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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev est au cœur d’une information judiciaire ouverte par le parquet général de Monaco pour des faits de « corruption », « trafic d’influence actif et passif » et complicité de ces délits.
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Le président de l’AS Monaco perquisitionné et placé en garde à vue

Le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev est au cœur d’une information judiciaire ouverte par le parquet général de Monaco pour des faits de « corruption », « trafic d’influence actif et passif » et complicité de ces délits.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 17h57
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 18h22
    |

            Fabrice Lhomme et 
Gérard Davet








                        



                                


                            
Dmitri Rybolovlev, le président de l’AS Monaco, a été placé en garde à vue à la demande d’un juge monégasque, mardi 6 novembre au matin, à quelques heures du match opposant, en Ligue des champions, son club au FC Bruges, au stade Louis II. Le milliardaire était toujours en garde à vue mardi en fin d’après-midi, ainsi que plusieurs protagonistes du dossier judiciaire. Il avait été l’objet d’une perquisition, le matin même, à son spectaculaire domicile, La Belle Epoque. D’autres perquisitions ont été réalisées dans la matinée.
L’homme d’affaires russe est au cœur de l’information judiciaire ouverte voilà un an par le parquet général de Monaco pour des faits de « corruption », « trafic d’influence actif et passif » et complicité de ces délits. L’affaire, qui inquiète les plus hautes autorités de la principauté, avait déjà provoqué le placement en garde à vue, le 23 septembre 2017, de Philippe Narmino, personnalité en vue sur le Rocher. Quelques jours plus tôt, M. Narmino avait été contraint de quitter ses fonctions de ministre de la justice de Monaco, sous la pression des révélations du Monde qui avait fait état, le 14 septembre 2017, d’informations extrêmement embarrassantes pour la police et la justice monégasques.
« Monacogate »
« Les mises en cause personnelles dont je fais l’objet et les attaques répétées subies par l’institution judiciaire ne me permettent plus d’en assurer convenablement la charge », avait déclaré M. Narmino.
Le Monde avait notamment révélé le contenu d’un DVD-Rom remis à un juge d’instruction de Monaco, et ainsi mis au jour des centaines de SMS laissant suggérer l’existence d’un réseau occulte œuvrant en faveur du milliardaire Dmitri Rybolovlev, aux prises avec la justice locale. En conflit avec l’homme d’affaires suisse Yves Bouvier, M. Rybolovlev aurait eu recours aux services d’une avocate, Me Tetiana Bersheda, pour influer sur le cours de la justice. De nombreux textos issus du smartphone...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ A risque pour la santé humaine, selon l’Anses, cette substance utilisée en maraîchage et en horticulture peut être remplacée par des techniques non toxiques.
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Pesticides : quelles alternatives au méthamsodium ?

A risque pour la santé humaine, selon l’Anses, cette substance utilisée en maraîchage et en horticulture peut être remplacée par des techniques non toxiques.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 17h40
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 18h50
    |

                            Jeanne Cavelier








                        



   


A la fois pesticide, herbicide, fongicide, le méthamsodium a été interdit par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), lundi 5 novembre. Cette substance est soupçonnée d’être cancérigène et de perturber le développement chez l’humain, tout comme le glyphosate. Irritations des yeux, de la peau et des voies respiratoires… Plus de quatre-vingts riverains et professionnels ont été intoxiqués dans le Maine-et-Loire et dans le Finistère, notamment près de cultures de mâche.
Quelque 700 tonnes de produits à base de méthamsodium étaient utilisées chaque année en France, explique l’Anses. Or, il existe des alternatives non toxiques pour nettoyer les sols avant la culture.

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La solarisation
La solarisation consiste à désinfecter les sols en posant des bâches ou des films spéciaux transparents. Ceux-ci captent le rayonnement solaire et la chaleur, permettant à la température de s’élever à plus de 50 °C. Cette technique permet de détruire certains champignons ainsi que la plupart des mauvaises herbes.
Dans une fiche sur les techniques alternatives, l’Association provençale de recherche et d’expérimentation légumière (Aprel) conseille de l’utiliser entre le 25 juin et le 15 juillet, période la plus favorable, sur une durée de 45 jours au minimum sous abri et 60 jours en plein champ. Le coût semble modéré : il s’élevait à 1 800 euros par hectare, bâches et main-d’œuvre comprises, selon une estimation de l’association datant de 2011.
Mais il faut être certain de bénéficier de trois jours consécutifs de temps ensoleillé avant de poser les films. Cette technique est donc limitée aux régions méridionales. Or, la plupart des producteurs de mâche, principalement concernés par l’interdiction du méthamsodium, se trouvent en Loire-Atlantique et en Maine-et-Loire. En outre, cette technique n’est pas sélective et détruit une grande partie de la biodiversité sur plusieurs dizaines de centimètres dans le sol.
La désinfection à la vapeur 
Chauffer le sol avec de la vapeur d’eau est une autre technique de désinfection. Un générateur chauffe l’eau à 170-180 °C, détaille une fiche du portail EcophytoPIC, qui vise à promouvoir un modèle agricole plus respectueux de l’environnement. Des tuyaux transportent la vapeur vers la parcelle à traiter. Elle est introduite sous des bâches, de quelques dizaines de minutes à plusieurs heures, selon la température et la profondeur désirées. La température du sol peut alors s’élever jusqu’à 100 °C.
Cette technique, qui peut être réalisée toute l’année, « permet de détruire plus précisèment certains organismes, car il est possible d’augmenter la température par paliers », affirme Thibault Leroux, chargé de mission agriculture au sein de la fédération France nature environnement (FNE). Le champignon botrytis dès 50 °C, les nématodes – des vers du sol – à 50-60 °C, les mauvaises herbes dès 70-80 °C…
« Mais comme la solarisation, elle n’est pas sélective dans ce qu’elle détruit, ajoute le spécialiste. Ce n’est donc pas positif pour la biodiversité. » En outre très gourmande en temps et en carburant, la technique requiert « entre 2 500 et 3 000 litres de fioul à l’hectare », expliquait au Monde en octobre Dominique Visonneau, président de la coopérative Océane, qui rassemble une quarantaine de producteurs. Une solution peu attractive, donc, au vu de l’augmentation du prix de ce combustible.
La rotation des cultures et les engrais verts
La rotation des cultures permet de limiter la propagation des maladies et la prolifération des nuisibles. Le principe : planter des espèces différentes sur une même parcelle d’une année sur l’autre. L’idée est de cultiver des engrais verts entre différentes cultures légumières. « Le sarrasin ou le seigle, par exemple, étouffent les mauvaises herbes », explique Thibault Leroux, de FNE. C’est la solution prônée par la fédération d’associations environnementales.
Cependant, le maraîcher ou l’horticulteur doit disposer d’une surface suffisamment importante. « C’est viable économiquement, assure M. Leroux, citant l’exemple d’un agriculteur bio dans le Maine-et-Loire, qui effectue une rotation de sept ans sur neuf hectares. En diversifiant les cultures, il amortit ses pertes en cas de problème sur l’une d’elles. » Le maraîcher utilise également des paillages en plastique biodégradable, qui, en recouvrant le sol, empêchent la pousse des adventices.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ La récompense littéraire a été remise à l’auteur du « Cercle des impunis », également commandant divisionnaire à Toulouse, mardi 6 novembre.
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Paul Mérault, lauréat du prix du Quai des orfèvres

La récompense littéraire a été remise à l’auteur du « Cercle des impunis », également commandant divisionnaire à Toulouse, mardi 6 novembre.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 17h25
    |

            Nicolas Chapuis








                        



   


Une fois l’an, la fiction rejoint la réalité entre les murs du « 36 » et les inspecteurs d’encre et de papier croisent le temps d’un cocktail les vrais flics de terrain. Le prix du Quai des orfèvres a été remis mardi 6 novembre à Paul Mérault, auteur du Cercle des impunis (Fayard), au sein du nouveau quartier général de la police judiciaire parisienne, rue du Bastion dans le 17e arrondissement de Paris. L’adresse, mythique, a changé, mais la récompense littéraire, qui distingue chaque année depuis 1946 un polar, a conservé le nom.
Du Quai des orfèvres, il ne reste d’ailleurs plus grand-chose dans le bâtiment ultramoderne de la « PJ ». Sinon une trentaine de toiles, accrochées aux murs du salon de réception. Peintes par Jacques Rohaut, elles rappellent les escaliers magnifiquement délabrés, les bureaux savamment désordonnés et les murs fièrement décatis des anciens locaux. Un décor autrement plus littéraire que celui du nouveau siège, où le charme de la décrépitude a cédé le pas à l’exigence de fonctionnalité.

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Distinction à la boutonnière
Point de poésie donc, mais du roman, noir de préférence. Les clichés du genre sont d’ailleurs vite balayés, lors de cette remise de prix. Pas d’ambiance saturée de fumée, ni de suspects qui déambulent menottés ou d’inspecteur en trench-coat défraîchi. Réunie dans la salle Berthillon, du nom du père de l’identification judiciaire, l’élite des « PJistes » est en costard, avec de préférence une distinction à la boutonnière. Le taux de légion d’honneur au mètre carré est digne des meilleures sauteries préfectorales.
En attendant le lauréat, on discute, police un peu, politique beaucoup. Dans un coin de la salle, Frédéric Péchenard, ex-grand patron de la police national et grand ami de Nicolas Sarkozy, raconte à une petite assistance comment il a refusé d’être ministre pour Emmanuel Macron. Pierre Charon, sénateur de Paris et également intime de l’ancien président, ne boude pas son plaisir d’être membre du jury. Nathalie Baye en a été nommée marraine. L’actrice, césarisée pour son interprétation d’une commandante de police dans Le Petit lieutenant, a manifestement une appétence pour les gardiens de la paix. En mars 2018, elle incarnait encore une ex-flic résolument acariâtre, dans la série Nox.

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« Homme du sérail »
Sur l’estrade, Christian Sainte, l’actuel directeur régional de la police judiciaire, puis Michel Delpuech, préfet de police de Paris, vantent les mérites du livre sélectionné. Cinq manuscrits avaient été retenus sur 98 présentés. Le jury a tranché entre les ouvrages, anonymisés pour l’occasion. L’heureux gagnant verra son livre publié chez Fayard, partenaire de ce prix un peu spécial qui se distingue par son fonctionnement des 2 400 autres distinctions littéraires décernées en France (chiffre de la préfecture).
Le Cercle des impunis a été choisi notamment pour sa « parfaite connaissance » du fonctionnement de la police judiciaire. Et pour cause, le choix (à l’aveugle) s’est porté cette année sur un « homme du sérail ». Paul Mérault, commandant divisionnaire à Toulouse dans le quartier du Mirail, poursuit des délinquants la journée et écrit des polars la nuit. Ce roman primé est son troisième ouvrage mais le premier qu’il a proposé à la publication. L’intrigue se noue autour de meurtres de policiers, commis entre Londres et Marseille, et creuse un sillon déjà exploité par la série Tunnel, celui de la coopération compliquée entre un enquêteur français et l’une de ses collègues britanniques.
L’auteur, qui a travaillé pendant plus de quinze ans aux renseignements généraux, particulièrement sur les questions de terrorisme islamiste, a choisi de donner une tournure mystique à son livre, qui remonte le fil du temps pour s’intéresser aux persécutions des sectes vaudoises Il y a plus de cinq siècles. Une « parabole des radicalismes » actuels, explique-t-il. Un symbole aussi de l’évolution de ce 36 « Quai des orfèvres » devenu « Bastion », qui consacre désormais une bonne partie de son énergie à traiter des conséquences de l’extrémisme religieux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ L’effondrement meurtrier de trois immeubles dans le quartier de Noailles relance la question de l’habitat délabré dans le centre de la cité phocéenne.
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Habitat indigne dans le centre-ville de Marseille : comment en est-on arrivé là ?

L’effondrement meurtrier de trois immeubles dans le quartier de Noailles relance la question de l’habitat délabré dans le centre de la cité phocéenne.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 18h44
   





                        



   


L’effondrement accidentel de deux immeubles, lundi 5 novembre à Marseille, pose avec une acuité renouvelée le problème ancien et massif de l’habitat indigne dans la deuxième ville de France. Alors que trois corps ont été retrouvés dans les décombres mardi et que d’autres victimes pourraient être à déplorer, le danger mortel que représente l’insalubrité continue à peser sur des milliers d’habitants de la cité phocéenne et dans le centre-ville en particulier.
Quelle est l’ampleur du problème de l’habitat indigne à Marseille ?
Juridiquement, l’habitat indigne est défini comme constitué par des « locaux ou des installations utilisés aux fins d’habitation et impropres par nature à cet usage, ainsi que les logements dont l’état, ou celui du bâtiment dans lequel ils sont situés, expose les occupants à des risques manifestes, pouvant porter atteinte à leur sécurité physique ou à leur santé ».
Situés au 63 et 65 de la rue d’Aubagne, les immeubles effondrés lundi correspondaient, du fait de leur état de délabrement, à cette définition. Situés dans le quartier de Noailles, lui-même considéré comme prioritaire par les acteurs publics, ils étaient connus depuis plusieurs années pour leur dangerosité. En 2016 déjà, un journaliste du site d’actualité marseillais Marsactu faisait mention de l’immeuble sis au numéro 63 de cette rue dans un article consacré au problème de l’habitat indigne dans ce quartier.

   


En cinq ans, l’incident meurtrier de lundi est le troisième cas d’effondrement dans le centre-ville de Marseille, selon l’association Un centre-ville pour tous.
42 400 logements concernés en 2013
Le document qui fait encore référence sur l’ampleur de ce problème à Marseille date d’il y a plus de trois ans. Il s’agit du rapport de Christian Nicol sur la requalification du parc immobilier privé, préparé à la demande de la ministre du logement d’alors, Sylvia Pinel. En 2015, ce rapport dressait déjà un constat alarmant, faisant état d’une « situation critique », et déplorait l’incapacité d’acteurs locaux jugés « dépassés » à prendre des mesures à la hauteur des enjeux. Selon les chiffres établis par ce rapport, l’habitat indigne était estimé à 13 % du parc privé marseillais, soit 42 400 logements sur les 377 000 résidences principales que compte la ville.

   


Quelles sont les causes de ce phénomène dans le centre-ville de Marseille ?
« Les données de cette nature se périment rapidement, car l’habitat indigne n’est pas un stock mais bien un flux. Toutefois, l’analyse et l’appréciation de la dynamique sont justes et restent d’actualité », indique au Monde David Escobar, urbaniste spécialiste de Marseille. Géographiquement, l’habitat indigne est principalement concentré dans les quartiers Nord de la ville et dans le centre-ville, où se trouvaient les immeubles insalubres qui se sont effondrés lundi. Ces deux espaces présentent toutefois des situations très différentes l’une de l’autre. Dans les cités du nord de l’agglomération, l’habitat indigne concerne des copropriétés de grandes tailles bâties dans la seconde moitié du XXe siècle et dont les charges importantes ne sont plus payées. Dans le centre-ville historique, il s’agit de petites propriétés concernant des immeubles anciens datant du XIXe voire du XVIIIe siècle.
« Les petits propriétaires n’ont pas intérêt, d’un point de vue financier, à engager des travaux de rénovation »
La question de la réhabilitation des quartiers centraux, anciens et pauvres, se pose à Marseille depuis plusieurs décennies. « Marseille présente la spécificité d’avoir un centre-ville populaire avec un bâti qui n’est pas toujours entretenu et parfois laissé à l’abandon par leurs propriétaires. Ces quartiers concentrent aussi des populations extrêmement précaires qui, faute de garanties voire de papiers en règle, ne peuvent pas avoir accès à des locations sur le marché classique », affirme le sociologue Jean-Stéphane Borja, chercheur au Centre national de recherche scientifique et dont les recherches portent sur le centre-ville de Marseille. 
L’urbaniste David Escobar estime par ailleurs que le problème est lié aux calculs effectués par les propriétaires :
« Les petits propriétaires du centre-ville n’ont pas intérêt, d’un point de vue financier, à engager des travaux de rénovation importants pour augmenter de quelques centaines d’euros les loyers qu’ils perçoivent. Il reste plus intéressant pour eux de continuer à louer leurs biens à des publics précaires. »
Pourquoi les autorités municipales marseillaises sont-elles mises en cause par les acteurs associatifs ?
Pour les acteurs associatifs actifs sur la question du logement à Marseille, l’effondrement meurtrier des immeubles de la rue d’Aubagne relève de la responsabilité directe de la municipalité. L’association marseillaise Un centre-ville pour tous dénonce notamment, dans un communiqué publié lundi, « l’incurie de la mairie dans la prévention et le traitement de l’habitat indigne et dangereux dans le centre-ville ». De fait, le diagnostic concernant le centre-ville est connu de longue date, mais les solutions peinent à voir le jour.
Les représentants de cette association historique fondée à la fin des années 1990 estiment que la municipalité contrôlée depuis près de vingt-cinq ans par Jean-Claude Gaudin (Les Républicains) a refusé de prendre les mesures nécessaires dans le centre-ville de Marseille en faveur de la « rénovation au profit des habitants, la lutte contre l’habitat dégradé et les marchands de sommeil, et la production de logement social pour les familles modestes qui y vivent ». 
Incompétence ou politique délibérée
Pour l’urbaniste David Escobar, ce constat doit être nuancé : 
« Quel que soit le degré de détermination au niveau des pouvoirs publics, la gestion de l’habitat indigne intègre une multiplicité d’acteurs situés à une grande variété d’échelons et dont il est très complexe de coordonner l’action. Il suffit que l’articulation entre leurs actions respectives se grippent pour que rien ne se fasse. » 
Selon ce spécialiste des questions urbaines à Marseille, l’incompétence qui empêche la municipalité de garantir une action fluide des différentes entités censées lutter contre l’habitat indigne serait donc en cause. Le constat n’est pas le même du point de vue de l’association Un centre-ville pour tous, qui dénonce une politique délibérée, les priorités de la municipalité allant aux investissements de prestige plutôt qu’aux besoins de populations pauvres, sans valeur politique ou électorale. Un de ses membres, Patrick Lacoste, indiquait ainsi au Monde : 
« A Noailles, il y a une stratégie d’abandon (…). On préfère mettre l’argent dans le stade ou dans la Tour La Marseillaise de Jean Nouvel. (…) C’est absolument honteux, il va falloir des morts pour qu’ils s’occupent du centre-ville. » 

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Selon une étude publiée dans la revue « The Lancet Infectious Diseases », l’impact de ces bactéries est « comparable à l’effet cumulé de la grippe, de la tuberculose et du virus du sida ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Les bactéries résistantes aux antibiotiques ont fait 33 000 morts en Europe en 2015

Selon une étude publiée dans la revue « The Lancet Infectious Diseases », l’impact de ces bactéries est « comparable à l’effet cumulé de la grippe, de la tuberculose et du virus du sida ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    06.11.2018 à 17h21
   





                        



   


En 2015, 33 000 personnes sont mortes dans l’Union européenne à cause de bactéries résistantes aux antibiotiques, selon les calculs de chercheurs européens publiés dans la revue The Lancet Infectious Diseases. Les chercheurs ont élaboré un modèle de calcul des contaminations et des morts pour cinq types d’infections à partir des données du réseau européen de surveillance EARS (European Antimicrobia Resistance Surveillance Network).
Pour l’année 2015, ils estiment à 671 689 le nombre de personnes contaminées et à 33 110 le nombre de morts attribuables aux bactéries multirésistantes. L’impact est « comparable à l’effet cumulé de la grippe, de la tuberculose et du virus du sida », sur la même période, notent les auteurs.
Deux tiers des infections contractées dans le milieu hospitalier
La majorité des morts touchent les jeunes enfants de moins de 12 mois et les plus de 65 ans. C’est en Italie et en Grèce que le taux de mortalité lié à ces bactéries est le plus élevé, l’Italie comptant à elle seule pour plus du tiers des morts associées aux super-bactéries, selon l’étude.
Les médecins alertent régulièrement sur le danger de la surconsommation d’antibiotiques, qui rend résistantes de redoutables bactéries. En septembre dernier, une équipe australienne a mis en garde quant à la diffusion d’une bactérie résistante à tous les médicaments connus, Staphylococcus epidermidis, qui peut entraîner des maladies graves ou la mort, et qui est apparentée au staphylocoque doré résistant à la méticilline (MRSA).
Sur le total de 670 000 infections par une bactérie multirésistante estimées en 2015, près des deux tiers ont été contractées dans le milieu hospitalier, notent les chercheurs, qui soulignent « l’urgence d’une prise en compte de la résistance aux antibiotiques comme une donnée de santé vitale pour les patients et le besoin de concevoir des traitements alternatifs pour les patients qui ont d’autres maladies et qui sont vulnérables du fait de défenses immunitaires amoindries ou de l’âge ».

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Nombre d’entre elles craignent que les coûts d’installation des compteurs ne soient supérieurs aux gains pouvant être escomptés en matière d’économie d’énergie. Retour sur un dispositif controversé.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Plusieurs personnes, dont certaines sont restées mises en examen et astreintes à un contrôle judiciaire pendant dix-huit ans avant d’être innocentées, vont être indemnisées.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Affaire Erignac : la « piste agricole » aboutit à une condamnation de l’Etat pour faute lourde

Plusieurs personnes, dont certaines sont restées mises en examen et astreintes à un contrôle judiciaire pendant dix-huit ans avant d’être innocentées, vont être indemnisées.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 15h50
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            Simon Piel








                        



                                


                            
Vingt ans après les faits, la justice française commence à reconnaître les errements de sa section antiterroriste dans la conduite des investigations consécutives à l’assassinat, en Corse, le 6 février 1998, du préfet Claude Erignac. La cour d’appel de Paris a confirmé, mardi 6 novembre, le jugement rendu le 27 mars 2017 condamnant l’Etat à indemniser plusieurs personnes mises en cause à tort au cours de l’instruction qui avait vu les enquêteurs déployer d’immenses moyens pour tenter d’accréditer l’hypothèse selon laquelle M. Erignac avait été tué en raison des tensions avec le milieu agricole insulaire. En vain. Un non-lieu général avait été prononcé le 30 juin 2016, dix-huit ans après l’ouverture de l’enquête.
Dans le cadre de la procédure d’indemnisation, le tribunal de grande instance de Paris avait conclu en première instance à un déni de justice et à une faute lourde caractérisant le dysfonctionnement du service public de la justice et condamné l’Etat à indemniser chacun des demandeurs à hauteur de 100 000 euros. L’arrêt rendu mardi par la cour d’appel de Paris reprend à son compte les termes du jugement de première instance, mais réduit les dommages et intérêts qui avaient été alloués à 50 000 euros ou moins selon les cas.
« Juridiquement, c’est une décision extrêmement satisfaisante. En outre, le juge vient rejeter l’argumentation de l’Etat qui consistait à dire que, par leur inaction, les demandeurs avaient concouru à leur préjudice. Quant aux montants des indemnisations, si la somme est loin d’être négligeable, elle ne vient pas en réalité réparer les préjudices, notamment économiques, de ceux qui par exemple ont été privés de financement bancaire pendant vingt ans », a commenté l’avocat des demandeurs, Me Emmanuel Mercinier-Pantalacci.
Dysfonctionnements majeurs
Sous la direction des magistrats instructeurs et du tout-puissant patron de la police antiterroriste d’alors, Roger Marion, les policiers avaient procédé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Cinq à huit personnes pourraient avoir été ensevelies. Les secours gardent un « faible espoir » de retrouver des survivants.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Les secours gardent un « faible espoir » de retrouver des survivants.     Le Monde avec AFP  Publié aujourd’hui à 14h39, mis à jour à 15h03   Lecture 2 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                        Des sauveteurs cherchent des survivants dans les décombres, le 5 novembre 2018. LOÏC AEDO, HO / AFP             Plus de vingt-quatre heures après l’effondrement de plusieurs immeubles vétustes du centre de Marseille, trois corps ont été retrouvés mardi 6 novembre dans les décombres, où les secours gardaient malgré tout un « faible espoir » de retrouver des survivants.          En milieu de journée, ce sont les corps d’une femme puis d’un homme qui ont été retrouvés dans les ruines des immeubles effondrés, a annoncé le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, après la découverte tôt dans la matinée d’un premier corps, celui d’un homme.            Dans le périmètre de la catastrophe, casque orange sur la tête, masque sur la bouche pour certains et combinaison marine maculée de poussière, une dizaine de sauveteurs effectuaient mardi une chaîne humaine pour retirer les débris, pierre après pierre. Plus de 120 marins-pompiers et sapeurs-pompiers sont à pied d’œuvre pour fouiller l’amas de gravats d’une profondeur de 15 mètres. Dessous, selon les autorités, cinq à huit personnes pourraient avoir été ensevelies.          « On a encore de l’espoir même si l’espoir est faible. Des poches de vie peuvent encore être présentes », a expliqué le capitaine de frégate Samuel, commandant des opérations de secours du bataillon des marins-pompiers de Marseille : il reste « une semaine de travail jour et nuit ».          Les secours ralentis par la pluie          La pluie qui s’est abattue sur Marseille lundi soir et mardi matin, parfois torrentielle, « ralentit la progression » des secours « et augmente les risques », a poursuivi le marin-pompier, alors que des membres des secours guettent aux fenêtres des immeubles qui surplombent le chantier pour donner l’alerte si jamais l’un d’eux venait à montrer des signes d’affaissement.          « C’est un travail stratégique avec des outils mécaniques et à la main », notamment une pelleteuse pour extraire les gros débris et du matériel endoscopique pour sonder le monticule de débris parsemé d’objets du quotidien. « L’urgence, c’est de sauver des vies », a déclaré mardi matin sur place le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner             Lire aussi  Plus de 2 milliards d’euros pour les copropriétés en difficulté             Après l’effondrement des deux bâtiments vétustes lundi matin, suivi de l’écroulement partiel d’un troisième bâtiment mitoyen en fin de journée, les secours tentent de retrouver cinq habitants du 65, rue d’Aubagne manquant à l’appel, ainsi que trois personnes qui auraient pu être invitées dans l’immeuble. Dans ce bâtiment, neuf appartements sur dix étaient habités, au-dessus d’un commerce vacant au rez-de-chaussée. En copropriété, il avait fait l’objet, le 18 octobre, d’« une expertise des services compétents qui avait donné lieu à la réalisation de travaux de confortement permettant la réintégration des occupants », selon la mairie.          Sophie, une étudiante de 25 ans habitant l’immeuble, avait quitté son appartement dimanche soir, pour aller chez ses parents, car « depuis plusieurs jours, les portes de plusieurs appartements ne fermaient plus, ou à peine », a-t-elle rapporté à l’AFP, précisant avoir porté plainte dès lundi auprès de la police judiciaire, saisie de l’enquête.          Vaste plan de requalification du centre-ville          Les deux autres immeubles étaient murés et théoriquement inhabités, l’un faisant l’objet d’un arrêté de péril depuis 2008, l’autre étant abandonné depuis 2012.          Si la mairie a avancé l’hypothèse des fortes pluies des derniers jours pour expliquer la catastrophe, plusieurs représentants de l’opposition ont fait le lien avec l’ampleur du problème du logement indigne à Marseille. « Ce sont les maisons des pauvres qui tombent et ce n’est pas un hasard », a tonné le chef de file des « insoumis » et député du secteur, Jean-Luc Mélenchon.          La mairie a engagé depuis 2011 un vaste plan de requalification du centre-ville, mais sans pouvoir véritablement remédier au problème. Selon un rapport remis au gouvernement en 2015, le logement indigne menace la santé ou la sécurité de 100 000 habitants de Marseille.             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Plongée dans la cité du parc Corot, le « pire lieu de Marseille »                                                                       Voir les réactions      Dans la même rubrique                 Le Conseil d’Etat engage la responsabilité de l’Etat dans l’accueil « indigne » des familles de harkis  Dans une décision publiée mercredi, l’institution condamne la France à verser 15 000 euros à un plaignant né et ayant grandi dans des camps de transit, dans les années 1960.                        « Dans les cours de récréation, les filles sont invisibilisées »  Selon la géographe du genre Edith Maruéjouls, l’aménagement des cours d’école participe de la « ségrégation entre les garçons et les filles ».                      Est-il permis d’arriver en retard au travail le jour de la rentrée scolaire ?  Les situations sont très disparates d’une branche à l’autre. Tout dépend de la convention collective à laquelle les salariés sont rattachés.                        « L’arnaque de l’année », « inutile » : les touristes à Paris jugent sévèrement le Vélib’  Sur le site de conseil Tripadvisor, les messages de colère se lisent en anglais, italien, néerlandais, allemand, espagnol et, bien sûr, français.                      Louis Gallois : le plan pauvreté, un « sursaut bienvenu »  Le président Macron a présenté, jeudi, son plan pauvreté, annoncé de longue date.                        Un troisième corps retrouvé sous les décombres à Marseille  L’effondrement de deux immeubles, lundi, rappelle que la ville compte de nombreux bâtiments insalubres. Cinq à huit personnes pourraient être ensevelies.               where a schoolbus and a train collided in December 2017, killing six people.
       Accident de Millas : un rapport incrimine la conductrice du car  Selon un rapport d’experts, cité par « Le Parisien », la conductrice du car est directement en cause dans l’accident qui a tué six enfants en 2017.                         Article réservé à nos abonnés Des agressions homophobes laissent craindre une « vague de haine »  Pour SOS-Homophobie, la résurgence des discours homophobes liée au débat actuel sur l’extension de la PMA à toutes les femmes n’est pas étrangère à ce phénomène, qui reste difficile à quantifier.                / AFP / Philippe LOPEZ
        Article réservé à nos abonnés Les droits des personnes majeures sous tutelle étendus  Le droit de vote mais aussi celui de se marier ou de divorcer font partie des dix mesures annoncées par le gouvernement.                        Démarches administratives en ligne : une entreprise soupçonnée de pratique commerciale trompeuse  La société Iron SLS est visée par une information judiciaire pour un préjudice estimé à 100 millions d’euros.                      Le gouvernement propose un plan pour relancer le volontariat des pompiers  Alors que le nombre d’interventions ne cesse d’augmenter, le système de secours français stagne ces dernières années.                        « Plus jamais ça » : 400 personnes ont marché en mémoire de l’adolescent tué à Saint-Denis  Environ 400 personnes ont rendu hommage samedi à Luigi, un adolescent de 16 ans tué lors d’une fusillade lundi dans la cité Romain-Rolland.                      Alexandre Benalla accepte finalement de se rendre devant le Sénat  L’ancien chargé de mission à l’Elysée dénonce « une commission qui n’a aucune légitimité à poursuivre ses travaux ». Il sera entendu le 19 septembre.                        Des triplées mortes à la naissance, des parents endeuillés et le trop-perçu exigé par l’assurance-maladie  Mégane Baltes a perdu ses filles après 21 semaines et 6 jours, un calvaire humain auquel se sont ajoutées des règles administratives appliquées brutalement.                      Huit militants d’Attac et d’EELV en garde à vue  Ils collaient des stickers sur les vitrines de la Société générale de la rue du Temple à Paris lorsqu’ils ont été arrêtés.                 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ A poste égal, les femmes sont payées 9,3 % de moins que les hommes. Les Décodeurs vous proposent un outil pour calculer cette différence.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Combien gagneriez-vous en plus ou en moins si vous étiez un homme ou une femme ?

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LE MONDE
 |    06.11.2018 à 14h18
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 15h33
    |

            Maxime Vaudano








                        


Le 6 novembre, à 15 h 35, les Françaises sont appelées par le collectif féministe Les Glorieuses à cesser le travail afin de militer pour l’égalité salariale entre les sexes. Ce jour est censé symboliser le moment dans l’année où les femmes pourraient s’arrêter de travailler pour compenser l’écart de salaires dont elles pâtissent par rapport aux hommes.
Cet écart de 18,4 % (à temps de travail égal) s’explique par deux facteurs :
Les différences de structure de l’emploi chez les femmes, qui travaillent davantage dans des secteurs moins bien rémunérés et occupent moins de postes de direction.Une « discrimination pure » des femmes par rapport aux hommes à postes et qualifications égaux.
C’est cette discrimination pure que nous vous proposons de calculer :


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Je suis une femme
Je suis un homme




        

Selon l'Insee, l'écart de salaire moyen entre femmes et hommes est de 9,3 %, à secteur d’activité, âge, catégorie socioprofessionnelle, taille de l’entreprise et condition d’emploi égaux.
Si l'on met de côté ces critères, l'écart salariale moyen entre une femme et un homme est encore plus important : 18,4 %, à temps de travail égal.




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        Lire le tchat avec Séverine Lemière
         

          sur les inégalités salariales entre femmes et hommes




        Lire :
         

          Egalité professionnelle : les propositions mesurées du gouvernement






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Le président français, Emmanuel Macron, doit inaugurer le monument aux Héros de l’armée noire au côté de son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keïta.
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Compte rendu

A Reims, un symbole de la reconnaissance « tardive » des tirailleurs africains

Le président français, Emmanuel Macron, doit inaugurer le monument aux Héros de l’armée noire au côté de son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keïta.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-11-06T14:10:18+01:00"

        Le 06.11.2018 à 14h10






    
Le monument aux Héros de l’armée noire, à Reims, le 5 novembre 2018.
Crédits : FRANCOIS NASCIMBENI / AFP


Erigé en 1924, détruit en 1940, reproduit en 2013 : l’histoire agitée du monument aux Héros de l’armée noire, à Reims, officiellement inauguré mardi 6 novembre par Emmanuel Macron, s’inscrit dans la reconnaissance « tardive » par l’Etat français de l’engagement des tirailleurs sénégalais pendant la Grande Guerre. Au sommet d’un piédestal ajouré, quatre tirailleurs africains du corps d’armée colonial scrutent l’horizon autour d’un drapeau français enroulé, porté par un officier blanc, dans une allée du parc de Champagne.
« C’est une reconnaissance évidente qui a lieu et qui rappelle l’inauguration de 1924, un énorme événement avec environ 15 000 personnes au parc Pommery [l’ancien nom du parc de Champagne] », confie à l’AFP Cheikh Sakho, un professeur d’anglais d’origine sénégalaise qui a consacré une thèse à ce sujet. « Une grande partie des tirailleurs étaient venus du réservoir d’hommes que constituait [la colonie du] Haut-Sénégal et Niger [les actuels Mali et Burkina Faso], soit près de 45 % des troupes entre 1914 et 1918 », indique-t-il.

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La résistance des tirailleurs sénégalais au sein du premier corps de l’armée coloniale a même été décisive en 1918, lorsque, galvanisées par leur victoire sur le Chemin des Dames, les troupes allemandes foncent sur Reims avec l’intention de faire tomber ce dernier rempart avant Paris. Mais ces hommes font face, stoppant l’offensive ennemie. Le conflit connaît alors un tournant décisif.
Fondu par les Allemands
De ce premier monument, alors composé d’un bloc de granit de quatre mètres de haut, il ne reste que des photos d’archives et des coupures de presse de son inauguration, célébrant la bravoure des soldats indigènes sur fond d’exaltation de l’empire colonial français.
En 1940, il est envoyé en Allemagne et son bronze est fondu : pour les nazis, il renvoie à « la honte noire », quand, en 1920, « la rive gauche du Rhin était occupée par 100 000 soldats des colonies », réminiscence « terrible » du traité de Versailles, selon Cheikh Sakho. Une stèle le remplace en 1958, avant un nouveau monument érigé en 1963 au même endroit : deux grands blocs de pierre dépersonnifiés qui n’inspirent aux Rémois que le sarcastique surnom d’« oreilles de lapin ».

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Grâce à l’investissement d’une association en 2009, une copie en bronze de la création originale de Paul Moreau-Vauthier a été réalisée à partir du modèle érigé à l’identique en 1924 à Bamako. Confiée au sculpteur Jean-François Gavoty, elle signe le retour des visages de ces héros de l’armée noire à Reims et dans la mémoire collective. Emmanuel Macron, en plein périple du centenaire de la fin de la Grande Guerre, doit l’inaugurer mardi au côté d’Ibrahim Boubacar Keïta, le président du Mali.
28 000 morts ou disparus
Ces soubresauts épousent la « tardive et timide » reconnaissance par la France de la contribution africaine, estime auprès de l’AFP le professeur Mor Ndao, enseignant-chercheur au département d’histoire de l’université Cheikh-Anta-Diop, à Dakar. La Grande Guerre a fait quelque 28 000 morts ou disparus et près de 37 200 blessés au sein des unités d’Afrique noire. Mais le traitement des tirailleurs « a été inégal par rapport à leurs frères d’armes français et européens », dit M. Ndao, soulignant que les pensions et retraites des anciens combattants des ex-colonies, « cristallisées » en 1959, n’ont été dégelées qu’en 2001.

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Par ailleurs, cette cérémonie se déroule sur le sol français, loin des familles des tirailleurs, tous disparus aujourd’hui : le dernier est décédé au Sénégal le 10 novembre 1998, la veille de la cérémonie lors de laquelle la France devait lui remettre la Légion d’honneur. Pour M. Ndao, « c’est tout un symbole ».


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Ces individus sont âgés d’une vingtaine à une soixantaine d’années.
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Six sympathisants d’extrême droite arrêtés pour un projet d’« action violente » contre M. Macron

Ces individus sont âgés d’une vingtaine à une soixantaine d’années.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 14h10
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 15h30
    |

            Elise Vincent








                        


Six personnes soupçonnées de préparer une « action violente » contre Emmanuel Macron ont été arrêtées, mardi 6 novembre, par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a indiqué au Monde une source judiciaire, confirmant une information de BFM-TV.
Ces arrestations ont été effectuées dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris du chef d’association de malfaiteurs terroristes criminelle, selon la même source.
Quatre personnes ont été interpellées en Moselle, une en Ille-et-Vilaine et une en Isère, précise une source proche de l’enquête. Il s’agit de sympathisants d’extrême droite, cinq hommes et une femme, âgés de 22 à 62 ans.
Cette enquête vise toutefois « un projet imprécis et mal défini à ce stade contre le président de la République », selon elle. « Il faut être très prudent sur la nature exacte de l’éventuel projet, qui n’est pas connu à ce stade », abonde une autre source proche du dossier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Sur Europe 1, Emmanuel Macron est revenu sur la nécessité de lutter contre les violences à l’école. Sans convaincre les syndicats.
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Policiers à l’école : « Il faut que cette possibilité soit ouverte »

Sur Europe 1, Emmanuel Macron est revenu sur la nécessité de lutter contre les violences à l’école. Sans convaincre les syndicats.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 12h19
    |

                            Mattea Battaglia








                        


C’est dans les dernières minutes de l’intervention présidentielle sur Europe 1, mardi 6 novembre, que la question scolaire s’est invitée. « Nos jeunes ont besoin de sécurité à l’extérieur (…), mais ils ont aussi besoin d’autorité dans l’école », a souligné le chef de l’Etat pour qui « l’autorité dans l’école », c’est d’abord « l’autorité du chef d’établissement, l’autorité du maître ». « Ce qu’on voit à l’école… je ne veux plus le voir », a expliqué Emmanuel Macron, se référant – sans la citer explicitement – à la vidéo tournée mi-octobre dans un lycée de Créteil montrant un élève pointant une arme factice contre une enseignante, qui a suscité un vif émoi.
Pour lutter contre la violence à l’école, le gouvernement a promis, le 26 octobre, des mesures sécuritaires n’excluant pas de faire entrer les forces de l’ordre au sein des établissements lors de moments de tensions. Cette possibilité doit être « ouverte », a confirmé le chef de l’Etat sur Europe 1, mais « il faut toujours que ce soit la communauté pédagogique qui en décide ». Or, celle-ci n’a pas caché, ces dernières semaines, son scepticisme face à un plan sécuritaire qui, parce qu’il implique plusieurs ministères (éducation, justice, intérieur), ne sera connu dans le détail qu’à la mi-décembre.

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Une « fausse solution » pour les syndicats
« Des policiers dans les établissements, c’est une fausse solution », a réagi mardi matin, à l’issue de l’intervention présidentielle, Frédérique Rolet, du syndicat d’enseignants SNES-FSU (majoritaire dans le secondaire), en rappelant qu’une mesure de ce type, expérimentée dans certains établissements sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy il y a une dizaine d’années, n’avait pas fait les « preuves de son efficacité ». « Quand il y a un problème grave en classe, l’enseignant est seul, affirme Mme Rolet ; il est déjà trop tard pour faire agir un policier à ce moment-là. »
« Cette manière de communiquer renvoie à une vision extérieure, presque hors sol, de l’école, analyse aussi Stéphane Crochet, du syndicat SE-UNSA. On préfère pointer les manquements des élèves – manque de discipline, manque de civisme, manque de connaissances… – plutôt que des difficultés avec lesquelles cette jeunesse est aux prises dans certains quartiers. »
Depuis la rentrée de la Toussaint lundi, le ministère de l’éducation a fait savoir que plusieurs dispositifs étaient déjà renforcés pour lutter contre les violences : les conseils de discipline doivent être « simplifiés » (délai de convocation et nombre de participants réduits) et dans chaque établissement devra être tenu un registre – numérique ou papier – répertoriant tous les incidents, mais aussi la réponse qui leur est apportée.
Concernant la présence d’un policier ou d’un gendarme non armé, M. Blanquer ne l’exclut pas, « au cas par cas » et à la demande du chef d’établissement. Le ministre de l’éducation a également annoncé la mise en place, cette année, d’une enquête auprès des enseignants en vue de répertorier toutes les agressions, y compris verbales.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Mardi, le président de la République a réclamé « l’indulgence » pour l’ancien conseiller de l’Elysée dont « Le Monde » avait révélé les agissements lors du 1er-Mai.
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Sur l’affaire Benalla, Macron assure que « l’Elysée n’a rien caché »

Mardi, le président de la République a réclamé « l’indulgence » pour l’ancien conseiller de l’Elysée dont « Le Monde » avait révélé les agissements lors du 1er-Mai.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 12h09
    |

            Ariane Chemin








                        


« Est-ce que l’Elysée a dissimulé quelque chose [au sujet de l’affaire Alexandre Benalla]. Rien du tout (…) L’Elysée n’a rien caché », a déclaré Emmanuel Macron, sur Europe 1, mardi 6 novembre. C’est faux. Il a fallu attendre le 18 juillet pour que les Français apprennent que l’adjoint au chef de cabinet de M. Macron, Alexandre Benalla, se trouvait le 1er mai place de la Contrescarpe, à Paris, muni d’un brassard de police ; qu’il était l’homme qui se cachait sous le casque, dans une vidéo pourtant mise en ligne sur Internet quelques heures après les événements, et largement visionnée. Personne sinon n’en aurait rien su.
Le 5 octobre, devant les juges, Alexandre Benalla a d’ailleurs convenu que l’Elysée était « surpris que [l’affaire] sorte maintenant », au cœur du mois de juillet.

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Sa sanction serait également restée secrète si, le 18 juillet, Le Monde n’avait pas interrogé le directeur du cabinet du président de la République, Patrick Strzoda. Sans publicité, le préfet avait suspendu M. Benalla durant deux semaines, du 4 au 19 mai, pour son « comportement manifestement inapproprié » qui portait « atteinte à l’exemplarité attendue des agents de la présidence de la République ».
« Est-ce qu’il y a eu des interventions pour faire pression ? Personne », a aussi déclaré M. Macron sur Europe 1. Trois policiers sont pourtant mis en examen pour « violation du secret professionnel » et « détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection » après avoir transmis, sur un CD, des images des caméras de la Préfecture de police montrant sous un autre angle les violences de la place de la Contrescarpe.
Mis en examen pour « recel de violation du secret professionnel » et « recel de détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection », Alexandre Benalla a expliqué aux enquêteurs qu’il avait confié ces CD à Ismaël Emelien, conseiller spécial du président de la République.
« J’ai téléphoné au président du Sénat »
Devant les policiers, les trois policiers ont confirmé avoir confié ces images afin « d’aider » Alexandre Benalla à préparer sa défense, quelques heures après les révélations du Monde. Ils ont expliqué qu’ils n’auraient pas agi ainsi si le chef adjoint de cabinet ne leur était pas apparu comme l’homme de confiance de M. Macron. « Depuis l’élection de M. Macron, les chefs du groupe de sécurité de la présidence de la République (étaient) ostracisés par la présence de M. Benalla, a notamment déclaré le commissaire Maxence Creusat. Pour nous, M. Benalla (représentait) Macron pour tous les sujets sécurité. »

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Enfin, le président de la République s’est mêlé personnellement de l’affaire Benalla alors qu’avaient repris au Palais du Luxembourg les auditions de la commission d’enquête parlementaire du Sénat.
Le 11 septembre, huit jours avant l’audition de son conseiller, Emmanuel Macron a téléphoné en personne à Gérard Larcher. Le chef de l’Etat l’a revendiqué dès le lendemain en conseil des ministres. « J’ai téléphoné au président du Sénat pour lui rappeler que la Constitution impose les principes de la séparation des pouvoirs et de la présomption d’innocence », a expliqué M. Macron devant le gouvernement.
Le 24 juillet, lors d’une soirée organisée pour fêter la fin de la session parlementaire à la Maison de l’Amérique latine, dans le 7e arrondissement de Paris, le chef de l’Etat avait fait applaudir son chargé de mission par les députés de La République en marche et la ministre de la justice, Nicole Belloubet. M. Benalla venait d’être mis en examen pour « violences en réunion » et « port prohibé et sans droit d’insignes réglementés par l’autorité publique ».

Sur Europe 1, mardi matin, Emmanuel Macron a de nouveau réclamé de l’« indulgence » pour son ancien conseiller.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla :
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit de l’ascension mystérieuse de cet homme.Benalla, Mizerski, Crase..., qui sont les personnages-clés de l’affaire ?Que s’est-il passé précisément place de la Contrescarpe ? Retour sur le déroulement des événements.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés, dans un discours que nous avons décrypté point par point.Affaire d’Etat ou non ? Oui, car il y a eu dissimulation estiment certains ; non, car l’Etat n’as pas commis d’acte délictueux, avancent d’autres.Plus d’une semaine après les révélations du Monde, l’ex-chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.Le 19 septembre, il a été ensuite auditionné par la commission d’enquête du Sénat : voici ce qu’il fallait en retenirDe leur côté, les deux personnes molestées place de la Contrescarpe ont livré leur version des faits





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le laboratoire pharmaceutique a insisté sur le caractère « transitoire » de cette période « qui doit permettre aux patients de trouver une solution alternative pérenne ».
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Le Monde avec AFP  Publié aujourd’hui à 11h57, mis à jour à 11h57   Lecture 1 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                        La nouvelle formule du Levothyrox a, en effet, été accusée de créer d’immportants effets secondaires. REMY GABALDA / AFP             Le laboratoire Merck va poursuivre la mise à disposition de l’ancienne formule du Levothyrox pour les patients français qui disposent d’une ordonnance « tout au long de l’année 2019 », a expliqué, mardi 6 novembre, Valérie Leto, pharmacien responsable de Merck France.          Moins de 50 000 boîtes seront mises à disposition par mois, un volume qui correspond « aux volumes mis à disposition en 2018 » et aux « besoins des patients », selon Mme Leto, qui a insisté sur le caractère « transitoire » de cette période « qui doit permettre aux patients de trouver une solution alternative pérenne ».            Selon un rapport rendu public en début d’année, plus de 12 000 cas de patients ayant des effets indésirables à cause de la nouvelle formule ont été signalés pour la période du 15 septembre au 30 novembre 2017 – soit moins d’un pour cent des personnes traitées au Levothyrox.           Lire notre article pédagogique : La polémique sur le Levothyrox expliquée en six points             Solution « transitoire »          Le tribunal de grande instance de Toulouse avait limité lundi l’obligation de mise à disposition de l’ancienne formule du Levothyrox (Euthyrox) à une durée de trois mois à compter du 1er janvier 2019 pour 39 patients, mais le laboratoire a confirmé le lendemain que tous les patients munis d’une ordonnance pourront se fournir en 2019.          Le laboratoire affirme répondre à une demande de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) qui a listé fin octobre cinq solutions pérennes pour les patients souffrant de troubles de la thyroïde et affirmé évaluer « d’autres spécialités princeps ou génériques » pour « la diversification de l’offre thérapeutique ». L’ANSM a rappelé qu’« Euthyrox est disponible pour une durée et dans des quantités limitées » et que « les médicaments à base de lévothyroxine disponibles de façon régulière et pérenne doivent être privilégiés ».           Lire aussi : Quand l’Agence du médicament se cache derrière le secret des affaires             Importation depuis l’Allemagne          L’ancienne formule du Levothyrox est importée d’Allemagne, puisque Merck ne dispose pas d’autorisation de mise sur le marché français pour l’Euthyrox mais seulement d’autorisation d’importation. En Allemagne, la nouvelle formule remplacera l’ancienne au cours du premier semestre 2019, mais Merck s’engage à continuer à fournir l’ancienne formule aux patients français en 2019 « à partir d’importations d’autres pays européens », a précisé Mme Leto.          L’Agence européenne des médicaments avait rendu en juillet un avis favorable au lancement de la nouvelle formule du Levothyrox dans 21 pays. Le laboratoire affirme n’avoir pas reçu de demandes de mise à disposition de l’ancienne formule dans les pays en transition. Valérie Leto a insisté sur l’existence de « solutions pérennes » alternatives dans les pays concernés comme, par exemple, la Suisse.           Pour aller plus loin (en édition abonnés) : La thyroïde sous toutes les coutures                                   Annonces automobiles avec La Centrale           MERCEDES 230 6000 € 59           AUDI A2 3300 € 78           CITROEN C4 AIRCROSS 15990 € 44      Recherche                                Voir les réactions      Dans la même rubrique                 La folie des empereurs romains, une histoire de famille  Tibère, Caligula, Néron… Exploration en BD de la vie de ces empereurs souffrant de troubles psychiques.                         Article réservé à nos abonnés Cette mutation qui a fait de nous des coureurs hors pair  La perte d’une fonction enzymatique, il y a deux millions d’années, nous a rendus plus endurants. Des souris porteuses de la mutation courent 12 % plus vite et 20 % plus loin…                      Le périple de l’eau dans notre corps  Le cycle de l’eau (9/10) : le corps d’un adulte de 75 kg contient entre 45 et 50 litres d’eau. Celle-ci permet à tous nos organes de fonctionner.                        Dewayne Johnson, l’homme qui a mis Monsanto sur le banc des accusés  Cet homme de 46 ans attaque en justice le géant agrochimique, l’accusant d’avoir caché la dangerosité de son désherbant au glyphosate.                       Article réservé à nos abonnés L’addiction aux opiacés, première cause de mort par overdose en France  L’abus et la dépendance aux antidouleurs constituent l’une des pires crises sanitaires de l’histoire récente. Aux Etats-Unis, elle fait des ravages croissants depuis dix ans.                         Article réservé à nos abonnés Le CERN fait surfer les électrons  Un prototype, baptisé « Awake », promet de miniaturiser les futurs accélérateurs  de particules en entraînant les électrons sur des vagues créées par un faisceau de protons.                       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CREDIT
       La crotte de la reine des rats-taupes glabres transforme ses servantes  Chez ces rongeurs, les femelles non gestantes adoptent un comportement maternel sous l’effet d’une hormone présente dans les excréments de la cheffe de la colonie.                         Article réservé à nos abonnés Les leçons du passé technologique  Le collectif  Paléo-énergétique écrit  une contre-histoire  de l’énergie en revenant  sur des inventions oubliées.               
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Egalité salariale : à partir du 6 novembre à 15 h 35, les Françaises travaillent « gratuitement »

C’est le calcul auquel est parvenue la newsletter « Les Glorieuses », qui veut sensibiliser l’opinion sur les inégalités salariales entre les femmes et les hommes.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 11h50
   





                        


A compter de mardi 6 novembre, à 15 h 35, les Françaises travaillent pour rien. C’est ce qu’annonce Les Glorieuses, à l’origine de ce calcul annuel. En 2017, la newsletter féministe avait arrêté la date du 3 novembre à 11 h 44. Avec trois jours « gagnés » en un an, le chemin vers l’égalité des salaires des hommes et des femmes s’annonce encore long. Les Glorieuses conclut :
« A ce rythme-là, l’égalité est pour 2168. Il est temps d’agir… »
Pour mobiliser, la fondatrice de la newsletter, Rebecca Amsellem, a lancé le hashtag #6novembre15h35 sur Twitter, heure et date qui correspondent au moment où le salaire des hommes dépasse, en cumulé, celui des femmes sur une année complète. L’objectif étant de sensibiliser l’opinion au sujet des inégalités salariales.

#6Novembre15h35 - En 2018, les femmes travailleront gratuitement du 6 novembre jusqu'à la fin de l'année. On s'enga… https://t.co/mFgKVzqzhq— Les_Glorieuses (@Les Glorieuses Newsletter)


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La Journée européenne de l’égalité salariale a eu lieu samedi 3 novembre, date à partir de laquelle les Européennes travaillent gratuitement, selon les données fournies par Eurostat. En France, les femmes ont un salaire inférieur de 15,2 % à celui des hommes. Un écart assez proche de la moyenne européenne (16,2 %), qui stagne.
Les Glorieuses cite plusieurs autres données, à commencer par la différence de salaires de 9 % entre hommes et femmes « à travail égal, en prenant en compte les tranches d’âges, le contrat, le temps, le secteur d’activité et la taille de l’entreprise ». Enfin, selon les chiffres les plus récents de l’Institut national de la statistique et des études économioques (Insee), qui remontent à 2015, toutes catégories confondues, « les salaires des femmes sont inférieurs de 23,7 % à ceux des hommes. En d’autres termes, les hommes perçoivent 31,1 % de plus que les femmes », écrit la newsletter.

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Sanctions possibles à l’avenir
Une situation qui pourrait changer peu à peu. Des sanctions possibles à l’avenir sont évoquées par le gouvernement pour pénaliser les sociétés où les écarts seraient flagrants.
Les entreprises de plus de cinquante salariés où des inégalités salariales entre femmes et hommes auront été mesurées auront « trois ans » pour remédier à la situation, faute de quoi elles pourraient encourir une « sanction » équivalente à « 1 % du chiffre d’affaires », a annoncé, le 23 octobre, la ministre du travail, Muriel Pénicaud. L’égalité salariale femmes-hommes, « l’un des quatre volets importants » de la loi sur l’avenir professionnel votée cet été, constitue « une ambition très forte » qui, « grâce à la loi », est « devenue un objectif », a dit la ministre.
Rebecca Amsellem plaide pour l’allongement du congé paternité, à égalité avec le congé maternité, afin d’équilibrer les interruptions de carrières pour les parents des deux sexes, car les écarts se creusent au moment de la naissance du premier enfant, relève-t-elle. La militante appelle aussi à une transparence obligatoire des salaires dans l’entreprise, s’appuyant sur les exemples des pays qui ont mis en place cette pratique et au sein desquels les inégalités s’amenuisent.
L’Islande est exemplaire en matière de parité. Le 1er janvier, elle a été le premier pays à légiférer contre les différences de salaires entre les femmes et les hommes.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Le renvoi en correctionnelle de trois sapeurs-pompiers a été requis par le parquet de Versailles dans une affaire de viol sur une mineure de 14 ans.
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Accusations de viol chez les pompiers : le parquet demande la requalification en atteinte sexuelle

Le renvoi en correctionnelle de trois sapeurs-pompiers a été requis par le parquet de Versailles dans une affaire de viol sur une mineure de 14 ans.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 12h34
    |

            Emeline Cazi








                        


Au terme d’une enquête qui aura duré plus de huit ans, le parquet de Versailles a rendu ses réquisitions dans l’affaire qui oppose une jeune femme à une vingtaine de sapeurs-pompiers dont trois sont mis en examen pour viols et agressions sexuelles, et quatre autres pour omission de porter secours à une personne en danger. Le procureur demande l’abandon des poursuites pour viol, et requiert le renvoi de trois sapeurs-pompiers devant le tribunal correctionnel pour atteinte sexuelle sur une jeune fille de 14 ans. Cette affaire, révélée par Le Monde le 30 juillet, avait mis au jour les dérives qui persistent dans le huis clos des casernes. 
Cette adolescente – appelons-la Julie – a 14 ans au moment des faits et une santé fragile. Depuis l’âge de 12 ans, elle est sujette aux crises de spasmophilie et de tétanie, et a déjà fait plusieurs tentatives de suicide. Elle a aussi développé « une passion pour les pompiers », rappelle le parquet dans son réquisitoire révélé par l’AFP et que Le Monde a pu consulter. Ses proches évoquent même « un culte du pompier ». En 2009, elle fait la connaissance d’un militaire de la caserne de Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine), l’un de ceux qui intervient très souvent chez elle. Il a 20 ans. Il est le premier à avoir un rapport sexuel avec elle.
Plus d’une dizaine de ses camarades suivront. De caserne en caserne, on se repasse le numéro de ce « plan cul ». Les relations ont lieu chez la collégienne, dans les jardins publics, sur le capot d’une voiture, dans les toilettes d’un hôpital. Tous assurent que c’est elle qui les contacte sur Facebook, puis leur fait « part de sa volonté d’avoir des relations sexuelles avec eux dans des termes très crus », résume le parquet. Julie dit le contraire : ils l’appelaient « et se montraient même pressants ». Mais elle ne nie pas les « nombreuses relations sexuelles (…) directement liées à ses tendances autodestructrices » : « C’était comme me couper », « j’avais besoin de me faire mal », explique la jeune femme alors shootée aux antidépresseurs et autres anxiolytiques.

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« Variations substantielles »
Les secouristes ont été entendus. La jeune femme également. Or, en raison « des variations substantielles » de la version de cette dernière durant l’enquête, « de ses manœuvres (…) pour faire accroire ses déclarations, de la remise en cause de sa crédibilité », alors que les pompiers restaient « constants » et « homogènes », le défaut de consentement « apparaît insuffisamment caractérisé », explique la magistrate. La qualification de viol ne peut donc être retenue. Mais, comme Julie était mineure, les faits de viol reprochés à trois militaires peuvent être requalifiés en atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans.
Dix-sept autres pompiers ont eu des rapports avec la collégienne. Pour dix d’entre eux, l’enquête n’a pas réussi à démontrer qu’ils connaissaient son âge, estime le parquet. Aucun des sept autres n’avaient une « ascendance » ou une « autorité » sur elle, condition sine qua non pour que l’infraction d’atteinte sexuelle soit constituée.

        Lire l’entretien :
         

          Pompiers de Paris : « Je ne ferai pas preuve de corporatisme si les faits sont avérés »



Pour les quatre secouristes auxquels il était reproché de ne pas avoir porté secours à la jeune femme qui faisait une crise de spasmophilie, « la notion de péril grave et imminent n’est nullement caractérisée », poursuit le parquet. Au cours de leur enquête, les policiers ont par ailleurs découvert que la jeune femme avait menti dans deux autres procédures où elle disait avoir reçu des menaces et avoir été séquestrée.
C’est à présent au juge d’instruction de dire s’il suit les réquisitions du procureur. Au terme de son enquête interne, la brigade des sapeurs-pompiers de Paris avait radié de ses effectifs celui qu’elle considère être comme l’auteur principal des faits. Un second a été écarté, et le troisième n’a pas été renouvelé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ L’ex-présidente du Syndicat de la magistrature s’estimait victime d’une sanction déguisée après l’affaire du mur des cons.
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Le Conseil d’Etat conforte la latitude du gouvernement dans le choix des juges

L’ex-présidente du Syndicat de la magistrature s’estimait victime d’une sanction déguisée après l’affaire du mur des cons.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 11h11
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



   


Le temps de la justice n’est pas celui de la vie réelle. Le Conseil d’Etat a jugé, dans un arrêt rendu le 25 octobre, que le garde des sceaux était fondé à ne pas avoir retenu pour une promotion qu’elle sollicitait en octobre 2016 et février 2017 Françoise Martres, l’ex-présidente du Syndicat de la magistrature, en raison de son renvoi en correctionnelle pour « injures publiques » dans l’affaire du « mur des cons ». Il se trouve que la magistrate a été promue depuis, en août 2017, première vice-présidente adjointe du tribunal de grande instance de Bordeaux.
En bref, Jean-Jacques Urvoas, ministre de la justice jusqu’en mai 2017, avait le droit de refuser à cette juge sa promotion à un poste « hors hiérarchie » que Nicole Belloubet, l’actuelle ministre de la justice, lui a accordée à peine arrivée place Vendôme. Ce cas illustre d’abord l’étendue du pouvoir des gouvernements sur la carrière des magistrats du siège, ceux qui jugent. Car, rappelons-le, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), institution chargée de veiller à l’indépendance de la justice, ne choisit que 5 % des juges, les plus haut gradés. Pour les autres juges, le CSM donne un avis qui engage le gouvernement sur les noms que lui soumet le garde des sceaux. Quant aux magistrats du parquet, la chancellerie a l’initiative sur 100 % des nominations.

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Renvoi en correctionnelle
La décision de la haute juridiction administrative n’a donc pas d’impact sur la carrière de Mme Martres, mais sa motivation est instructive. Concrètement, la conseillère à la cour d’appel d’Agen avait fait acte de candidature à plusieurs postes de présidente de chambre dans les cours d’appel de Bordeaux, Toulouse, Montpellier et Agen et de première vice-présidente au tribunal de Bordeaux. Mais le garde des sceaux a proposé d’autres noms, qui, après avis favorable du CSM, ont été nommés par décret du président de la République. La magistrate a ainsi attaqué devant le Conseil d’Etat les propositions de nomination du ministre et les décrets de nomination de ses concurrents heureux.
Dans la recherche d’une éventuelle discrimination dont la magistrate aurait été victime, l’arrêt relève que le CSM avait écrit en décembre 2016 au garde des sceaux pour la recommander et expliquer que « le fait d’écarter systématiquement, depuis un an, les candidatures de Mme Martres aux postes hors hiérarchie pour des motifs étrangers à sa qualité professionnelle ou à la gestion des ressources humaines est vécu par l’intéressée comme une gestion discriminatoire de sa carrière liée à sa qualité de responsable syndicale ».

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                Imbroglio autour du « Mur des cons »



Mais, note le Conseil d’Etat, la chancellerie justifie sa position par le renvoi au tribunal de l’intéressée pour l’affichage dénigrant des personnalités politiques mis en place au siège du Syndicat de la magistrature et par le retentissement public exceptionnel pris par ces faits « qui étaient de nature à jeter publiquement le doute sur son respect des exigences de réserve ». Il n’y avait donc ni discrimination ni sanction déguisée de la part du ministre, conclut l’arrêt. Aucune procédure disciplinaire n’a été engagée contre Mme Martres, mais sa carrière pouvait néanmoins être entravée par le ministre.
Sur le fond, le procès du « mur des cons » s’ouvre à Paris le 4 décembre.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Trois ans après les attentats de Paris et de Saint-Denis, qui ont fait 130 morts, plus de 2 500 victimes ont fait l’objet d’une prise en charge indemnitaire par le Fonds de garantie.
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Attentats du 13 novembre 2015 : 85 millions d’euros d’indemnisation versés aux victimes

Trois ans après les attentats de Paris et de Saint-Denis, qui ont fait 130 morts, plus de 2 500 victimes ont fait l’objet d’une prise en charge indemnitaire par le Fonds de garantie.



Le Monde.fr avec AFP
 |    06.11.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 11h12
   





                        



   


Le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI) a versé 85 millions d’euros aux victimes des attentats du 13 novembre 2015, un chiffre qui correspond « aux premières provisions », a annoncé, mardi 6 novembre, son directeur général Julien Rencki.
« Au 1er novembre 2018, 2 625 victimes des attentats du 13 novembre 2015 ont fait l’objet d’une prise en charge indemnitaire par le FGTI », a déclaré l’organisme, qui indemnise les personnes blessées, physiquement ou psychologiquement, et les ayants droit de personnes décédées lors d’attentats, précisant que « le nombre de demandes d’indemnisation continue d’évoluer ».
« Seules 1 302 offres d’indemnisation sont définitives à ce jour concernant ces 2 625 victimes. Et 856 règlements définitifs ont été acceptés », a souligné lors d’une conférence de presse Julien Rencki à propos des attentats de Paris et de Saint-Denis, qui ont fait 130 morts.

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Financé par les contrats d’assurance
« L’offre d’indemnisation définitive intervient lorsque l’état de santé de la victime est stabilisé, c’est-à-dire lorsqu’il n’est, en principe, plus susceptible de s’aggraver ou de s’améliorer », explique-t-il.
« Pour les autres victimes, le temps de la réparation et le parcours de soin sont plus longs et leur consolidation demandera plus de temps », mais le FGTI précise que « des provisions sont versées régulièrement tant que l’indemnisation définitive du préjudice n’est pas intervenue ».
Créé en 1986, le FGTI est financé par une contribution de 5,90 euros sur chacun des 90 millions de contrats d’assurance de biens signés en France (auto, habitation, etc.).

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Emmanuel Macron veut rendre hommage à Genevoix, qui fut blessé en 1915 et raconta son expérience du front, mais aussi à la « nation combattante ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

L’écrivain Maurice Genevoix et « ceux de 14 » vont entrer au Panthéon

Emmanuel Macron veut rendre hommage à Genevoix, qui fut blessé en 1915 et raconta son expérience du front, mais aussi à la « nation combattante ».



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 13h43
   





                        



   


L’écrivain Maurice Genevoix et « ceux de 14 » vont entrer au Panthéon l’an prochain afin de rendre hommage à « l’armée victorieuse » de la Grande Guerre, a annoncé Emmanuel Macron mardi 6 novembre lors de son passage aux Eparges, dans la Meuse, à l’occasion des commémorations du centenaire de l’armistice.
« Je souhaite que l’an prochain, ceux de 14, simples soldats, officiers, engagés, appelés, militaires de carrière, sans grade et généraux, mais aussi les femmes engagées auprès des combattants, car ceux de 14 ce fut aussi celles de 14, toute cette armée qui était un peuple, tout ce grand peuple qui devint une armée victorieuse, soient honorés au Panthéon », a déclaré le chef de l’Etat aux Eparges, théâtre de combats en 1915. « Je souhaite qu’ils franchissent ce seuil sacré avec Maurice Genevoix, leur porte-étendard », a-t-il ajouté.
Il y a aura ainsi, a précisé l’Elysée, deux panthéonisations simultanées, celle de Genevoix et celle, « à titre collectif », de « ceux de 14 », « incarnant la nation combattante, composée des civils appelés sous le drapeau et des militaires de carrière engagés dans les combats, mais aussi des femmes qui les ont accompagnés sur le front ».
L’un des écrivains préférés de Macron
Cette panthéonisation collective est une première, même s’il existe déjà au Panthéon une plaque d’hommage aux Justes de France, qui s’étaient distingués en protégeant des Juifs pendant la seconde guerre mondiale. Le président de la République a souhaité également « que le 11 novembre prochain un mémorial soit dévoilé afin que la Nation rende l’hommage qui leur est dû » à « ceux de 14 ».
Emmanuel Macron tenait à saluer aux Eparges la mémoire de Maurice Genevoix (1890-1980), l’un de ses écrivains préférés, qui y a été blessé et en a fait le récit saisissant dans son recueil Ceux de 14. « Genevoix fut le chantre de cette mémoire. Par lui, la voix de ceux de 14 ne cesse de nous exhorter à ne pas baisser la garde et à conserver intacte notre vigilance quand le pire de nouveau réapparaît », a souligné le chef de l’Etat.
Cette entrée de Genevoix au Panthéon, au milieu des grandes figures de la Nation, était souhaitée par la famille de l’auteur de Raboliot, disparu en 1980. « Maurice Genevoix s’est imposé petit à petit comme le porte-parole des soldats de 1914, donc à travers lui rentrent [au Panthéon] tous les soldats de 1914 », s’est réjoui Julien Larere-Genevoix, le petit-fils de l’écrivain.

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Le carnet de santé numérique va devoir faire ses preuves

Le dossier médical partagé est officiellement « disponible pour tous » depuis mardi. Les médecins expriment leurs doutes sur sa mise en œuvre.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 10h19
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 11h08
    |

            François Béguin








                        


Plus de quatorze ans après avoir été promis par Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la santé, le dossier médical partagé (DMP) est désormais officiellement « disponible pour tous ». L’actuelle ministre de la santé, Agnès Buzyn, a annoncé mardi 6 novembre, le lancement national de ce carnet de santé numérique « gratuit, confidentiel, sécurisé » et non obligatoire, qui centralise les informations médicales des patients, comme les comptes rendus d’hospitalisation et de consultation, les résultats d’analyses biologiques, les radios, etc.
Sur le papier, l’outil présente beaucoup de vertus. Il doit renforcer la collaboration entre les professionnels de santé, permettre un accès immédiat aux informations médicales d’un patient lors d’une première consultation ou en cas d’urgence, éviter les risques liés aux interactions médicamenteuses ou la réalisation d’actes médicaux redondants. En 2004, lors de la présentation du projet, M. Douste-Blazy estimait que le DMP pourrait permettre d’économiser 3,5 milliards d’euros par an, un montant jamais réévoqué depuis.
1,9 million de Français
Après des années d’atermoiements et des centaines de millions d’euros dépensées, le dispositif revient de loin. En 2016, la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM), qui s’est vu confier son déploiement par la loi santé de Marisol Touraine, choisit de l’expérimenter à marche forcée dans neuf départements. Les pharmaciens sont intéressés à leur création (1 euro par DMP ouvert) et les Caisses primaires d’assurance-maladie (CPAM) sont elles aussi invitées à en ouvrir. Résultat : 1,9 million de Français ont aujourd’hui un tel dossier et près de 100 000 s’ouvriraient actuellement « à bas bruit », selon la CNAM, chaque semaine. Objectif désormais : 40 millions de dossiers ouverts d’ici à cinq ans.
Pour que le DMP ne reste pas une coquille vide avant l’intervention d’un professionnel de santé, l’Assurance-maladie l’alimente automatiquement avec l’historique des vingt-quatre derniers mois de remboursement de soins. Les assurés peuvent également eux-mêmes créer, consulter, voire même abonder leur DMP, « notamment avec des photos ou des PDF des documents de santé ». Des modalités censées permettre une appropriation de l’outil par les assurés et les professionnels de santé.

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« Nous ne partions pas d’un accident industriel mais d’un échec dans le déploiement. Les conditions fondamentales pour relancer la dynamique sont aujourd’hui réunies, assure au Monde Nicolas Revel, le directeur général de la CNAM. Tout n’est pas parfait. Nous avons conscience qu’il faut encore améliorer l’ergonomie, mais pendant deux ou trois ans, nous allons corriger, ajuster, enrichir et adapter le service. »
Car pour être un succès, le dispositif doit emporter l’adhésion des médecins, aujourd’hui loin d’être acquise, principalement par manque de simplicité d’utilisation. « On aurait pu avoir quelque chose de plus fonctionnel et de plus simple si on n’avait pas laissé faire l’administration », assure Jean-Paul Hamon, le président de la Fédération des médecins de France, qui estime que « le DMP en 2018, c’est du vent total, ça ne marchera pas plus que les autres fois… ».
« Chronophage »
Ceux qui l’ont expérimenté font également part de leur scepticisme. « Les éditeurs de logiciels n’ont pas tous développé les bonnes interfaces, vous pouvez perdre plusieurs minutes à intégrer les documents », raconte Yannick Schmitt, médecin généraliste dans le Bas-Rhin, l’un des départements tests, et président de Reagjir, un syndicat de jeunes médecins. « Enthousiaste » sur le principe du DMP, il regrette le manque de données y figurant. « Les hôpitaux ne sont pas très réactifs, et seuls un ou deux laboratoires pharmaceutiques jouent le jeu. S’il n’y a aucune information dedans, on ne va pas y aller », dit-il.
Signe de la réticence des médecins à utiliser ce service, ils n’étaient que 18 % à le remplir dans les neuf départements tests. En Haute-Garonne, l’un d’entre eux, Jean-Louis Bensoussan, secrétaire général de MG France, premier syndicat chez les généralistes, affirme n’avoir jamais réussi à verser des documents dans le DMP. « Tel qu’il est conçu, ce dossier médical n’est pas intéressant pour les médecins, juge-t-il. Pour 95 % de mes patients que je connais déjà, je reçois directement les informations nécessaires via mon dossier patient. Pour les autres, ce sont des pathologies bénignes pour lesquelles l’accès à un dossier partagé ne m’apporterait pas grand-chose. » 
Pour davantage inciter les médecins à remplir ces DMP, certains leaders syndicaux, comme Luc Duquesnel, le président de Généralistes-CSMF, proposent que l’Assurance-maladie paye les praticiens pour remplir les dossiers médicaux des patients polypathologiques, une tâche selon lui « chronophage à faire de façon structurée », et nécessitant « pas loin de quarante-cinq minutes ». Une demande rejetée par Nicolas Revel, qui assure ne « pas avoir prévu de rémunérer en tant que tel » l’alimentation du DMP.

Des données confidentielles, à l’accès restreint
Le patient peut choisir les professionnels de santé qui peuvent accéder à son dossier médical partagé et décider de masquer une information médicale, sauf à son médecin traitant. Il est averti par e-mail ou SMS « dès qu’un document est déposé ou qu’un professionnel de santé se connecte pour la première fois », explique l’Assurance-maladie. La Caisse nationale d’assurance-maladie rappelle par ailleurs que les laboratoires pharmaceutiques, les mutuelles, les banques et les assurances « n’y ont aucun droit ». Lors de la création de son dossier, l’assuré doit préciser s’il souhaite rendre son dossier accessible en cas d’urgence, par exemple lors d’un appel au SAMU-Centre 15.





                            


                        

                        

