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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Le 51e album du chanteur avait déjà battu un record de ventes en devenant disque de diamant, trois jours après sa sortie le 18 octobre dernier.
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Le Monde avec AFP  Publié aujourd’hui à 17h47, mis à jour à 17h47     Temps de Lecture 5 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                         L’album posthume de Johnny Hallyday, « Mon pays c’est l’amour » est dans les bacs des disquaires depuis le 18 octobre. Michel Euler / AP             Trois semaines après sa sortie, l’album posthume de Johnny Hallyday « Mon pays c’est l’amour » a franchi la barre du million d’exemplaires vendus, a indiqué sa maison de disques Warner Music France samedi 10 novembre, confirmant une information de BFMTV.               Lire notre critique  : « Mon pays c’est l’amour », un album posthume à la couleur rock affirmée              Record de ventes          Le 51e album du chanteur avait déjà battu un record de ventes en devenant disque de diamant (plus de 500 000 exemplaires vendus), trois jours après sa sortie le 18 octobre dernier. Au terme de sa première semaine de commercialisation, l’album avait déjà atteint la barre hors norme des 780 000 ventes physiques. « C’est le meilleur démarrage sur une semaine de ventes dans l’histoire de la musique en France, avait alors indiqué Thierry Chassagne, président de Warner Music France, le dernier record étant détenu par Johnny Hallyday lui-même en 2002 avec 305 634 albums vendus », sur la même période de A la vie, à la mort (Mercury/Universal Music).            Au regard de ces performances, le disque pourrait devenir le plus gros succès commercial de la rockstar, morte le 5 décembre 2017 à 74 ans des suites d’un cancer, et battre le record détenu par l’album Sang pour Sang, qu’il avait enregistré avec son fils David en 1999 et qui s’était vendu à plus de 2 millions d’exemplaires. A fortiori alors que s’ouvre la période précédant Noël, traditionnellement la plus faste de l’année pour le secteur (40 % du chiffre d’affaires).               Lire aussi (en éditions abonnés) : Albums posthumes : le sillon des immortels                                   Voir les réactions             Les plus lus     Armée européenne : Macron joue l’apaisement avec Trump en parlant d’une « confusion »    Jean-Luc Mélenchon et LFI visés par deux informations judiciaires    Petit manuel à lire avant de débattre de la hausse des prix du carburant                 Édition du jour Daté du lundi 12 novembre  Lire le journal numérique                       Annonces automobiles avec La Centrale           ALFA ROMEO BRERA 12980 € 95           AUDI R8 63800 € 67           PLYMOUTH BARRACUDA 64500 € 31      Recherche                          Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 05 (75005) 899000 € 70 m2           PARIS 04 (75004) 640000 € 47 m2           PARIS 16 (75016) 820000 € 71 m2      Recherche                         Dans la même rubrique                                Services        Annonces automobiles avec La Centrale           ALFA ROMEO BRERA 12980 € 95           TOYOTA C-HR 24900 € 77           SKODA YETI 10990 € 95      Recherche                 Codes Promos avec Global Savings Group     -30€ dès 300€ d'achat avec Made.com  6€ de réduc en parrainant un ami sur Groupon  Boulanger : -15% sur les Accessoires  -15% au plus sur certains vols EasyJet  -10€ sur tous les vols Volotea  I-run vous propose -15% sur les chaussures  -10€ dès 69€ d'achat sur La Redoute  -100€ sur les frais de résiliation Avec Sosh     Toutes les offres              Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 10 (75010) 1490000 € 122 m2           PARIS 15 (75015) 690000 € 67 m2           PARIS 10 (75010) 1450000 € 245 m2      Recherche                               En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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Ciblé par un réseau d’escrocs, le groupe Pathé a perdu plus de 19 millions d’euros

Des fraudeurs s’étaient fait passer pour des dirigeants de l’entreprise afin d’obtenir des versements d’argent de la part de sa filiale néerlandaise.



Le Monde.fr avec AFP
 |    10.11.2018 à 15h57
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 16h11
   





                        


Il aura suffi d’une fausse adresse électronique. En mars 2018, un groupe d’escrocs se faisant passer pour des dirigeants de Pathé a délesté le groupe français de cinéma de la somme considérable de 19,2 millions d’euros en persuadant sa filiale néerlandaise de transférer en plusieurs fois ce montant sur un compte extérieur. La raison présentée par les auteurs de cette escroquerie de haut vol pour justifier ces virements était une prétendue acquisition à Dubaï, suite à laquelle l’argent devait être remboursé. L’information a été rendue publique par un tribunal des Pays-Bas vendredi 9 novembre.
« Des signaux négligés »
Le réseau d’escrocs avait obtenu la confiance de la directrice de Pathé Pays-Bas, Dertje Meijer, et de son directeur financier, Edwin Slutter. C’est justement en rendant une décision dans le cadre d’une procédure ouverte par M. Slutter à l’encontre du groupe français que la justice néerlandaise a révélé le contenu de cette fraude. Ce dernier contestait en effet la régularité des conditions de son licenciement après la découverte de l’escroquerie dont il avait été la victime, le 28 mars, lorsqu’une partie du montant avait dû être empruntée à un fonds géré par le siège du groupe en France.
M. Slutter avait été remercié avec effet immédiat le 26 avril, quelques jours après Mme Meijer. Tous deux ont été accusés de « comportement reprochable » par les dirigeants et actionnaires du groupe pour avoir « négligé des signaux » qui auraient dû les alerter dans les échanges de courriels avec les fraudeurs, a indiqué le tribunal. Sollicité par l’Agence France-Presse, le groupe Pathé n’a pas encore communiqué sur l’affaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ En vingt-cinq ans, la rue de Valois a connu douze locataires. Alors que Franck Riester vient de succéder à Françoise Nyssen, huit de leurs prédécesseurs témoignent de la difficulté de la fonction.
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La valse des regrets des ministres de la culture

En vingt-cinq ans, la rue de Valois a connu douze locataires. Alors que Franck Riester vient de succéder à Françoise Nyssen, huit de leurs prédécesseurs témoignent de la difficulté de la fonction.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 12h11
    |

            Sandrine Blanchard (avec Guillaume Fraissard)








                        



                                


                            

Après seulement dix-sept mois, Françoise Nyssen s’en est retournée, devenant l’une des ministres de la culture et de la communication les plus éphémères. L’éditrice arlésienne, emportée par le remaniement et remplacée par Franck Riester, est loin d’être la première à avoir fait un passage éclair rue de Valois. Ces vingt-cinq dernières années, ce ministère a vu défiler pas moins de douze locataires. Qu’ils soient issus du monde politique ou de la société civile, leur sort a été comparable. Difficile, avec une durée moyenne de deux ans en fonction, d’imprimer sa marque et de mener à bien des projets. Seuls André Malraux et Jack Lang ont occupé ce poste pendant dix ans chacun et en sont devenus les figures tutélaires.
Mais quelle « malédiction » touche ce ministère qui fêtera, en 2019, son soixantième anniversaire ? Pourquoi une telle fugacité de ses titulaires ? Alors que Franck Riester vient tout juste de composer – non sans peine – son cabinet, huit anciens ministres de la culture ont accepté de revenir sur leur expérience et de confier leurs souvenirs sur ce poste à la fois tant convoité et tant exposé. Sollicité par Le Monde, Jack Lang (en poste de mai 1981 à mars 1986 et de juin 1988 à mars 1993) n’a pas souhaité mêler sa parole à celle de ses successeurs. Davantage que l’amertume, ce sont les regrets qui l’emportent chez ceux qui ont connu ce « plus beau des ministères ».
Avoir (ou pas) la confiance du président 
De Gaulle-Malraux, Mitterrand-Lang, les anciens ministres portent tous un regard envieux à ces duos qui ont marqué l’histoire de la rue de Valois. Non seulement André Malraux et Jack Lang sont restés une décennie à leur poste mais ils ont aussi bénéficié d’un soutien fort et public de l’Elysée, et, pour le second, d’un doublement du budget du ministère. Depuis, « on assiste à une banalisation du débat culturel et de sa place dans le discours public », constate Jacques Toubon (en poste de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ A l’occasion du centenaire de la Grande Guerre, « Le Monde des livres » vous suggère cinq parutions récentes autour du conflit.
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1914-1918. Livres en bref

A l’occasion du centenaire de la Grande Guerre, « Le Monde des livres » vous suggère cinq parutions récentes autour du conflit.



LE MONDE DES LIVRES
 |    10.11.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 15h49
    |

                            Zoé Courtois (Collaboratrice du « Monde des livres »), 
                            Jean-Louis Jeannelle (Spécialiste des études littéraires et collaborateur du « Monde des livres »), 
                            André Loez (Historien et collaborateur du « Monde des livres ») et 
                            Florent Georgesco








                        



                                


                            Lignes d’horizons
De l’Indus à la Somme. Les Indiens en France pendant la Grande Guerre, de Claude Markovits, Maison des sciences de l’homme, 272 p., 22 €.
En 1914-1918, le front ouest fit se croiser des combattants de tous les horizons, Néo-Zélandais et Sénégalais, Canadiens et Kanak. Parmi ces troupes impériales figuraient environ 130 000 soldats de l’Inde britannique, que Claude Markovits étudie à travers les extraits de leurs lettres consignés dans des rapports de contrôle postal. Déjouant les aspérités d’une source régie par l’armée, l’historien, directeur de recherche émérite au CNRS, restitue la vision de la France et des Français qu’eurent ces soldats hindous, sikhs et musulmans. Des Françaises, devrait-on dire, tant la question des femmes est centrale pour les soldats indiens, qui racontent parfois leurs conquêtes, mais aussi leur surprise devant le niveau élevé, presque impensable à leurs yeux, de l’alphabétisation féminine. Un travail d’une grande finesse sur les rencontres singulières suscitées par le conflit. A. Lo.
Les destructions barbares
La Cathédrale incendiée. Reims, septembre 1914 (Die Brennende Kathedrale von Reims), de Thomas W. Gaehtgens, traduit de l’allemand par Danièle Cohn, Gallimard, « Bibliothèque illustrée des histoires », 325 p., 29 €.
Le désarroi ressenti dans nos sociétés face à la destruction du joyau historique et architectural de Palmyre en Syrie (2015-2017) aide à se représenter la manière dont, en 1914, fut vécu le bombardement de la cathédrale de Reims par l’armée allemande, et combien il contribua à accoler à celle-ci l’image de la « barbarie ». A ce dossier bien balisé dans l’historiographie, l’auteur apporte le regard d’un historien de l’art, replaçant les faits dans le temps plus long d’un débat franco-allemand sur les origines et le sens du style gothique de l’édifice, puis sur sa reconstruction, à l’aide d’une iconographie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Emmanuel Debruyne retrace le sort douloureux des Françaises et des Belges jugées trop proches des Allemands pendant la Grande Guerre.
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« Femmes à Boches » : les stigmates du corps féminin à la loupe

Emmanuel Debruyne retrace le sort douloureux des Françaises et des Belges jugées trop proches des Allemands pendant la Grande Guerre.



LE MONDE DES LIVRES
 |    10.11.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 15h44
    |

                            André Loez (Historien et collaborateur du « Monde des livres »)








                        



                                


                            
« Femmes à Boches ». Occupation du corps féminin, dans la France et la Belgique de la Grande Guerre, d’Emmanuel Debruyne, Les Belles Lettres, 464 p., 25,90 €.
« Femmes à Boches » : sous ce titre qui claque comme une injure, Emmanuel Debruyne, professeur à l’université de Louvain, retrace le sort douloureux des Françaises et des Belges jugées trop proches des militaires allemands durant la Grande Guerre, ou victimes de leurs violences sexuelles. L’invasion de la Belgique et du nord-est de la France à l’été 1914 fut en effet accompagnée de nombreux viols, avant que l’installation dans la durée des troupes occupantes n’entraîne d’autres brutalités, comme ces humiliantes inspections gynécologiques imposées à beaucoup de femmes au nom de la maîtrise des maladies vénériennes et de la bonne santé des troupes.
Angoisses et stéréotypes
Car l’occupation devenue routinière eut pour corollaire l’essor de la prostitution, modalité inévitable du commerce des corps entre 2 millions de soldats éloignés de leurs foyers et certaines femmes elles aussi isolées, et appauvries, par la guerre. Plus rares, et plus stigmatisées encore, furent celles qui nouèrent des relations intimes avec les Allemands : « Elles sont à pendre, ces femmes-là », écrit dans son journal une habitante de Roubaix que ces rapprochements scandalisent.

L’intérêt du livre tient à la quantité de documents qu’il brasse pour dessiner un tableau complet et réfléchi du trouble alors semé dans les rapports de sexe et de genre. Dense, presque exhaustive, l’enquête interroge les réalités de la natalité et de l’avortement en guerre, et surtout les angoisses et les stéréotypes qui en découlent parmi les contemporains. Le propos aurait gagné à être resserré, mais cet amas de sources n’en rend que plus poignante l’absence de témoignages venant directement des femmes liées aux soldats occupants, protagonistes silencieuses, et pour longtemps...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Le Forum philo « Le Monde » Le Mans, ce sont trois jours d’échanges entre des intellectuels et des écrivains sur le thème : « Tous philosophes ? ».
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Le dramaturge, qui a fêté ses 100 ans le 22 octobre, a abordé les thèmes de la vieillesse et de la mort il y a une bonne soixantaine d’années, avec l’humour et la fantaisie qui le caractérisent. Aujourd’hui, l’auteur du « Centenaire » et du « Défunt » jubile encore.
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édition abonné


René de Obaldia, un centenaire plein de vie

Le dramaturge, qui a fêté ses 100 ans le 22 octobre, a abordé les thèmes de la vieillesse et de la mort il y a une bonne soixantaine d’années, avec l’humour et la fantaisie qui le caractérisent. Aujourd’hui, l’auteur du « Centenaire » et du « Défunt » jubile encore.



LE MONDE IDEES
 |    10.11.2018 à 09h00
    |

                            Philippe-Jean Catinchi








                        



                                


                            

A 98 ans, René de Obaldia donnait de ses nouvelles en compilant pensées et citations glanées au long de son existence et au fil de ses lectures, constituant consciemment un « legs » fécond et salvateur. Ces Perles de vie, il en fit un recueil qu’il qualifiait de « Précis de sagesse portative » (Grasset, 2017), le seul bagage nécessaire sans doute pour l’ultime départ. Puis il annonçait sans fard : « Je vais bientôt me quitter. » Mais le ­dramaturge facétieux semble avoir bénéficié de rappels et, depuis le 22 octobre, le voici ­rentré dans le cercle très restreint – seul Claude Lévi-Strauss l’y a précédé – des immortels centenaires.
Même bousculé par les sollicitations qui ­accompagnent son anniversaire – un déjeuner à l’Académie avant la désignation du Grand Prix du roman, c’est beaucoup pour cet homme dont la parfaite urbanité ne fait pas un mondain –, le jeune centenaire s’enquiert de ses visiteurs avec une délicatesse et une bienveillance qui frappent d’autant plus qu’on voudrait le ménager. Mais malgré un corps qui paraît frêle, l’homme est solide, son verbe net et sa pensée claire.
Gourmandise
Elu sous la Coupole déjà octogénaire, René de Obaldia n’avait sans doute pas idée d’atteindre ce seuil. Mais sa propre fantaisie l’y préparait puisque, parmi ses « perles de vie », l’une de celles qu’il préfère offrir lui vient de Pablo Picasso : « Il faut beaucoup de temps pour ­devenir jeune. » Une autre, d’un improbable proverbe russe dont il pourrait bien être l’auteur : « Pour devenir centenaire, il faut commencer jeune. » La fin ne l’effraie pas, ­secondé par la sagesse du poète portugais Fernando Pessoa : « Aujourd’hui, je me sens aussi lucide que si je n’existais pas. » Est-ce cette quête de lucidité, dès ses premiers écrits, qui l’a conduit à interroger le statut de la vieillesse, segment de l’existence tabou dans la société occidentale, dans un texte ­intitulé Le Centenaire (Grasset,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ A l’occasion du 100e anniversaire de l’Armistice de 1918, des « jardins de la paix » ont été aménagés par des paysagistes ressortissants des pays belligérants sur les lieux mêmes des combats.
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Des « jardins de la paix », sur les lieux mêmes de la Grande Guerre

A l’occasion du 100e anniversaire de l’Armistice de 1918, des « jardins de la paix » ont été aménagés par des paysagistes ressortissants des pays belligérants sur les lieux mêmes des combats.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 08h13
    |

            Lucien Jedwab








                        


Pour marquer les célébrations du centenaire de la signature de l’armistice du 11 novembre 1918, le label Arts & jardins - Hauts-de-France (somme des régions historiques que sont la Picardie, l’Artois et la Flandre) a conçu un concours ouvert aux paysagistes des principaux pays belligérants. A charge pour les équipes sélectionnées par un jury de créer des « jardins de la paix », petits cailloux hautement symboliques en regard des affrontements meurtriers de cette « Grande Guerre » qui devait être la « Der des ders ». Mais aussi signal d’optimisme alors que les nuages s’amoncellent sur une partie de l’Europe, nos voisins anglais eux-mêmes étant sur-le-point de desserrer les amarres qui arrimaient leur pays au continent.
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        "Le Jardin du troisième train", M. Blume (Allemagne), G. Brusset (France), F. Liggieri (Italie)."
            data-slide-description="L’installation des trois créateurs européens (un jardinier, un artiste et une architecte) se découvre avant d’arriver dans la clairière historique de la forêt de Compiègne où a été signé l’Armistice, le 11 novembre 1918. Le sous-bois, avec son « banc » allongé  évoquant les tranchées, est propice à la méditation ou à la rêverie."
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        « Cultiver la mémoire », T. Folkerts (Allemagne)."
            data-slide-description="C’est à Craonne, dans l’Aisne, dont le nom est associé à l’offensive dramatique du Chemin des Dames et à une « chanson contre » dont les paroles évoquent une « guerre infâme », que le paysagiste allemand Thilo Folkerts a installé son œuvre. Ses trois cercles de métal qui épousent la topographie bouleversée du paysage verront fleurir au fil des ans des bulbes de perce-neige ou de crocus."
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        "592", L. Bartolazzi, L. Catalano, Cl. Clementini (Italie)."
            data-slide-description="Lors de la bataille qui a vu la destruction du vieux village de Craonne, 592 Italiens ont perdu la vie et ont été enterrés non loin de là. L’équipe de paysagistes italien(ne)s a voulu évoquer leur mémoire en plantant des piquets de bois qui seront accompagnés par la palette colorée des floraisons du printemps jusqu’à l’automne."
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        "Jardin des Hespérides",  K. El Achak (Maroc), B. Depoorter (Belgique)."
            data-slide-description="Evoquant le mythique jardin des Hespérides, la création des paysagistes belge et marocain s’inscrit, près de ce qui fut autrefois le village de Craonne, dans la tradition du jardin arabo-andalou. Elle rend ainsi hommage aux milliers de « chasseurs indigènes à pied » venus mourir  sur le sol de ce « jardin » – la France –, où, pour eux, tout était vert et bien cultivé..."
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        "A l'assaut du rempart", Th. Van Eeckhout, M. Allain (Belgique)."
            data-slide-description="Dans les douves de la citadelle du Quesnoy (dans le département du Nord), les paysagistes belges du Collectif Plan B ont reproduit à l’identique un pan de rempart, sur le sol en gazon. Ce sont ces 12 mètres, pris d’assaut en novembre 1918, devenus terrasse à l’horizontale, que les visiteurs sont appelés à investir – pacifiquement cette fois."
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        Vue des fossés de la citadelle du Quesnoy."
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        "Rangimarie", X. White, Ch. Bailie, Z. Carafice (Nouvelle-Zélande)."
            data-slide-description="La paysagiste néo-zelandaise Xanthe White a conçu, avec son équipe, un lieu dédié, selon la tradition maorie, aux âmes des combattants disparus. Espace calme, le « rangimarie » permet, à l’aube ou à la tombée de la nuit, de retrouver leur présence, le temps d’une paisible promenade."
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        La nécropole de Notre-Dame-de-Lorette, dans le Pas-de-Calais."
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        "Promenade en sous-bois, lumières et transparences", E. et M. Hennebicque (France)."
            data-slide-description="La promenade arborée conçue par les jeunes paysagistes français fait face à la nécropole de Notre-Dame-de-Lorette, impressionnante avec ses dizaines de milliers de tombes et l’architecture surranée de sa basilique. Quand la végétation aura pris toute sa dimension, le sous-bois et la prairie abriteront des puits de lumière où les visiteurs pourront se reposer et méditer."
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        Les tranchées reconstituées sur le site de Vimy, dans le Pas-de-Calais."
            data-slide-description="Le site de Vimy a été l’enjeu d’affrontements extrêmement meurtriers en avril 1917. Les milliers d’arbres et d’arbustes originaires du Canada qui y ont été plantés évoquent la mémoire des milliers de soldats canadiens qui  y ont perdu la vie."
            data-slide-item-lie=""

        
        "Drapeau", J. Parenteau, K. Saint-Pierre, P.-Y. Diehl (Canada)."
            data-slide-description="Intitulé « Flag » (« Drapeau »), le « jardin de la paix » de l’équipe canadienne revendique son propos : sa couleur est le blanc, et il en appelle à la raison et au dialogue apaisé. Evocation des paysages du Canada, il s’intègre dans celui, bouleversé et saisissant, du champ de bataille, que les visiteurs sont invités à contempler."
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        Devant le mur d'enceinte du cimetière britannique d'Arras."
            data-slide-description="L’offensive britannique d’Arras, en avril 1917, conjointe à la désastreuse « offensive Nivelle », qui devait terminer la guerre « en 48 heures », coûta la vie à des dizaines de milliers de soldats du Commonwealth et du Royaume-Uni."
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        "La Paix des sonneurs", A. Rhodes, M. Orr (Ecosse)."
            data-slide-description="Les deux paysagistes écossaises ont voulu rendre hommage aux 2 500 sonneurs qui, tout au long de la guerre, en première ligne, ont été chargés de galvaniser les fantassins au son de leur cornemuse. Inspirées par les plantes et les roches de la lande de leur pays, elles ont aussi recréé un « loch » à la végétation aquatique."
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        "Trwy goetir yn ysgafn" ("A travers la forêt à la légère"), D. Bowyer, A. Fisher Tomlin (pays de Galles)."
            data-slide-description="Le ruban de bois, fait de chêne du pays de Galles et de pierre de Portland, qui serpente dans la forêt à Thiepval, dans la Somme, est une incitation à se souvenir et à méditer. Un tapis de primevères devrait compléter, avec sa palette colorée, l’installation des deux paysagistes gallois."
            data-slide-item-lie=""

        
        "Pax Dryades", H. et J. Basson (Angleterre)."
            data-slide-description="Le jardin des paysagistes anglais, à Thiepval, a pris le nom de ces nymphes des arbres et des bois qu’invoquait Chateaubriand. Il a la forme d’un parcours délimité par des poteaux et des fils de fer protégeant les plantations amenées à grandir, mais évoquant les barbelés des tranchées. Les monticules de craie, eux, rappellent les blessures infligées au sol par les obus. La végétation spontanée, dans les années à venir, devrait les coloniser, redonnant ainsi dans ce lieu la primauté à la vie."
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        L'étang du Cam, sur le site de l'Historial de la Grande Guerre, à Péronne, dans la Somme."
            data-slide-description="En 2014, le paysagiste Gilles Clément a créé sur l’étang du Cam le « Jardin du 6e continent », une commande publique conçue, selon ses  propres termes, afin de « conjurer la douleur »."
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        "Le Jardin d'Eutychia", P. Donegan (Irlande), I. Price (Irlande du Nord)."
            data-slide-description="Dans les douves du château de Péronne, qui donne lui-même accès à l’Historial de la Grande Guerre, deux paysagistes irlandais (l’un d’Irlande, l’autre... d’Irlande du Nord) ont conçu un jardin pour le public. Les fruits de ses arbres sont à cueillir, les bancs de pierre sont là pour le repos des visiteurs. L’« aire de pique-nique » est une construction harmonieuse et conviviale."
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"Le Jardin du troisième train", M. Blume (Allemagne), G. Brusset (France), F. Liggieri (Italie).            
L’installation des trois créateurs européens (un jardinier, un artiste et une architecte) se découvre avant d’arriver dans la clairière historique de la forêt de Compiègne où a été signé l’Armistice, le 11 novembre 1918. Le sous-bois, avec son « banc » allongé  évoquant les tranchées, est propice à la méditation ou à la rêverie.

L. JEDWAB/« LE  MONDE »
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Gilbert Fillinger, ancien directeur de la Maison de la culture d’Amiens et lui-même à l’origine du festival Art, villes & paysage, qui se déroule chaque année dans les hortillonnages d’Amiens, anime le label Arts & jardins - Hauts-de-France. Il semble pouvoir compter sur le soutien du président de la région, Xavier Bertrand, qui ne manque pas une occasion de rappeler que les terres du nord de la France, brutalisées par les conflits du XXe siècle et la désindustrialisation, ont des ressources, à commencer par un riche patrimoine historique et culturel. La création de ces « jardins de la paix » vise ainsi à ponctuer par des haltes paysagères, qui incitent à la réflexion, le parcours dès très nombreux visiteurs, scolaires, français ou étrangers, parfois venus de très loin pour essayer de comprendre de visu ce qu’a été cette guerre.
De Compiègne, près de la clairière où a été signé l’armistice qui mit fin aux combats sur le front occidental (mais qui allaient continuer sur différents fronts à l’est pendant encore de longues années), à Péronne, où se situe l’Historial de la Grande Guerre, en passant par Craonne, Le Quesnoy, Vimy, Notre-Dame-de-Lorette, Arras et Thiepval, douze jardins ont été aménagés. Leurs concepteurs : des paysagistes et des artistes venus des principaux pays impliqués (France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie), mais aussi du Commonwealth ou du Maroc, qui alors n’était pas encore totalement « pacifié ». Le symbole ne manque pas de force quand des paysagistes retenus pour Compiègne ou le site de l’ancien village de Craonne sont d’origine allemande.

   


Le caractère « inéluctable » de la première guerre mondiale, alimenté par l’exacerbation des nationalismes, a été combattu dès 1914 par une toute petite minorité de pacifistes ou d’internationalistes, qui le paieront souvent de leur vie – des deux côtés du Rhin, avant et après la guerre –, à commencer par les plus connus, Jean Jaurès et Rosa Luxemburg. Quand l’écrivain allemand Hermann Hesse trouvait, lui, l’apaisement et la rédemption dans le jardinage... en Suisse, avant d’écrire les superbes Brèves nouvelles de mon jardin. Signe que les temps ont changé, la manière de raconter la guerre a changé elle aussi, et les historiens – et les paysagistes – ont heureusement pris le pas sur les tribuns cocardiers ou revanchards.
Preuve en est la réintégration dans la mémoire nationale des fusillés pour l’exemple et des mutins de 1917, dont certains ont été réhabilités, ainsi que des fraternisations de Noël 1914 et de l’hiver 1915. Et aussi l’adoption consensuelle de la chanson de Craonne, dont la charge émotionnelle est toujours intacte, a fortiori quand elle est chantée sur les lieux mêmes des combats aussi tragiques qu’absurdes qu’elle dénonce. A cet égard, les trois « jardins de la paix » installés au-dessus des ruines de l’ancien village de Craonne revêtent une charge symbolique toute particulière. De même qu’à Vimy, dans le Pas-de-Calais, la beauté tragique du paysage « verdoyant », avec ses cratères d’obus enherbés et sa forêt de pins, impressionne-t-elle le visiteur qui se projette un siècle en arrière, assis sur le tronc taillé déposé dans leur jardin par de jeunes paysagistes canadiens.

   


Mais des douze jardins conçus à l’occasion de ce centenaire, et aussi afin de le prolonger, celui qui retient l’attention pour ses intentions a été réalisé par Helen et James Basson, un jeune couple de paysagistes anglais, à Thiepval, dans la Somme. Ses plantations, frêles, sont encore protégées par tout un réseau de poteaux qui rappellent délibérément les tranchées. De même le fil de fer ou le cordage qui relie les poteaux entre eux. Quant aux tas de craie disséminés sur le terrain, ils évoquent, inversés, des cratères d’obus. Une clairière de hêtres plantés constitue l’aboutissement des différents cheminements. Cette sécheresse apparente, saisissante, sera, au fil du temps, tempérée par la douceur de la végétation qui ne manquera pas, comme dans une friche, de coloniser le site. Un pari sur l’avenir, en quelque sorte, où la vie, qui « toujours invente », comme nous le rappelle le paysagiste Gilles Clément, l’emporterait sur le néant.

   


Renseignements sur les Jardins de la paix - Hauts-de-France : artetjardins-hdf.com/ Historial de la Grande Guerre, à Péronne : historial.fr



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Chaque samedi, « La Matinale du Monde » propose à ses lecteurs un choix d’émissions et de podcasts à découvrir en différé.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 09/11/2018
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« Parfum d’Irak », 14-18 et « New York Times » : trois replays pour ce week-end

Chaque samedi, « La Matinale du Monde » propose à ses lecteurs un choix d’émissions et de podcasts à découvrir en différé.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 15h19
   





                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
Au programme de ce week-end de célébration du centenaire de l’Armistice et de visite de Donald Trump à Paris, le documentaire La Guerre de tous les Français et une plongée dans les coulisses du New York Times depuis l’élection de l’actuel président américain.
Irak, cher pays de mon enfance

Il s’appelle Feurat Alani. Il est français et irakien ou irakien et français. Son « bled » à lui, c’est l’Irak, qu’il visite pour la première fois en 1989. Il a 9 ans lorsqu’il atterrit à Bagdad, il se rappelle porter une cravate bleue. Feurat fait connaissance avec ses oncles, tantes et autres cousins. La vie est belle, les jeunes flirtent dans les rues, les cafés sont bondés… Bref, Bagdad rayonne, même si le pays est sous le ­contrôle absolu de Saddam Hussein. Au fil des étés, Feurat tombe amoureux de l’Irak ; mais le pays de ses parents va sombrer et se perdre dans des guerres sans fin. L’invasion du Koweït (1990-1991), l’occupation américaine (2003-2011) et une décennie d’embargo ont fini par asphyxier sa seconde patrie.
Feurat voit la misère et le désespoir s’installer dans le pays. Plus grand, devenu journaliste, il décide de s’installer à Bagdad, chez sa tante. Agé de 24 ans, il couvre pour la presse française l’invasion américaine et le chaos qui arrive avec les djihadistes d’Al-Qaida et de l’organisation Etat islamique (EI). Feurat Alani a choisi de se livrer dans une sublime websérie. Mélancolique, poétique, chacun des vingt volets (de deux à trois minutes) raconte un souvenir précis illustré par une animation puissante et poétique. Le Parfum d’Irak dépeint majestueusement une vision oubliée du monde arabe, généreuse et riche, joyeuse et libre… Mustapha Kessous
« Le Parfum d’Irak », de Feurat Alani et Léonard Cohen (France, 2018, 20 × 2 à 3 min). Disponible sur arte.tv et en livre (Arte Editions/Editions Nova, 176 p., 19 €)
Drôle de « dames »

   


Le New York Times n’a jamais fait de cadeau à Donald Trump. Depuis l’ascension du magnat de l’immobilier dans les années 1970, le vénérable quotidien n’a cessé d’enquêter sur ses affaires, laissant toutefois le soin aux tabloïds new-yorkais et aux magazines people de faire leurs choux gras de ses frasques extraconjugales. Ses incursions en politique ayant toutes échoué, pas un journaliste de la « Dame grise », comme le quotidien était surnommé autrefois, ne s’attendait à ce qu’il remporte l’investiture du Parti républicain en juillet 2016, encore moins l’élection présidentielle, quatre mois plus tard.
Pas même Maggie Haberman, qui a suivi Donald Trump pendant vingt ans, d’abord au New York Post puis au New York Times. La journaliste avait promis à ses enfants qu’ils « retrouveraient » leur mère après l’élection. Depuis le 20 janvier 2017, jour de l’investiture du quarante-cinquième président des Etats-Unis, elle n’a, au contraire, pas eu une minute de repos.
Exigeant de ses troupes une couverture toujours plus agressive des moindres faits et gestes du président, Dean Baquet, le rédacteur en chef, ne se montre pas moins soucieux d’incarner un journalisme honnête, indépendant et transparent. C’est ainsi que la « Dame grise » a ouvert ses portes à la réalisatrice américaine Liz Garbus pendant la première année de la présidence Trump. Sa caméra montre l’envers du décor : le sourcilleux travail de recoupage des sources, les échanges tendus avec les fans de Trump, les entretiens privilégiés avec Steve Bannon, les bouclages fiévreux, mais aussi les rapports de force entre la direction de New York et le bureau de Washington au moment de titrer l’édition du lendemain. Ce documentaire en quatre épisodes de 55 minutes chacun, monté comme une série à couper le souffle, donne à voir un journal conquérant qui encaisse les coups. Antoine Flandrin
« Mission vérité - Le “New York Times” et Donald Trump » , de Liz Garbus (Etats-Unis, 2018, 4 × 55 min). Disponible sur arte.tv jusqu’au 5 décembre.
Les sans-grade victorieux

Dans le flot des programmes diffusés à l’occasion du centenaire de l’Armistice, ce documentaire sort du lot. A la fois par son thème (la guerre de 14-18 vécue à l’arrière par la population civile française) et par ses trouvailles techniques. Car si l’on a pris l’habitude de documentaires historiques colorisés et sonorisés, le réalisateur, Cédric Condon, s’appuyant sur le travail des scénaristes Jean-Yves Le Naour et Adila Bennedjaï-Zou, s’est emparé d’archives multiples (extraits de films, correspondances d’une adolescente, du député Abel Ferry, du maire de Mende Emile Joly, photos, scènes reconstituées) en les mêlant habilement.
C’est ainsi que des archives photographiques prennent vie grâce à des effets numériques et à l’incrustation d’un acteur parfaitement intégré. A l’arrivée, une cinquantaine de « photos fictions » donnent à ce documentaire rythme et émotions. Au-delà de la performance technique, c’est bien le thème qui donne à ce programme sa force. Les poilus laissent ici place à leurs épouses, parents, enfants. Car cette guerre totale, cette guerre d’usure, c’est aussi celle des ouvrières, des infirmières, des ingénieurs, des médecins, des ouvriers spécialisés rappelés du front pour faire tourner la machine de guerre. Dans les champs, les usines, les écoles, on vit aussi la guerre à sa façon.
Rien n’est éludé : problèmes de loyers impayés par des femmes dont les hommes sont au front, harcèlement des ouvrières dans les usines, rationnement, enrichissement des grands industriels, peur de l’adultère, délinquance juvénile en forte hausse, la France découvre qu’elle est une société de classes, bien cabossée. Alain Constant
« La Guerre de tous les Français », de Cédric Condon, Jean-Yves Le Naour et Adila Bennedjaï-Zou (Fr., 2018, 95 min). Disponible sur france.tv jusqu’au 14 novembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ Douze jardins commémoratifs conçus par des paysagistes des pays belligérants célèbrent la paix, sur les lieux mêmes des affrontements de la « Der des ders »
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Jugé devant le tribunal de Créteil vendredi, le trompettiste franco-libanais est jugé pour avoir embrassé en 2013 une stagiaire de 14 ans.
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Agression sexuelle : six mois de prison avec sursis requis contre Ibrahim Maalouf

Jugé devant le tribunal de Créteil vendredi, le trompettiste franco-libanais est jugé pour avoir embrassé en 2013 une stagiaire de 14 ans.



Le Monde.fr avec AFP
 |    10.11.2018 à 00h29
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 15h19
   





                        



   


Six mois de prison avec sursis : c’est ce que le parquet a requis, vendredi 9 novembre, contre le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf, jugé devant le tribunal de Créteil (Val-de-Marne) pour agression sexuelle sur une collégienne de 14 ans. Le jugement sera rendu le 23 novembre.
Selon la version de la jeune femme, aujourd’hui âgée de 18 ans, le musicien l’aurait embrassée une première fois un soir à la sortie d’un cinéma. Un « baiser avec la langue » selon elle, un « bisou », selon Ibrahim Maalouf, qui avait 33 ans en 2013. Pour lui, c’est la jeune fille qui en était à l’origine. « Je lui ai pris les poignets, je me suis éloigné d’elle, sans la brusquer. »

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Deux jours plus tard et selon la version de la jeune fille, le musicien l’aurait à nouveau embrassée, dans son studio d’enregistrement cette fois, où elle faisait un stage. Il l’aurait « attrapée par le bassin », mimant un acte sexuel. « Je sentais son sexe derrière moi sur mes fesses », avait-elle déclaré aux enquêteurs.
Cette deuxième séquence n’a jamais existé, a pour sa part maintenu à la barre le trompettiste, lauréat de quatre Victoires de la musique et d’un César de la meilleure musique de film. « En aucun cas je n’ai eu d’attirance physique ou sexuelle » pour cette « adolescente », a-t-il assuré, se sentant cependant « coupable » de « ne pas avoir su mettre des limites ».
La jeune fille jugée « crédible » par le procureur
Les parents n’ont signalé les faits qu’un an plus tard, après qu’elle se fût confiée à un médecin. Elle avait commencé à se scarifier et à avoir des troubles alimentaires, et a depuis effectué plusieurs hospitalisations et thérapies. « Comment voulez-vous qu’une jeune fille dont l’état de santé s’est objectivement dégradé, mente, pour rien, juste parce qu’elle aurait été vexée d’avoir été éconduite ? », s’est énervé le procureur dans ses réquisitions. Et s’adressant à Ibrahim Maalouf : « Il faut plus que de l’aplomb pour imputer ça à une jeune fille de 14 ans. »
Aucun doute pour lui, la jeune fille, qui voulait être trompettiste et avait reconnu être « fascinée », « amoureuse » du musicien, est « crédible ». Il y a eu « surprise » et « contrainte », a-t-il estimé. Dans sa plaidoirie, l’avocate d’Ibrahim Maalouf, Maud Sobel, a elle parlé de « dépit amoureux » d’une jeune fille qui « aurait souhaité que cette transgression continue ». Elle a plaidé la relaxe, estimant qu’il n’y avait pas d’éléments pour étayer sa culpabilité.

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« Je pensais que c’était quelque chose de génial qui m’arrivait », avait dit à la barre la jeune fille. « Je lui étais reconnaissante, j’avais l’impression qu’il m’accordait une importance démesurée, à mon âge, avec sa notoriété. J’ai mis du temps à réaliser que ce n’était pas normal ». « Je sais que je dis la vérité », avait ajouté cette étudiante en lettres d’une voix timide mais ferme.
Dans ses réquisitions, le procureur a souligné la « non-dangerosité » d’Ibrahim Maalouf, et noté qu’il ne souhaitait pas requérir que ce dernier, qui enseigne la musique aux jeunes, ne puisse plus travailler avec des mineurs. « Il y a des moments où ça peut arriver, à chacun d’entre nous, de commettre des infractions », a-t-il dit.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ Dans un long documentaire, l’actrice revient avec honnêteté et émotion sur les contrastes et les paradoxes de sa vie de fille, d’épouse, de mère, et d’activiste.
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« Jane Fonda in Five Acts » : l’icône fend l’armure

Dans un long documentaire, l’actrice revient avec honnêteté et émotion sur les contrastes et les paradoxes de sa vie de fille, d’épouse, de mère, et d’activiste.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 19h30
    |

            Renaud Machart








                        



   


OCS, à la demande, documentaire
Jane Fonda est-elle la créature nunuche de ses tout premiers longs-métrages, la bombe intergalactique du film Barbarella (1968), la militante qui se mit à dos les forces conservatrices de son pays en plein milieu de la guerre des Etats-Unis contre le Vietnam, la reine de l’aérobic dont elle vanta les bienfaits par milliers de cassettes vidéo, l’épouse d’un magnat de la télévision, ou l’octogénaire faisant le moins son âge de la planète ?
Elle est un peu tout cela, que passe méthodiquement en revue le long documentaire « Jane Fonda en cinq actes », de Susan Lacy : « Acte I : Henry » (son père, le légendaire acteur Henry Fonda) ; puis « Roger » (le cinéaste Roger Vadim, son premier mari), « Tom » (le sénateur démocrate et militant pour les droits civiques Tom Hayden, son deuxième), « Ted » (le milliardaire Ted Turner, son troisième), et finalement « Jane », elle-même, autoportrait en guise de conclusion.
Une biographie moins lisse qu’elle n’y paraît
Derrière l’image de l’actrice impeccablement mise, fardée et coiffée (les choucroutes permanentées des années 1980, la fameuse coupe « Klute »), il y a évidemment une biographie moins lisse.
Le documentaire, en dépit de quelques séquences un peu artificieuses (Jane se rendant enfin sur la tombe de sa mère), réussit à mettre à nu quelques vérités, à travers de nombreux témoignages, dont celui de l’actrice elle-même, qui va assez loin dans l’introspection intime.
Alors qu’elle cherchait l’approbation de son père Henry Fonfa, Jane, trop jeune, ne vit pas le désarroi de sa mère, qui se suicida
Homme peu aimant, son père méprisait et trompait son épouse, baladait sa famille d’ouest en est, selon qu’il tournait à Hollywood ou jouait à Broadway. Alors qu’elle cherchait l’approbation de ce « monument national », Jane, trop jeune, ne vit pas le désarroi de sa mère, qui se suicida.
On ne sera pas surpris que ses divers époux aient en quelque sorte servi de substitut paternel. Vadim remodèlera l’actrice en objet à fantasme dénudé dans Barbarella, chef-d’œuvre kitschissime. Tom Hayden fera d’elle une militante qui s’ignorait (« Deux ans plus tôt, je ne savais même pas où se trouvait le Vietnam… »).
Fringante comme jamais
La relation avec Ted Turner, le fondateur de la chaîne CNN, est plus ambiguë : il profitait de sa fortune dans son ranch, tandis qu’elle était à un moment critique de sa carrière, « concurrencée » par de plus jeunes actrices, mais paraissant encore trop jeune pour incarner les femmes mûres. Elle se retire des écrans, elle s’ennuie ; il la bride dans ses activités de féministe, elle le quitte après dix ans de vie commune.
Dans le documentaire, on voit Jane Fonda rendre visite à Ted Turner, quelle qualifie d’« ex-mari préféré », faire du cheval en la compagnie de celui qui, d’un an son cadet, ressemble désormais à un vieux monsieur, tandis que Jane est fringante comme jamais.
Grâce au sport, et aussi, elle l’avoue candidement, à la chirurgie esthétique : « J’aime le visage de Vanessa Redgrave, j’aimerais tant avoir le courage d’accepter de faire mon âge. Mais je ne l’ai pas. » Pourtant, avoue-t-elle paradoxalement, être « parfaite est une perte de temps, un chemin empoisonné »…

        Lire la critique de « Grace and Frankie » :
         

          Les divorcés de l’an III



Et elle retravaille : depuis Sa mère ou moi ! (2005), de Robert Luketic, Jane Fonda, qui rompait avec quinze ans d’absence au cinéma, a retrouvé le succès, grâce aussi à la télévision où, dans la série Grace et Frankie, sur Netflix, elle constitue un duo du tonnerre avec sa copine Lily Tomlin.
Jane Fonda in Five Acts, documentaire de Susan Lacy (EU, 2018, 133 min). www.ocs.fr



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Le réalisateur Albert Dupontel signe un film sur les « gueules cassées » où la recherche de perfection étouffe quelque peu la vie.
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« Au revoir là-haut » : grande guerre et petit sadique

Le réalisateur Albert Dupontel signe un film sur les « gueules cassées » où la recherche de perfection étouffe quelque peu la vie.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 19h30
    |

            Jacques Mandelbaum








                        



   


Canal+, vendredi 9 novembre à 22 h 55, film
En 2014, on sortait avec la banane de Neuf mois ferme, comédie surréaliste d’Albert Dupontel, entre Georges ­Feydeau et Roger ­Vitrac, confrontant une juge évasive à un serial killer méticuleux. Il s’en faut de beaucoup qu’Au revoir là-haut ­suscite le même sentiment. Il n’est d’ailleurs pas fait pour ça. Adapté du roman de Pierre Lemaitre, Prix Goncourt 2013, le film est un exercice de style ambitieux dans le ­Paris des années 1920.
Deux amis, qui se sont sauvés mutuellement la vie dans les tranchées, sortent laminés de la boucherie de la première guerre mondiale. Albert (Albert Dupontel), outre ses illusions, a perdu son métier et sa femme. A Edouard (Nahuel Perez Biscayart), tempérament d’artiste qui se fabrique des masques magnifiques, il manque le bas du visage. Autant dire que ça ne va pas fort. Le premier végète en faisant l’homme-sandwich. Le second ne veut plus entendre parler de sa famille et songe à en finir. L’amitié va les sauver. Les deux hommes remontent la pen­te. Songeant, d’une part, à retrouver un jour le lieutenant Pradelle (Laurent Lafitte), sombre ­sadique qui les a envoyés au casse-pipe et, d’autre part, à ­tirer revanche de l’Etat-Moloch et des ploutocrates qui le servent.

        Lire le focus :
         

          « 120 battements par minute » et « Au revoir là-haut » grands gagnants des Césars



Ambition ­démiurgique
Le hasard faisant bien les choses, il se trouve que l’immonde Pradelle, qui trafique lui aussi les morts, a épousé la sœur d’Edouard pour son argent, tandis que son père entreprend de financer le mémorial du 8e arrondissement, pour lequel il sollicite des artistes. Les chemins de tous ces personnages vont donc se croiser selon le plan tracé au cordeau d’une farce macabre. Cette prédestination ­fabriquée, cette ambition ­démiurgique sont un des problèmes du film : la recherche de perfection étouffe la palpitation de la vie.
Les chemins des personnages vont se croiser selon le plan tracé au cordeau d’une farce macabre
L’autre problème, qui le recoupe en partie, tient à la « gloutonnerie » esthétique de son créateur, qui aurait gagné à lutter contre son tempérament. Film de tranchées, reconstitution historique à grands frais de la Belle Epoque, hommage au cinéma de Carné, parabole de la lutte des classes, récit de vengeance, fantaisie morbide, tragédie ­filiale : cela fait trop pour un seul film, et c’est justement ce en quoi consiste la différence entre ­cinéma et art romanesque.

        Lire l’entretien avec Albert Dupontel (en 2013) :
         

          « J’ai une phobie de l’erreur judiciaire »



Au revoir là-haut, d’Albert Dupontel. Avec Albert Dupontel, Laurent Lafitte, Niels Arestrup (France, 2017, 115 min). www.mycanal.fr



                            


                        

                        


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Reportage

Entre audaces et crispations, la relative liberté du livre en Algérie

Le Salon international du livre d’Alger témoigne de la vitalité littéraire du pays, en dépit de la faiblesse du réseau de distribution.

Par                                            Zahra Chenaoui (Alger, correspondance)




LE MONDE
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        Le 09.11.2018 à 18h30

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        Mis à jour le 09.11.2018 à 18h46






    
Au 20e Salon international du livre d’Alger, en novembre 2015.
Crédits : RAMZI BOUDINA / REUTERS


Dans le vaste palais des expositions des Pins maritimes, à Alger, une pile de la toute nouvelle revue Fassel a été posée sur un comptoir blanc. Orné d’une couverture jaune et noire, relié à la main, le magazine propose des critiques littéraires en arabe et en français. « Il y a désormais une telle quantité de livres produits qu’il nous faut des conseils pour choisir », se félicite Maya Ouabadi, éditrice et fondatrice de la revue.
Cette année, plus de 200 nouveaux romans ont été édités par des maisons d’édition algériennes pour le Salon international du livre d’Alger (SILA). Du lundi 29 octobre au samedi 10 novembre, plus de 1,5 million de visiteurs étaient attendus pour ce qui est, chaque année, le premier événement culturel du pays.

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Dans les allées du salon, on se presse pour dénicher livres religieux, manuels universitaires et ouvrages éducatifs pour les enfants. Les séances de dédicaces de Kamel Daoud et Yasmina Khadra, deux auteurs critiques vis-à-vis des autorités, créent des rassemblements monstres. Les séances de débat sont quotidiennes : « Science et rationalité en pays d’islam », « Les biographies de Frantz Fanon », « Prix littéraires, tremplin ou consécration ? ». Selon les chiffres officiels, la 23e édition permet à 1 015 maisons d’édition, dont 276 algériennes, de présenter plus de 300 000 ouvrages. De la décennie noire à la religion, en passant par les questions de mœurs, les thèmes traités sont aussi variés qu’audacieux.
« Le texte passe mieux que l’image »
Pour son premier numéro, Fassel (« saison » ou « chapitre » en arabe) s’est ainsi penchée sur la littérature qui raconte les années 1990, quand l’Algérie s’est entre-déchirée après la victoire des islamistes aux élections de 1991. Apparue alors que les violences étaient toujours en cours dans le pays, elle a connu une nouvelle vitalité ces dernières années, à l’image du roman 1994, du journaliste Adlène Meddi, très remarqué par la critique. L’auteur y raconte la vie sous le terrorisme, la mort omniprésente, la folie aussi, sans dédouaner aucun des acteurs de ses responsabilités dans l’engrenage de la violence.
Dans la vie publique, il est pourtant difficile d’aborder le sujet de cette manière. La charte pour la paix et la réconciliation nationale, promulguée en 2005 et qui marque la fin du conflit armé, limite en effet tout débat public sur cette période. Les réalisateurs algériens qui ont fait des films sur les années 1990, comme Sofia Djama, Karim Moussaoui ou Djamel Kerkar, ont ainsi raconté les difficultés auxquelles ils ont été confrontés pour obtenir les différentes autorisations nécessaires pour le tournage, la production et la diffusion. « Le texte passe mieux que l’image, reconnaît Maya Ouabadi. En outre, de nombreux auteurs sont des journalistes qui ont déjà une certaine liberté dans leur pratique de l’écriture. »

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                En Algérie, Barzakh est une bulle d’air littéraire



La littérature serait-elle un espace qui échappe à la censure ? « Dans la pratique, si censure il y a, elle apparaît après la publication du livre, résume l’écrivaine Maïssa Bey, 68 ans, venue présenter son dernier roman, Nulle autre voix. Mais la question qu’il faut se poser est celle de l’autocensure. Lorsque j’ai commencé à écrire, j’ai décidé de ne pas reproduire les contraintes que je m’impose au quotidien en société. Quand je parle de femmes, je parle aussi de corps et de désir. »
Auteure d’un livre événement, De l’ALN à l’ALP, sur la construction de l’armée algérienne – autre sujet hautement sensible –, l’historienne Saphia Arezki, 30 ans, affirme s’être sentie « complètement libre » dans l’écriture de son ouvrage. « Le livre est un champ considéré comme non dangereux, analyse Selma Hellal, fondatrice des éditions Barzakh. Avec des livres tirés à 1 500 exemplaires, même si ce que nous proposons a un potentiel subversif, notre impact reste limité. Cela nous protège. »
Une forme de censure structurelle
Les moments de crispation existent. « Il ne faut pas oublier que les cafés littéraires de Bouzguen ou d’Aokas ont eu des difficultés. Le débat autour des livres, lorsqu’il n’est pas organisé par des officiels, peut susciter des crispations », raconte un éditeur demandant à rester anonyme. Le 31 octobre, les responsables du SILA ont même fermé le stand d’un éditeur iranien et saisi des livres religieux « ayant fait l’objet de réserves ».
Critiquées pour avoir interdit plusieurs ouvrages, les autorités ont répliqué dans un communiqué publié mardi : « L’opinion publique qui suit l’événement ne semble pas bien assimiler la méthode de travail de la commission. » Niant toute censure ou interdiction, elles rappellent cependant que « tout ouvrage portant atteinte à la souveraineté nationale, à l’islam et à l’enfance ou faisant l’apologie de la violence, du terrorisme et du racisme est interdit ».

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Mais plus qu’une censure frontale, l’univers du livre affronte une forme de censure structurelle. Abdelmadjid Merdaci est historien, auteur et professeur à l’université de Constantine. « Lorsqu’un auteur de Sétif écrit l’histoire d’un voyou, abandonné à la naissance car il est le fruit du viol d’une femme par un imam, on ne peut pas dire qu’il y a des interdits, note-t-il. La vraie censure est dans la faiblesse du réseau de distribution et dans la concentration des activités dans la capitale. »
« Je publie ce que j’ai envie de publier, confirme Arezki Aït-Larbi, responsable des éditions Koukou. Le contrôle se fait d’une autre manière. L’Etat donne des subventions aux maisons d’édition, ce qui crée deux groupes : des éditeurs clients de l’Etat et ceux qui ne survivent que grâce aux lecteurs. »


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Plusieurs anciens locataires de la rue de Valois ont accepté de témoigner de leur expérience.
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édition abonné


Bons et mauvais souvenirs à la tête du ministère de la culture

Plusieurs anciens locataires de la rue de Valois ont accepté de témoigner de leur expérience.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 18h07
    |

            Sandrine Blanchard








                        



                                


                            

Vingt ans séparent leur expérience à la tête du ministère de la culture. Et pourtant, c’est le même sujet qu’évoquent Jacques Toubon et Aurélie Filippetti lorsqu’on les interroge sur leur meilleur souvenir Rue de Valois. Tous deux citent « le combat en faveur de l’exception culturelle ». Ministre de la culture lors de la cohabitation Mitterrand-Balladur (mars 1993-mai 1995), Jacques Toubon accompagne les membres de l’exécutif, en décembre 1993, au 62e sommet franco-allemand à Bonn. Au centre des discussions, les négociations du GATT [Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce] sur la libéralisation du commerce mondial. En conférence de presse, Helmut Kohl [chancelier] indique que l’Allemagne considère que la culture est aussi importante que l’agriculture. « Nous avions gagné », se souvient Jacques Toubon. La culture ne sera pas incluse dans les accords.
« Ce fut une bataille européenne passionnante avec une coalition transnationale », se remémore Aurélie Filippetti à propos de l’exception culturelle
Deux décennies plus tard, l’exception culturelle défendue par la France est à nouveau menacée dans le cadre de négociations de libre-échange commercial avec les Etats-Unis. En mai 2013, Aurélie Filippetti, qui obtient le soutien de treize de ses homologues européens, adresse une lettre à la présidence de l’Union européenne et à la Commission, dans laquelle elle plaide pour le « respect » de cette « exception », dont le rôle est « trop important pour laisser les productions culturelles intégralement soumises à la loi du marché ». La démarche s’accompagne d’une pétition signée par quelque cinq mille artistes. L’audiovisuel et le cinéma seront finalement exclus des pourparlers. « Ce fut une bataille européenne passionnante avec une coalition transnationale », se remémore la ministre.
Ce sont d’autres sujets que garde en mémoire Renaud Donnedieu de Vabres. Dans ce ministère...




                        

                        


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Théâtre : un « Ivanov » à grincer des dents

A L’Athénée, à Paris, Christian Benedetti donne de l’œuvre de Tchekhov une vision très crue.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 17h21
    |

Joëlle Gayot







                        



                                


                            

Voilà un spectacle peu aimable et qui ne veut pas l’être. Il faut du courage pour proposer une représentation où la vulgarité des personnages est prise au pied de la lettre et s’énonce en gros mots (« on se fait chier »), en surnom connoté (« Zézette ») ou en évocation crue d’un Gérard Depardieu éructant et paillard (rôle qu’assume crânement Christian Benedetti). On ne s’attendait pas à être aussi heurté devant cette fiction crépusculaire que les artistes enveloppent d’habitude d’une élégante mélancolie.
Ivanov (sobrement joué par Vincent Ozanon) est un homme dépressif marié à Anna Petrovna (Laure Wolf). Il croule sous les dettes et ne peut financer le voyage dont son épouse phtisique a besoin pour se soigner. Sourd aux implorations du médecin (formidable Yuriy Zavalnyouk), il s’entiche de Sacha (Alix Riemer), fille de sa créancière, Zinaïda Lebedeva (Brigitte Barilley). Pendant qu’il fait la fête, Anna expire dans l’indifférence de tous. Un an plus tard, le veuf s’apprête à se remarier. Il n’en aura pas le temps. Il meurt. On ne le pleurera pas.
Christian Benedetti connaît Tchekhov sur le bout des doigts. Depuis 2011, il monte ses textes l’un après l’autre avec la volonté d’en proposer une intégrale qui le mènera jusqu’aux pièces en un acte de l’auteur. Après La Mouette, Oncle Vania, Les Trois Sœurs et La Cerisaie, le voici arrivé à cette première version d’Ivanov, sous-titrée Comédie en quatre actes et dont la représentation, en 1887, avait suscité les quolibets des spectateurs, incitant le dramaturge russe à livrer, en 1889, une seconde mouture, sous-titrée celle-ci Drame en quatre actes et qui eut les faveurs du public (mais pas celles de Benedetti).


Coutures du théâtre exhibées
A l’Athénée, sous les dorures de la salle à l’italienne, un silence perplexe (ou gêné ?) accompagne les débordements qui agitent un plateau brut de décoffrage. La lumière se lève...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ A écouter cette semaine : un « Voyage d’hiver » revisité, de la pop avec une touche jazzy, un duo d’orfèvres romantiques…
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Sélection albums : Hans Zender, Lisa Ekdahl, The Last Detail…

A écouter cette semaine : un « Voyage d’hiver » revisité, de la pop avec une touche jazzy, un duo d’orfèvres romantiques…



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 17h08
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 17h13
   





                        


Domenico Scarlatti Sonatas Jean Rondeau (clavecin)

   


Avec une poignée de quinze des 555 sonates pour clavecin composées par Domenico Scarlatti, le clavecin de Jean Rondeau construit un véritable tour du monde. Une épopée aventureuse autant qu’aventurière, peuplée de trésors dont il semble rappeler l’origine merveilleuse. Technique délirante, virtuosité expressive, flamboyance picaresque, l’interprète à la crinière d’homme des bois se révèle d’une imagination aussi inspirée que prodigieuse. C’est que Rondeau a le goût du risque, et que son clavecin ne lui refuse rien, éperonné qu’il est par cet alchimiste de l’âme, avide d’expérimentation, entre tendresse et désir, passion et démiurgie. Marie-Aude Roux
1 CD Erato/Warner Classics.
Hans Zender Schuberts Winterreise Julian Prégardien (ténor), Deutsche Radio Philharmonie, Robert Reimer (direction)

   


Allemand né en 1936, Hans Zender est surtout connu comme chef d’orchestre. Sa production de compositeur mérite pourtant le détour, surtout quand elle opère, comme ici, le détournement nullement sacrilège d’une œuvre de référence. Du célèbre Winterreise de Schubert (Voyage d’hiver, cycle de 24 Lieder), Zender ne retient que la trame mélodique et parfois harmonique. La voix glisse occasionnellement du chanté au parlé, le piano d’accompagnement fait place à un petit orchestre d’où émergent accordéon, harmonica ou saxophone soprano, des instruments que Schubert ne pouvait avoir en tête. Pourtant, cette « interprétation composée », selon le sous-titre donné par Zender, permet vraiment d’accéder à l’esprit du créateur romantique et de percevoir son œuvre comme le saisissant écho d’une errance morale. Moins nuancée que la référence signée par l’Ensemble Modern (en 1994, pour le label RCA), cette nouvelle version vaut surtout pour la présence hallucinante du soliste, Julian Prégardien. Pierre Gervasoni
1 CD Alpha Classics/Outhere.
Lisa Ekdahl More of the Good

   


La Suédoise Lisa Ekdahl, voix caressante, au souffle retenu, avec une pointe enfantine, si elle a d’abord connu une reconnaissance, à la fin des années 1990, hors de son pays natal, en passant par le jazz, avait fait ses débuts, en 1994, en abordant le registre de la pop. Ce qui finalement est ce qui lui convient le mieux, avec cette petite touche que l’on peut qualifier de « jazzy ». Son nouvel album, More of the Good, est sur ce plan, son plus réussi à ce jour. Avec des arrangements discrets, qui reposent sur une rythmique fluide, de fines guitares, des gouttelettes de claviers, qui donnent de jolies couleurs à l’ensemble, le recours le plus souvent au tempo lent de la ballade. Dans cet ensemble, une nouvelle fois séduisant, l’on retiendra surtout les chansons d’ouverture Let’s Go To Sleep, Playful Heart of Mine, le flottement de Thorn in My Heart, avec une clarinette fantomatique, Sweet Feeling of Freedom et In Dreams, de fait précieuse rêverie musicale annoncée par le titre. Sylvain Siclier
1  CD Okeh/Sony Music.
The last detail The Last Detail

   


Chanteur, compositeur et arrangeur, Mehdi Zannad tient une place atypique dans le paysage pop hexagonal. Cet architecte de formation voue une obsession à la pop des années 1960, sous l’égide des harmonies célestes des Beach Boys et des orchestrations aristocratiques de Burt Bacharach. Une marotte talentueusement digérée dès ses débuts anglophiles sous l’identité Fugu en 2001, puis dix ans plus tard sous la déclinaison française Fugue. L’orfèvre nous revient avec The Last Detail, une collaboration avec la New-Yorkaise Erin Moran alias A Girl Called Eddy, songwriter tout aussi mordue de mélodies léchées. Sur ces treize titres à la production soignée, étoffée par les cordes de l’orchestre balkan de Skopje, le duo à l’esprit néoromantique se partage équitablement le chant. Que ce soit en mode sunshine pop avec les irrésistibles Fun Fair et Trust Your Buddy, ou synthétique avec Talk To Me, The Last Detail excelle dans l’art du refrain radieux et frais comme une aurore d’avril. Un pur ravissement. Franck Colombani
1 CD Elefant Records/Differ-ant.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ Le trompettiste et le pianiste ont enregistré ensemble un album, « Thanks a Million ».
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Par  Francis Marmande   Publié hier à 16h12, mis à jour hier à 16h29     Temps de Lecture 8 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                   Paul Lay (à gauche) et Eric Le Lann, à Paris, en avril 2018. THOMAS LANG / GAZEBO             Le 7 novembre : scène très chic du Bal Blomet, dans le 15e arrondissement de Paris. Creuset de l’avant-garde des années 1920 (l’atelier du peintre André Masson est à deux pas), nommé Bal nègre sur les affiches de Joséphine Baker ou par Desnos, promptement rebaptisé Bal Blomet après polémique d’époque ; à la réouverture, public trié sur le volet, conditions dignes du confort moderne, Fondation BNP Paribas en mécène rassurant, plus un producteur inspiré, Laurent de Wilde, pianiste, auteur suractif, sourire éclatant. Les dieux sont du bon côté.          Deux interprètes créatifs qu’une trentaine d’années sépare, Eric Le Lann (trompette) et Paul Lay (piano), présentent leur album en duo, Thanks a Million (Gazebo). Lequel se fonde sur l’inimitable scansion, la voix et le passage sur Terre du génial Louis Armstrong (1901-1971). L’album est une merveille.                       Sur scène, une performance. Thanks a Million, hommage casse-cou à Louis Armstrong, ne se limite pas aux compositions du « grand fauve enroué du jazz universel », comme le définit Pascal Anquetil (à la suite d’Henri Guillemin) dans son indispensable Portraits légendaires du jazz (Tana, 2011). Armstrong a peu composé, mais tout ce qu’il jouait était recomposé par lui à un point peu imaginable. Ce qui suffit à définir, faute de mieux, le jazz.          Subtile dramaturgie          Dinah, Mack the Knife (Kurt Weill), Tight Like This – moment de grâce insensé du concert –, Louison (composition de Le Lann), St. James Infirmary (de Joe Primrose), Farewell to Louis (Paul Lay), les pièces s’enchaînent selon une très subtile dramaturgie. La prestation monte en subtilité, s’affirme, éclate, va, comme on dit des grands fauves andalous, ­enroués ou pas, a mas (de plus en plus haut, de mieux en mieux). On se demande bien pourquoi ils font une fin. Lay et Le Lann ne sont pas des animaux de cirque. Ils ne cherchent qu’à commencer. Ce qui fut la démarche même d’Armstrong (Neil…), le premier être parlant à avoir marché sur la Lune – un bien grand pas pour l’humanité.          Question : pourquoi enregistrer la musique ? Interrogation au centre des débats des Allumés du jazz, le même jour, à Avignon. Pourquoi la jouer ? D’autant qu’il ne s’agit pas « d’un hommage rendu au Grand Homme, mais bien plus d’une reconnaissance éperdue pour celui qui, le premier, a défini les règles que déclinent à leur façon, dans leur langue d’aujourd’hui, ces deux musiciens magnifiques » – dixit Laurent de Wilde. A la tête de son New Monk Trio, le pianiste-producteur sait de quoi il parle.                                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Quelques pépites à voir à la foire Paris Photo

Une sélection d’une dizaine d’images à la foire Paris Photo, ouverte jusqu’au dimanche 11 novembre.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 16h03
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 06h36
    |

            Claire Guillot








                        



   


Un daguerréotype d’éclipse

   


Les daguerréotypes, épreuves uniques sur métal, ont été extrêmement populaires au XIXe siècle, surtout pour faire des portraits de famille. D’où la surprise, galerie Lumière des roses, devant cette image anonyme qui a tout d’une abstraction contemporaine, avec deux cercles qui se chevauchent : la technique a été utilisée pour photographier une éclipse de soleil, un vrai tour de force vu la faible luminosité de l’astre. Les galeristes, qui ont mené l’enquête, ont conclu qu’elle datait soit de 1842 soit de 1851. On ne connaît que deux autres exemples au monde.
Galerie Lumière des roses, stand A14.
Les visages perdus de Dave Heath

   


On a découvert récemment le photographe Dave Heath au BAL, par ses images mélancoliques, où on croise dans la foule des êtres solitaires, perdus dans leurs pensées. Six tirages plein d’ombre et de solitude sont exposés sur le stand de la galerie Howard Greenberg, et méritent bien une visite, car le photographe était un tireur hors-pair.
Galerie Howard Greenberg, stand C18.
L’apartheid de David Goldlblatt

   


Pour célébrer le grand photographe sud-africain David Goldblatt, qui est mort cette année, la galerie Goodman, de Johannesburg, lui consacre tout son stand. L’occasion de voir et revoir ses photos à la fois douces et terribles, qui décrivent le quotidien d’une société sous l’apartheid. David Goldblatt a montré toute la population, mais les images choisies se concentrent sur le sort des personnes de couleur – pas seulement les Noirs – parquées dans des ghettos, interdites de circuler, limitées à certains emplois, expropriées ou brutalement déplacées du lieu où elles ont grandi pour faire la place aux Blancs.

        Lire la critique de l’exposition au Centre Pompidou (en février 2018) :
         

          David Goldblatt dans les failles de l’Afrique du Sud



Galerie Goodman, stand B28.
La vie rêvée de Michel Journiac

   


La galerie Christophe Gaillard consacre tout son stand à Michel Journiac, pour son œuvre « 24 heures de la vie d’une femme ordinaire » de 1974 où, lors d’une performance, travesti, il rejouait les actions stéréotypées d’une femme au foyer. Dans les photographies, il parodie les clichés véhiculés par la presse féminine, avec les tâches qui sont attendues de la femme, aux petits soins pour son mari, mais aussi les fantasmes contradictoires dont elle fait l’objet –communiante, prostituée…

        Lire la critique de deux rétrospectives à Paris et à Bourges :
         

          Michel Journiac, sans concession



Galerie Christophe Gaillard, stand B21.
La passion photographique d’Emile Zola

   


L’écrivain était un passionné de photographie, au point d’avoir une chambre noire dans la maison familiale. Ou plutôt deux chambres noires dans ses deux maisons, vu qu’il avait une double vie. La galerie Daniel Blau vend un album de famille du photographe, ainsi que des tirages plus grands qui sont des portraits tendres de son fils Jacques, issu de sa liaison amoureuse avec Jeanne Rozerot. Des tirages sur différents papiers qui montrent combien l’écrivain aimait à expérimenter avec la photographie.
Galerie Daniel Blau, stand B18.
Les jeux sexuels de Renate Bertlman

   


L’Autrichienne Renate Bertlman, qui a exploré l’image de la femme depuis les années 1970, est présentée dans le nouveau secteur « Curiosa », dédié à l’érotisme. Et elle a une façon bien à elle, pleine d’humour, d’évoquer la chose : quand elle ne photographie pas les caresses de deux ballons de baudruche, elle suit la vie sexuelle débridée d’un couple de poupées gonflables.
Galerie Steinek, secteur Curiosa SC3.
Les chutes sculpturales de Denis Darzacq

   


La galerie RX dédie son stand entier à Denis Darzacq, dont l’œuvre a beaucoup évolué : d’abord des mises en scène collaboratives, avec des acteurs, des jeunes, des danseurs ou des handicapés, qui tournent toutes autour de jeux sur le corps. Puis une œuvre plus abstraite et plus plasticienne, avec des photographies faites à partir de collages et de sculptures tirées du quotidien.
Galerie RX, stand E3.
La guerre trompeuse de Matthias Bruggmann

   


Prix de l’Elysée, le Suisse Matthias Bruggmann a rapporté de la guerre en Syrie des images qui troublent par leur séduction trompeuse. Il faut bien prendre le temps pour voir la fumée derrière deux enfants dans un champ, ou le détecteur de métaux dans la main d’un paysan, qui fait du trafic de pièces antiques trouvées dans ses champs.
Galerie Polaris, stand D31.
Le bout du monde de Laura Henno

   


L’artiste française est partie au bout du monde, dans un ancien terrain militaire abandonné dans le désert américain, où vivent, dans des caravanes, des familles à l’écart de la société, réunies autour d’un pasteur à la grande barbe blanche. De ces mois passés sur place, elle a tiré des photos lumineuses, qu’on a pu voir aux Rencontres d’Arles, qui disent la fragilité de cette vie précaire mais aussi la tendresse des relations entre tous ces gens hors de la norme.
Galerie Les Filles du Calvaire, stand A22.

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          A Paris Photo, le marathon d’un collectionneur






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ Dans le cadre du Forum philo « Le Monde » Le Mans, suivez en direct l’intervention de Cynthia Fleury et Elsa Dorlin, sur le thème « Philosopher, une vocation universelle ? ».
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