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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Devant notamment son homologue américain, Donald Trump, le chef de l’Etat a plaidé pour la coopération internationale à l’occasion de son discours du 11-Novembre.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
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11-Novembre : Emmanuel Macron en héraut de l’ouverture, de l’Europe et du multilatéralisme

Devant notamment son homologue américain, Donald Trump, le chef de l’Etat a plaidé pour la coopération internationale à l’occasion de son discours du 11-Novembre.



LE MONDE
 |    11.11.2018 à 16h14
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 16h31
    |

            Marc Semo








                        



                                


                            

« N’oublions pas ! » Tout au long de son discours prononcé sous l’Arc de triomphe devant la flamme du soldat inconnu, dimanche 11 novembre, point d’orgue des commémorations de l’armistice de 1918, Emmanuel Macron est revenu sur une même idée. Cette guerre « semble si loin et, pourtant, c’était hier » et « cent ans après la cicatrice est encore visible sur la face du monde ».
Plus de 70 chefs d’Etat et de gouvernement, dont Vladimir Poutine, Donald Trump et Angela Merkel, étaient réunis place de l’Etoile. Sous les parapluies, ils avaient marché quelques centaines de mètre en haut des Champs-Elysées. Puis la cérémonie commença à la onzième heure du onzième jour du onzième mois de l’année, exactement comme il y a cent ans, par l’envolée des cloches dans toute la France.
Des lycéens français, anglais, américains et allemands ont lu dans leur langue des lettres de combattants de l’époque. La cérémonie s’est ouverte par une Sarabande de Bach interprétée par le violoncelliste américain Yo-Yo Ma et s’est conclue par le Boléro de Ravel joué par l’orchestre des jeunes de l’Union européenne.
Dans cette atmosphère recueillie, Emmanuel Macron a maintenu un équilibre entre la commémoration de la paix, l’appel à l’union et à la relance du projet communautaire, sans pour autant effacer la victoire et sa mémoire. Celle de « l’immense cortège des combattants » de la Grande Guerre, « venus du monde entier, parce que la France représentait pour eux tout ce qu’il y avait de beau dans le monde ». Et de citer Georges Clemenceau il y a cent ans au jour de la victoire : « Combattante du droit et de la liberté, la France reste toujours et à jamais le soldat de l’idéal. »
Un discours politique
Le discours du chef de l’Etat s’est ensuite mué en plaidoyer pour le multilatéralisme. « Additionnons nos espoirs au lieu d’opposer nos peurs », a-t-il lancé aux dirigeants mondiaux, les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Paris accueillait dimanche la commémoration de l’Armistice de 1918, marquée par un plaidoyer d’Emmanuel Macron pour le multilatéralisme, ainsi que l’ouverture du Forum sur la Paix, tandis qu’un rassemblement hostile à la présence de Donald Trump se tenait place de la République.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Verbatim du discours tenu par le président français dimanche pour le centenaire de l’Armistice de 1918 devant plus de 70 chefs d’Etat et de gouvernement.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Document : le discours d’Emmanuel Macron à l’Arc de Triomphe

Verbatim du discours tenu par le président français dimanche pour le centenaire de l’Armistice de 1918 devant plus de 70 chefs d’Etat et de gouvernement.



LE MONDE
 |    11.11.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 17h08
   





                        


« Le 7 novembre 1918, lorsque le caporal clairon Pierre Sellier sonna le premier cessez-le-feu, vers 10 heures du matin, bien des hommes ne purent y croire, puis sortirent lentement de leurs positions, pendant que, de loin en loin, sur les lignes, les mêmes clairons répétaient le cessez-le-feu puis faisaient entendre les notes de la sonnerie aux morts, avant que les cloches ne répandent la nouvelle, à la volée, dans tout le pays.
Le 11 novembre 1918, à 11 heures du matin, il y a cent ans, jour pour jour, heure pour heure, à Paris comme dans toute la France, les clairons ont retenti et les cloches de toutes les églises ont sonné.
C’était l’armistice.
C’était la fin de quatre longues et terribles années de combats meurtriers. L’armistice pourtant n’était pas la paix. Et à l’Est, pendant plusieurs années, d’effroyables guerres se poursuivirent.
Ici, ce même jour, les Français et leurs Alliés ont célébré leur victoire. Ils s’étaient battus pour leur patrie et pour la liberté. Ils avaient consenti, pour cela, tous les sacrifices et toutes les souffrances. Ils avaient connu un enfer que nul ne peut se représenter.
Nous devrions prendre un instant pour faire revenir à nous cet immense cortège des combattants où défilent des soldats de la métropole et de l’empire, des légionnaires et des garibaldiens avec des étrangers venus du monde entier, parce que la France représentait, pour eux, tout ce qu’il y avait de beau dans le monde.
Avec les ombres de Peugeot, premier tombé, et de Trébuchon, dernier mort pour la France dix minutes avant l’armistice, voici l’instituteur Kléber Dupuy, défenseur de Douaumont, Apollinaire, Blaise Cendrars au régiment de marche de la légion étrangère, les soldats des régiments basques, bretons ou marseillais, le capitaine de Gaulle que personne alors ne connaissait, Julien Green, l’Américain, à la porte de son ambulance, Montherlant et Giono, Charles Péguy et Alain Fournier tombés dans les premières semaines, Joseph Kessel venu d’Orenbourg en Russie.
Et tous les autres, tous les autres qui sont les nôtres, auxquels plutôt nous appartenons, et dont on peut lire les noms sur chaque monument, des hauteurs solaires de la Corse aux vallées des Alpes, de la Sologne aux Vosges, de la pointe du Raz à la frontière espagnole. Oui, une seule France, rurale et urbaine, bourgeoise, aristocratique et populaire, de toutes les couleurs où le curé et l’anticlérical ont souffert côte à côte et dont l’héroïsme et la douleur nous ont faits.
Durant ces quatre années, l’Europe manqua de se suicider. L’humanité s’était enfoncée dans le labyrinthe hideux d’affrontements sans merci, dans un enfer qui engloutit tous les combattants, de quelque côté qu’ils soient, de quelque nationalité qu’ils soient.
Dès le lendemain, dès le lendemain de l’armistice, commença le funèbre décompte des morts, des blessés, des mutilés, des disparus. Ici en France, mais aussi dans chaque pays, les familles pendant des mois attendirent en vain le retour d’un père, d’un frère, d’un mari, d’un fiancé, et parmi ces absents, il y eut aussi ces femmes admirables engagées auprès des combattants.
10 millions de morts.
6 millions de blessés et mutilés.
3 millions de veuves.
6 millions d’orphelins.
Des millions de victimes civiles.
1 milliard d’obus tirés sur le seul sol de France.
Le monde découvrit l’ampleur de blessures que l’ardeur combattante avait occultée. Aux larmes des mourants, succédèrent celles des survivants. Car sur ce sol de France, le monde entier était venu combattre. Des jeunes hommes de toutes les provinces et de l’Outre-mer, des jeunes hommes venus d’Afrique, du Pacifique, des Amériques et d’Asie sont venus mourir loin de leur famille dans des villages dont ils ne connaissaient pas même le nom.
Les millions de témoins de toutes les nations racontèrent l’horreur des combats, la puanteur des tranchées, la désolation des champs de bataille, les cris des blessés dans la nuit, la destruction de campagnes florissantes où ne subsistait plus que la silhouette calcinée des arbres. Beaucoup de ceux qui sont rentrés avaient perdu leur jeunesse, leurs idéaux, le goût de vivre. Beaucoup étaient défigurés, aveugles, amputés. Vainqueurs et vaincus furent alors plongés pour longtemps dans le même deuil.
1918, c’était il y cent ans. Cela semble loin. Et pourtant, c’était hier !
J’ai arpenté les terres de France où se sont déroulés les combats les plus rudes. J’ai vu dans ces campagnes de mon pays la terre encore grise et toujours stérile des champs de bataille ! J’ai vu les villages détruits qui n’avaient plus d’habitants pour les reconstruire et qui ne sont aujourd’hui encore que le témoignage, pierre sur pierre, de la folie des hommes !
J’ai vu sur nos monuments la litanie des noms de Français côtoyant les noms des étrangers morts sous le soleil de France ; j’ai vu les corps de nos soldats ensevelis sous une nature redevenue innocente, comme j’avais vu, dans les fosses communes, se mêler les ossements des soldats allemands et des soldats français côte à côte qui, par un hiver glacial, s’étaient entre-tués pour quelques mètres de terrain…
Les traces de cette guerre ne se sont jamais effacées ni sur les terres de France, ni sur celles de l’Europe et du Moyen-Orient, ni dans la mémoire des hommes partout dans le monde.
Souvenons-nous ! N’oublions pas ! Car le souvenir de ces sacrifices nous exhorte à être dignes de ceux qui sont morts pour nous, pour que nous puissions vivre libres !
Souvenons-nous : ne retranchons rien de ce qu’il y avait de pureté, d’idéal, de principes supérieurs dans le patriotisme de nos aînés. Cette vision de la France comme Nation généreuse, de la France comme projet, de la France porteuse de valeurs universelles, a été dans ces heures sombres exactement le contraire de l’égoïsme d’un peuple qui ne regarde que ses intérêts. Car le patriotisme est l’exact contraire du nationalisme : le nationalisme en est la trahison. En disant « nos intérêts d’abord et qu’importent les autres ! », on gomme ce qu’une Nation a de plus précieux, ce qui la fait vivre, ce qui la porte à être grande, ce qui est le plus important : ses valeurs morales.
Souvenons-nous, nous autres Français, de ce que Clemenceau a proclamé le jour de la victoire, il y a cent ans jour pour jour, du haut de la tribune de l’Assemblée nationale, avant qu’en un chœur sans pareil n’éclate la Marseillaise : combattante du droit, combattante de la Liberté, la France serait toujours et à jamais le soldat de l’idéal.
Ce sont ces valeurs et ces vertus qui ont soutenu ceux que nous honorons aujourd’hui, ceux qui se sont sacrifiés dans les combats où la Nation et la démocratie les avaient engagés. Ce sont ces valeurs, ce sont ces vertus qui firent leur force parce qu’elles guidaient leur cœur.
La leçon de la Grande Guerre ne peut être celle de la rancœur d’un peuple contre d’autres, pas plus que celle de l’oubli du passé. Elle est un enracinement qui oblige à penser à l’avenir et à penser à l’essentiel.
Dès 1918, nos prédécesseurs ont tenté de bâtir la paix, ils ont imaginé les premières coopérations internationales, ils ont démantelé les empires, reconnu nombre de Nations et redessiné les frontières ; ils ont même rêvé alors d’une Europe politique.
Mais l’humiliation, l’esprit de revanche, la crise économique et morale ont nourri la montée des nationalismes et des totalitarismes. La guerre de nouveau, vingt ans plus tard, est venue ravager les chemins de la paix.
Ici, aujourd’hui, peuples du monde entier, sur cette dalle sacrée, sépulture de notre Soldat Inconnu, ce « Poilu » anonyme symbole de tous ceux qui meurent pour la patrie, voyez tant de vos dirigeants rassemblés !
Chacun d’eux mène à sa suite sa longue cohorte des combattants et des martyrs issus de son peuple. Chacun d’eux est le visage de cette espérance pour laquelle toute une jeunesse accepta de mourir, celle d’un monde enfin rendu à la paix, d’un monde où l’amitié entre les peuples l’emporte sur les passions guerrières, d’un monde où la parole des hommes doit parler plus fort que le fracas des armes, où l’esprit de conciliation l’emporte sur la tentation du cynisme, où des instances et des forums permettent aux ennemis d’hier d’engager le dialogue et d’en faire le ciment de l’entente, le gage d’une harmonie enfin possible.
Cela s’appelle, sur notre continent, l’amitié forgée entre l’Allemagne et la France et cette volonté de bâtir un socle d’ambitions communes. Cela s’appelle l’Union européenne, une union librement consentie, jamais vue dans l’Histoire, et nous délivrant de nos guerres civiles. Cela s’appelle l’Organisation des Nations unies, garante d’un esprit de coopération pour défendre les biens communs d’un monde dont le destin est indissolublement lié et qui a tiré les leçons des échecs douloureux de la Société des Nations comme du Traité de Versailles.
C’est cette certitude que le pire n’est jamais sûr tant qu’existent des hommes et de femmes de bonne volonté. Soyons sans relâche, sans honte, sans crainte ces femmes et ces hommes de bonne volonté !
Je le sais, les démons anciens resurgissent, prêts à accomplir leur œuvre de chaos et de mort. Des idéologies nouvelles manipulent des religions, prônent un obscurantisme contagieux. L’Histoire menace parfois de reprendre son cours tragique et de compromettre notre héritage de paix, que nous croyions avoir définitivement scellé du sang de nos ancêtres.
Que ce jour anniversaire soit donc celui où se renouvelle l’éternelle fidélité à nos morts ! Faisons, une fois de plus, ce serment des Nations de placer la paix plus haut que tout, car nous en connaissons le prix, nous en savons le poids, nous en savons les exigences !
Nous tous ici, dirigeants politiques, nous devons, en ce 11 novembre 2018, réaffirmer devant nos peuples notre véritable, notre immense responsabilité, celle de transmettre à nos enfants le monde dont les générations d’avant ont rêvé.
Additionnons nos espoirs au lieu d’opposer nos peurs ! Ensemble, nous pouvons conjurer ces menaces que sont le spectre du réchauffement climatique, la pauvreté, la faim, la maladie, les inégalités, l’ignorance. Nous avons engagé ce combat et nous pouvons le gagner : poursuivons-le, car la victoire est possible !
Ensemble, nous pouvons rompre avec la nouvelle « trahison des clercs » qui est à l’œuvre, celle qui alimente les contre-vérités, accepte les injustices qui minent nos peuples, nourrit les extrêmes et l’obscurantisme contemporain.
Ensemble, nous pouvons faire surgir l’extraordinaire floraison des sciences, des arts, des échanges, de l’éducation, de la médecine que, partout dans le monde, je vois poindre car notre monde est, si nous le voulons, à l’aube d’une époque nouvelle, d’une civilisation portant au plus haut les ambitions et les facultés de l’homme.
Ruiner cet espoir par fascination pour le repli, la violence et la domination serait une erreur dont les générations futures nous feraient, à juste titre, porter la responsabilité historique. Ici, aujourd’hui, affrontons dignement le jugement de l’avenir !
La France sait ce qu’elle doit à ses combattants et à tous les combattants venus du monde entier. Elle s’incline devant leur grandeur.
La France salue avec respect et gravité les morts des autres nations que, jadis, elle a combattues. Elle se tient à côté d’elles.
« Nos pieds ne se détachent qu’en vain du sol qui contient les morts » écrivait Guillaume Apollinaire.
Que sur les tombes où ils reposent, fleurisse la certitude qu’un monde meilleur est possible si nous le voulons, si nous le décidons, si nous le construisons, si nous l’exigeons de toute notre âme.
En ce 11 novembre 2018, cent ans après un massacre dont la cicatrice est encore visible sur la face du monde, je vous remercie pour ce rassemblement de la fraternité retrouvée du 11 novembre 1918.
Puisse ce rassemblement ne pas être seulement celui d’un jour. Cette fraternité, mes amis, nous invite, en effet, à mener ensemble le seul combat qui vaille : le combat de la paix, le combat d’un monde meilleur.
Vive la paix entre les peuples et entre les États !
Vive les nations libres du monde !
Vive l’amitié entre les peuples !
Vive la France ! »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ L’offensive Meuse Argonne a tué 26 000 soldats américains et en a blessé des centaines de milliers d’autres. Le vice-ministre de la défense américain, Mark Esper, sera présent aux commémorations.
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Il y a 100 ans, les Etats-Unis menaient leur bataille la plus meurtrière en France

L’offensive Meuse Argonne a tué 26 000 soldats américains et en a blessé des centaines de milliers d’autres. Le vice-ministre de la défense américain, Mark Esper, sera présent aux commémorations.



Le Monde.fr avec AFP et AP
 |    23.09.2018 à 09h05
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 16h32
   





                        



   


Le vice-ministre de la défense américain, Mark Esper, est attendu dimanche 23 septembre dans la région de Verdun, pour commémorer le 100e anniversaire de l’offensive Meuse-Argonne.
Cette bataille fut la dernière attaque de la première guerre mondiale menée par le corps expéditionnaire américain, mais aussi la plus meurtrière que les Etats-Unis ont jamais menée. Du 26 septembre au 11 novembre 1918, 26 000 soldats américains furent tués et une centaine de milliers d’autres blessés.
Le vice-ministre de la défense se rendra au cimetière de Romagne-sous-Montfaucon, dans la Meuse, où plus de 14 000 soldats américains sont enterrés. Des volontaires ont d’ores et déjà commencé à lire un à un les noms des « Sammies », surnom donné aux soldats américains à leur arrivée sur le Vieux Continent en 1917, tandis que d’autres mettaient en place les milliers de bougies qui seront allumées en leur honneur.
1,2 million de soldats sur le champ de bataille
Pendant les sept semaines que dura le combat, 1,2 million de soldats américains se battirent dans la forêt d’Argonne et ses environs, afin de repousser les quelque 450 000 soldats allemands présents dans la région de Verdun.
L’effet de cette bataille coordonnée des Alliés fut tel qu’il fut l’une des causes de la débâcle allemande et de la signature de l’armistice, le 11 novembre 1918.
Le général John J. Pershing, qui menait alors les troupes américaines, affirma que « ce succès est l’une des plus grandes réalisations de l’histoire des armes américaines ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Centenaire du 11-Novembre. Après l’effondrement des grands empires allemand, austro-hongrois, russe et ottoman, de graves problèmes humanitaires surgissent.
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édition abonné


En 1918, « des centaines de milliers » de réfugiés chassés de chez eux

Centenaire du 11-Novembre. Après l’effondrement des grands empires allemand, austro-hongrois, russe et ottoman, de graves problèmes humanitaires surgissent.



LE MONDE IDEES
 |    01.11.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 15h41
    |

                            Antoine Flandrin








                        



                                


                            

Professeur d’histoire de la guerre moderne à l’Ohio State University, Bruno Cabanes a dirigé l’ouvrage Une histoire de la guerre. Du XIXe siècle à nos jours (Seuil, 800 p., 32 euros). Il est spécialiste de la sortie de la première guerre mondiale.
Dans quelle mesure l’Europe fait-elle face à une crise humanitaire sans précédent en 1918 ?
On assiste dès novembre 1918 à une flambée de problèmes humanitaires qui avaient commencé pendant la guerre. Le premier concerne le rapatriement de près de 430 000 prisonniers de guerre russes, allemands, autrichiens et hongrois. Le deuxième c’est la faim : elle frappe l’Allemagne, l’Autriche et la Hongrie qui subissent encore le blocus après la signature des traités de paix de 1919, ce qui est contraire aux engagements pris. La Russie connaît une grande famine en 1921-1 922. La faim et la malnutrition qui avaient causé, entre 1914 et 1918, la mort d’environ 500 000 civils allemands – les chiffres restent discutés –, continuent de tuer lors de la sortie de guerre. Troisième problème : il y a une flambée épidémique – la grippe espagnole, mais aussi le typhus et le choléra frappent l’Europe.
Enfin, il y a la question des réfugiés, notion récente puisque le sens moderne de « réfugiés de guerre » n’est apparu qu’à la fin du XIXe siècle. Au lendemain de la guerre, des centaines de milliers de personnes chassées de chez elles se retrouvent sans statut légal : soit parce qu’elles étaient membres d’un Etat qui a disparu – les grands empires allemand, austro-hongrois, russe et ottoman viennent de disparaître –, soit parce qu’elles ont été privées de leur nationalité.
D’où viennent ceux qu’on appelle dès lors les « réfugiés » ?
La sortie de guerre se traduit par une recrudescence de violence et par trois grands mouvements de réfugiés. Le premier groupe de réfugiés, ce sont les quelque 800 000 Russes qui fuient la guerre civile entre les...




                        

                        


<article-nb="2018/11/11/19-6">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Dans un village du Sénégal, notre envoyé spécial avait rencontré Abdoulaye Ndiaye, dernier survivant du régiment des tirailleurs sénégalais, mort en 1998, à la veille de recevoir la Légion d'honneur.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Rencontre avec le dernier de la « Force noire »

Dans un village du Sénégal, notre envoyé spécial avait rencontré Abdoulaye Ndiaye, dernier survivant du régiment des tirailleurs sénégalais, mort en 1998, à la veille de recevoir la Légion d'honneur.



LE MONDE
 |    12.11.1998 à 00h00
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 14h38
    |

            Philippe Bernard (Thiowor (Sénégal) envoyé spécial)








                        



                                


                            
A l’occasion du centenaire de l’armistice du 11-Novembre 1918, Le Monde republie certaines de ses archives.

D'un geste brusque, Abdoulaye Ndiaye chasse les mouches qui agacent ses yeux vides. Puis sa main alourdie par l'oedème s'élève jusqu'à son front. De son crâne de vieil ébène bosselé, il va extraire peu à peu des souvenirs de vétéran de guerre. Celle de « quato'ze-dix-huit », « la guerre des Français ».
Parsemant la musique saccadée du wolof, des mots familiers mais anachroniques surgissent, au fil des heures, de sa bouche édentée : « La Somme », « tranchées », « matricule 14576 », « Saint-Raphaël », « Dardanelles ». Au bout de la piste sablonneuse, dans ce misérable village sénégalais de Thiowor flétri par la sécheresse sahélienne, à des années-lumière de Verdun, Abdoulaye Ndiaye fouille au plus profond de sa mémoire de centenaire. Dans son boubou rapiécé, coiffé d'une petite chéchia blanchâtre en coton mité, il fait face au cercle des villageois et à une nuée d'enfants interloqués devant le Blanc venu de Paris juste pour parler à leur « vieux » d'une guerre dont ils ignorent jusqu'à l'existence.
Par salves entrecoupées de signes de lassitude et de moments d'égarement qui font s'esclaffer l'assistance, il redonne vie aux souvenirs dramatiques que sa fiche militaire , établie à Saint-Louis du Sénégal et retrouvée au service des pensions de Pau (Pyrénées- Atlantiques), confirme en termes administratifs : « Blessé en août 1914 en Belgique par balle. Passé au 7e RTS [régiment de tirailleurs sénégalais] le 8 mai 1916. Blessé le 1er juillet 1916 devant Asservilliers (Somme). Deux fois blessé : a droit à la qualité de combattant. »
Le doute n'est alors plus possible : le très grand vieillard à barbiche, à demi allongé à même les racines d'un acacia, dans la touffeur de l'octobre tropical, est bien l'un des 180 000 Africains (sur un total de 600 000 « coloniaux ») enrôlés par la France en 14-18, sans doute...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ « Le Monde » consacre une série d’articles à la crise des relations transatlantiques. Aujourd’hui, la valse-hésitation des pays de l’Union sur la conduite à tenir face à son allié américain.
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Aujourd’hui, la valse-hésitation des pays de l’Union sur la conduite à tenir face à son allié américain.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                        Donald Trump à Varsovie, le 6 juillet 2017. LASZLO BALOGH / REUTERS             Il est incorrigible, Emmanuel Macron. Est-ce le 11-Novembre qui approche ? Son « itinérance » sur les champs de bataille meurtriers, en hommage aux poilus de 1914-1918 ? Son exaspération de voir l’Europe du XXIe siècle piétiner alors qu’elle doit « se protéger » de la Russie, de la Chine, « et même, précise-t-il, des Etats-Unis d’Amérique » ? Sabre au clair, il repart à l’assaut, mardi 6 novembre, au micro d’Europe 1. Il défend l’idée d’une « Europe souveraine », d’une « Europe-puissance », à laquelle il faut « une vraie armée », pour qu’elle puisse « se défendre seule, pas seulement avec les Etats-Unis ». Et pour couronner le tout, il prône aussi « un vrai dialogue de sécurité avec la Russie ». En quelques phrases, le chef de l’Etat a accompli l’exploit de rassembler tous les concepts qui font trembler la plupart de ses partenaires européens, dans un contexte de nouvelle donne transatlantique.          Curieusement, il n’a pas mentionné l’autre idée qui lui est chère mais qui fait bondir les Américains, celle d’une indispensable « autonomie stratégique » de l’Europe. « C’est un concept qui nous inquiète beaucoup, parce que ce qu’il signifie, c’est l’Europe toute seule, disait au Monde, deux semaines plus tôt l’ambassadrice des Etats-Unis à l’OTAN, Kay Bailey Hutchison. Nous avons été très francs là-dessus, avec le général Mattis [le secrétaire à la défense] et Mike Pompeo [le secrétaire d’Etat]. Et les Français ont compris nos préoccupations. » Moins diplomate, Donald Trump, lui, est carrément furieux de la phrase du président français sur la nécessité d’une armée européenne pour se protéger des Etats-Unis. « Très insultant, tweetera-t-il en atterrissant à Paris, le soir du 9 novembre. Commencez par payer vos contributions à l’OTAN ! ».          M. Macron a beau avoir compris les « préoccupations » américaines, il veut avancer. Pour lui, l’un n’exclut pas l’autre. La France peut coopérer étroitement avec les Etats-Unis dans la lutte antiterroriste, faire intervenir ses avions en Syrie aux côtés des chasseurs américains et britanniques, se déployer au Sahel avec l’appui militaire américain, comme elle le fait sous la présidence de Donald Trump, et « en même temps » construire une défense européenne.                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ La 11e édition de la transatlantique doit connaître son dénouement dans la soirée. La lutte fait rage entre le leadeur Gabart, qui navigue son foil ni safan, et son poursuivant Joyon.
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Route du rhum : François Gabart résiste au retour de Françis Joyon avant l’arrivée

La 11e édition de la transatlantique doit connaître son dénouement dans la soirée. La lutte fait rage entre le leadeur Gabart, qui navigue son foil ni safan, et son poursuivant Joyon.



Le Monde.fr avec AFP
 |    11.11.2018 à 14h58
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 18h30
   





                        



   


Pour les nostalgiques, le scénario de cette arrivée de la Route du rhum 2018 renvoie à sa première édition en 1978. Après 23 jours, six heures et 56 minutes, le Canadien Mike Birch, à bord de son petit trimaran jaune Olympus, devançait, pour 98 secondes à Pointe-à-Pitre, Michel Malinovsky, à la barre de l’immense Kriter V. Le Français pensait, pourtant, avoir course gagnée. « Seule la victoire est jolie », lâchera le malheureux deuxième dans une formule restée célèbre.

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Et si Francis Joyon imitait Birch quarante ans plus tard ? Encore chimérique il y a vingt-quatre heures, une victoire est désormais possible pour le vétéran français (62 ans) qui revient très fort sur le leadeur de la course, François Gabart (35 ans), à quelques heures de l’arrivée de la transatlantique désormais prévue dans la nuit de dimanche à lundi.
Les Antilles en ligne de mire, Joyon (Idec Sport) vole sur l’Atlantique, à plus de 31 nœuds de moyenne sur ces trois dernières heures. Au dernier pointage à 16h45, Gabart (Macif) n’avait 34,9 milles marins (64 kilomètres) d’avance sur son rival. L’écart était encore samedi soir de 105 milles, mais Gabart reprenait un peu de marge sur son poursuivant par rapport au précédent pointage (27 milles marins à 12h).
A 17h30 de dimanche, l’équipe de François Gabart annonçait dans un communiqué que Macif avait perdu un foil et un safran dans la nuit de lundi à mardi. Malgré ces avaries, le Charentais a continué à mener la course.
Gabart se prépare au sprint
Le marin s’attend à une arrivée digne d’une régate de la Coupe de l’America. « Et je me prépare pour être performant si on est côte à côte sur le tour de la Guadeloupe, ce n’est jamais simple surtout avec nos bateaux et avec le parcours imposé, très proche de la terre. C’est loin d’être simple, l’histoire, et ça risque de mettre du piment jusqu’au bout », estime celui qui avait remporté l’édition 2014 dans la catégorie Imoca (les monocoques).

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De son côté, Francis Joyon n’a jamais aussi été proche de la victoire en sept participations à la Route du rhum. En 2010, le natif d’Eure-et-Loir avait terminé deuxième derrière Franck Cammas sur Groupama 3. Ironie de l’histoire, son bateau sur cette édition 2018 n’est autre que celui de Cammas lors de son triomphe. Quatre ans plus tard, Loïck Peyron remportait la transatlantique sur ce même Ultime (appelé Banque-Populaire VII). Jamais deux sans trois ?
Partis le dimanche 4 novembre à 14 h 02 précisément, Gabart et Joyon pourraient battre le record établi il y a quatre ans par Loïck Peyron en 7 jours et 15 heures. Pour cela, le vainqueur doit couper la ligne avant 00 h 08 heure locale (05 h 08 en métropole). Mais les deux marins le savent bien : tout se jouera à l’arrivée, périlleuse et « traditionnellement très tactique », se rappelait samedi Francis Joyon, détenteur du record du tour du monde en équipage (40 j 23 h).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le maire de la cité phocéenne a admis dimanche que ses services « n’en ont pas assez fait » au sujet de l’habitat insalubre.
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Immeubles effondrés à Marseille : Gaudin reconnaît des manquements de la municipalité

Le maire de la cité phocéenne a admis dimanche que ses services « n’en ont pas assez fait » au sujet de l’habitat insalubre.



Le Monde.fr avec AFP
 |    11.11.2018 à 14h47
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 14h53
   





                        


Près d’une semaine après que huit personnes ont perdu la vie dans l’effondrement de deux immeubles insalubres à Marseille, le maire de la ville admet certains manquements de la part de la municipalité. « On n’en a pas assez fait », a reconnu, dimanche 11 novembre, Jean-Claude Gaudin (LR). « On n’en a pas assez fait parce que c’est compliqué, parce qu’on ne nous laisse pas manœuvrer, et donc il est clair que l’insalubrité existe encore », a développé l’élu, à la tête de la municipalité depuis 1995, lors d’une conférence de presse à l’Hôtel de ville. « Il faut qu’on s’attache à faire des efforts sérieux de ce côté-là », a-t-il ajouté.
Une note confidentielle de l’agence régionale de santé révélée vendredi par Le Monde étrille le service communal d’hygiène et de santé (SCHS) de la ville, jugeant que ses agents ont tendance à « sous-évaluer » les dysfonctionnements dans les immeubles et à « minimiser » leur impact sur la santé des habitants. M. Gaudin, interrogé par la presse sur cette note, a assuré que la mairie allait « renforcer ce service-là ». Tout en reconnaissant les failles de la mairie sur l’habitat insalubre, le maire a estimé, concernant les immeubles en péril, que « dès que nous sommes alertés, nous prenons (…) les arrêtés de péril ».
Marée humaine
Durant la conférence de presse, le maire a, une nouvelle fois, écarté la possibilité d’une démission, martelant : « je ne fais pas tout bien, j’en suis sûr, mais je suis là et je reste là ! » Le maire de Marseille a aussi expliqué avoir préféré ne pas participer à la marche blanche de samedi, en hommage aux huit victimes de la rue d’Aubagne : « Ma présence peut-être aurait pu provoquer des tensions. »

        Lire notre reportage :
         

          A Marseille, une marche blanche entre émotion et colère



La marche blanche organisée par les familles et les proches des victimes de la rue d’Aubagne a réuni dans les rues de Marseille 8 000 personnes selon la police, « une marée humaine » selon les organisateurs. Tout au long de la semaine, les critiques à l’égard de la gestion de Jean-Claude Gaudin (LR) n’ont cessé de croître. Un rapport remis en 2015 au gouvernement faisait état de 40 000 logements indignes à Marseille, menaçant la sécurité de près de 100 000 habitants.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Deux ans après son titre de champion, le club monégasque lutte pour sortir de la zone rouge. Dix-neuvième de Ligue 1, il affronte Paris, dimanche soir (21 heures).
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Ligue 1 : pourquoi Monaco va si mal

Deux ans après son titre de champion, le club monégasque lutte pour sortir de la zone rouge. Dix-neuvième de Ligue 1, il affronte Paris, dimanche soir (21 heures).



LE MONDE
 |    11.11.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 14h45
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Monaco n’y arrive plus. Deux ans après un titre de champion, les Monégasques occupent l’avant-dernière place du classement, alors qu’ils doivent affronter le dominant Paris-Saint-Germain (douze matches, douze victoires), dimanche soir (21 heures). Pas le programme idéal pour se remettre de leur lourde défaite contre Bruges (0-4) mardi, synonyme d’élimination en Ligue des champions.
La direction du club a bien tenté de provoquer un déclic psychologique avec un changement d’entraîneur. Exit Leonardo Jardim, le technicien portugais présent sur le Rocher depuis 2014, le « faiseur de miracles » a été remercié au début du mois d’octobre pour être remplacé par Thierry Henry. L’ancien international français, formé à l’ASM, n’a pas connu beaucoup plus de réussite. Sur ses cinq premiers matches, il en a perdu trois et réalisé seulement deux matchs nuls.

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Alors, oui, Monaco va mal. Mais Monaco a surtout vu la chance tourner sur de très nombreux facteurs.
Un recrutement compliqué
Alors que les dirigeants monégasques avaient réussi de superbes coups de recrutement, en faisant éclore Kylian Mbappé ou Layvin Kurzawa (formés au club), en révélant Bernardo Silva, Fabinho, Thomas Lemar, Benjamin Mendy, ou encore Tiémoué Bakayoko, ils n’ont pas encore su rééditer cette performance cette saison. Youri Tielemans, arrivé la saison dernière n’a pas confirmé. Preuve de ces errements dans le casting estival, aucun Monégasque ne figure dans la liste des onze meilleures recrues de l’été selon L’Equipe, mais le quotidien sportif en place trois dans son onze des pires : Barreca, Chadli et Golovine (certes longtemps blessé).

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Les blessures ont d’ailleurs fait du mal au club de la Principauté qui a longtemps dû composer sans nombre de ses cadres. Le poste de gardien de but est ainsi éloquent. Le titulaire, le Croate Danijel Subasic, sur le terrain lors de la finale de la dernière Coupe du monde n’a disputé qu’un seul match cette saison. Son remplaçant, Diego Benaglio s’est, lui aussi, blessé en Ligue des champions et a obligé le troisième gardien Seydou Sy à garder le but monégasque, commettant une faute de main coupable contre Strasbourg.

17' Erreur de Seydou SY qui permet à Thomasson de marquer le premier but de ce match. 

— AS_Monaco (@AS Monaco 🇲🇨)


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Plus généralement, Jardim puis Henry ont dû s’adapter à la longue liste des joueurs à l’infirmerie, depuis le début de saison. « Si cela n’explique pas totalement le début de saison catastrophique, c’est tout de même un élément de réponse parlant », explique justement L’Equipe, en faisant un comparatif du onze des valides et du onze des blessés.
Une équipe qui sous-performe
Ces dernières années, les joueurs de la Principauté bénéficiaient d’une réussite hors norme. Selon les statistiques compilées par le site Understat sur les deux dernières saisons, Monaco était l’équipe qui dépassait le plus le nombre de buts attendus par rapport aux occasions procurées et prenait ainsi plus de points, lui permettant d’accrocher un titre de champion, puis une deuxième place.
Cette saison, cette réussite semble fuir les Monégasques. Le club encaisse plus de buts que prévu et en marque moins. Radamel Falcao est sans doute l’homme qui incarne le mieux cette situation. Le Colombien a inscrit quatre buts en dix apparitions cette saison en Ligue 1, mais selon le modèle d’Understat, il aurait dû en marquer au moins deux de plus. Parmi les meilleurs buteurs de Ligue 1, il est de loin le moins efficace. Lors des deux dernières saisons, il battait pourtant largement les scores prévus par le modèle.

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Et tous ces buts absents des scores font une différence au classement. Understat calcule ainsi que les hommes de Thierry Henry auraient dû prendre dix points de plus depuis le début de la saison : une petite modification qui les placerait autour de la huitième place et bien loin des soucis qui les agitent aujourd’hui.
Des défaites cruelles
Cela s’explique notamment parce que l’ASM perd peu de matches sur des scores larges. Les Monégasques n’ont perdu par deux buts d’écart ou plus qu’à une seule reprise en championnat cette saison, contre Saint-Etienne (2-0). Surtout, ils ont souvent laissé filer des points dans les dernières minutes de matches. Contre Bordeaux, ils perdent un point sur un but encaissé dans les arrêts de jeu (1-2). Même chose la semaine suivante contre Marseille (2-3), alors qu’ils menaient encore 2-1 à un quart d’heure de la fin. Contre Toulouse, ils laissent échapper la victoire dans les dix dernières minutes (1-1). Contre Rennes, Hatem Ben Arfa marque son seul but de la saison à un peu plus de dix minutes du terme pour offrir la victoire aux Bretons (1-2).
Autant de facteurs qui expliquent, en partie, le catastrophique début de saison des Monégasques. Reste qu’ils ont encore 25 journées pour se rattraper. Et une victoire contre l’ogre parisien serait sans doute le meilleur moyen pour Thierry Henry et les siens d’enfin lancer leur saison. Il n’est jamais trop tard.



                            


                        

                        


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Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail          Trente-quatre milliards de dollars, pour une entreprise dont le cœur de métier est de produire un logiciel téléchargeable gratuitement et sans publicité. En annonçant, ce 28 octobre, avoir racheté Red Hat, le géant du logiciel libre qui édite notamment RHEL, l’une des distributions les plus populaires du système d’exploitation Linux, IBM a réalisé la plus importante acquisition de son histoire. Red Hat, créée en 1993, a bâti un empire très efficace – son chiffre d’affaires a augmenté chaque trimestre depuis quinze ans. Son modèle économique est simple : un logiciel libre et gratuit, que n’importe qui peut télécharger et modifier, pour lequel la société offre des services – eux payants – de formation, de développement, de support… Avec le temps, le modèle s’est complexifié mais est toujours resté résolument centré autour du logiciel libre.                 Lire aussi  IBM achète l’éditeur de logiciels Red Hat pour 34 milliards de dollars              Et c’est loin d’être la première fois qu’un géant du logiciel libre est racheté pour une somme importante. En juin, Microsoft a ainsi déboursé 7,5 milliards de dollars (6,56 milliards d’euros) pour acquérir le service d’hébergement et de gestion de projets GitHub, qui permet aux développeurs de partager et de stocker le code qu’ils créent. « C’est une manière de parier sur l’avenir », analyse Pierre-Yves Gosset, de l’association Framasoft qui promeut l’usage du logiciel libre. « La première raison [de ces acquisitions], c’est de racheter les concurrents. Mais c’est aussi [dans les entreprises et projets du logiciel libre] que se trouvent les bons développeurs, le code performant. »          Au-delà des considérations stratégiques, le rachat de Red Hat « montre la viabilité du modèle économique » du logiciel libre, juge Lionel Maurel, juriste et membre du bureau de l’association La Quadrature du Net. « Tout le monde a répété cette phrase : “Le logiciel libre a déjà gagné, mais personne ne le sait.” Le modèle est déjà dominant dans les serveurs ; IBM va pouvoir utiliser ce rachat pour développer des solutions de cloud [informatique dématérialisée], un domaine très concurrentiel. » Car si Linux reste très minoritaire sur les ordinateurs individuels, loin derrière Windows de Microsoft et Mac OS d’Apple, le système d’exploitation libre est le leader dans les serveurs qui font tourner les grands services du Web. D’Amazon à Facebook en passant par Google, dont une version modifiée du noyau Linux est au cœur d’Android, tous les géants du Web ont recours à Linux pour leurs gigantesques infrastructures.                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Au moins 25 morts dans une série d’incendies qui ravagent la Californie

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont dû quitter leur domicile dans le nord de l’Etat, où se situe le principal foyer baptisé « Camp Fire ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    11.11.2018 à 02h53
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 12h36
   





                        



   


Décombres fumants, voitures réduites à des carcasses : les pompiers californiens luttaient toujours, dimanche 11 novembre, contre des incendies ravageurs, dont le principal, dans le nord de la Californie, a fait vingt-trois morts, selon le shérif du comté de Butte, Kory Honea. « Aujourd’hui, quatorze corps supplémentaires ont été découverts, ce qui porte le nombre total à vingt-trois », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Deux autres personnes sont mortes dans d’autres foyers à proximité de Los Angeles.

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Le bilan pourrait s’aggraver en raison du nombre de personnes portées disparues, en majorité à Paradise, une ville de 27 000 habitants située dans le comté de Butte, au nord de Sacramento, la capitale de la Californie. Depuis jeudi, plus de 6 700 bâtiments de Paradise, en majorité des maisons d’habitation, ont été consumés par l’incendie baptisé « Camp Fire », le plus destructeur jamais enregistré en Californie.
Plus de 25 000 personnes ont reçu l’ordre d’évacuer leurs domiciles dans une vaste région près de la capitale de cet Etat de l’ouest des Etats-Unis, Sacramento, et dans la célèbre station balnéaire de Malibu, dans le sud de la Californie.
Au moins trois semaines pour maîtriser les flammes
A des dizaines de kilomètres autour de Paradise, le ciel était obscurci par une fumée âcre, et le soleil était difficilement visible. Les habitants ont fui le danger, tandis que sur la route qui mène vers le centre-ville gisaient des carcasses de voitures. Les poteaux électriques étaient rongés par le feu. « Seuls quelques fermiers sont revenus pour voir dans quel état est leur bétail », a expliqué à l’Agence France-Presse une policière.
L’incendie a, pour le moment, consumé plus de 40 000 hectares et n’est maîtrisé qu’à 20 %, selon CalFire, l’agence des pompiers de Californie. Trois des plus de 3 200 pompiers déployés ont été blessés. Les autorités estiment qu’il faudra trois semaines pour maîtriser les flammes dans cette zone des contreforts de la Sierra Nevada.
En Californie du Sud, où d’autres incendies font rage, 200 000 personnes, dont tous les habitants de Malibu, près de Los Angeles, où vivent de nombreuses célébrités, ont reçu l’ordre d’évacuer à cause de l’incendie baptisé Woolsey, qui a dévoré près de 28 000 hectares et détruit au moins 150 maisons depuis jeudi après-midi. Un autre foyer fait rage dans le comté de Ventura, près de Thousand Oaks, là même où un ancien militaire a ouvert le feu mercredi soir dans un bar de la ville, tuant douze personnes, avant de se suicider.
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            data-slide-description="Des équipes médicales déplacent du matériel alors que l’hôpital de Feather River, situé à Paradise, a été partiellement brûlé."
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            data-slide-description="Dans la seule ville de Paradise, les pompiers estiment déjà que plus d’un millier d’habitations sont parties en flammes."
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            data-slide-description="Le feu a commencé dans le canyon de Feather River, à proximité de l’autoroute 70. Il s’est ensuite propagé vers l’ouest."
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            data-slide-description="L’auberge Bearadise, dans la ville de Paradise, a été complètement détruite."
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            data-slide-description="« Les pompiers font toujours face à un incendie et des conditions météorologiques extrêmes, avec des vents forts », a fait savoir le département californien pour les forêts et la protection contre les incendies, Cal Fire."
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            data-slide-description="Près de 240 km2 avaient déjà brûlé, vingt-quatre heures après le déclenchement du sinistre."
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            data-slide-description="L’incendie arrive très tard dans la saison, alors que la région a été frappée durant l’été par de nombreux incendies particulièrement violents."
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            data-slide-description="En septembre, le Mendocino Complex Fire avait été maîtrisé après près de deux mois de lutte. Il avait ravagé près de 190 000 hectares, devenant le plus grand feu de forêt en Californie dans l’histoire récente de cet Etat."
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            data-slide-description="En juillet et août, huit personnes, dont trois pompiers, avaient par ailleurs péri dans l’incendie Carr, qui avait sévi dans la région de Redding. Il avait détruit 93 000 hectares avant de pouvoir être éteint, après six semaines de lutte."
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            data-slide-description="Un pompier tente de maîtriser le feu à Paradise."
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Des équipes médicales déplacent du matériel alors que l’hôpital de Feather River, situé à Paradise, a été partiellement brûlé.

Noah Berger / AP
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ La cinéaste fait une incursion dans la science-fiction avec son nouveau film porté par Robert Pattinson.
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Par  Jacques Mandelbaum   Publié le 06 novembre 2018 à 06h44 - Mis à jour le 07 novembre 2018 à 08h36     Temps de Lecture 6 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                         Robert Pattinson dans « High Life », de Claire Denis. WILD BUNCH DISTRIBUTION              L’avis du « Monde » – chef d’œuvre          Allons d’emblée aux deux raisons qui font de ce film une œuvre à sérieusement considérer, pour ne pas dire à passionnément aimer. La première est d’ordre cinéphilique. Incursion inaugurale de la cinéaste Claire Denis dans la science-fiction et le dialogue en anglais, High Life est à classer parmi les sommets du genre. Soit ces films rares qui ne s’adressent pas en premier lieu aux fanatiques de la catégorie mais à l’humanité sensible tout entière. Ces œuvres qui, préférant l’envoûtement contemplatif à l’action pure, jettent une sorte de maraboutage hypnotique sur l’esprit et les sens du spectateur, tels 2001 : l’Odyssée de l’espace (1968), de Stanley Kubrick, ou Solaris (1972), d’Andreï Tarkovski.               Lire la rencontre : Avec Robert Pattinson, l’attraction des astres              L’autre raison est qu’aucun film récent ne donne l’impression d’aller, au point où le fait celui-ci, à l’os de notre époque. Au diapason du grand bouleversement qui s’y annonce, de la grande peur écologique qui se lève. Peur non pas tant de ces épiphénomènes que sont l’iniquité et la barbarie en leur retour triomphant, mais, pour aller au principe, de l’épuisement convulsif d’une planète saccagée, de l’attraction avérée de l’humanité pour le néant. Peur, en un mot, de la fin dernière : de l’homme, du monde, de la vie tout ensemble. Un sentiment qui n’est sans doute pas pour rien dans la production récente de films spatiaux plus ou moins eschatologiques, dans lesquels l’espace se transforme en territoire de la dernière chance, en expérience concrète de la survie.           Aucun film récent ne donne l’impression d’aller, au point où le fait celui-ci, à l’os de notre époque          High Life rejoint à ce titre des films tels que Gravity (2013), d’Alfonso Cuaron, Seul sur Mars (2015), de Ridley Scott, ou même First Man (2018), de Damien Chazelle. Mais il se confronte plus directement à Interstellar (2014), de Christopher Nolan, dont il partage les motifs centraux (la terre agonisante, la recherche d’une planète favorable à la vie, l’importance du rapport père-fille). Ce qui n’empêche nullement High Life de se situer aux antipodes esthétiques d’Interstellar, à des années­-lumière de la pyrotechnie spectaculaire et des rebondissements romanesques qu’y déploie Christopher Nolan.            Est-il d’ailleurs assuré que l’inscription du film de Claire Denis dans une histoire raisonnée de la science-fiction cinématographique fasse vraiment sens ? On pourrait aussi bien assumer la position selon laquelle la cinéaste – qui aime à s’approprier tous les genres (le polar dans J’ai pas sommeil, 1994 ; le vampirisme dans Trouble Every Day, 2001 ; le film de guerre dans Beau travail, 1999 ; la comédie dans Un beau soleil intérieur, 2017…) – continue de faire dans l’espace ce qu’elle a toujours fait sur terre : sonder le mystère du désir, dans sa beauté stellaire comme dans ses trous noirs. Sans trucages. A même la chair. Au plus près de cet abyme mental qui confère à chaque être humain la fascinante opacité de l’univers.          Le pire est sans doute déjà arrivé          Ici, un homme (Monte, interprété par Robert Pattinson) partageant un engin spatial visiblement délabré avec sa fillette de quelques mois, dénommée Willow. Le long et caressant préambule qui les réunit suscite d’emblée une forte émotion, teintée d’angoisse. Les tendres rapports du père et de l’enfant, l’impuissance où ils semblent se trouver pour changer leur situation produisent dans cet environnement confiné, dénué de toute autre présence humaine, le sentiment que le pire est sans doute déjà arrivé. Un long retour en arrière livrera au spectateur une compréhension un peu plus nette de la situation.                      Juliette Binoche et Robert Pattinson dans « High Life », de Claire Denis. WILD BUNCH DISTRIBUTION             Le navire est en réalité une prison, où l’on a rassemblé des condamnés à mort qui ont accepté, en échange de la commutation de leur peine, de se prêter à un programme d’expérimentation spatiale. Il s’agit à la fois de s’approcher d’un trou noir pour en étudier les sources d’énergie bientôt taries sur Terre, et de se prêter aux expériences de procréation menées par le docteur Dibs, une médecin au dossier criminel chargé. Juliette Binoche, crinière noire descendant jusqu’aux reins, flammèches dans les yeux, y incarne une sorte de prêtresse illuminée de la reproduction, figure de la fécondité immémoriale, collectrice de sperme, sorcière de la résurrection. C’est, ici, Le Sacrifice, d’Andreï Tarkovski (1986) qui revient en mémoire.           On reconnaît là tout le talent de Claire Denis pour suggérer le dénuement et la beauté de notre condition          Dibs est, avec Monte, dont elle vole la semence durant son sommeil dans une séquence proprement stupéfiante, le pouvoir de la vie qui se transmet dans un engin pourtant programmé pour aller à la mort. Toute la beauté du film tient en ce déchirant paradoxe tenu bientôt, en quelques ellipses élégantes, par le seul couple survivant du père et de sa fille. Imaginez, dans l’immensité glacée et indifférente du cosmos, le cri vital du bébé et le regard du père sur son enfant. Puis la grâce innocente de la jeune fille qu’elle est devenue, qui n’a jamais connu le monde, et qui questionne incestueusement son père sur leur avenir, entre la menace de leur commun anéantissement et la promesse de trouver un nouveau soleil. On reconnaît là tout le talent de Claire Denis pour suggérer le dénuement et la beauté de notre condition.          La sensation du huis clos, de la solitude, de la terminaison des temps est par ailleurs si prégnante qu’elle parvient à nous rendre bouleversantes les images raréfiées de la Terre, qui interfèrent dans le récit. Flash-back en bons gros grains seize millimètres de trains et de hobos cheveux au vent, forêts profondes, tapis de feuilles, humus qu’on croirait sentir. Ou encore, sur un écran de la capsule, ce rituel funéraire indien filmé à Vancouver par Edward S. Curtis dans In the Land of the Head Hunters (1914), poignant et fantomal vestige d’une civilisation agonisante. C’est, à travers ces simples images, le sentiment d’une perte irrémissible qui étreint le spectateur et le laisse inconsolable. Autant dire qu’il y aura quelque chose comme une indicible joie à malgré tout retrouver la pollution et la promiscuité de la ville au sortir de la salle. Contrairement à ce que certains pensent, seuls les artistes font œuvre utile.                         Film français de Claire Denis. Avec Robert Pattinson, Juliette Binoche, André Benjamin (1 h 51). Sur le Web : highlife-lefilm.com                  Les sorties cinéma de la semaine (mercredi 7 novembre)        High Life, film français de Claire Denis (chef-d’œuvre)Un amour impossible, film français de Catherine Corsini (à ne pas manquer)Crazy Rich Asians, film américain et chinois de Jon M. Chu (à voir)Heureux comme Lazzaro, film français et italien d’Alice Rohrwacher (à voir)Samouni Road, documentaire français et italien de Stefano Savona (à voir)The Spy Gone North, film coréen de Yoon Jong-bin (à voir)Sale temps à l’hôtel El Royale, film américain de Drew Goddard (pourquoi pas)Family Film, film allemand, français, tchèque et slovène d’Olmo Omerzu (on peut éviter)Un homme pressé, film français d’Hervé Mimran (on peut éviter)             A l’affiche également :              Kursk, film belge et luxembourgeois de Thomas VinterbergNous, Tikopia, documentaire français de Corto FajalRumble: The Indians who Rocked the World, documentaire canadien de Catherine Bainbridge et Alfonso MaioranaLes Yatzkan, documentaire français d’Anna-Célia Kendall Yatzkan                       Jacques Mandelbaum           Voir les réactions             Les plus lus     Armée européenne : Macron joue l’apaisement avec Trump en parlant d’une « confusion »    Au moins 25 morts dans une série d’incendies qui ravagent la Californie    Agression sexuelle : six mois de prison avec sursis requis contre Ibrahim Maalouf                 Édition du jour Daté du lundi 12 novembre  Lire le journal numérique                       Annonces automobiles avec La Centrale           OPEL COMBO 2995 € 93           FERRARI 550 109900 € 85           LEXUS GS 43980 € 92      Recherche                          Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 05 (75005) 2690000 € 208 m2           PARIS 10 (75010) 1460000 € 134 m2           PARIS 15 (75015) 699000 € 75 m2      Recherche                         Dans la même rubrique                                Services        Codes Promos avec Global Savings Group     -15% au plus sur certains vols EasyJet  Frais de dossiers offerts chez Air France  I-run vous propose -15% sur les chaussures  Yves Rocher : 5€ dès 50€ d'achat  Livraison gratuite en magasin Maison du Monde  -30€ dès 300€ d'achat avec Made.com  SFR rembourse 100€ sur votre résiliation  6€ de réduc en parrainant un ami sur Groupon     Toutes les offres              Annonces automobiles avec La Centrale           CITROEN ZX 990 € 02           OPEL COMBO 2995 € 93           LEXUS CT 26900 € 35      Recherche                 Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 20 (75020) 1750000 € 262 m2           PARIS 16 (75016) 875000 € 83 m2           PARIS 15 (75015) 699000 € 75 m2      Recherche                               En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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Entretien

« En Libye, le pétrole doit cesser d’être une carte politique »

Mustafa Sanalla, le patron du secteur pétrolier libyen, appelle à la « transparence » afin de combattre la confiscation des revenus par les « seigneurs de la guerre ».

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)
    



LE MONDE
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        Le 11.11.2018 à 18h37






    
Mustafa Sanalla, président de la compagnie nationale pétrolière libyenne, lors d’un événement à Benghazi, le 24 octobre 2018.
Crédits : ESAM OMRAN AL-FETORI / REUTERS


Alors que l’Italie s’apprête à accueillir, lundi 12 et mardi 13 novembre, un sommet sur la Libye destiné à explorer une solution politique à la crise, Mustafa Sanalla, le président de la National Oil Company (NOC), la compagnie d’Etat chargé du secteur pétrolier, dénonce dans un entretien au Monde Afrique le « cancer » des « groupes criminels » détournant à leur profit les revenus des hydrocarbures.
À la veille du sommet de Palerme sur la Libye, vous souhaitez alerter la communauté internationale sur les périls menaçant le secteur pétrolier dans votre pays. Selon vous, quelles sont les mesures prioritaires à prendre ?
La priorité, c’est d’établir la transparence du système. Nous devons savoir où va l’argent du pétrole et sur quelles bases les décisions sont prises. Ceux qui décident, les hommes politiques, doivent rendre des comptes à la population. Tant qu’il n’y aura pas de transparence, les hommes politiques ne rendront pas de comptes. Peu importent dès lors les accords conclus à Palerme, peu importe l’identité de ceux qui dirigeront le pays et peu importe si nous aurons des élections démocratiques ou pas. Je ne suis pas un homme politique, mais j’ai toujours soutenu l’idée que le pétrole ne sera d’aucun bénéfice pour la population s’il reste une carte politique dont certains cherchent à jouer.
Vous reprochez au gouvernement de Tripoli de ne pas agir suffisamment. N’a-t-il pas pourtant esquissé certaines mesures ?
Non, je ne vois pas quelles mesures. Les subventions de l’Etat se poursuivent. Or ces subventions ne bénéficient pas aux plus pauvres des Libyens. Elles profitent, en vérité, aux seigneurs de la guerre qui organisent la contrebande du pétrole subventionné. Conséquence, les stations-service souffrent de pénurie et les prix à la pompe s’envolent. Les centaines de millions de dollars que l’État dépense en subventions enrichissent en fait des criminels qui s’acharnent à faire échouer le processus politique. Car leurs affaires juteuses ne peuvent prospérer que dans un environnement dépourvu d’État de droit. C’est comme un cancer qui s’aggrave de jour en jour : ces criminels recrutent des jeunes afin de poursuivre la guerre. Le problème des subventions n’est donc pas qu’une affaire économique, budgétaire ou sociale, c’est aussi une question politique et sécuritaire.
L’une des critiques que certains adressent à la redistribution des revenus du pétrole est son déséquilibre régional. À les entendre, ils profiteraient surtout à la capitale, Tripoli, au détriment de la Cyrénaïque, où sont concentrés les principaux puits et terminaux. Qu’en pensez-vous ?
Oui, certaines régions du pays se plaignent qu’ils ne reçoivent pas leur « juste part » des revenus pétroliers. De l’autre côté, ceux qui contrôlent cette richesse objectent qu’ils la redistribuent équitablement. Aucune des deux parties ne fournit toutefois vraiment de preuves pour étayer sa position.
La production pétrolière a récemment rebondi à 1,3 million de barils par jour, ce qui est sans précédent depuis 2013. Une telle reprise est-elle durable ?
C’est un bon résultat qui est le fruit de nos efforts. Il a été notamment permis par l’expulsion en septembre 2016 de la zone du Croissant pétrolier d’Ibrahim Jadhran, le chef de milice qui bloquait les terminaux. Mais cette reprise de la production n’est pas soutenable en l’absence de garanties supplémentaires en matière de sécurité.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Pour éviter la double imposition, un crédit d’impôt sera mis en place qui exclura les revenus dits « exceptionnels ».
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Prélèvement à la source : comment les revenus de 2018 seront imposés (ou pas)

Pour éviter la double imposition, un crédit d’impôt sera mis en place qui exclura les revenus dits « exceptionnels ».



LE MONDE ARGENT
 |    11.11.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 07h01
    |

                            Nathalie Cheysson-Kaplan








                        



   


Pour éviter que les contribuables ne supportent une double imposition en 2019, à la fois au titre des revenus de l’année 2018, avec un an de décalage, et au titre de ceux perçus en 2019, par le biais du prélèvement à la source, un crédit d’impôt spécifique est mis en place. Baptisé ­ « crédit d’impôt de modernisation du recouvrement » (CIMR), il permettra d’annuler l’impôt dû par les contribuables au titre de leurs revenus de 2018.
Il sera égal au montant de l’impôt que vous auriez dû payer en 2018, calculé selon les mêmes règles qu’aujourd’hui, mais avant imputation des éventuelles réductions et autres crédits d’impôt auxquels vous pouvez prétendre. Il ne couvrira toutefois que l’impôt dû sur les revenus courants du champ d’application du prélèvement à la source : salaires, retraites, bénéfices professionnels, revenus fonciers, pensions alimentaires… Les revenus non inclus dans le champ du prélèvement à la source – comme les intérêts et dividendes ou les plus-values de cession de valeurs mobilières –, ne seront pas couverts par le CIMR. Ils resteront donc imposés comme d’habitude.
Bonne nouvelle
En outre, pour éviter les effets d’aubaine, les revenus considérés comme exceptionnels ne bénéficieront pas du CIMR et l’impôt correspondant devra être payé en septembre 2019.
Certains éléments de salaires seront automatiquement considérés comme exceptionnels : primes de départ à la retraite, fraction imposable de l’indemnité de licenciement ou de rupture conventionnelle, primes de mobilité, participation et primes d’intéressement…
Au printemps 2019, les contribuables devront, comme chaque année, remplir la déclaration portant sur les revenus perçus en 2018. Le montant du crédit d’impôt étant calculé automatiquement, il leur appartiendra d’indiquer le montant de leurs revenus exceptionnels n’ouvrant pas droit au CIMR.

        Lire aussi :
         

                Prélèvement de l’impôt à la source : comment s’y préparer



Encore faudra-t-il savoir ce qui est considéré comme étant exceptionnel et ce qui ne l’est pas. Bonne nouvelle, l’administration fiscale a précisé dans une instruction publiée cet été que toute augmentation de revenus n’était pas forcément considérée comme exceptionnelle. Autrement dit, si vous avez gagné davantage cette année qu’en 2017, parce que vous avez accompli des heures supplémentaires, si vous êtes passé d’un temps partiel à un temps plein de manière pérenne ou temporaire ou avez trouvé un emploi mieux rémunéré, cela ne sera pas considéré comme un revenu exceptionnel.
En revanche, certains éléments de salaires seront automatiquement considérés comme exceptionnels : primes de départ à la retraite, fraction imposable de l’indemnité de licenciement ou de rupture conventionnelle, primes de mobilité, participation et primes d’intéressement versées immédiatement, primes sans lien avec le contrat de travail…
Les bénéfices des dirigeants
Pour les dirigeants qui contrôlent leur entreprise, l’appréciation du caractère exceptionnel de leur bénéfice ou de leur rémunération se fera sur une base pluriannuelle en comparant le niveau de leur bénéfice (ou rémunération) de 2018 avec celui des trois années précédentes. Si le bénéfice de 2018 est supérieur au bénéfice le plus élevé, le surplus sera considéré comme exceptionnel et n’ouvrira pas droit au CIMR, « sauf justification d’un surcroît d’activité » précise l’instruction publiée par le fisc.

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                Devenons-nous des épargnants responsables ?



En outre, si leur bénéfice de 2019 est supérieur ou égal à celui de 2018, ou s’il est inférieur à celui de 2018 mais supérieur au bénéfice le plus élevé des trois années précédentes, ils pourront prétendre en 2020 à un complément de CIMR qui viendra annuler l’impôt payé en 2019.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ La fédération d’Etats princiers du Golfe fait preuve d’un volontarisme inconnu chez ses voisins dans le domaine de l’espace, rappelle Jean-Pierre Filiu.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ En vingt-cinq ans, la rue de Valois a connu douze locataires. Alors que Franck Riester vient de succéder à Françoise Nyssen, huit de leurs prédécesseurs témoignent de la difficulté de la fonction.
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La valse des regrets des ministres de la culture

En vingt-cinq ans, la rue de Valois a connu douze locataires. Alors que Franck Riester vient de succéder à Françoise Nyssen, huit de leurs prédécesseurs témoignent de la difficulté de la fonction.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 12h11
    |

            Sandrine Blanchard (avec Guillaume Fraissard)








                        



                                


                            

Après seulement dix-sept mois, Françoise Nyssen s’en est retournée, devenant l’une des ministres de la culture et de la communication les plus éphémères. L’éditrice arlésienne, emportée par le remaniement et remplacée par Franck Riester, est loin d’être la première à avoir fait un passage éclair rue de Valois. Ces vingt-cinq dernières années, ce ministère a vu défiler pas moins de douze locataires. Qu’ils soient issus du monde politique ou de la société civile, leur sort a été comparable. Difficile, avec une durée moyenne de deux ans en fonction, d’imprimer sa marque et de mener à bien des projets. Seuls André Malraux et Jack Lang ont occupé ce poste pendant dix ans chacun et en sont devenus les figures tutélaires.
Mais quelle « malédiction » touche ce ministère qui fêtera, en 2019, son soixantième anniversaire ? Pourquoi une telle fugacité de ses titulaires ? Alors que Franck Riester vient tout juste de composer – non sans peine – son cabinet, huit anciens ministres de la culture ont accepté de revenir sur leur expérience et de confier leurs souvenirs sur ce poste à la fois tant convoité et tant exposé. Sollicité par Le Monde, Jack Lang (en poste de mai 1981 à mars 1986 et de juin 1988 à mars 1993) n’a pas souhaité mêler sa parole à celle de ses successeurs. Davantage que l’amertume, ce sont les regrets qui l’emportent chez ceux qui ont connu ce « plus beau des ministères ».
Avoir (ou pas) la confiance du président 
De Gaulle-Malraux, Mitterrand-Lang, les anciens ministres portent tous un regard envieux à ces duos qui ont marqué l’histoire de la rue de Valois. Non seulement André Malraux et Jack Lang sont restés une décennie à leur poste mais ils ont aussi bénéficié d’un soutien fort et public de l’Elysée, et, pour le second, d’un doublement du budget du ministère. Depuis, « on assiste à une banalisation du débat culturel et de sa place dans le discours public », constate Jacques Toubon (en poste de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Le créateur de « Soldats inconnus : mémoires de la Grande Guerre », qui avait déjà fait date en 2014, livre cette fois une œuvre plus fantaisiste sur la première guerre mondiale. Plus sensible aussi.
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Jeu vidéo : on a testé « 11-11 Memories Retold », la guerre à hauteur d’homme

Le créateur de « Soldats inconnus : mémoires de la Grande Guerre », qui avait déjà fait date en 2014, livre cette fois une œuvre plus fantaisiste sur la première guerre mondiale. Plus sensible aussi.



LE MONDE
 |    11.11.2018 à 10h00
    |

            Corentin Lamy








                        



   


Peut-on jouer avec la guerre ? Surtout avec la première guerre mondiale, si peu réductible à des enjeux simples ? Depuis Montpellier, le créateur de jeux vidéo Yoan Fanise avait tranché dès 2014 avec Soldats inconnus : mémoires de la Grande Guerre, jeu d’aventure sans combat, sans violence, mais avec une vraie portée éducative.
Sa deuxième œuvre consacrée au sujet, 11-11 : Memories Retold, est disponible depuis vendredi 9 novembre sur PC, PlayStation 4 et Xbox One.

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                « 11-11 : Memories Retold » : un jeu vidéo peut-il montrer l’horreur de la Grande Guerre ?



Changement de programme : moins scolaire, le nouveau jeu de Yoan Fanise et de son studio Digixart (en partenariat avec le studio d’animation britannique Aardman, connu notamment pour les films Wallace & Gromit) s’intéresse cette fois au terrain de l’émotion. Quitte pour cela à abandonner en cours de route celui du réalisme pour mieux naviguer ouvertement vers la fable.
11-11, c’est surtout l’histoire de l’Allemand Kurt, un ingénieur qui s’engage en 1916 pour retrouver la trace de son fils disparu au front. C’est aussi celle, un peu en retrait, du Canadien Harry. Gamin un brin naïf mais photographe talentueux, il part pour l’Europe dans l’espoir d’impressionner une fille.
Deux destins qui vont se croiser, s’éloigner, se retrouver, donnant l’occasion au joueur de découvrir alternativement les trajectoires de deux hommes qui partagent plus qu’ils ne le pensent.

Intense dans l’inaction
11-11 enchaîne ainsi les saynètes, parfois très courtes, nous mettant dans la peau des deux hommes, chacun leur tour, parfois les deux en même temps. Ils découvrent le quotidien des soldats, la camaraderie, l’attente, l’ennui, la peur qui monte et puis, par deux fois, la mort, qu’ils côtoient de près sur le champ de bataille.
Pas question de prendre les armes : Kurt a pour lui son astuce et sa mission, Harry son appareil photo, mais aucun n’a d’arme. Ils sont spectateurs de l’horreur plus qu’acteurs. Ils n’ont d’ailleurs pas toujours grand-chose à faire, remplissant des objectifs simples (prendre une photo, discuter, trouver une pièce manquante pour une machine) qui ne demandent de la part du joueur que de savoir répondre aux ordres et appuyer sur un bouton.
C’est d’ailleurs dans ses phases d’inaction que 11-11 est le plus intéressant. Quand Kurt prend le temps d’écrire une lettre à sa petite fille, pour lui expliquer, à travers les mots choisis par le joueur, pourquoi il est parti. Quand Harry soigne le cadre d’une photo qui fera la « une », quelques jours plus tard, au Canada.
A l’inverse, les phases plus « jeu vidéo », où il faut résoudre une énigme basique, ou se promener dans la peau du pigeon ou du chat qui suivent nos amis partout, paraissent assez faibles, superflues.
Au départ surprenant
Parfois, tentation heureusement vite écartée, 11-11 fait donc mine d’être un jeu vidéo « normal ». En revanche, sa direction artistique, elle, ne laisse jamais place au doute. Est-ce parce que la taille de l’équipe de Digixart (quinze personnes) ne lui aurait de toute façon pas permis de développer un jeu photoréaliste ? Est-ce pour édulcorer une réalité insoutenable ? Ou pour mieux souligner que l’important ici n’est pas l’horreur du monde, mais la détresse intérieure ?
En tout cas, en travaillant avec Aardman, Digixart livre une direction artistique unique, radicale, et même un peu déconcertante. Tout le jeu a en effet l’allure d’un tableau impressionniste, façon Van Gogh (sa célèbre Chambre à coucher est d’ailleurs très littéralement citée). C’est au départ surprenant. Dans les tableaux les plus sages, on a tôt fait de trouver le résultat un peu baveux, moyennement convaincant. On frôle même, à deux ou trois reprises, la bouillie de pixels.
Et puis le jeu monte en intensité, tandis qu’il délaisse la reproduction pour loucher vers le fantastique. La scène du cimetière, celle de la maison de Kurt, les champs de bataille ou encore la très belle séquence finale où se croisent une ultime fois nos deux héros… Toutes ces scènes ne sont pas seulement réussies : elles sont sublimées par cette approche qui délaisse ouvertement le réalisme graphique pour tâcher de toucher autrement.
« Plus qu’un jeu sur la guerre, c’est un jeu sur la paix », répétait en promotion Olivier Deriviere, qui a composé pour orchestre et chœurs un thème obsédant, capable de se faire tour à tour guerrier ou bouleversant. Derrière ses atours assez radicaux, 11-11 est en fait un jeu assez simple, presque simpliste, qui nous parle surtout d’émotions à hauteur d’homme.
En bref
On a aimé :
L’histoire, simple et touchanteLa très belle bande-sonLa direction artistique, souvent
On n’a pas aimé :
La direction artistique, parfoisLes moments où 11-11 essaye de se faire passer pour un jeu vidéo classique
C’est plutôt pour vous si…
Vous aimez le jeu vidéo qui raconte plutôt qu’il ne se joueVous aimez les expériences radicalesVous voulez être plongé dans le quotidien de la première guerre, au-delà des exploits militaires
Ce n’est plutôt pas pour vous si…
Vous vous attendez à une approche scolaire et historiqueVous vous attendez à tirer sur des méchantsVan Gogh vous touche peu
La note de Pixels
14/18

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ A 40 ans, l’artiste continue de dénoncer les dérives de son art comme la violence des quartiers. Il adapte pour Netflix « A vif » et sort un nouvel album, « J’rap encore ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/11/2018
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Kery James porte le flow là où ça fait mal


                      A 40 ans, l’artiste continue de dénoncer les dérives de son art comme la violence des quartiers. Il adapte pour Netflix « A vif » et sort un nouvel album, « J’rap encore ».



M le magazine du Monde
 |    09.11.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 12h07
    |

                            Clémentine Goldszal








                              

                        

Ils sont nombreux, les fans de rap aujourd’hui quadragénaires à avoir fait leur éducation civique sur les rimes de NTM ou IAM, à avoir appris à versifier avec les Sages Poètes de la Rue et à se révolter avec le Secteur Ä et La Rumeur.
Devenu champion des ventes et roi des stades, le rap traverse pourtant depuis une quinzaine d’années une crise d’identité : devenue acceptable par le grand public, digérée par l’industrie du disque, la révolte s’émousse parfois au profit d’une version expurgée, conforme sur la forme mais vide dans le fond.
« Si je commençais aujourd’hui, je ne choisirais probablement pas le rap. »
Cet été, pendant que Booba ou Kaaris faisaient les gros titres à la suite d’une rixe à l’aéroport d’Orly, Kery James, 40 ans dont près de trente passés derrière un micro, travaillait sans relâche pour dresser, dans son nouvel album, J’rap encore, le rapport d’autopsie d’un « art à l’agonie ». « Si je commençais aujourd’hui, je ne choisirais probablement pas le rap », assène-t-il, assis bien droit dans le canapé du studio d’enregistrement de Teddy Corona et DJ Mosko, ses collaborateurs de toujours, aménagé au sous-sol d’un immeuble d’habitation sans intérêt de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne). Venant de l’un des patrons du genre, auteur de chansons emblématiques du rap dit « conscient », dont certaines culminent à près de vingt millions de vues sur YouTube, le constat fait mal.

Né Alix Mathurin à la Guadeloupe, de parents haïtiens, arrivé en métropole à 7 ans, Kery James a grandi à Orly, « dans les favelas de France », disait-il en 2012 dans Lettre à la République. Il commence à rapper à l’adolescence, et dénonce le racisme, la pauvreté et la violence des quartiers au sein d’un collectif qui fera date dans l’histoire du rap français, la Mafia K’1 Fry. Agrégat de DJ, de graffeurs et de rappeurs de l’est de la région parisienne, le groupe voit émerger Rohff,...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Des mesures spécifiques de sécurité sont mises en place ce week-end autour du circuit d’Interlagos par les autorités brésiliennes et les écuries à la suite des violences survenues il y a un an.
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F1 : le Grand Prix du Brésil sous haute surveillance

Des mesures spécifiques de sécurité sont mises en place ce week-end autour du circuit d’Interlagos par les autorités brésiliennes et les écuries à la suite des violences survenues il y a un an.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 13h19
    |

            Catherine Pacary








                        



   


« Honnêtement, nous ne sommes pas inquiets », assurait au Monde un représentant de Formula One Group, propriétaire de la F1 mondiale, quelques jours avant le Grand Prix du Brésil, qui se court dimanche 11 novembre à Sao Paulo. Alors, oubliés les gros problèmes de sécurité autour du circuit d’Interlagos, qui, il y a un an, avaient ébranlé les paddocks ? Pas vraiment. Mais, cette année, organisateurs, instances locales, internationales et équipes ont pris des mesures spécifiques pour éviter de se retrouver confrontés au même scénario que l’an passé.
En novembre 2017, les trois journées de présence sur le circuit brésilien avaient été marquées par une multiplication d’actes violents. Le vendredi, un minibus de l’équipe Mercedes avait été braqué par des truands armés à la sortie du circuit : ils avaient dérobé des biens « précieux », sans blesser personne. Des membres de l’équipe Williams et des officiels de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), faisant partie des véhicules ciblés, s’en étaient tirés à la faveur d’un feu de signalisation passé opportunément au vert.
Itinéraire sécurisé
Le samedi soir, un nouvel incident avait été signalé par Ruth Buscombe, ingénieure chez Sauber, sur Twitter, à 1 h 10 du matin (« On vient d’être percutés par une voiture qui essayait de nous stopper, avec une autre devant ») et le dimanche au matin, le paddock apprenait que des personnels de Pirelli avaient échappé à une tentative de braquage. Face à cette accumulation d’actes violents, la FIA avait sommé les instances locales de sécuriser les lieux et obtenu une « protection policière fortement renforcée pour le reste de l’événement ».
Pour l’édition 2018, le conseil mondial du sport automobile de la FIA a pris les choses en main dès décembre 2017. Chargé du dossier, le vice-président de la FIA, le Mexicain José Abed, a rencontré le commandant de la police d’Etat et le chef du cabinet du gouverneur de Sao Paulo. Les zones à risques ont été identifiées.
En septembre, une délégation de la FIA est venue sur place faire le point avec le promoteur de l’événement et la policia militar, la police de l’Etat. Il a été décidé que cette dernière serait informée du calendrier de travail de toutes les parties prenantes du Grand Prix 2018 travaillant sur la piste, et que le principal itinéraire qui relie le circuit aux hôtels sera sécurisé.
Parallèlement, les journalistes ont reçu une liste de recommandations « confidentielles ». Parmi elles, des consignes de bon sens, comme ne rien laisser de valeur visible dans les voitures, ne rien porter qui permette d’être identifié comme membre de la caravane formule 1, rouler portes et fenêtres fermées, et de jour le plus possible.
Vêtements normaux
Chaque écurie a également pris des mesures spécifiques. « Parallèlement aux dispositifs améliorés en place, l’équipe prend ses propres mesures de sécurité », explique-t-on ainsi chez McLaren, où, soulignant que « la sécurité du personnel est primordiale », on ne souhaite pas en dire plus, « pour des raisons opérationnelles ».
Si le fabricant de pneus Pirelli a choisi d’anticiper et d’effectuer ses essais de pneumatiques en avance, à la fin d’octobre dès l’issue du Grand Prix de Mexico, chez Racing Point Force India on déclare avoir opté, notamment, pour des déplacements dans des « bus ne portant pas nos couleurs ». « Et dans les bus, nous portons des vêtements normaux », précise Otmar Szafnauer, le patron de l’équipe.
Des directives de discrétion qui sont appliquées également chez Renault F1. « On n’a jamais subi d’attaques : on touche du bois pour que cela dure. Peut-être parce que l’on a une usine à Curitiba [l’usine Ayrton-Senna, à 400 km au sud de Sao Paulo], on a pris des dispositions qui fonctionnent bien », précise un proche de la sécurité, sans fanfaronner pour autant. « Il n’y a pas deux cas d’agression identiques et le Brésil n’est pas le seul pays à risque. » Ce week-end, « on va prier pour qu’il n’arrive rien ».

Le Brésil dans le top 10 des pays les plus violents
En 2017, 63 880 homicides ont été recensés au Brésil, soit une hausse de 3,7 % par rapport à 2016. Avec un ratio de 31 homicides pour 100 000 habitants, le pays est devenu l’un des dix plus violents au monde, selon un rapport de l’ONG Forum brésilien de la sécurité publique publié le 9 août. La moyenne mondiale se situe à 7,5 homicides pour 100 000 habitants. A Sao Paulo, Etat le plus riche du pays mais aussi l’un des plus inégalitaires avec ses 42 milliardaires et ses bidonvilles, ce taux est de 10,7 pour 100 000.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Les quatre personnes, liées à l’ultradroite et arrêtées mardi, avaient évoqué dans des échanges téléphoniques des projets, dont celui de s’attaquer au chef de l’Etat.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤                     
                                                

Menaces d’attaque contre Macron : quatre hommes mis en examen

Les quatre personnes, liées à l’ultradroite et arrêtées mardi, avaient évoqué dans des échanges téléphoniques des projets, dont celui de s’attaquer au chef de l’Etat.



Le Monde.fr avec AFP
 |    08.11.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 00h08
   





                        


Ils avaient évoqué un projet d’attaque contre le président Macron, avec en toile de fond, sa tournée des commémorations du 11-Novembre : quatre sympathisants de l’ultradroite arrêtés mardi en Moselle ont été mis en examen samedi 10 novembre, dans le cadre de l’enquête sur des soupçons d’un projet d’attaque visant le président Emmanuel Macron, quatre jours après leur arrestation. Une information judiciaire a été ouverte pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » par le parquet de Paris, qui avait requis leur placement en détention provisoire.
Au total, six suspects âgés de 22 à 62 ans, dont un ancien militaire, avaient été interpellés par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) lors de ce coup de filet mené dans la mouvance de l’ultradroite, le troisième en dix-huit mois. Un homme interpellé en Ille-et-Vilaine et une femme de 61 ans arrêtée dans un petit village de l’Isère ont vu leur garde à vue levée jeudi et vendredi. Deux d’entre eux, dont le principal suspect, ont été placés en détention provisoire. Les deux autres ont été incarcérés provisoirement dans l’attente du débat différé sur leur détention qu’ils ont sollicité. Tous sont décrits comme des « sympathisants de l’ultradroite », « à tendance survivaliste », et suivis par les services de renseignement, selon une source proche du dossier.
Dans des échanges téléphoniques, les suspects avaient évoqué des projets d’actions, dont celui de s’attaquer au chef de l’Etat, selon une source proche du dossier. « Le projet d’attaque ne semble pas abouti mais on trouve tout de même en toile de fond les commémorations du 11-Novembre », avait expliqué une source proche de l’enquête.
C’est parce que l’un d’eux, Jean-Pierre B., domicilié en Isère, dans le Sud-Est, s’est déplacé « dans l’est » de la France, alors qu’Emmanuel Macron s’y trouvait pour les commémorations, que les services de la DGSI sont intervenus, a détaillé la source proche du dossier. Jean-Pierre B. a été interpellé en Moselle, dans l’Est, tout comme trois autres hommes. Il était notamment en possession d’un poignard. Une femme, âgée de 61 ans, avait, quant à elle, été arrêtée en Isère.

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                Pourquoi parle-t-on d’« ultradroite » ?



« L’action est la solution »
Jean-Pierre B., retraité de 62 ans, animait pour l’Isère la page Facebook des « Barjols », un groupe « patriotique » créé après l’élection de Macron en juin 2017 qui dénonce « les directives européennes », « l’immigration massive » et « la montée de l’islam », selon son président-fondateur Denis Collinet, contacté par l’Agence France Presse (AFP). Son mot d’ordre : « Ici, l’ACTION est la SOLUTION », peut-on lire sur la page Facebook nationale du groupe qui compte 4 770 abonnés.
Ex-« militant » du Rassemblement national, son responsable dit avoir « témoigné » auprès de la police pour réfuter le caractère « violent » du groupe et son appartenance à l’ultradroite. « On n’est pas des terroristes (...) Nous sommes un groupe surtout apolitique de personnes, la plupart d’un certain âge qui ont vécu la vie. C’est sûr qu’il y a de la haine, mais pas au point de passer à la violence », a-t-il déclaré samedi à l’AFP.
« Je ne peux pas penser qu’il (Jean-Pierre B.) ait pu imaginer cela », soutient-il au sujet de son « ami » et ex-« bras-droit » qui a quitté le groupe il y a trois mois. Les deux hommes avaient fréquenté un temps un autre groupe, les FFU (forces françaises unifiées), fermé il y a un an, selon M. Collinet. « Il sait bien qu’il est impossible d’approcher Macron », ajoute M. Collinet, en qualifiant le président de « marionnette des oligarques ».
« Je suis pratiquement sûr qu’il est tombé dans un piège pour détruire le mouvement des patriotes », affirme-t-il. Que faisait-il en Moselle ? Jean-Pierre Bouyer y a de la famille, selon son ami. Les deux hommes devaient se rejoindre le 17 novembre, jour de l’appel au blocage des routes contre la hausse des carburants, que Denis Collinet relaye abondamment.
Des mouvements extrémistes « très actifs »
Depuis 2017, les services de lutte antiterroriste ont déjà mené au moins deux autres opérations dans la mouvance de l’ultradroite, dont la résurgence est prise au sérieux par les autorités même si ses capacités d’action sont jugées « limitées », selon une note de la DGSI.
Un autre groupuscule a été démantelé entre le mois de juin et le mois de juillet. Appelé « Action des forces opérationnelles » (AFO), ses membres étaient âgés pour leur part de 32 à 69 ans. Bien qu’ils s’en défendent, plusieurs avaient sérieusement commencé à réfléchir à tuer « deux cents imams radicaux », « empoisonner » de la nourriture halal dans des supermarchés, ou encore jeter des grenades sur diverses cibles musulmanes (fidèles lors de prières de rue, librairies salafistes, etc.). Leur chef présumé est un ancien policier à la retraite.
Les interpellations de mardi interviennent dans un contexte de particulière vigilance à l’égard des milieux d’extrême droite. Lors de la prise de fonctions du nouveau directeur de la DGSI, Nicolas Lerner, lundi 5 novembre, le ministre de l’intérieur s’est dit « attentif » aux menaces venant notamment des « mouvements extrémistes de droite comme de gauche, très actifs sur notre territoire ».

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Au rugby, les limites du « fait en France »

Les maillots « réplicas » Le Coq sportif des Bleus transiteront par des ateliers de confection au Maroc.



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 08h17
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 08h49
    |

            Adrien Pécout








                        



                                


                            

La publicité aurait mérité un astérisque. Au cœur de l’été, la Fédération française de rugby (FFR) annonçait déjà ce nouveau maillot « fabriqué en France, pour une équipe française ». « #FaitenFrance », claironnait-elle sur son compte Twitter, dès le 1er juillet, à la signature du partenariat avec l’équipementier Le Coq sportif pour les six prochaines années. Tout cela est exact pour les joueurs du XV de France qui devaient l’étrenner, samedi 10 novembre, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), en test-match contre l’Afrique du Sud.
Mais la communication sur le « made in France » a ses limites. La FFR a omis un détail qui pourrait intéresser les spectateurs du Stade de France. Tous les maillots « réplicas » mis en vente pour le grand public (95 euros) transiteront, en fait, par des ateliers de confection au Maroc. « L’usine se trouve à Marrakech », explique au Monde David Pécard, directeur textile de la marque, qui revendique la transparence pour éviter « toute tromperie envers [les] consommateurs ».
La « fédé » connaît bien ce site marocain, pour y avoir elle-même envoyé une délégation en visite. Un détail que n’a pas mentionné Serge Simon, vice-président de la FFR, lors de la conférence de presse organisée, mardi 30 octobre, à Romilly-sur-Seine (Aube), au siège historique de l’équipementier, rouvert en 2010. Le dirigeant n’a pas répondu à nos sollicitations.

« Raréfaction » de la main-d’œuvre, « coûts de revient »...
Alors, écoutons plutôt David Pécard, qui résume le processus de fabrication. Quel que soit le maillot, pour une tenue de match officiel comme pour une simple réplique, toutes les matières viennent de France. D’abord « tricotées et teintes à Troyes » dans des entreprises partenaires. Une décision « volontariste », selon lui, pour maintenir de l’emploi dans le département originel. Ensuite, « pour la confection, [ils ont] deux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-23"> ¤ Trois personnes paraplégiques ont recouvré le contrôle volontaire de leurs jambes paralysées depuis de longues années. Retour sur cette aventure scientifique et humaine.
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Retour sur cette aventure scientifique et humaine.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail          « Here is the speaking monkey ! » (« Voici le singe savant ! ») Regard d’azur, profil d’ascète, Sebastian Tobler manie l’autodérision comme il maniait son VTT dans sa vie d’avant. Et comme il manie son fauteuil roulant aujourd’hui. Avec grâce et avec audace – et du cran à revendre. Nous sommes au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) de Lausanne.          C’est ici qu’un traitement innovant a été évalué chez trois patients aux jambes paralysées, à la suite d’un traumatisme de la moelle épinière. Agé de 48 ans, Sebastian Tobler est l’un d’eux. « Le 31 juillet 2013 », un accident de VTT a laissé ce grand sportif tétraplégique. En 2014, il rentre chez lui, récupère peu à peu l’usage du haut de son corps.          Trois ans plus tard, il décide de participer à une étude qui évalue un nouveau traitement : un protocole de stimulation électrique de la moelle épinière, mis au point par l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Le 4 octobre 2017, il est opéré : on lui pose un implant sur la moelle épinière, au niveau des vertèbres lombaires (dans le bas du dos).                          Le 31 octobre 2017, au Centre hospitalier universitaire vaudois, à Lausanne. Début des essais cliniques de l’étude STIMO (Epidural Electrical Simulation With Robot-assisted Rehabilitation in Patients With Spinal Cord Injury). Matthieu Gafsou / Galerie C / Galerie Eric Mouchet / MAPS             Le 1er novembre 2018, les résultats de ce traitement révolutionnaire ont été publiés dans la prestigieuse revue Nature. Sous l’effet de cette thérapie, les trois patients sont désormais capables de marcher avec l’aide de béquilles ou d’un déambulateur. Sebastian Tobler – le plus sévèrement touché – ne peut cependant se passer du harnais utilisé lors des séances de rééducation.           « Ces résultats sont extraordinaires, juge le professeur Stéphane Palfi, neurochirurgien à l’hôpital Henri-Mondor (Assistance publique-Hôpitaux de Paris, AP-HP), qui n’a pas participé à l’étude. Les vidéos des patients qui marchent à nouveau sont impressionnantes. Mais ce qui m’impressionne le plus, c’est de voir, chez deux des patients, la récupération qui se prolonge alors que la moelle épinière n’est plus stimulée. On voit aussi leurs muscles regagner en volume : c’est un bon signe de récupération fonctionnelle. Reste à savoir si cette amélioration se maintiendra ou progressera à long terme. » Et à confirmer ces ­résultats sur un plus grand nombre de patients.          Un implant dans le bas du dos, un générateur dans l’abdomen          Quel est le principe du traitement ? Un implant est inséré dans le bas du dos des patients, accolé à la moelle épinière – bien en aval de la lésion.                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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11-Novembre : les Femen forcent la sécurité de Donald Trump

Trois militantes ont été interpellées après avoir franchi le dispositif de sécurité protégeant le passage du président américain.



Le Monde.fr avec AFP
 |    11.11.2018 à 12h07
 • Mis à jour le
11.11.2018 à 13h46
   





                        



   


Elles voulaient dénoncer « l’hypocrisie » des dirigeants venus célébrer le centenaire de l’armistice de la guerre 14-18. Elles ont été bloquées par la sécurité et interpellées. Dimanche 11 novembre, trois militantes des Femen sont parvenues à forcer le dispositif de sécurité au passage du cortège officiel, au moment où la voiture du président américain, Donald Trump, remontait les Champs-Elysées peu avant 11 heures, avant d’être arrêtées.
Deux militantes seins nus sur lesquels étaient inscrits « hypocrisy parad » et « gangsta party » ont sauté par-dessus les barrières de sécurité. Une troisième militante positionnée un peu plus haut sur l’avenue a fait de même. « La France célèbre la paix avec cette cérémonie, mais la moitié des chefs d’Etat invités sont responsables de la plupart des conflits dans le monde », a déclaré peu après à l’Agence France-Presse Constance Lefèvre, une militante Femen présente sur place.
La veille, trois militantes Femen avaient brièvement manifesté sous l’Arc de triomphe, seins nus et poing en l’air, en criant : « Welcome war criminals » (Bienvenue aux criminels de guerre). Leurs torses étaient peints du slogan : « Fake peacemakers, real dictators » (Faux pacificateurs, vrais dictateurs). Selon Tara Lacroix, militante de 24 ans, l’une des militantes arrêtées, elles venaient « protester contre la venue de chefs d’Etat qui font honte à la paix. La plupart sont des dictateurs qui ne respectent pas les droits de l’homme dans leur pays. » Après avoir été placées en garde à vue dans la foulée, elles ont été convoquées au commissariat pour le 25 mars. Le ministre de l’intérieur Christophe Castaner a déclaré que « la sécurité du cortège et du président des États-Unis n’a été en rien menacée ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-25"> ¤ Pour son retour sur scène, l’artiste a choisi ce cabaret avant le Zénith de Paris.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/11/2018
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Humour : au Paradis latin, Florence Foresti fidèle à elle-même

Pour son retour sur scène, l’artiste a choisi ce cabaret avant le Zénith de Paris.



LE MONDE
 |    07.11.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 17h23
    |

            Sandrine Blanchard








                        



                                


                            

« Faut que je quitte ce monde. Je m’emmerde. j’ai acheté des sous-verre et une cigarette électronique, et en plus je m’en sers ! Je n’avais pas prévu que c’était ça la vie. Je ne suis pas adaptée à ce qui vient : je ne veux ni vélo électrique ni bouffer des grillons, et j’ai les cuisses qui se touchent. » L’âge mûr et l’époque rendent Florence Foresti plus ronchonne que jamais. Mais toujours attachante.
Quatre ans après le succès de Madame Foresti, l’humoriste n’en a pas fini avec la crise de la quarantaine. Habillée de noir comme à son habitude, pantalon masculin et justaucorps féminin, elle revient dans un nouveau one-woman-show au titre équivoque : Florence Foresti épilogue. Faut-il comprendre le verbe ou le nom ?
 « son Américaine », avec un tabouret haut, un micro avec fil
Pour son retour sur scène, la « patronne » de l’humour a décidé de ne rien faire comme les autres. Elle n’a pas rodé son spectacle en province et a choisi un cabaret de la capitale, le Paradis latin, pour ses premières dates avant d’occuper, fin décembre, le Zénith de Paris.
Elle a interdit l’utilisation des téléphones portables pendant les représentations – mardi 6 novembre, tout s’est bien passé, sans embouteillage ni récrimination –, elle ne forme pas de cœur avec ses mains à l’intention des spectateurs, ne les appelle pas « mes amours », revendique que c’est grâce à elle qu’ils sont là (et pas le contraire), et refuse de faire « son Américaine », avec un tabouret haut, un micro avec fil et, pour ­décor, un mur de brique à la new-yorkaise. Bien que les sketchs aient laissé la place à davantage de confessions, toujours dans l’autodérision, Florence Foresti ne fait pas partie de la génération du stand-up. Elle a besoin d’occuper la scène, de bouger, bref de jouer.

En quinze ans de spectacles, son petit côté garçon manqué et son tempérament de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-26"> ¤ Le Sénat italien avait voté mercredi la confiance au gouvernement sur ce décret, qui réorganise le système d’accueil des demandeurs d’asile et la durée des permis de séjour.
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Italie : des milliers de manifestants à Rome contre le décret anti-migrants

Le Sénat italien avait voté mercredi la confiance au gouvernement sur ce décret, qui réorganise le système d’accueil des demandeurs d’asile et la durée des permis de séjour.



Le Monde.fr avec AFP
 |    10.11.2018 à 21h42
   





                        



   


Des milliers de personnes ont manifesté samedi 10 novembre dans le centre de Rome pour protester contre le décret sur la sécurité « anti-migrants », défendu par le ministre de l’Intérieur et chef de file de la Ligue (extrême droite), Matteo Salvini. Venus d’une cinquantaine de villes à travers toute l’Italie, ces manifestants, militants de la gauche radicale ou du milieu associatif ont défilé sous le soleil pour dire « non à Salvini et au racisme », selon l’un de ses manifestants, Sergio Serraino, membre de l’association Emergency, qui vient en aide aux migrants.
« Combattons le fascisme », « Black lives matter », « Accueil pour tous, ouvrez les frontières »... beaucoup de banderoles défendaient les droits des migrants, venus en masse à ce grand rassemblement. Selon M. Serraino, ils auraient pu être plus nombreux mais au moins cinq bus ont été empêchés par la police de poursuivre leur chemin.

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          « Black lives matter », cri de ralliement de la jeunesse antiraciste



Réduction des durées des permis de séjour
Le Sénat italien a voté mercredi la confiance au gouvernement sur ce décret-loi très controversé, première étape avant un vote définitif à la Chambre des députés, attendu fin novembre. Le texte remplace en particulier les permis de séjour humanitaires, actuellement octroyés à 25 % des demandeurs d’asile et d’une durée de deux ans, par divers autres permis, comme  « protection spéciale », d’une durée d’un an, ou  « catastrophe naturelle dans le pays d’origine », d’une durée de six mois, entre autres.
Il prévoit une procédure d’urgence afin de pouvoir expulser tout demandeur se montrant  « dangereux ». Il réorganise aussi le système d’accueil des demandeurs d’asile, qui étaient encore 146 000 fin octobre et seront regroupés dans de grands centres par mesures d’économies. Dans le volet sécurité, le texte généralise l’utilisation des pistolets à impulsion électrique et facilite l’évacuation des bâtiments occupés.

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          « Matteo Salvini pense pouvoir faire tout et n’importe quoi au nom du peuple »







                            


                        

                        


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« Clemenceau dans le jardin de Monet » : une amitié indéfectible

Un beau documentaire retrace l’affection mutuelle que se portaient l’homme politique et le peintre.



LE MONDE
 |    11.11.2018 à 14h00
    |

                            Antoine Flandrin








                        



   


Arte, dimanche 11 novembre à 16 h 15, documentaire
L’année 2018, décrétée Année Clemenceau par le président de la République, aura été l’occasion de (re) découvrir l’épistolier hors pair que fut le « Tigre », ainsi que son amour pour les arts. « Le briseur de grèves », moins dur qu’il ne le laissait paraître, se plaisait à témoigner son affection et son admiration à ses amis journalistes, politiques ou artistes. Les lettres qu’il envoyait à son meilleur ami, Claude Monet, se terminaient par un tendre « Je vous embrasse de tout mon cœur ».
Sa correspondance avec le peintre est au cœur du film de François Prodromidès. Le réalisateur retrace l’histoire de leur amitié. Leur rencontre a lieu à Paris sous le Second Empire : né en 1841, Georges Clemenceau, étudiant en médecine se destinant à la politique, et Claude Monet, jeune artiste, d’un an son aîné, fraternisent dans un même combat contre les académismes et l’empire.

        Lire le récit :
         

          Centenaire du 11-Novembre 1918 : les larmes du « Tigre »



Les deux républicains se perdent de vue pendant vingt ans. Clemenceau voyage aux Etats-Unis où il rencontre sa future épouse Mary Plummer ; Claude Monet s’exile à Londres, puis en Hollande. Lorsqu’ils se retrouvent au mitan des années 1890, Clemenceau sort d’une traversée du désert : après avoir été mis en cause dans l’affaire de Panama et avoir perdu son siège de député en 1893, il se distingue par ses écrits incisifs publiés notamment dans La Justice et L’Aurore. Monet, chef de file des impressionnistes, s’est installé à Giverny, dans l’Eure.
Un écrin pour « Les Nymphéas »
Le réalisateur filme avec sensibilité le jardin du peintre. Accompagnés par une narration paisible, les plans tournés à travers les fenêtres entrouvertes des chambres de sa maison donnent à voir un jardin baigné de fleurs, dont les contours pas tout à fait nets rappellent les toiles de l’impressionniste. La caméra les met en miroir avec des toiles du peintre, mais aussi des croquis et des photos d’archives. La série des « Cathédrales de Rouen » est ainsi montrée sous différentes formes – cartes postales, tableaux au mur – et sous différents angles de vue, rapproché ou en plongée.
Au fil des témoignages d’affection et des visites qu’ils se rendent, le film livre une subtile réflexion sur ce qui fit leur amitié
Les articles que Clemenceau écrit, en 1895, au sujet de la série sont plus qu’élogieux – il y voit une « révolution sans coup de fusil ». Ce qui ne l’empêche pas dans ses lettres de donner des conseils d’accrochage au peintre qui expose alors à la galerie Durand-Ruel à Paris. Pour le remercier, Monet lui offre une toile, Le Bloc, en référence à un des discours prononcés par le « Tigre » – « la Révolution est un bloc », avait-il affirmé devant la Chambre des députés en 1891.
Au fil des témoignages d’affection et des visites qu’ils se rendent – à Giverny, mais aussi chez Clemenceau en Vendée –, le film livre une subtile réflexion sur ce qui fit leur amitié. Entier, solide, exigeant, sourcilleux parfois, leur compagnonnage se renforce au gré des épreuves qui marquent l’histoire de la IIIe République : lors de l’affaire Dreyfus, Monet rejoint Clemenceau dans son combat pour la justice ; à l’issue de la Grande Guerre, le peintre s’engage à offrir une œuvre à la République victorieuse.

        Lire la critique d’une exposition de Monet à l’Orangerie :
         

          Claude Monet, pionnier incompris de l’abstraction



Il faudra toute la détermination du « Père la Victoire » pour convaincre le vieux peintre, souffrant de cataracte, d’achever Les Nymphéas. Le président du Conseil fera installer ces panneaux monumentaux dans un écrin conçu pour eux, le Musée de l’Orangerie. Les larmes aux yeux, c’est lui qui l’inaugurera en 1927, sans son ami, disparu quelques mois plus tôt. Au-delà de ce chef-d’œuvre de l’art moderne qu’ils ont légué ensemble au public, leurs quêtes respectives, artistique et politique, auront marqué le siècle précédent.
Clemenceau dans le jardin de Monet, de François Prodromidès (France, 2018, 52 min). www.arte.tv/fr/videos



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-28"> ¤ Moches, la vulve et le pénis ? Un peu d’auto-indulgence envers nos parties intimes ne ferait pas de mal. Impossible en effet de respecter les corps et les sexualités sans respecter les sexes eux-mêmes, avertit Maïa Mazaurette, chroniqueuse de « La Matinale ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-28"> ¤                
                                    

Beau ou laid, aimer notre sexe est une question d’éthique


                      Moches, la vulve et le pénis ? Un peu d’auto-indulgence envers nos parties intimes ne ferait pas de mal. Impossible en effet de respecter les corps et les sexualités sans respecter les sexes eux-mêmes, avertit Maïa Mazaurette, chroniqueuse de « La Matinale ».



LE MONDE
 |    11.11.2018 à 06h31
    |

                            Maïa Mazaurette








   


Vous l’avez certainement entendu mille fois : « les pénis sont objectivement moches ». Les défenseurs de ce jugement esthétique ne souffrent aucune contestation. Mais si l’on parle d’une excroissance surmontant deux formes vaguement sphériques, en quoi le pénis est-il différent d’un nez ? Les replis d’une vulve ne rappellent-ils pas une oreille ? Le mouvement body positive aura du pain sur la planche quand il s’étendra à nos intimités constamment renvoyées au comique ou au pathétique. A quand les hashtags #balancetavulve ou #vergederêve ?
En l’occurrence, il y a des beaux sexes. Et même des concours de beaux sexes. En 2015, des internautes élisaient la plus belle vulve et le plus beau scrotum, avant de se tourner en 2017 vers le plus bel anus (rappel express pour les cancres en anatomie : le vagin se situe à l’intérieur du corps ; en l’absence d’un spéculum et de quatorze lampes 400 watts, il est invisible.) Concernant les résultats, l’analyse des votes a montré une préférence pour les vulves douces aux petites lèvres ne dépassant pas, et pour les bourses rondelettes, peu striées, situées juste sous le pénis.
S’il n’existe aucun championnat mondial officiel du plus beau pénis, c’est parce que le promoteur des autres compétitions a pensé que tout le monde aurait les mêmes préférences. Ce qui se discute. Sur la plate-forme Reddit, le forum consacré à cette question ne manque pas de participants, tandis qu’une étude suisse publiée en 2015 dans le Journal of Sexual Medicine montrait que les femmes apprécient, dans l’ordre, l’apparence cosmétique générale du membre, puis sa pilosité, sa peau, sa circonférence, la forme de son gland, la longueur de la hampe, l’apparence des testicules, et enfin la position du méat (notez le sens du détail).
Paradoxe
Par ailleurs, si tous les sexes étaient moches, on se demande par quel miracle nous aurions des complexes à ce sujet : la laideur aurait une fonction égalisatrice. Sans espoir d’atteindre une quelconque désirabilité, personne ne se ferait rallonger le pénis ou retailler la vulve. Personne ne dépenserait de fortunes en crèmes et autres colorants intimes. Et pourtant !
La chirurgie esthétique et le consumérisme révèlent des insécurités semblables à celles qui tyrannisent le reste de notre corps : une suspicion envers le gras, le poil et la ride – correspondant à notre grossophobie, notre mépris pour l’animalité, notre terreur de vieillir. Mais aussi, de manière plus surprenante, à notre mépris du charnel.
Car s’il fallait vraiment entrer dans le moule du sexe commercialement valable, bonjour tristesse, et rhabillons L’Origine du monde ! Il ne resterait au menu qu’un sexe taille unique, épuré, aux allures de dessin d’enfant : une vulve plate façon poupée, un pénis plus plastique qu’un joystick. Des sexes sans amplitude ni diversité, souples mais secs, colorés mais glacés, éloignés autant que possible non seulement de ce qu’est un sexe, mais surtout, de ce à quoi sert un sexe. Le ressenti (nerveux) et le paraître (épidermique) atteignent ici leur ultime schisme : plus le sexe est (perçu comme) beau, moins il est fonctionnel. Plus on inspire le désir sexuel, moins on peut s’y livrer. Admettez que c’est embêtant.
Ce paradoxe doit cependant être nuancé par une différence fondamentale entre les canons esthétiques appliqués (ou déniés) aux sexes. Le beau pénis en effet engage un imaginaire de la puissance en action : largeur, longueur, solidité (les pénis dans leur état le plus courant, c’est-à-dire flaccides, sont littéralement hors concours). La belle verge est enviable parce qu’elle sert beaucoup : elle incarne à la fois un argument de séduction, de performance et de reproduction... au contraire d’une vulve idéale étroite, d’autant plus désirable qu’elle a peu servi. Le pénis ultra-fonctionnel est beau. La vulve ultra-fonctionnelle est constamment accusée de se distendre, au point d’être comparée avec un sandwich au jambon. La classe.
Boucle de la honte intériorisée
En attendant le grand soir (et l’éradication de nos deux poids, deux mesures sexistes), les beaux sexes demeurent exceptionnels, volontiers soupçonnés d’irréalisme (« on nous ment »). Le corps réel, lui, serait laid. Toujours laid. Le côté catégorique de ce jugement interpelle. Et si notre dégoût n’était pas seulement culturel ? Et s’il venait des tripes ?
Selon certains travaux, notre aversion aurait en effet des origines évolutives : elle nous permettrait d’échapper aux infections. D’où une méfiance pour un bas-ventre trop odorant, trop incontrôlable, trop proche des zones de miction et d’excrétion, victime et coupable de trop d’écoulements. Dans ce paradigme, notre hygiénisme contemporain ne serait qu’un retour aux sources – une manière pas absurde de sélectionner nos partenaires sexuels.
Et d’ailleurs, pourquoi faudrait-il trouver tout beau, tout le temps ? Si notre libido fonctionne malgré cette mocheté génitale, pourquoi la contester ? Eh bien, le problème est que ça ne s’arrête pas là. Nous savons depuis les travaux du sociologue Jean-François Amadieu (Le Poids des apparences, Odile Jacob, 2004) que nous maltraitons les personnes perçues comme laides : nous les sous-payons, nous les envoyons plus souvent en prison, nous manquons d’empathie à leur égard. Nous les associons au Mal, comme le démontrait Umberto Eco dans son Histoire de la laideur (Flammarion, 2007).
La boucle de la honte intériorisée et des tabous religieux s’enclenche : si le sexe constitue une activité fondamentalement mauvaise, la laideur des organes génitaux en est une confirmation physique. L’amour (qui sublime) serait inconciliable avec son expression charnelle (qui dégrade). L’amour chaste devient seul légitime : l’amant (et le corps social) détournera les yeux plutôt que d’embrasser du regard. Amen au concept d’obscène ! Le mépris des parties « basses » peut se répandre.
Acceptation de soi
Malheureusement, ce mépris a des conséquences concrètes. Selon une étude de 2010 (publiée dans Psychology of Women Quarterly), les femmes qui détestent leur vulve sont aussi plus préoccupées pendant les rapports sexuels, bénéficient d’une moindre estime sexuelle, et rapportent moins de satisfaction au lit. Comment respecter sa propre intégrité quand on se trouve dégoûtant(e) ? Et quand ce dégoût est présenté comme une évidence inflexible ? Dans son roman Baise-Moi, une des héroïnes de Virginie Despentes déclare : « Ma chatte, je peux pas empêcher les connards d’y entrer et j’y ai rien laissé de précieux. » On pourrait retourner la sentence : « parce que mon sexe n’est pas précieux, on se moque bien de qui y entre ».
En l’occurrence, depuis un an, les femmes ont largement fait entendre qu’il était temps que leur sexe (re)devienne précieux. Cela ne passe pas forcément par la beauté, mais l’acceptation de soi fait partie de la boîte à outils. Le sujet n’est pas moins pertinent pour les hommes : entre deux métaphores porcines, un peu d’auto-indulgence ne ferait pas de mal. La question de la beauté des sexes cesse alors d’être une triviale question de narcissisme ou de voyeurisme : impossible de respecter les corps et les sexualités sans respecter les sexes eux-mêmes, sans réapprendre à les voir. Plus d’esthétique, c’est plus d’éthique, plus de plaisir, et plus de bonne humeur. Personnellement, je vous trouve très beaux.


