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Pesticides : des Nicaraguayens se tournent vers la France pour faire appliquer un jugement

Reconnus victimes d’un pesticide dans leur pays, des ouvriers agricoles recourent à la justice française pour forcer trois géants mondiaux de la chimie à les indemniser.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 18h06
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

C’est une affaire de justice environnementale qui pourrait trouver son épilogue en se jouant des frontières. Lundi 5 novembre, 1 234 anciens employés nicaraguayens de bananeraies traitées au dibromichloropropane (DBCP), un agrotoxique, ont saisi… le TGI de Paris. Ils comptent ainsi contraindre trois multinationales de la chimie à leur verser les 805 millions de dollars d’indemnisation que la justice de leur pays les a définitivement condamnées à leur verser en 2012.
Ce jugement n’a jamais été mis à exécution dans leur pays d’où les firmes condamnées ont retiré tous leurs actifs, et, compte tenu des intérêts qui courent depuis la condamnation, le total des indemnités dues se monterait aujourd’hui à plus d’un milliard de dollars.
Pour que justice leur soit rendue, les « afectados » (contaminés), comme on désigne ces victimes du Nicaragua, ont décidé de recourir à une procédure d’« exequatur ». Leurs avocats, le Français Pierre-Olivier Sur, le Nicaraguayen Tony Lopez et l’Américain Robert McKee, ont expliqué lors d’une conférence de presse organisée à Paris, mardi 6 novembre, que l’exequatur permet de faire exécuter une décision judiciaire prononcée par une juridiction étrangère, même si la France n’est pas concernée, comme c’est ici le cas.

Infertilités, lésions, cancers
Entre la fin des années 1950 et jusqu’en 1983, Occidental Chemical Corporation, Shell Oil Company Corporate, The Dow Chemical Company ont commercialisé du DBCP sous la marque Nemagon ou Fumazone. Utilisé pour détruire le nématode, un ver qui attaque les racines de bananiers, ce perturbateur endocrinien, accusé d’être à l’origine d’infertilités, de lésions sur le foie, les poumons et les reins, et de cancers, était pourtant interdit aux Etats-Unis dès 1977.
« Une fois par semaine, de nuit, je versais le produit dans un étang pour qu’il ressorte par une tuyauterie dans l’arrosage, a expliqué Diego Fernando Lopez, un chef d’équipe atteint de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Il s’agit en réalité de dons personnels de l’un des actionnaires du groupe à plusieurs candidats politiques, dont certains appartiennent au parti de Jair Bolsonaro, le Parti social-libéral.
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Non, Carrefour n’a pas financé la campagne de Bolsonaro

Il s’agit en réalité de dons personnels de l’un des actionnaires du groupe à plusieurs candidats politiques, dont certains appartiennent au parti de Jair Bolsonaro, le Parti social-libéral.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 17h45
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 18h15
    |

            Mathilde Damgé








                        



   


Deux jours après la victoire du candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, au Brésil, une rumeur était déjà partagée plusieurs dizaines de milliers de fois sur Facebook : le groupe de distribution français Carrefour aurait financé la campagne du candidat devenu président.
Wikistrike, un site qui nous apparaît peu fiable dans le Décodex, relaie des théories conspirationnistes et publie régulièrement de fausses informations. Il affirme que « de fait, c’est l’argent de Carrefour, l’argent que la multinationale française reverse à l’un de ses principaux actionnaires, qui finance le candidat d’extrême droite Bolsonaro ». Un raccourci dangereux.
Pourquoi c’est très exagéré
Contactée, l’entreprise dément toute implication dans l’élection brésilienne et explique qu’il s’agit de dons personnels de l’un des actionnaires du groupe à plusieurs candidats politiques, dont certains appartiennent au parti de Jair Bolsonaro, le Parti social-libéral (PSL).
Cet actionnaire, le Brésilien Abilio Diniz, possède 7,76 % des actions de Carrefour (ce qui le place en quatrième position dans le capital du groupe français) via Stanhore International Trading SARL, et siège au conseil d’administration, d’après les documents officiels du groupe. A la tête d’une fortune estimée à environ 2,4 milliards d’euros selon Forbes, il a contribué à la campagne de dix-neuf candidats issus de onze partis politiques différents.

   


« Abilio Diniz a invité tout au long de la campagne ses concitoyens, via ses réseaux sociaux, à se rendre aux urnes et à connaître le programme des candidats sans apporter de recommandation de vote », explique son attaché de presse.
D’après le Tribunal superior eleitoral, qui gère l’ensemble des élections au Brésil, deux membres du parti d’extrême droite de Bolsonaro ont chacun bénéficié de 50 000 reais (près de 11 600 euros) de la part de M. Diniz. Ce dernier a dépensé 1,2 million de reais (environ 280 000 euros) dans le cadre des élections générales.





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   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀
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Répartition des dons d'Abilio Diniz lors de l'élection de 2018



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            title: columns_list[i].replace("'", ""),
            visible: (cols_visible[i] == "1" ? true : false),
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        ],
        
        "language": {
            "zeroRecords": "Pas de données disponibles avec cette recherche",
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            "infoEmpty": "Pas de données disponibles avec cette recherche"
        }
    });



});


L’homme d’affaires brésilien, ancien patron d’un grand groupe de supermarchés du pays, Grupo Pão de Açúcar, racheté en 2012 par le groupe français Casino, est entré deux ans plus tard au capital du groupe Carrefour et a, en parallèle, pris 10 % de sa filiale brésilienne.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          La saga d'un épicier hexagonal, Casino, devenu un groupe mondial






                            


                        

                        


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Analyse

En Tunisie, le schisme s’aggrave au sommet de l’Etat

Le président, Béji Caïd Essebsi, conteste le remaniement ministériel annoncé par le chef du gouvernement, Youssef Chahed.

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)
    



LE MONDE
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        Le 06.11.2018 à 17h40

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        Mis à jour le 06.11.2018 à 17h45






                        

Crédits : FETHI BELAID / AFP


                    

La guerre froide qui oppose depuis le printemps les deux pôles de l’exécutif tunisien – le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, et le chef du gouvernement, Youssef Chahed – se durcit davantage au lendemain de l’annonce, lundi 5 novembre, d’un remaniement ministériel visant pourtant officiellement à « sortir de la crise politique ». M. Essebsi a fait savoir qu’il n’était « pas d’accord » avec la démarche suivie par M. Chahed, qui, selon les conseillers du chef de l’Etat, « ne l’aurait pas consulté », alors même que le chef du gouvernement assure s’en être tenu aux « prérogatives » que lui confère la Constitution.
Cette passe d’armes au sommet de l’Etat pourrait sembler anodine si elle n’empoisonnait davantage le climat politique à l’heure où la Tunisie s’apprête à retrouver le chemin des urnes, à l’occasion du double scrutin législatif et présidentiel de 2019. Le remaniement ministériel marque « l’exacerbation des tensions entre les branches de l’exécutif », relève Moez Hassayoun, analyste au cercle de réflexion Joussour : « MM. Essebsi et Chahed sont entrés dans une logique de rupture. Cela va rendre difficile la gestion de la fin des mandats parlementaires et présidentiel. »

Le contraste est saisissant avec l’atmosphère qui avait présidé à la nomination de M. Chahed, en août 2016, sous les auspices paternels de M. Essebsi, qui avait parié sur la « jeunesse » de son protégé. Alors âgé de 40 ans, le nouveau chef de gouvernement était censé redonner du souffle au tandem de l’exécutif, sous réserve toutefois qu’il se plie à la représidentialisation que M. Essebsi voulait impulser au fonctionnement des institutions. Or la Constitution de 2014, d’inspiration parlementaire, confère au chef de gouvernement d’amples prérogatives. La contradiction aura mis moins de deux ans pour éclater au grand jour. Le fait que M. Chahed soit issu de Nidaa Tounes, le parti dit « moderniste »...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Le hors-série « L’Atlas des peuples » propose un voyage dans l’histoire à la recherche de la notion de peuple. Comment peut-on définir un peuple ?
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Hors-série « Le Monde »-« La Vie » : au nom du peuple

Le hors-série « L’Atlas des peuples » propose un voyage dans l’histoire à la recherche de la notion de peuple. Comment peut-on définir un peuple ?



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 17h08
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 18h08
    |

Chantal Cabé (« La Vie ») et Michel Lefebvre (« Le Monde »)







                        



   


L’empire romain avait pour devise « Le Sénat et le peuple romain » (SPQR) ; la justice est rendue « au nom du peuple français » ; l’idéologie du chancelier Hitler en 1933 se résume à « un peuple, un Etat, un chef » ; la chanson chilienne Le peuple uni ne sera jamais vaincu est devenue au fil du temps un symbole d’unité et de solidarité populaire pour les citoyens opprimés de tous pays ; l’Union soviétique est sans doute le seul Etat à avoir prétendu être « l’union fraternelle des peuples » ; et une « théologie du peuple » s’enracine dans la culture argentine et inspire le pape François.
Même si le « peuple » est à géométrie variable, il traverse les siècles. Peuples premiers, petit peuple de Rome, peuple de Paris, peuple invisible des Algonquins du Canada, peuple de gauche, élu ou des campagnes, etc. On pourrait multiplier les références à cette réalité immuable et inconditionnelle. Le « peuple » existe spontanément ; on en fait partie. Pour diverses raisons, mais c’est une évidence. Pour autant, selon quels critères le définir ?
L’Etat-nation reste-t-il un modèle ?
Par la langue pratiquée, le territoire occupé, la culture commune, les tabous et les mythes partagés ? La Révolution a-t-elle fondé le peuple français ? Depuis quand le peuple fait-il nation ? La Corée, est-ce deux Etats pour un seul peuple ? Revendiquer un territoire, est-ce possible au nom du peuple ? L’Etat-nation reste-t-il un modèle ? Comment faire face à la montée des populismes ? L’Amérique trumpiste fera-t-elle perdre son âme au peuple américain ? Quel avenir dessiner pour les peuples autochtones ? La mondialisation dissout-elle les peuples ? Face au repli des sociétés hantées par la peur des migrations, ne faut-il pas instaurer un principe universel d’hospitalité ?

Sommaire de « L’Atlas des peuples »
L’Atlas des peuples (6 000 ans d’histoire, 200 cartes) se compose de cinq grands chapitres.
1 De quoi parle-t-on ? la définition d’un peuple varie selon l’époque, le lieu, les disciplines… Cela n’empêche pas de s’interroger sur ce crée aujourd’hui le sentiment d’appartenance.
2 L’aube des peuples. Dès les temps préhistoriques, les groupes humains se sont différenciés par leur culture, leur mode de vie, leur identité symbolique, leur organisation politique… Ainsi se sont formés les peuples.
3 Quand le peuple fait nation. À la fin du XVIIIe siècle, les révolutions américaine et française proclament le peuple souverain. L’Etat-nation s’érige peu à peu en modèle politique. L’heure est à la construction nationale, pour le meilleur comme pour le pire.
4 Les peuples face aux Etats. Séquelles de l’Histoire, des guerres, de la colonisation, certains peuples sont sans Etat et certains Etats ont plusieurs peuples. Beaucoup de pays sont ainsi amenés à gérer la diversité, de façon brutale ou consensuelle.
5 Populisme contre universalisme. La mondialisation et l’amplification du phénomène migratoire conduisent de plus en plus de sociétés à un repli sur soi. pourtant, pour résoudre les crises, la solidarité semble plus que jamais nécessaire.
Le grand entretien avec Jean Malaurie « Il faut aimer l’autre pour commencer à le comprendre ».


C’est justement parce que les peuples, tribus, ethnies… sont sans cesse convoqués par l’actualité mondiale que les rédactions de La Vie et du Monde se sont réunies pour tenter de répondre à ces questions. Avec toujours la même ambition : faire appel aux intelligences. Non pas pour regarder avec arrogance le peuple d’en bas mais plutôt, comme dirait l’ethnogéographe Jean Malaurie, pour observer l’autre avec une véritable empathie afin de le comprendre. Avec plus de 200 cartes originales, consciencieusement conçues par nos équipes, journalistes et meilleurs spécialistes vont à la rencontre des peuples. Et nous aident à décrypter pas à pas la construction de nos identités.
« L’Atlas des peuples », « La Vie »-« Le Monde », 188 pages, 12 €. En kiosque le 31 octobre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Madagascar, un nouveau départ ? (4/5) Le fondateur de l’Eglise apocalyptique, une secte qui compte près de 2 millions de fidèles, se présente au scrutin du 7 novembre.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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(4/5) Le fondateur de l’Eglise apocalyptique, une secte qui compte près de 2 millions de fidèles, se présente au scrutin du 7 novembre.        Par  Laure Verneau   Publié aujourd’hui à 17h00, mis à jour à 17h00   Lecture 4 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                        Le pasteur André Christian Dieudonné Mailhol, candidat à l’élection présidentielle malgache. GFFM / Facebook             Dans le quartier d’Isotry, à Antananarivo, André Christian Dieudonné Mailhol arrive comme le messie. Chemise rose pâle, pantalon pied-de-poule, l’homme au visage rond se fraye tout sourire un passage presque naturel au milieu de la foule des vendeurs de rue, ses gardes du corps à distance.           Présentation de notre série Madagascar, un nouveau départ ?             C’est dans ce quartier, l’un des plus bas de la capitale malgache, qu’est implanté depuis vingt-deux ans le siège de son association, l’Eglise apocalyptique. L’homme aurait pu montrer son autre quartier général, celui du Gideon Fandresena ny Fahantrana eto Madagasikara (« Gédéon pour vaincre la pauvreté à Madagascar », GFFM), mais il a préféré mettre en avant la secte plutôt que son parti, fondé en 2011. Ç’aurait été oublier que pour lui, tout a commencé par l’église et que c’est sa vocation religieuse qui l’a conduit en politique.            « Rien ne me prédestinait à devenir religieux quand j’ai commencé à travailler comme simple vendeur de vêtements à Analakely », expose-t-il. Jusqu’au jour où, dans ce quartier du centre-ville d’Antananarivo, au milieu des vendeurs à la sauvette, il raconte avoir « entendu une voix qui [lui] disait d’étudier l’Apocalypse ». C’était en 1996 et à compter de cette date, il a commencé à prêcher la parole adventiste dans la rue, suivi par un nombre croissant de fidèles. Depuis, André Mailhol a eu plusieurs « épiphanies », dont une en 2000 qui lui a prédit son accession au pouvoir en 2018.          Divorcé, sept enfants          Dans son storytelling figurent tous les ingrédients nécessaires. Fils d’une couturière et d’un père qu’il ne connaîtra que tardivement, ce natif des Hauts Plateaux est à la fois mérina et côtier, avec des origines betsileo. Côté famille aussi, son profil veut parler à tout le monde, puisqu’il est à la fois père de sept enfants et divorcé. « C’est une prophétie qui me l’a ordonné », concède-t-il dans un demi-sourire.          Considéré comme l’un des « petits candidats » à l’élection présidentielle, André Mailhol ne surgit pourtant pas de nulle part. Cet art du discours, qu’il a exercé dans la rue pendant ses jeunes années, il l’a ensuite peaufiné sur les ondes. En 1994, il obtient une émission mensuelle à la radio Tsiokavao, celle de l’ancien président Didier Ratsiraka, puis une émission hebdomadaire pendant quelques mois à la Radio nationale malagasy.           Episode 1 A Madagascar, Hery, un président isolé au bilan terni par la corruption             De fil en aiguille, le pasteur finit même par créer son propre média : il ouvre en 1998 la radio Fanambarana, qui retransmet en direct ses professions de foi. De quoi capter une belle audience puisque à Madagascar, la radio, accessible jusque dans les zones les plus enclavées, est le média le plus consommé. Cette popularité fait de lui un « petit candidat » différent des autres ; et certains, plus « gros » que lui, ne dédaigneraient pas qu’il appelle à un report de ses voix vers eux au second tour.          Au fil des mois, André Mailhol s’est construit un personnage. Il n’apparaît en meeting que vêtu d’une longue robe blanche et muni d’un bâton de pèlerin. Il aime ponctuer son discours de prières avec le public. Une imagerie empreinte de bigoterie qui, si elle touche ses fidèles, déchaîne aussi les critiques les plus acerbes.          Politique et religion ne font qu’un          Si la dimension messianique trouve son public à Madagascar, c’est parce que politique et religion y font depuis des années bon ménage. La loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat est entrée en vigueur en 1913, mais la Grande Ile a attendu son indépendance, en 1960, pour se déclarer laïque. Mais pour peu d’années, puisque la notion de laïcité a été abolie sous Marc Ravalomanana (2002-2009), lui-même vice-président de l’Eglise de Jésus-Christ à Madagascar (FJKM), la plus grande église protestante du pays.          En fait, la tradition locale veut que la religion soit autant le terrain des politiciens que la politique est la terre d’accueil des hommes d’Eglise. Et le pasteur André Mailhol fait la synthèse parfaite de cette double approche, puisque pour lui, politique et religion ne font qu’un. D’ailleurs, l’homme compte sur les près de 2 millions de fidèles de l’Eglise apocalyptique, qui sont aussi ses partisans politiques, pour passer le premier tour mercredi 7 novembre.           Episode 2 « Le candidat qui a le plus d’argent peut s’offrir une visibilité » dans les médias malgaches             Celui qui affirme avoir été financé par les seuls membres de la secte, qui font des donations à son parti, reconnaît que les Russes lui ont aussi fait des propositions. « Ils m’ont approché pour m’aider financièrement. Je ne suis d’ailleurs pas le seul », glisse-t-il mystérieusement. « Mais la condition, c’était que je fasse campagne seulement dans la capitale. J’ai refusé », insiste celui qui dit n’avoir pas pu se rendre dans le sud de l’île, faute d’argent. Mais de ses moyens, on ne sait pas grand-chose puisque à l’instar de 32 des 34 candidats, il n’a pas signé le formulaire de transparence sur les fonds de campagne.          Message simplifié à l’extrême          Côté dogme, son Eglise apocalyptique s’appuie sur une interprétation très rigoriste de la Bible que le pasteur explique d’une phrase : « Le dernier livre du Nouveau Testament, l’Apocalypse, est un livre codé, qui renferme le secret de l’avenir de l’humanité. On peut déchiffrer ce code grâce aux versets bibliques, qui sont des clés de compréhension. C’est ce que je fais auprès de mes fidèles. »           Episode 3 A Madagascar, Pierrot ira voter le ventre vide             En politique, en revanche, il a simplifié le message à l’extrême. « Ma priorité, c’est d’éradiquer la pauvreté », affirme-t-il sans ambages : « 90 % des richesses de Madagascar reviendront aux Malgaches et 10 % à l’Etat, ce qui représente la dîme, ce qu’on donne à l’Eglise, promet-il. Je veux aussi éradiquer la corruption, et quiconque y aura recours encourra trente ans d’emprisonnement », partant du principe que « si la locomotive est intègre, le reste du train le sera aussi ». Rien sur sa méthode et, surtout, rien de bien différent des 35 autres candidats qui martèlent ces thèmes très rebattus en cette période électorale.          Sur le seuil de son bureau, André Christian Dieudonné Mailhol ôte ses chaussures. La bâtisse blanche et bleue grouille de monde. Des effluves d’eau stagnante s’accrochent aux narines, rappelant la proximité du marché. Mais le pasteur ne semble pas incommodé. Trop au-dessus des contingences pour cela.            Sommaire de notre série Madagascar, un nouveau départ ?          A l’occasion de la présidentielle malgache, dont le premier tour doit se dérouler le mercredi 7 novembre, Le Monde Afrique propose une série de reportages pour raconter les enjeux de ce scrutin et le quotidien des Malgaches désillusionnés, mais dont certains ont néanmoins décidé de se dresser contre la faillite de leur pays.               Présentation Madagascar, un nouveau départ ?               Episode 1 Hery, un président isolé au bilan terni par la corruption               Episode 2 « Le candidat qui a le plus d’argent peut s’offrir une visibilité » dans les médias malgaches               Episode 3 A Madagascar, Pierrot ira voter le ventre vide               Episode 4 André Mailhol, le candidat de l’Apocalypse                                                                       Laure Verneau  (Antananarivo, correspondance)           Voir les réactions      Dans la même rubrique                 Depuis la réouverture de la frontière avec l’Erythrée, les affaires reprennent dans le nord de l’Ethiopie  Ethiopie-Erythrée, une réconciliation en marche (2/3). Le dégel entre les deux pays, après une guerre fratricide et vingt ans de blocage ramène une certaine prospérité.                        1337, l’école marocaine qui veut former des génies du numérique  Lancé par l’Office chérifien des phosphates, en partenariat avec Xavier Niel, l’établissement s’apprête à accueillir sa première promotion                      « L’opinion publique chinoise n’a que faire des visées géostratégiques de Pékin en Afrique »  Les largesses de la Chine, qui promet 60 milliards de dollars au continent, sont mal acceptées par les citoyens chinois, analyse notre chroniqueur.                        La Russie veut chasser le blé français des fournils algériens  L’Algérie est de loin le premier débouché à l’exportation des agriculteurs français, avec près de la moitié des épis expédiés hors de l’Union européenne.                      « Au Cameroun, la diplomatie française défend les intérêts d’une élite prédatrice »  La chercheuse Marie-Emmanuelle Pommerolle réagit après que le Quai d’Orsay a adressé « ses vœux de réussite » à Paul Biya, réélu à la tête du pays.                        Epidémie de choléra en Algérie : plus de 40 cas confirmés, un mort  Les autorités sont accusées d’avoir dissimulé le retour de la maladie, qui n’était plus apparue depuis 1996 en Algérie.                      L’« Aquarius » bloqué durant une semaine au large de la Tunisie  Le navire humanitaire a repris la mer, samedi, vers Marseille à l’issue d’une semaine de blocage au large de Bizerte, où il avait été immobilisé après le sauvetage de cinq migrants tunisiens en détresse.                        Ebola dans l’est de la RDC : le bilan monte à 49 morts  Plus de 2 000 personnes sont suivies par les professionnels de santé, qui ont recours à la vaccination pour endiguer l’épidémie.                      En Algérie, l’épidémie de choléra révèle la défiance envers le pouvoir  Analyse. La communication brouillonne et le manque de réactivité provoquent l’amertume d’une population qui n’avait pas connu une telle épidémie en 22 ans, explique la journaliste du « Monde », Charlotte Bozonnet.                        En Algérie, 80 blessés, dont une trentaine de policiers, lors d’un match de football  Les stades du pays sont le théâtre de violences quasi-hebdomadaires entre supporteurs, mais aussi parfois contre les joueurs.                      Au Cameroun, une rentrée des classes sans manuels scolaires  A cause d’un agrément tardif des ouvrages et d’un bras de fer entre libraires et éditeurs, de nombreux livres sont indisponibles.                        Mort de la chanteuse Khaira Arby, « le rossignol de Tombouctou »  Auteure d’albums en arabe, bambara, tamasheq et songhaï, l’artiste a beaucoup chanté pour la paix dans le nord du Mali.                      L’ASEC Mimosas, pépinière de jeunes talents à Abidjan et bien au-delà  Malgré la modestie de son budget, le champion de Côte d’Ivoire de football alimente les clubs internationaux grâce une formation solide et tout-terrain.                        « La stratégie chinoise connaît ses premiers déboires en Afrique »  Notre chroniqueur salue la décision de la Sierra Leone d’annuler la construction par la Chine d’un nouvel aéroport, signe que la « diplomatie de la dette » atteint ses limites.                      Somalie : attaque à la voiture piégée à Mogadiscio  Un véhicule a explosé, lundi, devant un bâtiment officiel dans la capitale somalienne, causant l’effondrement d’édifices.                 
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Kateryna Gandziouk, 33 ans, était hospitalisée après avoir été attaquée le 31 juillet à proximité de son domicile de Kherson.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Benoît Vitkine   Publié aujourd’hui à 15h57, mis à jour à 17h28   Lecture 5 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                  Lors d’une manifestation, à Kiev le 4 novembre, en hommage à Kateryna Gandziouk, décédée à la suite d’une attaque à l’acide perpétrée en août. GENYA SAVILOV / AFP             L’onde de choc provoquée par la mort de Kateryna Gandziouk, dimanche 4 novembre, continue de secouer l’Ukraine. Avant ses funérailles, organisées mercredi dans sa ville natale de Kherson, dans le sud du pays, la mort de Mme Gandziouk, une militante anticorruption qui dénonçait les malversations de la police, occupait l’essentiel des actualités télévisées et des conversations. D’autres attaques contre des activistes, survenues dans le passé, n’avaient pas eu le même retentissement.          « Peut-être que nous avons sous-estimé combien les choses étaient graves », écrivait mardi matin sur les réseaux sociaux l’une de ses collègues activistes, comme si la sidération provoquée par ce décès brutal, trois mois après l’attaque contre Mme Gandziouk, pouvait servir d’électrochoc à l’ensemble du pays.          Kateryna Gandziouk, 33 ans, a été attaquée le 31 juillet à proximité de son domicile de Kherson. Un inconnu l’avait aspergée d’un litre d’acide sulfurique, brûlant 40 % de son corps. Durant les trois mois où elle est restée hospitalisée, consciente la majeure partie du temps, les médecins ont mené onze opérations pour remplacer des morceaux de peau. Elle est morte dimanche d’un accident vasculaire.           «C’est difficile de savoir combien de temps cette émotion va durer : les gens ici sont habitués à toutes les horreurs », Kristina Berdynskykh, journaliste                                         — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ La saison des primaires s’est terminée sur un record : 257 femmes ont décroché une investiture pour le Congrès pour les élections de mi-mandat. Cette vague n’est pas sans rappeler l’année 1992, restée dans les mémoires comme « l’année des femmes ».
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Kelly Dittmar : les femmes « exigent cette année que leur voix soit entendue » au Congrès

La saison des primaires s’est terminée sur un record : 257 femmes ont décroché une investiture pour le Congrès pour les élections de mi-mandat. Cette vague n’est pas sans rappeler l’année 1992, restée dans les mémoires comme « l’année des femmes ».



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 15h22
    |

            Pierre Bouvier








                        


Kelly Dittmar est enseignante en sciences politiques à l’université Rutgers (New Jersey) et chercheuse au Center for American Women and Politics de l’Institut de politique Eagleton, à l’université Rutgers. Elle a écrit avec Kira Sanbonmatsu et Susan J. Carroll le livre A Seat at the Table : Congresswomen’s Perspectives on Why Their Presence Matters (New York, NY : Oxford University Press, non traduit) et analyse la « vague rose » attendue au Congrès pour les élections de mi-mandat du 6 novembre, alors qu’un nombre record de 257 femmes ont obtenu leur investiture.

        Etat des lieux :
         

          Les femmes à l’assaut du Congrès américain



Comment expliquer le nombre record de candidates en lice pour les élections de mi-mandat ? 
Kelly Dittmar : Les femmes se présentent aux élections pour tout un tas de raisons. Mais dans le camp démocrate, où les candidatures féminines ont connu la plus forte augmentation, il semble que le résultat des élections de 2016 — Donald Trump élu à la présidence, le Congrès restant aux mains des républicains — ait suscité un sentiment d’urgence accru.
Nombre de candidates démocrates, en particulier les nouvelles venues, ont interprété la victoire de Donald Trump et la concentration des pouvoirs exécutif et législatif aux mains des républicains comme les risques d’un retour en arrière sur des progrès accomplis dans les domaines de la santé ou de l’environnement au cours des huit précédentes années.

        Analyse (édition abonnés) :
         

          Les candidates démocrates à l’assaut de l’Amérique de Trump



Est-ce en lien avec les marches des femmes en janvier 2017, le mouvement #MeToo et l’attitude de Donald Trump envers les femmes ?
Chez certaines, ces préoccupations se sont traduites par de l’activisme — on l’a vu lors de la marche des femmes en janvier 2017 — et chez d’autres par une candidature à une fonction élective. Dans un cas comme dans l’autre, ces femmes exigent que cette année leurs voix soient entendues dans des espaces où le pouvoir est détenu et exercé.
La vague #MeToo n’a fait que renforcer cette tendance et a conforté l’idée selon laquelle l’absence de parité dans nos institutions est un problème qui doit être pris à bras-le-corps. L’élection d’un plus grand nombre de femmes lors des midterms constitue une solution.
Comment expliquez-vous qu’il y ait moins de candidates chez les républicains que chez les démocrates ?
La mobilisation chez les démocrates — hommes et femmes — en 2018 est en partie liée au fait qu’ils ne sont pas au pouvoir. Un tel regain d’enthousiasme est courant de la part du parti qui est dans l’opposition. Mais qu’il y ait davantage de candidates et de sortantes chez les démocrates que chez les républicains n’est pas une nouveauté.
Cela tient notamment à la différence entre les infrastructures de soutien aux candidatures féminines mises en place par les démocrates et par les républicains. Chez les démocrates, cette infrastructure [organismes de recrutement et de formation, de financement, comme la liste Emily, ou Emily’s List, comité d’action politique fondé en 1984 par vingt-cinq femmes pour aider à l’élection de femmes progressistes et « prochoix »] est beaucoup plus développée. On attend de ce parti qu’il soit plus inclusif en matière de genre et de race, c’est un élément clé de son identité, et parce que sa base électorale est beaucoup plus diversifiée, reposant notamment sur une majorité de femmes.
De son côté, le Parti républicain tourne en dérision ce qu’il perçoit comme une « politique identitaire », ce qui le met dans l’impossibilité de faire des efforts ciblés pour recruter et soutenir des candidates.
Peut-on prédire une « vague rose » ? Toutes les femmes qui ont décroché une investiture seront-elles élues au Congrès ?
Un nombre record de femmes s’est présenté aux primaires et a remporté des investitures cette année, mais le chemin pour parvenir à la parité après les élections de 2018 est encore long.
Au Congrès, par exemple, il est peu probable que les femmes atteignent ou dépassent la barre de 25 % de la représentation, en grande partie parce qu’il y avait moins de candidates que de candidats. Une autre raison importante est que nombre de candidates se présentent dans des circonscriptions qui favorisent fortement leurs adversaires en raison de leur position de candidat sortant et/ou à cause du « gerrymandering » (technique de « charcutage » électoral, consistant à redécouper les circonscriptions pour donner l’avantage à un parti ou à son candidat).

        Décryptage :
         

          Comment le « gerrymandering », ou « charcutage électoral », pèse sur l’élection américaine



C’est pourquoi, cette année, pour évaluer le succès des femmes en politique, il faudra aller au-delà des chiffres. Il est certain que nous verrons les femmes progresser et franchir des caps décisifs. Mais celles qui se présentent cette année aux élections vont aussi complètement remettre en question les normes de la vie politique américaine en influençant, pour les années à venir, l’idée que nous nous faisons collectivement de qui peut et devrait diriger. Il est fort possible que leur candidature ait cet impact, qu’elles gagnent ou perdent en novembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Facebook, Twitter et YouTube ont pris de nombreuses mesures depuis l’élection présidentielle de 2016.
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Midterms 2018 : avant le vote aux Etats-Unis, les réseaux sociaux se disent « prêts » à contrer la désinformation

Facebook, Twitter et YouTube ont pris de nombreuses mesures depuis l’élection présidentielle de 2016.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 14h18
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 18h10
    |

            Damien Leloup








                        



   


Branle-bas de combat : à quelques heures de l’ouverture des bureaux de vote aux Etats-Unis, pour les élections de mi-mandat, les principaux réseaux sociaux ont tenu à montrer qu’ils étaient bien mieux préparés à lutter contre les tentatives de désinformation qu’ils ne l’étaient en 2016, lors de l’élection présidentielle.

        Contexte :
         

          Comment les plates-formes du Web s’organisent pour éviter un « hack » des élections



A la veille du vote, Facebook a ainsi annoncé la fermeture de 30 comptes Facebook et de 85 comptes Instagram, soupçonnés par les autorités américaines de faire partie d’une « campagne d’influence étrangère ». Twitter, de son côté, a affirmé au New York Times être « plus préparé que jamais » à lutter contre la désinformation ; et a annoncé, la semaine avant le vote, avoir procédé à la suppression de milliers de comptes suspects.
Des rumeurs et des « infox » liées à l’élection
Dans le détail, ces annonces de dernière minute ressemblent davantage à une opération de communication qu’à une intervention décisive. Les pages fermées par Facebook étaient majoritairement en français et en russe, selon le communiqué de l’entreprise : or, logiquement, l’écrasante majorité des contenus cherchant à influer sur l’élection américaine devraient être écrits en anglais. Les comptes Instagram fermés parlaient pour certains de politique, mais, pour d’autres, étaient consacrés à la vie de célébrités.
Quant à la « préparation » de Twitter, elle n’a pas empêché, ces derniers jours, de très nombreux messages diffusant de fausses informations de circuler sur le réseau. La presse américaine et de nombreux internautes se sont ainsi fait l’écho de messages, semblant émaner de comptes soutenant les démocrates, qui indiquaient une fausse date pour le vote. Twitter s’est cependant montré plus réactif qu’il y a deux ans, mais avec plus ou moins de subtilité. Le réseau social a ainsi supprimé par exemple un message de la personnalité de la droite de la droite Ann Coulter, qui conseillait aux républicains de voter le 6 novembre, jour de l’élection, et aux démocrates de voter le 7. « Même Twitter se rend compte que les gauchistes sont des idiots qui peuvent se laisser avoir par une blague », a-t-elle ironisé.
Des candidats musulmans ou d’origine étrangère ont été l’objet de campagnes de dénigrement
Dans les semaines précédant le vote, plusieurs rumeurs ont largement circulé sur les réseaux sociaux, dont certaines étaient clairement reliées à la droite de la droite américaine. Certains candidats musulmans ou d’origine étrangère ont été l’objet de campagnes de dénigrement ciblées. Plus généralement, des théories du complot, parfois alimentées ou propagées par Donald Trump lui-même, tentent de convaincre les Américains qu’une fraude électorale massive se prépare, ce qu’aucun élément concret ne vient attester. D’autres rumeurs évoquent des piratages ou des manipulations des machines à voter.
Une partie importante de ces messages reprend les tactiques vues à l’œuvre lors de l’élection présidentielle américaine de 2016. Plus que de chercher à convaincre les indécis, les campagnes de désinformation de l’époque avaient surtout incité certaines parties de l’électorat à s’abstenir. Les Africains-Américains, qui votent démocrate à une écrasante majorité, avaient ainsi été spécifiquement visés par d’importantes campagnes en ligne tentant de les convaincre qu’il était préférable de ne pas voter plutôt que de voter pour Hillary Clinton.
Lors des élections de mi-mandat de 2018, des procédés similaires ont eu lieu : un photomontage largement diffusé tentait de faire croire que la police aux frontières américaine contrôlait les personnes se présentant aux bureaux de vote. Une manière à la fois de décourager les immigrés de se rendre aux urnes, et de laisser supposer qu’il y avait un risque réel de fraude électorale.
Nouvelles techniques de désinformation
L’ampleur précise et, surtout, l’impact de ces messages restent toutefois difficiles à déterminer. Google, dont la plateforme YouTube a été largement utilisée ces dernières années pour diffuser des théories du complot, a affirmé la semaine dernière avoir détecté un volume « étonnamment faible » de tentatives coordonnées de désinformation sur les campagnes électorales.
Depuis 2016, les grands réseaux sociaux ont pris de nombreuses mesures pour tenter de limiter la désinformation sur leurs plateformes : renforcement des outils de modération, règles plus contraignantes sur la publicité politique, suppression de millions de comptes identifiés comme suspects… Les premières études sur ces mesures tendent à montrer que leur impact a été réel. Mais les créateurs et diffuseurs de ces messages se sont aussi adaptés, recourant à des techniques plus subtiles pour faire passer leurs messages.
Plusieurs études récentes notent également que les messages visant clairement à désinformer le public passent de plus en plus par des groupes fermés ou semi-ouverts, comme les groupes Facebook ou WhatsApp, ce qui rend leur détection et leur suivi plus difficile. C’est notamment un problème auquel ont été confrontées les autorités brésiliennes lors de la récente campagne pour l’élection présidentielle.

        Lire :
         

          « Infox » au Brésil : comment les fausses informations ont inondé WhatsApp




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Midterms 2018 : les Américains aux urnes pour un scrutin à l’issue incertaine

Les bureaux de vote sont ouverts aux Etats-Unis pour des élections de mi-mandat en forme de scrutin pour ou contre la politique de Donald Trump.



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    06.11.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 12h12
   





                        



   


Les Américains sont appelés aux urnes, mardi 6 novembre, pour désigner leurs représentants au Congrès. Deux ans après la présidentielle de 2016 qui avait propulsé Donald Trump à la Maison Blanche, le scrutin va prendre des allures de référendum pour ou contre le président américain, dans un pays profondément divisé. En jeu : les 435 sièges de la Chambre des représentants, 35 au Sénat, ainsi que les postes de gouverneurs dans une trentaine d’Etats, de la Floride à l’Alaska.
Les premiers bureaux de vote viennent d’ouvrir. Ils fermeront entre 18 et 21 heures (Etat de New York, Iowa, Dakota du Nord).
Signe du grand intérêt suscité par ces élections : déjà plus de 36 millions de bulletins avaient été déposés le 5 novembre dans les Etats permettant le vote anticipé ou par procuration. Ce chiffre est nettement supérieur aux quelque 22 millions enregistrés avant le jour du vote lors d’un rendez-vous comparable en 2014.

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Incertitude réelle
L’impact de ces scrutins pourrait être monumental : en plus de cent cinquante ans, le parti du président n’a que très rarement échappé à un vote sanction, et les républicains redoutent de perdre le contrôle du Congrès.
Mais l’incertitude est réelle et les enquêtes sont trop serrées dans une vingtaine de circonscriptions pour pouvoir dire avec certitude qui, des républicains ou des démocrates, sera le vainqueur. Les sondeurs, échaudés par la « surprise » Trump en 2016 se gardent bien d’être trop définitifs dans leurs analyses. Le dernier billet de Nate Silver, le patron du site FiveThirtyEight, résume bien cette extrême prudence : « Les démocrates ne sont pas certains de prendre la Chambre, mais ils sont assez clairement les favoris. »
Pour reprendre le contrôle de la Chambre des représentants, les démocrates doivent gagner 23 sièges supplémentaires et la victoire est à leur portée même si une trentaine de scrutins sont très serrés, selon les sondeurs ;Les républicains devraient, en revanche, conserver le contrôle du Sénat : ils y disposent d’une courte majorité (51-49), mais la carte électorale de la Chambre haute est beaucoup plus défavorable aux démocrates car ils doivent défendre 26 sièges – et six d’entre eux sont menacés – contre seulement neuf pour les républicains.

        Comprendre :
         

          Comment le « gerrymandering », ou « charcutage électoral », pèse sur l’élection américaine



Les électeurs républicains mobilisés
La bonne santé de l’économie américaine, qui connaît une situation de plein emploi et une croissance qui pourrait dépasser 3 % cette année, n’a pas été jugée comme un thème suffisamment fédérateur pour endiguer ce qui, un temps, a pu apparaître comme une vague bleue démocrate qui pourrait emporter la Chambre des représentants. Donald Trump a fait campagne jusqu’au bout, enchaînant les rassemblements « Make America Great Again », délivrant un message anxiogène sur l’immigration et en critiquant les élites représentées par une presse qu’il qualifie de mensongère et partisane.
En outre, la confirmation à la Cour suprême du juge conservateur Brett Kavanaugh, accusé d’abus sexuels lorsqu’il était lycéen, a provoqué un réveil de l’électorat évangélique, attaché aux questions liées à la famille et à la religion.
Les démocrates en manque de leadeurs
Les démocrates ont fait campagne sur la défense du système de santé. Mais ils parient aussi sur le rejet de Donald Trump, qu’ils sont nombreux à qualifier ouvertement de menteur et de catalyseur des violences racistes et antisémites récentes.
Faute de figure démocrate emblématique, l’ancien président Barack Obama est sorti de la réserve qu’il observait depuis son départ de la Maison Blanche et est venu faire campagne pour son parti, appelant avant tout les Américains à voter pour ce qu’il a qualifié d’élections les plus importantes de leur vie.
Inquiétudes sur la manipulation du scrutin
A la veille du scrutin, les agences de renseignement ont mis en garde les Américains contre les acteurs étrangers, « la Russie en particulier », qui continuent d’essayer d’influencer l’opinion publique.
Et Facebook a annoncé avoir bloqué environ 30 comptes, ainsi que 85 comptes sur le réseau de partage de photos Instagram qu’il détient, qui pourraient être liés à des entités étrangères et servir à des ingérences dans les élections américaines.


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Enjeux, majorités, scrutins… : tout savoir sur les élections de mi-mandat.Trump, Cour suprême, santé : ce qui motive les électeurs américains.La campagne des démocrates : le parti tente de mobiliser les électeurs en se concentrant sur des sujets de la vie quotidienne, comme l’assurance-santé.L’héritage Obama en question : « Personne chez les démocrates ne veut admettre qu’Obama n’a pas forcément été un bon président ».Trump électrise les électeurs républicains : Le président multiplie les déplacements pour présidentialiser les élections du 6 novembre.« Gerrymandering » : le « charcutage électoral », pèse sur l’élection américaine.Elections de mi-mandat : un nombre record de candidates.Midterms : les candidatures LGBT + en réponse aux attaques de l’administration Trump.Les nouveaux visages : Deb Haaland, Martha McSally, Amy McGrath, Beto O’Rourke, et Alexandria Ocasio-Cortez.Le vote des latinos : à Las Vegas, les syndicalistes de l’hôtellerie s’efforcent de mobiliser les Hispaniques contre la politique migratoire de Donald Trump.Noirs, Amérindiens, Latino-Américains : des citoyens privés de droit de vote aux Etats-Unis.Marijuana, droit de vote, santé, avortement : les Américains appelés aux urnes pour 155 référendums.Vidéo : qui va l’emporter aux élections américaines ?





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Les Nations unies espèrent que la découverte de milliers de corps dans ces fosses communes permettra de faire la preuve des crimes djihadistes.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤                    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Le Monde avec AFP  Publié aujourd’hui à 11h39, mis à jour à 15h04   Lecture 8 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                        Un combattant chiite examine des corps récemment déterrés d’une fosse près de Sulaiman Pek, le 5 septembre 2014. AHMED JADALLAH / Reuters             Le groupe Etat islamique (EI) a laissé derrière lui plus de 200 charniers dans les régions d’Irak qu’il a tenues de 2014 à 2017, a annoncé mardi 6 novembre l’Organisation des Nations unies (ONU), appelant à en extraire des preuves des crimes djihadistes et apporter des réponses aux familles de disparus.          Selon un rapport de la mission d’assistance en Irak et du Bureau des droits de l’homme de l’ONU, ces 202 fosses communes mises au jour dans différentes provinces du nord et de l’ouest de l’Irak pourraient renfermer jusqu’à 12 000 corps. Et « il pourrait y en avoir beaucoup plus », poursuit le rapport, certaines zones étant inaccessibles car toujours minées ou sous la menace de cellules djihadistes clandestines.            Dans la seule province de Ninive, où se trouve Mossoul – l’ancienne « capitale » de l’EI dans le nord de l’Irak –, plus de 7 200 personnes sont toujours portées disparues, dont 3 117 membres de la minorité yézidie, particulièrement persécutée par les djihadistes, selon la Commission gouvernementale irakienne des droits de l’homme.           Lire aussi (en édition abonnés) : L’Irak n’en a pas fini avec le groupe Etat islamique             « Enquêtes crédibles, procès et condamnations »          Pour apporter des informations sur leur sort aux familles, l’Irak va devoir fouiller toutes ces fosses communes découvertes dans les provinces de Ninive – pour près de la moitié –, de Kirkouk et de Salahaddin, dans le nord de l’Irak, ainsi que d’Al-Anbar, dans l’ouest.          Pour le moment, seules 28 ont été fouillées et 1 258 corps exhumés, selon l’ONU. Et la tâche est encore énorme car si certaines ne renferment que quelques corps, d’autres en contiennent plusieurs milliers. C’est très probablement le cas d’une cavité naturelle au sud de Mossoul, surnommée « khasfa » (le gouffre, en arabe) où les habitants racontent que les djihadistes exécutaient chaque jour des dizaines d’Irakiens, notamment des membres des forces de l’ordre.          Près d’un an après l’annonce par Bagdad de sa « victoire » sur l’EI, « les preuves rassemblées sur ces sites seront centrales », estime le rapport de l’ONU, appelant à les préserver et à y mener des exhumations minutieuses. Seuls ces éléments, poursuit-il, pourront « garantir des enquêtes crédibles, des procès et des condamnations conformes aux standards internationaux ».          Des enquêteurs de l’ONU ont commencé à recueillir des preuves des massacres et autres atrocités de l’EI, à l’encontre notamment des yézidis, qui peuvent constituer selon les Nations unies « des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et un possible génocide ».          Pas d’avancée sur la question des disparus          Pour Michelle Bachelet, haute-commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme, si « les horribles crimes de l’EI en Irak ne font plus les gros titres, le traumatisme des familles de victimes existe toujours et le sort de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants est toujours inconnu ». « Déterminer les circonstances de ces nombreuses morts sera une étape importante dans le processus de deuil des familles et dans leur parcours pour garantir leurs droits à la vérité et à la justice », assure de son côté le représentant spécial des Nations unies en Irak, Jan Kubis.          Familles et responsables locaux se plaignent régulièrement de ne voir aucune avancée sur la question des disparus dans un pays où l’on dénombrait déjà au moins un million de disparus à la chute de Saddam Hussein, en 2003. Ensuite, dans la foulée de l’invasion emmenée par les Etats-Unis, des milliers d’autres personnes ont disparu dans la tourmente des violences confessionnelles et de la montée en puissance des milices.          Selon le rapport de l’ONU, la bureaucratie, un problème récurrent en Irak, ne facilite pas non plus la tâche des familles de disparus. Elles doivent s’adresser à cinq administrations différentes, « un processus à la fois chronophage et frustrant pour des familles traumatisées », dit encore l’ONU. Des familles dont le sort reste suspendu à celui des charniers qui sont, selon M. Kubis, « le témoignage de terribles pertes humaines, d’une souffrance profonde et d’une cruauté choquante ».           Lire aussi (en édition abonnés) : A Hardan, des dizaines de yézidis gisent dans des fosses communes                                                Annonces automobiles avec La Centrale           AUDI S8 22700 € 76           KIA PROCEED 5890 € 30           TOYOTA PROACE 27900 € 69      Recherche                                Voir les réactions      Dans la même rubrique                  Article réservé à nos abonnés Audrey Azoulay : « L’éducation et la culture sont les conditions du rétablissement d’une paix durable en Irak »  La directrice de l’Unesco détaille le projet de reconstruction de Mossoul, ville dévastée par l’organisation Etat islamique.                        Émoi en Irak après l’assassinat d’une célèbre instagrammeuse à Bagdad  La jeune femme de 22 ans, qui comptait quelque 2,7 milllions d’abonnés, a payé le prix fort pour avoir « choisi la vie », comme elle le disait.                      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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Les présidents américain et russe ne vont finalement se rencontrer que brièvement avant un sommet bilatéral reporté à une date ultérieure.
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Le sommet prévu entre Trump et Poutine à la fin des commémorations de l’armistice n’aura pas lieu

Les présidents américain et russe ne vont finalement se rencontrer que brièvement avant un sommet bilatéral reporté à une date ultérieure.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 11h38
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante) et 
Marc Semo








                        



   


Ce devait être l’un des grands moments diplomatiques en marge des cérémonies parisiennes commémorant le centième anniversaire de la fin de la première guerre mondiale. Le sommet prévu entre le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine n’aura finalement pas lieu.
« Ils vont certainement se rencontrer… Mais en effet, les circonstances ont un peu changé. Le format multilatéral des événements consacrés au centenaire de la fin de la première guerre mondiale ne permet pas d’organiser une rencontre approfondie des deux présidents », a déclaré, mardi 6 novembre, Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, en précisant que les deux dirigeants « se verront dans les couloirs et décideront eux-mêmes quand cette rencontre grand format aura lieu ».
Le quotidien russe Kommersant avait affirmé plus tôt que cette annulation avait été faite « à la demande » d’Emmanuel Macron, qui « n’a pas voulu que le sommet russo-américain éclipse les événements consacrés au centenaire de la fin de la première guerre mondiale ». « C’est comme cela que cela a été formulé », assure une source diplomatique européenne, citée par le journal. L’Elysée a démenti mardi avoir fait une telle requête.
Paris, capitale du monde pendant deux jours
Déjà lundi, le président américain Donald Trump avait confirmé que ce sommet approuvé par les deux partis lors de la récente venue à Moscou de John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, serait reporté. « Je ne suis pas certain que nous nous rencontrerons à Paris, probablement pas », a déclaré le président américain qui s’exprimait depuis la base d’Andrews, près de Washington. « Nous n’avons encore rien organisé. Nous ne savons pas si ce sera l’endroit adéquat. Je serai à Paris pour d’autres raisons », avait-il ajouté.
Une telle rencontre Trump-Poutine aurait, certes, donné encore un peu plus de lustre à des cérémonies qui vont faire de Paris, pendant deux jours, la capitale diplomatique du monde avec plus de 70 chefs d’Etat ou de gouvernement et de dirigeants d’organisation internationale représentés. Quelque 84 pays ont été invités, soit tous ceux qui furent engagés de près ou de loin dans ce qui fut une guerre mondiale. Tous les dirigeants européens seront là, la quasi-totalité de ceux du Moyen-Orient et du continent africain, ainsi que bon nombre de Latino-Américains.
La densité des événements et des rencontres samedi et dimanche, avec les cérémonies de commémoration le 11 novembre, le déjeuner à l’Elysée puis l’ouverture à la grande halle de la Villette du forum sur la paix rendaient pour le moins difficile un véritable sommet entre les présidents russe et américain. Donald Trump devrait, en revanche, rencontrer samedi en fin de matinée Emmanuel Macron à la fin de son itinérance mémorielle, avant qu’il ne rejoigne à la clairière de l’armistice, à Compiègne, la chancelière allemande Angela Merkel, première dirigeante de l’Allemagne fédérale à se rendre en ce lieu symbolique.

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La Namibie en passe de sortir de la liste noire européenne des paradis fiscaux

La liste des Etats non coopératifs en matière de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale ne comptera plus alors que cinq noms.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 12h42
    |

            Anne Michel








                        



                                


                            

La Namibie devrait sortir de la liste noire européenne des paradis fiscaux, mardi 6 novembre, à l’issue d’une réunion des ministres des finances de l’Union européenne (UE), selon les informations du Monde. Le conseil Ecofin devait, en effet, entériner le retrait de ce pays du sud-ouest de l’Afrique de la liste des Etats jugés non coopératifs en matière de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, après des engagements à réformer sa loi et ses pratiques pris par Windhoek.
Seuls cinq pays resteront donc fichés pour n’avoir pris aucun engagement à ce jour : Samoa, les îles Samoa américaines, les îles vierges américaines, l’île de Guam et Trinité-et-Tobago. Ces territoires, estime l’Europe, ne respectent aucun des critères de bonne gouvernance fiscale fixés par l’Union européenne : appliquer les standards d’échange automatique de renseignements financiers établis par l’Organisation de coopération et de développement économiques (comptes bancaires ouverts par des non-résidents, parts de sociétés, etc.) ; s’engager à mettre en place les lignes directrices de lutte contre les pratiques d’évasion fiscale des multinationales ; et éviter de favoriser l’implantation de sociétés offshore.

Une arme dissuasive puissante
Mise en place à l’initiative de la Commission européenne après une succession de scandales de fraude et d’évasion fiscale – dont les « Paradise papers » parus le 5 novembre 2017 –, la liste noire européenne des paradis fiscaux a vocation à faire rentrer dans le rang de la coopération les centres financiers offshore. Elle constitue de fait une arme dissuasive puissante, puisque aucun des pays fichés ne peut plus recevoir de fonds venant des institutions européennes. Le fichage nuit, par ailleurs, aussi à la réputation, donc pèse sur les flux économiques.
Cette liste, qui comprenait initialement dix-sept pays, n’a cessé de se réduire depuis sa publication, le 5 décembre 2017, à mesure que les pays s’engageaient à coopérer....




                        

                        


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En Italie, Matteo Salvini politise les intempéries meurtrières qui ont touché le pays

L’homme fort du gouvernement et chef de la Ligue a éreinté, dimanche, les « écologistes de salon » et la Commission de Bruxelles, tout en demandant une aide exceptionnelle de l’Europe.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 11h27
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Des images de désolation, des fleuves en crue, des routes coupées par des chutes d’arbres et 32 morts, du nord au sud du pays, depuis le 29 octobre : les orages d’automne ont pris, en Italie, des proportions dramatiques et inédites.
Le pire a été atteint dimanche 4 novembre à Casteldaccia (Sicile), dans les environs de Palerme, lorsque la crue du fleuve Milicia a submergé une maison en pleine fête de famille, laissant derrière elle neuf morts, noyés en quelques instants. Mais les dégâts ne se sont pas limités aux régions méridionales de l’Italie : le nord-est – particulièrement le Trentin-Haut-Adige et la province de Belluno (nord de la Vénétie) –, a été, lui aussi, très durement touché.

En première ligne dans le combat contre les intempéries, le ministre de l’intérieur Matteo Salvini (Ligue, extrême droite) n’a pas manqué de chercher à politiser l’affaire. Dimanche, en déplacement dans la province de Belluno, où des dizaines de milliers d’hectares de forêts ont été ravagés par les vents, l’homme fort du gouvernement a attribué l’ampleur des dégâts aux méfaits des « écologistes de salon, pour qui il ne faut pas tailler les arbres, nettoyer les ruisseaux (…) afin de ne pas déranger les petits oiseaux ».
Puis il a plaidé pour un plan massif de 40 milliards d’euros, « pour mettre en sécurité le territoire national ». Une proposition en forme de provocation, alors que Rome et Bruxelles s’opposent, depuis plus d’un mois, à propos du budget 2019 de l’Italie, dont le déficit prévu (2,4 % du produit intérieur brut) dépasse largement les engagements antérieurs pris par le pays.

Constructions sauvages
« Je m’engage à récolter et à dépenser cet argent, en espérant ne pas voir arriver de lettre de contestation de Bruxelles… », a-t-il continué, ironique, avant de déclarer que, vu la situation, les prochaines demandes de Bruxelles devraient, à son avis, « être envoyées directement aux archives »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Washington publie une liste de pays autorisés à poursuivre leurs achats de pétrole pendant six mois.
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Sanction contre l’Iran : Trump offre un sursis à huit pays

Washington publie une liste de pays autorisés à poursuivre leurs achats de pétrole pendant six mois.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 11h21
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant), 
                                Nabil Wakim et 
Louis Imbert








                        



                                


                            

Le retour des sanctions américaines unilatérales contre l’Iran, lundi 5 novembre, notamment pour bloquer ses ventes de pétrole, sera progressif. Le secrétaire d’Etat Mike Pompeo a en effet rendu publique une liste de huit pays autorisés à poursuivre leurs achats pendant au moins six mois. Il s’agit de la Chine, de l’Inde et de la Turquie, qui sont les premiers importateurs de brut iranien, ainsi que du Japon, de la Corée du Sud, de Taïwan, de l’Italie et de la Grèce. Ces pays doivent mettre ce sursis à profit, selon le chef de la diplomatie américaine, pour réduire leur dépendance au pétrole iranien. Le Japon a d’ores et déjà drastiquement réduit ses achats.
Donald Trump s’en est expliqué en quittant la Maison Blanche, en début d’après-midi, pour tenir les derniers meetings de la campagne des élections de mi-mandat. « Nous avons les sanctions les plus sévères jamais imposées, a assuré le président des Etats-Unis. Mais pour le pétrole, nous voulons aller un peu plus lentement, parce que je ne veux pas faire monter les prix du pétrole dans le monde. » « Je pourrais ramener [les ventes de pétrole] à zéro immédiatement, mais cela provoquerait un choc sur le marché (…). Ce sera graduel », a-t-il ajouté.
De fait, ce marché n’a quasiment pas réagi à la mise en place de cette nouvelle vague de sanctions. Le baril de brent est resté autour de 73 dollars (64 euros), en baisse par rapport aux semaines précédentes, où il s’approchait souvent de 80 dollars. Cette absence de réaction illustre également le fait que les tradeurs ont déjà intégré la réduction des exportations iraniennes.
Pour autant, les sanctions contre le pétrole iranien pourraient avoir un impact à plus long terme sur les prix du pétrole. Invité sur la chaîne Fox News, Mike Pompeo a estimé que ces exemptions étaient données à des pays « qui ont besoin d’un peu plus de temps » pour réduire leurs achats de pétrole iranien. Une manière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Fils d’un tirailleur tué le 1er décembre 1944, Biram Senghor en appelle au président français pour faire toute la lumière sur le drame.
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Point de vue

Massacre de Thiaroye : « Monsieur Macron, réhabilitez la mémoire des tirailleurs sénégalais »

Fils d’un tirailleur tué le 1er décembre 1944, Biram Senghor en appelle au président français pour faire toute la lumière sur le drame.

Par                Biram Senghor



LE MONDE
              datetime="2018-11-06T11:03:45+01:00"

        Le 06.11.2018 à 11h03






    
Le cimetière militaire de Thiaroye, dans la banlieue de Dakar, où sont enterrés une partie des tirailleurs sénégalais tués par l’armée française le 1er décembre 1944.
Crédits : GEORGES GOBET / AFP


Tribune. Monsieur le Président,
Agé de 80 ans et au soir de ma vie, je viens à vous pour enfin connaître toute la vérité sur les circonstances ayant entraîné la mort tragique de mon père et de ses compagnons d’infortune. Il est de l’impérieux devoir moral de la France que vous représentez de réhabiliter la mémoire des tirailleurs sénégalais tombés injustement à Thiaroye.
Le 7 novembre 2018, vous allez inaugurer un monument à Reims à la gloire des « Troupes noires » qui ont combattu avec courage durant les conflits mondiaux. Mon père, M’Bap Senghor, a rejoint le 6e RAC avec la mobilisation générale en 1939 et faisait partie de ces hommes qui se sont battus pour libérer la France. Fait prisonnier par les Allemands, il passa quatre longues années en captivité comme tant d’autres de ses frères d’armes venus des colonies et d’Afrique du Nord.
« Mort pour la France »
A la Libération, il a été renvoyé rapidement au Sénégal pour être démobilisé et retrouver sa femme et son fils qu’il n’a pas vu grandir. Mais mon père a été exécuté le 1er décembre 1944 lors du massacre de Thiaroye. Durant plus de 70 ans, les autorités françaises nous ont fait croire qu’il a été tué suite à une rébellion armée et qu’il était enterré dans une tombe anonyme du cimetière militaire de Thiaroye. C’est en 2014 que j’ai appris par le président Hollande, lors de son déplacement à Dakar, qu’en réalité mon père n’avait jamais été enterré dans une tombe et que l’endroit de sa sépulture demeurait inconnu. Par ailleurs, le président a reconnu qu’il n’avait pas perçu les sommes dues. Depuis les années 1970, je réclame des explications sur la mort de mon père avec le statut de pupille de la nation, en vain.

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                Massacre de Thiaroye en 1944 : « A quand la fin de l’obstruction à la manifestation de la vérité ? »



Désormais, avec l’avancée des connaissances historiques, il a été clairement établi qu’un récit officiel a été construit pour camoufler la spoliation des soldes de captivité, le massacre et le nombre de victimes et pour condamner des innocents.
J’ai donc adressé une requête au ministère de la défense puis des armées pour l’octroi de la mention « Mort pour la France », le remboursement des sommes dues et l’exhumation du corps de mon père. Mes courriers sont restés sans réponse alors que le ministère refuse toujours de désocculter un document caviardé et de rendre consultables des archives permettant notamment de connaître le lieu de la sépulture (fosses communes).
Crime et mensonge d’Etat
En 2018, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC) a été contraint de répondre après ma saisine du tribunal administratif de Paris. J’apprends que l’ONAC refuse toujours d’attribuer la mention « Mort pour la France » au prétexte, entre autres, que mon père aurait été un déserteur. Sa fiche signalétique produite après le massacre mentionne qu’il aurait été incorporé au 6e RAC le jour même du massacre, qu’il manquait à l’appel du 1er décembre, mais aussi à celui du 12 décembre 1944, selon un courrier du ministre des anciens combattants.

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                Tragédie de Thiaroye : l’historienne Armelle Mabon déboutée de sa plainte en diffamation



Les autorités ont menti depuis toutes ces années et, aujourd’hui, je considère indécent que l’administration réitère les mensonges avec la complicité d’« historiens » plus enclins à défendre l’honneur d’officiers compromis que de restaurer celui bafoué des combattants africains dont mon père.
Aussi, je vous prie, Monsieur le Président, de bien vouloir tout mettre en œuvre afin d’exhumer le corps de mon père et de le réhabiliter, ainsi que tous ceux qui ont été victimes de ce crime et de ce mensonge d’Etat. Poursuivre l’obstruction à la manifestation de vérité sur un crime commis ne grandit pas la France.
Comptant sur votre détermination et avec mes plus vifs remerciements, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de ma plus haute considération.





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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Pékin cherche une issue à la guerre commerciale qui l’oppose aux Etats-Unis.
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Autorisée par Trump à acheter du pétrole iranien, la Chine reste prudente

Pékin cherche une issue à la guerre commerciale qui l’oppose aux Etats-Unis.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 10h58
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 10h59
    |

            Frédéric Lemaître (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Simple manœuvre préélectorale ou véritable inflexion ? Les Chinois s’interrogent sur le changement de ton, depuis quelques jours, de Washington à leur égard. Il y a d’abord eu ce coup de téléphone, vendredi 2 novembre, entre Donald Trump et son homologue chinois, Xi Jinping, qui a donné lieu à une « très bonne » discussion, selon le président américain. « Je pense que nous allons conclure un accord avec la Chine. Je pense qu’un très bon accord sera trouvé avec la Chine », avait-il déclaré au sujet des relations commerciales. Un dîner entre les deux dirigeants serait même prévu lors du G20 qui se tient fin novembre en Argentine.
Deuxième acte, lundi 5 novembre, le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, confirmait que la Chine faisait bien partie des huit pays autorisés, pendant six mois, à continuer à acheter du pétrole iranien malgré les sanctions mises en place le même jour. Quelques heures plus tard, on apprenait que M. Pompeo et son collègue de la défense, James Mattis, recevraient, vendredi 9 novembre, leurs homologues chinois, Yang Jiechi (affaires étrangères) et Wei Fenghe (défense). Une première, dans ce format, depuis juin 2017.
« Propositions acceptables pour les deux parties »
La Chine reste circonspecte, mais, cherchant une issue à la guerre commerciale qui l’oppose aux Etats-Unis et dont elle commence à subir les effets, saisit les perches qui lui sont tendues. Mardi 6 novembre, en déplacement à Singapour, le vice-président chinois, Wang Qishan, a déclaré que la Chine était prête à « mettre en avant des propositions acceptables pour les deux parties pour résoudre leurs différends économiques et commerciaux ».
Surtout, la Chine a fait profil bas sur les sanctions américaines contre l’Iran, avant même de savoir officiellement qu’elle en était partiellement exemptée, probablement pour éviter que les prix du brut ne grimpent, surtout en période électorale. « La Chine se plaint assez peu et fait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Révélé par le secrétaire à la défense américain, le chiffre illustre l’incapacité des autorités de Kaboul à construire un appareil de sécurité fiable.
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« Plus de mille victimes » en deux mois parmi les forces afghanes

Révélé par le secrétaire à la défense américain, le chiffre illustre l’incapacité des autorités de Kaboul à construire un appareil de sécurité fiable.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 10h57
    |

            Jacques Follorou








                        



   


Les forces de sécurité afghanes paient un lourd tribut à une guerre dont le monde semble aujourd’hui se désintéresser. Selon le secrétaire américain à la défense, James Mattis, les policiers et militaires afghans ont compté, dans leurs rangs, « plus de 1 000 victimes pour les seuls mois d’août et de septembre ». M. Mattis, qui s’exprimait le 30 octobre, en marge d’une conférence à Washington à l’Institut pour la paix, n’a pas fourni de détails sur la proportion entre le nombre de blessés et de morts ni entre forces civiles et militaires.
Bras armé du Congrès américain, les services de l’inspecteur général spécial pour la reconstruction de l’Afghanistan (Sigar), qui traquent les ­dérapages en matière budgétaire, notamment dans les fonds alloués aux forces afghanes, l’ont confirmé le 1er novembre, là encore sans toutes les précisions : « Depuis 2015, le nombre de victimes au sein des forces de sécurité afghanes n’a jamais été aussi élevé qu’entre le 1er mai et le 1er octobre. »
Ces données ne doivent pas faire oublier, rappelle l’Unama, la mission politique de l’ONU en Afghanistan, que 8 050 civils ont été victimes de cette guerre au cours des neuf premiers mois de 2018, dont 313 morts et 336 blessés imputables aux frappes américano-afghanes, soit une augmentation de 39 % par rapport à 2017.
Première ligne
Le Sigar a en outre précisé que le gouvernement afghan ne contrôlait plus « que 55 % » de son territoire. Ce chiffre est le plus bas enregistré depuis 2015, quand ces relevés ont commencé. Le Sigar constate que le gouvernement de Kaboul et ses forces sont sur la défensive, notamment depuis la mise en place par Washington, cet été, d’un canal de discussion direct et exclusif avec les talibans.
Cette détérioration de la situation sécuritaire depuis 2015 est liée au départ de l’OTAN, fin 2014. Les forces étrangères, surtout américaines, sont passées d’un coup de 140 000 personnels à moins de 15 000 aujourd’hui, dont une grande partie sont des unités spéciales réservées aux interventions ponctuelles : extrême urgence lorsqu’une ville est sur le point de tomber aux mains des talibans, comme cet été à Ghazni, dans le centre du pays, ou des opérations contre des groupes de l’organisation Etat islamique. Ces effectifs bénéficient d’un appui aérien important sans lequel les Afghans n’auraient jamais pu reconquérir certains territoires stratégiques ou symboliques.

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                Un militaire américain tué par un soldat afghan à Kaboul



Depuis 2015, les forces afghanes sont donc placées en première ligne des affrontements avec les différents mouvements insurgés dans le pays. En dépit des efforts budgétaires et d’encadrement de la communauté internationale, leur formation et leur équipement demeurent faibles.
Désertions
De plus, comme l’a regretté à plusieurs reprises la délégation européenne en Afghanistan, lors de réunions au sujet de la formation de la police afghane qu’elle contribue à financer, les policiers sont les premières victimes des attaques des insurgés car ils sont mobilisés pour des tâches de combat qui ne devraient pas être de leur ressort – ils ne sont ni équipés ni formés pour cela. Les pertes enregistrées dans leurs rangs expliqueraient un fort taux d’attrition et même de désertion. Selon le Sigar, il manquerait 40 000 membres aux forces de sécurité afghanes.
Pour toutes ces raisons, le chiffre des victimes recensées au sein des forces de sécurité est devenu un tabou, car il illustre l’incapacité du pouvoir afghan non seulement à assurer la sécurité sur son territoire, mais encore plus à construire un appareil de sécurité solide et fiable. La question est devenue si sensible que l’actuel président afghan, Ashraf Ghani, avait obtenu auprès du mentor américain, depuis la fin 2017, que les chiffres des pertes au sein des forces afghanes ne soient plus révélés publiquement.
Son vœu a été respecté par les autorités américaines jusqu’à cette déclaration du 30 octobre de James Mattis. Cette initiative a été vue par Kaboul comme une manière pour Washington de prendre ses distances avec le chef de l’Etat, à six mois d’une élection présidentielle à laquelle il compte bien se présenter.

        Lire aussi :
         

                Elections en Afghanistan : les talibans au centre du jeu politique






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Brexit, baisse du marché automobile, guerre commerciale… L’alignement des planètes qui avait conduit à une météo très favorable pour l’Europe est en train de se défaire, explique dans sa chronique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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« La fermeture de l’usine Michelin de Dundee est un signe de plus que l’Europe va affronter un hiver rude »

Brexit, baisse du marché automobile, guerre commerciale… L’alignement des planètes qui avait conduit à une météo très favorable pour l’Europe est en train de se défaire, explique dans sa chronique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    06.11.2018 à 10h50
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Pertes & Profits. Dundee a vu passer les cycles économiques comme les nuages dans le ciel d’Ecosse, toujours en mouvement. La troisième ville du pays, derrière Edimbourg et Glasgow, a connu la prospérité, du temps des baleiniers, du jute et des grandes manufactures, le déclin et le renouveau. Elle n’échappe pas aujourd’hui à la nouvelle lame de fond de désindustrialisation qui touche tout le Royaume-Uni.
L’une de ses principales usines va fermer. Le fabricant français de pneumatiques Michelin a annoncé l’arrêt de son site, qui emploie 845 personnes. Tout le personnel politique local et national monte au créneau. La première ministre, Nicola Sturgeon, qui s’était rendue sur place il y a un an, se déclare « dévastée » par cette annonce et promet des aides. Les syndicats hurlent à la trahison.
Il est vrai que la nouvelle prend tout le monde de court. Michelin avait investi 70 millions d’euros pour moderniser l’usine et garantir sa pérennité pour les dix à quinze prochaines années. Mais en septembre, le directeur de l’usine, John Reid, avait reconnu dans les colonnes du journal local, The Courier, que des adaptations seraient nécessaires, voire des suppressions de postes, pour pallier la baisse des commandes. La solution a été nettement plus radicale.
Car la tempête qui se lève aujourd’hui n’a rien d’une petite brise de printemps. Soudain, l’alignement des planètes qui avait conduit à une météo très favorable pour l’économie européenne est en train de se défaire. Tous les éléments convergent désormais pour nous promettre un hiver rude.
Le Brexit est évidemment le premier sur la liste. Au fur et à mesure que l’échéance d’une sortie du Royaume-Uni se précise, les industriels réfléchissent avant d’investir.
Le piège chinois se referme
D’autant que le marché automobile britannique s’effondre : 9,3 % de baisse en septembre, 2,9 % en octobre. Un phénomène qui commence à toucher l’Europe, à la faveur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Les trois favoris, tous anciens chefs de l’Etat, se disputent un électorat dont la grande majorité continue de vivre dans une extrême pauvreté.
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Reportage

A Madagascar, une présidentielle dominée par le sentiment d’abandon de la population

Les trois favoris, tous anciens chefs de l’Etat, se disputent un électorat dont la grande majorité continue de vivre dans une extrême pauvreté.

Laurence Caramel
    



LE MONDE
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        Le 06.11.2018 à 10h49

     •
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        Mis à jour le 06.11.2018 à 11h42






                        

Crédits : MARCO LONGARI / AFP


                    

Près de 10 millions de Malgaches sont attendus dans les bureaux de vote, mercredi 7 novembre, pour le premier tour de l’élection présidentielle dans laquelle s’affrontent 36 candidats, dont le chef de l’Etat sortant Hery Rajaonarimampianina. Le retour dans l’arène politique des anciens présidents Marc Ravalomanana (2002-2009) et Andry Rajoelina (2009 -2014) a éclipsé les autres prétendants, transformant la campagne en un combat des « ex » – d’autant plus écrasant que les trois favoris disposent de moyens financiers disproportionnés mis à profit (en l’absence de plafonnement des dépenses de campagne) pour sillonner à coups d’hélicoptères ce pays plus grand que la France et dépourvu de routes, organiser au pas de course jusqu’à trois meetings par jour ou s’acheter une forte visibilité dans les médias et sur les réseaux sociaux.
Interdits sous la pression des bailleurs étrangers de se présenter en 2013, les deux protagonistes de la crise de 2009 attendent depuis cinq ans l’occasion de prendre leur revanche. Accusé de dérive autoritaire et tenu responsable d’émeutes qui firent plus d’une centaine de victimes à Antananarivo, M. Ravalomanana a été contraint à l’issue de cette période d’abandonner le pouvoir à M. Rajoelina, le jeune maire de la capitale, soutenu par l’armée, pour un régime dit « de transition » qui dura finalement quatre ans.
Après ce coup d’Etat, la suspension d’une grande partie de l’aide internationale et le retrait des investisseurs étrangers entraînèrent une sévère dépression économique. Les deux hommes ont à cœur d’effacer ces sombres souvenirs et de démontrer qu’ils peuvent incarner l’avenir du pays.
« Economie de rapine »
De son côté, M. Rajaonarimampianina demande aux Malgaches de lui donner plus de temps pour poursuivre les réformes engagées, et met en avant le soutien que lui ont accordé les institutions financières internationales en promettant de financer son programme de développement. En 2018, Madagascar devrait...


