<FILE-date="2018/11/06/19">

<article-nb="2018/11/06/19-1">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Les bureaux de vote sont ouverts aux Etats-Unis pour des élections de mi-mandat en forme de scrutin pour ou contre la politique de Donald Trump.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Midterms 2018 : les Américains aux urnes pour un scrutin à l’issue incertaine

Les bureaux de vote sont ouverts aux Etats-Unis pour des élections de mi-mandat en forme de scrutin pour ou contre la politique de Donald Trump.



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    06.11.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 12h12
   





                        



   


Les Américains sont appelés aux urnes, mardi 6 novembre, pour désigner leurs représentants au Congrès. Deux ans après la présidentielle de 2016 qui avait propulsé Donald Trump à la Maison Blanche, le scrutin va prendre des allures de référendum pour ou contre le président américain, dans un pays profondément divisé. En jeu : les 435 sièges de la Chambre des représentants, 35 au Sénat, ainsi que les postes de gouverneurs dans une trentaine d’Etats, de la Floride à l’Alaska.
Les premiers bureaux de vote viennent d’ouvrir. Ils fermeront entre 18 et 21 heures (Etat de New York, Iowa, Dakota du Nord).
Signe du grand intérêt suscité par ces élections : déjà plus de 36 millions de bulletins avaient été déposés le 5 novembre dans les Etats permettant le vote anticipé ou par procuration. Ce chiffre est nettement supérieur aux quelque 22 millions enregistrés avant le jour du vote lors d’un rendez-vous comparable en 2014.

        Midterms 2018 :
         

          place des femmes, violence, immigration… les moments forts de la campagne



Incertitude réelle
L’impact de ces scrutins pourrait être monumental : en plus de cent cinquante ans, le parti du président n’a que très rarement échappé à un vote sanction, et les républicains redoutent de perdre le contrôle du Congrès.
Mais l’incertitude est réelle et les enquêtes sont trop serrées dans une vingtaine de circonscriptions pour pouvoir dire avec certitude qui, des républicains ou des démocrates, sera le vainqueur. Les sondeurs, échaudés par la « surprise » Trump en 2016 se gardent bien d’être trop définitifs dans leurs analyses. Le dernier billet de Nate Silver, le patron du site FiveThirtyEight, résume bien cette extrême prudence : « Les démocrates ne sont pas certains de prendre la Chambre, mais ils sont assez clairement les favoris. »
Pour reprendre le contrôle de la Chambre des représentants, les démocrates doivent gagner 23 sièges supplémentaires et la victoire est à leur portée même si une trentaine de scrutins sont très serrés, selon les sondeurs ;Les républicains devraient, en revanche, conserver le contrôle du Sénat : ils y disposent d’une courte majorité (51-49), mais la carte électorale de la Chambre haute est beaucoup plus défavorable aux démocrates car ils doivent défendre 26 sièges – et six d’entre eux sont menacés – contre seulement neuf pour les républicains.

        Comprendre :
         

          Comment le « gerrymandering », ou « charcutage électoral », pèse sur l’élection américaine



Les électeurs républicains mobilisés
La bonne santé de l’économie américaine, qui connaît une situation de plein emploi et une croissance qui pourrait dépasser 3 % cette année, n’a pas été jugée comme un thème suffisamment fédérateur pour endiguer ce qui, un temps, a pu apparaître comme une vague bleue démocrate qui pourrait emporter la Chambre des représentants. Donald Trump a fait campagne jusqu’au bout, enchaînant les rassemblements « Make America Great Again », délivrant un message anxiogène sur l’immigration et en critiquant les élites représentées par une presse qu’il qualifie de mensongère et partisane.
En outre, la confirmation à la Cour suprême du juge conservateur Brett Kavanaugh, accusé d’abus sexuels lorsqu’il était lycéen, a provoqué un réveil de l’électorat évangélique, attaché aux questions liées à la famille et à la religion.
Les démocrates en manque de leadeurs
Les démocrates ont fait campagne sur la défense du système de santé. Mais ils parient aussi sur le rejet de Donald Trump, qu’ils sont nombreux à qualifier ouvertement de menteur et de catalyseur des violences racistes et antisémites récentes.
Faute de figure démocrate emblématique, l’ancien président Barack Obama est sorti de la réserve qu’il observait depuis son départ de la Maison Blanche et est venu faire campagne pour son parti, appelant avant tout les Américains à voter pour ce qu’il a qualifié d’élections les plus importantes de leur vie.
Inquiétudes sur la manipulation du scrutin
A la veille du scrutin, les agences de renseignement ont mis en garde les Américains contre les acteurs étrangers, « la Russie en particulier », qui continuent d’essayer d’influencer l’opinion publique.
Et Facebook a annoncé avoir bloqué environ 30 comptes, ainsi que 85 comptes sur le réseau de partage de photos Instagram qu’il détient, qui pourraient être liés à des entités étrangères et servir à des ingérences dans les élections américaines.


Notre sélection d’articles sur les midterms 2018
Retrouvez les contenus de référence du Monde sur les midterms 2018.
Enjeux, majorités, scrutins… : tout savoir sur les élections de mi-mandat.Trump, Cour suprême, santé : ce qui motive les électeurs américains.La campagne des démocrates : le parti tente de mobiliser les électeurs en se concentrant sur des sujets de la vie quotidienne, comme l’assurance-santé.L’héritage Obama en question : « Personne chez les démocrates ne veut admettre qu’Obama n’a pas forcément été un bon président ».Trump électrise les électeurs républicains : Le président multiplie les déplacements pour présidentialiser les élections du 6 novembre.« Gerrymandering » : le « charcutage électoral », pèse sur l’élection américaine.Elections de mi-mandat : un nombre record de candidates.Midterms : les candidatures LGBT + en réponse aux attaques de l’administration Trump.Les nouveaux visages : Deb Haaland, Martha McSally, Amy McGrath, Beto O’Rourke, et Alexandria Ocasio-Cortez.Le vote des latinos : à Las Vegas, les syndicalistes de l’hôtellerie s’efforcent de mobiliser les Hispaniques contre la politique migratoire de Donald Trump.Noirs, Amérindiens, Latino-Américains : des citoyens privés de droit de vote aux Etats-Unis.Marijuana, droit de vote, santé, avortement : les Américains appelés aux urnes pour 155 référendums.Vidéo : qui va l’emporter aux élections américaines ?





                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-2">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Facebook, Twitter et YouTube ont pris de nombreuses mesures depuis l’élection présidentielle de 2016.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Midterms 2018 : avant le vote aux Etats-Unis, les réseaux sociaux se disent « prêts » à contrer la désinformation

Facebook, Twitter et YouTube ont pris de nombreuses mesures depuis l’élection présidentielle de 2016.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 14h18
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 18h10
    |

            Damien Leloup








                        



   


Branle-bas de combat : à quelques heures de l’ouverture des bureaux de vote aux Etats-Unis, pour les élections de mi-mandat, les principaux réseaux sociaux ont tenu à montrer qu’ils étaient bien mieux préparés à lutter contre les tentatives de désinformation qu’ils ne l’étaient en 2016, lors de l’élection présidentielle.

        Contexte :
         

          Comment les plates-formes du Web s’organisent pour éviter un « hack » des élections



A la veille du vote, Facebook a ainsi annoncé la fermeture de 30 comptes Facebook et de 85 comptes Instagram, soupçonnés par les autorités américaines de faire partie d’une « campagne d’influence étrangère ». Twitter, de son côté, a affirmé au New York Times être « plus préparé que jamais » à lutter contre la désinformation ; et a annoncé, la semaine avant le vote, avoir procédé à la suppression de milliers de comptes suspects.
Des rumeurs et des « infox » liées à l’élection
Dans le détail, ces annonces de dernière minute ressemblent davantage à une opération de communication qu’à une intervention décisive. Les pages fermées par Facebook étaient majoritairement en français et en russe, selon le communiqué de l’entreprise : or, logiquement, l’écrasante majorité des contenus cherchant à influer sur l’élection américaine devraient être écrits en anglais. Les comptes Instagram fermés parlaient pour certains de politique, mais, pour d’autres, étaient consacrés à la vie de célébrités.
Quant à la « préparation » de Twitter, elle n’a pas empêché, ces derniers jours, de très nombreux messages diffusant de fausses informations de circuler sur le réseau. La presse américaine et de nombreux internautes se sont ainsi fait l’écho de messages, semblant émaner de comptes soutenant les démocrates, qui indiquaient une fausse date pour le vote. Twitter s’est cependant montré plus réactif qu’il y a deux ans, mais avec plus ou moins de subtilité. Le réseau social a ainsi supprimé par exemple un message de la personnalité de la droite de la droite Ann Coulter, qui conseillait aux républicains de voter le 6 novembre, jour de l’élection, et aux démocrates de voter le 7. « Même Twitter se rend compte que les gauchistes sont des idiots qui peuvent se laisser avoir par une blague », a-t-elle ironisé.
Des candidats musulmans ou d’origine étrangère ont été l’objet de campagnes de dénigrement
Dans les semaines précédant le vote, plusieurs rumeurs ont largement circulé sur les réseaux sociaux, dont certaines étaient clairement reliées à la droite de la droite américaine. Certains candidats musulmans ou d’origine étrangère ont été l’objet de campagnes de dénigrement ciblées. Plus généralement, des théories du complot, parfois alimentées ou propagées par Donald Trump lui-même, tentent de convaincre les Américains qu’une fraude électorale massive se prépare, ce qu’aucun élément concret ne vient attester. D’autres rumeurs évoquent des piratages ou des manipulations des machines à voter.
Une partie importante de ces messages reprend les tactiques vues à l’œuvre lors de l’élection présidentielle américaine de 2016. Plus que de chercher à convaincre les indécis, les campagnes de désinformation de l’époque avaient surtout incité certaines parties de l’électorat à s’abstenir. Les Africains-Américains, qui votent démocrate à une écrasante majorité, avaient ainsi été spécifiquement visés par d’importantes campagnes en ligne tentant de les convaincre qu’il était préférable de ne pas voter plutôt que de voter pour Hillary Clinton.
Lors des élections de mi-mandat de 2018, des procédés similaires ont eu lieu : un photomontage largement diffusé tentait de faire croire que la police aux frontières américaine contrôlait les personnes se présentant aux bureaux de vote. Une manière à la fois de décourager les immigrés de se rendre aux urnes, et de laisser supposer qu’il y avait un risque réel de fraude électorale.
Nouvelles techniques de désinformation
L’ampleur précise et, surtout, l’impact de ces messages restent toutefois difficiles à déterminer. Google, dont la plateforme YouTube a été largement utilisée ces dernières années pour diffuser des théories du complot, a affirmé la semaine dernière avoir détecté un volume « étonnamment faible » de tentatives coordonnées de désinformation sur les campagnes électorales.
Depuis 2016, les grands réseaux sociaux ont pris de nombreuses mesures pour tenter de limiter la désinformation sur leurs plateformes : renforcement des outils de modération, règles plus contraignantes sur la publicité politique, suppression de millions de comptes identifiés comme suspects… Les premières études sur ces mesures tendent à montrer que leur impact a été réel. Mais les créateurs et diffuseurs de ces messages se sont aussi adaptés, recourant à des techniques plus subtiles pour faire passer leurs messages.
Plusieurs études récentes notent également que les messages visant clairement à désinformer le public passent de plus en plus par des groupes fermés ou semi-ouverts, comme les groupes Facebook ou WhatsApp, ce qui rend leur détection et leur suivi plus difficile. C’est notamment un problème auquel ont été confrontées les autorités brésiliennes lors de la récente campagne pour l’élection présidentielle.

        Lire :
         

          « Infox » au Brésil : comment les fausses informations ont inondé WhatsApp




Notre sélection d’articles sur les midterms 2018
Retrouvez les contenus de référence du Monde sur les midterms 2018.
Enjeux, majorités, scrutins… : tout savoir sur les élections de mi-mandat.Trump, Cour suprême, santé : ce qui motive les électeurs américains.La campagne des démocrates : le parti tente de mobiliser les électeurs en se concentrant sur des sujets de la vie quotidienne, comme l’assurance-santé.L’héritage Obama en question : « Personne chez les démocrates ne veut admettre qu’Obama n’a pas forcément été un bon président ».Trump électrise les électeurs républicains : Le président multiplie les déplacements pour présidentialiser les élections du 6 novembre.« Gerrymandering » : le « charcutage électoral », pèse sur l’élection américaine.Elections de mi-mandat : un nombre record de candidates.Midterms : les candidatures LGBT + en réponse aux attaques de l’administration Trump.Les nouveaux visages : Deb Haaland, Martha McSally, Amy McGrath, Beto O’Rourke, et Alexandria Ocasio-Cortez.Le vote des latinos : à Las Vegas, les syndicalistes de l’hôtellerie s’efforcent de mobiliser les Hispaniques contre la politique migratoire de Donald Trump.Noirs, Amérindiens, Latino-Américains : des citoyens privés de droit de vote aux Etats-Unis.Marijuana, droit de vote, santé, avortement : les Américains appelés aux urnes pour 155 référendums.Vidéo : qui va l’emporter aux élections américaines ?





                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-3">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le 6 novembre, les Américains retournent aux urnes pour renouveler 33 sénateurs et désigner les 435 membres de la Chambre des représentants.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Enjeux, majorités, scrutins… Tout savoir sur les élections de mi-mandat aux Etats-Unis

Le 6 novembre, les Américains retournent aux urnes pour renouveler 33 sénateurs et désigner les 435 membres de la Chambre des représentants.



LE MONDE
 |    21.10.2018 à 14h46
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 18h10
    |

            Pierre Bouvier








                        



Deux ans après son élection, Donald Trump joue gros. Le 6 novembre, les Américains retournent aux urnes pour les élections de mi-mandat, les midterms. Ils voteront pour élire le 116e Congrès, en renouvelant 33 sénateurs et en désignant les 435 membres de la Chambre des représentants. Au-delà du Congrès, lors de cette journée dite « election day », une multitude d’assemblées et de pouvoirs locaux sont renouvelés. Des consultations sont également organisées le même jour, par souci de commodité et d’économies.

        Analyse :
         

          Les élections de mi-mandat, « référendum » à risques pour Trump



Majorités et participation : les principaux enjeux
Rejet ou soutien de la politique de Donald Trump ? Depuis les élections de 2016, le parti du président contrôle la Maison Blanche, le Sénat et la Chambre des représentants. L’enjeu du scrutin du 6 novembre est, pour les républicains, de conserver ces majorités ; pour les démocrates de les renverser, afin d’infléchir la politique mise en œuvre par Donald Trump, notamment en matière de lutte contre l’immigration ou de réduction des impôts. Pour voter une éventuelle destitution du président, les démocrates devraient obtenir une majorité des deux tiers au Sénat.

        Revue de presse :
         

          Trump, Cour suprême, santé… ce qui motive les électeurs américains



La participation sera particulièrement scrutée cette année. En général, les élections de mi-mandat mobilisent peu — autour de 40 % des électeurs — alors que la présidentielle de 2016 a mobilisé 60 % des votants. Le rejet — ou le soutien — de Donald Trump constitue cette année un sujet de mobilisation, selon le Pew Research Center. En octobre, une majorité affirmait que leur vote serait l’expression d’une opposition ou d’un soutien à l’égard de Trump.
Au Sénat
33 mandats remis en jeu
Le Sénat est la Chambre haute du Congrès. Les sénateurs votent notamment les lois fédérales et ratifient les nominations faites par le président. Il est composé de cent membres, deux par Etat, élus au suffrage universel direct pour six ans. Ainsi, l’Etat le moins peuplé — le Wyoming, 580 000 habitants — dispose-t-il de deux élus, tout comme la Californie, l’Etat le plus peuplé, avec ses 39,5 millions d’habitants. Traditionnellement, les petits Etats et les zones rurales favorisent les républicains.
Tous les deux ans, lors des élections de mi-mandat, le Sénat est renouvelé par tiers : 33 ou 34 sièges sont renouvelés. Le Sénat actuel, issu des élections du 8 novembre 2016, est entré en fonction le 3 janvier 2017. Les républicains y disposent d’une courte majorité de 51 voix face à 47 démocrates et à deux indépendants, dans le Maine et le Vermont, qui leur sont apparentés.
Le 6 novembre, les mandats de 33 sénateurs sont remis en jeu :
– vingt-trois appartiennent au camp démocrate ; – huit au camp républicain (ou Grand Old Party, ou GOP) ; – deux sont des indépendants, apparentés aux démocrates.
A cela s’ajoutent deux élections partielles : dans le Minnesota, pour remplacer Al Franken, élu démocrate emporté par la vague #metoo et dont le mandat expire en 2021, et dans le Mississipi, pour remplacer le républicain Thad Cochran, pour raisons de santé, dont le mandat expire en 2021.
L’objectif des républicains : ne pas perdre de siège
Pour les républicains, l’objectif est simple : conserver la majorité. Concrètement, ils pourraient même se payer le luxe de perdre un siège, car la voix du vice-président du Sénat, le républicain Mike Pence, l’emporte en cas d’égalité lors d’un vote.
Bonne nouvelle pour le parti présidentiel : sept des huit sièges à défendre sont dans des Etats qui ont voté Trump en 2016 : l’Arizona, le Mississippi, le Nebraska, le Texas, le Tennessee, l’Utah et le Wyoming. Le Nevada est le seul Etat favorable aux démocrates à avoir un sénateur républicain sur la sellette.
L’objectif impossible des démocrates : remporter trois quarts des sièges et en conserver vingt-trois
Pour les démocrates, le scrutin s’annonce plus compliqué. En plus du système électoral défavorable, dix des vingt-cinq sièges démocrates ou apparentés remis en jeu le sont dans des Etats gagnés par Donald Trump en 2016. Dans cinq d’entre eux, il a devancé Hillary Clinton de plus de dix points (Dakota du Nord, Indiana, Missouri, Montana et Virginie-Occidentale). Cinq d’entre eux sont moins ancrés dans le « trumpisme » : la Floride, le Michigan, l’Ohio, la Pennsylvanie et le Wisconsin avaient apporté leurs suffrages à Barack Obama en 2012 avant de basculer en 2016.
A moins d’un revers électoral magistral, il y a peu de chance que les démocrates remportent le Sénat. Selon les projections de sièges mis en jeu, les démocrates pourraient passer de 49 à 44 sièges (dont deux indépendants apparentés), les républicains de 51 à 50, tandis que six Etats sont encore totalement indécis.

 Click the map to create your own at 270toWin.com
En bleu foncé : les Etats acquis aux démocrates.  En rouge foncé : ceux acquis aux républicains. Les dégradés signalent des élections plus ouvertes. En marron : les Etats contestés.

A la Chambre des représentants
435 circonscriptions en jeu
L’autre organe législatif américain, la Chambre basse du Parlement, se compose de 435 membres élus au suffrage universel direct, au scrutin uninominal majoritaire à un tour, pour deux ans. Comme le Sénat, la Chambre vote les lois fédérales et détient l’initiative pour le vote du budget. Le Sénat peut amender ou rejeter ses propositions.
Contrairement au Sénat, le nombre de représentants est proportionnel à la population. Le pays est découpé en 435 « districts congressionnels » (circonscriptions), qui représentent chacune environ 711 000 personnes. Actuellement, le parti républicain détient une majorité de 235 sièges, face à 193 démocrates ; sept sièges étant vacants.
Pour décrocher la majorité, il faut avoir 218 sièges.
Opportunité de basculement
Depuis les élections de mi-mandat de 2010, le parti républicain est majoritaire à la Chambre. Cette année, elles représentent une occasion de basculement pour les démocrates. Pour espérer reprendre le contrôle, ils doivent remporter 24 sièges, notamment dans des circonscriptions tenues par les républicains et où Hillary Clinton l’a emporté en 2016. Pour cela, ils misent sur l’impopularité du président Trump.
Un coup d’œil dans le rétroviseur montre que, depuis la seconde guerre mondiale, le parti du président perd en moyenne 25 sièges lors des élections de mi-mandat, et plus encore lorsqu’il contrôle les deux chambres du Congrès, comme c’est le cas aujourd’hui. Au cours des cinquante dernières années, les démocrates n’ont réussi la prouesse de gagner plus de 25 sièges qu’en deux occasions : en 1974 et en 2006.
La photographie actuelle de la Chambre des représentants :


	#container_14836287843{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_14836287843{
		height:500px;
	}
	#container_14836287843 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_14836287843 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_14836287843.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_14836287843.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_14836287843 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Les républicains actuellement majoritaires à la Chambre des représentants 
Le 115e Congrès siège depuis le 3 janvier 2016 et jusqu'au 3 janvier 2019. 





require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_14836287843",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "pie",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Républicains","Démocrates","Vacants"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Nombre de représentants",
    "showInLegend": true,
    "data": [
      {
        "name": "Républicains",
        "y": 235,
        "sliced": false,
        "selected": false
      },
      {
        "name": "Démocrates",
        "y": 193,
        "sliced": false,
        "selected": false
      },
      {
        "name": "Vacants",
        "y": 7,
        "sliced": false,
        "selected": false
      }
    ]
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " représentants",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


La carte des projections des élections à la Chambre des représentants :

 Click the map to create your own at 270toWin.comEn bleu foncé : les circonscriptions acquises aux démocrates.  En rouge foncé : celles acquises aux républicains. Les dégradés signalent des élections plus ouvertes. En marron : les circonscriptions contestées.

En dehors de Washington
Au-delà du renouvellement du Congrès, qui siège à Washington, 6 665 sièges des pouvoirs exécutifs et législatifs locaux seront renouvelés à travers le pays.
Assemblées locales, gouverneurs, maires
Les élections des gouverneurs auront lieu dans trente-six Etats et trois territoires (Guam, les îles Mariannes du Nord et les îles Vierges des Etats-Unis).
Dans la plupart des Etats, l’assemblée législative redessine les circonscriptions du Congrès, le gouverneur ayant un droit de veto sur ces redécoupages. Les candidats qui l’emporteront en novembre seront encore en fonction en 2020, au moment où débutera le processus de redécoupage des circonscriptions sur la base des résultats du recensement décennal.
Parmi ces trente-six postes de gouverneurs, vingt-six sont aux mains des républicains, neuf aux mains des démocrates, et l’Alaska est dirigé par un indépendant.
Voici la carte des projections des élections de gouverneurs :

 Click the map to create your own at 270toWin.comEn bleu foncé : les Etats acquis aux démocrates.  En rouge foncé : ceux acquis aux républicains. En marron : les Etats contestés.

Les Américains voteront aussi pour renouveler 87 des 99 législatures d’Etat et pour élire de nombreux maires.
Près de 160 référendums locaux
Salaire minimal, redécoupage électoral, légalisation de la marijuana à des fins médicales ou récréatives, expansion de Medicaid, avortement…, les électeurs de trente-huit Etats décideront de 157 mesures à l’échelle locale.
– Dans vingt Etats, les électeurs se prononceront sur des mesures concernant le redécoupage des circonscriptions, les conditions de vote, l’accès aux urnes, le financement des campagnes électorales et l’éthique.
– Dans cinq Etats, ils se prononceront sur la légalisation de la marijuana à des fins médicales ou récréatives.
– Dans six Etats, ils voteront sur des mesures fiscales.
– Dans cinq Etats, ils voteront sur l’expansion de Medicaid (assurance-maladie pour les individus et familles à faibles revenu et ressources) ou le financement de son expansion.
– Six Etats voteront sur des amendements à la loi de Marsy (les droits des victimes).
– Trois Etats voteront sur les combustibles fossiles et les énergies renouvelables.
– Trois Etats voteront sur des mesures concernant l’accès à l’avortement et son financement.
– Deux Etats voteront sur des mesures d’augmentation du salaire minimal.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-4">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ L’Etat du sud des Etats-Unis, imprévisible, a été le terrain d’une campagne sans merci menée par les deux camps politiques pour tenter de remporter les élections de mi-mandat.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Veillée d’armes en Floride, lieu de bascule du pouvoir et des idées

L’Etat du sud des Etats-Unis, imprévisible, a été le terrain d’une campagne sans merci menée par les deux camps politiques pour tenter de remporter les élections de mi-mandat.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 02h46
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 16h35
    |

            Arnaud Leparmentier (Miami (Floride), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Donald Trump s’y est rendu à deux reprises la semaine dernière, tandis que Barack Obama est allé prêter main-forte à ses troupes. Choc de titans, car comme toujours, la Floride est indécise, et d’elle dépendra l’issue des élections de mi-mandat mardi 6 novembre. C’est elle qui avait permis à George W. Bush de l’emporter in extremis face à Al Gore en l’an 2000. Elle est depuis imprévisible : cet Etat peuplé de 21 millions d’habitants s’est donné deux fois à Barack Obama en 2008 et 2 012, mais a basculé pour Donald Trump en 2016.
Ce mardi 6, une double bataille se jouera dans le « Sunshine state », celle du pouvoir et celle des idées.

Bataille idéologique
La bataille du pouvoir, c’est l’élection du sénateur des Etats-Unis. Le républicain Rick Scott, gouverneur sortant de Floride, tente de déloger le démocrate Bill Nelson, inamovible sénateur de Floride depuis le tournant du siècle. Si le candidat républicain l’emporte, les démocrates verront selon toute vraisemblance s’envoler définitivement leur espoir de ravir la majorité du Sénat à Washington (51-49 actuellement en faveur des Républicains). Les deux adversaires étant centristes et peu charismatiques, cette bataille électorale a peu attiré l’attention.
Moins en tout cas que celle pour le poste de gouverneur de Floride, qui donne lieu à une bataille idéologique, décisive pour le futur. À droite, le républicain Ron De Santis, conservateur plus trumpiste que Donald Trump. À gauche, Andrew Gillum, afro américain partisan de Bernie Sanders, qui incarne un agenda progressiste (santé et études gratuites, hausse des impôts des grandes entreprises), lequel lui vaut d’être traité de « socialiste » par ses adversaires. En cas de victoire, la pression pour une bascule à gauche du parti démocrate, gage de victoire en vue de la présidentielle de 2020, sera encore plus forte.
« Allez voter »
À la veille du scrutin, chacun jette ses dernières forces dans la bataille. Au siège du parti démocrate...




                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-5">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ L’actuel et l’ancien président américain parcourent les Etats clés pour mobiliser leur électorats respectifs.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Midterms 2018 : face-à-face entre Trump et Obama pour la dernière ligne droite

L’actuel et l’ancien président américain parcourent les Etats clés pour mobiliser leur électorats respectifs.



Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters
 |    05.11.2018 à 15h15
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 18h40
   





                        



Au cours des dernières heures de campagne avant les élections américaines de mi-mandat, mardi 6 novembre, républicains et démocrates jettent leurs dernières forces dans la bataille. Le président Donald Trump comme son prédécesseur Barack Obama étant les figures politiques les plus populaires au sein de leurs partis respectifs, ils sont entrés dans la bataille afin de mobiliser l’électorat.
Côté républicain, le président est descendu dans l’arène depuis quelques semaines déjà, parcourant les Etats clés, où les candidats républicains sont en ballottage défavorable. Mais il ne s’est pas trompé sur la portée des élections. A Southaven, dans le Mississippi, le 2 octobre, exhortant ses sympathisants à se rendre aux urnes, il a rappelé que l’enjeu de l’élection est un référendum pour ou contre lui :
« Les républicains doivent se bouger et aller voter. Si j’étais sur le bulletin de vote, tout le monde irait. Ce serait un raz-de-marée électoral. Je n’y suis pas, mais j’y suis tout de même parce que c’est aussi un référendum à propos de moi et de l’impasse déplorable dans laquelle [les démocrates] vont précipiter ce pays [en cas de victoire]. »
Prospérité et sécurité pour Trump

   


Multipliant les déplacements, comme à la fin de sa campagne victorieuse de 2016, Donald Trump assume la tête de la campagne républicaine. Samedi, il était dans le Montana et en Floride ; dimanche, il a fait campagne en Géorgie et dans le Tennessee ; lundi, il sera dans l’Ohio, l’Indiana et dans le Missouri.
Il a répété plusieurs fois qu’il sentait « de l’électricité dans l’air comme jamais depuis 2016 », réduisant son message de fin de campagne à deux thèmes : prospérité et sécurité, accusant les démocrates d’encourager les « caravanes » de migrants à entrer aux Etats-Unis. L’implication du président et la personnalisation du scrutin inquiète au sein du Parti républicain : certains candidats craignent que l’image désastreuse du président ne finisse par compliquer leurs calculs politiques à l’échelle locale, rapporte l’agence AP.
Obama incite à voter et défend son bilan

   


Sans leader naturel depuis la défaite d’Hillary Clinton, c’est Barack Obama qui est le soutien le plus recherché par les candidats démocrates engagés dans les élections les plus disputées. En campagne, l’ancien président n’a eu de cesse de condamner la politique mise en œuvre par son successeur et sa « rhétorique de la peur ». Il s’agit aussi pour lui de défendre le bilan que Donald Trump s’efforce de détruire depuis son arrivée à la Maison Blanche.
« Je suis là pour une simple raison : vous demander d’aller voter », a lancé Barack Obama vendredi soir à Atlanta, en Géorgie, pour soutenir Stacey Abrams, qui pourrait devenir la première gouverneure noire élue de cet Etat du Sud. « Les conséquences de l’abstention sont profondes, car l’Amérique est à la croisée des chemins », a-t-il déclaré. « Les valeurs de notre pays sont en jeu. »
En Floride, vendredi, pour soutenir Andrew Gillum, candidat au poste de gouverneur, il a poursuivi : « Une élection n’éliminera pas le racisme, ou le sexisme, ou l’homophobie (…). Mais cela marquera un début. »
S’il ne s’attaque jamais frontalement à Donald Trump, qu’il ne cite pas nommément, il dénonce son discours, facteur de divisions : « Ces républicains mentent de façon flagrante, répétée, audacieuse, éhontée. Ils inventent n’importe quoi », a-t-il lancé dimanche dans l’Indiana. « Contrairement à certaines personnes, je n’invente rien quand je parle, je parle sur la base de faits », a-t-il ironisé, sans jamais prononcer le nom de son successeur. « Il faut des conséquences quand les gens ne disent pas la vérité », a-t-il poursuivi, énumérant les « mensonges » républicains sur le système de santé ou se référant encore aux caravanes de migrants dénoncées par Donald Trump.
De son côté, l’ancien maire de New York, Michael Bloomberg, a déclaré qu’il injectait cinq millions de dollars supplémentaires dans des publicités diffusées nationalement au cours des deux derniers jours. Il va y exhorter les électeurs à soutenir les démocrates, en raison de son inquiétude face à « l’orientation de notre pays ».

        L’analyse :
         

          le bilan de Trump à l’épreuve des urnes





Notre sélection d’articles sur les midterms 2018
Retrouvez les contenus de référence du Monde sur les midterms 2018.
Enjeux, majorités, scrutins… : tout savoir sur les élections de mi-mandat.Trump, Cour suprême, santé : ce qui motive les électeurs américains.La campagne des démocrates : le parti tente de mobiliser les électeurs en se concentrant sur des sujets de la vie quotidienne, comme l’assurance-santé.L’héritage Obama en question : « Personne chez les démocrates ne veut admettre qu’Obama n’a pas forcément été un bon président ».Trump électrise les électeurs républicains : Le président multiplie les déplacements pour présidentialiser les élections du 6 novembre.« Gerrymandering » : le « charcutage électoral », pèse sur l’élection américaine.Elections de mi-mandat : un nombre record de candidates.Midterms : les candidatures LGBT + en réponse aux attaques de l’administration Trump.Les nouveaux visages : Deb Haaland, Martha McSally, Amy McGrath, Beto O’Rourke, et Alexandria Ocasio-Cortez.Le vote des latinos : à Las Vegas, les syndicalistes de l’hôtellerie s’efforcent de mobiliser les Hispaniques contre la politique migratoire de Donald Trump.Noirs, Amérindiens, Latino-Américains : des citoyens privés de droit de vote aux Etats-Unis.Marijuana, droit de vote, santé, avortement : les Américains appelés aux urnes pour 155 référendums.Vidéo : qui va l’emporter aux élections américaines ?





                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-6">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le 6 novembre 2018, les élections de mi-mandat américaines pourraient changer le visage politique du pays. Explications en vidéo.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ 
<article-nb="2018/11/06/19-7">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ La saison des primaires s’est terminée sur un record : 257 femmes ont décroché une investiture pour le Congrès pour les élections de mi-mandat. Cette vague n’est pas sans rappeler l’année 1992, restée dans les mémoires comme « l’année des femmes ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Kelly Dittmar : les femmes « exigent cette année que leur voix soit entendue » au Congrès

La saison des primaires s’est terminée sur un record : 257 femmes ont décroché une investiture pour le Congrès pour les élections de mi-mandat. Cette vague n’est pas sans rappeler l’année 1992, restée dans les mémoires comme « l’année des femmes ».



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 15h22
    |

            Pierre Bouvier








                        


Kelly Dittmar est enseignante en sciences politiques à l’université Rutgers (New Jersey) et chercheuse au Center for American Women and Politics de l’Institut de politique Eagleton, à l’université Rutgers. Elle a écrit avec Kira Sanbonmatsu et Susan J. Carroll le livre A Seat at the Table : Congresswomen’s Perspectives on Why Their Presence Matters (New York, NY : Oxford University Press, non traduit) et analyse la « vague rose » attendue au Congrès pour les élections de mi-mandat du 6 novembre, alors qu’un nombre record de 257 femmes ont obtenu leur investiture.

        Etat des lieux :
         

          Les femmes à l’assaut du Congrès américain



Comment expliquer le nombre record de candidates en lice pour les élections de mi-mandat ? 
Kelly Dittmar : Les femmes se présentent aux élections pour tout un tas de raisons. Mais dans le camp démocrate, où les candidatures féminines ont connu la plus forte augmentation, il semble que le résultat des élections de 2016 — Donald Trump élu à la présidence, le Congrès restant aux mains des républicains — ait suscité un sentiment d’urgence accru.
Nombre de candidates démocrates, en particulier les nouvelles venues, ont interprété la victoire de Donald Trump et la concentration des pouvoirs exécutif et législatif aux mains des républicains comme les risques d’un retour en arrière sur des progrès accomplis dans les domaines de la santé ou de l’environnement au cours des huit précédentes années.

        Analyse (édition abonnés) :
         

          Les candidates démocrates à l’assaut de l’Amérique de Trump



Est-ce en lien avec les marches des femmes en janvier 2017, le mouvement #MeToo et l’attitude de Donald Trump envers les femmes ?
Chez certaines, ces préoccupations se sont traduites par de l’activisme — on l’a vu lors de la marche des femmes en janvier 2017 — et chez d’autres par une candidature à une fonction élective. Dans un cas comme dans l’autre, ces femmes exigent que cette année leurs voix soient entendues dans des espaces où le pouvoir est détenu et exercé.
La vague #MeToo n’a fait que renforcer cette tendance et a conforté l’idée selon laquelle l’absence de parité dans nos institutions est un problème qui doit être pris à bras-le-corps. L’élection d’un plus grand nombre de femmes lors des midterms constitue une solution.
Comment expliquez-vous qu’il y ait moins de candidates chez les républicains que chez les démocrates ?
La mobilisation chez les démocrates — hommes et femmes — en 2018 est en partie liée au fait qu’ils ne sont pas au pouvoir. Un tel regain d’enthousiasme est courant de la part du parti qui est dans l’opposition. Mais qu’il y ait davantage de candidates et de sortantes chez les démocrates que chez les républicains n’est pas une nouveauté.
Cela tient notamment à la différence entre les infrastructures de soutien aux candidatures féminines mises en place par les démocrates et par les républicains. Chez les démocrates, cette infrastructure [organismes de recrutement et de formation, de financement, comme la liste Emily, ou Emily’s List, comité d’action politique fondé en 1984 par vingt-cinq femmes pour aider à l’élection de femmes progressistes et « prochoix »] est beaucoup plus développée. On attend de ce parti qu’il soit plus inclusif en matière de genre et de race, c’est un élément clé de son identité, et parce que sa base électorale est beaucoup plus diversifiée, reposant notamment sur une majorité de femmes.
De son côté, le Parti républicain tourne en dérision ce qu’il perçoit comme une « politique identitaire », ce qui le met dans l’impossibilité de faire des efforts ciblés pour recruter et soutenir des candidates.
Peut-on prédire une « vague rose » ? Toutes les femmes qui ont décroché une investiture seront-elles élues au Congrès ?
Un nombre record de femmes s’est présenté aux primaires et a remporté des investitures cette année, mais le chemin pour parvenir à la parité après les élections de 2018 est encore long.
Au Congrès, par exemple, il est peu probable que les femmes atteignent ou dépassent la barre de 25 % de la représentation, en grande partie parce qu’il y avait moins de candidates que de candidats. Une autre raison importante est que nombre de candidates se présentent dans des circonscriptions qui favorisent fortement leurs adversaires en raison de leur position de candidat sortant et/ou à cause du « gerrymandering » (technique de « charcutage » électoral, consistant à redécouper les circonscriptions pour donner l’avantage à un parti ou à son candidat).

        Décryptage :
         

          Comment le « gerrymandering », ou « charcutage électoral », pèse sur l’élection américaine



C’est pourquoi, cette année, pour évaluer le succès des femmes en politique, il faudra aller au-delà des chiffres. Il est certain que nous verrons les femmes progresser et franchir des caps décisifs. Mais celles qui se présentent cette année aux élections vont aussi complètement remettre en question les normes de la vie politique américaine en influençant, pour les années à venir, l’idée que nous nous faisons collectivement de qui peut et devrait diriger. Il est fort possible que leur candidature ait cet impact, qu’elles gagnent ou perdent en novembre.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-8">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Après l’attentat de Pittsburgh, Donald Trump est mis en cause pour ses insinuations contre Georges Soros, alimentant une théorie du complot en vogue à l’extrême droite.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Antisémitisme : les sous-entendus ambigus de Donald Trump

Après l’attentat de Pittsburgh, Donald Trump est mis en cause pour ses insinuations contre Georges Soros, alimentant une théorie du complot en vogue à l’extrême droite.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 10h43
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Jusqu’à présent, Donald Trump se voulait au-dessus de tout soupçon. Parce que son gendre Jared Kushner est juif et que sa fille Ivanka s’est convertie. Mais aussi parce que le 45e président des Etats-Unis est proche de Benyamin Nétanyahou et a tenu, contrairement à ses prédécesseurs, la promesse de déplacer l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem. « Je suis la personne la moins antisémite, la moins raciste que vous ayez jamais vue », avait répondu M. Trump en 2017 à un journaliste israélien qui l’avait interrogé sur la multiplication des incidents antisémites sur le sol américain. M. Trump, qui n’avait pas apprécié le lien fait par le journaliste avec sa situation familiale, avait jugé la question « répugnante ».
En réalité, depuis l’assassinat en plein shabbat, samedi 27 octobre, de onze fidèles juifs américains dans une synagogue de Pittsburgh, le lien indéfectible et sincère à Israël ne constitue plus un sauf-conduit pour le président. Son premier réflexe fut de reprocher à la synagogue de ne pas avoir eu de garde armé. Il parut aussi insensible en n’annulant pas son meeting électoral pour se rendre sur les lieux. Selon la presse américaine, c’est sur la pression de son gendre et de sa fille que M. Trump s’est ravisé, a dénoncé l’antisémitisme et a placé au premier rang de la cérémonie de Pittsburgh l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis le mardi suivant.

M. Trump multiplie les insinuations depuis des années. Sans citer de noms, mais en nourrissant la théorie du complot. Ainsi, dans un clip de fin de campagne en 2016, il oppose les puissances de l’argent aux ouvriers américains aux usines désertées : les dollars s’amassent à Wall Street, et M. Trump fait apparaître notamment trois visages : George Soros, l’ancien spéculateur devenu philanthrope ; Janet Yellen, alors présidente de la Réserve fédérale, et Lloyd Blankfein, ex-patron de la banque d’affaires Goldman Sachs....




                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-9">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Plusieurs initiatives ont émergé sur Internet pour protester contre la hausse des prix du carburant, dont des appels à bloquer les grands axes routiers le 17 novembre.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 05/11/2018
Découvrir l’application


                        

Les « gilets jaunes », nouveaux « bonnets rouges » ?

Plusieurs initiatives ont émergé sur Internet pour protester contre la hausse des prix du carburant, dont des appels à bloquer les grands axes routiers le 17 novembre.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 06h49
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 15h36
    |

            Aline Leclerc (avec Gary Dagorn et Lucie Soullier)








                        



   


Les réseaux sociaux, Cyrille, 47 ans, n’y connaissait « pas grand-chose ». Mais « trop, c’est trop, explique d’une voix déterminée cette employée dans le secteur social qui se rend chaque jour en voiture à son travail, à 35 kilomètres de chez elle. Y’en a marre de dépenser 250 euros tous les mois en gazole ! »
Alors cette habitante de l’Isère a sauté le pas : fin octobre, elle a créé, à son tour, son groupe Facebook appelant à manifester le 17 novembre contre la hausse des prix des carburants ; il s’appelle « Nous ne sommes pas des moutons à La Tour-du-Pin » – le nom de sa commune – et compte déjà près de 500 membres, pour 8 000 habitants.
Depuis la mi-octobre, des groupes Facebook comme celui-là, il s’en est créé plus d’une centaine en France, appelant à des blocages dans des grandes villes comme dans des communes minuscules, pour la journée du samedi 17 novembre.
D’ici là, ceux qui comptent se mobiliser sont appelés à poser, sur le tableau de bord de leur véhicule, le gilet jaune fluo de la sécurité routière qu’ils arboreront le jour J en signe de ralliement. « Ce gilet jaune sera le bonnet rouge des automobilistes ruraux et provinciaux, otages de ce racket fiscal aux accents pseudo-écologiques », a déjà prédit un sympathisant sur Twitter. Il y a cinq ans tout juste, en Bretagne, c’est déjà une taxe « verte » – l’écotaxe, infligée aux poids lourds – qui avait fédéré contre elle les mécontentements d’une région en crise et fait reculer le gouvernement.

        Lire aussi :
         

                Que reste-t-il des « bonnets rouges » ?



« Une fiscalité qui passe mal »
« Il y a des points communs évidents entre les deux mouvements, estime Jérôme Fourquet, directeur du département opinion à l’IFOP. Une fiscalité qui passe mal, et une mobilisation par les réseaux sociaux. Mais il y avait une forte composante régionaliste chez les bonnets rouges et une convergence assez inédite entre les transporteurs, le patronat breton qui affrontait une crise dans l’agroalimentaire, les ouvriers licenciés… Est-ce que le mouvement du 17 novembre va parvenir à fédérer à ce point ? Ce qui est sûr, c’est que toute une partie de la population française est prise à la gorge. »
Mais d’où est partie la fronde cette fois ? Peut-être d’une pétition « pour une baisse des prix du carburant à la pompe » lancée il y a cinq mois sur Change.org par une Francilienne de 32 ans. Avec plus de 775 000 signatures, elle pointe à la onzième place des pétitions françaises les plus signées depuis la création du site. Cantonnée à quelque 500 signatures les quatre premiers mois, elle s’est mise à circuler massivement à la mi-octobre.

        Lire aussi :
         

                Une pétition contre la hausse du prix de l’essence et du diesel connaît un grand succès



Au même moment, Anthony Joubert, humoriste populaire sur les réseaux sociaux, mettait en ligne une chanson parodique, Si j’avais du gasoil pour 1 euro, et deux chauffeurs routiers créaient un événement sur Facebook en appelant à un blocage national des routes le 17 novembre contre la hausse de la fiscalité du diesel. Ce week-end, la vidéo virale d’une quinquagénaire du Morbihan demandant que s’arrête la « traque au conducteur » a encore relancé la charge.
Plusieurs centaines de milliers de vues plus tard, les initiatives ont convergé : les routiers ont appelé à signer la pétition, la pétitionnaire à manifester le 17 novembre, et Anthony Joubert a sorti un nouveau (You)Tube : RDV le 17. « Les politiques ne se rendent pas compte de l’impact de ces hausses dans la vie des gens ! », explique l’humoriste indigné. En Isère, Cyrille ne dit pas autre chose : « On n’en peut plus d’avoir une classe politique qui n’entend pas les gens qui bossent ! Qui pense que les petites gens ne valent rien. » L’aide au transport évoquée par Emmanuel Macron mardi matin ne changera rien à son envie de manifester.
« Révolte du salarié »
Cyrille, comme Anthony Joubert, se revendiquent absolument « apolitiques ». Mais l’appel du 17 novembre n’en a pas moins fédéré dans les réseaux d’extrême droite. L’une des vidéos les plus virales est sans doute celle où un certain Frank Buhler appelle à la « mobilisation générale » : 4,4 millions de vues à ce jour. L’homme est délégué de circonscription à Debout la France, le parti souverainiste dirigé par le député de l’Essonne Nicolas Dupont-Aignan.
Ce dernier clame haut et fort son soutien au mouvement, tout comme la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, qui sait combien ce discours parle à cette « France des oubliés » et de la ruralité où ses électeurs sont nombreux. Alors que de tels soutiens ont poussé les syndicats à se désolidariser du mouvement, le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a, lui, laissé libre choix à ses sympathisants.
« La question énergétique est centrale et permet d’agréger les mécontentements au-delà des clivages politiques », rappelle Jérôme Fourquet. Dans son « tableau de bord » de novembre, publié avec Paris Match, l’IFOP a ainsi constaté que la hausse des prix du carburant était désormais le premier sujet de conversation des Français (chez 75 % des personnes interrogées).
« Ce n’est pas une révolte de nantis ni de défense d’un statut, souligne-t-il. C’est la révolte du salarié qui n’a pas d’autre choix que d’aller bosser en voiture et qui se sent taxé de façon injuste. » Une sorte d’« effet boomerang » pour Emmanuel Macron : le chef de l’Etat lui-même n’incitait-il pas, il y a encore un an, les ouvriers licenciés de l’équipementier GM&S, dans la Creuse, à faire 30 kilomètres de plus pour trouver du travail ?

        Lire aussi :
         

                A La Souterraine dans la Creuse, la dure vie d’après des anciens salariés de GM&S






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-10">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le skippeur du trimaran « Banque-populaire-IX » est sain et sauf. Près d’un tiers de la flotte connaît des difficultés, après des conditions météorologiques difficiles dans le golfe de Gascogne.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Route du rhum 2018 : le bateau de l’un des favoris, Armel Le Cléac’h, a chaviré

Le skippeur du trimaran « Banque-populaire-IX » est sain et sauf. Près d’un tiers de la flotte connaît des difficultés, après des conditions météorologiques difficiles dans le golfe de Gascogne.



Le Monde.fr avec AFP
 |    06.11.2018 à 15h27
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 18h53
   





                        



   


L’hécatombe continue pour la mythique Route du rhum, qui fête ses 40 ans d’existence. Le maxi-trimaran skippé par Armel Le Cléac’h, Banque-populaire-IX, a chaviré mardi 6 novembre vers midi au large des Açores lors de la Route du rhum. Le marin est sain et sauf, a annoncé son équipe.
Le skippeur de la baie de Morlaix, vainqueur en titre du Vendée Globe, naviguait sur 5 mètres de creux avec des vents de 30-35 nœuds (55-65 km/h) sur son tout nouveau bateau volant de dernière génération. « Le bateau semble avoir chaviré suite à la rupture de son flotteur bâbord », a précisé son équipe.

        Portrait :
         

          L’heure de la revanche pour le « Chacal »



Podium sans suspense chez les Ultimes
La catégorie reine de la célèbre course est déjà bien dépeuplée, deux jours après le départ donné dimanche de Saint-Malo. Le chavirage de Banque-Populaire-IX constitue le troisième incident pour les Ultimes, ces formule 1 des mers.

        Infographie :
         

          Bateaux, parcours... Tout comprendre à la Route du rhum



Lundi matin, c’est Sébastien Josse, alors en tête de la course, qui avait accusé un gros coup dur : vers 5 h 30, son maxi Edmond-de-Rothschild « a perdu un bout de 8 mètres d’étrave » de son flotteur tribord. Le directeur général de l’équipe, Cyril Dardashti, a cependant affirmé qu’il n’y avait « pas eu de choc » provoquant cette rupture structurelle. Le navigateur a décidé de rejoindre La Corogne.
Abandon de Coville
Lundi encore, dans la matinée, c’était au tour de Thomas Coville, alors en deuxième position derrière François Gabart (Macif), d’être victime d’un incident : le carénage du bras avant bâbord de son maxi-trimaran Sodebo s’est cassé. Avec son équipe technique, il a décidé de se dérouter, lui aussi, vers La Corogne. Mardi, le skippeur a fait savoir qu’il ne repartirait pas et a signalé son abandon – le deuxième consécutif après sa collision avec un cargo en 2014.
Avec ces conditions météorologiques très dures, seuls trois skippeurs restent en lice dans cette catégorie, il s’agit de François Gabart, en tête sur Macif, suivi de très près par le doyen Francis Joyon, sur Idec Sport. Enfin, plus de 500 milles derrières le leader, Romain Pilliard parvient pour l’heure à ménager sa monture, Use-it-again !
En Imoca, six bateaux en difficulté
Les monocoques du Vendée Globe ont beau être taillés pour le grand large, cette édition 2018 de la Route du rhum, particulièrement intense en termes de météo, leur a aussi infligé d’importants dégâts.
Le dernier-né de la flotte, Charal, de Jérémie Beyou, a connu un problème de barre l’obligeant à rentrer à Lorient. Louis Burton et Manuel Cousin, respectivement sur Bureau-Vallée et Groupe-Sétin, ont également dû se dérouter vers le port le plus proche pour réparer une voie d’eau et une fixation de safran.
Chez les rares femmes engagées dans la compétition – 6 sur 123 participants –, c’est aussi l’hémorragie. Deux d’entre elles ont dû regagner la Bretagne : Alexia Barrier sur 4myplanet, et surtout Isabelle Joschke, concurrente sérieuse à la victoire sur son Monin. Cette dernière a été victime d’un démâtage.
Enfin, Romain Attanasio sur Pure-Family-Mary est également en route vers la pointe de la Bretagne, après avoir déchiré l’une de ses voiles d’avant.



En Class40, avalanche d’avaries
La catégorie des Class40 n’est pas épargnée par le gros temps dans le golfe de Gascogne. Les conditions difficiles de navigation ont obligé Marc Dubos (Esprit-Scout), Jean Galfione (Serenis-Consulting), Maxime Cauwe (Azeo-On-est-large), Hiroshi Kitada (Kiho), François Lassort (Bijouteries-Lassort-Tonton-Louis), et Cédric de Kervenoael (Grizzly-Barber-Shop) à se réfugier à l’abri des ports bretons pour éviter toute avarie.
Parmi les favoris, Sam Goodchild (Narcos : Mexico) a lui été victime d’un démâtage. Dominique Rivard (Marie-Galante-April) s’est blessé au genou et a gagné Brest. Enfin, Nicolas Jossier (Manorga), Andrea Fantini (Enel Green Power), Romain Rossi (Fondation Digestscience) et Halvard Mabire (Colombre XL) ont fait part à la direction de la course de leur intention de regagner un port.
Les Multi50 relativement épargnés
Après un petit arrêt au stand pour Erwan Le Roux sur FenêtreA-Mix-Buffet, seul un bateau est encore arrêté à Porto. Il s’agit de Lalou Roucayrol, sur Arkema, qui figurait parmi les favoris. Après avoir opté pour une trajectoire laissant penser à un arrêt, Armel Tripon sur Réauté-Chocolat a repris le large. En tête, Thierry Bouchard sur Ciela-Village mène la troupe, devant Thibaut Vauchel-Camus.
En Rhum Multi, Peyron à l’abri
En bon marin, Loïck Peyron sait qu’il faut préserver son Happy. Le skipper, gagnant en titre de la Route du rhum dans la catégorie Ultime, fait route vers le nord de l’Espagne.
Neuf autres bateaux ont signalé des difficultés à la direction de course, et faisaient route vers des ports français ou espagnols. Il s’agit de Franck Sainte-Marie (Branec IV), Christian Guyader (Guyader-Gastronomie), Gildas Breton (Bo-Carré), Erwan Thiboumery (Gold.fr-pour-Bioniria), Charlie Capelle (Acapella-Soreal-Proludic), Gérald Bibot (Zed7), Pierrick Tollemer (Resadia), Gilles Buekenhout (Jess) et Yann Marilley (No-Limit-BMP).
En Rhum Mono, un échouage et des mises à l’abri
Le skippeur Willy Bissainte s’est fait une belle frayeur avec son bateau C’-La-Guadeloupe. Il s’est échoué sur une des Sept Iles, ce qui a nécessité l’intervention de la SNSM Ploumanac’h. Le bateau a été remorqué jusqu’à Roscoff.

#RDR2018 Opération de secours sur C’ la Guadeloupe de #WillyBissainte https://t.co/x6MUMb2SYi— guadeloupela1e (@Guadeloupe la 1ère)


require(["twitter/widgets"]);

A 69 ans, le Malouin Bob Escoffier sait ménager sa monture. Kriter V-Socomore-Quéguiner s’est réfugié à Roscoff. Comme lui, Christophe Souchaud (Rhum-Solidaire-Cap-Handi), Eric Bellion (Commeunseulhomme), Laurent Jubert (L’Espace-du-souffle), Nicolas Magnan (SOS-pare-brise) et Olivier Leroux (Art-Immobilier-Construction) ont également connu des difficultés les obligeant à marquer l’arrêt.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-11">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ La Grande Guerre, dans laquelle de nombreux combattants africains sont morts, a abouti au dernier partage colonial du continent, tout en amorçant un mouvement de travailleurs vers l’Europe et en sonnant l’heure du panafricanisme.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤         

Analyse

Centenaire du 11-Novembre : l’Afrique, l’autre scène de guerre

La Grande Guerre, dans laquelle de nombreux combattants africains sont morts, a abouti au dernier partage colonial du continent, tout en amorçant un mouvement de travailleurs vers l’Europe et en sonnant l’heure du panafricanisme.

Par                                            Séverine Kodjo-Grandvaux




LE MONDE
              datetime="2018-11-06T10:03:20+01:00"

        Le 06.11.2018 à 10h03

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-11-06T11:33:52+01:00"

        Mis à jour le 06.11.2018 à 11h33






    
Dans le village de Thiowor, au Sénégal, Babacar Ndiaye pose avec un portrait de son grand-père, Abdulaye Ndiaye, un tirailleur qui combattit pour la France pendant la première guerre mondiale, le 31 août 2018.
Crédits : SEYLLOU / AFP


« Par la vérité de Dieu, il faut être fou pour s’extraire hurlant comme un sauvage du ventre de la terre. Les balles de l’ennemi d’en face, les gros grains tombant du ciel de métal, n’ont pas peur des hurlements, elles n’ont pas peur de traverser les têtes, les chairs et de casser les os et de couper les vies. La folie temporaire permet d’oublier la vérité des balles. La folie temporaire est la sœur du courage à la guerre. » 
Cette folie dans laquelle sombre Alfa Ndiaye, narrateur du roman Frère d’âme (Seuil), de David Diop, en lice pour le prix Goncourt décerné mercredi 7 novembre, est celle qui s’est emparée du XXe siècle naissant. Celle qui fit basculer l’Europe dans l’horreur des tranchées et d’un conflit qui se soldera par 18 millions de morts. Celle pour qui la France fit venir pour la première fois sur le sol européen des soldats africains afin qu’ils combattent aux côtés du colonisateur.

        Lire aussi :
         

                David Diop subvertit le centenaire de la première guerre mondiale



Jusqu’alors, le corps des tirailleurs, créé en 1857 par Louis Faidherbe, gouverneur du Sénégal, était essentiellement utilisé pour suppléer les Français dans leur mission de conquête en Afrique. Mais avec la première guerre mondiale, tout bascule. Les tirailleurs ne sont plus seulement des volontaires. Pour fournir les rangs de la « force noire » imaginée comme réservoir de soldats pour Paris par Charles Mangin, en 1910, lors de la parution de son récit éponyme, il faut recruter à tout-va. Alors tous les moyens sont bons : primes mais aussi rafles, et même chasses à l’homme rappelant les pratiques de la traite négrière.
Tranchées au Cameroun et au Tanganyika
A Madagascar, dans la région de l’Ouest-Volta (actuel Burkina) ou encore en Algérie, la voix de la révolte gronde, épisodiquement. Une opposition qui déchire aussi parfois la société entre ceux qui s’opposent et ceux qui, à l’instar du député du Sénégal Blaise Diagne, jouent un rôle crucial dans ce recrutement de masse. En définitive, près de 500 000 hommes – 180 000 en Afrique subsaharienne, 270 000 au Maghreb, 40 000 à Madagascar – sont appelés sous le drapeau français. Les Britanniques, eux, en mobilisent plus de 200 000.
Jamais pour le meilleur, très souvent pour le pire, puisque beaucoup de ces soldats de fortune, peu formés, mal équipés, connaissent l’horreur des tranchées de Verdun, avec le froid, la boue, les rats : 45 % de ceux qui sont envoyés combattre au Chemin des Dames sont touchés, 22 % y meurent.
Leur bravoure participe à leur popularité auprès de nombre de Français et certains savent profiter de cet enthousiasme colonial, comme l’industriel Pierre-François Lardet, qui, pour écouler sa surproduction, envoie au front quatorze wagons de sa boisson énergisante fabriquée à partir de deux produits exotiques : la banane et le cacao. L’impact colossal de cette opération installe Banania dans l’imaginaire français, avec son tirailleur.

        Lire aussi :
         

                Au Sénégal, le président Macky Sall accusé d’avoir « insulté la mémoire des tirailleurs »



Les combats de la première guerre mondiale n’épargnent pas le continent africain, qui découvre sa guerre de tranchées au Cameroun et au Tanganyika (actuelle Tanzanie). Même si les puissances européennes qui s’engagent dans ce conflit n’ont pas pour objectif premier de redéfinir les parts du « gâteau » colonial, la France, le Royaume-Uni et la Belgique s’entendent dès le début des hostilités pour conquérir les colonies allemandes (actuels Togo, Cameroun, Tanzanie, Burundi, Rwanda et Namibie).
Et elles ne sont pas les seules, puisque l’Union sud-africaine (future Afrique du Sud), qui avait promis en 1911 de s’engager au service de la couronne britannique, rejoint naturellement les Alliés afin d’annexer le Sud-Ouest africain allemand (Namibie) et qu’en 1915, l’Italie marchande son entrée en guerre contre des compensations sur ses frontières africaines, avant de revoir ses prétentions à la hausse. La première guerre mondiale devient donc le dernier lieu du partage colonial.
Les intérêts que présente le continent sont à la fois politiques, économiques et stratégiques, car les Allemands ont établi de puissantes stations de TSF près de Lomé, à Douala, à Windhoek et à Dar es-Salaam, permettant de communiquer directement avec Berlin. Le Kamerun promet un fort potentiel agricole, au-delà des plantations de caoutchouc, de banane, de cacao et de palmiers qui existent déjà, et Douala est à l’époque le meilleur havre maritime du golfe de Guinée.
Soldats, matières premières et main-d’œuvre
Mais à cette époque, la première richesse de l’Afrique directement exploitable reste avant tout ses hommes. Tous les belligérants recrutent des soldats, des auxiliaires, des porteurs « indigènes », dans des proportions telles que la première guerre mondiale devient, sur le continent, un conflit fait par des Africains contre des Africains.
Dans L’Afrique dans l’engrenage de la Grande Guerre (Karthala, 2013), l’historien Marc Michel estime qu’entre 1,5 et 2 millions d’Africains mobilisés sont morts des mauvaises conditions sanitaires. « Les maladies, la faim, les pillages […] décimèrent les populations et désorganisèrent les économies anciennes », rapporte-t-il. L’historien montre du même coup comment de nombreux civils ont aussi été victimes du conflit dans la foulée des combats ou après, puisque le recrutement parmi les populations et la « ponction » de porteurs par les Belges, les Britanniques et les Allemands dans l’actuel Rwanda ont « contribué de façon décisive au déclenchement de la grande famine appelée Rumanura ».
Vu de France, l’Afrique est un grenier garni. Paris puise dans ses colonies pour se fournir notamment en céréales, vin, viande, oléagineux. Ce qui, selon Marc Michel, renouvelle « une idéologie de la “mise en valeur” annonciatrice de la théorie du “développement” comme “préalable à l’émancipation” ». Car pourvoyeur en soldats et en matières premières, le continent est également riche d’une nouvelle main-d’œuvre…

        Lire aussi :
         

                François Hollande naturalise vingt-huit « tirailleurs sénégalais »



La France fait venir en métropole 100 000 Algériens et 40 000 Marocains pour travailler dans les arsenaux, les cartoucheries, la métallurgie, les fonderies, les usines chimiques ou encore les champs. Ces travailleurs coloniaux représentent 13 % de la main-d’œuvre civile de l’Hexagone en 1917. Même si à la fin de la Grande Guerre, la majorité est renvoyée chez elle car considérée comme « un surplus économique inutile et socialement menaçant » (Marc Michel), le pli sera pris et la première guerre mondiale aura amorcé un mouvement migratoire de travailleurs attirés par des salaires plus importants en France qu’en Algérie.
L’Afrique aura été l’un des arbitres des combats. Les vainqueurs ont été ceux qui possédaient un empire sur lequel s’appuyer. Or le paradoxe reste que l’empire sortira fragilisé par cette participation forcée, car les tirailleurs en rapporteront la faiblesse de l’homme blanc. L’image du maître est fissurée… et ouvre sur un nouvel espoir. Celui de l’anticolonialisme, du nationalisme et du panafricanisme. Une vague de fierté et de contestation émerge et rejoint les Etats-Unis. En 1919, alors que s’ouvre à Paris la conférence de paix et que les Alliés débattent du devenir de leur butin de guerre – les colonies allemandes –, se réunit dans la capitale française le premier Congrès panafricain organisé par l’Américain W.E.B. Du Bois. Noirs Américains et Africains réclameront désormais l’égalité. Au nom de leur sacrifice.


<article-nb="2018/11/06/19-12">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Vingt-quatre jours après le départ du Honduras de cette « caravane », quelque 4 000 migrants ont fait escale lundi dans la capitale mexicaine.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 05/11/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Des milliers de Centraméricains font halte à Mexico, en route vers les Etats-Unis

Vingt-quatre jours après le départ du Honduras de cette « caravane », quelque 4 000 migrants ont fait escale lundi dans la capitale mexicaine.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 06h52
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 16h45
    |

            Frédéric Saliba (Mexico, correspondance)








                        



                                


                            

Traits tirés, les lèvres sèches, Roberto Rodriguez, 28 ans, accélère le pas en secouant la fragile poussette dans laquelle sa fille est endormie. Ce maçon hondurien n’est plus qu’à quelques mètres du stade Palillo, dans l’est de la ville de Mexico. Comme lui, quelque 4 000 migrants centraméricains, en route vers les Etats-Unis, ont fait halte, lundi 5 novembre, dans la capitale mexicaine. 

« Ici, on va pouvoir se reposer en sécurité avant de repartir vers la frontière américaine », déclare le gaillard exténué par un si long périple. Roberto sait que le président américain, Donald Trump, a déployé l’armée pour leur barrer la route : « Certains décident de rester au Mexique mais moi, j’irai jusqu’au bout. »
A l’entrée du stade, transformé en refuge par la mairie, des dizaines de migrants font leur toilette à côté d’énormes réservoirs d’eau. Alfredo Santillan, 32 ans, se lave sans pudeur devant les colonnes humaines qui affluent. « On a eu de la chance, une voiture puis un camion nous ont pris en stop », raconte ce vendeur ambulant, arrivé la veille avec les 470 migrants de cette « caravane », formée vingt-quatre jours plus tôt à San Pedro Sula, la deuxième ville du Honduras. « On a tellement souffert de la chaleur et de la peur que c’est un énorme soulagement d’être ici », confie avec un large sourire ce père d’une fille de 3 ans, qui a laissé sa famille au pays.
« Je tremblais de crainte qu’ils nous tirent dessus »
Dans la foule, Olman Meza, 19 ans, n’a pas eu sa chance. « J’ai marché plus de dix heures, soupire cet ouvrier, qui porte des tongs en lambeaux. Mes baskets ont lâché en chemin. Heureusement qu’on a pu s’accrocher à un camion pour arriver là. » Ses pieds enflés sont couverts d’ampoules. Des médecins, mobilisés par la mairie, lui donnent de l’eau puis le prennent en charge. Un repas chaud l’attendra ensuite à l’intérieur du stade, où les gradins sont occupés par des...




                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-13">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Cinq à huit personnes pourraient avoir été ensevelies. Les secours gardent un « faible espoir » de retrouver des survivants.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Marseille : trois corps retrouvés sous les décombres des immeubles effondrés

Cinq à huit personnes pourraient avoir été ensevelies. Les secours gardent un « faible espoir » de retrouver des survivants.



Le Monde.fr avec AFP
 |    06.11.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 15h03
   





                        



   


Plus de vingt-quatre heures après l’effondrement de plusieurs immeubles vétustes du centre de Marseille, trois corps ont été retrouvés mardi 6 novembre dans les décombres, où les secours gardaient malgré tout un « faible espoir » de retrouver des survivants.
En milieu de journée, ce sont les corps d’une femme puis d’un homme qui ont été retrouvés dans les ruines des immeubles effondrés, a annoncé le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, après la découverte tôt dans la matinée d’un premier corps, celui d’un homme.
Dans le périmètre de la catastrophe, casque orange sur la tête, masque sur la bouche pour certains et combinaison marine maculée de poussière, une dizaine de sauveteurs effectuaient mardi une chaîne humaine pour retirer les débris, pierre après pierre. Plus de 120 marins-pompiers et sapeurs-pompiers sont à pied d’œuvre pour fouiller l’amas de gravats d’une profondeur de 15 mètres. Dessous, selon les autorités, cinq à huit personnes pourraient avoir été ensevelies.
« On a encore de l’espoir même si l’espoir est faible. Des poches de vie peuvent encore être présentes », a expliqué le capitaine de frégate Samuel, commandant des opérations de secours du bataillon des marins-pompiers de Marseille : il reste « une semaine de travail jour et nuit ».
Les secours ralentis par la pluie
La pluie qui s’est abattue sur Marseille lundi soir et mardi matin, parfois torrentielle, « ralentit la progression » des secours « et augmente les risques », a poursuivi le marin-pompier, alors que des membres des secours guettent aux fenêtres des immeubles qui surplombent le chantier pour donner l’alerte si jamais l’un d’eux venait à montrer des signes d’affaissement.
« C’est un travail stratégique avec des outils mécaniques et à la main », notamment une pelleteuse pour extraire les gros débris et du matériel endoscopique pour sonder le monticule de débris parsemé d’objets du quotidien. « L’urgence, c’est de sauver des vies », a déclaré mardi matin sur place le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner

        Lire aussi :
         

                Plus de 2 milliards d’euros pour les copropriétés en difficulté



Après l’effondrement des deux bâtiments vétustes lundi matin, suivi de l’écroulement partiel d’un troisième bâtiment mitoyen en fin de journée, les secours tentent de retrouver cinq habitants du 65, rue d’Aubagne manquant à l’appel, ainsi que trois personnes qui auraient pu être invitées dans l’immeuble. Dans ce bâtiment, neuf appartements sur dix étaient habités, au-dessus d’un commerce vacant au rez-de-chaussée. En copropriété, il avait fait l’objet, le 18 octobre, d’« une expertise des services compétents qui avait donné lieu à la réalisation de travaux de confortement permettant la réintégration des occupants », selon la mairie.
Sophie, une étudiante de 25 ans habitant l’immeuble, avait quitté son appartement dimanche soir, pour aller chez ses parents, car « depuis plusieurs jours, les portes de plusieurs appartements ne fermaient plus, ou à peine », a-t-elle rapporté à l’AFP, précisant avoir porté plainte dès lundi auprès de la police judiciaire, saisie de l’enquête.
Vaste plan de requalification du centre-ville
Les deux autres immeubles étaient murés et théoriquement inhabités, l’un faisant l’objet d’un arrêté de péril depuis 2008, l’autre étant abandonné depuis 2012.
Si la mairie a avancé l’hypothèse des fortes pluies des derniers jours pour expliquer la catastrophe, plusieurs représentants de l’opposition ont fait le lien avec l’ampleur du problème du logement indigne à Marseille. « Ce sont les maisons des pauvres qui tombent et ce n’est pas un hasard », a tonné le chef de file des « insoumis » et député du secteur, Jean-Luc Mélenchon.
La mairie a engagé depuis 2011 un vaste plan de requalification du centre-ville, mais sans pouvoir véritablement remédier au problème. Selon un rapport remis au gouvernement en 2015, le logement indigne menace la santé ou la sécurité de 100 000 habitants de Marseille.

        Lire aussi :
         

                Plongée dans la cité du parc Corot, le « pire lieu de Marseille »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-14">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev est au cœur d’une information judiciaire ouverte par le parquet général de Monaco pour des faits de « corruption », « trafic d’influence actif et passif » et complicité de ces délits.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le président de l’AS Monaco perquisitionné et placé en garde à vue

Le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev est au cœur d’une information judiciaire ouverte par le parquet général de Monaco pour des faits de « corruption », « trafic d’influence actif et passif » et complicité de ces délits.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 17h57
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 18h22
    |

            Fabrice Lhomme et 
Gérard Davet








                        



                                


                            
Dmitri Rybolovlev, le président de l’AS Monaco, a été placé en garde à vue à la demande d’un juge monégasque, mardi 6 novembre au matin, à quelques heures du match opposant, en Ligue des champions, son club au FC Bruges, au stade Louis II. Le milliardaire était toujours en garde à vue mardi en fin d’après-midi, ainsi que plusieurs protagonistes du dossier judiciaire. Il avait été l’objet d’une perquisition, le matin même, à son spectaculaire domicile, La Belle Epoque. D’autres perquisitions ont été réalisées dans la matinée.
L’homme d’affaires russe est au cœur de l’information judiciaire ouverte voilà un an par le parquet général de Monaco pour des faits de « corruption », « trafic d’influence actif et passif » et complicité de ces délits. L’affaire, qui inquiète les plus hautes autorités de la principauté, avait déjà provoqué le placement en garde à vue, le 23 septembre 2017, de Philippe Narmino, personnalité en vue sur le Rocher. Quelques jours plus tôt, M. Narmino avait été contraint de quitter ses fonctions de ministre de la justice de Monaco, sous la pression des révélations du Monde qui avait fait état, le 14 septembre 2017, d’informations extrêmement embarrassantes pour la police et la justice monégasques.
« Monacogate »
« Les mises en cause personnelles dont je fais l’objet et les attaques répétées subies par l’institution judiciaire ne me permettent plus d’en assurer convenablement la charge », avait déclaré M. Narmino.
Le Monde avait notamment révélé le contenu d’un DVD-Rom remis à un juge d’instruction de Monaco, et ainsi mis au jour des centaines de SMS laissant suggérer l’existence d’un réseau occulte œuvrant en faveur du milliardaire Dmitri Rybolovlev, aux prises avec la justice locale. En conflit avec l’homme d’affaires suisse Yves Bouvier, M. Rybolovlev aurait eu recours aux services d’une avocate, Me Tetiana Bersheda, pour influer sur le cours de la justice. De nombreux textos issus du smartphone...




                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-15">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ L’écrivain, né en 1940 et révélé par « Tombeau pour cinq cent mille soldats », a déjà obtenu lundi un prix Femina spécial pour l’ensemble de son œuvre.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Le prix Médicis décerné à Pierre Guyotat pour « Idiotie »

L’écrivain, né en 1940 et révélé par « Tombeau pour cinq cent mille soldats », a déjà obtenu lundi un prix Femina spécial pour l’ensemble de son œuvre.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 14h41
   





                        



   


Le prix Médicis a été attribué mardi 6 novembre à Pierre Guyotat pour Idiotie (Grasset). Il y a quarante huit ans, la non-attribution de ce prix au même auteur pour Eden Eden Eden (Gallimard) – interdit à l’affichage, la publicité et la vente aux mineurs par le ministère de l’intérieur, objet d’une pétition internationale – avait provoqué le départ de Claude Simon du jury.
Etaient également en lice cette année : Arcadie, d’Emmanuelle Bayamack-Tam (P.O.L), Tous les hommes désirent naturellement savoir, de Nina Bouraoui (JC Lattès), Ça raconte Sarah, de Pauline Delabroy-Allard (Minuit), Frère d’âme, de David Diop (Seuil), Par les écrans du monde, de Fanny Taillandier (Seuil), et L’Eau qui passe, de Franck Maubert (Gallimard).

        Lire aussi :
         

                Pierre Guyotat, univers en expansion



Immense écrivain
Avant le Médicis, Pierre Guyotat avait été récompensé, la veille, par un prix Femina spécial pour l’ensemble de son œuvre ; le 9 novembre, il doit recevoir le prix de la langue française. C’est un immense écrivain qui se retrouve ainsi célébré, à l’occasion de la parution d’Idiotie, l’un des textes les plus accessibles de l’auteur révélé par Tombeau pour cinq cent mille soldats (Gallimard, 1967) né en 1940. Il construit depuis les années 1960 une œuvre qui réinvente la syntaxe, mais se plie, depuis une dizaine d’années, à une langue plus usuelle dans sa branche autobiographique, à laquelle appartient Idiotie.
Ce livre revient sur l’avant Tombeau pour cinq cent mille soldats, extraordinaire livre de l’horreur et de la violence, inspiré à l’auteur par son expérience de la guerre d’Algérie. Evoquant l’entrée dans l’âge adulte de Guyotat, entre 1958 et 1962, Idiotie se déroule essentiellement en Algérie, guerre pour laquelle le père de l’écrivain lui avait obtenu un sursis, mais à laquelle le jeune homme avait décidé de participer en soldat. Nous sommes à l’époque où il commence à se faire publier (Sur un cheval, Seuil, 1961), et ses écrits lui valent de longues séances d’interrogation, ainsi que le cachot, au secret, pendant trois mois, pour « atteinte au moral de l’armée ».
Idiotie est un texte essentiel pour comprendre le parcours personnel et littéraire de Guyotat, son rapport au colonialisme, à la pornographie, à l’abjection. « Politique jusque dans l’intime, Idiotie donne vie et voix à un corps ayant vécu l’humiliation par le verbe », écrivait Claro, le feuilletoniste du « Monde des livres », lors de sa parution. Lire le « feuilleton » de Claro sur Idiotie 

        Lire aussi :
         

                La vie saccadée des mots de Pierre Guyotat



Médicis étranger et Médicis essai
Annoncé en même temps que le prix Médicis, le Médicis étranger récompense Le Mars Club, de Rachel Kushner, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Sylvie Schneitter (Stock), tandis que le Médicis essai revient au livre Les Frères Lehman, de Stefano Massini (Globe), traduit de l’italien par Nathalie Bauer. Cette fresque revient en près de 850 pages et 30 000 vers sur l’histoire de la banque Lehman Brothers, depuis l’arrivée à New York, en 1844, du premier des trois fondateurs de la banque, jusqu’à l’effondrement de celle-ci, le 15 septembre 2008.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-16">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Pris à partie par des habitants de Verdun sur la hausse des carburants, le chef de l’Etat a défendu sa politique tout en promettant des mécanismes d’accompagnement.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Macron interpellé sur le prix de l’essence et du diesel, le gouvernement étudie des dispositifs d’aide

Pris à partie par des habitants de Verdun sur la hausse des carburants, le chef de l’Etat a défendu sa politique tout en promettant des mécanismes d’accompagnement.



Le Monde.fr avec AFP
 |    06.11.2018 à 16h22
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 16h59
   





                        



   


Dans les rues de Verdun, le président de la République a été longuement interpellé par les habitants, mardi 6 novembre, sur la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) et des prix des carburants.
« On n’écrase personne », a plaidé Emmanuel Macron. « Vous n’êtes pas juste avec le gouvernement, faites votre calcul (…). Je parie que vous êtes gagnant », a répondu le chef de l’Etat, en évoquant la baisse d’un tiers de la taxe d’habitation après la hausse de la CSG, à un sexagénaire qui se plaignait que le gouvernement reprenne « doublement » ce qu’il « donne d’un côté ».
« Le carburant, c’est pas bibi »
A propos de la hausse des prix de l’essence et du diesel, M. Macron a dit « le carburant, c’est pas bibi », avant de reconnaître que la progression des taxes est le fait de l’Etat, et qu’il « les assume ». La hausse des prix vient « aux trois quarts des cours mondiaux », a-t-il aussi rappelé.


	#container_15399394404{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15399394404{
		height:500px;
	}
	#container_15399394404 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15399394404 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15399394404.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15399394404.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15399394404 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}
	#soustitre_graphe:not(.active) #soustitre_2{
		display: none;
	}
	#soustitre_graphe.active #soustitre_1{
		display: none;
	}



La fiscalité responsable de la convergence essence-diesel


Source : Ministère de l'écologie et des transports



require(['jquery','highcharts/4.1.9'], function($) {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});

	

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15399394404",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "line",
		spacingBottom: 10,
		style:{
			fontFamily:'Helvetica,arial,sans-serif'
		},
		animation:false
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:true,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} €/L",
			zIndex: -1
		},
		min: 0,
		max: 2,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "rgba(0,0,0,0)",
			width: 1,
			value: 1.6,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"Avec taxes",
				realtext:"Avec taxes",
				align: "center",
				x: -3,
				style:{fontWeight:"bold"}
			}
		},{
			color: "rgba(0,0,0,0)",
			width: 1,
			value: .65,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"Hors taxes",
				realtext:"Hors taxes",
				align: "center",
				x: -3,
				style:{fontWeight:"bold"}
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "datetime",
		 categories:null,
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value:%d/%m/%Y}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Gazole (hors taxes)",
    "color": "#ffa500",
    "realcolor": "#ffa500",
    "data": [[1357343100000,0.71],[1357947900000,0.7149],[1358552700000,0.7163],[1359157500000,0.7215],[1359762300000,0.7235],[1360367100000,0.7315],[1360971900000,0.7438],[1361576700000,0.745],[1362181500000,0.7377],[1362786300000,0.7268],[1363391100000,0.7205],[1363995900000,0.7146],[1364600700000,0.7134],[1365205500000,0.7203],[1365810300000,0.6972],[1366415100000,0.6651],[1367019900000,0.6621],[1367624700000,0.6612],[1368229500000,0.6645],[1368834300000,0.6699],[1369439100000,0.6789],[1370043900000,0.6766],[1370648700000,0.6684],[1371253500000,0.6642],[1371858300000,0.6714],[1372463100000,0.6665],[1373067900000,0.6754],[1373672700000,0.6859],[1374277500000,0.6927],[1374882300000,0.6763],[1375487100000,0.6836],[1376091900000,0.687],[1376696700000,0.6853],[1377301500000,0.6938],[1377906300000,0.7066],[1378511100000,0.711],[1379115900000,0.7112],[1379720700000,0.6998],[1380325500000,0.6822],[1380930300000,0.6724],[1381535100000,0.6716],[1382139900000,0.6752],[1382744700000,0.667],[1383349500000,0.6569],[1383954300000,0.6587],[1384559100000,0.6565],[1385163900000,0.6612],[1385768700000,0.6749],[1386373500000,0.6783],[1386978300000,0.6719],[1387583100000,0.6667],[1388187900000,0.6765],[1388792700000,0.6764],[1389397500000,0.6692],[1390002300000,0.6615],[1390607100000,0.6623],[1391211900000,0.6641],[1391816700000,0.6646],[1392421500000,0.667],[1393026300000,0.6681],[1393631100000,0.6688],[1394235900000,0.6645],[1394840700000,0.6532],[1395445500000,0.6427],[1396050300000,0.6463],[1396655100000,0.6484],[1397259900000,0.6476],[1397864700000,0.6461],[1398469500000,0.6528],[1399074300000,0.6523],[1399679100000,0.6437],[1400283900000,0.6461],[1400888700000,0.6499],[1401493500000,0.6496],[1402098300000,0.6408],[1402703100000,0.6411],[1403307900000,0.6569],[1403912700000,0.6637],[1404517500000,0.6568],[1405122300000,0.6405],[1405727100000,0.642],[1406331900000,0.6426],[1406936700000,0.6385],[1407541500000,0.6443],[1408146300000,0.6445],[1408751100000,0.6396],[1409355900000,0.6416],[1409960700000,0.6325],[1410565500000,0.6419],[1411170300000,0.6371],[1411775100000,0.6314],[1412379900000,0.6329],[1412984700000,0.6238],[1413589500000,0.6045],[1414194300000,0.5905],[1414799100000,0.5897],[1415403900000,0.5945],[1416008700000,0.5976],[1416613500000,0.5788],[1417218300000,0.5704],[1417823100000,0.5417],[1418427900000,0.5172],[1419032700000,0.487],[1419637500000,0.4764],[1420242300000,0.4545],[1420847100000,0.4583],[1421451900000,0.4395],[1422056700000,0.44],[1422661500000,0.4496],[1423266300000,0.478],[1423871100000,0.5039],[1424475900000,0.523],[1425080700000,0.5273],[1425685500000,0.5338],[1426290300000,0.5352],[1426895100000,0.5201],[1427499900000,0.5111],[1428104700000,0.5048],[1428709500000,0.5078],[1429314300000,0.5294],[1429919100000,0.5399],[1430523900000,0.5462],[1431128700000,0.5518],[1431733500000,0.5477],[1432338300000,0.5457],[1432943100000,0.547],[1433547900000,0.5434],[1434152700000,0.5315],[1434757500000,0.5282],[1435362300000,0.5231],[1435967100000,0.5129],[1436571900000,0.5073],[1437176700000,0.4989],[1437781500000,0.4925],[1438386300000,0.4709],[1438991100000,0.4672],[1439595900000,0.4588],[1440200700000,0.4513],[1440805500000,0.425],[1441410300000,0.4321],[1442015100000,0.4484],[1442619900000,0.4405],[1443224700000,0.4396],[1443829500000,0.4406],[1444434300000,0.4472],[1445039100000,0.4403],[1445643900000,0.4279],[1446248700000,0.4282],[1446853500000,0.4397],[1447458300000,0.443],[1448063100000,0.4318],[1448667900000,0.4299],[1449272700000,0.4211],[1449877500000,0.3924],[1450482300000,0.3541],[1451087100000,0.3472],[1451691900000,0.3406],[1452296700000,0.3605],[1452901500000,0.343],[1453506300000,0.3225],[1454111100000,0.3245],[1454715900000,0.3371],[1455320700000,0.3315],[1455925500000,0.3362],[1456530300000,0.3401],[1457135100000,0.3521],[1457739900000,0.3766],[1458344700000,0.3789],[1458949500000,0.379],[1459554300000,0.3767],[1460159100000,0.3591],[1460763900000,0.3726],[1461368700000,0.3823],[1461973500000,0.3968],[1462578300000,0.4015],[1463183100000,0.4011],[1463787900000,0.4288],[1464392700000,0.4678],[1464997500000,0.4683],[1465602300000,0.4569],[1466207100000,0.4484],[1466811900000,0.4421],[1467416700000,0.44],[1468021500000,0.429],[1468626300000,0.425],[1469231100000,0.4177],[1469835900000,0.4019],[1470440700000,0.3895],[1471045500000,0.3966],[1471650300000,0.4145],[1472255100000,0.4255],[1472859900000,0.4173],[1473464700000,0.4146],[1474069500000,0.4155],[1474674300000,0.412],[1475279100000,0.4181],[1475883900000,0.4397],[1476488700000,0.4566],[1477093500000,0.4605],[1477698300000,0.4629],[1478303100000,0.4537],[1478907900000,0.4355],[1479512700000,0.4356],[1480117500000,0.4509],[1480722300000,0.4547],[1481327100000,0.4748],[1481931900000,0.4886],[1482536700000,0.5005],[1483141500000,0.5079],[1483746300000,0.5144],[1484351100000,0.5096],[1484955900000,0.506],[1485560700000,0.5048],[1486165500000,0.5053],[1486770300000,0.5072],[1487375100000,0.5093],[1487979900000,0.5101],[1488584700000,0.5091],[1489189500000,0.5031],[1489794300000,0.4856],[1490399100000,0.4745],[1491003900000,0.4706],[1491608700000,0.4842],[1492213500000,0.4933],[1492818300000,0.4989],[1493423100000,0.4848],[1494027900000,0.4664],[1494632700000,0.4568],[1495237500000,0.4593],[1495842300000,0.4637],[1496447100000,0.4613],[1497051900000,0.4463],[1497656700000,0.4328],[1498261500000,0.4234],[1498866300000,0.4203],[1499471100000,0.4286],[1500075900000,0.4313],[1500680700000,0.4373],[1501285500000,0.4315],[1501890300000,0.4526],[1502495100000,0.4528],[1503099900000,0.4512],[1503704700000,0.4481],[1504309500000,0.4444],[1504914300000,0.4661],[1505519100000,0.4703],[1506123900000,0.4791],[1506728700000,0.4951],[1507333500000,0.4919],[1507938300000,0.4861],[1508543100000,0.4823],[1509147900000,0.4878],[1509752700000,0.5009],[1510357500000,0.5147],[1510962300000,0.5184],[1511567100000,0.5173],[1512171900000,0.5175],[1512776700000,0.513],[1513381500000,0.5187],[1513986300000,0.5176],[1514591100000,0.5255],[1515195900000,0.5517],[1515800700000,0.5555],[1516405500000,0.5556],[1517010300000,0.5529],[1517615100000,0.5526],[1518219900000,0.5476],[1518824700000,0.5294],[1519429500000,0.526],[1520034300000,0.5349],[1520639100000,0.5289],[1521243900000,0.5258],[1521848700000,0.5372],[1522453500000,0.5414],[1523058300000,0.5475],[1523663100000,0.5543],[1524267900000,0.5621],[1524872700000,0.5722],[1525477500000,0.5771],[1526082300000,0.5894],[1526687100000,0.6081],[1527291900000,0.6252],[1527896700000,0.6231],[1528501500000,0.6131],[1529106300000,0.6112],[1529711100000,0.6051],[1530315900000,0.5996],[1530920700000,0.5979],[1531525500000,0.603],[1532130300000,0.5925],[1532735100000,0.5857],[1533339900000,0.595],[1533944700000,0.5969],[1534549500000,0.6003],[1535154300000,0.6007],[1535759100000,0.6058],[1536363900000,0.6212],[1536968700000,0.6226],[1537573500000,0.6208],[1538178300000,0.6267],[1538783100000,0.6586],[1539387900000,0.6681]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {"enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "SP95 (hors taxes)",
    "color": "#529056",
    "realcolor": "#529056",
    "data": [[1357343100000,0.6718],[1357947900000,0.6872],[1358552700000,0.6884],[1359157500000,0.7012],[1359762300000,0.7142],[1360367100000,0.7237],[1360971900000,0.7358],[1361576700000,0.7433],[1362181500000,0.7388],[1362786300000,0.7224],[1363391100000,0.7086],[1363995900000,0.7141],[1364600700000,0.7248],[1365205500000,0.7227],[1365810300000,0.6932],[1366415100000,0.6626],[1367019900000,0.6609],[1367624700000,0.6541],[1368229500000,0.6544],[1368834300000,0.6644],[1369439100000,0.6753],[1370043900000,0.676],[1370648700000,0.675],[1371253500000,0.6679],[1371858300000,0.6692],[1372463100000,0.6627],[1373067900000,0.6624],[1373672700000,0.6721],[1374277500000,0.6911],[1374882300000,0.6677],[1375487100000,0.6798],[1376091900000,0.6787],[1376696700000,0.673],[1377301500000,0.6818],[1377906300000,0.6931],[1378511100000,0.6879],[1379115900000,0.6766],[1379720700000,0.6572],[1380325500000,0.6427],[1380930300000,0.6334],[1381535100000,0.628],[1382139900000,0.6317],[1382744700000,0.6284],[1383349500000,0.6147],[1383954300000,0.6142],[1384559100000,0.6207],[1385163900000,0.6319],[1385768700000,0.6406],[1386373500000,0.6426],[1386978300000,0.6377],[1387583100000,0.6316],[1388187900000,0.6422],[1388792700000,0.644],[1389397500000,0.6375],[1390002300000,0.6324],[1390607100000,0.6325],[1391211900000,0.635],[1391816700000,0.6365],[1392421500000,0.6436],[1393026300000,0.647],[1393631100000,0.6507],[1394235900000,0.6469],[1394840700000,0.6404],[1395445500000,0.6352],[1396050300000,0.6404],[1396655100000,0.6454],[1397259900000,0.6472],[1397864700000,0.6467],[1398469500000,0.6562],[1399074300000,0.6599],[1399679100000,0.6512],[1400283900000,0.6488],[1400888700000,0.6526],[1401493500000,0.6573],[1402098300000,0.6555],[1402703100000,0.6558],[1403307900000,0.6698],[1403912700000,0.6774],[1404517500000,0.6731],[1405122300000,0.6588],[1405727100000,0.6628],[1406331900000,0.655],[1406936700000,0.6358],[1407541500000,0.6392],[1408146300000,0.6359],[1408751100000,0.6323],[1409355900000,0.6361],[1409960700000,0.6207],[1410565500000,0.6367],[1411170300000,0.6329],[1411775100000,0.6279],[1412379900000,0.6298],[1412984700000,0.6273],[1413589500000,0.603],[1414194300000,0.5784],[1414799100000,0.5737],[1415403900000,0.5756],[1416008700000,0.5775],[1416613500000,0.5652],[1417218300000,0.559],[1417823100000,0.5311],[1418427900000,0.5024],[1419032700000,0.4706],[1419637500000,0.4549],[1420242300000,0.4428],[1420847100000,0.4384],[1421451900000,0.4258],[1422056700000,0.4259],[1422661500000,0.4336],[1423266300000,0.4624],[1423871100000,0.4861],[1424475900000,0.4973],[1425080700000,0.5022],[1425685500000,0.5184],[1426290300000,0.532],[1426895100000,0.5302],[1427499900000,0.5309],[1428104700000,0.5259],[1428709500000,0.5307],[1429314300000,0.5442],[1429919100000,0.5581],[1430523900000,0.5668],[1431128700000,0.5703],[1431733500000,0.564],[1432338300000,0.5632],[1432943100000,0.5683],[1433547900000,0.5698],[1434152700000,0.5705],[1434757500000,0.5781],[1435362300000,0.5702],[1435967100000,0.5532],[1436571900000,0.5725],[1437176700000,0.5721],[1437781500000,0.561],[1438386300000,0.5313],[1438991100000,0.537],[1439595900000,0.5236],[1440200700000,0.5061],[1440805500000,0.4673],[1441410300000,0.4478],[1442015100000,0.4615],[1442619900000,0.4541],[1443224700000,0.4503],[1443829500000,0.448],[1444434300000,0.4495],[1445039100000,0.4467],[1445643900000,0.4367],[1446248700000,0.4355],[1446853500000,0.4468],[1447458300000,0.4531],[1448063100000,0.4421],[1448667900000,0.443],[1449272700000,0.4445],[1449877500000,0.4268],[1450482300000,0.4184],[1451087100000,0.4138],[1451691900000,0.4041],[1452296700000,0.4225],[1452901500000,0.4118],[1453506300000,0.3998],[1454111100000,0.4031],[1454715900000,0.4034],[1455320700000,0.3857],[1455925500000,0.3804],[1456530300000,0.3745],[1457135100000,0.3784],[1457739900000,0.4018],[1458344700000,0.4111],[1458949500000,0.4148],[1459554300000,0.4326],[1460159100000,0.4288],[1460763900000,0.4393],[1461368700000,0.4423],[1461973500000,0.4504],[1462578300000,0.4472],[1463183100000,0.4433],[1463787900000,0.4623],[1464392700000,0.492],[1464997500000,0.4946],[1465602300000,0.4825],[1466207100000,0.4735],[1466811900000,0.4691],[1467416700000,0.4641],[1468021500000,0.4397],[1468626300000,0.4342],[1469231100000,0.4306],[1469835900000,0.4119],[1470440700000,0.4094],[1471045500000,0.4145],[1471650300000,0.4233],[1472255100000,0.4326],[1472859900000,0.4244],[1473464700000,0.428],[1474069500000,0.4351],[1474674300000,0.4302],[1475279100000,0.4353],[1475883900000,0.453],[1476488700000,0.4652],[1477093500000,0.4676],[1477698300000,0.4685],[1478303100000,0.4617],[1478907900000,0.4481],[1479512700000,0.4436],[1480117500000,0.453],[1480722300000,0.4574],[1481327100000,0.4797],[1481931900000,0.4896],[1482536700000,0.5043],[1483141500000,0.5132],[1483746300000,0.518],[1484351100000,0.5159],[1484955900000,0.5173],[1485560700000,0.5179],[1486165500000,0.5178],[1486770300000,0.5184],[1487375100000,0.5237],[1487979900000,0.5214],[1488584700000,0.5182],[1489189500000,0.5085],[1489794300000,0.4916],[1490399100000,0.484],[1491003900000,0.4861],[1491608700000,0.5035],[1492213500000,0.5079],[1492818300000,0.5161],[1493423100000,0.5057],[1494027900000,0.4859],[1494632700000,0.4798],[1495237500000,0.4817],[1495842300000,0.4824],[1496447100000,0.4809],[1497051900000,0.4714],[1497656700000,0.4602],[1498261500000,0.4477],[1498866300000,0.4422],[1499471100000,0.4368],[1500075900000,0.4427],[1500680700000,0.4475],[1501285500000,0.4388],[1501890300000,0.4545],[1502495100000,0.4561],[1503099900000,0.4577],[1503704700000,0.4572],[1504309500000,0.4563],[1504914300000,0.4855],[1505519100000,0.4861],[1506123900000,0.4828],[1506728700000,0.4845],[1507333500000,0.4761],[1507938300000,0.4728],[1508543100000,0.4596],[1509147900000,0.4739],[1509752700000,0.4873],[1510357500000,0.5165],[1510962300000,0.5207],[1511567100000,0.5143],[1512171900000,0.5135],[1512776700000,0.5086],[1513381500000,0.5099],[1513986300000,0.5087],[1514591100000,0.5139],[1515195900000,0.5321],[1515800700000,0.5378],[1516405500000,0.5388],[1517010300000,0.5399],[1517615100000,0.541],[1518219900000,0.5393],[1518824700000,0.5258],[1519429500000,0.5203],[1520034300000,0.5228],[1520639100000,0.5198],[1521243900000,0.5143],[1521848700000,0.5297],[1522453500000,0.5346],[1523058300000,0.5426],[1523663100000,0.5456],[1524267900000,0.551],[1524872700000,0.559],[1525477500000,0.5619],[1526082300000,0.5753],[1526687100000,0.5947],[1527291900000,0.6117],[1527896700000,0.6092],[1528501500000,0.5994],[1529106300000,0.5976],[1529711100000,0.5912],[1530315900000,0.587],[1530920700000,0.5849],[1531525500000,0.5938],[1532130300000,0.5856],[1532735100000,0.579],[1533339900000,0.5959],[1533944700000,0.5977],[1534549500000,0.5961],[1535154300000,0.5976],[1535759100000,0.5953],[1536363900000,0.6105],[1536968700000,0.6073],[1537573500000,0.6023],[1538178300000,0.602],[1538783100000,0.6197],[1539387900000,0.6199]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {"enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Gazole (avec taxes)",
    "color": "#ffa500",
    "realcolor": "#ffa500",
    "visible":true,
    "data": [[1357343100000,1.3629],[1357947900000,1.3806],[1358552700000,1.3824],[1359157500000,1.3885],[1359762300000,1.3908],[1360367100000,1.4004],[1360971900000,1.4151],[1361576700000,1.4166],[1362181500000,1.4078],[1362786300000,1.3948],[1363391100000,1.3872],[1363995900000,1.3802],[1364600700000,1.3788],[1365205500000,1.387],[1365810300000,1.3593],[1366415100000,1.3209],[1367019900000,1.3174],[1367624700000,1.3163],[1368229500000,1.3203],[1368834300000,1.3267],[1369439100000,1.3375],[1370043900000,1.3347],[1370648700000,1.3249],[1371253500000,1.3199],[1371858300000,1.3285],[1372463100000,1.3226],[1373067900000,1.3333],[1373672700000,1.3459],[1374277500000,1.3539],[1374882300000,1.3344],[1375487100000,1.3431],[1376091900000,1.3472],[1376696700000,1.3451],[1377301500000,1.3552],[1377906300000,1.3706],[1378511100000,1.376],[1379115900000,1.3761],[1379720700000,1.3625],[1380325500000,1.3415],[1380930300000,1.3297],[1381535100000,1.3287],[1382139900000,1.3331],[1382744700000,1.3233],[1383349500000,1.3112],[1383954300000,1.3133],[1384559100000,1.3107],[1385163900000,1.3163],[1385768700000,1.3327],[1386373500000,1.3368],[1386978300000,1.3291],[1387583100000,1.3229],[1388187900000,1.3347],[1388792700000,1.3389],[1389397500000,1.3303],[1390002300000,1.3228],[1390607100000,1.3238],[1391211900000,1.326],[1391816700000,1.3266],[1392421500000,1.3294],[1393026300000,1.3308],[1393631100000,1.3317],[1394235900000,1.3265],[1394840700000,1.3129],[1395445500000,1.3004],[1396050300000,1.3047],[1396655100000,1.3072],[1397259900000,1.3062],[1397864700000,1.3043],[1398469500000,1.3125],[1399074300000,1.3118],[1399679100000,1.3016],[1400283900000,1.3044],[1400888700000,1.3089],[1401493500000,1.3086],[1402098300000,1.2981],[1402703100000,1.2984],[1403307900000,1.3174],[1403912700000,1.3255],[1404517500000,1.3173],[1405122300000,1.2976],[1405727100000,1.2995],[1406331900000,1.3002],[1406936700000,1.2953],[1407541500000,1.3023],[1408146300000,1.3025],[1408751100000,1.2966],[1409355900000,1.299],[1409960700000,1.2881],[1410565500000,1.2994],[1411170300000,1.2936],[1411775100000,1.2868],[1412379900000,1.2886],[1412984700000,1.2776],[1413589500000,1.2545],[1414194300000,1.2377],[1414799100000,1.2367],[1415403900000,1.2425],[1416008700000,1.2462],[1416613500000,1.2237],[1417218300000,1.2136],[1417823100000,1.1792],[1418427900000,1.1497],[1419032700000,1.1135],[1419637500000,1.1008],[1420242300000,1.1222],[1420847100000,1.1268],[1421451900000,1.1042],[1422056700000,1.1048],[1422661500000,1.1164],[1423266300000,1.1504],[1423871100000,1.1815],[1424475900000,1.2044],[1425080700000,1.2096],[1425685500000,1.2174],[1426290300000,1.2191],[1426895100000,1.201],[1427499900000,1.1902],[1428104700000,1.1826],[1428709500000,1.1862],[1429314300000,1.2121],[1429919100000,1.2247],[1430523900000,1.2323],[1431128700000,1.239],[1431733500000,1.2341],[1432338300000,1.2317],[1432943100000,1.2333],[1433547900000,1.2289],[1434152700000,1.2147],[1434757500000,1.2107],[1435362300000,1.2045],[1435967100000,1.1923],[1436571900000,1.1856],[1437176700000,1.1755],[1437781500000,1.1678],[1438386300000,1.1419],[1438991100000,1.1375],[1439595900000,1.1275],[1440200700000,1.1184],[1440805500000,1.0868],[1441410300000,1.0954],[1442015100000,1.1149],[1442619900000,1.1055],[1443224700000,1.1044],[1443829500000,1.1055],[1444434300000,1.1134],[1445039100000,1.1052],[1445643900000,1.0904],[1446248700000,1.0907],[1446853500000,1.1045],[1447458300000,1.1085],[1448063100000,1.095],[1448667900000,1.0927],[1449272700000,1.0822],[1449877500000,1.0477],[1450482300000,1.0018],[1451087100000,0.9935],[1451691900000,1.0214],[1452296700000,1.0454],[1452901500000,1.0244],[1453506300000,0.9997],[1454111100000,1.0021],[1454715900000,1.0172],[1455320700000,1.0105],[1455925500000,1.0161],[1456530300000,1.0209],[1457135100000,1.0353],[1457739900000,1.0647],[1458344700000,1.0674],[1458949500000,1.0675],[1459554300000,1.0648],[1460159100000,1.0437],[1460763900000,1.0598],[1461368700000,1.0715],[1461973500000,1.0888],[1462578300000,1.0945],[1463183100000,1.094],[1463787900000,1.1273],[1464392700000,1.174],[1464997500000,1.1746],[1465602300000,1.161],[1466207100000,1.1508],[1466811900000,1.1433],[1467416700000,1.1407],[1468021500000,1.1275],[1468626300000,1.1227],[1469231100000,1.114],[1469835900000,1.0951],[1470440700000,1.0801],[1471045500000,1.0887],[1471650300000,1.1101],[1472255100000,1.1233],[1472859900000,1.1135],[1473464700000,1.1103],[1474069500000,1.1114],[1474674300000,1.1071],[1475279100000,1.1144],[1475883900000,1.1403],[1476488700000,1.1606],[1477093500000,1.1653],[1477698300000,1.1682],[1478303100000,1.1572],[1478907900000,1.1354],[1479512700000,1.1354],[1480117500000,1.1538],[1480722300000,1.1584],[1481327100000,1.1825],[1481931900000,1.1991],[1482536700000,1.2134],[1483141500000,1.2222],[1483746300000,1.2734],[1484351100000,1.2676],[1484955900000,1.2632],[1485560700000,1.2618],[1486165500000,1.2624],[1486770300000,1.2647],[1487375100000,1.2672],[1487979900000,1.2682],[1488584700000,1.267],[1489189500000,1.2598],[1489794300000,1.2388],[1490399100000,1.2254],[1491003900000,1.2208],[1491608700000,1.2371],[1492213500000,1.248],[1492818300000,1.2548],[1493423100000,1.2378],[1494027900000,1.2157],[1494632700000,1.2041],[1495237500000,1.2072],[1495842300000,1.2125],[1496447100000,1.2096],[1497051900000,1.1916],[1497656700000,1.1754],[1498261500000,1.1642],[1498866300000,1.1604],[1499471100000,1.1703],[1500075900000,1.1735],[1500680700000,1.1808],[1501285500000,1.1739],[1501890300000,1.1991],[1502495100000,1.1994],[1503099900000,1.1975],[1503704700000,1.1938],[1504309500000,1.1893],[1504914300000,1.2154],[1505519100000,1.2204],[1506123900000,1.231],[1506728700000,1.2501],[1507333500000,1.2463],[1507938300000,1.2393],[1508543100000,1.2348],[1509147900000,1.2414],[1509752700000,1.2571],[1510357500000,1.2737],[1510962300000,1.2781],[1511567100000,1.2768],[1512171900000,1.277],[1512776700000,1.2717],[1513381500000,1.2785],[1513986300000,1.2772],[1514591100000,1.2866],[1515195900000,1.3935],[1515800700000,1.398],[1516405500000,1.3981],[1517010300000,1.3949],[1517615100000,1.3945],[1518219900000,1.3885],[1518824700000,1.3667],[1519429500000,1.3626],[1520034300000,1.3732],[1520639100000,1.366],[1521243900000,1.3624],[1521848700000,1.376],[1522453500000,1.3811],[1523058300000,1.3884],[1523663100000,1.3965],[1524267900000,1.4059],[1524872700000,1.418],[1525477500000,1.424],[1526082300000,1.4387],[1526687100000,1.4611],[1527291900000,1.4817],[1527896700000,1.4791],[1528501500000,1.4671],[1529106300000,1.4648],[1529711100000,1.4575],[1530315900000,1.451],[1530920700000,1.4489],[1531525500000,1.455],[1532130300000,1.4425],[1532735100000,1.4342],[1533339900000,1.4454],[1533944700000,1.4477],[1534549500000,1.4517],[1535154300000,1.4522],[1535759100000,1.4584],[1536363900000,1.4768],[1536968700000,1.4785],[1537573500000,1.4764],[1538178300000,1.4835],[1538783100000,1.5217],[1539387900000,1.5331]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "dataLabels": {"enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "SP95 (avec taxes)",
    "color": "#529056",
    "realcolor": "#529056",
    "data": [[1357343100000,1.524],[1357947900000,1.5545],[1358552700000,1.5559],[1359157500000,1.5712],[1359762300000,1.5867],[1360367100000,1.5981],[1360971900000,1.6126],[1361576700000,1.6215],[1362181500000,1.6162],[1362786300000,1.5965],[1363391100000,1.58],[1363995900000,1.5866],[1364600700000,1.5994],[1365205500000,1.5968],[1365810300000,1.5616],[1366415100000,1.525],[1367019900000,1.523],[1367624700000,1.5149],[1368229500000,1.5152],[1368834300000,1.5271],[1369439100000,1.5402],[1370043900000,1.5411],[1370648700000,1.5398],[1371253500000,1.5314],[1371858300000,1.533],[1372463100000,1.5252],[1373067900000,1.5248],[1373672700000,1.5363],[1374277500000,1.5591],[1374882300000,1.5312],[1375487100000,1.5456],[1376091900000,1.5443],[1376696700000,1.5375],[1377301500000,1.548],[1377906300000,1.5615],[1378511100000,1.5553],[1379115900000,1.5417],[1379720700000,1.5186],[1380325500000,1.5013],[1380930300000,1.4901],[1381535100000,1.4836],[1382139900000,1.4881],[1382744700000,1.4841],[1383349500000,1.4677],[1383954300000,1.4671],[1384559100000,1.4749],[1385163900000,1.4883],[1385768700000,1.4987],[1386373500000,1.5011],[1386978300000,1.4953],[1387583100000,1.4879],[1388187900000,1.5006],[1388792700000,1.5078],[1389397500000,1.5],[1390002300000,1.4948],[1390607100000,1.495],[1391211900000,1.498],[1391816700000,1.4997],[1392421500000,1.5083],[1393026300000,1.5123],[1393631100000,1.5168],[1394235900000,1.5122],[1394840700000,1.5045],[1395445500000,1.4982],[1396050300000,1.5045],[1396655100000,1.5104],[1397259900000,1.5126],[1397864700000,1.512],[1398469500000,1.5235],[1399074300000,1.5279],[1399679100000,1.5174],[1400283900000,1.5146],[1400888700000,1.5191],[1401493500000,1.5247],[1402098300000,1.5226],[1402703100000,1.523],[1403307900000,1.5397],[1403912700000,1.5489],[1404517500000,1.5437],[1405122300000,1.5266],[1405727100000,1.5314],[1406331900000,1.5219],[1406936700000,1.4989],[1407541500000,1.503],[1408146300000,1.499],[1408751100000,1.4947],[1409355900000,1.4993],[1409960700000,1.4808],[1410565500000,1.5],[1411170300000,1.4955],[1411775100000,1.4895],[1412379900000,1.4917],[1412984700000,1.4887],[1413589500000,1.4596],[1414194300000,1.43],[1414799100000,1.4244],[1415403900000,1.4267],[1416008700000,1.429],[1416613500000,1.4142],[1417218300000,1.4067],[1417823100000,1.3733],[1418427900000,1.3388],[1419032700000,1.3006],[1419637500000,1.2818],[1420242300000,1.288],[1420847100000,1.2827],[1421451900000,1.2675],[1422056700000,1.2677],[1422661500000,1.2769],[1423266300000,1.3114],[1423871100000,1.34],[1424475900000,1.3534],[1425080700000,1.3592],[1425685500000,1.3786],[1426290300000,1.395],[1426895100000,1.3929],[1427499900000,1.3936],[1428104700000,1.3877],[1428709500000,1.3934],[1429314300000,1.4097],[1429919100000,1.4264],[1430523900000,1.4367],[1431128700000,1.441],[1431733500000,1.4335],[1432338300000,1.4324],[1432943100000,1.4385],[1433547900000,1.4404],[1434152700000,1.4412],[1434757500000,1.4503],[1435362300000,1.4409],[1435967100000,1.4204],[1436571900000,1.4436],[1437176700000,1.4431],[1437781500000,1.4298],[1438386300000,1.3942],[1438991100000,1.401],[1439595900000,1.385],[1440200700000,1.3639],[1440805500000,1.3173],[1441410300000,1.2939],[1442015100000,1.3104],[1442619900000,1.3016],[1443224700000,1.297],[1443829500000,1.2942],[1444434300000,1.2961],[1445039100000,1.2926],[1445643900000,1.2806],[1446248700000,1.2792],[1446853500000,1.2927],[1447458300000,1.3003],[1448063100000,1.2872],[1448667900000,1.2882],[1449272700000,1.29],[1449877500000,1.2687],[1450482300000,1.2586],[1451087100000,1.2531],[1451691900000,1.2621],[1452296700000,1.2842],[1452901500000,1.2712],[1453506300000,1.2569],[1454111100000,1.2609],[1454715900000,1.2611],[1455320700000,1.2399],[1455925500000,1.2336],[1456530300000,1.2266],[1457135100000,1.2312],[1457739900000,1.2593],[1458344700000,1.2705],[1458949500000,1.2749],[1459554300000,1.2962],[1460159100000,1.2917],[1460763900000,1.3042],[1461368700000,1.3078],[1461973500000,1.3176],[1462578300000,1.3138],[1463183100000,1.309],[1463787900000,1.3319],[1464392700000,1.3675],[1464997500000,1.3707],[1465602300000,1.3561],[1466207100000,1.3453],[1466811900000,1.3401],[1467416700000,1.334],[1468021500000,1.3048],[1468626300000,1.2982],[1469231100000,1.2939],[1469835900000,1.2714],[1470440700000,1.2684],[1471045500000,1.2745],[1471650300000,1.2851],[1472255100000,1.2963],[1472859900000,1.2864],[1473464700000,1.2908],[1474069500000,1.2992],[1474674300000,1.2933],[1475279100000,1.2995],[1475883900000,1.3207],[1476488700000,1.3354],[1477093500000,1.3382],[1477698300000,1.3393],[1478303100000,1.3312],[1478907900000,1.3148],[1479512700000,1.3095],[1480117500000,1.3207],[1480722300000,1.326],[1481327100000,1.3528],[1481931900000,1.3646],[1482536700000,1.3823],[1483141500000,1.393],[1483746300000,1.4129],[1484351100000,1.4103],[1484955900000,1.412],[1485560700000,1.4128],[1486165500000,1.4126],[1486770300000,1.4133],[1487375100000,1.4197],[1487979900000,1.417],[1488584700000,1.4132],[1489189500000,1.4015],[1489794300000,1.3812],[1490399100000,1.3721],[1491003900000,1.3746],[1491608700000,1.3955],[1492213500000,1.4007],[1492818300000,1.4106],[1493423100000,1.3981],[1494027900000,1.3744],[1494632700000,1.367],[1495237500000,1.3694],[1495842300000,1.3702],[1496447100000,1.3683],[1497051900000,1.357],[1497656700000,1.3436],[1498261500000,1.3285],[1498866300000,1.322],[1499471100000,1.3154],[1500075900000,1.3225],[1500680700000,1.3283],[1501285500000,1.3179],[1501890300000,1.3366],[1502495100000,1.3386],[1503099900000,1.3405],[1503704700000,1.3399],[1504309500000,1.3388],[1504914300000,1.3739],[1505519100000,1.3746],[1506123900000,1.3707],[1506728700000,1.3727],[1507333500000,1.3625],[1507938300000,1.3587],[1508543100000,1.3428],[1509147900000,1.3599],[1509752700000,1.376],[1510357500000,1.4111],[1510962300000,1.4161],[1511567100000,1.4084],[1512171900000,1.4075],[1512776700000,1.4016],[1513381500000,1.4032],[1513986300000,1.4017],[1514591100000,1.4079],[1515195900000,1.4682],[1515800700000,1.4751],[1516405500000,1.4763],[1517010300000,1.4776],[1517615100000,1.4789],[1518219900000,1.4768],[1518824700000,1.4606],[1519429500000,1.454],[1520034300000,1.457],[1520639100000,1.4534],[1521243900000,1.4469],[1521848700000,1.4653],[1522453500000,1.4712],[1523058300000,1.4807],[1523663100000,1.4845],[1524267900000,1.4909],[1524872700000,1.5005],[1525477500000,1.504],[1526082300000,1.5201],[1526687100000,1.5433],[1527291900000,1.5637],[1527896700000,1.5607],[1528501500000,1.5489],[1529106300000,1.5468],[1529711100000,1.5391],[1530315900000,1.5341],[1530920700000,1.5315],[1531525500000,1.5422],[1532130300000,1.5324],[1532735100000,1.5245],[1533339900000,1.5448],[1533944700000,1.547],[1534549500000,1.5449],[1535154300000,1.5469],[1535759100000,1.544],[1536363900000,1.5622],[1536968700000,1.5584],[1537573500000,1.5524],[1538178300000,1.552],[1538783100000,1.5733],[1539387900000,1.5735]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {"enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: true,
		valueDecimals: 2,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " €/L",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		xDateFormat: '%d/%m/%Y',
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});


function toggleGraphique(){
		$("#soustitre_graphe").toggleClass("active");
		series = chart.series;
		function changeopacity(serie,mode){
			if(mode==0){
				serie.update({"color":"#cccccc"});
			}
			else{
				serie.update({"color":serie.options.realcolor});
			}
		}
		if($("#soustitre_graphe").hasClass("active")){
			changeopacity(series[0],0)
			changeopacity(series[1],0)
			changeopacity(series[2],1)
			changeopacity(series[3],1)	
			chart.yAxis[0].options.plotLines[0].label.text = chart.yAxis[0].options.plotLines[0].label.realtext;
			chart.yAxis[0].options.plotLines[1].label.text = "";
			chart.yAxis[0].update();
		}
		else{
			changeopacity(series[0],1)
			changeopacity(series[1],1)
			changeopacity(series[2],0)
			changeopacity(series[3],0)
			chart.yAxis[0].options.plotLines[0].label.text = "";
			chart.yAxis[0].options.plotLines[1].label.text = chart.yAxis[0].options.plotLines[1].label.realtext
			chart.yAxis[0].update();
		}
	}

	toggleGraphique();
	setInterval(toggleGraphique,2000)
	

});



        Lire aussi :
         

                Prix des carburants : l’exécutif face à la colère des automobilistes



Le président a également vanté la prime à la conversion en faveur de véhicules propres, « mais les gens qui sont obligés de se déplacer pour aller travailler ou qui ne peuvent pas changer de chaudière car parfois ils sont pas raccordés au gaz (…), ceux là on va trouver un mécanisme pour les accompagner tant que les prix sont si hauts (…) car ils sont un peu otages », a-t-il promis. Première piste évoquée : un élargissement des conditions d’accès au « chèque énergie », versé aux Français les plus modestes peinant à se chauffer, et qui doit passer en 2019 à 200 euros en moyenne contre 150 euros cette année.
Des propositions « cette semaine »
Interrogé sur LCI, le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, a jugé nécessaire de rendre « plus simple » ce dispositif, créé pour remplacer les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz, et versé à environ 3,7 millions de ménages.
« C’est très technocratique comme système, parce que vous recevez un chèque, mais c’est un chèque que vous ne pouvez pas encaisser, c’est un chèque que vous devez déduire de votre tarification », a rappelé le ministre, selon qui « 560 000 Français » reçoivent ce chèque sans l’encaisser.
La deuxième « question qu’on doit se poser », c’est « est-ce qu’il faut aider les gens qui sont imposables » et ne bénéficient actuellement pas du chèque énergie, a poursuivi Gérald Darmanin. « Je pense qu’effectivement il faut s’occuper de tous les Français modestes » a-t-il déclaré, précisant qu’il ferait « cette semaine des propositions » sur ce sujet avec le ministre de la transition écologique, François de Rugy.
Concernant les travailleurs contraints de prendre leur véhicule, le gouvernement a par ailleurs confirmé que les aides au transport versées par les régions, à l’image des Hauts-de-France, qui proposent une aide de 20 euros par mois à partir de 60 km aller-retour de trajet quotidien, seraient « défiscalisées ».
Emmanuel Macron a en tous cas exclu un recul sur l’augmentation des prix du carburant, mardi matin, lors d’un entretien sur Europe 1. « Le gouvernement ne se trompe pas, il va dans la bonne direction », a-t-il une nouvelle fois affirmé.

        Lire aussi :
         

                Europe, chèque énergie, carburants… ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron sur Europe 1






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-17">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Plusieurs personnes, dont certaines sont restées mises en examen et astreintes à un contrôle judiciaire pendant dix-huit ans avant d’être innocentées, vont être indemnisées.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Affaire Erignac : la « piste agricole » aboutit à une condamnation de l’Etat pour faute lourde

Plusieurs personnes, dont certaines sont restées mises en examen et astreintes à un contrôle judiciaire pendant dix-huit ans avant d’être innocentées, vont être indemnisées.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 15h50
    |

            Simon Piel








                        



                                


                            
Vingt ans après les faits, la justice française commence à reconnaître les errements de sa section antiterroriste dans la conduite des investigations consécutives à l’assassinat, en Corse, le 6 février 1998, du préfet Claude Erignac. La cour d’appel de Paris a confirmé, mardi 6 novembre, le jugement rendu le 27 mars 2017 condamnant l’Etat à indemniser plusieurs personnes mises en cause à tort au cours de l’instruction qui avait vu les enquêteurs déployer d’immenses moyens pour tenter d’accréditer l’hypothèse selon laquelle M. Erignac avait été tué en raison des tensions avec le milieu agricole insulaire. En vain. Un non-lieu général avait été prononcé le 30 juin 2016, dix-huit ans après l’ouverture de l’enquête.
Dans le cadre de la procédure d’indemnisation, le tribunal de grande instance de Paris avait conclu en première instance à un déni de justice et à une faute lourde caractérisant le dysfonctionnement du service public de la justice et condamné l’Etat à indemniser chacun des demandeurs à hauteur de 100 000 euros. L’arrêt rendu mardi par la cour d’appel de Paris reprend à son compte les termes du jugement de première instance, mais réduit les dommages et intérêts qui avaient été alloués à 50 000 euros ou moins selon les cas.
« Juridiquement, c’est une décision extrêmement satisfaisante. En outre, le juge vient rejeter l’argumentation de l’Etat qui consistait à dire que, par leur inaction, les demandeurs avaient concouru à leur préjudice. Quant aux montants des indemnisations, si la somme est loin d’être négligeable, elle ne vient pas en réalité réparer les préjudices, notamment économiques, de ceux qui par exemple ont été privés de financement bancaire pendant vingt ans », a commenté l’avocat des demandeurs, Me Emmanuel Mercinier-Pantalacci.
Dysfonctionnements majeurs
Sous la direction des magistrats instructeurs et du tout-puissant patron de la police antiterroriste d’alors, Roger Marion, les policiers avaient procédé...




                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-18">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Avant de le vendre à GACP, M6 était propriétaire depuis dix-neuf ans du club bordelais, devenu un fardeau déficitaire ces dernières saisons.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Football : le club des Girondins de Bordeaux racheté par un fonds d’investissement américain

Avant de le vendre à GACP, M6 était propriétaire depuis dix-neuf ans du club bordelais, devenu un fardeau déficitaire ces dernières saisons.



Le Monde.fr avec AFP
 |    06.11.2018 à 18h24
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 18h27
   





                        



   


Il va falloir s’habituer à entendre parler anglais dans les couloirs du stade Matmut-Atlantique. Le fonds américain GACP est officiellement devenu, mardi 6 novembre, le nouveau propriétaire des Girondins de Bordeaux. Le groupe de télévision M6 a confirmé lui avoir cédé sa participation dans le club pour 100 millions d’euros.
L’annonce met fin à un feuilleton qui dure depuis plusieurs mois, marqué par plusieurs rebondissements. M6 était propriétaire depuis dix-neuf ans du club bordelais, devenu un fardeau déficitaire ces dernières saisons.

        Lire aussi :
         

                Football, rugby, tennis... La nouvelle passion des fonds d’investissement



« Véritable empathie pour Bordeaux »
La communauté de communes Bordeaux Métropole, présidée par le maire de la ville, Alain Juppé, avait donné, vendredi 12 octobre, son accord au rachat du club de football. Le premier édile de la ville avait affirmé que les garanties apportées étaient « de nature à rassurer pleinement la métropole ». « Nous avons senti chez M. DaGrosa une véritable empathie pour Bordeaux et son club », a-t-il ajouté.
Joseph DaGrosa, le patron du fonds GACP, tiendra une conférence de presse jeudi au Haillan, le siège social et centre d’entraînement des Girondins, en présence du nouveau président du club, Frédéric Longuépée.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-19">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ La récompense littéraire a été remise à l’auteur du « Cercle des impunis », également commandant divisionnaire à Toulouse, mardi 6 novembre.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Paul Mérault, lauréat du prix du Quai des orfèvres

La récompense littéraire a été remise à l’auteur du « Cercle des impunis », également commandant divisionnaire à Toulouse, mardi 6 novembre.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 17h25
    |

            Nicolas Chapuis








                        



   


Une fois l’an, la fiction rejoint la réalité entre les murs du « 36 » et les inspecteurs d’encre et de papier croisent le temps d’un cocktail les vrais flics de terrain. Le prix du Quai des orfèvres a été remis mardi 6 novembre à Paul Mérault, auteur du Cercle des impunis (Fayard), au sein du nouveau quartier général de la police judiciaire parisienne, rue du Bastion dans le 17e arrondissement de Paris. L’adresse, mythique, a changé, mais la récompense littéraire, qui distingue chaque année depuis 1946 un polar, a conservé le nom.
Du Quai des orfèvres, il ne reste d’ailleurs plus grand-chose dans le bâtiment ultramoderne de la « PJ ». Sinon une trentaine de toiles, accrochées aux murs du salon de réception. Peintes par Jacques Rohaut, elles rappellent les escaliers magnifiquement délabrés, les bureaux savamment désordonnés et les murs fièrement décatis des anciens locaux. Un décor autrement plus littéraire que celui du nouveau siège, où le charme de la décrépitude a cédé le pas à l’exigence de fonctionnalité.

        Lire aussi :
         

                Au 36 quai des Orfèvres, le bureau des légendes



Distinction à la boutonnière
Point de poésie donc, mais du roman, noir de préférence. Les clichés du genre sont d’ailleurs vite balayés, lors de cette remise de prix. Pas d’ambiance saturée de fumée, ni de suspects qui déambulent menottés ou d’inspecteur en trench-coat défraîchi. Réunie dans la salle Berthillon, du nom du père de l’identification judiciaire, l’élite des « PJistes » est en costard, avec de préférence une distinction à la boutonnière. Le taux de légion d’honneur au mètre carré est digne des meilleures sauteries préfectorales.
En attendant le lauréat, on discute, police un peu, politique beaucoup. Dans un coin de la salle, Frédéric Péchenard, ex-grand patron de la police national et grand ami de Nicolas Sarkozy, raconte à une petite assistance comment il a refusé d’être ministre pour Emmanuel Macron. Pierre Charon, sénateur de Paris et également intime de l’ancien président, ne boude pas son plaisir d’être membre du jury. Nathalie Baye en a été nommée marraine. L’actrice, césarisée pour son interprétation d’une commandante de police dans Le Petit lieutenant, a manifestement une appétence pour les gardiens de la paix. En mars 2018, elle incarnait encore une ex-flic résolument acariâtre, dans la série Nox.

        Lire aussi :
         

                La police judiciaire parisienne a quitté son siège historique, 36, quai des Orfèvres



« Homme du sérail »
Sur l’estrade, Christian Sainte, l’actuel directeur régional de la police judiciaire, puis Michel Delpuech, préfet de police de Paris, vantent les mérites du livre sélectionné. Cinq manuscrits avaient été retenus sur 98 présentés. Le jury a tranché entre les ouvrages, anonymisés pour l’occasion. L’heureux gagnant verra son livre publié chez Fayard, partenaire de ce prix un peu spécial qui se distingue par son fonctionnement des 2 400 autres distinctions littéraires décernées en France (chiffre de la préfecture).
Le Cercle des impunis a été choisi notamment pour sa « parfaite connaissance » du fonctionnement de la police judiciaire. Et pour cause, le choix (à l’aveugle) s’est porté cette année sur un « homme du sérail ». Paul Mérault, commandant divisionnaire à Toulouse dans le quartier du Mirail, poursuit des délinquants la journée et écrit des polars la nuit. Ce roman primé est son troisième ouvrage mais le premier qu’il a proposé à la publication. L’intrigue se noue autour de meurtres de policiers, commis entre Londres et Marseille, et creuse un sillon déjà exploité par la série Tunnel, celui de la coopération compliquée entre un enquêteur français et l’une de ses collègues britanniques.
L’auteur, qui a travaillé pendant plus de quinze ans aux renseignements généraux, particulièrement sur les questions de terrorisme islamiste, a choisi de donner une tournure mystique à son livre, qui remonte le fil du temps pour s’intéresser aux persécutions des sectes vaudoises Il y a plus de cinq siècles. Une « parabole des radicalismes » actuels, explique-t-il. Un symbole aussi de l’évolution de ce 36 « Quai des orfèvres » devenu « Bastion », qui consacre désormais une bonne partie de son énergie à traiter des conséquences de l’extrémisme religieux.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-20">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Ces individus sont âgés d’une vingtaine à une soixantaine d’années.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Six sympathisants d’extrême droite arrêtés pour un projet d’« action violente » contre M. Macron

Ces individus sont âgés d’une vingtaine à une soixantaine d’années.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 14h10
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 15h30
    |

            Elise Vincent








                        


Six personnes soupçonnées de préparer une « action violente » contre Emmanuel Macron ont été arrêtées, mardi 6 novembre, par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a indiqué au Monde une source judiciaire, confirmant une information de BFM-TV.
Ces arrestations ont été effectuées dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris du chef d’association de malfaiteurs terroristes criminelle, selon la même source.
Quatre personnes ont été interpellées en Moselle, une en Ille-et-Vilaine et une en Isère, précise une source proche de l’enquête. Il s’agit de sympathisants d’extrême droite, cinq hommes et une femme, âgés de 22 à 62 ans.
Cette enquête vise toutefois « un projet imprécis et mal défini à ce stade contre le président de la République », selon elle. « Il faut être très prudent sur la nature exacte de l’éventuel projet, qui n’est pas connu à ce stade », abonde une autre source proche du dossier.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-21">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Une rétrospective rend hommage à la photographe belge, femme libre et militante, jusqu’au 10 février 2019.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ 
<article-nb="2018/11/06/19-22">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-22"> ¤ Emmanuel Macron a annoncé, mardi, l’entrée prochaine au Panthéon de cet écrivain qui fut blessé en 1915 et dont l’œuvre est riche de cinquante-six ouvrages.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-22"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Maurice Genevoix, une vie d’écrivain humaniste

Emmanuel Macron a annoncé, mardi, l’entrée prochaine au Panthéon de cet écrivain qui fut blessé en 1915 et dont l’œuvre est riche de cinquante-six ouvrages.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 18h32
    |

                            Macha Séry








                        



                                


                            

Un siècle après l’armistice qui mit fin à la première guerre mondiale, hommage est donc rendu au porte-voix des poilus, au grand écrivain humaniste que fut Maurice Genevoix (1890-1980), l’auteur de Ceux de 14 et de Raboliot. En déplacement aux Eparges (Meuse), théâtre d’une bataille dantesque de la Grande Guerre, mardi 6 novembre, Emmanuel Macron a annoncé l’entrée prochaine au Panthéon de cet écrivain qui fut blessé sur cette colline en 1915. Genevoix aura décrit, avec une authenticité rarement égalée, la folie, la cruauté, les corps déchiquetés par les bombes et les balles, mais aussi la fraternité d’armes et l’amitié nouée sous la mitraille.
Reçu premier au concours de l’Ecole normale supérieure, rue d’Ulm, à Paris, en 1912, le jeune Maurice Genevoix se destinait à une carrière d’enseignant ou de haut fonctionnaire. Durant ses études, il rédigea un mémoire sur « Le réalisme des romans de Maupassant », indiquant déjà ses affinités littéraires. Son baptême du feu advint quelques mois plus tard. Mobilisé en 1914, le lieutenant Genevoix prend part aux combats des Hauts-de-Meuse et des Eparges. Le 25 avril 1915, il est transpercé de plusieurs balles. Hospitalisé pendant sept mois, il est déclaré invalide à 70 % et perd définitivement l’usage de sa main gauche.
Convalescent, il se retire à Châteauneuf-sur-Loire (Loiret) et s’attelle à un livre de témoignage nourri par les carnets qu’il a tenus dans les tranchées. Sous Verdun sera le premier récit d’une série de cinq, par la suite regroupée sous le titre Ceux de 14, tous aux éditions Flammarion. « Pitié pour nos soldats qui sont morts ! Pitié pour nous vivants qui étions auprès d’eux, pour qui nous nous battrons demain, nous qui mourrons, nous qui souffrirons dans nos chairs mutilées ! Pitié pour nous, forçats de guerre qui n’avions pas voulu cela, pour nous tous qui étions des hommes, et qui désespérons de jamais le redevenir. »

Peinture du...



                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-23">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-23"> ¤ Selon une étude publiée dans la revue « The Lancet Infectious Diseases », l’impact de ces bactéries est « comparable à l’effet cumulé de la grippe, de la tuberculose et du virus du sida ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-23"> ¤                     
                                                

Les bactéries résistantes aux antibiotiques ont fait 33 000 morts en Europe en 2015

Selon une étude publiée dans la revue « The Lancet Infectious Diseases », l’impact de ces bactéries est « comparable à l’effet cumulé de la grippe, de la tuberculose et du virus du sida ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    06.11.2018 à 17h21
   





                        



   


En 2015, 33 000 personnes sont mortes dans l’Union européenne à cause de bactéries résistantes aux antibiotiques, selon les calculs de chercheurs européens publiés dans la revue The Lancet Infectious Diseases. Les chercheurs ont élaboré un modèle de calcul des contaminations et des morts pour cinq types d’infections à partir des données du réseau européen de surveillance EARS (European Antimicrobia Resistance Surveillance Network).
Pour l’année 2015, ils estiment à 671 689 le nombre de personnes contaminées et à 33 110 le nombre de morts attribuables aux bactéries multirésistantes. L’impact est « comparable à l’effet cumulé de la grippe, de la tuberculose et du virus du sida », sur la même période, notent les auteurs.
Deux tiers des infections contractées dans le milieu hospitalier
La majorité des morts touchent les jeunes enfants de moins de 12 mois et les plus de 65 ans. C’est en Italie et en Grèce que le taux de mortalité lié à ces bactéries est le plus élevé, l’Italie comptant à elle seule pour plus du tiers des morts associées aux super-bactéries, selon l’étude.
Les médecins alertent régulièrement sur le danger de la surconsommation d’antibiotiques, qui rend résistantes de redoutables bactéries. En septembre dernier, une équipe australienne a mis en garde quant à la diffusion d’une bactérie résistante à tous les médicaments connus, Staphylococcus epidermidis, qui peut entraîner des maladies graves ou la mort, et qui est apparentée au staphylocoque doré résistant à la méticilline (MRSA).
Sur le total de 670 000 infections par une bactérie multirésistante estimées en 2015, près des deux tiers ont été contractées dans le milieu hospitalier, notent les chercheurs, qui soulignent « l’urgence d’une prise en compte de la résistance aux antibiotiques comme une donnée de santé vitale pour les patients et le besoin de concevoir des traitements alternatifs pour les patients qui ont d’autres maladies et qui sont vulnérables du fait de défenses immunitaires amoindries ou de l’âge ».

        Lire aussi :
         

                Les maladies nosocomiales  ne régressent plus






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-24">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-24"> ¤ Mardi, le président de la République a réclamé « l’indulgence » pour l’ancien conseiller de l’Elysée dont « Le Monde » avait révélé les agissements lors du 1er-Mai.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-24"> ¤                     
                                                

Sur l’affaire Benalla, Macron assure que « l’Elysée n’a rien caché »

Mardi, le président de la République a réclamé « l’indulgence » pour l’ancien conseiller de l’Elysée dont « Le Monde » avait révélé les agissements lors du 1er-Mai.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 12h09
    |

            Ariane Chemin








                        


« Est-ce que l’Elysée a dissimulé quelque chose [au sujet de l’affaire Alexandre Benalla]. Rien du tout (…) L’Elysée n’a rien caché », a déclaré Emmanuel Macron, sur Europe 1, mardi 6 novembre. C’est faux. Il a fallu attendre le 18 juillet pour que les Français apprennent que l’adjoint au chef de cabinet de M. Macron, Alexandre Benalla, se trouvait le 1er mai place de la Contrescarpe, à Paris, muni d’un brassard de police ; qu’il était l’homme qui se cachait sous le casque, dans une vidéo pourtant mise en ligne sur Internet quelques heures après les événements, et largement visionnée. Personne sinon n’en aurait rien su.
Le 5 octobre, devant les juges, Alexandre Benalla a d’ailleurs convenu que l’Elysée était « surpris que [l’affaire] sorte maintenant », au cœur du mois de juillet.

        Lire aussi :
         

                « Le Monde » identifie, sur une vidéo, un collaborateur de Macron frappant un manifestant, le 1er mai, à Paris



Sa sanction serait également restée secrète si, le 18 juillet, Le Monde n’avait pas interrogé le directeur du cabinet du président de la République, Patrick Strzoda. Sans publicité, le préfet avait suspendu M. Benalla durant deux semaines, du 4 au 19 mai, pour son « comportement manifestement inapproprié » qui portait « atteinte à l’exemplarité attendue des agents de la présidence de la République ».
« Est-ce qu’il y a eu des interventions pour faire pression ? Personne », a aussi déclaré M. Macron sur Europe 1. Trois policiers sont pourtant mis en examen pour « violation du secret professionnel » et « détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection » après avoir transmis, sur un CD, des images des caméras de la Préfecture de police montrant sous un autre angle les violences de la place de la Contrescarpe.
Mis en examen pour « recel de violation du secret professionnel » et « recel de détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection », Alexandre Benalla a expliqué aux enquêteurs qu’il avait confié ces CD à Ismaël Emelien, conseiller spécial du président de la République.
« J’ai téléphoné au président du Sénat »
Devant les policiers, les trois policiers ont confirmé avoir confié ces images afin « d’aider » Alexandre Benalla à préparer sa défense, quelques heures après les révélations du Monde. Ils ont expliqué qu’ils n’auraient pas agi ainsi si le chef adjoint de cabinet ne leur était pas apparu comme l’homme de confiance de M. Macron. « Depuis l’élection de M. Macron, les chefs du groupe de sécurité de la présidence de la République (étaient) ostracisés par la présence de M. Benalla, a notamment déclaré le commissaire Maxence Creusat. Pour nous, M. Benalla (représentait) Macron pour tous les sujets sécurité. »

        Lire aussi :
         

                Europe, chèque énergie, carburants… ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron sur Europe 1



Enfin, le président de la République s’est mêlé personnellement de l’affaire Benalla alors qu’avaient repris au Palais du Luxembourg les auditions de la commission d’enquête parlementaire du Sénat.
Le 11 septembre, huit jours avant l’audition de son conseiller, Emmanuel Macron a téléphoné en personne à Gérard Larcher. Le chef de l’Etat l’a revendiqué dès le lendemain en conseil des ministres. « J’ai téléphoné au président du Sénat pour lui rappeler que la Constitution impose les principes de la séparation des pouvoirs et de la présomption d’innocence », a expliqué M. Macron devant le gouvernement.
Le 24 juillet, lors d’une soirée organisée pour fêter la fin de la session parlementaire à la Maison de l’Amérique latine, dans le 7e arrondissement de Paris, le chef de l’Etat avait fait applaudir son chargé de mission par les députés de La République en marche et la ministre de la justice, Nicole Belloubet. M. Benalla venait d’être mis en examen pour « violences en réunion » et « port prohibé et sans droit d’insignes réglementés par l’autorité publique ».

Sur Europe 1, mardi matin, Emmanuel Macron a de nouveau réclamé de l’« indulgence » pour son ancien conseiller.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla :
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit de l’ascension mystérieuse de cet homme.Benalla, Mizerski, Crase..., qui sont les personnages-clés de l’affaire ?Que s’est-il passé précisément place de la Contrescarpe ? Retour sur le déroulement des événements.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés, dans un discours que nous avons décrypté point par point.Affaire d’Etat ou non ? Oui, car il y a eu dissimulation estiment certains ; non, car l’Etat n’as pas commis d’acte délictueux, avancent d’autres.Plus d’une semaine après les révélations du Monde, l’ex-chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.Le 19 septembre, il a été ensuite auditionné par la commission d’enquête du Sénat : voici ce qu’il fallait en retenirDe leur côté, les deux personnes molestées place de la Contrescarpe ont livré leur version des faits





                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-25">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-25"> ¤ Une liaison entre Calais et Turin devait être inaugurée mardi. Il s’agit de la quatrième en France.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-25"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Une nouvelle autoroute ferroviaire sur les rails

Une liaison entre Calais et Turin devait être inaugurée mardi. Il s’agit de la quatrième en France.



LE MONDE ECONOMIE
 |    06.11.2018 à 11h32
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Elle reste modeste mais c’est incontestablement une nouvelle étape dans le mouvement de décarbonation de la France. Mardi 6 novembre, Elisabeth Borne, la ministre des transports, Guillaume Pepy, président de la SNCF, et Thierry Le Guilloux, président de Viia, opérateur de fret, filiale de la Société nationale des chemins de fer, devaient inaugurer une nouvelle autoroute ferroviaire, la quatrième lancée en France, et l’une des plus longues puisqu’elle doit relier sur 1 150 kilomètres Calais dans le nord de la France à Turin en Italie.

Qu’est-ce qu’une autoroute ferroviaire ? Le terme est un peu trompeur car il ne s’agit pas d’une infrastructure ferrée mais plutôt d’un service de transport, consistant, pour une destination donnée, à mettre des semi-remorque sur des wagons spéciaux afin de les faire voyager sur longue distance hors des autoroutes françaises et européennes désormais saturées de poids lourds.
La société Viia détenue par SNCF Mobilités, spécialisée dans cette niche du transport ferroviaire de marchandises, proposera aux transporteurs de faire circuler leurs remorques en train entre le port de Calais et le terminal d’Orbassano dans la banlieue de la capitale piémontaise. Les engins sont montés sur des wagons conçus par la société alsacienne Lohr Industrie qui permettent d’embarquer n’importe quelle remorque de 30 tonnes.
Investissements nécessaires
« C’est la particularité de notre service : nos clients n’ont pas besoin de semi-remorques coûteuses spécialement adaptées pour prendre le train, explique M. Le Guilloux. Le chargement se fait à l’horizontale, en faisant rouler les véhicules, et non à la verticale, à l’aide d’une grue, comme traditionnellement. » Pour la nouvelle autoroute ferroviaire Calais-Turin, Viia a investi 40 millions d’euros dans 110 wagons Lohr flambant neufs.
Trois autoroutes ferroviaires existent déjà en France. La première a vu le jour en 2003 entre Chambéry et Turin afin...




                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-26">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-26"> ¤ A poste égal, les femmes sont payées 9,3 % de moins que les hommes. Les Décodeurs vous proposent un outil pour calculer cette différence.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-26"> ¤                     
                                                

Combien gagneriez-vous en plus ou en moins si vous étiez un homme ou une femme ?

A poste égal, les femmes sont payées 9,3 % de moins que les hommes. Les Décodeurs vous proposent un outil pour calculer cette différence.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 14h18
 • Mis à jour le
06.11.2018 à 15h33
    |

            Maxime Vaudano








                        


Le 6 novembre, à 15 h 35, les Françaises sont appelées par le collectif féministe Les Glorieuses à cesser le travail afin de militer pour l’égalité salariale entre les sexes. Ce jour est censé symboliser le moment dans l’année où les femmes pourraient s’arrêter de travailler pour compenser l’écart de salaires dont elles pâtissent par rapport aux hommes.
Cet écart de 18,4 % (à temps de travail égal) s’explique par deux facteurs :
Les différences de structure de l’emploi chez les femmes, qui travaillent davantage dans des secteurs moins bien rémunérés et occupent moins de postes de direction.Une « discrimination pure » des femmes par rapport aux hommes à postes et qualifications égaux.
C’est cette discrimination pure que nous vous proposons de calculer :


#ecarts {
    border-top: 4px solid #FB5100!important;
    border: 1px solid #CACED0;
    padding:0;
    width: 100%;
    color: #16212c;
    font-family: Helvetica,arial,sans-serif;
}
#ecarts_header{
    width:100%;
}
.ecarts_header_item{
    width:50%;
    text-align: center;
    background-color: #f5f6f8;
    padding:20px 0px;
      float:left;
      cursor: pointer;
}
.ecarts_header_item.actif{
    background-color: #FB5100;
    color:white;
    font-weight:bold;
}
.ecarts_header_item:first-child{
    border-radius:0 0 16px 0;
}
.ecarts_header_item.actif:first-child{
    margin-left:-1px;
}
.ecarts_header_item:last-child{
    border-radius:0 0 0 16px;
    float:right;
}
.ecarts_header_item.actif:last-child{
    margin-right:-1px;
}
.ecarts_header_item:not(.actif):hover{
    background:#e3e3e5;
}


.ecarts_contenu{
    padding: 20px 40px;
    float:left;
    clear:both;
    width:100%;
    box-sizing: border-box;
}



#ecarts_input{
    width:100%;
    text-align: center;
    font-size:1.8rem;
}

#ecarts_input::placeholder{
    font-size:1.8rem;

}

.ecarts_contenu p{
    margin:15px 0 0 0;
}


.ecarts_contenu input[type="text"], .ecarts_contenu input[type="number"] {
    padding: .6rem .8rem;
    border: 1px solid #e4e6e9;
    background: #fff;
    font-size: 1.5rem;
    border-radius: .3rem;
    line-height: 140%;
}

#ecarts .grasdecodeurs {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    font-size: 1.7rem;
    font-weight: bold;
}


#ecarts_source{
    display: none;    
    text-align: center;
    border-top: 1px solid #ccc;
    padding: 30px 0 0 0;
    margin: 40px 0 10px 0;
}

#ecarts_source p{
    margin:10px 0;
}

#ecarts_resultat{
    font-size: 1.7rem;
    text-align: center;
    margin:25px 0 0px 0;
}

#ecarts .explications {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    margin: 20px 0px;
    padding: 1rem .5rem;
    background-color: #f5f6f8;
    color: #383f4e;
    text-align: center;
}

.clearfix:after {
        clear: both;
        content: ' ';
        display: block;
        font-size: 0;
        line-height: 0;
        visibility: hidden;
        width: 0;
        height: 0;
}


@media screen and (max-width: 500px) {
   
}



Je suis une femme
Je suis un homme




        

Selon l'Insee, l'écart de salaire moyen entre femmes et hommes est de 9,3 %, à secteur d’activité, âge, catégorie socioprofessionnelle, taille de l’entreprise et condition d’emploi égaux.
Si l'on met de côté ces critères, l'écart salariale moyen entre une femme et un homme est encore plus important : 18,4 %, à temps de travail égal.




require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/4.2.2", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/moment.js"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3, moment) {

    
    function formatNumber(n){
        return (Math.round(n*10)/10).toString().replace(/\B(?=(\d{3})+(?!\d))/g, " ").replace(".", ",")
    }

  

    $("#ecarts a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

    ecart_salaires = 0.093;

    function calculEcart(){
        myval = $("#ecarts_input").val();
 0){
            cas = $(".ecarts_header_item.actif").data("cas");
            if(cas=="f") {
"+formatNumber(myval*(1+ecart_salaires))+" euros à poste égal."
            }
            else if(cas=="h") {
"+formatNumber(myval*(1-ecart_salaires))+" euros à poste égal."
            }
            $("#ecarts_source").show()
        }
        else{
            h = "";
            $("#ecarts_source").hide()
        }
        $("#ecarts_resultat").html(h)
    }

    $("#ecarts_input").on("keyup",function(){ calculEcart() })

    $(".ecarts_header_item").click(function(event) {
        $(".ecarts_header_item").toggleClass("actif");
        calculEcart()
    });

});



        Lire le tchat avec Séverine Lemière
         

          sur les inégalités salariales entre femmes et hommes




        Lire :
         

          Egalité professionnelle : les propositions mesurées du gouvernement






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/06/19-27">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-27"> ¤ Le procès du plus célèbre trafiquant de drogue mexicain, Joaquin Guzman, s’est ouvert le 5 novembre aux Etats-Unis sous très haute sécurité. Retour en images sur ses spectaculaires évasions de prison.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-27"> ¤ 
<article-nb="2018/11/06/19-28">
<filnamedate="20181106"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181106"><AAMMJJHH="2018110619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-28"> ¤ Un acte de malveillance pourrait être à l’origine de la chute de 48 drones dans le port de Victoria Harbour.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-28"> ¤                     
                                                

A Hongkong, un spectacle de drones tourne au fiasco

Un acte de malveillance pourrait être à l’origine de la chute de 48 drones dans le port de Victoria Harbour.



LE MONDE
 |    06.11.2018 à 17h27
    |

            Jean-Michel Normand








                        


Les spectacles nocturnes de drones vont-ils enterrer les feux d’artifice ? Ils sont moins chers, plus respectueux de l’environnement et, surtout, beaucoup plus créatifs grâce à leur capacité à composer des figures d’une infinie diversité. La cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, en février 2018, en a apporté la brillante démonstration en faisant évoluer simultanément quelque 1 200 appareils. En France, les drones font partie du spectacle du Puy du Fou depuis plus d’un an.
Pourtant, depuis la cuisante déconvenue vécue la semaine dernière par les organisateurs d’un vaste show réalisé à Hongkong avec 100 appareils, on est plus tout aussi sûr que les feux d’artifice réalisés avec un essaim de drones soient à la veille de se banaliser.
Le 1er et le 2 novembre, les deux premières représentations avaient été exécutées sans le moindre incident. Les cent drones avaient évolué pendant sept minutes au-dessus du port de Victoria Harbour sous le regard de dizaines de milliers de participants au Hongkong Wine and Dine Festival. Les appareils, bardés de LED, avaient composé dans le ciel une bouteille, des flûtes de champagne, un énorme gâteau puis le chiffre 10 pour marquer le dixième anniversaire de cette manifestation qui regroupe les meilleurs chefs et attire les amateurs de bonne chère et de vins fins. Kitsch en diable mais spectaculaire.
La session du samedi 3 novembre s’est beaucoup moins bien déroulée. Quelques minutes après s’être mis en formation, l’essaim de drones a commencé à se désunir (voir à partir de 1 min 55 s dans la vidéo ci-dessous).

Quarante-six d’entre eux ont lentement décroché, avant de s’abîmer pour la plupart dans les flots devant les spectateurs interloqués et les organisateurs impuissants. Aucun blessé n’est à déplorer mais, selon le Hongkong Tourism Board, cité par le South China Morning Post, le préjudice représenterait 127 000 dollars (plus de 110 000 euros). Sans compter la blessure d’amour-propre des organisateurs.
Une perturbation du signal GPS ?
Que s’est-il passé ? Dans un premier temps, le Hongkong Tourism Board, à l’origine de la manifestation, a subodoré l’œuvre de hackeurs qui auraient subrepticement corrompu les programmes de l’ordinateur qui règle le ballet des drones. Les premiers éléments de l’enquête de police ont écarté cette hypothèse. Selon le Hongkong Tourism Board, la piste la plus plausible est celle d’une perturbation du signal GPS émanant « de sources extérieures ». Bref, un acte de malveillance délibéré et, en l’occurrence, imparable. Les systèmes de brouillage de GPS sont facilement disponibles en ligne, à des prix compris entre 13 et 12 000 euros fait remarquer le South China Morning Post.
Certains experts émettent quelques doutes sur l’éventualité d’un brouillage volontaire, mettant en exergue le fait que le contact n’a été perdu qu’avec une partie et non la totalité des drones. D’autres assurent que le signal GPS était faible dans certains endroits de Victoria Harbour et que la présence de milliers de spectateurs, et donc d’appareils connectés, pourrait avoir perturbé le bel ordonnancement des figures aériennes.
Quelle que soit l’origine de ce crash collectif, un tel incident interpelle sur la sécurité et la pérennité des spectacles utilisant des drones évoluant en vol programmé. Et confirme que la course de vitesse entre systèmes de lutte antidrones et systèmes de protection contre les tentatives de brouillage devrait alimenter un marché prometteur.



                            


                        

                        

