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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le président américain s’est rendu en France à l’occasion des cérémonies du centenaire de l’armistice mettant fin à la première guerre mondiale.
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Parallèlement aux commémorations du 11-Novembre, une manifestation anti-Trump s’est tenue à Paris

Le président américain s’est rendu en France à l’occasion des cérémonies du centenaire de l’armistice mettant fin à la première guerre mondiale.



Le Monde.fr avec Reuters
 |    11.11.2018 à 17h16
   





                        



   


Des centaines de personnes se sont rassemblées sous la pluie, dimanche 11 novembre, place de la République à Paris pour protester contre la présence en France du président américain Donald Trump, accusé par les manifestants d’être un ennemi de la paix. 
« Trump = Guerre », était-il écrit sur une affiche placardée au pied de la statue de la République. Au-dessus de la manifestation, planait un ballon de baudruche « baby Trump » à l’effigie du président américain, comme le rapporte notre envoyé spécial sur place :

Jay D. explique que ce ballon représente Trump ☝🏻”Nous sommes là pour manifester contre les valeurs qu’il représente et qui ont mené à son élection. Ces valeurs que sont le sexisme, le racisme, l’islamophobie, etc., et sont présentes en France, au Brésil“ #11novembreLaPaix pic.twitter.com/8qBUlcrehI— Pierre Bouvier (@pibzedog) 11 novembre 2018


« Trump = Guerre »
Rassemblés sous la pluie à l’appel du collectif Ni guerre ni état de guerre, notamment, les manifestants comptaient parmi eux des membres revendiqués de la mouvance black bloc, dont les forces de l’ordre redoutaient des actes de violence. Donald Trump n’était pas le seul chef d’Etat visé par cet événement : des manifestants ont aussi brandi des pancartes hostiles au président turc Recep Tayyip Erdogan, également présent dans la capitale française.
Donald Trump et son épouse Melania passent le week-end à Paris à l’occasion des cérémonies du centenaire de l’armistice mettant fin à la première guerre mondiale. Le président américain a, cependant, choisi de ne pas assister au Forum pour la paix à Paris. A la place, le président américain s’est rendu au cimetière américain de Suresnes, juste à côté de Paris, pour rendre hommage à ses concitoyens tombés au front.

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Dernières prises de parole à la manif contre le venue de Trump et... « c’est l’heure d’aller prendre un chocolat chaud », dit une des organisatrices. #11novembre #11novembre2018 pic.twitter.com/KqxEYYIp8P— Pierre Bouvier (@pibzedog) 11 novembre 2018





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Verbatim du discours tenu par le président français dimanche pour le centenaire de l’Armistice de 1918 devant plus de 70 chefs d’Etat et de gouvernement.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Document : le discours d’Emmanuel Macron à l’Arc de Triomphe

Verbatim du discours tenu par le président français dimanche pour le centenaire de l’Armistice de 1918 devant plus de 70 chefs d’Etat et de gouvernement.



LE MONDE
 |    11.11.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 17h08
   





                        


« Le 7 novembre 1918, lorsque le caporal clairon Pierre Sellier sonna le premier cessez-le-feu, vers 10 heures du matin, bien des hommes ne purent y croire, puis sortirent lentement de leurs positions, pendant que, de loin en loin, sur les lignes, les mêmes clairons répétaient le cessez-le-feu puis faisaient entendre les notes de la sonnerie aux morts, avant que les cloches ne répandent la nouvelle, à la volée, dans tout le pays.
Le 11 novembre 1918, à 11 heures du matin, il y a cent ans, jour pour jour, heure pour heure, à Paris comme dans toute la France, les clairons ont retenti et les cloches de toutes les églises ont sonné.
C’était l’armistice.
C’était la fin de quatre longues et terribles années de combats meurtriers. L’armistice pourtant n’était pas la paix. Et à l’Est, pendant plusieurs années, d’effroyables guerres se poursuivirent.
Ici, ce même jour, les Français et leurs Alliés ont célébré leur victoire. Ils s’étaient battus pour leur patrie et pour la liberté. Ils avaient consenti, pour cela, tous les sacrifices et toutes les souffrances. Ils avaient connu un enfer que nul ne peut se représenter.
Nous devrions prendre un instant pour faire revenir à nous cet immense cortège des combattants où défilent des soldats de la métropole et de l’empire, des légionnaires et des garibaldiens avec des étrangers venus du monde entier, parce que la France représentait, pour eux, tout ce qu’il y avait de beau dans le monde.
Avec les ombres de Peugeot, premier tombé, et de Trébuchon, dernier mort pour la France dix minutes avant l’armistice, voici l’instituteur Kléber Dupuy, défenseur de Douaumont, Apollinaire, Blaise Cendrars au régiment de marche de la légion étrangère, les soldats des régiments basques, bretons ou marseillais, le capitaine de Gaulle que personne alors ne connaissait, Julien Green, l’Américain, à la porte de son ambulance, Montherlant et Giono, Charles Péguy et Alain Fournier tombés dans les premières semaines, Joseph Kessel venu d’Orenbourg en Russie.
Et tous les autres, tous les autres qui sont les nôtres, auxquels plutôt nous appartenons, et dont on peut lire les noms sur chaque monument, des hauteurs solaires de la Corse aux vallées des Alpes, de la Sologne aux Vosges, de la pointe du Raz à la frontière espagnole. Oui, une seule France, rurale et urbaine, bourgeoise, aristocratique et populaire, de toutes les couleurs où le curé et l’anticlérical ont souffert côte à côte et dont l’héroïsme et la douleur nous ont faits.
Durant ces quatre années, l’Europe manqua de se suicider. L’humanité s’était enfoncée dans le labyrinthe hideux d’affrontements sans merci, dans un enfer qui engloutit tous les combattants, de quelque côté qu’ils soient, de quelque nationalité qu’ils soient.
Dès le lendemain, dès le lendemain de l’armistice, commença le funèbre décompte des morts, des blessés, des mutilés, des disparus. Ici en France, mais aussi dans chaque pays, les familles pendant des mois attendirent en vain le retour d’un père, d’un frère, d’un mari, d’un fiancé, et parmi ces absents, il y eut aussi ces femmes admirables engagées auprès des combattants.
10 millions de morts.
6 millions de blessés et mutilés.
3 millions de veuves.
6 millions d’orphelins.
Des millions de victimes civiles.
1 milliard d’obus tirés sur le seul sol de France.
Le monde découvrit l’ampleur de blessures que l’ardeur combattante avait occultée. Aux larmes des mourants, succédèrent celles des survivants. Car sur ce sol de France, le monde entier était venu combattre. Des jeunes hommes de toutes les provinces et de l’Outre-mer, des jeunes hommes venus d’Afrique, du Pacifique, des Amériques et d’Asie sont venus mourir loin de leur famille dans des villages dont ils ne connaissaient pas même le nom.
Les millions de témoins de toutes les nations racontèrent l’horreur des combats, la puanteur des tranchées, la désolation des champs de bataille, les cris des blessés dans la nuit, la destruction de campagnes florissantes où ne subsistait plus que la silhouette calcinée des arbres. Beaucoup de ceux qui sont rentrés avaient perdu leur jeunesse, leurs idéaux, le goût de vivre. Beaucoup étaient défigurés, aveugles, amputés. Vainqueurs et vaincus furent alors plongés pour longtemps dans le même deuil.
1918, c’était il y cent ans. Cela semble loin. Et pourtant, c’était hier !
J’ai arpenté les terres de France où se sont déroulés les combats les plus rudes. J’ai vu dans ces campagnes de mon pays la terre encore grise et toujours stérile des champs de bataille ! J’ai vu les villages détruits qui n’avaient plus d’habitants pour les reconstruire et qui ne sont aujourd’hui encore que le témoignage, pierre sur pierre, de la folie des hommes !
J’ai vu sur nos monuments la litanie des noms de Français côtoyant les noms des étrangers morts sous le soleil de France ; j’ai vu les corps de nos soldats ensevelis sous une nature redevenue innocente, comme j’avais vu, dans les fosses communes, se mêler les ossements des soldats allemands et des soldats français côte à côte qui, par un hiver glacial, s’étaient entre-tués pour quelques mètres de terrain…
Les traces de cette guerre ne se sont jamais effacées ni sur les terres de France, ni sur celles de l’Europe et du Moyen-Orient, ni dans la mémoire des hommes partout dans le monde.
Souvenons-nous ! N’oublions pas ! Car le souvenir de ces sacrifices nous exhorte à être dignes de ceux qui sont morts pour nous, pour que nous puissions vivre libres !
Souvenons-nous : ne retranchons rien de ce qu’il y avait de pureté, d’idéal, de principes supérieurs dans le patriotisme de nos aînés. Cette vision de la France comme Nation généreuse, de la France comme projet, de la France porteuse de valeurs universelles, a été dans ces heures sombres exactement le contraire de l’égoïsme d’un peuple qui ne regarde que ses intérêts. Car le patriotisme est l’exact contraire du nationalisme : le nationalisme en est la trahison. En disant « nos intérêts d’abord et qu’importent les autres ! », on gomme ce qu’une Nation a de plus précieux, ce qui la fait vivre, ce qui la porte à être grande, ce qui est le plus important : ses valeurs morales.
Souvenons-nous, nous autres Français, de ce que Clemenceau a proclamé le jour de la victoire, il y a cent ans jour pour jour, du haut de la tribune de l’Assemblée nationale, avant qu’en un chœur sans pareil n’éclate la Marseillaise : combattante du droit, combattante de la Liberté, la France serait toujours et à jamais le soldat de l’idéal.
Ce sont ces valeurs et ces vertus qui ont soutenu ceux que nous honorons aujourd’hui, ceux qui se sont sacrifiés dans les combats où la Nation et la démocratie les avaient engagés. Ce sont ces valeurs, ce sont ces vertus qui firent leur force parce qu’elles guidaient leur cœur.
La leçon de la Grande Guerre ne peut être celle de la rancœur d’un peuple contre d’autres, pas plus que celle de l’oubli du passé. Elle est un enracinement qui oblige à penser à l’avenir et à penser à l’essentiel.
Dès 1918, nos prédécesseurs ont tenté de bâtir la paix, ils ont imaginé les premières coopérations internationales, ils ont démantelé les empires, reconnu nombre de Nations et redessiné les frontières ; ils ont même rêvé alors d’une Europe politique.
Mais l’humiliation, l’esprit de revanche, la crise économique et morale ont nourri la montée des nationalismes et des totalitarismes. La guerre de nouveau, vingt ans plus tard, est venue ravager les chemins de la paix.
Ici, aujourd’hui, peuples du monde entier, sur cette dalle sacrée, sépulture de notre Soldat Inconnu, ce « Poilu » anonyme symbole de tous ceux qui meurent pour la patrie, voyez tant de vos dirigeants rassemblés !
Chacun d’eux mène à sa suite sa longue cohorte des combattants et des martyrs issus de son peuple. Chacun d’eux est le visage de cette espérance pour laquelle toute une jeunesse accepta de mourir, celle d’un monde enfin rendu à la paix, d’un monde où l’amitié entre les peuples l’emporte sur les passions guerrières, d’un monde où la parole des hommes doit parler plus fort que le fracas des armes, où l’esprit de conciliation l’emporte sur la tentation du cynisme, où des instances et des forums permettent aux ennemis d’hier d’engager le dialogue et d’en faire le ciment de l’entente, le gage d’une harmonie enfin possible.
Cela s’appelle, sur notre continent, l’amitié forgée entre l’Allemagne et la France et cette volonté de bâtir un socle d’ambitions communes. Cela s’appelle l’Union européenne, une union librement consentie, jamais vue dans l’Histoire, et nous délivrant de nos guerres civiles. Cela s’appelle l’Organisation des Nations unies, garante d’un esprit de coopération pour défendre les biens communs d’un monde dont le destin est indissolublement lié et qui a tiré les leçons des échecs douloureux de la Société des Nations comme du Traité de Versailles.
C’est cette certitude que le pire n’est jamais sûr tant qu’existent des hommes et de femmes de bonne volonté. Soyons sans relâche, sans honte, sans crainte ces femmes et ces hommes de bonne volonté !
Je le sais, les démons anciens resurgissent, prêts à accomplir leur œuvre de chaos et de mort. Des idéologies nouvelles manipulent des religions, prônent un obscurantisme contagieux. L’Histoire menace parfois de reprendre son cours tragique et de compromettre notre héritage de paix, que nous croyions avoir définitivement scellé du sang de nos ancêtres.
Que ce jour anniversaire soit donc celui où se renouvelle l’éternelle fidélité à nos morts ! Faisons, une fois de plus, ce serment des Nations de placer la paix plus haut que tout, car nous en connaissons le prix, nous en savons le poids, nous en savons les exigences !
Nous tous ici, dirigeants politiques, nous devons, en ce 11 novembre 2018, réaffirmer devant nos peuples notre véritable, notre immense responsabilité, celle de transmettre à nos enfants le monde dont les générations d’avant ont rêvé.
Additionnons nos espoirs au lieu d’opposer nos peurs ! Ensemble, nous pouvons conjurer ces menaces que sont le spectre du réchauffement climatique, la pauvreté, la faim, la maladie, les inégalités, l’ignorance. Nous avons engagé ce combat et nous pouvons le gagner : poursuivons-le, car la victoire est possible !
Ensemble, nous pouvons rompre avec la nouvelle « trahison des clercs » qui est à l’œuvre, celle qui alimente les contre-vérités, accepte les injustices qui minent nos peuples, nourrit les extrêmes et l’obscurantisme contemporain.
Ensemble, nous pouvons faire surgir l’extraordinaire floraison des sciences, des arts, des échanges, de l’éducation, de la médecine que, partout dans le monde, je vois poindre car notre monde est, si nous le voulons, à l’aube d’une époque nouvelle, d’une civilisation portant au plus haut les ambitions et les facultés de l’homme.
Ruiner cet espoir par fascination pour le repli, la violence et la domination serait une erreur dont les générations futures nous feraient, à juste titre, porter la responsabilité historique. Ici, aujourd’hui, affrontons dignement le jugement de l’avenir !
La France sait ce qu’elle doit à ses combattants et à tous les combattants venus du monde entier. Elle s’incline devant leur grandeur.
La France salue avec respect et gravité les morts des autres nations que, jadis, elle a combattues. Elle se tient à côté d’elles.
« Nos pieds ne se détachent qu’en vain du sol qui contient les morts » écrivait Guillaume Apollinaire.
Que sur les tombes où ils reposent, fleurisse la certitude qu’un monde meilleur est possible si nous le voulons, si nous le décidons, si nous le construisons, si nous l’exigeons de toute notre âme.
En ce 11 novembre 2018, cent ans après un massacre dont la cicatrice est encore visible sur la face du monde, je vous remercie pour ce rassemblement de la fraternité retrouvée du 11 novembre 1918.
Puisse ce rassemblement ne pas être seulement celui d’un jour. Cette fraternité, mes amis, nous invite, en effet, à mener ensemble le seul combat qui vaille : le combat de la paix, le combat d’un monde meilleur.
Vive la paix entre les peuples et entre les États !
Vive les nations libres du monde !
Vive l’amitié entre les peuples !
Vive la France ! »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Devant notamment son homologue américain, Donald Trump, le chef de l’Etat a plaidé pour la coopération internationale à l’occasion de son discours du 11-Novembre.
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édition abonné


11-Novembre : Emmanuel Macron en héraut de l’ouverture, de l’Europe et du multilatéralisme

Devant notamment son homologue américain, Donald Trump, le chef de l’Etat a plaidé pour la coopération internationale à l’occasion de son discours du 11-Novembre.



LE MONDE
 |    11.11.2018 à 16h14
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 16h31
    |

            Marc Semo








                        



                                


                            

« N’oublions pas ! » Tout au long de son discours prononcé sous l’Arc de triomphe devant la flamme du soldat inconnu, dimanche 11 novembre, point d’orgue des commémorations de l’armistice de 1918, Emmanuel Macron est revenu sur une même idée. Cette guerre « semble si loin et, pourtant, c’était hier » et « cent ans après la cicatrice est encore visible sur la face du monde ».
Plus de 70 chefs d’Etat et de gouvernement, dont Vladimir Poutine, Donald Trump et Angela Merkel, étaient réunis place de l’Etoile. Sous les parapluies, ils avaient marché quelques centaines de mètre en haut des Champs-Elysées. Puis la cérémonie commença à la onzième heure du onzième jour du onzième mois de l’année, exactement comme il y a cent ans, par l’envolée des cloches dans toute la France.
Des lycéens français, anglais, américains et allemands ont lu dans leur langue des lettres de combattants de l’époque. La cérémonie s’est ouverte par une Sarabande de Bach interprétée par le violoncelliste américain Yo-Yo Ma et s’est conclue par le Boléro de Ravel joué par l’orchestre des jeunes de l’Union européenne.
Dans cette atmosphère recueillie, Emmanuel Macron a maintenu un équilibre entre la commémoration de la paix, l’appel à l’union et à la relance du projet communautaire, sans pour autant effacer la victoire et sa mémoire. Celle de « l’immense cortège des combattants » de la Grande Guerre, « venus du monde entier, parce que la France représentait pour eux tout ce qu’il y avait de beau dans le monde ». Et de citer Georges Clemenceau il y a cent ans au jour de la victoire : « Combattante du droit et de la liberté, la France reste toujours et à jamais le soldat de l’idéal. »
Un discours politique
Le discours du chef de l’Etat s’est ensuite mué en plaidoyer pour le multilatéralisme. « Additionnons nos espoirs au lieu d’opposer nos peurs », a-t-il lancé aux dirigeants mondiaux, les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ La présidence du Gabon a confirmé la gravité de l’état de santé du chef d’Etat.
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Compte rendu

L’état de santé d’Ali Bongo confirmé par la présidence gabonaise

La présidence du Gabon a confirmé la gravité de l’état de santé du chef d’Etat.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 11.11.2018 à 15h03

     •
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        Mis à jour le 11.11.2018 à 15h07





La présidence gabonaise a reconnu implicitement, dimanche 11 novembre, la gravité de l’état de santé du président, Ali Bongo Ondimba, 59 ans, hospitalisé à Riyad (Arabie saoudite), en affirmant qu’« il est en phase de recouvrement de la plénitude de ses facultés physiques ».
Depuis son hospitalisation, le 24 octobre, l’état de santé du président Bongo « s’est sensiblement amélioré », a déclaré Ike Ngouoni, porte-parole de la présidence, qui a cité le dernier bulletin médical des médecins qui le soignent à l’hôpital de Riyad. « Selon l’équipe médicale », M. Bongo « amorce donc progressivement une phase de récupération physique très encourageante », selon Ike Ngouoni.
D’après une source étrangère proche du président Bongo, citée mercredi par l’Agence France-Presse, le président gabonais a eu accident vasculaire cérébral qui a causé son hospitalisation. « Le pronostic vital n’est plus engagé, il n’est plus sous respiration artificielle » et se trouve toujours à Riyad, disait cette même source. Le « chef de l’Etat continue d’exercer ses fonctions », précise le porte-parole de la présidence. Le président Bongo n’a pas assisté, dimanche à Paris, aux cérémonies du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, où il a été représenté par son ministre des affaires étrangères, Régis Immongault. Au Gabon, l’absence d’informations sur l’état de santé du président et l’absence d’images alimente l’inquiétude et les rumeurs.

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                Gabon : victime d’un AVC, Ali Bongo demeure hospitalisé en Arabie saoudite





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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Dans son discours de commémoration de l’armistice de 1918, le président français a exhorté à refuser « le repli, la violence et la domination », ainsi qu’ à œuvrer pour la paix.
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11-Novembre : Macron appelle ses homologues à ne pas céder à la tentation du repli

Dans son discours de commémoration de l’armistice de 1918, le président français a exhorté à refuser « le repli, la violence et la domination », ainsi qu’ à œuvrer pour la paix.



Le Monde.fr avec AFP
 |    11.11.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 14h59
    |

                            Le Monde.fr (avec Marc Semo)








                        



   


Soixante-douze chefs d’Etat et de gouvernement étaient présents au pied de l’Arc de triomphe à Paris, dimanche 11 novembre, pour commémorer le centenaire de l’armistice. Alors qu’une pluie fine tombait, Emmanuel Macron les a exhortés « au combat pour la paix » en refusant « le repli, la violence et la domination ».
Paris capitale du monde pour une journée
Donald Trump, Angela Merkel, Vladimir Poutine, Benyamin Nétanyahou, Recep Tayyip Erdogan, Justin Trudeau, Mohammed VI et des dizaines d’autres dignitaires ont assisté en fin de matinée à une grande cérémonie sous l’Arc de triomphe, sous lequel gît le soldat inconnu et brûle perpétuellement sa flamme du souvenir, rappelant l’ampleur d’un conflit aux dix millions de morts.

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                11-Novembre : les Femen forcent la sécurité de Donald Trump



Incident notable et rarissime, trois militantes Femen avaient, auparavant, forcé la sécurité pour s’approcher du convoi de Donald Trump, avant d’être interpellées. Le dispositif de sécurité était massif, avec quelque 10 000 membres des forces de l’ordre quadrillant les points névralgiques des cérémonies à Paris. La dernière fois que Paris avait accueilli autant de dignitaires remonte au 11 janvier 2015, après les attentats djihadistes contre Charlie Hebdo et le magasin juif Hyper Cacher.
Un discours mémoriel, puis politique
Après un cérémonial militaire et la lecture de témoignages de 1918 par des lycéens, le président français a prononcé un discours conjuguant mémoire de la Grande Guerre et affres contemporaines. « Additionnons nos espoirs au lieu d’opposer nos peurs ! », a-t-il lancé aux dirigeants mondiaux, les exhortant au « combat pour la paix », en refusant « le repli, la violence et la domination ».
« Puisse ce rassemblement ne pas être simplement celui d’un jour. Cette fraternité nous amène le seul combat qui vaille, le combat de la paix, d’un monde meilleur. »
Le chef de l’Etat a plaidé une fois encore pour une approche multilatérale de la gouvernance mondiale à l’heure où de plus en plus de pays semblent enclins à lui tourner le dos, au premier rang desquels les Etats-Unis. Emmanuel Macron a voulu se poser comme le héraut de l’ouverture, de l’Europe, du multilatéralisme face aux nationalismes. Il a tenu à cet équilibre entre la commémoration de la paix, l’appel à l’Union et à la relance du projet communautaire, sans pour autant effacer la victoire de 1918 et ce qu’en fut le prix.
Une journée placée sous le signe du multilatéralisme
Après le déjeuner, de nombreux dignitaires doivent se rendre au Forum de Paris sur la paix. A la grande halle de la Villette, dans l’Est parisien, chefs d’Etat et de gouvernement, mais aussi représentants d’ONG, entrepreneurs et membres de la société civile, débattront de la gouvernance mondiale avec, là encore, un message politique clair en faveur du multilatéralisme, ce socle des relations internationales depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

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                Jérémy, Eléonore, Jade, Guillaume… ils ont 20 ans ce 11 novembre



Plusieurs de ses plus fervents défenseurs, Emmanuel Macron, Angela Merkel, Justin Trudeau ou Antonio Guterres, plaideront pro domo devant une assistance globalement acquise. Mais le premier contempteur de ce mode de gouvernance, Donald Trump, a choisi de ne pas assister à ce forum qui durera jusqu’à mardi. Ala place, le président américain se rendra au cimetière américain de Suresnes, juste à côté de Paris, pour rendre hommage à ses concitoyens tombés au front.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ La fédération d’Etats princiers du Golfe fait preuve d’un volontarisme inconnu chez ses voisins dans le domaine de l’espace, rappelle Jean-Pierre Filiu.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Le grand port de l’ouest du pays tenu par les rebelles houthistes est assiégé par les forces pro-gouvernementales soutenues par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.
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Yémen : l’offensive sur Hodeida se poursuit

Le grand port de l’ouest du pays tenu par les rebelles houthistes est assiégé par les forces pro-gouvernementales soutenues par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.



Le Monde.fr avec AFP
 |    11.11.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 11h56
   





                        


Plus de 400 morts. Le bilan est partiel, mais la violence des combats n’est pas à mettre en doute. Depuis le 1er novembre, l’offensive sur la ville portuaire d’Hodeida, assiégée depuis le mois de juin, bat son plein. A l’intérieur, des rebelles, les houthistes venus du Nord du pays et soutenus par l’Iran, qui tiennent aussi la capitale, Sanaa. Autour, les forces pro-gouvernementales soutenues dans les airs par l’Arabie saoudite du tout-puissant prince héritier Mohamed Ben Salmane et au sol par les Emirats arabes unis, adversaires déclarés de Téhéran.
Ces dernières vingt-quatre heures, au moins 43 rebelles houthistes et 18 loyalistes ont été tués, d’après des sources militaires et hospitalières citées par l’Agence France-Presse (AFP). Des dizaines de combattants rebelles blessés ont été transportés vers Sanaa, à l’est, et la province d’Ibb. Alors que les combats se poursuivent, le Yémen est toujours rongé par ce qui est considéré par l’Organisation des Nations unies comme la pire crise humanitaire au monde. Quatorze millions de personnes sont, désormais, au bord de la famine.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ « Le Monde » consacre une série d’articles à la crise des relations transatlantiques. Aujourd’hui, la valse-hésitation des pays de l’Union sur la conduite à tenir face à son allié américain.
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Aujourd’hui, la valse-hésitation des pays de l’Union sur la conduite à tenir face à son allié américain.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                        Donald Trump à Varsovie, le 6 juillet 2017. LASZLO BALOGH / REUTERS             Il est incorrigible, Emmanuel Macron. Est-ce le 11-Novembre qui approche ? Son « itinérance » sur les champs de bataille meurtriers, en hommage aux poilus de 1914-1918 ? Son exaspération de voir l’Europe du XXIe siècle piétiner alors qu’elle doit « se protéger » de la Russie, de la Chine, « et même, précise-t-il, des Etats-Unis d’Amérique » ? Sabre au clair, il repart à l’assaut, mardi 6 novembre, au micro d’Europe 1. Il défend l’idée d’une « Europe souveraine », d’une « Europe-puissance », à laquelle il faut « une vraie armée », pour qu’elle puisse « se défendre seule, pas seulement avec les Etats-Unis ». Et pour couronner le tout, il prône aussi « un vrai dialogue de sécurité avec la Russie ». En quelques phrases, le chef de l’Etat a accompli l’exploit de rassembler tous les concepts qui font trembler la plupart de ses partenaires européens, dans un contexte de nouvelle donne transatlantique.          Curieusement, il n’a pas mentionné l’autre idée qui lui est chère mais qui fait bondir les Américains, celle d’une indispensable « autonomie stratégique » de l’Europe. « C’est un concept qui nous inquiète beaucoup, parce que ce qu’il signifie, c’est l’Europe toute seule, disait au Monde, deux semaines plus tôt l’ambassadrice des Etats-Unis à l’OTAN, Kay Bailey Hutchison. Nous avons été très francs là-dessus, avec le général Mattis [le secrétaire à la défense] et Mike Pompeo [le secrétaire d’Etat]. Et les Français ont compris nos préoccupations. » Moins diplomate, Donald Trump, lui, est carrément furieux de la phrase du président français sur la nécessité d’une armée européenne pour se protéger des Etats-Unis. « Très insultant, tweetera-t-il en atterrissant à Paris, le soir du 9 novembre. Commencez par payer vos contributions à l’OTAN ! ».          M. Macron a beau avoir compris les « préoccupations » américaines, il veut avancer. Pour lui, l’un n’exclut pas l’autre. La France peut coopérer étroitement avec les Etats-Unis dans la lutte antiterroriste, faire intervenir ses avions en Syrie aux côtés des chasseurs américains et britanniques, se déployer au Sahel avec l’appui militaire américain, comme elle le fait sous la présidence de Donald Trump, et « en même temps » construire une défense européenne.                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ En 1918, le pays partagé entre les empires russe, allemand et austro-hongrois recouvrait son indépendance. Une grande marche nationaliste est prévue à Varsovie.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/11/2018
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La Pologne fête les cent ans de son indépendance dans la discorde

En 1918, le pays partagé entre les empires russe, allemand et austro-hongrois recouvrait son indépendance. Une grande marche nationaliste est prévue à Varsovie.



LE MONDE
 |    11.11.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 11h33
    |

                            Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance)








                        



   


Le 11 novembre 1918, la Pologne retrouvait son indépendance après cent vingt-trois ans de partages entre les empires russe, allemand et austro-hongrois. Les Polonais devaient fêter ce centenaire, dimanche 11 novembre, dans une ambiance qui reflète à bien des égards celle qui règne à travers le pays depuis trois ans : dans le chaos et une complète division.
La « révolution conservatrice » lancée par le parti ultraconservateur Droit et justice (PiS) depuis son arrivée au pouvoir, ses atteintes aux principes de l’Etat de droit ont considérablement polarisé et radicalisé la société polonaise. Ce sont donc deux Polognes, l’une représentant un large spectre modéré et démocrate, l’autre, la droite ultraconservatrice et nationaliste, qui s’apprêtent à célébrer séparément cet anniversaire.
L’organisation des festivités a pris dès le début des formes ubuesques : depuis plusieurs mois, tout laissait à penser que la principale manifestation dans les rues de Varsovie serait la grande Marche de l’indépendance, organisée chaque année le 11 novembre par les milieux nationalistes. Le président Andrzej Duda (PiS) a d’ailleurs invité les leaders de l’opposition, ainsi que les anciens présidents Lech Walesa, Aleksander Kwasniewski et Bronislaw Komorowski, à y participer. Ces derniers ont fermement décliné et le président Duda a fini lui-même par se rétracter.
Le prix de la complaisance
Une série de rebondissements a par la suite ajouté incertitudes et tensions autour de l’organisation de cette journée. Mercredi 7 novembre, la maire centriste sortante de Varsovie, Hanna Gronkiewicz-Waltz, a décidé d’interdire la manifestation nationaliste pour des raisons de sécurité. Trois heures à peine après cette annonce, le président Duda a indiqué vouloir organiser sa propre marche aux « couleurs nationales », « ouverte à tous », sur le même tracé que la marche des nationalistes.
Vingt-quatre heures plus tard, le tribunal régional de Varsovie a annulé la décision de la maire, expliquant que le droit de manifester ne pouvait être restreint par des « présomptions ». Les représentants de la majorité ont alors entamé d’intenses négociations avec les organisateurs de la Marche de l’indépendance, afin de les convaincre de défiler ensemble uniquement sous les couleurs nationales, sans bannière ou signe d’organisations extrémistes. Ces propositions se sont heurtées à une série de refus des nationalistes, avant qu’un accord de dernière minute ne soit trouvé : la marche présidentielle et celle des milieux nationalistes seront donc fusionnées.
Mais de nombreuses incertitudes subsistent, car des organisations fascisantes venues de Hongrie, de Slovaquie, d’Italie, de Suède et du Royaume-Uni ont de longue date été invitées par les organisateurs. Ces derniers attendaient jusqu’à 200 000 personnes, ce qui ferait de la marche de Varsovie une des plus grandes manifestations d’extrême droite au monde. Les ambassades américaines et canadiennes avaient auparavant émis des communiqués signalant la dangerosité potentielle de la manifestation, qui avait à de nombreuses reprises dégénéré dans le passé. Comble de l’ineptie : la marche présidentielle devra être encadrée par l’armée, car 40 000 policiers, soit 40 % des effectifs de l’Etat, se sont mis en congé maladie dans le cadre d’une grève à l’issue incertaine.

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                En Pologne, les ultraconservateurs du PiS résistent aux turbulences



Le premier ministre, Mateusz Morawiecki, a assuré qu’« aucun comportement ou signe extrémiste » ne sera toléré par les forces de l’ordre. « Il y a pour nous une ligne rouge très claire entre un comportement patriotique et des attitudes nationalistes ou chauvinistes », a-t-il souligné.
Mais, de l’avis de l’opposition, la majorité paie le prix de sa complaisance avec les milieux nationalistes depuis son arrivée au pouvoir. Les années précédentes, la Marche de l’indépendance avait été qualifiée de « grand rassemblement patriotique » par les médias publics, étroitement contrôlés par le pouvoir. Le parquet, contrôlé par le ministre de la justice, Zbigniew Ziobro, s’est quant à lui montré particulièrement indulgent vis-à-vis de certains excès de groupes d’extrême droite.
« Culte de la personnalité »
Les célébrations sont par ailleurs entachées par un autre événement polémique : samedi 10 novembre devait être inaugurée, à proximité de la tombe du Soldat inconnu, en plein cœur de Varsovie, une statue de l’ancien président et frère jumeau de l’actuel chef de la majorité, Lech Kaczynski, mort en 2010. La statue, située sur la place du général Jozef Pilsudski, le père de l’indépendance polonaise, s’avère plus imposante et plus haute que la statue de ce dernier. L’opposition dénonce un « culte de la personnalité ».
Déplorant cette ambiance délétère, l’ancien président et leader charismatique du syndicat Solidarnosc, Lech Walesa, a signé une tribune dans plusieurs journaux européens, dont Le Monde. Il écrit : « Nous avons saisi la chance historique de faire entrer la Pologne dans l’OTAN et dans l’Union européenne (…), une fois pour toutes ancrer la Pologne dans la civilisation occidentale. Nous n’imaginions pas alors avec quelle force destructrice (…) un pouvoir démocratiquement élu pourrait, au nom de ses objectifs à courte vue, œuvrer à l’isolement, à l’affaiblissement et au désarmement de la Pologne. » Cette sentence amère sonne comme un avertissement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ En dépit de « l’immense succès » revendiqué après les élections, le président américain n’a pas donné depuis ce jour l’impression de baigner dans la félicité.
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Président Trump, an II : amers lendemains des midterms

En dépit de « l’immense succès » revendiqué après les élections, le président américain n’a pas donné depuis ce jour l’impression de baigner dans la félicité.



LE MONDE
 |    11.11.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 12h52
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Pendant la campagne des midterms, Barack Obama avait été interrompu en Floride par les cris furibonds d’un perturbateur. « Pourquoi ceux qui ont gagné la dernière fois sont-ils toujours en colère ? », s’était interrogé l’ancien président. L’exemple vient d’en haut. En dépit de « l’immense succès » revendiqué dès le soir des élections, au point de convoquer l’histoire, Donald Trump n’a pas donné, depuis ce jour, l’impression de baigner dans la félicité.
Sans doute parce que la dimension de cette victoire ne cesse de rétrécir au fil des interminables recomptages qui font le sel des élections américaines. Cinq jours plus tard, il apparaît, en effet, que ce sont les démocrates qui ont remporté leur plus grand succès pour des élections intermédiaires depuis le Watergate.

Sans doute aussi parce que ces mêmes démocrates sont manifestement déterminés à user du pouvoir de contrôle de l’exécutif que prévoit par la Constitution. Le chef de la majorité républicaine au Sénat Mitch McConnell, qui ne s’en était guère ému lorsque ce contrôle s’exerçait aux dépens de Barack Obama, a mis en garde contre un « harcèlement présidentiel ». Comme s’il anticipait que Donald Trump ne s’y prêtera pas de bonne grâce.
La presse, punching-ball
Le président est d’humeur massacrante, et la presse, ce punching-ball commode, en fait l’expérience. Trois journalistes afro-américaines ont été ridiculisées ou vertement houspillées en l’espace de trois jours par le président. L’un des correspondants de CNN à la Maison Blanche a vu son accréditation suspendue après un accrochage mercredi avec le milliardaire en conférence de presse. En partance pour la France, à l’occasion de la commémoration du centenaire du 11-Novembre, Donald Trump a menacé, vendredi, de multiplier ce type de sanction.

Le président s’est également vivement agacé des réactions suscitées par le limogeage de son ministre de la justice, Jeff Sessions, jugé inefficace...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Alors que le bilan provisoire est de dix morts, quatre personnes sont toujours portées disparues. Neuf maisons et un restaurant de Niteroi ont été détruits samedi.
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Brésil : un glissement de terrain meurtrier près de Rio

Alors que le bilan provisoire est de dix morts, quatre personnes sont toujours portées disparues. Neuf maisons et un restaurant de Niteroi ont été détruits samedi.



Le Monde.fr avec AFP
 |    11.11.2018 à 03h27
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 12h11
   





                        



   


Dix personnes ont été tuées, samedi 10 novembre, par un glissement de terrain survenu à Niteroi, près de Rio de Janeiro, et quatre autres sont portées disparues, a-t-on appris auprès des autorités. Neuf maisons et un restaurant de Niteroi, localité située dans le district de Piratininga, ont été détruits à l’aube de samedi par la chute d’un pan de la colline Boa Esperança.
Dans la soirée, onze personnes avaient pu être sauvées, dix corps avaient été découverts et quatre personnes étaient toujours portées disparues, a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) une porte-parole de la défense civile. Trois personnes blessées étaient hospitalisées.
Des recherches nocturnes
« Il a beaucoup plu ces deux derniers jours, avec une situation de vigilance particulière pour Niteroi, où il avait été recommandé aux habitants de se diriger vers des lieux sûrs », a déclaré sur la chaîne Globo News Roberto Robadey, chef des pompiers de l’Etat de Rio de Janeiro.
Les pompiers et la police militaire de Rio de Janeiro, qui ont déployé au total quelque 200 personnes sur le site du glissement de terrain, ont travaillé toute la journée pour tenter de retrouver des survivants dans les décombres, avec l’aide d’habitants de Niteroi. Les recherches se poursuivaient dans la nuit de samedi à dimanche sous la lumière de projecteurs alimentés par des générateurs électriques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont dû quitter leur domicile dans le nord de l’Etat, où se situe le principal foyer baptisé « Camp Fire ».
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Au moins 25 morts dans une série d’incendies qui ravagent la Californie

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont dû quitter leur domicile dans le nord de l’Etat, où se situe le principal foyer baptisé « Camp Fire ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    11.11.2018 à 02h53
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 12h36
   





                        



   


Décombres fumants, voitures réduites à des carcasses : les pompiers californiens luttaient toujours, dimanche 11 novembre, contre des incendies ravageurs, dont le principal, dans le nord de la Californie, a fait vingt-trois morts, selon le shérif du comté de Butte, Kory Honea. « Aujourd’hui, quatorze corps supplémentaires ont été découverts, ce qui porte le nombre total à vingt-trois », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Deux autres personnes sont mortes dans d’autres foyers à proximité de Los Angeles.

        Lire aussi :
         

                Incendies en Californie : neuf morts, des dizaines de milliers d’habitants déplacés



Le bilan pourrait s’aggraver en raison du nombre de personnes portées disparues, en majorité à Paradise, une ville de 27 000 habitants située dans le comté de Butte, au nord de Sacramento, la capitale de la Californie. Depuis jeudi, plus de 6 700 bâtiments de Paradise, en majorité des maisons d’habitation, ont été consumés par l’incendie baptisé « Camp Fire », le plus destructeur jamais enregistré en Californie.
Plus de 25 000 personnes ont reçu l’ordre d’évacuer leurs domiciles dans une vaste région près de la capitale de cet Etat de l’ouest des Etats-Unis, Sacramento, et dans la célèbre station balnéaire de Malibu, dans le sud de la Californie.
Au moins trois semaines pour maîtriser les flammes
A des dizaines de kilomètres autour de Paradise, le ciel était obscurci par une fumée âcre, et le soleil était difficilement visible. Les habitants ont fui le danger, tandis que sur la route qui mène vers le centre-ville gisaient des carcasses de voitures. Les poteaux électriques étaient rongés par le feu. « Seuls quelques fermiers sont revenus pour voir dans quel état est leur bétail », a expliqué à l’Agence France-Presse une policière.
L’incendie a, pour le moment, consumé plus de 40 000 hectares et n’est maîtrisé qu’à 20 %, selon CalFire, l’agence des pompiers de Californie. Trois des plus de 3 200 pompiers déployés ont été blessés. Les autorités estiment qu’il faudra trois semaines pour maîtriser les flammes dans cette zone des contreforts de la Sierra Nevada.
En Californie du Sud, où d’autres incendies font rage, 200 000 personnes, dont tous les habitants de Malibu, près de Los Angeles, où vivent de nombreuses célébrités, ont reçu l’ordre d’évacuer à cause de l’incendie baptisé Woolsey, qui a dévoré près de 28 000 hectares et détruit au moins 150 maisons depuis jeudi après-midi. Un autre foyer fait rage dans le comté de Ventura, près de Thousand Oaks, là même où un ancien militaire a ouvert le feu mercredi soir dans un bar de la ville, tuant douze personnes, avant de se suicider.
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            data-slide-description="Des équipes médicales déplacent du matériel alors que l’hôpital de Feather River, situé à Paradise, a été partiellement brûlé."
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            data-slide-description="Dans la seule ville de Paradise, les pompiers estiment déjà que plus d’un millier d’habitations sont parties en flammes."
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            data-slide-description="Le feu a commencé dans le canyon de Feather River, à proximité de l’autoroute 70. Il s’est ensuite propagé vers l’ouest."
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            data-slide-description="L’auberge Bearadise, dans la ville de Paradise, a été complètement détruite."
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            data-slide-description="« Les pompiers font toujours face à un incendie et des conditions météorologiques extrêmes, avec des vents forts », a fait savoir le département californien pour les forêts et la protection contre les incendies, Cal Fire."
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            data-slide-description="Près de 240 km2 avaient déjà brûlé, vingt-quatre heures après le déclenchement du sinistre."
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            data-slide-description="L’incendie arrive très tard dans la saison, alors que la région a été frappée durant l’été par de nombreux incendies particulièrement violents."
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            data-slide-description="En septembre, le Mendocino Complex Fire avait été maîtrisé après près de deux mois de lutte. Il avait ravagé près de 190 000 hectares, devenant le plus grand feu de forêt en Californie dans l’histoire récente de cet Etat."
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            data-slide-description="En juillet et août, huit personnes, dont trois pompiers, avaient par ailleurs péri dans l’incendie Carr, qui avait sévi dans la région de Redding. Il avait détruit 93 000 hectares avant de pouvoir être éteint, après six semaines de lutte."
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            data-slide-description="Un pompier tente de maîtriser le feu à Paradise."
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Des équipes médicales déplacent du matériel alors que l’hôpital de Feather River, situé à Paradise, a été partiellement brûlé.

Noah Berger / AP
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Une exposition s’est ouverte à Moscou sur le grand écrivain dissident de l’époque soviétique, à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance.
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Une journée dans la vie d’Alexandre Soljenitsyne

Une exposition s’est ouverte à Moscou sur le grand écrivain dissident de l’époque soviétique, à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 22h30
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Ce fut sans doute une journée particulière dans la vie de l’écrivain, lorsque le 18 novembre 1962, la revue Novy Mir (Nouveau Monde) publia en Russie le premier roman d’Alexandre Soljenitsyne (1918-2008), Une journée d’Ivan Denissovitch. « Venez vite à la rédaction, vos dépenses seront remboursées », l’exhortait par télégramme, depuis quelques mois déjà, le rédacteur en chef de ce magazine littéraire soviétique, Alexandr Tvardovski. Ce dernier, saisi d’admiration pour ce court récit de 75 pages sur le quotidien d’un prisonnier au Goulag – témoignage alors inédit en URSS –, mettra onze mois à convaincre les autorités de donner leur feu vert à sa publication.
A peine quelques semaines avant la sortie du roman, Tvardovski s’adressait encore directement à Nikita Khrouchtchev, alors premier secrétaire du Parti communiste d’URSS, dans une lettre datant de septembre 1962. « [Soljenitsyne] est inconnu, mais demain, il peut devenir un nom dans notre littérature », écrivait-il. A l’époque, l’écrivain n’était en effet connu que des services de la police politique. Arrêté en 1945 pour avoir critiqué Staline dans une correspondance privée, condamné à huit ans de camp pour « activité contre-révolutionnaire », il avait été libéré en 1953, quelques jours avant la mort du dirigeant soviétique. Ces années lui inspirèrent son premier roman qui connut, bien avant L’Archipel du Goulag (1973), un énorme retentissement en Russie.

On l’appelait alors « Riazanski » – un sobriquet qu’il ne conservera pas – parce qu’il s’était installé dans la ville de Riazan, à 200 km au sud de Moscou. « Je viens de lire Riazanski, plaidait lui aussi le poète et dramaturge Samouil Marchak, qui traduisit en Russe les œuvres de William Shakespeare, Rudyard Kipling ou Jane Austen. C’est un petit mais très important récit. Aucune phrase ne m’a laissé indifférent et tout ce qui est écrit dedans, on le voit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Le Sénat italien avait voté mercredi la confiance au gouvernement sur ce décret, qui réorganise le système d’accueil des demandeurs d’asile et la durée des permis de séjour.
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Italie : des milliers de manifestants à Rome contre le décret anti-migrants

Le Sénat italien avait voté mercredi la confiance au gouvernement sur ce décret, qui réorganise le système d’accueil des demandeurs d’asile et la durée des permis de séjour.



Le Monde.fr avec AFP
 |    10.11.2018 à 21h42
   





                        



   


Des milliers de personnes ont manifesté samedi 10 novembre dans le centre de Rome pour protester contre le décret sur la sécurité « anti-migrants », défendu par le ministre de l’Intérieur et chef de file de la Ligue (extrême droite), Matteo Salvini. Venus d’une cinquantaine de villes à travers toute l’Italie, ces manifestants, militants de la gauche radicale ou du milieu associatif ont défilé sous le soleil pour dire « non à Salvini et au racisme », selon l’un de ses manifestants, Sergio Serraino, membre de l’association Emergency, qui vient en aide aux migrants.
« Combattons le fascisme », « Black lives matter », « Accueil pour tous, ouvrez les frontières »... beaucoup de banderoles défendaient les droits des migrants, venus en masse à ce grand rassemblement. Selon M. Serraino, ils auraient pu être plus nombreux mais au moins cinq bus ont été empêchés par la police de poursuivre leur chemin.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          « Black lives matter », cri de ralliement de la jeunesse antiraciste



Réduction des durées des permis de séjour
Le Sénat italien a voté mercredi la confiance au gouvernement sur ce décret-loi très controversé, première étape avant un vote définitif à la Chambre des députés, attendu fin novembre. Le texte remplace en particulier les permis de séjour humanitaires, actuellement octroyés à 25 % des demandeurs d’asile et d’une durée de deux ans, par divers autres permis, comme  « protection spéciale », d’une durée d’un an, ou  « catastrophe naturelle dans le pays d’origine », d’une durée de six mois, entre autres.
Il prévoit une procédure d’urgence afin de pouvoir expulser tout demandeur se montrant  « dangereux ». Il réorganise aussi le système d’accueil des demandeurs d’asile, qui étaient encore 146 000 fin octobre et seront regroupés dans de grands centres par mesures d’économies. Dans le volet sécurité, le texte généralise l’utilisation des pistolets à impulsion électrique et facilite l’évacuation des bâtiments occupés.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          « Matteo Salvini pense pouvoir faire tout et n’importe quoi au nom du peuple »







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Vladimir Poutine, Angela Merkel et Donald Trump notamment sont présents à Paris pour les cérémonies commémoratives.
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Musée d’Orsay, Arc de triomphe… Macron poursuit les commémorations du 11-Novembre

Vladimir Poutine, Angela Merkel et Donald Trump notamment sont présents à Paris pour les cérémonies commémoratives.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 18h34
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 12h25
   





                        



   


Emmanuel Macron poursuit son marathon pour les commémorations du centenaire du 11-Novembre. Après une semaine d’« itinérance mémorielle », ponctuée, samedi 10 novembre dans l’après-midi, d’une cérémonie très symbolique dans la clairière de Rethondes (Oise) en présence de la chancelière allemande, Angela Merkel, le président français retrouve dans la soirée Donald Trump, Mme Merkel et plusieurs autres dignitaires au Musée d’Orsay. Ils visiteront l’exposition consacrée à Picasso et profiteront d’un dîner protocolaire sur place.
Les membres des délégations étrangères iront ensuite assister à l’opéra Shell Shock, a Requiem of War à la Philharmonie de Paris. L’opéra du compositeur Nicholas Lens et du rockeur Nick Cave revient sur le « syndrome des tranchées », un état traumatique extrême dû aux bombardements et à la vie recluse dans ces fosses communes qui n’en avaient pas le nom, lors de la première guerre mondiale.

        Lire :
         

          Pour Emmanuel Macron, une semaine d’« itinérance mémorielle » tortueuse et agitée



« Forum pour la paix »
Point d’orgue des commémorations, une grande cérémonie aura lieu dimanche 11 novembre au matin, sous l’Arc de triomphe, en présence d’une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement, dont Angela Merkel, Vladimir Poutine et Donald Trump. Le chef de l’Etat prononcera alors un discours, avant de convier l’ensemble des dirigeants à un déjeuner à l’Elysée.
Angela Merkel, la chancelière allemande, ouvrira à 15 h 30 la première édition du Forum pour la paix dans la grande halle de la Villette, dans le nord-est de Paris. « Un geste symbolique qui témoigne de la réconciliation et de l’amitié franco-allemande », selon l’Elysée – qui sera suivi d’une prise de parole du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Un rendez-vous qui a vocation à être reconduit d’année en année.

        Lire aussi :
         

                Centenaire du 11-Novembre : des cérémonies sous haute surveillance à Paris






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Deux semaines après avoir soudainement nommé premier ministre l’ancien président Mahinda Rajapakse, le président Sirisena a annoncé vendredi soir la tenue de législatives anticipées le 5 janvier 2019.
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édition abonné


Après la dissolution de son Parlement, le Sri Lanka s’enfonce dans la crise politique

Deux semaines après avoir soudainement nommé premier ministre l’ancien président Mahinda Rajapakse, le président Sirisena a annoncé vendredi soir la tenue de législatives anticipées le 5 janvier 2019.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 15h37
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 15h59
    |

                            Guillaume Delacroix (Bombay , correspondance)








                        



                                


                            

Un obstacle de taille s’est dressé sur la route du président sri-lankais, Maithripala Sirisena. Alors que son nouveau premier ministre, Mahinda Rajapakse, cherchait depuis sa désignation surprise, le 26 octobre, à rassembler sur son nom une majorité au Parlement, afin d’asseoir sa légitimité et convaincre son prédécesseur, Ranil Wickremesinghe, toujours retranché à Temple Trees, la résidence officielle du chef du gouvernement à Colombo, d’abandonner le pouvoir, les mathématiques ont tranché.
En dépit d’intenses tractations et de tentatives d’achat de voix de député, comme certains en ont fait témoignage dans la presse, M. Sirisena s’est rendu à l’évidence qu’il ne parviendrait pas à atteindre son but : selon plusieurs sources locales, l’ancien président Rajapakse, connu pour avoir réprimé dans le sang près de trente ans de rébellion tamoule en 2009, n’était assuré ces dernières heures que de 106 suffrages, dans un hémicycle composé de 225 sièges.
Vendredi 9 novembre, le président Sirisena a reçu le serment de nouveaux ministres mais il s’est finalement résolu à annoncer dans la soirée l’organisation d’élections législatives anticipées, le 5 janvier 2019. A minuit, le Parlement a été officiellement dissous. La date limite de dépôt des candidatures a été fixée au 26 novembre et les travaux parlementaires reprendront le 17 janvier, a précisé la présidence, ce qui laisse présager deux mois agités dans l’île de l’océan Indien, qui s’enfonce dans la crise politique.
Climat délétère
La législature en cours va finalement se trouver écourtée de dix-huit mois, alors que le président, arrivé au pouvoir contre toute attente en janvier 2015 en battant M. Rajapakse à la présidentielle, avait dans un premier temps opté pour une suspension de près de trois semaines de la chambre. Celle-ci devait se réunir à nouveau mercredi 14 novembre et procéder à un vote de confiance pour départager les deux premiers ministres actuellement en poste. Il n’en sera rien.
« La...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ A la veille du grand rendez-vous international des cérémonies du centenaire où il est attendu, le chef de l’Etat turc a remis l’affaire à l’agenda. MM. Trump et Macron ont de leur côté demandé des éclaircissements complets à Riyad.
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Affaire Khashoggi : Erdogan affirme avoir partagé des enregistrements avec Riyad, Washington et les Européens

A la veille du grand rendez-vous international des cérémonies du centenaire où il est attendu, le chef de l’Etat turc a remis l’affaire à l’agenda. MM. Trump et Macron ont de leur côté demandé des éclaircissements complets à Riyad.



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    10.11.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 06h35
   





                        



   


L’existence d’enregistrements audio du meurtre du journaliste saoudien critique du pouvoir Jamal Khashoggi, le 2 octobre dans l’enceinte du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, avait été évoquée à plusieurs reprises anonymement. Comme de nombreuses révélations qui avaient filtré sur l’affaire dans la presse turque aux ordres du pouvoir mais également dans des médias américains au cours du mois d’octobre, cette information avait été prêtée à de mystérieux responsables jamais nommés. Elle est désormais officielle : le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a confirmé samedi 10 octobre qu’Ankara disposait bien d’enregistrements réalisés au sein du consulat saoudien et portant sur l’assassinat de M. Khashoggi.
« Nous avons donné les enregistrements, nous les avons donnés à l’Arabie saoudite, nous les avons donnés à Washington, aux Allemands, aux Français, aux Anglais », a déclaré le chef de l’Etat turc lors d’une conférence de presse télévisée. La présidence a ensuite précisé que les enregistrements avaient été écoutés, mais qu’aucun document écrit n’avait été partagé. « Ils ont écouté les conversations qui ont eu lieu ici, ils savent », a poursuivi M. Erdogan.
Le 2 novembre, un mois après la mort du journaliste Jamal Khashoggi, le président turc avait déjà accusé dans une tribune publiée le 2 novembre dans le Washington Post les « plus hauts niveaux du gouvernement saoudien » d’avoir commandité le meurtre, sans pour autant mettre en cause le roi Salmane.
Corps découpé et dissous dans l’acide
C’est bien son fils, le tout-puissant prince hériter Mohammed Ben Salmane, surnommé MBS, qui est visé par Ankara. Après avoir d’abord fermement nié son meurtre, les autorités saoudiennes ont fini par affirmer que le journaliste avait été tué au cours d’une opération « non autorisée » par Riyad. Or plus d’un mois après sa mort, le corps de Jamal Khashoggi n’a toujours pas été retrouvé. Un conseiller de M. Erdogan, Yasin Aktay, a affirmé début novembre que la dépouille du journaliste avait été découpée en morceaux ensuite dissous dans de l’acide.
Les déclarations de M. Erdogan interviennent peu avant le grand rendez-vous international des cérémonies du centenaire de l’armistice de la guerre de 14-18 qui se tiennent à Paris, puis du Forum sur la paix qui ouvrira dimanche dans la capitale française. Elles remettent l’affaire Khashoggi sur le devant de la scène, des zones d’ombre demeurant toujours autour des circonstances du meurtre tandis que l’Arabie saoudite est de plus en plus contestée pour son engagement militaire au Yémen dans le conflit contre les rebelles houthistes et la crise humanitaire qu’il a provoquée dans le pays.

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A Paris, le président français, Emmanuel Macron, et son homologue américain, Donald Trump, qui se sont entretenus en tête à tête samedi matin à l’Elysée, ont affirmé que l’Arabie saoudite devait encore fournir des « éclaircissements complets » sur l’assassinat de Jamal Khashoggi, selon une source à l’Elysée citée par l’agence Reuters. Les deux chefs d’Etat ont également affirmé être d’accord sur le fait que cette affaire ne doit pas constituer un facteur de déstabilisation supplémentaire dans la région. Ils ont par ailleurs estimé selon cette même source que l’affaire Khashoggi et ses suites diplomatiques pouvaient fournir l’occasion de poser la voie d’une résolution politique de la guerre au Yémen.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ La violence endémique nourrit le malaise de la population et pèse sur l’économie. La criminalité coûte aux pays de la région et des Caraïbes 3,5 % de leur PIB par an. Deux fois plus que dans les pays développés.
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Comment la criminalité gangrène les économies d’Amérique latine

La violence endémique nourrit le malaise de la population et pèse sur l’économie. La criminalité coûte aux pays de la région et des Caraïbes 3,5 % de leur PIB par an. Deux fois plus que dans les pays développés.



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 14h45
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

C’est un compte Twitter à l’intitulé sans fioritures : « Où se passe la fusillade-Rio de Janeiro » (Onde Tem Tiroteio-RJ). Entre six et sept heures du matin, mercredi 7 novembre, ce fil suivi par plus de 900 000 abonnés avait déjà posté pas moins de huit messages signalant des coups de feu dans divers faubourgs de la cité brésilienne. Le début d’une journée comme tant d’autres dans l’une des zones les plus sanglantes de la planète. Quelque 5 200 morts violentes ont été recensées depuis le début de l’année dans le seul Etat de Rio, bien plus que les 3 438 personnes tuées en 2016 dans tout l’Afghanistan.

Les homicides ne sont pas l’unique symptôme de cette dérive. Ainsi, pour les camions de transport de marchandises, les axes conduisant à la métropole carioca sont semés d’innombrables chausse-trapes. Les vols de cargaison perpétrés par des gangs armés s’y multiplient, à raison d’un assaut toutes les cinquante minutes en 2017, et au prix de pertes qui se chiffrent en dizaines de millions de dollars par an. Rio résume jusqu’à la caricature la trajectoire d’un Brésil gangrené par la violence, avec 30,3 homicides pour 100 000 habitants, contre une moyenne mondiale de 6,2. Une escalade qui a joué dans la victoire, à la présidentielle du 28 octobre, du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, un nostalgique de la dictature militaire ayant juré de donner la chasse aux criminels.

Depuis des années, l’insécurité nourrit le malaise de la population et pèse sur l’économie. En amont des élections, la Confédération des industriels brésiliens (CNI) a publié un rapport pour tirer la sonnette d’alarme sur un fléau qui « réduit la productivité des travailleurs » et « affecte la compétitivité du Brésil ». Selon cette enquête, il en coûterait au pays 5,5 % du produit intérieur brut (PIB), ou 365 milliards de reais (84,5 milliards d’euros) par an. « C’est presque autant que ce que nous dépensons pour notre système éducatif...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Des talibans ont rencontré des émissaires du gouvernement de Kaboul vendredi en Russie.
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Moscou joue les arbitres dans le conflit afghan

Des talibans ont rencontré des émissaires du gouvernement de Kaboul vendredi en Russie.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 10h35
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Ce n’est pas leur premier contact, il y en eut d’autres précédemment, officieux, mais c’est bien la première fois que des émissaires de Kaboul et des talibans se sont retrouvés en public à la même table. Lors de la rencontre « internationale » sur l’Afghanistan, organisée à Moscou vendredi 9 novembre, ce moment a été vite immortalisé par une photo où les deux parties ont posé côte à côte avec, au milieu, leur hôte, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Les pourparlers directs entre frères ennemis, cependant, en sont restés là, au point mort.
« Nous avons évoqué l’idée de discussions directes avec les talibans et leur avons proposé de choisir le lieu et la date », a affirmé Sayed Ihsan Tahiri, porte-parole du Haut Conseil pour la paix (HCP). Quatre membres de cet organe sans réel pouvoir chargé de superviser le processus de paix en Afghanistan avaient été dépêchés, en lieu et place du gouvernement, pour renouveler la proposition du président Ashraf Ghani d’ouvrir des pourparlers sans conditions préalables. Ce à quoi Sher Mohammad Abbas Stanikzaï, qui dirige le bureau politique des talibans installé à Doha, au Qatar, a répondu par une fin de non-recevoir. « Tout d’abord, nous ne reconnaissons pas le gouvernement actuel comme légitime. Par conséquent, nous n’allons pas négocier avec eux », a-t-il déclaré à l’issue de la réunion.

« Sachant que notre principale revendication est le retrait des troupes étrangères, nous discuterons d’un règlement pacifique avec les Etats-Unis », a poursuivi le chef de file de la délégation talibane, tout en délivrant un bon point à la Russie : « Le format de Moscou était un succès : nous avons écouté les positions de tous les participants et nous avons exprimé nos propres opinions. »
Pour le mouvement taliban, la rencontre de vendredi a en effet permis de franchir un palier dans la reconnaissance de son poids politique en Afghanistan. Des observateurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ D’après une ONG, sept femmes sur dix sont victimes d’agressions sexuelles sur les routes de leur exil. La « caravane » de migrants est repartie vers les Etats-Unis samedi.
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Au Mexique, le calvaire du viol pour les migrantes

D’après une ONG, sept femmes sur dix sont victimes d’agressions sexuelles sur les routes de leur exil. La « caravane » de migrants est repartie vers les Etats-Unis samedi.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 10h33
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 06h35
    |

            Frédéric Saliba (Mexico, correspondance)








                        



                                


                            

« La peur ne m’arrêtera pas », assure Leiry, une Hondurienne assise dans une immense tente, pleine à craquer de centaines de familles qui se reposent sur des matelas en mousse. Comme elle, 4 800 migrants centraméricains ont fait halte durant cinq jours dans le stade Palillo, à l’est de Mexico. Leur « caravane » d’une ampleur inédite est repartie, samedi 10 novembre, vers les Etats-Unis. La trentenaire se dit « stressée » à l’idée de reprendre cette traversée de tous les dangers pour les migrantes, dont les deux tiers sont violées en chemin.
Leiry, qui ne souhaite pas donner son nom de famille, baisse le ton pour aborder un sujet tabou : « J’ai choisi le plan B », surnom donné par les migrantes aux contraceptifs qu’elles s’injectent avant de remonter le Mexique. Ainsi, « si le pire arrive, je ne tomberai pas enceinte ». Depo-Provera, Gytrogen, Cyclofémina… Autant de produits à base d’une seule hormone, la médroxyprogestérone, qui sont vendus sans ordonnance dans les pharmacies d’Amérique centrale. « Cela bloque l’ovulation durant plusieurs mois », précise Leiry.
Une précaution prise aussi par Yuveli, une Guatémaltèque de 24 ans, qui fait sécher son linge sur la pelouse dégarnie du stade, transformé en refuge par la mairie de la capitale. « Le nombre nous protège des malos [« les méchants »], à condition de rester en groupe », explique cette commerçante, qui a rejoint avec son cousin la « caravane » partie le 13 octobre de San Pedro Sula, la deuxième ville du Honduras. Une centaine de migrants, dont des femmes et des enfants, sont portés disparus depuis le 3 novembre dans l’Etat du Chiapas (sud du Mexique). « Des hommes armés auraient arrêté les trois camions qui les transportaient, raconte Yuveli. Si on s’écarte des autres, on risque de vivre un calvaire. »
« Faveurs sexuelles »
Environ 70 % des Centraméricaines clandestines sont agressées sexuellement au Mexique,...




                        

                        

