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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Les soutiens apportés par Oprah Winfrey, Beyonce, Rihanna ou Taylor Swift à des candidats démocrates ont fait… pschitt.
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Midterms : le soutien des célébrités ne fait plus recette

Les soutiens apportés par Oprah Winfrey, Beyonce, Rihanna ou Taylor Swift à des candidats démocrates ont fait… pschitt.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 18h06
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 18h10
   





                        



   


Parmi les enseignements qui sont tirés des élections de mi-mandat, mardi 6 novembre, aux Etats-Unis – les démocrates ont regagné la Chambre des représentants, les républicains ont conservé le Sénat –, il en est un qui est relativement passé inaperçu, mais qui a l’avantage d’être clair : celui qui concerne le soutien des célébrités aux personnalités politiques.
En effet, depuis des années la presse s’extasie sur les prises de position de LeBron James, Amy Schumer, Katy Perry, Meryl Streep, Jamie Lee Curtis, Snoop Dogg (liste non exhaustive)… qui ont tous soutenu Hillary Clinton, en 2016 ou celles d’Azealia Banks, Tom Brady, Charlie Sheen, Dennis Rodman, Kid Rock, Mike Tyson, Hulk Hogan ou Chuck Norris… tous partisans de Donald Trump.
Et il est temps de leur demander de garder leur consigne de vote pour eux : les célébrités de Hollywood et d’ailleurs n’ont qu’un impact marginal dans le vote des électeurs. Cette année, la BBC et USA Today essaient de faire passer le message.

        Voir cette publication sur Instagram           ⬆️These two Tennessee women⬆️ voted for the candidate who has proven himself to be reasonable and trustworthy. We want leadership, not fear-based extremism. Early voting goes til Thursday and Election Day is November 6. Please don’t sit this one out. Une publication partagée par  Taylor Swift (@taylorswift) le 30 Oct. 2018 à 10 :37 PDT 

Un soutien qui ne fonctionne plus aujourd’hui
Dernières victimes en date ? Au hasard, Oprah Winfrey et Will Ferrell qui ont apporté leur soutien à Stacey Abrams dans la course au poste de gouverneure en Géorgie. Ou Beyonce et le rappeur Travis Scott qui ont pris fait et cause pour Beto O’Rourke au Texas, mais aussi Rihanna qui a soutenu le démocrate Andrew Gillum en Floride… mais surtout Taylor Swift. La chanteuse s’est affichée, aux côtés de sa mère, devant un panneau publicitaire à la gloire de Phil Bredesen, candidat démocrate au poste de sénateur au Tennessee
Là encore, Phil Bredesen a perdu, ce qui a mis en joie des commentatrices républicaines comme Laura Ingraham, égérie du trumpisme, ou Candace Owens, qui fait la promotion du conservatisme auprès des Afro-Américains.

Hey @taylorswift13, haters gonna hate. #shakeitoff— IngrahamAngle (@Laura Ingraham)


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Looks like @taylorswift13 still has terrible taste in men. 

— RealCandaceO (@Candace Owens)


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L’engagement des célébrités auprès des politiques ne date pas d’hier et « ça eut marché », comme on dit. En 1920, le candidat républicain Warren Harding a remporté l’élection grâce au soutien de stars du cinéma de l’époque, notamment Mary Pickford, Douglas Fairbanks et Al Jolson. En 1960, John F. Kennedy reçut le soutien de Sammy Davis Junior et Dean Martin, Sinatra allant jusqu’à chanter High Hopes, appelant à voter pour JFK.

Selon une étude menée par l’université du Maryland, le soutien d’Oprah Winfrey à Barack Obama, pendant la primaire du Parti démocrate, en 2008, lui a amené un million de voix, ce qui lui a permis de s’imposer. Le reste de l’histoire est connu.
Un engagement au résultat incertain
Une étude menée sur l’élection de 2004, auprès de jeunes électeurs, montrait que les amis et la famille avaient plus d’influence que les célébrités, sur leur choix. En 2016, une étude menée par David Jackson, professeur de sciences politiques de l’université de Bowling Green (dans l’Ohio), soulignait que les prises de position des célébrités n’avaient pas ou peu d’impact sur le choix des électeurs, quand elles ne provoquent pas un rejet.
David Jackson explique à USA Today, que le résultat des élections de mardi prouve « que l’influence des célébrités dans la politique américaine est plutôt moindre qu’il n’y paraît ». C’est d’autant plus vrai dans les Etats du Sud, où les électeurs sont sceptiques lorsqu’ils reçoivent des injonctions venues d’élites de la Côte est ou ouest.
Un sondage mené par Morning Consult souligne qu’un soutien de Barack Obama emporte l’adhésion des électeurs démocrates, de Donald Trump celui des républicains, mais celui ou celle qui a le plus d’influence est plus sûrement la conjointe ou le conjoint.
Mais que Taylor Swift se rassure : son engagement n’a pas totalement fait pschitt. Elle a soutenu Jim Cooper, dans le Tennessee, qui a été élu à la Chambre des représentants dans la 5e circonscription (Nashville). Et son appel en faveur de Phil Bredesen a mobilisé les électeurs, entraînant 250 000 nouvelles inscriptions Internet sur les listes électorales à travers les Etats-Unis, selon Vote.org, à mettre en regard avec les 57 000 inscriptions pour l’ensemble du mois d’août et des 190 000 pour septembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Les négociations qui ont mis fin à cinq ans de guerre civile visaient à répartir les richesses entre les belligérants, estime un travailleur humanitaire dans une tribune au « Monde Afrique ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤                    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Publié aujourd’hui à 17h02, mis à jour à 17h02   Lecture 5 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                        Le président sud-soudanais, Salva Kiir (chapeau), et le chef rebelle Riek Machar se serrent la main, à Juba, le 31 octobre 2018. A droite, le président soudanais, Omar Al-Bachir. PRESIDENTIAL PRESS UNIT - UGANDA / AFP             Tribune. Il devait rester quelques jours, il ne sera finalement resté que six heures. Après plus de deux ans d’exil, Riek Machar, l’ancien vice-président qui avait dû fuir le Soudan du Sud en juillet 2016, a estimé que passer la nuit à Juba, la capitale, était un risque pour sa sécurité. C’est dans cet état d’esprit que se sont déroulées les festivités de la journée de la paix, mercredi 31 octobre, célébrant le nouvel accord signé en septembre entre les belligérants.                 Lire aussi  Le chef rebelle sud-soudanais Riek Machar à Juba, une première depuis plus de deux ans              Après cinq ans de guerre civile à la suite d’une mésentente sur la répartition du pouvoir (et les dividendes qui vont avec) entre le président Salva Kiir, un Dinka, et son ancien vice-président Riek Machar, un Nuer, les différents chefs d’Etat de la région ont fait le déplacement pour célébrer ce « nouveau départ » : les présidents ougandais et soudanais évidemment, têtes pensantes aussi bien de la guerre que de la paix, mais aussi la nouvelle présidente éthiopienne ainsi que son homologue somalien. Seul le président kényan manquait à l’appel.            Avant les négociations de paix, en juillet et en août, la guerre s’était intensifiée afin d’avoir la meilleure main autour de la table, signe déjà que le mot « apaisement » n’était pas dans toutes les têtes. Le général Paul Malong Awan avait lancé sa propre rébellion, espérant être invité au partage du gâteau, sans succès.          A Khartoum en septembre, Omar Al-Bachir, président soudanais aussi malicieux que pernicieux – et sous mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour génocide au Darfour –, avait bouclé le processus de paix en quarante-huit heures, sans le soutien de la Troïka (Etats-Unis, Norvège et Royaume-Uni). Après trente ans de détestation mutuelle, cinq ans de guerre totale et 400 000 morts liés au conflit, voilà que Salva Kiir et Riek Machar souriaient et posaient devant les photographes en se serrant la main.                 Lire aussi  La guerre civile au Soudan du Sud aurait fait 380 000 morts selon une étude              Sur le côté, Al-Bachir semblait satisfait. C’est qu’il venait de forcer son poulain Riek Machar à signer, ce qui permettra la réouverture des puits de pétrole dans le nord du pays et un accord avec Khartoum, dans une situation économique délicate, pour le partage des droits. Son ennemi de toujours et partisan de Salva Kiir, le président ougandais Yoweri Museveni, était aussi venu pour s’assurer que la paix soit faite et que ses intérêts soient respectés.          Régime kleptocratique          La dimension ethnique est trop souvent mise en avant lorsque l’on parle du Soudan du Sud : il s’agirait d’un conflit entre Nuer et Dinka, une de ces vieilles histoires, ce que l’Afrique offre de pire. Il serait cependant plus correct de parler de guerres sud-soudanaises au pluriel.          En effet, depuis l’indépendance du Soudan, en 1956, une multitude de conflits se sont formés, certains avec une dimension très locale, d’autres avec une aire géographique plus étendue, mais tous avec des aspects historiques très ancrés. En plus de ces tensions, il existe depuis les années 1990 des désaccords profonds entre les membres de l’Armée populaire de libération du Soudan (SPLM/A), ce mouvement de libération des Sud-Soudanais face à l’oppression du régime de Khartoum considérant les Noirs chrétiens comme des esclaves. A l’indépendance du Soudan du Sud, en 2011, les héros de la libération ont affiché une fausse unité ; et la communauté internationale voulait voir une magnifique indépendance obtenue par référendum.                 Lire aussi  Au Soudan du Sud, les frères ennemis prêts à gouverner ensemble              Mais pendant la guerre d’indépendance, Riek Machar et Salva Kiir se détestaient déjà et Riek Machar faisait déjà le pendule, partant, revenant, sans que réellement les différends soient mis à plat. Après 2011, la situation est restée la même : les élites sud-soudanaises n’ont pas su former une unité pour donner à leur pays la chance qu’il méritait. L’arrivée d’énormes capitaux des agences de développement, la manne financière du pétrole, le sentiment qu’enfin l’argent était à portée de main après des années de pauvreté, ont participé à la mise en place d’une kleptocratie, c’est-à-dire une forme de pouvoir basée sur la corruption et sur l’accumulation privée des richesses publiques. Dans un tel régime, la violence est un outil pour s’offrir plus de parts dans ce marché politique qui ouvre les portes vers les millions.          En 2013, un énième désaccord entre Machar et Kiir a provoqué le début d’une guerre terrible dans le nord-est du pays, la région du premier. Après le retour de Machar à Juba à la suite d’un accord de paix, la situation empire en juillet 2016 : il craint pour sa vie et fuit vers la République démocratique du Congo (RDC) en marchant. Quelques heures après son départ, sa maison explose. Le conflit s’étend au sud du pays, la région de l’Equateur rentrant dans le conflit. Les conséquences sont terribles : 4 millions de réfugiés dans les pays voisins, 2 millions de déplacés, des centaines de milliers de personnes dans les camps de protection des civils, des famines dans certains endroits du pays… Les humanitaires tentent de répondre, mais la situation sécuritaire rend les choses très difficiles.          Les voisins ont dit « stop »          Avec ce nouvel accord, l’Ouganda et le Soudan ont dit « stop », car la guerre devenait hors de contrôle et leurs intérêts économiques commençaient à être menacés. D’après un rapport de l’ONG The Sentry paru en mars, ces années de guerre ont rapporté des millions de dollars aux élites sud-soudanaises, qui ont su utiliser le système bancaire pour sortir les capitaux. Cette manne a permis aux parties belligérantes de continuer la guerre et de ramasser toujours plus d’argent.                 Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Le Soudan du Sud, Somalie en devenir              L’accord de paix, ou plus exactement l’accord de partage des richesses, est une tentative de diviser le gâteau entre les leaders, afin qu’ils arrêtent de se battre en mobilisant leur ethnie comme instrument. Du citoyen ordinaire ou de la gestion des conflits régionaux, il n’est évidemment pas question. L’accord financier restera ainsi en place jusqu’à ce qu’une partie exige plus et qu’elle estime devoir se battre si nécessaire.          Le 31 octobre, Omar Al-Bachir a reçu un doctorat honoris causa de l’université de Juba pour son rôle de pacificateur dans la région. Salva Kiir, dans son discours, s’est dit « désolé » que le peuple sud-soudanais ait souffert ces cinq dernières années et a promis que maintenant, « tout va bien se passer ». Riek Machar, vers 18 heures, est reparti en avion, pas convaincu que rester une nuit à Juba ne lui coûterait pas la vie. Ainsi va la nouvelle paix au Soudan du Sud.            L’auteur de cette tribune, qui souhaite rester anonyme, travaille dans l’humanitaire en Afrique de l’Est et mène des recherches sur le lien entre kleptocratie et conflit dans la région.                  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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Numéro deux des fabricants de smartphones sur son marché domestique, le chinois Oppo tente de se faire une place en Europe.
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Smartphones : le chinois Oppo vient tenter sa chance sur le marché européen

Numéro deux des fabricants de smartphones sur son marché domestique, le chinois Oppo tente de se faire une place en Europe.



LE MONDE ECONOMIE
 |    08.11.2018 à 16h54
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 16h56
    |

            Vincent Fagot








                        



   


Pas question de fanfaronner. A l’heure du lancement, mardi 6 novembre à Milan, de son dernier smartphone, le RX 17, l’humilité est de mise pour Oppo, cinquième constructeur mondial, qui tente depuis l’été dernier de percer en Europe. « Pour Oppo, l’Europe est un marché important, mais nous y allons pas à pas », prévient Vincent Wong, président d’Oppo Europe.
Oppo n’est pas le premier constructeur chinois à tenter, récemment, sa chance sur le Vieux Continent. L’annonce de l’arrivée d’Oppo sur ce marché s’était faite quasiment simultanément avec celle de Xiaomi. Mais contrairement à son rival, Oppo ne mise pas sur les prix bas pour se faire une place dans le paysage : « Chacun a sa propre stratégie, mais de notre point de vue, le prix doit refléter la valeur que nos produits apportent », explique M. Wong.
Ainsi la marque n’a-t-elle pas hésité à entrer sur le marché européen avec un produit dont le prix d’entrée s’élevait à près de mille euros – et près de 1 700 euros pour l’édition limitée élaborée avec Lamborghini –, malgré une notoriété qui reste très faible. Un choix assumé par Oppo : « Pour construire une marque, il faut montrer ses meilleurs produits », plaide M. Wong. Pour son nouveau modèle, Oppo propose cependant un produit plus accessible : à partir de 349 euros pour le modèle Néo, et 599 euros pour le modèle Pro.
Campagnes numériques pour public jeune
La marque n’a pas non plus parié sur l’ouverture de boutiques en son nom propre. En France, par exemple, la marque s’appuie sur les réseaux de distribution d’Orange, côté opérateurs, de la Fnac et de Boulanger, côté grande distribution. Même si les ventes « off line » restent pour l’instant majoritaires, l’accent est mis sur le numérique, aussi bien au niveau de la commercialisation que de la communication. Plutôt orientée vers un public jeune, la marque concentre sa communication sur des campagnes sur les réseaux sociaux (Instagram, Facebook, YouTube…).
Bien consciente des spécificités du marché européen, où les opérateurs jouent un rôle de premier plan en proposant des packs subventionnés comprenant appareil et abonnement, Oppo essaye de développer les partenariats avec ces acteurs incontournables. Des négociations sont notamment bien avancées en France avec Bouygues.
A ce jour, Oppo se refuse à afficher des chiffres quant à son développement en Europe. « Si la qualité des produits et du service est au rendez-vous, les parts de marché seront au rendez-vous », espère Vincent Wong. Et s’il affirme qu’il n’a pas « un plan précis à trois ans ou à cinq ans », la feuille de route semble en réalité un peu plus détaillée. 
D’ici la fin de l’année, au plus tard, début 2019, la marque va se déployer au Royaume-Uni et de nouveaux pays sont à l’étude tels que la Pologne, la Roumanie, ou la Bulgarie. La gamme des produits proposés aux consommateurs européens devrait également être étendue.
L’Europe, « marché à coût élevé »
Dans un marché déjà saturé, où Samsung, Huawei et Apple assurent près de 80 % des livraisons de produits – contre moins de 4 % pour leur premier poursuivant, Xiaomi –, le pari d’Oppo paraît audacieux. « C’est un développement naturel pour une marque qui, depuis dix ans, propose ses produits hors de Chine », se défend Vincent Wong. La marque, deuxième fabricant sur le marché chinois, se place notamment au troisième rang en Inde.
Mais le pari européen est autrement plus complexe. « L’Europe est un marché à coût élevé, à nous de trouver le bon modèle pour y réussir », convient Vincent Wong.
Plus concrètement, Alen Wu, vice-président en charge de l’international, reconnaît que cette ambition est pour l’instant porteuse de pertes : « La plupart des acteurs qui rentrent sur un marché ne le font pas à profit. Mais après avoir réussi à percer sur des marchés en développement, nous voulons démontrer que l’on peut également réussir sur des marchés développés. Si nous y parvenons, on pourra envisager d’aller aux Etats-Unis. » Ainsi en va-t-il de l’appétit de l’ogre Oppo, qui se conforme au proverbe cité par Alen Wu : « Quand on mange, il faut y aller bouchée après bouchée. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Trois semaines après avoir légalisé la marijuana à usage récréatif, les boutiques sont déjà en rupture de stock.
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Déjà une pénurie de cannabis « légal » au Canada

Trois semaines après avoir légalisé la marijuana à usage récréatif, les boutiques sont déjà en rupture de stock.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 16h26
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 16h33
   





                        



   


Retour au marché noir pour les consommateurs frustrés. Victimes de leur succès, les boutiques de cannabis de trois provinces canadiennes font face à une pénurie, trois semaines après la légalisation. Au Québec, elles étaient déjà fermées trois jours par semaine depuis le 26 octobre, « jusqu’à ce que la disponibilité des produits se soit stabilisée », a expliqué dans un message sur Twitter la Société québécoise du cannabis (SQDC), qui détient le monopole de la vente.

        Lire notre reportage :
         

          Au Canada, la légalisation du cannabis prend des allures de fête nationale



Marché de 4 milliards d’euros
Après quasiment un siècle de prohibition, le Canada est devenu le premier pays du G20 à légaliser le cannabis récréatif, le 17 octobre dernier. C’était l’un des engagements de campagne les plus symboliques du gouvernement libéral de Justin Trudeau.

Le gouvernement a voulu permettre à chaque province d’organiser le commerce de l’herbe. Chaque région a retenu sa propre recette pour organiser ce marché juteux, évalué à environ 6 milliards de dollars canadiens (4 milliards d’euros) par an. La pénurie actuelle menace l’objectif des autorités : mettre fin au commerce illégal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Au terme d’un scrutin sans suspense, le Bavarois, âgé de 46 ans, a obtenu 492 des 619 voix des délégués du Parti populaire européen appelés à voter.
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Elections européennes : l’Allemand Manfred Weber investi chef de file des droites

Au terme d’un scrutin sans suspense, le Bavarois, âgé de 46 ans, a obtenu 492 des 619 voix des délégués du Parti populaire européen appelés à voter.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 14h12
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 16h34
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen, envoyée spéciale à Helsinky)








                        



   


Une dernière petite blague, un dernier discours sans aspérités un peu pour la forme, une dernière distribution de pin’s et de plaquettes à son effigie… Malgré son aisance et son CV en or massif, l’ex-premier ministre finlandais Alex Stubb n’avait aucune chance lors de la primaire interne des droites européennes (le Parti populaire européen, PPE), jeudi 8 novembre à Helsinki. C’est Manfred Weber, un Bavarois de 46 ans, discret et peu charismatique, mais très apprécié des délégués et parfait connaisseur des arcanes bruxellois, qui a remporté la mise haut la main : il a été élu par 80 % des votants.
L’Allemand, élu de la CSU, mais considéré comme un modéré au sein de cette formation très droitière, est le chef de file du PPE au Parlement de Strasbourg depuis 2014. Il n’a pourtant jamais exercé dans un gouvernement, mais sa connaissance des partis conservateurs, même les plus petits, dans l’est et dans le nord de l’Union, sa simplicité et son message de proximité avec les citoyens, ont visiblement convaincu. Tout comme la priorité accordée à la « lutte contre la migration illégale : le PPE doit être le parti du contrôle strict des frontières ».
Manfred Weber avait reçu le feu vert de la chancelière allemande, Angela Merkel, dès fin août, puis a engrangé les soutiens de quasiment tous les dirigeants du PPE ces dernières semaines – Laurent Wauquiez, patron de Les Républicains, fut parmi les derniers à s’y rallier, mardi 6 novembre.
L’identité chrétienne est aussi en haut de l’affiche pour ce discret politique, très attaché à ses origines bavaroises, qui n’a pas hésité à se mettre en scène faisant le signe de croix, dans sa vidéo de campagne. « Nous sommes fiers de ces valeurs et nous les défendrons, nous sommes des chrétiens démocrates », a-t-il répété au moins une vingtaine de fois lors de son dernier de discours avant les votes.
Maintenir l’unité
M. Weber va devoir incarner le parti paneuropéen pour le scrutin de mai 2019. Ses objectifs ? Faire en sorte que sa formation, toujours la plus puissante dans les institutions, ne perde pas trop de plumes face aux partis populistes. En maintenant son unité. Et succéder, à l’issue du scrutin de mai, à « son ami » Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission.
Jeudi, les dirigeants du PPE espéraient refermer la « parenthèse Orban », les dérives illibérales du premier ministre hongrois ayant créé un fort malaise au sein du parti. Mais ils n’y sont pas tout à fait parvenus. Le 12 septembre, lors d’un vote historique au Parlement européen, plus de la moitié des élus conservateurs ont voté pour le déclenchement d’une procédure pour violation de l’Etat de droit en Hongrie.

        Lire aussi :
         

                Le PPE et Viktor Orban, l’oncle raciste de Hongrie



Depuis, Joseph Daul, le très influent président du PPE, a beaucoup travaillé pour ramener l’unité dans les rangs, bien que M. Orban, lui, n’ait pas reculé sur son paquet législatif « Stop Soros », pourtant considéré par le Parlement européen comme dangereux pour les libertés publiques. L’Université d’Europe Centrale, établissement respecté de Budapest fondée par le milliardaire Georges Soros, devenue la bête noire de M. Orban, est sur le point de déménager à Vienne. A Helsinki, les délégués ont voté une résolution « sur l’Etat de droit » très générale. Et M. Orban a évité toute provocation, se contentant surtout de rendre hommage à Helmut Kohl, la figure tutélaire du PPE, décédé le 16 juin 2017, « l’homme qui savait que dans une famille, on peut ne pas être d’accord mais on reste toujours unis ».
Mais le Polonais Donald Tusk, président du Conseil européen, a mis les pieds dans le plat, insistant sur le fait qu’on « n’est pas chrétien démocrate si on ne respecte pas l’indépendance judiciaire, la démocratie libérale et les ONG ». Une critique directe à la politique de M. Orban. La chancelière Merkel, ovationnée, a certes, elle aussi, insisté sur l’image « chrétienne de l’homme », mais qui, selon elle, implique le respect « de la démocratie, de la liberté d’opinion, de la presse, de la recherche ».
En fort recul
Le PPE est, de fait, moins mal en point que son ancien partenaire de coalition à Strasbourg, le Parti socialiste européen, mais selon les dernières projections non officielles, il pourrait perdre jusqu’à une cinquantaine de sièges dans l’hémicycle européen. Le journal européen Contexte ne leur attribue plus que 167 sièges, contre 215 actuellement.
La CDU, pilier du PPE, recule dans tous les scrutins régionaux en Allemagne. En Italie, en Espagne, dans ces grands pays ayant envoyé traditionnellement de fortes délégations de conservateurs à Strasbourg, les droites classiques sont aussi en fort recul. En France, Les Républicains craignent de perdre un gros tiers de leurs troupes et de ne plus pouvoir prétendre qu’à une douzaine d’eurodéputés en mai.
S’il était confirmé, cet effritement important handicaperait forcément les chances de M. Weber de succéder à M. Juncker. L’heureux ou heureuse élue sera plus probablement la personne la plus capable de construire une coalition de partis pro-européens, qui héritera du bureau du Luxembourgeois au 13e étage du Berlaymont, le siège de la Commission à Bruxelles. M. Weber, plutôt identifié à droite du PPE, n’est pas le mieux placé. Dans ce cas de figure, Margrethe Vestager, la très médiatique commissaire danoise à la concurrence ou Michel Barnier, le M. Brexit des Européens, conservent leurs chances.

        Lire aussi :
         

                Les droites européennes désignent leur candidat pour 2019



Joseph Daul, le président du PPE, a assuré à Helsinki que le champion du parti serait « leur premier choix » comme président de la Commission, mais il n’a pas exclu, en creux, un deuxième ou un troisième choix. C’est probablement la raison pour laquelle une partie des eurodéputés conservateurs français fantasment encore sur Michel Barnier, qui a acquis une stature de quasi-chef d’Etat grâce à sa maîtrise des négociations du Brexit, mais qui n’a pas pu participer à la primaire interne : il doit d’abord décrocher un accord avec Londres sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le groupe tchèque est sur les rangs pour acquérir les actifs français d’Uniper. Le groupe allemand exploite un site à Gardanne et un autre à Saint-Avold.
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EPH, le groupe de Daniel Kretinsky, pourrait acheter deux des dernières centrales à charbon en France

Le groupe tchèque est sur les rangs pour acquérir les actifs français d’Uniper. Le groupe allemand exploite un site à Gardanne et un autre à Saint-Avold.



LE MONDE ECONOMIE
 |    08.11.2018 à 13h19
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 16h35
    |

            Alexandre Piquard et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            

Le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky explique que son investissement dans Le Monde est d’abord un « soutien à la presse », et pas un levier pour réaliser des investissements en France dans le secteur énergétique. Cela n’empêche pas pour autant EPH, le groupe qu’il préside, de regarder les opportunités sur le marché français.
Selon nos informations, EPH est sur les rangs pour acquérir les actifs français d’Uniper. Le groupe allemand possède notamment deux centrales à charbon, à Gardanne (Bouches-du-Rhône) et Saint-Avold (Moselle). Cette dernière contient aussi deux tranches de production d’électricité à partir de gaz.

Uniper détient, par ailleurs, en France quelques parcs solaires et éoliens et un fournisseur d’électricité pour les PME. Mais EPH n’est pas seul en lice, plusieurs fonds d’investissements se seraient fait connaître, et la bataille n’est pas terminée.
Une telle volonté de rachat peut surprendre. En effet, les deux centrales à charbon du groupe allemand vont devoir fermer avant 2022, selon l’engagement de campagne pris par Emmanuel Macron – de même que les deux dernières centrales à charbon d’EDF, au Havre (Seine-Maritime) et à Cordemais (Loire-Atlantique).
Accompagner la fermeture ou la transition des sites
Une décision confirmée par le ministre de la transition écologique et solidaire François de Rugy, le 31 octobre, en déplacement à Saint-Avold avec le patron d’Uniper France, Luc Poyer. Ce choix politique et les incertitudes sur les indemnisations en cas de fermeture, devraient tirer le prix des actifs à la baisse.
L’acheteur de ces centrales aura la lourde tâche d’accompagner la fermeture de ces sites, ou leur transition vers d’autres modes de production d’énergie. La centrale de Gardanne a ainsi investi dans la biomasse depuis plusieurs années. Le site de Saint-Avold espère, lui, se reconvertir dans le gaz. Contactés par Le Monde, les deux groupes ne confirment pas l’existence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ EN UN GRAPHIQUE - Aux élections de mi-mandat, selon les résultats presque définitifs, 118 femmes ont été élues, soit 22,1 % des 535 élus.
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Elections des midterms : un nombre record d’élues qui représentent… 22 % des membres du Congrès

EN UN GRAPHIQUE - Aux élections de mi-mandat, selon les résultats presque définitifs, 118 femmes ont été élues, soit 22,1 % des 535 élus.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 13h17
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 13h31
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            Pierre Breteau








                        



   


Le 116e Congrès, c’est-à-dire les deux chambres américaines, qui siégera à compter de janvier, est le plus féminisé jamais élu aux Etats-Unis. Selon notre décompte des résultats quasi définitifs, au 8 novembre au matin (heure de Paris), ce sont au moins 118 femmes qui siégeront sur 535 : 101 démocrates contre 17 républicaines.
Elles représentent 22,1 % des élus à la Chambre des représentants (sur 435) et autant au Sénat, où seul le tiers des sièges était renouvelé lors des midterms du 6 novembre.
C’est un record qui n’atteint pas même le quart de l’assemblée, alors qu’aux Etats-Unis comme en Europe, les femmes représentent 51 % de la population. Par ailleurs, ce modeste rééquilibrage est surtout le fait du centre gauche, puisque, à la Chambre, les élues démocrates sont 84 contre seulement 12 républicaines, soit un total de 96 sur 435. Pis, au Sénat, elles reculent d’un siège, passant de 23 à 22 sénatrices sur un total de 100.

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                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               



Un nombre record de femmes en 2018 dans les deux chambres
Ce graphique représente la proportion de femmes et d'hommes élus au Congrès (le Sénat et la Chambre des représentants). Il couvre les 35 élections générales et de mi-mandat de 1950 à 2018, elles ont lieu tous les deux ans.
Passez votre souris sur lesTapez du doigt sur les barres pour afficher le détail.


Sources : Sénat des États-Unis, Chambre des représentants des États-Unis, Rutgers university


require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/4.2.2"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3) {

    var largeur = document.getElementById("elues_chambre").offsetWidth;

    /* les données : f_sd pour femmes au Sénat qui sont démocrates, h_hr pour hommes de la Chambre (house) républicains */
    var data = [{ "annee": 1950, "f_sd": 0, "h_sd": 49, "h_sr": 46, "f_sr": 1, "f_hd": 4, "h_hd": 231, "h_hr": 193, "f_hr": 6 },
        { "annee": 1952, "f_sd": 0, "h_sd": 48, "h_sr": 45, "f_sr": 3, "f_hd": 5, "h_hd": 208, "h_hr": 214, "f_hr": 7 },
        { "annee": 1954, "f_sd": 0, "h_sd": 49, "h_sr": 46, "f_sr": 1, "f_hd": 10, "h_hd": 193, "h_hr": 225, "f_hr": 7 },
        { "annee": 1956, "f_sd": 0, "h_sd": 51, "h_sr": 44, "f_sr": 1, "f_hd": 9, "h_hd": 223, "h_hr": 197, "f_hr": 6 },
        { "annee": 1958, "f_sd": 1, "h_sd": 65, "h_sr": 33, "f_sr": 1, "f_hd": 9, "h_hd": 274, "h_hr": 145, "f_hr": 8 },
        { "annee": 1960, "f_sd": 1, "h_sd": 63, "h_sr": 35, "f_sr": 1, "f_hd": 11, "h_hd": 251, "h_hr": 168, "f_hr": 7 },
        { "annee": 1962, "f_sd": 1, "h_sd": 65, "h_sr": 33, "f_sr": 1, "f_hd": 6, "h_hd": 252, "h_hr": 170, "f_hr": 6 },
        { "annee": 1964, "f_sd": 1, "h_sd": 67, "h_sr": 31, "f_sr": 1, "f_hd": 7, "h_hd": 288, "h_hr": 136, "f_hr": 4 },
        { "annee": 1966, "f_sd": 0, "h_sd": 63, "h_sr": 36, "f_sr": 1, "f_hd": 6, "h_hd": 242, "h_hr": 182, "f_hr": 5 },
        { "annee": 1968, "f_sd": 0, "h_sd": 58, "h_sr": 41, "f_sr": 1, "f_hd": 6, "h_hd": 237, "h_hr": 188, "f_hr": 4 },
        { "annee": 1970, "f_sd": 1, "h_sd": 53, "h_sr": 45, "f_sr": 1, "f_hd": 10, "h_hd": 245, "h_hr": 177, "f_hr": 3 },
        { "annee": 1972, "f_sd": 0, "h_sd": 57, "h_sr": 43, "f_sr": 0, "f_hd": 14, "h_hd": 228, "h_hr": 190, "f_hr": 2 },
        { "annee": 1974, "f_sd": 0, "h_sd": 61, "h_sr": 39, "f_sr": 0, "f_hd": 14, "h_hd": 277, "h_hr": 139, "f_hr": 5 },
        { "annee": 1976, "f_sd": 2, "h_sd": 59, "h_sr": 39, "f_sr": 0, "f_hd": 13, "h_hd": 279, "h_hr": 138, "f_hr": 5 },
        { "annee": 1978, "f_sd": 0, "h_sd": 42, "h_sr": 57, "f_sr": 1, "f_hd": 11, "h_hd": 266, "h_hr": 153, "f_hr": 5 },
        { "annee": 1980, "f_sd": 0, "h_sd": 54, "h_sr": 44, "f_sr": 2, "f_hd": 11, "h_hd": 232, "h_hr": 182, "f_hr": 10 },
        { "annee": 1982, "f_sd": 0, "h_sd": 45, "h_sr": 53, "f_sr": 2, "f_hd": 13, "h_hd": 256, "h_hr": 157, "f_hr": 9 },
        { "annee": 1984, "f_sd": 0, "h_sd": 47, "h_sr": 51, "f_sr": 2, "f_hd": 12, "h_hd": 241, "h_hr": 171, "f_hr": 11 },
        { "annee": 1986, "f_sd": 1, "h_sd": 53, "h_sr": 45, "f_sr": 1, "f_hd": 13, "h_hd": 245, "h_hr": 166, "f_hr": 11 },
        { "annee": 1988, "f_sd": 1, "h_sd": 54, "h_sr": 44, "f_sr": 1, "f_hd": 16, "h_hd": 242, "h_hr": 164, "f_hr": 13 },
        { "annee": 1990, "f_sd": 2, "h_sd": 55, "h_sr": 42, "f_sr": 1, "f_hd": 21, "h_hd": 246, "h_hr": 158, "f_hr": 9 },
        { "annee": 1992, "f_sd": 5, "h_sd": 51, "h_sr": 42, "f_sr": 2, "f_hd": 36, "h_hd": 222, "h_hr": 164, "f_hr": 12 },
        { "annee": 1994, "f_sd": 5, "h_sd": 42, "h_sr": 49, "f_sr": 4, "f_hd": 32, "h_hd": 172, "h_hr": 212, "f_hr": 18 },
        { "annee": 1996, "f_sd": 6, "h_sd": 39, "h_sr": 52, "f_sr": 3, "f_hd": 39, "h_hd": 168, "h_hr": 208, "f_hr": 18 },
        { "annee": 1998, "f_sd": 6, "h_sd": 40, "h_sr": 51, "f_sr": 3, "f_hd": 41, "h_hd": 170, "h_hr": 206, "f_hr": 17 },
        { "annee": 2000, "f_sd": 11, "h_sd": 39, "h_sr": 47, "f_sr": 3, "f_hd": 44, "h_hd": 168, "h_hr": 203, "f_hr": 18 },
        { "annee": 2002, "f_sd": 9, "h_sd": 40, "h_sr": 46, "f_sr": 5, "f_hd": 42, "h_hd": 163, "h_hr": 208, "f_hr": 21 },
        { "annee": 2004, "f_sd": 9, "h_sd": 36, "h_sr": 50, "f_sr": 5, "f_hd": 46, "h_hd": 156, "h_hr": 207, "f_hr": 25 },
        { "annee": 2006, "f_sd": 11, "h_sd": 40, "h_sr": 44, "f_sr": 5, "f_hd": 57, "h_hd": 176, "h_hr": 181, "f_hr": 21 },
        { "annee": 2008, "f_sd": 13, "h_sd": 46, "h_sr": 37, "f_sr": 4, "f_hd": 62, "h_hd": 195, "h_hr": 161, "f_hr": 17 },
        { "annee": 2010, "f_sd": 12, "h_sd": 41, "h_sr": 42, "f_sr": 5, "f_hd": 55, "h_hd": 138, "h_hr": 218, "f_hr": 24 },
        { "annee": 2012, "f_sd": 16, "h_sd": 39, "h_sr": 41, "f_sr": 4, "f_hd": 62, "h_hd": 139, "h_hr": 214, "f_hr": 20 },
        { "annee": 2014, "f_sd": 14, "h_sd": 32, "h_sr": 48, "f_sr": 6, "f_hd": 62, "h_hd": 126, "h_hr": 225, "f_hr": 22 },
        { "annee": 2016, "f_sd": 18, "h_sd": 31, "h_sr": 46, "f_sr": 5, "f_hd": 61, "h_hd": 133, "h_hr": 218, "f_hr": 23 },
        { "annee": 2018, "f_sd": 17, "h_sd": 30, "h_sr": 48, "f_sr": 5, "f_hd": 84, "h_hd": 145, "h_hr": 194, "f_hr": 12 }
    ];

    /* on fait le total des femmes et des hommes dans les deux chambres */
    for (i = 0; i         data[i].f_r = (data[i].f_hr + data[i].f_sr)
        data[i].h_r = (data[i].h_hr + data[i].h_sr)
        data[i].f_d = (data[i].f_hd + data[i].f_sd)
        data[i].h_d = (data[i].h_hd + data[i].h_sd)
    };

    /* les colonnes que l'on veut afficher
       là on les ajoute aux data */
    data["columns"] = ["f_d", "h_d", "h_r", "f_r", "annees"].reverse();

    var width = document.getElementById("grapheelues").offsetWidth,
        ratio = .88,
        height = width * ratio,
        nbrticks = 8,
        margin = { top: height / 15, right: width / 4, bottom: height / 15, left: 0 };

    if (width         nbrticks = 5
        ratio = 1.1
        height = width * ratio
        margin = { top: height / 12, right: width / 5, bottom: height / 15, left: 0 }
    }

    var svg = d3.select("#grapheelues")
        .append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + width + " " + height);

    var g = svg.append("g").attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");

    var x = d3.scaleBand()
        .rangeRound([0, width - margin.left - margin.right]);

    var y = d3.scaleLinear()
        .rangeRound([height - margin.top - margin.bottom, 0]);

    var dicoCouleur = {
            "h_d": "#cce4f1",
            "f_d": "#2187c0",
            "f_d_fonce": "#1a6894",
            "h_r": "#f4d3d5",
            "f_r": "#ce3349",
            "f_r_fonce": "#a6283a"
        },
        dicoLegende = {
            "h_d": "Élus démocrates",
            "f_d": "Élues démocrates",
            "h_r": "Élus républicains",
            "f_r": "Élues républicaines"
        },
        mimandat = [1950, 1954, 1958, 1962, 1966, 1970, 1974, 1978, 1982, 1986, 1990, 1994, 1998, 2002, 2006, 2010, 2014, 2018];

    var stack = d3.stack().offset(d3.stackOffsetExpand);
    x.domain(data.map(function(d) { return d.annee; }));

    var serie = g.selectAll(".serie")
        .data(stack.keys(data.columns.slice(1))(data))
        .enter().append("g")
 "serie " + d.key)
 dicoCouleur[d.key])
 d.key);

    serie.selectAll("rect")
        .data(function(d) { return d; })
        .enter().append("rect")
        .attr("x", function(d) { return x(d.data.annee); })
        .attr("y", function(d) { return y(d[1]); })
        .attr("height", function(d) { return y(d[0]) - y(d[1]); })
        .attr("width", x.bandwidth() + 1)
        .attr("class", function() {
            c = d3.select(this.parentNode).attr("data-classe")
            return c
        })
        .attr("data-tt", function(d) {
            e = d.data
            /* le nombre de sièges, 535 tout le temps sauf en 1958 (533) et avant (531) */
            totalsieges = 535
            if (e.annee == 1958) totalsieges = 533
            if (e.annee             totalfem = +(e.f_r + e.f_d)
            pourcentdutotal = String(((totalfem / totalsieges) * 100).toFixed(1)).replace(".", ",").replace(",0", "")
            /* est-ce une élection de mi-mandat ? */
            textemimandat = " générales"
            if (mimandat.indexOf(e.annee) != -1) textemimandat = " de mi-mandat"
            /* le tooltip */
" + e.annee + " : élections" + textemimandat + ""
"
 sur " + totalsieges + ", soit " + pourcentdutotal + " % du Congrès :"
"
 " + e.f_hd + " démocrates à la Chambre"
 0) tt_dem += ", " + e.f_sd + " au Sénat"
 " + e.f_hr + " républicaines à la Chambre"
            /* on met en premier le décompte le plus élevé */
 0) tt_rep += ", " + e.f_sr + " au Sénat"
 e.f_d) { liste += tt_rep + "" + tt_dem } else {
" + tt_rep
            }
"
            return (html + liste)
        })
        .on("mouseover", function(d) {
            /* ça manque d'élégance mais on sélectionne
               chaque rectangle pour changer sa couleur
               les messieurs + clair, les dames + foncées */
            svg.selectAll(".serie rect.f_d")
 d.data.annee === e.data.annee)
 dicoCouleur["f_d_fonce"])
            svg.selectAll(".serie rect.f_r")
 d.data.annee === e.data.annee)
 dicoCouleur["f_r_fonce"])
            svg.selectAll("rect.h_r")
 d3.rgb(dicoCouleur["h_r"]).brighter(.4))
            svg.selectAll("rect.h_d")
 d3.rgb(dicoCouleur["h_d"]).brighter(.4))
        })
        .on("mouseout", function(d) {
            /* on rétablit les bonnes couleurs, ce serait 
               sans doute plus chic avec une boucle js */
            svg.selectAll(".serie rect.f_d")
 d.data.annee === e.data.annee)
 dicoCouleur["f_d"])
            svg.selectAll(".serie rect.f_r")
 d.data.annee === e.data.annee)
 dicoCouleur["f_r"])
            svg.selectAll("rect.h_r")
 dicoCouleur["h_r"])
            svg.selectAll("rect.h_d")
 dicoCouleur["h_d"])
        });

    g.append("g")
        .attr("class", "axis axis--x")
        .call(d3.axisTop(x).ticks(5).tickFormat(function(d) {
            if (d % nbrticks == 0) return d
        }));

    g.append("g")
        .attr("class", "axis axis--x")
        .attr("transform", "translate(0," + (height - margin.bottom - margin.top) + ")")
        .call(d3.axisBottom(x).ticks(5).tickFormat(function(d) {
            if (d % nbrticks == 0) return d
        }));

    /* la grille */

    svg.append("g")
        .attr("class", "grid passelect")
        .attr("transform", "translate(0," + (margin.top) + ")")
        .call(make_y_gridlines()
            .tickSize(width - (margin.right + margin.left))
            .tickFormat("")
        );
    /* ma légende */

    var legende_elues = serie.append("g")
        .attr("class", "legende_elues")
        .attr("transform", function(d) { var d = d[d.length - 1]; return "translate(" + (x(d.data.annee) + x.bandwidth()) + "," + (((y(d[0]) + y(d[1])) / 2) - 3) + ")"; });

    /* la ligne horizontale */
    legende_elues.append("line")
        .attr("x1", -9)
        .attr("x2", 9)
        .attr("class", "passelect");

    /* le texte qu'on va chercher avec le dicoLegende */
    legende_elues.append("text")
        .attr("x", 12)
        .attr("dy", "0.35em")
        .attr("class", function(d) {
            maclasse = "passelect "
            if (d.key.slice(0, 3) == "fem") maclasse += "femmes"
            return maclasse
        })
        .text(function(d) {
 500) { return dicoLegende[d.key] } else {
                contenu = dicoLegende[d.key].split(" ")
                return contenu[0] + " " + contenu[1].slice(0, 3) + "."
            }
        });

    function type(d, i, columns) {
        for (i = 1, t = 0; i         d.total = t;
        return d;
    };


    function make_y_gridlines() {
        return d3.axisRight(y)
            .ticks(10)
    };

    /*    La gestion du tooltip, ici sur la classe ".selecteur"    */
    var dec_device = "aec";
    try {
 -1) {
            dec_device = "noaec";
        }
    } catch (err) {
        dec_device = "aec";
    }

    $("#elues_chambre").tooltip({
        show: { effect: "FadeIn", duration: 50 },
        hide: { effect: "FadeOut", duration: 50 },
        items: "rect",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs " + dec_device,
        position: {
            my: 'left+40 center',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).data("tt")
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }

    });
    $("#elues_chambre a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});





                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/08/19-8">
<filnamedate="20181108"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181108"><AAMMJJHH="2018110819">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Pour répondre à l’énorme succès populaire d’une chanson égratignant le pouvoir en place, le premier ministre en a aussi mis un en ligne. Avec beaucoup moins de succès.
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Avec beaucoup moins de succès.        Par  Bruno Philip   Publié aujourd’hui à 12h52, mis à jour à 13h45   Lecture 6 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                    Après quatre ans de dictature, une bande de rappeurs vient de bousculer le régime des généraux thaïlandais : en un peu plus d’une semaine, la chanson « Prathet ku mi… » (Et voici ce que fait mon foutu pays…), qui égrène dans un langage cru les tares du régime et de la société, a été vue plus de 26 millions de fois. Ce qui, dans une nation de 69 millions d’habitants, est un record national.          « Ce que mon pays fait, c’est de prétendre donner des libertés mais ne te laisse pas le droit de choisir », scandent dix rappeurs, filmés en noir et blanc, certains cagoulés et masqués, d’autres à visages découverts. « Ce pays où on tue facilement avec de l’argent », « ce pays où l’on mange de la panthère en sashimi », chantent, un par un, en gesticulant, les chanteurs, faisant des allusions directes à la corruption et aux scandales qui émaillent la politique thaïe. Notamment celui qui a vu, en février, le tycoon de l’immobilier Premchai Karnasuta être arrêté pour avoir abattu des félins d’une espèce menacée dans la jungle.                 Lire aussi  Le coup d’Etat, une spécialité thaïlandaise              Regarder n’est pas forcément approuver mais le plus d’un million de « like » sur Facebook indique bien qu’une partie substantielle des jeunes et des rappeurs de tout poil en ont ras la casquette du régime du général Prayuth Chan-ocha. Celui-ci et sa clique de galonnés s’étaient emparés du pouvoir en mai 2014 pour « ramener l’ordre » dans un pays divisé et meurtri par de multiples et sanglantes crises depuis une décennie.          Impatience populaire          Même si le régime des généraux est une sorte de « dictature molle », qui ne peut être comparée dans son niveau de répression avec ses consœurs sud-américaines des années de plomb, ou même avec d’autres régimes militaires du passé dans le royaume thaï, le succès de la chanson est tout de même une indication d’un degré d’impopularité certaine du pouvoir en place.          En dépit du fait que les élites, les classes aisées et une grande partie des milieux d’affaires continuent de soutenir les militaires, la vaste diffusion de cette chanson démontre une certaine impatience populaire alors que le régime n’a cessé de repousser les élections législatives. Celles-ci pourraient désormais avoir lieu en février 2019. Ou un peu plus tard, comme l’a récemment laissé entendre le général premier ministre Prayuth.                 Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  En Thaïlande, la « relève » politique cherche sa voie                                            La suite est réservée aux abonnés.  Déjà abonné ? Se connecter  S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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édition abonné


L’Italien Andrea Enria devrait prendre la tête du « gendarme » bancaire européen

La BCE a choisi le président de l’Autorité bancaire européenne pour succéder à la Française Danièle Nouy. Cette proposition doit encore être soumise aux institutions européennes.



LE MONDE ECONOMIE
 |    08.11.2018 à 12h31
    |

            Marie Charrel et 
                                Véronique Chocron








                        



                                


                            

Alors que les femmes sont notoirement sous-représentées aux postes-clés de la Banque centrale européenne (BCE), l’institut de Francfort a désigné un homme, l’Italien Andrea Enria, pour prendre les rênes du « gendarme » bancaire européen. Mercredi 7 novembre, la BCE devait, en effet, choisir qui succédera à la Française Danièle Nouy, à compter du 1er janvier 2019, pour superviser les 118 plus grandes banques européennes, qui détiennent plus de 80 % des actifs bancaires de la zone euro.
Après la crise de 2008, l’Europe a donné naissance à une union bancaire dotée, à partir de 2014, d’un superviseur unique intégré à la BCE. Sa mission : inspecter les principales institutions financières de la zone euro, leur accorder ou leur retirer leur licence bancaire et leur imposer de renforcer leur capital autant que de besoin. En un mot, être intrusif, alors qu’avant-crise, la relation de proximité souvent indulgente entretenue entre les banques et leurs superviseurs nationaux a mené à la catastrophe.
Mme Nouy, femme de caractère, a été la première à tenir la barre de ce nouveau Mécanisme de surveillance unique (MSU). Pour la remplacer, le conseil des gouverneurs de la BCE avait le choix entre deux candidats : l’Irlandaise Sharon Donnery, 46 ans, gouverneure adjointe de la banque centrale d’Irlande et directrice d’un groupe de travail à la BCE sur les créances douteuses amassées dans les bilans des banques ; et Andrea Enria, 57 ans, à la tête de l’Autorité bancaire européenne, chargée d’édicter des règles pour les banques de l’Union européenne (UE). Le Français Robert Ophèle, 62 ans, président de l’Autorité des marchés financier, avait été sorti de la course fin octobre après son audition devant le Parlement européen.
Jeu de chaises musicales
Pour certains observateurs, le choix d’Andrea Enria ne serait pas sans lien avec la santé des banques italiennes, qui, ployant sous les prêts « non performants » (c’est-à-dire non remboursés),...




                        

                        


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Compte rendu

Au Cameroun, une journaliste anglophone écrouée à la prison de Douala

Rédactrice en chef adjointe et présentatrice vedette de la chaîne de télévision privée Equinoxe TV, Mimi Mefo a été inculpée d’« atteinte à la sûreté de l’Etat ».


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 08.11.2018 à 12h15






    
Mimi Mefo, rédactrice en chef adjointe et présentatrice vedette de la chaîne de télévision privée Equinoxe TV.
Crédits : Equinoxe TV


Une célèbre journaliste anglophone du Cameroun, Mimi Mefo, a été écrouée dans la nuit du mercredi 7 novembre à Douala (sud), après avoir été inculpée par un tribunal militaire d’« atteinte à la sûreté de l’Etat », a appris l’AFP auprès de son avocate. Mimi Mefo, rédactrice en chef adjointe et présentatrice vedette à Equinoxe TV, une chaîne de télévision privée de Douala, « a été écrouée et incarcérée (…) à la prison de New-Bell », a affirmé Alice Nkom, responsable d’un collectif de onze avocats qui s’est constitué pour défendre la journaliste.
Mimi Mefo a été placée en détention provisoire par le commissaire du gouvernement près du tribunal militaire de Douala, selon Me Nkom qui qualifie ces chefs d’inculpation de « rocambolesques ». Elle devrait être jugée par le tribunal militaire de Douala dès lundi, selon l’avocate.

        Lire aussi :
         

                Un missionnaire américain tué dans le Nord-Ouest anglophone du Cameroun



Il lui est reproché d’avoir « relayé, tout en en indiquant la source, un post disant que ce sont des balles de l’armée qui ont tué le missionnaire américain Charles Trumann Wesco », qui a succombé fin octobre à ses blessures après une attaque dans la province anglophone du Nord-Ouest, a expliqué Me Nkom. « Est-ce qu’on peut nous prouver que c’est faux ? On n’en sait rien, dès lors qu’on a affaire à une armée dont des soldats peuvent tirer à bout portant sur un enfant, ce que les autorités nient avant de se raviser », a-t-elle affirmé.
Six journalistes interpellés
Dans un autre post, la journaliste avait relayé la version du ministère camerounais de la défense, imputant la responsabilité de la mort du missionnaire américain aux séparatistes anglophones. « Son innocence est établie et la preuve que [son] emprisonnement était planifié est cinglant », a réagi le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC). Reporters sans frontières (RSF) a également demandé la libération immédiate de la journaliste d’Equinoxe TV. « Les journalistes qui couvrent la crise anglophone ne sont pas des criminels ! », précise l’ONG.

        Lire aussi :
         

                Les anglophones du Cameroun pris entre les feux de l’armée et des séparatistes



Anglophone, Mimi Mefo, en plus de ses responsabilités à Equinoxe TV, anime un site Internet sur lequel elle rend régulièrement compte de l’actualité des deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, en proie à un conflit armé depuis un an. Depuis la tenue de la présidentielle le 7 octobre, au moins six journalistes ont été interpellés au Cameroun, dont deux restent incarcérés, selon un décompte fait par l’AFP. Michel Biem Tong, promoteur d’un site Internet, a été arrêté le 23 octobre et restait en détention jeudi pour des faits allégués d’« apologie » de sécession.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Avocate, férue d’arts martiaux et lesbienne assumée, la démocrate l’a emporté à la Chambre des représentants sur des terres conservatrices.
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Midterms : dans le Kansas, Sharice Davids devient la première Amérindienne élue au Congrès

Avocate, férue d’arts martiaux et lesbienne assumée, la démocrate l’a emporté à la Chambre des représentants sur des terres conservatrices.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 11h51
   





                        



   


« Je sais que le moment est venu de prendre des mesures pour notre communauté et pour notre nation » : Sharice Davids donne le ton sur son site de campagne. Première Amérindienne à être élue au Congrès avec la candidate Deb Haaland au Nouveau-Mexique, cette démocrate a battu le républicain Kevin Yoder sur les terres conservatrices du Kansas.
Membre d’une tribu du Wisconsin, les Ho-Chunk ou Winnebagos, Mme Davids a emporté la 3e circonscription avec 53,3 % des voix, soit plus de 164 000 électeurs. Le reste de l’Etat a voté républicain. Outre Deb Haaland et Sharice Davids, huit autres candidats amérindiens étaient en lice pour le Congrès cette année, un record.

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                Midterms 2018 : Ocasio-Cortez, Sharice Davids, Rashida Tlaïb... les nouveaux visages du Congrès



Se battre pour l’équité
Cette avocate de 38 ans est aussi une homosexuelle assumée. Elevée par une mère célibataire ancienne militaire, elle est diplômée d’un institut de formation publique et a passé un an à Washington au sein de l’administration Obama, auprès du ministre des transports.
Karaté, capoeira, taekwondo... Férue d’arts martiaux qu’elle a pratiqués à un niveau professionnel, Mme Davids promet de se battre pour l’équité. Elle est soutenue par la liste Emily, ou Emily’s List, un comité d’action politique fondé en 1984 par vingt-cinq femmes pour aider à l’élection de femmes progressistes et « prochoix ».

        Lire notre analyse :
         

          « Midterms » : un nombre record de femmes siègeront au Congrès américain



Qualifiant d’« extrémiste » son opposant, M. Yoder, selon le Kansas City Star, elle compte s’opposer aux tentatives de limiter l’accès aux soins de santé et aux exemptions fiscales accordées par le président Donald Trump.
En chiffres : Midterms 2018 : Trump perd sa majorité, comme ce fut le cas pour presque tous ses prédécesseurs



                            


                        

                        


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Californie : fusillade dans un bar bondé d’une banlieue de Los Angeles, au moins 12 morts

Des centaines de personnes se trouvaient à l’intérieur du Borderline Bar and Grill de Thousand Oaks quand un homme de 28 ans a ouvert le feu, avant d’être tué.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 17h18
   





                        



   


Un homme armé a ouvert le feu, mercredi soir 7 novembre, dans un bar-discothèque bondé de Thousand Oaks, dans le sud de la Californie, où se tenait une fête d’étudiants. Douze personnes, dont un policier, ont été tuées, a annoncé le shérif du comté de Ventura, Geoff Dean. Le tireur présumé, présenté comme un ancien soldat de 28 ans, est mort à l’intérieur de l’établissement. Selon Geoff Dean, une dizaine de personnes ont été blessées.
Le drame a eu lieu dans l’enceinte du bar de music country le Borderline Bar and Grill, dans la localité de Thousand Oaks, banlieue résidentielle de Los Angeles. « Les pompiers et les premiers intervenants sont arrivés à l’endroit où une fusillade a été signalée » avec « plusieurs blessés », avait indiqué plus tôt le service incendie du comté. Des opérations de « sécurisation » du site étaient en cours.

        Sur Les Décodeurs :
         

          en 2018, les Etats-Unis n’ont pas connu plus de 4 jours sans fusillade de masse



Des centaines de personnes présentes

   


Des centaines de personnes se trouvaient à l’intérieur du Borderline Bar and Grill à 23 h 20 (heure locale), selon le capitaine du comté de Ventura, Garo Kuredjian, qui a précisé que des coups de feu étaient encore tirés lorsque les policiers sont arrivés sur les lieux. A 3 heures, heure locale, le bilan comprenait, en outre, un nombre indéterminé de blessés, admis dans plusieurs hôpitaux de la région, a-t-il indiqué.
Le shérif n’a pas pu préciser à ce stade si le tireur avait été abattu par les forces de l’ordre ou s’il avait retourné son arme contre lui. L’identité du tireur et ses motifs restaient également indéterminés mais plusieurs témoins qui se trouvaient dans le Borderline Bar and Grill ont décrit un « homme en manteau noir », « barbu » et tenant une arme de poing de gros calibre.
La plupart des témoins cités par les médias américains, en majorité des étudiants des nombreuses universités de cette banlieue résidentielle de Los Angeles, décrivent des scènes de panique après les premiers coups de feu. « Tout le monde s’est jeté au sol très rapidement. Tout le monde voulait sortir le plus vite possible », a déclaré une jeune femme, qui s’est elle-même enfuie avec une amie par la fenêtre de la cuisine. Les Etats-Unis sont régulièrement le théâtre de fusillades visant des lieux publics, la dernière en date ayant fait onze morts dans une synagogue de Pittsburgh.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ L’Eglise catholique allemande a mis en place une initiative similaire que celle annoncée par les évêques français pour faire la lumière sur les abus sexuels.
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Pédophilie : une commission inspirée par les exemples européens

L’Eglise catholique allemande a mis en place une initiative similaire que celle annoncée par les évêques français pour faire la lumière sur les abus sexuels.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 13h35
    |

                            service international








                        


Depuis les années 1990 et la multiplication des grands scandales de pédophilie un peu partout dans le monde, les Eglises des pays concernés ont réagi en ordre dispersé, et presque systématiquement sous la contrainte. Les révélations sur les abus sexuels commis par des prêtres et la façon dont leur hiérarchie a détourné les yeux ont été faites, pour l’essentiel, à l’initiative des victimes ou de la presse. C’est le plus souvent à la demande et sous le contrôle des gouvernements que des commissions d’enquête ont été mises en place.

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Les initiatives les plus anciennes reviennent à l’Irlande. En 2009, le rapport Murphy, commandé par le gouvernement irlandais, dépeignait trente ans d’exactions et d’omerta dans le diocèse de Dublin, où les plaintes des familles n’ont pas été prises au sérieux par les évêques successifs, alors même qu’au moins 46 prêtres avaient abusé plus de 400 enfants. La même année, le rapport du juge Ryan, fruit de neuf années d’enquêtes, concluait que, sur 35 000 enfants placés des institutions dépendant de l’Eglise, plus de 2 000 avaient subi des abus physiques ou sexuels, notamment de la part de prêtres.
En 2017, en Australie, une commission d’enquête créée quatre ans plus tôt à l’initiative du gouvernement a répertorié 4 444 cas d’abus entre 1980 et 2015 et identifié 1 900 religieux incriminés. Aux Etats-Unis, c’est la justice qui a conduit l’essentiel des recherches, à commencer par l’enquête menée après les révélations du Boston Globe au début des années 2000. Le 14 août 2018, le procureur de Pennsylvanie détaillait les violences commises sur plus de 1 000 enfants et adolescents par au moins 300 prêtres dans six des huit diocèses de cet Etat pendant cinq ou six décennies.
Aux Pays-Bas, c’est l’Eglise elle-même qui a pris les devants. En 2010, à la suite de plusieurs révélations dans la presse de cas d’abus sexuels, la Conférence épiscopale néerlandaise et la Conférence des instituts religieux néerlandais avaient annoncé vouloir une enquête « exhaustive, externe et indépendante ». Dans son rapport final, dévoilé dix-huit mois plus tard, elle estimait que « plusieurs dizaines de milliers de mineurs » avaient été abusés sexuellement au sein de l’Eglise catholique néerlandaise depuis 1945.

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« Tournant » en Allemagne
Le cas allemand semble être celui qui se rapproche le plus de l’initiative annoncée mercredi par les évêques français – la création prochaine d’une « commission indépendante ». Le 25 septembre, l’Eglise catholique allemande a rendu public un rapport de 350 pages portant sur la période 1946-2014. Pilotée par une équipe d’universitaires, elle avait été commandée en 2013 après une série de révélations sur d’anciennes affaires de pédophilie dans plusieurs établissements catholiques de renom.
Elle avait démontré que, sur cette période, 1 670 membres de l’Eglise catholique avaient agressé sexuellement 3 677 mineurs, en majorité des garçons de moins de 13 ans, ce qui signifie qu’au moins 4,4 % de l’ensemble des religieux ont abusé d’enfants. Une évaluation plancher, reconnaissent les auteurs. Une victime sur six aurait été violée. L’étude met également en évidence l’impunité dont ont bénéficié les agresseurs. Sur les 1 670 religieux mis en cause, seulement 566, soit un tiers environ, ont été poursuivis canoniquement. Parmi eux, à peine une quarantaine ont été exclus de l’Eglise. La justice pénale, elle, n’a été saisie que dans une centaine de cas.
Après la publication de l’étude, l’Eglise a évoqué un « tournant » et fait part de sa « honte ». Plusieurs plaintes ont été déposées auprès des différents procureurs généraux du pays afin que la justice déclenche des enquêtes dans chacun des vingt-sept diocèses allemands. Selon le Spiegel, cinq diocèses étaient visés, fin octobre, par des enquêtes judiciaires.
L’enquête allemande n’a toutefois pas échappé aux critiques des associations de victimes : selon elles, ses auteurs n’ont pas eu accès aux archives, mais seulement aux informations fournies par les diocèses ; l’étude n’entre dans « aucun détail concernant la situation de tel ou tel diocèse ou le rôle de tel ou tel prélat » ; enfin, elle ne concerne « que l’Eglise stricto sensu », laissant donc de côté les institutions éducatives qui lui sont liées. Les mêmes questions se poseront en France quant au périmètre d’action et aux moyens dévolus à la future commission d’enquête.
En Belgique, les conclusions d’une commission d’enquête instaurée par l’Eglise pour entendre les victimes sont attendues en 2019. Ses travaux, débutés en 2009, furent très encadrés, voire entravés, y compris par le ministre de la justice de l’époque, ce qui entraîna la démission de sa présidente, une magistrate. Son successeur, le pédopsychiatre Peter Adriaenssens, a vu sa tâche facilitée par des révélations sur l’un des prélats les plus en vue du pays, Roger Vangheluwe, l’évêque de Bruges. En septembre 2010, M. Adriaenssens avait fait publier l’intégralité des témoignages recueillis.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Bogota veut voir dans le mouvement migratoire sans précédent auquel il est confronté une opportunité de développement.
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La Colombie face au défi des migrants vénézuéliens

Bogota veut voir dans le mouvement migratoire sans précédent auquel il est confronté une opportunité de développement.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 11h29
    |

            Marie Delcas (Bogota, correspondante)








                        



                                


                            

Le fonctionnaire municipal qui, nonchalant, surveille l’entrée du parc Montevideo, à Bogota, ironise : « Donald Trump, qui est à la tête de la première puissance mondiale, s’effraye de l’arrivée de 5 000 migrants centraméricains. Nous, en Colombie, nous recevons 3 000 Vénézuéliens tous les jours. »
Christian Kruger, directeur des services migratoires colombiens, confirme le chiffre. « Au cours du mois dernier, 100 000 Vénézuéliens sont entrés dans notre pays pour y rester. Un record, affirme-t-il. Pour prendre la mesure du ­phénomène, il faut rappeler qu’en 2015, il y avait en Colombie 140 000 étrangers résidents, toutes nationalités comprises. » Jamais la Colombie, ni l’Amérique latine dans son ensemble, n’avait connu un tel mouvement migratoire.
Plus de 1,2 million de Vénézuéliens sont désormais établis en Colombie, selon la Banque mondiale qui, le 2 novembre, publiait un rapport sur l’impact de cette crise migratoire. Le vice-président de l’institution multilatérale, Jorge Familiar, venu lancer le rapport à Bogota, s’est voulu optimiste. « Gérer les tensions entre les communautés de migrants et les communautés qui les accueillent présente bien des défis, a-t-il déclaré. Mais si on sait affronter ces défis, la situation est porteuse à moyen et à long terme d’opportunités, de développement et de croissance. »
Les habitants du parc Montevideo, un carré d’herbe, sale et cabossé, perdu entre les bâtiments industriels qui bordent le terminal de bus de Bogota, aimeraient le croire. Quelque 200 Vénézuéliens y vivent sous des bâches de plastique noir. Depuis fin septembre, la mairie de Bogota, qui veut éviter de voir grandir et perdurer le camp, en interdit l’accès aux nouveaux arrivants. Les rues adjacentes se sont remplies d’abris de fortune.
« Devoir historique et moral »
A Bogota, les Vénézuéliens sont aujourd’hui près de 240 000, soit 2,9 % de la population de la capitale. Ils travaillent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le film de Jon M. Chu, « Crazy Rich Asians », en salle en France depuis le 7 novembre, connaît un gros succès outre-Atlantique, notamment dans la communauté asiatique.
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Cinéma : « Crazy mania » aux Etats-Unis

Le film de Jon M. Chu, « Crazy Rich Asians », en salle en France depuis le 7 novembre, connaît un gros succès outre-Atlantique, notamment dans la communauté asiatique.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 11h28
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            

Salles louées d’avance, couvertures des magazines : dès sa sortie, mi-août, Crazy Rich Asians a pris la dimension d’un phénomène de société aux Etats-Unis. Pour la communauté asiatique, le film a représenté l’équivalent de ce qu’avait été, six mois plus tôt, le Black Panther, de Ryan Coogler, pour les Afro-américains : une source de fierté, la reconnaissance d’une place à part entière dans le monde culturel mainstream, avec une distribution entièrement « ethnique ».

Depuis la sortie, le film a engrangé 234 millions de dollars de recettes (205 millions d’euros). On est loin du record de Black Panther –1,4 milliard de dollars dans le monde, dont 700 millions aux Etats-Unis, ce qui en fait le neuvième succès de tous les temps. Mais la « Crazy mania » a incité Hollywood à reconsidérer le dogme selon lequel seules les stars « blanches »  sont susceptibles d’attirer les producteurs et le public (au point de faire jouer des acteurs blancs dans des rôles de minorités, comme Scarlett Johansson en 2017, dans Ghost in the Shell, basé sur un manga japonais).
Universalité du scénario
Premier grand film dirigé par un metteur en scène asiatique – le sino-américain Jon M. Chu – depuis vingt-cinq ans, Crazy Rich Asians a enthousiasmé la diaspora, avec son côté agile, branché, son décor singapourien extravagant et ses personnages qui passent sans transition du mandarin à l’anglais ou au cantonais, à l’image de nombre « d’ABC » new-yorkais (« Americans Born Chinese », dans le jargon des millenials).

La communauté asiatique (6 % de la population des Etats-Unis avec une augmentation de 70 % en dix ans) y a vu un signe supplémentaire de son affirmation politique et culturelle, dans un pays où elle a longtemps préféré ne pas s’afficher. Et, pour une fois, elle apparaît dans une représentation qui n’emprunte pas au kung fu ou au cliché de « nerds » (premier de la classe) attaché aux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Artistes ou soldates, les femmes dénoncent massivement les agressions sexuelles.
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#Metoo : Un an après, la Suède vit au rythme de la révolution

Artistes ou soldates, les femmes dénoncent massivement les agressions sexuelles.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 11h23
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

Un jour d’octobre 2017, l’actrice Sofia Helin a fait asseoir sa famille dans le canapé de son appartement stockholmois. Quelques jours plus tôt, elle avait rédigé un texte dénonçant les structures patriarcales dans le secteur de la culture en Suède. Des dizaines actrices s’étaient ralliées à l’idée d’une action. « J’ai dit à mon mari et mes enfants que soit ils me laissaient travailler jour et nuit les semaines suivantes, soit je prenais une chambre à l’hôtel, raconte-t-elle, parce que ce serait ce que j’accomplirais de plus important dans ma carrière. »
Le 8 novembre, le quotidien Svenska Dagbladet publie une tribune, signée par 456 actrices et comédiennes suédoises. Elles y dénoncent les viols, agressions sexuelles et le harcèlement sur les plateaux de cinéma et les scènes des théâtres, tout en pointant du doigt la responsabilité des chefs, qui n’ont rien fait pour mettre un terme à ces abus. C’est le point de départ de ce que beaucoup considèrent alors comme une « révolution » comparée au mouvement pour le droit de vote des femmes.
Un an plus tard, « le mouvement se poursuit », assure Anna Wahl, vice-présidente de l’Institut royal de technologie à Stockholm et professeur en « genre, organisation et management ». Peut-être pas avec la même intensité dans tous les secteurs, ni de la façon dont on imagine une révolution. Mais dans « sa version suédoise, calme, non turbulente », précise Anna Wahl. Une révolution, cependant, « au sens où on peut tirer un trait entre avant et maintenant, et dire qu’il ne sera jamais plus possible de revenir en arrière ».
« Au garde-à-vous et encaisse »
Jusqu’au 8 novembre 2017, le mouvement #metoo n’avait pourtant connu qu’un impact modeste en Suède. Un journaliste du tabloïd Aftonbladet et un animateur de la chaîne TV4 avaient été licenciés après des accusations de viols relayées par les médias, depuis épinglés par le Conseil de la presse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Après que le royaume a organisé un forum d’affaires à Laayoune, le Front Polisario, qui revendique le territoire, dénonce une « politique expansionniste hostile ».
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Compte rendu

Au Sahara occidental, l’offensive économique du Maroc

Après que le royaume a organisé un forum d’affaires à Laayoune, le Front Polisario, qui revendique le territoire, dénonce une « politique expansionniste hostile ».


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-11-08T11:21:10+01:00"

        Le 08.11.2018 à 11h21






    
A Laayoune, au Sahara occidental, le 3 novembre 2018.
Crédits : FADEL SENNA / AFP


Construction de routes, aménagement des villes et des ports, création de parcs industriels, liaisons aériennes… Le Maroc veut accélérer le développement économique du Sahara occidental, sans attendre un règlement politique sur le statut de l’ancienne colonie espagnole.
Signe de cette politique volontariste, les autorités marocaines ont organisé du vendredi 2 au dimanche 4 novembre un grand forum d’affaires à Laayoune, la plus grande ville du Sahara occidental : c’est le premier événement du genre sur les terres désertiques que le Front Polisario dispute au Maroc depuis des décennies. « C’est une région très riche : il y a un grand potentiel dans l’industrie, la pêche, l’agriculture ou l’offshoring, on souhaite voir venir les investisseurs étrangers », a expliqué à l’AFP la secrétaire d’Etat au commerce extérieur, Rokia Derham.

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Ce Forum d’affaires Maroc-France visait à convaincre les entreprises françaises de « donner un nouvel élan à leurs affaires » dans une région présentée par les organisateurs comme un « modèle de développement territorial ». « Nous voulons pousser le développement et l’économie », a souligné le président de la région, Hamdi Ould Errachid, en ouverture de cet événement qui a attiré quelque 200 entrepreneurs, dont une cinquantaine venus de France.
Objectif : mettre en avant « l’attractivité » de ce territoire situé aux portes de l’Afrique subsaharienne et les « opportunités à saisir » dans de multiples secteurs – construction, industrie, agriculture, pêche, énergies renouvelables, tourisme…
« On est là pour faire des affaires »
A un mois de la reprise des négociations politiques menées sous l’égide des Nations unies, l’initiative a suscité les hauts cris du Polisario, qui a dénoncé le forum comme un exemple de la « politique expansionniste hostile » du Maroc dans une lettre ouverte au secrétaire général de l’ONU, Antonio Gutteres.
Le Polisario, qui a proclamé une République arabe sahraouie démocratique (RASD) au début des années 1980, contrôle environ 20 % de l’ex-colonie espagnole de 266 000 km2. Plus au nord, en territoire algérien, se trouvent des camps où s’entassent des dizaines de milliers de réfugiés. Le Maroc, qui contrôle le reste du Sahara et ses 1 100 km de façade atlantique, veut préserver son « intégrité territoriale » via un plan d’autonomie. Sur le terrain, un mur de sable érigé par le Maroc et une zone tampon surveillée par l’ONU séparent les deux parties depuis un cessez-le-feu signé en 1991.

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Bloqué depuis 2012, le processus de négociation mené par l’ONU doit reprendre les 5 et 6 décembre à Genève, en présence de la Mauritanie et de l’Algérie. « La question politique doit être réglée par les Nations unies […], le développement de la région ne peut être lié », assure Rokia Derham.
Sur la même ligne, le forum a éludé les aspects politiques pendant deux jours. « Une entreprise internationale s’installe là ou il y a des besoins », souligne Maha Hmeid, la directrice de l’antenne marocaine de la firme Weber, filiale du groupe Saint-Gobain, qui envisage d’ouvrir une unité à Laayoune, après Casablanca et Agadir. Philippe-Edern Klein, le président de la Chambre française du commerce et d’industrie au Maroc (CFCIM), co-organisatrice du forum, « ne veut pas parler politique ». « On est là pour faire des affaires », dit-il, plaidant pour « le développement du Sahara occidental ».
« Personne n’est dupe, tout le monde sait que ceux qui sont présents donnent un signal : il y a un enjeu politique », affirme toutefois Khadija Gamraoui, une élue locale française de droite (Les Républicains) venue avec une association franco-marocaine. « Les investissements, ça légitime », souligne-t-elle, se disant « impressionnée » par les chantiers déjà menés.
« Ici, c’est zéro impôt »
Avec son immense bibliothèque, sa piscine olympique, son théâtre, ses terrains de sport dernier cri et ses esplanades ornées de fontaines et de palmiers, Laayoune se veut la vitrine des investissements colossaux déversés ces dernières années par Rabat – avec notamment plus de 49 milliards de dirhams (4,5 milliards d’euros) prévus d’ici à 2021 pour le seul plan de développement régional. L’usine de traitement de phosphate exploitée par le géant marocain OCP – qui assure faire plus d’investissements que de profits dans la région – et le grand port de pêche voisin ont joué un rôle moteur.
Pour convaincre les entrepreneurs étrangers, Khalid Hatim, conseiller du président de la région, fait valoir que Las Palmas, la capitale des îles Canaries (Espagne), est « à quarante-cinq minutes d’avion » : « C’est facile de s’y installer en famille et de faire la navette. » Autre argument de taille : « Ici, c’est zéro fiscalité, zéro impôt », du fait du statut particulier du territoire.

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Pour développer la ville de Dakhla, plus au sud, les autorités marocaines misent sur le tourisme, avec de grands événements comme l’étape annuelle du championnat du monde de kitesurf ou le prochain festival international de la mode africaine. Les autorités locales organisent aussi des conférences internationales avec des invités de marque – l’ancien président français Nicolas Sarkozy est venu en mars – et des matchs de gala avec des anciennes stars du football comme Maradona ou Ronaldinho.
Décidé à contrer le développement piloté par le Maroc, qu’il accuse de « colonisation » et « pillage », le Polisario a lancé l’offensive sur le terrain juridique et judiciaire. Le mouvement indépendantiste conteste les accords de pêche et d’agriculture signés avec l’Union européenne et a déposé des plaintes contre des entités françaises opérant localement, comme les banques BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole, l’assureur Axa ou la compagnie low cost Transavia, filiale d’Air France, qui compte un vol Paris-Dakhla. Ceci n’a pas dissuadé les trois banques françaises de participer au forum de Laâyoune via leurs filiales marocaines.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Matthew Whitaker, le ministre de la justice par intérim qui remplace Jeff Sessions, est un adversaire déclaré du procureur spécial.
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Aux Etats-Unis, la pression s’accroît sur l’enquête russe de Robert Mueller

Matthew Whitaker, le ministre de la justice par intérim qui remplace Jeff Sessions, est un adversaire déclaré du procureur spécial.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
08.11.2018 à 15h12
    |

            Nicolas Bourcier








                        



   


Depuis deux mois, le procureur spécial Robert Mueller et ses équipes s’étaient montrés encore plus discrets que d’habitude. La coutume établie par le ministère de la justice, imposant aux magistrats de se garder de toute inculpation à caractère politique dans les soixante jours précédant un scrutin, a semble-t-il fait son effet. La fin de la trêve électorale sifflée brutalement par Donald Trump au lendemain des « midterms », mercredi 7 novembre, en remplaçant le ministre de la justice, Jeff Sessions, par son chef de cabinet, Matthew Whitaker, a remis la délicate enquête russe sur le devant de la scène.
Nommé il y a un an et demi au poste de procureur spécial chargé de l’enquête sur l’ingérence de Moscou dans la campagne présidentielle américaine de 2016 et la possible collusion avec les équipes du candidat Trump, Robert Mueller va devoir désormais faire face à un ministre de tutelle ouvertement hostile aux investigations en cours. Ancien procureur et homme d’affaires, Matthew Whitaker est connu pour avoir développé des relations étroites avec la Maison Blanche, où il était considéré comme un allié politique fiable.

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En juillet 2017, peu avant d’entrer dans le cabinet de Jeff Sessions, Matthew Whitaker avait émis sur CNN l’idée de couper les fonds fédéraux aux équipes du procureur spécial. « Une baisse drastique signifierait l’arrêt de l’enquête », avait-il alors lancé devant les caméras.
Un mois plus tard, il reprit sur son compte Twitter le titre d’un article du site Philly.com, « Un conseil à l’avocat de Trump : ne coopérez pas avec le gang de lyncheurs de Mueller ». Dans son Tweet, il précisait que l’article « valait la peine d’être lu ». L’annonce de sa nomination n’a toutefois pas permis de déterminer si le nouveau ministre par intérim allait prendre directement en charge la supervision de cette tentaculaire enquête, qui n’a eu de cesse d’empoisonner la présidence de Trump.
Dépositions discrètes
Au cours de ces dix-huit mois, Robert Mueller est parvenu à inculper 32 personnes, dont 26 ressortissants russes. Sur le versant américain, quatre membres de l’équipe de campagne du président ont été mis en examen par ses soins : Michael Flynn, l’ex-conseiller à la sécurité nationale de Trump, George Papadopoulos, l’éphémère conseiller diplomatique, Paul Manafort, le directeur de campagne de mai à août 2016, ainsi que son ancien associé Rick Gates, l’autre cheville ouvrière de la campagne. Tous les quatre – accusés à des degrés divers de parjure, de conspiration contre les Etats-Unis, de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale – ont décidé de plaider coupable, à l’instar de Michael Cohen, l’avocat personnel de Trump. Cerné par plusieurs affaires, l’ancien fidèle parmi les fidèles du milliardaire new-yorkais a choisi de coopérer avec la justice dans un dossier à part.

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Ces dernières semaines, l’équipe d’enquêteurs de Robert Mueller a poursuivi ses investigations et interrogé plusieurs témoins. Des dépositions ont eu lieu, en toute discrétion, devant un grand jury d’une cour fédérale à Washington. D’après certains médias, le procureur spécial s’intéresse désormais tout particulièrement à Roger Stone, mentor politique et conseiller de campagne de longue date de Donald Trump.
L’ami du président, qui avait joué un rôle minime mais notable dans le scandale du Watergate, est dans le collimateur de Robert Mueller en raison des propos qu’il avait tenus lors de la campagne de 2016. Il s’était vanté avoir été en contact avec WikiLeaks. Au cours des derniers mois de la course à la Maison Blanche, le site cofondé par Julian Assange avait publié des courriels de membres du Parti démocrate qui auraient été piratés par des militaires russes. A plusieurs reprises au cours de l’enquête, Roger Stone a au contraire affirmé qu’il n’a pas été en contact avec WikiLeaks et qu’il n’avait pas connaissance de ses projets.
Andrew Miller, un assistant de longue date de Stone, a, lui, refusé de se plier à une citation à comparaître devant le grand jury, arguant que l’enquête du procureur spécial était anticonstitutionnelle. Un juge l’a déclaré coupable d’outrage au tribunal. Une audience devait avoir lieu jeudi.
Réponses écrites
L’autre front ouvert par Robert Mueller concerne directement Donald Trump, soupçonné d’avoir tenté d’entraver l’enquête en limogeant en mai 2017 le chef du FBI, James Comey. Au printemps 2017, le procureur spécial a envoyé une quarantaine de questions écrites aux avocats de Trump. Plusieurs sources indiquaient, avant la démission forcée de Jeff Sessions, que l’équipe juridique du président avait prévu de répondre à la mi-novembre à une douzaine d’entre elles. En septembre, après d’âpres négociations, les deux parties avaient convenu que Mueller acceptait, en guise de première étape, les réponses écrites à un sous-ensemble de questions.
En revanche, les avocats du président ont résisté, à plusieurs reprises, à la demande d’entretien avec Donald Trump formulé par le procureur spécial. L’ancien maire de New York et avocat du président, Rudy Giuliani, en a clairement refusé l’idée, craignant que Robert Mueller accuse M. Trump de parjure.
Mercredi soir, devant la presse conviée à la Maison Blanche, le président a martelé à plusieurs reprises qu’il laisserait l’enquête aller « jusqu’au bout ». « Je ne suis inquiet de rien, parce que cette enquête russe est un canular », a-t-il assuré, répétant une énième fois qu’il n’y avait pas eu de collusion entre son équipe et le Kremlin.



                            


                        

                        


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Reportage

Dans le nord du Mali, l’incertitude du désarmement

L’inauguration cafouilleuse du processus de désarmement accéléré, mardi, à Gao, révèle les failles profondes de ce volet majeur de l’accord de paix.

Par                                            Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)




LE MONDE
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        Le 08.11.2018 à 10h55

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        Mis à jour le 08.11.2018 à 11h05






                        

Crédits : SOULEIMAN AG ANARA / AFP


                    

Dans le couloir cerné de fortifications de sable, il n’y a personne. Autour de l’entrée de la direction régionale de la police de Gao, quelques militaires juchés sur des tanks sécurisent le lieu. Mais, ce mardi 6 novembre, il manque l’essentiel. Aucun des 575 ex-combattants, membres des patrouilles mixtes, formant le mécanisme opérationnel de coordination (MOC) de Gao, ne s’est présenté à la cérémonie. La délégation, conduite par Lassine Bouaré, le ministre de la réconciliation nationale, arrivera avec plusieurs heures de retard. C’est pourtant l’un des piliers de l’accord de paix de 2015 qui devait être inauguré ce mardi.
Conclu entre les autorités de Bamako et plusieurs groupes armés réunis au sein de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), cet accord vise à installer la paix au nord du Mali, théâtre, en 2012 et 2013, d’une grave crise politico-militaire et d’une offensive de groupes djihadistes. Avec ce processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) accéléré, 1 600 ex-combattants, membres des trois MOC stationnés à Gao, Kidal et Tombouctou, doivent être désarmés et choisir entre l’intégration dans les forces de défense et de sécurité ou la réinsertion dans la vie civile. Ces premières unités de la nouvelle armée malienne reconstituée ont toute leur importance. Ce sont elles qui seront chargées de sécuriser une opération DDR similaire, à plus grande échelle, concernant plusieurs milliers d’ex-combattants.
Boycott et négociations
Mais à Gao, la tente chargée d’accueillir les ennemis d’hier est vide. Tout comme le container posé en face, où sont censées être stockées leurs armes. « Les membres du MOC et le gouvernement négocient. Il manque un ingrédient à la sauce », glisse un membre de la délégation, visiblement embarrassé.
Selon plusieurs sources, les officiers du MOC ont boycotté cette cérémonie médiatisée. Un moyen de faire pression sur le gouvernement pour obtenir ce qu’on leur refuse depuis...



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Jared Polis, premier gouverneur ouvertement homosexuel élu aux Etats-Unis

Ouvertement gay, le millionnaire démocrate défend un système de santé universel, l’école publique et les énergies renouvelables.



LE MONDE
 |    08.11.2018 à 10h42
   





                        



   


Dans le Colorado, les électeurs ont choisi le démocrate Jared Polis. Celui qui deviendra le premier gouverneur américain ouvertement homosexuel l’a emporté avec près de 52 % des voix, mardi 6 novembre, contre 45 % pour son adversaire républicain, Walker Stapleton.

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M. Polis, 43 ans, était élu à la Chambre des représentants depuis 2008. Il succède au Démocrate John Hickenlooper, gouverneur depuis 2011. Millionnaire surdoué, il est le troisième plus riche membre du Congrès, d’après Forbes. La chaîne NBC rapporte qu’il a dépensé 20 millions de dollars de sa propre fortune pour sa campagne.
Entrepreneur audacieux, il a fait fortune dans les nouvelles technologies. Jared Polis a été admis à la prestigieuse université de Princeton alors qu’il n’avait encore que 16 ans, et pas encore terminé le lycée. « Ils m’ont pris parce qu’ils pensaient que j’étais prêt, et ils avaient raison », a-t-il déclaré à la presse, assurant qu’il aurait « perdu son temps » en restant un an de plus au lycée. Il a lancé American Information Systems, un fournisseur de services internet, depuis sa chambre universitaire, avant de monter plusieurs start-up.
Santé et éducation
Son père physicien et sa mère institutrice ont décidé de vivre leur passion pour la peinture et la poésie après leur emménagement dans le Colorado, affirme le candidat sur son site de campagne. Avec eux, il a passé une grande partie de son enfance à sillonner les Etats-Unis. Ses parents ont ensuite fondé une entreprise de cartes de vœux créatives.
De confession juive, M. Polis est né Jared Schutz à Boulder, dans le Colorado, mais a changé de nom de famille à l’âge de 25 ans pour prendre celui de Polis, en l’honneur de sa grand-mère, selon lui. Il avait à l’époque soigneusement entretenu le suspense sur son nouveau nom et organisé une soirée de levée de fonds au cours de laquelle il devait révéler son choix, récoltant 40 000 dollars pour la recherche sur la leucémie.
L’un de ses principaux combats : améliorer l’éducation. Elu en 2000 à la tête de la commission scolaire du Colorado, il s’est battu pour accroître le salaire des professeurs, réduire le nombre d’élèves par classe et aider les enfants « à risque » et nouveaux immigrants. Jared Polis est aussi un fervent défenseur d’un système de santé universel. Il compte, en outre, soutenir les énergies renouvelables, face à l’industrie pétrolière, puissante dans cet Etat.



                            


                        

                        

