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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Deux semaines après avoir soudainement nommé premier ministre l’ancien président Mahinda Rajapakse, le président Sirisena a annoncé vendredi soir la tenue de législatives anticipées le 5 janvier 2019.
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Après la dissolution de son Parlement, le Sri Lanka s’enfonce dans la crise politique

Deux semaines après avoir soudainement nommé premier ministre l’ancien président Mahinda Rajapakse, le président Sirisena a annoncé vendredi soir la tenue de législatives anticipées le 5 janvier 2019.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 15h37
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 15h59
    |

                            Guillaume Delacroix (Bombay , correspondance)








                        



                                


                            

Un obstacle de taille s’est dressé sur la route du président sri-lankais, Maithripala Sirisena. Alors que son nouveau premier ministre, Mahinda Rajapakse, cherchait depuis sa désignation surprise, le 26 octobre, à rassembler sur son nom une majorité au Parlement, afin d’asseoir sa légitimité et convaincre son prédécesseur, Ranil Wickremesinghe, toujours retranché à Temple Trees, la résidence officielle du chef du gouvernement à Colombo, d’abandonner le pouvoir, les mathématiques ont tranché.
En dépit d’intenses tractations et de tentatives d’achat de voix de député, comme certains en ont fait témoignage dans la presse, M. Sirisena s’est rendu à l’évidence qu’il ne parviendrait pas à atteindre son but : selon plusieurs sources locales, l’ancien président Rajapakse, connu pour avoir réprimé dans le sang près de trente ans de rébellion tamoule en 2009, n’était assuré ces dernières heures que de 106 suffrages, dans un hémicycle composé de 225 sièges.
Vendredi 9 novembre, le président Sirisena a reçu le serment de nouveaux ministres mais il s’est finalement résolu à annoncer dans la soirée l’organisation d’élections législatives anticipées, le 5 janvier 2019. A minuit, le Parlement a été officiellement dissous. La date limite de dépôt des candidatures a été fixée au 26 novembre et les travaux parlementaires reprendront le 17 janvier, a précisé la présidence, ce qui laisse présager deux mois agités dans l’île de l’océan Indien, qui s’enfonce dans la crise politique.
Climat délétère
La législature en cours va finalement se trouver écourtée de dix-huit mois, alors que le président, arrivé au pouvoir contre toute attente en janvier 2015 en battant M. Rajapakse à la présidentielle, avait dans un premier temps opté pour une suspension de près de trois semaines de la chambre. Celle-ci devait se réunir à nouveau mercredi 14 novembre et procéder à un vote de confiance pour départager les deux premiers ministres actuellement en poste. Il n’en sera rien.
« La...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ A la veille du grand rendez-vous international des cérémonies du centenaire où il est attendu, le chef de l’Etat turc a remis l’affaire à l’agenda. MM. Trump et Macron ont de leur côté demandé des éclaircissements complets à Riyad.
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Affaire Khashoggi : Erdogan affirme avoir partagé des enregistrements avec Riyad, Washington et les Européens

A la veille du grand rendez-vous international des cérémonies du centenaire où il est attendu, le chef de l’Etat turc a remis l’affaire à l’agenda. MM. Trump et Macron ont de leur côté demandé des éclaircissements complets à Riyad.



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    10.11.2018 à 15h30
   





                        



   


L’existence d’enregistrements audio du meurtre du journaliste saoudien critique du pouvoir Jamal Khashoggi, le 2 octobre dans l’enceinte du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, avait été évoquée à plusieurs reprises anonymement. Comme de nombreuses révélations qui avaient filtré sur l’affaire dans la presse turque aux ordres du pouvoir mais également dans des médias américains au cours du mois d’octobre, cette information avait été prêtée à de mystérieux responsables jamais nommés. Elle est désormais officielle : le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a confirmé samedi 10 octobre qu’Ankara disposait bien d’enregistrements réalisés au sein du consulat saoudien et portant sur l’assassinat de M. Khashoggi.
« Nous avons donné les enregistrements, nous les avons donnés à l’Arabie saoudite, nous les avons donnés à Washington, aux Allemands, aux Français, aux Anglais », a déclaré le chef de l’Etat turc lors d’une conférence de presse télévisée. La présidence a ensuite précisé que les enregistrements avaient été écoutés, mais qu’aucun document écrit n’avait été partagé. « Ils ont écouté les conversations qui ont eu lieu ici, ils savent », a poursuivi M. Erdogan. Le 2 novembre, un mois après la mort du journaliste Jamal Khashoggi, le président turc avait déjà accusé dans une tribune publiée le 2 novembre dans le Washington Post les « plus hauts niveaux du gouvernement saoudien » d’avoir commandité le meurtre, sans pour autant mettre en cause le roi Salmane.
Corps découpé et dissous dans l’acide
C’est bien son fils, le tout-puissant prince hériter Mohammed Ben Salmane, surnommé MBS, qui est visé par Ankara. Après avoir d’abord fermement nié son meurtre, les autorités saoudiennes ont fini par affirmer que le journaliste avait été tué au cours d’une opération « non autorisée » par Riyad. Or plus d’un mois après sa mort, le corps de Jamal Khashoggi n’a toujours pas été retrouvé. Un conseiller de M. Erdogan, Yasin Aktay, a affirmé début novembre que la dépouille du journaliste avait été découpée en morceaux ensuite dissous dans de l’acide.
Les déclarations de M. Erdogan interviennent peu avant le grand rendez-vous international des cérémonies du centenaire de l’armistice de la guerre de 14-18 qui se tiennent à Paris, puis du Forum sur la paix qui ouvrira dimanche dans la capitale française. Elles remettent l’affaire Khashoggi sur le devant de la scène, des zones d’ombre demeurant toujours autour des circonstances du meurtre tandis que l’Arabie saoudite est de plus en plus contestée pour son engagement militaire au Yémen dans le conflit contre les rebelles houthistes et la crise humanitaire qu’il a provoquée dans le pays.

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A Paris, le président français, Emmanuel Macron, et son homologue américain, Donald Trump, qui se sont entretenus en tête à tête samedi matin à l’Elysée, ont affirmé que l’Arabie saoudite devait encore fournir des « éclaircissements complets » sur l’assassinat de Jamal Khashoggi, selon une source à l’Elysée citée par l’agence Reuters. Les deux chefs d’Etat ont également affirmé être d’accord sur le fait que cette affaire ne doit pas constituer un facteur de déstabilisation supplémentaire dans la région. Ils ont par ailleurs estimé selon cette même source que l’affaire Khashoggi et ses suites diplomatiques pouvaient fournir l’occasion de poser la voie d’une résolution politique de la guerre au Yémen.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ La violence endémique nourrit le malaise de la population et pèse sur l’économie. La criminalité coûte aux pays de la région et des Caraïbes 3,5 % de leur PIB par an. Deux fois plus que dans les pays développés.
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Comment la criminalité gangrène les économies d’Amérique latine

La violence endémique nourrit le malaise de la population et pèse sur l’économie. La criminalité coûte aux pays de la région et des Caraïbes 3,5 % de leur PIB par an. Deux fois plus que dans les pays développés.



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 14h45
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

C’est un compte Twitter à l’intitulé sans fioritures : « Où se passe la fusillade-Rio de Janeiro » (Onde Tem Tiroteio-RJ). Entre six et sept heures du matin, mercredi 7 novembre, ce fil suivi par plus de 900 000 abonnés avait déjà posté pas moins de huit messages signalant des coups de feu dans divers faubourgs de la cité brésilienne. Le début d’une journée comme tant d’autres dans l’une des zones les plus sanglantes de la planète. Quelque 5 200 morts violentes ont été recensées depuis le début de l’année dans le seul Etat de Rio, bien plus que les 3 438 personnes tuées en 2016 dans tout l’Afghanistan.

Les homicides ne sont pas l’unique symptôme de cette dérive. Ainsi, pour les camions de transport de marchandises, les axes conduisant à la métropole carioca sont semés d’innombrables chausse-trapes. Les vols de cargaison perpétrés par des gangs armés s’y multiplient, à raison d’un assaut toutes les cinquante minutes en 2017, et au prix de pertes qui se chiffrent en dizaines de millions de dollars par an. Rio résume jusqu’à la caricature la trajectoire d’un Brésil gangrené par la violence, avec 30,3 homicides pour 100 000 habitants, contre une moyenne mondiale de 6,2. Une escalade qui a joué dans la victoire, à la présidentielle du 28 octobre, du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, un nostalgique de la dictature militaire ayant juré de donner la chasse aux criminels.

Depuis des années, l’insécurité nourrit le malaise de la population et pèse sur l’économie. En amont des élections, la Confédération des industriels brésiliens (CNI) a publié un rapport pour tirer la sonnette d’alarme sur un fléau qui « réduit la productivité des travailleurs » et « affecte la compétitivité du Brésil ». Selon cette enquête, il en coûterait au pays 5,5 % du produit intérieur brut (PIB), ou 365 milliards de reais (84,5 milliards d’euros) par an. « C’est presque autant que ce que nous dépensons pour notre système éducatif...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Des talibans ont rencontré des émissaires du gouvernement de Kaboul vendredi en Russie.
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Moscou joue les arbitres dans le conflit afghan

Des talibans ont rencontré des émissaires du gouvernement de Kaboul vendredi en Russie.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 10h35
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Ce n’est pas leur premier contact, il y en eut d’autres précédemment, officieux, mais c’est bien la première fois que des émissaires de Kaboul et des talibans se sont retrouvés en public à la même table. Lors de la rencontre « internationale » sur l’Afghanistan, organisée à Moscou vendredi 9 novembre, ce moment a été vite immortalisé par une photo où les deux parties ont posé côte à côte avec, au milieu, leur hôte, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Les pourparlers directs entre frères ennemis, cependant, en sont restés là, au point mort.
« Nous avons évoqué l’idée de discussions directes avec les talibans et leur avons proposé de choisir le lieu et la date », a affirmé Sayed Ihsan Tahiri, porte-parole du Haut Conseil pour la paix (HCP). Quatre membres de cet organe sans réel pouvoir chargé de superviser le processus de paix en Afghanistan avaient été dépêchés, en lieu et place du gouvernement, pour renouveler la proposition du président Ashraf Ghani d’ouvrir des pourparlers sans conditions préalables. Ce à quoi Sher Mohammad Abbas Stanikzaï, qui dirige le bureau politique des talibans installé à Doha, au Qatar, a répondu par une fin de non-recevoir. « Tout d’abord, nous ne reconnaissons pas le gouvernement actuel comme légitime. Par conséquent, nous n’allons pas négocier avec eux », a-t-il déclaré à l’issue de la réunion.

« Sachant que notre principale revendication est le retrait des troupes étrangères, nous discuterons d’un règlement pacifique avec les Etats-Unis », a poursuivi le chef de file de la délégation talibane, tout en délivrant un bon point à la Russie : « Le format de Moscou était un succès : nous avons écouté les positions de tous les participants et nous avons exprimé nos propres opinions. »
Pour le mouvement taliban, la rencontre de vendredi a en effet permis de franchir un palier dans la reconnaissance de son poids politique en Afghanistan. Des observateurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ D’après une ONG, sept femmes sur dix sont victimes d’agressions sexuelles sur les routes de leur exil. La « caravane » de migrants doit repartir vers les Etats-Unis samedi.
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Au Mexique, le calvaire du viol pour les migrantes

D’après une ONG, sept femmes sur dix sont victimes d’agressions sexuelles sur les routes de leur exil. La « caravane » de migrants doit repartir vers les Etats-Unis samedi.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 10h33
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 12h26
    |

            Frédéric Saliba (Mexico, correspondance)








                        



                                


                            

« La peur ne m’arrêtera pas », assure Leiry, une Hondurienne assise dans une immense tente, pleine à craquer de centaines de familles qui se reposent sur des matelas en mousse. Comme elle, 4 800 migrants centraméricains ont fait halte durant cinq jours dans le stade Palillo, à l’est de Mexico. Leur « caravane » d’une ampleur inédite devrait repartir, samedi 10 novembre, vers les Etats-Unis. La trentenaire se dit « stressée » à l’idée de reprendre cette traversée de tous les dangers pour les migrantes, dont les deux tiers sont violées en chemin.
Leiry, qui ne souhaite pas donner son nom de famille, baisse le ton pour aborder un sujet tabou : « J’ai choisi le plan B », surnom donné par les migrantes aux contraceptifs qu’elles s’injectent avant de remonter le Mexique. Ainsi, « si le pire arrive, je ne tomberai pas enceinte ». Depo-Provera, Gytrogen, Cyclofémina… Autant de produits à base d’une seule hormone, la médroxyprogestérone, qui sont vendus sans ordonnance dans les pharmacies d’Amérique centrale. « Cela bloque l’ovulation durant plusieurs mois », précise Leiry.
Une précaution prise aussi par Yuveli, une Guatémaltèque de 24 ans, qui fait sécher son linge sur la pelouse dégarnie du stade, transformé en refuge par la mairie de la capitale. « Le nombre nous protège des malos [« les méchants »], à condition de rester en groupe », explique cette commerçante, qui a rejoint avec son cousin la « caravane » partie le 13 octobre de San Pedro Sula, la deuxième ville du Honduras. Une centaine de migrants, dont des femmes et des enfants, sont portés disparus depuis le 3 novembre dans l’Etat du Chiapas (sud du Mexique). « Des hommes armés auraient arrêté les trois camions qui les transportaient, raconte Yuveli. Si on s’écarte des autres, on risque de vivre un calvaire. »
« Faveurs sexuelles »
Environ 70 % des Centraméricaines clandestines sont agressées sexuellement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Editorial. L’Allemagne est tétanisée par la réaction qu’une taxe européenne des géants du Web provoquerait aux Etats-Unis. Elle prive ainsi l’UE d’une réforme populaire.
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Taxe sur les GAFA : le blocage allemand

Editorial. L’Allemagne est tétanisée par la réaction qu’une taxe européenne des géants du Web provoquerait aux Etats-Unis. Elle prive ainsi l’UE d’une réforme populaire.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 11h04
   





                        


Editorial du « Monde ». La croisade de Bruno Le Maire pour décrocher un accord sur une taxe GAFA européenne prend des accents désespérés. L’absence de soutien de l’Allemagne au projet de taxation des géants du numérique lors de la prochaine réunion des ministres européens des finances, le 4 décembre, constituerait « une rupture de confiance entre la France et l’Allemagne », a averti le ministre français des finances, le 9 novembre, sur le site des Echos.
Une quasi-menace, qui ne risque pas d’aider au redémarrage du moteur franco-allemand. M. Le Maire voit s’évanouir peu à peu son espoir d’un accord avant la fin de l’année pour ce projet phare de l’Elysée : il ne reste plus que trois semaines pour décrocher l’accord, indispensable, de son homologue allemand, Olaf Scholz.

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Or ce dernier persiste dans son ambiguïté : en public, il répète qu’une taxe GAFA est une priorité, qu’il y a urgence, mais qu’un accord international est indispensable. Une manière polie mais un peu hypocrite, en convoquant les Etats-Unis à la table des négociations, de renvoyer la taxe à plus tard.
Son collègue français a pourtant multiplié les concessions : le nouvel impôt, censé porter sur 3 % du chiffre d’affaires des entreprises du numérique, serait transitoire, le temps de trouver un accord international sur la taxation de leurs profits. Il pourrait même n’être appliqué qu’à la fin 2020, pas avant deux ans.
Mais la réalité est têtue. Olaf Scholz, le social-démocrate, n’arrive pas à imposer l’idée dans sa coalition. Les dirigeants allemands sont tétanisés par l’hypothétique réaction qu’une telle taxe provoquerait à Washington. Car non seulement l’administration Trump se livre à un lobbying actif, individuel et direct, auprès des ministres des finances des Vingt-Huit pour les dissuader d’approuver la taxe sur les GAFA, mais elle exerce une pression particulière sur Berlin en agitant la menace de tarifs douaniers sur les importations de voitures allemandes aux Etats-Unis.
Mettre fin à près de quinze ans d’impuissance
Certes, le gouvernement français aurait pu s’y prendre avec davantage de finesse pour « vendre » ce nouvel impôt à Bruxelles. Avancer par petites touches, avec un discours moins donneur de leçons, et tenter de bâtir une coalition afin de ne pas laisser s’installer l’idée que le projet vise surtout à offrir à Emmanuel Macron un trophée à brandir avant les élections européennes aurait sans doute été plus efficace.

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Il est vrai aussi que, en l’état, la taxe GAFA européenne relèverait surtout du symbole : elle ne rapporterait qu’environ 5 milliards d’euros au niveau européen. Et, d’un strict point de vue fiscal, elle est un peu bancale : cela fait plus d’un siècle que l’impôt sur les sociétés porte sur le profit, pas sur les revenus, pour ne pas pénaliser les entreprises non profitables.
En attendant, le blocage allemand prive l’Europe d’une réforme populaire, allant dans le sens d’une plus grande justice fiscale, qui mettrait fin à près de quinze ans d’impuissance face à des GAFA passés maîtres dans l’art de contourner l’impôt. Symbolique, certes, mais envoyant un signal volontaire, qui contredirait l’image d’une Europe « impuissante » et « passive ».
Preuve que cette taxe GAFA n’est pas une idée complètement stupide : la France est loin d’être la seule à la défendre. La Commission européenne de Jean-Claude Juncker s’y est ralliée, de même qu’une vingtaine de pays de l’Union. Même le gouvernement britannique conservateur libéral est en passe d’imposer la sienne au niveau national. C’est dire !



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Le chef de l’Etat français et la chancelière allemande se sont rendus ensemble, ce samedi, à Compiègne, sur les lieux de l’armistice qui a scellé la fin de la première guerre mondiale.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                              Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                           À la une Retour à la page d'accueil du Monde    En continu   Actualités    En ce moment    Commémorations du 11-Novembre    Midterms 2018    Brexit    Climat    Route du rhum    Immigration en Europe    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Économie  Quand le maire de Chartres refuse 2 000 emplois                    Économie   Article réservé à nos abonnés En Chine, la « fête des célibataires », journée test de la vigueur de la consommation                    Chronique   Article réservé à nos abonnés Patate, vers une flambée des prix ?   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Le Monde avec AFP et Reuters  Publié aujourd’hui à 10h13, mis à jour à 18h55     Temps de Lecture 2 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                         Emmanuel Macron et Angela Merkel, participent à une cérémonie à l'occasion du centenaire de l'Armistice du 11 novembre 1918 à la Clairière de l’Armistice à Compiègne, samedi 10 novembre 2018 Jean-Claude Coutausse             Cent ans après la fin de la première guerre mondiale, Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont retrouvés samedi 10 novembre à la clairière de l’armistice à Compiègne, dans l’Oise, au nord de la capitale. Le président et la chancelière sont réunis dans la clairière de Rethondes pour une cérémonie très symbolique, avant-dernière étape de l’« itinérance mémorielle » du chef de l’Etat avant la cérémonie du 11-Novembre à Paris.                 Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Pour Emmanuel Macron, une semaine d’« itinérance mémorielle » tortueuse et agitée              C’est ici que le 11 novembre 1918 fut signé dans un wagon-restaurant l’armistice scellant la fin de la première guerre mondiale, qui fit 18 millions de morts. Cachée en pleine forêt de Compiègne, la clairière de Rethondes avait été choisie par le généralissime des armées alliées, Ferdinand Foch, pour abriter les négociations en raison de son calme et de son isolement. Elle est située au bout d’une « allée triomphale » inaugurée en 1922, que remontent les présidents français lors des cérémonies commémoratives.            Le « wagon de l’armistice », où Adolf Hitler avait également fait signer l’armistice du 22 juin 1940, a été emporté par les Allemands et utilisé à des fins de propagande, avant d’être détruit en avril 1945. Une réplique du wagon a été installée depuis 1962 dans un bâtiment musée qui attire 70 000 visiteurs par an.          « Un déplacement hautement symbolique »          Le palais de l’Elysée relève que « c’est la première fois depuis 1945 » que le président français et le chef du gouvernement allemand se rencontrent dans la clairière de l’Armistice. « C’est un déplacement hautement symbolique, il s’agit du premier déplacement franco-allemand » sur le site depuis la seconde guerre mondiale, insiste-t-on à l’Elysée.          Compiègne, « c’est le lieu de la revanche, ce sera le lieu de l’ultime réconciliation si besoin était », ajoute la même source. « On est dans les pas du chancelier Helmut Kohl et du président François Mitterrand », veut-on croire au palais, qui étaient apparus main dans la main en 1984 à Verdun.                      Emmanuel Macron et Angela Merkel se tiennent la main pendant la cérémonie, dans un hommage au geste du chancelier Helmut Kohl et du président François Mitterrand. Jean-Claude Coutausse             Après un passage en revue des troupes de la brigade franco-allemande, le dévoilement d’une plaque commémorative et le dépôt d’une gerbe commune, les deux dirigeants ont signé le livre d’or dans le wagon où ont été signés l’armistice du 11 novembre 1918 puis celui du 22 juin 1940.           La cérémonie a été voulue « sobre et sans discours », selon une source proche de l’organisation de la cérémonie. Malgré l’absence de prise de parole officielle, le président français et la chancelière allemande ont ensuite discuté avec un groupe de jeunes. M. Macron leur a dit la nécessité, selon lui, d’être « à la hauteur » de ce que clamaient les contemporains de la Grande guerre : « Plus jamais ça ! ».          Il faut « ne rien céder aux passions tristes, aux tentations de la division », a déclaré le président français, répétant son message politique en faveur de plus de coopération dans une Europe où les électeurs se tournent de plus en plus vers des courants hostiles à l’intégration européenne.                 Lire aussi  11-Novembre : des célébrations à Paris pour relancer le multilatéralisme              11 novembre à l’arc de Triomphe          Les deux dirigeants se retrouveront ensuite dimanche pour la traditionnelle cérémonie du 11-Novembre sous l’arc de Triomphe à Paris en présence d’une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement, dont Vladimir Poutine et Donald Trump. La chancelière allemande ouvrira dans l’après-midi la première édition du « Forum pour la paix », « un geste symbolique qui témoigne de la réconciliation et de l’amitié franco-allemande » selon l’Elysée.                 Lire aussi  Armée européenne : Macron joue l’apaisement avec Trump en parlant d’une « confusion »              Dans la soirée, les Macron, Trump, Merkel, et plusieurs autres dignitaires se retrouveront au Musée d’Orsay à Paris, pour une visite de l’exposition consacrée à Picasso et un dîner protocolaire sur place, avant la grande cérémonie de dimanche matin sous l’arc de Triomphe en présence de plusieurs dizaines de chefs d’Etat et de gouvernement, point d’orgue des commémorations.                  Voir les réactions             Les plus lus     Armée européenne : Macron joue l’apaisement avec Trump en parlant d’une « confusion »    Jean-Luc Mélenchon et LFI visés par deux informations judiciaires    Petit manuel à lire avant de débattre de la hausse des prix du carburant                 Édition du jour Daté du lundi 12 novembre  Lire le journal numérique                                                     Annonces automobiles avec La Centrale           PEUGEOT 405 29880 € 67           PORSCHE 550 59990 € 13           AUDI S6 37490 € 49      Recherche                         Dans la même rubrique                                Services        Codes Promos avec Global Savings Group     -10€ dès 69€ d'achat sur La Redoute  I-run vous propose -15% sur les chaussures  SFR rembourse 100€ sur votre résiliation  Location Europcar : 1 jour sans frais  -10€ sur tous les vols Volotea  -100€ sur les frais de résiliation Avec Sosh  -15% au plus sur certains vols EasyJet  Livraison gratuite en magasin Maison du Monde     Toutes les offres              Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 15 (75015) 690000 € 67 m2           PARIS 18 (75018) 824000 € 78 m2           PARIS 15 (75015) 670000 € 66 m2      Recherche                 Annonces automobiles avec La Centrale           AUDI A4 26990 € 34           PLYMOUTH BARRACUDA 64500 € 31           AUDI S6 37490 € 49      Recherche                               En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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Par  Piotr Smolar   Publié aujourd’hui à 10h03, mis à jour à 10h03     Temps de Lecture 6 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                   Un chantier à Maale Adoumim, une colonie israélienne en Cisjordanie, en février 2017. Ammar Awad / REUTERS             Des œufs de poules, des livraisons à domicile, des investissements dans l’énergie verte : difficile de distinguer un lien entre ces sujets. Pourtant, ils s’inscrivent tous dans une entreprise fractionnée, de longue haleine, menée par la droite israélienne au Parlement (Knesset). Elle vise à appliquer directement la loi civile aux colonies en Cisjordanie, au nom de l’égalité entre citoyens israéliens.          Depuis la formation de la coalition au pouvoir, après les élections de mars 2015, jamais cet effort n’a été aussi intense. Ses pourfendeurs appellent cela « l’annexion rampante ». « Nous sommes en présence d’un alliage mortel avec la coalition la plus à droite de l’histoire, une Europe occupée par le Brexit et les migrants, et une administration américaine qui ferme les yeux sur ce phénomène », résume l’avocat Michael Sfard, défenseur renommé des droits de l’homme en Israël.          Sous le régime d’occupation, en vigueur depuis cinquante et un ans alors qu’il devait être provisoire, la loi militaire s’applique en Cisjordanie. Au fil des décennies, les députés israéliens ont étendu de nombreuses législations – sur la Sécurité sociale ou les impôts – aux colons. Ces derniers sont aujourd’hui 400 000, sans compter ceux de Jérusalem-Est. Il fallait pour cela passer par des ordres signés de la main du commandant militaire en Cisjordanie.          Deux systèmes parallèles          De fait, il existe deux systèmes parallèles sous le même régime. Les villes et les villages palestiniens sont soumis aux ordres militaires et aux lois héritées de l’ère ottomane puis jordanienne. Les conseils locaux et régionaux juifs, eux, relèvent de la loi israélienne et bénéficient d’allocations financières classiques de l’Etat hébreu. Cela implique que, pour un même délit ou crime, un Palestinien sera jugé plus sévèrement devant un tribunal militaire qu’un colon devant un tribunal civil. Une discrimination enkystée.                      INFOGRAPHIE « LE MONDE »             Mais pour la droite, il serait nécessaire d’établir enfin une stricte égalité de traitement entre citoyens israéliens, où qu’ils vivent, comme si la Cisjordanie était une simple région du pays. Ziv Stahl, directrice du département recherches au sein de l’ONG israélienne Yesh Din, s’efforce de répertorier l’ensemble des initiatives parlementaires visant à étendre la souveraineté de l’Etat au-delà de la ligne verte, démarcation datant de 1949 que plus personne n’arrive à situer précisément.          « Nous avons recensé une cinquantaine de textes depuis 2015, en sachant que certains ont été présentés sous différentes versions, par exemple ceux proposant d’annexer une zone entière, dit-elle. Certains projets ne sont pas politiquement réalistes, et leurs auteurs le savent. Ils font cela pour apparaître actifs aux yeux de leur base. » Ziv Stahl fait ainsi référence aux propositions d’annexion des plus grandes colonies, comme Maale Adoumim ou le bloc de communautés du Gush Etzion. Celles-ci ne seraient probablement pas évacuées dans le cadre d’un règlement négocié du conflit avec les Palestiniens, mais un tel geste unilatéral susciterait un scandale.                                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Par  Simon Leplâtre   Publié aujourd’hui à 10h00, mis à jour à 10h00     Temps de Lecture 4 min.      Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                   Un employé prépare les commandes au centre de logistique de la plate-forme de vente en ligne JD.com de Langfang (Chine), en novembre 2015. Jason Lee / REUTERS             Les paquets défilent à vive allure sur les tapis roulants de l’entrepôt de JD. com, numéro deux du commerce en ligne en Chine, derrière Alibaba. Ils passent sous des portiques équipés de caméras qui lisent des QR codes pour identifier les produits qui seront poussés vers des bennes à destination des quatre coins de Shanghaï. A Jiading, un district à la périphérie de la plus grande ville du pays où JD. com possède plus de 100 000 mètres carrés d’entrepôts, on voit beaucoup de cartons, mais peu d’humains. Alors que les cadences augmentaient déjà à quelques jours du plus gros événement du commerce en ligne au monde, la Journée internationale des célibataires, le 11 novembre, il régnait un calme étrange dans cet environnement hautement automatisé.          Quand JD. com ouvre ses entrepôts aux journalistes, Alibaba ne lésine pas non plus sur la communication. Pour fêter les dix ans de la Journée des célibataires et honorer sa réputation de numéro un du commerce en ligne, le groupe a carrément lancé un satellite de communication dans l’espace, censé améliorer l’expérience des utilisateurs lors du « Double 11 ». De quoi illustrer l’importance qu’a prise l’événement pour les plates-formes d’e-commerce chinoises : inspiré par une tradition issue des campus chinois de s’offrir des cadeaux à soi-même le 11 novembre, surnommé « fête des célibataires » parce que la date n’est constituée que de « 1 », l’événement a pris une ampleur considérable au fil des ans.                 Lire aussi  Smartphones : le chinois Oppo vient tenter sa chance sur le marché européen              Sa version commerciale a été lancée, en 2009, par Alibaba avant d’être reprise par d’autres plates-formes, comme JD. com, puis par la plupart des acteurs chinois de la vente en ligne. En 2013, les ventes du Double 11 ont dépassé celles du Black Friday américain, dont l’édition 2018 aura lieu le 23 novembre. En 2016, Alibaba y a ajouté un gala, avec stars internationales (Mariah Carey et Miranda Kerr, cette année) et paillettes pour concentrer l’attention sur l’événement.          La baisse des ventes de voitures, du jamais-vu depuis 1990          Des semaines à l’avance, les consommateurs chinois scrutent les réductions annoncées par leurs marques préférées. Pour réaliser des affaires, le mieux est de prépayer une partie de son achat. Les marques sécurisent ainsi une partie des commandes et peuvent anticiper la logistique folle du 11 novembre et des jours suivants. Si certaines enseignes choisissent d’étaler l’événement sur plusieurs jours, Alibaba tient à la concentrer sur vingt-quatre heures, ce qui lui permet d’annoncer un chiffre final à faire tourner les têtes. L’an dernier, les différentes plates-formes du groupe ont totalisé 21,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en une seule journée, soit 32 % de plus que l’année précédente.                                         La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Depuis août, elle a été administrée à 42 patients dans le Nord-Kivu. 7 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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Point de vue

« L’Afrique est restée sous le radar de Donald Trump »

LE RENDEZ-VOUS DES IDÉES. Militarisation croissante et opportunités commerciales : l’historienne Maya Kandel décrypte la politique américaine à l’égard du continent.

Par                                            Maya Kandel (historienne)




LE MONDE
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        Le 10.11.2018 à 10h00

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        Mis à jour le 10.11.2018 à 11h27






    
Le président américain, Donald Trump, à l’assemblée générale des Nations unies, à New York, le 26 septembre 2018.
Crédits : Eduardo Munoz / REUTERS


Tribune. Redéfinir le rapport au monde des Etats-Unis, c’était le cœur de la campagne de Donald Trump. Ce leitmotiv, aujourd’hui au centre de sa politique étrangère, repose sur cinq grands principes : nationalisme, unilatéralisme, militarisme, protectionnisme et développement des relations bilatérales sur la base d’affinités idéologiques. Mais cette révolution Trump en politique étrangère n’a pas affecté tous les domaines et toutes les régions de la même manière. Alors que certains dossiers sont devenus des « domaines réservés » de la présidence, comme le nucléaire nord-coréen, d’autres sont restés relativement sous le radar présidentiel. C’est le cas du continent africain.

Chaque samedi, le rendez-vous des idées du « Monde Afrique »
Le Monde Afrique vous propose un nouveau rendez-vous, tous les samedis matins, consacré au débat d’idées sur le continent et dans ses diasporas. Un regard singulier qui prendra la forme d’un entretien, d’un portrait, d’une tribune ou d’une analyse : c’est « le rendez-vous des idées ».


Donald Trump se désintéresse de l’Afrique et cumule les marques d’ignorance à son égard, même sans le préméditer. Dans sa bouche, lors d’un discours prononcé à New York face à des homologues africains, la Namibie (« Namibia », en anglais) devient « Nambia ». De l’ignorance et du mépris. Nul n’a oublié, sur le continent et ailleurs, que, selon des médias américains, il a traité les Etats africains de « pays de merde » lors d’une réunion sur l’immigration dans le bureau Ovale en janvier 2018. Des propos qu’il nie avoir tenus, mais la polémique a installé l’idée que Donald Trump méprise autant l’Afrique que son prédécesseur Barack Obama, né d’un père kényan, respectait ce continent.

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                Rex Tillerson en tournée de rattrapage et d’explication sur le continent africain



Paradoxe : il a beau susciter l’indignation chez une majorité d’Africains – l’Union africaine avait d’ailleurs réclamé des excuses après ces insultes –, Donald Trump fait des émules. On ne peut négliger l’effet Trump sur les remises en cause du multilatéralisme et de l’universalité de certains principes et valeurs, dont les droits humains, qui dépassent certes le continent mais l’affectent tout particulièrement. On l’a vu encore, récemment, lorsque les militaires nigérians ont justifié des exactions en invoquant les propos musclés de Donald Trump, le 1er novembre, lors de son discours sur sa politique migratoire. Il avait autorisé ses soldats à utiliser leurs armes s’ils devaient faire face à des migrants jetant des pierres.
Et quand la première dame, Melania Trump, effectue une tournée humanitaire sur le continent en octobre, on est encore dans la caricature. Avec son casque colonial vissé sur la tête lors d’un safari au Kenya, la First Lady semble coincée dans un autre siècle des relations entre l’Afrique et les Etats-Unis.



Priorité à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme
Au-delà de ces sorties déplorables qui entachent la perception du continent par les Etats-Unis, la politique africaine de l’administration s’est déroulée dans un vide relatif. Alors que le président Trump est entré en fonction en janvier 2017, le responsable de l’Afrique au département d’Etat (Tibor Nagy, un diplomate de carrière) n’a été confirmé que fin juin 2018. Côté Maison Blanche et Pentagone, les responsables Afrique, eux, sont deux anciens de la CIA (Cyril Sartor au Conseil de sécurité nationale et Alan Patterson au département de la défense).
Dans ce contexte, le discours de Tom Shannon, alors sous-secrétaire d’Etat aux affaires politiques, en septembre 2017, reste à ce jour la seule véritable présentation de la politique africaine sous Trump. Reprenant la stratégie pour l’Afrique de l’administration Obama, il a inversé la hiérarchie des priorités pour mettre en tête sécurité et lutte contre le terrorisme, tout en insistant sur les opportunités commerciales du continent et en laissant bonne dernière la promotion de la bonne gouvernance.

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                Muhammadu Buhari, premier dirigeant d’Afrique subsaharienne reçu par Donald Trump



La conséquence a été une militarisation accrue de la politique américaine en Afrique, accentuée par le choix de Trump de déléguer les décisions de terrain aux militaires. L’engagement américain de longue date en Afrique s’est donc intensifié, en particulier en Somalie, avec une augmentation des frappes militaires contre les groupes affiliés à l’organisation Etat islamique (EI). Au Sahel, l’engagement américain s’est poursuivi en coopération avec la France, qui demeure en première ligne, et par un soutien financier au G5 Sahel.
En parallèle, les Etats-Unis ont poursuivi leur implantation au Niger, « lieu stratégique au carrefour de trois fronts terroristes dont les bases sont en Libye, au Mali et au Nigeria », selon l’Africom, le Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique. Ce pays accueille désormais la plus forte présence militaire américaine (730 hommes) après Djibouti (4 000, sur un total de 7 200 pour l’ensemble du continent hors Egypte), même après l’embuscade qui a coûté la vie à quatre militaires américains en octobre 2017. L’implication américaine directe en Libye s’est également intensifiée.
Un terrain d’affrontement avec les autres puissances
Sur le plan commercial, l’évolution est plus nette. Appliquant les nouveaux préceptes d’une diplomatie transactionnelle et d’un positionnement anti-libre-échange, l’administration Trump a engagé plusieurs révisions de la loi commerciale de l’ère Clinton, l’AGOA (African Growth and Opportunity Act), remettant en cause l’accès libre au marché américain de produits africains. Il en est allé ainsi avec le Rwanda, pour des raisons de réciprocité, mais aussi tout récemment avec la Mauritanie, en invoquant l’esclavage.
Dans les deux cas, ces évolutions témoignent de l’influence du représentant au commerce, Robert Lighthizer, un adepte du protectionnisme qui avait déjà servi sous Reagan, et surtout du changement de paradigme de la politique commerciale américaine, avec un nationalisme assumé exigeant la réciprocité ou posant des conditions, pour défendre les intérêts américains.

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Autre élément important, l’influence des évangéliques et sa traduction au Congrès avec le retour du « Global Gag Rule », une disposition remise en vigueur à l’arrivée de chaque nouvelle administration républicaine et qui interdit de financer toute organisation pratiquant, conseillant ou même évoquant l’avortement. Cet aspect a un impact important sur l’aide américaine à l’Afrique, où les questions liées au planning familial sont prépondérantes.
Surtout, l’Afrique apparaît dans les documents stratégiques de Trump comme un terrain de l’affrontement avec les autres grandes puissances. Pour contrer les « nouvelles routes de la soie » chinoises, le Congrès a voté fin septembre une loi qui prévoit une nouvelle politique d’investissements, avec d’importantes répercussions en Afrique. Les pays africains, au cœur de cette concurrence accrue entre les Etats-Unis, la Chine, la Russie et la France, ont désormais une multiplicité d’offres alternatives.
Maya Kandel, historienne à l’université Paris-3-Sorbonne-Nouvelle, tient un blog sur la politique étrangère des Etats-Unis.


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Corée du Sud : le président Moon limoge ses deux argentiers

Les deux hommes s’opposaient sur la politique économique à mener. Le président Moon maintient son engagement en faveur d’une « économie équitable ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    10.11.2018 à 10h00
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            

Double limogeage. Confronté à une croissance réduite mais soucieux de respecter ses engagements à lutter contre les inégalités et pour l’emploi, le président sud-coréen Moon Jae-in a décidé de se séparer des deux argentiers du pays.
Vendredi 9 novembre, il a remplacé le ministre des finances, Kim Dong-yeon, par Hong Nam-ki, auparavant en charge de la coordination des politiques gouvernementales auprès du premier ministre. En outre, Kim Su-hyun, secrétaire présidentielle aux affaires sociales et spécialiste des questions environnementales, remplace Jang Ha-sung, architecte de la politique économique de l’administration Moon.

Ce remaniement à la tête de la quatrième économie asiatique fait suite aux divergences persistantes qui opposaient MM. Kim et Jang quant à la politique économique à mener. M. Jang voulait poursuivre la politique axée sur l’augmentation des revenus devant soutenir l’innovation, la consommation et la croissance. M. Kim souhaitait des changements.
La durée du travail ramenée à 52 heures
« Les bisbilles entre les deux sortants menaçaient de s’étendre à tout le gouvernement et M. Moon n’a eu d’autre choix que de les limoger tous les deux », souligne à l’AFP un analyste, Choi Jin.
« La population a travaillé jour et nuit pour bâtir en à peine un demi-siècle un pays prospère et en faire une puissance économique. Mais les succès obtenus en commun n’ont bénéficié qu’aux conglomérats », a déclaré le président
Le président Moon a néanmoins choisi de maintenir le cap, réitérant son engagement en faveur d’une « économie équitable » qui ne profiterait pas uniquement aux chaebols, les conglomérats locaux. « Dans le passé, la population a travaillé jour et nuit pour bâtir en à peine un demi-siècle un pays prospère et en faire une puissance économique. Mais l’équité a été perdue. Les succès obtenus en commun n’ont bénéficié qu’aux conglomérats », a déclaré le président, qui a toujours défendu...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Le divorce Europe-Etats-Unis (2/3). A l’occasion de la venue de Donald Trump en France, dimanche, « Le Monde » consacre une série d’articles à la crise des relations transatlantiques.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤                       Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                       À la une Retour à la page d'accueil du Monde    En continu   Actualités    En ce moment    Commémorations du 11-Novembre    Midterms 2018    Brexit    Climat    Route du rhum    Immigration en Europe    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Économie  Quand le maire de Chartres refuse 2 000 emplois                    Économie   Article réservé à nos abonnés En Chine, la « fête des célibataires », journée test de la vigueur de la consommation                    Chronique   Article réservé à nos abonnés Patate, vers une flambée des prix ?   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A l’occasion de la venue de Donald Trump en France, dimanche, « Le Monde » consacre une série d’articles à la crise des relations transatlantiques.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail          Selon à qui l’on s’adresse, c’est La Cène de Léonard de Vinci, ou le film Douze hommes en colère. Ce n’est jamais qu’une photo, mais le cliché est saisissant par la tension qu’il reflète : on y voit Donald Trump, assis les bras croisés dans une attitude de défiance, face à un groupe de dirigeants européens, debout de l’autre côté de la table. Au premier rang d’entre eux, penchée vers le président américain qu’elle domine du regard, sous l’œil approbateur du premier ministre japonais, Shinzo Abe, la chancelière allemande, Angela Merkel, semble user de toute son autorité pour amener M. Trump à la raison.          La scène se passe au G7 de La Malbaie, au Québec, le 9 juin. La photo fait aussitôt le tour du monde, et l’utilisation que vont en faire les différents dirigeants en dit long sur l’acrimonie qui se dégage de ce sommet, que M. Trump quittera avant la fin et, surtout, dynamitera d’un tweet envoyé de l’avion présidentiel Air Force One pour annoncer qu’il retire sa signature du communiqué final.          La photo est prise par Jesco Denzel, le photographe de la chancellerie fédérale allemande, et diffusée sur les réseaux sociaux par le porte-parole de Mme Merkel, qui y voit l’occasion de montrer la chancelière sous un jour favorable, résistant à M. Trump. D’autres clichés pris par d’autres photographes, représentant le groupe plus détendu, vont être publiés, mais c’est celui-ci que l’on retiendra.                 Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Au sommet du G7, Trump seul contre tous              Piqué au vif par l’avantage psychologique pris par les Allemands, Donald Trump va revenir longuement sur cette scène, dans un entretien accordé à la télévision ABC à Singapour, où il a atterri le lendemain pour un sommet avec son nouvel « ami » nord-coréen Kim Jong-un. Le président s’inscrit en faux contre l’interprétation faite de cette « photo tellement innocente » : tout se passait très bien, dit-il, « on discutait en attendant le document final. C’était juste une photo de moi, assis les bras croisés, j’attends le document pour pouvoir le lire. C’était juste une photo amicale ».          M. Trump affirme qu’il s’est très bien entendu « avec pratiquement tout le monde », avec une mention spéciale pour « le nouveau, celui d’Italie, que j’aime beaucoup, il vient juste de gagner [Giuseppe Conte, le chef du gouvernement italien formé à la suite de la victoire des populistes aux élections] », et répète à plusieurs reprises : « Vous savez, c’est nous qui avons diffusé cette photo, ce sont mes gens qui l’ont diffusée ! »                          La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Article sélectionné dans La Matinale du 09/11/2018
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Choquée par la résurgence de l’extrême droite, l’Allemagne commémore la Nuit de cristal

« L’indifférence à l’égard du racisme, de la xénophobie et de l’antisémitisme est le premier pas vers la remise en cause de nos valeurs essentielles », a déclaré Angela Merkel.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 12h04
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Manifester « n’a jamais été [son] truc ». La politique ne l’intéresse que « de très loin ». Vendredi 9 novembre, Kristiane n’a pourtant pas hésité à venir quand elle a appris qu’un collectif d’extrême droite, baptisé Wir für Deutschland (Nous sommes pour l’Allemagne), avait été autorisé par la justice à se rassembler, en début de soirée, devant la gare centrale de Berlin.
« Un autre jour, passe encore que ces gens-là manifestent, mais pas un 9 novembre, non, pas le jour anniversaire de la Nuit de cristal », s’indigne cette jeune retraitée, avant d’enchaîner, la voix étranglée par l’émotion : « Jamais je n’avais imaginé que je me sentirais obligée de descendre dans la rue, un 9 novembre, pour dire non à la haine. »
Au final, cette manifestation d’extrême droite – que le ministre de l’intérieur du Land de Berlin avait interdite, mercredi, mais que la justice a finalement autorisée, vendredi – aura été un piteux échec. Une cinquantaine de personnes tout au plus.
Vingt fois, peut-être trente fois moins que ceux qui étaient venus leur tenir tête à coups de « Nazis, dehors ! », « Plus jamais ça ! » ou « Tous ensemble contre le fascisme ! ». Des slogans habituels dans ce genre de rassemblements mais auxquels s’étaient ajoutées, en ce 80e anniversaire du pogrom organisé par les nazis en novembre 1938, des références plus précises à la Shoah. Comme cette citation de Primo Levi (1919-1987), rescapé d’Auschwitz, inscrite sur de nombreuses affiches : « C’est arrivé, cela peut donc arriver de nouveau. »
« On ne peut pas laisser faire »
Cette phrase, Leo Schwarz « y pense de plus en plus souvent ». Agé de 22 ans, cet étudiant en science politique au ton posé n’a aucun mal à reconnaître que « la situation d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celle de l’Allemagne de 1938 ». Mais il reste « très choqué » par les récentes attaques...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Les Etats-Unis ont approuvé l’annonce de Riyad sur la fin des ravitaillements en vol de ses avions, utilisés pour combattre les rebelles houthis au Yémen.
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Yémen : la coalition a demandé la fin des ravitaillements en vol américains

Les Etats-Unis ont approuvé l’annonce de Riyad sur la fin des ravitaillements en vol de ses avions, utilisés pour combattre les rebelles houthis au Yémen.



Le Monde.fr avec AFP
 |    10.11.2018 à 04h31
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 12h17
   





                        


La coalition militaire menée par l’Arabie saoudite, qui combat les rebelles Hhouthis au Yémen, estime être autosuffisante. Elle a demandé aux Etats-Unis de cesser leurs opérations de ravitaillement en vol de ses avions, a annoncé samedi 10 novembre l’agence officielle saoudienne.
« Récemment, le royaume et la coalition ont accru leur capacité de mener indépendamment le ravitaillement en vol au Yémen », précise l’agence de presse officielle SPA. « En conséquence, en consultation avec les Etats-Unis, la coalition a demandé la cessation du soutien au ravitaillement en vol pour ses opérations au Yémen. » L’Arabie saoudite et les autres membres de la coalition, qui soutient les forces loyales au président yéménite, Abd Rabbo Mansour Hadi, « cherchent continuellement à améliorer leur professionnalisme militaire et leur autosuffisance », explique l’agence saoudienne.
Quelques heures plus tard, Washington a confirmé l’annonce de Riyad. « Nous soutenons la décision du royaume d’Arabie saoudite, après des consultations avec le gouvernement américain, d’utiliser les capacités militaires propres de la coalition pour effectuer les ravitaillements en vol en soutien de ses opérations au Yémen », a déclaré dans un communiqué publié à Washington le secrétaire américain à la défense, Jim Mattis.

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Des combats meurtriers à Hodeida
Après l’échec en septembre d’une médiation des Nations unies pour trouver un règlement politique, la coalition a annoncé la reprise de l’assaut sur le port stratégique de Hodeida, dans l’ouest du Yémen, qui s’est intensifié à partir du 1er novembre. La bataille pour reprendre Hodeida aux rebelles – qui contrôlent la ville depuis 2014 – menace les efforts de paix des Etats-Unis et de l’ONU, qui espèrent pouvoir convoquer des pourparlers d’ici à la fin de l’année.

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Les combats dans cette ville ont été particulièrement meurtriers vendredi, avec une forte résistance des rebelles houthis tentant par tous les moyens de ralentir la progression des forces progouvernementales. Pour la première fois jeudi, les troupes loyalistes, soutenues par les raids de l’aviation saoudienne, sont entrées dans la cité où elles ont progressé de quelques kilomètres à partir du sud et de l’est en direction du port. En riposte, les rebelles houthis, dont le chef a promis que ses hommes combattraient jusqu’au bout, ont intensifié leurs contre-attaques pour ralentir leur avancée.
Les combats des dernières 24 heures à Hodeida ont fait 110 morts parmi les rebelles, selon des sources médicales. Un responsable militaire des forces loyalistes a de son côté fait état de 22 morts parmi leurs combattants. Ce nouveau bilan porte à 382 le nombre de combattants des deux camps tués depuis le 1er novembre.
« Le commandement de la coalition exprime l’espoir que les prochaines négociations sous l’égide de l’ONU dans un pays tiers conduiront à un règlement négocié » du conflit, rapporte par ailleurs SPA. La coalition « espère voir la fin de l’agression des milices houthis soutenues par l’Iran contre le peuple yéménite et contre des pays de la région, notamment la menace des missiles balistiques et des drones ».



                            


                        

                        


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Les élections de mi-mandat renforcent les partisans d’un encadrement des armes à feu

En dépit du silence de Donald Trump, la bascule de la Chambre des représentants dans le camp démocrate va relancer le débat.



LE MONDE
 |    10.11.2018 à 03h16
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 14h41
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Donald Trump a écarté une nouvelle fois toute réflexion sur un meilleur encadrement des armes à feu aux États-Unis, vendredi 9 novembre, au lendemain d’une nouvelle fusillade de masse en Californie. Interrogé à propos de ce carnage qui a causé la mort de douze personnes, sans compter le tireur, dans un bar de Thousand Oaks, le président a préféré mettre en avant les antécédents psychiatriques du responsable présumé, un ancien militaire. Ce dernier était armé d’un pistolet équipé d’un chargeur à grande capacité. En Californie, la vente de ces accessoires, dépassant la limite de dix balles, est pourtant interdite.

Cette volonté présidentielle d’empêcher toute discussion en dépit du nombre croissant de fusillades était confortée avant les élections de mi-mandat par les deux majorités républicaines au Sénat et à la Chambre des représentants. Mais la bascule de cette dernière dans le camp démocrate, mardi, devrait remettre en cause ce statu quo.
Une mobilisation financière
D’autant que, pour la première fois, les organisations favorables à un meilleur encadrement du marché des armes à feu, principalement démocrates, ont battu le puissant lobby des armes, la National Rifle Association (NRA), en termes de soutien financier apporté aux candidats partageant leurs convictions.
Everytown for Gun Safety, financé par l’ancien maire de New York Michael Bloomberg, et l’organisation créée par Gabrielle Giffords, une ancienne élue démocrate d’Arizona elle-même grièvement blessée dans une fusillade en 2011, ont investi 37 millions de dollars dans ces élections intermédiaires, soit bien plus que les 20 millions de dollars de la NRA.

Cette mobilisation, renforcée par celle des lycéens survivants de la tuerie de masse de Parkland (Floride) en février, a permis à quinze candidats démocrates affligés de la pire « note » décernée par la National Rifle Association de l’emporter sur des adversaires disposant au contraire de l’appréciation...




                        

                        


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Armée européenne : Macron joue l’apaisement avec Trump en parlant d’une « confusion »

Au lendemain des critiques du président américain sur les propos « insultants » de son homologue français, le temps est à l’accalmie entre les deux chefs d’Etat.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 23h50
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 16h41
   





                        



   


Désamorcer tout malentendu avant de se parler franchement. C’est ce drôle d’exercice auquel Donald Trump et Emmanuel Macron se sont livrés devant les caméras à l’Elysée samedi 10 novembre à 11 heures. Le président français a accueilli à Paris Donald Trump en optant pour un ton résolument conciliant sur la question sensible de la défense européenne au lendemain d’un tweet très agressif du président américain.
« Nous devons mieux partager le fardeau au sein de l’Otan », a lancé Emmanuel Macron dès les début de l’entretien à l’Elysée, une musique douce aux oreilles du locataire de la Maison Blanche qui ne cesse de réclamer une hausse des dépenses militaires des pays européens jugeant la situation actuelle injuste pour le contribuable américain.
Soucieux de désamorcer la polémique
« Nous célébrons ici l’amitié entre nos peuples, nos armées, et la formidable solidarité qu’il y a eu entre nous qui sommes parmi les plus vieux alliés », a dit le président français à la veille de la cérémonie de commémoration du centenaire de l’armistice entre la France et l’Allemagne. A ses côtés, le président américain a salué la relation « amicale » entretenue avec son homologue français. « Nous avons beaucoup de choses en commun à de nombreux égards, peut-être que certaines personnes pensent le contraire mais non, nous partageons beaucoup de choses », a-t-il souligné. Visiblement soucieux de désamorcer la polémique, les deux hommes ont insisté sur leurs liens étroits : « Nous sommes devenus très bons amis au fil des ans », a assuré Donald Trump.
« L’armée européenne » prônée par Emmanuel Macron ne vise pas les Etats-Unis, a précisé la présidence française, évoquant une « confusion » dans l’interprétation des propos du président français qui ont déclenché la fureur de Donald Trump. « Je comprends que l’enchaînement des sujets dans l’interview [sur l’antenne d’Europe 1] puisse créer de la confusion mais ce sont bien deux sujets différents, le traité des armes nucléaires à portée intermédiaire (INF) et ce sujet d’une force de défense des Européens où il y a des travaux en cours », a souligné samedi la présidence française auprès de la presse.

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A peine arrivé à Paris, quelques heures plus tôt, le président américain s’en était pris à son homologue français. Donald Trump avait dénoncé, vendredi 9 novembre au soir, les propos « très insultants » prononcés sur la création d’une armée européenne.
« Le président Macron vient de suggérer que l’Europe construise sa propre armée pour se protéger contre les Etats-Unis, la Chine et la Russie », avait tweeté M. Trump au moment même où l’avion Air Force One atterrissait à l’aéroport international d’Orly. « Très insultant mais peut-être que l’Europe devrait d’abord payer sa part à l’OTAN que les Etats-Unis subventionnent largement ! »

President Macron of France has just suggested that Europe build its own military in order to protect itself from th… https://t.co/ZlE52iViPz— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Dans son tweet, le président américain faisait semble-t-il référence aux déclarations mardi de M. Macron qui a appelé de ses vœux la création d’une « véritable armée européenne » pour mieux protéger le continent.
« On ne protégera pas les Européens si on ne décide pas d’avoir une vraie armée européenne », avait alors plaidé le président français. Il faut « nous protéger à l’égard de la Chine, de la Russie et même des Etats-Unis », avait-il dit, en évoquant la décision américaine de se retirer d’un traité de désarmement nucléaire datant des années 1980. Il n’existe pour l’heure aucune armée européenne supranationale. Le sujet, récurrent, reste miné car il touche au cœur la souveraineté des Etats membres.

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Des désaccords politiques profonds
Une grande partie de l’Europe s’abrite sous le bouclier américain depuis l’après-guerre, sans payer un prix satisfaisant pour Donald Trump. Depuis son élection, Emmanuel Macron plaide pour un renforcement européen de la défense, la France mettant justement en avant l’incertitude stratégique provoquée par les positions du président américain.
Il s’agit de la deuxième visite du président américain en France depuis son arrivée à la Maison Blanche, après celle du 14 juillet 2017 qu’il évoque régulièrement avec beaucoup d’enthousiasme.
Au moment de quitter la Maison Blanche, Donald Trump avait opté pour un ton nettement plus conciliant. « Cela va être un moment magnifique », avait-il prédit. « Il y aura beaucoup de pays », avait-il ajouté, assurant que l’annonce de sa présence avait poussé nombre d’autres dirigeants à faire le déplacement.

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Après la rencontre entre Donald Trump et Emmanuel Macron, les deux couples présidentiels ont déjeuné ensemble à l’Elysée avant de se séparer pour l’après-midi. Le président américain devait initialement se rendre dans le nord de la France, au cimetière américain du bois Belleau, mais il a finalement annulé ce déplacement dans l’Aisne, « en raison du mauvais temps », selon la Maison Blanche. De son côté, Emmanuel Macron devait prendre le chemin d’une clairière près de Compiègne, au nord de Paris, pour y retrouver la chancelière Angela Merkel pour une cérémonie très symbolique. C’est ici que, le 11 novembre 1918, fut signé dans un wagon-restaurant l’armistice scellant la fin de la première guerre mondiale, qui fit 18 millions de morts.

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Dans la soirée, les Macron, Trump, Merkel et plusieurs autres dignitaires se retrouveront au Musée d’Orsay à Paris, pour une visite de l’exposition consacrée à Picasso et un dîner protocolaire sur place, avant la grande cérémonie de dimanche matin sous l’arc de Triomphe en présence de plusieurs dizaines de chefs d’Etat et de gouvernement, point d’orgue des commémorations.
Plus largement, cette saillie de Donald Trump illustre les désaccords politiques profonds qui opposent les deux hommes, sur l’environnement, le nucléaire iranien, les relations commerciales, et d’une manière générale, sur la gouvernance des affaires du monde, pour laquelle M. Macron défend le multilatéralisme, honni par M. Trump.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Dans ce livre de 426 pages, intitulé « Becoming » (« Devenir »), la native de Chicago raconte son désintérêt de la politique et sa colère contre Donald Trump.
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Michelle Obama tacle Trump dans ses mémoires

Dans ce livre de 426 pages, intitulé « Becoming » (« Devenir »), la native de Chicago raconte son désintérêt de la politique et sa colère contre Donald Trump.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 22h52
   





                        


Est-ce une réponse à ceux qui la voient déjà un jour à la Maison Blanche ? « Je n’ai jamais été une fan de politique et mon expérience ces dix dernières années n’a pas fait beaucoup pour changer ça. » C’est par ces mots que Michelle Obama évoque son expérience de la vie politique, dans ses mémoires, dont la parution est prévue mardi 13 novembre, et dont le Washington Post publie les bonnes feuilles.
Dans ce livre de 426 pages, intitulé Becoming (Devenir), la native de Chicago raconte son désintérêt de la politique et sa colère contre Donald Trump. Elle ne cache pas le choc ressenti lorsqu’elle a entendu l’enregistrement de Donald Trump dans lequel il se vantait de pouvoir « attraper les femmes par la chatte ». Elle évoque alors son « corps [qui] tremblait de colère ». L’épouse de l’ancien président se dit surprise que tant de femmes américaines ont voté pour le « misogyne » Trump, plutôt que Hillary Clinton en 2016.

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« Insinuations bruyantes et irresponsables »
L’extrait le plus marquant dans ces attaques en règle contre le locataire de la Maison Blanche ? Elle ne lui « pardonnera jamais » la polémique sur le lieu de naissance de son mari. Le milliardaire new-yorkais est l’un de ceux à avoir suggéré, à plusieurs reprises, que l’ancien sénateur de Chicago était né au Kenya et non aux Etats-Unis. C’était « fou et mesquin, bien sûr, le sectarisme et la xénophobie sont à peine dissimulés », tacle la première First Lady noire de l’histoire américaine. 
« Et si quelqu’un d’instable avait chargé un pistolet et était venu à Washington ? Et si cette personne s’en était prise à nos filles ? Donald Trump, avec ses insinuations bruyantes et irresponsables, a mis en danger ma famille. Et pour ça, je ne lui pardonnerai jamais. »
La réponse du président républicain n’a pas tardé. « Michelle Obama a été payée très cher pour écrire un livre et ils insistent toujours pour que vous sortiez des polémiques », a-t-il lancé à des journalistes avant de s’envoler pour la France pour les commémorations du centenaire de la fin de la première guerre mondiale.
« L’horloge biologique est réelle »
Michelle Obama, 54 ans, se livre aussi sur sa vie personnelle, et notamment sa fausse couche, voilà une vingtaine d’années. « C’était comme si j’avais échoué, je ne savais pas que les fausses couches étaient si fréquentes parce qu’on n’en parle pas », a déclaré la quinquagénaire, dans des extraits d’une interview à la chaîne ABC pour présenter son ouvrage. « Nous sommes confrontées à notre propre douleur, pensant, d’une certaine manière, que nous sommes brisées. » Et l’épouse du 44e président des Etats-Unis d’ajouter : « C’est l’une des raisons pour lesquelles je pense que c’est important de dire aux jeunes mères que les fausses couches arrivent. »
Dans son livre, elle raconte aussi que leurs deux filles, Malia, 20 ans, et Sasha, 17 ans, sont venues au monde grâce à la fécondation in vitro. « L’horloge biologique est réelle », « parce que la production d’ovules est limitée », confie-t-elle à ABC. « Je l’ai réalisé quand j’avais 34 et 35 ans. Nous avons eu besoin de faire appel à la fécondation in vitro. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Le décret a aussitôt été dénoncé comme violant les droits des demandeurs d’asile, et la puissante organisation ACLU a déposé un recours en justice.
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Donald Trump interdit aux clandestins de déposer des demandes d’asile

Le décret a aussitôt été dénoncé comme violant les droits des demandeurs d’asile, et la puissante organisation ACLU a déposé un recours en justice.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 21h20
 • Mis à jour le
10.11.2018 à 06h39
   





                        



   


Les Etats-Unis ont commencé, vendredi 9 novembre, à rejeter automatiquement les demandes d’asile déposées par des personnes ayant traversé illégalement la frontière avec le Mexique. Un coup d’arrêt qui fait suite à la signature d’un décret par Donald Trump, qui interdit à tout immigré arrivé illégalement sur le territoire américain de déposer une demande d’asile, ce qui était autorisé depuis des décennies.
« La migration de masse et continue d’étrangers n’ayant aucune raison d’être admis aux Etats-Unis par notre frontière sud a provoqué une crise et sape l’intégrité de nos frontières », a justifié M. Trump, qui espère ainsi à décourager les migrants centraméricains, ayant formé notamment une « caravane » de 4 000 personnes, de gagner le pays. Une seule exception est prévue pour les mineurs non accompagnés, précisent les autorités.

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Recours en justice
Le décret a aussitôt été dénoncé comme violant les droits des demandeurs d’asile. L’Union américaine pour la protection des droits civiques (ACLU), le Centre pour des droits constitutionnels et le Southern Poverty Law Center ont saisi le tribunal fédéral de San Francisco pour empêcher l’application de ce décret. « La loi américaine autorise spécifiquement les individus à demander l’asile, qu’ils soient arrivés ou non à travers un point d’entrée, avait déclaré dès jeudi dans un communiqué un porte-parole de la puissante association ACLU. Il est illégal de contourner ce principe. »

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Mais des responsables américains jugent que, puisque le Mexique est le premier pays considéré comme sûr où les migrants arrivent depuis le Guatemala, le Salvador et le Honduras, c’est là que les demandes devraient être déposées. « Le Mexique est sans aucun doute un pays sûr pour ces individus fuyant la persécution », a dit un responsable du gouvernement Trump à des journalistes vendredi. « Nous voulons que les gens viennent dans notre pays, mais ils doivent venir de manière légale », a déclaré M. Trump avant de s’envoler pour la France.
Le décret présidentiel américain dit clairement que M. Trump veut que le Mexique gère cette question. Il précise que le rejet automatique des demandes d’asile déposées par des personnes traversant illégalement la frontière se poursuivra pendant quatre-vingt-dix jours ou jusqu’à ce qu’un accord « permettant aux Etats-Unis de renvoyer les étrangers au Mexique » soit conclu.

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Le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) a invité les Etats-Unis à veiller à ce que toute personne fuyant la violence ou la persécution, qui a besoin de la protection du statut de réfugié, puisse le recevoir rapidement et « sans entrave », conformément au droit international.
« Travel ban » rejeté
Donald Trump avait fait de l’immigration son principal thème de campagne avant les élections de mi-mandat du 6 novembre, dénonçant régulièrement une « invasion ». Son décret est censé soulager un système déjà surchargé, quelque 700 000 cas actuellement en attente dans les tribunaux. Durant les cinq dernières années, le nombre de personnes ayant déposé une demande d’asile a augmenté de 2 000 %, selon le département de la sécurité intérieure, précisant que moins de 10 % d’entre elles sont, finalement, acceptées.
L’administration Trump a déjà pris plusieurs mesures pour réduire les conditions d’attribution de l’asile politique.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Des écarts infimes dans les élections du gouverneur et du sénateur ont entraîné un recomptage automatique, tandis que le décompte se poursuit en Arizona et en Géorgie.
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Midterms : nouveau recomptage des voix en Floride, la nervosité s’installe chez les républicains

Des écarts infimes dans les élections du gouverneur et du sénateur ont entraîné un recomptage automatique, tandis que le décompte se poursuit en Arizona et en Géorgie.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 20h41
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 20h48
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant) et 
Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



   


On croyait en avoir fini avec le système de vote de la Floride, ces cartes perforées, parfois incomplètement, avec un confetti qui pendouillait, au point qu’il était impossible de les lire et d’interpréter le vote de l’électeur. C’était en l’an 2000, lors du scrutin qui conduisit finalement à l’élection de George W. Bush face au démocrate Al Gore. Dix-huit ans plus tard, le système a été changé à deux reprises, électronique jusqu’en 2008, puis manuel, avec des bulletins de vote papier à remplir au crayon, mais lus par des machines optiques – processus indispensable lorsque l’électeur doit répondre à plusieurs dizaines de questions.
Et pourtant. Quatre jours après les élections de mi-mandat du 6 novembre, la Floride ne sait toujours pas qui seront son gouverneur et son sénateur. Au soir du scrutin, le candidat démocrate Andrew Gillum, un Afro-Américain progressiste de 39 ans, a concédé la défaite face au républicain trumpiste Ron DeSantis. Le républicain Rick Scott, gouverneur sortant, a également revendiqué la victoire, mais son adversaire, Bill Nelson, sénateur démocrate sortant depuis le début du siècle, ne l’a pas reconnue.
Gouverneur : écart de 0,44 %
Vendredi 9 novembre, avec l’arrivée des derniers votes, le dépouillement de votes tardifs par correspondance, l’écart est minimal. Pour le poste de gouverneur, alors qu’il manque les résultats d’un bureau de vote, M. DeSantis devance son adversaire M. Gillum de 36 208 voix sur 8,2 millions, soit un écart de 0,44 %. Un écart inférieur à 0,5 point qui entraîne automatiquement un recomptage optique des bulletins, selon le code électoral de Floride.
Sénateur : écart de 0,18 %
Pour le Sénat, M. Scott ne devance son adversaire que de 15 071 voix sur 8,175 millions de voix, soit un écart de 0,18 %. Celui-ci étant inférieur à 0,25 %, la loi exige un recomptage manuel des bulletins. Les partisans de Bill Nelson sont intrigués de l’écart de suffrages exprimés entre le vote pour le poste de gouverneur et le poste de sénateur, qui atteint 35 000 voix, et qui peut s’expliquer de deux manières : le vote blanc d’une partie des électeurs, ou une erreur de comptage.
« Des gauchistes non éthiques essaient de voler cette élection »
Le resserrement de l’écart a conduit à une très grande nervosité dans le camp républicain. La lenteur de l’arrivée des résultats a conduit Rick Scott à déposer plainte pour fraude, jeudi soir : « Les habitants de Floride doivent savoir qu’il pourrait y avoir de la fraude rampante dans les comtés de Miami Beach et de Broward », deux bastions démocrates, a dénoncé M. Scott. « Nous avons tous constaté, depuis des années, l’incompétence et les irrégularités dans le décompte des votes des comtés de Broward et Palm Beach », a déclaré M. Scott, indiquant qu’il ne resterait pas inerte « pendant que des gauchistes non éthiques essaient de voler cette élection au grand peuple de Floride ».
Donald Trump a aussi dénoncé la « corruption » et la « fraude » dans ces deux comtés de Floride. Un porte-parole de Bill Nelson a expliqué au Wall Street Journal que « le but est que tous les votes de Floride soient décomptés, et décomptés justement. Les actes de Rick Scott apparaissent motivés politiquement et pris par désespoir ».
Les soixante-sept comtés de Floride ont jusqu’à samedi midi pour donner leurs résultats officiels. Au vu de ceux-ci, les recomptes seront ou non décidés. Un recomptage des votes des machines optiques doit être achevé jeudi 15 novembre avant 15 heures, et celui manuel avant le dimanche 18 novembre.
Décompte encore en cours en Géorgie et en Arizona
En Géorgie, la course pour le poste de gouverneur n’est pas achevée non plus, même si le républicain Brian Kemp s’est déjà autoproclamé vainqueur. Avec une avance de 53 000 voix, ce dernier estime que le nombre de bulletins restant à dépouiller est trop faible pour renverser la situation. Il supervisait sa propre élection du fait de ses fonctions de secrétaire d’Etat (l’équivalent d’un ministre de l’intérieur), jusqu’à sa démission, jeudi.
Son adversaire démocrate, Stacey Abrams, qui n’a cessé de dénoncer ce mélange des genres, espère de son côté que les derniers bulletins feront passer le pourcentage obtenu par son adversaire sous la barre de 50 % des suffrages exprimés. Auquel cas, un second tour serait organisé automatiquement entre ces deux candidats.
L’Arizona retient également son souffle depuis que le décompte des bulletins par correspondance a fait passer la démocrate Kyrsten Sinema devant celle qui semblait avoir course gagnée au soir des midterms, la républicaine Martha McSally. Les républicains de l’Etat ont engagé une procédure en justice pour annuler des bulletins envoyés par correspondance. Seulement 9 000 voix séparaient les deux femmes vendredi matin alors qu’il reste plusieurs milliers de bulletins à décompter. Ces opérations pourraient prendre jusqu’au 15 novembre.
Un renversement de situation dans ces trois Etats changerait considérablement la lecture de ces élections intermédiaires… au profit des démocrates.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Le bar californien où douze personnes ont été tuées était devenu un lieu de réconfort pour des survivants du massacre de Las Vegas de 2017.
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Certains survivants de la fusillade en Californie avaient déjà survécu à celle de Las Vegas

Le bar californien où douze personnes ont été tuées était devenu un lieu de réconfort pour des survivants du massacre de Las Vegas de 2017.



Le Monde.fr avec AP
 |    09.11.2018 à 18h47
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 19h28
   





                        



   


Quand un homme a ouvert le feu dans un bar, mercredi 7 novembre, dans la ville de Thousand Oaks, dans le sud de la Californie, la scène a semblé terriblement familière à plusieurs personnes rassemblées ce soir-là. Un an plus tôt, « elles avaient fui le même chaos – coups de feu, chutes de corps – à Las Vegas », souligne le New York Times. Le 1er octobre 2017, cette fusillade de masse, la plus meurtrière de l’histoire américaine moderne, avait eu lieu lors d’un festival de musique country, où cinquante-huit personnes avaient été tuées. A Thousand Oaks, ce sont douze personnes qui ont été tuées. Le tueur, David Long, était un vétéran de l’armée américaine de 28 ans. Il a été retrouvé mort après l’attaque.
Le bar Borderline, où il a commis son massacre, est un endroit populaire pour les amateurs de musique country. Il était aussi devenu un lieu de réconfort pour des dizaines de survivants du massacre de Las Vegas, qui s’y réunissaient pour écouter de la musique, tenter de guérir et se souvenir – « pour célébrer la vie », selon les mots de l’un d’eux. « Et maintenant, au moins certains d’entre eux appartiennent à un groupe qui semble singulier aux Etats-Unis : celui des survivants de deux fusillades de masse », écrit le quotidien américain.
Nicholas Champion, un entraîneur de fitness du sud de la Californie, a posté sur Facebook une photographie de survivants de Las Vegas réunis à Borderline en avril. « C’est la deuxième fois en un an et un mois que cela se produit, a-t-il déclaré à la télévision américaine. J’étais à la fusillade de Las Vegas Route 91, ainsi que cinquante ou soixante autres personnes qui étaient dans l’immeuble en même temps que moi ce soir. »

        Les Décodeurs :
         

          en 2018, les Etats-Unis n’ont pas connu plus de 4 jours sans fusillade de masse



« Je veux le contrôle des armes à feu »
« La première fois, j’avais déjà souhaité que cela n’arrive jamais à qui que ce soit, a raconté un autre témoin, Brendan Kelly. La deuxième fois n’est pas plus facile à vivre. » Le jeune homme, un marine de 22 ans, dansait avec des amis quand il a entendu « pop pop ». Il a tout de suite compris qu’il s’agissait d’une arme à feu. « Les frissons remontent le long de ta colonne vertébrale. De nouveau, vous ne pensez pas que c’est réel », explique-t-il.
Molly Mauer, qui a survécu aux deux fusillades, a publié un message sur Facebook : « Je n’arrive pas à croire que j’aie encore à répéter ça : je suis vivante et en sécurité chez moi », écrit-elle.
Telemachus Tel Orfanos, 27 ans, avait lui aussi échappé à la fusillade de Las Vegas. Il n’a pas survécu cette fois. Sa mère a réagi peu de temps après le drame auprès de l’agence Associated Press, la voix tremblante de chagrin et de rage. « Voici mes mots : je veux le contrôle des armes à feu. Je ne veux pas de prières. Je ne veux pas de pensées. » Elle a demandé au Congrès d’« adopter [une loi sur] le contrôle des armes à feu, pour que personne d’autre n’ait un enfant qui ne rentre pas à la maison ».
Les survivants des deux fusillades se sont rassemblés lors d’une veillée, jeudi soir, pour rendre hommage aux victimes.



                            


                        

                        

