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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Plusieurs anciens locataires de la rue de Valois ont accepté de témoigner de leur expérience.
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Bons et mauvais souvenirs à la tête du ministère de la culture

Plusieurs anciens locataires de la rue de Valois ont accepté de témoigner de leur expérience.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 18h07
    |

            Sandrine Blanchard








                        



                                


                            

Vingt ans séparent leur expérience à la tête du ministère de la culture. Et pourtant, c’est le même sujet qu’évoquent Jacques Toubon et Aurélie Filippetti lorsqu’on les interroge sur leur meilleur souvenir Rue de Valois. Tous deux citent « le combat en faveur de l’exception culturelle ». Ministre de la culture lors de la cohabitation Mitterrand-Balladur (mars 1993-mai 1995), Jacques Toubon accompagne les membres de l’exécutif, en décembre 1993, au 62e sommet franco-allemand à Bonn. Au centre des discussions, les négociations du GATT [Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce] sur la libéralisation du commerce mondial. En conférence de presse, Helmut Kohl [chancelier] indique que l’Allemagne considère que la culture est aussi importante que l’agriculture. « Nous avions gagné », se souvient Jacques Toubon. La culture ne sera pas incluse dans les accords.
« Ce fut une bataille européenne passionnante avec une coalition transnationale », se remémore Aurélie Filippetti à propos de l’exception culturelle
Deux décennies plus tard, l’exception culturelle défendue par la France est à nouveau menacée dans le cadre de négociations de libre-échange commercial avec les Etats-Unis. En mai 2013, Aurélie Filippetti, qui obtient le soutien de treize de ses homologues européens, adresse une lettre à la présidence de l’Union européenne et à la Commission, dans laquelle elle plaide pour le « respect » de cette « exception », dont le rôle est « trop important pour laisser les productions culturelles intégralement soumises à la loi du marché ». La démarche s’accompagne d’une pétition signée par quelque cinq mille artistes. L’audiovisuel et le cinéma seront finalement exclus des pourparlers. « Ce fut une bataille européenne passionnante avec une coalition transnationale », se remémore la ministre.
Ce sont d’autres sujets que garde en mémoire Renaud Donnedieu de Vabres. Dans ce ministère...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Une note confidentielle de l’Agence régionale de santé, consultée par « Le Monde », révèle les manquements des services de la mairie.
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Avant l’effondrement des immeubles, la gestion de l’habitat par la mairie de Marseille déjà critiquée

Une note confidentielle de l’Agence régionale de santé, consultée par « Le Monde », révèle les manquements des services de la mairie.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 16h51
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 17h21
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        



                                


                            

Personnel mal formé, mauvaise évaluation des situations d’insalubrité, défaut de mise en œuvre des procédures : dans une note confidentielle antérieure à l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne qui a fait huit morts, dont Le Monde a pris connaissance, l’Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur, étrille le service communal d’hygiène et de santé (SCHS) de la ville de Marseille. Alors que Jean-Claude Gaudin, maire (LR) de Marseille vantait, jeudi 8 novembre, « une ambition forte et une véritable exigence pour la rénovation de l’habitat ancien et la réhabilitation des secteurs dégradés ou indignes », l’analyse de la « préfecture sanitaire » est tout autre.
Placé en première ligne du combat contre l’habitat indigne, le service communal d’hygiène apparaît loin d’être à la hauteur des enjeux en la matière. Dans la seconde ville de France, où le nombre de logements potentiellement indignes est évalué à 40 000 et toucherait 100 000 Marseillais, les chiffres parlent d’eux-mêmes : aucun arrêté préfectoral d’insalubrité en 2016. L’année suivante, six dossiers ont été transmis à la commission insalubrité du conseil départemental des risques sanitaires et technologiques (Coderst) et neuf depuis le début de cette année.
« Jamais vérifié »
En 2016, dans le sillage du rapport de l’inspecteur général de l’administration du développement durable, Christian Nicol, sur l’état du parc immobilier privé marseillais, la municipalité avait renforcé l’équipe du SCHS, y affectant six contractuels, ce qui portait l’effectif à une dizaine d’agents. Mais, lit-on dans la note de l’ARS, ces inspecteurs appelés à constater l’état de dégradation des logements après des signalements par leurs occupants « ne possèdent pas de qualification particulière les rendant aptes à apprécier les aspects techniques et juridiques nécessaires à la mise en œuvre des procédures complexes en matière d’insalubrité ». Le service, après une journée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Deux juges d’instruction s’occuperont des comptes de campagne du candidat de LFI et des soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires.
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Jean-Luc Mélenchon et LFI visés par deux informations judiciaires

Deux juges d’instruction s’occuperont des comptes de campagne du candidat de LFI et des soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 16h36
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 18h55
   





                        


Les deux enquêtes visant les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2017 et les assistants d’eurodéputés de La France insoumise ont été confiées à des juges d’instruction par le parquet de Paris, selon un communiqué publié vendredi 9 novembre.
Deux informations judiciaires ont ainsi été ouvertes contre X. La première, relative au financement de la campagne, principalement pour « escroquerie » et « abus de confiance », tandis que la seconde, concernant les assistants parlementaires, a notamment été ouverte pour « détournement de fonds publics ».

        Sur Les Décodeurs :
         

          les deux informations judiciaires qui visent Mélenchon



Les investigations ont été confiées à l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF). Dans le cadre de ces deux enquêtes, rappelle le communiqué « des perquisitions autorisées par le juge des libertés et de la détention ont été menées, le 16 octobre 2018, sur quinze sites distincts et les enquêteurs ont, depuis, procédé à l’audition de 21 personnes. »
Ces perquisitions avaient fait l’objet d’une vive polémique, alors que Jean-Luc Mélenchon, tentant de s’interposer au siège de son parti, n’a eu de cesse depuis de dénoncer un « acte politique », orchestré par le pouvoir exécutif macroniste. « Nous n’avons jamais surfacturé. Ceux qui le disent sont des menteurs », martèle le député des Bouches-du-Rhône, qui s’en est aussi pris violemment aux médias, qu’il accusait d’être de mèche avec l’Elysée pour organiser une « persécution politique ».

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                Mélenchon dément toute surfacturation dans sa campagne : « Ceux qui le disent sont des menteurs »



Après l’annonce de l’ouverture de deux informations judiciaires vendredi, Jean-Luc Mélenchon a salué la décision, se félicitant de « sortir des griffes de l’arbitraire ».
« Enfin nous revenons à la normale judiciaire. Un juge d’instruction est désigné. Nous sortons des griffes de l’arbitraire dans lequel sont abandonnées 97 % des procédures, qui passent directement de l’enquête préliminaire au tribunal. »
Irrégularités dans les comptes de campagne
Jean-Luc Mélenchon et son parti sont donc visés par deux enquêtes distinctes. La première concerne les comptes de la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle de 2017. Après l’examen des documents comptables communiqués par La France insoumise, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a, comme le prévoit la loi, publié lesdits comptes et les a validés le 13 février, ouvrant le droit à un remboursement par l’Etat.
Mais, dans le même temps, la CNCCFP a noté plusieurs irrégularités et a dû retrancher 434 000 euros de dépenses qu’elle a considérées comme non liées à « la sollicitation des suffrages des électeurs ». Un élément qu’on retrouve dans beaucoup de comptes de campagne. Mais la commission a estimé, cette fois, que ces irrégularités constituaient des infractions pénales. Le président a donc transmis, le 16 mars, comme la loi le lui oblige, le dossier à la justice.

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                Sophia Chikirou : « Il n’y a pas eu surfacturation » dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon



Plusieurs partis concernés
La seconde enquête concerne les assistants parlementaires de Jean-Luc Mélenchon au Parlement européen. La justice a initialement ouvert une enquête en mars 2015, visant le seul Front national (FN, désormais Rassemblement national) avant de l’élargir au MoDem le 9 juin 2017 et à Jean-Luc Mélenchon le 17 juillet de la même année, à la suite des signalements de l’eurodéputée FN Sophie Montel.

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                Non, la justice européenne n’a pas déclaré « illégales » les perquisitions à LFI et chez Mélenchon



La justice soupçonne ces formations d’avoir employé des assistants parlementaires au Parlement européen, en les faisant, en réalité, travailler pour elles-mêmes. Ce qui revient, in fine, à détourner l’argent du Parlement, en fabriquant des emplois fictifs. D’autres eurodéputés et ex-eurodéputés sont concernés par l’enquête, comme Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie (Les Républicains), Edouard Martin (élu sur la liste du Parti socialiste, désormais dans la délégation Génération·s) ou encore Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts).




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ La formation d’Emmanuel Macron vise un large rassemblement des forces proeuropéennes, dont les contours seront sans doute finalisés après le scrutin européen de mai 2019.
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A Madrid, LRM scelle le principe d’une « coalition » avec les libéraux et démocrates

La formation d’Emmanuel Macron vise un large rassemblement des forces proeuropéennes, dont les contours seront sans doute finalisés après le scrutin européen de mai 2019.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 16h16
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Madrid, Envoyé spécial)








                        



                                


                            

La stratégie de La République en marche (LRM) en vue des élections européennes de mai est, désormais, un peu plus claire. A Madrid, au cours d’un congrès du parti Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe (ALDE), Astrid Panosyan, déléguée à l’action internationale de la formation macroniste a fixé la ligne : une coalition avec les libéraux avant le scrutin de mai 2019 et « au-delà » la constitution d’un nouveau groupe, plus large, au sein du Parlement européen. Avec, selon Mme Panosyan, d’autres formations qui n’étaient présentes à cette réunion.
L’intervention était très attendue. Elle a déclenché un tonnerre d’applaudissements dans la salle, tandis que le président de l’ALDE, l’eurodéputé néerlandais Hans van Baalen, se précipitait sur l’oratrice pour lui manifester sa joie. Comme d’autres, il attendait effectivement avec impatience une intervention qui ne figurait pas dans le programme remis aux participants à la veille de ce congrès. Le président y évoquait simplement la venue de LRM pour « poursuivre l’exploration des voies en vue d’un travail en commun ».
Etre davantage que le quatrième groupe
Avec ce ralliement – qui se défend d’être une intégration pure et simple – le groupe libéral à Strasbourg affirme son objectif : être davantage que le quatrième groupe du Parlement et rassembler, demain, d’autres pro-européens « progressistes ». Peut-être des écologistes, des centristes, des sociaux-démocrates acquis à l’idée du président Macron d’une nécessaire mobilisation contre le front des nationalistes et populistes.
Lors de son discours Mme Panosyan avait indiqué que le succès du président « n’aurait pas été possible » sans le soutien des « vrais Européens » de l’ALDE. Elle ajoutait qu’il n’était pas question, pour En marche !, de vouloir « dupliquer un Europe ce qui s’était passé en France ». Et tenait aussi à rassurer une partie de la salle : pas question...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Notre journaliste Cédric Pietralunga, qui a suivi le chef de l’Etat depuis dimanche, a répondu à vos questions.
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« L’itinérance mémorielle de Macron a un double objectif : commémorer et expliquer sa politique »

Notre journaliste Cédric Pietralunga, qui a suivi le chef de l’Etat depuis dimanche, a répondu à vos questions.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 15h59
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 18h07
    |

            Cédric Pietralunga








                        



   


Mélange de séquences mémorielles et de moments très politiques, polémique concernant le maréchal Pétain, coût du déplacement… Cédric Pietralunga, journaliste au service Politique du Monde, a suivi Emmanuel Macron lors de son « itinérance mémorielle ». Il a répondu à vos questions lors d’un tchat.

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                Polémique sur Pétain, prix des carburants : le chaotique périple mémoriel de Macron



Dedrak : pouvez-vous expliquer le souhait de l’Elysée de mélanger dans ce déplacement les visites sur les sites de bataille et sur le terrain économique ?
Cédric Pietralunga : L’Elysée a effectivement conçu cette « itinérance mémorielle » dans un double objectif : commémorer le centenaire de la guerre 14-18 mais aussi expliquer la politique et les réformes du gouvernement. Pour cela, le chef de l’Etat a entrecoupé les séquences « mémorielles » de son programme (arrêts à Morhange, aux Eparges, à Verdun, à Notre-Dame-de-Lorette) par des visites d’un Ehpad, d’un centre social, d’entreprises (Novasep, PSA, Renault). Selon l’Elysée, il fallait « lier les douleurs d’hier à celles d’aujourd’hui ».
Copyright : En voulant célébrer un hommage à Pétain, le président devait se douter qu’il allait déclencher un tollé. Est-ce une erreur de communication d’après vous ?
Emmanuel Macron n’avait pas l’intention de parler du maréchal Pétain lors de son itinérance. Il y a été contraint par une question posée par un journaliste. Mais la façon dont il y a répondu, en quelques minutes sur un trottoir et avec des termes pas nécessairement pesés (il a parlé de Philippe Pétain comme d’un « très grand soldat » à qui il était « légitime » de rendre hommage) a certainement pesé dans la polémique, qui a été immédiatement lancée. A l’Elysée, certains conseillers reconnaissent que ce n’était pas les meilleures conditions pour expliquer la « pensée complexe » du président à propos de l’homme de Verdun et de Vichy.
Maxah : Comme beaucoup de gens je trouve insupportable la capacité des journalistes à monter de fausses histoires ou polémiques pour vendre du papier au lieu d’être constructifs sur des sujets de fond. Dans ce cadre, pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous écrivez, dans un article : « La faute à Emmanuel Macron, qui a alimenté, tout seul, une polémique sur Philippe Pétain, général pendant la première guerre mondiale, devenu maréchal le 21 novembre 1918. » En quoi a-t-il alimenté la polémique  ?
Au-delà du compte rendu factuel de ses déplacements, les journalistes essaient de contextualiser les gestes et déclarations du chef de l’Etat. Poser une question sur le maréchal Pétain, au cours d’une itinérance consacrée à la guerre 14-18 et alors qu’un hommage aux maréchaux français, dont Pétain, devait être organisé samedi aux Invalides (il concernait initialement les huit maréchaux de 14-18, avant que l’Elysée le réduise aux seuls cinq enterrés aux Invalides), est légitime. Ce sont les termes choisis par Emmanuel Macron pour justifier cette cérémonie qui ont déclenché la polémique, pas la question.

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                Centenaire du 11-Novembre : Macron en quête de « héros » pour la France




   


Rodan : Vous ne répondez pas à la question de Maxah. Macron a tenu les mêmes propos sur Pétain que tous les présidents de la Ve République. Pourquoi alors une telle polémique ?
Plusieurs présidents ont effectivement tenu les mêmes propos sur Pétain, en distinguant le héros de Verdun du traître de Montoire. Mais ce n’est plus le cas depuis Jacques Chirac. Selon certains historiens, la perception de Pétain par les Français a en effet évolué et ce qui était accepté hier ne l’est peut-être plus aujourd’hui. Je vous invite à lire cet entretien avec l’historien Laurent Jolly, qui explique cela très bien.
Thierry : Entre les péripéties de cette « itinérance mémorielle » et son traitement par la presse, on a l’impression que, finalement, l’hommage aux poilus et aux peuples éprouvés pendant cette époque importe peu…
Les séquences « mémorielles » du périple du chef de l’Etat, pour importantes qu’elles ont été – je pense notamment à la panthéonisation de Maurice Genevoix et de « ceux de 14 » annoncée mardi aux Eparges – ont été effectivement percutées par plusieurs polémiques. En répondant mercredi à une question sur l’hommage que l’armée doit rendre le 10 novembre aux maréchaux de la Grande Guerre, dont Philippe Pétain, Emmanuel Macron a fait passer au second plan l’hommage aux poilus. De la même façon, la mise en scène de ses rencontres avec les Français, souvent tendues, perturbe la perception d’ensemble. La presse dans son ensemble et Le Monde en particulier ont tenté de rendre compte des deux aspects de ce périple.

   


Frédéric : Cette « itinérance mémorielle » n’a-t-elle pas atteint un objectif contraire en montrant un président en décalage avec le peuple (polémiques sur le carburant, sur Pétain, sur l’économie de manière générale…) et qui est quelque peu détaché de la réalité ?
Seuls les prochains sondages pourront nous dire si les Français ont ou non apprécié cette séquence. Les contempteurs d’Emmanuel Macron disent voir dans ses bains de foule tendus la preuve que le chef de l’Etat est détaché de la réalité. Ses partisans, au contraire, défendent un président qui n’a pas peur d’aller au contact des Français et d’être « à portée de baffes ». Ce vendredi matin, Emmanuel Macron a en tout cas déclaré être « très heureux » de cette itinérance. « Je capte plein de choses, plein de messages, plein d’enseignements dont je ferai mon miel », a-t-il déclaré aux journalistes.

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                Le « vrai bonheur » mémoriel de Macron



Shadok : J’ai bien compris que, pour ces élus, l’argent public ne compte pas. Mais quand même, ça va nous coûter combien ce périple mémoriel de Macron ?
L’Elysée n’a pas souhaité communiquer sur le coût de cette « itinérance mémorielle ». Mais la logistique a été impressionnante. Le convoi du chef de l’Etat comptait une vingtaine de véhicules. Plusieurs villes ont été bouclées lors de son passage, comme à Strasbourg et Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle). Le déploiement de forces de l’ordre, notamment de gendarmes mobiles, était important. Concernant son hébergement, Emmanuel Macron s’est néanmoins efforcé de dormir dans les préfectures. Seule exception : lundi soir, il a logé au château des Monthairons, un quatre étoiles meusien qui avait servi d’hôpital militaire lors de la Grande Guerre et où le compositeur Maurice Ravel fut un temps affecté comme ambulancier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le chef de l’Etat visite le nord et l’est de la France depuis une semaine. Notre journaliste Cédric Pietralunga le suit et répond à vos questions.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Cette semaine, « Travail, genre et sociétés » montre que les choix électoraux, lors de l’élection présidentielle de 2017, s’ancrent dans des logiques sociales qui ne sont pas, loin s’en faut, aveugles au genre.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
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Dans les revues

Cette semaine, « Travail, genre et sociétés » montre que les choix électoraux, lors de l’élection présidentielle de 2017, s’ancrent dans des logiques sociales qui ne sont pas, loin s’en faut, aveugles au genre.



LE MONDE IDEES
 |    09.11.2018 à 14h00
    |

            Anne Chemin








                        



                                


                            
Née en 1999, la revue Travail, genre et sociétés analyse avec acuité, dans son numéro de novembre, la question du genre au prisme de l’élection présidentielle française de 2017. Publiée par les éditions La Découverte, cette revue, qui ­s’intéresse aux inégalités hommes-femmes dans le monde du travail, de l’école ou de la famille, tente de comprendre comment le genre a, lors de ce scrutin hors norme, ­façonné les orientations politiques.
Dans les démocraties occidentales, le « gender gap » politique, qui désigne la différence de comportement entre les hommes et les femmes, est en passe de disparaître : aujourd’hui, peu de chose sépare encore les votes des deux sexes. La question du genre n’a pas disparu pour autant : « Mind the gap ! » (« faites attention à l’écart »), avertissent malicieusement les chercheuses Catherine Achin et Sandrine Lévêque, qui estiment que le genre ne doit pas devenir le grand absent des analyses électorales.
S’appuyant sur les premiers résultats d’une étude approfondie ­menée dans sept circonscriptions, en 2016-2017, à l’aide d’entretiens, de questionnaires « sortie des ­urnes » et de dépouillement des ­listes d’émargement, la revue montre en effet dans un passionnant dossier que les choix électoraux de 2017 s’ancrent dans des logiques sociales qui ne sont pas, loin s’en faut, aveugles au genre.
Les chercheurs Lorenzo Barrault-Stella, Clémentine Berjaud et Safia Dahani analysent ainsi en détail le cheminement politique de trois femmes que tout devrait conduire à voter de la même manière – elles sont « racisées », peu diplômées et issues des quartiers populaires. Si l’une vote à gauche et les deux autres à droite, c’est en raison, montre l’article, de leurs trajectoires sociales et migratoires, qui sont largement déterminées par la question du genre.
Les chercheurs Martin Baloge et Marie-Ange Grégory montrent, de leur côté, que les choix électoraux se construisent en grande partie au sein...




                        

                        


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Henry Hermand-Emmanuel Macron, le vieil homme et le (futur) président 
                  
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M le magazine du Monde
 |
                  09.11.2018 à 13h57
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 16h22


Industriel épris de politique, ce mécène de la deuxième gauche avait mis sa fortune au service des ambitions de son protégé, comme il l’avait fait avec Michel Rocard. Une vie d’homme d’Etat par procuration qui ne l’a jamais entièrement comblé.

Par             Vanessa Schneider





                     
Le silence qui soudainement a nappé le cœur de l’église n’a pas suffi à rendre audible le discours tant attendu. Seul un murmure est parvenu aux oreilles des plus attentifs. Un souffle, une longue psalmodie, comme une confession. Quelques-uns ont cru entendre se détacher des mots, « exigence », « fidélité », « engagement », mais, avec le recul, ils n’en sont plus vraiment certains. Ce 10 novembre 2016, à quelques centimètres du cercueil de son vieil ami, l’industriel Henry Hermand, décédé cinq jours plus tôt à l’âge de 92 ans, Emmanuel Macron n’est pas parvenu à livrer davantage qu’un chuchotement intime.
« Il était très ému, il savait ce qu’il lui devait, se souvient l’écrivain Eric Fottorino – ancien directeur du Monde –, qui a fondé et dirige Le 1, l’hebdomadaire que l’homme d’affaires finançait. On n’entendait pas ce qu’il disait et il semblait s’en ficher. Il parlait, mais c’était comme un silence. » Accompagné de son épouse, Brigitte, le futur candidat avait pris place au premier rang sur le banc habituellement dévolu à la famille. N’était-il pas le fils préféré ?
Le père de substitution
Davantage qu’un soutien, un financier, un compagnon de route, Emmanuel Macron a perdu, en cet automne humide, un ami, un père de substitution. Il n’était un secret pour personne qu’Hermand entretenait des relations exécrables avec ses quatre enfants. « Emmanuel était le fils qu’Henry aurait aimé avoir, confie son ami l’écrivain Tahar Ben Jelloun. Il a cru en lui avant tout le monde, il était sûr qu’il allait devenir président de la République. » Il est mort avant d’avoir vu son rêve exaucé.
De son côté, Emmanuel Macron, dont les parents planent comme des fantômes sur sa biographie, semble avoir longtemps été à la recherche de figures paternelles : ce fut, alors qu’il était en classe préparatoire au lycée Henri-IV, l’historien Max Gallo puis « la bande des quatre vieux », comme...





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Permis de conduire : Macron promet une baisse « drastique » de son coût

Le chef de l’Etat a profité d’une visite dans un centre social de Lens pour annoncer une aide au passage du permis ainsi qu’à l’acquisition du premier véhicule.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 13h11
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 15h06
   





                        


Au sixième jour de son parcours mémoriel dans le cadre du centenaire de la fin de la Grande Guerre, le président de la République a profité d’une visite dans un centre social de Lens, dans le Pas-de-Calais, pour promettre vendredi 9 novembre une baisse « drastique » du coût du permis de conduire. Emmanuel Macron a annoncé également que le gouvernement allait « aider à l’acquisition du premier véhicule ». Ces annonces s’inscrivent dans le cadre du projet de loi d’orientation des mobilités attendu d’ici la fin de l’année.
« Dans les territoires qui sont le plus en difficulté, où il y a moins de transports en commun, où souvent il faut sa propre voiture pour se déplacer, surtout quand on a obtenu un travail, on ne peut pas avoir l’obtention du permis qui dure des mois et des mois, qui coûte 1 500 ou 1 800 euros », a souligné Emmanuel Macron. « Le code [de la route], on va l’intégrer à la partie scolaire », a encore précisé le chef de l’Etat.

        Lire aussi :
         

                Permis de conduire : Macron défend une « réforme d'intérêt général »



Projet de loi présenté fin novembre
Actuellement examiné par le Conseil d’Etat, le projet de loi devrait être présenté « fin novembre » au conseil des ministres, avait indiqué le 26 octobre la ministre des transports, Elisabeth Borne. Ce projet a été régulièrement invoqué ces dernières semaines par Edouard Philippe lors des multiples interrogations des oppositions sur la hausse des prix des carburants, qui a également largement coloré la tournée du chef de l’Etat. Mais la question du coût du permis de conduire n’avait pour l’instant pas été mise dans le débat.
Selon le rapport Gilbert de 2014, le prix du permis était estimé en moyenne à 1 600 euros. Une réforme du permis a été menée en 2014, quand M. Macron était ministre de l’économie de François Hollande, avec notamment l’objectif de réduire les délais de passage d’un deuxième examen après un échec. Il est passé de 93 à 63 jours en moyenne, et le coût pour le candidat, qui n’a pas à repasser des heures de conduite pour se maintenir au niveau, est ainsi réduit de 150 à 300 euros, selon le gouvernement.
Par ailleurs, depuis juillet 2016, le dispositif du « permis à un euro par jour », qui permet à un candidat de financer son permis avec un prêt à taux zéro remboursé à un euro par jour, a été étendu. Avec la loi égalité et citoyenneté de 2017, il peut également être financé via le compte personnel de formation.

        Lire aussi :
         

                Comment passer son permis de conduire sans se ruiner ? 






                            


                        

                        


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Prix du carburant : petit manuel à lire avant de débattre

Les Décodeurs recensent les principaux arguments dans ce débat particulièrement agité.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 18h30
    |

            Agathe Dahyot, 
Adrien Sénécat et 
Maxime Vaudano








                        


Les arguments fusent de toutes parts à l’approche de la manifestation du 17 novembre contre la hausse des prix du carburant. Entre les intox, les exagérations et les faits vérifiés, il devient difficile de faire le tri. Petite mise au point sur les grandes questions au cœur de ce débat enflammé.


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Le prix des carburants augmente-t-il vraiment ?



Oui

Source







A cause des taxes ?


        




            

            


Oui
Un peu

            

Un tiers de l'augmentation des prix est lié à la hausse des taxes :





Mais pourquoi le gouvernement fait-il cela ?
   

D'abord pour supprimer l'avantage fiscal du diesel.
En 2013, il était moins taxé que l'essence (- 20 cts/l). En 2021, il le sera autant.

Source




Mais le diesel pollue moins que l'essence, non ?


On entend souvent que les véhicules diesel consomment moins de carburant, ce qui leur permet de rejeter moins de CO2 que les voitures à essence (même si certaines sources sont plus nuancées).
Mais ce n'est pas vrai pour tous les types de pollution. Les véhicules diesel, en particulier les plus anciens, émettent plus de particules fines dans l'air. Ils seraient les principaux responsables des 48 000 morts provoqués chaque année en France par cette pollution.


            










Non
Pour l'essentiel


Le reste, c'est le coût de l'essence hors taxes :




Mais pourquoi cela augmente, alors ?


A cause du prix du pétrole

Le prix du baril a presque triplé depuis 2016. Cela se répercute naturellement sur le tarif à la pompe.

Source






Oui, mais le prix du baril de pétrole est moins cher aujourd'hui qu'il y a cinq ans...



C'est vrai si l'on regarde le cours du baril en dollars. Mais il faut tenir compte du taux de change euro/dollar, qui a beaucoup varié.
En euros, le cours du pétrole se rapproche désormais des sommets atteints en 2012.

Source






Et les raffineries et les distributeurs, ils ne se font pas de marge ?


Si, mais elles ne sont pas responsables de la hausse des prix.
Il y a deux types de marges :

Celles des raffineries, qui varient dans le temps mais sont limitées (≈ 2-5 cts/l).
Celles des distributeurs, qui varient fortement d'un établissement à l'autre (en moyenne 11 cts/l). 

Le prix du carburant :

Source


























Mais en dix ans, la hausse des prix est quand même énorme. C'est forcément la faute des taxes !




Là aussi, seulement en partie. Les taxes représentent depuis longtemps plus de la moitié des prix à la pompe pour l'essence :

La proportion des taxes a davantage augmenté pour le diesel, en raison du « rattrapage » de fiscalité entamé en 2014. Mais elles étaient déjà importantes il y a dix ans :

Source








Cela rapporte combien à l'Etat ?




34 milliards d'euros
Ce sont les recettes totales de la TICPE, principale taxe sur le carburant, en 2018.
Elles sont réparties entre...

Source








Que fait l'Etat de tout cet argent ?




Financer la transition écologique, mais pas seulement :
Toutes les taxes collectées ne vont pas financer des mesures environnementales : 7,2 milliards d'euros sont directement fléchés, sur les 33,8 milliards récoltés. Les autres sont versés au pot commun du budget.
De façon assez symptomatique, les 3,9 milliards d'augmentation de la taxe sur les carburants en 2019 ne seront pas fléchés sur le budget de la transition écologique.









Donc, on fait les poches des contribuables sous prétexte de lutter contre la pollution ?




C'est réducteur :
1
L'Etat et les collectivités territoriales financent aussi la transition environnementale par bien d'autres biais.
2
 Même versés au budget général de l'Etat, les taxes sur les carburants peuvent indirectement financer des mesures environnementales, ou d'autres mesures légitimes, comme des infrastructures de transports.
3
  Mais il est vrai qu'un plus grand effort de transparence pourrait être fait.









Mais quand même, nos voitures polluent-elles tant que cela ?




Oui, vraiment.


    






Le CO2

                

Les voitures individuelles et les poids lourds sont responsables d'une partie substantielle des émissions de gaz à effet de serre en France.

Source
        













La pollution atmosphérique

                

Les particules (ultra)fines, émises en particulier par les vieux véhicules diesel, nuisent fortement à la qualité de l'air et ont des conséquences sanitaires.
Sur 425 000 morts prématurées par an liées à la pollution de l'air dans le monde, 10 000 peuvent être attribuées directement aux émissions d'oxydes d'azote (NOx) des moteurs diesel.
        







Les nouveaux moteurs ne sont pas moins polluants ?

            

Même les véhicules les plus récents (essence comme diesel) ne règlent pas tous les problèmes. La voiture électrique a aussi des défauts, notamment liés au cycle de vie des batteries et à la production de l'électricité nécessaire à son fonctionnement.
Au-delà du type de moteur et du carburant utilisé, toutes les voitures polluent, à cause de l'abrasion des pneus et des freins et de leur cycle de vie global.
















Quand même, le prix des carburants atteint des niveaux délirants en France...




        





Pas plus qu'avant

                

Il est clair que la flambée récente des prix pèse sur le portefeuille des ménages. Mais rapporté au pouvoir d'achat ou au salaire minimum de l'époque, le coût de l'essence n'est pas à son plus haut niveau historique – loin de là.
Travailler une heure de smic permet actuellement d'acheter environ six litres d'essence, contre seulement trois litres il y a 40 ans.
        











Et ailleurs en Europe ?

                

La France se situe bien dans le haut du panier en termes de prix et de niveau de taxation, mais pas dans des proportions démesurées.
Les taxes représentent en effet 50 à 70 % du prix des carburants dans l'ensemble des pays membres de l'Union européenne.
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Mars 2018 - Source
                    
        







    




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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le président de la République a poursuivi, jeudi, son « itinérance » sur les traces de la Grande Guerre.
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Le « vrai bonheur » mémoriel de Macron

Le président de la République a poursuivi, jeudi, son « itinérance » sur les traces de la Grande Guerre.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 11h52
    |

            Virginie Malingre








                        



   


Emmanuel Macron aime à descendre dans l’arène pour défendre ses convictions. Il affectionne également, dans un tout autre genre, la matière historique, surtout quand elle se mâtine de ce « tragique » dont il annonce régulièrement « le retour ». Peut-être est-ce aussi pour concilier ces deux inclinaisons que le président de la République a imaginé célébrer les cent ans de la première guerre mondiale par un périple qui mêle un passé douloureux et un présent lourd de récriminations sociales.
A l’usine Renault de Maubeuge, jeudi 8 novembre au matin, au cinquième jour de son « itinérance mémorielle » dans les Hauts-de-France et le Grand Est, Emmanuel Macron, au plus bas dans les sondages, a retrouvé des accents de campagne. De ceux qui avaient marqué les esprits dans la course à l’Elysée du candidat d’En Marche !, lorsqu’il avait affronté, en avril 2017, entre les deux tours de la présidentielle, les ouvriers en grève de l’usine Whirlpool à Amiens, auprès desquels son adversaire Marine Le Pen venait de se faire photographier tout sourire.

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« Monsieur Macron, vous n’êtes pas le bienvenu ici », lui a lancé jeudi un syndicaliste de SUD, alors que le PDG du groupe automobile Carlos Ghosn venait d’annoncer 450 millions d’investissements sur le site et 200 embauches en 2019. Samuel Beauvois s’est dit exaspéré par la flambée du prix du carburant, comme tous ces Français qui appellent à sanctionner le gouvernement en bloquant les routes le 17 novembre. « On réussit sans vous », lui lance l’ouvrier. Mais, cette fois, contrairement aux jours précédents, le chef de l’Etat parvient à se sortir de la nasse, alors que l’attaque du salarié est mal accueillie par ses collègues, qui le huent. « Là, vous êtes ridicule, pardon de vous le dire », lui répond M. Macron, avant de se lancer dans un plaidoyer pour sa politique. « Le vrai pouvoir d’achat, c’est le travail », martèle-t-il, sous les applaudissements répétés de l’assemblée.
« Ça me conforte »

   


Ce périple mémoriel est « un vrai bonheur », a commenté le président de la République, manifestement requinqué après cette altercation. « Les gens sont formidablement accueillants, ça me réjouit, ça me fait chaud au cœur, et ça me conforte », a-t-il poursuivi. M. Macron sait que le combat ne se termine pas toujours en sa faveur. Mardi comme mercredi, à chaque bain de foule, que ce soit à Charleville-Mézières ou à Verdun, il a été interpellé sur les prix de l’essence ou la hausse de la CSG, et malgré un effort indéniable de pédagogie, il n’a pas toujours réussi à convaincre.
Après avoir conquis les salariés de Renault, Emmanuel Macron a replongé dans le bain mémoriel jeudi après-midi, à Ablain-Saint-Nazaire. Il y a d’abord visité « l’anneau de la mémoire » de Notre-Dame-de-Lorette, sur lequel 580 000 noms de soldats, français, britanniques, canadiens, amérindiens mais aussi allemands morts entre 1914 et 1918 ont été gravés. Accompagné de l’historien Yves Le Maner, il a échangé avec les descendants de trois poilus. Notamment le petit-fils londonien de Kenneth Mathewson, d’origine canadienne, qui avait fait le déplacement alors qu’il a découvert l’existence de son grand-père il y a seulement quelques années. « Une histoire tellement incroyable qu’elle ne peut qu’être vraie », a commenté le président.
Emmanuel Macron a ensuite assisté à une cérémonie dans la plus grande nécropole militaire française, qui abrite 20 000 tombes et autant d’anonymes regroupés dans huit ossuaires. Revue des troupes, ravivage de la flamme du soldat inconnu, recueillement dans la crypte de la Tour Lanterne…, le chef de l’Etat a aussi pris le temps de saluer un à un chacun des porte-drapeaux qui assistait à l’événement.

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« Casse-toi »
La soirée lui a sans doute apporté moins de satisfaction. Interrogé sur France 3, Emmanuel Macron est revenu sur la polémique autour du maréchal Pétain qu’il a lui-même contribué à faire naître, en jugeant légitime mercredi de l’inclure, sans le nommer, dans un hommage rendu samedi aux maréchaux de la Grande Guerre. Depuis, il a fait machine arrière et assure qu’il n’a jamais été question de rendre le moindre hommage au chef du régime de Vichy. « Je ne crois pas à la police de l’Histoire », a-t-il cependant lancé, « dans nos maréchaux, il y avait Pétain. Il a été un grand soldat, c’est la vérité historique », avant de prendre en 1940 « au nom de l’Etat français des décisions impardonnables ».
En fin de journée, Emmanuel Macron s’est rendu à Arras où il a remis la Légion d’honneur à Léon Fatous, l’ancien maire de la ville. A la sortie de l’hôtel de ville, il a de nouveau dû affronter des quolibets, qui ont recouvert des applaudissements timides. « Casse-toi », lui a lancé l’un des mécontents. A ce moment-là de la soirée, il était près de 22 h 30, le chef de l’Etat n’a pas fait part de son « bonheur ».

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ « Nice Matin » a publié une lettre de réconciliation du maire de Nice adressée à Eric Ciotti. Sur Twitter, le député des Alpes-Maritimes y a répondu ironiquement.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                     
                                                

Estrosi et Ciotti ne semblent pas prêts à oublier leur inimitié

« Nice Matin » a publié une lettre de réconciliation du maire de Nice adressée à Eric Ciotti. Sur Twitter, le député des Alpes-Maritimes y a répondu ironiquement.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 15h19
    |

                            Paul Barelli (Nice, correspondant)








                        


Jeudi 7 novembre, 11 heures, monastère de Cimiez, à Nice. Eric Ciotti et Christian Estrosi se serrent la main tout en s’évitant du regard. Les funérailles sont souvent l’occasion de se réconcilier. Mais, devant le cercueil de Jean-Paul Baréty, figure tutélaire du gaullisme azuréen et du patrimoine niçois, ex-maire RPR de Nice de 1993 à 1997, les deux chefs de file de la droite républicaine de la Côte d’Azur ne semblent toujours pas prêts à oublier leur inimitié.
Pourtant, le matin même, Nice Matin avait publié une lettre de réconciliation du maire de Nice adressée à Eric Ciotti, le 7 novembre : « Nos divergences existent, y écrit M. Estrosi, mais nous avions jusqu’à présent réussi à les surmonter. Ce sont des divergences nationales, à la marge. » « L’apaisement, indique le maire de Nice, est nécessaire pour éviter de faire prendre des risques à la ville et au département. » « Eric Ciotti est-il prêt sans conditions et sans excès à ce dialogue ? Moi, j’y suis prêt ! Une machine s’est emballée. La question est de savoir si nous sommes capables ou pas de faire avancer l’intérêt général, poursuit M. Estrosi avant de conclure : Je veux te lancer aujourd’hui un appel solennel, celui du dialogue, de la main tendue, de l’unité sans condition et sans excès. »

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Camp macroniste
Après avoir longtemps été très proches, M. Estrosi et M. Ciotti se sont éloignés pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Depuis 2017, ils ont beau être d’accord sur le tout-sécuritaire et le rejet des migrants, ils sont en guerre ouverte. Les choses se sont envenimées depuis que M. Ciotti a affiché ses ambitions pour l’élection municipale de 2020. Ce dernier accuse M. Estrosi, qui s’était affiché aux côtés du candidat Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle de 2017, d’être « le président officieux d’En marche ! » dans le département. M. Estrosi désigne, lui, Eric Ciotti comme un « ennemi de Nice ».

Je dis à Christian que ma porte est toujours ouverte, dans la fidélité à mes valeurs et à #Nice06. J’ai toujours so… https://t.co/Z8DhODKzMh— ECiotti (@Eric Ciotti)


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Député des Alpes-Maritimes et proche de Laurent Wauquiez, M. Ciotti ne semblait pas jeudi prêt à accepter la main tendue de son rival. Sur Twitter, il a répondu ironiquement à la lettre du maire : « J’ai toujours souhaité confronter nos divergences sans tabous. Quant à mon numéro de portable, lui non plus n’a pas changé depuis vingt-trois ans… », a-t-il écrit après un premier message où il renvoyait une nouvelle fois M. Estrosi au camp macroniste : « Mais pourquoi un courrier personnel est d’abord divulgué aux journalistes et d’autres élus : sans doute les pratiques du nouveau monde. » Si de nombreux électeurs déplorent cette rivalité, les entourages des deux leaders demeurent sceptiques quant à une réconciliation. « Il y a eu trop de haines cumulées entre eux », soupire un proche d’Eric Ciotti.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Les cent ans de l’Armistice et le Forum sur la paix réuniront plus de 60 chefs d’Etat ce week-end dans la capitale.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                

11-Novembre : des célébrations à Paris pour relancer le multilatéralisme

Les cent ans de l’Armistice et le Forum sur la paix réuniront plus de 60 chefs d’Etat ce week-end dans la capitale.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 18h16
    |

            Marc Semo








                        



   


L’espace de deux jours, Paris sera la capitale de la planète. Plus de 60 chefs d’Etat et de gouvernement et dirigeants des grandes institutions internationales sont attendus dans la capitale française pour les cérémonies du centenaire de l’armistice de 1918 qui culmineront dimanche 11 novembre avec la commémoration à l’Arc de triomphe, un discours du président Emmanuel Macron puis, après un déjeuner à l’Elysée, le début des trois jours de travaux du Forum de Paris sur la paix, ouvert par la chancelière allemande, Angela Merkel, et par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.
« Il ne s’agit pas simplement de commémorer l’armistice, mais d’essayer ensemble de tenir la promesse faite alors d’un “plus jamais ça” », a déclaré M. Macron en présentant cette initiative visant à redonner un souffle à un multilatéralisme toujours plus menacé. D’où la volonté de moins célébrer la victoire, en s’abstenant de toute forme de défilé militaire, que la fin du carnage, en insistant avant tout sur les leçons à tirer de la paix ratée de 1918 qui humiliait les vaincus. D’où aussi l’importance accordée à la réconciliation franco-allemande, véritable point d’orgue de ces cérémonies.

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Les dirigeants européens devraient être presque tous là : ceux des pays vainqueurs, bien sûr, mais aussi bon nombre de ceux des pays vaincus en 1918, ainsi que les représentants des nouveaux Etats nés du démantèlement des empires. Il y aura une importante représentation africaine dont le président rwandais, Paul Kagame, son homologue kényan, Uhuru Kenyatta, et la quasi-totalité des dirigeants de l’Afrique de l’Ouest.
Pas de rencontre Trump-Poutine
Le roi du Maroc, Mohammed VI, et le président tunisien, Beji Caïd Essebsi, seront présents, ainsi que nombre de dirigeants du Moyen-Orient. Seuls absents de marque : le président chinois, Xi Jinping, et le premier ministre japonais, Shinzo Abe. De nombreuses rencontres devraient se tenir en marge des cérémonies.
Le président américain, Donald Trump, qui ne se rendra pas au Forum sur la paix, a finalement affirmé qu’aucune rencontre n’était « prévue » avec son homologue russe, Vladimir Poutine, à Paris, quelques heures après l’annonce par le Kremlin que les deux dirigeants allaient discuter « brièvement » pour convenir d’un prochain rendez-vous, probablement au G20 de Buenos Aires fin novembre.
L’idée d’un sommet évoquée trois semaines plus tôt à Moscou par le conseiller à la sécurité américain, John Bolton, avait été abandonnée. Ni de temps ni de réelle volonté côté américain, et des autorités françaises réticentes. « Si un sommet russo-américain se tient à Paris, la France le préside. Nous ne sommes pas la Finlande », relève un diplomate en référence au tête-à-tête entre MM. Trump et Poutine, à Helsinki, en juillet.

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Nouveaux défis
Les autorités françaises souhaitent donner une solennité à ce final des quatre années du centenaire de 14-18. La France était alors la grande puissance victorieuse et les traités de paix furent signés de 1919 à 1920 dans les châteaux autour de la capitale française – Versailles, Saint-Germain, Trianon, Neuilly, Sèvres. « Il était impensable de ne pas inviter tous les pays qui furent impliqués directement ou indirectement dans ce qui fut véritablement un conflit mondial », souligne-t-on à Paris. La volonté est en outre de profiter d’une image d’Emmanuel Macron encore très forte à l’étranger, même si sa popularité plonge en interne.
La grande question a été de savoir comme aller au-delà de la commémoration. Une conférence internationale, un Versailles bis s’achevant sur une déclaration commune d’autant plus creuse qu’elle serait large… le risque était de paraître un peu vieux jeu, d’autant plus quand il s’agit de faire face aux nouveaux défis. La diplomatie française planchait déjà depuis des mois sur le projet d’un forum annuel sur la paix à Paris, qui serait le pendant de celui de Davos pour l’économie ou de Munich pour la sécurité collective. Les commémorations du centenaire étaient la meilleure occasion de concrétiser cette initiative.
« Ce forum est un lieu de défense et d’adaptation du multilatéralisme, y compris en intégrant ces nouveaux acteurs non étatiques. Autant on n’a pas besoin d’entreprises, d’ONG ou de fondations pour traiter le nucléaire nord-coréen, autant pour des questions comme le réchauffement climatique, la gouvernance de l’Internet ou de l’intelligence artificielle, mais aussi le développement, les Etats ne peuvent agir efficacement sans ces acteurs. C’est ce qu’on appelle parfois la gouvernance hybride », explique Justin Vaïsse, président du Forum sur la paix, qui préside depuis cinq ans le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie du Quai d’Orsay. Un modèle qui s’inspire de celui de la COP21, qui permit l’accord de Paris sur le climat en 2015.

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« Ne pas tomber dans un pessimisme trop noir »
Original dans son format, le Forum de Paris l’est aussi dans son financement, entièrement assumé par des contributions privées dont nombre de fondations ainsi que le soutien d’institutions internationales. Un partenariat a aussi été établi avec des think tanks de renom tel l’IFRI (Institut français des relations internationales) et l’Institut Montaigne. Le pari n’était pas évident à tenir. D’autant que ses promoteurs veulent à tout prix éviter de faire une sorte d’assemblée générale de l’ONU en format réduit avec une suite de discours de dirigeants depuis la tribune.
« C’est un espace d’exposition avant d’être un espace de débat. Il ne faut pas se contenter de clamer l’importance du multilatéralisme, il faut aussi faire connaître et faire aboutir des initiatives », assure Justin Vaïsse, insistant sur le caractère très concret des quelque 850 projets présentés, dont 120 ont été retenus venant de 42 pays et organisations internationales.

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« Il y a vingt ans, dans l’euphorie de la globalisation, un tel rendez-vous aurait été optimiste et conquérant, voire missionnaire. Nous avons changé d’époque : il est donc défensif et inquiet. Mais on ne doit pas tomber dans un pessimisme trop noir », souligne M. Vaïsse. Pour lui, « ce forum a été créé justement parce qu’il existe des freins à cette descente vers les années 1930 ; partout dans le monde, il y a des Etats ou des acteurs privés – particulièrement aux Etats-Unis – qui se mobilisent en faveur de l’action collective ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Sans tête de liste et confronté à des difficultés judiciaires, le parti de Marine Le Pen est pourtant devant LRM dans les sondages.
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Européennes : le Rassemblement national patiente et engrange en laissant faire l’actualité

Sans tête de liste et confronté à des difficultés judiciaires, le parti de Marine Le Pen est pourtant devant LRM dans les sondages.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 15h19
    |

            Lucie Soullier








                        



                                


                            
L’urgence, c’est d’attendre et d’engranger. Le Rassemblement national (RN) a activé sa stratégie préférée en cet automne mémoriel, affichant un sourire revanchard à ceux qui l’avaient trop vite donné pour mort. « Nous avons le calme des vieilles troupes », se plaît à claironner, depuis la rentrée, le conseiller spécial de Marine Le Pen, Philippe Olivier, dans une formule si chère à Jean-Marie Le Pen.
Semaine après semaine en cette précampagne européenne, les cadres du parti d’extrême droite affichent un flegme badin, évitant de trop s’agiter tout en savourant les événements. « L’actualité va jouer pour nous », prédisait le même conseiller dès le mois de septembre. Après le retour de la question migratoire, la crise des carburants s’est invitée dans l’actualité. Une nouvelle occasion pour l’ex-Front national de se dresser en défenseur d’une « France des oubliés » tant théorisée par Marine Le Pen, face au« mépris » de ses gouvernants. Sans compter le coup de pouce du président de la République lui-même, Emmanuel Macron ayant désigné à plusieurs reprises le RN comme son principal adversaire. Si la sentence macroniste « moi ou les extrêmes »est désormais tempérée par des critiques internes au parti présidentiel, elle reste au cœur de sa stratégie de campagne européenne. Une aubaine pour le RN.

« Vitesse de croisière »
Les lieutenants de Marine Le Pen répètent que rien ne sert de courir avant janvier. D’autant que la nonchalance lepéniste semble fonctionner : malgré son marasme financier, les mises en examen successives de ses responsables, sa difficulté à s’allier avec d’autres formations et l’image de sa leader écornée par le débat d’entre-deux-tours de la présidentielle, le RN est donné à 21 % d’intentions de vote dans le dernier sondage IFOP, paru dimanche 4 novembre dans La Lettre de L’Expansion. Le parti lepéniste y est placé devant la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Toujours à la peine, les deux partis traditionnels ont du mal à s’imposer dans le débat à sept mois des élections européennes.
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Européennes : le PS et LR rêvent de réactiver le clivage droite-gauche

Toujours à la peine, les deux partis traditionnels ont du mal à s’imposer dans le débat à sept mois des élections européennes.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 16h34
    |

            Olivier Faye et 
Enora Ollivier








                        



                                


                            

Réussir à poser les termes du débat, c’est déjà prendre un train d’avance sur l’adversaire. Dans la perspective des élections européennes de mai 2019, Les Républicains (LR) et le Parti socialiste (PS) veulent à tout prix sortir du clivage que cherche à imposer Emmanuel Macron entre les « nationalistes » d’un côté et les « progressistes » de l’autre. Une manière pour le président de la République de se poser en rempart face aux extrêmes et d’exclure du champ de la discussion les vieux partis de droite et de gauche.
« Je ne crois pas à la pertinence de ce clivage qui consiste à dire : moi ou les zéros, moi ou le chaos, avance le député LR de l’Yonne, Guillaume Larrivé. Mélenchon et Le Pen sont les fous de cour du prince Macron, celui qui prend sa part du feu pour mieux l’éteindre. » Le président de son parti, Laurent Wauquiez, revendique le fait de se battre « pour qu’il y ait une alternative démocratique crédible dans le champ républicain ». Macron contre les populistes, c’est « un duel qui est en fait un duo, abonde Olivier Faure, le premier secrétaire du PS. C’est la tentation de tout gouvernement d’aller se chercher l’opposition la plus radicale pour pouvoir se concilier les voix de toutes les femmes et les hommes de raison ». Le socialiste souligne le « danger » de ce « calcul à court terme » : « Macron, en faisant cela, renvoie progressivement une part croissante de l’opinion aux extrémistes. »

Tout l’enjeu pour ces deux formations consiste donc à convaincre de la pertinence de maintenir le clivage droite-gauche, cet essuie-glace qui a longtemps structuré la Ve République. D’un côté, le PS a établi pour les européennes un programme penchant largement à gauche, dans lequel il s’engage notamment à ne pas participer à de grandes coalitions avec les conservateurs et les libéraux, désignés comme ses « adversaires ». Il entend ainsi marquer son identité mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Selon l’économiste Christian Gollier, l’actuel gouvernement est confronté à un moment de vérité écologique sur le prix du carbone, qu’il faut augmenter pour préserver les générations futures
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     
                                                   
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« Le prix élevé de l’essence modifie les habitudes de consommation et le choix des constructeurs à long terme »

Selon l’économiste Christian Gollier, l’actuel gouvernement est confronté à un moment de vérité écologique sur le prix du carbone, qu’il faut augmenter pour préserver les générations futures



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 11h23
    |

                            Christian Gollier (Ecole d’économie de Toulouse)








                        



                                


                            

Tribune. La levée de boucliers concernant la hausse du prix du carburant constitue un moment de vérité écologique. Conduire pollue, et cette pollution tue, et tuera pour plusieurs siècles en ce qui concerne le gaz carbonique. Le principe pollueur-payeur justifie que ces dommages soient intégrés au prix des carburants à la pompe. Ce principe a cette vertu qu’il incite les pollueurs à intégrer dans leurs décisions les dommages générés par leur émission de gaz carbonique comme s’ils en étaient eux-mêmes les victimes. Il aligne les intérêts particuliers sur l’intérêt général.
On rappellera que, si rien n’est fait, nous atteindrons le seuil d’une augmentation de la température moyenne sur terre de 2 °C d’ici à 2038, et le temps des demi-mesures et de l’hésitation est largement passé. Nous savons qu’augmenter le prix du carbone est une politique efficace. Sans lien social fort, les consommateurs réagissent mieux aux « signaux prix » qu’à tout autre mécanisme d’incitation.

Ainsi en Europe, où le prix de l’essence est en moyenne deux fois plus élevé qu’outre-Atlantique, les voitures sont plus petites, plus légères et plus sobres, ce qui contribue à émettre moins de carbone par habitant. Et même s’il est vrai que certains automobilistes n’ont à court terme que peu de solutions alternatives, le prix élevé de l’essence modifie les habitudes de consommation et le choix des constructeurs à long terme.
La lancinante question de la pauvreté
L’argument relatif à la baisse du pouvoir d’achat n’est pas convaincant. Les revenus suscités par cette fiscalité écologique doivent être recyclés dans l’économie, soit à travers la baisse d’autres taxes (comme celles qui pèsent sur le travail), soit pour financer d’autres politiques publiques efficaces. A ce propos, la plupart des économistes sont contre une imputation d’une recette fiscale à des dépenses spécifiques, comme par exemple des subventions en faveur de la transition énergétique.
Il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Ce dispositif, utilisé dans les services, est peu mis en avant dans les négociations sur l’assurance-chômage.
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Assurance-chômage : le « CDD d’usage », angle mort de la précarité

Ce dispositif, utilisé dans les services, est peu mis en avant dans les négociations sur l’assurance-chômage.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 15h51
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
Combattre « la précarité » : c’est l’un des thèmes fixés par le gouvernement que les partenaires sociaux vont aborder durant les négociations sur une nouvelle convention d’assurance-chômage. Alors que les discussions devaient s’ouvrir, vendredi 9 novembre, la logique voudrait que le patronat et les syndicats mettent la focale sur une des formes d’emploi les plus instables : le CDD d’usage (CDDU). Peu connu du grand public, ce dispositif, très souple, a joué un rôle important dans l’envolée des contrats de travail de courte durée. Or, le thème n’est, pour le moment, guère mis en avant par les protagonistes.
« La question des CDDU est traitée dans le cadre de la “permittence” », se contente-t-on d’indiquer au ministère du travail. Une réponse laconique qui fait allusion au « marché » imposé par l’exécutif : les organisations d’employeurs et de salariés doivent prendre des dispositions (à l’échelon national et au niveau des branches), qui permettent de réduire le nombre de personnes alternant des CDD chez un même employeur et des périodes d’inactivé indemnisées par l’assurance-chômage. Si aucune solution n’est trouvée, le législateur sortira l’artillerie lourde : le bonus-malus, qui majore les cotisations des entreprises dont la main-d’œuvre tourne fréquemment.

3,7 millions de contrats
« Un recours mieux organisé au CDDU peut faire partie » des options pour résorber la précarité, complète une autre source gouvernementale. Mais le sujet est absent du document que Matignon a transmis au patronat et aux syndicats pour cadrer leurs pourparlers.
Pourtant, il y a là une problématique qui mérite d’être examinée. A la différence du CDD « ordinaire », le CDDU peut être renouvelé à l’infini et ne prévoit aucune prime de précarité lorsqu’il prend fin. Une seule limite : le champ du dispositif, qui ne s’applique qu’à une trentaine de secteurs. Cinq d’entre eux « représentent à eux seuls près des trois quarts des embauches...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Ce conseiller du chef de l’Etat va diriger la campagne de La République en marche pour le scrutin du 26 mai 2019.
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Elections européennes : Stéphane Séjourné quitte l’Elysée pour LRM

Ce conseiller du chef de l’Etat va diriger la campagne de La République en marche pour le scrutin du 26 mai 2019.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 11h05
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            

Il est aussi influent auprès d’Emmanuel Macron qu’inconnu du grand public. Et il a décidé de passer de l’ombre à la lumière. Stéphane Séjourné, qui occupait le rôle de conseiller politique du chef de l’Etat depuis le début du quinquennat, va diriger la campagne des élections européennes de La République en marche (LRM). Toujours pour le compte de celui avec lequel il confie entretenir « un fort lien de confiance réciproque ». « Le président de la République me l’a proposé et j’ai accepté car c’est une mission importante. La question européenne va déterminer la suite du quinquennat », explique-t-il au Monde. Sa nomination à ce poste stratégique a été entérinée le 29 octobre, lors d’un bureau exécutif du parti présidentiel.
A 33 ans, cet homme discret, qui a toujours fui les médias, quittera donc prochainement l’Elysée pour s’installer au siège de LRM. Avec la mission d’organiser la campagne pour le scrutin du 26 mai 2019. « Il devra professionnaliser le dispositif », résume un pilier du parti.

Stéphane Séjourné sera notamment chargé de bâtir la ligne politique en lien avec l’Elysée, de séquencer la campagne et de recruter des permanents au siège. Mais son rôle principal sera le même qu’à l’Elysée : faire l’interface entre M. Macron et les élus, et mener les négociations avec les potentiels partenaires de LRM afin de nouer des alliances. « Nous avons vocation à fédérer tous ceux qui croient en l’Europe et veulent la changer », explique-t-il. Pour l’instant, le MoDem est décidé à mener campagne aux côtés des troupes macronistes. Mais il reste à trouver un accord avec les juppéistes du parti de centre droit Agir. Et à convaincre les centristes de l’UDI de ne pas se lancer de manière autonome.
La « bande de Poitiers »
Stéphane Séjourné a l’habitude des missions délicates. Réputé pour sa « connaissance fine des élus », il a déjà joué ce rôle d’intermédiaire lors de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ L’exécutif souhaite que les négociations, qui débutent vendredi, aboutissent à plus de 3 milliards d’euros d’économies sur trois ans.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                

Syndicats et patronat entament une difficile négociation sur l’assurance-chômage

L’exécutif souhaite que les négociations, qui débutent vendredi, aboutissent à plus de 3 milliards d’euros d’économies sur trois ans.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 11h17
   





                        



   


Syndicats et patronat entament, vendredi 9 novembre dans l’après-midi, une discussion difficile sur l’assurance-chômage, destinée à trouver plusieurs milliards d’euros d’économies à la demande du gouvernement. A la fin de septembre, l’exécutif a annoncé la couleur aux partenaires sociaux. Il faudra faire entre 3 milliards et 3,9 milliards d’euros d’économies sur trois ans. Objectifs principaux affichés : accélérer le retour à l’emploi, réduire la précarité et désendetter l’Unédic.
« Nous n’étions pas demandeurs », répètent en boucle les syndicats, en faisant la moue. Les partenaires sociaux ont déjà planché en 2018 sur une réforme qui a permis d’élargir l’indemnisation à davantage de démissionnaires et dans certains cas aux indépendants, promesse de campagne d’Emmanuel Macron. L’encre de cette réforme était d’ailleurs à peine sèche cet été que le président de la République leur a demandé de rouvrir le chantier et de réviser l’ensemble des règles d’indemnisation.
La dernière convention d’assurance-chômage, qui définit le cadre d’indemnisation pour les demandeurs d’emploi, avait été négociée juste avant l’élection présidentielle et est entrée en vigueur il y a tout juste un an.

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                Assurance-chômage : la négociation de la dernière chance



Les syndicats contre l’« approche budgétaire »
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, refuse « l’approche budgétaire » de cette négociation. Pour lui, l’important est de « maintenir un niveau d’indemnisation qui permette le retour à l’emploi, (…) un bon niveau d’indemnisation » et que soit traité le problème de « l’usage abusif des contrats courts ». Cette question va être le nœud principal de la négociation.
Comment essayer d’enrayer la prolifération de ces contrats qui coûtent cher à l’Unédic ? Le candidat Macron avait promis d’imposer un « bonus-malus » pour pénaliser les entreprises qui en abusent, mais le gouvernement souffle le chaud et le froid sur cette promesse depuis plusieurs mois. Cette idée a toujours hérissé le patronat et les partenaires sociaux n’ont jamais réussi à se mettre d’accord.
L’expression « bonus-malus » n’est d’ailleurs pas inscrite dans le document de cadrage publié à la fin de septembre par l’exécutif et qui fait office de feuille de route. La CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) s’est déjà épouvantée d’un projet du gouvernement auquel elle a eu accès, et qu’elle juge « mortifère » pour l’emploi.

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                Diagnostic de l’Unédic sur l’essor des contrats courts



« Aucun tabou »
Les huit organisations syndicales et patronales, gestionnaires du régime d’assurance-chômage, vont aussi se pencher sur la « permittence », c’est-à-dire l’alternance entre emploi et chômage, qui englobe plusieurs dispositifs, comme la possibilité de cumuler une partie d’allocation et de salaire. La révision du régime des intermittents est également en jeu.
La question de la dégressivité des allocations, notamment pour les cadres, devrait elle aussi s’inviter à la table. « On peut tout ouvrir, tout regarder sans aucun tabou », a expliqué à l’Agence France-Presse Hubert Mongon, négociateur assurance-chômage pour le Medef.
A l’issue des négociations, s’il n’est pas satisfait, l’Etat reprendra la plume. Il met en avant un financement opéré désormais pour partie par l’impôt (CSG) au lieu des cotisations sociales salariales pour avoir plus que jamais son mot à dire. Plusieurs syndicats alertent depuis des mois sur l’avenir même du paritarisme. A l’instar de Force ouvrière (FO), qui craint que si les partenaires sociaux n’arrivent pas « jusqu’au bout » de cette négociation, il s’agisse de la « dernière négociation Unédic ».
Côté patronat, le Medef, qui se dit « attaché à un système assurantiel et contributif géré de manière paritaire », s’inquiète de ce « système hybride ». Il ne veut pas « servir de variable d’ajustement par les cotisations » et alerte sur le fait que 200 millions d’euros manquent aujourd’hui à l’appel. La ministre du travail, Muriel Pénicaud, a été interpellée sur le sujet par courrier à la mi-octobre, les partenaires sociaux attendent sa réponse.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Il faut procéder à une relance ciblée, qui conjugue résolutions des questions écologique et sociale, explique la sociologue dans sa chronique au « Monde ».
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Dominique Méda : « Le “ modèle social ”, un bouc émissaire bien commode »

Il faut procéder à une relance ciblée, qui conjugue résolutions des questions écologique et sociale, explique la sociologue dans sa chronique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    09.11.2018 à 07h00
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                            Dominique Méda (Professeure de sociologie à l’université Paris-Dauphine)








                        



                                


                            
Entreprises. L’Institut des politiques publiques a récemment confirmé le faible impact de la mesure phare de la mandature Hollande, le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), dont le coût annuel s’élève à 20 milliards d’euros depuis 2014, et s’élèvera à 40 milliards en 2019 (« Quels effets attendre de la transformation du CICE en réductions de cotisations employeurs ? », Antoine Bozio, Sophie Cottet et Clément Malgouyres, Note IPP n°36, octobre 2018).
Les derniers chiffres du chômage – une augmentation de 0,5 % des demandeurs d’emploi sans aucun emploi pour le troisième trimestre 2018, indicateur majeur sur lequel François Hollande et son successeur avaient promis de voir évaluée leur action – ne mettent pas vraiment en évidence le renversement promis.
Et pourtant, on continue de nous raconter la même histoire, usée jusqu’à la corde, d’un pays qui serait le seul à connaître de tels taux de chômage parce que son code du travail serait trop protecteur, son système de protection sociale trop généreux, ses dépenses publiques trop élevées, ses chômeurs et ses allocataires de minima sociaux trop paresseux…
Quand les électeurs comprendront-ils que cette histoire n’est qu’une fable qui érige notre modèle social en bouc émissaire alors que les vraies raisons de la crise – qui touche une large partie des pays européens – sont ailleurs : dysfonctionnements du capitalisme financier, mutualisation des dettes privées en dettes publiques après la crise de 2008, graves erreurs de politiques économiques de la part du Fonds monétaire international et de la Banque centrale européenne en 2011, puis des gouvernements français ensuite, toutes couleurs politiques confondues, qui ont mis en œuvre des politiques d’offre, de désinflation compétitive et d’austérité budgétaire contribuant largement à accroître la précarité sociale et à enfoncer un peu plus la France dans la langueur économique.
Deux défis majeurs
Un chiffre notamment...




                        

                        

