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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ La mairie a pris un arrêté contre l’émanation de l’ancien groupuscule Groupe union défense (GUD) pour non-conformité à diverses exigences de sécurité.
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Le local du groupuscule d’extrême droite Bastion social fermé par la ville de Lyon

La mairie a pris un arrêté contre l’émanation de l’ancien groupuscule Groupe union défense (GUD) pour non-conformité à diverses exigences de sécurité.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 18h03
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 18h47
    |

            Lucie Soullier








                        


« Une victoire pour le quartier. » L’horloger de Saint-Paul ne cache pas son soulagement. A la pointe de la lutte contre l’implantation de l’extrême droite dans le Vieux Lyon, Philippe Carry vient d’apprendre l’imminence de la fermeture du local du Bastion social, émanation du groupuscule d’extrême droite violent et autodissous Groupe union défense (GUD) prônant désormais l’aide sociale réservée aux « Français de souche ».
Après deux mises en demeure restées sans réponse, un arrêté municipal a finalement été pris, mardi 6 novembre, par la ville de Lyon. Il somme le Bastion social de fermer son « pavillon noir » pour non-conformité à diverses exigences de sécurité (entretien des équipements de chauffage ou d’électricité, schémas d’évacuation…). Condamné pour incitation à la haine raciale en août, son fondateur Steven Bissuel avait déjà démissionné de la présidence du mouvement d’extrême droite en septembre, et fermé son propre magasin, installé à deux pas.

        Lire aussi l’enquête :
         

          A Lyon, la confluence des extrêmes droites



Car le pavillon noir n’était pas le seul QG ultra dans le quartier. D’année en année, le Vieux Lyon est devenu une place forte de l’extrême droite lyonnaise. Non loin de l’horlogerie, les identitaires de Rebeyne ! (« émeute » en lyonnais)/Génération identitaire ont accolé une salle de boxe et de musculation à leur siège, la « Traboule » – à la vente, t-shirts « remigration, just do it » ou « Defend Europe », du nom de leur opération anti-migrants. Suit la « maison bleue » du Parti nationaliste français d’Yvan Benedetti, réactivation de l’Œuvre française et des jeunesses nationalistes d’Alexandre Gabriac dissoutes après la mort de Clément Méric, qui ne serait aujourd’hui plus occupée. « Une minorité, mais bien implantée », résumait une source policière il y a quelques mois.
La police administrative en dernier recours
Et l’horloger de Saint-Paul en sait quelque chose. « Je savais ce qui allait m’arriver », argue-t-il en racontant cette nuit de septembre 2017 où sa vitrine et la porte menant à son appartement ont été attaquées. Par qui ? Haussement d’épaules : « D’après vous ? » Quelques semaines plus tôt, l’artisan avait condamné dans la presse locale l’implantation de la nébuleuse d’extrême droite dans son quartier. Après la parution de l’article, chaque matin jusqu’à la nuit de l’attaque, il décollait une flopée d’autocollants apposés durant la nuit, autour de son enseigne – ici un Guignol tenant une batte sous la formule « zone anti-racaille », là trois mots bruts : « Chassons les islamistes ». Le tout siglé, et donc pour lui « signé », Génération identitaire. Plainte classée. « Il y a des dégradations et on nous dit “C’est l’extrême droite”. OK, mais il y a des charges à réunir pour poursuivre dans un Etat de droit ! », justifiait alors une source proche de l’enquête.
Face aux craintes des habitants du quartier, aux copropriétaires partageant l’immeuble avec le « pavillon noir », fuyant la résidence jusqu’à louer un appartement ailleurs, ou à ceux racontant les « récits de bataille » et « propos haineux » résonnant dans les couloirs, la mairie avouait elle aussi se trouver « un peu démunie », selon les propres termes d’une élue locale. Sans délit caractérisé, la police administrative restait donc la seule arme entre ses mains. Quelques mois après la première mise en demeure de mai, la sentence est donc tombée pour le Bastion social : fermé. Un habitant se fait plus nuancé : « Ça ne les empêchera pas de se réimplanter dans le bâtiment à côté. »
« Effectivement, acquiesce la maire du 5e arrondissement, Béatrice Gailliout, c’est un peu déplacer le problème... » Alors s’il se « [réjouit] de cette fermeture administrative », le député LRM du Rhône Thomas Rudigoz reste lui aussi prudent, appelant à « rester vigilants face à l’activisme du Bastion social ». Etape suivante pour l’élu du parti de gouvernement qui a envoyé une lettre à son premier ministre : obtenir la dissolution pure et simple du groupuscule d’extrême droite. L’auto-dissolution n’avait cela-dit elle-même pas empêchée le GUD de se reformer en Bastion social.
Même s’il espère « les voir partir le plus vite possible », l’un des résidents de l’immeuble n’est d’ailleurs pas encore tout à fait certain de voir cesser si aisément son « calvaire ». Les intimidations des militants d’extrême droite, leurs chants et poggos qui faisaient trembler son appartement, les attaques nocturnes des anti-fascistes, les traces d’hydrocarbures retrouvées un matin devant le perron... Il restera anonyme, trop peur des « représailles », mais est intarissable sur l’ambiance qui a saisi son petit chez-lui depuis 10 mois. L’arrêté enjoint au groupuscule d’« interdire l’accès de son établissement au public ». Lui s’interroge : « Dans quels délais, et que se passera-t-il pour nous d’ici là ? »

   La mairie de Lyon a pris un arrêté de fermeture administrative contre le local du Bastion social by Le Monde on Scribd


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                Marseille : l’implantation du Bastion social crée la tension






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Face à la hausse du carburant et de l’énergie, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, a proposé d’« améliorer » les dispositifs existants.
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Chèque énergie, chèque carburant, de quoi s’agit-il ?

Face à la hausse du carburant et de l’énergie, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, a proposé d’« améliorer » les dispositifs existants.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 17h03
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 18h50
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Invité mardi 6 novembre sur Europe 1, le président de la République a assuré qu’il comprenant la « colère » des Français touchés par la hausse du carburant, et la difficulté de ceux qui n’ont pas les moyens de « se chauffer dignement ». Face à ces problématiques liées à l’augmentation des prix de l’énergie, la réponse politique s’articule autour de mesures qui semblent parallèles : le « chèque énergie » et le « chèque carburant ». Pourtant, il s’agit d’aides de montants et de types tout à fait différents. Explications.

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          Précarité énergétique : combien de personnes peinent à chauffer leur logement ?



Qu’est-ce que le chèque énergie ?
Le dispositif existant
C’est un chèque pour aider les ménages modestes à se chauffer. Il varie entre 44 et 277 euros selon la composition du foyer, avec un versement moyen de 150 euros. Créé en 2015 par la loi relative à la transition énergétique et pour la croissance verte, le chèque énergie a été testé dans quatre départements avant d’être généralisé en 2018.
Il remplace les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz, mais est plus complet, puisqu’on peut s’en servir pour payer du fioul, du bois de chauffage ou même des travaux de rénovation énergétique de la maison.
Des attestations envoyées avec le chèque énergie octroient des droits complémentaires : dispense de frais de mise en service du gaz ou de l’électricité lors d’un déménagement, réduction de frais et maintien de puissance en cas d’incident de paiement.
Les propositions
Le chef de l’Etat a déclaré sur Europe 1 qu’il fallait « regarder comment améliorer le chèque énergie parce qu’on ne peut laisser les gens alors que l’hiver commence dans une situation qui ne permet pas de se chauffer dignement ».
Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, précisait en parallèle sur LCI :
« Il faut d’abord simplifier ce chèque, c’est ce que nous allons faire pour éviter 560 000 personnes qui ne l’encaissent pas. Il faut l’augmenter, ce que nous faisons de 150 à 200 euros, et il faut aussi peut-être l’élargir à d’autres personnes. »
Les difficultés
L’augmentation de 50 euros du chèque énergie n’est pas une annonce nouvelle, puisqu’elle figurait déjà dans le projet de loi de finances pour 2019.
Sur la simplification, le ministre de l’action publique ne détaille pas comment elle pourrait être réalisée. Le chèque est déjà envoyé directement, sans démarche particulière, aux ménages éligibles, selon les revenus qu’ils ont déclarés. Tous les professionnels de l’énergie sont tenus d’accepter ce chèque, qui est valable jusqu’au 31 mars de l’année suivante et qui permet aussi de régler ses factures en ligne. En revanche, il ne peut pas être encaissé par le bénéficiaire.
Gérald Darmanin évoque « 560 000 personnes qui ne l’encaissent pas », soit 15 % des ménages éligibles. Le dispositif reste bien plus efficace que les tarifs sociaux, qui n’étaient demandés que dans 60 % des cas. Selon un rapport d’évaluation réalisé dans les quatre départements pilotes, le non-recours atteignait plus de 20 %, pour plusieurs raisons : les foyers n’avaient pas reçu leur chèque (8 %), ils l’avaient perdu ou oublié (4 %), ils ne comprenaient pas le dispositif (3 %) ou le chèque était refusé par le fournisseur (2 %).

        Lire aussi :
         

                Non-recours : des aides sociales qui n’atteignent pas leurs bénéficiaires



Le chèque énergie, s’il était utilisé par la totalité des bénéficiaires actuels, coûterait 800 millions d’euros à l’Etat en 2019. L’élargir à des ménages imposables accroîtrait mécaniquement la facture.
Qu’est-ce que le chèque carburant ?
Le dispositif existant
Contrairement au chèque énergie, qui se présente physiquement sous forme d’un papier servant à payer en partie une facture, il n’existe pas aujourd’hui de « chèque carburant » à présenter au moment de faire le plein.
Le dispositif qui s’en approche le plus est une « aide au transport des particuliers » (ATP), versée par la région Hauts-de-France aux travailleurs qui utilisent leur voiture ou deux-roues. Sont éligibles les salariés en CDD ou CDI, situés à plus de 30 km de leur emploi, dans une commune éloignée des transports en commun et qui gagnent moins de deux fois le smic (2 347 euros nets). L’aide, d’un montant unique de 20 euros par mois, est versée directement sur le compte bancaire des bénéficiaires.
Cette aide s’inscrit dans une série de mesures adoptées depuis 2016 pour améliorer le taux d’emploi (formation, prêt de véhicules, aide à la garde d’enfant…).

        Lire aussi :
         

                Les Hauts-de-France planchent sur les aides à l’emploi



Les propositions
Emmanuel Macron a qualifié cette aide au transport de « bonne philosophie ». Mais il ne compte pas l’adopter au niveau national pour autant. Il propose plutôt de « travailler avec les collectivités locales, les employeurs, intelligemment », pour aider les salariés, sans gréver le budget de l’Etat. Seule annonce : il a promis que l’aide existante (et ses équivalents si d’autres régions emboîtent le pas) serait défiscalisée. Pour l’instant, les 20 euros perçus par mois entrent dans les revenus déclarés, et peuvent donc être soumis à l’impôt.
Les députés Les Républicains (LR) Guillaume Peltier et Damien Abad ont proposé dimanche de distribuer un « chèque carburant » de 100 euros par mois à « 13 millions de Français de province », qui serait financé à la fois par une taxe exceptionnelle sur les sociétés d’autoroute, et par une contribution de l’employeur et de l’employé, « sur le modèle des Ticket Restaurant ».
Les difficultés
La proposition d’Emmanuel Macron a l’avantage d’être facile à mettre en place et peu coûteuse pour l’Etat : il ne s’agirait que d’une petite niche fiscale de plus, pour des ménages déjà peu imposés. Ce serait aux collectivités de financer le dispositif si elles souhaitent l’adopter. Dans le budget 2018 des Hauts-de-France, l’aide au transport représente 3,4 millions d’euros. « Cette annonce est très surprenante puisqu’elle revient à demander aux régions de payer alors que c’est l’Etat qui perçoit les recettes liées à la contribution climat énergie (CCE). Elle contrevient par ailleurs à l’obligation faite aux régions de ne pas augmenter leurs dépenses de fonctionnement », a réagi l’association Régions de France
En revanche, le chèque carburant proposé par les députés LR est bien plus coûteux : cela représenterait jusqu’à 15,6 milliards d’euros par an. Son financement est critiqué, y compris par l’association 40 Millions d’automobilistes, qui craint une répercussion des taxes sur les tarifs autoroutiers. Quant au gouvernement, il estime que ce serait un mauvais message car il inciterait à consommer plus de carburant, donc à augmenter le réchauffement climatique.



                            


                        

                        


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Macron interpellé sur le prix de l’essence et du diesel, le gouvernement étudie des dispositifs d’aide

Pris à partie par des habitants de Verdun sur la hausse des carburants, le chef de l’Etat a défendu sa politique tout en promettant des mécanismes d’accompagnement.



Le Monde.fr avec AFP
 |    06.11.2018 à 16h22
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 16h59
   





                        



   


Dans les rues de Verdun, le président de la République a été longuement interpellé par les habitants, mardi 6 novembre, sur la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) et des prix des carburants.
« On n’écrase personne », a plaidé Emmanuel Macron. « Vous n’êtes pas juste avec le gouvernement, faites votre calcul (…). Je parie que vous êtes gagnant », a répondu le chef de l’Etat, en évoquant la baisse d’un tiers de la taxe d’habitation après la hausse de la CSG, à un sexagénaire qui se plaignait que le gouvernement reprenne « doublement » ce qu’il « donne d’un côté ».
« Le carburant, c’est pas bibi »
A propos de la hausse des prix de l’essence et du diesel, M. Macron a dit « le carburant, c’est pas bibi », avant de reconnaître que la progression des taxes est le fait de l’Etat, et qu’il « les assume ». La hausse des prix vient « aux trois quarts des cours mondiaux », a-t-il aussi rappelé.


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La fiscalité responsable de la convergence essence-diesel


Source : Ministère de l'écologie et des transports



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                Prix des carburants : l’exécutif face à la colère des automobilistes



Le président a également vanté la prime à la conversion en faveur de véhicules propres, « mais les gens qui sont obligés de se déplacer pour aller travailler ou qui ne peuvent pas changer de chaudière car parfois ils sont pas raccordés au gaz (…), ceux là on va trouver un mécanisme pour les accompagner tant que les prix sont si hauts (…) car ils sont un peu otages », a-t-il promis. Première piste évoquée : un élargissement des conditions d’accès au « chèque énergie », versé aux Français les plus modestes peinant à se chauffer, et qui doit passer en 2019 à 200 euros en moyenne contre 150 euros cette année.
Des propositions « cette semaine »
Interrogé sur LCI, le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, a jugé nécessaire de rendre « plus simple » ce dispositif, créé pour remplacer les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz, et versé à environ 3,7 millions de ménages.
« C’est très technocratique comme système, parce que vous recevez un chèque, mais c’est un chèque que vous ne pouvez pas encaisser, c’est un chèque que vous devez déduire de votre tarification », a rappelé le ministre, selon qui « 560 000 Français » reçoivent ce chèque sans l’encaisser.
La deuxième « question qu’on doit se poser », c’est « est-ce qu’il faut aider les gens qui sont imposables » et ne bénéficient actuellement pas du chèque énergie, a poursuivi Gérald Darmanin. « Je pense qu’effectivement il faut s’occuper de tous les Français modestes » a-t-il déclaré, précisant qu’il ferait « cette semaine des propositions » sur ce sujet avec le ministre de la transition écologique, François de Rugy.
Concernant les travailleurs contraints de prendre leur véhicule, le gouvernement a par ailleurs confirmé que les aides au transport versées par les régions, à l’image des Hauts-de-France, qui proposent une aide de 20 euros par mois à partir de 60 km aller-retour de trajet quotidien, seraient « défiscalisées ».
Emmanuel Macron a en tous cas exclu un recul sur l’augmentation des prix du carburant, mardi matin, lors d’un entretien sur Europe 1. « Le gouvernement ne se trompe pas, il va dans la bonne direction », a-t-il une nouvelle fois affirmé.

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Emmanuel Macron a annoncé, mardi, l’entrée prochaine au Panthéon de cet écrivain qui fut blessé en 1915 et dont l’œuvre est riche de cinquante-six ouvrages.



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 |    06.11.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 18h32
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                            Macha Séry








                        



                                


                            

Un siècle après l’armistice qui mit fin à la première guerre mondiale, hommage est donc rendu au porte-voix des poilus, au grand écrivain humaniste que fut Maurice Genevoix (1890-1980), l’auteur de Ceux de 14 et de Raboliot. En déplacement aux Eparges (Meuse), théâtre d’une bataille dantesque de la Grande Guerre, mardi 6 novembre, Emmanuel Macron a annoncé l’entrée prochaine au Panthéon de cet écrivain qui fut blessé sur cette colline en 1915. Genevoix aura décrit, avec une authenticité rarement égalée, la folie, la cruauté, les corps déchiquetés par les bombes et les balles, mais aussi la fraternité d’armes et l’amitié nouée sous la mitraille.
Reçu premier au concours de l’Ecole normale supérieure, rue d’Ulm, à Paris, en 1912, le jeune Maurice Genevoix se destinait à une carrière d’enseignant ou de haut fonctionnaire. Durant ses études, il rédigea un mémoire sur « Le réalisme des romans de Maupassant », indiquant déjà ses affinités littéraires. Son baptême du feu advint quelques mois plus tard. Mobilisé en 1914, le lieutenant Genevoix prend part aux combats des Hauts-de-Meuse et des Eparges. Le 25 avril 1915, il est transpercé de plusieurs balles. Hospitalisé pendant sept mois, il est déclaré invalide à 70 % et perd définitivement l’usage de sa main gauche.
Convalescent, il se retire à Châteauneuf-sur-Loire (Loiret) et s’attelle à un livre de témoignage nourri par les carnets qu’il a tenus dans les tranchées. Sous Verdun sera le premier récit d’une série de cinq, par la suite regroupée sous le titre Ceux de 14, tous aux éditions Flammarion. « Pitié pour nos soldats qui sont morts ! Pitié pour nous vivants qui étions auprès d’eux, pour qui nous nous battrons demain, nous qui mourrons, nous qui souffrirons dans nos chairs mutilées ! Pitié pour nous, forçats de guerre qui n’avions pas voulu cela, pour nous tous qui étions des hommes, et qui désespérons de jamais le redevenir. »

Peinture du...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Ces individus sont âgés d’une vingtaine à une soixantaine d’années.
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Six sympathisants d’extrême droite arrêtés pour un projet d’« action violente » contre M. Macron

Ces individus sont âgés d’une vingtaine à une soixantaine d’années.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 14h10
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 15h30
    |

            Elise Vincent








                        


Six personnes soupçonnées de préparer une « action violente » contre Emmanuel Macron ont été arrêtées, mardi 6 novembre, par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a indiqué au Monde une source judiciaire, confirmant une information de BFM-TV.
Ces arrestations ont été effectuées dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris du chef d’association de malfaiteurs terroristes criminelle, selon la même source.
Quatre personnes ont été interpellées en Moselle, une en Ille-et-Vilaine et une en Isère, précise une source proche de l’enquête. Il s’agit de sympathisants d’extrême droite, cinq hommes et une femme, âgés de 22 à 62 ans.
Cette enquête vise toutefois « un projet imprécis et mal défini à ce stade contre le président de la République », selon elle. « Il faut être très prudent sur la nature exacte de l’éventuel projet, qui n’est pas connu à ce stade », abonde une autre source proche du dossier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le président souhaite généraliser à l’échelle nationale la mesure déjà mise en place par Xavier Bertrand dans la région des Hauts-de-France.
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Trajet domicile-travail : Macron annonce une aide au transport de 20 euros par mois

Le président souhaite généraliser à l’échelle nationale la mesure déjà mise en place par Xavier Bertrand dans la région des Hauts-de-France.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 12h32
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 12h36
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



   


Voilà quelques mois que Xavier Bertrand grogne contre Emmanuel Macron. Le président de la région Hauts-de-France lui reproche notamment d’oublier les classes moyennes, « les milieux de cordée ». Depuis la rentrée, M. Bertrand dénonce également « un gouvernement qui ne tient pas parole », notamment dans les dossiers industriels régionaux, et, début novembre, il a appelé M. Macron à « sortir du déni » concernant la sécurité et le pouvoir d’achat des Français. Message reçu.
Mardi matin, sur Europe 1, le chef de l’Etat a annoncé des aides pour atténuer la hausse des prix des carburants, et notamment une aide au transport de 20 euros mensuels pour les déplacements domicile-travail, déjà proposée par les Hauts-de-France.

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Peut en bénéficier toute personne dont le lieu de travail est situé à au moins trente kilomètres de son domicile et qui ne peut s’y rendre en transports en commun. Soit parce que ceux-ci n’existent pas, soit parce que le salarié travaille en horaires décalés à titre régulier. Dernier critère : gagner moins de deux fois le smic.
L’une des mesures-phares du programme de M. Bertrand pour la région est mise en place depuis en mars 2016 et coûte chaque année 2,5 millions d’euros à la région. 43 000 aides ont déjà été versées depuis mars 2016. Le président de région avait demandé à l’Etat, dès le mois de mai 2016, la défiscalisation.
Ce dispositif est ouvert à tout type de contrat de travail (CDI, CDD, intérim, etc.). Seuls bémols, l’interdiction de cumuler avec le remboursement par l’employeur des dépenses de transport et le fait que cette aide soit imposable… jusqu’à présent. Mardi matin, M. Macron a changé la donne en annonçant la généralisation de celle-ci à l’échelle nationale et sa défiscalisation. « Il faut travailler avec les collectivités locales, les employeurs, intelligemment pour aider ces gens-là », a-t-il affirmé.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Mardi, le président de la République a réclamé « l’indulgence » pour l’ancien conseiller de l’Elysée dont « Le Monde » avait révélé les agissements lors du 1er-Mai.
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Sur l’affaire Benalla, Macron assure que « l’Elysée n’a rien caché »

Mardi, le président de la République a réclamé « l’indulgence » pour l’ancien conseiller de l’Elysée dont « Le Monde » avait révélé les agissements lors du 1er-Mai.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 12h09
    |

            Ariane Chemin








                        


« Est-ce que l’Elysée a dissimulé quelque chose [au sujet de l’affaire Alexandre Benalla]. Rien du tout (…) L’Elysée n’a rien caché », a déclaré Emmanuel Macron, sur Europe 1, mardi 6 novembre. C’est faux. Il a fallu attendre le 18 juillet pour que les Français apprennent que l’adjoint au chef de cabinet de M. Macron, Alexandre Benalla, se trouvait le 1er mai place de la Contrescarpe, à Paris, muni d’un brassard de police ; qu’il était l’homme qui se cachait sous le casque, dans une vidéo pourtant mise en ligne sur Internet quelques heures après les événements, et largement visionnée. Personne sinon n’en aurait rien su.
Le 5 octobre, devant les juges, Alexandre Benalla a d’ailleurs convenu que l’Elysée était « surpris que [l’affaire] sorte maintenant », au cœur du mois de juillet.

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Sa sanction serait également restée secrète si, le 18 juillet, Le Monde n’avait pas interrogé le directeur du cabinet du président de la République, Patrick Strzoda. Sans publicité, le préfet avait suspendu M. Benalla durant deux semaines, du 4 au 19 mai, pour son « comportement manifestement inapproprié » qui portait « atteinte à l’exemplarité attendue des agents de la présidence de la République ».
« Est-ce qu’il y a eu des interventions pour faire pression ? Personne », a aussi déclaré M. Macron sur Europe 1. Trois policiers sont pourtant mis en examen pour « violation du secret professionnel » et « détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection » après avoir transmis, sur un CD, des images des caméras de la Préfecture de police montrant sous un autre angle les violences de la place de la Contrescarpe.
Mis en examen pour « recel de violation du secret professionnel » et « recel de détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection », Alexandre Benalla a expliqué aux enquêteurs qu’il avait confié ces CD à Ismaël Emelien, conseiller spécial du président de la République.
« J’ai téléphoné au président du Sénat »
Devant les policiers, les trois policiers ont confirmé avoir confié ces images afin « d’aider » Alexandre Benalla à préparer sa défense, quelques heures après les révélations du Monde. Ils ont expliqué qu’ils n’auraient pas agi ainsi si le chef adjoint de cabinet ne leur était pas apparu comme l’homme de confiance de M. Macron. « Depuis l’élection de M. Macron, les chefs du groupe de sécurité de la présidence de la République (étaient) ostracisés par la présence de M. Benalla, a notamment déclaré le commissaire Maxence Creusat. Pour nous, M. Benalla (représentait) Macron pour tous les sujets sécurité. »

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Enfin, le président de la République s’est mêlé personnellement de l’affaire Benalla alors qu’avaient repris au Palais du Luxembourg les auditions de la commission d’enquête parlementaire du Sénat.
Le 11 septembre, huit jours avant l’audition de son conseiller, Emmanuel Macron a téléphoné en personne à Gérard Larcher. Le chef de l’Etat l’a revendiqué dès le lendemain en conseil des ministres. « J’ai téléphoné au président du Sénat pour lui rappeler que la Constitution impose les principes de la séparation des pouvoirs et de la présomption d’innocence », a expliqué M. Macron devant le gouvernement.
Le 24 juillet, lors d’une soirée organisée pour fêter la fin de la session parlementaire à la Maison de l’Amérique latine, dans le 7e arrondissement de Paris, le chef de l’Etat avait fait applaudir son chargé de mission par les députés de La République en marche et la ministre de la justice, Nicole Belloubet. M. Benalla venait d’être mis en examen pour « violences en réunion » et « port prohibé et sans droit d’insignes réglementés par l’autorité publique ».

Sur Europe 1, mardi matin, Emmanuel Macron a de nouveau réclamé de l’« indulgence » pour son ancien conseiller.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla :
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit de l’ascension mystérieuse de cet homme.Benalla, Mizerski, Crase..., qui sont les personnages-clés de l’affaire ?Que s’est-il passé précisément place de la Contrescarpe ? Retour sur le déroulement des événements.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés, dans un discours que nous avons décrypté point par point.Affaire d’Etat ou non ? Oui, car il y a eu dissimulation estiment certains ; non, car l’Etat n’as pas commis d’acte délictueux, avancent d’autres.Plus d’une semaine après les révélations du Monde, l’ex-chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.Le 19 septembre, il a été ensuite auditionné par la commission d’enquête du Sénat : voici ce qu’il fallait en retenirDe leur côté, les deux personnes molestées place de la Contrescarpe ont livré leur version des faits





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ C’est le calcul auquel est parvenue la newsletter « Les Glorieuses », qui veut sensibiliser l’opinion sur les inégalités salariales entre les femmes et les hommes.
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Egalité salariale : à partir du 6 novembre à 15 h 35, les Françaises travaillent « gratuitement »

C’est le calcul auquel est parvenue la newsletter « Les Glorieuses », qui veut sensibiliser l’opinion sur les inégalités salariales entre les femmes et les hommes.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 11h50
   





                        


A compter de mardi 6 novembre, à 15 h 35, les Françaises travaillent pour rien. C’est ce qu’annonce Les Glorieuses, à l’origine de ce calcul annuel. En 2017, la newsletter féministe avait arrêté la date du 3 novembre à 11 h 44. Avec trois jours « gagnés » en un an, le chemin vers l’égalité des salaires des hommes et des femmes s’annonce encore long. Les Glorieuses conclut :
« A ce rythme-là, l’égalité est pour 2168. Il est temps d’agir… »
Pour mobiliser, la fondatrice de la newsletter, Rebecca Amsellem, a lancé le hashtag #6novembre15h35 sur Twitter, heure et date qui correspondent au moment où le salaire des hommes dépasse, en cumulé, celui des femmes sur une année complète. L’objectif étant de sensibiliser l’opinion au sujet des inégalités salariales.

#6Novembre15h35 - En 2018, les femmes travailleront gratuitement du 6 novembre jusqu'à la fin de l'année. On s'enga… https://t.co/mFgKVzqzhq— Les_Glorieuses (@Les Glorieuses Newsletter)


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La Journée européenne de l’égalité salariale a eu lieu samedi 3 novembre, date à partir de laquelle les Européennes travaillent gratuitement, selon les données fournies par Eurostat. En France, les femmes ont un salaire inférieur de 15,2 % à celui des hommes. Un écart assez proche de la moyenne européenne (16,2 %), qui stagne.
Les Glorieuses cite plusieurs autres données, à commencer par la différence de salaires de 9 % entre hommes et femmes « à travail égal, en prenant en compte les tranches d’âges, le contrat, le temps, le secteur d’activité et la taille de l’entreprise ». Enfin, selon les chiffres les plus récents de l’Institut national de la statistique et des études économioques (Insee), qui remontent à 2015, toutes catégories confondues, « les salaires des femmes sont inférieurs de 23,7 % à ceux des hommes. En d’autres termes, les hommes perçoivent 31,1 % de plus que les femmes », écrit la newsletter.

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                Après le 3 novembre, les Européennes travailleront... pour rien



Sanctions possibles à l’avenir
Une situation qui pourrait changer peu à peu. Des sanctions possibles à l’avenir sont évoquées par le gouvernement pour pénaliser les sociétés où les écarts seraient flagrants.
Les entreprises de plus de cinquante salariés où des inégalités salariales entre femmes et hommes auront été mesurées auront « trois ans » pour remédier à la situation, faute de quoi elles pourraient encourir une « sanction » équivalente à « 1 % du chiffre d’affaires », a annoncé, le 23 octobre, la ministre du travail, Muriel Pénicaud. L’égalité salariale femmes-hommes, « l’un des quatre volets importants » de la loi sur l’avenir professionnel votée cet été, constitue « une ambition très forte » qui, « grâce à la loi », est « devenue un objectif », a dit la ministre.
Rebecca Amsellem plaide pour l’allongement du congé paternité, à égalité avec le congé maternité, afin d’équilibrer les interruptions de carrières pour les parents des deux sexes, car les écarts se creusent au moment de la naissance du premier enfant, relève-t-elle. La militante appelle aussi à une transparence obligatoire des salaires dans l’entreprise, s’appuyant sur les exemples des pays qui ont mis en place cette pratique et au sein desquels les inégalités s’amenuisent.
L’Islande est exemplaire en matière de parité. Le 1er janvier, elle a été le premier pays à légiférer contre les différences de salaires entre les femmes et les hommes.

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                L’Islande, championne de l’égalité hommes-femmes






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Jean-Luc Mélenchon a jugé cette « colère juste et digne », tout comme François Ruffin. Clémentine Autain, elle, ne sera pas dans les blocages en raison de la présence de l’extrême droite.
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édition abonné


17 novembre : La France insoumise hésite sur la marche à suivre

Jean-Luc Mélenchon a jugé cette « colère juste et digne », tout comme François Ruffin. Clémentine Autain, elle, ne sera pas dans les blocages en raison de la présence de l’extrême droite.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 11h36
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

C’est une prise de position qui fait réagir dans les rangs de La France insoumise (LFI). Lors de son meeting à Lille, mardi 30 octobre, Jean-Luc Mélenchon a estimé que la « colère » autour de la hausse du carburant était « juste et digne ».
« On dit aux gens d’utiliser moins de carburant. D’accord, mais est-ce que vous allez aussi rapprocher les écoles de chez nous ? Ou bien nous emmener au centre commercial ? Ceux qui utilisent du carburant le font parce qu’ils n’ont pas le choix ! », a-t-il ainsi affirmé.
Le député des Bouches-du-Rhône a ensuite parlé plus précisément de la mobilisation du 17 novembre. « Ils ont raison de se mettre en colère. Des fachos se sont mis dedans, ce n’est pas bon pour la lutte. Parmi nos amis, certains veulent y aller. Je vais leur dire quoi ? De ne pas y aller ? Ils vont me répondre : “Mais on est fâchés, pas fachos !” D’autres ne veulent pas mettre un pied là où il y a des fachos. Les deux positions se valent en dignité. » Même si, précise-t-il, « les “insoumis” ne vont pas appeler au 17 novembre », car « toute récupération politique peut être contre-productive ». Il conclut : « Mais si nos amis sont dedans, on sera fier d’eux. Ceux qui ne veulent pas y aller également. »
Le même jour, le député LFI de la Somme, François Ruffin, tenait le même discours dans une vidéo sur son blog. Pour le journaliste de formation, il s’agit d’adresser, dans la rue, une « réplique à Macron ». « J’invite nos camarades à comprendre. Il y a un sentiment d’injustice fiscale dans le pays, une jacquerie fiscale, énonce-t-il dans son intervention tournée depuis sa cuisine, énonce-t-il. Notre devoir n’est pas de dire : “Ah, il y a des fachos”. (…) Il faut d’abord comprendre avant de juger. La question est de savoir comment conjuguer ce sentiment d’injustice fiscale avec un impératif écologique. » 

«...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Une liaison entre Calais et Turin devait être inaugurée mardi. Il s’agit de la quatrième en France.
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édition abonné


Une nouvelle autoroute ferroviaire sur les rails

Une liaison entre Calais et Turin devait être inaugurée mardi. Il s’agit de la quatrième en France.



LE MONDE ECONOMIE
 |    06.11.2018 à 11h32
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Elle reste modeste mais c’est incontestablement une nouvelle étape dans le mouvement de décarbonation de la France. Mardi 6 novembre, Elisabeth Borne, la ministre des transports, Guillaume Pepy, président de la SNCF, et Thierry Le Guilloux, président de Viia, opérateur de fret, filiale de la Société nationale des chemins de fer, devaient inaugurer une nouvelle autoroute ferroviaire, la quatrième lancée en France, et l’une des plus longues puisqu’elle doit relier sur 1 150 kilomètres Calais dans le nord de la France à Turin en Italie.

Qu’est-ce qu’une autoroute ferroviaire ? Le terme est un peu trompeur car il ne s’agit pas d’une infrastructure ferrée mais plutôt d’un service de transport, consistant, pour une destination donnée, à mettre des semi-remorque sur des wagons spéciaux afin de les faire voyager sur longue distance hors des autoroutes françaises et européennes désormais saturées de poids lourds.
La société Viia détenue par SNCF Mobilités, spécialisée dans cette niche du transport ferroviaire de marchandises, proposera aux transporteurs de faire circuler leurs remorques en train entre le port de Calais et le terminal d’Orbassano dans la banlieue de la capitale piémontaise. Les engins sont montés sur des wagons conçus par la société alsacienne Lohr Industrie qui permettent d’embarquer n’importe quelle remorque de 30 tonnes.
Investissements nécessaires
« C’est la particularité de notre service : nos clients n’ont pas besoin de semi-remorques coûteuses spécialement adaptées pour prendre le train, explique M. Le Guilloux. Le chargement se fait à l’horizontale, en faisant rouler les véhicules, et non à la verticale, à l’aide d’une grue, comme traditionnellement. » Pour la nouvelle autoroute ferroviaire Calais-Turin, Viia a investi 40 millions d’euros dans 110 wagons Lohr flambant neufs.
Trois autoroutes ferroviaires existent déjà en France. La première a vu le jour en 2003 entre Chambéry et Turin afin...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Dans sa chronique, l’éditorialiste Françoise Fressoz estime que le chef de l’Etat a été pris de court sur la colère liée à l’augmentation des taxes sur les prix des carburants.
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« Macron est avant tout le président des urbains et de la France qui va bien »

Dans sa chronique, l’éditorialiste Françoise Fressoz estime que le chef de l’Etat a été pris de court sur la colère liée à l’augmentation des taxes sur les prix des carburants.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 11h28
    |

            Françoise Fressoz








                        



   


Chronique. La grande histoire bien sûr, mais d’abord le quotidien. Lancé depuis dimanche 4 novembre dans « une itinérance mémorielle » destinée à célébrer la fin de la guerre de 14-18, Emmanuel Macron a dû, une nouvelle fois, intervenir, mardi, sur un sujet plus prosaïque : la flambée des prix de l’essence et la fronde des « gilets jaunes » qui appellent sur les réseaux sociaux à bloquer le pays le 17 novembre.
Sur Europe 1, le président de la République a dit « comprendre la colère » de deux catégories de Français : « les gens modestes » qui éprouvent des difficultés à se chauffer, et les automobilistes qui n’ont pas d’autre choix que de prendre leur voiture pour aller travailler. Le chèque-énergie devrait donc être amélioré et un nouveau dispositif mis au point « en liaison avec les collectivités locales et les employeurs » pour aboutir à une sorte d’indemnité kilométrique.

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Le tout reste cependant très flou car le chef de l’Etat a été pris de court. Alerté depuis la fin de l’été par plusieurs députés de La République en marche, l’Elysée est d’abord resté de marbre, s’en tenant aux principes de sa politique – alléger la fiscalité sur le travail, renchérir celle sur le carbone – avant de réaliser qu’il lui fallait impérativement bouger pour empêcher le blocage du pays et une cristallisation mortifère, la coupure entre l’élite et le peuple, le gouvernement et les milieux populaires.
La France des oubliés
Les principales victimes de la hausse du diesel (+ 23 % en un an avec une nouvelle hausse possible des taxes de 6,5 centimes par litre) sont des ruraux à faible pouvoir d’achat à qui l’Etat a fait croire pendant des années qu’en achetant un véhicule diesel, ils feraient un bon investissement. La duperie est donc lourde et risque de se payer électoralement cher car depuis le début de son mandat, Emmanuel Macron souffre d’un procès difficilement récusable : il est avant tout le président des urbains et de la France qui va bien, celle qui aujourd’hui place au rang de ses priorités la bataille écologique avec d’autant plus d’allant qu’elle bénéficie en général d’une substantielle offre de transports en commun.
La bévue est d’autant plus difficile à rattraper que c’est d’abord à cette France des oubliés que voulait s’adresser Emmanuel Macron au cours de sa tournée dans le Grand Est et les Hauts-de-France : parler aux classes moyennes et populaires qui sont travaillées comme partout en Europe par les tentations populistes parce qu’elles s’estiment laissées pour compte.
Si l’exécutif ne parvient pas à calmer cette colère, le retour de bâton aux élections européennes de mai 2019 risque d’être douloureux. Le chef de l’Etat a en effet théorisé l’affrontement entre « progressistes » et « nationalistes », et le dramatise chaque jour un peu plus en fustigeant « les nationalismes belliqueux », en faisant le parallèle avec les années 1930 et en insistant sur le fait que les soixante-dix années de paix qu’a connues l’Europe ne sont « qu’une parenthèse dorée ».
Mais cette nécessaire invocation de l’histoire restera sans effet si concrètement, ceux qui ne figurent pas parmi les premiers de cordée continuent de se sentir exclus du macronisme. Le prix de l’essence a joué comme un cruel révélateur.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Emmanuel Macron a annoncé des mesures à destination des plus modestes alors que les « gilets jaunes » appellent à bloquer les routes le 17 novembre.
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Prix des carburants : l’exécutif face à la colère des automobilistes

Emmanuel Macron a annoncé des mesures à destination des plus modestes alors que les « gilets jaunes » appellent à bloquer les routes le 17 novembre.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 12h13
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            
« En France, la bagnole, c’est quelque chose, comme le disait Pompidou. » Sur Europe 1, mardi 6 novembre, Emmanuel Macron a tenu à défendre la place de l’automobile, alors qu’entre la limitation de la vitesse à 80 km/heure et la hausse des taxes sur les carburants – qui s’ajoute à celle des prix du pétrole –, de plus en plus de Français se sentent attaqués dans leur mode de vie. « J’aime la voiture, mais malheureusement je ne conduis plus », a poursuivi le chef de l’Etat, soucieux de désamorcer la grogne qui monte face à cette montée des prix (de 23 % pour le diesel et de 15 % pour l’essence depuis un an). « J’entends les colères légitimes, les préoccupations », a-t-il assuré.
Le président a donc demandé au gouvernement de travailler sur deux pistes : d’une part « améliorer le chèque énergie » pour ceux qui n’ont pas les moyens de changer de chaudière et ont du mal à se chauffer ; d’autre part, accompagner « nos concitoyens qui tous les jours prennent leur voiture pour aller travailler » parce qu’ils n’ont pas accès aux transports en commun, et qui ont de faibles revenus.
« On travaille depuis quelques jours avec les entreprises, les régions et l’Etat pour voir ce qui peut être fait », explique un conseiller de l’exécutif. Dans l’urgence, lundi matin, une réunion interministérielle s’est d’ailleurs tenue pour préparer ces mesures.

Le chef de l’Etat avait déjà tenté de déminer dimanche.
« J’assume parfaitement que la fiscalité du diesel soit au niveau de celle de l’essence et je préfère la taxation du carburant à la taxation du travail, avait-il affirmé aux journaux du groupe Ebra. Les mêmes qui râlent sur la hausse du carburant, réclament aussi qu’on lutte contre la pollution de l’air parce que leurs enfants souffrent de maladies. »
Pas question pour Emmanuel Macron que les « gilets jaunes » le fassent plier comme les « bonnets rouges » avaient fait reculer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le budget 2019 prévoit que la hausse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques et l’alignement progressif de la fiscalité du diesel sur celle de l’essence, représentera 2,8 milliards d’euros d’impôts supplémentaires en 2019.
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Quelle part des taxes vertes est réellement affectée à la transition écologique ?

Le budget 2019 prévoit que la hausse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques et l’alignement progressif de la fiscalité du diesel sur celle de l’essence, représentera 2,8 milliards d’euros d’impôts supplémentaires en 2019.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 11h24
    |

            Audrey Tonnelier








                        


C’est une querelle de chiffres comme savent en produire les débats de politique économique. Quelle part des taxes vertes est réellement affectée à la transition écologique ? Et celle-ci est-elle suffisante ? Des questions loin d’être théoriques, à l’heure où la grogne fiscale autour des prix à la pompe vient torpiller l’opération de communication gouvernementale vantant la hausse du pouvoir d’achat.

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Le budget 2019 prévoit que la hausse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), qui comprend la contribution climat énergie – l’ancienne « taxe carbone » – et l’alignement progressif de la fiscalité du diesel sur celle de l’essence, représentera 2,8 milliards d’euros d’impôts supplémentaires en 2019, après 3,7 milliards d’eu­ros en 2018. « Mais la TICPE est une taxe qu’on a “verdie”, pas une mesure de fiscalité écologique en tant que telle ! Et les oppositions qui nous critiquent sont bien contentes que les recettes aillent aussi aux collectivités, par exemple », souligne la députée La République en marche (LRM) Bénédicte Peyrol, membre de la commission des finances de l’Assemblée.
Sur les 37,7 milliards de recettes attendus de la TICPE en 2019, seuls 7,2 milliards seront réellement fléchés vers la transition écologique (aide au développement d’énergies renouvelables) et 1,2 milliard vers l’Agence de financement des infrastructures de transport en France. Soit un peu plus de 20 % des recettes. Pour le reste, 12 milliards iront aux collectivités territoriales (régions, départements) pour financer l’apprentissage ou le RSA, et 17 milliards au budget de l’Etat. « Mais attention, dans ce dernier, on trouve plus de 30 milliards d’euros consacrés à la transition écologique sous toutes ses formes ! », plaide Mme Peyrol, qui comptabilise l’ensemble des politiques environnementales de l’exécutif (aides au développement du bio dans l’agriculture, recherche sur les villes durables…).
Le budget du ministère de la transition écologique, lui, dépassera les 34 milliards d’euros en 2019, soit un milliard de plus que l’an dernier. Mais ces crédits comprennent, par exemple, les retraites des fonctionnaires du ministère.
Boucler les fins de mois
Dernière manière de calculer : rapporter la hausse des taxes vertes en 2019 (près de 4 milliards d’euros pour les ménages et les entreprises) aux gestes concédés par l’Etat pour en amoindrir le poids, notamment auprès des ménages modestes. Hausse de 50 euros du chèque-énergie, crédit d’impôt pour la transition énergétique, primes automobiles à la conversion… tout cela représente environ un milliard d’euros, soit 25 % des impôts supplémentaires levés.
« En fait, on peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres », s’agace le député LRM Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot. Cet écologiste préfère rappeler les dispositifs auxquels pourrait recourir l’exécutif pour faire passer la pilule verte auprès des Français : bonifier encore le chèque-énergie, renforcer les aides à la rénovation thermique des logements ou mettre en place un éco-prêt à taux zéro pour l’achat d’un véhicule propre. « Désormais, c’est au gouvernement de prendre ses responsabilités », estime M. Orphelin.

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En période de contrainte budgétaire, la tentation est grande d’utiliser la fiscalité verte pour boucler les fins de mois de l’Etat. Adoptée mi-octobre, la suppression de l’avantage fiscal pour le gazole non routier (GNR), un carburant utilisé par les TPE-PME du BTP dont le prix va bondir de 50 %, est à ce titre caricaturale. La mesure doit rapporter 980 millions d’euros à l’Etat l’an prochain. Mais, destinée à combler le financement des mesures pour les entreprises contenues dans la loi Pacte, elle n’a été annoncée qu’en septembre, et ne vise pas un secteur où des alternatives de véhicules « propres » sont facilement disponibles. Le député LR et président de la commission des finances Eric Woerth déplore « une mesure de rendement budgétaire, pas environnementale ». « Vous instrumentalisez l’environnement mais n’êtes guidés que par (…) une vision comptable à courte vue », abonde son collègue communiste Jean-Paul Dufrègne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Emmanuel Macron veut rendre hommage à Genevoix, qui fut blessé en 1915 et raconta son expérience du front, mais aussi à la « nation combattante ».
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L’écrivain Maurice Genevoix et « ceux de 14 » vont entrer au Panthéon

Emmanuel Macron veut rendre hommage à Genevoix, qui fut blessé en 1915 et raconta son expérience du front, mais aussi à la « nation combattante ».



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 13h43
   





                        



   


L’écrivain Maurice Genevoix et « ceux de 14 » vont entrer au Panthéon l’an prochain afin de rendre hommage à « l’armée victorieuse » de la Grande Guerre, a annoncé Emmanuel Macron mardi 6 novembre lors de son passage aux Eparges, dans la Meuse, à l’occasion des commémorations du centenaire de l’armistice.
« Je souhaite que l’an prochain, ceux de 14, simples soldats, officiers, engagés, appelés, militaires de carrière, sans grade et généraux, mais aussi les femmes engagées auprès des combattants, car ceux de 14 ce fut aussi celles de 14, toute cette armée qui était un peuple, tout ce grand peuple qui devint une armée victorieuse, soient honorés au Panthéon », a déclaré le chef de l’Etat aux Eparges, théâtre de combats en 1915. « Je souhaite qu’ils franchissent ce seuil sacré avec Maurice Genevoix, leur porte-étendard », a-t-il ajouté.
Il y a aura ainsi, a précisé l’Elysée, deux panthéonisations simultanées, celle de Genevoix et celle, « à titre collectif », de « ceux de 14 », « incarnant la nation combattante, composée des civils appelés sous le drapeau et des militaires de carrière engagés dans les combats, mais aussi des femmes qui les ont accompagnés sur le front ».
L’un des écrivains préférés de Macron
Cette panthéonisation collective est une première, même s’il existe déjà au Panthéon une plaque d’hommage aux Justes de France, qui s’étaient distingués en protégeant des Juifs pendant la seconde guerre mondiale. Le président de la République a souhaité également « que le 11 novembre prochain un mémorial soit dévoilé afin que la Nation rende l’hommage qui leur est dû » à « ceux de 14 ».
Emmanuel Macron tenait à saluer aux Eparges la mémoire de Maurice Genevoix (1890-1980), l’un de ses écrivains préférés, qui y a été blessé et en a fait le récit saisissant dans son recueil Ceux de 14. « Genevoix fut le chantre de cette mémoire. Par lui, la voix de ceux de 14 ne cesse de nous exhorter à ne pas baisser la garde et à conserver intacte notre vigilance quand le pire de nouveau réapparaît », a souligné le chef de l’Etat.
Cette entrée de Genevoix au Panthéon, au milieu des grandes figures de la Nation, était souhaitée par la famille de l’auteur de Raboliot, disparu en 1980. « Maurice Genevoix s’est imposé petit à petit comme le porte-parole des soldats de 1914, donc à travers lui rentrent [au Panthéon] tous les soldats de 1914 », s’est réjoui Julien Larere-Genevoix, le petit-fils de l’écrivain.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Invité sur Europe 1, le chef de l’Etat a notamment annoncé vouloir étendre la défiscalisation de l’aide au transport mise en place dans les Hauts-de-France.
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Europe, chèque énergie, carburants… ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron sur Europe 1

Invité sur Europe 1, le chef de l’Etat a notamment annoncé vouloir étendre la défiscalisation de l’aide au transport mise en place dans les Hauts-de-France.



Le Monde.fr avec AFP
 |    06.11.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 12h44
   





                        



   


A l’aube de la troisième étape de son « itinérance mémorielle » entamée dimanche, Emmanuel Macron était l’invité de la matinale d’Europe 1, mardi 6 novembre. Dans cet entretien réalisé et enregistré lundi à Verdun par Nikos Aliagas, le chef de l’Etat a notamment prôné la mise en place d’une « vraie armée européenne » et annoncé une « amélioration » du chèque énergie et une extension des aides aux transports.

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Une « Europe de plus en plus fracturée »
Le président a dénoncé « l’absurdité du nationalisme belliqueux », dont il décèle le retour dans « une Europe de plus en plus fracturée » par des partis qui « jouent sur les peurs partout ». Il a appelé à entendre ces peurs, notamment celle d’une « Europe ultra-libérale qui ne permet plus aux classes moyennes de bien vivre ».
« On a besoin d’une Europe qui protège davantage les salariés, qui soit moins ouverte à tous les vents », a-t-il plaidé, sans omettre la peur des migrants : « Il faut lui apporter une réponse véritable, avec nos principes, en octroyant l’asile à ceux qu’on doit protéger, avec une politique de développement et de sécurité et de protection de nos frontières par ailleurs. »
A six mois des élections européennes en vue desquelles les partis antisystèmes ont le vent en poupe, le président se veut à l’initiative, et cela passe aussi par de grands projets. Face au désengagement américain, face au péril « des puissances autoritaires qui réémergent et se réarment aux confins de l’Europe », il a ainsi promu dans son interview une Europe capable de prendre en charge sa sécurité « de manière plus souveraine ».
M. Macron a notamment appelé les Européens à se « protéger à l’égard de la Chine, de la Russie et même des Etats-Unis d’Amérique », en évoquant la décision de Donald Trump de se retirer d’un traité de désarmement nucléaire datant des années 1980.
L’Europe ne pourra pas se défendre sans « une vraie armée européenne », a défendu Emmanuel Macron. « On ne protégera pas les Européens si on ne décide pas d’avoir une vraie armée européenne. Face à la Russie qui est à nos frontières et qui a montré qu’elle pouvait être menaçante, (…) on doit avoir une Europe qui se défend davantage seule, sans dépendre seulement des Etats-Unis et de manière plus souveraine », a plaidé le chef de l’Etat.

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Améliorer le chèque énergie
Emmanuel Macron a annoncé vouloir regarder « comment améliorer le chèque énergie » pour les ménages modestes. « Il faut qu’on regarde comment améliorer le chèque énergie parce qu’on ne peut laisser les gens alors que l’hiver commence dans une situation qui ne permet pas de se chauffer dignement », a déclaré le président de la République.
Créé pour remplacer les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz, ce chèque énergie sera porté en 2019 à 200 euros par an en moyenne, contre 150 euros cette année. Il est versé à environ 3,7 millions de ménages en situation de précarité.
Défiscalisation des aides aux transports
Le chef de l’Etat a évoqué l’extension à l’ensemble de la France de la défiscalisation de l’aide au transport mise en place par les Hauts-de-France. Qualifiant de « bonne philosophie » l’aide au transport proposée par la région pour ceux qui ont plus de 30 kilomètres par jour de déplacement, il a confirmé que « cette aide sera défiscalisée ». A la question « sur l’ensemble du territoire ? », il a répondu : « Tout à fait ».
« Il faut aider nos citoyens les plus modestes qui n’ont pas le choix », a-t-il souligné. Evoquant le quotidien de ceux qui doivent faire « 30 ou 40 kilomètres chaque jour pour aller travailler », il a dit : « Je comprends leur colère, ils se sentent pris au piège et ils considèrent que c’est injuste. »

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Hausse des carburants
Concernant l’appel à bloquer les routes le 17 novembre pour protester contre la hausse du prix du diesel, le président de la République s’est dit « méfiant sur ces grands appels à mobilisation pour tout bloquer ». « Parce que généralement derrière on trouve un peu tout et n’importe quoi, des choses qui n’ont rien à voir ensemble et des gens qui n’ont pas beaucoup de projets pour le pays, si ce n’est de le mettre à l’arrêt », a-t-il ajouté.
Le président a défendu l’augmentation de taxes sur le diesel « pour réduire l’écart avec le sans-plomb, parce qu’il ne se justifie plus ». Le gouvernement « va dans la bonne direction. On doit moins taxer le travail, ce qui est le cas : vous avez vu vos cotisations qui ont baissé, et vous allez continuer à voir ce mouvement, et on doit davantage taxer ce qui pollue », a expliqué M. Macron.
Le chef de l’Etat a, enfin, souligné la dépendance des prix des carburants à la situation géopolitique mondiale. « Quand ça monte, plus des trois quarts de l’explication, ce n’est pas les taxes, c’est le reste du monde. Quand vous me voyez me déployer pour éviter tel ou tel conflit avec l’Iran d’un côté, ou essayer d’être présent dans le Proche et Moyen-Orient, d’avoir une diplomatie pour la France, c’est aussi pour défendre vos intérêts au quotidien », a-t-il justifié.

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Violences à l’école
Emmanuel Macron a souhaité que la possibilité de mettre des policiers à l’école « soit ouverte », mais « il faut toujours que ce soit la communauté pédagogique qui en décide ». « C’est une violence intolérable, j’ai demandé au ministre de réagir, il y a une première réaction qui est là et je souhaite qu’on aille beaucoup plus loin », a expliqué le président de la République à propos de la diffusion en octobre d’une vidéo montrant un élève menaçant sa professeure avec une arme factice dans un lycée de Créteil.
« Nos jeunes ont besoin de sécurité à l’extérieur (…), mais ils ont besoin d’autorité dans l’école », a souligné le chef de l’Etat, pour qui « l’autorité dans l’école », c’est d’abord « l’autorité du chef d’établissement et du maître d’école ».
Pour lutter contre la violence à l’école, le gouvernement a promis le 26 octobre un arsenal de mesures sécuritaires, n’excluant pas de faire entrer les forces de l’ordre au sein des établissements scolaires lors de « moments de tensions ». Le plan d’action contre les violences à l’école doit être présenté d’ici le 15 décembre, les mesures impliquant plusieurs ministères (éducation, justice, intérieur) et les collectivités locales nécessitant quelques semaines de concertations.

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Reconquête des « quartiers de la République »
« La peur va changer de camp », a assuré Emmanuel Macron en évoquant plus largement « ce qu’on voit à l’école, dans les quartiers de la République (…) contre les forces de l’ordre ». « C’est un travail en profondeur, qui est un travail de civilisation, moral, éducatif, culturel et sécuritaire. »
Dans les quartiers, « en matière de lutte contre les trafics et les stupéfiants et contre les bandes, nous allons durcir très fortement », a-t-il ainsi fait savoir, en promettant des annonces à venir.
Il a plaidé aussi pour une « reconquête par les services publics », une « réouverture de la présence républicaine », avec des réouvertures de commissariats, de bureaux de poste ou de centres des impôts. « C’est ce qu’on va faire dans les quartiers, je l’annoncerai dans les prochains jours », a-t-il dit.
« Aujourd’hui, notre société a besoin de retrouver le sens du travail, du mérite, de l’autorité à tous les âges, dans tous les niveaux, et c’est une mobilisation de toute la nation pour y arriver », a conclu le chef de l’Etat.

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                Centenaire du 11-Novembre : Emmanuel Macron sur les traces de la Grande Guerre






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Les méthodes du secteur privé sont inadaptées au secteur public et une menace pour l’intérêt général, estime Evelyne Bechtold-Rognon dans son dernier ouvrage, « Pourquoi joindre l’inutile au désagréable ? En finir avec le nouveau management public »
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Peut-on adapter le management du privé aux services publics ?

Les méthodes du secteur privé sont inadaptées au secteur public et une menace pour l’intérêt général, estime Evelyne Bechtold-Rognon dans son dernier ouvrage, « Pourquoi joindre l’inutile au désagréable ? En finir avec le nouveau management public »



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 08h00
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

Livre. Le nouveau management public consiste à appliquer aux services publics les méthodes de gestion pratiquées dans le secteur privé, pour « rendre [les services publics] plus efficaces, plus économes en moyens ». Qui pourrait s’opposer à ce qui ressemble à du bon sens ? Evelyne Bechtold-Rognon, professeure agrégée de philosophie, qui vient de publier En finir avec le nouveau management public, un essai qu’elle aurait aussi pu intituler : « Pourquoi et comment se défendre du nouveau management public ? »
Qu’il s’agisse de la fonction publique d’Etat pour l’éducation nationale, de la fonction publique hospitalière ou de la territoriale, son verdict est le même : le « nouveau management public » est inadapté au secteur et même destructeur de services. Elle dénonce « une pratique d’assujettissement », infantilisante pour les salariés et leurs hiérarchies, et démobilisatrice pour tous. 
Dogme de la performance inadapté
Sur le banc des accusés : les changements incessants, le dogme de la performance et le jargon managérial. « On est toujours en train de tout changer. Quand est-ce qu’ils vont enfin nous laisser travailler ? », interpelle une professeure de lycée professionnel d’Angers, en exergue du premier chapitre. Le management par le changement permanent peut en effet « transformer de bons professionnels en apprentis à vie. Les salariés sont totalement déstabilisés, se sentent en permanence sur le fil du rasoir et se rabattent sur les procédures et méthodes standards ». En clair, les salariés sont ainsi « empêchés » de travailler, selon l’expression introduite par le psychologue du travail Yves Clot (Le Travail à cœur. Pour en finir avec les risques psychosociaux, La Découverte, 2015), après la série de suicides chez France Télécom.
L’auteure va jusqu’à qualifier le nouveau management public d’« arme de guerre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Interrogé par Nikos Aliagas sur Europe 1, le président de la République a expliqué vouloir étendre la défiscalisation des Hauts-de-France à tout le territoire.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ L’économiste Dominique Plihon estime, dans une tribune au « Monde », que s’il existe un point commun entre l’époque actuelle et l’entre-deux-guerres comme l’a suggéré Emmanuel Macron, il réside dans l’échec de politiques libérales.
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« Comme dans les années 1930, la montée des populismes est une révolte électorale contre les politiques d’austérité »

L’économiste Dominique Plihon estime, dans une tribune au « Monde », que s’il existe un point commun entre l’époque actuelle et l’entre-deux-guerres comme l’a suggéré Emmanuel Macron, il réside dans l’échec de politiques libérales.



LE MONDE ECONOMIE
 |    06.11.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 09h49
    |

                            Dominique Plihon (Economiste et professeur des universités)








                        



                                


                            
Tribune. Emmanuel Macron voit une ressemblance entre la période actuelle et celle « d’entre-deux-guerres », caractérisées par la montée des populismes « dans une Europe divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique ». Ce qui lui permet de se poser en rempart « progressiste » contre les populismes, dans la perspective des élections européennes.

Pour le président français, comme pour la majorité des historiens et des économistes, les grandes crises du capitalisme de 1929 et de 2007 seraient la cause de la « malédiction » des populismes. En réalité, il existe une autre interprétation de la montée des populismes. En effet, dans les années 1930, plusieurs pays, dont les Etats-Unis et la France, ont connu une forte dégradation de leur situation économique et sociale sans que cela se traduise par l’arrivée au pouvoir de forces politiques « populistes ». C’est le cas du New Deal de Roosevelt aux Etats-Unis (1933), souvent considéré comme la première expérience de social-démocratie, et du Front populaire en France (1936). Ces deux expériences politiques ont permis de faire face à la crise par des avancées sociales et démocratiques importantes.
L’arrivée au pouvoir d’Hitler par les urnes, en 1933, est souvent présentée comme résultant directement de la grande dépression des années 1930 et de ses conséquences économiques et sociales. Quatre chercheurs ont montré en décembre 2017 dans une étude pour le National Bureau of Economic Research que les succès électoraux du parti nazi trouvaient plutôt leur origine dans l’instauration d’une sévère politique d’austérité.

En effet, le chancelier Heinrich Brüning, nommé en 1930 pour lutter contre la crise, prend quatre décrets d’urgence, en l’absence de tout débat parlementaire, qui réduisent les salaires des fonctionnaires, les allocations-chômage, la couverture maladie, les retraites. Au total, les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Plusieurs initiatives ont émergé sur Internet pour protester contre la hausse des prix du carburant, dont des appels à bloquer les grands axes routiers le 17 novembre.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/11/2018
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Les « gilets jaunes », nouveaux « bonnets rouges » ?

Plusieurs initiatives ont émergé sur Internet pour protester contre la hausse des prix du carburant, dont des appels à bloquer les grands axes routiers le 17 novembre.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 06h49
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 15h36
    |

            Aline Leclerc (avec Gary Dagorn et Lucie Soullier)








                        



   


Les réseaux sociaux, Cyrille, 47 ans, n’y connaissait « pas grand-chose ». Mais « trop, c’est trop, explique d’une voix déterminée cette employée dans le secteur social qui se rend chaque jour en voiture à son travail, à 35 kilomètres de chez elle. Y’en a marre de dépenser 250 euros tous les mois en gazole ! »
Alors cette habitante de l’Isère a sauté le pas : fin octobre, elle a créé, à son tour, son groupe Facebook appelant à manifester le 17 novembre contre la hausse des prix des carburants ; il s’appelle « Nous ne sommes pas des moutons à La Tour-du-Pin » – le nom de sa commune – et compte déjà près de 500 membres, pour 8 000 habitants.
Depuis la mi-octobre, des groupes Facebook comme celui-là, il s’en est créé plus d’une centaine en France, appelant à des blocages dans des grandes villes comme dans des communes minuscules, pour la journée du samedi 17 novembre.
D’ici là, ceux qui comptent se mobiliser sont appelés à poser, sur le tableau de bord de leur véhicule, le gilet jaune fluo de la sécurité routière qu’ils arboreront le jour J en signe de ralliement. « Ce gilet jaune sera le bonnet rouge des automobilistes ruraux et provinciaux, otages de ce racket fiscal aux accents pseudo-écologiques », a déjà prédit un sympathisant sur Twitter. Il y a cinq ans tout juste, en Bretagne, c’est déjà une taxe « verte » – l’écotaxe, infligée aux poids lourds – qui avait fédéré contre elle les mécontentements d’une région en crise et fait reculer le gouvernement.

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                Que reste-t-il des « bonnets rouges » ?



« Une fiscalité qui passe mal »
« Il y a des points communs évidents entre les deux mouvements, estime Jérôme Fourquet, directeur du département opinion à l’IFOP. Une fiscalité qui passe mal, et une mobilisation par les réseaux sociaux. Mais il y avait une forte composante régionaliste chez les bonnets rouges et une convergence assez inédite entre les transporteurs, le patronat breton qui affrontait une crise dans l’agroalimentaire, les ouvriers licenciés… Est-ce que le mouvement du 17 novembre va parvenir à fédérer à ce point ? Ce qui est sûr, c’est que toute une partie de la population française est prise à la gorge. »
Mais d’où est partie la fronde cette fois ? Peut-être d’une pétition « pour une baisse des prix du carburant à la pompe » lancée il y a cinq mois sur Change.org par une Francilienne de 32 ans. Avec plus de 775 000 signatures, elle pointe à la onzième place des pétitions françaises les plus signées depuis la création du site. Cantonnée à quelque 500 signatures les quatre premiers mois, elle s’est mise à circuler massivement à la mi-octobre.

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                Une pétition contre la hausse du prix de l’essence et du diesel connaît un grand succès



Au même moment, Anthony Joubert, humoriste populaire sur les réseaux sociaux, mettait en ligne une chanson parodique, Si j’avais du gasoil pour 1 euro, et deux chauffeurs routiers créaient un événement sur Facebook en appelant à un blocage national des routes le 17 novembre contre la hausse de la fiscalité du diesel. Ce week-end, la vidéo virale d’une quinquagénaire du Morbihan demandant que s’arrête la « traque au conducteur » a encore relancé la charge.
Plusieurs centaines de milliers de vues plus tard, les initiatives ont convergé : les routiers ont appelé à signer la pétition, la pétitionnaire à manifester le 17 novembre, et Anthony Joubert a sorti un nouveau (You)Tube : RDV le 17. « Les politiques ne se rendent pas compte de l’impact de ces hausses dans la vie des gens ! », explique l’humoriste indigné. En Isère, Cyrille ne dit pas autre chose : « On n’en peut plus d’avoir une classe politique qui n’entend pas les gens qui bossent ! Qui pense que les petites gens ne valent rien. » L’aide au transport évoquée par Emmanuel Macron mardi matin ne changera rien à son envie de manifester.
« Révolte du salarié »
Cyrille, comme Anthony Joubert, se revendiquent absolument « apolitiques ». Mais l’appel du 17 novembre n’en a pas moins fédéré dans les réseaux d’extrême droite. L’une des vidéos les plus virales est sans doute celle où un certain Frank Buhler appelle à la « mobilisation générale » : 4,4 millions de vues à ce jour. L’homme est délégué de circonscription à Debout la France, le parti souverainiste dirigé par le député de l’Essonne Nicolas Dupont-Aignan.
Ce dernier clame haut et fort son soutien au mouvement, tout comme la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, qui sait combien ce discours parle à cette « France des oubliés » et de la ruralité où ses électeurs sont nombreux. Alors que de tels soutiens ont poussé les syndicats à se désolidariser du mouvement, le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a, lui, laissé libre choix à ses sympathisants.
« La question énergétique est centrale et permet d’agréger les mécontentements au-delà des clivages politiques », rappelle Jérôme Fourquet. Dans son « tableau de bord » de novembre, publié avec Paris Match, l’IFOP a ainsi constaté que la hausse des prix du carburant était désormais le premier sujet de conversation des Français (chez 75 % des personnes interrogées).
« Ce n’est pas une révolte de nantis ni de défense d’un statut, souligne-t-il. C’est la révolte du salarié qui n’a pas d’autre choix que d’aller bosser en voiture et qui se sent taxé de façon injuste. » Une sorte d’« effet boomerang » pour Emmanuel Macron : le chef de l’Etat lui-même n’incitait-il pas, il y a encore un an, les ouvriers licenciés de l’équipementier GM&S, dans la Creuse, à faire 30 kilomètres de plus pour trouver du travail ?

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                A La Souterraine dans la Creuse, la dure vie d’après des anciens salariés de GM&S






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Dans sa chronique, Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde », observe que le chef de l’Etat tente de reconquérir une opinion publique critique dans des territoires dont les élus et les habitants s’estiment négligés par la politique du gouvernement.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 05/11/2018
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« On peut douter que sa longue semaine au “front” suffise à M. Macron pour restaurer une confiance en berne »

Dans sa chronique, Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde », observe que le chef de l’Etat tente de reconquérir une opinion publique critique dans des territoires dont les élus et les habitants s’estiment négligés par la politique du gouvernement.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 06h49
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 17h13
    |

            Gérard Courtois (éditorialiste au « Monde »)








                        



                                


                            
Chronique. La meilleure défense, c’est l’attaque, dit-on. Bousculé, affaibli, stoppé dans son élan depuis quatre mois, Emmanuel Macron a donc engagé, cette semaine, une offensive de grande envergure pour tenter de reprendre l’initiative.
Préparé de longue date, le périple qui va le conduire de Strasbourg le 4 novembre à Paris le 11 novembre, en passant par tous les départements de l’Est et du Nord ravagés par la Grande Guerre, était évidemment destiné à commémorer le centenaire de la victoire des Alliés (Français, Britanniques, Américains, Belges, Italiens et bien d’autres) sur les empires allemand, austro-hongrois et ottoman. Et à tirer de ce passé aussi tragique que glorieux d’utiles enseignements pour le temps présent.

Mais ses déboires estivaux ont conduit le président de la République à ajouter à cette « itinérance mémorielle » deux autres objectifs, plus pressants encore : la reconquête d’une opinion publique de plus en plus critique à son endroit et celle de territoires dont les élus et les habitants s’estiment négligés par la politique du gouvernement.
Sur le front de l’opinion, l’été aura été calamiteux. Selon la moyenne des dix instituts de sondage qui mesurent chaque mois la popularité présidentielle, Emmanuel Macron ne recueillait plus, en octobre, que 28 % de confiance ou de bonnes opinions, soit une dégringolade de onze points depuis le mois de juin. Hormis chez les sympathisants de La République en marche (LRM), le discrédit s’est brutalement installé dans toutes les catégories politiques ou sociales.
Absence de résultats tangibles, sonnants et trébuchants
Tout y a contribué. L’assurance du chef de l’Etat, bientôt perçue comme de l’arrogance. Un parler vrai revendiqué, à coups de petites phrases choc, peu à peu ressenti comme de la provocation, voire du mépris.
Plus sûrement encore, les Français étaient prêts à admettre, il y a dix-huit mois, que les réformes engagées prendraient du temps pour...




                        

                        

