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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ En mai, le « Spider-Man malien » avait acquis une notoriété inattendue en escaladant un immeuble parisien pour secourir un garçon de 4 ans.
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Récit

Après 7 ans de galère et le sauvetage d’un enfant, Mamoudou Gassama naturalisé français

En mai, le « Spider-Man malien » avait acquis une notoriété inattendue en escaladant un immeuble parisien pour secourir un garçon de 4 ans.

Par                Julia Pascual et Samba Doucouré



LE MONDE
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        Le 07.11.2018 à 18h00

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        Mis à jour le 07.11.2018 à 18h56






    
Mamoudou Gassama après une rencontre avec Emmanuel Macron au palais de l’Elysée, à Paris, le 28 mai 2018.
Crédits : POOL New / REUTERS


Le voilà Français. Mamoudou Gassama, 22 ans, vient de voir la concrétisation de la promesse d’Emmanuel Macron. Dans le salon d’honneur de la préfecture de Seine-Saint-Denis, le « Spider-Man malien » a reçu son décret de naturalisation. Inconnu avant le 26 mai, le migrant a acquis ce jour-là une notoriété aussi brusque qu’inattendue en escaladant la façade d’un immeuble parisien pour épargner une chute de quatre étages à un enfant de 4 ans agrippé à un balcon. Vue des millions de fois sur Internet, la vidéo de son exploit lui a valu d’être reçu à l’Elysée quelques jours plus tard et de se voir promettre une naturalisation.
C’est chose faite depuis mardi 6 novembre. Comme environ 50 000 personnes chaque année en France, 60 habitants du département de la Seine-Saint-Denis ont reçu ce matin-là leur carte d’entrée dans la « communauté nationale ». Parmi eux, le jeune homme se détache malgré lui. D’ailleurs, le préfet Pierre-André Durand glisse dans son discours un mot sur ceux qui, à son image, obtiennent la nationalité française parce qu’ils ont réalisé quelque chose d’« exceptionnel ». Même l’ambassadeur du Mali, Toumani Djimé Diallo, a fait le déplacement, rappelant que « Mamoudou Gassama est un réel ambassadeur » de son pays d’origine. « Il a fait ce que tous les Maliens qui se respectent auraient fait : sauver quelqu’un au péril de sa vie. »

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Poli, discret, presque effacé, Mamoudou Gassama se prête à ce qui est devenu un exercice presque quotidien pour lui depuis cinq mois : le selfie. « Il est très réservé et je pense que c’est à cause de son parcours », croit savoir Djeneba Keita, deuxième adjointe à la mairie de Montreuil, où vit Mamoudou Gassama, qui le dit aussi « reconnaissant de tout ce qui est fait autour de lui ». Mme Keita accompagne le jeune Franco-Malien dans ses démarches administratives et le conseille pour sa communication ; rôle qu’elle partage avec le frère aîné du jeune homme, Diaby Gassama, et avec Mams Yaffa, une figure de la diaspora malienne à Paris.
Parti sans prévenir sa famille
« C’est encore un bébé », justifie son frère aîné… Un « bébé » qui a quitté son village du nord-ouest du Mali, Yaguiné Banda, à l’âge de 15 ans. « Je n’étais pas bien costaud, se souvient-il. Les jeunes de ma génération et moi, nous étions tous dans la même galère et on partait tous, un à un. Il ne restait plus beaucoup de garçons de mon âge au village. Ma famille m’a adressé des bénédictions quand j’ai pris la décision de partir », d’abord en Côte d’Ivoire.
Mamoudou Gassama est issu d’une fratrie de neuf enfants, ses parents sont agriculteurs. A l’époque, seul l’aîné, Diaby, est installé à l’étranger, en France, où il travaille comme laveur de vitres. Mamoudou devient manutentionnaire à Bamako afin d’économiser l’argent nécessaire à son voyage. Puis, en Côte d’Ivoire, il est bagagiste dans une gare routière. « Je m’occupais de charger et décharger des livraisons qui venaient de toute la région, raconte-t-il. C’était un travail harassant. J’y suis resté trois ans. J’ai quitté le pays en 2011, au moment de la guerre civile. Beaucoup de gens fuyaient. Il n’y avait plus de travail, je suis donc retourné au Mali. »

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Quelques mois après son retour, sa mère décède. Mamoudou Gassama décide alors de partir pour l’Europe, sans prévenir sa famille. En quelques jours, il traverse le Burkina Faso et le Niger pour gagner la Libye. À l’époque, déjà, « de nombreuses personnes fonçaient en Libye car c’était une voie d’accès à l’Europe », se souvient le jeune homme. Pour lui, ce pays restera « un épisode sombre » dans son parcours.
« Des gens mouraient devant moi »
Il y arrive les poches vides et, pour réunir les 800 euros nécessaires à la traversée de la Méditerranée, il trouve du travail dans la ville de Sabratha, notamment sur des chantiers. Il vit là-bas six mois, dans un foyer, avec d’autres migrants africains. « On ne dormait pas tranquillement parce qu’on pouvait être attaqué par des bandits ou racketté par la police », rapporte-t-il. Il tente une première fois de prendre la mer à bord d’une embarcation de fortune, mais l’expédition est arrêtée au bout de trois heures de navigation par les gardes-côtes libyens. Mamoudou Gassama se retrouve en prison.

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Dans sa geôle, il ne voit pas la lumière du jour et reçoit du pain, des sardines et du fromage en guise de repas unique. « J’y ai beaucoup souffert, reconnaît-il. Certains mouraient devant moi, de fatigue, de faim ou après avoir été battus par les geôliers. » Des détenus entreprennent de saboter la porte de la cellule et, chaque soir, creusent le sol autour. « Un soir, on a dévissé la porte et on est tous partis en courant, c’était chacun pour sa peau, se remémore Mamoudou Gassama. Les gardiens tiraient à vue. » Le jeune homme échappe aux balles et parvient à trouver refuge dans une « mazra », une petite exploitation agricole.
Il retente une traversée deux mois plus tard. Cette fois, son embarcation est secourue par un navire de la Croix rouge, et il est débarqué en Sicile en mars 2014. Il obtient l’asile en Italie au bout de deux ans. « J’ai rejoint un foyer pour réfugiés, explique-t-il. Je n’avais pas le sou, je me nourrissais grâce aux soupes populaires. » A Rome, le jeune homme ne trouve pas de travail. Lassé de galérer, il décide de quitter le pays. Son frère lui paye un billet d’avion pour Paris en septembre 2017.
Service civique de dix mois
Installé au foyer de travailleurs migrants Rochebrune, à Montreuil, Mamoudou Gassama se refait une santé et renoue le contact avec des gens de son village. Le jour où il a secouru le garçon de 4 ans, il se préparait à assister à la finale de la Ligue des champions dans un fast-food du XVIIIe arrondissement avec des amis.
Depuis, le nouveau « Spider-Man » a été reçu à l’Elysée, récompensé d’un trophée par la chaîne afro-américaine BET, à Los Angeles, ainsi que par la fondation onusienne Global Hope Coalition, à New York. Il a aussi été invité par Marcelo, un joueur du Real Madrid, à assister à un match de football entre l’Autriche et le Brésil, en juin à Vienne, ainsi qu’à la demi-finale de la Coupe du monde Angleterre-Croatie en Russie. La mairie de Montreuil lui a octroyé un logement.

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Tout a changé. Mais rien n’a changé. L’avenir du jeune Franco-Malien est encore flou. Il suit des cours de français et devrait entamer en janvier un service civique de dix mois au sein de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris. La carrière que lui a indiquée Emmanuel Macron n’est pas nécessairement celle qu’il épousera en définitive. Le Montreuillois souhaite venir en aide aux habitants de son village, aux Africains qui risquent leur vie pour rejoindre l’Europe, voire aux jeunes en mal d’avenir en France.
« Il faut qu’il se construise un projet précis, conclut Mams Yaffa. Ensuite on pourra se permettre d’aller voir les présidents français ou malien pour être soutenu. »





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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Le milliardaire russe avait été placé en garde à vue mardi comme trois autres personnes poursuivies dans cette affaire.
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Dmitri Rybolovlev, président de l’AS Monaco, placé sous contrôle judiciaire dans une affaire d’escroquerie

Le milliardaire russe avait été placé en garde à vue mardi comme trois autres personnes poursuivies dans cette affaire.



Le Monde.fr avec AFP
 |    07.11.2018 à 16h51
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 18h43
   





                        



   


Le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev, patron de l’AS Monaco, a été inculpé mercredi 7 novembre à Monaco dans le cadre de la retentissante affaire d’escroquerie présumée qui l’oppose à son ancien marchand d’art suisse Yves Bouvier. Le ou les chefs d’inculpation précis visant M. Rybolovlev ne sont cependant pas encore connus.
Le magnat russe a été laissé libre et placé sous contrôle judiciaire, comme les trois autres personnes inculpées avec lui : son avocate Tetiana Bersheda, ainsi que le fils et l’épouse de l’ex-garde des Sceaux de Monaco, Philippe Narmino, a-t-on précisé au parquet de Monaco, confirmant une information de Nice-Matin. 
Selon le quotidien régional, les quatre inculpés s’étaient présentés d’eux-mêmes mardi, munis d’une convocation, avant d’être placés en garde à vue. Plusieurs perquisitions ont également été menées durant les dernières vingt-quatre heures. D’autres mises en cause pourraient suivre puisque « les opérations se poursuivent encore jusqu’à ce soir et peut-être demain », a ajouté le procureur général.

        Nos informations :
         

          Le président de l’AS Monaco perquisitionné et placé en garde à vue



SMS compromettants
Dmitri Rybolovlev est au cœur de l’information judiciaire ouverte voilà un an par le parquet général de Monaco pour des faits de « corruption », « trafic d’influence actif et passif » et complicité de ces délits.
A l’origine de cette affaire, il y a une plainte déposée par le milliardaire russe contre l’ancien marchand d’art Yves Bouvier, qu’il accuse de l’avoir escroqué d’un milliard de dollars en appliquant des marges exorbitantes lors de la vente de tableaux. Mais au fil de l’enquête, les policiers ont pu exploiter les informations du téléphone portable de l’avocate de Dmitri Rybolovlev, mettant au jour un scandale de toute autre ampleur.
Comme l’avait révélé Le Monde dans son enquête, de nombreux textos issus du smartphone de Me Bersheda faisaient en effet état des relations suivies entre M. Rybolovlev et Philippe Narmino, alors ministre de la justice monégasque : week-end tous frais payés dans la résidence suisse de l’oligarque, à Gstaad, envoi de cadeaux, dîners fins, etc. Plusieurs policiers de haut rang sont aussi susceptibles d’être impliqués dans ce scandale aux allures de « Monacogate ».
L’affaire, qui inquiète les plus hautes autorités de la principauté, a déjà provoqué le placement en garde à vue, le 23 septembre 2017, de Philippe Narmino, personnalité en vue sur le Rocher. Quelques jours plus tôt, M. Narmino avait été contraint de quitter ses fonctions de ministre de la justice de Monaco.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ L’Allemand Manfred Weber est favori contre le Finlandais Alex Stubb, mais, même en cas de victoire de sa famille aux élections européennes, il n’est pas certain de devenir président de la Commission.
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Les droites européennes désignent leur candidat pour 2019

L’Allemand Manfred Weber est favori contre le Finlandais Alex Stubb, mais, même en cas de victoire de sa famille aux élections européennes, il n’est pas certain de devenir président de la Commission.



LE MONDE
 |    07.11.2018 à 16h07
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 17h39
    |

            Cécile Ducourtieux (Helsinki, envoyée spéciale)








                        



   


Le Parti populaire européen (PPE), la grande famille des droites de l’Union, s’est donné rendez-vous à Helsinki, les 7 et 8 novembre, pour désigner son chef de file pour les élections européennes de mai 2019. Le suspense est limité : face à l’Allemand Manfred Weber, archi-favori, le finlandais Alex Stubb n’a quasiment aucune chance.
Celui des deux qui sortira vainqueur jeudi 8 novembre, à l’issu d’un vote à bulletin secret, peut prétendre à remplacer Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne, en vertu du principe du « Spitzenkandidat », cher au Parlement européen depuis 2014. Celui-ci exige que le poste de président de la Commission revienne automatiquement au chef de file du parti arrivé en tête à l’issue des élections européennes. Mais sans garantie à ce jour.
Weber et Stubb : deux profils radicalement différents
Manfred Weber, 46 ans, est un très bon connaisseur de la mécanique européenne. A la tête du groupe PPE à Strasbourg depuis quatre ans, eurodéputé depuis 2004, ce Bavarois de la CSU joue sur son ancrage rural, sa proximité avec les préoccupations quotidiennes des citoyens. Mais il n’a aucune expérience gouvernementale, peu de charisme et une maîtrise limitée des langues étrangères, des handicaps conséquents pour le poste de président de la Commission.
Pourtant, cet homme affable et très à l’écoute a engrangé un nombre impressionnant de soutiens. Presque aucun leader, chez les conservateurs, ne manque à l’appel : la chancelière Merkel, les premiers ministres bulgare, slovaque, slovène, le Hongrois Viktor Orban, et même Laurent Wauquiez, le président des Républicains, qui a tweeté très tardivement, mardi 6 novembre : « J’apporte tout mon soutien à mon ami@ManfredWeber pour qu’il devienne le Spitzenkandidat du@PPE. Une Europe qui protège et fière de ses valeurs : je sais qu’il porte le meilleur projet pour le futur de notre continent. Un projet que nous défendrons ensemble. » 

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A 51 ans, Alex Stubb affiche a contrario un impressionnant curriculum vitae (ex-premier ministre, ex-ministre des affaires étrangères, ex-ministre des finances) et accroche bien davantage la lumière, avec son physique de triathlète et ses manières décontractées. Mais il a commencé sa campagne sur le tard et est bien moins connu et apprécié que son rival des 758 délégués du PPE en position de voter. « Cette élection est comme une élection sénatoriale, on ne fait pas campagne en multipliant les interviews », glisse un élu français.
Affaibli, le PPE pourrait avoir du mal à imposer son chef de file
S’il obtient l’investiture du PPE jeudi midi, à l’issue de cette primaire interne, M. Weber n’a pas de garantie absolue de succéder à Jean-Claude Juncker. C’est tout le paradoxe de ce sommet d’Helsinki, qui explique le scepticisme de nombre de délégués présents. Les états de service du Bavarois en laissent beaucoup dubitatifs : le poste de président de la Commission étant considéré comme une charge équivalente à celle d’un chef d’Etat ou de gouvernement. M. Juncker a ainsi été près de dix-neuf ans premier ministre du Luxembourg et ses prédécesseurs avaient au moins un maroquin ministériel à leur actif.
Par ailleurs, tout le monde s’accorde sur le fait que si le PPE perd du terrain en mai (ce qui est probable, les partis conservateurs reculant tous, en Italie, en Espagne, en Allemagne…), il aura davantage de mal à imposer son spitzenkandidat qu’en 2014. Sera plutôt désigné celui ou celle qui parviendra à former une coalition de partis proeuropéens au sein de l’hémicycle strasbourgeois.
Dans cette configuration, Michel Barnier, devenu une figure majeure dans l’Union grâce à sa gestion sans faux pas du Brexit, ou Margrethe Vestager, la très médiatique commissaire danoise à la concurrence, conservent leurs chances. M. Weber, lui, aurait plus de mal à rassembler les votes de gauche : il reste à la droite du PPE, bien qu’il passe pour modéré au sein de la CSU.
Enfin et surtout, le principe du spitzenkandidat n’est pas gravé dans le marbre. Et pour cette désignation cruciale, les dirigeants de l’Union comptent bien avoir le dernier mot.
La chancelière Merkel s’était fait forcer la main avec la candidature de M. Juncker en 2014 mais elle reste notoirement sceptique à l’égard de ce processus de nomination. Emmanuel Macron a été encore plus explicite et s’est exprimé à plusieurs reprises contre le principe du spitzenkandidat. Pas sûr que M. Weber, qui ne rate pas une occasion d’envoyer des piques au président français, n’accepte au final de lui dégager la voie vers le Berlaymont, le siège de la commission à Bruxelles.
Une partie des élus français continue à parier sur Michel Barnier
Les eurodéputés français sont arrivés très divisés à Helsinki. Raison pour laquelle M. Wauquiez fut un des derniers à apporter son soutien public à M. Weber. Une partie de la délégation serait prête à voter pour M. Stubb, même si ses chances sont infimes. Parce qu’il incarne une voie plus moderne et centriste au sein du PPE. Mais surtout, parce qu’en lui apportant leurs voix, en limitant la victoire de M. Weber, ils pourraient donner du poids à l’hypothèse d’un autre candidat PPE, spécialement celle de M. Barnier, pour la Commission à l’issue des européennes.

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« M. Barnier va avoir quatre mois, si on trouve un accord rapidement avec Londres, pour vendre un accord de divorce dans toutes les capitales de l’Union. Ces quatre mois peuvent permettre de finir de l’imposer comme le candidat naturel à la présidence de la commission », estime l’eurodéputé LR Michel Dantin. M. Barnier « incarnera une action et l’unité de l’Europe », ajoute le maire de Chambéry, proche du négociateur en chef du Brexit. « Notre chef de file sera notre premier choix pour la présidence de la Commission », s’est contenté de dire Joseph Daul, le très influent président du PPE, mercredi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Transdev a remporté mardi contre la Deutsche Bahn un appel d’offres pour l’exploitation des RER de Hanovre en Allemagne. Peu avant, Keolis démarrait le plus gros marché de son histoire au Pays de Galles.
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Transdev et Keolis, les « Frenchies » du rail, engrangent de gros contrats en Europe

Transdev a remporté mardi contre la Deutsche Bahn un appel d’offres pour l’exploitation des RER de Hanovre en Allemagne. Peu avant, Keolis démarrait le plus gros marché de son histoire au Pays de Galles.



LE MONDE ECONOMIE
 |    07.11.2018 à 08h51
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 13h48
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Bientôt concurrents sur les voies ferrées de l’Hexagone (potentiellement dès 2020), les acteurs français du rail fourbissent leurs armes chez nos voisins européens. Et les « Frenchies » du ferroviaire font des étincelles. Dernier coup d’éclat en date : le groupe Transdev, filiale à 70 % de la Caisse des dépôts, a remporté, mardi 6 novembre, l’exploitation, à partir de 2021, du réseau de trains régionaux de la banlieue de Hanovre, dans le nord de l’Allemagne, soit sept lignes S-bahn (de type RER) et deux lignes express, pour une durée de douze ans.

D’un montant total de 1,5 milliard d’euros, ce contrat est le plus important appel d’offres ferroviaire jamais remporté par le groupe français. L’exploit réside aussi dans le fait que Transdev a arraché ce marché à l’opérateur historique, la Deutsche Bahn (DB), qui exploitait ces lignes depuis leur création.
La DB a eu d’ailleurs un peu de mal à avaler la décision des autorités organisatrices de transport locales (la région de Hanovre, les syndicats des transports de Basse-Saxe et de Westphalie-Lippe) et contesté en justice l’attribution du marché. Déboutée par les tribunaux, elle a renoncé définitivement à tout recours.
Numéro 2 du rail allemand
Presque au même moment – c’était le 15 octobre –, un autre groupe français, Keolis, filiale de la SNCF, lançait l’exploitation d’un énorme contrat ferroviaire au Pays de Galles, le plus gros de son histoire, emporté au mois de juin. Keolis est, en effet, devenu, avec Amey, son partenaire britannique spécialiste des infrastructures, l’exploitant pour quinze ans du réseau ferroviaire régional gallois (1 623 kilomètres, 247 gares, plus de 2 000 collaborateurs, 32 millions de voyages annuels), activité qui devrait générer un chiffre d’affaires de 6 milliards d’euros sur la durée du contrat.

Plus petit par la taille (385 kilomètres) et par la durée (douze ans), le marché hanovrien de Transdev porte sur 30 millions de passagers annuels...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ La réalisatrice italienne reçoit chez elle, en Ombrie, où elle a tourné « Heureux comme Lazzaro ».
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Cinéma : Alice Rohrwacher en son pays des merveilles

La réalisatrice italienne reçoit chez elle, en Ombrie, où elle a tourné « Heureux comme Lazzaro ».



LE MONDE
 |    07.11.2018 à 07h45
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 13h52
    |

            Aureliano Tonet (Castel Giorgio (Italie), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Des ombres planent sur ce coin d’Ombrie, limitrophe à la Toscane et au Latium. Depuis la Toussaint, les orages font des ravages, ici, à Castel Giorgio, comme ailleurs en Italie. Alice Rohrwacher pare au plus urgent. Des infiltrations d’eau sont apparues dans la maison qu’elle occupe avec sa fille de 12 ans, Anita, et son compagnon. Le piano a changé de pièce, le parquet a été refait à neuf, les fuites se sont enfuies : délogé le déluge ! Et tant pis pour les olives, qu’elle aurait dû cueillir ces jours-ci s’il n’avait tant plu. Leur récolte attendra le retour de la cinéaste, qui s’apprête à partir pour la France présenter son troisième long-métrage, Heureux comme Lazzaro, en salle depuis le 7 novembre.

Le voyage lui fera manquer une réunion importante. Une affaire qui mobilise une partie du voisinage, en lutte contre des multinationales suisses et piémontaises. Ces ombres-là, convient-elle, sont bien plus difficiles à combattre que celles qui obscurcissent les cieux. « Depuis trois ou quatre ans, des géants de l’agroalimentaire rachètent des terres, pour cultiver des noisettes. Je n’ai rien contre les noisettes, tout le monde adore ça… C’est d’ailleurs bien le problème. Les animaux veulent les manger, alors on disperse des répulsifs, qui menacent la diversité… Quant aux humains, ils en raffolent, car c’est un antidépresseur fantastique. Alors les plantations s’étendent aussi vite que croît la consommation mondiale. Notre ennemi, ce ne sont pas les noisettes, c’est la monoculture. »
« Purgatoire »
Alice sait de quoi elle parle. Voyez son père, Reinhardt, vieux hippie et jeune apiculteur. Voyez son compagnon, Jacopo, cultivateur émérite de vin naturel, rétif à tout additif. Soit l’exact opposé de la majorité des vignes alentour, autrement industrielles : celles, par exemple, qui font vivre la famille de l’acteur principal d’Heureux comme Lazzaro, le jeune Adriano Tardiolo. « Ils sont ouvriers agricoles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Ferrero va proposer un biscuit rond fourré au Nutella. Barilla, qui est son rival italien dans la biscuiterie, réplique en lançant une pâte à tartiner.
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Ferrero met les bouchées doubles dans les biscuits avec sa marque Nutella

Ferrero va proposer un biscuit rond fourré au Nutella. Barilla, qui est son rival italien dans la biscuiterie, réplique en lançant une pâte à tartiner.



LE MONDE ECONOMIE
 |    07.11.2018 à 07h00
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Ferrero s’apprête à mettre une nouvelle dose d’huile de palme dans les rayons des supermarchés. Dans la ligne de mire de la société italienne, le marché des biscuits. Elle souhaite mettre les bouchées doubles dans ce domaine, avec une nouvelle gamme qui devrait être commercialisée en 2019, sous le nom de Nutella Biscuits. Un biscuit rond fourré à la pâte à tartiner avec un « N » gravé dessus. Ferrero veut, en effet, capitaliser sur sa marque vedette de gourmandise à la noisette pour séduire les clients.
Le groupe familial italien, spécialisé dans la confiserie, a entamé une diversification stratégique vers le secteur de la biscuiterie en 2016. Cette année-là, il a croqué Delacre. Une société d’origine belge connue pour ses cigarettes russes et détenue alors par le conglomérat turc Yildiz. Surtout, il a lancé dans plusieurs pays, dont la France, B-Ready. Objectif : proposer une dose de Nutella consommable en tout lieu et à tout moment.

Avec cette martingale et grâce au rouleau compresseur de son marketing, il a décroché, en France, la palme du meilleur lancement d’un produit de grande consommation en 2016 avec un chiffre d’affaires en magasin de plus de 50 millions d’euros. Une percée qui n’est pas passée inaperçue aux yeux de l’américain Mondelez, leader du biscuit dans l’Hexagone avec ses marques Lu, Oreo, Milka ou Belvita. Il a d’ailleurs répliqué à cette offensive avec la barre au chocolat Milka Tender Break.
Ferrero a multiplié ses emplettes à l’international
Ferrero veut accroître encore la pression avec la commercialisation de Nutella Biscuits. Un produit qui devrait être fabriqué dans son usine située à Balvano dans la Basilicate, au sud de l’Italie. Un choix stratégique car tout investissement dans cette région bénéficie d’aides publiques.
En attendant, en 2017, Ferrero, avec ses marques Nutella, Ferrero Rocher, Tic Tac ou Kinder, a affiché un chiffre d’affaires quasiment stable à 10,5 milliards d’euros, dont 1,24 milliard...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Dans sa chronique, Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde », explique les dessous de l’indépendance de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, qui était sous tutelle russe depuis plus de trois siècles.
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Schisme orthodoxe : « C’est de politique qu’il s’agit ici, voire de géopolitique »

Dans sa chronique, Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde », explique les dessous de l’indépendance de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, qui était sous tutelle russe depuis plus de trois siècles.



LE MONDE
 |    07.11.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 07h28
    |

            Sylvie Kauffmann (éditorialiste au « Monde »)








                        



                                


                            
Chronique. Il savoure sa revanche, Philarète. A bientôt 90 ans, il vient de voir aboutir un combat auquel il a consacré près d’un tiers de sa vie et il n’entend pas minimiser cette victoire. Dans la grande salle de réunion ornée d’icônes de sa résidence, rue Pouchkine à Kiev, le patriarche raconte, ce 29 octobre, sa rupture avec Moscou, enfin officialisée par le patriarcat de Constantinople, autorité en la matière ; il le fait sans triomphalisme, d’un ton monocorde, mais sa longue barbe blanche masque mal une rage contenue qui étonne pour un homme de son âge et, surtout, pour un homme d’église.
Disons-le : ce n’est pas n’importe quelle Eglise. L’Eglise orthodoxe ukrainienne était sous la tutelle du patriarcat de Moscou depuis 1686 – hormis une petite congrégation clandestine qui s’était déclarée autocéphale dans les années 1920, après la Révolution et dont beaucoup de fidèles s’exilèrent en Amérique.

A l’effondrement de l’Union soviétique, fin 1991, dans lequel l’Ukraine joua un rôle de premier plan, les évêques ukrainiens demandèrent à voler eux aussi de leurs propres ailes, mais se heurtèrent au refus de Moscou.
C’est alors que celui qui n’était que le métropolite Philarète de Kiev, vassal de Moscou au point d’avoir même brigué, en vain, la tête du patriarcat de Moscou, mena la rébellion : en 1992, le métropolite Philarète devint le patriarche Philarète, chef de l’Eglise ukrainienne autoproclamée. Ayant fait sécession, ce patriarcat de Kiev n’était cependant reconnu par aucune des quatorze Eglises orthodoxes dans le monde, en raison du diktat de Moscou. En Ukraine, il cohabitait avec l’Eglise orthodoxe officielle, dépendante du patriarcat de Moscou.
Ce conflit, « Poutine ne le gagnera pas »
L’année 2014 va changer la donne. En mars, la Russie intervient dans l’est de l’Ukraine et annexe la Crimée. Depuis, l’Ukraine est en guerre avec la Russie, ses troupes se battent dans le Donbass. L’agression russe draine des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Une compagnie d’assurances appartenant à l’homme d’affaires a été menacée, mardi, d’une amende de 135 000 livres par le gendarme britannique de l’Internet pour avoir adressé 319 000 e-mails pro-Brexit à ses clients.
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Soupçonné d’accointances russes, Arron Banks, financeur du Brexit, est visé par une enquête criminelle

Une compagnie d’assurances appartenant à l’homme d’affaires a été menacée, mardi, d’une amende de 135 000 livres par le gendarme britannique de l’Internet pour avoir adressé 319 000 e-mails pro-Brexit à ses clients.



LE MONDE
 |    07.11.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 17h52
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

« Mon Dieu, je suis terrifié ! » Il y a un an, c’est ce qu’avait tweeté Arron Banks, l’homme d’affaires qui a injecté des millions de livres sterling dans la campagne pro-Brexit avant le référendum de 2016, lorsque la Commission électorale britannique avait ouvert une enquête le visant.
Désormais soupçonné d’avoir servi de relais à un financement russe ayant pesé sur la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne, le financier, à la tête d’une cascade de sociétés opaques allant des assurances aux mines de diamant africaines, apparaît moins sûr de lui. Invité dimanche 4 novembre à la BBC, il a fermement nié avoir reçu le moindre « argent russe » et mis ces « accusations ridicules » sur le compte de l’« establishment » pro-européen.

Mais ses explications confuses sur l’enchevêtrement de ses sociétés ayant contribué au financement de « Leave. EU », la campagne pro-Brexit la plus extrême en 2016, n’ont fait qu’épaissir le brouillard. Mardi, une compagnie d’assurances qu’il possède a en outre été menacée d’une amende de 135 000 livres (155 000 euros) par le gendarme britannique de l’Internet pour avoir adressé 319 000 courriels pro-Brexit à ses clients.
Cinq jours plus tôt, l’Agence nationale anticriminalité (NCA), la plus haute instance policière britannique, avait annoncé l’ouverture d’une enquête devant établir si Arron Banks, 52 ans, était le véritable donateur des 8 millions de livres dont Leave. EU a bénéficié. La NCA prend ainsi le relais de la Commission électorale qui, le même jour, a estimé qu’« il existe des motifs sérieux de soupçonner » que M. Banks n’est « pas la véritable source » des 8 millions en question.
« Délits visant notre démocratie »
L’affaire, dont les éléments ont d’abord été révélés par la presse, a longtemps été considérée comme négligeable par les responsables politiques. Ce n’est plus le cas. David Lammy, député travailliste, demande...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ La présence de M. Recep Tayyip Erdogan, qui perpétue le négationnisme d’Etat de la Turquie à l’égard du génocide des Arméniens, ne doit pas être interprétée comme une caution apportée à ses méthodes, car « la paix ne saurait passer par les non-dits ou la complaisance envers les crimes du passé comme du présent », explique un collectif de personnalités dans une tribune au « Monde ».
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Erdogan aux cérémonies du 11-Novembre : « La paix ne saurait passer par la complaisance envers les crimes du passé »

La présence de M. Recep Tayyip Erdogan, qui perpétue le négationnisme d’Etat de la Turquie à l’égard du génocide des Arméniens, ne doit pas être interprétée comme une caution apportée à ses méthodes, car « la paix ne saurait passer par les non-dits ou la complaisance envers les crimes du passé comme du présent », explique un collectif de personnalités dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    07.11.2018 à 05h13
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 17h12
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Collectif
Tribune. A l’initiative de la présidence de la République, quatre-vingts chefs d’Etat et de gouvernement sont invités à participer aux célébrations du centenaire de l’Armistice de la première guerre mondiale. Comme l’a déclaré Emmanuel Macron, cet événement entend se réclamer du « plus jamais ça » qui avait sous-tendu « la volonté » de rendre désormais impossibles les horreurs de la première guerre mondiale.
Dans cet esprit, l’Elysée a indiqué que les commémorations, qui ne donneront pas lieu à un grand défilé militaire mais à un forum pour la paix, auront pour objet que la « paix chaque jour gagne du terrain, parce qu’aujourd’hui, chaque jour, elle en perd ».
Lors de l’inauguration de l’Historial franco-allemand de la Grande Guerre du Hartmannswillerkopf (Haut-Rhin), le 10 novembre 2017, M. Macron, insistant sur l’importance du devoir de mémoire, avait entre autres affirmé que « 2018 ne sera pas une année de triomphalisme, mais un miroir tendu à notre monde d’aujourd’hui qui, si souvent encore, choisit la radicalité, la brutalité, la violence comme réponse à des problèmes qui appelleraient bien plutôt le dialogue et la main tendue, quel que soit le poids de souffrance que ces problèmes comportent ».
Il avait confirmé ses intentions le 25 septembre, lors de son discours à la 73e Assemblée générale des Nations unies en déclarant : « N’oubliez jamais que les génocides qui ont fait que vous êtes là aujourd’hui étaient nourris par les discours auxquels nous nous habituons. »
Un nationalisme agressif
Si les personnalités signataires de ce texte ne peuvent que souscrire à ces propos, elles s’inquiètent cependant que leur portée ne soit dénaturée par la venue aux célébrations du centenaire d’autorités qui, au lieu de tirer les leçons du passé et d’en condamner les atrocités,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Le nom de l’ancien chroniqueur de France Inter revient avec insistance pour figurer sur la liste de La République en marche aux élections de mai 2019.
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Le journaliste Bernard Guetta candidat LRM aux élections européennes ?

Le nom de l’ancien chroniqueur de France Inter revient avec insistance pour figurer sur la liste de La République en marche aux élections de mai 2019.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 21h02
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 00h19
    |

            Alexandre Lemarié








                        



   


A près de six mois des élections européennes, le nom de Bernard Guetta circule pour figurer sur la liste La République en marche (LRM). Au sein du parti présidentiel, plusieurs sources affirment au Monde que l’ancien journaliste de France Inter et du Monde (1978-1990), spécialiste de géopolitique et prix Albert-Londres 1981, pourrait représenter la majorité au scrutin du 26 mai 2019. « C’est une hypothèse réelle », assure-t-on à la direction du mouvement macroniste.
Certains, au sein de LRM, évoquent même la possibilité qu’il soit placé en tête de liste, en soulignant que le profil de M. Guetta « coche de nombreuses cases ». Ce dernier, âgé de 67 ans, issu de la « société civile » chère à la Macronie, est un ardent défenseur de la cause européenne et est, de surcroît, un nom connu pour une partie de l’opinion publique.

        Lire aussi :
         

                Bernard Guetta arrête sa chronique « Géopolitique » sur France Inter



« Dilemme »
Interrogé par Le Monde, M. Guetta assure que personne, au sein de LRM, ne lui a proposé de porter les couleurs du parti aux européennes. Mais si c’est le cas, il confie ne pas fermer la porte. « Si on me le propose, je verrai bien. J’y réfléchirai… Ce sera un dilemme », explique celui qui a quitté France Inter à l’été 2018, après vingt-sept ans d’antenne, pour se lancer dans l’écriture d’un livre. « Ce sera compliqué pour moi car la cause européenne m’est chère et je n’y serais pas indifférent », poursuit-il, laissant planer le doute sur ses intentions.
Le sujet sera peut-être abordé jeudi 8 novembre, lors de la première réunion de la commission nationale d’investiture de LRM consacrée aux élections européennes.

        Lire la critique de son livre :
         

          L’enthousiasme vibrant du journaliste engagé






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Kateryna Gandziouk était hospitalisée après avoir été attaquée le 31 juillet près de son domicile de Kherson.
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Le meurtre à l’acide d’une militante anticorruption bouleverse l’Ukraine

Kateryna Gandziouk était hospitalisée après avoir été attaquée le 31 juillet près de son domicile de Kherson.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 15h57
 • Mis à jour le
07.11.2018 à 13h41
    |

            Benoît Vitkine








                        



                                


                            

L’onde de choc provoquée par la mort de Kateryna Gandziouk, dimanche 4 novembre, continue de secouer l’Ukraine. Avant ses funérailles, organisées mercredi dans sa ville natale de Kherson, dans le sud du pays, la mort de Mme Gandziouk, une militante anticorruption qui dénonçait les malversations de la police, occupait l’essentiel des actualités télévisées et des conversations. D’autres attaques contre des activistes, survenues dans le passé, n’avaient pas eu le même retentissement.
« Peut-être que nous avons sous-estimé combien les choses étaient graves », écrivait mardi matin sur les réseaux sociaux l’une de ses collègues activistes, comme si la sidération provoquée par ce décès brutal, trois mois après l’attaque contre Mme Gandziouk, pouvait servir d’électrochoc à l’ensemble du pays.
Kateryna Gandziouk, 33 ans, a été attaquée le 31 juillet à proximité de son domicile de Kherson. Un inconnu l’avait aspergée d’un litre d’acide sulfurique, brûlant 40 % de son corps. Durant les trois mois où elle est restée hospitalisée, consciente la majeure partie du temps, les médecins ont mené onze opérations pour remplacer des morceaux de peau. Elle est morte dimanche d’un accident vasculaire.
«C’est difficile de savoir combien de temps cette émotion va durer : les gens ici sont habitués à toutes les horreurs », Kristina Berdynskykh, journaliste
Toutes les autorités du pays ont condamné cet assassinat. En visite en Turquie, le président ukrainien, Petro Porochenko, a exprimé ses condoléances aux proches de la militante. « J’appelle les forces de l’ordre à tout faire pour que les assassins de Kateryna Gandziouk soient trouvés, jugés et punis », a également écrit M. Porochenko sur son compte Twitter. Johannes Hahn, commissaire européen à l’élargissement, a également demandé que justice soit faite. Depuis dimanche, plusieurs rassemblements où les hommages le disputaient à la colère ont été organisés à Kiev et dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Les présidents américain et russe ne vont finalement se rencontrer que brièvement avant un sommet bilatéral reporté à une date ultérieure.
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Le sommet prévu entre Trump et Poutine à la fin des commémorations de l’armistice n’aura pas lieu

Les présidents américain et russe ne vont finalement se rencontrer que brièvement avant un sommet bilatéral reporté à une date ultérieure.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 11h38
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante) et 
Marc Semo








                        



   


Ce devait être l’un des grands moments diplomatiques en marge des cérémonies parisiennes commémorant le centième anniversaire de la fin de la première guerre mondiale. Le sommet prévu entre le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine n’aura finalement pas lieu.
« Ils vont certainement se rencontrer… Mais en effet, les circonstances ont un peu changé. Le format multilatéral des événements consacrés au centenaire de la fin de la première guerre mondiale ne permet pas d’organiser une rencontre approfondie des deux présidents », a déclaré, mardi 6 novembre, Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, en précisant que les deux dirigeants « se verront dans les couloirs et décideront eux-mêmes quand cette rencontre grand format aura lieu ».
Le quotidien russe Kommersant avait affirmé plus tôt que cette annulation avait été faite « à la demande » d’Emmanuel Macron, qui « n’a pas voulu que le sommet russo-américain éclipse les événements consacrés au centenaire de la fin de la première guerre mondiale ». « C’est comme cela que cela a été formulé », assure une source diplomatique européenne, citée par le journal. L’Elysée a démenti mardi avoir fait une telle requête.
Paris, capitale du monde pendant deux jours
Déjà lundi, le président américain Donald Trump avait confirmé que ce sommet approuvé par les deux partis lors de la récente venue à Moscou de John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, serait reporté. « Je ne suis pas certain que nous nous rencontrerons à Paris, probablement pas », a déclaré le président américain qui s’exprimait depuis la base d’Andrews, près de Washington. « Nous n’avons encore rien organisé. Nous ne savons pas si ce sera l’endroit adéquat. Je serai à Paris pour d’autres raisons », avait-il ajouté.
Une telle rencontre Trump-Poutine aurait, certes, donné encore un peu plus de lustre à des cérémonies qui vont faire de Paris, pendant deux jours, la capitale diplomatique du monde avec plus de 70 chefs d’Etat ou de gouvernement et de dirigeants d’organisation internationale représentés. Quelque 84 pays ont été invités, soit tous ceux qui furent engagés de près ou de loin dans ce qui fut une guerre mondiale. Tous les dirigeants européens seront là, la quasi-totalité de ceux du Moyen-Orient et du continent africain, ainsi que bon nombre de Latino-Américains.
La densité des événements et des rencontres samedi et dimanche, avec les cérémonies de commémoration le 11 novembre, le déjeuner à l’Elysée puis l’ouverture à la grande halle de la Villette du forum sur la paix rendaient pour le moins difficile un véritable sommet entre les présidents russe et américain. Donald Trump devrait, en revanche, rencontrer samedi en fin de matinée Emmanuel Macron à la fin de son itinérance mémorielle, avant qu’il ne rejoigne à la clairière de l’armistice, à Compiègne, la chancelière allemande Angela Merkel, première dirigeante de l’Allemagne fédérale à se rendre en ce lieu symbolique.

        Lire aussi :
         

                Centenaire du 11-Novembre : Emmanuel Macron sur les traces de la Grande Guerre






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ La liste des Etats non coopératifs en matière de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale ne comptera plus alors que cinq noms.
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La Namibie en passe de sortir de la liste noire européenne des paradis fiscaux

La liste des Etats non coopératifs en matière de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale ne comptera plus alors que cinq noms.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 12h42
    |

            Anne Michel








                        



                                


                            

La Namibie devrait sortir de la liste noire européenne des paradis fiscaux, mardi 6 novembre, à l’issue d’une réunion des ministres des finances de l’Union européenne (UE), selon les informations du Monde. Le conseil Ecofin devait, en effet, entériner le retrait de ce pays du sud-ouest de l’Afrique de la liste des Etats jugés non coopératifs en matière de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, après des engagements à réformer sa loi et ses pratiques pris par Windhoek.
Seuls cinq pays resteront donc fichés pour n’avoir pris aucun engagement à ce jour : Samoa, les îles Samoa américaines, les îles vierges américaines, l’île de Guam et Trinité-et-Tobago. Ces territoires, estime l’Europe, ne respectent aucun des critères de bonne gouvernance fiscale fixés par l’Union européenne : appliquer les standards d’échange automatique de renseignements financiers établis par l’Organisation de coopération et de développement économiques (comptes bancaires ouverts par des non-résidents, parts de sociétés, etc.) ; s’engager à mettre en place les lignes directrices de lutte contre les pratiques d’évasion fiscale des multinationales ; et éviter de favoriser l’implantation de sociétés offshore.

Une arme dissuasive puissante
Mise en place à l’initiative de la Commission européenne après une succession de scandales de fraude et d’évasion fiscale – dont les « Paradise papers » parus le 5 novembre 2017 –, la liste noire européenne des paradis fiscaux a vocation à faire rentrer dans le rang de la coopération les centres financiers offshore. Elle constitue de fait une arme dissuasive puissante, puisque aucun des pays fichés ne peut plus recevoir de fonds venant des institutions européennes. Le fichage nuit, par ailleurs, aussi à la réputation, donc pèse sur les flux économiques.
Cette liste, qui comprenait initialement dix-sept pays, n’a cessé de se réduire depuis sa publication, le 5 décembre 2017, à mesure que les pays s’engageaient à coopérer....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ L’homme fort du gouvernement et chef de la Ligue a éreinté, dimanche, les « écologistes de salon » et la Commission de Bruxelles, tout en demandant une aide exceptionnelle de l’Europe.
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En Italie, Matteo Salvini politise les intempéries meurtrières qui ont touché le pays

L’homme fort du gouvernement et chef de la Ligue a éreinté, dimanche, les « écologistes de salon » et la Commission de Bruxelles, tout en demandant une aide exceptionnelle de l’Europe.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 11h27
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Des images de désolation, des fleuves en crue, des routes coupées par des chutes d’arbres et 32 morts, du nord au sud du pays, depuis le 29 octobre : les orages d’automne ont pris, en Italie, des proportions dramatiques et inédites.
Le pire a été atteint dimanche 4 novembre à Casteldaccia (Sicile), dans les environs de Palerme, lorsque la crue du fleuve Milicia a submergé une maison en pleine fête de famille, laissant derrière elle neuf morts, noyés en quelques instants. Mais les dégâts ne se sont pas limités aux régions méridionales de l’Italie : le nord-est – particulièrement le Trentin-Haut-Adige et la province de Belluno (nord de la Vénétie) –, a été, lui aussi, très durement touché.

En première ligne dans le combat contre les intempéries, le ministre de l’intérieur Matteo Salvini (Ligue, extrême droite) n’a pas manqué de chercher à politiser l’affaire. Dimanche, en déplacement dans la province de Belluno, où des dizaines de milliers d’hectares de forêts ont été ravagés par les vents, l’homme fort du gouvernement a attribué l’ampleur des dégâts aux méfaits des « écologistes de salon, pour qui il ne faut pas tailler les arbres, nettoyer les ruisseaux (…) afin de ne pas déranger les petits oiseaux ».
Puis il a plaidé pour un plan massif de 40 milliards d’euros, « pour mettre en sécurité le territoire national ». Une proposition en forme de provocation, alors que Rome et Bruxelles s’opposent, depuis plus d’un mois, à propos du budget 2019 de l’Italie, dont le déficit prévu (2,4 % du produit intérieur brut) dépasse largement les engagements antérieurs pris par le pays.

Constructions sauvages
« Je m’engage à récolter et à dépenser cet argent, en espérant ne pas voir arriver de lettre de contestation de Bruxelles… », a-t-il continué, ironique, avant de déclarer que, vu la situation, les prochaines demandes de Bruxelles devraient, à son avis, « être envoyées directement aux archives »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Brexit, baisse du marché automobile, guerre commerciale… L’alignement des planètes qui avait conduit à une météo très favorable pour l’Europe est en train de se défaire, explique dans sa chronique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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« La fermeture de l’usine Michelin de Dundee est un signe de plus que l’Europe va affronter un hiver rude »

Brexit, baisse du marché automobile, guerre commerciale… L’alignement des planètes qui avait conduit à une météo très favorable pour l’Europe est en train de se défaire, explique dans sa chronique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    06.11.2018 à 10h50
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Pertes & Profits. Dundee a vu passer les cycles économiques comme les nuages dans le ciel d’Ecosse, toujours en mouvement. La troisième ville du pays, derrière Edimbourg et Glasgow, a connu la prospérité, du temps des baleiniers, du jute et des grandes manufactures, le déclin et le renouveau. Elle n’échappe pas aujourd’hui à la nouvelle lame de fond de désindustrialisation qui touche tout le Royaume-Uni.
L’une de ses principales usines va fermer. Le fabricant français de pneumatiques Michelin a annoncé l’arrêt de son site, qui emploie 845 personnes. Tout le personnel politique local et national monte au créneau. La première ministre, Nicola Sturgeon, qui s’était rendue sur place il y a un an, se déclare « dévastée » par cette annonce et promet des aides. Les syndicats hurlent à la trahison.
Il est vrai que la nouvelle prend tout le monde de court. Michelin avait investi 70 millions d’euros pour moderniser l’usine et garantir sa pérennité pour les dix à quinze prochaines années. Mais en septembre, le directeur de l’usine, John Reid, avait reconnu dans les colonnes du journal local, The Courier, que des adaptations seraient nécessaires, voire des suppressions de postes, pour pallier la baisse des commandes. La solution a été nettement plus radicale.
Car la tempête qui se lève aujourd’hui n’a rien d’une petite brise de printemps. Soudain, l’alignement des planètes qui avait conduit à une météo très favorable pour l’économie européenne est en train de se défaire. Tous les éléments convergent désormais pour nous promettre un hiver rude.
Le Brexit est évidemment le premier sur la liste. Au fur et à mesure que l’échéance d’une sortie du Royaume-Uni se précise, les industriels réfléchissent avant d’investir.
Le piège chinois se referme
D’autant que le marché automobile britannique s’effondre : 9,3 % de baisse en septembre, 2,9 % en octobre. Un phénomène qui commence à toucher l’Europe, à la faveur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Le ministre de l’intérieur d’Angela Merkel est contraint de lâcher l’ancien chef controversé du renseignement.
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En Allemagne, nouvelle volte-face de Horst Seehofer

Le ministre de l’intérieur d’Angela Merkel est contraint de lâcher l’ancien chef controversé du renseignement.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 10h42
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

C’est l’énième rebondissement d’un feuilleton dont la gestion pour le moins hasardeuse révèle la grave crise de gouvernance que traverse la « grande coalition » d’Angela Merkel. Au cœur de l’affaire : Hans-Georg Maassen. Agé de 55 ans, ce haut fonctionnaire présidait depuis 2012 l’Office fédéral de protection de la Constitution (BfV), le service de renseignement intérieur allemand. Lundi 5 novembre, il a été mis à la retraite d’office par le ministre de l’intérieur, le conservateur bavarois Horst Seehofer (CSU). Une décision inattendue de la part de celui qui, il y a seulement quelques semaines, avait failli faire chuter le gouvernement en confiant à un M. Maassen, pourtant fort controversé, un poste de secrétaire d’Etat.
A l’origine de la volte-face de M. Seehofer : des propos tenus par M. Maassen à Varsovie, le 18 octobre, dans le cadre du Club de Berne, un cénacle qui réunit les chefs des services de sécurité et de renseignement européens. Lors de cette réunion, M. Maassen avait dénoncé l’existence de « forces de gauche radicale » au sein du Parti social-démocrate (SPD), allié des conservateurs (CDU-CSU) au sein de la « grande coalition ». Il avait également qualifié de « naïve » la politique migratoire du gouvernement. Des « formules inacceptables » justifiant sa mise à la retraite d’office, a déclaré, lundi, M. Seehofer.
Compromis boiteux
Comment en est-on arrivé là ? Pour le comprendre, il faut remonter au 7 septembre. Ce jour-là, M. Maassen déclare au quotidien conservateur Bild que ses services « ne disposent pas d’éléments suffisamment solides pour affirmer que des chasses à l’homme ont bien eu lieu » à Chemnitz (Saxe), après la mort d’un Allemand poignardé en pleine rue, dans la nuit du 25 au 26 août, lors d’une altercation avec des demandeurs d’asile.
Ces propos provoqueront une vive polémique. En quelques phrases, M. Maassen ne se contente pas de mettre en cause une information relayée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ A l’Exposition internationale d’importation de Shanghaï, le président Xi Jinping a annoncé 30 000 milliards de dollars d’importations de biens dans les quinze ans à venir.
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La Chine peine à convaincre l’Occident de son ouverture

A l’Exposition internationale d’importation de Shanghaï, le président Xi Jinping a annoncé 30 000 milliards de dollars d’importations de biens dans les quinze ans à venir.



LE MONDE ECONOMIE
 |    06.11.2018 à 10h31
    |

            Frédéric Lemaître (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Avec 150 000 visiteurs attendus et pas moins de 3 000 entreprises venues de 170 pays, la première Exposition internationale d’importation, organisée à Shanghaï du lundi 5 au samedi 10 novembre, est censée marquer le symbole d’une Chine non seulement conquérante, mais généreuse. Une Chine dont le développement profite au monde entier. Une Chine qui sait accueillir et remercier ses nombreux amis, chéquiers ouverts.
Lundi, dans son discours inaugural, le président Xi Jinping a d’ailleurs dévoilé le montant du chèque à venir. « Dans les quinze prochaines années, les importations chinoises de biens et de services devraient dépasser respectivement 30 000 milliards et 10 000 milliards de dollars [26 300 milliards et 8 768 milliards d’euros] », a-t-il affirmé, en vantant à la fois l’ouverture passée et à venir de la Chine.
Mais le président, également secrétaire général du Parti communiste chinois a dû le reconnaître : l’heure n’est pas à la fête. « L’économie chinoise n’est pas un étang, mais un océan. L’océan peut avoir ses jours calmes, mais on peut aussi s’attendre à ce qu’il y ait des grands vents et des tempêtes. Sans eux, l’océan ne serait pas ce qu’il est. » Un aveu de taille dans la bouche du successeur du Grand Timonier.
Forte baisse des marchés boursiers
Jusqu’à ces dernières semaines, le message des autorités se voulait rassurant. La guerre commerciale que les Etats-Unis mènent depuis quelques mois contre Pékin n’avait pas d’effet sur l’économie chinoise. Mais, semaine après semaine, les nuages s’accumulent. Rien de tragique, mais, au troisième trimestre, la croissance n’a été que 6,5 % en rythme annuel, la moins bonne performance depuis neuf ans. L’indicateur des services, publié lundi, montre que ce secteur a connu en octobre sa croissance la plus faible depuis treize mois. Et, si le gouvernement se félicite des 11 millions d’emplois créés dans les zones urbaines durant les trois premiers trimestres, il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Bruxelles pourrait recommander l’ouverture d’une procédure « pour dette excessive ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤                    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Cécile Ducourtieux   Publié hier à 10h12, mis à jour hier à 10h13   Lecture 3 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                        Le commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici, et le ministre des finances italien, Giovanni Tria, lors de l’Eurogroupe, à Bruxelles, le 5 novembre. EMMANUEL DUNAND / AFP             Après le rejet du budget transalpin pour 2019 par la Commission européenne, la première confrontation entre Giovanni Tria, le ministre des finances italien, et ses dix-huit homologues de l’eurozone a eu lieu, lundi 5 novembre. Ni déclarations tonitruantes ni chaussures made in Italy écrasant les piles de dossiers de Pierre Moscovici, comme cela avait été le cas quand le commissaire à l’économie avait rendu publique sa demande d’un budget révisé fin octobre. Ce n’est pas le genre de l’Eurogroupe, un club informel à l’ambiance le plus souvent très feutrée.             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Budget italien : guerre des nerfs entre Rome et Bruxelles             Surtout, à plus de six mois du scrutin des élections européennes, aucun des dix-huit ministres présents ne souhaitait rajouter de l’huile sur le feu face à un gouvernement populiste (les antisystèmes du Mouvement 5 étoiles et l’extrême droite de la Ligue) qui cherche ouvertement la confrontation avec Bruxelles. Tous préfèrent, pour l’instant, laisser la Commission en première ligne.             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Budget italien : Bruxelles se prépare à la confrontation avec Rome             Pour autant, ils ont approuvé sans ambiguïté la ligne ferme de l’institution et ont réclamé que Rome revoie sa copie. « Nous espérons que l’Italie va travailler en étroite collaboration avec la Commission dans la préparation d’un budget révisé en ligne avec le pacte de stabilité et de croissance », précise une déclaration commune publiée lundi soir.          Un premier rendez-vous, le 8 novembre          S’il est resté lui aussi très urbain, M. Tria a défendu la ligne gouvernementale. Il a certes assuré, en réunion, qu’il ne contestait pas les règles du pacte de stabilité et de croissance, mais a expliqué que la déviation du budget italien était « nécessaire ». Cet homme est considéré comme un modéré par ses pairs, mais tous ont compris, ces dernières semaines, que sa voix pesait peu au sein du gouvernement de Giuseppe Conte. Ne plaidait-il pas, en septembre, pour un déficit 2019 limité à 1,6 % du produit intérieur brut (PIB) italien, alors qu’il devrait atteindre 2,4 %, trois fois plus que les engagements pris par Rome en juillet ?            Le feuilleton de l’épreuve de force entre Bruxelles et Rome promet en tout cas de durer. Luigi Di Maio, le leader du Mouvement 5 étoiles a prévenu, dès lundi matin, dans un entretien accordé au Financial Times que le budget 2019 (et surtout son déficit) « ne va pas changer ».             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Bruxelles en passe de « retoquer » le budget prévisionnel de l’Italie             Un premier rendez-vous, le 8 novembre, pourrait donner de nouveaux arguments à la Commission. Ce jour-là, elle publiera ses « prévisions économiques d’automne », avec, pour tous les pays de la zone euro, les perspectives de croissance et de déficits pour 2019, 2020 et 2021. Si les chiffres de l’institution confirment un ralentissement économique en Italie, ils invalideront l’hypothèse d’une croissance de 1,5 % du PIB, sur laquelle le gouvernement Conte a fondé son budget prévisionnel.          Risque politique          Une fois passée la date butoir du 13 novembre pour envoyer le budget révisé, la Commission n’aura pas d’autre choix que de recommander l’ouverture d’une procédure « pour dette excessive », impliquant une surveillance très rapprochée du pays, avec des objectifs de réduction de la dette contraignants, et des sanctions à la clé en cas de non-respect. Là encore, il s’agirait d’un précédent : aucune procédure de ce genre n’a encore été engagée à l’égard d’un membre de la zone euro.             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  L’agence Moody’s dégrade la note de l’Italie et le gouvernement se déchire             L’institution recommandera t-elle cette procédure aux Etats membres dès le 21 novembre, date à laquelle elle devrait publier ses « opinions » définitives sur les budgets 2019 de tous les pays de l’Eurozone ? Ou se contentera-t-elle d’alerter, dans un rapport, sur le caractère excessif de la dette italienne, repoussant sa « recommandation » de quelques jours ou semaines ?          La Commission est en tout cas consciente du risque politique qu’elle prend, face à un gouvernement très populaire défendant un « budget du peuple ». Elle espère donc prêter le moins possible le flanc à la critique, en suivant scrupuleusement les procédures. « Nous ne voulons pas brûler les étapes et sauter aux conclusions, a précisé M. Moscovici, lundi soir. Mon état d’esprit n’est ni la punition ni les sanctions. »            « Taxe GAFA » : Paris contraint de temporiser          Bruno Le Maire s’est dit, mardi 6 novembre, « ouvert à un report de l’entrée en vigueur » du projet européen de taxation des géants du numérique. Le ministre des finances français s’inscrit désormais en phase avec son homologue allemand, Olaf Scholz, qui avait prôné, lundi 5 novembre, la mise en œuvre d’une solution européenne, seulement si « d’ici un an, un an et demi » une solution internationale n’était pas trouvée. Lundi, M. Le Maire espérait toujours un accord avant la fin 2018, même s’il ne reste plus que deux réunions des ministres européens des finances avant cette échéance. Si l’Autriche, les pays du Sud, de l’Est, le Luxembourg ou les Pays-Bas ont rallié le camp français, Dublin et surtout Berlin bloquent toujours.                          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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ L’économiste Dominique Plihon estime, dans une tribune au « Monde », que s’il existe un point commun entre l’époque actuelle et l’entre-deux-guerres comme l’a suggéré Emmanuel Macron, il réside dans l’échec de politiques libérales.
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« Comme dans les années 1930, la montée des populismes est une révolte électorale contre les politiques d’austérité »

L’économiste Dominique Plihon estime, dans une tribune au « Monde », que s’il existe un point commun entre l’époque actuelle et l’entre-deux-guerres comme l’a suggéré Emmanuel Macron, il réside dans l’échec de politiques libérales.



LE MONDE ECONOMIE
 |    06.11.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 09h49
    |

                            Dominique Plihon (Economiste et professeur des universités)








                        



                                


                            
Tribune. Emmanuel Macron voit une ressemblance entre la période actuelle et celle « d’entre-deux-guerres », caractérisées par la montée des populismes « dans une Europe divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique ». Ce qui lui permet de se poser en rempart « progressiste » contre les populismes, dans la perspective des élections européennes.

Pour le président français, comme pour la majorité des historiens et des économistes, les grandes crises du capitalisme de 1929 et de 2007 seraient la cause de la « malédiction » des populismes. En réalité, il existe une autre interprétation de la montée des populismes. En effet, dans les années 1930, plusieurs pays, dont les Etats-Unis et la France, ont connu une forte dégradation de leur situation économique et sociale sans que cela se traduise par l’arrivée au pouvoir de forces politiques « populistes ». C’est le cas du New Deal de Roosevelt aux Etats-Unis (1933), souvent considéré comme la première expérience de social-démocratie, et du Front populaire en France (1936). Ces deux expériences politiques ont permis de faire face à la crise par des avancées sociales et démocratiques importantes.
L’arrivée au pouvoir d’Hitler par les urnes, en 1933, est souvent présentée comme résultant directement de la grande dépression des années 1930 et de ses conséquences économiques et sociales. Quatre chercheurs ont montré en décembre 2017 dans une étude pour le National Bureau of Economic Research que les succès électoraux du parti nazi trouvaient plutôt leur origine dans l’instauration d’une sévère politique d’austérité.

En effet, le chancelier Heinrich Brüning, nommé en 1930 pour lutter contre la crise, prend quatre décrets d’urgence, en l’absence de tout débat parlementaire, qui réduisent les salaires des fonctionnaires, les allocations-chômage, la couverture maladie, les retraites. Au total, les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Les autorités espagnoles ont porté secours à 80 autres migrants qui se dirigeaient vers l’Espagne à bord de deux embarcations de fortune.
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Méditerranée : mort de treize migrants au large de Melilla

Les autorités espagnoles ont porté secours à 80 autres migrants qui se dirigeaient vers l’Espagne à bord de deux embarcations de fortune.



Le Monde.fr avec AFP
 |    05.11.2018 à 22h35
   





                        


Treize migrants d’Afrique subsaharienne ont trouvé la mort alors qu’ils tentaient de rejoindre les côtes espagnoles à bord d’embarcations de fortune, tandis que 80 autres ont été sauvés par les gardes-côtes, ont annoncé lundi les autorités à Melilla, enclave espagnole au nord-est du Maroc.
« Les sauveteurs en mer ont porté secours à deux embarcations qui se dirigeaient vers la péninsule ibérique, avec un total de 93 personnes à bord, dont treize sont malheureusement mortes », a précisé la délégation gouvernementale dans un communiqué.

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Les corps des treize morts, tous des hommes, ont été repêchés. La Croix-Rouge a essayé d’en ranimer quatre, mais en vain, selon la même source. Les embarcations ont été récupérées « à environ 20 milles de Melilla », a-t-elle précisé. Les 80 migrants sauvés – 75 hommes et cinq femmes – ont été conduits au centre de séjour temporaire pour immigrants de Melilla.
Plus de 47 000 migrants sont arrivés en Espagne par voie maritime depuis le début de l’année, selon l’Organisation internationale pour les migrations, et 564 sont morts ou ont été portés disparus.

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