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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Une équipe française présente le cas d’une jeune femme qui parvient à maintenir une grande activité sportive en dépit de sa pathologie neuromusculaire.
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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ La mode des trottinettes électriques fait grimper l’accidentologie. Mais la bonne vieille patinette est un moyen ludique de faire de l’activité physique.
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La trottinette à la moulinette de la science

La mode des trottinettes électriques fait grimper l’accidentologie. Mais la bonne vieille patinette est un moyen ludique de faire de l’activité physique.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    04.11.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 13h59
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            

Chronique. Pour le vélo, l’affaire est entendue. Sans ou avec assistance électrique, c’est tout bénef pour la santé. Quid des trottinettes ? S’agissant des modèles électriques, qui déferlent depuis quelques mois dans les grandes villes, la littérature scienti­fique est quasi inexistante, exception faite de rares articles sur l’accidentologie. En 2017, des Israéliens s’inquiètent ainsi, dans Traffic Injury Prevention, de l’augmentation exponentielle des accidents de vélo à assistance électrique (VAE) et de trottinette électrique (ou « e-trottinette »).
Les accidents de la circulation impliquant un vélo ou une trottinette électrique ont été multiplié par six en trois ans.
En analysant la base nationale des traumatismes entre 2013 et 2015, ils ont recensé 27 733 hospitalisations faisant suite à un accident de la circulation, dont 795 (2,9 %) impliquant un VAE ou une e-trottinette. Leur nombre a été multiplié par six en trois ans. La plupart des blessés sont les conducteurs de ces engins (VAE dans 84 % des cas, e-trottinette dans 8 %), mais 67 piétons ont aussi fini à l’hôpital. Les blessures de la tête et du cou sont fréquentes, en lien avec le port insuffisant de casque.
En France, les données disponibles de la sécurité routière regroupent les accidents de rollers et de trottinettes, et ne distinguent pas les modèles ­classiques des modèles électriques – c’est désormais le cas depuis ­début 2018. Mais la traumatologie ­semble aussi à la hausse, avec 285 blessés par accidents de rollers et trottinettes en 2017, pour 230 en 2016 (et 6 décès en 2016, 5 en 2017).
Quant aux bienfaits de la trottinette (sans moteur) pour la santé, les données de la science sont aussi limitées. On recense principalement trois études, dont la plus récente, australienne, est parue en 2016 dans le Journal of Physical Activity and Health. Chez une cinquantaine d’enfants âgés de 9 à 14 ans, les chercheurs ont comparé les dépenses énergétiques...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ L’existence, au centre de la Voie lactée, d’un trou noir baptisé Sagittarius A* est suspectée de longue date. De nouveaux éléments apportent confirmation de son existence.
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Une étude estime l’impact sur l’acceptation des brevets des relations entre les examinateurs et les firmes qui sont susceptibles de les embaucher ensuite, détaille Paul Seabright dans sa chronique au « Monde ».
<filname="PROF-env_sciences-4"> ¤                     
                                                   
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Paul Seabright : Comment les cabinets d’avocats « capturent » l’octroi de brevets

Une étude estime l’impact sur l’acceptation des brevets des relations entre les examinateurs et les firmes qui sont susceptibles de les embaucher ensuite, détaille Paul Seabright dans sa chronique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 07h00
    |

                            Paul Seabright (économiste, professeur à l’Institut d'études avancées de Toulouse)








                        



                                


                            
Recherches. Les agences de régulation exercent un pouvoir économique important : leurs décisions créent des bénéfices et des coûts pour un grand nombre d’entreprises et de consommateurs. Depuis longtemps, les chercheurs s’interrogent sur les risques d’un détournement de la régulation (« regulatory capture » en anglais) lorsque des firmes embauchent des employés des agences qui avaient pris des décisions les concernant. Ces employés auraient-ils tendance à favoriser les firmes susceptibles de les embaucher plus tard ?
Il a toujours été difficile de savoir si ces risques étaient réels. Un document de recherche du National Bureau of Economic Research américain permet de les estimer (« From Revolving Doors to Regulatory Capture ? Evidence from Patent Examiners », Haris Tabakovic et Thomas G. Wollmann, NBER Working Paper n° 24638, mai 2018).
Les auteurs ont examiné plus d’un million de décisions prises entre 2001 et 2015 par plus de 8 000 examinateurs de brevets à l’Office américain des brevets et des marques (US Patent and Trademark Office - USPTO). En moyenne, 63 % des demandes de brevets sont acceptées. Ils ont aussi observé les embauches de ces examinateurs par les demandeurs de brevets (principalement des cabinets d’avocats) après une période de travail à l’USPTO.
Les auteurs commencent par constater que les demandes de brevets sont plus souvent acceptées (avec un écart de 9 à 12 points) par des examinateurs qui ont été plus tard embauchés par les firmes demandeuses.
Mais l’allocation des demandes aux employés de l’USPTO étant aléatoire, il ne peut a priori s’agir de l’effet d’un choix de l’examinateur par le demandeur. En revanche, ce différentiel pourrait être le résultat d’un choix des demandeurs d’embaucher des examinateurs qui leur avaient rendu auparavant, en tout bien tout honneur, le service de prendre des décisions positives à leur égard.
Les citations, un indice de qualité
Pour...




                        

                        


<article-nb="2018/11/05/19-5">
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ La capacité de l’humanité à apporter des réponses aux défis actuels dépendra de l’émergence d’acteurs et de mouvements sociaux faisant pression sur les décideurs politiques, affirment dans une tribune au « Monde », 300 chercheurs en sciences sociales.
<filname="PROF-env_sciences-5"> ¤                     
                                                

Progrès social : « Alternatives pragmatiques pour promouvoir la justice sociale et préserver l’environnement »

La capacité de l’humanité à apporter des réponses aux défis actuels dépendra de l’émergence d’acteurs et de mouvements sociaux faisant pression sur les décideurs politiques, affirment dans une tribune au « Monde », 300 chercheurs en sciences sociales.



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 10h22
    |

                            Collectif








                        



   


Le Panel international sur le progrès social (IPSP) a été lancé en juillet 2014 à Paris, pour apporter la contribution des chercheurs au débat public sur l’évolution des institutions et de la structure de nos sociétés. Il rassemble plus de 300 chercheurs en sciences sociales (économie, sociologie, science politique, histoire, philosophie, anthropologie, droit, communication, etc.) à travers le monde. Le Panel publie un rapport sur le mauvais état de la planète et propose des solutions pour y remédier. 
Tribune. Une anxiété croissante gagne le monde. Les préjugés, la peur et la haine hantent de nouveau nos sociétés. Vers quel futur allons-nous ? Comment pouvons-nous éviter de répéter les erreurs qui ont engendré les tragédies du XXe siècle ?
Le Panel international sur le progrès social vient de publier un rapport qui propose une évaluation des tendances à long terme de nos sociétés. Le moment historique dans lequel nous nous trouvons exige une telle synthèse. L’effondrement des idéologies totalitaires a ouvert l’esprit de nos concitoyens à la recherche d’alternatives pragmatiques pour promouvoir la justice sociale et préserver l’environnement. Nous devons saisir cette opportunité, de manière urgente, avant qu’il ne soit trop tard.
La recherche en sciences sociales est en mesure d’aider, offrant, dans une approche pluridisciplinaire, une meilleure compréhension du potentiel et des limites d’institutions-clés comme le marché, l’Etat, l’entreprise, la démocratie ou la religion. Elle permet aussi de se saisir plus efficacement des grands défis sociétaux dans leur complexité.

Trois cents chercheurs contre les maux du siècle
1. « Alternatives pragmatiques pour promouvoir la justice sociale et préserver l’environnement » 2. Vingt-et-un principes et valeurs pour le XXIe siècle 3. Trois extraits du « Manifeste pour le progrès social »
Pour aller plus loin
La tribune de 2016 publiée dans « Le Monde » lors du lancement des travaux du Panel international sur le progrès social
Le rapport Rethinking Society for the 21st Century. Report of the International Panel on Social Progress, 3 volumes, Cambridge University Press, 2018, non traduit
Un livre court et accessible : Manifeste pour le progrès social, La Découverte, parution le 10 janvier 2019. L’original, en anglais : A Manifesto for Social Progress. Ideas for a Better Society, Cambridge University Press, 2018
Le site Ipsp.org.
Un film A New Society, documentaire sur le Panel PIPS réalisé par Sofie Wolthers, visible sur wilmaswishes.com
Conférence-débat autour du livre A Manifesto for Social Progress : Sciences Po, 5 novembre 2018, 17 heures-19 heures, Paris VIIe. Inscription : sciencespo.fr/evenements/?event=capitalisme-inclusif-et-progres-social


La globalisation, la cyberconnectivité, la diversité et le multiculturalisme, les migrations, la biodiversité et le climat, les inégalités et la pauvreté, le défi technologique et éthique de l’intelligence artificielle… les nouveaux conflits clivent aujourd’hui les populations au moins autant que les anciens liés à la richesse ou aux inégalités de revenus. Les recherches menées sur ces grands enjeux sociétaux sont de nature à offrir des idées pour promouvoir la tolérance et des formes d’identité plus inclusives.
L’humanité à l’aube de possibilités nouvelles
La ligne générale du rapport est de constater que des progrès considérables ont été réalisés lors des dernières décennies, plaçant l’humanité à l’aube de possibilités nouvelles, mais qu’une accumulation de menaces peut néanmoins faire craindre le pire.
D’un côté, les niveaux de vie (incluant la santé et la longévité) ont connu une amélioration nette dans la plupart des pays. Les institutions démocratiques ont fortement progressé dans le monde. A cela s’ajoute une tendance profonde vers l’égalité des genres et une plus grande tolérance et acceptation de la diversité ethnique, culturelle, religieuse, des orientations sexuelles ou des formes familiales. Aucune de ces évolutions n’est linéaire ou automatique, des tensions et des retours en arrière existent, mais sur le long terme la tendance a été vers plus de prospérité et plus d’inclusion.
De l’autre, certaines régions du monde restent à l’écart de ces tendances. Minées par la pauvreté et l’instabilité, elles n’enregistrent aucune forme de rattrapage et sont souvent le théâtre de violences croissantes. Les inégalités au sein des pays ont connu des évolutions contrastées, mais dans nombre d’entre eux la concentration de la richesse et du pouvoir atteint des niveaux insoutenables. La mondialisation affaiblit les politiques nationales et les gouvernements semblent impuissants.
Instabilité politique
Tout cela réduit la confiance dans les institutions, renforce les mouvements populistes, nationalistes et extrémistes, exacerbe les tensions interreligieuses ou interethniques. Cette instabilité politique peut se traduire par des reculs en matière de coopération internationale et des risques accrus de conflits économiques ou géopolitiques.
L’environnement, quant à lui, est en grande tension. L’expansion de l’habitat humain, la prédation des ressources, la pollution et les émissions de gaz à effet de serre conduisent à des crises majeures dont les signes avant-coureurs sont déjà tangibles.
Sans une transition d’urgence vers un modèle de développement à la fois plus inclusif et durable, les risques de confrontations, d’effondrement et de chaos sont réels.
Pour faire face à ces menaces, le message des auteurs du rapport est que, loin d’être impuissantes, des politiques avisées et de bonnes institutions peuvent œuvrer à la cohésion sociale et à la réduction des inégalités. La préservation de l’environnement est possible avec des incitations et des investissements judicieux dans un cadre de coopération permettant de gérer les biens communs mondiaux.
Émergence d’acteurs et de mouvements sociaux
La capacité de l’humanité à saisir ces opportunités et à apporter des réponses aux défis actuels dépendra de l’émergence d’acteurs et de mouvements sociaux faisant pression sur les décideurs politiques. Le rapport n’identifie pas de façon précise ces futurs acteurs du progrès social. Plutôt qu’un mouvement monolithique, des coalitions (mouvements politiques, dirigeants d’entreprise innovants, philanthropes, associations et ONG, collectifs de travailleurs, minorités agissantes, militants et lanceurs d’alerte) sont susceptibles de se former pour défendre des causes particulières de manière décentralisée et souplement coordonnée.
S’appuyant sur une conception large du progrès social, le rapport examine les perspectives d’amélioration dans les domaines socio-économique, politique et culturel.

   


Sur le plan socio-économique, la réduction des inégalités peut s’obtenir par la redistribution mais aussi par des mécanismes de « prédistribution » inscrits au cœur de l’activité économique, comme le développement des capacités des individus (compétences, santé), ou une régulation différente de la concurrence et des contrats… La révolution robotique et numérique ne fera pas disparaître le travail, mais la recomposition des emplois nécessitera des politiques de flexisécurité ambitieuses pour aider aux transitions de carrière.
Le rapport souligne la cohérence du modèle scandinave, qui conjugue ouverture économique et innovation avec une négociation centralisée et une protection sociale universelle et plaide pour des stratégies de développement fondées sur la promotion de l’égalité. La modération des écarts de salaire entre emplois et entre secteurs, un système de protection universel et une redistribution de la richesse sont de nature à accélérer l’innovation, à donner de l’autonomie aux travailleurs et à encourager la croissance et la mobilité sociale. Le rapport discute aussi des formes coopératives de production et de partage des profits et appelle de ses vœux une réforme des missions et de la gouvernance des entreprises afin de mieux prendre en considération les intérêts des parties prenantes ainsi que les enjeux de bien commun qui conditionnent la durabilité de l’activité économique.
Mise en garde contre le pouvoir politique direct et indirect des intérêts économiques
Sur le plan politique, le rapport insiste sur l’interdépendance entre cohésion sociale et démocratie et met en garde contre le pouvoir politique direct et indirect des intérêts économiques. Il souligne la grande richesse d’innovations démocratiques, particulièrement les formes participatives, qui se développent à travers le monde. Toutefois, la participation doit être mise en œuvre avec attention pour éviter sa captation par les élites et assurer l’inclusion des minorités. Les médias et les réseaux sociaux jouent un rôle crucial pour la démocratie ; ils devraient être traités comme des biens communs et faire l’objet d’un suivi démocratique rigoureux afin de préserver leur indépendance vis-à-vis de l’Etat et des intérêts privés et d’assurer la qualité de leurs contenus. L’architecture complexe des mécanismes de gouvernance mondiale, elle, reste encore dominée par les pays les plus riches, et les organisations internationales devraient être plus réceptives aux besoins de l’ensemble des populations.
Sur le plan culturel, le rapport rejette la perspective « modernisatrice » qui projette une croissance inéluctable de l’individualisation et de la rationalité. Une lecture plus complexe des vertus et des problèmes liés à la coexistence de l’individualisation et des modes de vie traditionnels émerge. La construction des identités, aujourd’hui au cœur de l’instabilité politique de nombreuses régions du monde, doit être analysée à la lumière des tendances, progressistes ou régressives, qui sous-tendent les mouvements identitaires. Le rapport analyse le rôle contrasté des communautés religieuses en matière de progrès social et plaide pour que les institutions politiques et sociales recherchent des partenariats constructifs avec les groupes religieux, plutôt que de laisser se développer des situations confuses de compromission ou, plus dangereuses encore, de confrontation.
Des évolutions très importantes
Le rapport apporte une attention particulière à l’évolution des structures familiales et à leur interaction avec les institutions et politiques publiques. Les programmes de protection sociale jouent un rôle capital dans la promotion du respect et de l’équité au sein des familles. L’évolution des politiques de santé, d’enseignement et d’urbanisme est très importante parce qu’elles affectent la vie humaine tant aux niveaux économique et social que moral et civique. Elles peuvent contribuer à émanciper les citoyens en leur conférant une plus grande maîtrise de leur situation et en renforçant leur pouvoir grâce à une participation active dans les mouvements politiques, sociaux et culturels.
Il faut envisager des futurs multiples de nos sociétés avec des moyens différenciés afin de les atteindre dans différentes parties du monde de façon adaptée aux différentes cultures et visions du monde, aux différentes approches de la cohésion sociale et aux différentes formes organisationnelles. Plusieurs formes de démocratie participative sont de nature à revitaliser les politiques locales et nationales (les villes en particulier constitueront des espaces d’innovation et d’expérimentation), et différents types de coopération régionale et internationale (sans oublier les actions transnationales et non gouvernementales) peuvent se développer.
Une des conclusions fortes du rapport est qu’il est possible et nécessaire d’envisager, de manière réaliste, des sociétés offrant des procédures de décision plus démocratiques et de moins fortes inégalités de statut, de pouvoir et de capacités. Des réglementations adaptées des marchés et des entreprises pour limiter le lobbying et combattre l’évasion fiscale et le dumping social, des incitations avisées pour rediriger les forces de la mondialisation et de l’innovation technologique au bénéfice des populations, des mécanismes de participation démocratisant les institutions économiques, sociales et politiques renforceraient le progrès social. Il semble moins évident que les réformes institutionnelles puissent renforcer de la même manière les sentiments de respect et de solidarité entre des individus ayant des orientations sexuelles différentes ou appartenant à des communautés ethniques ou religieuses opposées. Toutefois, les politiques publiques peuvent promouvoir l’égalité des sexes, et la réglementation influencer les attitudes vis-à-vis de la race et des orientations sexuelles.
Le rapport se conclut par des réflexions sur le rôle des experts et des chercheurs dans la promotion du progrès social. Experts et chercheurs doivent considérer leur contribution comme une composante d’un débat démocratique vivant et informé et éviter les compromissions avec les intérêts dominants.
Nous souhaitons voir nos analyses reçues par les citoyens et les décideurs comme un appel urgent en faveur du progrès social et d’un débat démocratique planétaire sur les moyens d’améliorer le fonctionnement de nos sociétés au XXIe siècle.
Auteurs 
Olivier Bouin (Réseau français des instituts d’études avancées)
Marie-Laure Djelic-Salles (Sciences Po Paris)
Marc Fleurbaey (université de Princeton)
Liste complète des signataires
Gustaf Arrhenius (Institut d’études des futurs, Stockholm) Ernest Aryeetey (Alliance des universités africaines pour la recherche, Accra) Akeel Bilgrami (université Columbia, New York) Raouf Boucekkine (Aix-Marseille université) John Bowen (université Washington, Saint-Louis) Paula Casal (université Pompeu Fabra, Barcelone) Hilary Charlesworth (université de Melbourne) Colin Crouch (université de Warwick) Purnamita Dasgupta (université de Delhi Enclave) Grace Davie (université d’Exeter) Ama de-Graft Aikins (université du Ghana, Accra) Mamadou Diouf (université Columbia) Ottmar Edenhofer (Institut de recherche de Potsdam sur l’impact du climat) Ana Falu (université de Cordoba, Argentine) Maurizio Ferraris (université de Turin) Fernando Filgueira (Ciesu, Montevideo) Rebeca Grynspan (Secretariat Général Ibéro-Américain, Madrid)
Kumari Jayawardena (Association des sciences sociales du Sri Lanka) Ravi Kanbur (université Cornell, Ithaca) Cécile Laborde (université d’Oxford) Michèle Lamont (université Harvard) Claudio Lopez-Guerra (CIDE, Mexico) Vivian Lin (université La Trobe, Melbourne) Nora Lustig (université Tulane, La Nouvelle-Orléans) Takyiwaa Manuh (Commission des Nations unies pour l’Afrique, Addis-Abeba) Alberto Martinelli (université de Milan) Dominique Méda (université Paris-Dauphine)
Mustapha K. Nabli (North Africa Bureau of Economic Studies International, Tunis) Helga Nowotny (ETH, Zurich) Philip Pettit (université de Princeton) Elisa Reis (Université fédérale de Rio de Janeiro) Henry S. Richardson (université Georgetown, Washington) Clemencia Rodriguez (université Temple, Philadelphie) John Roemer (université Yale, New Haven) Hartmut Rosa (université Friedrich-Schiller, Iéna) Jeffrey Sachs (université Columbia, New York) Saskia Sassen (université Columbia, New York) Youba Sokona (vice-président du GIEC) Pelin Tan (université de Chypre) Philippe Van Parijs (université de Louvain-la-Neuve) Salvatore Veca (université de Pavie) Suman Verma (université du Pendjab, Chandigarh) Ingrid Volkmer (université de Melbourne) Michel Wieviorka (Fondation maison des sciences de l’homme) Xiaobo Zhang (université de Pékin)



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/05/19-6">
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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Les animaux aiment-ils vraiment ? Boris Cyrulnik, Elise Huchard et François Sarano en ont débattu au Monde Festival, dimanche 7 octobre au Palais Garnier.
<filname="PROF-env_sciences-6"> ¤ 
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<filnamedate="20181105"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181105"><AAMMJJHH="2018110519">
<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Selon une étude, des personnes auparavant paralysées ont en partie retrouvé l’usage de leurs jambes grâce à des stimuli électriques.
<filname="PROF-env_sciences-7"> ¤ 
<article-nb="2018/11/05/19-8">
<filnamedate="20181105"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181105"><AAMMJJHH="2018110519">
<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Un rapport américain met notamment en lumière une augmentation des risques de tumeurs cardiaques chez les rats mâles exposés à des niveaux élevés d’ondes électromagnétiques utilisées en téléphonie 2G et 3G.
<filname="PROF-env_sciences-8"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Clémentine Thiberge   Publié le 01 novembre 2018 à 15h47 - Mis à jour le 02 novembre 2018 à 12h24   Lecture 5 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                             Les ondes électromagnétiques émises par nos téléphones portables sont-elles dangereuses ? Cette question fait débat dans la communauté scientifique depuis plusieurs années. Un nouveau rapport, publié le 1er novembre par le Programme national de toxicologie (NTP) – un programme fédéral piloté par le département de la santé et des services sociaux des Etats-Unis – pourrait donner des arguments aux « anti-ondes ».          Les chercheurs du NTP ont étudié l’effet des ondes électromagnétiques utilisées pour la téléphonie mobile sur les rats et les souris. Pour cette expérience, des animaux ont été exposés à de hauts niveaux de radiofréquences, de même type que celles utilisées dans les téléphones cellulaires 2G et 3G – mais pas de type 5G ou Wi-Fi. L’exposition a commencé in utero chez les rats et à l’âge de 5 à 6 semaines chez les souris, et s’est poursuivie pendant deux ans, soit la quasi-totalité de leur vie naturelle, à raison de neuf heures par jour.          « L’un des points forts de notre étude est que nous avons été en mesure de contrôler exactement la quantité de rayonnement radioélectrique reçue par les animaux – ce qui est impossible lorsque l’on étudie l’utilisation du téléphone cellulaire humain, qui repose souvent sur des questionnaires », explique Michael Wyde, toxicologue au NTP.          Différence entre les sexes          A la suite de cette exposition, les chercheurs ont observé une augmentation de tumeurs cardiaques cancéreuses, appelées schwannomes malins, chez les rats mâles. 5,5 % des rongeurs exposés au plus haut niveau d’ondes ont en effet développé ce type de tumeurs. A l’inverse, le groupe contrôle, sans onde, n’a pas été touché. Du côté des rates et chez les souris, le lien entre tumeur et ondes n’a pas été démontré – une différence entre les sexes inexpliquée, qui apparaissait déjà dans des résultats préliminaires de l’étude rendus publics en 2016.                                                     — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    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Elle pulvérise l’homme au jeu de go, prend le volant de sa voiture, le remplace à son travail, mais pourrait aussi mieux le soigner. A partir du milieu des années 2000, les techniques de la discipline laissent éclater leur puissance au grand jour. 9 min de lecture                    enquete     Nathaniel Herzberg   et  Pascale Santi    Article réservé à nos abonnésL’inquiétant succès de l’OxyContin, puissant antalgique opiacé Premier accusé dans la crise américaine, celui qui a longtemps fait figure de traitement miracle, a connu une croissance impressionnante en France. 3 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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Faut-il brûler la « médecine fondée sur la croyance » ?

La médecine factuelle dénonce avec virulence le charlatanisme associé aux médecines dites « alternatives », qui se fondent sur la croyance plutôt que sur la preuve. Il serait cependant faux de ne pas voir dans cette croyance une source de bien-être, générateur d’amélioration d’un état de santé. La complémentarité entre les approches est-elle possible, s’interroge dans une tribune au « Monde » le professeur Adnet.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 15h11
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 16h33
    |

Frédéric Adnet (Professeur de médecine d’urgence)







                        



                                


                            
Tribune. Je découvrais un lointain cousin lors d’un dîner familial dans une belle ferme de la Lozère, paysan d’environ 80 ans, très en forme avec ce bon teint de l’homme de la terre. A la fin du repas, il s’ouvrait à moi pour une douleur du gros orteil qui, manifestement, le gênait beaucoup. « J’ai vu mon rebouteux, il m’a fait des manipulations, mais ça ne m’a pas soulagé ! »
Professeur en médecine, je me sentais dans l’obligation d’examiner cet orteil rebelle à la médecine locale. En quelques secondes, ce fut un soulagement : « Facile ! Crise de goutte ! » J’allais instantanément vaincre le charlatanisme local et démontrer la vraie science. J’écrivais de ma plus belle plume le traitement adapté, démontré par de multiples études randomisées en double aveugle ; je prescrivais de la colchicine, un milligramme fois trois le premier jour, puis un milligramme deux fois les deux jours suivants, puis un milligramme par jour à partir du quatrième jour.1 Quantité suffisante pour 10 jours ! Très satisfait, je lui présentais mon ordonnance et, modeste, lui annonçais : « Ça devrait marcher ! »
Virulence
Dans une tribune du Figaro, extrêmement virulente, 124 médecins ont dénoncé le charlatanisme associé à des médecines « alternatives » dont le tort essentiel est de n’avoir pas été validées par un niveau de preuves issu de recommandations de « l’evidence-based medicine » (EBM) » ou « médecine fondée sur des preuves ».2

Ce positionnement des adeptes de la médecine factuelle semble assez facile et confortable. Affirmer que la terre tourne autour du soleil (et non l’inverse) a été le modèle d’une guerre entre croyance et pensée scientifique. Notons simplement et avec une certaine ironie que l’accusation d’hérésie a changé de camp ; les inquisiteurs semblent, dans cette confrontation, du côté de Galilée !
Existe-il une véritable « médecine fondée...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Notre blog « Autour du Ciel » vous recommande les plus belles constellations à regarder en novembre.
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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Selon les conclusions de la commission d’enquête dévoilées jeudi, cette pièce avait été bien fabriquée mais déformée lors de l’assemblage. Les prochaines fusées « Soyouz » vont être révisées.
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L’échec du lancement d’une fusée « Soyouz » a été causé par une « déformation » d’un capteur lors de l’assemblage

Selon les conclusions de la commission d’enquête dévoilées jeudi, cette pièce avait été bien fabriquée mais déformée lors de l’assemblage. Les prochaines fusées « Soyouz » vont être révisées.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 14h36
   





                        



   


La commission d’enquête sur l’échec du lancement d’une fusée Soyouz vers la Station spatiale, le 11 octobre, a rendu ses conclusions jeudi 1er novembre. Selon elle, cet incident a été causé par une « déformation » du capteur lors de l’assemblage de la fusée au cosmodrome de Baïkonour.

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                Suspension des vols habités vers la Station spatiale internationale après l’échec d’une fusée « Soyouz »



Les responsables russes qui s’exprimaient lors d’une conférence de presse ont promis de punir les coupables de cet échec embarrassant pour le secteur spatial russe et de s’assurer de la qualification du personnel du cosmodrome, martelant que Soyouz restait le lanceur « le plus fiable » en exploitation.
Le dysfonctionnement qui a causé l’accident est dû à « la déformation de la tige du capteur » lors de son « assemblage au cosmodrome de Baïkonour », a annoncé Oleg Skorobatov, un des responsables de cette commission formée après l’accident qui avait contraint deux spationautes à revenir sur Terre.
Mercredi, le directeur exécutif de Roskosmos, Sergueï Krikaliov, avait expliqué qu’un dysfonctionnement du capteur, chargé de contrôler la séparation des premier et deuxième étages de la fusée, avait provoqué l’accident. « L’une des parois latérales ne s’est pas éloignée suffisamment et a frappé un bac de carburant du deuxième étage, ce qui a provoqué une explosion », avait-il déclaré, cité par les agences de presse russes.
« Les fusées les plus fiables »
Oleg Skorobatov a appelé jeudi à un « contrôle répété » de ces capteurs et a assuré avoir « écarté » l’hypothèse que ces problèmes puissent venir de l’usine où ils ont été fabriqués. Il a ajouté que les prochaines fusées Soyouz, devant décoller de Baïkonour et du cosmodrome français de Kourou (Guyane), où Arianespace en utilise, seront « révisées ».
« Des propositions et des recommandations ont été élaborées pour réviser ces lanceurs », comprenant le démontage et réassemblage de certains blocs, ainsi que des vérifications des capteurs, a expliqué le responsable de Roskosmos.
Dmitri Baranov, un responsable de l’entreprise RKK Energia qui conçoit et produit les vaisseaux spatiaux Soyouz, a, en outre, assuré que les fusées Soyouz demeurent « les fusées les plus fiables » existantes. En dépit de cet accident, et d’une série de problèmes techniques qui ont troublé l’image au secteur spatial russe, les fusées Soyouz conservent, en effet, un taux particulièrement élevé de lancements réussis. Le système de sécurité qui a permis le retour en vie des deux spationautes en octobre a, par ailleurs, parfaitement fonctionné.

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Article sélectionné dans La Matinale du 31/10/2018
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Trois patients paralysés remarchent grâce une stimulation de la moelle épinière

Selon une étude publiée jeudi dans « Nature », les patients ont recouvré le contrôle volontaire de leurs jambes paralysées depuis de longues années.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 17h03
    |

                            Florence Rosier (envoyée spéciale à Lausanne)








                        



                                


                            

« Here is the speaking monkey ! » (« Voici le singe savant ! ») Regard d’azur, profil d’ascète, Sebastian Tobler manie l’autodérision comme il maniait son VTT dans sa vie d’autrefois. Et comme il manie son fauteuil roulant aujourd’hui. Avec grâce et avec audace – et avec du cran à revendre.
Nous sommes au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) de Lausanne (Suisse). C’est ici qu’un traitement innovant a été évalué chez trois patients aux jambes paralysées, à la suite d’un traumatisme de la moelle épinière. Agé de 48 ans, Sebastian Tobler est l’un d’eux.
« Le 31 juillet 2013 », un accident de VTT a laissé ce grand sportif tétraplégique. En 2014, il rentre chez lui, récupère peu à peu l’usage du haut de son corps. Trois ans plus tard, il décide de participer à une étude qui évalue un nouveau traitement : un protocole de stimulation électrique de la moelle épinière, mis au point par l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Le 4 octobre 2017, il est opéré : on lui pose un implant sur la moelle épinière, au niveau des vertèbres lombaires (dans le bas du dos).
A l’aide de béquilles ou d’un déambulateur
Jeudi 1er novembre, les résultats de ce traitement ont été publiés dans la prestigieuse revue Nature. Sous l’effet de cette thérapie, les trois patients sont désormais capables de marcher avec l’aide de béquilles ou d’un déambulateur. Sebastian Tobler ne peut cependant se passer du harnais qui est utilisé lors des séances de rééducation.

« Ces résultats sont extraordinaires, juge le professeur Stéphane Palfi, neurochirurgien à l’hôpital Henri-Mondor (Assistance publique-Hôpitaux de Paris, AP-HP), qui n’a pas participé à l’étude. Les vidéos des patients qui marchent à nouveau sont impressionnantes. Mais ce qui m’impressionne le plus, c’est de voir, chez deux des patients, la récupération qui se prolonge alors que la moelle épinière n’est plus stimulée. On voit aussi...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Une équipe française rapporte l’apparition de multiples tumeurs cancéreuses chez une patiente après greffe bi-pulmonaire.
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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Le Centre spatial guyanais de Kourou met les bouchées doubles pour construire ce qui sera le pas de tir de la prochaine génération de lanceurs lourds européens, la fusée Ariane-6.
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤                     
                                                   
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Kourou se prépare à accueillir Ariane-6

Le Centre spatial guyanais de Kourou met les bouchées doubles pour construire ce qui sera le pas de tir de la prochaine génération de lanceurs lourds européens, la fusée Ariane-6.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    30.10.2018 à 18h00
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            
Le chantier, gigantesque, ne s’arrête plus. Sur le Centre spatial guyanais de Kourou, jour et nuit, dans la touffeur équatoriale, les engins s’activent sous les commandes de quelque sept cents hommes – dont soixante-dix jeunes en contrat d’insertion. Il faut profiter au maximum de la saison sèche pour avancer sur ce qui sera, sur ce qui devient, le pas de tir de la prochaine génération de lanceurs lourds européens, la fusée Ariane-6.
« Toutes les infrastructures et les bâtiments devront être terminés en mars 2019 », ­annonce Frédéric Munos, dont le titre ­officiel est « responsable de la sous-direction sol à la direction des lanceurs au Centre national d’études spatiales [CNES] ».
Pour le dire plus simplement, Frédéric Munos dirige ce chantier à 600 millions d’euros pour le compte du CNES, qui en est le maître d’œuvre.
Chantier colossal
Tout est colossal ici, et pas seulement le prix. Colossale la fosse qui a été creusée pour la zone de lancement : plus de 180 000 mètres cubes de terre et de roche ont été sortis afin de préparer les fondations, à commencer par les impressionnants carneaux, deux tunnels de béton de 100 mètres de long par lesquels les gaz de la future fusée s’évacueront au moment de l’allumage des moteurs.
Impressionnant le château d’eau de 90 mètres de haut, dont le rôle consistera, dès qu’Ariane 6 s’élèvera de quelques mètres, à inonder le pas de tir sous 1 200 tonnes d’eau grâce à une trentaine de ­buses débitant chacune 1 500 litres par seconde. L’objectif : annihiler les réverbérations acoustiques qui, renvoyées par la dalle, pourraient faire dangereusement tanguer le lanceur au cours de ses premières secondes d’ascension.
Un portique mobile
Colossal enfin le portique ­mobile dans lequel s’effectuera la préparation finale de la fusée. Ce qui n’est pour l’heure qu’un ­incroyable enchevêtrement de poutrelles deviendra un grand cocon de 100 mètres de haut et de 7 000 ton­nes, soit autant que la...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Face aux dérives et dysfonctionnements du monde de l’édition scientifique, plusieurs auteurs appellent dans une tribune au « Monde » à des changements radicaux pour réduire le rythme de publication.
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Canulars scientifiques, revues prédatrices et « slow science »

Face aux dérives et dysfonctionnements du monde de l’édition scientifique, plusieurs auteurs appellent dans une tribune au « Monde » à des changements radicaux pour réduire le rythme de publication.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    30.10.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 13h04
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                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. On fait grand cas aux Etats-Unis, et maintenant en France, d’un canular « Sokal au carré ». Imitant la fausse étude originale, perpétrée par le physicien Alan Sokal en 1996, celle-ci a cette fois dénoncé la contamination par le « politiquement correct » et l’activisme justicier des études consacrées à la race, au genre, à la masculinité, etc.
L’interprétation ultime de ce canular reste contestée, mais retenons ici qu’il pointe un supposé problème concernant l’évaluation par les pairs dans les revues scientifiques, évaluation apparemment prise en défaut par les nombreux articles bidon que le trio américain à l’origine de ce canular a réussi à publier. Même si le Landerneau académique américain s’excite une fois de plus avec cette énième critique du « postmodernisme », il faut distinguer ces disputes idéologiques de la question plus importante de l’évaluation par les pairs et de la multiplication des revues de qualité douteuse.

Ces revues affectent de proposer une évaluation par les pairs ; en réalité, elles publient tout et n’importe quoi, moyennant finances
Le problème de l’édition scientifique est en effet plus général et dépasse les seules sciences sociales. Les études sur les revues dites « prédatrices » que nous avons réunies dans un récent dossier de la revue Zilsel le montrent amplement. Mimant les revues scientifiques « authentiques » et établies, elles affectent de proposer une évaluation par les pairs ; en réalité, elles publient tout et n’importe quoi, moyennant finances.
Leurs éditeurs se comptent par centaines, les titres par dizaines de milliers et continuent de se multiplier. Les autorités académiques s’en émeuvent, et on a récemment indiqué qu’un pourcentage notable de chercheurs français y publient. Des primes et des promotions sont parfois même attribuées aux auteurs d’articles parus dans ces revues supposées « prédatrices ».
Mauvaises revues, bons contenus
On...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ L’exposition propose, jusqu’au 5 janvier 2020, d’explorer le mouvement par la pratique et d’en comprendre les effets physiques et psychiques.
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« Corps et Sport », l’expo à message de la Cité des sciences

L’exposition propose, jusqu’au 5 janvier 2020, d’explorer le mouvement par la pratique et d’en comprendre les effets physiques et psychiques.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    30.10.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 13h10
    |

            Catherine Pacary








                        



                                


                            

De la radio le matin au journal du soir, des notifications Internet aux SMS et mails publicitaires, nul ne peut l’ignorer : le sport est bon pour la santé. Mais pourquoi ? Comment ? Jusqu’à quel point ? L’exposition « Corps et sport », qui s’installe à la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris, pour quinze mois, répond à un nombre record de questions en disséquant les effets du sport sur notre corps. Comme toujours à La Villette, le fond est traité avec rigueur quand la forme, ludique et participative, vise un public le plus vaste possible, de l’adepte du « no sport » churchillien à l’athlète de haut niveau, de l’enfant au grand-parent. Avec, en fil rouge, un message : bougez !

Très dense, concentrée sur 1200 mètres carrés, « Corps et sport » se scinde en deux grands ensembles. Le premier, expérimental, amène le visiteur à tester cinq ateliers : football, escalade, biathlon, tennis, entraînement et boxe. Les gestes sportifs, comme un tir ou un service, trop rapides pour l’œil humain, sont décomposés et comparés à ceux de champions dont le mouvement a été modélisé par ordinateur. Outre le plaisir de jouer, le visiteur peut repartir avec sa chronophotographie sous le bras.
Le second ensemble, analytique, retrace l’évolution de la représentation du sport dans la société, du Discobole à la sportification actuelle. Là encore, de multiples questions sont posées. Parmi elles : quelle souffrance peut-on accepter ? Quatre films illustrent ce thème, dont celui sur l’entraînement du boxeur français Souleymane Cissokho, jusqu’à l’épuisement, ou la séquence montrant le skippeur Damien Seguin, né sans main gauche, triple médaillé paralympique et qui s’aligne sur la prochaine Route du rhum. Autre interrogation, chère à Jean-François Toussaint, commissaire scientifique de l’exposition : quelles sont les limites physiques de la performance ?
La sédentarité tue
Loin d’être éludé, le dopage est présenté sous toutes ses acceptions,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Une équipe américaine a montré que le microbe pathogène pouvait, sous certaines conditions, générer du courant.
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Listeria, une bactérie très électrique

Une équipe américaine a montré que le microbe pathogène pouvait, sous certaines conditions, générer du courant.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    30.10.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 13h02
    |

                            Alice Lebreton (Chargée de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), Institut de biologie de l’Ecole normale supérieure)








                        



                                


                            

Chronique. Peut-on encore trouver du nouveau sur un microbe qui sert de modèle d’études en infectiologie depuis plus de quatre-vingt-dix ans ? Alors que l’on me pose régulièrement cette question légitime, je suis tombée avec délice sur une découverte totalement inattendue, publiée le 4 octobre dans Nature par l’équipe de Daniel Portnoy à Berkeley : Listeria monocytogenes, l’agent responsable de la listériose, produit de l’électricité !
Plus exactement, Listeria a la propriété d’exporter des électrons vers sa surface, puis de les donner à qui veut – à une électrode de graphite immergée dans son milieu de culture, par exemple. Avec un montage électrochimique approprié, Listeria devient ainsi un composant de pile ; en cédant ses électrons à l’anode, elle génère un courant mesurable de quelques microampères par centimètre carré dans le circuit électrique.
Cette faculté n’est pas nouvelle en soi ; elle avait déjà été mise en évidence chez différentes bactéries vivant dans des sédiments lacustres ou marins. Le principe en est relativement simple : pour produire leur énergie, beaucoup d’organismes transforment les sucres en dioxyde de carbone, par une série de réactions d’oxydo-réduction appelée respiration. Les électrons libérés lors de l’oxydation des sucres sont transférés à une molécule oxydante – souvent l’oxygène. Comme cette molécule diffuse librement à l’intérieur des cellules, la réaction s’effectue localement, et donc aucun électron n’est émis dans le milieu extérieur ; aucun courant n’est généré.
Toutefois, certaines bactéries comme Geobacter metallireducens ou Shewanella oneidensis, qui vivent dans des milieux très minéralisés et pauvres en oxygène, peuvent utiliser l’oxyde ferrique (la rouille) ou d’autres oxydes métalliques comme accepteurs d’électrons à la place de l’oxygène. Pour ceci, un échangeur moléculaire baptisé « transfert d’électrons extracellulaire » (EET)...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Les éditions Le Bélial’ lancent une collection, « Parallaxe », dédiée au lien entre science-fiction et science. Le premier titre interroge ce lien au cinéma.
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Les films de science-fiction à l’épreuve de la science

Les éditions Le Bélial’ lancent une collection, « Parallaxe », dédiée au lien entre science-fiction et science. Le premier titre interroge ce lien au cinéma.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    30.10.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 13h07
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            

Livre. Astrophysicien au CEA (Commissariat à l’énergie atomique), auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique, ancien chroniqueur du supplément « Science & Médecine » du Monde, Roland Lehoucq vient d’ajouter une corde à son arc en prenant la direction de la nouvelle collection « Parallaxe », aux éditions du Bélial’. Parallaxe a pour ambition de faire dialoguer science-fiction et science, notamment en soumettant la première à l’épreuve de la seconde.
Le tout premier titre de cette collection, La science fait son cinéma, compilation des chroniques que signent Roland Lehoucq et son complice paléontologue Jean-Sébastien Steyer dans le trimestriel Bifrost, passe à la moulinette de la physique et de la biologie quelques-uns des plus célèbres films de SF.

Le but de l’exercice n’est pas de dézinguer les longs-métrages coupables d’entorses aux sacro-saintes lois scientifiques (même si Prometheus de Ridley Scott se fait sulfater à la kalachnikov avec jubilation… et raison). La démarche reste toujours pédagogique, comme l’expliquent les deux auteurs en introduction : il s’agit, à chaque fois, de prendre un film et de le considérer « comme une sorte de documentaire, et ses images comme factuelles. Il devient alors l’énoncé d’un exercice intéressant et soulève de nombreuses questions : cette planète est-elle réaliste ? Pourquoi cet extraterrestre possède-t-il trois paires d’yeux ? Comment fonctionne ce vaisseau spatial ? »
Extrapolation
En effet, autant le public est prompt à voir les contradictions scénaristiques des films, autant il lui est plus difficile d’en pointer les incohérences scientifiques. L’ouvrage a donc pour objectif, en s’appuyant sur ces objets culturels, de développer l’analyse et l’esprit critique, voire, comme l’écrivent Roland Lehoucq et Jean-Sébastien Steyer, « de jouer avec les sciences ». Le tout sans forcément détruire la part de rêve :...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Considérée comme irréfutable, la preuve par l’ADN a donné lieu, selon le professeur Pascal Beauvais, a « un discours idéalisé fondé sur l’objectivité de la science » qu’il est bon de questionner.
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« La preuve génétique bouscule le système judiciaire »

Considérée comme irréfutable, la preuve par l’ADN a donné lieu, selon le professeur Pascal Beauvais, a « un discours idéalisé fondé sur l’objectivité de la science » qu’il est bon de questionner.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    30.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 10h13
    |

                            Catherine Mary








                        



                                


                            

Pascal Beauvais est professeur de droit et de sciences criminelles à l’université Paris-Ouest-Nanterre, où il codirige le Centre de droit pénal et de criminologie. Il est la fois formé au droit et aux sciences sociales, et a été responsable scientifique d’un des volets du projet Fichier et témoins génétiques, financé par l’Agence nationale de la recherche et dont le colloque de clôture s’est tenu les 11 et 12 octobre à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. C’est dans ce cadre qu’il est intervenu pour décrypter le discours de la preuve par l’ADN.
L’ADN est souvent considéré, dans le contexte judiciaire, comme la « reine des preuves ». D’où vient cette expression ? 
Dans le droit pénal français, la preuve génétique bouleverse le régime de véridiction judiciaire, qui repose sur la discussion des preuves et admet une part d’approximation et de conviction. La vérité judiciaire n’est donc pas absolue. Or, avec l’ADN, la véridiction judiciaire s’appuie sur une deuxième forme de vérité, la science, et c’est l’usage combiné de ces deux méthodes qui donne toute sa force à la preuve génétique.
C’est pour cette raison que l’ADN est souvent considéré en droit français comme la « reine des preuves » : établie avec l’objectivité, la rigueur et la rationalité de la science, sa fiabilité s’imposerait au juge. A certaines conditions techniques, la preuve génétique permet en effet d’établir avec une certitude frôlant les 100 % que l’ADN prélevé ou recueilli sur une scène d’infraction correspond à celui d’une personne qui fait partie d’un fichier de données génétiques.
Avec quelles conséquences ?
Cette preuve génétique a donné lieu à un discours idéalisé fondé sur l’objectivité de la science, qui ne laisserait plus de place au doute et au débat contradictoire. Avec ce discours, on sort du régime de preuve relative et contestable, évalué par la justice, admettant une dose de reconstruction et de discussion...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ D’abord réservé aux auteurs de crimes sexuels, le fichage ADN en France est de plus en plus appliqué pour d’autres infractions. Le fichier national contient aujourd’hui plusieurs millions d’empreintes.
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Le Fnaeg, ce fichier national des empreintes génétiques qui ne cesse de grossir

D’abord réservé aux auteurs de crimes sexuels, le fichage ADN en France est de plus en plus appliqué pour d’autres infractions. Le fichier national contient aujourd’hui plusieurs millions d’empreintes.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    30.10.2018 à 07h00
    |

                            Catherine Mary








                        



                                


                            

En France, le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) a été créé en 1998 et contient les empreintes de 3,8 millions de personnes, soit 5,6 % de la population française, auxquelles s’ajoutent les empreintes de 500 000 traces non identifiées relevées sur des scènes d’infraction. Les données y sont conservées vingt-cinq ans pour une mise en cause et quarante ans en cas de condamnation.
En juin 2017, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France pour « atteinte disproportionné à la vie privée », insistant sur le manque de hiérarchie dans la gravité et la nature des infractions justifiant le fichage
Initialement restreinte aux auteurs de crimes sexuels, l’indication d’inclusion dans le fichier n’a depuis cessé d’être élargie. « Ces banques de données ont été créées dans les années 2000 dans les pays européens et l’indication de l’analyse génétique s’est progressivement élargie, avec des variations suivant les pays. En Suisse par exemple, si un suspect est innocenté, son ADN doit être supprimé de la base de données », précise Vincent Castella, du Centre universitaire romand de médecine légale, à Lausanne (Suisse). « Depuis la mise en place du Fnaeg en 1998, l’ADN a pris une place croissante dans la résolution des affaires », témoigne ainsi Joëlle Vailly, de l’Ecole des hautes études en sciences sociales, qui coordonné le projet « Fichiers et témoins génétiques » financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR). « A sa création, il était réservé aux personnes condamnées pour crimes sexuels puis il a été élargi aux autres crimes mais aussi aux délits tels que les vols, les cambriolages, par les lois de 2001 et 2003 de sécurité intérieure et de sécurité quotidienne. Le fichage a aussi été étendu aux suspects », poursuit-elle. « J’ai assisté au prélèvement [ADN] de personnes qui avaient refusé de donner leurs lunettes de piscine dans une manifestation »,...




                        

                        

