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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Kateryna Gandziouk, 33 ans, était hospitalisée après avoir été attaquée le 31 juillet à proximité de son domicile de Kherson.
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Le meurtre à l’acide d’une militante anticorruption bouleverse l’Ukraine

Kateryna Gandziouk, 33 ans, était hospitalisée après avoir été attaquée le 31 juillet à proximité de son domicile de Kherson.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 15h57
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 17h28
    |

            Benoît Vitkine








                        



                                


                            

L’onde de choc provoquée par la mort de Kateryna Gandziouk, dimanche 4 novembre, continue de secouer l’Ukraine. Avant ses funérailles, organisées mercredi dans sa ville natale de Kherson, dans le sud du pays, la mort de Mme Gandziouk, une militante anticorruption qui dénonçait les malversations de la police, occupait l’essentiel des actualités télévisées et des conversations. D’autres attaques contre des activistes, survenues dans le passé, n’avaient pas eu le même retentissement.
« Peut-être que nous avons sous-estimé combien les choses étaient graves », écrivait mardi matin sur les réseaux sociaux l’une de ses collègues activistes, comme si la sidération provoquée par ce décès brutal, trois mois après l’attaque contre Mme Gandziouk, pouvait servir d’électrochoc à l’ensemble du pays.
Kateryna Gandziouk, 33 ans, a été attaquée le 31 juillet à proximité de son domicile de Kherson. Un inconnu l’avait aspergée d’un litre d’acide sulfurique, brûlant 40 % de son corps. Durant les trois mois où elle est restée hospitalisée, consciente la majeure partie du temps, les médecins ont mené onze opérations pour remplacer des morceaux de peau. Elle est morte dimanche d’un accident vasculaire.
«C’est difficile de savoir combien de temps cette émotion va durer : les gens ici sont habitués à toutes les horreurs », Kristina Berdynskykh, journaliste
Toutes les autorités du pays ont condamné cet assassinat. En visite en Turquie, le président ukrainien, Petro Porochenko, a exprimé ses condoléances aux proches de la militante. « J’appelle les forces de l’ordre à tout faire pour que les assassins de Kateryna Gandziouk soient trouvés, jugés et punis », a également écrit M. Porochenko sur son compte Twitter. Johannes Hahn, commissaire européen à l’élargissement, a également demandé que justice soit faite. Depuis dimanche, plusieurs rassemblements où les hommages le disputaient à la colère ont été organisés à Kiev et dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Les présidents américain et russe ne vont finalement se rencontrer que brièvement avant un sommet bilatéral reporté à une date ultérieure.
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Le sommet prévu entre Trump et Poutine à la fin des commémorations de l’armistice n’aura pas lieu

Les présidents américain et russe ne vont finalement se rencontrer que brièvement avant un sommet bilatéral reporté à une date ultérieure.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 11h38
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante) et 
Marc Semo








                        



   


Ce devait être l’un des grands moments diplomatiques en marge des cérémonies parisiennes commémorant le centième anniversaire de la fin de la première guerre mondiale. Le sommet prévu entre le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine n’aura finalement pas lieu.
« Ils vont certainement se rencontrer… Mais en effet, les circonstances ont un peu changé. Le format multilatéral des événements consacrés au centenaire de la fin de la première guerre mondiale ne permet pas d’organiser une rencontre approfondie des deux présidents », a déclaré, mardi 6 novembre, Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, en précisant que les deux dirigeants « se verront dans les couloirs et décideront eux-mêmes quand cette rencontre grand format aura lieu ».
Le quotidien russe Kommersant avait affirmé plus tôt que cette annulation avait été faite « à la demande » d’Emmanuel Macron, qui « n’a pas voulu que le sommet russo-américain éclipse les événements consacrés au centenaire de la fin de la première guerre mondiale ». « C’est comme cela que cela a été formulé », assure une source diplomatique européenne, citée par le journal. L’Elysée a démenti mardi avoir fait une telle requête.
Paris, capitale du monde pendant deux jours
Déjà lundi, le président américain Donald Trump avait confirmé que ce sommet approuvé par les deux partis lors de la récente venue à Moscou de John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, serait reporté. « Je ne suis pas certain que nous nous rencontrerons à Paris, probablement pas », a déclaré le président américain qui s’exprimait depuis la base d’Andrews, près de Washington. « Nous n’avons encore rien organisé. Nous ne savons pas si ce sera l’endroit adéquat. Je serai à Paris pour d’autres raisons », avait-il ajouté.
Une telle rencontre Trump-Poutine aurait, certes, donné encore un peu plus de lustre à des cérémonies qui vont faire de Paris, pendant deux jours, la capitale diplomatique du monde avec plus de 70 chefs d’Etat ou de gouvernement et de dirigeants d’organisation internationale représentés. Quelque 84 pays ont été invités, soit tous ceux qui furent engagés de près ou de loin dans ce qui fut une guerre mondiale. Tous les dirigeants européens seront là, la quasi-totalité de ceux du Moyen-Orient et du continent africain, ainsi que bon nombre de Latino-Américains.
La densité des événements et des rencontres samedi et dimanche, avec les cérémonies de commémoration le 11 novembre, le déjeuner à l’Elysée puis l’ouverture à la grande halle de la Villette du forum sur la paix rendaient pour le moins difficile un véritable sommet entre les présidents russe et américain. Donald Trump devrait, en revanche, rencontrer samedi en fin de matinée Emmanuel Macron à la fin de son itinérance mémorielle, avant qu’il ne rejoigne à la clairière de l’armistice, à Compiègne, la chancelière allemande Angela Merkel, première dirigeante de l’Allemagne fédérale à se rendre en ce lieu symbolique.

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                Centenaire du 11-Novembre : Emmanuel Macron sur les traces de la Grande Guerre






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ La liste des Etats non coopératifs en matière de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale ne comptera plus alors que cinq noms.
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La Namibie en passe de sortir de la liste noire européenne des paradis fiscaux

La liste des Etats non coopératifs en matière de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale ne comptera plus alors que cinq noms.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 12h42
    |

            Anne Michel








                        



                                


                            

La Namibie devrait sortir de la liste noire européenne des paradis fiscaux, mardi 6 novembre, à l’issue d’une réunion des ministres des finances de l’Union européenne (UE), selon les informations du Monde. Le conseil Ecofin devait, en effet, entériner le retrait de ce pays du sud-ouest de l’Afrique de la liste des Etats jugés non coopératifs en matière de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, après des engagements à réformer sa loi et ses pratiques pris par Windhoek.
Seuls cinq pays resteront donc fichés pour n’avoir pris aucun engagement à ce jour : Samoa, les îles Samoa américaines, les îles vierges américaines, l’île de Guam et Trinité-et-Tobago. Ces territoires, estime l’Europe, ne respectent aucun des critères de bonne gouvernance fiscale fixés par l’Union européenne : appliquer les standards d’échange automatique de renseignements financiers établis par l’Organisation de coopération et de développement économiques (comptes bancaires ouverts par des non-résidents, parts de sociétés, etc.) ; s’engager à mettre en place les lignes directrices de lutte contre les pratiques d’évasion fiscale des multinationales ; et éviter de favoriser l’implantation de sociétés offshore.

Une arme dissuasive puissante
Mise en place à l’initiative de la Commission européenne après une succession de scandales de fraude et d’évasion fiscale – dont les « Paradise papers » parus le 5 novembre 2017 –, la liste noire européenne des paradis fiscaux a vocation à faire rentrer dans le rang de la coopération les centres financiers offshore. Elle constitue de fait une arme dissuasive puissante, puisque aucun des pays fichés ne peut plus recevoir de fonds venant des institutions européennes. Le fichage nuit, par ailleurs, aussi à la réputation, donc pèse sur les flux économiques.
Cette liste, qui comprenait initialement dix-sept pays, n’a cessé de se réduire depuis sa publication, le 5 décembre 2017, à mesure que les pays s’engageaient à coopérer....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ L’homme fort du gouvernement et chef de la Ligue a éreinté, dimanche, les « écologistes de salon » et la Commission de Bruxelles, tout en demandant une aide exceptionnelle de l’Europe.
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En Italie, Matteo Salvini politise les intempéries meurtrières qui ont touché le pays

L’homme fort du gouvernement et chef de la Ligue a éreinté, dimanche, les « écologistes de salon » et la Commission de Bruxelles, tout en demandant une aide exceptionnelle de l’Europe.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 11h27
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Des images de désolation, des fleuves en crue, des routes coupées par des chutes d’arbres et 32 morts, du nord au sud du pays, depuis le 29 octobre : les orages d’automne ont pris, en Italie, des proportions dramatiques et inédites.
Le pire a été atteint dimanche 4 novembre à Casteldaccia (Sicile), dans les environs de Palerme, lorsque la crue du fleuve Milicia a submergé une maison en pleine fête de famille, laissant derrière elle neuf morts, noyés en quelques instants. Mais les dégâts ne se sont pas limités aux régions méridionales de l’Italie : le nord-est – particulièrement le Trentin-Haut-Adige et la province de Belluno (nord de la Vénétie) –, a été, lui aussi, très durement touché.

En première ligne dans le combat contre les intempéries, le ministre de l’intérieur Matteo Salvini (Ligue, extrême droite) n’a pas manqué de chercher à politiser l’affaire. Dimanche, en déplacement dans la province de Belluno, où des dizaines de milliers d’hectares de forêts ont été ravagés par les vents, l’homme fort du gouvernement a attribué l’ampleur des dégâts aux méfaits des « écologistes de salon, pour qui il ne faut pas tailler les arbres, nettoyer les ruisseaux (…) afin de ne pas déranger les petits oiseaux ».
Puis il a plaidé pour un plan massif de 40 milliards d’euros, « pour mettre en sécurité le territoire national ». Une proposition en forme de provocation, alors que Rome et Bruxelles s’opposent, depuis plus d’un mois, à propos du budget 2019 de l’Italie, dont le déficit prévu (2,4 % du produit intérieur brut) dépasse largement les engagements antérieurs pris par le pays.

Constructions sauvages
« Je m’engage à récolter et à dépenser cet argent, en espérant ne pas voir arriver de lettre de contestation de Bruxelles… », a-t-il continué, ironique, avant de déclarer que, vu la situation, les prochaines demandes de Bruxelles devraient, à son avis, « être envoyées directement aux archives »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Brexit, baisse du marché automobile, guerre commerciale… L’alignement des planètes qui avait conduit à une météo très favorable pour l’Europe est en train de se défaire, explique dans sa chronique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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« La fermeture de l’usine Michelin de Dundee est un signe de plus que l’Europe va affronter un hiver rude »

Brexit, baisse du marché automobile, guerre commerciale… L’alignement des planètes qui avait conduit à une météo très favorable pour l’Europe est en train de se défaire, explique dans sa chronique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    06.11.2018 à 10h50
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Pertes & Profits. Dundee a vu passer les cycles économiques comme les nuages dans le ciel d’Ecosse, toujours en mouvement. La troisième ville du pays, derrière Edimbourg et Glasgow, a connu la prospérité, du temps des baleiniers, du jute et des grandes manufactures, le déclin et le renouveau. Elle n’échappe pas aujourd’hui à la nouvelle lame de fond de désindustrialisation qui touche tout le Royaume-Uni.
L’une de ses principales usines va fermer. Le fabricant français de pneumatiques Michelin a annoncé l’arrêt de son site, qui emploie 845 personnes. Tout le personnel politique local et national monte au créneau. La première ministre, Nicola Sturgeon, qui s’était rendue sur place il y a un an, se déclare « dévastée » par cette annonce et promet des aides. Les syndicats hurlent à la trahison.
Il est vrai que la nouvelle prend tout le monde de court. Michelin avait investi 70 millions d’euros pour moderniser l’usine et garantir sa pérennité pour les dix à quinze prochaines années. Mais en septembre, le directeur de l’usine, John Reid, avait reconnu dans les colonnes du journal local, The Courier, que des adaptations seraient nécessaires, voire des suppressions de postes, pour pallier la baisse des commandes. La solution a été nettement plus radicale.
Car la tempête qui se lève aujourd’hui n’a rien d’une petite brise de printemps. Soudain, l’alignement des planètes qui avait conduit à une météo très favorable pour l’économie européenne est en train de se défaire. Tous les éléments convergent désormais pour nous promettre un hiver rude.
Le Brexit est évidemment le premier sur la liste. Au fur et à mesure que l’échéance d’une sortie du Royaume-Uni se précise, les industriels réfléchissent avant d’investir.
Le piège chinois se referme
D’autant que le marché automobile britannique s’effondre : 9,3 % de baisse en septembre, 2,9 % en octobre. Un phénomène qui commence à toucher l’Europe, à la faveur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Le ministre de l’intérieur d’Angela Merkel est contraint de lâcher l’ancien chef controversé du renseignement.
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En Allemagne, nouvelle volte-face de Horst Seehofer

Le ministre de l’intérieur d’Angela Merkel est contraint de lâcher l’ancien chef controversé du renseignement.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 10h42
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

C’est l’énième rebondissement d’un feuilleton dont la gestion pour le moins hasardeuse révèle la grave crise de gouvernance que traverse la « grande coalition » d’Angela Merkel. Au cœur de l’affaire : Hans-Georg Maassen. Agé de 55 ans, ce haut fonctionnaire présidait depuis 2012 l’Office fédéral de protection de la Constitution (BfV), le service de renseignement intérieur allemand. Lundi 5 novembre, il a été mis à la retraite d’office par le ministre de l’intérieur, le conservateur bavarois Horst Seehofer (CSU). Une décision inattendue de la part de celui qui, il y a seulement quelques semaines, avait failli faire chuter le gouvernement en confiant à un M. Maassen, pourtant fort controversé, un poste de secrétaire d’Etat.
A l’origine de la volte-face de M. Seehofer : des propos tenus par M. Maassen à Varsovie, le 18 octobre, dans le cadre du Club de Berne, un cénacle qui réunit les chefs des services de sécurité et de renseignement européens. Lors de cette réunion, M. Maassen avait dénoncé l’existence de « forces de gauche radicale » au sein du Parti social-démocrate (SPD), allié des conservateurs (CDU-CSU) au sein de la « grande coalition ». Il avait également qualifié de « naïve » la politique migratoire du gouvernement. Des « formules inacceptables » justifiant sa mise à la retraite d’office, a déclaré, lundi, M. Seehofer.
Compromis boiteux
Comment en est-on arrivé là ? Pour le comprendre, il faut remonter au 7 septembre. Ce jour-là, M. Maassen déclare au quotidien conservateur Bild que ses services « ne disposent pas d’éléments suffisamment solides pour affirmer que des chasses à l’homme ont bien eu lieu » à Chemnitz (Saxe), après la mort d’un Allemand poignardé en pleine rue, dans la nuit du 25 au 26 août, lors d’une altercation avec des demandeurs d’asile.
Ces propos provoqueront une vive polémique. En quelques phrases, M. Maassen ne se contente pas de mettre en cause une information relayée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ A l’Exposition internationale d’importation de Shanghaï, le président Xi Jinping a annoncé 30 000 milliards de dollars d’importations de biens dans les quinze ans à venir.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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La Chine peine à convaincre l’Occident de son ouverture

A l’Exposition internationale d’importation de Shanghaï, le président Xi Jinping a annoncé 30 000 milliards de dollars d’importations de biens dans les quinze ans à venir.



LE MONDE ECONOMIE
 |    06.11.2018 à 10h31
    |

            Frédéric Lemaître (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Avec 150 000 visiteurs attendus et pas moins de 3 000 entreprises venues de 170 pays, la première Exposition internationale d’importation, organisée à Shanghaï du lundi 5 au samedi 10 novembre, est censée marquer le symbole d’une Chine non seulement conquérante, mais généreuse. Une Chine dont le développement profite au monde entier. Une Chine qui sait accueillir et remercier ses nombreux amis, chéquiers ouverts.
Lundi, dans son discours inaugural, le président Xi Jinping a d’ailleurs dévoilé le montant du chèque à venir. « Dans les quinze prochaines années, les importations chinoises de biens et de services devraient dépasser respectivement 30 000 milliards et 10 000 milliards de dollars [26 300 milliards et 8 768 milliards d’euros] », a-t-il affirmé, en vantant à la fois l’ouverture passée et à venir de la Chine.
Mais le président, également secrétaire général du Parti communiste chinois a dû le reconnaître : l’heure n’est pas à la fête. « L’économie chinoise n’est pas un étang, mais un océan. L’océan peut avoir ses jours calmes, mais on peut aussi s’attendre à ce qu’il y ait des grands vents et des tempêtes. Sans eux, l’océan ne serait pas ce qu’il est. » Un aveu de taille dans la bouche du successeur du Grand Timonier.
Forte baisse des marchés boursiers
Jusqu’à ces dernières semaines, le message des autorités se voulait rassurant. La guerre commerciale que les Etats-Unis mènent depuis quelques mois contre Pékin n’avait pas d’effet sur l’économie chinoise. Mais, semaine après semaine, les nuages s’accumulent. Rien de tragique, mais, au troisième trimestre, la croissance n’a été que 6,5 % en rythme annuel, la moins bonne performance depuis neuf ans. L’indicateur des services, publié lundi, montre que ce secteur a connu en octobre sa croissance la plus faible depuis treize mois. Et, si le gouvernement se félicite des 11 millions d’emplois créés dans les zones urbaines durant les trois premiers trimestres, il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Bruxelles pourrait recommander l’ouverture d’une procédure « pour dette excessive ».
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Budget italien : les dix-huit autres pays de la zone euro font bloc derrière la Commission

Bruxelles pourrait recommander l’ouverture d’une procédure « pour dette excessive ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    06.11.2018 à 10h12
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 10h14
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Après le rejet du budget transalpin pour 2019 par la Commission européenne, la première confrontation entre Giovanni Tria, le ministre des finances italien, et ses dix-huit homologues de l’eurozone a eu lieu, lundi 5 novembre. Ni déclarations tonitruantes ni chaussures made in Italy écrasant les piles de dossiers de Pierre Moscovici, comme cela avait été le cas quand le commissaire à l’économie avait rendu publique sa demande d’un budget révisé fin octobre. Ce n’est pas le genre de l’Eurogroupe, un club informel à l’ambiance le plus souvent très feutrée.

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                Budget italien : guerre des nerfs entre Rome et Bruxelles



Surtout, à plus de six mois du scrutin des élections européennes, aucun des dix-huit ministres présents ne souhaitait rajouter de l’huile sur le feu face à un gouvernement populiste (les antisystèmes du Mouvement 5 étoiles et l’extrême droite de la Ligue) qui cherche ouvertement la confrontation avec Bruxelles. Tous préfèrent, pour l’instant, laisser la Commission en première ligne.

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                Budget italien : Bruxelles se prépare à la confrontation avec Rome



Pour autant, ils ont approuvé sans ambiguïté la ligne ferme de l’institution et ont réclamé que Rome revoie sa copie. « Nous espérons que l’Italie va travailler en étroite collaboration avec la Commission dans la préparation d’un budget révisé en ligne avec le pacte de stabilité et de croissance », précise une déclaration commune publiée lundi soir.
Un premier rendez-vous, le 8 novembre
S’il est resté lui aussi très urbain, M. Tria a défendu la ligne gouvernementale. Il a certes assuré, en réunion, qu’il ne contestait pas les règles du pacte de stabilité et de croissance, mais a expliqué que la déviation du budget italien était « nécessaire ». Cet homme est considéré comme un modéré par ses pairs, mais tous ont compris, ces dernières semaines, que sa voix pesait peu au sein du gouvernement de Giuseppe Conte. Ne plaidait-il pas, en septembre, pour un déficit 2019 limité à 1,6 % du produit intérieur brut (PIB) italien, alors qu’il devrait atteindre 2,4 %, trois fois plus que les engagements pris par Rome en juillet ?
Le feuilleton de l’épreuve de force entre Bruxelles et Rome promet en tout cas de durer. Luigi Di Maio, le leader du Mouvement 5 étoiles a prévenu, dès lundi matin, dans un entretien accordé au Financial Times que le budget 2019 (et surtout son déficit) « ne va pas changer ».

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Un premier rendez-vous, le 8 novembre, pourrait donner de nouveaux arguments à la Commission. Ce jour-là, elle publiera ses « prévisions économiques d’automne », avec, pour tous les pays de la zone euro, les perspectives de croissance et de déficits pour 2019, 2020 et 2021. Si les chiffres de l’institution confirment un ralentissement économique en Italie, ils invalideront l’hypothèse d’une croissance de 1,5 % du PIB, sur laquelle le gouvernement Conte a fondé son budget prévisionnel.
Risque politique
Une fois passée la date butoir du 13 novembre pour envoyer le budget révisé, la Commission n’aura pas d’autre choix que de recommander l’ouverture d’une procédure « pour dette excessive », impliquant une surveillance très rapprochée du pays, avec des objectifs de réduction de la dette contraignants, et des sanctions à la clé en cas de non-respect. Là encore, il s’agirait d’un précédent : aucune procédure de ce genre n’a encore été engagée à l’égard d’un membre de la zone euro.

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L’institution recommandera t-elle cette procédure aux Etats membres dès le 21 novembre, date à laquelle elle devrait publier ses « opinions » définitives sur les budgets 2019 de tous les pays de l’Eurozone ? Ou se contentera-t-elle d’alerter, dans un rapport, sur le caractère excessif de la dette italienne, repoussant sa « recommandation » de quelques jours ou semaines ?
La Commission est en tout cas consciente du risque politique qu’elle prend, face à un gouvernement très populaire défendant un « budget du peuple ». Elle espère donc prêter le moins possible le flanc à la critique, en suivant scrupuleusement les procédures. « Nous ne voulons pas brûler les étapes et sauter aux conclusions, a précisé M. Moscovici, lundi soir. Mon état d’esprit n’est ni la punition ni les sanctions. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ L’économiste Dominique Plihon estime, dans une tribune au « Monde », que s’il existe un point commun entre l’époque actuelle et l’entre-deux-guerres comme l’a suggéré Emmanuel Macron, il réside dans l’échec de politiques libérales.
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édition abonné


« Comme dans les années 1930, la montée des populismes est une révolte électorale contre les politiques d’austérité »

L’économiste Dominique Plihon estime, dans une tribune au « Monde », que s’il existe un point commun entre l’époque actuelle et l’entre-deux-guerres comme l’a suggéré Emmanuel Macron, il réside dans l’échec de politiques libérales.



LE MONDE ECONOMIE
 |    06.11.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 09h49
    |

                            Dominique Plihon (Economiste et professeur des universités)








                        



                                


                            
Tribune. Emmanuel Macron voit une ressemblance entre la période actuelle et celle « d’entre-deux-guerres », caractérisées par la montée des populismes « dans une Europe divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique ». Ce qui lui permet de se poser en rempart « progressiste » contre les populismes, dans la perspective des élections européennes.

Pour le président français, comme pour la majorité des historiens et des économistes, les grandes crises du capitalisme de 1929 et de 2007 seraient la cause de la « malédiction » des populismes. En réalité, il existe une autre interprétation de la montée des populismes. En effet, dans les années 1930, plusieurs pays, dont les Etats-Unis et la France, ont connu une forte dégradation de leur situation économique et sociale sans que cela se traduise par l’arrivée au pouvoir de forces politiques « populistes ». C’est le cas du New Deal de Roosevelt aux Etats-Unis (1933), souvent considéré comme la première expérience de social-démocratie, et du Front populaire en France (1936). Ces deux expériences politiques ont permis de faire face à la crise par des avancées sociales et démocratiques importantes.
L’arrivée au pouvoir d’Hitler par les urnes, en 1933, est souvent présentée comme résultant directement de la grande dépression des années 1930 et de ses conséquences économiques et sociales. Quatre chercheurs ont montré en décembre 2017 dans une étude pour le National Bureau of Economic Research que les succès électoraux du parti nazi trouvaient plutôt leur origine dans l’instauration d’une sévère politique d’austérité.

En effet, le chancelier Heinrich Brüning, nommé en 1930 pour lutter contre la crise, prend quatre décrets d’urgence, en l’absence de tout débat parlementaire, qui réduisent les salaires des fonctionnaires, les allocations-chômage, la couverture maladie, les retraites. Au total, les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Les autorités espagnoles ont porté secours à 80 autres migrants qui se dirigeaient vers l’Espagne à bord de deux embarcations de fortune.
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Méditerranée : mort de treize migrants au large de Melilla

Les autorités espagnoles ont porté secours à 80 autres migrants qui se dirigeaient vers l’Espagne à bord de deux embarcations de fortune.



Le Monde.fr avec AFP
 |    05.11.2018 à 22h35
   





                        


Treize migrants d’Afrique subsaharienne ont trouvé la mort alors qu’ils tentaient de rejoindre les côtes espagnoles à bord d’embarcations de fortune, tandis que 80 autres ont été sauvés par les gardes-côtes, ont annoncé lundi les autorités à Melilla, enclave espagnole au nord-est du Maroc.
« Les sauveteurs en mer ont porté secours à deux embarcations qui se dirigeaient vers la péninsule ibérique, avec un total de 93 personnes à bord, dont treize sont malheureusement mortes », a précisé la délégation gouvernementale dans un communiqué.

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Les corps des treize morts, tous des hommes, ont été repêchés. La Croix-Rouge a essayé d’en ranimer quatre, mais en vain, selon la même source. Les embarcations ont été récupérées « à environ 20 milles de Melilla », a-t-elle précisé. Les 80 migrants sauvés – 75 hommes et cinq femmes – ont été conduits au centre de séjour temporaire pour immigrants de Melilla.
Plus de 47 000 migrants sont arrivés en Espagne par voie maritime depuis le début de l’année, selon l’Organisation internationale pour les migrations, et 564 sont morts ou ont été portés disparus.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Depuis le 29 octobre, l’Italie fait face à de violentes intempéries. Trente personnes ont péri dans la nuit de samedi à dimanche en Sicile, dont une famille de neuf personnes.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Cette action permettra à Delphine Boël de savoir si l’ex-souverain est son père biologique ou non.
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La justice impose un test ADN à Albert II, l’ex-roi des Belges

Cette action permettra à Delphine Boël de savoir si l’ex-souverain est son père biologique ou non.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 16h26
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 23h49
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



   


L’ancien roi des Belges Albert II devrait se soumettre, avant trois mois, à un test génétique afin de déterminer s’il est, ou non, le père biologique de Delphine Boël, une artiste quinquagénaire qui se bat depuis des années pour forcer l’ancien chef de l’Etat à admettre cette paternité.
La décision de la cour d’appel de Bruxelles, prise le 25 octobre, a été dévoilée le 5 novembre par les avocats de la plaignante. Elle est le énième épisode d’un feuilleton déjà ancien et plus qu’embarrassant pour la monarchie : il contraste, en effet, avec les valeurs empreintes de générosité et de conservatisme qu’elle est censée incarner.
Un autre test ADN a déjà émaillé cette affaire : celui auquel s’est soumis Jacques Boël en 2013. Il avait confirmé que cet homme d’affaires, marié à Sybille de Sélys Longchamps, une ancienne conquête de celui qui était à l’époque le prince de Liège et frère du roi Baudouin, n’était pas le père biologique, ou légal, de Delphine. Celle-ci, afin de faire reconnaître celui qu’elle estime être son véritable père, avait introduit une action en désaveu de paternité de M. Boël.

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Un tribunal de première instance avait étonnamment jugé sa requête « recevable et non fondée », estimant que M. Boël n’était peut-être pas le père biologique de Delphine mais qu’un lien filial le rattachait cependant à celle-ci. La décision de la cour d’appel indique, en revanche, que « ni en droit ni en fait » cette paternité de Jacques Boël ne peut être établie, souligne Me Marc Uyttendaele, l’avocat de l’artiste. Et que celle-ci a donc le droit d’obtenir l’expertise génétique qu’elle réclame.
Demandes refusées
Cette grande première dans l’histoire de la royauté devrait avoir lieu dans un hôpital universitaire. Delphine Boël et sa mère, qui soutient le combat de sa fille, se soumettront également au test.
A condition, cependant, qu’Albert II l’accepte, lui qui a refusé jusqu’ici toutes les demandes de sa fille présumée. Lundi, l’avocat d’Albert II a indiqué qu’il examinait avec son client l’éventualité d’un pourvoi en cassation. Les défenseurs de Mme Boël estiment, quant à eux, qu’un tel pourvoi pourrait concerner la contestation de paternité mais pas le test génétique, « affirmation sereine et forte des principes selon lesquels il faut toujours privilégier les droits de l’enfant », estime Me Uyttendaele. Un éventuel refus royal pourrait cependant servir la défense de Mme Boël : il ne manquerait pas d’être interprété comme un aveu.

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Albert II avait, en 1976, envisagé son divorce d’avec Paola Ruffo di Calabria, alors que le couple royal traversait, dans les années 1970, une crise. Les conditions fixées à Albert pour ce divorce (renoncer au trône, à sa « dotation » financière et à la possibilité, pour sa nouvelle épouse, de rencontrer les trois enfants qu’il avait eus avec Paola) l’avaient toutefois dissuadé.
Mme de Sélys avait, elle, accepté un exil temporaire en Grande-Bretagne, pour ne pas mettre la monarchie en péril. « Le sort du pays était plus important que le mien », allait-elle expliquer plus tard. Au palais de Laeken, Delphine Boël ne bénéficie que du soutien du turbulent prince Laurent, le fils cadet d’Albert II.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Pour l’universitaire Pierre Guerlain, dans une tribune au « Monde », c’est le capitalisme financier qui est à l’origine des vagues migratoires, la gauche ne doit pas se tromper de cible.
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édition abonné


« Il est problématique d’éliminer la question sociale dans la réflexion sur les migrations »

Pour l’universitaire Pierre Guerlain, dans une tribune au « Monde », c’est le capitalisme financier qui est à l’origine des vagues migratoires, la gauche ne doit pas se tromper de cible.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 13h55
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 15h23
    |

Pierre Guerlain (Professeur émérite en études américaines, université Paris-Nanterre)







                        



                                


                            
Tribune. Le président élu au Mexique, Andrés Manuel Lopez Obrador « AMLO », un homme de gauche, vient de faire une déclaration sur la caravane des migrants en provenance du Honduras. Il a dit qu’il fallait respecter les droits humains pour ces migrants et leur donner du travail. Il est donc opposé aux politiques de Trump qui pense pouvoir apporter une « solution » militaire aux migrations. « AMLO » a aussi ajouté qu’il fallait travailler à créer les conditions socio-économiques pour que les migrants puissent trouver « le bonheur là où ils sont nés ». La solution au « problème migratoire » est, dit-il, dans un plan de développement pour l’Amérique latine.

Cette position conjugue les deux volets de ce qu’une politique juste devrait être. « AMLO » comprend que traiter dignement des migrants ne suffit pas et qu’il faut intervenir sur les causes des migrations. En d’autres termes, la migration doit être appréhendée à deux niveaux, celui de l’urgence humanitaire mais aussi celui du capitalisme mondialisé et de son cortège d’injustices.
Dans le cas des Amériques, les raisons qui poussent des populations à vouloir fuir sont complexes et conjuguent l’oppression politique et la misère. Dans le cas du Honduras, les migrations sont directement liées aux interventions des Etats-Unis. Si l’Alena [l’accord de libre-échange nord-américain] détruit les bases de l’agriculture mexicaine, elle provoque des vagues migratoires. La position du futur président mexicain est celle d’une gauche exemplaire, humaniste et critique du capitalisme financier.
Rhétorique du bouc émissaire
En Allemagne, Sahra Wagenknecht [vice-présidente du parti Die Linke (« la gauche »)] défend des positions similaires qui sont régulièrement caricaturées en positions dites antimigrants. Le Monde a parlé de « gauche antimigrants ». Wagenknecht explique pourtant qu’elle refuse le racisme, qu’elle est favorable...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ La visite du fils de la reine Elizabeth II en Gambie, au Ghana et au Nigeria vise à préserver les liens du Royaume-Uni avec ces pays membres du Commonwealth.
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Compte rendu

Le prince Charles en tournée en Afrique pour préparer l’ère post-Brexit

La visite du fils de la reine Elizabeth II en Gambie, au Ghana et au Nigeria vise à préserver les liens du Royaume-Uni avec ces pays membres du Commonwealth.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-11-05T10:43:52+01:00"

        Le 05.11.2018 à 10h43






    
Le prince Charles et son épouse, Camilla, avec le roi Osei Tutu II, à Kumasi, au Ghana, le 4 novembre 2018.
Crédits : RUTH MCDOWALL / AFP


Prendre le thé avec le roi du peuple ghanéen des Asante, c’est aussi du travail pour le prince de Galles, en tournée en Afrique de l’Ouest dans un contexte de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE). Londres cherche un accord avec Bruxelles avant le 29 mars 2019 et la maison de Windsor doit participer à la préparation de l’ère post-Brexit.
Héritier d’un trône occupé par sa mère, la reine Elizabeth II, depuis presque aussi longtemps qu’il est en vie, le prince Charles, qui aura 70 ans ce mois-ci, n’a officiellement aucune prérogative politique ni diplomatique. Mais sa tournée africaine et les déplacements des autres membres de la famille royale sont surveillés de près au moment où le royaume est en plein Brexit.

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Charles et son épouse, Camilla, ont entamé mercredi 31 octobre leur tournée en Gambie, au Ghana et au Nigeria, alors que leur fils cadet, Harry, et sa nouvelle épouse, Meghan, reviennent tout juste d’Australie, de Nouvelle-Zélande, des îles Fidji et de Tonga. Peu de temps après le référendum sur le maintien dans l’UE en 2016, le fils aîné, William, avait quant à lui effectué une tournée au Canada, dans un effort apparent de ne pas couper le Royaume-Uni de la scène internationale.
« Diplomatie douce »
Les pays choisis ne le sont pas au hasard et reflètent étroitement l’agenda politique et économique de Londres, selon les observateurs. « Le lieu est choisi sur la demande du Foreign Office », a expliqué à l’AFP Penny Junor, auteur de nombreuses biographies du prince. Tous les mouvements de la famille royale sont soigneusement chorégraphiés, que ce soit chez eux ou à l’étranger. Les photos doivent refléter le prestige et le faste, mais toujours avec dignité et modestie.
Le prince Charles, qui est le plus haut représentant de sa mère, âgée de 92 ans, a des obligations diplomatiques vis-à-vis des présidents des trois pays ouest-africains où il se rend. Il y aura des cérémonies en amont des célébrations du 11-Novembre, en hommage aux soldats des anciennes colonies de la Couronne tués au cours des deux guerres mondiales. Le Ghana a également organisé un « Durbar », journée traditionnelle spectaculaire, à Kumasi, la deuxième ville du pays, pour célébrer les liens culturels au sein du Commonwealth, que Charles dirigera un jour.

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Mais la politique n’est jamais très loin et il est difficile de ne pas faire le rapprochement avec le Brexit et l’agenda international britannique en ces temps agités. Le roi ghanéen l’a lui-même remarqué, reconnaissant que « pour que notre histoire commune ait du sens et renforcer les liens qui nous unissent, nous devons avoir le courage de développer mutuellement nos économies, particulièrement dans le contexte du Brexit ».
Pour Elizabeth Donnelly, du think tank Chatham House, la tournée actuelle de Charles est « la continuité de la diplomatie douce » déjà amorcée par la visite de la première ministre, Theresa May, en Afrique du Sud, au Nigeria et au Kenya il y a quelques mois. Stimuler les échanges commerciaux avec les 52 autres pays du Commonwealth est un moyen de compenser les pertes du Royaume-Uni entraînées par le départ de l’UE, son plus grand partenaire commercial.
Croissance rapide
La Gambie, le Ghana et le Nigeria sont membres du Commonwealth, tout comme les pays visités par le prince Harry ou lors du voyage de William au Canada. Le Commonwealth est un marché très important, avec 2,4 milliards d’habitants répartis sur les cinq continents. Dix-neuf de ces pays se trouvent en Afrique, où la première ministre souhaite que le Royaume-Uni soit le plus grand investisseur étranger du G7 d’ici à 2022.
Au Ghana, Londres a investi 2 milliards de livres (environ 2,3 milliards d’euros) au cours des vingt dernières années. Au Nigeria aussi, pays le plus peuplé d’Afrique avec 180 millions d’habitants et qui compte une diaspora importante au Royaume-Uni, Londres souhaite accroître les échanges commerciaux et soutenir la création d’emplois.

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Isaac Arthur, analyste économique basé à Accra, estime que cela correspond également à la politique du président ghanéen, Nana Akufo-Addo, qui veut dynamiser « le commerce et non l’aide ». « Les relations du Royaume-Uni avec le Ghana ont été cantonnées à l’aide au développement pendant de nombreuses années, souligne M. Arthur. Mais cette fois, les deux pays veulent renforcer leurs relations bilatérales, en particulier en ce qui concerne le commerce. ».
« Je pense que cela va dans la bonne direction », commente l’analyste, notamment dans un contexte de croissance rapide – le Ghana devrait connaître une croissance supérieure à 8 %. Le petit pays d’Afrique de l’Ouest attire d’ailleurs les convoitises : la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Emmanuel Macron, se sont tous deux rendus à Accra cette année. Mais dans un pays où les traditions sont encore fortes, boire le thé chez le roi des Asante « peut faire la différence », souligne Elizabeth Donnelly.


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Le photographe Paul Reas s’intéresse à la culture populaire de l’Angleterre. Dans sa série « I Can Help » (1988), il dénonce avec ironie la société d’hyperconsommation et le libéralisme des années Thatcher.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤                
                                    

L’Angleterre des années 1980 au supermarché


                      Le photographe Paul Reas s’intéresse à la culture populaire de l’Angleterre. Dans sa série « I Can Help » (1988), il dénonce avec ironie la société d’hyperconsommation et le libéralisme des années Thatcher.



M le magazine du Monde
 |    05.11.2018 à 10h33
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 10h36
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








   


Des montagnes de produits qui dépassent d’un chariot, de la viande sous cellophane, des glaces, de l’épicerie… Et du plastique, du plastique, du plastique. Les couleurs sont criardes et primaires, le rouge domine. Chacun reconnaîtra au premier coup d’œil, dans les photos de Paul Reas, des scènes traditionnelles de supermarché, comme il s’en déroule quotidiennement à travers le monde. Celles-ci datent du Royaume-Uni des années 1980. « C’est le moment où nous sommes passés de la génération du “nous” à la génération du “moi”, avec une obsession pour les achats, une culture individualiste », estime aujourd’hui le photographe britannique, qui présente le 9 novembre une rétrospective au salon Paris Photo. Paul Reas ne juge pas : « Je ne prends pas de photos de gens, mais de systèmes dans lesquels se trouvent des gens. Mon travail est une critique de Thatcher et des changements qu’elle a apportés à notre société, en négatif à mon avis. »
L’humour des Monty Python et de Martin Parr
Ce n’est pas une observation extérieure, détachée. Paul Reas documente ce qu’il reconnaît faire lui-même au quotidien. « Mon travail était une réaction à la tendance d’alors de s’occuper de sujets toujours plus exotiques, de photographier “les autres”, la différence. Je voulais m’occuper de ma vie de tous les jours. » Alors il regarde d’un œil ironique l’étrangeté de cette société. Une femme portant un pull constellé de petits cochons roses se penche sur des monceaux de viande sous cellophane, mettant en perspective notre curieuse relation aux animaux. Un homme, cigarette aux lèvres, choisit un papier peint décoré d’un soldat armé pour la chambre de son fils : « Imagine-t-on l’impact de ce dessin sur cet enfant ? » Paul Reas estime faire partie de cette tradition d’humour anglais, citant les Monty Python, le photographe Martin Parr (son tuteur à l’université) ou même le peintre du XVIIIe siècle, William Hogarth. « Il s’agit de satire. »
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Paul Reas
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Maçon de formation, un métier qu’il a exercé pendant près d’une décennie, né en 1955 et élevé par sa mère seule dans une banlieue pauvre de Bradford, dans le nord de -l’Angleterre, Paul Reas a toujours tenté de s’approcher de sa réalité quotidienne, sans fard ni filtre. Il a commencé en photographiant en noir et blanc les gueules cassées des mineurs ou le chômage de masse et la pauvreté de Penrhys Estate, une cité pauvre du Pays de Galles. Pas de romantisme dans ces photos ni de sourire en coin à la Robert Doisneau.
« En revoyant mon travail sur la durée, je m’aperçois que tous les éléments qui nous ont menés au Brexit étaient là. »
Le photographe passe à la couleur pour sa série I Can Help (1988) sur les supermarchés et les centres commerciaux. Il obtient un accès sans difficultés, presque sans limites. « Ce ne serait plus possible aujourd’hui, tous ces magasins ont maintenant une conscience aiguë de leur image. »
Après ce travail, qui a rencontré un grand succès, Paul Reas s’est intéressé à la façon dont la société s’est mise à revisiter, de manière romantique, les anciennes usines et les mines d’antan. Plus récemment, il a suivi dans le sud de Londres une communauté populaire progressivement chassée de son quartier à la faveur d’un réaménagement urbain. « En revoyant mon travail sur la durée, je m’aperçois que tous les éléments qui nous ont menés au Brexit étaient là. Il y a eu la désindustrialisation, le chômage de masse, la façon dont les classes populaires ont été écartées de la politique, puis les populistes et les nationalistes qui se sont engouffrés dedans… Ma propre culture populaire a été marginalisée. »
Fables of Faubus, de Paul Reas, Gost Books, 240 p., 43 €. Signature du livre le 9 novembre à 17 heures à Polycopies, stand de Gost Books, sur le bateau Concorde Atlantique, face au 23, quai Anatole-France, Paris 7e.



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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ L’Angleterre de Thatcher est marquée par une consommation de masse individualiste et débridée. Dans sa série « I Can Help » (1988), le photographe Paul Reas porte un regard ironique sur ce phénomène.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Le numéro deux du Labour, cerveau du programme économique travailliste, pourrait, si son parti arrivait au pouvoir, provoquer le plus profond virage politique du Royaume-Uni depuis Margaret Thatcher.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 04/11/2018
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John McDonnell, l’homme qui veut enterrer le thatchérisme au Royaume-Uni

Le numéro deux du Labour, cerveau du programme économique travailliste, pourrait, si son parti arrivait au pouvoir, provoquer le plus profond virage politique du Royaume-Uni depuis Margaret Thatcher.



LE MONDE ECONOMIE
 |    05.11.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 09h58
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance) et 
Philippe Bernard (Liverpool, envoyé spécial)








                        



                                


                            

L’homme à la crinière blanche qu’ils applaudissent à tout rompre pourrait être leur grand-père. En tout cas, il revient de loin. « A l’heure où les politiques libérales échouent partout, les gens veulent une politique de bon sens qui change leur quotidien. C’est le moment pour nous ! Nos responsabilités sont immenses. Ce pays compte quatre millions d’enfants pauvres. On n’acceptera plus cela quand le Labour sera au pouvoir ! » En quarante ans de vie politique à gauche de la gauche britannique, John McDonnell n’a jamais enflammé les foules. Mais en ce soir de la fin septembre, devant les militants de Momentum, le courant du Parti travailliste britannique qui a porté son ami Jeremy Corbyn à la tête du Labour en 2015, il savoure son triomphe.
Dans un vaste entrepôt du port de Liverpool, à l’écart du centre de conférences où se tient le congrès du Parti travailliste, la foule mêle jeunes branchés et militants aguerris. Tous sont électrisés par le discours du ministre des finances du shadow cabinet (« cabinet fantôme ») du Labour. Le numéro deux du principal parti d’opposition britannique est l’artisan d’un programme économique – renationalisation des chemins de fer, de l’électricité, de l’eau et de la poste, relance budgétaire, contrôle plus étroit des banques, actionnariat populaire dans les grandes entreprises – qui paraît radical aux jeunes, et réactive pour les moins jeunes, les promesses des années 1970 pulvérisées par la conservatrice Margaret Thatcher, puis ringardisées par le premier ministre travailliste Tony Blair.
« Voilà quelques années, s’amuse l’orateur, je m’apprêtais à prendre ma retraite et je me préparais à l’idée que plus personne ne se déplacerait pour m’écouter. Et là, je me retrouve devant vous. Ensemble, nous formons un mouvement de masse qui peut changer le monde ! » Les pieds frappent en cadence le parquet sonore. John McDonnell, 67 ans, est aux anges. Le député de l’ouest londonien,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ L’ex-député incarne la démocratie chrétienne d’avant Merkel : conservatrice, de l’Ouest, proche des entreprises, masculine.
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Friedrich Merz, l’anti-Merkel, nouvelle coqueluche de la CDU

L’ex-député incarne la démocratie chrétienne d’avant Merkel : conservatrice, de l’Ouest, proche des entreprises, masculine.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 14h51
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            
L’Allemagne a-t-elle déjà son prochain chancelier, une semaine après la fin annoncée de l’ère Merkel ? Au vu de l’incroyable emballement de la presse allemande autour de la personne de Friedrich Merz, on pourrait être tenté de croire que les jeux sont faits. L’ancien député conservateur apparaît comme le candidat favori dans la course à la succession d’Angela Merkel à la tête de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), qui élira son prochain président lors de son congrès les 7 et 8 décembre.
La rapidité avec laquelle Friedrich Merz est passé de l’ombre à la lumière en dit long sur l’ampleur des soutiens dont il dispose dans les milieux conservateurs. Dès lundi 29 octobre au matin, alors que les premières rumeurs de presse rapportent que la chancelière ne se représentera pas à la présidence de la CDU, Bild évoque déjà son nom. Le quotidien conservateur, qui reste le plus gros tirage d’Allemagne, cite des proches de Friedrich Merz qui assurent qu’il « se tient prêt à prendre des responsabilités à la tête de la CDU ». L’annonce est d’autant plus surprenante que l’homme a disparu de la vie politique depuis presque dix ans.
« Frédéric le Grand »
Très vite, la presse conservatrice et économique lui consacre de larges portraits. Après Bild, Die Welt, l’autre grand quotidien du groupe conservateur Axel Springer, titre sans complexe, dès jeudi, « Friedrich der Große » (Frédéric le Grand, le surnom de l’emblématique roi de Prusse). Le même jour, la Frankfurter Allgemeine Zeitung le sacre « le candidat qui fait trembler l’AfD [Alternative für Deutschland] », ce parti d’extrême droite populiste qui accueille depuis trois ans les nombreux déçus de la CDU. Jeudi soir, le quotidien économique Handelsblatt lui consacre son supplément du week-end.

Vendredi, le magazine de centre gauche Der Spiegel enfonce le clou en révélant que le président du Bundestag, Wolfgang Schäuble, figure tutélaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Vichai Srivaddhanaprabha est mort le samedi 3 novembre dans un accident d’hélicoptère qui a laissé sous le choc le club de football de Premier League.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Les joueurs de Leicester sont arrivés à Bangkok pour les funérailles de leur président

Vichai Srivaddhanaprabha est mort le samedi 3 novembre dans un accident d’hélicoptère qui a laissé sous le choc le club de football de Premier League.



Le Monde.fr avec AFP
 |    04.11.2018 à 22h40
   





                        



   


Les joueurs et le personnel de Leicester sont arrivés à Bangkok (Thaïlande) dimanche pour assister aux funérailles de leur président, Vichai Srivaddhanaprabha, mort comme quatre autres personnes le 27 octobre, dans un accident d’hélicoptère aux abords du King Power Stadium. Ces funérailles bouddhistes ont débuté samedi et doivent encore se poursuivre toute la semaine, à Wat Thepsirin, l’un des temples les plus célèbres de Bangkok, qui sert généralement de site pour les funérailles de notables thaïlandais.

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                En Thaïlande, l’avenir de King Power en question



L’entraîneur de Leicester, Claude Puel, et son directeur, Jon Rudkin sont arrivés au temple vers 18 heures – 12 heures en France – le regard fixe devant les objectifs des photographes. Ils étaient suivis de près par le capitaine de l’équipe, Wes Morgan, et le gardien de but, Kasper Schmeichel, considéré comme le joueur le plus proche de Vichai Srivaddhanaprabha. Étaient également présents Vardy et Okazaki, les défenseurs Harry Maguire, Christian Fuchs et Ben Chiwell, les milieux Wilfred Ndidi, James Maddison, Marc Albrighton et Andy King, tous vêtus de costumes et de cravates noirs, la mine sombre et visiblement émus. Plusieurs personnalités politiques et hommes d’affaires thaïlandais sont attendus dans les prochains jours pour rendre un dernier hommage à Vichai Srivaddhanaprabha.
« Tu seras toujours dans nos cœurs »
Samedi 3 novembre, alors que Leicester affrontait Cardiff dans le cadre de la 11e journée du championnat anglais, joueurs et supporters anglais avaient fait part de leur émotion. Une minute de silence avait été observée avant le début de la rencontre, remportée 1-0 par Leicester, alors que les joueurs arboraient un Tshirt floqué du visage de leur président, souligné de l’inscription « tu seras toujours dans nos cœurs ».
Les supporters, eux, étaient venus en masse au pays de Galles et ont déployé une bannière sur laquelle était inscrit « RIP Vichai », suivi du logo du club que le milliardaire thaïlandais avait guidé vers un inattendu titre de champion d’Angleterre en 2016.

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                Vichai Srivaddhanaprabha, le milliardaire qui a changé la destinée du club de Leicester






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Le cabinet de Theresa May a qualifié de « spéculation » l’article du « Sunday Times » rapportant l’existence d’une clause douanière dans l’accord avec l’Union européenne.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Brexit : la presse anglaise parle d’un accord imminent sur la frontière irlandaise

Le cabinet de Theresa May a qualifié de « spéculation » l’article du « Sunday Times » rapportant l’existence d’une clause douanière dans l’accord avec l’Union européenne.



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    04.11.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 17h30
   





                        



   


La Grande-Bretagne resterait dans une union douanière temporaire avec l’Union européenne après le Brexit pour éviter une frontière coupant l’île d’Irlande entre le Nord, membre du Royaume-Uni, et le Sud, selon un nouvel accord intervenu entre Londres et Bruxelles, affirme, dimanche, le Sunday Times.
La première ministre britannique Theresa May aurait obtenu des concessions de Bruxelles, l’UE ayant accepté d’inscrire une union douanière pour « l’ensemble du Royaume-Uni » dans l’accord de divorce, selon des sources proches du dossier citées par l’hebdomadaire. Le cabinet de Theresa May a commenté l’article du Sunday Times, dimanche, en qualifiant de « spéculation » ces informations, tout en précisant que les « négociations se poursuivaient ».
La frontière irlandaise constitue l’un des principaux obstacles à un accord sur le Brexit, aucune des parties ne souhaitant rétablir une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord par peur de compromettre l’accord de paix ayant mis fin à des décennies de violences communautaires.

        Nos explications :
         

          pourquoi la frontière entre les deux Irlandes est un casse-tête pour Londres



Maintenir une frontière ouverte
Selon cet accord, l’Union européenne accepterait que les vérifications des marchandises soient faites dans les usines et magasins plutôt qu’à la frontière, écrit le Sunday Times.
Le 2 novembre, le chef de la diplomatie irlandaise, Simon Coveney, et David Lidington, le secrétaire d’Etat auprès du cabinet de Mme May, avaient assuré que Dublin et Londres étaient « très près » de s’accorder sur la manière de maintenir une frontière ouverte sur l’île d’Irlande après le Brexit, principal obstacle à la conclusion d’un accord sur le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne.




                            


                        

                        

