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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Novak Djokovic a annoncé vendredi que, Rafael Nadal étant blessé, leur match prévu à Djedda n’aura pas lieu. Cette rencontre suscitait des critiques après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.
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Cette rencontre suscitait des critiques après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.       Publié aujourd’hui à 17h16, mis à jour à 17h16   Lecture 2 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail             Ni Rafael Nadal ni Novak Djokovic ne se rendront en Arabie saoudite pour participer à une exhibition qui devait se tenir fin décembre. Alors que la possible présence des deux tennismen dans le royaume avait soulevé, ces derniers jours, un début de polémique après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi dans l’enceinte du consulat saoudien d’Istanbul, Novak Djokic a annoncé, vendredi 9 novembre, lors d’une conférence de presse à Londres, que cette rencontre n’aurait pas lieu, Rafael Nadal étant blessé.          L'exhibition entre Rafael Nadal et Novak Djokovic en Arabie Saoudite, qui devait avoir lieu fin décembre, est annul… https://t.co/9wy4uakJTM— QuentinMoynet (@Quentin Moynet)            Lorsqu’il avait été signé, le contrat liant Nadal, Djokovic et le royaume saoudien n’avait pas l’odeur de soufre qu’il véhicule aujourd’hui. Ce type de matchs dans des pays prêts à y mettre le prix est d’ailleurs monnaie courante. Les meilleurs joueurs du monde n’hésitent pas à courir le cachet durant l’intersaison. Ces dernières années, Nadal et Federer ont ainsi disputé des rencontres promouvant le modeste mais lucratif tournoi de Doha – sur un tapis volant – offrant à l’organisateur qatari de jolis clichés promotionnels.            Mais l’ampleur prise par l’affaire du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi et les effets possibles sur l’image des joueurs qu’aurait renvoyée la tenue d’une telle rencontre dans la ville royale de Djedda avaient conduit ces dernières semaines les agents des deux joueurs à s’activer pour voir comment rétropédaler.                 Lire aussi  La diplomatie par le sport de l’Arabie saoudite à l’épreuve du meurtre de Jamal Khashoggi              « On est en train d’évaluer la situation et on espère que les choses vont s’éclaircir le plus vite possible », avait expliqué Rafael Nadal, lors du tournoi de Paris-Bercy, fin octobre. Novak Djokovic avait, lui, déclarer attendre « plus d’informations sur ce qui se passe, afin de pouvoir prendre une décision rationnelle pour savoir s’il convient d’y aller ou pas ».          La blessure de Rafael Nadal règle opportunément la question. L’Espagnol, blessé aux abdominaux durant le tournoi de Paris-Bercy – ce qui l’avait conduit à déclarer forfait – a annoncé, le 5 novembre, qu’il n’irait pas à Londres pour le Masters, tournoi qui réunit les huit meilleurs joueurs du classement ATP et qui débute le 11 novembre.          Du catch et du football programmés          Outre le match Nadal-Djokovic, d’ici à la fin de l’année, un combat de catch organisé par la surpuissante WWE (World Wrestling Entertainment), suivi d’une étape du Tour européen de golf doit se dérouler dans le royaume saoudien.          Un match de football entre la Juventus Turin et le Milan AC, pour la Supercoupe d’Italie, est également programmé en janvier 2019. Amnesty International a appelé les autorités du football italien à l’annuler.          « Même avant le meurtre de Jamal Khashoggi, l’Arabie saoudite présentait un épouvantable bilan à propos des droits de l’homme, a rappelé le responsable de la section politique d’Amnesty International au Royaume-Uni, Allan Hogarth. Les grands clubs, comme la Juventus et l’AC Milan, doivent comprendre que leur participation à des événements sportifs dans ce pays pourrait être considérée comme une caution sportive. »                Les plus lus     Californie : fusillade dans un bar bondé d’une banlieue de Los Angeles, au moins 12 morts    Prix du carburant : le biopétrole, un miracle qu’on nous aurait caché ?    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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le club, qui met en avant une « initiative personnelle », promet de donner dès la semaine prochaine les résultats d’une enquête interne.
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Fichage ethnique au PSG : la fédération saisit le conseil national de l’éthique

Le club, qui met en avant une « initiative personnelle », promet de donner dès la semaine prochaine les résultats d’une enquête interne.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 15h46
   





                        


Au lendemain des révélations des « Football Leaks » sur une affaire de fichage ethnique au sein d’une cellule de recrutement du PSG, la Fédération française de football a annoncé vendredi 9 novembre avoir saisi son conseil national de l’éthique (CNE). « Le CNE, après examen du dossier, aura le pouvoir de saisir la commission de discipline de la Ligue de football professionnel pour évaluer les éventuelles suites disciplinaires à donner », précise l’instance dans son communiqué.
Le club, lui, s’active pour se défendre, en promettant « dès la semaine prochaine » les résultats d’une enquête menée en interne. Sa ligne de défense est de mettre en avant une « initiative personnelle » de l’homme chargé du recrutement pour le centre de formation consacré aux territoires hors Ile-de-France, Marc Westerloppe. Celui-ci a quitté le club au début de l’année pour rejoindre Olivier Létang, ancien directeur sportif du PSG, au Stade rennais. « Nous ne sommes pas exempts de responsabilités parce que ça s’est passé au sein du club », reconnaît toutefois Jean-Claude Blanc, directeur général délégué du PSG.
Plainte contre X pour « discrimination »
Une enquête interne a été ouverte. « A l’issue de cette enquête, nous [en] partagerons dès la semaine prochaine les résultats avec les instances et autorités de tutelle afin de faire toute la lumière sur le sujet », a fait savoir le club à l’AFP vendredi. La Ligue des droits de l’homme a également porté plainte contre X vendredi pour « discrimination » et pour « collecte et traitement de données à caractère personnel faisant apparaître les origines raciales ou ethniques ».
Si cette affaire porte un préjudice considérable au PSG concernant son image, certains des jeunes passés par son centre de formation sont montés au créneau pour le défendre. « Depuis mon arrivée en 2013, j’ai côtoyé et grandi avec des joueurs de cultures diverses et n’ai jamais connu de différences ou de discriminations au sein de notre club », a notamment assuré Yacine Adli sur son compte Instagram. « J’ai grandi au centre de formation du PSG et je n’ai jamais ressenti de racisme », abonde le prometteur Moussa Diaby.

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                « Football Leaks » : Monaco aurait cherché à contourner les règles du fair-play financier






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ En 2016, le patron du football mondial a rencontré le procureur suisse à plusieurs reprises par l’intermédiaire d’un ami magistrat.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

« Football Leaks » : les liens suspects entre Gianni Infantino et le parquet suisse

En 2016, le patron du football mondial a rencontré le procureur suisse à plusieurs reprises par l’intermédiaire d’un ami magistrat.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 14h52
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 17h59
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Candidat à sa réélection à la tête de la Fédération internationale de football (FIFA), en juin 2019, Gianni Infantino se serait certainement passé des « Football Leaks ». Mis en cause par cette série d’enquêtes réalisées à partir « de plus 70 millions de documents » par le consortium European Investigative Collaborations, le dirigeant suisso-italien a reçu plusieurs médias, mercredi 7 novembre, au siège de la FIFA, à Zurich, afin de marteler « qu’il n’y avait rien d’illégal ni de contraire » au code éthique de l’instance dans ce qui lui est reproché. Petit tour d’horizon de ce dossier.
Qu’est-il reproché à Infantino ?
L’un des principaux griefs faits à l’ex-secrétaire général de l’Union des associations européennes de football (UEFA) et ancien bras droit de Michel Platini est sa proximité avec le Suisse Rinaldo Arnold, procureur en chef de la région du Haut-Valais, avec l’aide duquel il a pu rencontrer secrètement Michael Lauber, procureur général du ministère public de la Confédération helvétique (MPC), chargé des procédures en lien avec la FIFA.
Pourquoi les liens Infantino-Arnold sont-ils critiqués ?
Originaires de Brigue, les deux juristes se fréquentent depuis l’adolescence et partagent une passion pour le ballon rond. Selon les « Football Leaks », le patron du foot mondial (depuis février 2016) s’est révélé être un ami généreux.
Arnold a été invité par la FIFA à assister à plusieurs matchs de la Coupe du monde 2018, en Russie. Il a aussi été convié à assister au congrès de l’organisation, à Mexico, en mai 2016. Sa famille a obtenu des billets pour la finale de la Ligue des champions, la même année.
En mars 2016, Rinaldo Arnold a organisé une rencontre informelle et secrète entre Gianni Infantino et Michael Lauber, procureur général du ministère public de la Confédération helvétique. Depuis l’opération anticorruption lancée par la justice américaine, le 27 mai 2015, à l’hôtel Baur au Lac de Zurich, M. Lauber a ouvert une vingtaine de procédures en lien avec la Fédération internationale et est à l’époque en première ligne lors du « FIFAgate ».
En septembre 2015, une procédure pénale a été ouverte contre le Suisse Sepp Blatter, à la tête de la FIFA depuis 1998, dans l’affaire du paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) fait, en 2011, à Michel Platini. Lequel a été entendu comme témoin assisté avant d’être mis hors de cause par le MPC, en mai 2018.
Pourquoi un rendez-vous entre Infantino et le procureur général Lauber a-t-il lieu en mars 2016 ?
Le rendez-vous entre MM. Infantino et Lauber a eu lieu à l’hôtel bernois Schweizerhof, le 22 mars 2016, cinq jours après l’ouverture d’une procédure pénale contre le Français Jérôme Valcke, ex-secrétaire général de la FIFA (2007-2015), pour des « soupçons de gestion déloyale multiple et d’autres délits ». La FIFA s’était portée partie civile.
« La rencontre d’une heure a servi à la qualification générale du complexe d’enquête sur le football par le procureur général Lauber ainsi qu’à la clarification de la position de la FIFA, tant comme plaignant que comme partie lésée, explique le MPC, contacté par Le Monde. Un échange direct avec des parties à la procédure est tout à fait possible. Afin de garantir l’indépendance des procédures pénales, de telles rencontres se font en principe au niveau supérieur. »
« Après des changements de personnel dans des fonctions dirigeantes, un échange ponctuel peut permettre une stabilité dans le sens d’une direction efficace de la procédure, poursuit le parquet suisse. En lien avec le complexe d’enquête sur le football, une telle rencontre a eu lieu fin février 2016 sur demande de la FIFA, après l’élection de Gianni Infantino comme nouveau président de la FIFA. »
Le MPC confirme que « l’intermédiaire » Rinaldo Arnold était présent, « sur invitation de la FIFA », à cet « état des lieux » après avoir transmis au parquet « la demande de rencontre ». « La personne du Haut-Valais, qui a déjà été mentionnée dans les médias, n’avait et n’a pas de droit de partie dans la procédure pénale du MPC en lien avec le complexe d’enquête sur le football », assure le parquet.
Pourquoi une nouvelle rencontre Infantino-Lauber se tient-elle en avril 2016 ?
Le 22 avril 2016, une deuxième rencontre de MM. Infantino et Lauber a eu lieu au restaurant Au premier, à Zurich. « Cette rencontre d’une heure a servi à clarifier des questions spécifiques à la procédure », affirme le MPC. Outre le chef de la division criminalité économique du parquet suisse, Olivier Thormann (depuis suspendu par le MPC), le directeur juridique de la FIFA, Marco Villiger, a également assisté à ce rendez-vous.
Quinze jours plus tôt, le 6 avril 2016, le MPC a perquisitionné le siège de l’UEFA à Nyon. Le patronyme du président de la FIFA vient alors d’être cité dans les « Panama papers », qui ont révélé un contrat douteux pour les droits audiovisuels. Ledit contrat a été signé par M. Infantino avec une société offshore. Le bureau du procureur fédéral a ouvert une enquête contre X.
Après la perquisition, M. Infantino contacte M. Arnold. Lequel appelle le bureau du procureur fédéral pour recueillir des informations. « Si tu veux, je peux essayer de faire en sorte que le MPC diffuse un communiqué de presse qui expliquerait qu’il n’y a pas de procédure contre toi », écrit-il, dans la foulée, au patron de la FIFA.
Selon les « Football Leaks », le procureur en chef du Haut-Valais propose d’accompagner M. Infantino à une réunion avec les enquêteurs fédéraux et d’examiner « s’il convient ou non de porter plainte pour diffamation ». Un mois plus tard, dans un e-mail, M. Arnold soumet – vainement – sa candidature à M. Infantino comme « adjoint » de la secrétaire générale de la FIFA, la Sénégalaise Fatma Samoura.
En janvier 2018, le MPC rend une ordonnance de non-lieu dans l’affaire du contrat de télévision douteux.
Quelles suites la révélation de ces rencontres peut-elle avoir ?
L’affaire est en passe de déclencher une tornade politique en Suisse. « La manière dont les rencontres entre Michael Lauber et Gianni Infantino se sont déroulées sent le “Filz” [copinage] », a déclaré Luzi Stamm, conseiller national (UDC) dans le SonntagsBlick. Plusieurs élus souhaitent auditionner M. Lauber.
De son côté, la justice suisse a « décidé de confier à un procureur extraordinaire la mission d’établir précisément les faits et de déterminer s’ils seraient susceptibles de relever ou non du droit pénal ».
M. Infantino, lui, nie tout mélange des genres ou collusion d’intérêts et se dit « très heureux d’avoir rencontré M. Lauber quand [il est] devenu président de la FIFA, car la FIFA était impliquée dans plusieurs procédures, aussi bien directement qu’indirectement ».
« J’ai remercié M. Lauber et j’ai aussi remercié le département de la justice américaine pour leur travail car, sans eux, cette organisation n’aurait jamais été nettoyée, développe-t-il dans une réponse envoyée au Monde. Je ne vois vraiment pas ce qu’il y a de mal à ce que le nouveau président de la FIFA, après tout ce qu’il s’est passé, essaye de rencontrer le procureur général, qui est chargé de ces procédures et de l’assurer de son soutien et de son aide. »
Contacté par Le Monde, Sepp Blatter, encore sous le coup d’une procédure pénale, n’a pas masqué son étonnement en apprenant les rencontres entre Lauber et son successeur. « Comme je suis toujours impliqué par le MPC, mon commentaire se résume à : je trouve cette situation très étrange », a prudemment réagi le roi déchu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ La compétition lui avait rapporté 23 millions d’euros l’an dernier. L’UEFA garde le club sous surveillance.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Ejecté de la Ligue Europa, l’OM dit adieu à son bonus financier

La compétition lui avait rapporté 23 millions d’euros l’an dernier. L’UEFA garde le club sous surveillance.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 14h05
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 15h08
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondant (avec Rémi Dupré)








                        



   


Finaliste surprise de la précédente édition, l’Olympique de Marseille (OM) quitte la Ligue Europa 2018-2019 par la petite porte. Après sa défaite à Rome, jeudi 8 octobre face à la Lazio (2-1), le club marseillais est mathématiquement éliminé dès la phase de poules. Pis, il n’a pas gagné une seule de ses quatre rencontres, alors qu’il lui reste deux matchs à disputer.
Cette sortie précoce confirme que l’OM va mal sur le plan sportif, et qu’il s’apprête à vivre une saison compliquée, même si les joueurs et l’entraîneur Rudi Garcia, dont le contrat a été prolongé jusqu’en 2021, se concentreront désormais sur la Ligue 1 et les coupes nationales.
Mais cette élimination a aussi des conséquences financières pour le club marseillais, dont le président, Jacques-Henri Eyraud, ne cachait pas, dès le mois de mai, que la saison en cours, après les deux précédentes, serait encore marquée par des « pertes opérationnelles très importantes », dans le cadre de la montée en puissance programmée par le propriétaire américain, Frank McCourt.
Un maximum de 10 millions d’euros
En 2017-2018, l’épopée européenne, stoppée en finale par l’Atlético Madrid (2-0), a permis au club marseillais de toucher 23 millions d’euros de l’Union des associations européennes de football (UEFA) au titre de sa participation à la compétition. Une somme qui cumule primes de qualification et de performances, et redistribution des droits télévisuels.
Cette saison, l’OM aurait pu profiter de la forte augmentation de la dotation de la Ligue Europa, de 399 millions à 560 millions d’euros, distribuée aux participants. Mais ses médiocres résultats ne lui permettent d’espérer empocher qu’un maximum de 10 millions d’euros, entre la participation (2,92 millions d’euros déjà assurés), la prime au classement sur dix ans (2,8 millions, qui peuvent évoluer à la baisse) et les droits télé encore à déterminer.
L’OM va aussi connaître une baisse de ses recettes de billetterie, déjà affectées par les deux huis clos, total et partiel, imposés par l’UEFA pour les réceptions de Francfort et de la Lazio en début de saison. En 2017-2018, le parcours européen avait attiré 183 000 spectateurs dans le Stade-Vélodrome entre les 16e et la demi-finale. Le club a même disputé deux matchs à guichets fermés, contre le RB Leipzig (5-2) et les Autrichiens du RB Salzbourg (2-0).
Là encore, ce sont plusieurs millions d’euros qui ne tomberont pas dans les caisses marseillaises. Rien d’anodin sur un budget de 150 millions d’euros pour cette saison. Surtout dans un contexte d’augmentation de la masse salariale avec l’arrivée de joueurs très bien payés, comme le Néerlandais Kevin Strootman ou le Croate Duje Caleta-Car. Duo dont les émoluments estimés par la presse représentent une enveloppe globale de plus de 700 000 euros mensuels.
Négociation des contrats de sponsoring « moins facile »
« On ne peut pas parler de manque à gagner avec la Ligue Europa, car les clubs comme l’OM prévoient habituellement un budget prudent, n’incluant qu’une participation en phase de poules pour laquelle ils sont qualifiés et non des revenus qui dépendent de performances sportives qu’ils ne maîtrisent pas, relativise Christophe Lepetit, économiste au Centre de droit et d’économie du sport (CDES) de Limoges. La saison dernière, le parcours en Ligue Europa était donc un bonus hors budget. Mais un bonus qui aurait été le bienvenu cette année encore, pour contribuer à corriger un éventuel déficit. »
En mai, mis sous surveillance par l’UEFA dans le cadre de sa procédure sur le fair-play financier (FPF) pour avoir dépassé de 8 millions d’euros le seuil de déficit autorisé, l’OM avait dû expliciter son plan de développement et payer une amende négociée de 100 000 euros. Une source proche de l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) explique au Monde que l’OM reste sous surveillance pour la saison en cours. La solidité financière de Frank McCourt n’est pas en cause, mais les comptes annuels 2017-2018 de l’OM, « très déficitaires » selon cette source, troublent l’UEFA.
« Une élimination en poules est mauvaise pour l’image de marque et rend moins facile la négociation ou la renégociation de contrats de sponsoring. De même, il y a moins de publicité pour les meilleurs joueurs de l’effectif, dont la cote sur le marché des transferts est donc un peu moins bonne », complète l’économiste, spécialiste du football, Bastien Drut.
Pas sûr en effet que, malgré son but à Rome jeudi, Florian Thauvin ait gagné de la valeur dans cette Ligue Europa. Ni que les jeunes Maxime Lopez et Boubacar Kamara, issus du centre de formation de l’OM, aient convaincu de très grands clubs européens de miser sur eux.

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L’ambition cette saison, retrouver la Ligue des champions
« En se faisant éliminer aussi tôt, l’OM redescend d’un niveau dans la concurrence européenne. Cela lui enlève l’argument commercial d’une visibilité internationale, notamment à l’heure où il entre dans la phase de renouvellement de son sponsor maillot », note Lionel Maltese, maître de conférences à Aix-Marseille université et un temps consultant auprès du club marseillais.
L’opérateur de télécommunications Orange, partenaire de l’OM jusqu’en 2022, n’a validé sa présence sur la poitrine des joueurs olympiens que jusqu’à la fin de la saison en cours et l’OM planche depuis quelques mois déjà sur le dossier.
« Frank McCourt a consenti d’importants investissements, financiers et humains, dans le domaine de la formation dans le but de créer de l’actif joueurs. Il a aussi récupéré l’exploitation totale du Stade-Vélodrome et doit maintenant la faire fructifier. La question est avec quelle rapidité ces investissements lourds vont-ils devenir rentables ? », pointe encore Lionel Maltese.
En octobre, le club a inauguré son « OM Campus » destiné à la préformation. Un site cédé par la municipalité de Marseille sous forme de bail emphytéotique [de très longue durée] dans lequel le club a investi 6 millions d’euros de fonds propres.
La piteuse sortie de route en Ligue Europa ne sera qu’un épisode vite oublié si le club remplit sa véritable ambition cette saison : retrouver la Ligue des Champions en terminant deuxième ou troisième de la Ligue 1.
« Depuis l’arrivée de ses nouveaux dirigeants, l’Olympique de Marseille avance plutôt dans un contexte favorable, porteur, avec un club qui revoit sa stratégie marketing, met en place des équipes, une structure qui peuvent être mieux interprétées par des investisseurs », jauge l’économiste Christophe Lepetit.
L’OM sait également qu’en 2020 l’explosion des droits télévisuels du football en France lui sera favorable. Une saison déjà pointée comme « essentielle » par le président Eyraud, qui a promis à plusieurs reprises qu’elle serait « la saison qui doit permettre à l’OM d’atteindre un équilibre financier pérenne ».
A condition de retrouver des résultats sportifs en phase avec l’ambition affichée.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ C’est devenu la hantise des professionnels des courses de trot. Depuis quelques années, les sulkys, ces voitures attelées au cheval, disparaissent des hippodromes et des écuries. Le fait d’une bande organisée, selon les propriétaires.
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Vols en série de sulkys dans le milieu hippique


                      C’est devenu la hantise des professionnels des courses de trot. Depuis quelques années, les sulkys, ces voitures attelées au cheval, disparaissent des hippodromes et des écuries. Le fait d’une bande organisée, selon les propriétaires.



M le magazine du Monde
 |    09.11.2018 à 13h59
    |

                            François Krug








                              

                        

Le 14 juillet, Séverine Raimond et Cyril Raimbaud étaient debout à 6 heures du matin. Le couple héberge et entraîne une trentaine de chevaux de course dans son écurie d’Hotot-en-Auge, un village du Calvados, 311 habitants au dernier recensement. Au programme des courses de trot attelé du jour, ils avaient des partants : Bifton devait courir à Deauville, et Bionika à Compiègne. En entrant dans le bâtiment où est stocké leur matériel de course, ils ont découvert qu’ils avaient reçu de la visite pendant leur sommeil.
Trois sulkys avaient disparu. Le sulky, c’est la petite voiture à deux roues qui permet au driver de mener le cheval pendant la course. Les voleurs avaient emporté deux modèles tout en carbone et un modèle alliant carbone et acier. Pour une valeur de 29 000 euros au total, raconte Séverine Raimond : « Ils nous ont pris les meilleurs et laissé ceux qu’on utilise pour les qualifications ou pour faire la petite province », l’expression consacrée dans le milieu pour désigner les plus modestes des 240 hippodromes français.
D’un hippodrome à l’autre, entraîneurs et drivers passent beaucoup de temps sur la route. Ils enchaînent les courses avec l’espoir d’y finir, sinon en tête, au moins bien classés. De leur rang à l’arrivée dépendra le montant de leur « allocation », leur part des paris encaissés sur la course par le PMU. Il faudra ensuite se la partager : 5 % pour le driver, 15 % pour l’entraîneur, 80 % pour le propriétaire du cheval, qui supporte l’essentiel des coûts. Le modèle économique, fondé sur l’appétit des parieurs et la forme des animaux, est fragile. Se faire voler ses sulkys ne facilite pas les choses.
Une centaine de cas en dix ans
Quand on la contacte, Séverine Raimond est sur le chemin du retour, coincée dans les embouteillages vers la Normandie. Ce jour-là, un de ses chevaux, Fizia, a fini troisième à Vincennes, avec une allocation de 4 900 euros (le gagnant a empoché 15 750 euros). Son compagnon était de...




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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Des mesures spécifiques de sécurité sont mises en place ce week-end autour du circuit d’Interlagos par les autorités brésiliennes et les écuries à la suite des violences survenues il y a un an.
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F1 : le Grand Prix du Brésil sous haute surveillance

Des mesures spécifiques de sécurité sont mises en place ce week-end autour du circuit d’Interlagos par les autorités brésiliennes et les écuries à la suite des violences survenues il y a un an.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 13h19
    |

            Catherine Pacary








                        



   


« Honnêtement, nous ne sommes pas inquiets », assurait au Monde un représentant de Formula One Group, propriétaire de la F1 mondiale, quelques jours avant le Grand Prix du Brésil, qui se court dimanche 11 novembre à Sao Paulo. Alors, oubliés les gros problèmes de sécurité autour du circuit d’Interlagos, qui, il y a un an, avaient ébranlé les paddocks ? Pas vraiment. Mais, cette année, organisateurs, instances locales, internationales et équipes ont pris des mesures spécifiques pour éviter de se retrouver confrontés au même scénario que l’an passé.
En novembre 2017, les trois journées de présence sur le circuit brésilien avaient été marquées par une multiplication d’actes violents. Le vendredi, un minibus de l’équipe Mercedes avait été braqué par des truands armés à la sortie du circuit : ils avaient dérobé des biens « précieux », sans blesser personne. Des membres de l’équipe Williams et des officiels de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), faisant partie des véhicules ciblés, s’en étaient tirés à la faveur d’un feu de signalisation passé opportunément au vert.
Itinéraire sécurisé
Le samedi soir, un nouvel incident avait été signalé par Ruth Buscombe, ingénieure chez Sauber, sur Twitter, à 1 h 10 du matin (« On vient d’être percutés par une voiture qui essayait de nous stopper, avec une autre devant ») et le dimanche au matin, le paddock apprenait que des personnels de Pirelli avaient échappé à une tentative de braquage. Face à cette accumulation d’actes violents, la FIA avait sommé les instances locales de sécuriser les lieux et obtenu une « protection policière fortement renforcée pour le reste de l’événement ».
Pour l’édition 2018, le conseil mondial du sport automobile de la FIA a pris les choses en main dès décembre 2017. Chargé du dossier, le vice-président de la FIA, le Mexicain José Abed, a rencontré le commandant de la police d’Etat et le chef du cabinet du gouverneur de Sao Paulo. Les zones à risques ont été identifiées.
En septembre, une délégation de la FIA est venue sur place faire le point avec le promoteur de l’événement et la policia militar, la police de l’Etat. Il a été décidé que cette dernière serait informée du calendrier de travail de toutes les parties prenantes du Grand Prix 2018 travaillant sur la piste, et que le principal itinéraire qui relie le circuit aux hôtels sera sécurisé.
Parallèlement, les journalistes ont reçu une liste de recommandations « confidentielles ». Parmi elles, des consignes de bon sens, comme ne rien laisser de valeur visible dans les voitures, ne rien porter qui permette d’être identifié comme membre de la caravane formule 1, rouler portes et fenêtres fermées, et de jour le plus possible.
Vêtements normaux
Chaque écurie a également pris des mesures spécifiques. « Parallèlement aux dispositifs améliorés en place, l’équipe prend ses propres mesures de sécurité », explique-t-on ainsi chez McLaren, où, soulignant que « la sécurité du personnel est primordiale », on ne souhaite pas en dire plus, « pour des raisons opérationnelles ».
Si le fabricant de pneus Pirelli a choisi d’anticiper et d’effectuer ses essais de pneumatiques en avance, à la fin d’octobre dès l’issue du Grand Prix de Mexico, chez Racing Point Force India on déclare avoir opté, notamment, pour des déplacements dans des « bus ne portant pas nos couleurs ». « Et dans les bus, nous portons des vêtements normaux », précise Otmar Szafnauer, le patron de l’équipe.
Des directives de discrétion qui sont appliquées également chez Renault F1. « On n’a jamais subi d’attaques : on touche du bois pour que cela dure. Peut-être parce que l’on a une usine à Curitiba [l’usine Ayrton-Senna, à 400 km au sud de Sao Paulo], on a pris des dispositions qui fonctionnent bien », précise un proche de la sécurité, sans fanfaronner pour autant. « Il n’y a pas deux cas d’agression identiques et le Brésil n’est pas le seul pays à risque. » Ce week-end, « on va prier pour qu’il n’arrive rien ».

Le Brésil dans le top 10 des pays les plus violents
En 2017, 63 880 homicides ont été recensés au Brésil, soit une hausse de 3,7 % par rapport à 2016. Avec un ratio de 31 homicides pour 100 000 habitants, le pays est devenu l’un des dix plus violents au monde, selon un rapport de l’ONG Forum brésilien de la sécurité publique publié le 9 août. La moyenne mondiale se situe à 7,5 homicides pour 100 000 habitants. A Sao Paulo, Etat le plus riche du pays mais aussi l’un des plus inégalitaires avec ses 42 milliardaires et ses bidonvilles, ce taux est de 10,7 pour 100 000.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Les Bleus démarrent sans certitudes leur tournée d’automne samedi contre l’Afrique du Sud, à Saint-Denis.
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A moins d’un an du Mondial, le XV de France se cherche encore

Les Bleus démarrent sans certitudes leur tournée d’automne samedi contre l’Afrique du Sud, à Saint-Denis.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 09h04
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 09h04
    |

            Adrien Pécout








                        



   


On a bien recompté. Entre la question et la réponse, huit bonnes secondes. Comment définir, à ce jour, le jeu de l’équipe de France de rugby ? « Comme dans la plupart des clubs », élude Camille Lopez, après mûre réflexion. « Sur le système offensif, il y a beaucoup de similitudes, poursuit l’ouvreur clermontois. Même sur le système défensif. » Oui, mais encore ? Il faut s’attendre à « un jeu de mouvement, structuré », promet le troisième-ligne castrais Mathieu Babillot, évasif.
Dans l’auditorium du Centre national de rugby, à Marcoussis (Essonne), les journalistes cherchent encore à comprendre, en ce début novembre. Les joueurs aussi, sans doute, tant cette équipe avance sans certitudes. La sélection nationale dispose de près d’un an avant la Coupe du monde 2019 pour se trouver, à la fois dans sa composition et dans ce qu’elle peut « produire ». Joli casse-tête japonais. Dix mois et onze matchs de chauffe, à commencer par les trois tests de cette tournée d’automne.

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Samedi 10 novembre, les Bleus débuteront contre l’adversaire a priori le plus costaud du mois : ils recevront l’Afrique du Sud, à Saint-Denis, dans un Stade de France qui s’annonce loin d’être plein. Ensuite, le 17, direction le stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq (Nord) contre l’Argentine. Puis retour en terrain dionysien contre les Fidji, le 24.
« Repousser nos limites »
De tout cela, il faudra bien tirer quelque chose, veut croire Baptiste Serin : « La tournée de novembre va être un bon test. » « Face à ces équipes-là, on va pouvoir bien se jauger et essayer de repousser nos limites », espère le demi de mêlée de Bordeaux-Bègles. Le capitaine, Guilhem Guirado, parle d’un « mois révélateur ». Un mois de Schrödinger, pour faire de la physique quantique de comptoir. Soit le XV de France se redresse sur ses pattes dès maintenant, soit il conforte les pessimistes qui prédisent une élimination mortifère dès le premier tour de la prochaine Coupe du monde. « Il y a toujours ce côté mystérieux, poursuit le talonneur toulonnais, de savoir si on va être au rendez-vous face à une nation de l’hémisphère Sud au rythme intense [comme l’Afrique du Sud]. » 
Au Japon, l’équipe au coq se retrouvera dans la même poule que l’Argentine et l’Angleterre : la « poule de la mort », selon l’expression consacrée. Guilhem Guirado refuse pour l’instant de trop évoquer l’échéance en public. Dans le vestiaire aussi, à l’en croire : « En aucun cas je n’en parlerai avant le match contre l’Afrique Sud. Ce serait se perdre complètement que de parler maintenant de la Coupe du monde, un objectif très lointain », assure-t-il.
Dans l’immédiat, et sans donner de chiffres précis, Mathieu Bastareaud pense plutôt à réussir les trois matchs qui viennent. La chose passe par « des victoires, tout simplement ». « Cela fait pas mal de temps qu’on parle de l’engagement, de l’état d’esprit du groupe, mais on n’est jugé que par les résultats. Ça fait partie du “business”… » Alors, entre une victoire pas belle à voir et une jolie défaite, le trois-quarts centre de Toulon a l’honnêteté de trancher : « Bien sûr que la manière est hyper-importante, mais ça ne me dérange pas de gagner un match 3-0 plutôt que de perdre 41-40 avec du beau jeu. » 
Pour avoir longtemps souffert de ses gamberges, Baptiste Serin sait trop l’importance de la gagne : « Quand les victoires vont s’enchaîner, ça va peut-être nous donner plus de confiance, plus de liberté. » Le joueur pense à un match en particulier. Ce fameux nul, à tous égards, contre le Japon (23-23). Un bon exemple, selon le no 9 bordelais (et futur Toulonnais), de match disputé « la peur au ventre, les jambes qui tremblent, et tu vois le résultat. Alors que si tu arrives avec un peu de confiance sur ce match, tu le gagnes neuf fois sur dix ».
Ce soir de novembre 2017, le XV de France disputait son ultime match avec Guy Novès pour entraîneur. Un mois plus tard, la Fédération française de rugby (FFR) limogeait son sélectionneur national à mi-parcours. Sans respecter la parole donnée, et surtout sans lui laisser le temps de développer un projet sur le long terme, au prétexte de résultats insuffisants : seulement sept victoires, treize défaites et un match nul en deux ans. Depuis, l’affaire se poursuit aux prud’hommes.
A ce jour, le bilan de son successeur reste également négatif : depuis sa prise de fonctions, Jacques Brunel est à deux victoires et six défaites en 2018. Dont trois échecs logiques au mois de juin lors d’une tournée en Nouvelle-Zélande, pour ces Bleus décidément aux antipodes des All Blacks, doubles champions du monde en titre.
« Trouver une colonne vertébrale »
Avec un peu plus de recul, le nouveau sélectionneur analyse aujourd’hui « son plus gros problème » : « C’est de ne pas pouvoir stabiliser un axe central de notre équipe, notamment pour la charnière, dont on sait l’importance qu’elle peut avoir. Notre objectif principal sera de trouver cette colonne vertébrale pour l’équipe et de la maintenir, d’avoir une stabilité là-dessus. »

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Dans l’idéal, le XV de France aurait bien aligné une charnière clermontoise : Camille Lopez à l’ouverture, Morgan Parra en demi de mêlée… jusqu’à ce qu’une blessure à un poignet empêche le second. « J’ai perdu Morgan », résume le premier, qui lui-même avait manqué la tournée de novembre 2017, pour cause de tibia fracturé.
Comme Parra, quatre autres joueurs convoqués pour la tournée à venir ont déjà dû déclarer forfait avant même le début : Bernard Le Roux, Wesley Fofana, Rémi Lamerat et Uini Atonio. Ce qui fait beaucoup, sur un groupe de trente et un. Trop, beaucoup trop, pour qu’il s’agisse d’une simple guigne. L’explication est aussi structurelle : le rugby français esquinte de plus en plus ses joueurs, à force de les mobiliser en club comme en sélection nationale.
Jacques Brunel a tout de même trouvé des joueurs valides à titulariser contre l’Afrique du Sud. Composition encore expérimentale. Ce XV-là se présentera avec quatre joueurs en pleine phase d’apprentissage : les centres Geoffrey Doumayrou, Damian Penaud (qui jouera ailier, pour l’occasion), le deuxième-ligne Arthur Iturria (testé en troisième-ligne), et le pilier Cedate Gomes Sa. Chacun compte moins de dix matchs en sélection.
Jamais encore sélectionnés avec leurs pays d’origine, le Sud-Africain Paul Willemse (Montpellier) et le Fidjien Alivereti Raka (Clermont) auraient volontiers chanté La Marseillaise, eux aussi. D’après le quotidien L’Equipe, Jacques Brunel comptait sur eux dès cette tournée de novembre. Mais « il faut attendre qu’ils aient le passeport français », a finalement déclaré Bernard Laporte, le président de la FFR. A croire que le XV de France, pour l’heure seulement 8e au classement mondial, tâtonne jusque dans les bureaux préfectoraux de l’Hérault et du Puy-de-Dôme.



                            


                        

                        


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Championnats du monde d’échec : Magnus Carlsen remet en jeu son titre

Le Norvégien affronte pour la première fois un joueur plus jeune que lui, le numéro deux mondial, l’Américain Fabiano Caruana.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 07h13
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 14h52
    |

            Pierre Barthélémy








                        



   


Champion du monde d’échecs depuis 2013, le Norvégien Magnus Carlsen remet son titre en jeu du 9 au 28 novembre à Londres dans un match en douze parties. Et il sera confronté à un défi psychologique inédit : affronter un joueur plus jeune que lui en la personne de l’Américain Fabiano Caruana (qui a aussi la nationalité italienne).
Carlsen, longtemps présenté comme le petit Mozart des échecs, aura 28 ans à la fin du mois. L’image de l’adolescent de 13 ans qui tenait tête en 2004 à l’impressionnant Garry Kasparov lors d’une partie devenue quasiment mythique est, désormais, reléguée loin derrière lui. Mozart a vieilli. Son visage a beau conserver quelques traits un peu poupins, le Norvégien n’est plus ce petit prodige devant lequel tout le monde se pâme, mais un homme. Un homme que les jeunes pousses n’hésiteront pas à abattre et Fabiano Caruana, 26 ans depuis cet été, est le premier à tenter sa chance.
Pour l’Américain, lui-même ancien petit génie – quoique moins précoce –, 2018 a constitué une année dorée. Elle avait cependant mal commencé avec une piteuse 11e place au tournoi de Wijk-aan-Zee (Pays-Bas), sorte de Roland-Garros du circuit échiquéen, remporté à l’arraché par Carlsen. Mais ensuite Caruana n’a pour ainsi dire pas cessé de briller : en mars, il gagnait avec maîtrise le tournoi des candidats à la couronne mondiale devant le gratin des échecs ; en avril, il finissait premier (devant le Norvégien) du Grenke Chess Classic (disputé en Allemagne) ; en juin, il récidivait en décrochant la victoire finale du Norway Chess, toujours devant Carlsen et sur les terres de celui-ci ; en août, enfin, il terminait premier ex aequo – avec Carlsen et l’Arménien Levon Aronian – de la Coupe Sinquefield qui se jouait à Saint-Louis (Missouri), ville où il réside. Seul bémol de 2018 pour Caruana, n’avoir fini que deuxième au championnat des Etats-Unis, remporté par l’outsideur Samuel Shankland.

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Un moteur qui se dérègle
Au terme de cette saison presque parfaite, l’Américain talonne le champion du monde au classement de la Fédération internationale des échecs, les deux hommes n’étant séparés que par trois points. Ce minuscule écart traduit autant la forme de Caruana que l’arrêt, au moins temporaire, de la domination du haut niveau par Carlsen. Le Norvégien n’a, certes, pas connu une saison catastrophique, ayant, en plus de Wijk-aan-Zee et de la Coupe Sinquefield, triomphé au mémorial Gashimov (joué en Azerbaïdjan). Mais il a subi quelques ratés, comme un moteur qui se dérègle. En témoigne, par exemple, un résultat assez moyen lors de la Coupe d’Europe des clubs, où il n’a remporté qu’une seule victoire et accumulé les parties nulles.
La partie la plus emblématique de cette année 2018 compliquée, Carlsen l’a disputée lors de la Coupe Sinquefield face à… Fabiano Caruana. Avec les pièces blanches, le champion du monde était en train de pousser son adversaire dans les cordes, l’Américain ayant dû battre en retraite et rassembler la plupart de ses pièces dans le coin de son roi. Magnus Carlsen se savait – ou du moins se voyait – gagnant. Lui qui est réputé pour ne rater que très rarement les bons coups et pour resserrer inéluctablement l’étreinte, avec une patience qui confine à la cruauté, a manqué une manœuvre qui lui aurait permis de faire monter la pression encore davantage et probablement de faire craquer Caruana… Un loupé d’autant plus inexplicable que son intuition lui soufflait le bon coup à l’oreille, comme Carlsen le révéla aussitôt après la partie. Au lieu de cela, le Norvégien dut, devant la défense obstinée de Caruana, se résoudre à une nulle par répétition de la position.
Même si le challenger a un bilan assez mauvais face à Carlsen, ce dernier ne part que très légèrement favori pour ce match. Plaident pour lui son expérience de ce type de rencontre – il a déjà disputé et remporté trois championnats du monde alors que son adversaire est novice en la matière – et son immense talent naturel. Même moins dominateur, il reste le joueur le plus doué de la décennie.
Caruana, un monstre de travail
Interrogé en 2014 par le site Slate, Fabiano Caruana disait ceci de celui qu’il va affronter pendant un mois : « Il y a des positions où vous ne pouvez pas rivaliser avec lui. Dans certaines structures de pion, il joue juste comme une machine. Il y a des ouvertures où je me dis : “Je ne peux pas jouer comme ça.” Mais bon, dans certaines positions, il n’est pas aussi à l’aise. Comme n’importe quel joueur, il peut aussi manquer de confiance. »
La phrase résume ce que sont les échecs professionnels : explorer, analyser le répertoire et le style de jeu de son opposant pour l’emmener hors de sa zone de confort, dans une position où il s’exprimera le moins bien. Or, à ce jeu de décorticage du style adverse, Fabiano Caruana, qui est décrit comme un monstre de travail, a sans doute l’avantage sur Carlsen, lequel n’a jamais eu la passion des ouvertures.
En 2000, ayant décidé d’étouffer la maestria combinatoire du champion du monde de l’époque, Garry Kasparov, son compatriote Vladimir Kramnik avait sélectionné des ouvertures où les dames des deux camps, pièces les plus puissantes du jeu, étaient rapidement échangées. A sec de carburant pour lancer ses fameuses attaques flamboyantes, Kasparov s’était épuisé à taper contre un mur et avait lâché sa couronne mondiale sans gagner une seule partie. Ce match, qui avait vu la fin d’un règne impérial, se tenait déjà à Londres. Magnus Carlsen est prévenu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Marseille n’a plus aucune chance de se qualifier pour les seizièmes de finale de la petite Coupe d’Europe.
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Ligue Europa : Marseille déjà éliminé, Rennes chute aussi

Marseille n’a plus aucune chance de se qualifier pour les seizièmes de finale de la petite Coupe d’Europe.



Le Monde.fr avec AFP
 |    08.11.2018 à 20h59
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 21h38
   





                        



   


Le finaliste de la dernière édition de la Ligue Europa est déjà dehors. Marseille n’a plus aucune chance de se qualifier pour les seizièmes de finale de la petite Coupe d’Europe, après sa défaite chez la Lazio Rome (2-1), jeudi 8 novembre lors de la quatrième journée de la phase de groupes.
Les Marseillais, qui enchaînent ainsi une quatrième défaite consécutive toutes compétitions confondues, ont sombré juste avant la mi-temps (but de Marco Parolo, 45 + 1) puis un peu après (Joaquin Correa, 55e). Le but de l’espoir, inscrit par Thauvin, reste anecdotique (60e). Rudi Garcia et ses hommes doivent, désormais, se concentrer sur le championnat où ils occupent le sixième rang à six points du podium.
Rennes chute aussi
De son côté, le Stade rennais n’a pas préparé au mieux son derby contre Nantes dimanche. Les Bretons sont tombés en Ukraine face au Dynamo Kiev (3-1). Hors sujet en première période, ils encaissent un but sur corner par l’intermédiaire de Verbi (13e). Incapable de convertir ses opportunités en début de seconde période, Rennes se fait punir par deux buts de Mykolenko (68e) et Shaparenko (72e).
Entré en jeu à la place de Sarr, Siebatcheu sauve l’honneur en fin de match sur une offrande de Niang (90e). Les Rennais pointent à cinq longueurs de leur adversaire du soir, une hypothétique qualification passera, désormais, par un sans-faute.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques 2024, ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée, a été désigné pour prendre la tête de cette organisation qui sera lancée en mars 2019.
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L’agence du sport sera présidée par le sarkozyste Jean Castex

Le délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques 2024, ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée, a été désigné pour prendre la tête de cette organisation qui sera lancée en mars 2019.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 20h57
   





                        



   


Jean Castex, actuellement délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024, a été choisi pour présider le conseil d’administration de la future agence du sport, qui entrera en action en mars 2019, selon Le Parisien.
Ce haut fonctionnaire, maire de Prades et conseiller départemental des Pyrénées-Orientales, fut directeur de cabinet de Xavier Bertrand au ministère de la santé puis du travail et secrétaire général adjoint de l’Elysée pendant le mandat de Nicolas Sarkozy. Il avait mené les négociations avec les élus de Seine-Saint-Denis, afin de modifier le projet olympique, à la suite du rapport alarmant de l’Inspection générale des finances qui pointait un risque potentiel de dépassement du budget des JO de 2024. Il gardera sa fonction de délégué interministériel.
Cette agence du sport, qui aura, selon la ministre des sports, Roxana Maracineanu, deux missions, « le sport de haut niveau et le développement de la pratique », sera composé de quatre collèges : l’Etat, le mouvement sportif, les collectivités territoriales et les entreprises. Elle sera dotée d’un budget d’environ 350 millions d’euros.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ L’enfant du pays remplacera Antoine Kombouaré, limogé mardi à la suite des très mauvais résultats des Rouge et Noir.
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Football : à Guingamp, le retour de Gourvennec

L’enfant du pays remplacera Antoine Kombouaré, limogé mardi à la suite des très mauvais résultats des Rouge et Noir.



Le Monde.fr avec AFP
 |    08.11.2018 à 16h41
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 16h42
   





                        



   


« Joce is back », titre fièrement sur son site internet l’En Avant de Guingamp. Jocelyn Gourvennec va redevenir entraîneur du club breton, qu’il a dirigé de 2010 à 2016, a annoncé le club de foot breton jeudi 8 novembre.
L’enfant du pays remplacera Antoine Kombouaré, limogé mardi après les très mauvais résultats des Rouge et Noir. « La prise de fonctions du coach sera effective dès le lundi 12 novembre », a précisé l’En Avant.
Pour son retour aux sources, Jocelyn Gourvennec porte de grands espoirs, lui qui avait connu l’Europe avec l’équipe après avoir remporté la Coupe de France 2014. Il devrait signer un contrat allant jusqu’à l’été 2020, selon une source proche du club.
Samedi, pour le match de la 13e journée de Ligue 1 face à Lyon, ce sont l’entraîneur de l’équipe réserve, Sylvain Didot, et le directeur du centre de formation, Vincent Rautureau, qui seront sur le banc.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ L’attaquant de Manchester United, auteur d’un très bon début de saison avec son club, effectue son retour en sélection près de huit mois après sa dernière apparition avec les Bleus.
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Football : Anthony Martial, retour en grâce

L’attaquant de Manchester United, auteur d’un très bon début de saison avec son club, effectue son retour en sélection près de huit mois après sa dernière apparition avec les Bleus.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 16h17
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 17h28
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


Il est des occasions à ne pas laisser passer. L’attaquant de Manchester United Anthony Martial a été appelé dans la liste des 23 joueurs convoqués par Didier Deschamps pour affronter les Pays-Bas lors du dernier match du groupe A de la Ligue des nations (16 novembre) et l’Uruguay en amical (le 20 novembre). Auteur d’un début de saison tonitruant avec son club, il fait son retour dans le groupe tricolore près de huit mois après sa dernière apparition en bleu et après avoir manqué le bon wagon pour intégrer le groupe de l’équipe de France lors la Coupe du monde en Russie. Il sait que ses chances de s’installer durablement dans le groupe passeront par des performances plus régulières, dans une équipe où les talents offensifs ne manquent pas.
Anthony Martial est « un jeune joueur mais qui, je l’espère, est en train d’acquérir une certaine maturité », a justifié Didier Deschamps en conférence de presse. « Cela fait un moment qu’il est au sein de l’équipe de France, avec des périodes bonnes et des périodes plus difficiles, c’est valable aussi en club », a poursuivi le sélectionneur des Bleus.
En dépit d’un match convaincant contre l’Allemagne en novembre 2017 en amical (2-2), Martial n’a jamais complètement convaincu Didier Deschamps, qui déplorait sa « tendance à être un peu relâché ». Des critiques également émises par son entraîneur en club, le Portugais José Mourinho, qui a régulièrement fustigé son inconsistance et son manque de professionnalisme.
« Il a amélioré sa façon de penser le football »
Auteur de cinq buts lors des quatre dernières journées de Premier League, le joueur de 22 ans enchaîne les performances de très haut niveau depuis le début de saison. Il a permis à son équipe de prendre dix points sur douze sur les quatre dernières journées de championnat.
Les louanges sont désormais unanimes, même auprès de son entraîneur avec qui il entretenait des relations conflictuelles : « Il a les mêmes talents qu’il y a un ou deux ans, mais il a amélioré sa façon de penser le football et son rôle dans l’équipe », a ainsi jugé José Mourinho après la victoire de son équipe face à Bournemouth.

😍 It really is Martial FC.

— ManUtd (@Manchester United)


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Pour l’entraîneur portugais, un grand joueur « est un joueur talentueux qui est régulier et qui comprend un match de football dans sa globalité. C’est une chose d’avoir du talent, c’en est une autre d’être un grand joueur. Il se rapproche de devenir un grand joueur, donc j’aimerais qu’il reste. Je sais que le club veut qu’il reste, alors j’espère qu’il va rester. » 
En fin de contrat au mois de juin 2019, Anthony Martial laisse, en effet, planer le doute sur son avenir, sans doute échaudé par les difficultés rencontrées depuis son transfert de Monaco à Manchester pour 80 millions d’euros en 2015.
Auteur d’un seul petit but en 18 sélections, Anthony Martial avait fait ses débuts avec les Bleus le 4 septembre 2015 face au Portugal. Trois longues années qui ne lui ont pas permis de s’imposer comme un membre à part entière de l’équipe de France.
« Il a des sautes, peut-être de concentration, qui peuvent laisser penser que c’est de l’implication, […] il faut qu’il lutte contre ça pour passer le cap et avoir une régularité toute une saison, voire plusieurs saisons », a conclu, limpide, Didier Deschamps.
S’il profite du forfait de Thomas Lemar pour réintégrer le groupe tricolore, Martial doit également affronter la concurrence du Marseillais Florian Thauvin et celle, potentielle, du Munichois Kingsley Coman. Sa polyvalence – il peut évoluer à gauche ou à droite de l’attaque –, son sens du but et ses accélérations foudroyantes en font, pourtant, un atout maître pour l’avenir de l’attaque de l’équipe de France. Ne lui manque que la constance.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Comme le patron de l’AS Monaco placé en garde à vue mardi, Philippe Narmino est soupçonné de corruption.
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L’ancien garde des sceaux de Monaco inculpé aux côtés du milliardaire Rybolovlev

Comme le patron de l’AS Monaco placé en garde à vue mardi, Philippe Narmino est soupçonné de corruption.



Le Monde.fr avec AFP
 |    08.11.2018 à 15h59
   





                        



   


L’ex-directeur des services judiciaires de Monaco Philippe Narmino, l’équivalent du garde des sceaux dans la Principauté, a été inculpé aux côtés du milliardaire russe Dmitri Rybolovlev, a-t-on appris jeudi 8 novembre auprès du parquet. Tous deux sont soupçonnés de corruption.
M. Narmino a été mis en examen pour trafic d’influence passif et actif et pour corruption passive, tandis que le patron du club de football de l’AS Monaco a, lui, été inculpé de trafic d’influence actif et de corruption active, selon la même source. Le scandale a été révélé en 2017 au détour d’une procédure engagée à Monaco par le milliardaire contre son ancien marchand d’art.

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                Dmitri Rybolovlev, président de l’AS Monaco, placé sous contrôle judiciaire dans une affaire d’escroquerie



Retraite anticipée
Les deux hommes ont également été inculpés pour violation du secret de l’instruction, de même que trois autres personnes : l’avocate de M. Rybolovlev, Me Tetiana Bersheda, l’épouse de M. Narmino, Christine, et son fils Antoine, un juriste de 35 ans.
L’ex-directeur des services judiciaires a été mis en retraite anticipée en septembre 2017 quand l’affaire a éclaté, deux ans et demi après une plainte de M. Rybolovlev contre Yves Bouvier. Le milliardaire russe accusait ce marchand d’art de lui avoir surfacturé des œuvres et dépouillé d’un milliard d’euros, avec la complicité d’une amie commune, Tania Rappo.
Pour étayer la plainte, Me Bersheda avait produit un enregistrement de Mme Rappo et remis son téléphone portable à la justice. Conséquence inattendue : le juge a eu accès à d’autres contenus plus compromettants, des SMS laissant suggérer l’existence d’un réseau œuvrant en faveur du milliardaire, impliquant des dirigeants de la police monégasque et le garde des sceaux de la Principauté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Selon un nouveau dossier des « Football Leaks », les recruteurs parisiens utilisaient cette pratique, interdite en France. Le club affirme découvrir son existence.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/11/2018
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« Français », « Maghrébin », « Antillais » : le PSG accusé de ficher ses jeunes joueurs

Selon un nouveau dossier des « Football Leaks », les recruteurs parisiens utilisaient cette pratique, interdite en France. Le club affirme découvrir son existence.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 15h42
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 07h52
   





                        



   


Il y avait un menu déroulant qui s’affichait, avec quatre choix : « Français », « Maghrébin », « Antillais », « Africain ». Le Paris-Saint-Germain (PSG) est pris dans un nouveau scandale, après la révélation par un collectif européen de médias, dont le site d’information Mediapart, que des recruteurs du club ont fiché ethniquement des jeunes joueurs scrutés par le PSG, selon un nouveau dossier des « Football Leaks ».
A la suite de la publication de ces informations, le club parisien a confirmé que « des formulaires avec des contenus illégaux ont été utilisés entre 2013 et 2018 par la cellule de recrutement du centre de formation, dédiée aux territoires hors Ile-de-France ». Mais le PSG dénonce une « initiative personnelle du responsable de ce département ».
« La direction générale du club n’avait jamais eu connaissance d’un système de fichage ethnique au sein d’un département recrutement, ni eu en sa possession un tel formulaire. (…) Au vu des informations qui y sont mentionnées, ces formulaires trahissent l’esprit et les valeurs du PSG. »
Le club de la capitale affirme, en outre, que « dès qu’il en a été informé au début du mois d’octobre », ses responsables ont « lancé une enquête interne pour comprendre comment de telles pratiques ont pu exister et décider des mesures qui s’imposent ». 
La ministre des sports, Roxana Maracineanu, a également réagi, en exprimant sa « consternation » dans un communiqué conjoint avec la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa : « Si ces faits de discrimination sont avérés, ils sont passibles de sanctions disciplinaires, voire pénales. On ne peut pas tolérer que des personnes soient identifiées, recrutées selon leur couleur de peau ou leur origine. » Elle a demandé à la Fédération française de football (FFF) et à la Ligue (LFP) « d’examiner ce dossier ».
« Trop d’Antillais et d’Africains sur Paris »
Selon le collectif de médias européens, la « polémique éclate en interne en mars 2014 ». A l’origine, un footballeur en herbe, Yann Gboho (international français chez les jeunes, né en Côte d’Ivoire), 13 ans, qui joue au FC Rouen et tape « dans l’œil » d’un « recruteur du PSG pour la région Normandie, Serge Fournier », peut-on lire dans la livraison de « Football Leaks ». Une « fiche remplie le 2 novembre 2013 lors du match US Sapins-FC Rouen » mentionne ainsi l’origine (« Antillais »).
Le nom de Yann Gboho a ensuite « suscité bien des remous au PSG, comme le montre le compte rendu interne d’une réunion formation qui s’est tenue le 14 mars 2014 », peut-on lire dans les « Football Leaks ». Au cours de cette réunion, Marc Westerloppe, qui dirige à l’époque « la cellule recrutement du club dans tout le pays sauf en Ile-de-France » (et qui a quitté le PSG pour Rennes en janvier 2018), déclare, selon ce document :
« On ne va pas revenir sur ce sujet. Il y a un problème sur l’orientation du club, il faut un équilibre sur la mixité, trop d’Antillais et d’Africains sur Paris. »
Une réflexion qui provoque l’indignation d’autres participants, comme Pierre Reynaud, responsable du recrutement des jeunes en Ile-de-France : « Sauf que ce ne doit pas être une question ethnique mais de talent. » « Une dernière phrase conclut le compte rendu : “Par la suite, débat houleux…” », écrit Mediapart.

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« J’ai rencontré une équipe ébranlée »
Tout fichage lié aux origines ethniques est interdit en France, où le sujet est plus sensible que dans d’autres pays. Signe du malaise suscité par cette affaire, toujours selon les « Football Leaks », la secrétaire du comité d’entreprise écrit à la directrice des ressources humaines, en mettant en copie bon nombre de formateurs, pour dénoncer les « propos tenus le 14 mars par M. Westerloppe et ce, au nom de la direction du club ».
« J’ai rencontré une équipe ébranlée, particulièrement touchée par ce qui pourrait apparaître comme étant la nouvelle philosophie de notre entreprise. Impossible de cautionner ce virage à 180° ! Aucun de mes collègues de la formation ou préformation ne peuvent y croire. »
Mediapart raconte que M. Westerloppe a été convoqué « à un entretien préalable » le 27 juin 2014, où il proteste auprès de Jean-Claude Blanc, actuel directeur général délégué du PSG, rejetant des accusations contre lui, « fausses, malveillantes et stupides ».
« Les propos de Marc Westerloppe sont rapportés par le comité d’entreprise d’avril 2014 qui dispose d’un compte-rendu de la réunion, où des propos extrêmement ambigus ont été tenus par Marc Westerloppe. C’est après ce CE que j’en suis informé. Les ressources humaines commencent à rencontrer les gens de la formation pour compléter cette information. Cela se termine par une convocation de M. Westerloppe à un entretien préalable pouvant mener à son licenciement à partir de cette phrase ambiguë prononcée », a confirmé Jean-Claude Blanc dans uin entretien à L’Equipe vendredi 9 novembre. Il dément formellement. (...) Je lui ai demandé de mettre ses propos par écrit, ce qu’il a fait, les confirmant. À la suite de cet entretien en plus de la lettre, j’ai estimé qu’il n’y avait pas matière à le licencier ni même à l’avertir. Je lui ai quand même fait un courrier de rappel. »
M. Westerloppe et Olivier Létang, directeur sportif de l’époque (aujourd’hui président du Stade rennais) se sont contentés de rétorquer à Mediapart que « cette affaire concerne le PSG ».
Mais dans un communiqué publié jeudi, Olivier Létang, actuel président de Rennes, s’est dit « profondément choqué et blessé » des accusations. Il affirme avoir toujours eu comme seul objectif de « s’attacher les meilleurs jeunes joueurs dans le but de les faire évoluer à terme avec l’équipe professionnelle ».
Fiches remplies jusqu’au printemps 2018
Du côté du club, la direction a confirmé que, « saisie à l’époque par le comité d’entreprise, [elle] avait fermement rappelé les règles et les valeurs qui devaient guider le recrutement d’un joueur au club ».
« Aucun élément concret n’ayant alors permis de corroborer ces propos, le club n’avait pu mettre en œuvre les mesures disciplinaires appropriées. »
Ces « mêmes fiches d’observation avec mention des origines ont été scrupuleusement remplies jusqu’au printemps 2018 », accuse pourtant le site d’informations.
« Le système a démarré à l’arrivée de Westerloppe. Et les recruteurs ont rajouté, à la demande de Westerloppe semble-t-il, ce critère qui est illégal et inadmissible », explique Jean-Claude Blanc qui assure toutfois que « personne ne nous a signalé la fiche et les critères mis en place. À aucun moment. »
Pour répondre aux questions des « Football Leaks », le PSG « a missionné » Malek Boutih, ancien député PS (2012-2017) de l’Essonne, ex-président de SOS Racisme (1999-2003), qui « travaille depuis une quinzaine d’années sur les questions de racisme au sein de la Fondation PSG ». « Au nom du club, il confirme que ce fichage a été mis en place, mais (…) les choses ont, selon lui, été faites en secret » et que « la direction n’était pas au courant », relate Mediapart.
Pour le foot français, cette affaire réveille « l’affaire des quotas », quand avait émergé l’idée d’imposer des quotas de binationaux chez les jeunes, lors d’une réunion de la Direction technique nationale (DTN) fin 2010. Laurent Blanc, le sélectionneur de l’époque, s’était dit alors tout à fait « favorable » à cette idée en arguant : « Qu’est-ce qu’il y a actuellement comme grands, costauds, puissants ? Les Blacks (…) Je crois qu’il faut recentrer, surtout pour des garçons de 13-14 ans, 12-13 ans, avoir d’autres critères, modifiés avec notre propre culture (…) Les Espagnols, ils m’ont dit : “Nous, on n’a pas de problème. Nous, des Blacks, on n’en a pas.” »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le joueur de Manchester United a été convoqué pour affronter les Pays-Bas et l’Uruguay, après plus de sept mois d’absence chez les Bleus.
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Football : l’attaquant Anthony Martial retrouve l’équipe de France

Le joueur de Manchester United a été convoqué pour affronter les Pays-Bas et l’Uruguay, après plus de sept mois d’absence chez les Bleus.



Le Monde.fr avec AFP
 |    08.11.2018 à 14h26
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 14h57
   





                        



   


L’attaquant français de Manchester United, Anthony Martial, a été convoqué jeudi 8 novembre pour affronter les Pays-Bas et l’Uruguay en novembre, après plus de sept mois d’absence chez les Bleus de Didier Deschamps, qui a livré une liste par ailleurs sans surprise.
En défense, le sélectionneur a fait appel à son vice-capitaine Raphaël Varane, récemment touché aux adducteurs, mais pas à Lucas Hernandez (cuisse), pour les déplacements des champions du monde à Rotterdam le 16 novembre en Ligue des nations, puis la réception de l’Uruguay au Stade de France quatre jours plus tard en amical.

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Fékir et Sakho convoqués
L’attaquant lyonnais Nabil Fékir, forfait lors du dernier rassemblement des Bleus, fait son retour dans le groupe aux dépens du meneur marseillais Dimitri Payet, qui l’avait remplacé pour les matchs disputés en octobre contre l’Islande et l’Allemagne.
Didier Deschamps, privé de Samuel Umtiti en défense centrale, a de nouveau convoqué le joueur de Crystal Palace Mamadou Sakho (28 ans, 28 sélections), revenu en bleu lors du dernier rassemblement après plus de deux ans d’absence. Le défenseur de l’Olympique de Marseille Adil Rami et celui de Stuttgart Benjamin Pavard, en difficulté avec leurs clubs respectifs, sont aussi dans la liste.
L’équipe de France, en tête de son groupe de Ligue des nations, a besoin d’un match nul ou d’une victoire à Rotterdam pour assurer son billet pour les phases finales du mois de juin. Elle accueillera dans la foulée l’Uruguay au Stade de France, le 20 novembre, en amical.

Les 23 Bleus qui joueront le dernier match de groupe de Nations League contre les Pays-Bas (16/11) et qui affronter… https://t.co/7nIZgSNsJa— equipedefrance (@Equipe de France ⭐⭐)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ L’autopsie a révélé que Louis Fajfrowski a succombé, le 10 août, à un traumatisme thoracique. Sonné après un plaquage durant un match, il avait perdu connaissance à plusieurs reprises et n’avait pu être réanimé.
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Rugby : la mort du jeune joueur d’Aurillac, Louis Fajfrowski, jugée accidentelle

L’autopsie a révélé que Louis Fajfrowski a succombé, le 10 août, à un traumatisme thoracique. Sonné après un plaquage durant un match, il avait perdu connaissance à plusieurs reprises et n’avait pu être réanimé.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 14h13
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 15h11
   





                        



   


L’enquête de la justice autour de la mort d’un jeune joueur de rugby d’Aurillac, Louis Fajfrowski (21 ans), après un match le 10 août, a abouti à la conclusion d’une mort accidentelle. Les résultats de l’autopsie révèlent que le joueur a succombé à un traumatisme thoracique, rapporte le quotidien La Montagne qui, citant le substitut du procureur d’Aurillac, précise que ce choc a été « responsable d’une commotion cardiaque avec accélération du rythme qui a entraîné son décès ».
L’autopsie pratiquée juste après la mort n’avait pas permis de connaître les causes du décès, ainsi que l’avait alors expliqué le parquet. Des analyses complémentaires avaient été ordonnées. Le parquet précise aujourd’hui que l’enquête n’a pas pu « démontrer qu’il y avait une quelconque faute imputable à qui que ce soit ». 
« Ce sont plusieurs facteurs qui ont conduit au décès », a expliqué le procureur d’Aurillac, Olivier Clémençon, précisant que le joueur a subi « un traumatisme thoracique précordial, responsable d’une commotion cardiaque létale sur un cœur pathologique ». Le parquet a donc conclu « à une mort accidentelle à la suite et non pas à cause d’un plaquage », a précisé le procureur.
Le joueur, titulaire au centre de l’attaque du Stade aurillacois, était sorti du terrain en seconde période du match contre le club de Rodez après avoir été l’objet d’un plaquage. Sonné, il avait pu se relever avec l’aide des soigneurs avant de se rendre par ses propres moyens aux vestiaires, accompagné d’un médecin. C’est aux vestiaires qu’il avait perdu connaissance à plusieurs reprises. Pris en charge par le service médical et les secours supplémentaires arrivés sur place, il n’avait pas pu être ranimé.
Débats sur la dangerosité du rugby
Après cette mort accidentelle, les débats avaient été relancés dans le monde du rugby sur la dangerosité de ce sport et tout particulièrement la violence des chocs auxquels sont exposés les pratiquants. Dans un éditorial publié le 13 août, et titré « La nausée », le journal Midi olympique, spécialisé dans le rugby, avait regretté que ce sport soit « de plus en plus destructeur », mettant « ses propres acteurs en danger à force de collisions à très grande vitesse ».
« Un jeu de plus en plus con − on se répète, hélas − à force d’oublier la moitié de son ADN : la recherche de l’évitement, qui lui conféra longtemps une force créatrice enviée par tant d’autres disciplines », écrivait le journal, selon qui « il y a désormais urgence : il faut agir pour voir, demain, le rugby changer radicalement dans son approche du jeu, en assumant ses maux actuels et la propre menace qu’il génère pour avoir cédé au tout physique ».

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Mesures pour renforcer la sécurité chez les jeunes
La multiplication des commotions cérébrales ces dernières années a conduit à la mise en place de protocoles plus stricts pour tenter d’empêcher les joueurs de reprendre le jeu trop vite quand ils ont subi de tels chocs. Après la mort de Louis Fajfrowski, Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby (FFR), a annoncé aux dirigeants de club la mise en place d’un programme intitulé « Bien joué », comportant plusieurs mesures destinées à « renforcer la sécurité de la pratique de notre sport ». Celles-ci visent avant tout les jeunes pratiquants.
La Fédération a notamment introduit cette saison une faute offensive, le passage en force, chez les moins de 14 ans. « Le rugby, c’est de faire des passes, d’éviter et de passer dans les intervalles », a plaidé M. Laporte, considérant également qu’« il faut être intransigeant sur les plaquages au niveau de la poitrine et qui finissent au cou et à la tête ». 
Au-delà de ces annonces concernant les jeunes pratiquants, la transformation du rugby se fait attendre au niveau professionnel. Or, en Top 14 et Pro D2, les championnats de première et deuxième divisions, les retouches demeurent minimes. Depuis cette saison, au moyen d’un carton bleu, les arbitres pourront imposer la sortie définitive du terrain de tout joueur présentant un « signe évident de commotion cérébrale ».
Des pistes existent pourtant pour sécuriser les plaquages, y compris chez les professionnels. Florian Grill, l’un des principaux opposants à Bernard Laporte au sein du comité directeur de la FFR, entend, par exemple, « interdire et sanctionner sévèrement les plaquages » au-dessus de la poitrine, ou encore « matérialiser la ligne de plaquage » autorisée « par une couleur différente sur les maillots ou les shorts ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ En poste depuis plus de trente ans, le président de l’OL défend toujours âprement son club. Après la désillusion de mercredi face à Hoffenheim (2-2), il a appliqué ses vieilles recettes de communication.
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Ligue des champions : Jean-Michel Aulas, le dernier rempart lyonnais

En poste depuis plus de trente ans, le président de l’OL défend toujours âprement son club. Après la désillusion de mercredi face à Hoffenheim (2-2), il a appliqué ses vieilles recettes de communication.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 12h38
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Aucun autre président français n’incarne plus étroitement son club que Jean-Michel Aulas. En poste depuis 1987, le presque septuagénaire – en mars 2019 – reste plus que jamais seul à la barre lorsque l’Olympique lyonnais (OL) traverse des turbulences. En vieux loup de mer, celui qui a mené sept fois consécutivement Lyon au titre de champion de France dans les années 2000, applique le même plan de bataille au cœur de la tempête : défendre coûte que coûte son entraîneur, faire front face à la presse en se montrant, si nécessaire, offensif, et garder le cap vers les objectifs.
Mercredi 7 novembre, le match nul concédé dans les arrêts de jeu contre Hoffenheim en Ligue des champions a été l’occasion d’éprouver une nouvelle fois son savoir-faire. Au contraire de la quasi-totalité de ses joueurs (sauf Lucas Tousart), Jean-Michel Aulas ne s’est pas dérobé quand il s’est agi de se présenter face aux journalistes après cette rencontre empreinte de désillusion. Il s’est affiché plus combatif et plus solide que son équipe, qui alors qu’elle avait mené 2-0 durant trois quarts d’heure et s’était retrouvée en supériorité numérique, avait ensuite totalement déjoué.

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« L’entraîneur n’a rien à voir là-dedans »
Le président a d’abord soutenu son entraîneur, Bruno Génésio, qui avait opté pour un changement tactique (un système en 3-5-2 ). « Je tiens à expliquer, puisque quelquefois c’est l’entraîneur qui est mis en cause, qu’il a trouvé le système parfait puisqu’on mène 2-0, on a les occasions à onze contre dix qui auraient dû permettre de l’emporter. Et puis, a posteriori, on vient tout remettre en cause parce que les autres sont revenus au score, mais l’équipe d’Hoffenheim a égalisé parce que les joueurs ont baissé un peu le pied. L’entraîneur n’a rien à voir là-dedans, ni le président. Il faut aussi pondérer. »
Puis, le président lyonnais a tenté de désamorcer les critiques avant même qu’elles n’aient été formulées. Pour cela, il a pointé du doigt le rôle, selon lui, néfaste de la presse. « On a certains joueurs qui ont craqué en deuxième mi-temps sur la partie confiance. Des fois, je lis des choses qui sont injustes. Quand on interprète en sens contraire des remarques de l’entraîneur ou du président vis-à-vis des joueurs et que l’on crée des schismes, on participe au manque de confiance des joueurs », a-t-il expliqué en faisant référence aux cas Memphis Depay et Tanguy Ndombele.

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« On a besoin que tout le monde nous aide, a insisté le président lyonnais. A force d’entendre des critiques permanentes, qui ne sont pas toutes justifiées, je pense que les joueurs y sont sensibles, en tout cas beaucoup plus que le président, qui a un peu plus d’expérience. » 
Un président qui, lui-même, n’est plus épargné
La méthode est connue et Jean-Michel Aulas a l’habitude de remobiliser son groupe en usant d’une adversité largement fantasmée et exagérée. Mais cette fois-ci, alors que des sifflets se sont fait entendre et que le virage sud du stade lyonnais a sorti une banderole en forme d’avertissement – « A défaut d’être bons, préservez notre fierté » –, il prend le risque de consommer la rupture avec une partie de son public.
Longtemps intouchable dans son fief lyonnais, l’homme fort de l’OL n’est plus épargné personnellement par les critiques. On lui reproche le maintien de Bruno Génésio, l’absence d’un directeur sportif, malgré les promesses, ou encore sa communication conflictuelle.
Jusqu’à présent, la situation reste sous contrôle tant que les résultats demeurent honorables. Même si le dernier titre lyonnais remonte à 2012 (une Coupe de France), Lyon est presque toujours parvenu à conserver son rang dans les trois premières places du championnat de France.
Un match tournant
Cette saison en Ligue 1, malgré de nombreux matchs poussifs, le club rhodanien se classe quatrième à deux points de la deuxième place, qui doit être l’objectif derrière l’intouchable PSG. Et en Ligue des champions, en dépit des occasions ratées (deux fois rejoint au score sur le fil par Hoffenheim), les huitièmes de finale sont encore accessibles. La dernière qualification de Lyon date d’ailleurs de 2012 avec une élimination face aux Chypriotes de Nicosie.
« On ne va pas se taper la tête contre les murs car on est deuxième de notre groupe. Le rôle des dirigeants est de montrer qu’au bout du quatrième match, on est toujours présents et qu’il suffira de gagner l’un des deux matchs pour être sûrs d’être qualifiés, a voulu positiver Jean-Michel Aulas. Je pense qu’on est dans une situation qui n’est pas bonne au regard de la forme, mais qui nous permet de continuer à rêver à une qualification et c’est notre objectif. »
L’OL a peut-être disputé hier un match tournant dans sa saison. Les joueurs et leur entraîneur auront-ils les ressources psychologiques nécessaires pour évacuer cette nouvelle déception ? A ce titre, le déplacement, samedi 10 novembre, chez la lanterne rouge de la Ligue 1 fournira quelques éléments de réponse.
Tout autre résultat qu’une victoire à Guingamp enfoncerait les Lyonnais dans une spirale négative que même la vigie Jean-Michel Aulas aurait alors du mal à stopper.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Anthony Martial a été convoqué pour affronter les Pays-Bas et l’Uruguay en novembre, après plus de sept mois d’absence chez les Bleus de Didier Deschamps, qui a livré une liste par ailleurs sans surprise.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le sélectionneur, Jacques Brunel, a dévoilé, jeudi, la liste des joueurs retenus pour affronter l’Afrique du Sud, samedi. Il a choisi de continuer à faire des essais à plusieurs postes.
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Rugby : c’est encore et toujours l’heure des tests pour le XV de France

Le sélectionneur, Jacques Brunel, a dévoilé, jeudi, la liste des joueurs retenus pour affronter l’Afrique du Sud, samedi. Il a choisi de continuer à faire des essais à plusieurs postes.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 10h12
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 11h54
   





                        


C’est une équipe de France de rugby un brin « expérimentale » qui sera alignée face à l’Afrique du Sud, samedi 10 novembre au Stade de France, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Le sélectionneur du XV de France, Jacques Brunel, a dévoilé, jeudi, la liste des joueurs qu’il a retenus pour ce test-match, qui s’inscrit dans le cadre d’une tournée d’automne en trois temps (les Bleus affronteront ensuite l’Argentine et les Fidji). Et il n’a pas caché qu’il souhaitait profiter de ces rencontres préparatoires au Tournoi des six nations, début 2019, pour continuer à procéder à une revue d’effectif, tester certains joueurs à certains postes, avant de resserrer le groupe l’année prochaine.
A l’arrière, le Clermontois Damian Penaud (22 ans), retenu pour jouer sur l’aile gauche, honorera ainsi sa première sélection depuis novembre 2017, contre le Japon. Il a été préféré à Gaël Fickou (sur le banc), brillant depuis le début de saison au centre avec le Stade Français et souvent aligné ces derniers temps sur une aile avec les Bleus.
« Fickou est bien, mais sur ce premier match, on a préféré conserver la complémentarité qu’ont eue des garçons comme Bastareaud ou Doumayrou au centre, et à l’aile, Penaud enchaîne les bons matchs », a justifié Jacques Brunel, pointant également le « risque de pression au pied » de la part des Sud-Africains et estimant que « Damian a un petit atout supplémentaire dans ce domaine ».
Damian Penaud évoluera devant Maxime Médard (Toulouse), préféré à l’arrière à Benjamin Fall. « C’est surtout le jeu au pied qui a fait la différence », a encore justifié à ce propos Jacques Brunel. « Sur les dernières prestations [des Springboks], l’occupation du terrain a été primordiale. Et on pense que Maxime a un jeu au pied plus long que Benjamin. »
Le retour des « fêtards » d’Edimbourg
A la « charnière », Camille Lopez (Clermont), débarrassé de ses blessures, fait son retour en bleu pour la première fois depuis le Tournoi 2017. Son coéquipier de club Morgan Parra étant blessé, il sera associé à Baptiste Serin (Bègles-Bordeaux), que Jacques Brunel a préféré à Antoine Dupont.
« Antoine a repris tardivement à la suite d’une blessure. Il a montré qu’il était en forme sur la dernière prestation, mais on a préféré choisir quelqu’un qui a accumulé un peu plus d’expérience, a justifié le sélectionneur. Dupont pourra débloquer la situation en cours de match si besoin est. » Baptiste Serin, quant à lui, démarrera pour la première fois avec les Bleus depuis novembre 2017 et le match nul contre le Japon.
Devant, un autre Clermontois, Arthur Iturria (24 ans), a été retenu en troisième ligne. « Il est enfin bien sur le plan physique, et peut amener beaucoup de qualité à ce poste, notamment dans la technique et l’intelligence de jeu », a noté le sélectionneur au sujet de celui qui fera ses grands débuts en troisième ligne au niveau international.
La dernière cape d’Arthur Iturria remonte au Tournoi des six nations 2018, en février en Ecosse, match après lequel il avait été évincé, pour avoir fait partie d’un groupe « fêtards » post-match à Edimbourg.

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Lors de ses sélections précédentes, Arthur Iturria évoluait en deuxième ligne. Mais il a été repositionné un cran plus haut depuis le début de saison à Clermont.« En deuxième ligne, il a subi pas mal de blessures et notamment des commotions [cérébrales] qui l’ont freiné, a commenté Brunel. Ce poste lui convient plus. Il nous apporte sa qualité dans le domaine aérien, a l’intelligence de jeu, la technique et le déplacement. On va essayer de voir ce qu’il peut donner niveau au-dessus mais je ne doute pas trop de sa performance. »
Iturria épaulera le numéro 8 Louis Picamoles qui, comme lui, honorera sa première sélection depuis la virée nocturne d’Edimbourg. Parmi les avants, en plus du capitaine Guilhem Guirado, trois joueurs absents sur blessure ou suspension en juin en Nouvelle-Zélande font leur retour : Wenceslas Lauret (3e ligne), Sébastien Vahaamahina (2e ligne) et Jefferson Poirot (pilier gauche).
En revanche, Demba Bamba (champion du monde avec les moins de 20 ans), qui était une des « nouveautés » de la liste des pré-sélectionnés établie par Jacques Brunel il y a quelques semaines, devra patienter encore un peu avant de connaître sa première sélection.

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Le XV de départ : Médard - Thomas, Bastareaud, Doumayrou, Penaud - (o) Lopez, (m) Serin - Iturria, Picamoles, Lauret - Maestri, Vahaamahina - Gomes Sa, Guirado (cap.), Poirot
Remplaçants : Chat, Priso, Slimani, Gabrillagues, Babillot, Dupont, Belleau, Fickou



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Cette décision de la cour d’appel de Paris ouvre la voie à un procès, dans cette affaire impliquant le footballeur Karim Benzema.
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Chantage à la « sextape » de Valbuena : la justice valide l’enquête contestée par la défense

Cette décision de la cour d’appel de Paris ouvre la voie à un procès, dans cette affaire impliquant le footballeur Karim Benzema.



Le Monde.fr avec AFP
 |    08.11.2018 à 10h08
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 11h20
   





                        



   


C’est un revers pour Karim Benzema, mis en examen pour chantage dans l’affaire de la « sextape » de Mathieu Valbuena. Près de trois ans après les premières révélations, la justice a tranché, jeudi 8 novembre : l’enquête est valide.
Un commissaire, « Lukas », agissant sous couverture, a joué pendant plusieurs semaines les intermédiaires entre Mathieu Valbuena et les maîtres chanteurs présumés. La défense estimait que ce policier avait outrepassé son rôle en incitant à commettre une infraction.
Pourvoi en cassation
L’avocat de M. Benzema, Me Sylvain Cormier, a aussitôt fait part de son souhait de se pourvoir en cassation. « Je crois qu’on a affaire à une cour d’appel qui a voulu faire de la résistance comme ça arrive parfois », a-t-il déploré, dénonçant une « caricature de manoeuvres déloyales » de la part des enquêteurs.
La Cour de cassation avait rendu un avis favorable à Karim Benzema en juillet 2017, suivant les arguments de la défense. Mais la décision contraire de la cour d’appel de Paris ce jeudi ouvre la porte à un éventuel procès.

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« La procédure se poursuit, et je m’en réjouis pour M. Valbuena, qui souhaite que la vérité judiciaire soit faite publiquement dans ce dossier », a salué l’avocat du joueur, Me Paul-Albert Iweins.
Avec l’enquête sur cette affaire qui a éclaté en 2015, anéantissant la carrière en équipe de France des anciens coéquipiers Valbuena et Benzema, six personnes au total sont mises en examen, dont l’ancien international Djibril Cissé.

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Les cerveaux présumés du chantage, Mustapha Zouaoui et Axel Angot, personnages gravitant dans le milieu du football, sont soupçonnés d’avoir dérobé la vidéo intime de Mathieu Valbuena et d’avoir ensuite essayé d’en tirer profit.



                            


                        

                        

