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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Avant de le vendre à GACP, M6 était propriétaire depuis dix-neuf ans du club bordelais, devenu un fardeau déficitaire ces dernières saisons.
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Football : le club des Girondins de Bordeaux racheté par un fonds d’investissement américain

Avant de le vendre à GACP, M6 était propriétaire depuis dix-neuf ans du club bordelais, devenu un fardeau déficitaire ces dernières saisons.



Le Monde.fr avec AFP
 |    06.11.2018 à 18h24
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 18h27
   





                        



   


Il va falloir s’habituer à entendre parler anglais dans les couloirs du stade Matmut-Atlantique. Le fonds américain GACP est officiellement devenu, mardi 6 novembre, le nouveau propriétaire des Girondins de Bordeaux. Le groupe de télévision M6 a confirmé lui avoir cédé sa participation dans le club pour 100 millions d’euros.
L’annonce met fin à un feuilleton qui dure depuis plusieurs mois, marqué par plusieurs rebondissements. M6 était propriétaire depuis dix-neuf ans du club bordelais, devenu un fardeau déficitaire ces dernières saisons.

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« Véritable empathie pour Bordeaux »
La communauté de communes Bordeaux Métropole, présidée par le maire de la ville, Alain Juppé, avait donné, vendredi 12 octobre, son accord au rachat du club de football. Le premier édile de la ville avait affirmé que les garanties apportées étaient « de nature à rassurer pleinement la métropole ». « Nous avons senti chez M. DaGrosa une véritable empathie pour Bordeaux et son club », a-t-il ajouté.
Joseph DaGrosa, le patron du fonds GACP, tiendra une conférence de presse jeudi au Haillan, le siège social et centre d’entraînement des Girondins, en présence du nouveau président du club, Frédéric Longuépée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev est au cœur d’une information judiciaire ouverte par le parquet général de Monaco pour des faits de « corruption », « trafic d’influence actif et passif » et complicité de ces délits.
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édition abonné


Le président de l’AS Monaco perquisitionné et placé en garde à vue

Le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev est au cœur d’une information judiciaire ouverte par le parquet général de Monaco pour des faits de « corruption », « trafic d’influence actif et passif » et complicité de ces délits.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 17h57
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 18h22
    |

            Fabrice Lhomme et 
Gérard Davet








                        



                                


                            
Dmitri Rybolovlev, le président de l’AS Monaco, a été placé en garde à vue à la demande d’un juge monégasque, mardi 6 novembre au matin, à quelques heures du match opposant, en Ligue des champions, son club au FC Bruges, au stade Louis II. Le milliardaire était toujours en garde à vue mardi en fin d’après-midi, ainsi que plusieurs protagonistes du dossier judiciaire. Il avait été l’objet d’une perquisition, le matin même, à son spectaculaire domicile, La Belle Epoque. D’autres perquisitions ont été réalisées dans la matinée.
L’homme d’affaires russe est au cœur de l’information judiciaire ouverte voilà un an par le parquet général de Monaco pour des faits de « corruption », « trafic d’influence actif et passif » et complicité de ces délits. L’affaire, qui inquiète les plus hautes autorités de la principauté, avait déjà provoqué le placement en garde à vue, le 23 septembre 2017, de Philippe Narmino, personnalité en vue sur le Rocher. Quelques jours plus tôt, M. Narmino avait été contraint de quitter ses fonctions de ministre de la justice de Monaco, sous la pression des révélations du Monde qui avait fait état, le 14 septembre 2017, d’informations extrêmement embarrassantes pour la police et la justice monégasques.
« Monacogate »
« Les mises en cause personnelles dont je fais l’objet et les attaques répétées subies par l’institution judiciaire ne me permettent plus d’en assurer convenablement la charge », avait déclaré M. Narmino.
Le Monde avait notamment révélé le contenu d’un DVD-Rom remis à un juge d’instruction de Monaco, et ainsi mis au jour des centaines de SMS laissant suggérer l’existence d’un réseau occulte œuvrant en faveur du milliardaire Dmitri Rybolovlev, aux prises avec la justice locale. En conflit avec l’homme d’affaires suisse Yves Bouvier, M. Rybolovlev aurait eu recours aux services d’une avocate, Me Tetiana Bersheda, pour influer sur le cours de la justice. De nombreux textos issus du smartphone...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le maxi-trimaran « Banque-populaire-IX » d’Armel Le Cléac’h a chaviré mardi. La veille ceux de Sébastien Josse et Thomas Coville avaient été victimes de grosses avaries.
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Route du rhum 2018 : pour Michel Desjoyeaux, les Ultimes ne sont « pas des bateaux trop fragiles »

Le maxi-trimaran « Banque-populaire-IX » d’Armel Le Cléac’h a chaviré mardi. La veille ceux de Sébastien Josse et Thomas Coville avaient été victimes de grosses avaries.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 17h51
    |

            Véronique Malécot








                        



   


Trois des Ultimes, ces trimarans de plus de 30 mètres de long, véritables « formule 1 des mers », engagés dans la onzième édition de la Route du rhum sont déjà « hors service » après seulement deux jours de course. Mardi, le maxi-trimaran skippé par Armel Le Cléac’h, Banque-populaire-IX, a chaviré vers midi au large des Açores. Le marin est sain et sauf.
La veille, c’est Sébastien Josse, alors en tête de la course avec son maxi Edmond-de-Rothschild, qui avait « perdu un bout de 8 mètres d’étrave » de son flotteur tribord, avant que Thomas Coville voie le carénage du bras avant bâbord de son maxi-trimaran Sodebo se casser. Les deux marins ont décidé de rejoindre La Corogne.
Interrogé sur ces « casses » multiples, Michel Desjoyeaux, vainqueur d’une édition, en 2002, où seuls trois des dix-huit trimarans Orma (multicoques de 60 pieds) avaient rallié Pointe-à-Pitre, et qui n’a pas pris le départ cette année, écarte l’idée d’une fragilité de ces maxi-trimarans. Il considère également que les conditions météorologiques actuelles « n’ont rien d’étonnant ».

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Avant le départ, on soulignait que les Ultimes équipés de foils – ces appendices élévateurs permettant de s’extraire de l’eau et d’augmenter drastiquement la vitesse – étaient un peu un saut dans l’inconnu dans des conditions de course. Cette succession d’accidents traduit-elle une fragilité de ces bateaux ? Leurs skippeurs les ont-ils poussés trop loin ?
Michel Desjoyeaux : Je ne crois pas que les Ultimes soient des bateaux trop fragiles. Si le chavirage d’Armel Le Cléac’h est dû à l’un des flotteurs, c’est peut-être que celui-ci a été endommagé dans le premier chavirage et que cela ne s’est pas vu [Armel Le Cléac’h avait chaviré à l’entraînement en avril]. Ou a-t-il chaviré en essayant de sauver son bateau. Je n’en sais rien, je ne peux pas commenter.
En tout cas, ces bateaux sont capables d’affronter ces conditions de mer. Ils sont difficiles à mener mais leurs skippeurs sont des marins très expérimentés.
Au vu des mauvaises conditions météorologiques, avec une dépression qui sévit depuis la nuit dernière dans le golfe de Gascogne, les navigateurs auraient-ils dû se montrer plus prudents ?
C’est le début de l’hiver sur l’Atlantique nord. Ces conditions météorologiques n’ont rien d’étonnant. J’ai entendu parler de 40-45 nœuds, pas plus. En 2002, sur le Rhum, on a connu jusqu’à 70 nœuds quand la tête de la flotte a été décimée.
Il appartient au skippeur de savoir s’il prend le départ d’une course. C’est l’une des règles fondamentales de la course à la voile édictées par la fédération internationale World Sailing. Il lui appartient de savoir, en fonction des conditions météorologiques, s’il s’arrête pour repartir, s’il peut, ou pour abandonner.
Certains skippeurs ont choisi d’aller se mettre à l’abri. Aurait-il fallu anticiper ou retarder un peu le départ de la course sachant que les conditions météorologiques allaient être difficiles ?
Le skippeur est le seul responsable, et lui seul. Ce n’est ni le sponsor, ni le directeur de course. C’est au marin de savoir s’il peut gérer son bateau. Après, la voile n’est pas une science exacte. La direction de course a facilité les démarches pour que les concurrents puissent s’abriter dans plusieurs ports. Ils sont une trentaine, à ma connaissance, à l’avoir fait.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Très sûr de lui, parfois trop, l’attaquant néerlandais possède une grande influence sur les prestations de son équipe. Face à Hoffenheim mercredi, il sera attendu au tournant.
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Ligue des champions : l’OL dans le sillage de Memphis

Très sûr de lui, parfois trop, l’attaquant néerlandais possède une grande influence sur les prestations de son équipe. Face à Hoffenheim mercredi, il sera attendu au tournant.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 16h40
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 16h42
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Quand Memphis Depay va, tout va pour l’OL. L’attaquant n’est pas champion du monde, ni capitaine (deux qualités de Nabil Fekir), mais son rôle est aujourd’hui crucial dans la bonne santé de son équipe. Si le Néerlandais est du genre à choisir ses matchs, l’Olympique lyonnais espère qu’il a coché ce mercredi 7 novembre et la réception des Allemands de Hoffeinheim pour un rendez-vous déjà décisif en vue de la qualification en huitièmes de finale de la Ligue des champions.
Depuis quelques mois, l’influence de l’enfant terrible du football batave est en pleine croissance. La saison passée, Depay a pratiquement qualifié à lui tout seul l’OL en Ligue des champions. Entre la 30e et la 38e journée de Ligue 1, il a réussi une incroyable série de 10 buts et 6 passes décisives. De quoi très vite hériter du costume d’homme providentiel.

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Le jeune homme de 24 ans passé par Manchester United est habitué à composer avec les attentes élevées que son talent laissait déjà percevoir lors de ses années d’apprentissage au PSV Eindhoven. Le tatoué a l’habitude de clamer (encore une fois au mois d’août) qu’il est fait pour rejoindre un grand club. Mais cette saison, la belle mécanique se grippe, tout comme le jeu déployé par Lyon, qui tire plus souvent vers le médiocre que vers le sublime.

   


Hormis un but en ouverture du championnat face à Amiens, le 12 août, Memphis Depay est resté aphone pendant huit matchs avant de retrouver le chemin des filets, le 19 octobre contre Nîmes, et d’inscrire quelques jours plus tard un autre but en Ligue des champions à Hoffenheim (3-3 le 23 octobre). Dans le même temps, malgré une quatrième place en Ligue 1 et une deuxième place du groupe F en Coupe d’Europe, on isole à peine trois gros matchs de l’OL parmi la quinzaine disputée jusqu’alors – les victoires contre Manchester City (2-1), l’OM (4-2) et Dijon (3-0).
Décisif en Ligue des champions
Samedi dernier, le fantasque footballeur est sifflé contre Bordeaux (1-1) : pourtant pas plus mauvais qu’un autre au milieu de ce brouillon collectif, son statut spécial et certaines attitudes agaçantes favorisent cette réaction d’une partie du public. Dernier épisode en date, des déclarations tapageuses à l’issue d’un match où son entrée en jeu (1 but et 1 passe décisive) permet à Lyon de changer de visage et de l’emporter à Angers (27 octobre). En zone mixte, Depay livre, sans fard ou fausse modestie, un avis tranché que l’on peut résumer ainsi : « Je suis trop bon pour être remplaçant » :
« J’en ai marre d’entendre à chaque fois que j’ai changé le match. Je ne me sens pas toujours comme un joueur respecté. Je fais le job à chaque fois, je suis fort mentalement. Je dois accepter les décisions du coach. Je suis un peu déçu, je pense mériter plus de respect. Je mérite mieux que ça, et je devrais jouer à chaque match. »
L’atmosphère feutrée du vestiaire lyonnais en a été toute chamboulée. Chose rare dans le Rhône, la mise au point en interne adressée à Depay par l’entraîneur Bruno Genesio a même fuité dans la presse, suscitant la réprobation publique de certains joueurs. « Je veux m’excuser, Memphis. Je m’excuse pour tous tes retards, notamment à la reprise cet été, je m’excuse pour les équipements que tu portes qui ne sont pas ceux du club, je m’excuse pour ton échauffement à Angers, ton retard et ton manque d’implication. Memphis, pour avoir une belle carrière, il faut de l’humilité », aurait raillé Genesio.
Toujours est-il que si son comportement est emprunt d’extravagance et, parfois, d’égocentrisme, ses qualités exceptionnelles en font un joueur rare. Différent. De ceux capables de faire basculer le sort d’une rencontre. Plus que jamais en difficulté collective, Lyon ne peut pas se payer le luxe de se passer d’un tel talent individuel.

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Il y a un peu plus d’un mois, le 3 octobre, Memphis Depay a été laissé sur le banc lors de la réception à huis clos du Chakhtar Donetsk. Son entrée en jeu va coïncider avec le réveil d’une équipe jusqu’à alors apathique et menée 2-0. En quelques minutes, L’OL refait son retard et manque d’un rien d’arracher la victoire.
Un précédent que ferait bien de garder en mémoire Bruno Genesio avant de désigner son onze titulaires contre Hoffenheim. Aux dernières nouvelles, l’attaquant serait en effet en balance pour une place de titulaire avec le Français Moussa Dembélé (recruté fin août au Celtic Glasgow). Un retour sur le banc ne serait certainement pas apprécié par Depay, qui reste indispensable.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le skippeur du trimaran « Banque-populaire-IX » est sain et sauf. Près d’un tiers de la flotte connaît des difficultés, après des conditions météorologiques difficiles dans le golfe de Gascogne.
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Route du rhum 2018 : le bateau de l’un des favoris, Armel Le Cléac’h, a chaviré

Le skippeur du trimaran « Banque-populaire-IX » est sain et sauf. Près d’un tiers de la flotte connaît des difficultés, après des conditions météorologiques difficiles dans le golfe de Gascogne.



Le Monde.fr avec AFP
 |    06.11.2018 à 15h27
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 18h53
   





                        



   


L’hécatombe continue pour la mythique Route du rhum, qui fête ses 40 ans d’existence. Le maxi-trimaran skippé par Armel Le Cléac’h, Banque-populaire-IX, a chaviré mardi 6 novembre vers midi au large des Açores lors de la Route du rhum. Le marin est sain et sauf, a annoncé son équipe.
Le skippeur de la baie de Morlaix, vainqueur en titre du Vendée Globe, naviguait sur 5 mètres de creux avec des vents de 30-35 nœuds (55-65 km/h) sur son tout nouveau bateau volant de dernière génération. « Le bateau semble avoir chaviré suite à la rupture de son flotteur bâbord », a précisé son équipe.

        Portrait :
         

          L’heure de la revanche pour le « Chacal »



Podium sans suspense chez les Ultimes
La catégorie reine de la célèbre course est déjà bien dépeuplée, deux jours après le départ donné dimanche de Saint-Malo. Le chavirage de Banque-Populaire-IX constitue le troisième incident pour les Ultimes, ces formule 1 des mers.

        Infographie :
         

          Bateaux, parcours... Tout comprendre à la Route du rhum



Lundi matin, c’est Sébastien Josse, alors en tête de la course, qui avait accusé un gros coup dur : vers 5 h 30, son maxi Edmond-de-Rothschild « a perdu un bout de 8 mètres d’étrave » de son flotteur tribord. Le directeur général de l’équipe, Cyril Dardashti, a cependant affirmé qu’il n’y avait « pas eu de choc » provoquant cette rupture structurelle. Le navigateur a décidé de rejoindre La Corogne.
Abandon de Coville
Lundi encore, dans la matinée, c’était au tour de Thomas Coville, alors en deuxième position derrière François Gabart (Macif), d’être victime d’un incident : le carénage du bras avant bâbord de son maxi-trimaran Sodebo s’est cassé. Avec son équipe technique, il a décidé de se dérouter, lui aussi, vers La Corogne. Mardi, le skippeur a fait savoir qu’il ne repartirait pas et a signalé son abandon – le deuxième consécutif après sa collision avec un cargo en 2014.
Avec ces conditions météorologiques très dures, seuls trois skippeurs restent en lice dans cette catégorie, il s’agit de François Gabart, en tête sur Macif, suivi de très près par le doyen Francis Joyon, sur Idec Sport. Enfin, plus de 500 milles derrières le leader, Romain Pilliard parvient pour l’heure à ménager sa monture, Use-it-again !
En Imoca, six bateaux en difficulté
Les monocoques du Vendée Globe ont beau être taillés pour le grand large, cette édition 2018 de la Route du rhum, particulièrement intense en termes de météo, leur a aussi infligé d’importants dégâts.
Le dernier-né de la flotte, Charal, de Jérémie Beyou, a connu un problème de barre l’obligeant à rentrer à Lorient. Louis Burton et Manuel Cousin, respectivement sur Bureau-Vallée et Groupe-Sétin, ont également dû se dérouter vers le port le plus proche pour réparer une voie d’eau et une fixation de safran.
Chez les rares femmes engagées dans la compétition – 6 sur 123 participants –, c’est aussi l’hémorragie. Deux d’entre elles ont dû regagner la Bretagne : Alexia Barrier sur 4myplanet, et surtout Isabelle Joschke, concurrente sérieuse à la victoire sur son Monin. Cette dernière a été victime d’un démâtage.
Enfin, Romain Attanasio sur Pure-Family-Mary est également en route vers la pointe de la Bretagne, après avoir déchiré l’une de ses voiles d’avant.



En Class40, avalanche d’avaries
La catégorie des Class40 n’est pas épargnée par le gros temps dans le golfe de Gascogne. Les conditions difficiles de navigation ont obligé Marc Dubos (Esprit-Scout), Jean Galfione (Serenis-Consulting), Maxime Cauwe (Azeo-On-est-large), Hiroshi Kitada (Kiho), François Lassort (Bijouteries-Lassort-Tonton-Louis), et Cédric de Kervenoael (Grizzly-Barber-Shop) à se réfugier à l’abri des ports bretons pour éviter toute avarie.
Parmi les favoris, Sam Goodchild (Narcos : Mexico) a lui été victime d’un démâtage. Dominique Rivard (Marie-Galante-April) s’est blessé au genou et a gagné Brest. Enfin, Nicolas Jossier (Manorga), Andrea Fantini (Enel Green Power), Romain Rossi (Fondation Digestscience) et Halvard Mabire (Colombre XL) ont fait part à la direction de la course de leur intention de regagner un port.
Les Multi50 relativement épargnés
Après un petit arrêt au stand pour Erwan Le Roux sur FenêtreA-Mix-Buffet, seul un bateau est encore arrêté à Porto. Il s’agit de Lalou Roucayrol, sur Arkema, qui figurait parmi les favoris. Après avoir opté pour une trajectoire laissant penser à un arrêt, Armel Tripon sur Réauté-Chocolat a repris le large. En tête, Thierry Bouchard sur Ciela-Village mène la troupe, devant Thibaut Vauchel-Camus.
En Rhum Multi, Peyron à l’abri
En bon marin, Loïck Peyron sait qu’il faut préserver son Happy. Le skipper, gagnant en titre de la Route du rhum dans la catégorie Ultime, fait route vers le nord de l’Espagne.
Neuf autres bateaux ont signalé des difficultés à la direction de course, et faisaient route vers des ports français ou espagnols. Il s’agit de Franck Sainte-Marie (Branec IV), Christian Guyader (Guyader-Gastronomie), Gildas Breton (Bo-Carré), Erwan Thiboumery (Gold.fr-pour-Bioniria), Charlie Capelle (Acapella-Soreal-Proludic), Gérald Bibot (Zed7), Pierrick Tollemer (Resadia), Gilles Buekenhout (Jess) et Yann Marilley (No-Limit-BMP).
En Rhum Mono, un échouage et des mises à l’abri
Le skippeur Willy Bissainte s’est fait une belle frayeur avec son bateau C’-La-Guadeloupe. Il s’est échoué sur une des Sept Iles, ce qui a nécessité l’intervention de la SNSM Ploumanac’h. Le bateau a été remorqué jusqu’à Roscoff.

#RDR2018 Opération de secours sur C’ la Guadeloupe de #WillyBissainte https://t.co/x6MUMb2SYi— guadeloupela1e (@Guadeloupe la 1ère)


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A 69 ans, le Malouin Bob Escoffier sait ménager sa monture. Kriter V-Socomore-Quéguiner s’est réfugié à Roscoff. Comme lui, Christophe Souchaud (Rhum-Solidaire-Cap-Handi), Eric Bellion (Commeunseulhomme), Laurent Jubert (L’Espace-du-souffle), Nicolas Magnan (SOS-pare-brise) et Olivier Leroux (Art-Immobilier-Construction) ont également connu des difficultés les obligeant à marquer l’arrêt.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le club a annoncé, mardi, le licenciement d’Antoine Kombouaré, au Roudourou depuis le printemps 2016. L’équipe de Guingamp est actuellement dernière de la Ligue 1.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Ligue 1 : Guingamp limoge son entraîneur Antoine Kombouaré

Le club a annoncé, mardi, le licenciement d’Antoine Kombouaré, au Roudourou depuis le printemps 2016. L’équipe de Guingamp est actuellement dernière de la Ligue 1.



Le Monde.fr avec AFP
 |    06.11.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 16h57
   





                        


Antoine Kombouaré, qui était l’entraîneur du club de football En Avant Guingamp depuis le printemps 2016, a été remercié mardi 6 novembre. Son contrat avait été prolongé en août, jusqu’en 2020. Il paie le début de saison calamiteux de l’équipe (une petite victoire en douze rencontres), classée à la dernière place du championnat de France, la Ligue 1.
Après une nouvelle défaite, contre Nantes (0-5) le week-end dernier, Antoine Kombouaré avait parlé d’un « coup d’arrêt », mais avait assuré : « on est prêts, ne vous inquiétez pas, on est prêts à se battre jusqu’au bout et à faire que samedi prochain il y ait un tout autre résultat contre Lyon. » 
« On n’a pas l’habitude de tourner le dos aux personnes quand on est dans la difficulté, avait, pour sa part, assuré le président du club, Bertrand Desplat sur beIN Sports. Au contraire, je suis plutôt quelqu’un qui apporte beaucoup de confiance et beaucoup de soutien aux personnes qui en ont besoin ».
Quatre entraîneurs de Ligue 1 déjà remerciés
Ce « soutien » aura été de courte durée. Pour affronter Lyon, samedi 10 novembre, les commandes de l’équipe seront confiées à Sylvain Didot, entraîneur de l’équipe réserve, et Vincent Rautureau, directeur du centre de formation. La direction du club a annoncé qu’elle leur confiait la direction de l’équipe première.
Il faut remonter à 2007 pour trouver trace d’un entraîneur remercié en cours de saison à Guingamp.
Depuis le début de la saison 2018-2019, quatre clubs de Ligue 1 ont déjà remercié leurs entraîneurs : Bordeaux (Gustavo Poyet remplacé par Ricardo), Nantes (Miguel Cardoso remplacé par Vahid Halilhodzic), Monaco (Leonardo Jardim remplacé par Thierry Henry) et donc Guingamp.
Ces changements ont été bénéfgiques pour certains de ces clubs : Nantes, notamment, qui était englué à la 19e place du classement, est remonté à la dixième.

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A Monaco, en revanche, l’arrivée de Thierry Henry n’a pas encore produit d’effets. L’équipe monégasque est 19e de la Ligue 1, et affiche une seule victoire depuis le début de saison, toutes compétitions confondues.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Analyse. Les limites juridiques et politiques de ce dispositif introduit par l’UEFA en 2011 sont au cœur des récentes révélations, explique le journaliste du « Monde », Rémi Dupré.
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Après les « Football Leaks », le fair-play financier en question

Analyse. Les limites juridiques et politiques de ce dispositif introduit par l’UEFA en 2011 sont au cœur des récentes révélations, explique le journaliste du « Monde », Rémi Dupré.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 09h10
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 09h57
    |

            Rémi Dupré








                        



                                


                            
Analyse. « Il faut sauver le football. » C’est en ces termes alarmistes que Michel Platini justifiait, en janvier 2012, dans un entretien au Monde, la mise en place du fair-play financier, la réforme phare de son mandat à la tête de l’Union des associations européennes de football (UEFA). En apparence, le principe de ce mécanisme régulateur était simple : empêcher les clubs du Vieux Continent de dépenser plus qu’ils ne gagnent, sous peine de sanctions.
A l’époque, le président de l’UEFA soulignait les dettes (8,4 milliards d’euros) et déficits abyssaux (1,6 milliard de pertes) cumulés par les équipes européennes pour convaincre du bien-fondé de sa démarche. « Je ne peux pas laisser le foot européen courir à la faillite. Nous serons l’agence de notation des clubs, expliquait alors l’ex-numéro 10 des Bleus. Le but est de les aider, pas de les enfoncer. »
Sur le plan financier, l’objectif de l’UEFA a été globalement atteint (600 millions d’euros de bénéfices enregistrés par les clubs en 2017), grâce à l’obligation faite aux équipes de ne pas franchir la barre des 30 millions d’euros de déficit sur trois ans. Une trentaine de formations ont d’ailleurs été sanctionnées depuis 2012.
Mais le fair-play financier n’a ni permis d’éviter la concentration des richesses ni contribué à réduire les écarts de revenus entre les équipes. Pas plus qu’il n’a servi à enrayer la spirale inflationniste sur le marché des transferts, comme en atteste le recrutement record (222 millions d’euros) du Brésilien Neymar par le Paris-Saint-Germain, en août 2017. Et il est aujourd’hui remis en question par les « Football Leaks », cette série d’enquêtes réalisées à partir de « plus de 70 millions de documents » par le consortium European Investigative Collaborations (ECI), dont fait partie Mediapart.
Accord à l’amiable
Le 2 novembre, le site d’investigation a révélé que le Qatar, propriétaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ La Fédération brade une partie des billets pour le test-match de samedi 10 novembre entre la France et l’Afrique du Sud.
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Des billets bradés pour trouver un public à l’équipe de France de rugby

La Fédération brade une partie des billets pour le test-match de samedi 10 novembre entre la France et l’Afrique du Sud.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 09h04
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 15h47
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Dans les brasseries, on appelle cette période happy hour, une heure heureuse, synonyme de verres pour pas cher. C’est un peu ce à quoi en est réduite la Fédération française de rugby (FFR). Du lundi 5 au jeudi 8 novembre, entre 12 heures et 14 heures, elle brade une partie des billets pour le test-match de samedi 10 novembre entre la France et l’Afrique du Sud, au Stade de France, à Saint-Denis : moitié prix pour ceux de troisième catégorie, qui passeront de 50 à 25 euros.
La ristourne, sous son apparence festive, trahit un phénomène moins riant : la désaffection d’une partie du public pour les matchs du XV de France, et les difficultés de la Fédé à appâter le chaland. Même pour l’affiche contre les « Boks » sud-africains, pourtant la plus relevée de cette tournée d’automne, préparatoire au Tournoi des six nations, qui verra ensuite les Bleus affronter l’Argentine au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq (Nord), le 17 novembre, puis les Fidji, de nouveau au Stade de France, le 24 novembre.
A l’exception des matchs contre les célèbres All Blacks de Nouvelle-Zélande, cette difficulté à attirer le public préoccupe. Surtout à cinq ans de la Coupe du monde en France et à un an de celle au Japon.

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« On ne peut s’en prendre qu’à nous »
Déjà en 2017, à la même période de l’année et dans le même lieu, les statistiques officielles faisaient état de seulement 55 000 spectateurs pour la précédente rencontre contre l’Afrique du Sud. C’est peu, pour une enceinte dyonisienne qui peut en contenir près de 80 000. Et très peu, si l’on tient compte des places distribuées gratuitement : au moins « 12 000 invitations » avaient été transmises, selon le trésorier de la FFR, Alexandre Martinez, qui confiait sa « peine » d’avoir à combler autant de places. Le genre d’astuce bien pratique, comme celle de peupler un rang sur deux en tribunes, pour créer l’illusion du remplissage devant les caméras de télévision.

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Le dirigeant fédéral n’a pas répondu aux nouvelles sollicitations du Monde. Les joueurs, eux, veulent bien parler du problème. « Sur le terrain, vous êtes vraiment dans votre bulle et vous ne pensez qu’à une chose : être bon. Et pas au fait de savoir s’il y a 50 000 ou bien 75 000 spectateurs en tribunes », assure le talonneur et capitaine, Guilhem Guirado.
« Cela ne fait pas forcément plaisir, mais on ne peut s’en prendre qu’à nous », relève toutefois Antoine Dupont. « Si les gens ne viennent pas, c’est qu’on ne leur donne pas envie. Ils attendent de voir du contenu mais surtout une victoire », a expliqué le demi de mêlée du Stade toulousain, mardi au cours d’une conférence de presse à Marcoussis. Sur les dix derniers matchs, le XV de France affiche sept défaites, deux victoires et un match nul.
« On a envie d’avoir de bons résultats pour que les gens nous suivent et reviennent au stade, on a envie de créer une émulation autour du rugby », assure le troisième-ligne de Castres, Mathieu Babillot, qui cite en exemple ses compatriotes footballeurs, champions du monde 2018.
La baisse de popularité du XV de France s’inscrit aussi dans un contexte d’affaires extrasportives. En février, 40 % des sondés avançaient cette raison, selon une étude de l’institut de sondage Odoxa pour RTL. Bernard Laporte, le président de la FFR, soupçonné de conflit d’intérêts envers le président du club de Montpellier, Mohed Altrad, fait l’objet d’une enquête du parquet national financier.
Depuis l’élection de M. Laporte, en décembre 2016, un poste de responsable « optimisation billetterie » a été créé. Près de deux ans plus tard, cela ne semble pas suffisant. En octobre, dans un courrier interne, les salariés de la FFR ont appris la création d’une autre fonction à rallonge : celle de directeur délégué aux affaires commerciales et sociales. Un rôle attribué à Julien Collette, ancien directeur général du palais omnisports de Bercy, jusque-là surtout habitué aux revers des tennismen qui y jouaient.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ En déplacement à Naples mardi, le PSG joue son avenir en Ligue des champions et compte sur ses deux stars pour aussi bien briller en attaque qu’aider (enfin) en défense.
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Au PSG, la défense appelle Mbappé et Neymar à la barre

En déplacement à Naples mardi, le PSG joue son avenir en Ligue des champions et compte sur ses deux stars pour aussi bien briller en attaque qu’aider (enfin) en défense.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 08h40
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 09h01
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Sur le terrain, aussi, le Paris-Saint-Germain doit se défendre. Fragilisé par les dernières révélations des « Football Leaks » dans Mediapart au sujet du fair-play financier, le club devait déjà jouer sa survie en Ligue des champions, mardi 6 novembre à Naples, lors de la 4e journée. Le tyran domestique de la Ligue 1 vit un début de campagne européenne poussif avec une défaite à Liverpool (3-2, le 18 septembre) et un nul heureux contre Naples au Parc des Princes (2-2, le 24 octobre). Ces matchs ont mis en évidence certains défauts. A commencer par des lacunes dans le travail défensif : la non-implication de Kylian Mbappé et Neymar a tout particulièrement été pointée du doigt.
Quand, à l’été 2017, les dirigeants parisiens font sauter la banque – et le fair-play financier avec – pour s’attacher les services des deux attaquants, ils savent que les deux recrues n’ont pas une folle passion pour les travaux de l’ombre. En championnat de France, le duo n’a pas besoin de pousser le zèle très loin. Mais la double confrontation face à Liverpool et Naples est venue rappeler que défendre à neuf n’est pas l’idée du siècle en Ligue des champions.
« Contre Liverpool, Neymar et Mbappé sont restés à attendre le ballon devant, à jouer “la carotte”. Quand Mbappé perd le ballon devant sa surface sur le troisième but sans se replacer, vous avez de quoi vous énerver si vous êtes son coéquipier », avance Eric Rabésandratana, ancien défenseur du PSG entre 1997 et 2001. Le consultant pour France Bleu Paris n’est pas le seul à pointer cette faiblesse. Légende du Liverpool des années 1980-1990, John Barnes a taillé un costume sur mesure aux duettistes parisiens pour le site Talksport : « J’ai été déçu par Neymar et Mbappé. J’ai trouvé qu’ils étaient fainéants, qu’ils n’aidaient pas du tout leur équipe. » 
Simple perfidie anglaise ? Pas seulement. Même les coéquipiers des deux artistes commencent à envoyer des messages plus si subliminaux. A l’image d’un Marco Verratti, le souffle encore court après le match aller contre Naples à trop avoir tenté de colmater les brèches laissées par ses camarades. « Quand on parle de défendre, cela concerne les onze joueurs qu’il y a sur le terrain », pointait l’Italien.
Un travail de replacement
A force, la question mérite d’être posée : Neymar et Mbappé seraient-ils exemptés des basses besognes ? Quand il entraînait encore le PSG, Unai Emery l’avait laissé entendre au sujet du Brésilien. Après tout, ceux dont le talent permet de gagner des rencontres disposent souvent d’un statut particulier dans une équipe. A Barcelone, Lionel Messi a toujours couru et défendu avec parcimonie. Lors d’une rencontre de Ligue des champions en 2014, l’Argentin avait ainsi parcouru 6,8 km en quatre-vingt-treize minutes. Seul José Manuel Pinto faisait moins bien avec 5,3 km, mais avec la bonne excuse de son poste de gardien.
Ancien lieutenant de Messi, Neymar rechignait (un peu) moins à la tâche en Espagne. A Paris, son statut protégé l’inciterait plutôt à modérer ses efforts. Le cas Mbappé est différent. Avec cette franchise désarmante proche de l’effronterie, le Français avouait dans un entretien à L’Equipe le 15 juin « partir de loin » au niveau défensif. « Dans les équipes de jeunes, on a toujours fait les tâches défensives pour moi. J’étais la “star numéro 1” . On disait aux autres joueurs : “Tu reviens pour Kylian”, “tu la donnes à Kylian”. Mais quand tu arrives au PSG, il y a une star, déjà. Et, maintenant, c’est à moi de me fondre dans le collectif pour le servir. »
Depuis, le prodige de Bondy est devenu champion du monde et un prétendant au Ballon d’or. De là à penser qu’il s’inspire de la pâle copie défensive de son voisin brésilien… « Vous pouvez dispenser deux joueurs du travail défensif, mais il faut que les autres l’acceptent et se battent comme des chiens pour compenser dans ce cas. Ce qui me paraît compliqué avec des garçons comme Rabiot et Di Maria, qui ne sont pas non plus des gros travailleurs », estime Rabésandratana, pour qui il s’agit d’abord de savoir ce qu’on demande aux deux attaquants.

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« Pas ce goût naturel pour défendre »
« A la différence d’un Cavani, Mbappé et Neymar n’ont pas ce goût naturel pour défendre, poursuit l’ancien joueur. C’est compliqué de changer profondément de nature, mais sur un match c’est possible. Ce qu’on leur demande, c’est d’abord le travail de replacement. A la perte du ballon, ils doivent se retrouver face au ballon, et l’adversaire, être dans leur zone. »
Comme cela a été le cas contre Lille, vendredi en championnat (victoire 2-1). Si Kylian Mbappé et Neymar ont peu défendu tant le PSG a confisqué le ballon, ils ont participé à l’effort collectif et à ce pressing haut pour étouffer l’adversaire dès la perte du ballon. « On a fermé les espaces. On a contrôlé complètement les contre-attaques », a apprécié leur entraîneur, Thomas Tuchel.
Le « on » de l’Allemand impliquait ses deux créateurs appelés à enfiler le bleu de chauffe dans le vétuste mais bouillant stade San Paolo. En cas de défaite, le dossier parisien risque de devenir indéfendable pour espérer entrevoir les huitièmes de finale.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Après les Fancy Bears, les « Football Leaks » : la révélation de documents internes permet de bouleverser une industrie du sport qui jouit, par ailleurs, d’une tranquillité absolue, observe notre journaliste Clément Guillou.
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« Football Leaks » : le salut est dans la fuite

Après les Fancy Bears, les « Football Leaks » : la révélation de documents internes permet de bouleverser une industrie du sport qui jouit, par ailleurs, d’une tranquillité absolue, observe notre journaliste Clément Guillou.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 07h00
    |

            Clément Guillou








                        



   


Chronique. Désolé pour messieurs Terry et Bostock, mais ce John-là est sans doute le plus utile de l’histoire du football. « John », un pseudo, est l’homme qui se cache derrière les « Football Leaks », ces dizaines de millions de documents qui donnent lieu à une série de révélations sur les pratiques du football professionnel depuis trois ans. Hormis le journaliste du Spiegel qui est en contact avec lui, personne ne sait comment John et ses amis ont obtenu ces teraoctets d’e-mails et contrats.
On a bien une idée, et d’autres y ont pensé avant nous pour tenter de discréditer John, dont on sait uniquement qu’il est portugais, polyglotte et vit caché : mais non, assure-t-il, « nous n’avons jamais piraté personne, nous ne sommes pas des hackeurs. Nous avons seulement un bon réseau de sources. » Une explication assez peu crédible compte tenu de la quantité et de la sensibilité des documents publiés, et du fait que l’UEFA et la FIFA se sont plaints récemment d’avoir été la cible de tentatives de piratage informatique.
Mais peu importe, au fond, d’où viennent les fuites, parce qu’elles sont salvatrices. Elles constituent un mince espoir de mettre au pas un système qui opère dans une opacité et une tranquillité absolues, malgré la place considérable qu’il prend dans l’espace public.
« Il est temps, enfin, de nettoyer le football, dit à l’EIC, ici sur Mediapart, celui qui se considère comme un lanceur d’alerte. Les fans doivent comprendre qu’à chaque fois qu’ils achètent un billet, un maillot ou un abonnement à une chaîne de télévision, ils alimentent un système extrêmement corrompu qui n’agit que pour lui-même. »
« TPO » et « AUT »
Sur son petit site personnel, « John » a d’abord publié des contrats de joueurs et accords de transferts, qui révélaient les commissions plantureuses prélevées par des agents et les ravages de la TPO (Third Party Ownership). Puis il a fourni ses données à l’European Investigative Collaborations (EIC), qui en a extrait une série de révélations portant notamment sur la passion des acteurs du football pour les paradis fiscaux.
La dernière vague de révélations, depuis ce week-end et qui va se prolonger tout le mois, met pour l’instant au jour la faiblesse des gouvernants du football et la farce de « l’indépendance » de certaines commissions chargées de le réguler.
En 2016, une série de fuites orchestrée par les Fancy Bears, dont il a été confirmé récemment qu’il s’agissait d’agents du renseignement russe, a concerné notamment les autorisations à usage thérapeutiques (AUT), qui permettent aux sportifs de prendre des produits interdits pour soigner des maladies. Il est apparu que certaines étaient accordées à tort et à travers, sans que l’Agence mondiale antidopage (AMA) n’ait les moyens humains de les vérifier.
Il faut distinguer d’emblée ces deux fuites massives. Les motivations possiblement nobles de l’une, celles incontestablement politiques de l’autre ; leurs modalités – traitement journalistique et contradictoire dans un cas, étalage sans nuance sur la place publique dans l’autre ; et leurs conséquences pour les intéressés, dont sont dévoilés, pour les uns, les entorses à l’éthique et, pour les autres, leurs problèmes médicaux.
Les gouvernements se désintéressent du sport
Ceci étant précisé, ces fuites constituent donc une bonne nouvelle pour les amateurs de sport mais aussi pour les acteurs eux-mêmes. Les adversaires de Bradley Wiggins savent grâce aux Fancy Bears quel stratagème il a probablement utilisé pour maigrir et remporter le Tour de France 2012.
Le responsable du système de la FIFA qui enregistre les transferts a avoué s’informer sur « Football Leaks », tant les clubs lui mentaient sur le montant des indemnités. Les enquêteurs indépendants chargés de faire respecter le fair-play financier ne seront pas malheureux que la planète sache comment ils ont été roulés dans la farine par ceux qui les payent, les dirigeants de l’UEFA.
Ces révélations semblent être l’un des rares moyens d’amener un peu de transparence dans le fonctionnement des institutions sportives, dont la quasi-totalité a installé leur siège dans des pays, Suisse ou Monaco, qui font commerce de leur opacité.
Les lanceurs d’alerte ne sont pas encouragés (à l’exception de l’AMA, qui a pris conscience de leur utilité à la suite du scandale du dopage russe). Les mécanismes de contrôle internes aux fédérations sportives sont rares et, lorsqu’ils existent, peuvent être contournés.
Peu d’industries intéressent à la fois autant le grand public tout en bénéficiant d’une absence totale de supervision. C’est une tâche à laquelle ne souhaitent pas s’atteler les gouvernements, qui doivent estimer avoir suffisamment de problèmes sur les bras pour ne pas, en plus, briser les rêves de leurs électeurs.
Quand elle l’a pu, la justice a montré avec quelle efficacité elle pouvait mettre en pièces les schémas de corruption à l’œuvre dans les institutions sportives, qu’il s’agisse de la justice américaine dans le cas de la FIFA ou française dans celui de la Fédération internationale d’athlétisme ou du CIO. Mais les cas sont rares.
A ce jour, les pirates informatiques semblent les meilleurs alliés de ceux qui croient en un sport géré de manière un tant soit peu éthique – il n’est pas sûr que ce soit une bonne nouvelle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ La procédure engagée par le Comité olympique américain fait suite à l’affaire Nassar, du nom du médecin qui avait agressé sexuellement des athlètes pendant plusieurs décennies en toute impunité.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/11/2018
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La Fédération américaine de gymnastique en passe d’être destituée

La procédure engagée par le Comité olympique américain fait suite à l’affaire Nassar, du nom du médecin qui avait agressé sexuellement des athlètes pendant plusieurs décennies en toute impunité.



Le Monde.fr avec AFP
 |    06.11.2018 à 00h37
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 07h21
   





                        



   


Le Comité olympique américain (USOC) a engagé une procédure pour retirer à la Fédération américaine de gymnastique (USAG) son statut d’instance dirigeante de la discipline, à la suite du scandale lié à l’affaire Nassar, selon un communiqué diffusé lundi 5 novembre. « Aujourd’hui, le Comité olympique américain a déposé une plainte contre US Gymnastics, visant à révoquer l’USAG en tant que membre du conseil d’administration national de l’USOC », a déclaré la directrice générale de l’USOC, Sarah Hirshland.
Dans une lettre ouverte adressée aux gymnastes américains, Sarah Hirshland a déclaré que USA Gymnastics n’avait pas réussi à « changer sa philosophie, à reconstruire son leadership et à servir efficacement ses membres ». « Vous méritez mieux », écrit-elle dans ce courrier.
Témoignages ignorés
L’USAG est depuis plusieurs mois dans la tourmente, à la suite de l’affaire Nassar, ce médecin qui a agressé sexuellement des centaines de gymnastes pendant plusieurs décennies.
Les victimes de Larry Nassar avaient notamment regretté que les dirigeants de la Fédération n’aient pas tenu compte de leurs témoignages et mises en garde, face aux agissements de l’ancien médecin de l’équipe féminine des Etats-Unis.

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Ce dernier a été condamné en début d’année à plusieurs lourdes peines de prison pour avoir agressé au moins 265 victimes, la plupart mineures, sous couvert de traitements médicaux.
« Pas une décision facile »
Depuis le début de cette affaire, l’une des plus graves de l’histoire du sport américain et mondial, l’USAG n’a plus de président. Une directrice par intérim, nommée le 12 octobre, a démissionné après quatre jours seulement.
Sarah Hirshland a précisé que l’USOC avait pris sa décision après de longues délibérations. « Nous nous trouvons face à une situation où il n’y a pas de solution parfaite. Le fait de chercher à destituer l’USAG n’a pas été une décision facile », a-t-elle expliqué.
« A court terme, nous devons travailler pour que les gymnastes de l’USAG aient le soutien nécessaire pour exceller sur et hors des salles de sport. Nous nous préparons à faire exactement cela. »
Cette décision intervient deux jours après les Mondiaux de gymnastique de Doha, au Qatar, qui ont vu le triomphe de la gymnaste américaine Simone Biles ; elle est montée sur les six podiums proposés : quatre titres mondiaux – concours par équipes, concours général, saut, sol –, une médaille d’argent aux barres asymétriques et une de bronze à la poutre. La jeune femme avait révélé, en janvier, qu’elle faisait partie des victimes de Nassar.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Si cette nouvelle classe de trimarans de 30 mètres arrive en tête aux Antilles, l’avenir des courses en sera radicalement changé, estime notre blogueur Olivier Villepreux.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Nouvelle révélation des « Football Leaks » : Monaco a voulu, en 2014, gonfler ses recettes à l’aide d’un « montage offshore ». Le club dément.
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« Football Leaks » : Monaco aurait cherché à contourner les règles du fair-play financier

Nouvelle révélation des « Football Leaks » : Monaco a voulu, en 2014, gonfler ses recettes à l’aide d’un « montage offshore ». Le club dément.



Le Monde.fr avec AFP
 |    05.11.2018 à 15h48
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 16h23
   





                        


Les dernières révélations du consortium European Investigative Collaborations (ECI) sur les « Football Leaks » montrent que la tentation de contourner la règle du fair-play financier, qui interdit théoriquement à un club de football engagé dans une compétition européenne de dépenser plus qu’il ne dispose de recettes, est à l’évidence très grande. Après le PSG, accusé d’avoir surévalué certains contrats de sponsoring, c’est l’AS Monaco qui est accusée d’avoir cherché, en juin 2014, à gonfler ses recettes à l’aide d’un « montage offshore », via des sociétés écrans, à Hongkong et aux îles Vierges.
Selon le site Mediapart (qui fait partie de l’ECI), Monaco, qui s’était qualifié à l’issue de la saison 2013-2014 pour la Ligue des champions et avait besoin de nouvelles ressources, avait conclu un partenariat avec une agence de marketing, AIM Digital Imaging, « société offshore immatriculée à Hongkong ». Celle-ci était chargée de garantir « 140 millions d’euros de revenus pendant dix ans », si le club n’arrivait pas à dégager de telles ressources.
Selon les « Football Leaks », en octobre 2014, ce contrat « atypique » aurait été complété par « un accord d’investissement avec City Concept Ventures, une société écran immatriculée aux îles Vierges britanniques », censée de son côté « investir 140 millions d’euros par an dans AIM Digital Imaging ». Mediapart affirme que City Concept Ventures serait un « faux nez » du propriétaire de Monaco, le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev, et lui permettrait d’injecter directement de l’argent dans son propre club, en contournant les règles du fair-play financier.

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Dîner et accord à l’amiable
Si Monaco reconnaît avoir passé un contrat avec AIM, le club assure que l’agence « devait, en fait, trouver trente millions de ressources complémentaires ». La direction du club explique également que ce contrat « s’est avéré, malgré tout, trop ambitieux et irréalisable » et « n’a jamais été exécuté et (…) n’est jamais entré dans les comptes du club ». « Il n’a donc à aucun moment pu servir à être utilisé dans le cadre du fair-play financier », ajoute l’ASM, qui dément « fermement avoir contourné le fair-play financier ». 
Selon les documents réunis par le consortium ECI, Monaco n’aurait, finalement, pas pu utiliser son « montage offshore » en raison d’une brouille entre Dmitri Rybolovlev et le patron d’AIM. Mais, auparavant, cela avait toutefois conduit le club à mener « une intense campagne de lobbying » auprès d’Andrea Traverso, le responsable du fair-play financier au sein de l’UEFA, notamment lors d’un « dîner au restaurant étoilé de Joël Robuchon à l’hôtel Métropole » de Monte-Carlo.
Cela n’a pas empêché la chambre d’instruction de l’UEFA d’ouvrir une enquête sur les déficits du club, pour condamner Monaco en mai 2015 à trois millions d’euros d’amende ferme, assortie d’une limitation de recrutement pendant un an. Selon le consortium de journaux européens, la chambre d’instruction aurait toutefois « choisi de fermer les yeux » sur le contrat litigieux avec AIM avec « cet accord amiable particulièrement clément ».
Mediapart cite un courriel adressé par Andrea Traverso à un conseiller des dirigeants monégasques : « C’est un accord très favorable comparé à ceux conclus avec d’autres clubs. Très loin de celui du PSG l’an dernier », précise le responsable du fair-play financier.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Le joueur de Liverpool, qui affronte l’Etoile de rouge de Belgrade en Ligue des champions, avait créé la polémique durant la Coupe du monde en mimant l’aigle albanais devant les supporteurs serbes.
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Football : Xherdan Shaqiri n’ira pas à Belgrade, pour raison politique

Le joueur de Liverpool, qui affronte l’Etoile de rouge de Belgrade en Ligue des champions, avait créé la polémique durant la Coupe du monde en mimant l’aigle albanais devant les supporteurs serbes.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 14h22
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 15h15
   





                        



   


Le milieu offensif suisse d’origine kosovare Xherdan Shaqiri ne fera pas le déplacement avec Liverpool à Belgrade pour affronter l’Étoile rouge mardi 6 novembre en Ligue des champions, pour des raisons politiques, a annoncé son entraîneur lundi.
« Nous tenons à être respectueux et à éviter toute distraction qui pourrait détourner l’attention d’un match important pour le football et uniquement pour le football. Pour cette raison, “Shaq” n’est pas retenu. Il l’accepte et le comprend », a expliqué Jürgen Klopp, sur le site du club.

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« Nous n’avons pas de message politique, absolument pas »
« Nous avons entendu et lu les spéculations sur l’accueil que “Shaq” pourrait recevoir. Et, bien que nous n’ayons aucune idée de ce qui se passerait, nous voulons y aller et nous concentrer uniquement sur le football et ne pas avoir à penser à autre chose. (…) Nous sommes le Liverpool FC, un grand club, nous n’avons pas d’autre message que ça. Nous n’avons pas de message politique, absolument pas », a ajouté le technicien allemand. Shaqiri avait été titulaire lors de la victoire 4-0 du match aller à Anfield, le 24 octobre.
Pendant la Coupe du monde cet été, le milieu international suisse et son coéquipier Granit Xhaka, lui d’origine kosovare albanaise, avaient créé la polémique. Contre la Serbie (2-1), les deux joueurs avaient mimé des deux mains l’aigle du drapeau albanais, un geste considéré en Serbie comme un symbole de défiance, et que la presse locale avait qualifié de « provocation honteuse ». Les termes « Grande Albanie » font référence à une doctrine nationaliste visant à regrouper au sein d’un même pays tous les Albanais des Balkans.
Le joueur de Liverpool n’a jamais manqué une occasion de rappeler son attachement au Kosovo, qu’il a fui avec ses parents pour la Suisse, à peine âgé d’un an, et dont il est devenu l’ambassadeur d’honneur en 2014.
En 2014, lors d’un match entre la Serbie et l’Albanie, à Belgrade, le survol d’un drone traînant un drapeau griffé de l’aigle avait provoqué l’envahissement de la pelouse et des échanges de coups entre supporteurs et joueurs. La partie avait dû être interrompue avant la pause.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ A compter de la nuit de lundi à mardi, une dépression balayera l’Atlantique, promettant l’enfer aux 123 skippeurs.
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Route du rhum : avarie pour Josse et Coville, avis de tempête sur la transatlantique

A compter de la nuit de lundi à mardi, une dépression balayera l’Atlantique, promettant l’enfer aux 123 skippeurs.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 07h39
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 12h12
    |

            Clément Martel (Saint-Malo, envoyé spécial)








                        



   


Pars vite et reviens tard. S’ils ne fuient pas la peste, les 123 skippeurs s’étant élancés dimanche 4 novembre dans la onzième édition de la Route du rhum pourraient faire leur l’antienne « cito, longo, tarde », considérée comme le meilleur des conseils au Moyen Age pour échapper à l’épidémie. Car les derniers points météo promettent une entame de transatlantique fort agitée : dans la nuit de lundi 5 à mardi 6 novembre, une dépression balayera l’Atlantique, allant de l’Irlande aux Açores, rendant toute esquive presque impossible aux navigateurs engagés dans la course.
Avant même ce « coup de tabac », Sébastien Josse, qui était en tête de la course, a accusé un gros coup dur : peu après 5 h 30 lundi 5 novembre, le skipper a prévenu son équipe d’une avarie majeure à bord du Maxi Edmond de Rothschild. « Sébastien a perdu un bout de 8 m d’étrave » de son flotteur tribord, a expliqué à l’AFP le directeur général de l’équipe, Cyril Dardashti, déclarant qu’il n’y avait « pas eu de choc ».
« On ne peut pas faire un pansement et repartir. Il est actuellement sous allure réduite, il rejoint La Corogne d’ici ce soir où une équipe sera là pour le récupérer. Il y a une nouvelle dépression qui arrive, il faut être rapidement à l’abri », a ajouté Cyril Dardashti.
Dans la matinée de lundi, Thomas Coville, qui était pointé en deuxième position derrière François Gabart (Macif), a lui auasi été victime d’un incident : le carénage du bras avant bâbord de son maxi trimaran Sodebo s’est cassé. Avec son équipe technique, il a décidé de se dérouter vers La Corogne.
« Pas d’échappatoire »
« Pour la journée de mardi, il n’y a pas d’échappatoire, anticipait avant le départ Jérémie Béyou (Charal), dont le flambant neuf Imoca à foils, dernier-né de sa classe, n’a jamais affronté pareil temps. Il faut se préparer à naviguer longtemps dans du vent et de la mer très forts et faire attention au bateau. »
Lui et ses camarades auront à choisir entre Charybde et Scylla. S’ils foncent droit dans la dépression, qui s’étend en arc de cercle depuis la mer d’Irlande jusqu’à l’archipel des Açores, les skippeurs affronteront des vents de sud-ouest de 40 nœuds (75 km/h) avec des rafales dépassant 100 km/h. S’ils tentent de la contourner par l’ouest, ils écoperont des grains dans une houle de huit mètres.
Dans pareilles conditions, pas question pour les Ultimes – ces maxi-trimarans équipés de foils – de prendre leur envol. S’il augmente drastiquement la vitesse, le vol sur ces appendices n’est envisageable pour les skippeurs que si la mer s’y prête. Ce qui est le cas depuis l’entame de la course, et pourrait permettre aux cinq géants des mers d’éviter le gros de la dépression.
« Faire le dos rond, passer en force ou s’arrêter »
« Ces grands multicoques vont si vite qu’ils se déplacent plus vite que les phénomènes météo », constatait Michel Desjoyeaux avant le départ. Vainqueur de l’édition 2002 – au terme d’une course saccagée par le mauvais temps –, « le Professeur » ne prend pas le départ cette année, mais publie un ouvrage sur 40 ans de Route du rhum (Marabout) et garde un œil attentif sur la course.
« S’ils ont une échappatoire possible, c’est eux qui choisiront s’ils vont ou non dans le mauvais temps », explique-t-il, précisant qu’« en principe, ces Ultimes ont été conçus pour naviguer par pareil temps, parce qu’on sait – notamment depuis 2002 – ce que l’on peut affronter en mer. En revanche, s’il n’y a pas d’échappatoire, ils seront obligés de subir. Et là, on peut faire le dos rond, passer en force ou s’arrêter ».

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          L’envol vers l’inconnu des Ultimes



La mise à l’abri est une option envisagée par nombre de skippeurs, notamment ceux dont les montures, moins rapides, ne leur permettront pas de traverser le golfe de Gascogne avant la tempête.
Pour faire face aux prévisions météo pas loin d’être alarmistes, le directeur de l’épreuve leur a rappelé, samedi, l’instauration cette année d’une règle autorisant les skippeurs à faire escale sans être pénalisés dans un rayon de 150 milles marines (277 km, soit jusqu’à La Rochelle).
« Ce système peut être activé et en bon marin il ne faudra pas hésiter à s’arrêter ou à s’abriter, a expliqué Jacques Caraës. Pour les bateaux les plus rapides, il y a des échappatoires. Pour les plus lents, c’est plus difficile, parce qu’ils subissent plus, donc on va les aider – avec les différentes capitaineries – à trouver des abris pour les mettre, pendant au moins vingt-quatre heures, en dehors du gros du coup de vent qui arrive sur le golfe de Gascogne. »

        Voir notre infographie :
         

          Bateaux, parcours... Tout comprendre à la Route du rhum



Réduire la voilure
Avant même le départ de la course, l’expérimenté Bob Escoffier (69 ans, cinquième course du rhum) annonçait au Parisien avoir choisi d’abriter son antique Kriter V (deuxième de la première Route du rhum, en 1978) dès dimanche soir, à Roscoff.
« Quand on voit le temps qui arrive, ce n’est pas la peine de prendre des risques et de s’engager dans le golfe de Gascogne, où ça n’a pas l’air très beau. On n’a pas envie d’aller casser du matériel dès les deux premiers jours, alors on s’arrête, justifie le skippeur, qui envisage de ne pas pouvoir reprendre la mer avant mercredi. J’ai un grand bateau qui a 40 ans, je n’ai pas envie de le casser. Il faut parfois savoir faire une pause pour durer. »

        Lire l’entretien avec le vainqueur de la première édition :
         

          Mike Birch



Pour ceux qui affronteront les éléments, il faudra faire le dos rond, et réduire la voilure. « On va sortir les voiles qu’on ne sort jamais », a communiqué, fataliste, Kito de Pavant (Made-in-Midi) samedi. Au lieu des près de trois cents mètres carrés quand il est toutes voiles dehors, son Class 40 ne devrait déployer qu’une trentaine de mètres carrés pour traverser la dépression.
« La difficulté sera de réussir à avancer dans une mer démontée, prolonge Yann Elies (Ucar - Saint-Michel). Il faudra faire attention au bonhomme et à la machine. »
« En même temps, ça reste l’Atlantique nord au mois de novembre. Ce n’est jamais un long fleuve tranquille », philosophe Michel Desjoyeaux, vainqueur d’une édition où seuls trois des dix-huit trimarans Orma (multicoques de 60 pieds) avaient rallié Pointe-à-Pitre.
« Ce coin-là, le golfe de Gascogne, le cap Finisterre, c’est un des endroits les plus pourris de la planète, abonde l’architecte Vincent Lauriot-Prévost, dont le cabinet VPLP a conçu bon nombre de navires de la course. En général, on a du vent dans la gueule, des passages de dépressions avec un premier front, puis un deuxième et un troisième, des bascules de vent importants, et une mer amplifiée par les variations de profondeurs. » 
En attendant de déguster le rhum guadeloupéen promis aux skippeurs achevant la course, la flotte de la onzième Route du rhum s’apprête à affronter un sacré coup de tabac.






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le président de l’Olympique de Marseille revient pour « Le Monde » sur sa vision du football du futur : entre ligue fermée, ménisques en titane et buts qui comptent double.
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Jacques-Henri Eyraud : « Dans les faits, la ligue fermée est déjà à l’œuvre dans le football européen »

Le président de l’Olympique de Marseille revient pour « Le Monde » sur sa vision du football du futur : entre ligue fermée, ménisques en titane et buts qui comptent double.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 08h45
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


C’est un discours qui a fait parler : mardi 30 octobre, le président de l’OM, Jacques-Henri Eyraud, était invité au Sport Innovation Summit (SIS), un colloque sur les innovations dans le sport qui se tenait dans les salons feutrés du Medef, à Paris. Il y exposait sa vision du football du futur, sur laquelle il revient pour Le Monde.

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Vous avez évoqué dans votre discours un projet de ligue fermée avec 36 clubs, 18 au nord de l’Europe, 18 au sud. C’est un projet qui rencontre une forte opposition, notamment en France, mais dont les « Football Leaks » ont révélé qu’il était plus concret qu’on ne l’imaginait.
Nous n’avons jusqu’à présent pris part à aucune discussion ou groupe de travail visant à mettre en place un tel projet. Pour éviter la ligue fermée, le football professionnel français doit impérativement accélérer sa mutation, soutenir davantage ses meilleurs représentants pour qu’ils soient plus compétitifs encore sur la scène européenne, pérenniser un modèle économique favorable à l’ensemble des acteurs, regarder les nouvelles technologies dans les yeux et cultiver son exceptionnelle capacité à former et développer des jeunes joueurs de grand talent.

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Mais arrêtons l’hypocrisie. Dans les instances européennes, la ligue fermée, c’est l’éléphant dans la pièce. Tout le monde y pense et personne n’en parle… La réalité, c’est qu’elle est déjà à l’œuvre. Les 80 % des clubs participant aux phases éliminatoires de la Ligue des champions sont les mêmes depuis vingt ans et la réforme qui a limité l’accès à la compétition a figé un peu plus le statu quo. Avec deux places qualificatives pour les phases de groupe, il est clair que la France s’est fait plumer.
« Le football ne peut qu’attirer des investisseurs capables de mettre beaucoup d’argent afin de rendre pérenne une ligue fermée »
Il y a donc déjà un football à deux vitesses où une élite se dégage et génère des moyens exorbitants, quand ces élites ne sont pas dans les mains d’Etats, comme les Emirats arabes unis ou le Qatar. Quand vous voyez que le top 10 européen est constitué d’un groupe de clubs dont le budget annuel est supérieur à 400 millions d’euros, vous vous dites que le football ne peut qu’attirer des investisseurs capables de mettre beaucoup d’argent afin de rendre pérenne une ligue fermée, réunissant les clubs les plus populaires au monde.
Joueurs « augmentés », changements de règles, ligue fermée… votre intervention lors du SIS a fait beaucoup réagir, souvent négativement. Comprenez-vous la défiance de plusieurs acteurs du monde du football sur ces questions ?
Le monde du football est très conservateur. Ces réactions ne font que le confirmer. Dans ce secteur, l’horizon est le dimanche suivant. D’ailleurs, j’ai eu beaucoup de réflexions après cette conférence pour me dire « OK, mais il est où le grand attaquant ? » [que réclament les supporteurs de l’Olympique de Marseille depuis deux saisons]. C’est absurde. On est là justement pour bâtir quelque chose de solide, un club qui sera compétitif pendant des années et qui va comprendre et anticiper les évolutions technologiques pour essayer de les utiliser de façon positive, y compris socialement. Le résultat de l’OM le week-end prochain a évidemment son importance, mais il faut surtout continuer à penser au long terme.
J’étais invité à cette conférence qui traite d’innovation et qui consistait à imaginer ce que pourrait être le football dans dix-quinze ans. Je n’ai pas parlé de ce que je souhaitais. J’ai évoqué ce que je voyais arriver. J’ai pu voir dans mon parcours professionnel l’impact des technologies sur des pans entiers d’industries et la société dans son ensemble. Sous prétexte que le football est le sport universel qui a tiré son succès de son accessibilité, sous prétexte qu’il est au sommet de la chaîne alimentaire du sport, est-il immunisé contre ces vagues technologiques ? Pour moi, la réponse est évidemment non.

   


Quel sera l’impact de ces nouvelles technologies sur le football ?
Deux événements m’ont toujours fasciné : la victoire de Deep Blue sur Kasparov en 1997 qui marque les débuts concrets de l’IA [intelligence artificielle], et le séquençage du génome au tout début des années 2000. Ces deux événements marqueront durablement le XXIe siècle. L’IA va bouleverser tous les secteurs économiques et la biotechnologie et les neurosciences vont modifier complètement les notions de performance, de santé, de bien-être et de longévité.
Le football se trouvera forcément bouleversé par ces deux plaques tectoniques. L’évolution qui se profile est celle d’un sport qui va rester très populaire au niveau amateur mais qui, au sommet de la pyramide, va faire que ceux qui pourront supporter le coût de la recherche et de l’adoption des technologies prendront de l’avance sur les autres.
« On est capable de faire évoluer l’homme. Le sport n’échappera pas à cette tendance et la difficulté va consister à en définir les limites »
Le foot professionnel français doit donc conduire sa révolution copernicienne. Dans le plan stratégique de la LFP [Ligue de football professionnelle] d’ici à 2022, il n’est prévu que 3 millions d’investissements dans le numérique et le recrutement de seulement 4 personnes. Tout est dit…
Vous avez également évoqué les progrès de la science sur le corps humain et ses applications au football. Pensez-vous que nous verrons des « joueurs augmentés » à l’avenir ?
Des clubs travaillent déjà sur ces questions avec des laboratoires de recherche. Le sujet est extraordinairement compliqué et en même temps assez simple : quand on réussit à séquencer le génome, on est capable de faire évoluer l’homme. Le sport n’échappera pas à cette tendance et la difficulté va consister à en définir les limites.
Il y a plusieurs champs d’expérimentation qui existent aujourd’hui, comme la prévention des blessures. Une rupture des ligaments qui immobilise un joueur six mois est un drame pour le joueur mais aussi pour le club. Tout ce qui sera capable de limiter ces blessures ou d’accélérer la guérison sont des enjeux extrêmement importants. Idem pour la pose d’implants ou de prothèses, qui permettraient de limiter les blessures mais aussi d’avoir une performance accrue.
Au-delà des questions éthiques que cela pose, n’y a-t-il pas un risque d’accentuer ce football à deux vitesses ?
C’est un risque immense qu’il va falloir surveiller de très près et il y aura besoin de régulation, de transparence et d’informations. Ce qui est important dans le sport, c’est l’aléa du résultat. Si cet aléa est balayé, alors on sera arrivé à une situation contre-productive qui signera la fin du sport. Il faut donc être capable de l’empêcher à tout prix.
Comment se regardera le football à la télévision ?
Il y a plus d’un an déjà, j’ai expérimenté un système de réalité mixte, avec des lunettes qui ne vous isolent pas du monde extérieur. Elles projettent un écran avec un niveau de résolution d’images exceptionnelle et qui permet d’avoir accès à des données, de revoir le ralenti des images selon ses besoins, etc. La technologie va pouvoir ouvrir des champs d’expérimentation incroyables dans le spectacle de diffusion d’un match de football.
Va-t-on vers une exploitation plus grande des données statistiques, pendant un match par exemple ?
Je ne dis pas que ça remplacera le jugement humain et la perception visuelle, mais c’est un complément qui arrivera, c’est inéluctable. Je ne vois pas en quoi on dénature le sport en ayant accès à des informations en temps réel sur les joueurs adverses, ses propres joueurs, et être capable de les utiliser pour adapter son schéma de jeu, affiner ses choix, etc.
Vous estimez que le football perd de sa popularité. Ces mesures sont-elles pertinentes pour remédier à cette tendance ?
C’est une évolution problématique, notamment chez les plus jeunes, liée à la montée en puissance de l’e-sport et des jeux vidéo. Comment faire pour que le foot leur parle davantage ? Comment fidéliser ou attirer vers soi les jeunes qui font souvent autre chose quand ils regardent les matchs de football à la télévision ? Un des grands problèmes des sports américains aujourd’hui est le vieillissement des téléspectateurs, dont l’âge moyen est largement supérieur à 50 ans.
« Les évolutions des règles trouveront peut-être leur inspiration chez les éditeurs de jeux vidéo »
D’où certaines idées que j’ai évoquées par rapport à l’évolution des règles. Après ma conférence, quelqu’un m’a appris que l’idée du but qui compte double lorsqu’il est marqué au-delà de la surface avait déjà été intégrée dans un mode du jeu FIFA 2019. La fiction peut influer sur la réalité, et demain, les évolutions des règles trouveront peut-être leur inspiration chez les grands éditeurs de jeux vidéo. Il faut se poser les bonnes questions sur le format, les règles du jeu et la façon dont il est produit sur les médias traditionnels et numériques.
Que va-t-il rester du spectacle vivant dans les stades, consubstantiel au football ?
Assister à un match de l’OM au milieu d’un virage est une expérience absolument extraordinaire, qui peut même vous changer. Pour moi, c’est d’ailleurs l’une des dernières expériences sociales ultimes. A l’OM, nous sommes très sensibles à notre responsabilité sociale et à l’environnement dans lequel on évolue. Tout ce qu’on fait est passé au tamis de notre ville, de ce qu’elle peut accepter et de ce qu’elle peut moins accepter.
Le défi est de continuer à proposer des places en virage à des prix extrêmement bas. Face au PSG, près de 40 % du public avaient payé l’équivalent d’un peu plus de 9 euros [en raison du prix des abonnements]. Nous proposons une gamme de prix extrêmement large qui part des virages et va jusqu’aux zones hospitalités, où les prix peuvent être très élevés. On va continuer à pratiquer une segmentation très fine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ L’actualité ne s’est pas limitée au départ de la Route du rhum et aux « Football Leaks ».
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Armel Le Cleac’h, Simone Biles et un faucon blessé, ce qu’il faut retenir de ce week-end sportif

L’actualité ne s’est pas limitée au départ de la Route du rhum et aux « Football Leaks ».



LE MONDE
 |    04.11.2018 à 23h22
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 09h47
    |

                            Youmni Kezzouf








                        


Oui, le PSG va devoir trouver de l’argent pour compenser la perte d’un contrat de sponsoring juteux sur décision de l’Union des associations européennes de football (UEFA).

   


Oui, les concurrents de la Route du rhum et leurs bateaux volants sont partis dimanche 4 novembre, direction la Guadeloupe.

   


Oui, dimanche, Marseille s’est fait gifler à Montpellier, qui prend la deuxième place de Ligue 1.

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Les faucons tu respecteras
Scandale dans l’armée américaine ! Lors d’un match de football américain entre les membres de la Air Force Academy (armée de l’air) et ceux de West Point (armée de terre), Aurora a été blessée. Aurora est un faucon de 22 ans. c’est la mascotte de l’académie de l’armée de l’air et elle a vraisemblablement été victime d’une mauvaise blague de la part des élèves de West Point. C’est ce que nous apprend le New York Times, qui rapporte que la bête serait blessée aux ailes.

Official statement: The U.S. Military Academy sincerely apologizes for an incident involving USMA cadets and the Ai… https://t.co/YOTEttDXHW— WestPoint_USMA (@U.S. Military Academy)


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Un porte-parole de l’académie de West Point s’est officiellement exprimé pour s’excuser, alors que des voix s’élèvent pour appeler à la sanction les plaisantins qui auraient blessé le rapace. Du plus mauvais effet, alors que le code d’honneur des élèves de West Point dit explicitement : « Un cadet ne ment pas, ne triche pas, ne vole pas et ne tolère pas ceux qui le font. » Oups.
Les matchs qui opposent les élèves des différentes académies militaires sont souvent l’objet de rivalités, de farces et autres blagues, qui impliquent régulièrement des vols de mascotte. Précisons, car il s’agit quand même de sport, que l’armée de terre a battu l’armée de l’air sur le score de 17 à 14.
Un hommage émouvant tu rendras

   


Pour leur premier match depuis la mort accidentelle du propriétaire du club dans un accident d’hélicoptère, les joueurs de Leicester ont gagné sur la pelouse de Cardiff (1-0). Un match particulièrement émouvant, où les hommages à Vichai Srivaddhanaprabha se sont succédé.
Après une minute de recueillement, les joueurs de Claude Puel ont dominé Cardiff grâce à un but de Demarai Gray. Le joueur a célébré son but en exhibant un tee-shirt en hommage au président du club, avec l’inscription « For Khun Vishai ». Après la victoire, plusieurs joueurs du club se sont envolés pour Bangkok, où ont lieu depuis samedi les funérailles du patron de l’entreprise King Power.
L’homme d’affaires thaïlandais, propriétaire du club de Leicester depuis 2010, est mort le 27 octobre dans un accident d’hélicoptère avec quatre autres personnes.
Une petite pause tu feras

   


Voir Roscoff et repartir. Quelques heures seulement après le départ de la Route du rhum, Armel Le Cleac’h a été contraint de s’arrêter pour une réparation. Un petit souci sur le système d’énergie du navire, mais plus de peur que de mal pour le skippeur qui a une histoire compliquée avec cette course : il y a quatre ans, il avait dû renoncer à prendre le départ à cause d’une blessure à la main. Cette année, il a chaviré quelques mois avant le départ, transformant la préparation pour le départ en course contre la montre pour réparer son maxi-trimaran de 32 mètres.

Grâce à la détermination de toute l’équipe, Armel vient de reprendre la course après un arrêt express à Roscoff ⛵️ #AllezArmel— VoileBanquePop (@Voile Banque Pop)


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Rapidement reparti après une réparation au large de Roscoff, le tenant du titre du Vendée Globe va devoir refaire son retard, alors que ses concurrents pour la victoire finale sont partis à toute vitesse.
C’est François Gabart qui a pris le meilleur départ, quittant le premier la Manche pour entamer sa traversée de l’Atlantique. Au moment de repartir, le Cléac’h comptait 69 milles nautiques de retard sur le leader. Cette année, les concurrents de la Route du rhum n’ont droit qu’à une seule escale technique sur leur parcours, mais celle d’Armel Le Cleac’h ne sera pas comptabilisée : elle a eu lieu dans un rayon de 150 milles du départ.
La femme du week-end : Simone Biles

   


Simone Biles était à la chasse aux records, et sa semaine de championnats du monde de gymnastique a été presque parfaite. L’Américaine de 21 ans faisait son retour à la compétition après une année sabbatique marquée notamment par son témoignage concernant les violences sexuelles subies de la part de l’ancien médecin de l’équipe américaine, Larry Nassar.
Elle a été médaillée lors de chacune des six épreuves disputées : quatre titres au concours général, par équipe, au sol et au saut, plus une médaille de bronze à la poutre et une d’argent aux barres asymétriques. Une moisson qui permet à Simone Biles de rentrer un peu plus dans l’histoire de son sport, en égalant le record de vingt médailles mondiales de la Russe Svetlana Khorkina. Avec ses quatre nouveaux titres, elle devient également la gymnaste la plus titrée aux championnats du monde, en dépassant le Biélorusse Vitaly Scherbo (quatorze titres contre douze).
Le chiffre du week-end : 85 ans
Ginette Bedard court trois heures par jour, tous les jours, à 85 ans. Ce dimanche, l’octogénaire s’est permis une petite rallonge, en bouclant son seizième Marathon de New York en six heures dix-neuf minutes. Seule participante de plus de 80 ans, la native de Metz se définit elle-même comme une accro à la course à pied, dans sa version la plus simple et naturelle.
Les compléments alimentaires ? « Ça coûte cher et c’est bidon. » Son alimentation ? « Mon petit vin, mon petit fromage, une petite glace. Tout avec mesure. » Sa tactique de course ? « J’écoute mon corps, et puis voilà. » 

Elle l’a fait ! Ginette Bedard a terminé son 16eme marathon de New York en 6H19, à 85 ans https://t.co/ba7w2X9gUb— ThomasUrbain1 (@Thomas Urbain)


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Cette sportive impressionnante ne s’est mise au marathon que sur le tard, à 69 ans. Trois ans plus tard, elle établissait son record sur la course de New York avec un temps impressionnant de trois heures quarante-six minutes. Avec seize marathons en seize ans, Ginette Bedard continue d’impressionner, et va pouvoir ajouter une nouvelle médaille à sa riche collection.
Les wikis du week-end
Facile
Latéral droit, j’ai inscrit un but pour mon équipe dans un match assez fou, dimanche.

   


Moyen
Deuxième meilleur buteur du championnat, je porte mon équipe en ce début de saison, et j’ai encore inscrit un doublé ce week-end.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Vichai Srivaddhanaprabha est mort le samedi 3 novembre dans un accident d’hélicoptère qui a laissé sous le choc le club de football de Premier League.
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Les joueurs de Leicester sont arrivés à Bangkok pour les funérailles de leur président

Vichai Srivaddhanaprabha est mort le samedi 3 novembre dans un accident d’hélicoptère qui a laissé sous le choc le club de football de Premier League.



Le Monde.fr avec AFP
 |    04.11.2018 à 22h40
   





                        



   


Les joueurs et le personnel de Leicester sont arrivés à Bangkok (Thaïlande) dimanche pour assister aux funérailles de leur président, Vichai Srivaddhanaprabha, mort comme quatre autres personnes le 27 octobre, dans un accident d’hélicoptère aux abords du King Power Stadium. Ces funérailles bouddhistes ont débuté samedi et doivent encore se poursuivre toute la semaine, à Wat Thepsirin, l’un des temples les plus célèbres de Bangkok, qui sert généralement de site pour les funérailles de notables thaïlandais.

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L’entraîneur de Leicester, Claude Puel, et son directeur, Jon Rudkin sont arrivés au temple vers 18 heures – 12 heures en France – le regard fixe devant les objectifs des photographes. Ils étaient suivis de près par le capitaine de l’équipe, Wes Morgan, et le gardien de but, Kasper Schmeichel, considéré comme le joueur le plus proche de Vichai Srivaddhanaprabha. Étaient également présents Vardy et Okazaki, les défenseurs Harry Maguire, Christian Fuchs et Ben Chiwell, les milieux Wilfred Ndidi, James Maddison, Marc Albrighton et Andy King, tous vêtus de costumes et de cravates noirs, la mine sombre et visiblement émus. Plusieurs personnalités politiques et hommes d’affaires thaïlandais sont attendus dans les prochains jours pour rendre un dernier hommage à Vichai Srivaddhanaprabha.
« Tu seras toujours dans nos cœurs »
Samedi 3 novembre, alors que Leicester affrontait Cardiff dans le cadre de la 11e journée du championnat anglais, joueurs et supporters anglais avaient fait part de leur émotion. Une minute de silence avait été observée avant le début de la rencontre, remportée 1-0 par Leicester, alors que les joueurs arboraient un Tshirt floqué du visage de leur président, souligné de l’inscription « tu seras toujours dans nos cœurs ».
Les supporters, eux, étaient venus en masse au pays de Galles et ont déployé une bannière sur laquelle était inscrit « RIP Vichai », suivi du logo du club que le milliardaire thaïlandais avait guidé vers un inattendu titre de champion d’Angleterre en 2016.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Mary Keitany devient la deuxième athlète la plus titrée sur le parcours new yorkais. Chez les hommes, l’Ethiopien Lelisa Desisa a bouclé l’épreuve en 2 h 05 min 01 sec.
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La Kényane Mary Keitany remporte le marathon de New York pour la quatrième fois

Mary Keitany devient la deuxième athlète la plus titrée sur le parcours new yorkais. Chez les hommes, l’Ethiopien Lelisa Desisa a bouclé l’épreuve en 2 h 05 min 01 sec.



Le Monde.fr avec AFP
 |    04.11.2018 à 19h37
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 19h38
   





                        



   


La Kényane Mary Keitany a remporté dimanche le marathon de New York chez les femmes pour la quatrième fois de sa carrière. Déjà lauréate de l’épreuve en 2014, 2015 et 2016, Keitany s’est imposé en solitaire en 2 h 22 min 48 sec.
Elle devient à 36 ans la deuxième athlète la plus titrée sur le parcours new-yorkais, derrière la Norvégienne Grete Waitz (neuf victoires). La Kényane, qui a également remporté le marathon de Londres à trois reprises, a devancé sa compatriote Vivian Cheruiyot (2 h 26 min 02 sec), championne olympique 2016 du 5 000 mètres et victorieuse à Londres en avril. Sacrée en 2017, l’Américaine Shalane Flanagan a pris la troisième place en 2 h 26 min 22 sec.

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L’Ethiopien Lelisa Desisa a de son côté remporté le marathon des hommes grâce à une accélération placée en fin de course. Double vainqueur du marathon de Boston (en 2013 et en 2015) et trois fois sur le podium à New York, Desisa, 28 ans, a bouclé l’épreuve en 2 h 05 min 59 sec. Il a résisté au retour de son compatriote Shura Kitata (2 h 06 min 01 sec) dans le final à Central Park.
Le tenant du titre kenyan Geoffrey Kamworor, invaincu cette saison, s’est classé 3e en 2h 06 min 26 sec, tandis que l’Ethiopien Tamirat Tola a fini 4e en 2h 08 min 30 sec.



                            


                        

                        


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