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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ On peut bien produire un hydrocarbure à partir d’algues. Mais le processus, réapparu dans le débat sur le prix du carburant, n’est pas révolutionnaire.
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Prix du carburant : le biopétrole, un miracle qu’on nous aurait caché ?

On peut bien produire un hydrocarbure à partir d’algues. Mais le processus, réapparu dans le débat sur le prix du carburant, n’est pas révolutionnaire.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 15h45
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 16h39
    |

            Mathilde Damgé








                        


Le débat sur la hausse des prix du carburant continue d’enflammer les esprits, un débat pollué par des intox en série et de vieilles solutions miracles qui ressortent sur les réseaux sociaux. Ces derniers jours, un vieux reportage de TF1, daté de 2011, a été massivement partagé sur Facebook, faisant l’éloge d’un « biopétrole » réalisé à partir d’algues par une société basée en Espagne, Bio Fuel Systems.

   


La tonalité complotiste de certains des commentaires qui l’accompagnent — « ça n’a pas été ébruité » ; « Pourquoi on n’en parle pas plus… Ça dérange les gros lobbys ! » ; « Je crains pour sa vie et celle de ses coinventeurs, les grands pétroliers ne vont pas rester longtemps sans réagir ! » — laissent entendre que cette invention permettrait d’obtenir un pétrole moins cher et ne pas taxer autant le diesel et l’essence à la pompe. Voici pourquoi il faut prendre ce contenu avec prudence :
1. Un projet largement relayé
Loin d’être une innovation tenue secrète, la production de pétrole extrait d’algues était présentée en 2011 comme une solution inédite par de nombreux médias : TF1 donc, mais aussi des médias étrangers comme l’agence de presse américaine AP. L’entreprise, à l’époque, suscitait un réel enthousiasme (Le Monde y avait également consacré un reportage).
Le procédé pour obtenir ce « pétrole bleu » se résume ainsi : des algues microscopiques sont cultivées dans des tubes transparents par photosynthèse. Récoltées et filtrées, elles donnent, entre autres, une pâte qui peut être transformée, par craquage à haute température et haute pression, en un pétrole comparable au pétrole fossile.
2. Un processus de fabrication encore à améliorer
La photosynthèse de ces plantes nécessite du CO2 et de la lumière, d’où l’intérêt de la localisation du projet présenté dans ce reportage. L’usine est située dans le sud de l’Espagne, à proximité d’un cimentier, secteur fort producteur de ce gaz à effet de serre.
Par ailleurs, le processus mis en jeu est lui-même gourmand en énergie. Jean-Philippe Steyer, chercheur à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), estimait, en 2016 :
« Les moyens technologiques destinés à produire de “l’algocarburant” sont de manière générale plutôt énergivores. C’est pourquoi on peut se demander si le biocarburant peut réellement être considéré comme le domaine de prédilection de l’exploitation des algues. »
Le français Lafarge, qui a mené des tests sur l’un de ses sites, en 2011, a jugé que le rapport matière-énergie n’était pas satisfaisant et qu’au moins dix années de recherche étaient encore nécessaires pour améliorer le processus.
Certains continuent à y croire : la compagnie pétrolière ExxonMobil a annoncé, en mars, vouloir produire dix mille barils de carburant à base d’huile d’algue à horizon 2025, en modifiant génétiquement une souche d’algues pour doubler sa teneur en huiles. A titre de comparaison la France consomme 1,6 million de barils de pétrole par jour.
3. Un entrepreneur sulfureux
Les réelles zones d’ombre dans cette histoire concernent surtout l’entreprise citée dans le reportage, BFS France, et son fondateur Bernard Stroïazzo-Mougin, impliqué dans une affaire de trafic d’armes à la fin des années 1990.
L’usine expérimentale ouverte par BFS en Espagne, à Alicante, a fermé en 2014, à la suite d’une décision de la justice espagnole (une procédure pour fraude a été ouverte, et l’entreprise est débitrice du fisc espagnol) ; les salariés n’étaient plus payés depuis un an ; les autres usines planifiées n’ont jamais été mises en service.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ La parole des scientifiques est assimilée à un discours idéologique, alors qu’ils ne font que présenter des résultats objectifs, estime le chercheur Sébastien Barot dans une tribune au « Monde ».
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L’écologie est avant tout une science, pas un mouvement politique

La parole des scientifiques est assimilée à un discours idéologique, alors qu’ils ne font que présenter des résultats objectifs, estime le chercheur Sébastien Barot dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    08.11.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 17h46
    |

Sébastien Barot (Directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, au laboratoire IEES-Paris)







                        



                                


                            
Tribune. Nicolas Hulot a démissionné parce qu’il était conscient de la gravité de la crise environnementale et qu’il n’a pas pu convaincre le gouvernement de réagir suffisamment vite pour lutter contre cette crise. Pourquoi est-il convaincu de la nécessité d’agir rapidement ? Parce qu’il ne met pas en doute les analyses des chercheurs faisant le diagnostic de cette crise.
En miroir, le problème est que les pouvoirs politiques et économiques connaissent généralement peu le monde de la recherche et comprennent mal son fonctionnement. Cela conduit souvent à une forme de défiance et parfois à un scepticisme entretenu volontairement vis-à-vis de la recherche.
Ce problème est renforcé du fait que l’écologie, la science qui fait le diagnostic de la crise de la biodiversité, qui en analyse les mécanismes, qui peut suggérer des solutions, reste méconnue.
D’une part, il s’agit d’une science assez jeune, qui s’est développée sous sa forme actuelle depuis la seconde guerre mondiale, et depuis les années 1970 en France. Cette jeunesse fait qu’il faut encore trop souvent lutter au sein du monde académique pour qu’elle obtienne la place qu’elle mérite.
La parole des chercheurs en écologie discréditée
D’autre part, au moins en France, le mot « écologie » est plus facilement associé à des mouvements politiques qu’à une science. Cela discrédite la ­parole des chercheurs en écologie dont le discours paraît idéologique, alors même qu’ils ne font qu’exposer leurs résultats, avec la même objectivité qu’un chimiste ou un physicien.
La confusion est renforcée par le fait que, très souvent, la crise environnementale est présentée dans les médias par des défenseurs de l’environnement comme Hubert Reeves, qui jouent un rôle positif mais n’ont aucune compétence en écologie scientifique.
Souvent, la crise environnementale est présentée dans les médias par des défenseurs de l’environnement comme Hubert Reeves, qui n’ont aucune compétence...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ L’homme d’affaires tchèque s’est fait une spécialité de racheter des centrales en fin de vie à bas prix.
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Le charbon, le pari gagnant de Daniel Kretinsky

L’homme d’affaires tchèque s’est fait une spécialité de racheter des centrales en fin de vie à bas prix.



LE MONDE ECONOMIE
 |    08.11.2018 à 13h22
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 15h01
    |

            Blaise Gauquelin (Prague, envoyé spécial) et 
                                Nabil Wakim (Prague, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Décarboner. C’est devenu, en moins d’une décennie, le mot favori des gouvernements et des grandes entreprises du secteur de l’énergie. L’objectif : faire diminuer les émissions de CO2 en Europe, qui ont continué à augmenter en 2016 et en 2017, malgré l’accord de Paris.
Alors que plusieurs énergéticiens européens – dont le français Engie – ont annoncé leur désengagement progressif du charbon, EPH, le groupe présidé par Daniel Kretinsky, continue d’investir dans le secteur, à contre-courant de tous. Il possède notamment quatre centrales à charbon et plusieurs mines en Allemagne, deux centrales en Slovaquie, une en Italie et une au Royaume-Uni, qui vient de fermer. Selon les chiffres 2016 compilés par l’ONG Beyond Coal, EPH est le deuxième plus gros émetteur de CO2 provenant de centrales à charbon en Europe, juste derrière le géant allemand RWE.
« Les grands acteurs de l’énergie en Europe voulaient absolument vendre leurs actifs charbon parce que ça a une mauvaise image », souligne un patron français du secteur, qui résume : « Résultat : Kretinsky a racheté des actifs de rêve pour une bouchée de pain. » « C’est une logique d’investissement à contre-cycle », explique un analyste slovaque.
Le rachat de la centrale britannique d’Eggborough illustre à merveille cette stratégie. Alors que ce site près de Leeds est sur le point de fermer, EPH le rachète en 2015. « La centrale est alors en très mauvais état et le groupe de M. Kretinsky ne paie presque rien. Mieux, on lui laisse de l’argent dans les caisses pour anticiper la fermeture de la centrale », décrit Petr Lukac, journaliste au quotidien économique Hospodarske Noviny à Prague, auteur d’une grande enquête sur M. Kretinsky.
EPH connaît très bien le marché
Autrement dit, personne ne misait un penny sur cet actif. L’hiver 2016 change la donne : il fait plus froid que prévu, et les responsables du réseau électrique demandent à la centrale de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Le groupe tchèque est sur les rangs pour acquérir les actifs français d’Uniper. Le groupe allemand exploite un site à Gardanne et un autre à Saint-Avold.
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EPH, le groupe de Daniel Kretinsky, pourrait acheter deux des dernières centrales à charbon en France

Le groupe tchèque est sur les rangs pour acquérir les actifs français d’Uniper. Le groupe allemand exploite un site à Gardanne et un autre à Saint-Avold.



LE MONDE ECONOMIE
 |    08.11.2018 à 13h19
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 16h35
    |

            Alexandre Piquard et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            

Le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky explique que son investissement dans Le Monde est d’abord un « soutien à la presse », et pas un levier pour réaliser des investissements en France dans le secteur énergétique. Cela n’empêche pas pour autant EPH, le groupe qu’il préside, de regarder les opportunités sur le marché français.
Selon nos informations, EPH est sur les rangs pour acquérir les actifs français d’Uniper. Le groupe allemand possède notamment deux centrales à charbon, à Gardanne (Bouches-du-Rhône) et Saint-Avold (Moselle). Cette dernière contient aussi deux tranches de production d’électricité à partir de gaz.

Uniper détient, par ailleurs, en France quelques parcs solaires et éoliens et un fournisseur d’électricité pour les PME. Mais EPH n’est pas seul en lice, plusieurs fonds d’investissements se seraient fait connaître, et la bataille n’est pas terminée.
Une telle volonté de rachat peut surprendre. En effet, les deux centrales à charbon du groupe allemand vont devoir fermer avant 2022, selon l’engagement de campagne pris par Emmanuel Macron – de même que les deux dernières centrales à charbon d’EDF, au Havre (Seine-Maritime) et à Cordemais (Loire-Atlantique).
Accompagner la fermeture ou la transition des sites
Une décision confirmée par le ministre de la transition écologique et solidaire François de Rugy, le 31 octobre, en déplacement à Saint-Avold avec le patron d’Uniper France, Luc Poyer. Ce choix politique et les incertitudes sur les indemnisations en cas de fermeture, devraient tirer le prix des actifs à la baisse.
L’acheteur de ces centrales aura la lourde tâche d’accompagner la fermeture de ces sites, ou leur transition vers d’autres modes de production d’énergie. La centrale de Gardanne a ainsi investi dans la biomasse depuis plusieurs années. Le site de Saint-Avold espère, lui, se reconvertir dans le gaz. Contactés par Le Monde, les deux groupes ne confirment pas l’existence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Concurrencé par les huiles de palme et de soja, l’ex-Sofiprotéol cherche de nouveaux débouchés pour ses agrocarburants.
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Le groupe Avril propose aux camions un carburant 100 % colza

Concurrencé par les huiles de palme et de soja, l’ex-Sofiprotéol cherche de nouveaux débouchés pour ses agrocarburants.



LE MONDE ECONOMIE
 |    08.11.2018 à 12h16
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

A l’heure où les Français expriment leur mécontentement sur la hausse du prix de l’essence à la pompe, le groupe Avril, cherche, lui, de nouveaux débouchés pour ses agrocarburants. Il a présenté jeudi 8 novembre, Oleo 100, une alternative au gazole, issue, selon ses dires, à 100 % de colza français. Une offre destinée aux professionnels du transport, entreprises comme collectivités locales.
Ce carburant s’émancipant de toute énergie fossile existe déjà en Europe sous le vocable de B100. Il est défini comme étant constitué à 100 % d’ester méthylique d’acides gras (EMAG) d’origine végétale ou animale. En France, la porte s’est ouverte officiellement en mars 2018, un arrêté encadrant l’usage de ce carburant d’origine agricole. Il est désormais autorisé pour les flottes professionnelles disposant d’une infrastructure de stockage et de distribution.
Cette ouverture est une aubaine pour le groupe Avril, ex-Sofiproteol, bras armé de la filière colza et puissant acteur de l’agriculture industrielle en France. Un groupe discret mais dont les marques comme Lesieur, Puget ou Matines sont connues du grand public.
Mesurer l’avantage environnemental
En France, le groupe s’est fixé l’objectif de faire rouler 15 000 camions et autocars d’ici à 2022 en livrant son carburant depuis son usine de Rouen, quitte à financer l’adaptation des véhicules. « L’Oleo 100 sera vendu au même prix que le gazole », explique Jean-Philippe Puig, gérant d’Avril. Pour ses utilisateurs, l’enjeu sera de mesurer l’avantage environnemental. Un sujet sensible. D’ailleurs, les producteurs d’agrocarburants associés à la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) ont demandé, dans un communiqué publié mercredi 7 novembre, une adaptation des mesures d’émission de CO2 des véhicules pour les agrocarburants…

Pour l’Etat, cette substitution du gazole par un agrocarburant se traduit par un manque à gagner car la fiscalité du B100 est fortement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Deux études avancent que la généralisation de cette monnaie virtuelle conduirait la planète à dépasser le seuil fatidique des 2 °C de réchauffement en deux décennies.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/11/2018
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Le bitcoin, gouffre énergétique et péril climatique

Deux études avancent que la généralisation de cette monnaie virtuelle conduirait la planète à dépasser le seuil fatidique des 2 °C de réchauffement en deux décennies.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 09h43
    |

            Audrey Garric








                        



                                


                            
Le bitcoin, ce doux rêve de libertarien, va-t-il tourner au cauchemar pour le climat ? C’est ce que concluent deux études des plus sérieuses. Elles avancent que la généralisation de cette monnaie virtuelle (cryptomonnaie), par ses seules émissions, conduirait la planète à dépasser le seuil fatidique des 2 °C de réchauffement – la limite fixée par l’accord de Paris – en moins de deux décennies. Et que cet « or 2.0 » consommerait plus d’énergie que l’extraction d’or véritable, de cuivre, de platine ou de terres rares pour produire la même valeur marchande.
Ce spectre de la demande énergétique hante le monde du bitcoin – né en 2009 – depuis plusieurs années déjà. On estime que sa consommation, évaluée à au moins 58 térawattheures (58 milliards de kilowattheures) par an, équivaudrait à celle de l’Autriche ou à entre dix et vingt fois celle de l’ensemble des data centers de Google. Et qu’une seule de ses transactions engloutirait autant d’électricité qu’un ménage américain pendant une semaine.
Les deux nouvelles études, encore plus alarmistes, relancent le débat. Dans la première, publiée fin octobre dans Nature Climate Change, une équipe de chercheurs de l’université d’Hawaï a calculé que l’usage du bitcoin a émis 69 millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO2) en 2017. Cette année-là, la cryptomonnaie ne représentait que 0,03 % des 300 milliards de transactions dématérialisées effectuées dans le monde. Si le bitcoin venait à être massivement adopté par la société, il pourrait à lui seul faire grimper le thermomètre mondial au-dessus des 2 °C d’ici à seize ans, dans un scénario moyen – vingt-deux ans en cas de diffusion plus lente.

Une cryptomonnaie gourmande en énergie
La seconde recherche, publiée lundi 5 novembre dans Nature Sustainability, a quant à elle comparé le coût énergétique de quatre des principales cryptomonnaies à celui de métaux précieux. Entre le 1er janvier 2016 et le 30 juin...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Soja, huile de palme, cacao, bœuf… Le WWF a évalué l’impact de ces matières premières que nous consommons dans leurs pays d’origine
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Quel est le poids des importations françaises sur la déforestation ?

Soja, huile de palme, cacao, bœuf… Le WWF a évalué l’impact de ces matières premières que nous consommons dans leurs pays d’origine



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 00h34
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 15h14
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

La forêt, nous la mangeons, nous la buvons et la brûlons toujours davantage dans les moteurs de nos véhicules. Soja, huile de palme, cacao, bœuf et cuir, caoutchouc naturel, pâte à papier, bois : chaque année des millions d’hectares de forêts tropicales et de savane arborée sont défrichés pour répondre aux nouvelles habitudes de consommation de la Chine et à celles, bien établies, des pays développés. Cette mise à nu a lieu pour l’essentiel loin des yeux des consommateurs, dans d’autres continents que les leurs. Elle est due presque aux trois quarts à l’agriculture.
L’Europe – première importatrice mondiale de cacao, par exemple – ne peut nier sa responsabilité dans cette destruction massive de la biodiversité. Pour sa part, le gouvernement français s’est lancé dans la préparation d’une « stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée », une initiative inédite par sa globalité qui a donné lieu à une consultation publique en juillet. Sa publication, qui serait imminente, aiguise l’empressement des ONG à se faire entendre. C’est le cas du Fonds mondial pour la nature (WWF) qui sort jeudi 8 novembre, un rapport au titre sans ambiguïté : Arrêtons de scier la branche !
« Evidemment la date n’est pas due au hasard : nous voulons montrer que la France a besoin d’une politique ambitieuse, confie Arnaud Gauffier, responsable agriculture et alimentation au WWF France. Mais elle doit aussi se fixer des priorités, sinon cette stratégie ambitieuse risque de rester dans un tiroir. » 

Niveaux de corruption
Les chiffres collectés par son ONG, bien que probablement sous-estimés, donnent en effet le vertige. Approvisionner la France en matières premières dans les sept secteurs précédemment cités a nécessité en moyenne une superficie de 14,8 millions d’hectares cultivés durant la période 2012-2016, dont 5,1 millions sont suspectés d’avoir contribué à la déforestation. L’association Envol vert a elle aussi sorti...




                        

                        


<article-nb="2018/11/08/19-8">
<filnamedate="20181108"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181108"><AAMMJJHH="2018110819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Les pellicules photographiques contenaient trois espèces de grenouilles endémiques de la côte Pacifique colombienne, toutes menacées.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

En Colombie, saisie de grenouilles vénéneuses protégées d’une valeur de 380 000 dollars

Les pellicules photographiques contenaient trois espèces de grenouilles endémiques de la côte Pacifique colombienne, toutes menacées.



Le Monde.fr avec AFP
 |    07.11.2018 à 20h47
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 20h55
   





                        



   


Elles sont si petites qu’elles avaient été dissimulées dans des protections de pellicules photographiques. Quelque 216 grenouilles vénéneuses en danger d’extinction ont été saisies par les autorités, mercredi 7 novembre, à l’aéroport international de Bogota en Colombie. D’une valeur marchande estimée à plus de 380 000 dollars (331 802 euros), les grenouilles allaient être expédiées en Allemagne.
Les trafiquants avaient abandonné leur précieuse marchandise dans des toilettes de l’aéroport El Dorado pour échapper à la police. Les paquets contenaient trois espèces de grenouilles endémiques de la côte Pacifique colombienne, toutes menacées : 153 Oophaga histrionica (grenouille arlequin), 50 Oophaga lehmani (grenouille vénéneuse de Lehmann) et 13 Oophaga sylvatica (grenouille kiki).

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« Plus importante saisie d’amphibiens »
Selon les premiers éléments de l’enquête de la police, les animaux avaient été transportés par la route depuis la ville de Cali (ouest) jusqu’à Bogota, d’où ils allaient être expédiés en Allemagne pour être vendus illégalement ou pour récupérer leur venin mortel. 
« Il s’agit de la plus importante saisie d’amphibiens confisqués à des trafiquants de faune sauvage à Bogota », a salué le secrétariat à l’environnement de la mairie de Bogota. En Colombie, deuxième pays le plus biodiversifié de la planète après le Brésil, le trafic d’espèces sauvages est considéré comme un crime environnemental, puni d’amendes pouvant atteindre un million de dollars.

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De nombreux trafiquants locaux et étrangers se rendent dans le département du Choco, frontalier du Panama sur la côte Pacifique, pour capturer ces grenouilles. Certains sont tués par leur venin, utilisé par les indigènes pour chasser, d’autres se perdent dans la jungle ou tombent aux mains de narcotrafiquants ou de guérilleros.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Manquant de bus propres pour l’extension du réseau prévue en avril 2019, l’entreprise va devoir utiliser des véhicules classés 4 ou 5 selon le certificat Crit’Air.
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Paris : faute de bus « propres », la RATP va remettre en service 118 véhicules diesel

Manquant de bus propres pour l’extension du réseau prévue en avril 2019, l’entreprise va devoir utiliser des véhicules classés 4 ou 5 selon le certificat Crit’Air.



LE MONDE
 |    07.11.2018 à 19h39
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 20h28
   





                        



   


Faute de bus propres disponibles, la RATP va remettre en circulation 118 bus diesel l’an prochain.
Le Grand Paris des bus, autrement appelé plan de restructuration du réseau de bus parisien, lancé en 2017, prévoit la modification de 53 lignes et l’ajout d’environ 250 arrêts en avril 2019, une opération qui nécessite l’utilisation de 118 bus supplémentaires. Mais les réserves de véhicules « propres » sont vides, selon la RATP.
L’entreprise va donc devoir redonner une seconde vie à des véhicules diesel, classés 4 ou 5, selon le certificat qualité de l’air Crit’Air, soit parmi les catégories de véhicules les plus polluants. Théoriquement, les véhicules de transport de personnes classés en catégorie 5 n’ont même plus le droit de circuler.
Premières livraisons en 2020
« Ces matériels vont faire l’objet d’une rénovation intérieure et sont tous équipés de filtres à particules permettant de limiter les émissions de polluants », a assuré la RATP.
« Les instances politiques décisionnaires adoptent une posture inverse à la protection de l’environnement », estime, de son côté, Hervé Techer, délégué SUD-RATP, pour qui « la filière électrique n’est pas en capacité de fournir rapidement ».
Actuellement, le groupe RATP s’appuie sur une flotte de 4 700 bus dont 800 hybrides, 74 électriques et 140 fonctionnant au gaz naturel. Un appel d’offres a été lancé avec Ile-de-France Mobilités dans le cadre de la restructuration du réseau pour que l’entreprise se dote à terme « d’un parc 100 % propre en 2025 », comprenant 1 000 nouveaux bus électriques.
Le résultat de l’appel d’offres est attendu début 2019 et le groupe espère recevoir les premières livraisons en 2020. Entre-temps, il faudra boucher les trous.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Ces substances ne sont, pour l’instant, réglementées dans l’Union européenne que dans certains domaines ou au cas par cas.
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La « stratégie » de l’UE pour minimiser l’exposition aux perturbateurs endocriniens

Ces substances ne sont, pour l’instant, réglementées dans l’Union européenne que dans certains domaines ou au cas par cas.



Le Monde.fr avec AFP
 |    07.11.2018 à 14h21
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 15h45
   





                        



   


La Commission européenne s’est dotée mercredi 7 novembre d’une « stratégie » de long terme pour minimiser l’exposition des Européens aux perturbateurs endocriniens, un texte très attendu alors que les réglementations en la matière adoptées récemment sont critiquées.
La Commission s’engage à « minimiser notre exposition globale aux perturbateurs endocriniens, en faisant particulièrement attention aux moments importants de la vie, comme la grossesse et la puberté ». En effet, ces substances chimiques, qui se retrouvent dans les pesticides et les biocides, sont également présentes dans des produits du quotidien (jouets, cosmétiques, produits ménagers).

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Promouvoir la recherche
Ces substances ne sont, pour l’instant, réglementées que dans certains domaines ou au cas par cas dans l’Union européenne (UE). La Commission va, à ce titre, passer en revue l’ensemble des législations communautaires applicables aux perturbateurs endocriniens pour juger de leur efficacité en matière de protection de la santé humaine et de l’environnement.
Parmi les autres engagements phares pris dans cette nouvelle « stratégie », la Commission va promouvoir la recherche dans le domaine des perturbateurs endocriniens, dont les effets restent encore mal connus, et organiser chaque année un forum sur le sujet réunissant experts et parties prenantes. Elle explique notamment que l’approfondissement des évaluations scientifiques doit permettre de prendre de nouvelles mesures dans d’autres secteurs, comme ceux des cosmétiques ou des contenants alimentaires.
Ces engagements « confirment que la Commission prend les perturbateurs endocriniens très au sérieux », assure le commissaire européen à l’environnement, Karmenu Vella, cité dans un communiqué. Son collègue à la santé et à la sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis, a souligné la « détermination » à travailler sur les perturbateurs endocriniens « dans un éventail de domaines plus large ».

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Tergiversations
A la fin 2017, l’UE avait finalement adopté des critères de définition des perturbateurs endocriniens dans les pesticides et les biocides, après plusieurs années de tergiversations. Cette première définition des perturbateurs endocriniens, limitée aux produits phytosanitaires, a suscité des « inquiétudes ». Les ONG ont estimé que la charge de la preuve était « très élevée » dans les critères pour parvenir à démontrer qu’une substance est un perturbateur endocrinien. La précédente stratégie européenne sur les perturbateurs endocriniens datait de la fin des années 1990.
La réglementation européenne actuelle contient des provisions sur ces substances dans le domaine des pesticides et biocides, des produits chimiques en général, des équipements médicaux et de l’eau. Dans le domaine des contenants alimentaires, des cosmétiques, des jouets et de la protection des travailleurs sur leur lieu de travail, des substances ont été réglementées au cas par cas, comme le bisphénol A, par exemple.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Quatre enfants atteints d’agénésie transverse des membres supérieurs sont nés à Guidel entre 2011 et 2013.
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Dans le Morbihan, le désarroi des familles d’enfants nés sans bras

Quatre enfants atteints d’agénésie transverse des membres supérieurs sont nés à Guidel entre 2011 et 2013.



LE MONDE
 |    07.11.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 11h38
    |

                            Nicolas Legendre (Guidel (Morbihan), envoyé spécial)








                        


« Rien ne vous sera caché. » La promesse a été faite d’emblée par François Bourdillon, directeur général de Santé publique France (SPF), aux habitants de Guidel (Morbihan) réunis mardi 6 novembre au soir dans une salle municipale. A ses côtés : sept responsables d’agences sanitaires et médecins. Face à eux : environ 200 personnes, parmi lesquelles plusieurs parents d’enfants nés sans bras ou sans mains. Dans cette commune bretonne de 11 500 habitants, quatre enfants atteints d’une semblable malformation congénitale (agénésie transverse des membres supérieurs) sont nés entre 2011 et 2013.
Ce nombre anormalement élevé de cas similaires a été signalé aux autorités dès 2015. Avec la médiatisation de situations identiques identifiées dans l’Ain et en Loire-Atlantique, l’affaire a pris une ampleur nouvelle. La réunion publique organisée mardi par la municipalité de Guidel s’est déroulée dans un contexte national tendu. L’agence Santé publique France, chargée de superviser les recherches sur le sujet, a été critiquée pour sa gestion du dossier. Fin octobre, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a annoncé l’ouverture d’une nouvelle enquête confiée à SPF et à l’Agence nationale de sécurité sanitaire.

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« Fort excès de cas »
« Quand ma petite-fille me pose des questions, je lui dis quoi ? Je lui explique quoi ? », a interrogé le grand-père d’une enfant atteinte d’agénésie, la voix tremblante. « Il faut lui dire qu’on ne sait pas, a répondu François Bourdillon. Parce que c’est la réalité. » Face à la population, les spécialistes ont détaillé les causes connues (génétiques, notamment) pouvant entraîner une agénésie, les facteurs « présupposés » de son apparition (d’ordre toxique et environnemental), ainsi que l’organisation du « dispositif de surveillance, d’investigation et de recherche ». A Guidel, ledit dispositif a permis de conclure « qu’il y avait un fort excès de cas [de pathologies] » par rapport à la moyenne nationale. Mais, ici comme ailleurs en France, les recherches « poussées » qui ont été menées n’ont « pas permis d’identifier de facteurs explicatifs ».
Cette absence de réponse à la question que tout le monde se pose a été au cœur des échanges avec le public, inquiet mais satisfait d’obtenir certaines réponses. L’incidence éventuelle de l’exposition à des produits phytosanitaires a été soulignée à de nombreuses reprises par des habitants. Les experts sont demeurés formels, expliquant notamment qu’une des familles concernées vivait à l’époque en centre-ville, et non à la campagne – ce qui diminue a priori la probabilité d’exposition à ces substances –, que le lien entre pesticides et malformations congénitales n’est pas avéré et que les « sources d’exposition aux produits toxiques peuvent aussi être domestiques ». « Toutes les hypothèses » doivent encore être envisagées, ont-ils expliqué.
« On a été complètement oubliés »
Une rumeur d’étonnement a parcouru l’assistance lorsqu’une mère a évoqué son cas. « Ma fille, née en 2011, a une agénésie de la main droite, a expliqué la jeune femme, très émue. J’habite à Calan [à 25 kilomètres de Guidel]. Pourquoi on n’a jamais reçu de questionnaire ? On a été complètement oubliés ! » Dans la foulée, plusieurs parents ont fait état de semblables situations.
Explication : les services de l’Etat ont, jusqu’à présent, cantonné leurs investigations à la commune de Guidel, pour des raisons « méthodologiques » et « de moyens ». M. Bourdillon a reconnu les « limites » des études disponibles. Interrogé à l’issue de la réunion, le maire de Guidel, Jo Daniel, affirmait avoir eu connaissance, ces dernières semaines, de « six ou sept cas » d’enfants nés dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres autour de la commune et concernés par des handicaps semblables à ceux dont sont atteints les quatre enfants guidélois.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ L’installation classée Seveso du groupe agroalimentaire Cap Seine, qui peut accueillir jusqu’à 4 150 tonnes de produits, présente des risques pour l’approvisionnement en eau potable.
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Un stockage géant de pesticides crée l’inquiétude dans la région de Rouen

L’installation classée Seveso du groupe agroalimentaire Cap Seine, qui peut accueillir jusqu’à 4 150 tonnes de produits, présente des risques pour l’approvisionnement en eau potable.



LE MONDE
 |    07.11.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 06h31
    |

                            Gilles Triolier (Rouen, correspondance)








                        



                                


                            

Un large entrepôt neuf avec ses quais de déchargement pour camions. De l’extérieur, rien n’indique que le bâtiment, achevé cet été, suscite depuis deux ans une vaste polémique en Seine-Maritime. Le village de Vieux-Manoir est niché au milieu des champs, le long de l’autoroute A28, à vingt kilomètres au nord de Rouen. C’est ici que le groupe coopératif agroalimentaire normand Cap Seine, via une de ses filiales, la société Odièvre, a jugé stratégique d’implanter une imposante plate-forme de stockage de produits phytopharmaceutiques, principalement des pesticides.
Selon un élu local, l’activité a démarré sur le site. Même si l’association « Défense et promotion de cinq communes du plateau de Buchy », regroupement d’opposants et de riverains, a saisi le tribunal administratif en avril. Après des manifestations et une pétition, elle conteste l’arrêté préfectoral d’exploitation pour « insuffisance » dans les études d’impact et de dangers. « On joue ici à la roulette russe », assène son président, Jean-Louis Alexandre.
A côté des silos de la maison mère déjà présents, ce site classé Seveso, seuil le plus haut, peut accueillir jusqu’à 4 150 tonnes de produits. Cap Seine – qui a refusé de nous répondre – souhaitait avec cette extension d’envergure (7,5 millions d’euros) regrouper des produits stockés sur 65 lieux différents. Ce mastodonte agricole (près de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel, 3 800 agriculteurs adhérents) est spécialisé dans la production, la collecte et le négoce de céréales. Il est également propriétaire des magasins Gamm Vert.

« Risques sur la santé »
Inquiets, les riverains dénoncent « les risques sur la santé et les nuisances à venir » depuis le début de l’enquête publique, en 2016. Les produits stockés étant « dangereux pour l’environnement aquatique, très toxiques et inflammables », l’Autorité environnementale – une émanation de la préfecture – est sollicitée, et donne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Comment défendre la nature contre un modèle de développement qui la menace ? François Paulette, Judith Rochfeld, Claire Nouvian et Jean Jouzel en ont débattu dimanche 7 octobre au Monde Festival.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Grâce aux actions menées contre les mutilations génitales féminines, cette pratique a régressé parfois de façon spectaculaire. Mais elle persiste dans de nombreux pays.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/11/2018
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L’excision des jeunes filles a fortement diminué en Afrique

Grâce aux actions menées contre les mutilations génitales féminines, cette pratique a régressé parfois de façon spectaculaire. Mais elle persiste dans de nombreux pays.



LE MONDE
 |    07.11.2018 à 02h39
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 09h36
    |

            Rémi Barroux et 
Paul Benkimoun








                        



                                


                            

« Il existe des preuves d’une baisse énorme et significative de la prévalence des mutilations génitales féminines et de l’excision chez les enfants », estiment des chercheurs britanniques et sud-africains, dans une étude publiée en ligne par le British Medical Journal Global Health mardi 6 novembre. Sur une ou plusieurs décennies, selon les données disponibles, apparaît une baisse parfois spectaculaire de la prévalence dans plusieurs régions africaines, notamment en Afrique de l’Est où, de 71,4 % en 1995, elle a chuté à 8 % en 2016. Elle a aussi régressé de 73,6 % en 1996 à 25,4 % en 2017 en Afrique de l’Ouest, et de 58 % en 1990 à 14 % en 2015 en Afrique du Nord. Néanmoins, de fortes variations subsistent au fil du temps entre pays et régions et au sein d’un même pays.
L’Unicef estimait, dans un rapport publié en 2016, que plus de 200 millions de femmes et de filles, dans une trentaine de pays dans le monde, avaient subi des mutilations génitales féminines ou une excision. Et les moins de 14 ans représenteraient 44 millions du total.

Dans cette nouvelle étude, Ngianga-Bakwin Kandala (université du Witwatersrand, Afrique du Sud) et ses collègues ont analysé plusieurs bases de données pour documenter la fréquence des mutilations génitales féminines et de l’excision. Leur travail couvre plus de 200 000 enfants entre la naissance et l’âge de 14 ans sur la période 1990-2017, dans vingt-neuf pays (vingt-sept situés en Afrique plus l’Irak et le Yémen) connus pour abriter cette pratique. Il manque au tableau mondial cependant l’Indonésie, pays où le nombre d’excisions est très important.
Prise en compte nouvelle des enfants
A la différence des données déjà connues, cette nouvelle étude s’intéresse au cas des enfants. « On disposait des chiffres des femmes de 15 à 49 ans, et ce sont les mères qui déclarent si elles ont, ou non, excisé leurs filles. Il peut y avoir un biais, bien sûr, une sous-estimation [dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Des chercheurs de l’université du Queensland ont conçu un robot pour aider au repeuplement de la Grande Barrière de corail lors de la reproduction annuelle de certaines espèces, fin novembre.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Reconnus victimes d’un pesticide dans leur pays, des ouvriers agricoles recourent à la justice française pour forcer trois géants mondiaux de la chimie à les indemniser.
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Pesticides : des Nicaraguayens se tournent vers la France pour faire appliquer un jugement

Reconnus victimes d’un pesticide dans leur pays, des ouvriers agricoles recourent à la justice française pour forcer trois géants mondiaux de la chimie à les indemniser.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 18h06
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

C’est une affaire de justice environnementale qui pourrait trouver son épilogue en se jouant des frontières. Lundi 5 novembre, 1 234 anciens employés nicaraguayens de bananeraies traitées au dibromichloropropane (DBCP), un agrotoxique, ont saisi… le TGI de Paris. Ils comptent ainsi contraindre trois multinationales de la chimie à leur verser les 805 millions de dollars d’indemnisation que la justice de leur pays les a définitivement condamnées à leur verser en 2012.
Ce jugement n’a jamais été mis à exécution dans leur pays d’où les firmes condamnées ont retiré tous leurs actifs, et, compte tenu des intérêts qui courent depuis la condamnation, le total des indemnités dues se monterait aujourd’hui à plus d’un milliard de dollars.
Pour que justice leur soit rendue, les « afectados » (contaminés), comme on désigne ces victimes du Nicaragua, ont décidé de recourir à une procédure d’« exequatur ». Leurs avocats, le Français Pierre-Olivier Sur, le Nicaraguayen Tony Lopez et l’Américain Robert McKee, ont expliqué lors d’une conférence de presse organisée à Paris, mardi 6 novembre, que l’exequatur permet de faire exécuter une décision judiciaire prononcée par une juridiction étrangère, même si la France n’est pas concernée, comme c’est ici le cas.

Infertilités, lésions, cancers
Entre la fin des années 1950 et jusqu’en 1983, Occidental Chemical Corporation, Shell Oil Company Corporate, The Dow Chemical Company ont commercialisé du DBCP sous la marque Nemagon ou Fumazone. Utilisé pour détruire le nématode, un ver qui attaque les racines de bananiers, ce perturbateur endocrinien, accusé d’être à l’origine d’infertilités, de lésions sur le foie, les poumons et les reins, et de cancers, était pourtant interdit aux Etats-Unis dès 1977.
« Une fois par semaine, de nuit, je versais le produit dans un étang pour qu’il ressorte par une tuyauterie dans l’arrosage, a expliqué Diego Fernando Lopez, un chef d’équipe atteint de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ A risque pour la santé humaine, selon l’Anses, cette substance utilisée en maraîchage et en horticulture peut être remplacée par des techniques non toxiques.
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Pesticides : quelles alternatives au méthamsodium ?

A risque pour la santé humaine, selon l’Anses, cette substance utilisée en maraîchage et en horticulture peut être remplacée par des techniques non toxiques.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 17h40
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 09h18
    |

                            Jeanne Cavelier








                        



   


A la fois pesticide, herbicide, fongicide, le méthamsodium a été interdit par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), lundi 5 novembre. Cette substance est soupçonnée d’être cancérigène et de perturber le développement chez l’humain, tout comme le glyphosate. Irritations des yeux, de la peau et des voies respiratoires… Plus de quatre-vingts riverains et professionnels ont été intoxiqués dans le Maine-et-Loire et dans le Finistère, notamment près de cultures de mâche.
Quelque 700 tonnes de produits à base de méthamsodium étaient utilisées chaque année en France, explique l’Anses. Or, il existe des alternatives non toxiques pour nettoyer les sols avant la culture.

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                Des intoxications en série provoquent la suspension d’un pesticide méconnu, le méthamsodium



La solarisation
La solarisation consiste à désinfecter les sols en posant des bâches ou des films spéciaux transparents. Ceux-ci captent le rayonnement solaire et la chaleur, permettant à la température de s’élever à plus de 50 °C. Cette technique permet de détruire certains champignons ainsi que la plupart des mauvaises herbes.
Dans une fiche sur les techniques alternatives, l’Association provençale de recherche et d’expérimentation légumière (Aprel) conseille de l’utiliser entre le 25 juin et le 15 juillet, période la plus favorable, sur une durée de 45 jours au minimum sous abri et 60 jours en plein champ. Le coût semble modéré : il s’élevait à 1 800 euros par hectare, bâches et main-d’œuvre comprises, selon une estimation de l’association datant de 2011.
Mais il faut être certain de bénéficier de trois jours consécutifs de temps ensoleillé avant de poser les films. Cette technique est donc limitée aux régions méridionales. Or, la plupart des producteurs de mâche, principalement concernés par l’interdiction du méthamsodium, se trouvent en Loire-Atlantique et en Maine-et-Loire. En outre, cette technique n’est pas sélective et détruit une grande partie de la biodiversité sur plusieurs dizaines de centimètres dans le sol.
La désinfection à la vapeur 
Chauffer le sol avec de la vapeur d’eau est une autre technique de désinfection. Un générateur chauffe l’eau à 170-180 °C, détaille une fiche du portail EcophytoPIC, qui vise à promouvoir un modèle agricole plus respectueux de l’environnement. Des tuyaux transportent la vapeur vers la parcelle à traiter. Elle est introduite sous des bâches, de quelques dizaines de minutes à plusieurs heures, selon la température et la profondeur désirées. La température du sol peut alors s’élever jusqu’à 100 °C.
Cette technique, qui peut être réalisée toute l’année, « permet de détruire plus précisèment certains organismes, car il est possible d’augmenter la température par paliers », affirme Thibault Leroux, chargé de mission agriculture au sein de la fédération France nature environnement (FNE). Le champignon botrytis dès 50 °C, les nématodes – des vers du sol – à 50-60 °C, les mauvaises herbes dès 70-80 °C…
« Mais comme la solarisation, elle n’est pas sélective dans ce qu’elle détruit, ajoute le spécialiste. Ce n’est donc pas positif pour la biodiversité. » En outre très gourmande en temps et en carburant, la technique requiert « entre 2 500 et 3 000 litres de fioul à l’hectare », expliquait au Monde en octobre Dominique Visonneau, président de la coopérative Océane, qui rassemble une quarantaine de producteurs. Une solution peu attractive, donc, au vu de l’augmentation du prix de ce combustible.
La rotation des cultures et les engrais verts
La rotation des cultures permet de limiter la propagation des maladies et la prolifération des nuisibles. Le principe : planter des espèces différentes sur une même parcelle d’une année sur l’autre. L’idée est de cultiver des engrais verts entre différentes cultures légumières. « Le sarrasin ou le seigle, par exemple, étouffent les mauvaises herbes », explique Thibault Leroux, de FNE. C’est la solution prônée par la fédération d’associations environnementales.
Cependant, le maraîcher ou l’horticulteur doit disposer d’une surface suffisamment importante. « C’est viable économiquement, assure M. Leroux, citant l’exemple d’un agriculteur bio dans le Maine-et-Loire, qui effectue une rotation de sept ans sur neuf hectares. En diversifiant les cultures, il amortit ses pertes en cas de problème sur l’une d’elles. » Le maraîcher utilise également des paillages en plastique biodégradable, qui, en recouvrant le sol, empêchent la pousse des adventices.

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                Quelles sont les alternatives au glyphosate ?






                            


                        

                        


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Chèque énergie, chèque carburant : deux aides aux montants bien différents

Face à la hausse du carburant et de l’énergie, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, a proposé d’« améliorer » les dispositifs existants.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 17h03
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 21h28
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Invité mardi 6 novembre sur Europe 1, le président de la République a assuré qu’il comprenant la « colère » des Français touchés par la hausse du carburant, et la difficulté de ceux qui n’ont pas les moyens de « se chauffer dignement ». Face à ces problématiques liées à l’augmentation des prix de l’énergie, la réponse politique s’articule autour de mesures qui semblent parallèles : le « chèque énergie » et le « chèque carburant ». Pourtant, il s’agit d’aides de montants et de types tout à fait différents. Explications.

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Qu’est-ce que le chèque énergie ?
Le dispositif existant
C’est un chèque pour aider les ménages modestes à se chauffer. Il varie entre 44 et 277 euros selon la composition du foyer, avec un versement moyen de 150 euros. Créé en 2015 par la loi relative à la transition énergétique et pour la croissance verte, le chèque énergie a été testé dans quatre départements avant d’être généralisé en 2018.
Il remplace les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz, mais est plus complet, puisqu’on peut s’en servir pour payer du fioul, du bois de chauffage ou même des travaux de rénovation énergétique de la maison.
Des attestations envoyées avec le chèque énergie octroient des droits complémentaires : dispense de frais de mise en service du gaz ou de l’électricité lors d’un déménagement, réduction de frais et maintien de puissance en cas d’incident de paiement.
Les propositions
Le chef de l’Etat a déclaré sur Europe 1 qu’il fallait « regarder comment améliorer le chèque énergie parce qu’on ne peut laisser les gens alors que l’hiver commence dans une situation qui ne permet pas de se chauffer dignement ».
Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, précisait en parallèle sur LCI :
« Il faut d’abord simplifier ce chèque, c’est ce que nous allons faire pour éviter 560 000 personnes qui ne l’encaissent pas. Il faut l’augmenter, ce que nous faisons de 150 à 200 euros, et il faut aussi peut-être l’élargir à d’autres personnes. »
Les difficultés
L’augmentation de 50 euros du chèque énergie n’est pas une annonce nouvelle, puisqu’elle figurait déjà dans le projet de loi de finances pour 2019.
Sur la simplification, le ministre de l’action publique ne détaille pas comment elle pourrait être réalisée. Le chèque est déjà envoyé directement, sans démarche particulière, aux ménages éligibles, selon les revenus qu’ils ont déclarés. Tous les professionnels de l’énergie sont tenus d’accepter ce chèque, qui est valable jusqu’au 31 mars de l’année suivante et qui permet aussi de régler ses factures en ligne. En revanche, il ne peut pas être encaissé par le bénéficiaire.
Gérald Darmanin évoque « 560 000 personnes qui ne l’encaissent pas », soit 15 % des ménages éligibles. Le dispositif reste bien plus efficace que les tarifs sociaux, qui n’étaient demandés que dans 60 % des cas. Selon un rapport d’évaluation réalisé dans les quatre départements pilotes, le non-recours atteignait plus de 20 %, pour plusieurs raisons : les foyers n’avaient pas reçu leur chèque (8 %), ils l’avaient perdu ou oublié (4 %), ils ne comprenaient pas le dispositif (3 %) ou le chèque était refusé par le fournisseur (2 %).

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                Non-recours : des aides sociales qui n’atteignent pas leurs bénéficiaires



Le chèque énergie, s’il était utilisé par la totalité des bénéficiaires actuels, coûterait 800 millions d’euros à l’Etat en 2019. L’élargir à des ménages imposables accroîtrait mécaniquement la facture.
Qu’est-ce que le chèque carburant ?
Le dispositif existant
Contrairement au chèque énergie, qui se présente physiquement sous forme d’un papier servant à payer en partie une facture, il n’existe pas aujourd’hui de « chèque carburant » à présenter au moment de faire le plein.
Le dispositif qui s’en approche le plus est une « aide au transport des particuliers » (ATP), versée par la région Hauts-de-France aux travailleurs qui utilisent leur voiture ou deux-roues. Sont éligibles les salariés en CDD ou CDI, situés à plus de 30 km de leur emploi, dans une commune éloignée des transports en commun et qui gagnent moins de deux fois le smic (2 347 euros nets). L’aide, d’un montant unique de 20 euros par mois, est versée directement sur le compte bancaire des bénéficiaires.
Cette aide s’inscrit dans une série de mesures adoptées depuis 2016 pour améliorer le taux d’emploi (formation, prêt de véhicules, aide à la garde d’enfant…).

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                Les Hauts-de-France planchent sur les aides à l’emploi



Les propositions
Emmanuel Macron a qualifié cette aide au transport de « bonne philosophie ». Mais il ne compte pas l’adopter au niveau national pour autant. Il propose plutôt de « travailler avec les collectivités locales, les employeurs, intelligemment », pour aider les salariés, sans gréver le budget de l’Etat. Seule annonce : il a promis que l’aide existante (et ses équivalents si d’autres régions emboîtent le pas) serait défiscalisée. Pour l’instant, les 20 euros perçus par mois entrent dans les revenus déclarés, et peuvent donc être soumis à l’impôt.
Les députés Les Républicains (LR) Guillaume Peltier et Damien Abad ont proposé dimanche de distribuer un « chèque carburant » de 100 euros par mois à « 13 millions de Français de province », qui serait financé à la fois par une taxe exceptionnelle sur les sociétés d’autoroute, et par une contribution de l’employeur et de l’employé, « sur le modèle des Ticket Restaurant ».
Les difficultés
La proposition d’Emmanuel Macron a l’avantage d’être facile à mettre en place et peu coûteuse pour l’Etat : il ne s’agirait que d’une petite niche fiscale de plus, pour des ménages déjà peu imposés. Ce serait aux collectivités de financer le dispositif si elles souhaitent l’adopter. Dans le budget 2018 des Hauts-de-France, l’aide au transport représente 3,4 millions d’euros. « Cette annonce est très surprenante puisqu’elle revient à demander aux régions de payer alors que c’est l’Etat qui perçoit les recettes liées à la contribution climat énergie (CCE). Elle contrevient par ailleurs à l’obligation faite aux régions de ne pas augmenter leurs dépenses de fonctionnement », a réagi l’association Régions de France
En revanche, le chèque carburant proposé par les députés LR est bien plus coûteux : cela représenterait jusqu’à 15,6 milliards d’euros par an. Son financement est critiqué, y compris par l’association 40 Millions d’automobilistes, qui craint une répercussion des taxes sur les tarifs autoroutiers. Quant au gouvernement, il estime que ce serait un mauvais message car il inciterait à consommer plus de carburant, donc à augmenter le réchauffement climatique.



                            


                        

                        


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Macron interpellé sur le prix de l’essence et du diesel, le gouvernement étudie des dispositifs d’aide

Pris à partie par des habitants de Verdun sur la hausse des carburants, le chef de l’Etat a défendu sa politique tout en promettant des mécanismes d’accompagnement.



Le Monde.fr avec AFP
 |    06.11.2018 à 16h22
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 16h59
   





                        



   


Dans les rues de Verdun, le président de la République a été longuement interpellé par les habitants, mardi 6 novembre, sur la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) et des prix des carburants.
« On n’écrase personne », a plaidé Emmanuel Macron. « Vous n’êtes pas juste avec le gouvernement, faites votre calcul (…). Je parie que vous êtes gagnant », a répondu le chef de l’Etat, en évoquant la baisse d’un tiers de la taxe d’habitation après la hausse de la CSG, à un sexagénaire qui se plaignait que le gouvernement reprenne « doublement » ce qu’il « donne d’un côté ».
« Le carburant, c’est pas bibi »
A propos de la hausse des prix de l’essence et du diesel, M. Macron a dit « le carburant, c’est pas bibi », avant de reconnaître que la progression des taxes est le fait de l’Etat, et qu’il « les assume ». La hausse des prix vient « aux trois quarts des cours mondiaux », a-t-il aussi rappelé.


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La fiscalité responsable de la convergence essence-diesel


Source : Ministère de l'écologie et des transports



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                Prix des carburants : l’exécutif face à la colère des automobilistes



Le président a également vanté la prime à la conversion en faveur de véhicules propres, « mais les gens qui sont obligés de se déplacer pour aller travailler ou qui ne peuvent pas changer de chaudière car parfois ils sont pas raccordés au gaz (…), ceux là on va trouver un mécanisme pour les accompagner tant que les prix sont si hauts (…) car ils sont un peu otages », a-t-il promis. Première piste évoquée : un élargissement des conditions d’accès au « chèque énergie », versé aux Français les plus modestes peinant à se chauffer, et qui doit passer en 2019 à 200 euros en moyenne contre 150 euros cette année.
Des propositions « cette semaine »
Interrogé sur LCI, le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, a jugé nécessaire de rendre « plus simple » ce dispositif, créé pour remplacer les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz, et versé à environ 3,7 millions de ménages.
« C’est très technocratique comme système, parce que vous recevez un chèque, mais c’est un chèque que vous ne pouvez pas encaisser, c’est un chèque que vous devez déduire de votre tarification », a rappelé le ministre, selon qui « 560 000 Français » reçoivent ce chèque sans l’encaisser.
La deuxième « question qu’on doit se poser », c’est « est-ce qu’il faut aider les gens qui sont imposables » et ne bénéficient actuellement pas du chèque énergie, a poursuivi Gérald Darmanin. « Je pense qu’effectivement il faut s’occuper de tous les Français modestes » a-t-il déclaré, précisant qu’il ferait « cette semaine des propositions » sur ce sujet avec le ministre de la transition écologique, François de Rugy.
Concernant les travailleurs contraints de prendre leur véhicule, le gouvernement a par ailleurs confirmé que les aides au transport versées par les régions, à l’image des Hauts-de-France, qui proposent une aide de 20 euros par mois à partir de 60 km aller-retour de trajet quotidien, seraient « défiscalisées ».
Emmanuel Macron a en tous cas exclu un recul sur l’augmentation des prix du carburant, mardi matin, lors d’un entretien sur Europe 1. « Le gouvernement ne se trompe pas, il va dans la bonne direction », a-t-il une nouvelle fois affirmé.

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                Europe, chèque énergie, carburants… ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron sur Europe 1






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ L’un des parcs éoliens en mer est situé au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier (Vendée) et l’autre au large du Tréport (Seine-Maritime).
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Eolien en mer : le gouvernement autorise deux parcs contestés

L’un des parcs éoliens en mer est situé au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier (Vendée) et l’autre au large du Tréport (Seine-Maritime).



Le Monde.fr avec AFP
 |    06.11.2018 à 14h29
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 18h46
   





                        


Le gouvernement a donné son feu vert à l’exploitation contestée de deux parcs éoliens en mer, l’un situé au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier (Vendée) et l’autre au large du Tréport (Seine-Maritime), dans des arrêtés publiés mardi au Journal officiel.
La société Eoliennes en mer îles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN) « est autorisée à exploiter une installation éolienne de production d’électricité en mer, d’une capacité de production de 496 MW, localisée sur le domaine public maritime au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier », a indiqué le ministère de la transition écologique et solidaire.
Un parc de 62 éoliennes
Le ministère a également donné son feu vert à la société Eoliennes en mer de Dieppe-Le Tréport (EMDT) pour exploiter un parc éolien, d’une capacité de production également de 496 MW, « localisé sur le domaine public maritime au large de la commune du Tréport ». Ces autorisations cessent de « produire effet » si les installations ne sont pas mises en service dans leur « intégralité » le 1er juillet 2024, ont ajouté les deux arrêtés.
Le projet de Noirmoutier a reçu fin octobre les premières autorisations par la préfecture de Vendée pour son parc de 62 éoliennes, un projet en développement depuis quatre ans qui se heurte à des opposants craignant pour la biodiversité. Le projet, développé notamment par Engie, devrait produire en moyenne 1 900 gigawattheures (GWh) d’électricité par an. Cela correspond à la consommation annuelle de 790 000 personnes, soit plus que le nombre d’habitants de la Vendée (674 000).
Vives critiques
Pendant dix-huit mois, les demandes d’autorisation administrative déposées en mai 2017 par EMYN ont été instruites, ce qui a notamment conduit à une enquête publique entre avril et mai 2018. Au total, 76 % des personnes qui se sont exprimées ont dit être opposées au projet.
Pour sa part, le projet de Dieppe-Le Tréport doit rassembler lui aussi 62 éoliennes. Le parc, développé par Engie, produirait en moyenne 2 000 GWh par an, ce qui représente la consommation électrique annuelle d’environ 850 000 personnes, soit environ les deux tiers de la population de la Seine-Maritime.
Soutenu par le conseil régional de Normandie présidée par le centriste Hervé Morin, il suscite également de vives critiques de la part des pêcheurs locaux, soutenus par les municipalités PCF de Dieppe et du Tréport. Une enquête publique sur le projet a été ouverte mi-octobre et doit s’achever fin novembre.
Plusieurs parcs éoliens en mer sont en projet en France, mais aucun ne produit pour l’instant de l’électricité.

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