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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Clémentine Baldon, Renaud Beauchard et Rainer Geiger, trois avocats experts en commerce international rappellent que la justice arbitrale est susceptible de faire obstacle à des réformes sociales, environnementales ou fiscales.
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« L’Union européenne devrait repenser sa stratégie en matière de règlement des différends entre investisseurs et Etats »

Clémentine Baldon, Renaud Beauchard et Rainer Geiger, trois avocats experts en commerce international rappellent que la justice arbitrale est susceptible de faire obstacle à des réformes sociales, environnementales ou fiscales.



LE MONDE
 |    07.11.2018 à 17h59
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 18h28
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Le Canada et les Etats-Unis ont fait le choix de retirer le très controversé mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et Etats [MRDIE en français, ISDS, pour Investor-State ­Dispute Settlement] du nouvel accord de commerce nord-américain entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada [United States-Mexico-Canada Agreement - USMCA]. Cette décision offre une excellente opportunité pour revisiter l’accord signé entre l’Union européenne et le Canada, le CETA, ainsi que les autres accords de commerce en cours de négociation par l’Union européenne. Après plus de vingt ans de mise en œuvre du mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et Etats dans l’accord de libre-échange nord-américain (Alena), le bilan est sévère.

Faut-il rappeler que, contrairement à toute attente, c’est le Canada qui a le plus souffert de ce dispositif avec pas moins de 41 recours en arbitrage et 200 millions de dollars d’indemnités versées, avec l’argent du contribuable, aux investisseurs privés. Ces montants ne tiennent pas compte des intérêts, des frais de défense du Canada (près de 100 millions de dollars) et des procédures en cours qui exposent le Canada à verser 500 millions de dollars d’indemnités supplémentaires, notamment à une société minière qui s’est vu refuser un projet de construction de carrière en zone sensible après une étude environnementale défavorable jugée injuste par un tribunal arbitral.
Le Canada n’a pas su tirer profit du MRDIE
De leur côté, les sociétés canadiennes n’ont pas non su tirer profit du MRDIE en échouant, en particulier, à faire condamner les Etats-Unis par les tribunaux arbitraux. Devant ce bilan négatif et la pression croissante des citoyens pour abolir cette forme de justice arbitrale susceptible de faire obstacle à des réformes sociales, environnementales ou fiscales, le Canada a, finalement, décidé de renoncer au règlement des différends entre investisseurs et Etats, dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Alors que la foire internationale Paris Photo ouvre ses portes au Grand Palais, la photo contemporaine bénéficie de l’engouement pour l’art contemporain, à condition d’être sélectif.
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Le marché de la photographie contemporaine est en plein boom

Alors que la foire internationale Paris Photo ouvre ses portes au Grand Palais, la photo contemporaine bénéficie de l’engouement pour l’art contemporain, à condition d’être sélectif.



LE MONDE
 |    07.11.2018 à 17h45
    |

                            Roxana Azimi








                        



   


Selon la base de données Artprice, la France ne détient que 12,5 % de part dans le marché mondial de la photo. Pourtant c’est à Paris que se trouve la plus importante foire dédiée à ce médium, Paris Photo, qui ouvre ses portes le 8 novembre au Grand Palais. Avec un parterre de 199 exposants, ce salon offre un bon panorama des tendances d’un marché à géométries variables.
La photo moderne et contemporaine se taille la part du lion. En revanche, la place de la photo du XIXe siècle – à peine 15 % du salon – se réduit comme une peau de chagrin. On constate une segmentation similaire aux enchères. D’après Artprice, la photo ancienne ne représente que 9 % de ce marché, contre 25 % pour la photo moderne et 66 % pour l’après-guerre et le contemporain.
« La photo ancienne exige une connaissance spécifique et donc du temps pour apprendre et comprendre, remarque Elodie Morel, spécialiste chez Christie’s. Aujourd’hui nous sommes dans l’immédiateté, la demande doit être satisfaite rapidement. »
Il n’en fut pas toujours ainsi. Voilà encore vingt ans, les ventes de photo étaient principalement composées de photos dites primitives. Sotheby’s avait ainsi fait sensation en 1999 en adjugeant pour 460 000 livres sterling la Grande Vague de Gustave Le Gray au Sheikh Saoud Al Thani du Qatar. A regarder les courbes d’Artprice, ce segment du marché est toutefois particulièrement instable. En novembre 2017, trois tirages de Le Gray se sont vendus chez Sotheby’s entre 40 000 et 100 000 euros, loin des pics de 1999.

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« Le public peine à se renouveler », admet Jonas Tebib, spécialiste chez Sotheby’s, qui disperse le 9 novembre un ensemble de daguerréotypes de Girault de Prangey, estimés entre 3 000 et 10 000 euros. Sur ce créneau, encore plus que sur d’autres, le mot d’ordre est à la sélectivité. Les œuvres vraiment importantes n’apparaissent que par éclipse et que les taux d’invendus se révèlent importants, de l’ordre de 53 % en France ces cinq dernières années.
Quelques grands collectionneurs
Même si, en théorie, il serait intéressant d’accrocher un Seascape de l’artiste japonais actuel Hiroshi Sugimoto aux côtés d’une marine de Gustave le Gray (1820-1884), les différents segments de la photo n’attirent pas les mêmes acheteurs. Sauf dans le cas des chefs-d’œuvre qui, selon Elodie Morel, « restent l’apanage de quelques grands collectionneurs qui ne sont pas limités par une période précise ». La célèbre photo Noire et Blanche de Man Ray, datée de 1926, a attiré des enchérisseurs qui n’étaient pas versés dans la photographie. Et, résultat des courses, ce tirage s’est vendu au prix record de 2,6 millions d’euros chez Christie’s en 2017.

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« Il s’agit d’un trophée, d’une icône. Ce n’est pas tant Man Ray qui s’est bien vendu que cette image-là », observe David Fleiss, codirecteur de la Galerie 1900-2000, spécialisée dans le surréalisme. Et de préciser : « Le marché de certaines photos de Man Ray est à rapprocher de celui de l’art contemporain ». Les poids lourds de l’art actuel l’ont d’ailleurs bien compris. La galerie Gagosian présente désormais Richard Avedon, Hauser & Wirth montre Diane Arbus et Thaddaeus Ropac compte Irving Penn dans sa liste.
Poignée de noms
Le boom de la photo contemporaine est lui indissociable de celui de l’art contemporain. « Le marché tend vers l’art contemporain car l’offre y est plus importante », remarque Jonas Tebib. L’emballement se cristallise actuellement autour d’une poignée de noms comme Wolfgang Tillmans, Cindy Sherman, Marina Abramovic et Hiroshi Sugimoto. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Christie’s a choisi d’organiser le 8 novembre une vente spécifique autour de cet artiste nippon, exposé en parallèle au Château de Versailles.
Paris Photo permet heureusement de sortir des sentiers battus
Christophe Gaillard propose ainsi un solo show de Michel Journiac, un artiste français adepte de la performance, décédé en 1995. Voilà encore deux ans, la galerie peinait à céder ses œuvres : trop sulfureuses, ironiques, politiques, trop érotiques et « queer » aussi. « Le regard a beaucoup changé en deux ans, constate Christophe Gaillard. Journiac est en résonance parfaite avec les problématiques du monde actuel, le questionnement sur l’identité jusqu’à son travail sur le sang et le Sida. Il aura fallu vingt ans pour qu’il soit considéré à sa juste mesure. »
Lors du solo show de l’artiste à la FIAC en octobre dernier, la galerie a fait un carton dès le vernissage du salon. L’IVAM, musée d’art moderne de Valence (Espagne), s’est ainsi porté acquéreur d’un ensemble de photos. Pierre Molinier, un autre artiste sulfureux et transformiste, connaît une même ascension posthume, avec une progression de ses prix de l’ordre de 30 à 40 % en dix ans. Sur la foire Frieze Masters (à Londres) en octobre, Christophe Gaillard et la Galerie 1900-2000 ont fait sensation avec les photos aussi ambiguës que fétichistes.
Nouvelles niches
Aujourd’hui, le spectre des possibilités dans la photo contemporaine tend à s’élargir. La photo désormais déborde du cadre, sort de ses gongs, devient même parfois sculpture. Les jeunes artistes, à l’instar du Marocain Mustapha Azeroual, renouent avec les techniques anciennes comme le cyanotype ou le daguerréotype.

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De nouvelles niches sont aussi apparues, comme les tirages documentant les performances et happenings, mais aussi la photo vernaculaire. La valeur des photos anonymes, qu’on peut trouver à partir de 1 000 euros à la galerie Lumière des roses, tient à leur caractère unique. « Même si le champ d’exploration est immense, ces images sont rares et très difficiles à trouver », souligne Philippe Jacquier, directeur de la galerie. Et d’ajouter : « Ce qui fait à mes yeux le prix d’une photo anonyme, c’est son pouvoir de suggestion, le mystère qu’elle dégage. » Sans repères aussi bien de noms que de prix, le collectionneur ne peut se fier qu’à son propre jugement, choisir avec ses yeux et non ses oreilles. Exercice difficile. Mais ô combien gratifiant.
Paris Photo, du 8 au 11 novembre, au Grand Palais, à Paris, www.parisphoto.com



                            


                        

                        


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A Radio France, un laboratoire pour stimuler la création de podcasts

En quête d’œuvres originales, le groupe veut encourager ses salariés à lancer de nouvelles réalisations.



LE MONDE
 |    07.11.2018 à 17h16
    |

                            Alexandre Berteau








                        



                                


                            

Dans un marché du podcast en pleine ébullition, Radio France peut se targuer d’avoir misé très tôt sur ces programmes sonores diffusés uniquement en ligne. Et le groupe public entend profiter encore longtemps du succès de ce format. Pour preuve, le « bar à podcasts », annoncé cet été par Sibyle Veil, la présidente de Radio France, a été inauguré mardi 6 novembre à la Maison de la radio.
Chaque mois, dans cet atelier, des journalistes des différentes chaînes du groupe (France Inter, France Culture, France Bleu, Franceinfo, FIP…) y proposeront des podcasts qu’ils souhaitent créer. Et ce, sous l’œil avisé d’un acteur du secteur qui les aidera à parfaire leur projet. Pour cette première, l’invité était de taille : Ira Glass, pionnier de ce format outre-Atlantique, dont l’émission de radio « This American Life » a connu un succès planétaire avec son podcast « Serial ». Depuis son lancement en 2014, le feuilleton judiciaire a été téléchargé plus de 340 millions de fois, un record.
« Dans chaque radio du groupe, des salariés ont des idées à proposer, observe Sonia Kronlund, présentatrice de l’émission « Les Pieds sur terre » sur France Culture et responsable de l’initiative. Ce laboratoire leur permettra de les améliorer et de donner à leur projet une chance de voir le jour. »
Concurrence de nouveaux acteurs
Malgré le nom léger donné à ces ateliers, l’enjeu n’est pas anodin pour Radio France. Certes, les podcasts produits par ses antennes revendiquent chaque mois 60 millions de téléchargements – dont 22 millions pour France Culture – contre 49 millions il y a un an. Mais cette audience est encore largement tirée par les réécoutes de programmes. « Il faut que l’on produise davantage de créations originales », souligne Matthieu Beauval, directeur adjoint du numérique du groupe, tout en souhaitant que cette initiative permette à de nouvelles voix d’émerger au sein de la « maison ronde ».
Radio France entend ainsi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Des publications populaires sur les réseaux affirment que les taxes sur l’essence et le diesel sont bien plus élevées en France qu’ailleurs. C’est exagéré.
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Non, la France n’est pas championne d’Europe des taxes sur les carburants

Des publications populaires sur les réseaux affirment que les taxes sur l’essence et le diesel sont bien plus élevées en France qu’ailleurs. C’est exagéré.



LE MONDE
 |    07.11.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 17h22
    |

            Adrien Sénécat








                        


Les prix à la pompe sont-ils anormalement élevés en France ? C’est ce que laissent entendre plusieurs messages à succès sur les réseaux sociaux, sur la base de photos montrant des prix pratiqués dans des stations-service. A les croire, il n’y aurait guère qu’en France que les taxes et les prix finaux seraient aussi élevés. Pourtant, la réalité est plus nuancée. Explications. 
Ce que dit la rumeur
Des dizaines de publications largement relayées sur les réseaux sociaux dénoncent le coût des carburants en France, en présentant des prix à la pompe dans d’autres pays. On peut, par exemple, citer un message montrant des prix à la pompe au Luxembourg, partagé plus de 130 000 fois sur Facebook depuis le 23 octobre. Ou un autre qui s’appuie sur l’exemple de l’Espagne et relayé environ 40 000 fois depuis le 4 novembre. Ou encore un troisième montrant des prix relevés à Gibraltar, partagé plus de 270 000 fois depuis le 6 avril.

   


On pourrait multiplier les exemples de messages de ce type. A chaque fois, la conclusion est la même : il n’y aurait bien qu’en France que le gouvernement « se gave » ou « nous plume » en fixant un tel niveau de taxation des carburants.
POURQUOI C’EST EXAGÉRÉ
Ces messages posent, cependant, plusieurs problèmes. D’abord, les images ne sont généralement pas datées. Pour vraiment comparer les prix à la pompe entre deux pays, encore faudrait-il le faire à des dates équivalentes.
C’est ce que nous avons fait pour démêler le vrai du faux, sur la base des données compilées dans un rapport parlementaire britannique pour le mois de mars 2018. On y trouve une décomposition des prix à la pompe du gazole et de l’essence (super 95). Bien que cette comparaison ait des limites (notamment liées à des différences de qualité des carburants proposés ou de structure des marchés), elle permet de dégager plusieurs grandes tendances.
1. Les carburants coûtent certes plutôt cher en France
Le prix de l’essence varie fortement d’un pays à l’autre. En mars 2018, il allait de 0,93 euro par litre en Bulgarie à 1,37 euro en Italie. Et il est tout à fait vrai que la France se situe dans le peloton de tête des pays où les carburants coûtent le plus cher. Le prix de l’essence y est ainsi le sixième plus élevé des vingt-huit pays étudiés :


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La France fait partie des pays où l'essence est la plus chère d'Europe
Prix moyens à la pompe du super 95 en mars 2018.

Source : Chambre des communes du Royaume-Uni, avril 2018



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      [
        "",
        1.01
      ],
      [
        "",
        0.98
      ],
      [
        "",
        0.96
      ],
      [
        "",
        0.93
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 2,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " euro par litre",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Le constat est même plus tranché sur le diesel, où les prix pratiqués en France se situent clairement dans le haut du panier :


	#container_1541588635{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_1541588635{
		height:650px;
	}
	#container_1541588635 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_1541588635 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_1541588635.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_1541588635.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_1541588635 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Le gazole coûte également cher en France
Prix moyens à la pompe du gazole en mars 2018.

Source : Chambre des communes du Royaume-Uni, avril 2018



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_1541588635",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
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		spacingBottom: 10
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	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
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				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
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	yAxis:[{
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		type:"linear",
		title: {
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		},
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			zIndex: -1
		},
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		endOnTick:true,
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		plotLines: [{
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			width: "",
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			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
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		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Italie","Suède","Royaume-Uni","France","Finlande","Grèce","Danemark","Irlande","Belgique","Portugal","Estonie","Pays-Bas","Chypre","Slovénie","Malte","Allemagne","Hongrie","République Tchèque","Slovaquie","Lettonie","Roumanie","Espagne","Autriche","Lituanie","Pologne","Bulgarie","Luxembourg"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 15
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Prix TTC diesel",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        1.43
      ],
      [
        "",
        1.43
      ],
      [
        "",
        1.4
      ],
      {
        "color":"#ff3232",
        "y":1.38
      },
      [
        "",
        1.35
      ],
      [
        "",
        1.32
      ],
      [
        "",
        1.28
      ],
      [
        "",
        1.28
      ],
      [
        "",
        1.27
      ],
      [
        "",
        1.27
      ],
      [
        "",
        1.26
      ],
      [
        "",
        1.25
      ],
      [
        "",
        1.24
      ],
      [
        "",
        1.22
      ],
      [
        "",
        1.19
      ],
      [
        "",
        1.17
      ],
      [
        "",
        1.17
      ],
      [
        "",
        1.17
      ],
      [
        "",
        1.17
      ],
      [
        "",
        1.15
      ],
      [
        "",
        1.15
      ],
      [
        "",
        1.14
      ],
      [
        "",
        1.13
      ],
      [
        "",
        1.08
      ],
      [
        "",
        1.08
      ],
      [
        "",
        1.05
      ],
      [
        "",
        1.02
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 2,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " euro par litre",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


En Espagne et au Luxembourg, régulièrement cités comme exemples par les internautes en colère, on trouve effectivement des prix sensiblement plus bas que la France. Mais ces deux pays se situent parmi ceux où l’essence est la moins chère en Europe. Par ailleurs, la photographie qui affirme montrer des prix à la pompe en Espagne en novembre 2018 est mensongère. Actuellement, l’essence y coûte autour de 1,32 euro par litre (et pas 1,07) et le diesel 1,27 euro (et pas 0,90).
Quitte à comparer les pays entre eux, il faut aussi regarder ceux où les carburants sont autant voire encore plus coûteux que dans les stations françaises. C’est par exemple le cas en Italie, au Royaume-Uni, en Grèce ou au Portugal.
2. L’essence est relativement abordable en France par rapport au niveau de vie
S’il est indéniable que les carburants sont plutôt chers en France, on peut aussi nuancer le tableau en rapportant ce coût aux revenus des automobilistes. Sur cette base, la comparaison européenne vire plutôt à l’avantage des conducteurs français : faire un plein de 50 litres d’essence leur coûte environ 4 % du revenu mensuel médian dans le pays.
A cette aune, la France fait alors plutôt partie des pays où le prix de l’essence est relativement abordable. En Bulgarie, faire un plein coûte environ 17,7 % du revenu médian mensuel, malgré le fait que les prix à la pompe du pays y soient les plus bas de l’Union européenne. On peut donc comprendre pourquoi le gouvernement bulgare pratique le niveau de taxation de l’essence le plus faible du continent…


	#container_1541586872{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
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	#container_1541586872 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
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		}
	#container_1541586872 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
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		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
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	#container_1541586872.highcharts-xaxis-labels text
	{
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}
	#container_1541586872.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_1541586872 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



La France est l'un des pays où le plein d'essence coûte le moins cher en proportion des revenus
Coût d'un plein d'essence de 50 litres en mars 2018 rapporté au revenu médian mensuel de 2017.

Sources : Calculs des Décodeurs, Chambre des communes britannique, Eurostat



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
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			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_1541586872",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
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		text: ""
	},
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				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
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			},
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				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
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			}
		}
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	yAxis:[{
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		},
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			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
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			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Roumanie","Bulgarie","Hongrie","Grèce","Lituanie","Lettonie","Pologne","Slovaquie","Portugal","République Tchèque","Slovénie","Italie","Malte","Espagne","Chypre","France","Pays-Bas","Royaume-Uni","Allemagne","Irlande","Finlande","Belgique","Suède","Danemark","Autriche","Luxembourg"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 15
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Coût d'un plein d'essence de 50 litres ",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        24.4
      ],
      [
        "",
        17.7
      ],
      [
        "",
        13.9
      ],
      [
        "",
        12.1
      ],
      [
        "",
        11.3
      ],
      [
        "",
        11.2
      ],
      [
        "",
        11
      ],
      [
        "",
        10.9
      ],
      [
        "",
        9.8
      ],
      [
        "",
        8.7
      ],
      [
        "",
        6
      ],
      [
        "",
        5.6
      ],
      [
        "",
        5.5
      ],
      [
        "",
        5.2
      ],
      [
        "",
        5.1
      ],
      {
        "color":"#ff3232",
        "y":4.0
      },
      [
        "",
        3.9
      ],
      [
        "",
        3.8
      ],
      [
        "",
        3.7
      ],
      [
        "",
        3.7
      ],
      [
        "",
        3.6
      ],
      [
        "",
        3.4
      ],
      [
        "",
        3.4
      ],
      [
        "",
        3
      ],
      [
        "",
        2.8
      ],
      [
        "",
        1.9
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " % du revenu médian mensuel",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Dans ce tableau, il n’y a finalement guère qu’au Luxembourg qu’on trouve à la fois des foyers parmi les plus aisés d’Europe et un niveau de taxation relativement faible. Ce qui en fait logiquement le pays où l’essence pèse le moins sur le pouvoir d’achat des ménages. A l’inverse, les conducteurs espagnols font, relativement, un plus grand effort que les Français lorsqu’ils font le plein, malgré des prix à la pompe inférieurs d’environ 25 centimes par litre.
3. Partout en Europe, les taxes représentent au moins la moitié du prix des carburants
Les prix à la pompe et les taxes varient considérablement d’un pays à l’autre. Cependant, le fait que les taxes représentent plus de la moitié du prix des carburants n’est pas une anomalie. C’est même plutôt la norme : les 28 pays de l’Union européenne appliquaient tous, en mars 2018, un taux de taxes d’au moins 52 %.


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L'essence est taxée à plus de 50 % partout en Europe
Part des taxes dans le prix de l'essence dans les 28 pays de l'Union européenne

Sources : Calculs des Décodeurs, Chambre des communes du Royaume-Uni, avril 2018



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Finalement, 19 pays sur 28 appliquaient des taxes égales ou supérieures à 59 % des prix à la pompe, et jusqu’à 68 % pour les Pays-Bas. Avec son taux de 64 %, la France se situe bien plutôt dans le haut du panier, mais ne représente pas une exception particulière, contrairement à ce qu’on entend souvent.

Décodex : nos outils contre les fausses informations
Déjouez les intox avec les Décodeurs :
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<article-nb="2018/11/07/19-5">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Etat des lieux avant l’ouverture, vendredi 9 novembre, des négociations sur l’assurance-chômage et l’encadrement des contrats courts. Six secteurs s’avèrent plus demandeurs pour ce type de contrats.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Diagnostic de l’Unédic sur l’essor des contrats courts

Etat des lieux avant l’ouverture, vendredi 9 novembre, des négociations sur l’assurance-chômage et l’encadrement des contrats courts. Six secteurs s’avèrent plus demandeurs pour ce type de contrats.



LE MONDE ECONOMIE
 |    07.11.2018 à 16h29
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 16h44
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            
Afin de faciliter les négociations de l’assurance-chômage qui s’ouvrent, vendredi 9 novembre, l’Unédic a publié en septembre un état des lieux du marché du travail. Le diagnostic relevait notamment une forte augmentation des contrats courts, dont l’encadrement devrait être discuté avec les partenaires sociaux, et surtout la concentration de ces contrats de travail de moins d’un mois sur quelques secteurs : hébergement-restauration, services administratifs, réparation automobile, transports, activités médico-sociales, arts et spectacles.
Un phénomène qui rappelle que l’essor des contrats courts répond à des logiques sectorielles, comme l’activité saisonnière pour l’hôtellerie-restauration ou le besoin d’une continuité de services dans les activités médico-sociales, mais pas seulement.

L’Unédic souligne notamment la différence d’impact sur le nombre de contrats courts entre les entreprises dont la compétitivité se gagne par la réduction des coûts et celles qui optent pour une compétitivité par la qualité de leurs produits ou services. Pour analyser les raisons d’augmentation des embauches en contrats courts, l’Unédic avait missionné le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) pour interroger les entreprises sur leurs pratiques.
De cette enquête, il ressort que les entreprises qui favorisent la compétitivité-coût s’appuient sur une division forte du travail propice aux contrats courts, avec la mise en place de réembauches régulières d’un ou plusieurs mêmes employés par un même employeur. C’est ce qu’on appelle une « relation suivie ». « Les quatre cinquièmes des embauches en CDD d’un mois ou moins se font chez un ancien employeur », précise l’Unédic. Les « relations suivies » concernent quelque 400 000 personnes.
En revanche, les entreprises qui privilégient la compétitivité par la qualité anticipent davantage et « tentent de circonscrire leurs difficultés de recrutement...




                        

                        


<article-nb="2018/11/07/19-6">
<filnamedate="20181107"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181107"><AAMMJJHH="2018110719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Miguel Benasayag, dans son nouvel essai, explique que nos sociétés nous habituent de plus en plus à supporter, voire désirer, des vies disciplinées dans un monde numérique, des vies pour lesquelles notre quotidien est préordonné.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Ne plus trahir nos désirs

Miguel Benasayag, dans son nouvel essai, explique que nos sociétés nous habituent de plus en plus à supporter, voire désirer, des vies disciplinées dans un monde numérique, des vies pour lesquelles notre quotidien est préordonné.



LE MONDE ECONOMIE
 |    07.11.2018 à 16h02
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. « Du berceau au cercueil, on désire être évalué, pour mieux éviter d’exister, pour essayer d’être des machines performantes », constate Miguel Benasayag. Cette tendance n’est pas réservée aux petits employés ou ouvriers, bien au contraire : « Tout le monde est invité, toute sa vie, à se vivre comme un bilan de compétences », estime le philosophe, qui, lors de ses passages à l’université, a pu constater « qu’un tel n’allait pas écrire un article qui ne concernerait pas exactement son domaine, par peur de représailles », et que le doctorat, le postdoc et la carrière sont là pour servir le curriculum, et non les affinités ou les curiosités électives. « Ainsi les gens qui réussissent dans l’élite ne vivent-ils souvent pas non plus : ils font bien attention à fonctionner », regrette l’auteur de Fonctionner ou exister ?
Psychanalyste et chercheur en épistémologie, Miguel Benasayag travaille sur l’hybridation entre le vivant, la culture et les artefacts créés par « le consortium constitué par les nanotechnologies, les biotechnologies, l’informatique et les sciences cognitives ». Comment canaliser et accompagner cette hybridation ? Comment ne pas écraser ce qui, du vivant et de la culture, en fait la singularité ?
Dans La Singularité du vivant (Le Pommier, 2017), il proposait un modèle organique permettant de comprendre ce qui, du vivant et de la culture, n’était pas réductible à des machines. Dans son nouvel essai, il s’attelle à identifier cette différence comme ce qui distingue le « fonctionnement » de l’« existence », et dénonce les travers d’une époque où le fonctionnement colonise l’existence, non sans conséquences tragiques.
Sous couvert d’« entertainment », nos sociétés nous habituent de plus en plus à supporter, voire désirer, des vies disciplinées dans un monde numérique, des vies pour lesquelles notre quotidien est préordonné. Alors...




                        

                        


<article-nb="2018/11/07/19-7">
<filnamedate="20181107"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181107"><AAMMJJHH="2018110719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Même en l’absence de harcèlement au sens technique, l’employeur est tenu de protéger la santé physique et mentale de chacun de ses collaborateurs, explique, dans sa chronique, le juriste Jean-Emmanuel Ray.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Comment réagir à une agression entre salariés ?

Même en l’absence de harcèlement au sens technique, l’employeur est tenu de protéger la santé physique et mentale de chacun de ses collaborateurs, explique, dans sa chronique, le juriste Jean-Emmanuel Ray.



LE MONDE ECONOMIE
 |    07.11.2018 à 15h52
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 15h54
    |

                            Jean-Emmanuel Ray (Professeur à l'école de droit de Paris-I-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            

Question de droit social. Dans cette petite société d’expertise-comptable, l’animosité entre M. X et M. Z est connue de tous : ces deux collègues ne s’adressent plus la parole depuis des années. Mais le 29 juillet 2013, M. Z est agressé verbalement par M. X, puis le 11 décembre verbalement et physiquement, selon ses dires.
A la suite de son licenciement pour inaptitude en 2015, M. Z assigne son employeur pour « manquement à l’obligation légale imposant à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». A ce titre, la cour d’appel de Nîmes lui octroie 3 000 euros de dommages-intérêts.

S’ensuit un pourvoi de l’employeur, qui rappelle que, huit jours après le premier incident, il avait organisé une réunion avec les deux protagonistes, où M. X avait présenté ses excuses. Et après la seconde altercation, il avait adressé un sévère courrier à M. X, lui ordonnant de cesser tout comportement agressif.
Mais le 17 octobre 2018 la Cour de cassation a rejeté le pourvoi : « Bien qu’ayant eu connaissance des répercussions immédiates causées sur la santé de M. Z par une première altercation avec l’un de ses collègues, des divergences de vues et des caractères très différents voire incompatibles des protagonistes et donc du risque d’un nouvel incident, la société n’avait pris aucune mesure concrète hormis une réunion le lendemain de l’altercation et des réunions périodiques de travail concernant l’ensemble des salariés ; elle n’avait ainsi pas mis en place les mesures nécessaires permettant de prévenir ce risque, assurer la sécurité du salarié et protéger sa santé physique et mentale. »
Des « mesures immédiates »
Même en l’absence de harcèlement au sens technique, l’employeur est tenu de protéger la santé physique et mentale de chacun de ses collaborateurs, « l’obligation de prévention des risques professionnels étant...




                        

                        


<article-nb="2018/11/07/19-8">
<filnamedate="20181107"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181107"><AAMMJJHH="2018110719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Libérer la parole de toute l’équipe facilite la levée des tabous et la réorganisation du travail.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Maladie grave en entreprise : comment éviter la double peine pour le salarié

Libérer la parole de toute l’équipe facilite la levée des tabous et la réorganisation du travail.



LE MONDE ECONOMIE
 |    07.11.2018 à 15h45
    |

                            François Desnoyers








                        



                                


                            

Nathalie Vallet-Renart aime citer ces vers de Verlaine pour décrire l’état d’esprit d’une salariée retrouvant le chemin du travail après une période de traitement : « Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre ». Pour la directrice générale de l’association Entreprise et cancer, qui a elle-même été touchée par la maladie en 2010, l’épreuve transforme en profondeur ceux qui y ont été confrontés. « On prend conscience de sa vulnérabilité, de la possibilité de sa mort. Cela oblige à reconsidérer ses priorités de vie et notamment la question du lien au travail. » C’est ce qu’elle nomme « l’effet cancer ».
Marie (le prénom a été modifié) l’a aussi ressenti. Cette trentenaire, cadre au service achats d’une multinationale, a dû s’éloigner deux ans de son bureau, enchaînant un congé de maternité et le traitement d’un cancer du sein. Revenue voici un an en mi-temps thérapeutique, elle reconnaît aujourd’hui qu’elle « voit les choses différemment. J’ai appris à faire le tri, à distinguer ce que je jugeais essentiel ou pas. J’avais envie auparavant de faire carrière… Cela me semble désormais un peu futile. Et je pense être capable de dire “stop” si le travail demandé ne me semble pas réaliste ».

Comme Marie, nombre de salariés touchés par une maladie grave assurent que cette épreuve a questionné en profondeur leur rapport à l’entreprise. Une relation complexe avec l’organisation, mêlant prise de distance, mais aussi, dans le même temps, attachement au quotidien professionnel. Marie reconnaît ainsi avoir été satisfaite de reprendre le travail, pour « retrouver un cadre, un lien social, la vie normale en somme ». « Quand vous sortez du milieu professionnel, vous n’êtes “plus rien”, votre utilité sociale disparaît », justifie Mme Vallet-Renart.
« Crainte d’être mis à l’écart »
En 2002, une sclérose en plaques a obligé Jocelyne Nouvet-Gire à quitter son emploi de greffière. « Cela...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le groupe espagnol Inditex a annoncé le lancement d’une plateforme numérique pour rendre ses produits disponibles depuis 106 nouveaux marchés.
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Compte rendu

La marque de vêtements Zara à la conquête de l’Afrique

Le groupe espagnol Inditex a annoncé le lancement d’une plateforme numérique pour rendre ses produits disponibles depuis 106 nouveaux marchés.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-11-07T14:37:22+01:00"

        Le 07.11.2018 à 14h37






    
Dans un magasin Zara à Madrid.
Crédits : Sergio Perez / REUTERS


La marque de vêtements Zara sera accessible depuis 106 nouveaux marchés, essentiellement en Afrique. Le groupe espagnol Inditex a annoncé le lancement, jeudi 8 novembre, d’une plateforme numérique pour sa marque de prêt-à-porter. Un pas fondamental pour relever son objectif d’être présent en ligne partout dans le monde d’ici à 2020.
« La plupart de ces nouveaux marchés se situent en Afrique, y compris en Angola, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Ghana. De plus, la boutique en ligne fait ses débuts dans de nombreuses parties des Caraïbes et d’Indonésie », a indiqué le groupe dans un communiqué. Ce que la marque espagnole de « fast fashion » a qualifié d’« étape importante » va lui permettre d’être « disponible dans 202 marchés au total ». 

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                Le portail de la mode africaine Afrikrea s’installe à Abidjan



Pour Inditex, le « fast fashion » consiste à fabriquer 60 % de ses vêtements relativement près du siège, en Europe et au Maghreb, pour pouvoir mettre en rayon en quinze jours des pièces collant aux tendances de la mode. Mais face à des mastodontes comme Amazon, et malgré un virage pris avec un peu de retard en 2010, le propriétaire de Zara mise désormais sur une stratégie numérique intégrée pour tirer sa croissance. Sur la nouvelle plateforme, les clients pourront passer commande en français et en anglais et recevoir leurs colis « entre trois et sept jours en fonction de la destination », lit-on dans le communiqué.
Inditex a annoncé en septembre que les huit marques du groupe (Zara, Oysho, Bershka, Massimo Dutti…) offriraient un service de vente en ligne dans tous les pays d’ici à 2020, même là où le groupe ne possède pas de boutique physique. Son PDG, Pablo Isla, avait assuré lors de la présentation des résultats que les « opérations en ligne continuaient d’augmenter très vite », sans toutefois donner de chiffres, alors qu’en 2017 les ventes en ligne avaient représenté 10 % du chiffre d’affaires total.


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ De nombreuses entreprises françaises ont participé à la réalisation de la première ligne à grande vitesse d’Afrique, longue de 200 km.
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Compte rendu

Emmanuel Macron se rendra au Maroc pour inaugurer le TGV entre Tanger et Casablanca

De nombreuses entreprises françaises ont participé à la réalisation de la première ligne à grande vitesse d’Afrique, longue de 200 km.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-11-07T13:25:53+01:00"

        Le 07.11.2018 à 13h25






    
Un TGV produit par Alstom est livré au port de Tanger, au Maroc, le 30 juin 2015.
Crédits : STR / AFP


Emmanuel Macron se rendra le jeudi 15 novembre au Maroc pour inaugurer la ligne à grande vitesse entre Tanger et Casablanca, premier tronçon de grande vitesse d’Afrique, a indiqué mercredi l’Elysée. Répondant à l’invitation du roi Mohammed VI, le chef de l’Etat montera dans le train rapide, « projet phare de la relation bilatérale entre la France et le Maroc », selon la présidence.
Longue de 200 km, cette ligne à grande vitesse doit relier en 2 h 10 au lieu de 4 h 45 les deux régions les plus dynamiques du royaume, le pôle Rabat-Casablanca et Tanger, important hub entre l’Afrique du Nord et l’Europe.

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                Au Maroc, le chantier hors norme de la première ligne à grande vitesse d’Afrique



De nombreuses entreprises françaises ont participé au projet : Alstom (fourniture des rames), le consortium Ansaldo-Ineo (signalisation et télécoms), Cegelec (sous-stations électriques) et le consortium Colas Rail-Egis Rail (voies et caténaires). La SNCF assure quant à elle l’assistance à maîtrise d’ouvrage auprès de l’Office national des chemins de fer marocains (ONCF).
« Cette inauguration doit permettre d’ouvrir la voie à de nouvelles formes de coopération entre opérateurs marocains et français du secteur », souligne l’Elysée.


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ L’institut d’études promet de relancer la croissance et les profits après des années de stagnation.
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Ipsos lance l’« opération reconquête »

L’institut d’études promet de relancer la croissance et les profits après des années de stagnation.



LE MONDE ECONOMIE
 |    07.11.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 13h54
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Préférez-vous être enterré ou incinéré ? Marion Maréchal ou Laurent Wauquiez ? Avez-vous déjà renoncé à manger dans un restaurant par manque d’hygiène ? Les enquêteurs d’Ipsos posent ce type de questions à longueur de journée. Les actionnaires du champion français des études d’opinion ont, eux, une autre interrogation en tête : le groupe va-t-il enfin redresser la tête après des années en demi-teinte ? Et, plus fondamentalement, son métier a-t-il encore un avenir ?
C’est pour répondre à ces doutes pesants que l’entreprise a organisé, mercredi 7 novembre, une rencontre avec les investisseurs. L’occasion pour son patron, Didier Truchot, de prendre de nouveaux engagements. D’ici à 2021, l’activité devrait repartir, avec une hausse de 2 % à 4 % l’an, sans compter des acquisitions auxquelles seront consacrées de 50 à 100 millions d’euros par an. Dans le même temps, la marge opérationnelle devrait s’améliorer très légèrement, passant de 10,2 % à 11 % du chiffre d’affaires. Le bénéfice net par action, lui, grimperait plus vite, de 10 % chaque année. A plus long terme, le président d’Ipsos évoque, en outre, le doublement du groupe d’ici à sept ans.
Ces perspectives feront-elles rêver les investisseurs ? L’« opération reconquête » s’annonce une œuvre de longue haleine, tant Ipsos les a déçus, et se trouve confronté à des défis complexes. Pas de catastrophe : l’entreprise reste rentable, et figure toujours parmi les leaders mondiaux des études d’opinion, derrière des poids lourds comme le leader américain Nielsen ou Kantar, filiale du britannique WPP. Mais elle a perdu de son éclat.
Le marché est sceptique
« Ipsos a longtemps été le chouchou des marchés financiers, rappelle un analyste. La société enchaînait les années à 15 % de croissance, et la marge progressait sans cesse. Depuis 2011, ce n’est plus le cas, l’entreprise a pris du retard dans l’adaptation de son offre. Elle enchaîne les plans de relance, mais cela n’a pas encore abouti...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le pionnier hexagonal, Unilend, est en liquidation judiciaire, SmartAngels arrête le crowdfunding et les fonds collectés restent très modestes.
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En France, le financement participatif est à bout de souffle

Le pionnier hexagonal, Unilend, est en liquidation judiciaire, SmartAngels arrête le crowdfunding et les fonds collectés restent très modestes.



LE MONDE ECONOMIE
 |    07.11.2018 à 12h00
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            

Et à la fin, ce sont encore les banques qui gagnent. Pourtant, au début des années 2010, la naissance de nouveaux acteurs décidés à mordre sur les plates-bandes des institutions financières, en permettant à des particuliers de prêter de l’argent à des PME ou à d’autres consommateurs par le biais de plates-formes Internet, avait suscité l’enthousiasme. Le « financement par la foule » (crowdfunding) devait révolutionner le crédit. « Nous venons de mettre fin au monopole bancaire à travers le financement participatif », avait même lancé en 2014 le ministre de l’économie, Arnaud Montebourg, en mettant en place un cadre réglementaire pour ces nouvelles start-up.
Quatre ans plus tard, l’utopie a fait long feu. L’un des pionniers du secteur, Unilend, lancé en novembre 2013 pour financer les petites entreprises, est en liquidation judiciaire. En cinq ans, la plate-forme n’aura prêté que 33 millions d’euros (dont 3,5 millions depuis le début de l’année). Un montant modeste qui en fait pourtant le troisième acteur du marché.
« Ces chiffres sont très en deçà de ce que peut prêter une agence bancaire de quartier. Or Unilend employait 12 personnes et devait faire de la publicité pour trouver des clients acceptant d’investir dans des crédits aux entreprises », souligne le consultant et blogueur Guillaume Almeras.
« Il n’y a pas vraiment de marché »
Mardi 6 novembre, la fintech SmartAngels, qui proposait à des particuliers et des professionnels d’investir en entrant directement au capital de jeunes entreprises innovantes, a annoncé à son tour « quitter le crowdfunding ». « Le marché de l’equity crowdfunding [financement participatif en actions] est marqué par une forte baisse des volumes depuis plusieurs trimestres et présente peu de perspectives favorables », a expliqué dans un communiqué son fondateur, Benoît Bazzocchi.
« Ces plates-formes se sont lancées avec l’idée fausse que les banques ne...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Les minoritaires sont en quête d’informations sur l’attitude du Qatar lors de l’assemblée générale du 3 mai
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Chez Lagardère, bataille d’actionnaires en coulisse

Les minoritaires sont en quête d’informations sur l’attitude du Qatar lors de l’assemblée générale du 3 mai



LE MONDE ECONOMIE
 |    07.11.2018 à 11h57
    |

            Sandrine Cassini et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

L’heure de la réconciliation est loin d’avoir sonné entre Lagardère et certains de ses actionnaires minoritaires. Pis, en sept mois, la tension est montée d’un cran avec Amber Capital, le fonds activiste détenteur de 4 % du capital, qui cherche à bousculer le propriétaire d’Hachette Livre, d’Europe 1, du Journal du dimanche ou des boutiques d’aéroport Relay, afin de faire remonter un cours de Bourse en souffrance. Dans cette bataille, deux autres sociétés de gestion d’actifs, Edmond de Rothschild Asset Management et DNCA, respectivement détentrices de 1,09 % et 5 % du capital de Lagardère, font partie des contestataires.
Pourtant, facialement, Arnaud Lagardère a gagné une victoire de taille lors de l’assemblée générale à haut risque qui s’est tenue le 3 mai. Amber Capital, qui désirait avoir un droit de regard sur la gouvernance du groupe, n’a pas réussi à imposer au conseil de surveillance deux nouveaux administrateurs. Malgré quelques votes négatifs, les actionnaires ont majoritairement suivi l’héritier du groupe Lagardère.

L’affaire n’était pas gagnée d’avance. Paris bruissait de rumeurs selon lesquelles le Qatar, premier actionnaire du groupe avec 19,5 % des droits de vote, dont Arnaud Lagardère ne cesse de vanter « la loyauté », était mécontent de la gestion du groupe et était prêt à prendre le parti d’Amber Capital.
Un huissier mandaté pour des « résolutions litigieuses »
Loin de clore le litige entre les protagonistes, cet épisode a ensuite donné lieu à une épreuve de force qui s’est tenue en coulisse. Pendant des semaines, certains actionnaires minoritaires ont souhaité vérifier les votes de l’assemblée générale. C’est le cas de Colette ­Neuville, la présidente de l’Association de défense des actionnaires minoritaires (ADAM) : en raison de la présence de « résolutions litigieuses », celle-ci avait dépêché un huissier pendant l’AG.
Lorsque l’huissier écrit le 29 mai à Lagardère pour obtenir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le premier ministre indien, Narendra Modi, à l’approche des élections de mai 2019, souhaiterait que l’institut monétaire privilégie le soutien à la consommation plutôt que la lutte contre l’inflation.
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En Inde, le ton vire à l’aigre entre le premier ministre et la banque centrale

Le premier ministre indien, Narendra Modi, à l’approche des élections de mai 2019, souhaiterait que l’institut monétaire privilégie le soutien à la consommation plutôt que la lutte contre l’inflation.



LE MONDE ECONOMIE
 |    07.11.2018 à 11h43
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



   


L’indépendance de la banque centrale gêne le gouvernement indien. A tel point que son ancien gouverneur Raghuram Rajan a dû venir à sa rescousse, mardi 6 novembre, en rappelant dans un entretien à la chaîne d’information CNBC TV18 que son « autonomie » était dans l’intérêt de la nation. Il a même comparé la banque centrale à une ceinture de sécurité : « Sans elle, vous pouvez avoir un accident. » 
A l’approche des élections législatives, prévues en mai prochain, le premier ministre indien, Narendra Modi, souhaiterait que l’institution monétaire soutienne la consommation au lieu de lutter contre l’inflation, en abaissant les taux d’intérêt directeurs. Il plaide également pour que l’on redonne de l’air aux banques publiques, plombées par les créances douteuses, afin qu’elles puissent prêter davantage aux petites et moyennes entreprises.
Le 26 octobre, le vice-gouverneur de la banque centrale, Viral Acharya, a adressé une mise en garde d’une rare fermeté qui visait, sans le citer, M. Modi : « Les gouvernements qui ne respectent pas l’indépendance des banques centrales s’attireront tôt ou tard la colère des marchés financiers et mettront le feu à l’économie. »
Au nom de l’« intérêt général »
La remarque est mal passée auprès du ministre de l’économie, Arun Jaitley, qui a immédiatement contre-attaqué. Il a reproché à la banque centrale d’avoir « regardé ailleurs » lorsque, sous le précédent gouvernement, les banques publiques accumulaient les dettes. Puis il a ajouté : « La nation se situe au-dessus de n’importe quelle institution. »
Selon la presse indienne, l’administration de M. Modi a voulu faire plier l’institution en brandissant la section 7 de l’acte fondateur de la banque centrale indienne, qui date de 1934 et n’a jamais été utilisée jusque-là. Celle-ci autorise le gouvernement à donner des directives au gouverneur au nom de l’« intérêt général ».
Si la banque centrale perd son indépendance, les milieux financiers ont des raisons de s’inquiéter. La dernière grande décision prise par M. Modi sans consulter l’institution a été la démonétisation de 86 % des billets en circulation, en novembre 2016, qui a fait chuter le produit intérieur brut (PIB) et fragilisé les Indiens les plus pauvres.
Face aux critiques, le gouvernement a finalement fait marche arrière, au moins temporairement. Il a expliqué dans un communiqué publié la semaine dernière que « l’autonomie de la banque centrale » était une « exigence de gouvernance essentielle et acceptée ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Après dix-sept ans d’absence du marché chinois lié à la vache folle, les éleveurs français espèrent exporter 30 000 tonnes de viande par an d’ici quelques années.
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Le bœuf français revient en Chine après dix-sept ans d’embargo

Après dix-sept ans d’absence du marché chinois lié à la vache folle, les éleveurs français espèrent exporter 30 000 tonnes de viande par an d’ici quelques années.



LE MONDE ECONOMIE
 |    07.11.2018 à 11h39
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 15h13
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Ils étaient nombreux toute la journée à faire la queue pour goûter au bœuf français, à la foire aux importations de Shanghaï, mardi 6 novembre. Une première en Chine après dix-sept ans d’embargo dû à la vache folle. Et l’espoir d’un peu d’air pour le secteur bovin français, qui espère exporter 30 000 tonnes de viande par an vers ce pays d’ici quelques années. Le marché est là : la consommation de bœuf en Chine augmente vite, mais le bœuf français devra s’imposer sur un marché déjà dominé par l’Amérique du Sud pour l’entrée et moyenne gamme, et l’Australie pour le haut de gamme.
Pour cette première Exposition internationale sur les importations, censée prouver au monde que le pays de Xi Jinping ne fait pas qu’exporter, plombant les balances commerciales, la France avait envoyé Didier Guillaume, ministre de l’agriculture depuis seulement trois semaines, pour représenter le pays. Mardi, en VRP, il célébrait « une grande victoire ! c’est dix-sept ans de bataille diplomatique qui se terminent aujourd’hui. La première tonne de bœuf français est arrivée en Chine. Les Chinois attendent de la qualité, de la traçabilité, et c’est tout ce que notre filière bovine offre ».
Une ouverture timide
Mais, pour l’instant, c’est l’administration chinoise qui contrôle l’accès à son marché, et la Chine, qui tient à son indépendance alimentaire, n’ouvre ses portes que très timidement. Le ministre français s’est entretenu avec ses homologues chinois de l’agriculture et des douanes. En jeu, l’agrément de cinq abattoirs français de plus, alors que deux seulement ont été agréés jusqu’ici. De quoi assurer des volumes plus importants à l’avenir. Les ministres ont aussi évoqué d’autres dossiers, comme la volaille. « Un sujet qui n’avance pas », reconnaissait M. Guillaume.
Mais pour le président de l’Interprofession du bétail et des viandes (Interbev), Dominique Langlois, le marché chinois peut apporter « un peu d’oxygène »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Le géant taïwanais, principal fabricant d’IPhone, désespère de trouver suffisamment d’ingénieurs pour son site du Wisconsin, dans un pays où le taux de chômage est inférieur à 4 %, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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« Foxconn aurait besoin de faire venir du personnel chinois pour faire tourner sa nouvelle usine américaine »

Le géant taïwanais, principal fabricant d’IPhone, désespère de trouver suffisamment d’ingénieurs pour son site du Wisconsin, dans un pays où le taux de chômage est inférieur à 4 %, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    07.11.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 12h20
    |

            Philippe Escande (chroniqueur au service économie du « Monde »)








                        



                                


                            
Chronique Pertes & profits. Pas besoin d’aller très loin en Amérique pour comprendre la popularité de Donald Trump. Prendre sa voiture de Chicago et rouler une bonne heure en direction du nord. Au bord du lac Michigan, la petite ville de Racine est un concentré des ambitions du président américain… et des limites de l’exercice. En juin, flanqué du gouverneur de l’Etat, Scott Walker, et du PDG de l’entreprise taïwanaise Foxconn, Terry Gou, le locataire de la Maison Blanche a mouillé sa chemise en donnant les premiers coups de pelle à un projet gigantesque : une immense usine de haute technologie sur le sol américain.

Le géant chinois, premier fabricant des iPhone d’Apple, va implanter un site de production d’écrans à cristaux liquides. Un investissement colossal de 10 milliards de dollars (8,7 milliards d’euros) et la promesse de 13 000 emplois dans une ville de moins de 80 000 habitants. Selon le Wall Street Journal, Foxconn, désespérant de trouver suffisamment d’ingénieurs sur place, chercherait à faire venir du personnel chinois pour faire tourner le site.
Voilà qui risque de ne pas faire plaisir au promoteur du « America first », mais qui illustre parfaitement l’état actuel de surchauffe de l’économie américaine. On trouve en effet dans ce petit coin du Midwest tous les ingrédients de la recette Trump. Le premier consiste à multiplier les aides publiques alors que la conjoncture est au beau fixe. L’Etat a décidé d’accorder une subvention de près de 3 milliards de dollars à l’industriel taïwanais pour qu’il choisisse ce site. La ville de Racine a généreusement ajouté 760 millions de sa poche. Les critiques ont fusé dans le camp démocrate d’un tel usage de l’argent public.
Tension sur l’emploi
Car le Wisconsin n’est pas les Hauts-de-France, où les esprits s’échauffent rapidement dès que l’on crée ou perd quelques dizaines d’emplois. Sur les bords du Michigan, le taux de chômage est de 3 %, encore plus bas que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Le Parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire contre la société, l’un des leaders européens du secteur.
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Le gérant d’actifs Carmignac Gestion soupçonné de fraude fiscale

Le Parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire contre la société, l’un des leaders européens du secteur.



LE MONDE
 |    07.11.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 15h03
    |

            Simon Piel et 
Anne Michel








                        



                                


                            

C’est l’un des fleurons de la gestion d’actifs financiers en France, et l’un des leaders sur son marché en Europe, avec plus de 60 milliards d’euros d’encours. Selon les informations du Monde, la société Carmignac Gestion est visée par une enquête du Parquet national financier (PNF), ouverte il y a seize mois, pour « fraude fiscale » et « blanchiment de fraude fiscale », après une plainte de l’administration fiscale. Sollicité, le PNF n’a pas souhaité faire de commentaire.
Selon nos sources, la justice s’intéresse de très près aux pratiques fiscales de la société créée par Edouard Carmignac, il y a près de trente ans, avec son partenaire en affaires, Eric Helderlé. Une entreprise indépendante détenue par ses dirigeants, gérants et salariés et dont l’objet est de faire fructifier le capital de clients dotés d’un solide patrimoine à investir, en leur proposant de placer leur argent dans des fonds.
L’enquête du PNF concerne notamment le mode de rémunération de certains de ses cadres, par le biais de montages financiers passant par le Luxembourg, où la société a implanté une filiale. Le fisc français conteste le choix de l’entreprise de payer ces salariés en dividendes, dans un pays à la fiscalité avantageuse, plutôt qu’en salaire afin de réduire leur charge d’impôts. Une pratique très largement répandue dans les sociétés de gestion qui ont pour habitude de rémunérer leurs cadres dirigeants sous la forme d’actions gratuites, non seulement pour des raisons fiscales, mais aussi pour les associer à la performance de l’entreprise. Un débat contradictoire a actuellement cours entre les administrations fiscales françaises et luxembourgeoises au sujet de cette ingénierie financière et de ses implications, le fisc français étant, selon nos sources, en désaccord avec l’analyse du fisc luxembourgeois.
Sujet jugé sensible
Contacté, le groupe Carmignac fait savoir par la voix de son avocat, Me Jean Tamalet, qu’« il s’agit d’un...




                        

                        


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Des caniveaux à la Lune, l’essor du béton imprimé

Les possibilités offertes par l’impression 3D à béton dépassent la constuctions de maisons.



LE MONDE ECONOMIE
 |    07.11.2018 à 11h24
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Des réseaux d’égouts à l’exploration spatiale en passant par les fonds sous-marins, les recherches autour des imprimantes 3D à béton dépassent largement la construction de maisons. « On est en train de découvrir toutes sortes d’applications où le béton imprimé répond au besoin de pièces uniques, réalisées avec une très grande précision et dans des délais courts », explique Alain Guillen, cofondateur de XtreeE.
Au printemps, cette start-up francilienne, en pointe sur le sujet, s’est associée à Point P Travaux publics et à l’entreprise de réseaux Sade pour concevoir et poser des regards d’assainissement imprimés en béton, pour un réseau d’égouts de la métropole lilloise datant du XIXe siècle. Les relevés laser et l’impression 3D ont permis d’adapter les pièces au millimètre près aux structures anciennes. L’année précédente, les mêmes acteurs avaient réalisé et installé dans des canalisations non loin de Lille un imposant déversoir d’orage de 15 tonnes.
« En France, 100 000 de ces équipements d’assainissement sont installés chaque année, or ce sont souvent des pièces uniques, coulées sur place, qui nécessitent d’immobiliser la voirie pendant trois semaines. Avec l’impression 3D, c’est trois fois plus rapide », observe M. Guillen.
Un récif corallien
Des infrastructures plus visibles pourraient suivre : mobilier urbain, passerelles… Depuis octobre 2017, les cyclistes peuvent traverser un pont imprimé en 3D à Gemert, aux Pays-Bas. Réalisé par l’Université de technologie d’Eindhoven, le pont de 8 mètres de long a été imprimé en six tronçons identiques. Les 800 couches de béton, renforcées par un câble en acier glissé à l’intérieur, sont censées supporter une charge de 5 tonnes.
XtreeE et Seaboost, une filiale d’Egis, ont aussi conçu un récif corallien artificiel, immergé au printemps dans le Parc national des calanques, à Marseille. Ses plis et replis de béton imprimé veulent recréer la complexité du corail...




                        

                        


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Par  Laurie Moniez   Publié aujourd’hui à 11h02, mis à jour à 16h16   Lecture 3 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                  A l’usine Jean Caby de Saint-André-Lez-Lille (Nord), le 28 juin. Sarah ALCALAY/SIPA             Ce mercredi, le tribunal de grande instance de Strasbourg a repoussé sa décision sur l’aciérie nordiste Ascoval, accordant de fait un délai de cinq semaines au repreneur Altifort pour tenter de boucler son dossier et sauver cette usine sidérurgique, qui emploie 281 salariés.             Lire aussi  L’Etat revoit son plan pour sauver l’aciérie Ascoval             Mardi 6 novembre, le directeur de cette aciérie de Saint-Saulve, près de Valenciennes (Nord), se disait « confiant » après des mois d’incertitude. « Le travail a repris lundi comme prévu et, sur la recherche de nouveaux clients, on avance », confiait Cédric Orban, juste après s’être entretenu avec un prospect indien. Il y a dix jours à peine, les salariés en grève bloquaient leur outil de travail, écœurés par l’attitude de Vallourec, propriétaire d’Ascoval à 40 %. Le groupe, qui a affiché une perte de 307 millions d’euros au premier semestre 2018, a jusqu’ici refusé de soutenir l’offre de reprise du franco-belge Altifort.          Après une forte médiatisation, le dossier Ascoval fait désormais partie des sujets brûlants de Bruno Le Maire. La semaine dernière, le projet de reprise proposé par Altifort a été jugé « solide » par le ministre de l’économie même s’il reste à confirmer le carnet de commandes, consolider le plan de financement et convaincre les banques de participer. Le président de la République a lui-même déclaré lundi dans la presse qu’il « peut y avoir un avenir pour le site Ascoval ». Le président de la région des Hauts-de-France reste prudent. Ancien agent d’assurances, d’un naturel méfiant, Xavier Bertrand a pour habitude de dire : « Tant que ce n’est pas signé, ce n’est pas fait. »          Le maintien de l’industrie, un combat permanent                                        — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    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Ascoval : « L’intensité de la désindustrialisation est forte en France »

Selon Emmanuel Jessua, directeur des études du centre de recherche Rexeco, l’emploi manufacturier ne pèse plus que 9,6 % de l’emploi salarié total chez nous, contre 18,4 % en Allemagne.



LE MONDE ECONOMIE
 |    07.11.2018 à 11h02
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            Marie Charrel








                        



                                


                            

Pour Emmanuel Jessua, directeur des études du centre de recherches Rexecode, notre pays est l’un des plus affectés par la désindustrialisation en zone euro.
Assiste-t-on à une accélération des plans sociaux en France ?
Il est difficile d’avoir une estimation précise, mais une chose est sûre : la désindustrialisation est un phénomène structurel profond et régulier qui affecte l’ensemble de l’Union monétaire. Son intensité est particulièrement forte en France. La part de nos exportations de biens et services dans celles de la zone euro est tombée de 17,6 % au début des années 2000 à 13 % en 2017. Dans le même temps, celle de l’Allemagne est passée de 35,7 % à 39,8 %, tandis que celles de l’Espagne et des Pays-Bas se sont stabilisées. Dit autrement : nous sommes le pays le plus décrocheur en matière d’industrie, suivi par l’Italie (de 17,7 % à 14,8 %). Aujourd’hui, l’emploi manufacturier ne pèse plus que 9,6 % de l’emploi salarié total chez nous, contre 18,4 % en Allemagne.
Comment expliquer cette divergence franco-allemande ?
Cela tient beaucoup aux directions opposées prises au début des années 2000. En Allemagne, les réformes Schröder se sont accompagnées d’une longue période de modération salariale. En France, le coût unitaire du travail a augmenté avec l’adoption des 35 heures et la convergence des différents smic. Nos entreprises industrielles ont serré leurs marges pour éviter de répercuter cette hausse sur leurs prix. Mais ce faisant, elles ont limité leur capacité à investir et ont perdu en compétitivité.
Les différents allégements de charges patronales adoptés ces dernières années aident-ils le secteur ?
Oui. Ils se sont traduits par un redressement des marges industrielles et une reprise de l’investissement, mais il faudra du temps pour que cela se répercute sur la compétitivité. D’autant que cette dernière dépend d’autres éléments tels que le niveau de qualification...




                        

                        

