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Comment évaluer le nombre de morts de la première guerre mondiale ?

DERRIÈRE LE CHIFFRE – La guerre 14-18 a constitué un massacre d’une ampleur sans précédent, de 9 à 10 millions de morts.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 14h00
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Il y a cent ans s’achevait la première guerre mondiale, un conflit qui a marqué les esprits, tant les morts ont été nombreux. Alors que l’on commémore le centenaire de ce massacre, il n’est pas si facile d’obtenir des décomptes précis des millions de morts causées par cette guerre. Les données disponibles montrent toutefois l’ampleur du traumatisme.
1) Pourquoi est-il difficile d’obtenir des chiffres précis ?
Selon les différents décomptes, le nombre de victimes de la guerre varie de 8,5 à 10 millions de morts, rien que parmi les militaires. L’approximation est encore plus complexe pour les populations civiles.
La différence entre « pertes » et morts
« Sur le moment, les militaires avaient autre chose à faire que compter les morts, explique Antoine Prost, professeur d’histoire émérite à Paris-I et spécialiste de la première guerre mondiale. Ce qui intéressait les militaires, c’est le nombre de vivants qu’on pouvait envoyer au front. Ils comptaient les pertes, c’est-à-dire à la fois les morts, les prisonniers et les blessés. Par exemple, à Verdun, il y a eu 700 000 pertes, mais seulement 300 000 morts. » 
Sans compter que les batailles de tranchées ont laissé de nombreux corps qui n’ont pu être identifiés. L’ossuaire de Douaumont rassemble ainsi les restes de 130 000 soldats inconnus, allemands et français. Les certificats de décès de certains soldats n’ont été délivrés aux familles que quelques années après la fin de la guerre.
Des définitions fluctuantes
Si un soldat tombé sous le feu ennemi est indubitablement mort de la guerre, d’autres situations sont plus complexes : faut-il décompter les prisonniers qui ont péri dans les camps (plus de 180 000 en Russie), ou les soldats morts de maladie, souvent du fait de leur état de grande fatigue (plus de 70 000 en France) ? Doit-on comptabiliser les fusillés, dont certains ont été réhabilités ensuite ? Les données des armées écartent le plus souvent ces situations pour ne pas gonfler le nombre de victimes.
Des chiffres souvent sous-estimés, parfois surestimés
Durant le conflit, l’armée avait tendance à sous-estimer la mortalité, comme l’explique Antoine Prost, dans un article de 2008. Après l’armistice, un bilan a été réalisé par un député de Meurthe-et-Moselle, Louis Marin, en 1920 dans le but d’évaluer le montant des pensions à verser, toujours à partir des données de l’armée, et lui-même admettait qu’il s’agissait de « chiffres minimum », pour la plupart « en dessous de la vérité ».
Inversement, les Etats-Unis ont surestimé leur implication dans le conflit, en incluant des victimes de la grippe espagnole, selon Antoine Prost :
« Pour les soldats américains, on compte généralement entre 110 000 et 120 000 morts. Mais il y en a 35 000 qui sont morts dans les hôpitaux sans même avoir traversé l’Atlantique. »
Des données manquantes
Dernier écueil, le manque de données. Le spécialiste explique ainsi que la statistique des morts de la guerre a été arrêté fin juillet 1918 en Allemagne, et que les derniers mois ont donc été extrapolés. Au Royaume-Uni aussi, les chiffres s’arrêtent au 31 octobre 1918, soit une dizaine de jours avant l’armistice.
« Attention à la fascination du chiffre juste. Souvent, plus les chiffres sont approximatifs, plus ils sont exacts », conclut Antoine Prost, qui a compilé les données de sept études historiques, dans un chapitre de The Cambridge History of The First World War, publié par les presses universitaires de Cambridge en 2014.

        Lire :
         

          « Pas besoin de chiffres pour démontrer l’ampleur du massacre »



2- Quels pays ont été les plus touchés ?
Malgré les précautions et limites précédemment listées, les décomptes de morts estimés par Antoine Prost et par le spécialiste américain de la première guerre mondiale, Jay Winter, permettent de montrer l’impact que la guerre a pu avoir sur les différentes armées de pays belligérants.
L’armée allemande a été la plus touchée, avec plus de deux millions de morts, soit un peu plus que les Russes. L’Allemagne était pourtant bien moins peuplée que la Russie (environ 65 millions d’habitants, contre 143 millions) et avait mobilisé cinq millions de militaires de moins (13,5 millions contre 18 millions). Viennent ensuite l’Autriche, avec plus de 1,5 million de morts pour neuf millions de soldats mobilisés, et la France, qui compte entre 1,4 et 1,5 million de tués, 7,8 millions de mobilisés).
Les morts de l’Empire britannique – un peu moins d’un million – regroupent les militaires du Royaume-Uni (760 000), mais aussi de nombreux soldats des dominions : l’Australie (60 000), le Canada (61 000), l’Inde (54 000), la Nouvelle-Zélande (16 000) et l’Afrique du Sud (environ 7 000). Comme le rappelle Antoine Prost :
« Leurs pertes étaient énormes, d’autant plus que les soldats étaient des volontaires. Ils ont payé le prix fort, mais la guerre et le traité de Versailles ont marqué l’acte de naissance de ces Etats. »


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Première Guerre mondiale : 74 millions de soldats mobilisés, 10 millions de morts
 Bilan des pertes militaires chez les belligérants (selon les décomptes des historiens J. Winter et A. Prost).

Source : F. Héran, Populations &Sociétés n°510, Ined



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18 % des soldats français ont péri
La guerre a aussi concerné de plus petits pays, dont le sacrifice a été proportionnellement très élevé. Lorsque l’on effectue un ratio entre les pertes militaires et les effectifs mobilisés, c’est la Serbie qui paie le plus lourd tribut, puisque 37 % de ses soldats ont péri durant le conflit. La Roumanie, l’Empire ottoman et la Bulgarie ont aussi été très meurtries.
Selon cette perspective, la France, terrain des principales batailles, a perdu 18 % des soldats mobilisés, soit davantage en proportion que l’Autriche, l’Allemagne ou la Russie.


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Première Guerre mondiale : près d'un soldat français sur cinq a été tué, plus d'un tiers dans l'armée serbe
Par des soldats morts ou disparus par pays entre 1914 et 1918 (calcul issu des décomptes des historiens J. Winter et A. Prost). Le nombre total de mobilisés et de tués de chaque pays apparaît au survol.

Source : F. Héran, Population et Sociétés, n° 510



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3- Quel impact du conflit en France ?
Pour donner une existence individuelle à chacun des soldats tués durant la guerre 14-18, le ministère des armées a publié les fiches nominatives de 1,3 million de soldats « morts pour la France », un statut accordé sous certaines conditions aux soldats tués au combat. Cette base a ensuite été enrichie avec 95 000 fiches de militaires n’ayant pas obtenu cette mention, ainsi que des fusillés.
Chacun peut donc retrouver la fiche numérisée de son aïeul disparu sur le site Mémoire des hommes. Mais pour permettre des recherches plus précises que le simple nom (grade, date et lieu de décès…), il a fallu remplir manuellement toutes les informations : un travail mené par plus de 2 500 internautes bénévoles, en particulier l’équipe de « 1 jour 1poilu », qui a indexé un total de 1 422 977 fiches entre fin 2013 et avril 2018.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          « 1 jour 1 poilu » : des milliers d’internautes ont construit un mémorial numérique



32 567 morts le 25 septembre 1915
Ce travail collaboratif a montré, par exemple, que la journée la plus meurtrière du conflit ne se situe pas au tout début de la guerre le 22 août 1914 (21 072 morts), comme les historiens l’ont longtemps pensé, mais le 25 septembre 1915 (23 567 morts) au moment des offensives de Champagne et d’Artois.
La base Mémoire des hommes n’est malheureusement pas disponible en open data. « Cela n’a pas été prévu au départ, mais c’est un travail en cours de réflexion », précise le Webmaster qui espère que ce soit possible avec la refonte du site.
Une recherche du nombre de morts par mois permet toutefois de visualiser les principales étapes du conflit en France. Le plus frappant est la forte mortalité du début de la guerre (85 000 morts en août, 101 000 en septembre), liée à l’impréparation des soldats.


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Des pertes militaires très élevées dès le début du conflit en 1914
Evolution du nombre de morts mois par mois entre août 1914 et décembre 1918

Source : Mémoire des hommes



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 et Artois(oct.-nov. 1915)',
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 (avril à oct. 1917)',
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(mars à juil. 1918)',
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	}

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La répartition des lieux de décès dessine très nettement la ligne de front dans le nord-est du pays : près de 240 000 soldats ont été tués dans le seul département de la Marne.

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Plus de la moitié des soldats tués en 1914-1918 sont morts dans la Marne, la Meuse, l'Aisne et la Somme
Nombre de soldats « morts pour la France » par département de décès, selon la base Mémoire des hommes



Source : Mémoire des hommes




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return i*14 + 11
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.style("font-family", "Arial")
.attr("fill", "#333333")
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var virgule = Math.pow(10,);
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var t0 = Math.round(a[i])
var t1 = Math.round(a[i + 1])
return t0 + "  à  " + t1 + " " + ""});
var legend_titre = svglegende.append("g").attr("id", "legend_titre");
legend_titre.append("text")
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.text("Nombre de morts");
var rect = document.getElementById("legende15417615330").getBBox();
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var w = $("#dcdr_map15417615330").width();
var h = $("#dcdr_map15417615330").height();
var x = w * 0 / 100, y = h * 48 / 100; 
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var isNumber = [1], data_modif_title = ["Département","morts"];
function p(col) {
var m = data_modif_title.indexOf(col);
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content: function() {function essai(contents){if (contents == "COULEUR"){
var color = $(element[0]).attr("fill");
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= 0){
var t0 = Math.round(allvalues[p(contents)]);
return t0.toLocaleString();}else{return allvalues[p(contents)];
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var element = $(this);
var allvalues = m.get(element.attr("name")); var titre = "{{Département}}";
var content = "{{morts}} soldats « morts pour la France » durant la Première Guerre mondiale";
var notes = "";
var reg = new RegExp(/{{(.*?)}}/g);
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content = content.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});
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var str = "";
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" + titre + ""
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" + content + ""
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" + notes + ""}
return str;
}
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});

})

$("#dcdr_container15417615330 a").click(function(event) {event.stopImmediatePropagation()});

});



        Lire :
         

          Centenaire du 11-Novembre : la géographie des « morts pour la France »



31 % de morts parmi la « classe 14 »
La guerre 14-18 a surtout fauché toute une génération d’hommes qui avaient une vingtaine d’années au moment de l’entrée en guerre. Comme l’explique le démographe François Héran dans « Générations sacrifiées : le bilan démographique de la Grande Guerre » (Populations & Sociétés, Ined, 2014), la « classe 14 », c’est-à-dire la génération qui avait 20 ans en 1914, « subit de plein fouet le choc des premiers mois de guerre et fut mobilisée pendant tout le conflit ». Résultat, 31 % des hommes incorporés sont morts, soit 22 % de leur génération.


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Les soldats qui avaient vingt ans en 1914 ont été les plus  nombreux à mourir
Nombre de militaires tués en fonction de leur âge en 1914.

Source : Mémoire des hommes



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	}

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Au-delà des hommes mobilisés, l’impact a été immense pour toute la société, en particulier pour leur famille, avec un demi-million de jeunes veuves de moins de 45 ans et environ un million d’orphelins. Le nombre de naissances a été réduit de 800 000 à 400 000 par an, ce qui a créé des « classes creuses » faisant de la France le pays le plus âgé du monde en 1939.


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En France, un pic de jeunes veuves après la Première Guerre mondiale
Comparaison entre la proportion de veuves avant guerre (en 1913) et après guerre (en 1920) par tranche d'âge. On constate une nette hausse des femmes de 20 à 40 ans ayant perdu leur mari. 

Source : F. Héran, Ined



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		title: {
			text: ""
		},
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		},
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	},
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	},

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        "",
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      ],
      [
        "",
        0.1
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
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      ],
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      [
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        1
      ],
      [
        "",
        1.2
      ],
      [
        "",
        1.4
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        2
      ],
      [
        "",
        2.4
      ],
      [
        "",
        2.7
      ],
      [
        "",
        3.1
      ],
      [
        "",
        3.5
      ],
      [
        "",
        3.9
      ],
      [
        "",
        4.3
      ],
      [
        "",
        4.8
      ],
      [
        "",
        5.2
      ],
      [
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        5.9
      ],
      [
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        6.7
      ],
      [
        "",
        7.6
      ],
      [
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        8.3
      ],
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      [
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      [
        "",
        15.3
      ],
      [
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      [
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        18.9
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Centenaire : des cérémonies sous haute surveillance à Paris

La préfecture de police de Paris, qui a annoncé le déploiement d’une dizaine de milliers de membres des forces de l’ordre, redoute des débordements liés à la mouvance autonome en marge des événements officiels.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 12h00
   





                        


L’événement est historique, l’époque est dangereuse. Face à une menace terroriste considérée comme « particulièrement élevée », la préfecture de police de Paris (PP) a pris des mesures exceptionnelles pour sécuriser les événements officiels qui se tiendront à Paris samedi 10 et dimanche 11 novembre autour de la commémoration du centenaire de l’armistice de la guerre de 14-18. Avec la présence dans la capitale de 72 chefs d’Etat, de gouvernement et d’organisation internationale ainsi que de 98 délégations étrangères, la PP évoque une « mobilisation maximale » de ses services et annonce le déploiement de près de 10 000 membres des forces de l’ordre. En dehors du risque d’attentat, c’est cependant les perturbations potentielles imputées à des militants de gauche radicaux qui préoccupent les autorités.
Un « black bloc » pourrait en effet se former en tête de la manifestation qui sera organisée dimanche après-midi sur la place de la République pour protester contre la présence à Paris du président américain, Donald Trump. Vendredi, Le Parisien faisait état d’une note confidentielle à laquelle ses journalistes ont eu accès indiquant que « 200 à 400 éléments à haute potentialité violente pourraient chercher à partir en déambulation sauvage et tenter de rejoindre les abords de l’ambassade des États-Unis, du palais de l’Élysée (…) et/ou de la grande halle de la Villette (…) où sera inaugurée la [première] édition du Forum de Paris sur la paix. »
Sur le site Paris-Luttes info, l’Action antifasciste Paris-Banlieue appelle ses sympathisants à prendre la tête du rassemblement de dimanche pour manifester son opposition à la venue du président américain, considérée comme « une offense à toutes les victimes de sa politique, tant sur le sol des États-Unis qu’à travers le monde ». Plus généralement, le groupe de gauche appelle à la mobilisation contre « la célébration de la fin d’une boucherie aux côtés des bouchers d’aujourd’hui, en mémoire des millions de morts, de blessés et de disparus. » Depuis la mobilisation contre la loi travail en 2016, les cortèges de tête organisés par la mouvance autonome ont été au cœur d’affrontements violents avec les forces de l’ordre.
La préfecture de police a annoncé que les accès du métro à la place de la République où se tiendra la manifestation seraient fermés dimanche et qu’un large périmètre interdit aux véhicules serait mis en place dans les rues avoisinantes s’il est jugé que les circonstances l’exigent. Cette restriction de la circulation s’ajoute à de nombreuses mesures limitant l’accès à plusieurs points de la capitale qui prendront effet les 10 et 11 novembre. Pour sécuriser le dîner d’Etat donné samedi soir au Musée d’Orsay par le président de la République, Emmanuel Macron, et où sont attendus les chefs d’Etat, de gouvernement et d’organisation internationale présents dans la capitale, un périmètre d’interdiction à la circulation sera mis en place à partir de 18 heures entre le boulevard Saint-Germain, la rue de Rivoli, la place de la Concorde et le Pont-Neuf. Les abords de la Philarmonie de Paris où se tiendra un concert pour des membres de délégations étrangères feront l’objet de mesures similaires dans le nord-est de Paris.
Dimanche, la sécurisation de la cérémonie de l’arc de Triomphe impliquera dès 7 heures le bouclage d’une partie importante des arrondissements de l’ouest parisien, sur un périmètre allant des Tuileries au bois de Boulogne. Les stations de métro situées dans les environs des Champs Elysées seront également fermées à partir de 8 heures et les sorties à partir de la porte Dauphine vers le boulevard périphérique seront neutralisées de 13 heures à 20 heures. Le périphérique sera par ailleurs fermé à la circulation sur douze kilomètres entre la porte de la Muette et la porte de Pantin de 13 heures à 16 heures en raison du passage du cortège des hôtes étrangers qui après avoir déjeuné à Versailles se rendront à la grande halle de la Villette pour l’ouverture du forum sur la paix dimanche après midi. Les sorties de la porte de Pantin seront également neutralisées de 12 heures à 22 heures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ La marche blanche se déroulait samedi en hommage aux huit victimes de l’écroulement de deux immeubles vétustes du centre-ville.
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Marseille : un balcon s’effondre en pleine marche blanche contre l’habitat indigne

La marche blanche se déroulait samedi en hommage aux huit victimes de l’écroulement de deux immeubles vétustes du centre-ville.



Le Monde.fr avec AFP
 |    10.11.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 17h03
   





                        


Un balcon s’est partiellement effondré, faisant 3 blessés légers, samedi 10 novembre à Marseille sur le parcours de la marche blanche en hommage aux victimes de l’écroulement de deux immeubles vétustes du centre-ville, qui rassemblait plusieurs milliers de personnes.

Pour info la marche blanche à @Marseille est temporairement ralentie car un morceau de balcon s’est détaché au 22 Boulevard Garibaldi, 13001 ! #BalanceTonTaudis pic.twitter.com/Hbx3KRRDnp— Guillaume Jesberger (@Jesberger) 10 novembre 2018


Six jours après l’effondrement de deux immeubles qui a fait huit morts à Marseille, des habitants et des associations organisaient samedi 10 novembre une marche blanche pour rendre hommage aux victimes mais aussi exprimer leur colère à l’encontre de la mairie. A partir de 15 heures, les manifestants ont défilé du métro Notre-Dame-du-Mont, en haut de la rue d’Aubagne où se sont effondrés les immeubles, jusqu’au Vieux-Port.
C’est lors du passage devant le 22, boulevard Garibaldi qu’un morceau de balcon s’est effondré sur deux personnes, une femme de 59 ans et un garçon de 7 ans. Les marins-pompiers assurent cependant que leur état de santé n’inspire aucune inquiétude. Une femme de 24 ans a aussi été légèrement touchée en recevant un bloc de pierre sur le pied.
De quoi nourrir encore les critiques à l’égard de la gestion de Jean-Claude Gaudin, maire LR de Marseille, aux manettes de la ville depuis vingt-deux ans, qui n’ont cessé de croître toute la semaine. Vendredi, alors que le préfet tenait une conférence de presse, des manifestants scandaient sous la pluie « Gaudin assassin ! » devant la préfecture.

Un blessé léger selon un policier. Évacuation des commerces. 20, boulevard Garibaldi #Marseille pic.twitter.com/stYIeySOSw— David Coquille (@DavidLaMars) 10 novembre 2018


Quarante mille logements indignes à Marseille
Jean-Claude Gaudin se défendait une nouvelle fois vendredi matin. « Ce qui me contrarie, c’est de sembler dire que nous n’aurions pas fait l’effort nécessaire sur cette politique d’éradication de l’habitat indigne. Je l’ai commencée il y a longtemps », a déclaré le maire, tout en déplorant la lenteur des procédures pour intervenir dans des propriétés privées. « Alors aujourd’hui, devant un pareil drame, il faut un bouc émissaire. Naturellement, un maire dans une ville est toujours responsable de tout. Je n’échappe pas à cela », a-t-il ajouté.

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                Avant l’effondrement des immeubles, la gestion de l’habitat par la mairie de Marseille déjà critiquée



Les opposants au maire dénoncent l’« incurie des autorités », à l’instar de Jean-Luc Mélenchon, qui accuse « l’indifférence aux pauvres ». Le député de La France insoumise a annoncé sa présence samedi à la marche blanche.
La sénatrice PS Samia Ghali, qui a proposé son aide à la mairie centrale, dénonce elle aussi le « développement de l’habitat insalubre à Marseille qui avait été largement porté à la connaissance des pouvoirs publics au travers du rapport Nicol en 2015 ». Ce rapport remis au gouvernement en 2015, faisait état de 40 000 logements indignes à Marseille, menaçant la sécurité de près de 100 000 habitants (sur les 860 000 de la cité phocéenne selon l’Insee).
Les opérations de déblaiement vont continuer encore plusieurs jours
Vendredi soir, les corps de cinq hommes et trois femmes découverts sous les décombres de l’immeuble du 65, rue d’Aubagne – le seul habité selon les autorités – ont été identifiés. Cinq des victimes étaient des locataires, et trois des visiteurs présents au moment de l’effondrement.
Soixante-cinq sauveteurs continuent de déblayer le tas de gravats de la rue d’Aubagne, dans le quartier populaire de Noailles. Les opérations de déblaiement devraient encore durer « des jours » selon les marins-pompiers. Des opérations très délicates en raison de la fragilité des bâtiments voisins, dont certains menacent ruine.

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                Dans le centre-ville de Marseille, 13 % de l’habitat est indigne



Dans la rue d’Aubagne et à ses abords, des immeubles ont été évacués dans la semaine, par précaution, et par crainte d’un « effet domino ». Dans la nuit de jeudi à vendredi, la ville a pris en charge et relogé 359 personnes.
Des experts venus de Paris doivent prêter main forte à la municipalité pour examiner les bâtiments les plus proches de la catastrophe, a aussi annoncé le préfet de région, Pierre Dartout, vendredi, indiquant qu’en fonction des conclusions de ces experts « d’autres déconstructions » pourraient être envisagées.
Côté judiciaire, une enquête a été ouverte par le parquet de Marseille, confiée à la police judiciaire, pour faire la lumière sur le déroulement du drame, ses causes, et déterminer d’éventuelles responsabilités.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Pour le psychanalyste Fethi Benslama, le phénomène est notamment lié aux revendications identitaires.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le djihadisme, « un laboratoire des radicalisations »

Pour le psychanalyste Fethi Benslama, le phénomène est notamment lié aux revendications identitaires.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 10h28
    |

            Elise Vincent








                        



                                


                            
Fethi Benslama est psychanalyste et professeur à l’université Paris-Diderot. Il est par ailleurs à la tête des premiers Etats généraux « psy » sur la radicalisation qui ont eu lieu, à Paris, du 7 au 10 novembre. Une rencontre de professionnels, voulue par le plan national de lutte contre la radicalisation. Selon M. Benslama, la radicalisation djihadiste a été le « laboratoire » d’autres « formes de radicalisation qui existent ou à venir ».

Trois ans après le 13-Novembre, votre regard sur la radicalisation djihadiste a-t-il changé ?
Oui, car, il y a trois ans, on avait des idées très générales. Nous n’avions pas cette connaissance concrète et directe de ce qu’on appelle les « radicalisés ». Bien sûr, certaines personnes connaissaient la réalité, comme les travailleurs sociaux. Pour ma part, j’avais une consultation dans une cité de Seine-Saint-Denis. Je savais de quoi il retournait. On a tout de même été surpris par la soudaine multiplication d’individus radicalisés à partir de 2014 et pour laquelle le gouvernement a mis en place des dispositifs de signalement. Aujourd’hui, on n’est plus dans les grandes théories et les spéculations sur la radicalisation.
Quelle influence cela a-t-il sur les modes de prise en charge ?
On essaye concrètement de voir quelle est la trajectoire du jeune, par où il est passé, ce que la radicalisation a rempli comme fonction dans sa vie psychique. Lui ne va jamais en dire clairement les raisons profondes, c’est à nous de les découvrir. Avant, on s’en tenait au discours manifeste, au fanatisme, à l’écran idéologique. Aujourd’hui, nous essayons de traverser cet écran pour comprendre les ressorts intimes de la personne et, quand nous y parvenons, il devient possible de l’aider à faire un autre choix, à trouver des potentialités ignorées, pour réorienter le cours de sa vie.

Connecteriez la radicalisation djihadiste à la montée du conservatisme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Le chef de l’Etat français et la chancelière allemande se sont rendus ensemble, ce samedi, à Compiègne, sur les lieux de l’armistice qui a scellé la fin de la première guerre mondiale.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Merkel et Macron à Rethondes pour une cérémonie très symbolique

Le chef de l’Etat français et la chancelière allemande se sont rendus ensemble, ce samedi, à Compiègne, sur les lieux de l’armistice qui a scellé la fin de la première guerre mondiale.



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    10.11.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 18h52
   





                        



   


Cent ans après la fin de la première guerre mondiale, Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont retrouvés samedi 10 novembre à la clairière de l’armistice à Compiègne, dans l’Oise, au nord de la capitale. Le président et la chancelière sont réunis dans la clairière de Rethondes pour une cérémonie très symbolique, avant-dernière étape de l’« itinérance mémorielle » du chef de l’Etat avant la cérémonie du 11-Novembre à Paris.

        Lire aussi :
         

                Pour Emmanuel Macron, une semaine d’« itinérance mémorielle » tortueuse et agitée



C’est ici que le 11 novembre 1918 fut signé dans un wagon-restaurant l’armistice scellant la fin de la première guerre mondiale, qui fit 18 millions de morts. Cachée en pleine forêt de Compiègne, la clairière de Rethondes avait été choisie par le généralissime des armées alliées, Ferdinand Foch, pour abriter les négociations en raison de son calme et de son isolement. Elle est située au bout d’une « allée triomphale » inaugurée en 1922, que remontent les présidents français lors des cérémonies commémoratives.
Le « wagon de l’armistice », où Adolf Hitler avait également fait signer l’armistice du 22 juin 1940, a été emporté par les Allemands et utilisé à des fins de propagande, avant d’être détruit en avril 1945. Une réplique du wagon a été installée depuis 1962 dans un bâtiment musée qui attire 70 000 visiteurs par an.
« Un déplacement hautement symbolique »
Le palais de l’Elysée relève que « c’est la première fois depuis 1945 » que le président français et le chef du gouvernement allemand se rencontrent dans la clairière de l’Armistice. « C’est un déplacement hautement symbolique, il s’agit du premier déplacement franco-allemand » sur le site depuis la seconde guerre mondiale, insiste-t-on à l’Elysée.
Compiègne, « c’est le lieu de la revanche, ce sera le lieu de l’ultime réconciliation si besoin était », ajoute la même source. « On est dans les pas du chancelier Helmut Kohl et du président François Mitterrand », veut-on croire au palais, qui étaient apparus main dans la main en 1984 à Verdun.

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Après un passage en revue des troupes de la brigade franco-allemande, le dévoilement d’une plaque commémorative et le dépôt d’une gerbe commune, les deux dirigeants ont signé le livre d’or dans le wagon où ont été signés l’armistice du 11 novembre 1918 puis celui du 22 juin 1940. 
La cérémonie a été voulue « sobre et sans discours », selon une source proche de l’organisation de la cérémonie. Malgré l’absence de prise de parole officielle, le président français et la chancelière allemande ont ensuite discuté avec un groupe de jeunes. M. Macron leur a dit la nécessité, selon lui, d’être « à la hauteur » de ce que clamaient les contemporains de la Grande guerre : « Plus jamais ça ! ».
Il faut « ne rien céder aux passions tristes, aux tentations de la division », a déclaré le président français, répétant son message politique en faveur de plus de coopération dans une Europe où les électeurs se tournent de plus en plus vers des courants hostiles à l’intégration européenne.
11 novembre à l’arc de Triomphe
Les deux dirigeants se retrouveront ensuite dimanche pour la traditionnelle cérémonie du 11-Novembre sous l’arc de Triomphe à Paris en présence d’une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement, dont Vladimir Poutine et Donald Trump. La chancelière allemande ouvrira dans l’après-midi la première édition du « Forum pour la paix », « un geste symbolique qui témoigne de la réconciliation et de l’amitié franco-allemande » selon l’Elysée.

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Dans la soirée, les Macron, Trump, Merkel, et plusieurs autres dignitaires se retrouveront au Musée d’Orsay à Paris, pour une visite de l’exposition consacrée à Picasso et un dîner protocolaire sur place, avant la grande cérémonie de dimanche matin sous l’arc de Triomphe en présence de plusieurs dizaines de chefs d’Etat et de gouvernement, point d’orgue des commémorations.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Les attentats de Paris et Saint-Denis ont fait 2 625 victimes.
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L’indemnisation des victimes évaluée à 300 millions d’euros

Les attentats de Paris et Saint-Denis ont fait 2 625 victimes.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 10h04
    |

            Elise Vincent








                        



                                


                            
L’indemnisation des victimes de l’attentat du 13 novembre 2015 qui a causé la mort de 130 personnes et blessé 489 autres pourrait s’élever à quelque 300 millions d’euros, selon une estimation dévoilée, le 6 novembre, par le directeur général du Fonds de garantie des victimes du terrorisme (FGTI). Un montant dont 85 millions ont déjà été versés à 2 625 victimes, directes ou indirectes, pour l’essentiel à titre de provision.

Le FGTI est l’organisme qui indemnise les personnes blessées, physiquement ou psychologiquement, et les ayants droit de ceux et celles décédés dans les attentats. Ce montant de 300 millions est légèrement supérieur à celui de l’attentat de Nice le 14 juillet 2016, où 86 personnes ont été tuées et près de 500 autres blessées. Pour Nice, il pourrait en coûter entre 200 millions et 250 millions au FGTI, dont les ressources sont principalement issues d’un prélèvement de 5,90 euros sur chacun des 90 millions de contrats d’assurance de biens signés en France (automobile, habitation, etc.).
Fonctionnement rigide et comptable
Dans le cas du 13 novembre, sur les 2 625 victimes de 42 nationalités différentes déjà indemnisées, 799 sont des proches des personnes décédées, 581 des blessés physiques et leurs proches, et 1 245 des blessés psychiques, a détaillé le FGTI. Parmi ces victimes, 119 sont rattachables aux faits survenus au Stade de France, 577 aux attaques des terrasses des 10e et 11e arrondissements, et 1 928 à la prise d’otages de la salle de spectacle du Bataclan.
Dans cette longue liste de victimes, 70 se sont fait connaître seulement à partir du début de cette année 2018 pour une demande d’indemnisation. Sur le total de 2 625 dossiers recensés depuis les faits, la moitié a cependant fait l’objet d’une indemnisation définitive. Une possibilité qui n’intervient que lorsque l’état de santé de la personne est stabilisé, et n’est donc plus susceptible de s’aggraver ou, à l’inverse, de s’améliorer.
Les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Les protagonistes des attentats de novembre 2015 à Paris ont été identifiés, mais des questions restent en suspens, avant un procès qui pourrait se tenir en 2021.
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Trois ans après le 13-Novembre, l’enquête touche à sa fin

Les protagonistes des attentats de novembre 2015 à Paris ont été identifiés, mais des questions restent en suspens, avant un procès qui pourrait se tenir en 2021.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 09h51
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 14h08
    |

            Elise Vincent








                        



                                


                            

Trois ans après les attentats du 13 novembre 2015, qui ont causé la mort de 130 personnes et en ont blessé 489 autres, l’enquête judiciaire arrive à son terme. L’année écoulée, l’avancée des investigations a été moins spectaculaire qu’entre 2015 et 2017, où les enquêteurs avaient une matière énorme à défricher. Mais, désormais, l’essentiel des protagonistes de cette cellule sophistiquée, organisée à cheval entre la France, la Belgique, plusieurs autres pays européens et la zone irako-syrienne, ont été identifiés. Onze hommes sont mis en examen et sept autres font l’objet d’un mandat d’arrêt.
Un certain nombre de questions restent toutefois en suspens, sans que l’on sache si la justice parviendra à y répondre d’ici à la fin des investigations, prévue au plus tard pour septembre 2019. Une date imposée par l’obligation de ne pas dépasser la durée maximale autorisée – quatre ans – pour la détention provisoire de plusieurs mis en examen, notamment celle de Salah Abdeslam, seul survivant du commando. Un procès pourrait se tenir en 2021.

Le commando aurait-il pu compter plus de dix hommes ?
C’est l’une des hypothèses sur lesquelles planche sérieusement la justice. Au soir du 13 novembre, un commando de dix hommes arrive à Paris et à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Parmi eux, l’équipe de kamikazes qui effectuera la prise d’otages au Bataclan. Soit trois Français : Samy Amimour, Foued Mohamed-Aggad et Ismaël Omar Mostefaï. Une autre équipe tentera en vain de pénétrer à l’intérieur du Stade de France et se fera finalement exploser à ses portes : deux Irakiens et un Belge de 20 ans, Bilal Hadfi. Un troisième groupe armé partira à l’assaut des terrasses des 10e et 11e arrondissements : Brahim Abdeslam – frère de Salah –, leur ami d’enfance Abdelhamid Abaaoud et un autre Belge, Chakib Akrouh.

D’autres hommes auraient pu se joindre au commando de Paris et de Saint-Denis, selon les dernières investigations
D’autres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Le projet de réforme de la justice, qui sera examiné à partir du 19 novembre à l’Assemblée nationale, prévoit 500 millions d’investissement sur cinq ans dans le numérique.
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La justice du quotidien simplifiée

Le projet de réforme de la justice, qui sera examiné à partir du 19 novembre à l’Assemblée nationale, prévoit 500 millions d’investissement sur cinq ans dans le numérique.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 09h23
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            
La garde des sceaux, Nicole Belloubet, a pris pour habitude de marteler que la transformation numérique est le défi dont le succès conditionnera la réussite de l’ensemble de son projet de réforme de la justice. Plus de 500 millions d’euros d’investissement sur cinq ans sont programmés. Mais la réforme de la justice civile va au-delà de ce que la révolution numérique permettra de moderniser dans la procédure. Voici les principales propositions.

Des modes alternatifs de règlement des différends
Pour les litiges de voisinage ou litiges inférieurs à 5 000 euros, le projet de loi instaure le principe d’une tentative obligatoire de conciliation, de médiation ou de procédure participative. L’objectif est de déjudiciariser les dossiers qui le peuvent et de porter devant le juge civil des litiges déjà décantés. Des services de médiation en ligne pourront être proposés. Leur certification est facultative. Certains voient dans ce mouvement une « privatisation » de la justice car la médiation est un service payant qui sera proposé par des entités privées. Mais les modes alternatifs de règlement, lorsque les deux parties trouvent un accord, sont plus efficaces que la justice pour réduire la conflictualité.
Une réorganisation judiciaire 
La fusion du tribunal d’instance et du tribunal de grande instance en un tribunal judiciaire, par distinction du tribunal administratif, accompagnée du déploiement du service unique du justiciable (SAUJ), permettra en tout lieu de justice d’intenter une action et de suivre l’avancement de sa procédure même si elle dépend d’un autre tribunal. Le juge d’instance devient le juge des contentieux de la protection.

Une procédure dématérialisée 
Une saisine unique permettra de saisir le tribunal judiciaire en ligne de chez soi, d’une maison du droit, d’un SAUJ, etc. Les petits litiges pourront se traiter de façon entièrement dématérialisée. Dans ce cas, la procédure pourra même se dérouler sans audience si...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Les députés ont restauré, en commission des lois, le projet de réforme de la justice de Nicole Belloubet qui suscite la colère des avocats.
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Vers un renforcement des pouvoirs des procureurs et des enquêteurs

Les députés ont restauré, en commission des lois, le projet de réforme de la justice de Nicole Belloubet qui suscite la colère des avocats.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 09h12
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 09h24
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

Pressés de rejoindre leur circonscription, les députés de la commission des lois ont bouclé à la hâte, vendredi 9 novembre au soir, l’examen des deux projets de loi de réforme de la justice à l’issue de quatre jours de débats et de plus de mille amendements. A la fois loi de programmation budgétaire quinquennale et réforme tous azimuts de la justice (procédures pénale et civile, organisation territoriale, échelle des peines et construction de prisons), ces textes techniques viendront en discussion en séance au Palais Bourbon à partir du 19 novembre.
A voir le caractère constructif des échanges entre les élus de la majorité et de l’opposition et la garde des sceaux, Nicole Belloubet, on pouvait se demander s’il s’agissait de la même réforme qui provoque le cri d’alarme des avocats. Très mobilisées en début d’année, les organisations professionnelles des avocats appellent, avec le Syndicat de la magistrature, à une nouvelle manifestation le 15 novembre devant l’Assemblée nationale sur le thème de l’égal accès à la justice et de la protection des droits et libertés.

Alors que le Sénat a, lors du vote de la réforme en première lecture le 23 octobre, limé certaines dispositions renforçant les pouvoirs de la police et du parquet, la commission des lois présidée par Yaël Braun-Pivet (La République en marche) a largement rétabli la version initiale du gouvernement. Comme l’extension du recours aux techniques spéciales d’enquête que sont les écoutes téléphoniques et la géolocalisation lors des enquêtes de flagrance. Le Sénat l’avait limité aux crimes et aux délits punis d’une peine d’emprisonnement de cinq ans ou plus. Un amendement du gouvernement voté par les députés a ramené ce seuil aux délits punis de trois ans au moins.
Ces techniques spéciales d’enquête demandées par le parquet devront auparavant être autorisées par le juge des libertés et de la détention. Ce qui fait dire à la ministre de la justice que « l’équilibre entre l’efficacité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Maxime Oury, 21 ans, en deuxième année à ICN Artem Business School à Nancy
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« Décrocher un double diplôme en commerce et en luxe »

Maxime Oury, 21 ans, en deuxième année à ICN Artem Business School à Nancy



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 08h15
    |

                            Elodie Chermann








                        



   


ICN Artem Business School n’occupe que le milieu de tableau dans les classements. Elle a pourtant obtenu les faveurs de Maxime Oury, 21 ans. Pour son double diplôme en commerce et en luxe d’abord. La plupart des autres écoles ne proposant que des spécialisations. Pour sa localisation ensuite.
« Originaire de Metz, je ne voulais pas trop m’éloigner de mon entourage familial », confie-t-il sans ambages. Les locaux tout neufs ont été la cerise sur le gâteau.

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                Comment les étudiants choisissent-ils leur école de commerce ?



« A la rentrée 2017, nous avons rejoint le campus d’excellence Artem qui regroupait déjà, sous sa grande verrière rose et bleu, les Mines de Nancy et l’Ecole nationale supérieure d’arts et de design. Ce rapprochement nous permet, en tant qu’étudiants, de développer une vraie pluridisciplinarité. Concrètement, nous avons des ateliers communs dans lesquels nous partageons nos connaissances et nos idées pour résoudre des problématiques d’entreprise. C’est très enrichissant. »

Participez au salon des grandes écoles du « Monde », samedi 10 et dimanche 11 novembre
La 13e édition du Salon des grandes écoles (SaGE) a lieu samedi 10 et dimanche 11 novembre à Paris, aux Docks, Cité de la mode et du design (13e arrondissement), de 10 heures à 18 heures.
Plus de cent cinquante écoles de commerce et d’ingénieurs, IAE, IEP, écoles spécialisées, prépas seront représentés lors du salon, permettant d’échanger sur les différents programmes et leur accessibilité (post-bac, post-prépa ou après un bac +2, +3 ou +4). Lycéens, étudiants et parents pourront assister à des conférences thématiques animées par des journalistes du Monde Campus. Une équipe de vingt « coachs » sera à leur disposition pour les conseiller, les aider à définir leur projet d’orientation, préparer les concours, rédiger leur CV...
L’entrée du SaGE est gratuite, la préinscription en ligne est conseillée pour accéder plus rapidement au Salon. Liste des exposants et informations pratiques sont à retrouver sur le site Internet du SaGE.
Ce salon a été précédé de la publication de nos suppléments dédiés aux écoles d’ingénieurs (dans Le Monde daté du mercredi 7 novembre et en ligne en suivant ce lien ) et aux écoles de commerce (dans Le Monde daté du jeudi 8 novembre et sur Le Monde.fr Campus ici).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ L’écrivaine franco-marocaine revient, dans une tribune au « Monde », sur l’échange entre un ancien combattant et le président, symptomatique du rejet ordinaire des étrangers en France, selon elle.
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/11/2018
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Leïla Slimani : « Emmanuel Macron aurait pu défendre les immigrés avec plus de vigueur »

L’écrivaine franco-marocaine revient, dans une tribune au « Monde », sur l’échange entre un ancien combattant et le président, symptomatique du rejet ordinaire des étrangers en France, selon elle.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 09h42
    |

Leïla Slimani (Journaliste et écrivaine)







                        



                                


                            

Tribune. Le 6 novembre, à Verdun, un vétéran s’est adressé au président Emmanuel Macron en demandant : « Quand mettrez-vous les sans-papiers hors de chez nous ? » On notera l’élégance et la subtilité de la formulation. Ce vétéran, je le connais. Ou plutôt, je le reconnais. Cette voix amère, ce ton aigre, cette façon hautaine de cracher les syllabes lorsqu’il dit « sans-papiers ». Tous les métèques de France vous le diront, tous les Arabes, les Noirs, les sans ou avec papiers vous le confirmeront : ces propos sont de plus en plus courants.
Ils sont de plus en plus nombreux, ceux qui marmonnent sur notre passage. Ceux qui, dans le bus, trouvent qu’il y a trop de gens de couleur, qui se plaisent à répéter que leur France a changé. Ceux qui humilient, qui bousculent, qui insultent, qui refusent de vous servir, qui éructent contre l’islam. Qui se plaignent du « grand remplacement », du « cheval de Troie ». Qui nous invitent à « rentrer chez nous » quand chez nous, c’est ici.
A cette question, le président a répondu que ceux qui ont droit à l’asile seraient accueillis mais que « ceux qui peuvent vivre librement dans leur pays doivent être reconduits ». « J’aime votre réponse », a plastronné notre généreux vétéran. Pourtant, il me semble qu’Emmanuel Macron aurait pu défendre avec plus de vigueur et de froideur ceux que cet homme rêve de mettre dehors. Il aurait pu lui répondre sèchement qu’on ne parle pas ainsi des gens en les résumant au vocable « sans-papiers ». Il aurait pu lui dire, puisqu’il faut défendre la « pensée complexe », que l’immigration est une question ô combien complexe parce qu’elle est humaine, douloureuse, existentielle.
Il aurait pu lui rappeler que lesdits « sans-papiers » ne sont pas sans visage. Ils ne sont pas des figures abstraites sur qui on peut allègrement se défouler. Ils sont étudiants, nounous, chefs cuisiniers, chercheurs en sciences sociales, écrivains, gardes-malades,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ L’éducation est une science (moyennement) exacte. Cette semaine, Nicolas Santolaria, dans cette première chronique, s’intéresse aux agendas de ministre de notre progéniture.
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Parentologie : le sur-enfant ou Nietzsche en culottes courtes


                      L’éducation est une science (moyennement) exacte. Cette semaine, Nicolas Santolaria, dans cette première chronique, s’intéresse aux agendas de ministre de notre progéniture.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 06h38
    |

                            Nicolas Santolaria








                              

                        

Ce mercredi, à la piscine, mon fils L., 7 ans, s’est plaint du bras gauche. « C’est pas grave, tu n’as qu’à faire des longueurs avec les jambes ! », l’exhorta, plein d’aquatique sollicitude, le maître-nageur. Après avoir péniblement tenté d’effectuer quelques mouvements en mono-propulsion, mon fils m’a répété d’une petite voix plaintive : « J’ai mal, papa ». Est-ce que L. est devenu un pro de la méthode Actor’s Studio depuis qu’on l’a inscrit l’an dernier dans un atelier théâtre ou bien est-il réellement gêné par ce bras douloureux ? J’ai finalement opté pour la seconde hypothèse et j’ai envoyé L. se doucher. C’est à ce moment précis que M., son jeune frère de 4 ans, m’a apostrophé depuis la ligne d’eau voisine : « Papa, moi aussi j’ai mal au bras… »
Qu’il s’agisse de stratégie ou non, on peut aisément comprendre que les enfants aient envie d’échapper aux journées surchargées qui sont les leurs. Ils semblent avoir intuitivement compris qu’il fallait désormais batailler pour préserver leurs prérogatives. Ce droit à buller, à jouer sans autre préoccupation que celle de l’instant présent, est menacé par l’ambition dévorante de leurs parents depuis que s’est imposé un nouvel idéal éducatif, celui du « sur-enfant nietzschéen ».
Discipline spartiate
Inspiré par le fameux « sur-homme » conceptualisé par le philosophe Frédéric Nietzsche, le « sur-enfant » est un démiurge en culottes courtes, invité avec insistance à transcender sa condition au moyen d’une discipline spartiate. On le reconnaît à ses cernes violacés et à son planning extrascolaire aussi chargé que l’agenda d’Emmanuel Macron. Pourtant, le désir initial est louable : les parents veulent donner à leur progéniture les armes pour affronter un monde incertain.
Malgré lui, l’enfant devient alors le réceptacle des angoisses diffuses qui obscurcissent les psychés en ce début de siècle. Chaque activité extrascolaire correspond à la tentative de conjuration rituelle...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Jugé devant le tribunal de Créteil vendredi, le trompettiste franco-libanais est jugé pour avoir embrassé en 2013 une stagiaire de 14 ans.
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Agression sexuelle : six mois de prison avec sursis requis contre Ibrahim Maalouf

Jugé devant le tribunal de Créteil vendredi, le trompettiste franco-libanais est jugé pour avoir embrassé en 2013 une stagiaire de 14 ans.



Le Monde.fr avec AFP
 |    10.11.2018 à 00h29
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 15h19
   





                        



   


Six mois de prison avec sursis : c’est ce que le parquet a requis, vendredi 9 novembre, contre le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf, jugé devant le tribunal de Créteil (Val-de-Marne) pour agression sexuelle sur une collégienne de 14 ans. Le jugement sera rendu le 23 novembre.
Selon la version de la jeune femme, aujourd’hui âgée de 18 ans, le musicien l’aurait embrassée une première fois un soir à la sortie d’un cinéma. Un « baiser avec la langue » selon elle, un « bisou », selon Ibrahim Maalouf, qui avait 33 ans en 2013. Pour lui, c’est la jeune fille qui en était à l’origine. « Je lui ai pris les poignets, je me suis éloigné d’elle, sans la brusquer. »

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Deux jours plus tard et selon la version de la jeune fille, le musicien l’aurait à nouveau embrassée, dans son studio d’enregistrement cette fois, où elle faisait un stage. Il l’aurait « attrapée par le bassin », mimant un acte sexuel. « Je sentais son sexe derrière moi sur mes fesses », avait-elle déclaré aux enquêteurs.
Cette deuxième séquence n’a jamais existé, a pour sa part maintenu à la barre le trompettiste, lauréat de quatre Victoires de la musique et d’un César de la meilleure musique de film. « En aucun cas je n’ai eu d’attirance physique ou sexuelle » pour cette « adolescente », a-t-il assuré, se sentant cependant « coupable » de « ne pas avoir su mettre des limites ».
La jeune fille jugée « crédible » par le procureur
Les parents n’ont signalé les faits qu’un an plus tard, après qu’elle se fût confiée à un médecin. Elle avait commencé à se scarifier et à avoir des troubles alimentaires, et a depuis effectué plusieurs hospitalisations et thérapies. « Comment voulez-vous qu’une jeune fille dont l’état de santé s’est objectivement dégradé, mente, pour rien, juste parce qu’elle aurait été vexée d’avoir été éconduite ? », s’est énervé le procureur dans ses réquisitions. Et s’adressant à Ibrahim Maalouf : « Il faut plus que de l’aplomb pour imputer ça à une jeune fille de 14 ans. »
Aucun doute pour lui, la jeune fille, qui voulait être trompettiste et avait reconnu être « fascinée », « amoureuse » du musicien, est « crédible ». Il y a eu « surprise » et « contrainte », a-t-il estimé. Dans sa plaidoirie, l’avocate d’Ibrahim Maalouf, Maud Sobel, a elle parlé de « dépit amoureux » d’une jeune fille qui « aurait souhaité que cette transgression continue ». Elle a plaidé la relaxe, estimant qu’il n’y avait pas d’éléments pour étayer sa culpabilité.

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« Je pensais que c’était quelque chose de génial qui m’arrivait », avait dit à la barre la jeune fille. « Je lui étais reconnaissante, j’avais l’impression qu’il m’accordait une importance démesurée, à mon âge, avec sa notoriété. J’ai mis du temps à réaliser que ce n’était pas normal ». « Je sais que je dis la vérité », avait ajouté cette étudiante en lettres d’une voix timide mais ferme.
Dans ses réquisitions, le procureur a souligné la « non-dangerosité » d’Ibrahim Maalouf, et noté qu’il ne souhaitait pas requérir que ce dernier, qui enseigne la musique aux jeunes, ne puisse plus travailler avec des mineurs. « Il y a des moments où ça peut arriver, à chacun d’entre nous, de commettre des infractions », a-t-il dit.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ L’Etat réclamait plus de 435 000 euros aux six militants, âgés de 25 à 42 ans, qui avaient incendié un portique écotaxe dans la Manche en décembre 2013.
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Des « bonnets rouges » condamnés à verser plus de 200 000 euros à l’Etat

L’Etat réclamait plus de 435 000 euros aux six militants, âgés de 25 à 42 ans, qui avaient incendié un portique écotaxe dans la Manche en décembre 2013.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 20h40
   





                        



   


Ils s’étaient illustrés en incendiant un portique écotaxe à Pontorson (Manche), en décembre 2013. Pour cette dégradation, la cour d’appel de Rennes a condamné, vendredi 9 novembre, six anciens « bonnets rouges » à verser plus de 200 000 euros à l’Etat.
Au pénal, les six militants, âgés de 25 à 42 ans et membres du comité de Dinan (Côtes-d’Armor) des « bonnets rouges », avaient déjà été condamnés à des peines de quinze mois de prison, dont un an avec sursis.

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L’Etat, qui avait produit un devis établi par la société Ecomouv, réclamait plus de 435 000 euros aux six militants, pour la réparation du portique, les frais liés à son démontage et à sa mise en sécurité, ainsi que le préjudice lié à la fermeture du réseau routier. La défense estimait, pour sa part, que l’Etat avait généré « des économies extrêmement importantes » en abandonnant l’écotaxe et produit des gains compensatoires « en mettant en place une taxe sur le gazole », selon l’arrêt.

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184 000 euros en réparation des frais
La cour d’appel a donné en partie raison à l’Etat, en estimant que les militants devaient payer les frais de reconstruction du portique, « peu importe si l’Etat justifie ou non procéder à ladite remise en état ». Les six hommes devront donc payer solidairement plus de 184 000 euros en réparation des frais de reconstruction du portique, environ 12 500 euros pour les frais liés à la dépose et à la mise en sécurité de l’installation et 10 200 euros pour les frais résultant de la fermeture du réseau routier.
Dans un rapport publié en 2017, la Cour des comptes a estimé le manque à gagner de l’écotaxe, cet impôt routier visant les poids lourds, à plus d’un milliard d’euros par an, plus 1,3 milliard de pertes liées à la résiliation du contrat avec Ecomouv, la société chargée de collecter la taxe.

   



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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Cette filière avait permis à une dizaine de jeunes de gagner les rangs de l’organisation Etat islamique en 2013 et 2014. La plupart sont présumés morts en Syrie ou toujours sur place.
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Jusqu’à sept ans de prison pour cinq membres de la filière djihadiste de Roubaix

Cette filière avait permis à une dizaine de jeunes de gagner les rangs de l’organisation Etat islamique en 2013 et 2014. La plupart sont présumés morts en Syrie ou toujours sur place.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 19h23
   





                        


Cinq personnes ont été condamnées vendredi 9 novembre à Paris à des peines allant de deux ans avec sursis à sept ans de prison ferme pour leur participation à la filière djihadiste dite de Roubaix (Nord) vers la Syrie. Cette filière avait permis à une dizaine de jeunes de gagner les rangs de l’organisation Etat islamique (EI) en 2013 et 2014. La plupart sont présumés morts en Syrie ou toujours sur place.
Le tribunal correctionnel a donc jugé uniquement cinq prévenus : quatre hommes pour avoir apporté de France un soutien logistique ou idéologique, et une femme, seule « revenante » de Syrie du groupe. Celle-ci, Mélodie H., 26 ans, a été condamnée à cinq ans d’emprisonnement – dont trois ans et demi de sursis assorti d’une mise à l’épreuve comprenant notamment une obligation de soins. Entre 2014 et 2015, elle avait passé cinq mois à Rakka, alors « capitale » de l’EI en Syrie, où elle avait rejoint un Roubaisien « épousé » sur Skype.

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Peines requises plus lourdes
M’Barek Chaabi, 62 ans, qui tenait jusqu’en 2015 une librairie islamique à Lille, a été condamné à six ans de prison, avec période de sûreté des deux tiers, pour avoir joué un rôle de « recruteur idéologique » et tenté de financer la cause par le biais d’escroqueries. Saïd Asboul, qui avait cherché en vain à gagner l’Afghanistan en 2011, a été condamné à sept ans de prison avec deux tiers de sûreté pour avoir essayé d’aller en Syrie en 2013 – il avait été refoulé en Turquie – et avoir fourni des contacts à des candidats au djihad. Il avait refusé d’être extrait de sa cellule pour assister à son procès.

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Hakim F., 25 ans, qui avait cherché à se rendre en Syrie et avait convoyé quatre jeunes à l’aéroport au moment de leur départ, a reçu cinq ans d’emprisonnement, dont deux sous bracelet électronique et trois avec sursis et mise à l’épreuve. Enfin, Sophian N., jugé uniquement pour financement et non pour association de malfaiteurs à visée terroriste, a été condamné à deux ans avec sursis et 2 000 euros d’amende pour avoir envoyé 1 900 euros à son frère en Syrie. Le parquet avait requis des peines plus lourdes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ La députée LRM, qui était corapporteuse de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla, avait reçu des messages menaçants sur le réseau social en juillet.
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La députée Yaël Braun-Pivet critique le manque de réaction de Twitter après sa plainte pour injures antisémites

La députée LRM, qui était corapporteuse de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla, avait reçu des messages menaçants sur le réseau social en juillet.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 18h46
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 06h37
   





                        



   


La députée Yaël Braun-Pivet (La République en marche, Yvelines) dénonce, vendredi 9 novembre, une « absence totale de coopération » de Twitter, après la plainte qu’elle a déposée fin juillet pour menaces et injures, notamment à caractère antisémite, postées par des utilisateurs du réseau social dans le cadre de l’affaire Benalla.
« Le 30 juillet dernier, j’ai déposé plainte pour injures et menaces à la suite d’une série de tweets abjects à caractère sexiste, raciste et antisémite », explique dans un communiqué la présidente de la commission des lois à l’Assemblée nationale, qui était, à l’époque des faits, corapporteuse de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla.
Twitter ne répond pas
« Depuis, Twitter France refuse de répondre aux demandes des services de police judiciaire en charge de l’enquête et n’a pas non plus daigné répondre à mon courrier adressé voilà près de deux mois, ajoute l’élue. Cette absence totale de coopération [en vue d’identifier les auteurs des tweets] n’est pas acceptable. Encore moins alors que la terrible augmentation du nombre d’actes antisémites en 2018 nous rappelle à quel point l’ombre de la “bête immonde” continue de planer sur notre société. »
Contacté par Le Monde, Twitter France indique, vendredi, ne pas vouloir répondre à ces déclarations, et que l’entreprise « ne peut apporter de commentaire sur les comptes individuels pour des raisons de confidentialité et de sécurité ». « Rasage comme en 45 » ou « voilà la connasse qui préside la commission ce matin 100 % des ripoux En Marche », « youpin », pouvait-on lire parmi les messages Twitter que Mme Braun-Pivet avait joints à son communiqué diffusé fin juillet, photo parfois à l’appui, à la suite de sa plainte.
Augmentation des actes antisémites en France
Au cours de sa mission de corapporteuse de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla, plusieurs députés de l’opposition avaient attaqué l’élue des Yvelines en l’accusant de « protéger » l’Elysée. Cette commission avait clos le 1er août ses travaux sur un constat de désaccord, sans produire de rapport.

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Ces critiques de Twitter par Yaël Braun-Pivet interviennent alors que les députés ont prévu vendredi 9 novembre de faciliter la sanction des auteurs sur Internet de propos racistes, antisémites, sexistes ou homophobes, lors de l’examen en commission du projet de réforme de la justice. Après deux années de baisse, les actes antisémites en France ont été en très forte hausse (+ 69 %) les neuf premiers mois de 2018, s’est alarmé vendredi le premier ministre, Edouard Philippe.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Le chauffage, premier poste de dépenses, suscite de nombreux litiges, détaille la journaliste du « Monde » Rafaële Rivais dans sa chronique bimensuelle.
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Copropriétés : avec le froid, ça va chauffer

Le chauffage, premier poste de dépenses, suscite de nombreux litiges, détaille la journaliste du « Monde » Rafaële Rivais dans sa chronique bimensuelle.



LE MONDE ECONOMIE
 |    09.11.2018 à 17h00
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            
Chronique. L’arrivée du froid risque de susciter des frictions dans les copropriétés équipées d’un chauffage collectif : à quelle date faut-il le remettre en route ? Peut-on cesser de payer ses charges si l’on grelotte ? Le chauffage, premier poste de dépenses, suscite de nombreux litiges.
Certains d’entre eux sont liés au fait que le règlement impose aux copropriétaires non raccordés à une installation collective de payer quand même des charges. Ceux qui le contestent devant les tribunaux se voient appliquer la jurisprudence suivante, explique Me Jean-Robert Bouyeure, avocat honoraire et rédacteur en chef de la revue juridique Administrer : si le raccordement est aisé, ils doivent payer ; s’il nécessite des travaux importants, ils n’y sont pas tenus.
Répartition des charges
Prenons l’exemple suivant : M. X, devenu propriétaire en 2010 d’un petit appartement au 1er étage d’un immeuble haussmannien, refuse d’acquitter les charges du chauffage collectif, au motif qu’il n’y est pas raccordé, et que celui-ci ne présente aucune utilité pour son lot, équipé d’un chauffage individuel. Il invoque l’article 10 de la loi du 10 juillet 1965, aux termes duquel « les copropriétaires sont tenus de participer aux charges entraînées par les services collectifs et les éléments d’équipement commun en fonction de l’utilité que ces services et éléments présentent à l’égard de chaque lot ».
Le syndicat de copropriétaires l’assigne, et la cour d’appel de Paris ordonne une mesure d’expertise. L’expert, qui dépose son rapport le 3 mars 2014, explique qu’autrefois, un seul appartement occupait le premier étage. Il était affecté de 150 millièmes de la copropriété, et de seulement 100 millièmes de charges de chauffage, du fait que son arrière était chauffé de manière indépendante, par la propriétaire. Au cours des années 1980, il a été divisé en deux lots : « Le lot n°44, grand appartement côté avenue du Président-Wilson,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Une note confidentielle de l’Agence régionale de santé, consultée par « Le Monde », révèle les manquements des services de la mairie.
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Avant l’effondrement des immeubles, la gestion de l’habitat par la mairie de Marseille déjà critiquée

Une note confidentielle de l’Agence régionale de santé, consultée par « Le Monde », révèle les manquements des services de la mairie.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 16h51
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 06h41
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        



                                


                            

Personnel mal formé, mauvaise évaluation des situations d’insalubrité, défaut de mise en œuvre des procédures : dans une note confidentielle de septembre, donc antérieure à l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne qui a fait huit morts, et dont Le Monde a pris connaissance, l’Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur, étrille le service communal d’hygiène et de santé (SCHS) de la ville de Marseille. Alors que Jean-Claude Gaudin, maire (LR) de Marseille vantait, jeudi 8 novembre, « une ambition forte et une véritable exigence pour la rénovation de l’habitat ancien et la réhabilitation des secteurs dégradés ou indignes », l’analyse de la « préfecture sanitaire » est tout autre.
Placé en première ligne du combat contre l’habitat indigne, le service communal d’hygiène apparaît loin d’être à la hauteur des enjeux en la matière. Dans la deuxième ville de France, où le nombre de logements potentiellement indignes est évalué à 40 000 et toucherait 100 000 Marseillais, les chiffres parlent d’eux-mêmes : aucun arrêté préfectoral d’insalubrité en 2016. L’année suivante, six dossiers ont été transmis à la commission insalubrité du conseil départemental des risques sanitaires et technologiques (Coderst) et neuf depuis le début de cette année.
« Jamais vérifié »
En 2016, dans le sillage du rapport de l’inspecteur général de l’administration du développement durable, Christian Nicol, sur l’état du parc immobilier privé marseillais, la municipalité avait renforcé l’équipe du SCHS, y affectant six contractuels, ce qui portait l’effectif à une dizaine d’agents. Mais, lit-on dans la note de l’ARS, ces inspecteurs appelés à constater l’état de dégradation des logements après des signalements par leurs occupants « ne possèdent pas de qualification particulière les rendant aptes à apprécier les aspects techniques et juridiques nécessaires à la mise en œuvre des procédures complexes en matière d’insalubrité ». Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Deux juges d’instruction s’occuperont des comptes de campagne du candidat de LFI et des soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires.
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Jean-Luc Mélenchon et LFI visés par deux informations judiciaires

Deux juges d’instruction s’occuperont des comptes de campagne du candidat de LFI et des soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 16h36
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 18h55
   





                        


Les deux enquêtes visant les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2017 et les assistants d’eurodéputés de La France insoumise ont été confiées à des juges d’instruction par le parquet de Paris, selon un communiqué publié vendredi 9 novembre.
Deux informations judiciaires ont ainsi été ouvertes contre X. La première, relative au financement de la campagne, principalement pour « escroquerie » et « abus de confiance », tandis que la seconde, concernant les assistants parlementaires, a notamment été ouverte pour « détournement de fonds publics ».

        Sur Les Décodeurs :
         

          les deux informations judiciaires qui visent Mélenchon



Les investigations ont été confiées à l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF). Dans le cadre de ces deux enquêtes, rappelle le communiqué « des perquisitions autorisées par le juge des libertés et de la détention ont été menées, le 16 octobre 2018, sur quinze sites distincts et les enquêteurs ont, depuis, procédé à l’audition de 21 personnes. »
Ces perquisitions avaient fait l’objet d’une vive polémique, alors que Jean-Luc Mélenchon, tentant de s’interposer au siège de son parti, n’a eu de cesse depuis de dénoncer un « acte politique », orchestré par le pouvoir exécutif macroniste. « Nous n’avons jamais surfacturé. Ceux qui le disent sont des menteurs », martèle le député des Bouches-du-Rhône, qui s’en est aussi pris violemment aux médias, qu’il accusait d’être de mèche avec l’Elysée pour organiser une « persécution politique ».

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Après l’annonce de l’ouverture de deux informations judiciaires vendredi, Jean-Luc Mélenchon a salué la décision, se félicitant de « sortir des griffes de l’arbitraire ».
« Enfin nous revenons à la normale judiciaire. Un juge d’instruction est désigné. Nous sortons des griffes de l’arbitraire dans lequel sont abandonnées 97 % des procédures, qui passent directement de l’enquête préliminaire au tribunal. »
Irrégularités dans les comptes de campagne
Jean-Luc Mélenchon et son parti sont donc visés par deux enquêtes distinctes. La première concerne les comptes de la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle de 2017. Après l’examen des documents comptables communiqués par La France insoumise, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a, comme le prévoit la loi, publié lesdits comptes et les a validés le 13 février, ouvrant le droit à un remboursement par l’Etat.
Mais, dans le même temps, la CNCCFP a noté plusieurs irrégularités et a dû retrancher 434 000 euros de dépenses qu’elle a considérées comme non liées à « la sollicitation des suffrages des électeurs ». Un élément qu’on retrouve dans beaucoup de comptes de campagne. Mais la commission a estimé, cette fois, que ces irrégularités constituaient des infractions pénales. Le président a donc transmis, le 16 mars, comme la loi le lui oblige, le dossier à la justice.

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Plusieurs partis concernés
La seconde enquête concerne les assistants parlementaires de Jean-Luc Mélenchon au Parlement européen. La justice a initialement ouvert une enquête en mars 2015, visant le seul Front national (FN, désormais Rassemblement national) avant de l’élargir au MoDem le 9 juin 2017 et à Jean-Luc Mélenchon le 17 juillet de la même année, à la suite des signalements de l’eurodéputée FN Sophie Montel.

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La justice soupçonne ces formations d’avoir employé des assistants parlementaires au Parlement européen, en les faisant, en réalité, travailler pour elles-mêmes. Ce qui revient, in fine, à détourner l’argent du Parlement, en fabriquant des emplois fictifs. D’autres eurodéputés et ex-eurodéputés sont concernés par l’enquête, comme Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie (Les Républicains), Edouard Martin (élu sur la liste du Parti socialiste, désormais dans la délégation Génération·s) ou encore Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts).




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Les 14 et 15 octobre, l’Aude avait reçu en quelques heures l’équivalent de trois mois de pluies, qui ont causé la mort de quatorze personnes et ont fait également plus de 70 blessés.
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Inondations dans l’Aude : coût total réévalué à 220 millions d’euros

Les 14 et 15 octobre, l’Aude avait reçu en quelques heures l’équivalent de trois mois de pluies, qui ont causé la mort de quatorze personnes et ont fait également plus de 70 blessés.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 16h18
   





                        



   


Le coût total des inondations qui ont frappé le département de l’Aude mi-octobre est, désormais, estimé à 220 millions d’euros, a affirmé, vendredi 9 novembre, la Fédération française de l’assurance (FFA).
La Fédération estime, désormais, « à 35 000 le nombre de sinistres occasionnés par ces inondations, dont 27 000 pour le seul département de l’Aude, pour un coût final de 220 millions d’euros environ », selon son communiqué. « Des avances sur indemnisation ont été versées à hauteur de 17 millions d’euros, avec une attention particulière portée aux personnes en grande difficulté », est-il ajouté.

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Trois mois de pluie en quelques heures
Comme déjà annoncé mi-octobre, la FFA rappelle que les assureurs accepteront les déclarations de sinistres jusqu’au 30 novembre 2018 pour les communes reconnues en état de catastrophe naturelle. « Afin d’aider les assurés dans leurs démarches et accélérer les indemnisations, les assureurs ont renforcé leurs équipes sur le terrain et les experts travaillent sans relâche. Toute la profession est mobilisée, en lien étroit avec les pouvoirs publics et les élus, pour répondre le plus rapidement possible aux attentes des particuliers et des professionnels sinistrés », a souligné Bernard Spitz, le président de la FFA, cité dans le communiqué.
Les 14 et 15 octobre, l’Aude avait reçu en quelques heures l’équivalent de trois mois de pluies, les pires localement depuis 1891, qui ont causé la mort de quatorze personnes et ont fait également plus de 70 blessés. Des centaines de personnes sont sinistrées, leur maison dévastée, des routes sont éventrées, des villages ravagés.

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