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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Cette expérimentation fait partie des mesures de la loi contre la fraude fiscale, adoptée en octobre par le Parlement.
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Pour débusquer les fraudeurs, le fisc va expérimenter la surveillance des réseaux sociaux

Cette expérimentation fait partie des mesures de la loi contre la fraude fiscale, adoptée en octobre par le Parlement.



Le Monde.fr avec AFP
 |    10.11.2018 à 16h54
   





                        


L’administration fiscale va bientôt expérimenter la surveillance des réseaux sociaux pour lutter contre la fraude, selon un extrait d’un entretien que le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a donné à l’émission Capital de M6.
« Il y aura la permissivité de constater que si vous vous faites prendre en photo (...) de nombreuses fois, avec une voiture de luxe alors que vous n’avez pas les moyens de le faire, peut-être que c’est votre cousin ou votre copine qui vous l’a prêtée, ou peut-être pas », affirme Gérald Darmanin dans cet entretien qui sera diffusé dimanche soir dans son intégralité. « Ce sont vos comptes personnels qui seront regardés par expérimentation », a-t-il précisé, ajoutant que ces derniers sont « souvent publics ».
Des comptes « souvent publics »
En septembre, M. Darmanin avait aussi indiqué que la surveillance des réseaux sociaux pourrait également servir à repérer la fraude à la résidence fiscale.
Cette expérimentation, qui sera mise en place « sans doute au début de l’année prochaine », fait partie des mesures de la loi contre la fraude fiscale, adoptée en octobre au Parlement, et qui vise à donner plus de moyens à l’État pour combattre toutes les formes de fraude. Elle met notamment en place une police fiscale, étoffe les sanctions, renforce la possibilité de rendre publics les noms des fraudeurs et desserre le « verrou de Bercy » qui confère au fisc le monopole des poursuites.

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                Verrou de Bercy, publicité des noms : les mesures du projet de loi sur la fraude fiscale






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Des fraudeurs s’étaient fait passer pour des dirigeants de l’entreprise afin d’obtenir des versements d’argent de la part de sa filiale néerlandaise.
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Ciblé par un réseau d’escrocs, le groupe Pathé a perdu plus de 19 millions d’euros

Des fraudeurs s’étaient fait passer pour des dirigeants de l’entreprise afin d’obtenir des versements d’argent de la part de sa filiale néerlandaise.



Le Monde.fr avec AFP
 |    10.11.2018 à 15h57
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 16h11
   





                        


Il aura suffi d’une fausse adresse électronique. En mars 2018, un groupe d’escrocs se faisant passer pour des dirigeants de Pathé a délesté le groupe français de cinéma de la somme considérable de 19,2 millions d’euros en persuadant sa filiale néerlandaise de transférer en plusieurs fois ce montant sur un compte extérieur. La raison présentée par les auteurs de cette escroquerie de haut vol pour justifier ces virements était une prétendue acquisition à Dubaï, suite à laquelle l’argent devait être remboursé. L’information a été rendue publique par un tribunal des Pays-Bas vendredi 9 novembre.
« Des signaux négligés »
Le réseau d’escrocs avait obtenu la confiance de la directrice de Pathé Pays-Bas, Dertje Meijer, et de son directeur financier, Edwin Slutter. C’est justement en rendant une décision dans le cadre d’une procédure ouverte par M. Slutter à l’encontre du groupe français que la justice néerlandaise a révélé le contenu de cette fraude. Ce dernier contestait en effet la régularité des conditions de son licenciement après la découverte de l’escroquerie dont il avait été la victime, le 28 mars, lorsqu’une partie du montant avait dû être empruntée à un fonds géré par le siège du groupe en France.
M. Slutter avait été remercié avec effet immédiat le 26 avril, quelques jours après Mme Meijer. Tous deux ont été accusés de « comportement reprochable » par les dirigeants et actionnaires du groupe pour avoir « négligé des signaux » qui auraient dû les alerter dans les échanges de courriels avec les fraudeurs, a indiqué le tribunal. Sollicité par l’Agence France-Presse, le groupe Pathé n’a pas encore communiqué sur l’affaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ En 2018, la récolte ne dépasserait pas 24 millions de tonnes, contre 28 millions en 2017.
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Patate, vers une flambée des prix ?

En 2018, la récolte ne dépasserait pas 24 millions de tonnes, contre 28 millions en 2017.



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 15h30
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Matières premières. Bientôt la pénurie de frites ? Les habituels oiseaux de mauvais augure pourraient se délecter à cette annonce. Et faire frissonner les amateurs de tubercules à chair ferme en agitant le spectre d’une absence programmée de leur mets de prédilection. Après le cacao, le beurre, le vin, qui ont fait les choux gras des médias prédisant la pénurie, pourquoi pas les frites ? Il n’en est rien. Mais le consommateur risque de devoir passer au tiroir-caisse…
En effet, alors que les derniers arrachages de pommes de terre se terminent dans le Pas-de-Calais, l’heure est à la pesée. Non seulement en France, mais dans le « club des cinq ». Comprendre la France, la Belgique, la Hollande, l’Allemagne et la Grande-Bretagne. Soit l’Europe de la pomme de terre. Un patatoïde dessiné avant Brexit… « Pour qu’il y ait un équilibre offre-demande sur cet ensemble, il faut une production de 26 millions de tonnes », explique Arnaud Delacour, du Comité national interprofessionnel de la pomme de terre (CNIPT).
En 2017, la balance indiquait 28 millions de tonnes. Un surplus qui a fait s’effondrer les cours. « Sur le marché libre, le prix est même tombé à 10 euros la tonne », affirme Antoine Peenaert, producteur dans le Pas-de-Calais. Cette année, l’aiguille est descendue à 24 millions de tonnes. Pas besoin de sortir la calculette pour comprendre qu’il manque 2 millions de tonnes pour satisfaire les appétits des grandes surfaces comme des fabricants de chips, purée et autres frites, les McCain, Vico ou Nestlé. Il va y avoir de la friture sur la ligne dans la filière.

A la recherche d’un compromis
Alors que la canicule a fait s’évaporer une partie de la récolte, le prix sur le marché libre s’est enflammé. « La tonne se négocie à 200 ou 230 euros », précise M. Peenaert. Un jackpot pour les agriculteurs ? Pas si simple. Nombre d’entre eux sont sous contrat, que ce soit avec un industriel ou une enseigne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ La violence endémique nourrit le malaise de la population et pèse sur l’économie. La criminalité coûte aux pays de la région et des Caraïbes 3,5 % de leur PIB par an. Deux fois plus que dans les pays développés.
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Comment la criminalité gangrène les économies d’Amérique latine

La violence endémique nourrit le malaise de la population et pèse sur l’économie. La criminalité coûte aux pays de la région et des Caraïbes 3,5 % de leur PIB par an. Deux fois plus que dans les pays développés.



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 14h45
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

C’est un compte Twitter à l’intitulé sans fioritures : « Où se passe la fusillade-Rio de Janeiro » (Onde Tem Tiroteio-RJ). Entre six et sept heures du matin, mercredi 7 novembre, ce fil suivi par plus de 900 000 abonnés avait déjà posté pas moins de huit messages signalant des coups de feu dans divers faubourgs de la cité brésilienne. Le début d’une journée comme tant d’autres dans l’une des zones les plus sanglantes de la planète. Quelque 5 200 morts violentes ont été recensées depuis le début de l’année dans le seul Etat de Rio, bien plus que les 3 438 personnes tuées en 2016 dans tout l’Afghanistan.

Les homicides ne sont pas l’unique symptôme de cette dérive. Ainsi, pour les camions de transport de marchandises, les axes conduisant à la métropole carioca sont semés d’innombrables chausse-trapes. Les vols de cargaison perpétrés par des gangs armés s’y multiplient, à raison d’un assaut toutes les cinquante minutes en 2017, et au prix de pertes qui se chiffrent en dizaines de millions de dollars par an. Rio résume jusqu’à la caricature la trajectoire d’un Brésil gangrené par la violence, avec 30,3 homicides pour 100 000 habitants, contre une moyenne mondiale de 6,2. Une escalade qui a joué dans la victoire, à la présidentielle du 28 octobre, du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, un nostalgique de la dictature militaire ayant juré de donner la chasse aux criminels.

Depuis des années, l’insécurité nourrit le malaise de la population et pèse sur l’économie. En amont des élections, la Confédération des industriels brésiliens (CNI) a publié un rapport pour tirer la sonnette d’alarme sur un fléau qui « réduit la productivité des travailleurs » et « affecte la compétitivité du Brésil ». Selon cette enquête, il en coûterait au pays 5,5 % du produit intérieur brut (PIB), ou 365 milliards de reais (84,5 milliards d’euros) par an. « C’est presque autant que ce que nous dépensons pour notre système éducatif...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Manageurs, bâtisseurs, baroudeurs, tradeurs, disrupteur, start-upeur… Les « ingés » sont partout ! Même là où on ne les attend pas. La demande excède largement l’offre des écoles d’ingénieurs.
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Les mille et une vies de l’ingénieur à la française

Manageurs, bâtisseurs, baroudeurs, tradeurs, disrupteur, start-upeur… Les « ingés » sont partout ! Même là où on ne les attend pas. La demande excède largement l’offre des écoles d’ingénieurs.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 13h30
    |

            Pascal Galinier








                        



   


La France manque d’ingénieurs. C’est pourtant, par excellence, le métier qui offre du travail – quelle que soit la voie choisie (prépa, post-bac, apprentissage…).
D’ici à 2032, avec les départs en retraite des baby-boomeurs et les nombreuses mutations économiques, écologiques et technologiques en cours, il faudrait diplômer au moins 40 000 élèves par an au lieu de 33 000 aujourd’hui. « Le monde manque déjà d’ingénieurs pour nourrir et soigner les populations de la planète, assurer l’accès à l’eau potable, bâtir des villes durables… », alertait François Cansell, alors président de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs pendant la campagne de l’élection présidentielle, en février 2017.

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                Les écoles d’ingénieurs alertent sur le manque de diplômés



Les jeunes diplômés ne connaissent pas la crise, qui décrochent un CDI dès leur sortie de l’école – et parfois même avant ! Encore faut-il convaincre lycéens et étudiants de choisir ces filières parfois rébarbatives sur le papier. Les écoles d’ingénieurs s’attachent à négocier le virage des nouvelles tendances. Evitent de se cantonner dans leur spécialité. Multiplient les cursus hybrides.
Un métier singulier conjugué au pluriel
Quelle est l’incidence réelle ou supposée de ces initiatives ? C’est le menu du supplément du Monde Campus publié cette semaine à l’occasion du Salon des Grandes Ecoles. Il explore les mille et une facettes de ce métier singulier qui se conjugue au pluriel, les mille et une vies de l’ingénieur. Manageur, bâtisseur, voyageur, baroudeur, tradeur, disrupteur, start-upeur… Les « ingés » sont partout ! Même là où on ne les attend pas forcément.
Le monde de la santé leur offre des emplois à haute valeur ajoutée, autant sinon plus désormais que les secteurs classiques que sont l’aéronautique, l’automobile, la robotique, la chimie, la métallurgie… A CentraleSupélec, un quart des enseignants-chercheurs travaillent en lien avec les biotechnologies. L’« industrie du futur » cherche ses hommes-orchestres pour piloter les usines, les concevoir, les construire – les détruire parfois, comme dans le nucléaire. Les « quants », ces matheux formés à Polytechnique chargés de tous les maux de la crise financière de 2008, voient s’ouvrir de nouveaux horizons dans le big data, l’intelligence artificielle… D’autres préfèrent « choisir la science plutôt que l’argent », telle cette étudiante à l’ESPCI, l’école supérieure de physique et de chimie industrielles, aux six Prix Nobel.

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                Industrie : la révolution permanente



Et puis la démocratisation est en marche, pour tenter de combler le manque de candidats et d’appétence des jeunes pour ces métiers. Aujourd’hui, 20 % des admis en écoles d’ingénieurs sont titulaires d’un DUT ou d’un BTS. Par-delà leurs spécialités (métallurgie, automobile, informatique…), les établissements font valoir l’indéniable spécificité de la formation d’ingénieur : apprendre à apprendre.

Participez au salon des grandes écoles du « Monde », samedi 10 et dimanche 11 novembre
La 13e édition du Salon des grandes écoles (SaGE) a lieu samedi 10 et dimanche 11 novembre à Paris, aux Docks, Cité de la mode et du design (13e arrondissement), de 10 heures à 18 heures.
Plus de cent cinquante écoles de commerce et d’ingénieurs, IAE, IEP, écoles spécialisées, prépas seront représentés lors du salon, permettant d’échanger sur les différents programmes et leur accessibilité (post-bac, post-prépa ou après un bac +2, +3 ou +4). Lycéens, étudiants et parents pourront assister à des conférences thématiques animées par des journalistes du Monde Campus. Une équipe de vingt « coachs » sera à leur disposition pour les conseiller, les aider à définir leur projet d’orientation, préparer les concours, rédiger leur CV...
L’entrée du SaGE est gratuite, la préinscription en ligne est conseillée pour accéder plus rapidement au Salon. Liste des exposants et informations pratiques sont à retrouver sur le site Internet du SaGE.
Ce salon a été précédé de la publication de nos suppléments dédiés aux écoles d’ingénieurs (dans Le Monde daté du mercredi 7 novembre et en ligne en suivant ce lien ) et aux écoles de commerce (dans Le Monde daté du jeudi 8 novembre et sur Le Monde.fr Campus ici).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Lancé le 6 novembre, le site fera appel à des journalistes indépendants et à des médias partenaires.
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« Disclose », le nouveau média d’investigation en quête de mécènes

Lancé le 6 novembre, le site fera appel à des journalistes indépendants et à des médias partenaires.



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 11h00
    |

                            Alexandre Berteau








                        



                                


                            
« Pratiquer un journalisme d’intérêt général. » L’ambition affichée par le duo fondateur de Disclose est claire et leur communication bien ficelée. Mathias Destal, ancien journaliste de Marianne et Geoffrey Livolsi, contributeur à Mediapart, L’Express et France Inter ont lancé mardi 6 novembre ce média d’investigation pour permettre à des journalistes d’enquêter pendant plusieurs mois. « L’investigation coûte cher et rapporte peu. La plupart des rédactions n’ont pas les moyens de mobiliser un journaliste à temps plein sur une enquête, et encore moins une équipe entière », estime M. Livolsi.
Crimes environnementaux, justice sociale, industrie agroalimentaire… Les sujets seront décidés par un comité éditorial bénévole de 15 journalistes, parmi lesquels la lauréate du prix Albert Londres Anne Poiret, Jean-Pierre Canet (cofondateur de « Cash Investigation » et ex-rédacteur en chef d’« Envoyé spécial ») ou Benoît Collombat (France Inter).
Pour chaque enquête, ce comité composera une équipe de journalistes indépendants, choisis selon leur spécialisation. Ils pourront être épaulés par des enquêteurs dépêchés par un réseau de médias partenaires. Car Disclose (« divulguer » en anglais) fait le pari du journalisme collaboratif, une pratique popularisée par les scandales d’évasion fiscale révélés par le consortium international de journalistes d’investigation ICIJ (LuxLeaks, Panama Papers, Paradise Papers…). Pour l’heure, cinq médias ont répondu à l’appel : Mediapart, Radio France, Konbini, Marsactu et Rue89 Bordeaux, Lyon et Strasbourg.
Des enquêtes publiées sur le site de Disclose et chez les partenaires
Une telle alliance présente un intérêt certain pour ce média naissant. Les enquêtes seront publiées sur le site de Disclose, mais aussi chez les partenaires y ayant contribué. De quoi bénéficier d’une audience déjà établie, et multiplier la force de frappe de ces révélations. « Travailler avec un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Editorial. L’Allemagne est tétanisée par la réaction qu’une taxe européenne des géants du Web provoquerait aux Etats-Unis. Elle prive ainsi l’UE d’une réforme populaire.
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Taxe sur les GAFA : le blocage allemand

Editorial. L’Allemagne est tétanisée par la réaction qu’une taxe européenne des géants du Web provoquerait aux Etats-Unis. Elle prive ainsi l’UE d’une réforme populaire.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 11h04
   





                        


Editorial du « Monde ». La croisade de Bruno Le Maire pour décrocher un accord sur une taxe GAFA européenne prend des accents désespérés. L’absence de soutien de l’Allemagne au projet de taxation des géants du numérique lors de la prochaine réunion des ministres européens des finances, le 4 décembre, constituerait « une rupture de confiance entre la France et l’Allemagne », a averti le ministre français des finances, le 9 novembre, sur le site des Echos.
Une quasi-menace, qui ne risque pas d’aider au redémarrage du moteur franco-allemand. M. Le Maire voit s’évanouir peu à peu son espoir d’un accord avant la fin de l’année pour ce projet phare de l’Elysée : il ne reste plus que trois semaines pour décrocher l’accord, indispensable, de son homologue allemand, Olaf Scholz.

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                Taxe GAFA : la France tente à nouveau de convaincre les Européens



Or ce dernier persiste dans son ambiguïté : en public, il répète qu’une taxe GAFA est une priorité, qu’il y a urgence, mais qu’un accord international est indispensable. Une manière polie mais un peu hypocrite, en convoquant les Etats-Unis à la table des négociations, de renvoyer la taxe à plus tard.
Son collègue français a pourtant multiplié les concessions : le nouvel impôt, censé porter sur 3 % du chiffre d’affaires des entreprises du numérique, serait transitoire, le temps de trouver un accord international sur la taxation de leurs profits. Il pourrait même n’être appliqué qu’à la fin 2020, pas avant deux ans.
Mais la réalité est têtue. Olaf Scholz, le social-démocrate, n’arrive pas à imposer l’idée dans sa coalition. Les dirigeants allemands sont tétanisés par l’hypothétique réaction qu’une telle taxe provoquerait à Washington. Car non seulement l’administration Trump se livre à un lobbying actif, individuel et direct, auprès des ministres des finances des Vingt-Huit pour les dissuader d’approuver la taxe sur les GAFA, mais elle exerce une pression particulière sur Berlin en agitant la menace de tarifs douaniers sur les importations de voitures allemandes aux Etats-Unis.
Mettre fin à près de quinze ans d’impuissance
Certes, le gouvernement français aurait pu s’y prendre avec davantage de finesse pour « vendre » ce nouvel impôt à Bruxelles. Avancer par petites touches, avec un discours moins donneur de leçons, et tenter de bâtir une coalition afin de ne pas laisser s’installer l’idée que le projet vise surtout à offrir à Emmanuel Macron un trophée à brandir avant les élections européennes aurait sans doute été plus efficace.

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                La tech européenne proteste contre le projet de taxe numérique visant les GAFA



Il est vrai aussi que, en l’état, la taxe GAFA européenne relèverait surtout du symbole : elle ne rapporterait qu’environ 5 milliards d’euros au niveau européen. Et, d’un strict point de vue fiscal, elle est un peu bancale : cela fait plus d’un siècle que l’impôt sur les sociétés porte sur le profit, pas sur les revenus, pour ne pas pénaliser les entreprises non profitables.
En attendant, le blocage allemand prive l’Europe d’une réforme populaire, allant dans le sens d’une plus grande justice fiscale, qui mettrait fin à près de quinze ans d’impuissance face à des GAFA passés maîtres dans l’art de contourner l’impôt. Symbolique, certes, mais envoyant un signal volontaire, qui contredirait l’image d’une Europe « impuissante » et « passive ».
Preuve que cette taxe GAFA n’est pas une idée complètement stupide : la France est loin d’être la seule à la défendre. La Commission européenne de Jean-Claude Juncker s’y est ralliée, de même qu’une vingtaine de pays de l’Union. Même le gouvernement britannique conservateur libéral est en passe d’imposer la sienne au niveau national. C’est dire !



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Alors que l’économie chinoise ralentit, le plus grand événement d’e-commerce au monde fait figure de test pour les plates-formes de vente en ligne.
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En Chine, la « fête des célibataires », journée test de la vigueur de la consommation

Alors que l’économie chinoise ralentit, le plus grand événement d’e-commerce au monde fait figure de test pour les plates-formes de vente en ligne.



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 10h00
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Les paquets défilent à vive allure sur les tapis roulants de l’entrepôt de JD. com, numéro deux du commerce en ligne en Chine, derrière Alibaba. Ils passent sous des portiques équipés de caméras qui lisent des QR codes pour identifier les produits qui seront poussés vers des bennes à destination des quatre coins de Shanghaï. A Jiading, un district à la périphérie de la plus grande ville du pays où JD. com possède plus de 100 000 mètres carrés d’entrepôts, on voit beaucoup de cartons, mais peu d’humains. Alors que les cadences augmentaient déjà à quelques jours du plus gros événement du commerce en ligne au monde, la Journée internationale des célibataires, le 11 novembre, il régnait un calme étrange dans cet environnement hautement automatisé.
Quand JD. com ouvre ses entrepôts aux journalistes, Alibaba ne lésine pas non plus sur la communication. Pour fêter les dix ans de la Journée des célibataires et honorer sa réputation de numéro un du commerce en ligne, le groupe a carrément lancé un satellite de communication dans l’espace, censé améliorer l’expérience des utilisateurs lors du « Double 11 ». De quoi illustrer l’importance qu’a prise l’événement pour les plates-formes d’e-commerce chinoises : inspiré par une tradition issue des campus chinois de s’offrir des cadeaux à soi-même le 11 novembre, surnommé « fête des célibataires » parce que la date n’est constituée que de « 1 », l’événement a pris une ampleur considérable au fil des ans.

Sa version commerciale a été lancée, en 2009, par Alibaba avant d’être reprise par d’autres plates-formes, comme JD. com, puis par la plupart des acteurs chinois de la vente en ligne. En 2013, les ventes du Double 11 ont dépassé celles du Black Friday américain, dont l’édition 2018 aura lieu le 23 novembre. En 2016, Alibaba y a ajouté un gala, avec stars internationales (Mariah Carey et Miranda Kerr, cette année) et paillettes pour concentrer l’attention sur l’événement.
La baisse des ventes de voitures,...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Après le retrait d’Engie en 2017, Toshiba a abandonné son projet d’une centrale en Angleterre, sans trouver de repreneur. L’Etat envisage très sérieusement d’intervenir dans un secteur au financement très coûteux.
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Au Royaume-Uni, vers la fin du financement privé du nucléaire

Après le retrait d’Engie en 2017, Toshiba a abandonné son projet d’une centrale en Angleterre, sans trouver de repreneur. L’Etat envisage très sérieusement d’intervenir dans un secteur au financement très coûteux.



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 10h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

L’espoir du Royaume-Uni de construire une série de nouvelles centrales nucléaires entièrement financées par le secteur privé est en train de s’évanouir. Jeudi 8 novembre, Toshiba a annoncé qu’il mettait fin à NuGen, le projet du japonais au nord-ouest de l’Angleterre, où il étudiait depuis quatre ans la construction d’une centrale.
Le retrait était attendu. Westinghouse, la filiale nucléaire de Toshiba – qu’il a cédé en août – est en graves difficultés financières. Mais Toshiba n’a pas trouvé de repreneur à NuGen, malgré des discussions poussées avec le sud-coréen Kepco. En 2017, le Français Engie, qui était co-investisseur depuis 2009, s’était aussi retiré. Désormais, le projet semble complètement enterré. Preuve, s’il en fallait, que le renouveau du nucléaire britannique a du mal à attirer investisseurs et entreprises.
« Le gouvernement a du sang sur les mains dans l’affaire NuGen, accuse Justin Bowden, secrétaire général chargé de l’énergie au syndicat GMB. Il n’est pas possible de dépendre entièrement d’entreprises étrangères pour sa politique énergétique. La centrale que Toshiba voulait construire aurait produit 6 % de l’électricité du Royaume-Uni. Il y a désormais un trou à combler. »
Cinq projets de nouvelles centrales
Dans les pays occidentaux, le Royaume-Uni fait figure d’exception avec sa volonté affichée de construire de nouvelles centrales nucléaires. La majorité de celles qui sont actuellement opérationnelles – détenues par EDF – sont en fin de vie. Le gouvernement britannique veut les remplacer, pour conserver la part d’électricité nucléaire à environ 20 % du total. Mais cet objectif a longtemps été accompagné d’une condition : l’Etat ne doit pas intervenir, et le secteur privé doit financer lui-même les infrastructures.

Cette ambition, fièrement mise en avant en 2008 quand le gouvernement a présenté son projet, est progressivement enterrée. Le nucléaire se révèle tout simplement beaucoup...




                        

                        


<article-nb="2018/11/10/19-10">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Les deux hommes s’opposaient sur la politique économique à mener. Le président Moon maintient son engagement en faveur d’une « économie équitable ».
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Corée du Sud : le président Moon limoge ses deux argentiers

Les deux hommes s’opposaient sur la politique économique à mener. Le président Moon maintient son engagement en faveur d’une « économie équitable ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 10h00
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            

Double limogeage. Confronté à une croissance réduite mais soucieux de respecter ses engagements à lutter contre les inégalités et pour l’emploi, le président sud-coréen Moon Jae-in a décidé de se séparer des deux argentiers du pays.
Vendredi 9 novembre, il a remplacé le ministre des finances, Kim Dong-yeon, par Hong Nam-ki, auparavant en charge de la coordination des politiques gouvernementales auprès du premier ministre. En outre, Kim Su-hyun, secrétaire présidentielle aux affaires sociales et spécialiste des questions environnementales, remplace Jang Ha-sung, architecte de la politique économique de l’administration Moon.

Ce remaniement à la tête de la quatrième économie asiatique fait suite aux divergences persistantes qui opposaient MM. Kim et Jang quant à la politique économique à mener. M. Jang voulait poursuivre la politique axée sur l’augmentation des revenus devant soutenir l’innovation, la consommation et la croissance. M. Kim souhaitait des changements.
La durée du travail ramenée à 52 heures
« Les bisbilles entre les deux sortants menaçaient de s’étendre à tout le gouvernement et M. Moon n’a eu d’autre choix que de les limoger tous les deux », souligne à l’AFP un analyste, Choi Jin.
« La population a travaillé jour et nuit pour bâtir en à peine un demi-siècle un pays prospère et en faire une puissance économique. Mais les succès obtenus en commun n’ont bénéficié qu’aux conglomérats », a déclaré le président
Le président Moon a néanmoins choisi de maintenir le cap, réitérant son engagement en faveur d’une « économie équitable » qui ne profiterait pas uniquement aux chaebols, les conglomérats locaux. « Dans le passé, la population a travaillé jour et nuit pour bâtir en à peine un demi-siècle un pays prospère et en faire une puissance économique. Mais l’équité a été perdue. Les succès obtenus en commun n’ont bénéficié qu’aux conglomérats », a déclaré le président, qui a toujours défendu...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Depuis l’armistice commercial surprise signé cet été par le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, à Washington, les contours d’une éventuelle négociation restent flous.
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Commerce : l’Union européenne redoute toujours les taxes américaines sur les importations d’automobiles

Depuis l’armistice commercial surprise signé cet été par le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, à Washington, les contours d’une éventuelle négociation restent flous.



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 08h34
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 08h35
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

L’entente commerciale annoncée en fanfare le 25 juillet entre le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, et Donald Trump peine à se concrétiser. Et c’est bien ce qui inquiète les Européens : ils craignent, spécialement les Allemands, qu’en l’absence d’avancées le président des Etats-Unis brandisse de nouveau la menace d’une taxe sur les importations américaines de voitures européennes.
Réunis à Bruxelles, vendredi 9 novembre, les ministres du commerce des Vingt-Huit ont fait le point sur les discussions en cours avec Washington, et n’ont pu que constater à quel point elles font du surplace. Depuis l’armistice commercial surprise signé par le président de la Commission à Washington, les contours d’une éventuelle négociation restent flous.
Pour l’instant, Cecilia Malmström, la commissaire européenne au commerce, discute essentiellement d’éventuelles coopérations réglementaires avec Washington. Les Américains « nous ont demandé de nous pencher sur la question de la réglementation. Et nous y avons travaillé », a précisé la Suédoise, qui doit rencontrer le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, le 14 novembre, à Washington.

Exclusion des discussions sur l’agriculture
Cette coopération réglementaire pourrait concerner « le secteur pharmaceutique, les matériels médicaux ou la cybersécurité ». Plutôt qu’un alignement à terme de certaines réglementations, Bruxelles travaille à des reconnaissances mutuelles de certificats de conformité. Les véhicules automatiques et les imprimantes 3D pourraient être aussi concernés. Mme Malmström a dit chercher des domaines de coopération « où il est possible d’envisager des succès à court terme ». 
Mais pas question de toucher au champ – très sensible – de la santé ou de l’alimentation. Il n’y aura en aucun cas, du côté européen, de discussions « risquant d’abaisser [les] standards dans la protection alimentaire »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Les maillots « réplicas » Le Coq sportif des Bleus transiteront par des ateliers de confection au Maroc.
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Au rugby, les limites du « fait en France »

Les maillots « réplicas » Le Coq sportif des Bleus transiteront par des ateliers de confection au Maroc.



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 08h17
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 08h49
    |

            Adrien Pécout








                        



                                


                            

La publicité aurait mérité un astérisque. Au cœur de l’été, la Fédération française de rugby (FFR) annonçait déjà ce nouveau maillot « fabriqué en France, pour une équipe française ». « #FaitenFrance », claironnait-elle sur son compte Twitter, dès le 1er juillet, à la signature du partenariat avec l’équipementier Le Coq sportif pour les six prochaines années. Tout cela est exact pour les joueurs du XV de France qui devaient l’étrenner, samedi 10 novembre, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), en test-match contre l’Afrique du Sud.
Mais la communication sur le « made in France » a ses limites. La FFR a omis un détail qui pourrait intéresser les spectateurs du Stade de France. Tous les maillots « réplicas » mis en vente pour le grand public (95 euros) transiteront, en fait, par des ateliers de confection au Maroc. « L’usine se trouve à Marrakech », explique au Monde David Pécard, directeur textile de la marque, qui revendique la transparence pour éviter « toute tromperie envers [les] consommateurs ».
La « fédé » connaît bien ce site marocain, pour y avoir elle-même envoyé une délégation en visite. Un détail que n’a pas mentionné Serge Simon, vice-président de la FFR, lors de la conférence de presse organisée, mardi 30 octobre, à Romilly-sur-Seine (Aube), au siège historique de l’équipementier, rouvert en 2010. Le dirigeant n’a pas répondu à nos sollicitations.

« Raréfaction » de la main-d’œuvre, « coûts de revient »...
Alors, écoutons plutôt David Pécard, qui résume le processus de fabrication. Quel que soit le maillot, pour une tenue de match officiel comme pour une simple réplique, toutes les matières viennent de France. D’abord « tricotées et teintes à Troyes » dans des entreprises partenaires. Une décision « volontariste », selon lui, pour maintenir de l’emploi dans le département originel. Ensuite, « pour la confection, [ils ont] deux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Maxime Oury, 21 ans, en deuxième année à ICN Artem Business School à Nancy
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« Décrocher un double diplôme en commerce et en luxe »

Maxime Oury, 21 ans, en deuxième année à ICN Artem Business School à Nancy



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 08h15
    |

                            Elodie Chermann








                        



   


ICN Artem Business School n’occupe que le milieu de tableau dans les classements. Elle a pourtant obtenu les faveurs de Maxime Oury, 21 ans. Pour son double diplôme en commerce et en luxe d’abord. La plupart des autres écoles ne proposant que des spécialisations. Pour sa localisation ensuite.
« Originaire de Metz, je ne voulais pas trop m’éloigner de mon entourage familial », confie-t-il sans ambages. Les locaux tout neufs ont été la cerise sur le gâteau.

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« A la rentrée 2017, nous avons rejoint le campus d’excellence Artem qui regroupait déjà, sous sa grande verrière rose et bleu, les Mines de Nancy et l’Ecole nationale supérieure d’arts et de design. Ce rapprochement nous permet, en tant qu’étudiants, de développer une vraie pluridisciplinarité. Concrètement, nous avons des ateliers communs dans lesquels nous partageons nos connaissances et nos idées pour résoudre des problématiques d’entreprise. C’est très enrichissant. »

Participez au salon des grandes écoles du « Monde », samedi 10 et dimanche 11 novembre
La 13e édition du Salon des grandes écoles (SaGE) a lieu samedi 10 et dimanche 11 novembre à Paris, aux Docks, Cité de la mode et du design (13e arrondissement), de 10 heures à 18 heures.
Plus de cent cinquante écoles de commerce et d’ingénieurs, IAE, IEP, écoles spécialisées, prépas seront représentés lors du salon, permettant d’échanger sur les différents programmes et leur accessibilité (post-bac, post-prépa ou après un bac +2, +3 ou +4). Lycéens, étudiants et parents pourront assister à des conférences thématiques animées par des journalistes du Monde Campus. Une équipe de vingt « coachs » sera à leur disposition pour les conseiller, les aider à définir leur projet d’orientation, préparer les concours, rédiger leur CV...
L’entrée du SaGE est gratuite, la préinscription en ligne est conseillée pour accéder plus rapidement au Salon. Liste des exposants et informations pratiques sont à retrouver sur le site Internet du SaGE.
Ce salon a été précédé de la publication de nos suppléments dédiés aux écoles d’ingénieurs (dans Le Monde daté du mercredi 7 novembre et en ligne en suivant ce lien ) et aux écoles de commerce (dans Le Monde daté du jeudi 8 novembre et sur Le Monde.fr Campus ici).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Axelle Dorisse, 21 ans, en deuxième année à l’EM Strasbourg
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« L’EM Strasbourg défend des valeurs qui me ressemblent »

Axelle Dorisse, 21 ans, en deuxième année à l’EM Strasbourg



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 08h15
    |

                            Elodie Chermann








                        


En prépa, Axelle Dorisse n’avait d’yeux que pour le top 7. « Mon rêve aurait été d’intégrer Toulouse Business School ou Kedge », confie-t-elle. La loi des concours en a décidé autrement. « A l’issue des oraux, j’étais admise dans quatre endroits, raconte-t-elle. Le mieux classé était l’EM Strasbourg, qui figurait… à la 15e place. »

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Déçue, elle a un temps songé à khûber pour tenter de décrocher une meilleure école. Mais ses professeurs l’en ont dissuadée. « Pour eux, le redoublement n’avait d’intérêt que si l’on n’était pas au maximum de son potentiel, ce qui n’était pas mon cas », explique-t-elle. Après mûre réflexion, elle a suivi leurs conseils et ne l’a pas regretté.
« D’abord, parce que Strasbourg est une ville sûre et très agréable à vivre. Ensuite parce que l’EM Strasbourg défend des valeurs qui me ressemblent : l’éthique, la diversité, le développement durable. Je suis d’ailleurs devenue présidente d’une association étudiante qui fait de la sensibilisation autour des enjeux de la RSE. Comme je veux travailler dans le domaine de l’écologie plus tard, je me sens vraiment dans mon élément. »

Participez au salon des grandes écoles du « Monde », samedi 10 et dimanche 11 novembre
La 13e édition du Salon des grandes écoles (SaGE) a lieu samedi 10 et dimanche 11 novembre à Paris, aux Docks, Cité de la mode et du design (13e arrondissement), de 10 heures à 18 heures.
Plus de cent cinquante écoles de commerce et d’ingénieurs, IAE, IEP, écoles spécialisées, prépas seront représentés lors du salon, permettant d’échanger sur les différents programmes et leur accessibilité (post-bac, post-prépa ou après un bac +2, +3 ou +4). Lycéens, étudiants et parents pourront assister à des conférences thématiques animées par des journalistes du Monde Campus. Une équipe de vingt « coachs » sera à leur disposition pour les conseiller, les aider à définir leur projet d’orientation, préparer les concours, rédiger leur CV...
L’entrée du SaGE est gratuite, la préinscription en ligne est conseillée pour accéder plus rapidement au Salon. Liste des exposants et informations pratiques sont à retrouver sur le site Internet du SaGE.
Ce salon a été précédé de la publication de nos suppléments dédiés aux écoles d’ingénieurs (dans Le Monde daté du mercredi 7 novembre et en ligne en suivant ce lien ) et aux écoles de commerce (dans Le Monde daté du jeudi 8 novembre et sur Le Monde.fr Campus ici).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Depuis la chute de Lehman Brothers en 2008, l’enseignement de l’économie et de la finance peine à évoluer.
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Ecoles de commerce : dix ans après la crise, un devoir d’inventaire s’impose

Depuis la chute de Lehman Brothers en 2008, l’enseignement de l’économie et de la finance peine à évoluer.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 07h42
   





                        



   


Que tout change pour que rien ne change… Dieu sait si la célèbre assertion du Guépard de Lampedusa a été mise à toutes les sauces depuis cette année 2008 qui vit plonger la banque Lehman Brothers et avec elle toute l’économie mondiale. Elle résume pourtant à la lettre le défi que doivent depuis relever les écoles de commerce.
« Dans la crise de 2008, on ne peut passer sous silence le rôle de l’enseignement de la finance ». Michel-Henry Bouchet résume, dans l’entretien qu’il nous a accordé, le sentiment général : les leçons du tsunami des « subprimes » ont-elles été tirées pour l’enseignement supérieur des élites post-crise ? « Il reste un intérêt dominant, peut-être même une certaine fascination pour les salles de marché », observe cet auteur de Managing Country Risk in an Age of Globalization, professeur à Skema Business School.
Pour Yann Algan, il faut remonter encore plus loin : « Arrêtons d’enseigner l’économie comme si les trente dernières années n’avaient pas eu lieu ! », s’exclame le doyen de l’Ecole d’affaires publiques de Sciences Po Paris. En fait de risorgimento c’est un aggiornamento qui se fait attendre du côté des écoles. « Shut down the business school ! » lançait en avril 2008 Martin Parker dans une tribune cinglante du quotidien The Guardian. Le professeur à l’université de Bristol n’a pas vraiment changé d’avis : « Les promesses du passé n’ont pas été tenues », déplore-t-il.

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                Ecoles de commerce : les promos de la crise de 2008, passées par pertes et profits



Quelles sont-elles ces promesses ? Notre ensemble d’articles les recense ; les oubliées, les intenables et les autres. Cours de déontologie, de développement durable, entrepreneuriat social… Des écoles ouvrent le champ des possibles aux valeurs citoyennes. L’une d’elles, Grenoble EM, a même introduit un cours de… poker dans ses masters pour enseigner l’art du risque calculé. Une façon ludique de tirer les leçons de celui qui décrocha le « prix Nobel d’économie » en cette funeste année 2008, le professeur à Princeton et éditorialiste au New York Times Paul Krugman : « L’écart d’approximation entre le risque réel encouru et le risque théorique anticipé est l’une des raisons de la répétition des crises. » 
La crise, l’éternel retour ? A HEC, on a attendu trois ans pour se poser la question et la soumettre aux postulants au concours. En 2011, le sujet ESH (économie, sociologie, histoire) de l’épreuve était intitulé « Sorties de crise ». Avec deux sous-questions : « Faut-il faire confiance aux mécanismes de marché ? » ou bien « privilégier une montée en puissance de l’Etat ? » – alternative classique et récurrente depuis ces fameuses années 1930 dont l’ancien banquier Emmanuel Macron redoute à son tour la répétition.
Plutôt que de ressasser le passé, Le Monde Campus se propose de regarder l’avenir. Les loups de Wall Street ne sont certes pas devenus en silence des agneaux. La petite musique du trading est toujours « in the mood » pour nombre de matheux. La croissance de l’offre et de la demande demeure robuste – avec ou sans Parcoursup – dans l’immense marché qu’est devenu le monde très « marketé » des business schools. Les facs se sont longtemps rêvées plus vertueuses, mais leurs IAE (Instituts d’administration des entreprises), pris dans le tourbillon de la concurrence public-privé, commencent à penser mondialisation, classements, esprit d’entreprise… Oui, décidément, rien ne change, mais tout change.

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                Face aux écoles de commerce, les vertus universitaires des IAE




Participez au salon des grandes écoles du « Monde », samedi 10 et dimanche 11 novembre
La 13e édition du Salon des grandes écoles (SaGE) a lieu samedi 10 et dimanche 11 novembre à Paris, aux Docks, Cité de la mode et du design (13e arrondissement), de 10 heures à 18 heures.
Plus de cent cinquante écoles de commerce et d’ingénieurs, IAE, IEP, écoles spécialisées, prépas seront représentés lors du salon, permettant d’échanger sur les différents programmes et leur accessibilité (post-bac, post-prépa ou après un bac +2, +3 ou +4). Lycéens, étudiants et parents pourront assister à des conférences thématiques animées par des journalistes du Monde Campus. Une équipe de vingt « coachs » sera à leur disposition pour les conseiller, les aider à définir leur projet d’orientation, préparer les concours, rédiger leur CV...
L’entrée du SaGE est gratuite, la préinscription en ligne est conseillée pour accéder plus rapidement au Salon. Liste des exposants et informations pratiques sont à retrouver sur le site Internet du SaGE.
Ce salon a été précédé de la publication de nos suppléments dédiés aux écoles d’ingénieurs (dans Le Monde daté du mercredi 7 novembre et en ligne en suivant ce lien ) et aux écoles de commerce (dans Le Monde daté du jeudi 8 novembre et sur Le Monde.fr Campus ici).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Fonds solidaires et investissements socialement responsables sont deux approches possibles.
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Les pistes pour donner du sens à ses placements financiers

Fonds solidaires et investissements socialement responsables sont deux approches possibles.



LE MONDE ARGENT
 |    10.11.2018 à 06h00
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                            Agnès Lambert








                        



   


Etes-vous épargnant solidaire ou investisseur responsable ? Mais peut-être méritez-vous les deux qualificatifs ? Pas si simple de s’y retrouver. Car l’épargne solidaire et l’investissement socialement responsable présentent des points communs. « Dans les deux cas, il s’agit de donner du sens à son épargne sans renoncer à son capital, puisque nous sommes dans l’univers de l’investissement et non du don », explique Hervé Guez, directeur des gestions actions et taux de Mirova.
Les placements solidaires couvrent un large spectre, du livret au compte à terme en passant par l’assurance-vie, les fonds d’épargne salariale, les parts sociales et des actions non cotées.
Au-delà de cette mission commune, l’épargne solidaire et l’investissement socialement responsable (ISR) constituent deux approches distinctes. L’ISR est un process de gestion d’actions et d’obligations incluant non seulement des ratios financiers classiques, mais aussi des critères extra-financiers liés à l’environnement, au social et à la gouvernance. Les fonds ISR peuvent être souscrits en direct ou dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie, par exemple, puisqu’il s’agit de sicav et de fonds investis en titres cotés.

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De leur côté, les placements solidaires couvrent un large spectre, du livret au compte à terme en passant par l’assurance-vie, les fonds d’épargne salariale, les parts sociales et des actions non cotées. Un univers d’investissement varié dont l’objectif final est le financement d’entreprises solidaires. « L’épargnant solidaire accepte de partager sa performance, soit sous la forme d’un don pour les produits de partage, soit en finançant des entreprises solidaires via les fonds 90-10. L’ISR ne répond pas à la même problématique, puisqu’il n’y a pas de partage de performance », ajoute Imad ­Tabet au Crédit coopératif.
Un degré d’engagement plus fort
La finance solidaire nécessite donc un degré d’engagement plus fort, puisque les activités financées sont choisies en fonction de leur utilité sociale ou sociétale. « L’épargne solidaire finance directement des entreprises solidaires par nature non cotées en Bourse. Il s’agit d’un investissement non liquide. Il est donc limité à 10 % des portefeuilles dans le cadre des fonds solidaires afin d’assurer par ailleurs la liquidité des produits », ajoute Hervé Guez.

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Ces fonds solidaires consacrant 5 à 10 % de leur actif au financement d’entreprises solidaires sont gérés, pour les 90 % restants, avec une approche ISR. Il est donc juste de dire que les fonds solidaires sont ISR, mais, à l’inverse, seule une petite fraction des fonds ISR est solidaire. Pour mémoire, l’encours de l’ISR atteint 310 milliards d’euros fin 2017, d’après l’Association française de la gestion financière, contre 11,5 milliards d’euros pour l’ensemble de la finance solidaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ En septembre, Emmanuel Macron avait en effet proposé une hausse du financement du plan chlordécone d’un million d’euros, mais d’ici 2020.
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L’Assemblée rejette une nouvelle hausse des crédits du plan chlordécone

En septembre, Emmanuel Macron avait en effet proposé une hausse du financement du plan chlordécone d’un million d’euros, mais d’ici 2020.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 22h57
   





                        



Fin septembre, lors d’un déplacement aux Antilles, Emmanuel Macron avait estimé que l’État devait « prendre sa part de responsabilité »  dans le scandale du chlordécone, et « avancer sur le chemin de la réparation » de ses ravages. Deux mois plus tard, l’Assemblée nationale a rejeté, vendredi 9 novembre, une nouvelle hausse des crédits du plan de luttre contre ce pesticide longtemps utilisé aux Antilles pour combattre un insecte dévastant les bananeraies, et suspecté d’avoir empoisonné durablement les sols et les populations.

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L’élu de Martinique Serge Letchimy (groupe socialiste) avait réclamé dans le cadre du projet de loi de finances pour 2019 de porter le plan chlordécone, établi à 2 millions d’euros pour l’an prochain – un montant stable par rapport à 2018 – à 4 millions d’euros, afin d’accélérer la dépollution des terrains. Mais la proposition a été rejetée par 18 voix contre 9.
Promesse de Macron
Deux millions d’euros, cela représente « des brindilles financières par rapport à une situation extrêmement grave », a estimé M. Letchimy en mettant en avant l’engagement du président de la République. En septembre, Emmanuel Macron avait en effet proposé une hausse du financement du plan chlordécone d’un million d’euros, mais d’ici 2020. Un amendement en ce sens avait été voté en commission des finances. En séance, le rapporteur spécial de cette commission Mohamed Laqhila (MoDem) a retiré un amendement qui consistait à appliquer cette hausse d’un million d’euros dès 2019.

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Les Insoumis, qui avaient demandé début octobre la création d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur ce « scandale humain », ont quant à eux tenté en vain d’abonder le plan chlordécone de quelque 6,4 millions d’euros.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ L’Etat réclamait plus de 435 000 euros aux six militants, âgés de 25 à 42 ans, qui avaient incendié un portique écotaxe dans la Manche en décembre 2013.
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Des « bonnets rouges » condamnés à verser plus de 200 000 euros à l’Etat

L’Etat réclamait plus de 435 000 euros aux six militants, âgés de 25 à 42 ans, qui avaient incendié un portique écotaxe dans la Manche en décembre 2013.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 20h40
   





                        



   


Ils s’étaient illustrés en incendiant un portique écotaxe à Pontorson (Manche), en décembre 2013. Pour cette dégradation, la cour d’appel de Rennes a condamné, vendredi 9 novembre, six anciens « bonnets rouges » à verser plus de 200 000 euros à l’Etat.
Au pénal, les six militants, âgés de 25 à 42 ans et membres du comité de Dinan (Côtes-d’Armor) des « bonnets rouges », avaient déjà été condamnés à des peines de quinze mois de prison, dont un an avec sursis.

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L’Etat, qui avait produit un devis établi par la société Ecomouv, réclamait plus de 435 000 euros aux six militants, pour la réparation du portique, les frais liés à son démontage et à sa mise en sécurité, ainsi que le préjudice lié à la fermeture du réseau routier. La défense estimait, pour sa part, que l’Etat avait généré « des économies extrêmement importantes » en abandonnant l’écotaxe et produit des gains compensatoires « en mettant en place une taxe sur le gazole », selon l’arrêt.

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184 000 euros en réparation des frais
La cour d’appel a donné en partie raison à l’Etat, en estimant que les militants devaient payer les frais de reconstruction du portique, « peu importe si l’Etat justifie ou non procéder à ladite remise en état ». Les six hommes devront donc payer solidairement plus de 184 000 euros en réparation des frais de reconstruction du portique, environ 12 500 euros pour les frais liés à la dépose et à la mise en sécurité de l’installation et 10 200 euros pour les frais résultant de la fermeture du réseau routier.
Dans un rapport publié en 2017, la Cour des comptes a estimé le manque à gagner de l’écotaxe, cet impôt routier visant les poids lourds, à plus d’un milliard d’euros par an, plus 1,3 milliard de pertes liées à la résiliation du contrat avec Ecomouv, la société chargée de collecter la taxe.

   



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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Navettes, covoiturage, vélos électriques… certaines métropoles comme Orléans ou Saint-Nazaire développent des alternatives.
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Quelles alternatives à la voiture individuelle, hors des villes ?

Navettes, covoiturage, vélos électriques… certaines métropoles comme Orléans ou Saint-Nazaire développent des alternatives.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 18h10
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 18h40
    |

            Laetitia Van Eeckhout








                        



   


La popularité de l’appel aux blocages de routes, le 17 novembre, pour dénoncer la hausse des prix des carburants ne cesse de s’amplifier. Et ce malgré l’objectif de réduction des émissions carbonées. Mais la voiture individuelle reste incontournable pour beaucoup.
Selon les résultats du troisième Observatoire des mobilités émergentes réalisé par l’agence Chronos et l’Observatoire société et consommation (ObSoCo), que Le Monde a pu consulter en avant-première, deux tiers des automobilistes (67 %) déclarent « ne pas avoir la possibilité de choisir leur mode de déplacement ». Et cette absence de choix est d’autant plus prégnante à mesure que l’on s’éloigne des centres urbains.
Si 32 % des ménages des grandes agglomérations disent ne pas avoir d’autre choix que la voiture pour se déplacer au quotidien, ce chiffre bondit à 83 % dans les communes rurales isolées. « Cet écart révèle un vrai clivage : la mobilité est devenue une source de fracture territoriale », constate Bruno Marzloff, directeur de Chronos, qui déplore que les questions de mobilité hors des centres urbains soient un « angle mort » des politiques publiques.
« Améliorer la desserte en transports en commun classiques ne peut pas être l’unique solution dans les territoires périurbains et ruraux, relève Marie Huyghe, chercheuse au laboratoire CNRS-Citeres et consultante en mobilité. Aujourd’hui, l’utilisation de la voiture est tellement satisfaisante qu’aucune offre de transport en commun, aussi performante soit-elle, n’entraînera nécessairement un report. Il est nécessaire de développer un bouquet de services de mobilité beaucoup plus divers. » 
En repensant son plan de déplacement, la métropole d’Orléans (22 communes, 282 000 habitants) a fait de l’atténuation de cette fracture territoriale entre son centre urbain et ses communes périphériques une priorité. Outre la mise en place de trois lignes de bus express reliant la gare d’Orléans aux différentes zones d’activités situées au nord de son territoire, l’agglomération a développé un service de transport à la demande pour désenclaver les petites communes de l’Est, mal desservies par les transports en commun. « Avec ce service, Résa’Est, nous voulons aider les personnes à mobilité réduite à réduire l’usage de la voiture individuelle », explique Stéphanie Anton, adjointe au maire d’Orléans chargée du développement durable.
Depuis avril, les habitants de quatre communes de cette zone peu dense de la métropole ont la possibilité de réserver (par téléphone ou par une application mobile et Internet), jusqu’à cinq minutes avant leur déplacement, un bus qui viendra les chercher à l’arrêt le plus proche de leur domicile. « Très vite, il y a eu une explosion des demandes. Nous atteignons aujourd’hui les 3 300 passagers par mois », relève Stéphanie Anton. Forte de ce succès, la métropole a décidé d’étendre ce service à trois autres communes et envisage d’aller chercher les gens directement devant leur domicile.
Une implication des entreprises déterminante
Le service de covoiturage du quotidien lancé en 2017, avec l’application Klaxit, n’a pas eu le même succès. La collectivité proposait d’indemniser les trajets domicile-travail des automobilistes transportant des passagers. Mais le dispositif n’a généré qu’une timide adhésion. L’expérience a été stoppée au bout de six mois. « Il est nécessaire d’accompagner les changements de comportement, relève Mme Anton. Les gens ne vont pas passer à un autre mode de déplacement parce qu’il est plus écologique. Face à la souplesse qu’offre la voiture individuelle, il faut trouver d’autres arguments, jouer sur les gains de temps, l’accessibilité, l’intermodalité… » La métropole d’Orléans n’a pas abandonné l’idée du covoiturage, mais elle ne relancera pas un tel service sans impliquer les entreprises.
« L’implication des employeurs est déterminante », affirme Nolwen Biche, du service mobilité de la communauté d’agglomération de Saint-Nazaire, qui s’attache depuis trois ans à travailler avec les entreprises pour qu’elles promeuvent les services de mobilité alternatifs à la voiture individuelle et incitent leurs salariés à y recourir. « Le covoiturage se développe s’il y a une animation territoriale. »
Cette agglomération a lancé son propre service de covoiturage il y a une dizaine d’années. Dans chaque commune, une si ce n’est deux aires de stationnements spéciales ont été aménagées. Et depuis mai, l’agglomération s’est associée à Brest, Nantes et Rennes pour mettre en place une nouvelle plate-forme mutualisée pour le covoiturage de proximité, OuestGo. « Notre cible, ce sont les trajets domicile-travail qui font, pour beaucoup, entre quatorze et vingt kilomètres. Nous voulons toucher les salariés, qu’ils soient habitants de l’agglomération ou vivent au-delà de notre territoire et viennent y travailler, explique Nolwen Biche. L’objectif de ce service mutualisé est d’atteindre une masse critique, sachant que l’équilibre économique est plus difficile à trouver pour le covoiturage de courte distance. »
Le vélo, gisement de mobilité sous-exploité
L’agglomération de Saint-Nazaire comme celle d’Orléans se sont aussi lancées en 2017 dans un service de location longue durée (jusqu’à un an) de vélos à assistance électrique – ce qui évite d’avoir à aménager des stations. « Le vélo représente un gisement de mobilité sous-exploité, car les déplacements de moins de cinq kilomètres représentent 46 % du total de la mobilité quotidienne en périurbain et 55 % en milieu rural. Et l’essor des vélos à assistance électrique permet d’envisager un doublement des distances parcourables », relève l’expert en mobilité Marc Fontanès.
Le Parc national régional des Grands Causses (93 communes, Aveyron) qui s’est engagé depuis quelques années dans une série d’expérimentations et d’actions sur les mobilités alternatives à la voiture individuelle (covoiturage, auto-stop sécurisé, et même auto-partage avec des véhicules de collectivités et d’entreprises), a, lui, développé un dispositif de prêt gratuit pour dix jours de vélos électriques.
« Cela a eu un vrai succès : nombreux sont ceux qui achètent, après l’expérimentation, leur propre engin, souligne Florent Tarrisse, le directeur du parc. Nous devons faire preuve d’imagination et rechercher toutes les solutions possibles autres que le transport en commun. Mais il faut passer beaucoup de temps à expliquer, à démontrer l’intérêt des mobilités alternatives à la voiture individuelle. C’est vraiment un enjeu culturel. »
Mercredi 21 novembre, « Le Monde » organise, dans son auditorium, une conférence d’une matinée « Mobilité : l’explosion des possibles », en partenariat avec La Fabrique de la Cité. Marie Huyghe, chercheuse et consultante en mobilité, et Julien Honnart, président et fondateur de Klaxit, font partie des intervenants. 
Inscription et programme ici (entrée libre)



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Dans sa chronique au « Monde », l’historien Pierre-Cyrille Hautcœur, tout en rappelant que l’approvisionnement en matières premières fait partie des causes de la Grande Guerre, estime que ces tensions vont perdurer si personne n’agit contre le réchauffement climatique.
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édition abonné


Réchauffement climatique : « Les conflits entre les pays puissants pour les ressources sont à craindre »

Dans sa chronique au « Monde », l’historien Pierre-Cyrille Hautcœur, tout en rappelant que l’approvisionnement en matières premières fait partie des causes de la Grande Guerre, estime que ces tensions vont perdurer si personne n’agit contre le réchauffement climatique.



LE MONDE ECONOMIE
 |    09.11.2018 à 17h00
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                            Pierre-Cyrille Hautcoeur (Directeur d'études à l'EHESS)








                        



                                


                            
« Recherches ». Les rodomontades des présidents américain Donald Trump et brésilien Jair Bolsonaro sur le climat sont inquiétantes si l’on considère le rôle que leurs deux grands pays devrait jouer dans une solution négociée au réchauffement climatique. Si des acteurs aussi importants tentaient d’échapper à l’accord de Paris, on peut craindre une ruée vers les territoires susceptibles d’être protégés ou même de bénéficier du changement climatique. Une perspective qui rappelle les tensions internationales apparues au début du XXe siècle autour du contrôle de l’approvisionnement en matières premières, tensions que certains historiens, depuis Avner Offer (The First World War, an Agrarian Interpretation, Oxford, 1991, non traduit), considèrent comme l’origine profonde de la première guerre mondiale.
Durant les décennies qui précèdent la Grande Guerre, les grandes puissances se sont engagées dans une course au contrôle des territoires « vides »
Durant les décennies qui précèdent la Grande Guerre, les grandes puissances se sont en effet engagées dans une course au contrôle des territoires qu’elles considèrent comme vides, de l’ouest américain à la Sibérie en passant par de grandes parties de l’Afrique. Si les raisons de cet expansionnisme sont multiples, une question prend une importance stratégique au début du XXe siècle : la sécurité des approvisionnements en ressources naturelles.
En effet, les industries européennes sont devenues plus dépendantes que jamais de matières premières importées, du coton au pétrole en passant par le cuivre ou le caoutchouc. Du fait de l’accroissement de la population, même l’alimentation du continent requiert de plus en plus d’importations depuis l’étranger (blé américain et russe, viande argentine ou australienne, café ou sucre brésiliens). La Grande-Bretagne est alors « l’atelier du monde » : elle n’importe presque que des produits primaires et n’exporte que des produits manufacturiers...




                        

                        

