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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Le chauffage, premier poste de dépenses, suscite de nombreux litiges, détaille la journaliste du « Monde » Rafaële Rivais dans sa chronique bimensuelle.
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Copropriétés : avec le froid, ça va chauffer

Le chauffage, premier poste de dépenses, suscite de nombreux litiges, détaille la journaliste du « Monde » Rafaële Rivais dans sa chronique bimensuelle.



LE MONDE ECONOMIE
 |    09.11.2018 à 17h00
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            
Chronique. L’arrivée du froid risque de susciter des frictions dans les copropriétés équipées d’un chauffage collectif : à quelle date faut-il le remettre en route ? Peut-on cesser de payer ses charges si l’on grelotte ? Le chauffage, premier poste de dépenses, suscite de nombreux litiges.
Certains d’entre eux sont liés au fait que le règlement impose aux copropriétaires non raccordés à une installation collective de payer quand même des charges. Ceux qui le contestent devant les tribunaux se voient appliquer la jurisprudence suivante, explique Me Jean-Robert Bouyeure, avocat honoraire et rédacteur en chef de la revue juridique Administrer : si le raccordement est aisé, ils doivent payer ; s’il nécessite des travaux importants, ils n’y sont pas tenus.
Répartition des charges
Prenons l’exemple suivant : M. X, devenu propriétaire en 2010 d’un petit appartement au 1er étage d’un immeuble haussmannien, refuse d’acquitter les charges du chauffage collectif, au motif qu’il n’y est pas raccordé, et que celui-ci ne présente aucune utilité pour son lot, équipé d’un chauffage individuel. Il invoque l’article 10 de la loi du 10 juillet 1965, aux termes duquel « les copropriétaires sont tenus de participer aux charges entraînées par les services collectifs et les éléments d’équipement commun en fonction de l’utilité que ces services et éléments présentent à l’égard de chaque lot ».
Le syndicat de copropriétaires l’assigne, et la cour d’appel de Paris ordonne une mesure d’expertise. L’expert, qui dépose son rapport le 3 mars 2014, explique qu’autrefois, un seul appartement occupait le premier étage. Il était affecté de 150 millièmes de la copropriété, et de seulement 100 millièmes de charges de chauffage, du fait que son arrière était chauffé de manière indépendante, par la propriétaire. Au cours des années 1980, il a été divisé en deux lots : « Le lot n°44, grand appartement côté avenue du Président-Wilson,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Une note confidentielle de l’Agence régionale de santé, consultée par « Le Monde », révèle les manquements des services de la mairie.
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Avant l’effondrement des immeubles, la gestion de l’habitat par la mairie de Marseille déjà critiquée

Une note confidentielle de l’Agence régionale de santé, consultée par « Le Monde », révèle les manquements des services de la mairie.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 16h51
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 17h21
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        



                                


                            

Personnel mal formé, mauvaise évaluation des situations d’insalubrité, défaut de mise en œuvre des procédures : dans une note confidentielle antérieure à l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne qui a fait huit morts, dont Le Monde a pris connaissance, l’Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur, étrille le service communal d’hygiène et de santé (SCHS) de la ville de Marseille. Alors que Jean-Claude Gaudin, maire (LR) de Marseille vantait, jeudi 8 novembre, « une ambition forte et une véritable exigence pour la rénovation de l’habitat ancien et la réhabilitation des secteurs dégradés ou indignes », l’analyse de la « préfecture sanitaire » est tout autre.
Placé en première ligne du combat contre l’habitat indigne, le service communal d’hygiène apparaît loin d’être à la hauteur des enjeux en la matière. Dans la seconde ville de France, où le nombre de logements potentiellement indignes est évalué à 40 000 et toucherait 100 000 Marseillais, les chiffres parlent d’eux-mêmes : aucun arrêté préfectoral d’insalubrité en 2016. L’année suivante, six dossiers ont été transmis à la commission insalubrité du conseil départemental des risques sanitaires et technologiques (Coderst) et neuf depuis le début de cette année.
« Jamais vérifié »
En 2016, dans le sillage du rapport de l’inspecteur général de l’administration du développement durable, Christian Nicol, sur l’état du parc immobilier privé marseillais, la municipalité avait renforcé l’équipe du SCHS, y affectant six contractuels, ce qui portait l’effectif à une dizaine d’agents. Mais, lit-on dans la note de l’ARS, ces inspecteurs appelés à constater l’état de dégradation des logements après des signalements par leurs occupants « ne possèdent pas de qualification particulière les rendant aptes à apprécier les aspects techniques et juridiques nécessaires à la mise en œuvre des procédures complexes en matière d’insalubrité ». Le service, après une journée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Deux juges d’instruction s’occuperont, d’une part, des comptes de campagne du candidat de LFI et, d’autre part, des soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires.
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Jean-Luc Mélenchon et LFI visés par deux informations judiciaires

Deux juges d’instruction s’occuperont, d’une part, des comptes de campagne du candidat de LFI et, d’autre part, des soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 16h36
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 18h01
   





                        


Les deux enquêtes visant les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2017 et les assistants d’eurodéputés de La France insoumise ont été confiées à des juges d’instruction par le parquet de Paris, selon un communiqué publié vendredi 9 novembre.
Deux informations judiciaires ont ainsi été ouvertes contre X. La première, relative au financement de la campagne, principalement pour « escroquerie » et « abus de confiance », tandis que la seconde, concernant les assistants parlementaires, a notamment été ouverte pour « détournement de fonds publics ».

        Sur Les Décodeurs :
         

          les deux informations judiciaires qui visent Mélenchon



Les investigations ont été confiées à l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF). Dans le cadre de ces deux enquêtes, rappelle le communiqué « des perquisitions autorisées par le juge des libertés et de la détention ont été menées, le 16 octobre 2018, sur quinze sites distincts et les enquêteurs ont, depuis, procédé à l’audition de 21 personnes. »
Ces perquisitions avaient fait l’objet d’une vive polémique, alors que Jean-Luc Mélenchon, tentant de s’interposer au siège de son parti, n’a eu de cesse depuis de dénoncer un « acte politique », orchestré par le pouvoir exécutif macroniste. « Nous n’avons jamais surfacturé. Ceux qui le disent sont des menteurs », martèle le député des Bouches-du-Rhône, qui s’en est aussi pris violemment aux médias, qu’il accusait d’être de mèche avec l’Elysée pour organiser une « persécution politique ».

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Après l’annonce de l’ouverture de deux informations judiciaires vendredi, Jean-Luc Mélenchon a salué la décision, se félicitant de « sortir des griffes de l’arbitraire ».
« Enfin nous revenons à la normale judiciaire. Un juge d’instruction est désigné. Nous sortons des griffes de l’arbitraire dans lequel sont abandonnées 97 % des procédures, qui passent directement de l’enquête préliminaire au tribunal. »
Irrégularités dans les comptes de campagne
Jean-Luc Mélenchon et son parti sont donc visés par deux enquêtes distinctes. La première concerne les comptes de la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle de 2017. Après l’examen des documents comptables communiqués par La France insoumise, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a, comme le prévoit la loi, publié lesdits comptes et les a validés le 13 février, ouvrant le droit à un remboursement par l’Etat.
Mais, dans le même temps, la CNCCFP a noté plusieurs irrégularités et a dû retrancher 434 000 euros de dépenses qu’elle a considérées comme non liées à « la sollicitation des suffrages des électeurs ». Un élément qu’on retrouve dans beaucoup de comptes de campagne. Mais la commission a estimé, cette fois, que ces irrégularités constituaient des infractions pénales. Le président a donc transmis, le 16 mars, comme la loi le lui oblige, le dossier à la justice.

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Plusieurs partis concernés
La seconde enquête concerne les assistants parlementaires de Jean-Luc Mélenchon au Parlement européen. La justice a initialement ouvert une enquête en mars 2015, visant le seul Front national (FN, désormais Rassemblement national) avant de l’élargir au MoDem le 9 juin 2017 et à Jean-Luc Mélenchon le 17 juillet de la même année, à la suite des signalements de l’eurodéputée FN Sophie Montel.

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La justice soupçonne ces formations d’avoir employé des assistants parlementaires au Parlement européen, en les faisant, en réalité, travailler pour elles-mêmes. Ce qui revient, in fine, à détourner l’argent du Parlement, en fabriquant des emplois fictifs. D’autres eurodéputés et ex-eurodéputés sont concernés par l’enquête, comme Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie (Les Républicains), Edouard Martin (élu sur la liste du Parti socialiste, désormais dans la délégation Génération·s) ou encore Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts).




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Les 14 et 15 octobre, l’Aude avait reçu en quelques heures l’équivalent de trois mois de pluies, qui ont causé la mort de quatorze personnes et ont fait également plus de 70 blessés.
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Inondations dans l’Aude : coût total réévalué à 220 millions d’euros

Les 14 et 15 octobre, l’Aude avait reçu en quelques heures l’équivalent de trois mois de pluies, qui ont causé la mort de quatorze personnes et ont fait également plus de 70 blessés.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 16h18
   





                        



   


Le coût total des inondations qui ont frappé le département de l’Aude mi-octobre est, désormais, estimé à 220 millions d’euros, a affirmé, vendredi 9 novembre, la Fédération française de l’assurance (FFA).
La Fédération estime, désormais, « à 35 000 le nombre de sinistres occasionnés par ces inondations, dont 27 000 pour le seul département de l’Aude, pour un coût final de 220 millions d’euros environ », selon son communiqué. « Des avances sur indemnisation ont été versées à hauteur de 17 millions d’euros, avec une attention particulière portée aux personnes en grande difficulté », est-il ajouté.

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Trois mois de pluie en quelques heures
Comme déjà annoncé mi-octobre, la FFA rappelle que les assureurs accepteront les déclarations de sinistres jusqu’au 30 novembre 2018 pour les communes reconnues en état de catastrophe naturelle. « Afin d’aider les assurés dans leurs démarches et accélérer les indemnisations, les assureurs ont renforcé leurs équipes sur le terrain et les experts travaillent sans relâche. Toute la profession est mobilisée, en lien étroit avec les pouvoirs publics et les élus, pour répondre le plus rapidement possible aux attentes des particuliers et des professionnels sinistrés », a souligné Bernard Spitz, le président de la FFA, cité dans le communiqué.
Les 14 et 15 octobre, l’Aude avait reçu en quelques heures l’équivalent de trois mois de pluies, les pires localement depuis 1891, qui ont causé la mort de quatorze personnes et ont fait également plus de 70 blessés. Des centaines de personnes sont sinistrées, leur maison dévastée, des routes sont éventrées, des villages ravagés.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Notre journaliste Cédric Pietralunga, qui a suivi le chef de l’Etat depuis dimanche, a répondu à vos questions.
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« L’itinérance mémorielle de Macron a un double objectif : commémorer et expliquer sa politique »

Notre journaliste Cédric Pietralunga, qui a suivi le chef de l’Etat depuis dimanche, a répondu à vos questions.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 15h59
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 18h07
    |

            Cédric Pietralunga








                        



   


Mélange de séquences mémorielles et de moments très politiques, polémique concernant le maréchal Pétain, coût du déplacement… Cédric Pietralunga, journaliste au service Politique du Monde, a suivi Emmanuel Macron lors de son « itinérance mémorielle ». Il a répondu à vos questions lors d’un tchat.

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Dedrak : pouvez-vous expliquer le souhait de l’Elysée de mélanger dans ce déplacement les visites sur les sites de bataille et sur le terrain économique ?
Cédric Pietralunga : L’Elysée a effectivement conçu cette « itinérance mémorielle » dans un double objectif : commémorer le centenaire de la guerre 14-18 mais aussi expliquer la politique et les réformes du gouvernement. Pour cela, le chef de l’Etat a entrecoupé les séquences « mémorielles » de son programme (arrêts à Morhange, aux Eparges, à Verdun, à Notre-Dame-de-Lorette) par des visites d’un Ehpad, d’un centre social, d’entreprises (Novasep, PSA, Renault). Selon l’Elysée, il fallait « lier les douleurs d’hier à celles d’aujourd’hui ».
Copyright : En voulant célébrer un hommage à Pétain, le président devait se douter qu’il allait déclencher un tollé. Est-ce une erreur de communication d’après vous ?
Emmanuel Macron n’avait pas l’intention de parler du maréchal Pétain lors de son itinérance. Il y a été contraint par une question posée par un journaliste. Mais la façon dont il y a répondu, en quelques minutes sur un trottoir et avec des termes pas nécessairement pesés (il a parlé de Philippe Pétain comme d’un « très grand soldat » à qui il était « légitime » de rendre hommage) a certainement pesé dans la polémique, qui a été immédiatement lancée. A l’Elysée, certains conseillers reconnaissent que ce n’était pas les meilleures conditions pour expliquer la « pensée complexe » du président à propos de l’homme de Verdun et de Vichy.
Maxah : Comme beaucoup de gens je trouve insupportable la capacité des journalistes à monter de fausses histoires ou polémiques pour vendre du papier au lieu d’être constructifs sur des sujets de fond. Dans ce cadre, pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous écrivez, dans un article : « La faute à Emmanuel Macron, qui a alimenté, tout seul, une polémique sur Philippe Pétain, général pendant la première guerre mondiale, devenu maréchal le 21 novembre 1918. » En quoi a-t-il alimenté la polémique  ?
Au-delà du compte rendu factuel de ses déplacements, les journalistes essaient de contextualiser les gestes et déclarations du chef de l’Etat. Poser une question sur le maréchal Pétain, au cours d’une itinérance consacrée à la guerre 14-18 et alors qu’un hommage aux maréchaux français, dont Pétain, devait être organisé samedi aux Invalides (il concernait initialement les huit maréchaux de 14-18, avant que l’Elysée le réduise aux seuls cinq enterrés aux Invalides), est légitime. Ce sont les termes choisis par Emmanuel Macron pour justifier cette cérémonie qui ont déclenché la polémique, pas la question.

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Rodan : Vous ne répondez pas à la question de Maxah. Macron a tenu les mêmes propos sur Pétain que tous les présidents de la Ve République. Pourquoi alors une telle polémique ?
Plusieurs présidents ont effectivement tenu les mêmes propos sur Pétain, en distinguant le héros de Verdun du traître de Montoire. Mais ce n’est plus le cas depuis Jacques Chirac. Selon certains historiens, la perception de Pétain par les Français a en effet évolué et ce qui était accepté hier ne l’est peut-être plus aujourd’hui. Je vous invite à lire cet entretien avec l’historien Laurent Jolly, qui explique cela très bien.
Thierry : Entre les péripéties de cette « itinérance mémorielle » et son traitement par la presse, on a l’impression que, finalement, l’hommage aux poilus et aux peuples éprouvés pendant cette époque importe peu…
Les séquences « mémorielles » du périple du chef de l’Etat, pour importantes qu’elles ont été – je pense notamment à la panthéonisation de Maurice Genevoix et de « ceux de 14 » annoncée mardi aux Eparges – ont été effectivement percutées par plusieurs polémiques. En répondant mercredi à une question sur l’hommage que l’armée doit rendre le 10 novembre aux maréchaux de la Grande Guerre, dont Philippe Pétain, Emmanuel Macron a fait passer au second plan l’hommage aux poilus. De la même façon, la mise en scène de ses rencontres avec les Français, souvent tendues, perturbe la perception d’ensemble. La presse dans son ensemble et Le Monde en particulier ont tenté de rendre compte des deux aspects de ce périple.

   


Frédéric : Cette « itinérance mémorielle » n’a-t-elle pas atteint un objectif contraire en montrant un président en décalage avec le peuple (polémiques sur le carburant, sur Pétain, sur l’économie de manière générale…) et qui est quelque peu détaché de la réalité ?
Seuls les prochains sondages pourront nous dire si les Français ont ou non apprécié cette séquence. Les contempteurs d’Emmanuel Macron disent voir dans ses bains de foule tendus la preuve que le chef de l’Etat est détaché de la réalité. Ses partisans, au contraire, défendent un président qui n’a pas peur d’aller au contact des Français et d’être « à portée de baffes ». Ce vendredi matin, Emmanuel Macron a en tout cas déclaré être « très heureux » de cette itinérance. « Je capte plein de choses, plein de messages, plein d’enseignements dont je ferai mon miel », a-t-il déclaré aux journalistes.

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Shadok : J’ai bien compris que, pour ces élus, l’argent public ne compte pas. Mais quand même, ça va nous coûter combien ce périple mémoriel de Macron ?
L’Elysée n’a pas souhaité communiquer sur le coût de cette « itinérance mémorielle ». Mais la logistique a été impressionnante. Le convoi du chef de l’Etat comptait une vingtaine de véhicules. Plusieurs villes ont été bouclées lors de son passage, comme à Strasbourg et Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle). Le déploiement de forces de l’ordre, notamment de gendarmes mobiles, était important. Concernant son hébergement, Emmanuel Macron s’est néanmoins efforcé de dormir dans les préfectures. Seule exception : lundi soir, il a logé au château des Monthairons, un quatre étoiles meusien qui avait servi d’hôpital militaire lors de la Grande Guerre et où le compositeur Maurice Ravel fut un temps affecté comme ambulancier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Elle échange sa voiture, neuve, contre le véhicule d’occasion que possède le jeune homme avec lequel elle entretient une relation éphémère. Elle affirme ensuite avoir été victime de manœuvres dolosives de la part de celui-ci, et demande la nullité du contrat
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Auditionné par une commission d’enquête sénatoriale sur la pollution de l’air, le médecin avait omis de préciser qu’il était salarié par le groupe Total.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

La condamnation pour « faux témoignage » du pneumologue Michel Aubier confirmée en appel

Auditionné par une commission d’enquête sénatoriale sur la pollution de l’air, le médecin avait omis de préciser qu’il était salarié par le groupe Total.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 14h58
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 15h52
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Le nom de Michel Aubier restera donc associé à une première judiciaire en France. Mentir devant la représentation nationale, et pas seulement dans une enceinte judiciaire, est un délit. La cour d’appel de Paris a confirmé, vendredi 9 novembre, la condamnation du médecin pour « faux témoignage » devant des parlementaires. Elle a toutefois prononcé une peine de 20 000 euros inférieure à celle retenue en première instance. Le 5 juillet 2017, le tribunal correctionnel de Paris avait prononcé une peine de six mois de prison avec sursis et une amende de 50 000 euros.
En l’espèce, l’ancien chef du service pneumologie de l’hôpital Bichat a été reconnu coupable de ne pas avoir dit toute la vérité à des sénateurs qui l’auditionnaient dans le cadre d’une commission d’enquête sur le coût financier de la pollution de l’air.
Entendu le 16 avril 2015, le professeur Aubier avait assuré n’avoir « aucun lien avec les acteurs économiques » du secteur, omettant de préciser qu’il était salarié depuis 1997 par le groupe Total comme médecin-conseil et membre du conseil d’administration de la Fondation Total depuis 2007. Une collaboration qu’il n’avait pas non plus jugé bon de signaler à son employeur principal, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ni auprès de la Haute Autorité de santé (HAS), dont il était membre.
Comme Le Monde l’avait révélé, Michel Aubier, surnommé le « Docteur diesel » en raison de ses prises de positions minimalistes sur les effets de la pollution, avait pourtant été rémunéré jusqu’à 170 000 euros par le groupe Total en 2014.

        Nos informations :
         

          Le pneumologue Michel Aubier a été rémunéré plus de 150 000 euros par an par Total en 2013 et 2014



« Un jugement extrêmement décevant »
Lors de son procès en appel, le 5 octobre, Michel Aubier, 70 ans, avait joué la carte de la confusion : « Je reconnais m’être trompé, mais ce n’était pas intentionnel. J’ai fait une erreur mais je n’ai pas menti. » Me François Saint-Pierre avait tenté d’expliquer que « dans un contexte de stress », son client, désormais retraité, avait « confondu les notions de conflit et de lien d’intérêt » et commis une « erreur d’interprétation » qui avait « ruiné toute sa carrière ». Des arguments qui n’ont pas convaincu la cour même si Me François Saint-Pierre veut surtout retenir que celle-ci a surtout « considérablement atténué la sanction prononcée » en première instance.
« Malgré la confirmation de la culpabilité du pneumologue, c’est un jugement extrêmement décevant », réagit Nadir Saïfi, de l’association Ecologie sans frontière. « 20 000 euros, c’est à peine 5 % de ce qu’a touché M. Aubier de Total pour faire sa propagande, relève celui qui fut la cheville ouvrière de la commission d’enquête sénatoriale sur la pollution de l’air. Une fois de plus, la justice pénale fait la preuve qu’en matière de santé et environnement elle est faible avec les forts. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Cinq ans après l’assassinat au Mali des deux envoyés spéciaux de RFI, leurs proches estiment que l’utilisation du secret-défense entrave l’enquête.
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Décryptage

Affaire Dupont et Verlon : les parties civiles demandent l’audition de François Hollande

Cinq ans après l’assassinat au Mali des deux envoyés spéciaux de RFI, leurs proches estiment que l’utilisation du secret-défense entrave l’enquête.

Cyril Bensimon
    



LE MONDE
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        Le 09.11.2018 à 14h40

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        Mis à jour le 09.11.2018 à 17h10






    
Des manifestants demandent que la lumière soit faite sur la mort Ghislaine Dupont et Claude Verlon, à Paris, le 13 janvier 2017.
Crédits : BERTRAND GUAY / AFP


Cinq années ont passé. Pour les proches de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon, les deux envoyés spéciaux de Radio France internationale (RFI) tués le 2 novembre 2013 au Mali, la question principale demeure. Pour quel mobile ont-ils été enlevés à Kidal, dans le nord du pays, puis exécutés quelques instants plus tard à une dizaine de kilomètres de la ville ?

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                Assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon : l’enquête impossible



S’agit-il d’un rapt opportuniste qui a mal tourné après une défaillance du véhicule des ravisseurs, comme semble le privilégier l’enquête française ? Le chef présumé du commando, Baye Ag Bakabo, cherchait-il à racheter par cet enlèvement une dette contractée auprès d’Abdelkrim Al-Targui, l’émir d’une katiba (unité) affiliée à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) ? Existe-t-il un lien entre ce drame et la libération contre rançon, quatre jours plus tôt, des otages d’Arlit, au Niger ?
Faire parler les téléphones
Les enquêtes ouvertes en France et au Mali ont permis d’identifier les très probables quatre ravisseurs et meurtriers de la journaliste et du technicien de reportage, deux commanditaires du rapt, ainsi qu’une vingtaine d’individus qui pourraient être impliqués à des degrés divers. Parmi les six principaux suspects, trois seraient encore vivants.
Si Abdelkrim Al-Targui a été éliminé par les forces françaises en mai 2015, Sedane Ag Hita, l’autre commanditaire présumé, est toujours en fuite, tout comme Baye Ag Bakabo, qui circulerait encore dans la zone. A ce jour, aucun mandat d’arrêt n’a été lancé, « faute d’état civil complet » des suspects, a expliqué le magistrat instructeur de l’enquête française, Jean-Marc Herbaut, à des parties civiles étonnées, jeudi 8 novembre.

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Le juge Herbaut a également fait savoir lors de cette rencontre qu’il escomptait encore faire parler les trois téléphones récupérés dans le véhicule du commando. Ceux-là contiennent près de 115 000 communications, avec 4 000 numéros de téléphone, à éplucher par les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), d’après les fadettes transmises par Orange Mali. En revanche, l’opérateur Malitel n’a communiqué presque aucune des siennes.
Par ailleurs, l’expertise menée par le juge français serait venue démentir « toute activité entre le 23 octobre et le 2 décembre 2013 » sur l’ordinateur personnel de Ghislaine Dupont, alors qu’un reportage de France 2 affirmait, en janvier 2017, que celui-ci avait été piraté le jour de la mort de la journaliste. « Il faudrait une contre-expertise », dit Christophe Boisbouvier, ami et collègue des deux défunts, qui considère que cinq ans après les faits « les avancées de l’enquête sont timides ».
« Petites phrases en off »
A ce jour, aucun magistrat français ou malien ne s’est rendu à Kidal pour y approfondir les investigations, en raison de l’insécurité qui perdure dans la zone. Mais pour les parties civiles, le principal frein à la manifestation de la vérité se trouve dans l’utilisation du secret-défense. « Quarante pour cent des documents classés “secret-défense” demandés par la justice n’ont pas été déclassifiés. Parmi ceux transmis, beaucoup sont caviardés, mais le juge estime que c’est nécessaire pour protéger les sources et les militaires », s’inquiète un proche des victimes.

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Marie Dosé, l’avocate de l’association des Amis de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, a déposé une demande d’audition de l’ancien président, François Hollande, et devrait faire de même pour Bernard Bajolet, l’ancien directeur de la DGSE, les renseignements extérieurs, lundi 12 novembre.
En cause : une information lâchée par l’ex-chef de l’Etat en décembre 2013, puis confirmée par Bernard Bajolet à un journaliste de RFI, et qui n’apparaît toujours pas dans le dossier judiciaire. « Le président m’avait alors indiqué qu’une conversation avait été interceptée, dans laquelle ce qui ressemblait à un commanditaire reprochait à un membre du commando d’avoir “détruit la marchandise”. En clair, d’avoir tué les otages », relate Christophe Boisbouvier. Or cette écoute n’a toujours pas été versée à l’instruction.
Si François Hollande a assuré dans un récent entretien accordé à RFI que, dans cette affaire, « il n’y a pas eu de raison d’Etat » ni « d’intention de cacher quoi que ce soit », « leur audition permettra de fixer les choses sur procès-verbal », estime Marie Dosé : « Nous ne pouvons pas nous contenter de petites phrases échangées en off avec des journalistes. » Et l’avocate de conclure : « Nous constatons avec beaucoup d’amertume que, dans cette affaire, le secret-défense est l’instrument le plus efficace du silence institutionnel. » 


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ A l’occasion du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, Alan Doss et Scott Weber considèrent, dans une tribune au « Monde », que la réconciliation entre belligérants passe par l’inclusion des populations dans le processus de paix.
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« Après la première guerre mondiale, la réconciliation a été considérée comme le seul besoin de panser les plaies du passé »

A l’occasion du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, Alan Doss et Scott Weber considèrent, dans une tribune au « Monde », que la réconciliation entre belligérants passe par l’inclusion des populations dans le processus de paix.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 14h16
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 14h38
    |

Alan Doss (Président de la Fondation Kofi Annan) et Scott Weber (Président d’Interpeace)







                        



                                


                            

Tribune. Des vaincus qui ne sont pas pris en compte, voire humiliés, des réparations de guerre considérables et des acteurs qui défendent des intérêts particuliers à court terme plutôt qu’une vision durable. Il y a cent ans, au terme de la première guerre mondiale – dont l’armistice est commémoré dimanche 11 novembre – les anciens belligérants ont montré par défaut l’importance de réussir une réconciliation après un conflit dévastateur. En alimentant les conditions qui mèneraient à une seconde conflagration planétaire moins d’une génération plus tard.
Parmi les négociateurs se retrouvaient seulement des hommes, âgés, voire très âgés pour certains d’entre eux. Une image qui ne reflétait pas la diversité des populations. Qu’a-t-on appris de cette sortie de quatre ans d’affrontements ? La question est-elle résolue aujourd’hui ? Tant s’en faut. Dans un environnement international marqué surtout par des guerres civiles contrairement à il y a cent ans, les processus sont plus inclusifs qu’à l’époque, mais beaucoup reste encore à accomplir. Preuve en est, pour la première fois depuis 1970, la décennie entamée en 2010 a vu davantage de conflits démarrer que s’éteindre.
1 % de l’aide au développement pour la réconciliation
Pire encore, près de 60 % des guerres civiles entre 1945 et 2009 se sont à nouveau embrasées après la fin des hostilités et 50 % dans la décennie qui a suivi. Or, l’intérêt à investir dans la réconciliation est sans conteste, mais il est sous-estimé. La violence dans le monde coûte des milliards d’euros. Par contraste, largement moins de 1 % de l’aide au développement alimente les efforts de réconciliation. Alors même que chaque euro injecté dans la consolidation de la paix évite d’en perdre 16 dans les conflits ou autres affrontements.
Près de 60 % des guerres civiles entre 1945 et 2009 se sont à nouveau embrasées après la fin des hostilités et 50 % dans la décennie qui a suivi
Pour convaincre davantage, y a-t-il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Cette semaine, « Travail, genre et sociétés » montre que les choix électoraux, lors de l’élection présidentielle de 2017, s’ancrent dans des logiques sociales qui ne sont pas, loin s’en faut, aveugles au genre.
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Dans les revues

Cette semaine, « Travail, genre et sociétés » montre que les choix électoraux, lors de l’élection présidentielle de 2017, s’ancrent dans des logiques sociales qui ne sont pas, loin s’en faut, aveugles au genre.



LE MONDE IDEES
 |    09.11.2018 à 14h00
    |

            Anne Chemin








                        



                                


                            
Née en 1999, la revue Travail, genre et sociétés analyse avec acuité, dans son numéro de novembre, la question du genre au prisme de l’élection présidentielle française de 2017. Publiée par les éditions La Découverte, cette revue, qui ­s’intéresse aux inégalités hommes-femmes dans le monde du travail, de l’école ou de la famille, tente de comprendre comment le genre a, lors de ce scrutin hors norme, ­façonné les orientations politiques.
Dans les démocraties occidentales, le « gender gap » politique, qui désigne la différence de comportement entre les hommes et les femmes, est en passe de disparaître : aujourd’hui, peu de chose sépare encore les votes des deux sexes. La question du genre n’a pas disparu pour autant : « Mind the gap ! » (« faites attention à l’écart »), avertissent malicieusement les chercheuses Catherine Achin et Sandrine Lévêque, qui estiment que le genre ne doit pas devenir le grand absent des analyses électorales.
S’appuyant sur les premiers résultats d’une étude approfondie ­menée dans sept circonscriptions, en 2016-2017, à l’aide d’entretiens, de questionnaires « sortie des ­urnes » et de dépouillement des ­listes d’émargement, la revue montre en effet dans un passionnant dossier que les choix électoraux de 2017 s’ancrent dans des logiques sociales qui ne sont pas, loin s’en faut, aveugles au genre.
Les chercheurs Lorenzo Barrault-Stella, Clémentine Berjaud et Safia Dahani analysent ainsi en détail le cheminement politique de trois femmes que tout devrait conduire à voter de la même manière – elles sont « racisées », peu diplômées et issues des quartiers populaires. Si l’une vote à gauche et les deux autres à droite, c’est en raison, montre l’article, de leurs trajectoires sociales et migratoires, qui sont largement déterminées par la question du genre.
Les chercheurs Martin Baloge et Marie-Ange Grégory montrent, de leur côté, que les choix électoraux se construisent en grande partie au sein...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ La cour d’appel de Paris a annulé le 6 novembre le non-lieu dont avait bénéficié Nicolas Sarkozy en août 2016.
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Affaire Karachi : une enquête visant Nicolas Sarkozy relancée

La cour d’appel de Paris a annulé le 6 novembre le non-lieu dont avait bénéficié Nicolas Sarkozy en août 2016.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 13h45
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 15h50
   





                        



   


La justice a relancé une enquête sur des soupçons de « violation du secret de l’instruction » par l’Elysée en 2011, sous Nicolas Sarkozy, à cause d’un communiqué en marge de l’affaire Karachi, selon une source proche du dossier. La cour d’appel de Paris, contre l’avis du parquet général, a annulé le 6 novembre le non-lieu dont avait bénéficié Nicolas Sarkozy en août 2016 et ordonné la reprise de l’information judiciaire pour « violations du secret de l’instruction et du secret professionnel », et pour complicité et recel de ces délits. Des parties civiles avaient fait appel.

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          Comprendre l’affaire de Karachi en 6 épisodes



Financement occulte
Le 20 septembre 2011, l’Elysée avait annoncé dans un communiqué que « le nom du chef de l’Etat n’apparaît dans aucun des éléments du dossier » financier, ouvert en parallèle à l’enquête sur l’attentat de Karachi, qui avait fait 15 morts, dont 11 ouvriers français de la DCN (Direction des constructions navales), le 8 mai 2002. Ce texte avait été diffusé peu après les mises en examen de deux proches du chef de l’Etat, Thierry Gaubert et Nicolas Bazire, dans ce volet sur le possible financement occulte de la campagne d’Edouard Balladur en 1995, dont Nicolas Sarkozy fut au gouvernement le ministre du budget et le porte-parole.
De nombreuses voix avaient dénoncé une intrusion de l’exécutif dans une procédure judiciaire. L’avocat des familles de victimes de l’attentat, Me Olivier Morice, avait porté plainte avec constitution de partie civile en juin 2012 contre l’ancien président. « C’est une belle victoire », s’est réjoui Me Olivier Morice qui avait contesté le non-lieu. « La chambre de l’instruction considère que l’enquête n’est pas allée jusqu’au bout pour faire la lumière sur les circonstances de l’élaboration du communiqué qui constitue à notre sens une violation du secret de l’enquête et de l’instruction », a commenté l’avocat.

        Le récit :
         

          L'affaire de Karachi, une épine pour Nicolas Sarkozy



Immunité présidentielle
Entendu comme témoin assisté, Nicolas Sarkozy avait invoqué l’immunité présidentielle et fait savoir que le communiqué avait été rédigé par son service de presse alors qu’il se trouvait à New York, selon une source proche du dossier. Les juges se sont tournés vers l’Elysée et la chancellerie pour trouver la trace d’une transmission de pièces du dossier financier Karachi. En vain.
L’affaire avait donné lieu à un débat sur le statut pénal du chef de l’Etat. Si le principe de l’immunité prévaut pour les « actes accomplis en cette qualité », il ne s’applique pas pour la réalisation d’« une mise au point argumentée, personnelle de la part d’un citoyen, président en exercice », qui apparaît « bien éloignée des actes relevant de la fonction de chef de l’Etat », a estimé la cour d’appel dans son arrêt consulté par l’AFP.
Subornation de témoin
Outre Nicolas Sarkozy, les juges avaient également ordonné un non-lieu pour son ancien ministre de l’intérieur, l’actuel eurodéputé Brice Hortefeux et celui qui fut à l’Elysée son conseiller chargé de la communication, Franck Louvrier. Thierry Gaubert, qui était au cabinet de M. Sarkozy, seul poursuivi devant le tribunal correctionnel, a vu son renvoi confirmé pour « subornation de témoin », son ex-épouse en l’occurrence, qui l’avait mis en cause dans le dossier financier.
En 2017, Nicolas Sarkozy avait été entendu comme témoin dans ce volet qui vaut à Edouard Balladur d’être mis en examen pour « complicité et recel d’abus de biens sociaux ». L’affaire n’a toujours pas été jugée.

        Sur Les Décodeurs :
         

          Les dix affaires dans lesquelles Nicolas Sarkozy est cité ou mis en cause






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Abondamment traitée par la littérature et le cinéma, la guerre 1914-1918 inspire de plus en plus d’expériences vidéoludiques, du banal jeu d’action aux expériences plus marquantes.
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8 jeux vidéo inspirés de la première guerre mondiale

Abondamment traitée par la littérature et le cinéma, la guerre 1914-1918 inspire de plus en plus d’expériences vidéoludiques, du banal jeu d’action aux expériences plus marquantes.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 12h36
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 15h18
    |

            William Audureau et 
Corentin Lamy








                        


« Soldats inconnus : mémoires de la grande guerre », le plus touchant
(Jeu d’aventure français, 2014, Ubisoft, sur Android/iOS/PC/PS3/PS4/Switch/Xbox 360/Xbox One) 

   


L’histoire d’un couple franco-allemand séparé par le conflit, raconté à travers une galerie de personnages hauts en couleur – cuistot, aviateur, infirmière ou encore berger allemand. Avec sa patte à la Tardi et son ton plein de tendresse, d’humour et d’humanité, le jeu d’aventure d’Ubisoft Montpellier est l’une des expériences consacrée à 14-18 la plus marquante.
« Battlefield 1 », le plus spectaculaire
(Jeu de tir suédois, 2016, Electronic Arts, PC/PS4/Xbox One)

   


Dans la plus grande superproduction consacrée à la première guerre mondiale, tanks et coucous d’époque côtoient des chevaux, des pièces de campagne et des mortiers, dans un amalgame militaire qui tient plus de l’art du cocktail que de la fidélité historique. Loin de l’expérience des poilus (d’ailleurs absents du jeu de base), les différents lieux de bataille brillent par leur architecture ludique, du chaos urbain d’Amiens en ruines et ses lignes de tir obliques, aux toits plats embusqués de la cité orientale de Suez, en passant par les recoins sombres d’un château de Chantilly propice aux guets-apens.
« Victoria II », le plus sophistiqué
(Jeu de gestion suédois, 2010, PC)

   


La rencontre entre les cours d’histoire, la série Civilization et l’époque des grands empires, dont la Grande Guerre a été la conclusion funeste. Plutôt que de plonger le joueur dans les tranchées de 1914-1918, le jeu des Suédois de Paradox Interactive (Europa Universalis) le place à la tête d’une monarchie absolue à choisir parmi 200 pays, engagée dans la conquête du monde de 1835 au début de la seconde guerre mondiale. Une simulation politique, sociale, économique et militaire d’une rare sophistication, pour ceux qui aiment réécrire l’histoire tout en s’intéressant à sa complexité.
« 1916 – Der Unbekannte Krieg », le plus cauchemardesque
(Jeu d’horreur danois, 2011, Kriegsgraben und Stormvogel, PC)

   


Ce jeu étudiant allemand est une expérience fantasmagorique unique, avec son noir et blanc volontairement parasité, son dédale de tranchées oppressantes, envahies d’improbables raptors et de spectres lugubres. Ce cauchemar d’une dizaine de minutes est une expérience unique, à l’ambiance sonore particulièrement travaillée, avec sa musique d’époque, la sirène qui retentit et les râles essoufflés du héros.
« Verdun », le plus rugueux
(Jeu de tir tactique néerlandais, 2015, M2H/BlackMill Games, Linux/Mac/PC/PS4/Xbox One)

   


Sortie un an avant Battlefield 1, cette production très artisanale est bien plus modeste, voire archaïque, techniquement. Mais elle restitue les guerres de tranchées avec un peu plus de réalisme dans les décors et les accessoires, quitte à recréer l’inconfort de fusillades équipé d’un masque à gaz. Ses joutes par équipes entre joueurs indisciplinés demeurent toutefois une recréation très fantaisiste de ce qui fut, en réalité, une guerre d’attente. Une suite consacrée au front de l’Est, Tannenberg, est sortie en 2017.
« Red Baron », le plus rétro
(Jeu de combat aérien américain, 1980, arcade)

   


Avouons-le : le joueur de Red Baron en apprendra moins à propos de l’histoire que de l’histoire du jeu vidéo. Premier titre à mettre en scène la Grande Guerre, il s’inscrit dans la veine des pionniers du jeu de tir en 3D filaire, comme Battlezone, également d’Atari, sorti la même année. On y joue un biplan à l’assaut de zeppelins, dans un univers monochrome quasi abstrait. Son titre renvoie à Manfred von Richthofen, surnommé le « Baron rouge », un des plus fameux aviateurs de 14-18.
« 11-11 Memories Retold », le plus impressionniste
(Jeu narratif franco-britannique, 2018, PC, PlayStation 4 et Xbox One)

   


Qu’ont en commun Harry, jeune photographe canadien, et Kurt, ingénieur et père de famille allemande à la recherche de son fils ? A priori, rien, sinon de s’être retrouvés sur le champ de bataille alors que rien ne les y préparait. Mais quand le destin va les rapprocher, ils vont comprendre, avec le joueur, que les soldats ne sont que des hommes comme eux, au mauvais endroit, au mauvais moment. Pour tenter de retranscrire la violence psychologique de la guerre (et, probablement, pour maquiller les manques de moyens de la petite équipe de 15 personnes derrière le jeu), le studio montpelliérain Digixart Entertainment a fait appel à Aardman Animations, responsable des films Wallace et Gromit et de cette direction artistique unique, impressionniste.
« Sid Meier’s Ace Patrol », le plus léger
(Jeu de stratégie américain, 2013, PC)

   


Jeune homme, Sid Meier était champion de Red Baron dans la salle d’arcade du coin. C’est ce qui l’a rapproché de John Stealey, le patron d’un studio américain culte des années 1980 et 1990, Microprose, et lui-même pilote émérite, qui lui permettra de créer la série qui allait le rendre célèbre : Civilization. C’est donc tout naturellement qu’une vingtaine d’années plus tard, il revient à ses premières amours avec Ace Patrol, dans lequel s’affrontent de vieux coucous de la première guerre mondiale. Comme dans Civilization, on y manœuvre ses petites troupes, chacun son tour, sur un champ de bataille quadrillé : c’est le seul rapport, tant Ace Patrol est mignon, assez simple (voire simpliste) et pensé pour de courtes sessions de jeu.

        Lire :
         

          « 11-11 : Memories Retold » : un jeu vidéo peut-il montrer l’horreur de la Grande Guerre ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Une pétition lancée par une association baptisée Anjou Patrimoine s’est insurgée contre le projet de bar dans une chapelle du XIIIe siècle.
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A Saumur, l’ouverture d’un Levrette Café échauffe les esprits

Une pétition lancée par une association baptisée Anjou Patrimoine s’est insurgée contre le projet de bar dans une chapelle du XIIIe siècle.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 12h32
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 12h33
    |

                            Yves Tréca-Durand (Angers, correspondant)








                        


« Maman, papa, qu’est-ce que ça veut dire levrette ? » Ainsi posée, la question a poussé 2 700 personnes indignées à signer la pétition lancée sur Change.org par une association baptisée « Anjou Patrimoine ». Celle-ci entend s’opposer à l’ouverture d’un Levrette Café dans une chapelle dressée à Saumur (Maine-et-Loire) par les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem au début du XIIIe siècle.
Cet « afterwork », qui vise à encanailler le chaland à la sortie des bureaux, porte pourtant le nom d’une… bière. Mais Alexandre Rivet n’est pas dupe : « Tout est sexualisé, ils jouent beaucoup sur la connotation. Certes, ce n’est plus un lieu de culte, mais l’ouverture d’un bar de nuit dans un tel monument pose problème. » Proclamé porte-parole d’une association dont les statuts n’ont pas encore été déposés en préfecture, l’intéressé assure que ses jeunes amis et lui (il a 27 ans) ne sont pas des militants politiques, mais agissent « en citoyens ». Il confesse néanmoins une activité de pigiste pour le journal d’extrême droite Présent.
« Provocation »
« Comment la ville de Saumur a-t-elle pu permettre une telle provocation, pour ne pas dire une insulte, tant envers les catholiques que les Saumurois en général ? », interroge la pétition. Le maire (divers gauche), Jackie Goulet, répond sans ciller : « Je n’y vois aucun inconvénient. C’est un lieu désacralisé depuis longtemps qui n’est ouvert que vingt jours par an et qui nous coûte 15 000 à 20 000 euros en entretien. La société V&B, qui m’a fait cette proposition, est hyper-sérieuse, elle va financer 350 000 euros de travaux et paiera jusqu’à 2 400 euros de loyer contre un bail de vingt-cinq ans. Pour la ville de Saumur, c’est un bénéfice de 1,6 million d’euros et la création d’une dizaine d’emplois. »
Avec humour, l’édile assure encore : « C’est une com rigolote. Et moi, tout ce que je connais de la levrette, c’est la bière ! » Les seules inquiétudes qui lui sont revenues aux oreilles sont celles des riverains de cette ruelle située à deux pas de l’hôtel de ville. Eux craignent surtout le tapage nocturne.
Ville d’art et d’histoire, fier bastion de la cavalerie française, la commune de Saumur est propriétaire de 23 monuments historiques, dont l’entretien mobilise environ un million d’euros chaque année. « J’agis dans le sens de l’intérêt général pour maintenir la qualité du patrimoine et dynamiser l’économie locale », s’offusque Jackie Goulet, qui se dit par ailleurs « catho ». A sa suite, le conseil municipal a voté en faveur du projet en septembre avec 28 voix pour et 7 contre.
« Nom plus neutre »
« La plaisanterie, si ça ne se faisait pas, coûterait 1,6 million d’euros à la ville », observe encore M. Goulet, qui souligne qu’à Nantes et Bordeaux nul ne s’est insurgé de l’ouverture des deux premiers Levrette Café. Et qu’à 50 km de là, à Angers, quand il s’est agi de transformer une chapelle en pizzeria puis en night-club, personne n’a trouvé à redire.
Du côté des futurs gérants, le silence succède à l’agacement face à cette publicité inattendue. « La provoc, ça ne sert à rien, conclut le maire. Ils ont accepté d’utiliser un nom plus neutre avec les mêmes initiales, ce sera Le Café. » Fortuitement, une autre pétition est apparue sur les réseaux sociaux depuis mercredi. Celle-ci est, on l’aura compris, favorable au projet et elle a déjà recueilli 390 signatures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le corps d’une femme a été retrouvé vendredi et de nouveaux logements ont été évacués par précaution.
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Effondrement d’immeubles à Marseille : un huitième corps découvert sous les décombres

Le corps d’une femme a été retrouvé vendredi et de nouveaux logements ont été évacués par précaution.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 15h52
   





                        


Le corps d’une femme a été retrouvé, vendredi 9 novembre, sous les décombres des immeubles effondrés, quatre jours auparavant, à Marseille, portant le nombre de victimes à huit, selon le procureur.
Les corps sans vie de cinq hommes et deux femmes avaient déjà été retrouvés depuis l’effondrement spontané de ces deux bâtiments. L’un d’eux, muré par la mairie, qui en était propriétaire, était théoriquement vide, tandis que l’autre était une propriété privée. Depuis le début des opérations de secours, les autorités pensaient que huit personnes pouvaient s’y trouver au moment du drame.
Soixante-cinq sauveteurs continuent de déblayer le tas de gravats de la rue d’Aubagne, dans le quartier populaire de Noailles, en plein centre de Marseille. Ces opérations sont très délicates en raison de la fragilité des bâtiments voisins : les marins-pompiers redoutent qu’ils s’effondrent à leur tour, et ont dû en abattre, au moins partiellement, certains.
Vendredi matin, dans la zone concernée, de nouveaux logements ont été évacués par précaution, selon la mairie. Rien que pour la nuit de jeudi à vendredi, la ville a pris en charge et relogé 236 personnes dans des hôtels, a précisé un porte-parole.

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                Dans le centre-ville de Marseille, 13 % de l’habitat est indigne



« Un maire dans une ville est toujours responsable de tout »
Mis en cause par ses opposants et par des habitants du quartier de Noailles, miné par l’habitat insalubre et vétuste, le maire Les Républicains (LR) de Marseille, Jean-Claude Gaudin, s’est une nouvelle fois défendu vendredi matin.
« Ce qui me contrarie, c’est de sembler dire que nous n’aurions pas fait l’effort nécessaire sur cette politique d’éradication de l’habitat indigne. Je l’ai commencée il y a longtemps », a déclaré celui qui est maire de la ville depuis vingt-trois ans, tout en déplorant la lenteur des procédures pour intervenir dans des propriétés privées.
« Alors aujourd’hui, devant un pareil drame, il faut un bouc émissaire. Naturellement, un maire dans une ville est toujours responsable de tout. Je n’échappe pas à cela. »
Les quatre députés La République en marche de Marseille lui ont répondu, dans une lettre ouverte, que les réformes votées ces derniers mois par le gouvernement lui donnaient « les moyens d’action » nécessaires, l’enjoignant de « remettre totalement en cause » sa politique contre l’habitat indigne. « A défaut, il faudra que soit envisagé le retrait de votre compétence en matière d’habitat », menacent-ils.
Côté judiciaire, une enquête a été ouverte par le parquet de Marseille, confiée à la police judiciaire, pour faire la lumière sur le déroulement du drame, ses causes, et déterminer d’éventuelles responsabilités.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Parmi les milliers d’archives filmées de la première guerre mondiale, les scènes filmées sur les champs de batailles sont extrêmement rares.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de personnalités issues de la société civile appelle à l’ouverture d’un débat national sur les drogues pour que la France sorte d’une politique essentiellement répressive.
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Politiques publiques des drogues : « Ne serait-il pas plus responsable d’assumer une réelle dépénalisation de l’usage simple ? »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de personnalités issues de la société civile appelle à l’ouverture d’un débat national sur les drogues pour que la France sorte d’une politique essentiellement répressive.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 11h54
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. A l’heure où le Canada choisit de légaliser le marché du cannabis, un nombre croissant de pays amorce aujourd’hui des réformes majeures issues d’un constat partagé : l’échec des politiques publiques en matière de drogues fondées sur une logique de répression.
Cette prise de conscience s’observe au niveau international. En effet, le 27 juin 2017, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) invitaient l’ensemble des Etats membres à mettre un terme à la pénalisation de l’usage de drogues, favorisant ainsi la mise en œuvre cohérente des conventions internationales sur le sujet.

Pourtant, face à ce grand mouvement mondial, le gouvernement français s’entête à nager à contre-courant pour maintenir et renforcer un arsenal pénal qui a montré toutes ses limites. De fait, le projet de réforme de la justice pénale qui entend pénaliser tout citoyen majeur pris en flagrant délit d’usage de drogues d’une amende de 300 euros témoigne d’une vision de notre société déconnectée de la réalité et d’une incompréhension de la problématique.
Interdit éducatif et interdiction pénale
Comme le reconnaissent les rapporteurs de la mission d’information de l’Assemblée nationale sur le sujet de l’amende forfaitaire délictuelle, ni le cadre pénal actuel ni l’amende forfaitaire ne sont à la hauteur des enjeux posés par la consommation de produits stupéfiants. Systématiser et standardiser la sanction au détriment de l’accompagnement et de l’orientation vers le soin ne constitue en rien une avancée. Si le souhait du gouvernement est d’optimiser les conditions de travail des acteurs de la chaîne pénale, ne serait-il pas plus responsable d’assumer une réelle dépénalisation de l’usage simple, à l’instar de la Norvège ou du Portugal ?
L’amende se justifie aussi sous l’argument protecteur d’un maintien de l’interdit pour les mineurs, mais seuls les majeurs sont concernés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Florence Aubenas est allée à la rencontre des Français, dans le sillage de « l’itinérance mémorielle » d’Emmanuel Macron. Cinquième étape à Rethondes.
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Centenaire du 11-Novembre : « Je vais aller acheter un drapeau français à la Foir’fouille »

Florence Aubenas est allée à la rencontre des Français, dans le sillage de « l’itinérance mémorielle » d’Emmanuel Macron. Cinquième étape à Rethondes.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 12h32
    |

            Florence Aubenas (Rethondes (Oise), envoyée spéciale)








                        



                                


                            
Et si on mettait un drapeau français sur la façade ? Le voisin – un noble avec la Légion d’honneur – a sorti le sien, et des propriétés sur les berges de l’Aisne l’ont accroché à leur portail. « Je vais aller en acheter un à la Foir’fouille sur la zone commerciale de Compiègne », s’emballe Christine. Avec René, elle tient la crêperie de l’Armistice, tout près de la Clairière de Rethondes, où Emmanuel Macron et Angela Merkel commémoreront la fin de la guerre 1914-1918.
Des villages sont joliment semés au milieu de la forêt comme les cailloux du Petit Poucet. L’immobilier a décollé depuis un moment déjà. La fibre va arriver. Bientôt, le Père Noël passera en calèche dans les rues de Rethondes. « Rien d’exceptionnel, mais un bon niveau », commente un cadre, trois enfants, deux voitures, deux boulots. Les résultats de la dernière présidentielle l’avaient rassuré. Soyons honnêtes : il voulait y croire. Et maintenant, il la sent revenir, la sale petite peur.
« Le désert avance partout »
Sur les lieux de la cérémonie, un responsable de la sécurité manque d’avaler son portable. Doigt accusateur vers un groupe en tenue fluo : « J’y crois pas. Même ici des « gilets jaunes » commencent à s’infiltrer. » Les révolutionnaires se révèlent des employés chargés des pelouses. Mais en effet, des gilets se sont mis à apparaître sur les pare-brise, y compris ceux des deux maires de Rethondes, l’ancien et le nouveau. « C’est ma femme qui voulait », sourit l’un, timidement. Et l’autre : « C’est mon fils. »
Grâce à l’autoroute et à la gare de Compiègne, beaucoup travaillent à Roissy ou à Paris. La vogue des maisons de campagne a été remplacée par celle du « vivre au calme ». Bien sûr, le train reste un peu cher, le péage aussi. « C’est bien pensé : ça trie la population, sinon on deviendrait une banlieue », indique un responsable des ressources humaines. Les grèves à la SNCF lui ont semblé le premier...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Dans sa tribune, la sociologue Nathalie Heinich s’insurge contre l’insuffisante présence des femmes au sommet de la hiérarchie et dans les instances de gouvernance de leurs disciplines à l’université.
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L’invisibilisation de la pensée des femmes, l’autre « plafond de verre »

Dans sa tribune, la sociologue Nathalie Heinich s’insurge contre l’insuffisante présence des femmes au sommet de la hiérarchie et dans les instances de gouvernance de leurs disciplines à l’université.



LE MONDE IDEES
 |    09.11.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 12h31
    |

Nathalie Heinich (sociologue au CNRS)







                        



                                


                            
Contrairement à ce qu’on ­entend souvent aujourd’hui, la condition des femmes dans les sociétés occidentales n’a pas empiré : il y a moins de discriminations en fonction du sexe, d’inégalités de salaires ou de freins dans l’accès aux postes de responsabilité, et d’agressions sexuelles. Ce qui a augmenté – et c’est heureux – c’est l’intolérance aux inégalités et aux injustices, ­notamment sexistes, et donc la visibilité des atteintes à la valeur d’équité.
« Plafond de verre »
C’est pourquoi, après les conquêtes civiques des femmes (droit de vote, accès ­accru aux fonctions politiques), juridiques (autonomie), financières (diminution des écarts de salaires), morales (stigmatisation des violences de tous ordres), les revendications féministes s’orientent vers des inégalités moins criantes ou moins connues, parce que ne concernant que certaines catégories de femmes. C’est le cas aujourd’hui des universitaires, comme l’indiquent les récentes pétitions d’historiennes et de philosophes contre l’insuffisante présence des femmes au sommet de la hiérarchie et dans les instances de gouvernance de leurs disciplines (présidences d’université, comités scientifiques, jurys, etc.). Mais il existe une autre forme de « plafond de verre », plus insidieux et plus difficile à documenter : c’est l’« invisibilisation » des ­apports conceptuels des femmes.
Les exemples abondent, dont témoigne une banque de données en voie de constitution : pillage et plagiat des idées publiées par des femmes ; déni d’antériorité ; non-attribution d’un concept à son auteure lorsqu’il s’agit d’une femme ; omission dans les bibliographies ; ou ­encore, plus insidieusement, marques de condescendance, rumeurs imputant à l’influence d’un homme les découvertes d’une femme, ou encore suppression de la fiche Wikipédia d’une physicienne, au motif d’un manque de notoriété, six mois avant qu’elle devienne lauréate du dernier prix Nobel. Nous avons donc ­décidé, avec un collectif de sociologues, philosophes,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le procureur a requis de six à douze mois de prison, dont quatre mois ferme pour deux des sept prévenus.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/11/2018
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Au procès de 7 militants ayant aidé des migrants à Gap, « on a parlé de tout sauf des faits »

Le procureur a requis de six à douze mois de prison, dont quatre mois ferme pour deux des sept prévenus.



LE MONDE
 |    09.11.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 16h05
    |

            Julia Pascual (Gap, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

De ce week-end d’avril, à la frontière entre la France et l’Italie, la mémoire a retenu l’action spectaculaire des militants du groupe d’extrême droite Génération identitaire dans les Alpes enneigées, venus là pour fermer la frontière aux migrants. Mais, jeudi 8 novembre, il a été question d’autres faits devant le tribunal correctionnel de Gap (Hautes-Alpes). Sept personnes étaient poursuivies – dont six comparaissaient – pour avoir au contraire facilité, en « bande organisée », l’entrée irrégulière en France de plus d’une vingtaine d’étrangers, le même week-end. A l’issue d’une audience interminable et souvent décousue, le parquet a requis de six à douze mois de prison, dont quatre mois ferme pour deux d’entre eux.
Le délit aurait été commis à l’occasion d’une manifestation, le 22 avril, à laquelle une centaine de personnes ont participé, entre la ville italienne de Clavière et la commune française de Briançon. Il s’agissait justement de réagir à l’opération menée par plusieurs dizaines de membres de Génération identitaire, la veille : vêtus de doudounes bleues, les militants avaient patrouillé en hélicoptère et en pick-up telle une milice pour « tenir » la frontière face aux migrants. Les images de leur banderole « Rentrez chez vous », étalée sur la montagne, avaient eu un retentissement médiatique fort.

Près de sept mois plus tard, dans la salle d’audience du tribunal de Gap, à la fois sur le banc des prévenus comme dans le public, figuraient jeudi des « solidaires », qui viennent en aide aux migrants sur des routes périlleuses. Les débats ont été difficilement conduits par Isabelle Defarge, la présidente du tribunal, qui tantôt essayait de ramener les échanges sur les faits, tantôt s’égarait elle-même dans les digressions offertes par un dossier à la dimension politique forte.
C’est en tout cas ainsi qu’ont voulu le présenter les prévenus et leur défense, qui ont largement dénoncé la « militarisation »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Dans une tribune sur Facebook, Edouard Philippe évoque les chiffres « implacables » des actes antisémites sur les neuf derniers mois.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/11/2018
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Les actes antisémites en hausse de 69 % en 2018 en France

Dans une tribune sur Facebook, Edouard Philippe évoque les chiffres « implacables » des actes antisémites sur les neuf derniers mois.



Le Monde.fr avec AFP
 |    09.11.2018 à 06h23
 • Mis à jour le
09.11.2018 à 11h00
   





                        


Après deux années de baisse, les actes antisémites en France sont en très forte hausse (+ 69 %) sur les neuf premiers mois de 2018, s’alarme le premier ministre Edouard Philippe dans une tribune publiée vendredi 9 novembre sur Facebook.
« Chaque agression perpétrée contre un de nos concitoyens parce qu’il est juif résonne comme un nouveau bris de cristal », affirme le chef du gouvernement dans cette tribune publiée exactement quatre-vingts ans après la funeste Nuit de cristal et ses exactions nazies contre les juifs en Allemagne, le 9 novembre 1938. « Pourquoi rappeler, en 2018, un aussi pénible souvenir ? Parce que nous sommes très loin d’en avoir fini avec l’antisémitisme », écrit l’ancien maire du Havre, évoquant les chiffres « implacables » des actes antisémites en France sur la partie écoulée de 2018. Ce rappel historique intervient au moment où l’exécutif peine à refermer la polémique sur le maréchal Pétain.
« Alors qu’il était en baisse depuis deux ans, le nombre de ces actes a augmenté de plus de 69 % au cours des neuf premiers mois de l’année 2018 », poursuit-il.
Après une année 2015 record, les actes antisémites avaient nettement reculé en 2016 (– 58 %). La décrue s’était poursuivie en 2017 (– 7 %), avec 311 actes répertoriés, même si elle masquait une augmentation des actes violents visant les juifs.

        Lire aussi :
         

                Antisémitisme et racisme à l’université : la ministre estime que « c’est l’affaire de tous »



Niveaux « insupportables »
Ces chiffres sont d’autant plus préoccupants qu’ils « sont tendanciels, homogènes sur neuf mois », souligne Frédéric Potier, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT. Ils sont composés d’environ deux tiers de menaces et d’un tiers d’action. Ils ne comprennent pas les contenus antisémites sur Internet. « Cette hausse n’est pas tout à fait spécifiquement française », note M. Potier, puisqu’elle est perceptible aussi aux Etats-Unis et en Allemagne.
Les chiffres dévoilés vendredi ne sont « pas une surprise » pour le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Francis Kalifat. « L’antisémitisme est profondément ancré dans notre pays (…) Nous atteignons des niveaux qui vont devenir insupportables », a-t-il jugé sur LCI. « On ne peut plus aller de plan en plan pour lutter contre l’antisémitisme, parce que nous constatons que ces plans qui se succèdent n’arrivent pas à résorber ce cancer qui gangrène notre société. 
Renforcer la lutte contre la cyberhaine
Après l’attentat antisémite de Pittsburgh aux Etats-Unis à la fin d’octobre, Edouard Philippe avait redit sa détermination à « ne rien laisser passer » en matière d’antisémitisme en France.
Citant le rescapé des camps nazis Elie Wiesel pour avertir du « danger » de « l’indifférence », le premier ministre assure que « le gouvernement a précisément choisi de ne pas rester indifférent », en rappelant des décisions prises ces derniers mois.
Le gouvernement prépare notamment pour 2019 une modification de la loi afin de renforcer la lutte contre la cyberhaine, en mettant la pression sur les opérateurs du Net. « Dès la mi-novembre », une équipe nationale sera mobilisable « en permanence » au ministère de l’éducation nationale pour intervenir dans les établissements scolaires en appui de tout enseignant confronté à l’antisémitisme, précise-t-il.
Le récent plan du premier ministre contre le racisme et l’antisémitisme prévoit l’expérimentation d’« un réseau d’enquêteurs et de magistrats spécifiquement formés à la lutte contre les actes haineux », qui pourrait être étendu au niveau national, ainsi qu’un dispositif de préplainte en ligne afin de favoriser les signalements.

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