont-Neuf. Les abords de la Philharmonie de Paris où se tient un concert pour des membres de délégations étrangères ont fait l’objet de mesures similaires dans le nord-est de Paris.

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Passage du cortège des hôtes étrangers
Dimanche, la sécurisation de la cérémonie de l’arc de Triomphe implique dès 7 heures le bouclage d’une partie importante des arrondissements de l’ouest parisien, sur un périmètre allant des Tuileries au bois de Boulogne. Les stations de métro situées dans les environs des Champs-Elysées doivent être également fermées à partir de 8 heures et les sorties à partir de la porte Dauphine vers le boulevard périphérique vont être neutralisées de 13 heures à 20 heures. Le périphérique sera par ailleurs fermé à la circulation sur douze kilomètres entre la porte de la Muette et la porte de Pantin de 13 heures à 16 heures en raison du passage du cortège des hôtes étrangers qui après avoir déjeuné à Versailles se rendront à la grande halle de la Villette pour l’ouverture du forum sur la paix dimanche après midi. Les sorties de la porte de Pantin seront également neutralisées de 12 heures à 22 heures.
Menaces d’attaque contre Macron : quatre hommes mis en examen. Ils avaient évoqué un projet d’attaque contre le président de la République, avec en toile de fond, sa tournée des commémorations du 11-Novembre : quatre sympathisants de l’ultradroite arrêtés mardi en Moselle ont été mis en examen samedi. Une information judiciaire a été ouverte pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » par le parquet de Paris, qui avait requis leur placement en détention provisoire. Au total, six suspects âgés de 22 à 62 ans, dont un ancien militaire, avaient été interpellés par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) lors de ce coup de filet mené dans la mouvance de l’ultradroite, le troisième en dix-huit mois. Par ailleurs, six projets d’attentats ont été déjoués cette année en France, a rapporté le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur, Laurent Nunez, dans un entretien publié dans le Journal du dimanche : « Depuis novembre 2013, 55 projets d’attentat islamiste ont été déjoués grâce à l’action des services de renseignement. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ La marche blanche se déroulait samedi en hommage aux huit victimes de l’écroulement de deux immeubles vétustes du centre-ville.
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Marseille : un balcon s’effondre en pleine marche blanche contre l’habitat indigne

La marche blanche se déroulait samedi en hommage aux huit victimes de l’écroulement de deux immeubles vétustes du centre-ville.



Le Monde.fr avec AFP
 |    10.11.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 17h03
   





                        


Un balcon s’est partiellement effondré, faisant 3 blessés légers, samedi 10 novembre à Marseille sur le parcours de la marche blanche en hommage aux victimes de l’écroulement de deux immeubles vétustes du centre-ville, qui rassemblait plusieurs milliers de personnes.

Pour info la marche blanche à @Marseille est temporairement ralentie car un morceau de balcon s’est détaché au 22 Boulevard Garibaldi, 13001 ! #BalanceTonTaudis pic.twitter.com/Hbx3KRRDnp— Guillaume Jesberger (@Jesberger) 10 novembre 2018


Six jours après l’effondrement de deux immeubles qui a fait huit morts à Marseille, des habitants et des associations organisaient samedi 10 novembre une marche blanche pour rendre hommage aux victimes mais aussi exprimer leur colère à l’encontre de la mairie. A partir de 15 heures, les manifestants ont défilé du métro Notre-Dame-du-Mont, en haut de la rue d’Aubagne où se sont effondrés les immeubles, jusqu’au Vieux-Port.
C’est lors du passage devant le 22, boulevard Garibaldi qu’un morceau de balcon s’est effondré sur deux personnes, une femme de 59 ans et un garçon de 7 ans. Les marins-pompiers assurent cependant que leur état de santé n’inspire aucune inquiétude. Une femme de 24 ans a aussi été légèrement touchée en recevant un bloc de pierre sur le pied.
De quoi nourrir encore les critiques à l’égard de la gestion de Jean-Claude Gaudin, maire LR de Marseille, aux manettes de la ville depuis vingt-deux ans, qui n’ont cessé de croître toute la semaine. Vendredi, alors que le préfet tenait une conférence de presse, des manifestants scandaient sous la pluie « Gaudin assassin ! » devant la préfecture.

Un blessé léger selon un policier. Évacuation des commerces. 20, boulevard Garibaldi #Marseille pic.twitter.com/stYIeySOSw— David Coquille (@DavidLaMars) 10 novembre 2018


Quarante mille logements indignes à Marseille
Jean-Claude Gaudin se défendait une nouvelle fois vendredi matin. « Ce qui me contrarie, c’est de sembler dire que nous n’aurions pas fait l’effort nécessaire sur cette politique d’éradication de l’habitat indigne. Je l’ai commencée il y a longtemps », a déclaré le maire, tout en déplorant la lenteur des procédures pour intervenir dans des propriétés privées. « Alors aujourd’hui, devant un pareil drame, il faut un bouc émissaire. Naturellement, un maire dans une ville est toujours responsable de tout. Je n’échappe pas à cela », a-t-il ajouté.

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Les opposants au maire dénoncent l’« incurie des autorités », à l’instar de Jean-Luc Mélenchon, qui accuse « l’indifférence aux pauvres ». Le député de La France insoumise a annoncé sa présence samedi à la marche blanche.
La sénatrice PS Samia Ghali, qui a proposé son aide à la mairie centrale, dénonce elle aussi le « développement de l’habitat insalubre à Marseille qui avait été largement porté à la connaissance des pouvoirs publics au travers du rapport Nicol en 2015 ». Ce rapport remis au gouvernement en 2015, faisait état de 40 000 logements indignes à Marseille, menaçant la sécurité de près de 100 000 habitants (sur les 860 000 de la cité phocéenne selon l’Insee).
Les opérations de déblaiement vont continuer encore plusieurs jours
Vendredi soir, les corps de cinq hommes et trois femmes découverts sous les décombres de l’immeuble du 65, rue d’Aubagne – le seul habité selon les autorités – ont été identifiés. Cinq des victimes étaient des locataires, et trois des visiteurs présents au moment de l’effondrement.
Soixante-cinq sauveteurs continuent de déblayer le tas de gravats de la rue d’Aubagne, dans le quartier populaire de Noailles. Les opérations de déblaiement devraient encore durer « des jours » selon les marins-pompiers. Des opérations très délicates en raison de la fragilité des bâtiments voisins, dont certains menacent ruine.

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Dans la rue d’Aubagne et à ses abords, des immeubles ont été évacués dans la semaine, par précaution, et par crainte d’un « effet domino ». Dans la nuit de jeudi à vendredi, la ville a pris en charge et relogé 359 personnes.
Des experts venus de Paris doivent prêter main forte à la municipalité pour examiner les bâtiments les plus proches de la catastrophe, a aussi annoncé le préfet de région, Pierre Dartout, vendredi, indiquant qu’en fonction des conclusions de ces experts « d’autres déconstructions » pourraient être envisagées.
Côté judiciaire, une enquête a été ouverte par le parquet de Marseille, confiée à la police judiciaire, pour faire la lumière sur le déroulement du drame, ses causes, et déterminer d’éventuelles responsabilités.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Pour le psychanalyste Fethi Benslama, le phénomène est notamment lié aux revendications identitaires.
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Le djihadisme, « un laboratoire des radicalisations »

Pour le psychanalyste Fethi Benslama, le phénomène est notamment lié aux revendications identitaires.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 10h28
    |

            Elise Vincent








                        



                                


                            
Fethi Benslama est psychanalyste et professeur à l’université Paris-Diderot. Il est par ailleurs à la tête des premiers Etats généraux « psy » sur la radicalisation qui ont eu lieu, à Paris, du 7 au 10 novembre. Une rencontre de professionnels, voulue par le plan national de lutte contre la radicalisation. Selon M. Benslama, la radicalisation djihadiste a été le « laboratoire » d’autres « formes de radicalisation qui existent ou à venir ».

Trois ans après le 13-Novembre, votre regard sur la radicalisation djihadiste a-t-il changé ?
Oui, car, il y a trois ans, on avait des idées très générales. Nous n’avions pas cette connaissance concrète et directe de ce qu’on appelle les « radicalisés ». Bien sûr, certaines personnes connaissaient la réalité, comme les travailleurs sociaux. Pour ma part, j’avais une consultation dans une cité de Seine-Saint-Denis. Je savais de quoi il retournait. On a tout de même été surpris par la soudaine multiplication d’individus radicalisés à partir de 2014 et pour laquelle le gouvernement a mis en place des dispositifs de signalement. Aujourd’hui, on n’est plus dans les grandes théories et les spéculations sur la radicalisation.
Quelle influence cela a-t-il sur les modes de prise en charge ?
On essaye concrètement de voir quelle est la trajectoire du jeune, par où il est passé, ce que la radicalisation a rempli comme fonction dans sa vie psychique. Lui ne va jamais en dire clairement les raisons profondes, c’est à nous de les découvrir. Avant, on s’en tenait au discours manifeste, au fanatisme, à l’écran idéologique. Aujourd’hui, nous essayons de traverser cet écran pour comprendre les ressorts intimes de la personne et, quand nous y parvenons, il devient possible de l’aider à faire un autre choix, à trouver des potentialités ignorées, pour réorienter le cours de sa vie.

Connecteriez la radicalisation djihadiste à la montée du conservatisme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Le chef de l’Etat français et la chancelière allemande se sont rendus ensemble, ce samedi, à Compiègne, sur les lieux de l’armistice qui a scellé la fin de la première guerre mondiale.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/11/2018
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Merkel et Macron à Rethondes pour une cérémonie très symbolique

Le chef de l’Etat français et la chancelière allemande se sont rendus ensemble, ce samedi, à Compiègne, sur les lieux de l’armistice qui a scellé la fin de la première guerre mondiale.



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    10.11.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 10h46
   





                        



   


Cent ans après la fin de la première guerre mondiale, Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont retrouvés samedi 10 novembre à la clairière de l’armistice à Compiègne, dans l’Oise, au nord de la capitale. Le président et la chancelière sont réunis dans la clairière de Rethondes pour une cérémonie très symbolique, avant-dernière étape de l’« itinérance mémorielle » du chef de l’Etat avant la cérémonie du 11-Novembre à Paris.

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C’est ici que le 11 novembre 1918 fut signé dans un wagon-restaurant l’armistice scellant la fin de la première guerre mondiale, qui fit 10 millions de morts. Cachée en pleine forêt de Compiègne, la clairière de Rethondes avait été choisie par le généralissime des armées alliées, Ferdinand Foch, pour abriter les négociations en raison de son calme et de son isolement. Elle est située au bout d’une « allée triomphale » inaugurée en 1922, que remontent les présidents français lors des cérémonies commémoratives.
Le « wagon de l’armistice », où Adolf Hitler avait également fait signer l’armistice du 22 juin 1940, a été emporté par les Allemands et utilisé à des fins de propagande, avant d’être détruit en avril 1945. Une réplique du wagon a été installée depuis 1962 dans un bâtiment musée qui attire 70 000 visiteurs par an.
« Un déplacement hautement symbolique »
Le palais de l’Elysée relève que « c’est la première fois depuis 1945 » que le président français et le chef du gouvernement allemand se rencontrent dans la clairière de l’Armistice. « C’est un déplacement hautement symbolique, il s’agit du premier déplacement franco-allemand » sur le site depuis la seconde guerre mondiale, insiste-t-on à l’Elysée.
Compiègne, « c’est le lieu de la revanche, ce sera le lieu de l’ultime réconciliation si besoin était », ajoute la même source. « On est dans les pas du chancelier Helmut Kohl et du président François Mitterrand », veut-on croire au palais, qui étaient apparus main dans la main en 1984 à Verdun.

   


Après un passage en revue des troupes de la brigade franco-allemande, le dévoilement d’une plaque commémorative et le dépôt d’une gerbe commune, les deux dirigeants ont signé le livre d’or dans le wagon où ont été signés l’armistice du 11 novembre 1918 puis celui du 22 juin 1940. 
La cérémonie a été voulue « sobre et sans discours », selon une source proche de l’organisation de la cérémonie. Malgré l’absence de prise de parole officielle, le président français et la chancelière allemande ont ensuite discuté avec un groupe de jeunes. M. Macron leur a dit la nécessité, selon lui, d’être « à la hauteur » de ce que clamaient les contemporains de la Grande guerre : « Plus jamais ça ! ».
Il faut « ne rien céder aux passions tristes, aux tentations de la division », a déclaré le président français, répétant son message politique en faveur de plus de coopération dans une Europe où les électeurs se tournent de plus en plus vers des courants hostiles à l’intégration européenne.

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11 novembre à l’arc de Triomphe
Les deux dirigeants se retrouveront ensuite dimanche pour la traditionnelle cérémonie du 11-Novembre sous l’arc de Triomphe à Paris en présence d’une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement, dont Vladimir Poutine et Donald Trump. La chancelière allemande ouvrira dans l’après-midi la première édition du « Forum pour la paix », « un geste symbolique qui témoigne de la réconciliation et de l’amitié franco-allemande » selon l’Elysée.

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Dans la soirée, les Macron, Trump, Merkel, et plusieurs autres dignitaires se retrouveront au Musée d’Orsay à Paris, pour une visite de l’exposition consacrée à Picasso et un dîner protocolaire sur place, avant la grande cérémonie de dimanche matin sous l’arc de Triomphe en présence de plusieurs dizaines de chefs d’Etat et de gouvernement, point d’orgue des commémorations.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Les attentats de Paris et Saint-Denis ont fait 2 625 victimes.
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L’indemnisation des victimes évaluée à 300 millions d’euros

Les attentats de Paris et Saint-Denis ont fait 2 625 victimes.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 10h04
    |

            Elise Vincent








                        



                                


                            
L’indemnisation des victimes de l’attentat du 13 novembre 2015 qui a causé la mort de 130 personnes et blessé 489 autres pourrait s’élever à quelque 300 millions d’euros, selon une estimation dévoilée, le 6 novembre, par le directeur général du Fonds de garantie des victimes du terrorisme (FGTI). Un montant dont 85 millions ont déjà été versés à 2 625 victimes, directes ou indirectes, pour l’essentiel à titre de provision.

Le FGTI est l’organisme qui indemnise les personnes blessées, physiquement ou psychologiquement, et les ayants droit de ceux et celles décédés dans les attentats. Ce montant de 300 millions est légèrement supérieur à celui de l’attentat de Nice le 14 juillet 2016, où 86 personnes ont été tuées et près de 500 autres blessées. Pour Nice, il pourrait en coûter entre 200 millions et 250 millions au FGTI, dont les ressources sont principalement issues d’un prélèvement de 5,90 euros sur chacun des 90 millions de contrats d’assurance de biens signés en France (automobile, habitation, etc.).
Fonctionnement rigide et comptable
Dans le cas du 13 novembre, sur les 2 625 victimes de 42 nationalités différentes déjà indemnisées, 799 sont des proches des personnes décédées, 581 des blessés physiques et leurs proches, et 1 245 des blessés psychiques, a détaillé le FGTI. Parmi ces victimes, 119 sont rattachables aux faits survenus au Stade de France, 577 aux attaques des terrasses des 10e et 11e arrondissements, et 1 928 à la prise d’otages de la salle de spectacle du Bataclan.
Dans cette longue liste de victimes, 70 se sont fait connaître seulement à partir du début de cette année 2018 pour une demande d’indemnisation. Sur le total de 2 625 dossiers recensés depuis les faits, la moitié a cependant fait l’objet d’une indemnisation définitive. Une possibilité qui n’intervient que lorsque l’état de santé de la personne est stabilisé, et n’est donc plus susceptible de s’aggraver ou, à l’inverse, de s’améliorer.
Les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Les protagonistes des attentats de novembre 2015 à Paris ont été identifiés, mais des questions restent en suspens, avant un procès qui pourrait se tenir en 2021.
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Trois ans après le 13-Novembre, l’enquête touche à sa fin

Les protagonistes des attentats de novembre 2015 à Paris ont été identifiés, mais des questions restent en suspens, avant un procès qui pourrait se tenir en 2021.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 09h51
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 14h08
    |

            Elise Vincent








                        



                                


                            

Trois ans après les attentats du 13 novembre 2015, qui ont causé la mort de 130 personnes et en ont blessé 489 autres, l’enquête judiciaire arrive à son terme. L’année écoulée, l’avancée des investigations a été moins spectaculaire qu’entre 2015 et 2017, où les enquêteurs avaient une matière énorme à défricher. Mais, désormais, l’essentiel des protagonistes de cette cellule sophistiquée, organisée à cheval entre la France, la Belgique, plusieurs autres pays européens et la zone irako-syrienne, ont été identifiés. Onze hommes sont mis en examen et sept autres font l’objet d’un mandat d’arrêt.
Un certain nombre de questions restent toutefois en suspens, sans que l’on sache si la justice parviendra à y répondre d’ici à la fin des investigations, prévue au plus tard pour septembre 2019. Une date imposée par l’obligation de ne pas dépasser la durée maximale autorisée – quatre ans – pour la détention provisoire de plusieurs mis en examen, notamment celle de Salah Abdeslam, seul survivant du commando. Un procès pourrait se tenir en 2021.

Le commando aurait-il pu compter plus de dix hommes ?
C’est l’une des hypothèses sur lesquelles planche sérieusement la justice. Au soir du 13 novembre, un commando de dix hommes arrive à Paris et à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Parmi eux, l’équipe de kamikazes qui effectuera la prise d’otages au Bataclan. Soit trois Français : Samy Amimour, Foued Mohamed-Aggad et Ismaël Omar Mostefaï. Une autre équipe tentera en vain de pénétrer à l’intérieur du Stade de France et se fera finalement exploser à ses portes : deux Irakiens et un Belge de 20 ans, Bilal Hadfi. Un troisième groupe armé partira à l’assaut des terrasses des 10e et 11e arrondissements : Brahim Abdeslam – frère de Salah –, leur ami d’enfance Abdelhamid Abaaoud et un autre Belge, Chakib Akrouh.

D’autres hommes auraient pu se joindre au commando de Paris et de Saint-Denis, selon les dernières investigations
D’autres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le projet de réforme de la justice, qui sera examiné à partir du 19 novembre à l’Assemblée nationale, prévoit 500 millions d’investissement sur cinq ans dans le numérique.
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La justice du quotidien simplifiée

Le projet de réforme de la justice, qui sera examiné à partir du 19 novembre à l’Assemblée nationale, prévoit 500 millions d’investissement sur cinq ans dans le numérique.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 09h23
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            
La garde des sceaux, Nicole Belloubet, a pris pour habitude de marteler que la transformation numérique est le défi dont le succès conditionnera la réussite de l’ensemble de son projet de réforme de la justice. Plus de 500 millions d’euros d’investissement sur cinq ans sont programmés. Mais la réforme de la justice civile va au-delà de ce que la révolution numérique permettra de moderniser dans la procédure. Voici les principales propositions.

Des modes alternatifs de règlement des différends
Pour les litiges de voisinage ou litiges inférieurs à 5 000 euros, le projet de loi instaure le principe d’une tentative obligatoire de conciliation, de médiation ou de procédure participative. L’objectif est de déjudiciariser les dossiers qui le peuvent et de porter devant le juge civil des litiges déjà décantés. Des services de médiation en ligne pourront être proposés. Leur certification est facultative. Certains voient dans ce mouvement une « privatisation » de la justice car la médiation est un service payant qui sera proposé par des entités privées. Mais les modes alternatifs de règlement, lorsque les deux parties trouvent un accord, sont plus efficaces que la justice pour réduire la conflictualité.
Une réorganisation judiciaire 
La fusion du tribunal d’instance et du tribunal de grande instance en un tribunal judiciaire, par distinction du tribunal administratif, accompagnée du déploiement du service unique du justiciable (SAUJ), permettra en tout lieu de justice d’intenter une action et de suivre l’avancement de sa procédure même si elle dépend d’un autre tribunal. Le juge d’instance devient le juge des contentieux de la protection.

Une procédure dématérialisée 
Une saisine unique permettra de saisir le tribunal judiciaire en ligne de chez soi, d’une maison du droit, d’un SAUJ, etc. Les petits litiges pourront se traiter de façon entièrement dématérialisée. Dans ce cas, la procédure pourra même se dérouler sans audience si...




                        

                        


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Vers un renforcement des pouvoirs des procureurs et des enquêteurs

Les députés ont restauré, en commission des lois, le projet de réforme de la justice de Nicole Belloubet qui suscite la colère des avocats.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 09h12
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 06h33
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            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

Pressés de rejoindre leur circonscription, les députés de la commission des lois ont bouclé à la hâte, vendredi 9 novembre au soir, l’examen des deux projets de loi de réforme de la justice à l’issue de quatre jours de débats et de plus de mille amendements. A la fois loi de programmation budgétaire quinquennale et réforme tous azimuts de la justice (procédures pénale et civile, organisation territoriale, échelle des peines et construction de prisons), ces textes techniques viendront en discussion en séance au Palais-Bourbon à partir du 19 novembre.
A voir le caractère constructif des échanges entre les élus de la majorité et de l’opposition et la garde des sceaux, Nicole Belloubet, on pouvait se demander s’il s’agissait de la même réforme qui provoque le cri d’alarme des avocats. Très mobilisées en début d’année, les organisations professionnelles des avocats appellent, avec le Syndicat de la magistrature, à une nouvelle manifestation le 15 novembre devant l’Assemblée nationale sur le thème de l’égal accès à la justice et de la protection des droits et libertés.

Alors que le Sénat a, lors du vote de la réforme en première lecture le 23 octobre, limé certaines dispositions renforçant les pouvoirs de la police et du parquet, la commission des lois présidée par Yaël Braun-Pivet (La République en marche) a largement rétabli la version initiale du gouvernement. Comme l’extension du recours aux techniques spéciales d’enquête que sont les écoutes téléphoniques et la géolocalisation lors des enquêtes de flagrance. Le Sénat l’avait limité aux crimes et aux délits punis d’une peine d’emprisonnement de cinq ans ou plus. Un amendement du gouvernement voté par les députés a ramené ce seuil aux délits punis de trois ans au moins.
Ces techniques spéciales d’enquête demandées par le parquet devront auparavant être autorisées par le juge des libertés et de la détention. Ce qui fait dire à la ministre de la justice que « l’équilibre entre l’efficacité...




                        

                        

