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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ L’effondrement de deux immeubles, le 5 novembre, a fait au moins six morts à Marseille. Face aux critiques, le maire de la ville, Jean-Claude Gaudin, a défendu son bilan de rénovation.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Petit-fils d’un amiral français qui rejoignit le général de Gaulle et la France libre, Renaud Muselier s’insurge, dans une tribune au « Monde », contre l’hommage qu’Emmanuel Macron s’apprêtait à rendre au maréchal Pétain le 11 novembre.
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Pétain : Pour Renaud Muselier, « la République ne saurait honorer ceux qui l’ont violée »

Petit-fils d’un amiral français qui rejoignit le général de Gaulle et la France libre, Renaud Muselier s’insurge, dans une tribune au « Monde », contre l’hommage qu’Emmanuel Macron s’apprêtait à rendre au maréchal Pétain le 11 novembre.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 18h06
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 18h36
    |

Renaud Muselier (président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur et député européen)







                        



                                


                            
[Mercredi 7 novembre, le président de la République a déclaré à propos de l’hommage aux maréchaux de la Grande Guerre, organisé le 10 novembre par l’état-major des armées aux Invalides, qu’il ne voulait occulter « aucune page de l’histoire », ajoutant que Pétain « a été un grand soldat, c’est une réalité. La vie politique comme l’humaine nature sont parfois plus complexes que ce qu’on voudrait croire ». Ces propos ont déclenché de vives critiques au sein de l’opposition comme chez une partie des historiens, contraignant l’Elysée et le gouvernement à se justifier. Emmanuel Macron a qualifié jeudi 8 novembre de « fausse polémique » les réactions à ses propos la veille sur le maréchal Pétain. « Il n’a jamais été question d’avoir une célébration individuelle », a précisé le chef de l’Etat. « Il faut reconnaître la vérité de l’histoire mais rester dans notre devoir de mémoire et rester aux conséquences de l’indignité qui a été reconnue »pour le héros de la Grande Guerre devenu, deux décennies plus tard, le chef du régime collaborationniste de Vichy, a expliqué le président de la République à Maubeuge.]
Tribune. Monsieur le président de la République, je vous écris aujourd’hui non pas en tant que président de région mais en tant que citoyen français, petit-fils de l’amiral Muselier. Mon grand-père fut le premier officier général français à rejoindre le général de Gaulle et la France libre, le 30 juin 1940. Il fut dans la foulée condamné à mort par le régime de Vichy dirigé par le maréchal Pétain et déchu de sa nationalité française en 1941.
Le maréchal Pétain restera dans l’Histoire comme celui qui a livré la France aux nazis et jeté notre peuple dans les bras du IIIe Reich, conduisant des millions de Juifs, Tziganes, homosexuels, communistes, résistants et personnes handicapées aux camps de la mort.

Je ne vous ferai aucun procès en sorcellerie et je ne vous accuserai jamais de la moindre complaisance envers...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’historien estime qu’Emmanuel Macron ne peut retirer Pétain de la liste des chefs militaires qui ont conduit l’armée française à la victoire en 1918, mais qu’il a marqué sa différence avec de Gaulle et Mitterrand en ne fleurissant pas sa tombe.
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Serge Klarsfeld : « Pétain est le Dr. Jekyll devenu Mr. Hyde »

Dans une tribune au « Monde », l’historien estime qu’Emmanuel Macron ne peut retirer Pétain de la liste des chefs militaires qui ont conduit l’armée française à la victoire en 1918, mais qu’il a marqué sa différence avec de Gaulle et Mitterrand en ne fleurissant pas sa tombe.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 18h03
    |

Serge Klarsfeld (historien et avocat de la cause des déportés en France)







                        



                                


                            
[Mercredi 7 novembre, le président de la République a déclaré à propos de l’hommage aux maréchaux de la Grande Guerre, organisé le 10 novembre par l’état-major des armées aux Invalides, qu’il ne voulait occulter « aucune page de l’histoire », ajoutant que Pétain « a été un grand soldat, c’est une réalité. La vie politique comme l’humaine nature sont parfois plus complexes que ce qu’on voudrait croire ». Ces propos ont déclenché de vives critiques au sein de l’opposition comme chez une partie des historiens, contraignant l’Elysée et le gouvernement à se justifier. Emmanuel Macron a qualifié jeudi 8 novembre de « fausse polémique » les réactions à ses propos la veille sur le maréchal Pétain. « Il n’a jamais été question d’avoir une célébration individuelle », a précisé le chef de l’Etat. « Il faut reconnaître la vérité de l’histoire mais rester dans notre devoir de mémoire et rester aux conséquences de l’indignité qui a été reconnue »pour le héros de la Grande Guerre devenu, deux décennies plus tard, le chef du régime collaborationniste de Vichy, a expliqué le président de la République à Maubeuge.]
Tribune. Dans chacune de mes interventions aux cérémonies commémorant les rafles de juifs et la livraison par l’Etat français de dizaines de milliers d’entre eux aux nazis, je rappelle que cet Etat était dirigé par le Français le plus glorieux de l’époque, Philippe Pétain. Le problème du jugement que l’on peut porter sur Pétain est complexe, car le personnage a été actif en deux périodes de l’histoire. En 1918 quand il est élevé à la dignité du maréchal de France, il est le Dr. Jekyll, et il devenu Mr. Hyde quand, en 1944, il est condamné à mort.
On ne peut effacer quelqu’un de l’histoire quand il y a joué un rôle : Emmanuel Macron ne peut retirer Pétain de la liste des chefs militaires qui ont conduit les armées de la France à la victoire. Mais il a marqué sa différence avec ses prédécesseurs, en particulier avec de Gaulle et Mitterrand,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Pour l’historien Laurent Joly, Emmanuel Macron n’a pas pris la mesure du consensus négatif qui règne dans l’opinion française au sujet du maréchal Pétain.
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Sur Pétain, « notre mémoire collective rejoint aujourd’hui le verdict de 1945 »

Pour l’historien Laurent Joly, Emmanuel Macron n’a pas pris la mesure du consensus négatif qui règne dans l’opinion française au sujet du maréchal Pétain.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 18h19
    |

                            Allan Kaval








                        



                                


                            

Comme la polémique de ces derniers jours l’a montré, l’ombre du maréchal Pétain et de ce qu’il incarne n’a cessé de peser sur la mémoire historique des Français, imposant aux responsables politiques de prendre position à l’égard de son héritage. Dans cet entretien, l’historien Laurent Joly, qui vient de publier L’Etat contre les juifs. Vichy, les nazis et la persécution antisémite (Grasset, 368 p., 20,90 euros), revient sur l’édification et la déconstruction de cette figure historique dans l’imaginaire national.
Le président Macron a fait référence à la figure du Pétain « grand soldat », comment s’est-elle intégrée dans l’imaginaire français après la première guerre mondiale ?
Laurent Joly : Philippe Pétain est devenu un héros national à 60 ans [en 1916]. Ce n’était pas le général le plus brillant, ni le plus en cour (les réserves du généralissime Joseph Joffre à son égard sont bien connues). Mais c’est lui qui est à la tête des troupes françaises à Verdun en 1916. On tient. La presse fait l’éloge du grand soldat. Son célèbre ordre du jour, « courage, on les aura », son attention à la vie quotidienne des poilus, Verdun sauvé, tout cela a rendu le général Pétain immensément populaire. En novembre 1918, il est élevé à la dignité de maréchal de France.
Qui est le Pétain de l’entre-deux-guerres ? Et qu’incarne-t-il en 1940 ? Quels sont les espoirs qui sont fondés en lui par une partie de la population française ?
Après la guerre, Pétain est un héros qui hésite entre sa tranquillité et la chose publique. Général en chef de l’armée française dans les années 1920, reçu à l’Académie française en 1931, il est ministre dans le gouvernement de Gaston Doumergue, en 1934. A près de 80 ans, il est le dernier grand chef militaire de la Grande Guerre : Ferdinand Foch et Joseph Joffre sont décédés, le premier en 1929 et le second en 1931.

A...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Le plasticien, sa société et le Centre Georges-Pompidou devront verser 135 000 euros au concepteur du visuel « Fait d’hiver ».
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Jeff Koons condamné pour le plagiat d’une publicité Naf-Naf

Le plasticien, sa société et le Centre Georges-Pompidou devront verser 135 000 euros au concepteur du visuel « Fait d’hiver ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    08.11.2018 à 16h18
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 16h23
   





                        


Le tribunal de grande instance de Paris a condamné jeudi 8 novembre le plasticien américain Jeff Koons pour avoir contrefait une publicité pour les vêtements Naf-Naf représentant le fameux petit cochon de la marque, dans une œuvre brièvement exposée à Paris en 2014.
L’artiste controversé, sa société Jeff Koons LLC et le Centre Georges-Pompidou, qui a exposé lors d’une rétrospective la sculpture en porcelaine du plasticien, ont notamment été condamnés à verser solidairement 135 000 euros de dommages et intérêts au publicitaire Franck Davidovici, concepteur du visuel « Fait d’hiver » pour Naf-Naf.

KOONS ACCUSATO DI PLAGIO: LA SCULTURA “FAIT D’HIVER” RICORDA UNA PUBBLICITÀ FRANCESE DEL 1985 http://t.co/fUpbihzQ2n http://t.co/eBfHAeEVlo— _DAGOSPIA_ (@Dagospia)


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Présentée une première fois en 1988 dans une galerie new-yorkaise, la sculpture de Jeff Koons avait circulé dans le monde avant d’être exposée à la fin de 2014 au Centre Pompidou, à Paris, dans le cadre d’une rétrospective consacrée à l’artiste américain.
Franck Davidovici, publicitaire indépendant, avait découvert l’existence de cette œuvre dans un livre juste avant cette rétrospective et demandé en justice la saisie de l’exemplaire exposé, vendu environ 3 millions d’euros en 2007 chez Christie’s à New York, et faisant partie de la collection Prada. L’œuvre avait finalement été retirée de l’exposition à la demande du prêteur.
Démarche « d’appropriation »
Alain Seban, alors président du Centre Pompidou, avait expliqué que l’artiste menait une démarche « d’appropriation ». Il avait également rappelé que la question s’était posée pour d’autres œuvres de Jeff Koons, et notamment celles de la série Banality, dont fait partie « Fait d’hiver », « dont le principe même est de fonctionner à partir d’objets achetés dans le commerce ou d’images qui viennent de la publicité ou de magazines ».
Ce n’est en effet pas la première fois que l’artiste est condamné pour plagiat. Le tribunal de grande instance de Paris avait notamment jugé en mars 2017 qu’une œuvre de la série Banality, une sculpture en porcelaine intitulée Naked (« nus »), était bien la contrefaçon d’un cliché du photographe français Jean-François Bauret. Il avait condamné Jeff Koons LLC et le Centre Pompidou à verser des dommages et intérêts aux ayants droit de l’auteur de la photographie.

Cette photo de deux enfants nus a-t-elle été plagiée par Jeff Koons ? https://t.co/iZ02OuWwJJ https://t.co/sz7i2ciSuG— Telerama (@Télérama)


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Avant cela, Jeff Koons avait déjà été poursuivi à trois reprises pour plagiat et condamné deux fois.

        Lire aussi :
         

                Le « Bouquet of Tulips » de Jeff Koons sera installé près du Petit Palais






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Deux siècles après la Révolution, cet idéal reste la boussole politique des démocraties. Mais il connaît des déclinaisons très différentes : les néolibéraux se contentent de garantir l’égalité formelle des chances, alors que les sociaux-démocrates tentent de lui donner une consistance sociale. Retour sur un concept-clé de la modernité politique avec le philosophe Patrick Savidan.
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« L’égalité des chances est un Graal conceptuel »

Deux siècles après la Révolution, cet idéal reste la boussole politique des démocraties. Mais il connaît des déclinaisons très différentes : les néolibéraux se contentent de garantir l’égalité formelle des chances, alors que les sociaux-démocrates tentent de lui donner une consistance sociale. Retour sur un concept-clé de la modernité politique avec le philosophe Patrick Savidan.



LE MONDE IDEES
 |    08.11.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 17h05
    |

            Anne Chemin








                        



                                


                            

Le philosophe Patrick Savidan a dirigé le Dictionnaire des inégalités et de la justice sociale, qui est sorti, le 17 octobre, aux Presses universitaires de France (1 728 pages, 39 euros). Professeur d’éthique et de philosophie politique à l’université Paris-Est-Créteil, cofondateur de l’Observatoire des inégalités en 2002, il a ­publié plusieurs ouvrages sur les inégalités et la justice sociale, notamment Repenser l’égalité des chances (Grasset, 2007), Le Multiculturalisme (PUF, 2009) et Voulons-nous vraiment l’égalité ? (Albin Michel, 2015).
Deux siècles après la révolution de 1789, l’égalité reste au cœur de nos débats politiques. Comment la philosophie politique envisage-t-elle ce concept ?
L’égalité est au cœur de nos débats parce que l’idéal qu’elle représente est au cœur de ce projet, précieux et fragile, qu’est la modernité politique. A tel point que nous pourrions considérer, au risque de surprendre, voire de scandaliser, qu’aujourd’hui nous sommes tous égalitaristes. Cela ne signifie évidemment pas que nous soyons d’accord sur la manière de combattre les inégalités, ni même sur la façon de les identifier – nous en sommes loin ! –, mais que l’égalité est le cadre dans lequel se déploient la plupart de nos divergences en matière de justice sociale.

De ces divergences résultent de profondes oppositions politiques : certains estiment que pour reconnaître l’égalité morale entre les personnes, il suffit de garantir l’égalité formelle des droits, d’autres demandent une égalisation significative des conditions matérielles d’existence pour donner aux individus les moyens d’exercer pleinement leurs droits. Parfois, l’égalitarisme est disqualifié par ceux qui veulent y voir un désir de nivellement par le bas – oubliant au passage que ce nivellement pourrait être aussi perçu comme un ­nivellement vers le haut (question de perspective !) – mais, même de ce point de vue, il n’y a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Comme le patron de l’AS Monaco placé en garde à vue mardi, Philippe Narmino est soupçonné de corruption.
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L’ancien garde des sceaux de Monaco inculpé aux côtés du milliardaire Rybolovlev

Comme le patron de l’AS Monaco placé en garde à vue mardi, Philippe Narmino est soupçonné de corruption.



Le Monde.fr avec AFP
 |    08.11.2018 à 15h59
   





                        



   


L’ex-directeur des services judiciaires de Monaco Philippe Narmino, l’équivalent du garde des sceaux dans la Principauté, a été inculpé aux côtés du milliardaire russe Dmitri Rybolovlev, a-t-on appris jeudi 8 novembre auprès du parquet. Tous deux sont soupçonnés de corruption.
M. Narmino a été mis en examen pour trafic d’influence passif et actif et pour corruption passive, tandis que le patron du club de football de l’AS Monaco a, lui, été inculpé de trafic d’influence actif et de corruption active, selon la même source. Le scandale a été révélé en 2017 au détour d’une procédure engagée à Monaco par le milliardaire contre son ancien marchand d’art.

        Lire aussi :
         

                Dmitri Rybolovlev, président de l’AS Monaco, placé sous contrôle judiciaire dans une affaire d’escroquerie



Retraite anticipée
Les deux hommes ont également été inculpés pour violation du secret de l’instruction, de même que trois autres personnes : l’avocate de M. Rybolovlev, Me Tetiana Bersheda, l’épouse de M. Narmino, Christine, et son fils Antoine, un juriste de 35 ans.
L’ex-directeur des services judiciaires a été mis en retraite anticipée en septembre 2017 quand l’affaire a éclaté, deux ans et demi après une plainte de M. Rybolovlev contre Yves Bouvier. Le milliardaire russe accusait ce marchand d’art de lui avoir surfacturé des œuvres et dépouillé d’un milliard d’euros, avec la complicité d’une amie commune, Tania Rappo.
Pour étayer la plainte, Me Bersheda avait produit un enregistrement de Mme Rappo et remis son téléphone portable à la justice. Conséquence inattendue : le juge a eu accès à d’autres contenus plus compromettants, des SMS laissant suggérer l’existence d’un réseau œuvrant en faveur du milliardaire, impliquant des dirigeants de la police monégasque et le garde des sceaux de la Principauté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Selon un nouveau dossier des « Football Leaks », les recruteurs parisiens utilisaient cette pratique, interdite en France. Le PSG affirme découvrir son existence.
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« Français », « Maghrébin », « Antillais » : le PSG accusé de ficher ses jeunes joueurs

Selon un nouveau dossier des « Football Leaks », les recruteurs parisiens utilisaient cette pratique, interdite en France. Le PSG affirme découvrir son existence.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 15h42
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 17h26
   





                        



   


Il y avait un menu déroulant qui s’affichait, avec quatre choix : « Français », « Maghrébin », « Antillais », « Africain ». Le Paris Saint-Germain est pris dans un nouveau scandale, après la révélation par un collectif européen de médias, dont le site d’informations Mediapart, que des recruteurs du PSG ont fiché ethniquement des jeunes joueurs scrutés par le club, selon un nouveau dossier des « Football Leaks ».
Après la publication de ces informations, le club parisien a confirmé que « des formulaires avec des contenus illégaux ont été utilisés entre 2013 et 2018 par la cellule de recrutement du centre de formation, dédiée aux territoires hors Ile-de-France ». Mais le PSG dénonce une « initiative personnelle du responsable de ce département ».
« La Direction générale du club n’avait jamais eu connaissance d’un système de fichage ethnique au sein d’un département recrutement, ni eu en sa possession un tel formulaire. (...) Au vu des informations qui y sont mentionnées, ces formulaires trahissent l’esprit et les valeurs du Paris SG. »
Le club de la capitale affirme en outre que « dès qu’il en a été informé au début du mois d’octobre », ses responsables ont « lancé une enquête interne pour comprendre comment de telles pratiques ont pu exister et décider des mesures qui s’imposent ». 
« Trop d’Antillais et d’Africains sur Paris »
Selon le collectif de médias européens, la « polémique éclate en interne en mars 2014 ». A l’origine, un footballeur en herbe, Yann Gboho (international français chez les jeunes, né en Côte d’Ivoire), 13 ans, qui joue au FC Rouen et tape « dans l’œil » d’un « recruteur du PSG pour la région Normandie, Serge Fournier », peut-on lire dans la livraison de « Football Leaks ». Une « fiche remplie le 2 novembre 2013 lors du match US Sapins - FC Rouen » mentionne ainsi l’origine (« Antillais »).
Le nom de Yann Gboho a ensuite « suscité bien des remous au PSG, comme le montre le compte rendu interne d’une réunion formation qui s’est tenue le 14 mars 2014 », peut-on lire dans les « Football Leaks ». Au cours de cette réunion, Marc Westerloppe, qui dirige à l’époque « la cellule recrutement du club dans tout le pays sauf en Ile-de-France » (et qui a quitté le PSG pour Rennes en janvier 2018), déclare, selon ce document :
« On ne va pas revenir sur ce sujet. Il y a un problème sur l’orientation du club, il faut un équilibre sur la mixité, trop d’Antillais et d’Africains sur Paris. »
Une réflexion qui provoque l’indignation d’autres participants, comme Pierre Reynaud, responsable du recrutement des jeunes en Ile-de-France : « Sauf que ce ne doit pas être une question ethnique mais de talent. » « Une dernière phrase conclut le compte rendu : “Par la suite, débat houleux…” », écrit Mediapart.

        Lire aussi :
         

                Après les « Football Leaks », le fair-play financier en question



 
« J’ai rencontré une équipe ébranlée »
Tout fichage lié aux origines ethniques est interdit en France, où le sujet est plus sensible que dans d’autres pays. Signe du malaise suscité par cette affaire, toujours selon les « Football Leaks », la secrétaire du comité d’entreprise écrit à la directrice des ressources humaines, en mettant en copie bon nombre de formateurs, pour dénoncer les « propos tenus le 14 mars par M. Westerloppe et ce, au nom de la direction du club ».
« J’ai rencontré une équipe ébranlée, particulièrement touchée par ce qui pourrait apparaître comme étant la nouvelle philosophie de notre entreprise. Impossible de cautionner ce virage à 180° ! Aucun de mes collègues de la formation ou préformation ne peuvent y croire. »
Mediapart raconte que M. Westerloppe a bien été convoqué « à un entretien préalable » le 27 juin 2014, où il proteste auprès de Jean-Claude Blanc (actuel directeur général délégué du PSG), rejetant des accusations contre lui, « fausses, malveillantes et stupides ». Aucune sanction n’est prononcée. Westerloppe et Olivier Létang, directeur sportif de l’époque (aujourd’hui président du Stade rennais) se sont contentés de rétorquer à Mediapart que « cette affaire concerne le PSG ».
Mais dans un communiqué publié jeudi, Olivier Létang, actuel président de Rennes, s’est dit « profondément choqué et blessé » des accusations. Il affirme avoir toujours eu comme seul objectif de « s’attacher les meilleurs jeunes joueurs dans le but de les faire évoluer à terme avec l’équipe professionnelle. »
Fiches remplies jusqu’au printemps 2018
Du côté du club, la direction a confirmé que, « saisie à l’époque par le Comité d’Entreprise, (elle) avait fermement rappelé les règles et les valeurs qui devaient guider le recrutement d’un joueur au club. »
« Aucun élément concret n’ayant alors permis de corroborer ces propos, le club n’avait pu mettre en œuvre les mesures disciplinaires appropriées. »
Ces « mêmes fiches d’observation avec mention des origines ont été scrupuleusement remplies jusqu’au printemps 2018 », accuse pourtant le site d’informations.
Pour répondre aux questions des « Football Leaks », le PSG « a missionné » Malek Boutih, ancien député PS (2012-2017), ancien président de SOS Racisme (1999-2003), qui « travaille depuis une quinzaine d’années sur les questions de racisme au sein de la Fondation PSG ». « Au nom du club, il confirme que ce fichage a été mis en place, mais (…) les choses ont, selon lui, été faites en secret » et que « la direction n’était pas au courant », relate Mediapart.
Pour le foot français, cette affaire réveille « l’affaire des quotas », quand avait émergé l’idée d’imposer des quotas de binationaux chez les jeunes, lors d’une réunion de la Direction technique nationale (DTN) fin 2010. Laurent Blanc, le sélectionneur de l’époque, s’était dit alors tout à fait « favorable » à cette idée en arguant : « Qu’est-ce qu’il y a actuellement comme grands, costauds, puissants ? Les Blacks (…) Je crois qu’il faut recentrer, surtout pour des garçons de 13-14 ans, 12-13 ans, avoir d’autres critères, modifiés avec notre propre culture (…) Les Espagnols, ils m’ont dit : “Nous, on n’a pas de problème. Nous, des Blacks, on n’en a pas.” »

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Dans son enquête nationale, l’Observatoire de la vie étudiante dresse un état des lieux préoccupant de la santé des jeunes. Entretien avec les auteurs de cette étude.
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« Stress, anxieté et parfois dépression... Les étudiants sont sous pression »

Dans son enquête nationale, l’Observatoire de la vie étudiante dresse un état des lieux préoccupant de la santé des jeunes. Entretien avec les auteurs de cette étude.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 15h27
    |

            Eric Nunès








                        


L’Observatoire de la vie étudiante (OVE) a publié, mardi 6 novembre, les résultats de sa première enquête nationale sur la santé des étudiants, à laquelle 18 875 élèves ont répondu entre avril et juin 2016. 73 % des étudiants estiment avoir été en bonne ou très bonne santé dans les quatre semaines précédant l’enquête.
Mais ils sont plus nombreux que l’ensemble de la population à présenter des signes cliniques d’épisodes dépressifs. Les auteurs de cette enquête ont répondu aux questions du Monde.
L’étude de l’OVE montre que les étudiantes ont une perception beaucoup moins positive de leur état que les étudiants. L’expliquez vous ?
Feres Belghith, directeur de l’OVE : Il s’agit d’une constante en matière de santé, que nous observons depuis longtemps dans nos enquêtes, avec en moyenne 10 points d’écart, mais qui s’observe de la même façon en population générale (par exemple en 2014, 71 % des hommes de 16 ans ou plus se déclarent en bonne ou très bonne santé contre 66 % des femmes).
Il s’agit d’un indicateur subjectif – on demande à la personne d’évaluer son état de santé, qui dépend donc aussi de la manière dont les personnes se perçoivent et perçoivent leur rapport au monde, des perceptions qui varient selon le sexe.
De ce point de vue, les représentations sociales liées au genre féminin ou masculin, les codes sociaux de la féminité (fragilité, sensibilité, expression verbale) et de la masculinité (virilité, résistance au mal, prise de risque) jouent sur la manière d’évaluer son état de santé.

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Les étudiantes sont également plus nombreuses à se faire dépister que les hommes en ce qui concerne le VIH et l’hépatite B. Qu’est que cela nous apprend ?
Arnaud Regnier-Loilier, directeur de recherche à l’Institut national d’études démographiques (INED) : Cette différence peut en effet tenir au fait que les hommes ne bénéficient pas d’un suivi médical comparable au suivi gynécologique des femmes, lequel favorise un dépistage plus fréquent. Il en résulte, de façon plus générale, des taux de prévalence d’infections sexuellement transmissibles (IST) plus élevés chez les femmes (comme le chlamydia par exemple), du fait qu’elles sont mieux dépistées.
Cela nous apprend que la prévention, notamment des IST, ne peut se réduire à la promotion de comportements sexuels à moindre risque. L’encouragement plus systématique et plus précoce au dépistage, pour les hommes comme pour les femmes, concernant pour des infections parfois sans symptômes est un levier clé afin d’éviter la contamination entre partenaires et le développement silencieux de complications.
Les étudiants fument légèrement plus que la population générale. Pourquoi ?
Feres Belghith : Les différences sont minimes (+ 1,4 point). Il s’agit d’abord d’un effet d’âge, puisque la majorité des étudiants se situent dans les tranches d’âge où la prévalence tabagique est la plus importante. Cependant, on peut également faire l’hypothèse que la situation d’étudiant et ce qu’elle engendre (incertitude, pression, stress…) favorise la consommation de tabac : par exemple, la proportion de fumeurs chez les étudiants qui déclarent s’être sentis en permanence ou souvent nerveux est de 38 % contre seulement 33 % de ceux qui déclarent s’être rarement ou jamais senti nerveux.
Le rapport montre que 45 % des étudiants (35 % des étudiantes) consomment de l’alcool plusieurs fois par semaine ou tous les jours. Une étude de la Smerep publiée en juin soulignait également une forte consommation. Est-ce un phénomène nouveau ?
Yannick Morvan, maître de conférences à l’université Paris Ouest Nanterre-La Défense, et Fabien Gierski, maître de conférences en neuropsychologie à l’université de Reims Champagne-Ardenne : Non, le phénomène n’est pas totalement nouveau, on observait des chiffres similaires sur des enquêtes réalisées à d’autres niveaux, mais c’est la première fois que l’on obtient des données sur un effectif aussi important et surtout représentatif de la population des étudiants à l’université.
Il est important de rappeler que la consommation quotidienne ne concerne que 1 % des étudiants et que la consommation « plusieurs fois par semaine » peut regrouper des réalités diverses comme des consommations modérées sur des périodes festives ou bien des consommations chroniques beaucoup plus inquiétantes.
Afin d’apporter un éclairage complémentaire, nous avons également interrogé les étudiants sur les pratiques de consommation importante d’alcool dans le but de rechercher l’ivresse. Ce type de consommation est présent une ou plusieurs fois par mois chez 13 % des étudiants et une fois par semaine ou plus pour 3 % d’entre eux.
Près de 50 % des étudiants déclarent avoir consommé du cannabis. Quel est le profil du consommateur étudiant ?
Yannick Morvan et Fabien Gierski : Ce sont en effet environ 46 % des répondants qui ont déjà consommé du cannabis au cours de leur vie, ils sont en revanche 23 % (données à paraître) à avoir consommé au cours des douze derniers mois et environ 5 % ont eu une consommation de cannabis régulière (hebdomadaire ou quotidienne) au cours de la même période. Si l’on s’intéresse au profil des consommateurs à risque notamment quotidien, ce sont plutôt, toutes choses égales par ailleurs, des étudiants de sexe masculin, en lettres et sciences humaines ou IUT et plutôt avec des difficultés financières.

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Constatez-vous une hausse de la consommation d’autres produits (stimulant, dopant…) ?
Yannick Morvan et Fabien Gierski : Nous manquons de points de comparaison pour objectiver une hausse ou non de la consommation de ces produits, mais il est très probable que l’on assiste depuis quelques années à une banalisation et une recrudescence de la consommation de produits stimulants et notamment des opiacés tels que la cocaïne ou la « lean » (cocktails à base de sirop codéinés tel que le « purple drank »).
Il est important de retenir que c’est la première fois que nous mesurons, dans un échantillon représentatif de la population étudiant à l’université, l’utilisation de substances pharmacologiques détournées de leurs usages initiaux (médicaments) ou de drogues illégales pour tenter d’améliorer ses performances avant un examen ou un concours. Et le résultat est que près de 4 % des étudiants en ont déjà consommé au moins une fois au cours de leur vie.
La prise de tels produits est-elle liée au stress, à la dépression ? Les étudiants sont-ils sous pression ?
Yannick Morvan et Fabien Gierski : Deux phénomènes semblent co-exister : dans certains cas la consommation est effectivement associée à des niveaux élevés de stress, d’anxiété et parfois également de dépression. Oui, les étudiants sont sous pression, par exemple ces derniers se distinguent de la population générale dans les cas de dépression par une fréquence plus importante des sentiments de dévalorisation.
Il s’agit en effet d’une période de vie difficile sur le plan psychologique marquée par des enjeux importants tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel. Ils construisent leur trajectoire de vie future. Ils sont aussi trop souvent dans des situations de précarité. Tout cela génère du stress qui les rend notamment plus vulnérables à l’usage de substances. Il s’agit de faire dace au stress, de le soulager ou de « décompresser ».
Mais au contraire, d’autres étudiants vont bien mais expérimentent l’usage de substances dans un but récréatif. Le problème est que toutes ces substances (alcool, cannabis et psychostimulants) peuvent avoir des effets dépresseurs sur le long terme et aussi conduire les étudiants dans une spirale addictive. Au-delà des risques immédiats liés à la consommation de substance, le risque d’évolution vers un trouble de l’usage de substance est bien réel, comme celui d’apparition d’autres problématiques psychologiques ou psychiatriques comorbides.

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Vos travaux soulignent que 30 % de la population estudiantine aurait renoncé à des soins médicaux pour des raisons financières. Pourtant, l’accès aux services de santé est gratuit. Comment l’expliquer ?
Doriane Mignon, doctorante à l’université Paris-Dauphine : L’accès aux services de santé n’est pas entièrement gratuit en France, sauf pour certaines populations. Il existe des restes à charge qui sont plus ou moins élevés selon le type de soins. Par exemple, le prix d’une consultation chez un médecin généraliste conventionné secteur 1 est de 25 euros. La Sécurité sociale rembourse à hauteur de 70 %, c’est-à-dire 16,5 euros. Si la personne n’a pas de mutuelle – c’est le cas de 7 % des étudiants, tandis que 7 % ne savent pas s’ils en possèdent une –, il lui reste donc 6,5 euros à verser.
Les soins dentaires et les équipements optiques sont peu pris en charge par la Sécurité sociale et provoquent davantage de reste à charge, plus ou moins remboursés par les mutuelles. Une visite chez un spécialiste qui pratique des dépassements d’honoraires (conventionné secteur 2) peut coûter très cher si la couverture complémentaire ne rembourse pas les dépassements.
Enfin, le patient doit avancer l’argent, et ne sera remboursé qu’ultérieurement. Cette contrainte de liquidités peut entraîner des renoncements aux soins pour raisons financières.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Les cas de harcèlement explosent après les vacances de la Toussaint. C’est ce que constate l’ONG e-Enfance, qui lutte contre ces violences en travaillant avec Facebook ou Snapchat.
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Comment une association aide les élèves victimes de campagnes de harcèlement en ligne

Les cas de harcèlement explosent après les vacances de la Toussaint. C’est ce que constate l’ONG e-Enfance, qui lutte contre ces violences en travaillant avec Facebook ou Snapchat.





LE MONDE
 |    08.11.2018 à 14h46
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 16h07
    |

            Morgane Tual





« En ce moment c’est la rentrée du harcèlement. Le début de la saison haute. » Samuel Comblez connaît la triste routine qui s’opère à chaque nouvelle année scolaire : après « une première phase d’observation », en septembre, les groupes se forment dans les classes, les leaders émergent et les bouc émissaires avec. Au retour des vacances de la Toussaint, les cas de harcèlement explosent.
Le travail de M. Comblez consiste à venir en aide aux victimes. Au sein de l’association e-Enfance, consacrée à la lutte contre les violences en ligne, il dirige la plate-forme Net Ecoute, que les jeunes peuvent contacter en cas de problème. Dans ce petit bureau blanc du centre de Paris, ils sont cinq, en cette soirée du 7 novembre, à répondre aux questions des personnes qui les sollicitent.
Les téléphones sonnent, avec au bout du fil des adolescents en pleurs, victimes de campagnes de harcèlement en ligne. Les notifications Facebook Messenger clignotent, avec de l’autre côté de l’écran des inquiétudes sur une usurpation d’identité. Et les messages s’accumulent sur le tchat de Net Ecoute, avec le désespoir de jeunes menacés de « revenge porn » (vengeance pornographique).
« Le cas classique, raconte Samuel Comblez, c’est une jeune fille qui tombe amoureuse d’un garçon, lui envoie des images sexys, puis sexuelles. Et puis elle met fin à la relation, le garçon ne le supporte pas et la menace de publier les images. Pour elle, c’est compliqué d’en parler aux parents, aux amis, aux professeurs… Elle se retrouve seule au monde. La pression monte, et elle finit par se tourner vers nous. »
Des captures d’écran en guise de preuves
Dans ce cas, comme dans la plupart de ceux que doit gérer Net Ecoute, il faut travailler avec les grandes plates-formes comme Facebook, Snapchat, YouTube et les autres, où se concentrent la majorité des publications problématiques. Première étape : conseiller aux victimes d’effectuer, elles-mêmes, un signalement auprès du réseau social concerné. « On ne peut pas devenir le chargé de transmission de la France entière, justifie M. Comblez. Alors on leur explique comment le faire correctement. » Parmi les conseils, il faut se montrer très succinct :
« Facebook doit comprendre le problème immédiatement, et pour ça il n’y a pas besoin de deux cents captures d’écran, c’est même contreproductif car ça noie l’interlocuteur. Il faut toutefois apporter des preuves de ce que l’on avance, avec quelques pièces jointes. »
C’est alors au réseau social de gérer ce signalement, et de décider d’agir ou non. La demande est traitée parmi toutes les autres que reçoit la plate-forme, par des équipes de modération dont la composition et le fonctionnement restent aujourd’hui encore très opaques. Il faut dire que la question de la modération est une des principales épines dans le pied de sites comme Facebook ou Twitter, accusées de laisser proliférer sur leur plate-forme messages de haine et campagnes de harcèlement.

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Depuis plusieurs années, les grandes entreprises du Web multiplient les annonces pour montrer leurs efforts : augmentation de leurs effectifs de modération, amélioration des outils de signalement ou soutien à des projets. Facebook a par exemple lancé, mardi 6 novembre, en France, un fonds d’un million d’euros pour « financer des projets qui innovent dans la promotion de comportements responsables en ligne ».
Snapchat, le bon élève
« Les réseaux sociaux ont fait des avancées pour protéger leurs utilisateurs, convient Samuel Comblez, mais ils peuvent sûrement progresser sur la rapidité et la prise en compte du contexte. »
« Ils ont parfois tendance à considérer qu’il n’y a pas de problème, alors que si on prend les messages dans leur contexte, il y en a un. Ils peuvent alors refuser la demande de la victime. Pour elle, c’est un deuxième coup de massue. Et c’est là qu’on entre en action. »
Avantage : l’association dispose de relations privilégiées avec les plates-formes, nouées au fil des années. « On connaît les personnes qu’il y a derrière, on vient chez eux, ils viennent chez nous », se réjouit M. Comblez. « S’il y a un vrai problème avec YouTube par exemple, je peux appeler quelqu’un de chez eux, là, tout de suite », déclare-t-il en brandissant son téléphone.
La procédure la plus classique consiste, pour l’association, à signaler un cas sur une adresse e-mail spécialisée que leur fournissent les plates-formes.
« Ce que nous avons, et que les réseaux sociaux n’ont pas, c’est du temps : nous, on peut prendre le temps de comprendre, d’estimer si une personne dit vrai ou pas. Donc si on écrit aux réseaux sociaux ils savent que c’est vrai. On profite de la confiance qu’on a auprès d’eux. Et la majorité de nos signalements obtiennent gain de cause. »
Une dizaine de messages de ce type sont transmis par jour. Ceux-ci sont envoyés, en anglais, aux équipes de modération – différentes de leurs contacts habituels chez ces plates-formes. « Ensuite, le chemin est flou. On ne sait pas où sont les modérateurs par exemple, précise-t-il. Mais nos demandes bénéficient d’un routage prioritaire, elles ne sont pas noyées dans la masse. » Résultat, la modération va « très vite ». Moins de douze heures dans la majorité des cas et « jamais plus de vingt-quatre heures ». Le meilleur « élève » est selon lui Snapchat, « qui réagit parfois en moins de cinq minutes, ou en quelques heures, tout au plus ».
« C’est normal qu’ils nous financent »
La collaboration entre e-Enfance et les plates-formes ne se limite pas à la gestion des signalements. Facebook et Google financent en partie l’association. Quant à Twitter et Snapchat, ils lui offrent de la visibilité, avec des espaces publicitaires gratuits, par exemple.
« C’est normal qu’ils nous financent, vu qu’on gère les problèmes sur leurs plates-formes, estime Justine Atlan, directrice de l’association. Certes, ces entreprises, avec leur logique économique, ont un fonctionnement très critiquable. Mais des utilisateurs détournent leurs outils d’une manière qu’ils n’imaginent pas, et ce sont des choses que, nous, on voit. Ils comptent sur nous pour leur faire remonter des informations, avant que cela ne devienne de gros problèmes et que cela nuise à leur image. »
Un réseau d’échange d’informations existe entre l’association, ces réseaux sociaux ou encore la plate-forme gouvernementale Pharos (qui permet aux internautes de signaler des contenus suspects), afin de repérer au plus vite les tendances problématiques. E-Enfance a par exemple reçu à la rentrée un message de Pharos, l’informant d’une rumeur selon laquelle une jeune Argentine se serait suicidée à cause d’un prétendu jeu macabre sur WhatsApp, le « Momo challenge ». « Ils voulaient savoir si nous avions des cas » en France, se souvient Samuel Comblez.
« On a aussitôt contacté Facebook, qui était déjà en alerte, et on s’est mis en lien avec le ministère de l’éducation nationale. Chaque réseau social nous a répondu, en nous disant ce qu’ils savaient, ce qu’ils faisaient, le vrai du faux… Bref, très vite, il y avait tout un dispositif prêt à se mettre en œuvre à tout moment, si tout à coup on se retrouvait avec cent cinquante cas dans la semaine. »
Ce qui n’est jamais arrivé. Jusqu’ici, aucune preuve n’a formellement attesté d’un lien entre des suicides et ce jeu, dont l’existence elle-même reste sujette à caution. Seul le suicide d’un adolescent de 14 ans, à la mi-octobre, en Bretagne, a été associé au Momo Challenge par le père de la victime. Il a déposé plainte contre YouTube, WhatsApp et un site de rencontres pour adolescents, tout en indiquant ne pas avoir de preuve que la mort de son fils était liée au Momo Challenge.

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« On n’est pas des faire-valoir »
Aujourd’hui, en plus de former les membres de ces associations à leur politique de modération, les réseaux sociaux comme Facebook les invitent parfois à participer à la conception de leurs outils. « Par exemple, ils nous ont montré la version française de YouTube Kids avant qu’elle ne sorte, et ils ont pris en compte certaines de nos remarques. »
Ce partenariat avec e-Enfance, les plates-formes les brandissent fièrement. Une manière de polisser une image plus qu’écornée ? « On n’est pas les faire-valoir des réseaux sociaux, assume M. Comblez, mais on n’est pas dupes non plus, ils ont intérêt à communiquer sur leur travail avec nous. »
En somme, un échange de bons procédés : « Nous avons intérêt à ce que cela fonctionne bien avec eux pour rendre service au public. De leur côté, ils ont intérêt à ce que leurs utilisateurs se sentent en sécurité. »




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YouTube s’excuse après la suppression de vidéos antiféministes du jeu « Red Dead Redemption 2 »

La scène, issue d’un jeu vidéo réputé très permissif, a réveillé le conflit qui oppose, dans la communauté des joueurs, défenseurs des femmes et opposants au « politiquement correct ».



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 14h10
    |

            William Audureau








                        



   


Les jeux vidéo sont coutumiers des coups de poings, mais celui-ci a fait couler l’encre de manière inhabituelle, au point de susciter l’émoi de la presse internationale et les atermoiements de YouTube. Dans une courte vidéo mise en ligne le 28 octobre, un utilisateur de YouTube, Shirrako, filme son interaction avec un personnage secondaire du jeu Red Dead Redemption 2, où l’on incarne un hors-la-loi dans les Etats-Unis de 1899. Il s’agit d’une suffragette, mais au lieu d’accepter de l’aider comme l’y invite le jeu, il choisit de la passer à tabac. Intitulée Beating Up Annoying Feminist (« frapper une féministe pénible »), elle a été vue plus d’un million de fois et suscité des débats ulcérés dans le monde du jeu vidéo.
Suite à la polémique, notamment relayée par The Guardian, YouTube a d’abord fermé le compte incriminé mercredi 7 novembre et supprimé ses 8 000 vidéos, avant de faire marche arrière dans la nuit du 7 au 8 novembre, estimant finalement que celles-ci n’enfreignaient pas ses règles. « Les vidéos ont été réévaluées, et nous avons déterminé qu’elles devaient être soumises à une restriction d’âge, comme elles ne violent pas nos conditions d’utilisation », s’est justifié sur Twitter Ryan Wyatt, responsable des contenus jeux vidéo de YouTube.
Il évoque à ce propos une « erreur » de modération :
« Parfois nous faisons des erreurs, c’est pour cela que nous avons un guide aidant les modérateurs à prendre les décisions difficiles et que nous permettons aux créateurs de faire appel. Nous évoquerons avec le modérateur les conséquences de sa décision et les manières d’éviter de répéter cette erreur. »
La suspension de compte très critiquée
La suppression initiale de la chaîne a notamment valu à YouTube les critiques virulentes de youtubeurs jeux vidéo anglo-saxons, comme le vidéaste Keem. Celui-ci avait interpelé la plateforme sur Twitter pour lui rappeler le caractère purement fictif de Red Dead Redemption 2, jeu vidéo qui incite d’une manière générale à tuer des centaines de personnages virtuels, hommes ou femmes, sans que personne ne s’en émeuve.
Les jeux du studio anglo-saxon Rockstar Games, auteurs de la série à succès Grand Theft Auto et de ce Red Dead Redemption 2, sont célèbres pour la liberté totale qu’ils proposent au joueur, et des possibilités d’interaction parfois sulfureuses ou cyniques.
Comme le rappelle The Guardian, il était déjà possible dans GTA V d’avoir des relations sexuelles tarifées avec des prostituées puis de les tuer pour récupérer l’argent. Si le scénario de Red Dead Redemption 2 tente de valoriser davantage que son précédent opus les minorités, il offre également la liberté habituelle de les brutaliser.
Le même Shirrako avait ainsi mis en ligne des dizaines d’autres extraits dans lesquels il frappe un personnage chinois, reconduit un Mexicain à la frontière ou livre une autre féministe aux alligators. Il se filme également en train de tuer un sosie d’Adolf Hitler et de rouler sur un membre du Ku Klux Klan.
Fonds d’antiféminisme
La décision initiale de YouTube a été tout particulièrement critiquée par les tenants du GamerGate, mouvement de joueurs de jeu vidéo flirtant avec l’extrême droite américaine, connu pour ses violentes positions antiféministes et anti-« politiquement correct », partisans de jeux vidéo permissifs, et dont les idées se sont démocratisées ces dernières années.
La vidéo de Shirrako avait ainsi suscité de nombreux commentaires ravis de la part de ses abonnés. « Cela me fait me sentir mal, parce que c’était l’époque où les femmes se battaient pour de vrais droits, mais c’est quand même amusant », écrit sous celle-ci un internaute hostile au féminisme contemporain. « 13 000 personnes qui n’aiment pas la vidéo ? Il y a des ordinateurs dans les cuisines maintenant ? », ironise un autre, jouant sur le stéréotype des femmes aux cuisines. Comme lui, de nombreux internautes se réjouissaient de l’émoi provoqué par cette vidéo, notamment auprès des militants féministes, péjorativement surnommés SJW (« social justice warriors », soit « guerriers de la justice sociale »).
Depuis 2014 et l’apparition du GamerGate, la question de la représentation des femmes et du rôle politique actif des jeux divise régulièrement les joueurs, et a notamment contribué à l’essor d’un nouveau masculinisme. Dans une seconde vidéo baptisée « Jeter une féministe en enfer », Shirrako ligotait cette fois la suffragette au lasso, l’amenait dans une grotte et la jetait dans un précipice, avant de s’allumer une cigarette.

        Lire notre test :
         

          « Red Dead Redemption 2 », un écomusée bucolique, grandiose et frustrant






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Face aux agressions qui ont suscité l’émoi sur les réseaux sociaux, ils demandent à la maire de la capitale de renforcer la lutte contre les actes homophobes.
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Des élus de Paris demandent à Anne Hidalgo d’agir contre l’homophobie

Face aux agressions qui ont suscité l’émoi sur les réseaux sociaux, ils demandent à la maire de la capitale de renforcer la lutte contre les actes homophobes.



Le Monde.fr avec AFP
 |    08.11.2018 à 13h34
   





                        



   


Faire de la lutte contre l’homophobie une « grande cause nationale » en 2019 : c’est ce que demandent plusieurs élus de droite et de gauche à la mairie de Paris, d’après un document consulté jeudi 8 novembre par l’Agence France-Presse (AFP).
« Face à la recrudescence des actes discriminatoires et des violences », les élus invitent la maire de Paris Anne Hidalgo (Parti socialiste) à mettre en place « une campagne de communication pour rappeler la liberté de chaque citoyen.ne de notre ville de vivre sa sexualité ».

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                Nouvelle agression homophobe à Paris



Plusieurs agressions homophobes sont survenues ces derniers mois dans la capitale, suscitant l’émoi après la publication sur les réseaux sociaux par les victimes de photos de leurs blessures. Selon la Préfecture de police, 74 actes homophobes ont été recensés à Paris de janvier à septembre, contre 118 en 2017 sur la même période, soit une baisse de 37 %.
« Campagne nationale »
A l’initiative du groupe UDI-Modem, le document a été signé par Les Républicains, les écologistes, socialistes, communistes, radicaux de gauche ou élus du groupe Génération-s. Ce vœu, qui sera discuté lors du prochain conseil municipal à la mi-novembre, demande entre autres que la Ville de Paris « favorise la mise à disposition de locaux pérennes pour certaines associations de lutte contre les discriminations » et « sensibilise les agent-e-s de la ville en charge de la sécurité aux problématiques » LGBTQIphobes.
Alors que la Mairie de Paris travaille sur un « plan de lutte contre les actes homophobes », remis au gouvernement mi-novembre, les élus réclament « la mise en place de formations pour mieux entendre et accompagner les victimes de violence », « une campagne nationale » et le « renforcement de la lutte au sein des établissements scolaires ».
Selon le dernier rapport de l’association SOS Homophobie, qui s’appuie sur l’enquête annuelle « Cadre de vie et sécurité » de l’Insee, « seulement 4 % des victimes d’insultes LGBTphobes déposent effectivement plainte ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Le porte-parole du gouvernement assure qu’il n’a « jamais été question » de rendre hommage à Pétain aux Invalides, les 10 et 11 novembre. C’est faux.
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Hommage polémique à Pétain : les petits arrangements de Benjamin Griveaux avec la vérité

Le porte-parole du gouvernement assure qu’il n’a « jamais été question » de rendre hommage à Pétain aux Invalides, les 10 et 11 novembre. C’est faux.



LE MONDE
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                            Les Décodeurs








                        



   


« Aucun hommage ne sera rendu à Pétain samedi. Il n’en a jamais été question », assure le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, dans une tribune publiée jeudi 8 novembre, en réaction à la polémique suscitée par les propos d’Emmanuel Macron, justifiant d’inclure le maréchal Pétain dans les hommages rendus aux Invalides les 10 et 11 novembre.
Le président de la République a expliqué mercredi : « Je n’occulte aucune page de l’histoire. (…) Il a été un grand soldat, c’est une réalité. La vie politique comme l’humaine nature sont parfois plus complexes que ce qu’on voudrait croire. » Des propos qui ont déclenché un tollé tant dans l’opposition que chez une partie des historiens, obligeant l’Elysée et le gouvernement à se justifier. Quitte à frôler le mensonge, à l’instar de M. Griveaux.
« Nous avions annoncé que nous honorerions les maréchaux de la Grande Guerre. Certains en ont déduit que Pétain en faisait partie ; ce n’est pas le cas », poursuit le porte-parole du gouvernement, avant de rappeler que Philippe Pétain a été « frappé d’indignité nationale » pour avoir collaboré avec les nazis.

        Les faits :
         

          Macron dénonce une « fausse polémique » sur Pétain, qui ne sera pas honoré le 10 novembre



Pourquoi c’est faux
Benjamin Griveaux est donc catégorique : il n’a « jamais été question » d’un hommage à Philippe Pétain. Il suffit pourtant de se reporter au dossier de presse du programme national commémoratif du centenaire de la première guerre mondiale pour constater que ce n’est pas vrai.
En page 20 de ce document – qui était disponible en ligne mais a été retiré dans l’heure qui a suivi la publication d’une première version du présent article – on peut lire qu’il est bien prévu, dimanche 11 novembre, à 9 heures, à l’Hôtel des Invalides, une « cérémonie d’hommage aux maréchaux de la Grande Guerre ». Cérémonie destinée, poursuit le programme, à « rendre hommage aux huit maréchaux qui ont dirigé les combats pendant la première guerre mondiale, œuvré pour la victoire finale tout au long de la guerre, et dont cinq sont inhumés aux Invalides ».

   


Or l’histoire est formelle sur ce point : ces huit maréchaux, nommés à ce titre entre 1915 et 1924, se nommaient Joffre, Foch, Fayolle, Franchet d’Espèrey, Gallieni, Lyautey, Maunoury… et Pétain, qui fut nommé maréchal de France en 1918.
Il a donc bien « été question » d’inclure Pétain parmi les maréchaux qui recevront dimanche l’hommage de la France. Ce fait avait d’ailleurs été remarqué de plusieurs journalistes, dont ceux du site Mediapart, dès octobre, aboutissant à une première polémique au sujet de la présence ou non du chef de l’Etat à cet hommage… et au retrait de ce document de programme de plusieurs sites officiels sur les commémorations.

        Le récit :
         

          Polémique sur Pétain, prix des carburants : le chaotique périple mémoriel de Macron



Article mis à jour, jeudi 8 novembre, à 16 h 30 : après publication d’une première version du présent article, le dossier de presse consacré aux cérémonies du centenaire a été retiré sur le site officiel. 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Laurence Vanceunebrock-Mialon, députée et mère de deux enfants nés par PMA, a participé aux travaux préparatoires de la future loi bioéthique.
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PMA : une élue LRM fait entrer l’homoparentalité à l’Assemblée nationale

Laurence Vanceunebrock-Mialon, députée et mère de deux enfants nés par PMA, a participé aux travaux préparatoires de la future loi bioéthique.



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            Solène Cordier








                        



                                


                            

La dernière fois qu’elle s’est sentie une mère de seconde zone ? Laurence Vanceunebrock-Mialon réfléchit un court instant. « L’an dernier, je partais au Portugal avec ma femme et ma cadette, issue d’une précédente union. A l’aéroport, on m’a demandé une autorisation de sortie de territoire signée de mon ex-compagne, parce que rien n’indique que je suis la mère de ma fille », raconte la députée (La République en marche) de la deuxième circonscription de l’Allier. A 48 ans, c’est la deuxième femme siégeant dans l’Hémicycle à assumer publiquement son homosexualité. « Sans ce papier, je n’avais pas le droit de partir en vacances avec elle. »
En France, depuis 2013 et la loi sur le mariage pour tous, l’épouse de la mère biologique, la « mère sociale », peut désormais adopter l’enfant qu’elle n’a pas porté et établir ainsi une filiation. Mais les couples homosexuels qui ne sont pas mariés n’ont pas cette possibilité. Laurence Vanceunebrock-Mialon, séparée depuis 2007, a eu deux filles avec son ancienne compagne. Les deux femmes en ont porté chacun une. « Mon ex et moi n’avons donc aucun droit sur l’une des deux », résume-t-elle.
« Nous sommes un peu des sous-citoyens, mais je compte bien y remédier », dit tranquillement celle dont les proches soulignent à l’unisson la détermination pour défendre ses idées. Son combat du moment tient en trois lettres : PMA, pour procréation médicalement assistée. La possibilité pour toutes les femmes d’y accéder, y compris les homosexuelles et les femmes seules qui en sont aujourd’hui exclues, est l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Elle sera discutée dans la future loi sur la bioéthique, selon toute vraisemblance à l’agenda parlementaire en 2019.
« On est strictement banales »
Pour Laurence Vanceunebrock-Mialon, qui appartient à cette vague de nouveaux députés qui ont déferlé sur l’Assemblée après les élections législatives...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ La mission d’information parlementaire s’est achevée mercredi 7 novembre. Son rapport est attendue pour fin novembre.
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Bioéthique : la majorité essaie de déminer la contestation en amont du projet de loi

La mission d’information parlementaire s’est achevée mercredi 7 novembre. Son rapport est attendue pour fin novembre.



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            Solène Cordier








                        



                                


                            
Une soixantaine d’auditions, plus de cent cinquante intervenants, des heures de débats et un seul incident notable. Voilà pour le compte rendu chiffré de la mission d’information parlementaire sur la révision de la loi relative à la bioéthique qui a achevé, mercredi 7 novembre dans la soirée, son cycle d’auditions. Son rapport, attendu pour fin novembre, proposera une synthèse de ces échanges ainsi que des recommandations pour la prochaine loi.
« On a entendu des points de vue différents, mais presque toujours dans un climat de respect », se félicite le rapporteur de la mission, le député du Rhône (La République en marche, LRM) Jean-Louis Touraine. Et de saluer la qualité des témoignages entendus, qu’il s’agisse « des enfants nés de la procréation médicalement assistée [PMA], ou ceux des femmes qui se sont rendues à l’étranger pour faire congeler leurs ovocytes dans l’optique d’une procréation future », une pratique très encadrée en France par l’actuelle loi bioéthique et proposée seulement pour des raisons médicales, ce qui pourrait évoluer.
Pendant plusieurs semaines, des scientifiques, des médecins, les représentants de nombreuses associations et lobbys se sont succédé dans les salles de l’Assemblée pour exposer à la vingtaine de députés composant la mission parlementaire l’état des recherches ou des avis sur des sujets aussi complexes que l’intelligence artificielle, la génétique, la recherche sur les cellules souches ou les neurosciences. Et tout cela « dans un climat d’une extrême courtoisie » donc, dixit M. Touraine.
« Poursuivre les débats dans la sérénité »
Seule exception à la règle, le 24 octobre, lors de la prise de parole de la présidente de La Manif pour tous, Ludovine de La Rochère, qui milite contre l’extension de la PMA aux femmes seules et aux couples de lesbiennes. Opposé à sa venue, le député des Deux-Sèvres Guillaume Chiche (LRM) l’a accusée de « véhiculer la haine crasse qu’est l’homophobie »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ L’Eglise catholique allemande a mis en place une initiative similaire que celle annoncée par les évêques français pour faire la lumière sur les abus sexuels.
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Pédophilie : une commission inspirée par les exemples européens

L’Eglise catholique allemande a mis en place une initiative similaire que celle annoncée par les évêques français pour faire la lumière sur les abus sexuels.



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                            service international








                        


Depuis les années 1990 et la multiplication des grands scandales de pédophilie un peu partout dans le monde, les Eglises des pays concernés ont réagi en ordre dispersé, et presque systématiquement sous la contrainte. Les révélations sur les abus sexuels commis par des prêtres et la façon dont leur hiérarchie a détourné les yeux ont été faites, pour l’essentiel, à l’initiative des victimes ou de la presse. C’est le plus souvent à la demande et sous le contrôle des gouvernements que des commissions d’enquête ont été mises en place.

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Les initiatives les plus anciennes reviennent à l’Irlande. En 2009, le rapport Murphy, commandé par le gouvernement irlandais, dépeignait trente ans d’exactions et d’omerta dans le diocèse de Dublin, où les plaintes des familles n’ont pas été prises au sérieux par les évêques successifs, alors même qu’au moins 46 prêtres avaient abusé plus de 400 enfants. La même année, le rapport du juge Ryan, fruit de neuf années d’enquêtes, concluait que, sur 35 000 enfants placés des institutions dépendant de l’Eglise, plus de 2 000 avaient subi des abus physiques ou sexuels, notamment de la part de prêtres.
En 2017, en Australie, une commission d’enquête créée quatre ans plus tôt à l’initiative du gouvernement a répertorié 4 444 cas d’abus entre 1980 et 2015 et identifié 1 900 religieux incriminés. Aux Etats-Unis, c’est la justice qui a conduit l’essentiel des recherches, à commencer par l’enquête menée après les révélations du Boston Globe au début des années 2000. Le 14 août 2018, le procureur de Pennsylvanie détaillait les violences commises sur plus de 1 000 enfants et adolescents par au moins 300 prêtres dans six des huit diocèses de cet Etat pendant cinq ou six décennies.
Aux Pays-Bas, c’est l’Eglise elle-même qui a pris les devants. En 2010, à la suite de plusieurs révélations dans la presse de cas d’abus sexuels, la Conférence épiscopale néerlandaise et la Conférence des instituts religieux néerlandais avaient annoncé vouloir une enquête « exhaustive, externe et indépendante ». Dans son rapport final, dévoilé dix-huit mois plus tard, elle estimait que « plusieurs dizaines de milliers de mineurs » avaient été abusés sexuellement au sein de l’Eglise catholique néerlandaise depuis 1945.

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« Tournant » en Allemagne
Le cas allemand semble être celui qui se rapproche le plus de l’initiative annoncée mercredi par les évêques français – la création prochaine d’une « commission indépendante ». Le 25 septembre, l’Eglise catholique allemande a rendu public un rapport de 350 pages portant sur la période 1946-2014. Pilotée par une équipe d’universitaires, elle avait été commandée en 2013 après une série de révélations sur d’anciennes affaires de pédophilie dans plusieurs établissements catholiques de renom.
Elle avait démontré que, sur cette période, 1 670 membres de l’Eglise catholique avaient agressé sexuellement 3 677 mineurs, en majorité des garçons de moins de 13 ans, ce qui signifie qu’au moins 4,4 % de l’ensemble des religieux ont abusé d’enfants. Une évaluation plancher, reconnaissent les auteurs. Une victime sur six aurait été violée. L’étude met également en évidence l’impunité dont ont bénéficié les agresseurs. Sur les 1 670 religieux mis en cause, seulement 566, soit un tiers environ, ont été poursuivis canoniquement. Parmi eux, à peine une quarantaine ont été exclus de l’Eglise. La justice pénale, elle, n’a été saisie que dans une centaine de cas.
Après la publication de l’étude, l’Eglise a évoqué un « tournant » et fait part de sa « honte ». Plusieurs plaintes ont été déposées auprès des différents procureurs généraux du pays afin que la justice déclenche des enquêtes dans chacun des vingt-sept diocèses allemands. Selon le Spiegel, cinq diocèses étaient visés, fin octobre, par des enquêtes judiciaires.
L’enquête allemande n’a toutefois pas échappé aux critiques des associations de victimes : selon elles, ses auteurs n’ont pas eu accès aux archives, mais seulement aux informations fournies par les diocèses ; l’étude n’entre dans « aucun détail concernant la situation de tel ou tel diocèse ou le rôle de tel ou tel prélat » ; enfin, elle ne concerne « que l’Eglise stricto sensu », laissant donc de côté les institutions éducatives qui lui sont liées. Les mêmes questions se poseront en France quant au périmètre d’action et aux moyens dévolus à la future commission d’enquête.
En Belgique, les conclusions d’une commission d’enquête instaurée par l’Eglise pour entendre les victimes sont attendues en 2019. Ses travaux, débutés en 2009, furent très encadrés, voire entravés, y compris par le ministre de la justice de l’époque, ce qui entraîna la démission de sa présidente, une magistrate. Son successeur, le pédopsychiatre Peter Adriaenssens, a vu sa tâche facilitée par des révélations sur l’un des prélats les plus en vue du pays, Roger Vangheluwe, l’évêque de Bruges. En septembre 2010, M. Adriaenssens avait fait publier l’intégralité des témoignages recueillis.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Florence Aubenas est allée à la rencontre des Français, dans le sillage de « l’itinérance mémorielle » d’Emmanuel Macron. Quatrième étape à Craonne, sur le Chemin des Dames.
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Quatrième étape à Craonne, sur le Chemin des Dames.        Par  Florence Aubenas   Publié aujourd’hui à 11h26, mis à jour à 13h25   Lecture 3 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                  L’ancien maire de Craonne (Aisne), près du Chemin des Dames, en avril 2017. FRANCOIS NASCIMBENI / AFP             C’est un village pareil aux autres, avec des bêtes – nombreuses – qui vous regardent passer, et des humains – bien moins nombreux – qu’on appelle à grands cris parce que le portable ne passe pas dans les champs. Sentez l’odeur. Regardez ce gamin parti trier les oignons derrière les serres, et les camions qui chargent les betteraves par tonnes, la nuit dans la lumière trop blanche des phares. « Ici, la terre, c’était du velours », disait le grand-père Genteur à Noël, son petit-fils. Avant la première guerre mondiale, Craonne comptait un millier d’habitants sur le Chemin des Dames, au-dessus de la vallée de l’Aisne. Ils sont 69 aujourd’hui.          Pour les commémorations, une jeune enseignante en histoire s’y promène en famille. Que s’est-il passé ici de particulier ? Elle secoue la tête en souriant. Non, vraiment, elle ne voit pas. A vrai dire, tout a longtemps été fait à Craonne pour que rien ne soit vu, mémoire enterrée vive sous cette terre de velours. C’est ce qui donne l’impression qu’ici, cent ans plus tard, la guerre n’est pas finie.          Boucherie, mutineries, condamnation à mort          Comme tous les gosses nés sur un champ de bataille, Noël Genteur a ramassé des bouts d’obus en cuivre pour les revendre à la ferraille contre une poignée de Carambar. Lui se voyait vétérinaire, plutôt qu’agriculteur. Départ à Paris. Quand son père tombe malade, la ferme menace d’être vendue. Retour à Craonne.          Il y a eu le choc du corps retrouvé en labourant : l’homme devait être en train de manger quand il a été tué, tombé casque en avant sur sa gamelle et son bidon d’eau. A ça, on ne s’habitue jamais. « Je suis devenu tellement conditionné que je ne quittais plus le sillon des yeux derrière la charrue. Je n’osais plus pisser dans le champ : je les sentais là, tous ces morts sans sépulture », dit Noël Genteur, ancien maire du village.                                        La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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A Marseille, les effondrements d’immeubles qui ont fait 7 morts mobilisent 85 enquêteurs

Les bâtiments voisins de la catastrophe, qui a causé au moins 7 morts, doivent être déconstruits jeudi.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 18h34
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        



   


Trois des sept corps retrouvés, depuis mardi 6 novembre, dans les décombres des immeubles qui se sont effondrés en plein cœur de Marseille ont été formellement identifiés grâce à des rapprochements ADN. Il s’agit de deux femmes et d’un homme, tous trois locataires du 65, rue d’Aubagne, le seul des trois immeubles qui était occupé.
Alors que le déblaiement des gravats devrait encore prendre plusieurs jours, « à ce stade, les causes de l’effondrement ne sont pas établies et on ignore d’ailleurs lequel des deux immeubles l’a provoqué », a précisé Xavier Tarabeux, procureur de la République de Marseille, lors d’une conférence de presse donnée au côté d’Eric Arella, directeur interrégional de la police judiciaire. Ce dernier a souligné que quatre-vingt-cinq enquêteurs – notamment toute la brigade criminelle – « sont mis à contribution » dans un dispositif identique à celui qui est déclenché en cas d’attentat. Ouverte pour homicides et blessures involontaires, l’enquête est dirigée par le pôle « accidents collectifs » de la juridiction marseillaise. Deux bâtiments adjacents devaient être déconstruits jeudi, par précaution.
Les témoignages recueillis attestent que l’immeuble situé au numéro 65 a bougé avant de s’affaisser. Vers 2 heures du matin, une locataire avait appelé les marins-pompiers, inquiète de voir s’aggraver une fissure dans son appartement. Elle s’était ravisée et avait recontacté les secours pour qu’ils n’interviennent pas. Peu avant l’effondrement, un occupant du troisième étage n’a pas pu ouvrir sa porte, tandis qu’un autre a quitté son domicile sans pouvoir fermer la sienne.

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Stabilité « douteuse » d’un plancher

   


Construits à la fin du XVIIIe siècle, les immeubles de la rue d’Aubagne, une voie en pente du quartier Noailles, ne possèdent pas de murs indépendants, mais s’appuient les uns contre les autres. Le numéro 63 appartenait dans sa totalité, depuis avril 2017, à Marseille Habitat, une société d’économie mixte qui l’avait acquis au terme d’une procédure d’expropriation menée du fait de son état de délabrement et de la carence de la copropriété. Ses ouvertures avaient été murées afin de prévenir l’entrée de squatteurs. La municipalité affirme que, le 1er novembre, ses services se sont assurés qu’il n’était pas occupé.
« Les investigations portent sur l’état de cet immeuble et les risques d’effondrement qu’il pouvait présenter », a indiqué M. Tarabeux.
Le numéro 65, un immeuble de cinq étages composé de dix logements, occupés uniquement par des locataires, avait fait l’objet, le 19 octobre, d’un arrêté de péril grave et imminent, interdisant l’occupation d’un appartement du premier étage. Selon le rapport de l’architecte désigné par le tribunal administratif, au rez-de-chaussée, une cloison séparant l’entrée de l’immeuble et une boutique inoccupée depuis des années, menaçait ruine et constituait un danger pour les occupants. La stabilité d’un plancher du premier étage était qualifiée de « douteuse », sa structure en bois étant « détériorée par l’humidité ».
D’autres désordres étaient notés : des scellements de gonds de volets menaçant de faire chuter ceux-ci sur la chaussée et des « fissures structurelles importantes » sur la façade. Mais les appartements n’étaient pas insalubres, « on n’est pas dans ce qu’on appelle les marchands de sommeil », a précisé le procureur. Les travaux urgents préconisés par l’expert (étaiement du plancher et protection de la cloison de l’entrée) avaient été réalisés le jour même, affirme le syndic de l’immeuble, dont le personnel a été entendu par la police judiciaire.
A l’exception de l’appartement du premier étage, les locataires de l’immeuble avaient été autorisés à regagner leurs logements, après le passage de l’expert judiciaire accompagné des services spécialisés de la ville de Marseille. Dans quelles conditions a été permise cette réintégration ? « Ce point devra être détaillé », selon le procureur qui n’a « pas plus d’éléments à ce sujet ». Un architecte expert judiciaire a été désigné pour établir les causes et la chronologie des événements.

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Menaces d’attaque contre Macron : les gardes à vue des six suspects prolongées

Les six personnes, liées à l’ultradroite et arrêtées mardi, évoquaient dans des échanges téléphoniques des projets, dont celui de s’attaquer au chef de l’Etat.



Le Monde.fr avec AFP
 |    08.11.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 11h36
   





                        


Les six personnes liées à l’ultradroite et arrêtées mardi en raison de soupçons d’un projet d’attaque visant le président Emmanuel Macron ont vu leur garde à vue prolongée, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. En matière terroriste, une garde à vue peut durer jusqu’à 96 heures.
Ces suspects – cinq hommes et une femme – sont âgés de 22 à 62 ans. Dans des échanges téléphoniques, ils évoquaient des projets, dont celui de s’attaquer au chef de l’Etat, selon une source proche du dossier. « Le projet d’attaque ne semble pas abouti mais on trouve tout de même en toile de fond les commémorations du 11-Novembre », avait expliqué une source proche de l’enquête.
Enquête préliminaire ouverte le 31 octobre
C’est parce que l’un d’eux, Jean-Pierre B., domicilié dans l’Isère, dans le sud-est, s’est déplacé « dans l’est » de la France, alors qu’Emmanuel Macron s’y trouvait pour les commémorations, que les services de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) sont intervenus, a détaillé la source proche du dossier. Jean-Pierre B. a été interpellé en Moselle, dans l’est, tout comme trois autres hommes. Il était notamment en possession d’un poignard. Un autre homme a été interpellé en Ille-et-Vilaine et une femme, âgée de 61 ans, a été arrêtée en Isère.
Ces arrestations ont eu lieu dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte le 31 octobre par le parquet de Paris pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». C’est la troisième fois depuis 2017 que les services antiterroristes conduisent des opérations d’interpellations dans les milieux d’extrême droite.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Une Italienne, un Suisse, un Belgo-Suisse et quatre Français encourent jusqu’à dix ans de prison et 750 000 euros d’amende.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Le Monde avec AFP  Publié aujourd’hui à 10h59, mis à jour à 15h16   Lecture 1 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                        La foule attend aux abords du palais de justice de Gap, où sept prévenus sont jugés pour aide illégale aux migrants, le 8 novembre 2018. JEAN-PIERRE CLATOT / AFP             Sept militants associatifs, soupçonnés d’avoir permis l’entrée de migrants fin avril près de Briançon, sont jugés jeudi 8 novembre à Gap, dans les Hautes-Alpes. L’Italienne, le Suisse, le Belgo-Suisse et les quatre Français, âgés de 22 à 52 ans, sont poursuivis pour « aide directe ou indirecte en bande organisée à l’entrée irrégulière d’étrangers sur le territoire national ».          Ils auraient facilité le passage de la frontière franco-italienne à une vingtaine de migrants le 22 avril, au cours d’une manifestation au col de Montgenèvre à laquelle participaient une centaine d’autres personnes. Les « sept de Briançon » encourent des peines de dix ans de prison et de 750 000 euros d’amende.            Un important dispositif policier a été déployé aux abords du palais de justice pour prévenir tout débordement. Les prévenus sont arrivés dans l’enceinte du tribunal peu avant 8 h 30 et plusieurs centaines de partisans s’étaient massés dans le calme en fin de matinée, selon un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP) présent sur place.               Lire notre récit : Quatre militants associatifs en garde à vue pour « aide à l’entrée d’étrangers »              « Délit de solidarité »                     Mathieu Burellier, un des sept accusés. JEAN-PIERRE CLATOT / AFP             Cette affaire a déjà mobilisé jusqu’en Grèce, où des militants anarchistes ont cette semaine signé sur les murs extérieurs de l’Institut français d’Athènes des slogans réclamant « la liberté » pour les « sept de Briançon ».          Le 31 mai, le tribunal correctionnel de Gap avait levé le placement sous contrôle judiciaire des trois prévenus étrangers, les seuls poursuivis dans un premier temps, et renvoyé leur procès après des débats intenses sur la question de l’aide aux migrants. La justice avait notamment souhaité temporiser dans l’attente d’un avis du Conseil constitutionnel, saisi à la mi-mai sur la question du « délit de solidarité ». Le 6 juillet, les juges constitutionnels avaient souligné qu’au nom du « principe de fraternité », une aide désintéressée au « séjour » irrégulier ne saurait être passible de poursuites. L’aide à « l’entrée » reste toutefois illégale.          Depuis un an et demi, les Hautes-Alpes connaissent un afflux de migrants, essentiellement venus d’Afrique de l’Ouest. Selon la préfecture, 315 personnes en situation irrégulière ont été refoulées vers l’Italie en 2016 et 1 900 en 2017.               Lire la tribune d’Emmanuel Aubin : « La fraternité occupe enfin la place qui aurait dû être la sienne »                    Les plus lus     Californie : fusillade dans un bar bondé d’une banlieue de Los Angeles, au moins 12 morts    L’hypothèse de deux astronomes : une « sonde extraterrestre » existe dans le système solaire    Etats-Unis : le ministre de la justice, Jeff Sessions, démissionne sous la pression de Trump                 Édition du jour Daté du vendredi 9 novembre  Lire le journal numérique                                                     Annonces automobiles avec La Centrale           LOTUS ELISE 29990 € 75           FIAT PUNTO EVO 5990 € 44           LEXUS RX 21904 € 83      Recherche                         Voir les réactions                  Dans la même rubrique                   Effondrement d’immeubles : « 450 000 logements insalubres en France »                       Des élus de Paris demandent à Anne Hidalgo d’agir contre l’homophobie                        Article réservé à nos abonnés Bioéthique : la majorité essaie de déminer la contestation en amont du projet de loi  La mission d’information parlementaire s’est achevée mercredi 7 novembre. 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