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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-1"> ¤ Petit-fils d’un amiral français qui rejoignit le général de Gaulle et la France libre, Renaud Muselier s’insurge, dans une tribune au « Monde », contre l’hommage qu’Emmanuel Macron s’apprêtait à rendre au maréchal Pétain le 11 novembre.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
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Pétain : Pour Renaud Muselier, « la République ne saurait honorer ceux qui l’ont violée »

Petit-fils d’un amiral français qui rejoignit le général de Gaulle et la France libre, Renaud Muselier s’insurge, dans une tribune au « Monde », contre l’hommage qu’Emmanuel Macron s’apprêtait à rendre au maréchal Pétain le 11 novembre.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 18h06
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 18h36
    |

Renaud Muselier (président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur et député européen)







                        



                                


                            
[Mercredi 7 novembre, le président de la République a déclaré à propos de l’hommage aux maréchaux de la Grande Guerre, organisé le 10 novembre par l’état-major des armées aux Invalides, qu’il ne voulait occulter « aucune page de l’histoire », ajoutant que Pétain « a été un grand soldat, c’est une réalité. La vie politique comme l’humaine nature sont parfois plus complexes que ce qu’on voudrait croire ». Ces propos ont déclenché de vives critiques au sein de l’opposition comme chez une partie des historiens, contraignant l’Elysée et le gouvernement à se justifier. Emmanuel Macron a qualifié jeudi 8 novembre de « fausse polémique » les réactions à ses propos la veille sur le maréchal Pétain. « Il n’a jamais été question d’avoir une célébration individuelle », a précisé le chef de l’Etat. « Il faut reconnaître la vérité de l’histoire mais rester dans notre devoir de mémoire et rester aux conséquences de l’indignité qui a été reconnue »pour le héros de la Grande Guerre devenu, deux décennies plus tard, le chef du régime collaborationniste de Vichy, a expliqué le président de la République à Maubeuge.]
Tribune. Monsieur le président de la République, je vous écris aujourd’hui non pas en tant que président de région mais en tant que citoyen français, petit-fils de l’amiral Muselier. Mon grand-père fut le premier officier général français à rejoindre le général de Gaulle et la France libre, le 30 juin 1940. Il fut dans la foulée condamné à mort par le régime de Vichy dirigé par le maréchal Pétain et déchu de sa nationalité française en 1941.
Le maréchal Pétain restera dans l’Histoire comme celui qui a livré la France aux nazis et jeté notre peuple dans les bras du IIIe Reich, conduisant des millions de Juifs, Tziganes, homosexuels, communistes, résistants et personnes handicapées aux camps de la mort.

Je ne vous ferai aucun procès en sorcellerie et je ne vous accuserai jamais de la moindre complaisance envers...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-2"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’historien estime qu’Emmanuel Macron ne peut retirer Pétain de la liste des chefs militaires qui ont conduit l’armée française à la victoire en 1918, mais qu’il a marqué sa différence avec de Gaulle et Mitterrand en ne fleurissant pas sa tombe.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
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Serge Klarsfeld : « Pétain est le Dr. Jekyll devenu Mr. Hyde »

Dans une tribune au « Monde », l’historien estime qu’Emmanuel Macron ne peut retirer Pétain de la liste des chefs militaires qui ont conduit l’armée française à la victoire en 1918, mais qu’il a marqué sa différence avec de Gaulle et Mitterrand en ne fleurissant pas sa tombe.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 18h03
    |

Serge Klarsfeld (historien et avocat de la cause des déportés en France)







                        



                                


                            
[Mercredi 7 novembre, le président de la République a déclaré à propos de l’hommage aux maréchaux de la Grande Guerre, organisé le 10 novembre par l’état-major des armées aux Invalides, qu’il ne voulait occulter « aucune page de l’histoire », ajoutant que Pétain « a été un grand soldat, c’est une réalité. La vie politique comme l’humaine nature sont parfois plus complexes que ce qu’on voudrait croire ». Ces propos ont déclenché de vives critiques au sein de l’opposition comme chez une partie des historiens, contraignant l’Elysée et le gouvernement à se justifier. Emmanuel Macron a qualifié jeudi 8 novembre de « fausse polémique » les réactions à ses propos la veille sur le maréchal Pétain. « Il n’a jamais été question d’avoir une célébration individuelle », a précisé le chef de l’Etat. « Il faut reconnaître la vérité de l’histoire mais rester dans notre devoir de mémoire et rester aux conséquences de l’indignité qui a été reconnue »pour le héros de la Grande Guerre devenu, deux décennies plus tard, le chef du régime collaborationniste de Vichy, a expliqué le président de la République à Maubeuge.]
Tribune. Dans chacune de mes interventions aux cérémonies commémorant les rafles de juifs et la livraison par l’Etat français de dizaines de milliers d’entre eux aux nazis, je rappelle que cet Etat était dirigé par le Français le plus glorieux de l’époque, Philippe Pétain. Le problème du jugement que l’on peut porter sur Pétain est complexe, car le personnage a été actif en deux périodes de l’histoire. En 1918 quand il est élevé à la dignité du maréchal de France, il est le Dr. Jekyll, et il devenu Mr. Hyde quand, en 1944, il est condamné à mort.
On ne peut effacer quelqu’un de l’histoire quand il y a joué un rôle : Emmanuel Macron ne peut retirer Pétain de la liste des chefs militaires qui ont conduit les armées de la France à la victoire. Mais il a marqué sa différence avec ses prédécesseurs, en particulier avec de Gaulle et Mitterrand,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-3"> ¤ Régulièrement en tête des pays les plus heureux du monde, les pays du nord ont aussi leurs scandales, l’un des plus retentissants, au Danemark montre leur côté sombre.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
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La face cachée du modèle nordique

Régulièrement en tête des pays les plus heureux du monde, les pays du nord ont aussi leurs scandales, l’un des plus retentissants, au Danemark montre leur côté sombre.



LE MONDE ECONOMIE
 |    08.11.2018 à 17h00
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Chronique vu d’ailleurs. Il y a deux ans, la mode du « hygge » déferlait sur la France. Ce concept danois évoquant l’art du bien-vivre chez soi, lové dans un plaid en sirotant du chocolat chaud, déclencha une vague d’articles, reportages et publications en tout genre, témoignant de notre admiration pour le modèle nordique. Il faut dire que le Danemark arrive régulièrement en tête des pays les plus heureux du monde. Les Suédois, adeptes du « Lagom », le bonheur dans la simplicité, ne sont pas loin derrière. Quant aux Islandais, ils sont les champions de l’égalité des genres…
En économie aussi, nos voisins du Grand Nord, prônant la transparence et l’équité, inspirent. Ils incarnent un Graal. Une utopie socio-économique que, pour peu que les bonnes réformes soient adoptées, nous pourrions atteindre. Pas un mois ne s’écoule sans que l’on cite en exemple le système de retraite suédois, l’école finlandaise, ou, encore, la flexisécurité danoise. En vérité, cette fascination en dit plus sur nos angoisses que sur le modèle scandinave lui-même. D’autant que la réalité est parfois très éloignée de nos fantasmes.
L’une des plus grosses affaires de blanchiment d’argent
Le scandale financier secouant la région depuis quelques semaines l’a brutalement rappelé. Le 19 septembre, la première banque danoise Danske Bank a rendu public un rapport d’enquête sur l’une des plus grosses affaires de blanchiment d’argent, impliquant sa filiale estonienne. Celle-ci est soupçonnée d’avoir couvert le transit de 200 milliards d’euros suspects en provenance de Russie et de l’ex-bloc soviétique entre 2007 et 2015. Depuis, les révélations se succèdent. Une série d’enquêtes judiciaires ont été ouvertes au Danemark, au Royaume-Uni et en Estonie. Dans la foulée, deux plaintes ont également été déposées contre Nordea, la principale banque de la région, là encore pour transit d’argent suspect. Et si la Scandinavie n’était pas le parangon de vertu que l’on imagine ?

Disons...




                        

                        


<article-nb="2018/11/08/19-4">
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤ Pour l’historien Laurent Joly, Emmanuel Macron n’a pas pris la mesure du consensus négatif qui règne dans l’opinion française au sujet du maréchal Pétain.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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Sur Pétain, « notre mémoire collective rejoint aujourd’hui le verdict de 1945 »

Pour l’historien Laurent Joly, Emmanuel Macron n’a pas pris la mesure du consensus négatif qui règne dans l’opinion française au sujet du maréchal Pétain.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 18h19
    |

                            Allan Kaval








                        



                                


                            

Comme la polémique de ces derniers jours l’a montré, l’ombre du maréchal Pétain et de ce qu’il incarne n’a cessé de peser sur la mémoire historique des Français, imposant aux responsables politiques de prendre position à l’égard de son héritage. Dans cet entretien, l’historien Laurent Joly, qui vient de publier L’Etat contre les juifs. Vichy, les nazis et la persécution antisémite (Grasset, 368 p., 20,90 euros), revient sur l’édification et la déconstruction de cette figure historique dans l’imaginaire national.
Le président Macron a fait référence à la figure du Pétain « grand soldat », comment s’est-elle intégrée dans l’imaginaire français après la première guerre mondiale ?
Laurent Joly : Philippe Pétain est devenu un héros national à 60 ans [en 1916]. Ce n’était pas le général le plus brillant, ni le plus en cour (les réserves du généralissime Joseph Joffre à son égard sont bien connues). Mais c’est lui qui est à la tête des troupes françaises à Verdun en 1916. On tient. La presse fait l’éloge du grand soldat. Son célèbre ordre du jour, « courage, on les aura », son attention à la vie quotidienne des poilus, Verdun sauvé, tout cela a rendu le général Pétain immensément populaire. En novembre 1918, il est élevé à la dignité de maréchal de France.
Qui est le Pétain de l’entre-deux-guerres ? Et qu’incarne-t-il en 1940 ? Quels sont les espoirs qui sont fondés en lui par une partie de la population française ?
Après la guerre, Pétain est un héros qui hésite entre sa tranquillité et la chose publique. Général en chef de l’armée française dans les années 1920, reçu à l’Académie française en 1931, il est ministre dans le gouvernement de Gaston Doumergue, en 1934. A près de 80 ans, il est le dernier grand chef militaire de la Grande Guerre : Ferdinand Foch et Joseph Joffre sont décédés, le premier en 1929 et le second en 1931.

A...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-5"> ¤ Deux siècles après la Révolution, cet idéal reste la boussole politique des démocraties. Mais il connaît des déclinaisons très différentes : les néolibéraux se contentent de garantir l’égalité formelle des chances, alors que les sociaux-démocrates tentent de lui donner une consistance sociale. Retour sur un concept-clé de la modernité politique avec le philosophe Patrick Savidan.
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« L’égalité des chances est un Graal conceptuel »

Deux siècles après la Révolution, cet idéal reste la boussole politique des démocraties. Mais il connaît des déclinaisons très différentes : les néolibéraux se contentent de garantir l’égalité formelle des chances, alors que les sociaux-démocrates tentent de lui donner une consistance sociale. Retour sur un concept-clé de la modernité politique avec le philosophe Patrick Savidan.



LE MONDE IDEES
 |    08.11.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 17h05
    |

            Anne Chemin








                        



                                


                            

Le philosophe Patrick Savidan a dirigé le Dictionnaire des inégalités et de la justice sociale, qui est sorti, le 17 octobre, aux Presses universitaires de France (1 728 pages, 39 euros). Professeur d’éthique et de philosophie politique à l’université Paris-Est-Créteil, cofondateur de l’Observatoire des inégalités en 2002, il a ­publié plusieurs ouvrages sur les inégalités et la justice sociale, notamment Repenser l’égalité des chances (Grasset, 2007), Le Multiculturalisme (PUF, 2009) et Voulons-nous vraiment l’égalité ? (Albin Michel, 2015).
Deux siècles après la révolution de 1789, l’égalité reste au cœur de nos débats politiques. Comment la philosophie politique envisage-t-elle ce concept ?
L’égalité est au cœur de nos débats parce que l’idéal qu’elle représente est au cœur de ce projet, précieux et fragile, qu’est la modernité politique. A tel point que nous pourrions considérer, au risque de surprendre, voire de scandaliser, qu’aujourd’hui nous sommes tous égalitaristes. Cela ne signifie évidemment pas que nous soyons d’accord sur la manière de combattre les inégalités, ni même sur la façon de les identifier – nous en sommes loin ! –, mais que l’égalité est le cadre dans lequel se déploient la plupart de nos divergences en matière de justice sociale.

De ces divergences résultent de profondes oppositions politiques : certains estiment que pour reconnaître l’égalité morale entre les personnes, il suffit de garantir l’égalité formelle des droits, d’autres demandent une égalisation significative des conditions matérielles d’existence pour donner aux individus les moyens d’exercer pleinement leurs droits. Parfois, l’égalitarisme est disqualifié par ceux qui veulent y voir un désir de nivellement par le bas – oubliant au passage que ce nivellement pourrait être aussi perçu comme un ­nivellement vers le haut (question de perspective !) – mais, même de ce point de vue, il n’y a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤ La parole des scientifiques est assimilée à un discours idéologique, alors qu’ils ne font que présenter des résultats objectifs, estime le chercheur Sébastien Barot dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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L’écologie est avant tout une science, pas un mouvement politique

La parole des scientifiques est assimilée à un discours idéologique, alors qu’ils ne font que présenter des résultats objectifs, estime le chercheur Sébastien Barot dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    08.11.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 17h46
    |

Sébastien Barot (Directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, au laboratoire IEES-Paris)







                        



                                


                            
Tribune. Nicolas Hulot a démissionné parce qu’il était conscient de la gravité de la crise environnementale et qu’il n’a pas pu convaincre le gouvernement de réagir suffisamment vite pour lutter contre cette crise. Pourquoi est-il convaincu de la nécessité d’agir rapidement ? Parce qu’il ne met pas en doute les analyses des chercheurs faisant le diagnostic de cette crise.
En miroir, le problème est que les pouvoirs politiques et économiques connaissent généralement peu le monde de la recherche et comprennent mal son fonctionnement. Cela conduit souvent à une forme de défiance et parfois à un scepticisme entretenu volontairement vis-à-vis de la recherche.
Ce problème est renforcé du fait que l’écologie, la science qui fait le diagnostic de la crise de la biodiversité, qui en analyse les mécanismes, qui peut suggérer des solutions, reste méconnue.
D’une part, il s’agit d’une science assez jeune, qui s’est développée sous sa forme actuelle depuis la seconde guerre mondiale, et depuis les années 1970 en France. Cette jeunesse fait qu’il faut encore trop souvent lutter au sein du monde académique pour qu’elle obtienne la place qu’elle mérite.
La parole des chercheurs en écologie discréditée
D’autre part, au moins en France, le mot « écologie » est plus facilement associé à des mouvements politiques qu’à une science. Cela discrédite la ­parole des chercheurs en écologie dont le discours paraît idéologique, alors même qu’ils ne font qu’exposer leurs résultats, avec la même objectivité qu’un chimiste ou un physicien.
La confusion est renforcée par le fait que, très souvent, la crise environnementale est présentée dans les médias par des défenseurs de l’environnement comme Hubert Reeves, qui jouent un rôle positif mais n’ont aucune compétence en écologie scientifique.
Souvent, la crise environnementale est présentée dans les médias par des défenseurs de l’environnement comme Hubert Reeves, qui n’ont aucune compétence...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤ Du 9 au 11 novembre, le Forum philo « Le Monde » Le Mans propose trois jours d’échanges sur le thème : « Tous philosophes ? » Illustration.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-8"> ¤ Journal, récits, essais, roman, anthologie… Les brèves critiques du « Monde des livres » du 8-9 novembre 2018.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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Livres en bref

Journal, récits, essais, roman, anthologie… Les brèves critiques du « Monde des livres » du 8-9 novembre 2018.



LE MONDE DES LIVRES
 |    08.11.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 11h41
    |

                            Zoé Courtois (Collaboratrice du « Monde des livres »), 
                            Maylis Besserie (Collaboratrice du « Monde des livres »), 
Nicolas Weill, 
                                Florence Noiville et 
Raphaëlle Leyris








                        



                                


                            Récit. Adieu à la jeunesse
Rue de Beaune, de Michel Braudeau, Stock, 146 p., 16,50 €.
D’une rive de la Seine l’autre, d’une décennie l’autre. Après les années 1970 retracées dans Place des Vosges (Seuil, 2017), Michel Braudeau se souvient des eighties passées Rue de Beaune, dans un appartement acheté dans l’espoir fou qu’il facilite une idylle avec l’actrice Nastassja Kinski. Les noms de stars du cinéma ou de la littérature de l’époque (que Michel Braudeau rencontre pour L’Express, où il travaille, avant de rejoindre le Monde) défilent, comme les femmes dans la vie d’un auteur qui n’aspire qu’à écrire, faire l’amour et voyager. Enlevé, mélancolique, Rue de Beaune est à la fois le récit d’une époque et une réflexion sur le temps, « cette matière sans épaisseur, (…) cet espace sans étendue, (…) cette durée qui ne passe pas et revient parfois sur elle-même ». Cet adieu à la jeunesse s’achève en 1989. Braudeau (qui a déménagé mais reste sur la rive gauche) a été nommé feuilletoniste du « Monde des livres » – il le restera jusqu’en 1994. R. L.
Essai. La technique de l’ombre
Le Modernisme réactionnaire (Reactionary Modernism), de Jeffrey Herf, traduit de l’anglais et de l’allemand par Frédéric Joly, L’Echappée, « Versus », 432 p., 22 €.
Dans ce classique de l’histoire des idées, publié en 1984, mais traduit seulement aujourd’hui en français, l’historien américain Jeffrey Herf, professeur émérite à l’université du Maryland, s’attache à résoudre une équation toujours pantelante dans la modernité : la cohabitation paradoxale de la technique et d’un rejet radical des Lumières. Celle-ci s’est formée dans le creuset d’une constellation intellectuelle allemande, dont émergent les noms de l’économiste Werner Sombart, du philosophe Oswald Spengler et de l’écrivain Ernst Jünger, mais aussi plus tard dans le « romantisme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-9"> ¤ Editorial. En abandonnant la tête de la CDU, la chancelière allemande prend acte que le moment est venu de passer la main, au risque d’être paralysée par les guerres intestines au sein de son parti.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Merkel, les risques d’un vrai-faux départ

Editorial. En abandonnant la tête de la CDU, la chancelière allemande prend acte que le moment est venu de passer la main, au risque d’être paralysée par les guerres intestines au sein de son parti.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 11h18
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Il y a de la sagesse dans la décision annoncée par Angela Merkel, lundi 29 octobre, au lendemain du revers subi par son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), dans le Land de Hesse. En renonçant à se représenter à la présidence de la CDU lors du congrès des 7 et 8 décembre et en assurant qu’elle quitterait la chancellerie après les législatives de 2021, elle a fait ce dont peu de dirigeants politiques savent se montrer capables : prendre acte que le moment est venu de passer la main.

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Cette retraite en deux temps n’en est pas moins risquée. Jusque-là, Mme Merkel avait toujours jugé indissociables les fonctions de chancelier et de chef de parti. En choisissant finalement de conserver la première tout en renonçant à la seconde, un danger la guette : celui de laisser les clés du parti à un adversaire. Deux des trois candidats à sa succession sont dans ce cas : l’ancien député Friedrich Merz ne lui a pas pardonné de l’avoir détrôné de la présidence du groupe CDU-CSU du Bundestag, en 2002, et Jens Spahn, actuel ministre de la santé, fut le premier membre de la direction de la CDU à s’opposer frontalement, en 2015, à la politique d’accueil des réfugiés décidée par Mme Merkel.

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Marges de manœuvre réduites
Quant à la troisième candidate, Annegret Kramp-Karrenbauer, élue en février secrétaire générale de la CDU, elle passe pour être une fidèle de Mme Merkel, même si elle incarne une ligne plus conservatrice. Toutefois, si elle l’emporte, rien ne garantit que sa cohabitation avec la chancelière sera plus apaisée : « AKK » pourrait juger de son intérêt de se démarquer de Mme Merkel pour briguer la chancellerie le jour venu – à l’instar de Mme Merkel en 1999, lorsqu’elle rompit avec son ancien mentor, Helmut Kohl, pour préparer sa propre conquête du pouvoir…
Depuis septembre, Mme Merkel n’a plus la main sur le groupe CDU-CSU du Bundestag, dont les membres ont refusé de réélire à leur tête le candidat qu’elle soutenait. En décembre, elle pourrait voir le parti échapper à son contrôle. Dans ces conditions, ses marges de manœuvre à la tête du gouvernement risquent de se réduire considérablement. Sa « grande coalition » était déjà guettée par l’immobilisme. La voici désormais menacée de paralysie par les guerres intestines de la CDU.
De cette situation inconfortable, la chancelière peut cependant sortir par le haut. N’étant plus candidate à rien, elle a plus que jamais intérêt à réussir la fin de son quatrième et dernier mandat. Cela lui laisse deux ans pour prendre des décisions courageuses, à commencer par ce « nouvel élan pour l’Europe » promis dans l’intitulé même du « contrat » de sa coalition, mais que l’on ne voit toujours pas venir.
La chancelière allemande est-elle prête à faire preuve d’audace, maintenant que l’enjeu n’est plus celui de sa prochaine réélection ? A elle de le décider, si elle ne veut pas que sa fin de règne devienne une peu glorieuse agonie. A elle de prendre le risque d’achever sa longue carrière en inscrivant son action dans l’histoire, et non plus seulement en faisant de la politique au jour le jour.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-10"> ¤ Dans un livre à l’écriture soignée, Matthieu Suc s’est penché sur « l’Amniyat », ce service qui, depuis la Syrie, a planifié une bonne part des attentats commis en Europe ces dernières années.
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Au cœur des « services de sécurité » de l’organisation Etat islamique

Dans un livre à l’écriture soignée, Matthieu Suc s’est penché sur « l’Amniyat », ce service qui, depuis la Syrie, a planifié une bonne part des attentats commis en Europe ces dernières années.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 09h40
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 09h41
    |

            Elise Vincent








                        



                                


                            
Le livre. Autant le dire d’emblée, les « espions de la terreur » n’est pas un livre d’espionnage. La formule est accrocheuse, mais factuellement, il y est d’abord et surtout question de terrorisme et de djihadistes. L’idée centrale n’en est pas moins originale : tenter de reconstituer, à partir des rares sources ouvertes disponibles, le fonctionnement de « l’Amniyat », ce service de l’organisation Etat islamique (EI) qui, depuis la Syrie, a planifié, ces dernières années, une bonne part des attentats commis en Europe, particulièrement en France.

L’Amniyat ou l’AMNI a toujours été, par nature, l’une des structures les plus opaques et les plus redoutées de l’organigramme de l’EI. Aujourd’hui, l’effondrement du « califat » a eu raison de son existence. Mais lors de sa pleine période opérationnelle, notamment à partir de son centre névralgique – une maison sans âme de Tall Rifaat, au nord d’Alep –, l’Amniyat était chargée des missions parmi les plus sensibles de l’organisation terroriste : la détention et l’exécution des otages, l’application des sentences issues de la charia, le repérage des tentatives d’infiltration et, surtout, la planification des attaques à l’étranger.
Le livre de Mathieu Suc se penche sur une période révolue, celle de l’apogée de l’EI dans la zone irako-syrienne. Un temps où le « proto-Etat » qu’elle était devenue lui permettait d’avoir son propre service de sécurité. Avec ses propres hommes spécialisés dans les techniques de surveillance, le contrôle aux frontières ou l’extraction de données informatiques. Et la particularité de compter dans ses rangs nombre de figures francophones du djihad, qui ont ensuite fait parler d’elles.

Qualité du récit
Comment raconter une structure qui, par essence, se veut secrète, et dont l’essentiel des informations à son sujet est réservé à la documentation classifiée des services de renseignement ? L’auteur a contourné la difficulté par une méthode classique,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-11"> ¤ La chronique de la philosophe Catherine Malabou, à propos d’« Iconologie. Image, texte, idéologie », de W.J.T. Mitchell.
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Mutations. Donner à voir

La chronique de la philosophe Catherine Malabou, à propos d’« Iconologie. Image, texte, idéologie », de W.J.T. Mitchell.



LE MONDE DES LIVRES
 |    08.11.2018 à 09h31
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 10h13
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                            Catherine Malabou (Philosophe)








                        



                                


                            
Iconologie. Image, texte, idéologie (Iconology : Image, Text, Ideology), de W.J.T. Mitchell, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Maxime Boidy et Stéphane Roth, Les Prairies ordinaires, 320 p., 24 €.
Le théoricien américain W.J.T. Mitchell, professeur de littérature et d’histoire de l’art à l’université de Chicago et directeur de la célèbre revue Critical Inquiry, est l’un des représentants les plus éminents d’une discipline encore mal connue en France : les visual studies. Ces « études visuelles » ont pour mission d’analyser la confrontation entre le dire et le voir, et de mettre au jour les présupposés inhérents à la notion de représentation, présupposés dont la « théorie » elle-même est empreinte.
« L’histoire de la culture est en partie l’histoire d’une longue lutte pour la domination entre les signes picturaux et linguistiques », écrit W.J.T. Mitchell
« La notion même de théorie des images, écrit Mitchell, suggère la tentative de maîtriser le champ de la représentation visuelle à l’aide du discours. Mais supposons un instant que nous renversions les relations de pouvoir inhérentes au “discours” et au “champ” et essayions d’imager la théorie ? » Imager la théorie, exhiber toutes les ressources de la visibilité contenue dans le discours n’est pas un geste neutre ; il est toujours politique. En effet, « l’histoire de la culture est en partie l’histoire d’une longue lutte pour la domination entre les signes picturaux et linguistiques ».
C’est ainsi que Mitchell forge le terme d’« iconologie » pour décrire la traduction des textes en images (visualisation de la théorie par la gravure du frontispice dans le Léviathan de Hobbes, par exemple) et des images en textes (image de la camera obscura inscrite dans le concept d’idéologie chez Marx).
Entre iconophilie et iconophobie
On se félicite qu’Iconologie paraisse aujourd’hui en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-12"> ¤ La chronique hebdomadaire de Roger-Pol Droit, à propos du « Dictionnaire amoureux de la philosophie », que publie l’ancien ministre de l’éducation.
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Figures libres. Luc Ferry pédagogue

La chronique hebdomadaire de Roger-Pol Droit, à propos du « Dictionnaire amoureux de la philosophie », que publie l’ancien ministre de l’éducation.



LE MONDE DES LIVRES
 |    08.11.2018 à 08h37
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 17h28
    |

                            Roger-Pol Droit








                        



                                


                            
Dictionnaire amoureux de la philosophie, de Luc Ferry, Plon, 1 500 p., 30 €.

Philosophe, il y a cent manières de l’être. Par exemple : construire un système englobant tout, une cathédrale de concepts, façon Hegel. Ou bien se promener parmi les idées, passer de l’une à l’autre, le nez au vent, façon Diderot. Ou encore casser illusions, idoles et faux-semblants, façon Nietzsche, à coups de marteau. Certains creusent sur place, toujours au même endroit, de plus en plus profond. D’autres gambadent, nomadisent, courent à perdre haleine. Un épais jargon sert de bunker à quelques-uns, tandis que pédagogie et clarté dominent chez d’autres.
Sciences et techniques
Luc Ferry appartient à cette dernière catégorie. L’ancien ministre de l’éducation, conférencier et chroniqueur, est un penseur sans ténèbres. Il n’est pas besoin de partager toutes ses options pour louer sa manière de s’adresser à tous dans une langue accessible. Ce que confirme, s’il en était besoin, le très volumineux Dictionnaire amoureux de la philosophie qu’il fait paraître aujourd’hui.
Mille cinq cents pages, plusieurs centaines d’entrées. L’ouvrage, au premier abord, semble démesuré. Comme l’amour, sans doute. Comme la philosophie, peut-être. En fait, c’est plutôt sur le mode d’une conversation – facile en apparence, dense quant au fond – qu’il convient de l’aborder. De « A » comme « absolu », prévisible, à « V » comme « vin », inattendu, on déambulera sans effort parmi les thèmes favoris de l’auteur. A peine se demandera-t-on pourquoi l’alphabet est incomplet. Des entrées comme « Web », « Xénophobie », « Yoga », « Zut » auraient pu s’imaginer.
Quoi qu’il en soit, on retrouve les critiques aiguës de Luc Ferry envers « la pensée 68 », son ardent refus des théories du déclin, des lamentations sur les ravages de la modernité. Il souligne au contraire les bienfaits que sciences et techniques nous prodiguent et notre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-13"> ¤ Le chef-d’œuvre d’Erasme ressort dans une édition bilingue enrichie des commentaires inédits de contemporains de l’humaniste, et des siens. Eblouissant.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
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L’« Eloge de la folie » magnifiquement réédité

Le chef-d’œuvre d’Erasme ressort dans une édition bilingue enrichie des commentaires inédits de contemporains de l’humaniste, et des siens. Eblouissant.



LE MONDE DES LIVRES
 |    08.11.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 17h24
    |

            Nicolas Weill








                        



                                


                            
Eloge de la folie (Moriae encomium), d’Erasme de Rotterdam, accompagné des notes d’Erasme, de Listrius et de Myconius, Les Belles Lettres, « Le miroir des humanistes », 226 p., 75 €. « »

Indépassable manifeste de l’humanisme, écrit quand l’Europe des débuts de la Renaissance entamait ses retrouvailles avec ses sources grecques et hébraïques, Eloge de la folie (1511) d’Erasme de Rotterdam (1467-1536) remporte d’emblée un succès foudroyant. Dans les quatre années qui suivent sa publication, ce texte où se concentre l’essence même de la rupture avec le Moyen Age connaît en effet pas moins de onze éditions (la première traduction française date de 1520).
Les Belles Lettres donnent ici à lire, en regard du texte, un commentaire de l’Eloge paru en 1532, inédit en français. Il est signé par un ami de l’auteur, le jeune médecin Listrius (Gerd Lijster), mais en grande partie écrit par un Erasme malicieux jouant à l’exégète de lui-même ou au « modérateur » prenant des distances vis-à-vis de sa propre audace. Cette réédition bilingue a été enrichie par les gloses d’un autre contemporain, ­Myconius (le Suisse Oswald Geissbühler), et par les illustrations d’Hans et Ambroise Holbein.
Le commentaire de Listrius déplie toutes les allusions et les références grecques, latines et hébraïques de l’Eloge, à une époque où les humanistes étaient pionniers dans l’usage des références antiques. Comme le note mélancoliquement le traducteur Jean-Christophe Saladin, il est plus utile que jamais dans le crépuscule contemporain des lettres classiques, qui rend les anciens à nouveau indéchiffrables.
Bonnet à grelots
Génial exercice de rhétorique, dont le mélange de savoir et de truculence annonce Rabelais, l’Eloge pousse à son extrémité la figure de l’antiphrase, puisque l’apologie de la raison, de la sagesse et de la vertu prend la forme d’une défense de leurs contraires, menée par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-14"> ¤ Dans le troisième tome de « L’Etre et l’Evénement », le philosophe approfondit sa métaphysique, sans lever ses contradictions politiques.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-14"> ¤                    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  David Zerbib   Publié aujourd’hui à 08h00, mis à jour à 08h00   Lecture 4 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés         L’Immanence des vérités. L’Etre et l’Evénement, 3, d’Alain Badiou, Fayard, “Ouvertures”, 724 p., 30 €.                                  Allait-il devenir le philosophe de trois grands livres, comme Emmanuel Kant, son « ennemi personnel » ? C’est ainsi qu’Alain Badiou ironisait en 2012, lors du séminaire où fut annoncée la parution de L’Immanence des vérités, troisième tome de L’Etre et l’Evénement, son œuvre majeure, commencée en 1988 sous ce titre et prolongée en 2006 avec Logiques des mondes (l’un et l’autre au Seuil).          Outre l’immodestie revendiquée par l’un des principaux philosophes français vivants, ce décompte suggère une manière de le lire : en extrayant d’une bibliographie qui frôle la centaine de titres ce qui en constitue le cœur, à savoir un ambitieux système philosophique.          Celui-ci s’articule à toute la tradition spéculative occidentale mais vise l’inscription de ses questions dans les conditions d’une contemporanéité radicale. Qu’est-ce qu’une vie véritable ? Telle serait la première de ces questions, qui traverse le parcours du philosophe, né en 1937. En réponse, son nouveau livre affirme la nécessité de se situer, dans la vie, aux points où apparaît une vérité. Car c’est là que l’individu passif devient « sujet » d’une perspective infinie.          Point d’exception          Il ne faut pas entendre ici « vérité » au sens philosophique classique de correspondance entre la pensée et le réel. La vérité n’est pas non plus le reflet ici-bas d’un absolu existant dans un ciel d’Idées comme chez Platon, ou dans l’au-delà religieux. Badiou affronte en effet un problème fondamental : la vérité est-elle possible dans un monde sans transcendance ? Il refuse, contrairement à Kant, penseur de la limite, d’abandonner la quête philosophique de l’absolu lorsqu’il n’y a plus d’« arrière-monde », comme disait Nietzsche.           Le métaphysicien affronte un problème fondamental : la vérité est-elle possible dans un monde sans transcendance ?                                        La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Le voici traduit. 5 min de lecture                    portrait     Eglal Errera    Article réservé à nos abonnésAlaa El Aswany : « La révolution a changé les gens » L’écrivain égyptien, auteur de « L’Immeuble Yacoubian » et acteur engagé du mouvement de la place Tahrir, en 2011, revient sur cette période dans « J’ai couru vers le Nil » – interdit de publication dans son pays. 4 min de lecture                    portrait     Marc Semo    Article réservé à nos abonnésAnnette Wieviorka contre l’oubli et le silence L’historienne, auteure de nombreux travaux sur la mémoire et ses failles, publie une nouvelle version de l’un de ses premiers livres, le plus personnel, « Ils étaient juifs, résistants, communistes ». 7 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-15"> ¤ En matière d’intelligence artificielle, les Etats-Unis et la Chine ont saisi l’importance de la captation des données personnelles de leurs citoyens consommateurs, souligne la chercheuse Nozha Boujemaa. De leur côté, la France et l’Europe se donnent-elles les moyens de de leur souveraineté en la matière ?
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Intelligence artificielle : pour une souveraineté  de l’Europe

En matière d’intelligence artificielle, les Etats-Unis et la Chine ont saisi l’importance de la captation des données personnelles de leurs citoyens consommateurs, souligne la chercheuse Nozha Boujemaa. De leur côté, la France et l’Europe se donnent-elles les moyens de de leur souveraineté en la matière ?



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    08.11.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 10h31
    |

                            Nozha Boujemaa (Directrice de recherche Inria, directrice de l’Institut Convergence DATAIA Sciences des données, intelligence & société)








                        



                                


                            
Chronique « Carte blanche ». En matière d’intelligence artificielle (IA), toutes les stratégies européennes ont pour ambition de concourir aux premières places dans la compétition mondiale avec les Etats-Unis et la Chine.
Ces derniers ont, depuis quelques années, élaboré des plans de plusieurs milliards de dollars. Les moyens mobilisés soutiennent les écosystèmes de recherche et d’innovation en IA ainsi que des partenariats public-privé. Ils sont au service de politiques assez protectionnistes et « souverainistes ».
Captation des données personnelles
Les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) ont leurs équivalents en Chine avec les BATX (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiomi). Ces deux pays ont saisi l’importance de la captation des données personnelles des citoyens consommateurs.
Tirée de la maîtrise des profils et des tendances comportementales, la valeur de ces données est multifacette. D’une part, les modèles d’affaires sont des plus lucratifs ; d’autre part, cela ouvre des possibilités sans égal en termes de contrôle, d’observation et d’influence.
Les services gratuits, source continue de données
Les services dits « gratuits » (moteur de ­recherche d’information, de recommandation de biens et de services, de messagerie, de partage et d’édition collaborative de documents, de réseaux sociaux, de navigation et de guidage routiers) sont des sources de données continues qui multiplient et amplifient le profit de ces géants.

Ces derniers se constituent ainsi des réserves de trésorerie permettant l’anticipation en recherche et innovation, en recrutement de compétences, mais aussi en rachat de start-up.
La Corée du Sud et la Russie, à leur tour, se sont dotées des outils de leur souveraineté (et de profit) en matière de captation des données personnelles en ayant leurs propres services pour la recherche d’information, les ­réseaux sociaux, les services de navigation…
Faire émerger des « licornes »...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-16"> ¤ Même si les démocrates ont emporté la majorité à la Chambre des représentants, Donald Trump est loin d’être désavoué, souligne Alain Frachon, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/11/2018
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Midterms : « Voilà le trumpisme bien ancré dans le paysage politique américain »

Même si les démocrates ont emporté la majorité à la Chambre des représentants, Donald Trump est loin d’être désavoué, souligne Alain Frachon, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 07h24
    |

            Alain Frachon (éditorialiste au « Monde »)








                        



                                


                            
Chronique. On peut user de la bonne vieille formule du verre à moitié plein ou à moitié vide. Le résultat des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, mardi 6 novembre, s’y prête à merveille.
In fine, pourtant, une conclusion s’impose : le trumpisme a tenu le choc. Il n’a rien d’une parenthèse, moitié foutraque, moitié tragique. Le voilà bien ancré dans le paysage politique américain. Reflet d’une sourde inquiétude d’une partie de l’opinion, il est là pour durer. Conséquence : le républicain Donald Trump devrait se représenter en 2020.
Issue habituelle dans ce type de scrutin, le parti de la Maison Blanche subit une défaite à la Chambre des représentants : les républicains y perdent la majorité.
Les démocrates peuvent s’en féliciter à plus d’un titre. Entièrement renouvelée tous les deux ans, l’élection de la Chambre représente, à mi-mandat présidentiel, le seul test politique d’envergure nationale. On vote dans tout le pays. Même si, aux Etats-Unis, la politique est d’abord une affaire locale, Trump voulait faire de ces élections un référendum sur sa personne. Il l’a perdu. En dépit d’une conjoncture économique des plus favorables, le président n’a pas été plébiscité, il a été désavoué. Mais le désaveu n’est pas massif, loin de là.
Trois types d’électeurs agrégés
La majorité démocrate à la Chambre installe un premier contre-pouvoir face à la Maison Blanche. Les démocrates vont forcer Donald Trump à rendre des comptes sur bien des sujets – ses impôts, le budget fédéral, l’abîme de conflits d’intérêts que représente sa présidence. Un peu renforcée, la majorité républicaine au Sénat, de son côté, écarte toute possibilité de procédure en destitution.

Reste cette réalité politique intérieure, celle de l’implantation du trumpisme ou, si l’on préfère, de la nouvelle « coalition républicaine », telle que l’ont très bien décrite les politologues Sylvie Laurent, Célia Belin et Paul Zajac dans la revue Le Débat...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-17"> ¤ Nicolas Colin a écrit un essai aux propositions radicales pour bâtir de nouvelles solidarités sur les ruines de l’Etat-providence et de la société industrielle.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-17"> ¤                    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Philippe Escande   Publié aujourd’hui à 06h30, mis à jour à 06h30   Lecture 2 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                             Le Livre. Comment construire une société stable à l’heure du numérique ? Obsédé par cette question fondamentale, Nicolas Colin prend le risque de dessiner des pistes radicales. Déjà auteur avec Henri Verdier de L’Age de la multitude (Armand Colin, 2012), ce pur produit de l’élitisme des grandes écoles tombé dans le bain des start-up publie un ouvrage singulier, en anglais et disponible sur Amazon, intitulé Hedge. A Greater Safety Net For The Entrepreneurial Age (CreateSpace Independent Publishing Platform, 338 pages, 15,77 euros).                 Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Nicolas Colin : « Pour un nouveau contrat social à l’heure du numérique »              Sa conviction est que le numérique ne s’épanouira que si la société est capable de réinventer un contrat social adapté aux temps nouveaux. C’est ce qui s’est produit après-guerre en Europe quand se sont conjugués une couverture sociale protectrice (l’Etat-providence), un accès facilité au crédit bancaire pour permettre l’accès aux biens de consommation (voiture, logement) et des syndicats puissants qui se sont assurés de la bonne redistribution des fruits de la croissance. C’est sur ce socle que s’est construite la société de consommation des années 1950 à 1970 que le sociologue Jean Fourastié nommera les « trente glorieuses ».          Les crises à répétition de la fin du XXe siècle et du début du XXIe portent la marque de l’épuisement de ce modèle « fordiste » construit autour de la figure des grandes entreprises et administrations. Le double choc de la mondialisation et du numérique détruit progressivement cette architecture et génère incertitudes, doutes et peurs dans un progrès de plus en plus déstabilisant.          Il n’y a plus de havre de stabilité          D’autant que sur les décombres de la crise de 2008 ont émergé des géants qui inquiètent comme Google, Apple, Amazon, Facebook, Uber et d’autres. Pour Nicolas Colin, ces nouveaux acteurs, si puissants soient-ils, sont bien plus fragiles que leurs prédécesseurs et peuvent s’effondrer du jour en lendemain grâce au monde d’hyperconcurrence engendré par la mise en réseau de la multitude des consommateurs.                                        La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-18"> ¤ Dans un entretien au « Monde », l’ancien ingénieur et inspecteur des finances, Nicolas Colin considère que le déploiement de l’intelligence artificielle et la robotisation des emplois créent une « grande peur » dans la société. Dans un essai prospectif et teinté d’optimisme, il énonce les conditions d’un retour à une société redistributive où la protection sociale suivrait les individus au long des parcours chaotiques générés par les mutations du travail.
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Nicolas Colin : « Pour un nouveau contrat social à l’heure du numérique »

Dans un entretien au « Monde », l’ancien ingénieur et inspecteur des finances, Nicolas Colin considère que le déploiement de l’intelligence artificielle et la robotisation des emplois créent une « grande peur » dans la société. Dans un essai prospectif et teinté d’optimisme, il énonce les conditions d’un retour à une société redistributive où la protection sociale suivrait les individus au long des parcours chaotiques générés par les mutations du travail.



LE MONDE ECONOMIE
 |    08.11.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 17h13
    |

            Philippe Escande et 
Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Entretien. Nicolas Colin, ancien ingénieur et inspecteur des finances reconverti dans le capital-risque, a cofondé l’incubateur The Family. Chroniqueur au Monde, il publie, en anglais, « Hedge – A Greater Safety Net for the Entrepreneurial Age », – un ouvrage disponible sur Amazon – qui propose de reconstruire un Etat providence adapté aux temps nouveaux et troublés qu’annonce la transformation numérique.

Pourquoi le numérique semble-t-il aujourd’hui inspirer plus de crainte et de colère que d’espoirs ?
Parce qu’il est devenu plus visible. Des années 1970 à 2008, l’économie fordiste traditionnelle basée sur la production et la consommation de masse a été exploitée à son maximum. On l’a perfusée à coups de délocalisations pour faire baisser les coûts et de crédit bon marché pour soutenir la consommation, notamment dans l’immobilier. Mais la crise financière de 2008, couplée à l’apparition du smartphone et à l’émergence des réseaux sociaux, a révélé au grand jour ces entreprises technologiques qui avaient continué à grandir dans l’ombre comme Google ou Amazon.
De nouveaux acteurs sont également apparus, comme Uber ou Airbnb, qui ont permis à beaucoup de gens d’amortir les effets de la récession sur leur niveau de vie en complétant leurs revenus. Nous avons basculé dans un nouveau monde. Avant 2008, le numérique était cantonné à la culture et à l’information. Après 2008, on s’est rendu compte qu’il était partout.
Et cela s’est couplé avec une montée de la précarité…
Progressivement, l’automatisation des tâches routinières et les délocalisations ont éjecté de plus en plus de gens du cœur du système au profit de tâches moins routinières, plus autonomes, mais moins protégées. Le vieux système fordiste, entièrement construit autour des grandes entreprises dans l’industrie, la banque et l’assurance, laisse la place à l’immense secteur des services : l’hôtellerie,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-19"> ¤ Pour Thibault Gajdos, chercheur au CNRS, des choix budgétaires en apparence absurdes pourraient provenir de l’interprétation biaisée par leurs positions idéologiques que feraient les décideurs publics des données à leur disposition.
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Emmanuel Macron et le gouvernement victimes d’un « biais de confirmation » ?

Pour Thibault Gajdos, chercheur au CNRS, des choix budgétaires en apparence absurdes pourraient provenir de l’interprétation biaisée par leurs positions idéologiques que feraient les décideurs publics des données à leur disposition.



LE MONDE ECONOMIE
 |    08.11.2018 à 06h30
    |

                            Thibault Gajdos (chercheur au CNRS)








                        



                                


                            
Chronique « Tendances France ». Le projet de budget pour 2019, en débat à l’Assemblée nationale, est troublant. D’un côté, il prévoit de dépenser 40 milliards d’euros au titre du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) qui, selon toutes les études disponibles, n’a eu aucun effet sur l’investissement, la recherche et développement, les exportations, et seulement (au mieux) un faible effet sur l’emploi. De l’autre, le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche passe de 27,4 à 27,9 milliards d’euros, soit une progression de l’ordre de l’inflation. Pire : le budget de l’enseignement supérieur passe de 12,2 à 12,3 milliards d’euros (une augmentation plus faible que l’inflation), alors que le nombre d’étudiants a augmenté de 2,4 % à la rentrée 2018.
En d’autres termes, le budget de la recherche n’augmente pas et les ressources par étudiant vont diminuer. Or, s’il est un point sur lequel tous les économistes sont d’accord (et qui a d’ailleurs valu cette année le prix Nobel d’économie à l’Américain Paul Romer), c’est bien le rôle déterminant de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la croissance économique. Domaine dans lequel la France affiche un retard préoccupant : dans l’Hexagone, les dépenses de recherche et développement sont de l’ordre de 50 milliards par an, contre 90 milliards en Allemagne.
Expérience menée dans différentes villes
Il paraît difficile de mettre ces choix budgétaires en apparence absurdes sur le compte de l’incompétence. Une étude de la Banque mondiale suggère une autre explication (« Biased Policy Professionals », Sheheryar Banuri, Stefan Dercon et Varun Gauri, Policy Research Working Paper n° 8113). Les chercheurs se sont demandé dans quelle mesure l’interprétation que faisaient les décideurs publics des données disponibles était biaisée par leurs positions idéologiques. Pour le savoir, ils ont élaboré le scénario suivant.
Un pays décide de lancer une expérience dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-20"> ¤ Le spécialiste des Etats-Unis Denis Lacorne estime, dans une tribune au « Monde », que le succès du Parti démocrate à la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat du 6 novembre est dû à la forte mobilisation des femmes.
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Midterms : « Les femmes ont exprimé leur ras-le-bol de l’esprit haineux de Donald Trump »

Le spécialiste des Etats-Unis Denis Lacorne estime, dans une tribune au « Monde », que le succès du Parti démocrate à la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat du 6 novembre est dû à la forte mobilisation des femmes.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 06h00
    |

Denis Lacorne (politologue français, directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI-Sciences Po))







                        



                                


                            
Tribune. Les élections de mi-mandat sont toujours difficiles pour un président en exercice. Le parti du président souffre toujours d’un effet d’usure : les mesures annoncées n’ont pas toutes été mises en œuvre, la rhétorique présidentielle, trop rabâchée, perd une bonne partie de sa crédibilité, les crises de politique étrangère mal gérées laissent des traces. Donald Trump, trop confiant et sûr de lui, avait cru utile de nationaliser la campagne des midterms en multipliant les coups de gueule et les visites de soutien auprès des candidats républicains.
En mettant l’accent sur des dangers imaginaires, gérés de façon comique et péremptoire, Trump décrédibilisait la cause du Parti républicain. Qui pouvait croire, à part un fanatique, que les 4 000 membres d’une caravane de sans-papiers, des femmes, des enfants, des adultes se traînant sur les routes du Mexique allaient bientôt « envahir » les Etats-Unis et que des terroristes en puissance, « en provenance du Proche-Orient », étaient associés à cette entreprise ? La caravane doit encore parcourir 1 000 kilomètres avant d’atteindre son but et bon nombre des marcheurs pourront émettre des demandes de droit d’asile, comme le leur permet la législation américaine. Quelle menace peuvent-ils représenter alors que plus d’un million d’immigrés entrent, chaque année, aux Etats-Unis, sans grande difficulté et proviennent pour la plupart de pays asiatiques – la Chine et l’Inde, loin devant le Mexique.

La brutalisation du langage politique, la recherche constante de boucs émissaires, les dénonciations répétées de médias « ennemis du peuple », les accusations portées contre le financier George Soros, soupçonné de corrompre les leaders de la caravane, le déploiement inconsidéré de 15 000 troupes sur la frontière mexicano-américaine…, tous ces effets d’annonce ont nui au charisme d’un président qui a trop misé sur les peurs de son électorat, au lieu de mettre en avant les incontestables...




                        

                        

