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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le chef de l’Etat a confié à l’ex-ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, la mission de créer un réseau pour se rapprocher des élus locaux et préparer les prochaines échéances électorales.
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Emmanuel Macron veut créer une « maison des territoires et des élus »

Le chef de l’Etat a confié à l’ex-ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, la mission de créer un réseau pour se rapprocher des élus locaux et préparer les prochaines échéances électorales.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 18h45
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 18h50
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            
Signe de la nouvelle attention qu’il entend porter aux collectivités locales, Emmanuel Macron a confié à Stéphane Travert la mission de créer une « maison des territoires et des élus » au sein de La République en marche (LRM).
Selon l’ancien ministre de l’agriculture, qui devrait récupérer son mandat de député LRM de la Manche d’ici à la fin du mois de novembre, « il est plus que nécessaire de tisser un lien avec les élus du territoire, pour échanger, expliquer ce que l’on fait », a-t-il confié au Monde, en marge de l’« itinérance mémorielle » du chef de l’Etat dans le Grand Est pour commémorer le centenaire de la guerre de 14-18.
Conçue sur le modèle de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR) du Parti socialiste, cette « maison » doit également servir à former les futurs élus du mouvement macroniste, dans la perspective des élections européennes et surtout municipales.

Des relations tendues
Depuis plusieurs mois, les relations entre Emmanuel Macron et les associations représentant les collectivités locales sont particulièrement tendues. Celles-ci accusent le chef de l’Etat de vouloir les asphyxier financièrement, en supprimant par exemple la taxe d’habitation, ou de vouloir s’immiscer dans leur gestion, en leur faisant signer un contrat limitant la croissance de leurs dépenses à 1,2 % par an au maximum.
Pour éviter que cette fronde s’enracine, Emmanuel Macron tente, depuis cet été, de renouer avec les collectivités locales, qu’il s’agisse des régions, des départements ou des villes. Lors de son allocution télévisée, le 16 octobre, le chef de l’Etat avait dit vouloir s’appuyer sur les « forces du progrès et de la réforme » et mis en avant « les élus locaux dans tous nos territoires et en particulier nos maires, qui sont les premiers porteurs de la république du quotidien ».
Selon Stéphane Travert, cette nouvelle « maison des territoires et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Critiqué pour la hausse des prix du diesel et de l’essence, le gouvernement défend sa politique. Un débat dans lequel les faux arguments sont nombreux.
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Prix du carburant : un débat pollué par des intox

Critiqué pour la hausse des prix du diesel et de l’essence, le gouvernement défend sa politique. Un débat dans lequel les faux arguments sont nombreux.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 18h10
    |

            Adrien Sénécat et 
Maxime Vaudano








                        


A la pompe, il y a les automobilistes, qui grognent contre la hausse douloureuse des prix du carburant et accusent le gouvernement d’en être responsable. A la caisse, le président Emmanuel Macron, qui « assume parfaitement » la hausse des taxes sur le diesel. Et au milieu, des litres d’intox qui se déversent chaque jour sur un bitume hautement inflammable, polluant le débat public. Passage en revue des principaux arguments fallacieux des protagonistes de ce rallye de la mauvaise foi.
Les taxes sont-elles seules responsables de la hausse des prix du carburant ?
Non
La popularité des pétitions et appels à bloquer les routes le 17 novembre laisse croire que les choix fiscaux du gouvernement sont la première cause de la flambée des prix à la pompe. Tout comme les propos de personnalités comme l’ancienne ministre Ségolène Royal, qui a fustigé une « hausse inconsidérée des taxes sur le carburant ».
Dans les faits, les taxes sur le gazole ont bien augmenté de sept centimes environ par litre en 2018, et celles sur l’essence de près de quatre centimes. Le gouvernement prévoit de poursuivre cette politique en 2019 et au-delà, alignant (à la hausse) la fiscalité des deux carburants.


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La fiscalité responsable de la convergence essence-diesel


Source : Ministère de l'écologie et des transports



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Emmanuel Macron « assume parfaitement » cette politique, a-t-il dit dans un entretien à la presse régionale, lundi 5 novembre. Selon le président, « la hausse du prix à la pompe qu’on constate aujourd’hui est liée à 70 % à celle des cours du pétrole ».
Un constat qui se vérifie dans les faits depuis le début de son quinquennat. Selon les données compilées par l’Union française des industries pétrolières (UFIP), le prix du litre d’essence à la pompe était de 1,40 euro, soit 50 centimes d’essence à proprement parler, auxquels il faut ajouter 90 centimes de taxes.
En octobre, le prix à la pompe était supérieur de 17 centimes — pour atteindre 1,57 euro. Sur ces 17 centimes, cinq centimes proviennent de la hausse des taxes ; 70 % de l’augmentation était bien liée à la hausse du coût de l’essence hors taxes.
En ce qui concerne le gazole, son coût est passé sur la même période de 1,23 euro par litre à 1,52 euro. Sur cette hausse de 29 centimes, 18 centimes n’ont pas de lien avec les taxes, soit 62 %.

        Lire notre décryptage :
         

          Les taxes ne sont pas la première cause de la flambée du prix de l’essence et du diesel



Le gouvernement veut-il seulement « faire les poches » des contribuables ?
C’est trompeur
Nicolas Dupont-Aignan a accusé le gouvernement sur RTL de mentir aux Français « en faisant croire que c’est pour l’écologie » qu’il augmente les taxes, « alors que c’est simplement pour leur faire les poches ».
Le président du mouvement souverainiste Debout la France a raison sur un point : la fiscalité sur les carburants représente une manne considérable pour les finances publiques. Le surplus de recettes attendu par le gouvernement est de trois milliards d’euros en 2018 et devrait dépasser les dix milliards d’euros en 2022, par rapport à 2017.


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Combien les hausses de fiscalité sur le carburant vont rapporter à l'Etat


Source : PLF 2018



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Toutefois, on ne peut pas résumer cela à une décision purement budgétaire. La hausse importante de la fiscalité que subit actuellement le diesel est, en fait, un rattrapage. Pendant de nombreuses décennies, le diesel a bénéficié de taxes plus faibles que l’essence. Cette ère s’est terminée sous le quinquennat de François Hollande, en 2014, quand les autorités ont considéré que le diesel n’était, finalement, pas vraiment moins polluant que l’essence. Elles ont donc engagé un alignement de la fiscalité des deux carburants, pour dissuader les automobilistes d’acheter des véhicules diesel.
Le gouvernement actuel s’inscrit dans la même logique, et augmente de manière générale la fiscalité des carburants. Avec en creux l’objectif d’inciter à consommer moins d’essence et de gazole, c’est-à-dire à s’équiper de véhicules moins voraces, à rouler moins, à pratiquer plus largement le covoiturage ou à utiliser d’autres moyens de transports.
Le premier ministre, Edouard Philippe, assure que cette politique de dissuasion fiscale, bien qu’impopulaire, est dictée par l’impératif écologique : « Il faut pouvoir inciter nos concitoyens à changer un certain nombre de comportements qui sont problématiques du point de vue des équilibres environnementaux », déclare-t-il en réponse à la grogne des automobilistes. « C’est compliqué, mais (…) il n’y a vraiment pas le choix et, d’une certaine façon, il y a urgence. »
Enfin, les sommes récoltées par les taxes sur le carburant peuvent aussi financer la transition écologique, argue le gouvernement.
Les taxes sur les carburants financent-elles seulement la transition écologique ?
C’est faux
Le ministre de la transition écologique, François de Rugy, a posé une équation simple : « Les recettes (…) des taxes sur les carburants, c’est 34 milliards d’euros. Le budget du ministère de la transition écologique est de 34 milliards d’euros. »
Selon les prévisions du gouvernement, le montant total des recettes de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) — qui englobe les taxes sur l’essence, le diesel mais aussi le fioul — devrait être de 33,8 milliards d’euros en 2018 et 37,7 milliards en 2019. Cette enveloppe est, certes, comparable, sur le papier, au budget du ministère de M. de Rugy, qui dispose de 34,2 milliards d’euros de crédits pour l’année 2019.
Sauf que ce raisonnement est simpliste, pour plusieurs raisons. D’abord, la TICPE ne représente qu’une grosse moitié de la fiscalité environnementale en France : environ 28,5 milliards des 51,2 milliards, soit 56 % du total, selon Eurostat (2016). Le reste se répartit entre diverses taxes sur l’énergie (notamment l’électricité), sur les transports ou la pollution (par exemple de l’eau). Si l’on poursuit le raisonnement du ministre, il serait dès lors anormal que ces 51,2 milliards de ressources totales ne se retrouvent pas dans son budget…
Seulement 21 % de la TICPE va directement à la transition écologique
D’autre part, seule une petite partie de la TICPE, et donc des taxes sur les carburants, est directement affectée à la transition énergétique : 7,2 milliards sur 33,8 milliards d’euros en 2018, soit 21 % environ. Ensuite, 13,3 milliards atterrissent directement dans le budget général de l’Etat et financent d’autres types de mesures. Enfin, douze milliards d’euros supplémentaires financent les régions et les départements et un milliard à des infrastructures de transport.
Détail peu commode pour le ministre de la transition écologique : malgré une hausse de la TICPE attendue de 3,9 milliards d’euros en 2019, sa part réservée à la transition énergétique ne va pas augmenter. Pour sa défense, le gouvernement rappelle l’existence de plusieurs mesures environnementales financées par l’argent public, comme la prime à la conversion, destinée à aider les ménages français à remplacer un véhicule ancien par un plus récent, moins polluant. Celle-ci va croître de 47 % dans le budget 2019… mais cela coûtera moins de 200 millions d’euros à l’Etat.
En réalité, à l’heure où la France peine à réduire son déficit public, qui devrait se maintenir à 2,8 % l’année prochaine, le gouvernement n’a pas engagé d’investissements massifs dans la transition écologique. Cela ne disqualifie pas pour autant la fiscalité environnementale en tant que telle, mais prête le flanc à certaines critiques sur les choix budgétaires de la majorité, comme les baisses d’impôts sur le capital et les entreprises.
« Il est illusoire et démagogique de dire que 100 % de la fiscalité environnementale doit aller à la transition [écologique]. En revanche, si certaines bonnes mesures ont été annoncées par le gouvernement, il en faut un peu plus », résume le député La République en marche (LRM) Matthieu Orphelin dans Libération.
Les voitures polluent-elles tant que cela ?
Oui
Certains opposants à la fiscalité « punitive » remettent en question le bien-fondé de s’attaquer à la pollution des voitures des particuliers, qui seraient, finalement, bien moins néfastes pour l’environnement que les « supertankers chinois » ou les avions avec leur kérosène des avions.
Cet argument, utilisé par Nicolas Dupont-Aignan, ne résiste guère à l’analyse des faits. Les véhicules des particuliers représentent à eux seuls 15 % des émissions de gaz à effet de serre en France. A côté, la contribution des transports maritime et ferroviaire à cette pollution reste très marginale.

   


Mais surtout, la pollution automobile ne se résume pas au CO2 et à sa contribution au réchauffement climatique : les véhicules émettent aussi des particules fines dangereuses pour la santé humaine, qui seraient responsables de dizaines de milliers de morts chaque année.

        Lire aussi :
         

                Les particules ultrafines, la pollution cachée des véhicules diesel






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le premier ministre souhaite réunir les signataires des accords de Nouméa, pour « tirer les conclusions » du référendum du 4 novembre.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                

En Nouvelle-Calédonie, Edouard Philippe annonce une réunion en décembre à Paris

Le premier ministre souhaite réunir les signataires des accords de Nouméa, pour « tirer les conclusions » du référendum du 4 novembre.



Le Monde.fr avec AFP
 |    05.11.2018 à 13h24
   





                        



   


Edouard Philippe réunira en décembre à Paris les forces politiques de Nouvelle-Calédonie. C’est ce qu’il a annoncé lundi 5 novembre à Nouméa, dans une brève allocution. Son objectif : « Tirer collectivement les premières conclusions » du référendum d’autodétermination, qui a vu la victoire du maintien dans la France.
En visite en Nouvelle-Calédonie au lendemain du scrutin, le chef du gouvernement a également salué un « véritable succès démocratique et populaire ». Il a noté avec « beaucoup de satisfaction que tous s’accordent sur le caractère incontestable du résultat de ce référendum ». Selon les résultats définitifs sur les 284 bureaux, le non à l’indépendance l’a emporté avec 56,7 % des voix (78 734 votes) contre 43,3 % (60 199 votes) pour le oui.

        Lire notre récit :
         

          Le succès étriqué du « non » rebat les cartes en Nouvelle-Calédonie



Enjeux économiques et sociaux
Au-delà des questions institutionnelles, Edouard Philippe a souhaité remettre au premier plan « les enjeux économiques et sociaux » qui ont « parfois été placés au second plan », alors qu’ils « constituent un des ressorts essentiels des accords de Matignon et de Nouméa » datant de 1988 et 1998. Il fera, avec la ministre des outre-mers, Annick Girardin, « des propositions en ce sens » lors du comité des signataires en décembre.

        En chiffres :
         

          Des inégalités entre Kanak et non-Kanak toujours criantes



Interrogé lors d’un entretien sur France O, le premier ministre n’a pas voulu se prononcer sur la tenue d’un deuxième référendum. Il faut « que nous parlions avec les forces politiques pour savoir comment elles envisagent la suite », a-t-il ajouté.
Les élections provinciales, pour renouveler le congrès de Nouvelle-Calédonie, se tiendront en mai 2019. Si un tiers des membres du congrès le demande, un deuxième référendum sera organisé dans les dix-huit mois. En cas de nouveau vote du « non », il pourra être suivi d’un troisième. Mais de nombreux loyalistes ont demandé que ce que le premier référendum soit aussi le dernier.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le corps du garde républicain a été retrouvé, son arme à ses côtés, selon les services de Matignon.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

Un gendarme retrouvé mort dans l’hôtel de Matignon, la thèse du suicide privilégiée

Le corps du garde républicain a été retrouvé, son arme à ses côtés, selon les services de Matignon.



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    05.11.2018 à 12h32
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 16h31
   





                        


Le corps sans vie d’un garde républicain a été découvert, lundi 5 novembre au matin, dans l’enceinte de l’hôtel de Matignon à Paris, son arme à ses côtés, ont annoncé les services du premier ministre, Edouard Philippe.
Le corps du gendarme de 45 ans, chargé de la protection du bâtiment, a été retrouvé vers 9 h 30, ont indiqué une source policière et une source proche de l’enquête. L’homme de 45 ans était affecté aux services de vidéosurveillance du commandement militaire de la résidence du chef du gouvernement.
L’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) a été saisie. Sans être pour le moment confirmée, la thèse du suicide est privilégiée par les enquêteurs, a appris Le Monde.
« Dégradation » des conditions de travail
« Le premier ministre, informé en Nouvelle-Calédonie de cet événement tragique, adresse à la famille du défunt ses plus sincères condoléances. Il a tenu à exprimer son soutien aux camarades du gendarme décédé ainsi qu’à l’ensemble du personnel de Matignon », selon le communiqué.
En août, des gendarmes de la compagnie de sécurité de l’hôtel de Matignon, résidence du premier ministre, avaient dénoncé « la dégradation de leurs conditions de travail » qui provoque un « profond malaise », dans une lettre anonyme adressée à leur hiérarchie et publiée par la revue L’Essor début octobre.
Interrogée par l’Agence France-Presse, la gendarmerie nationale avait indiqué qu’une « mission d’évaluation » avait été diligentée par le directeur général de la gendarmerie nationale, le général Richard Lizurey, auprès de l’IGGN.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Florence Aubenas suit Emmanuel Macron dans son « itinérance mémorielle ». Première étape dans ce village de Moselle, lieu de la première grande bataille.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                   
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Centenaire du 11-Novembre : les souvenirs sous clé des habitants de Morhange

Florence Aubenas suit Emmanuel Macron dans son « itinérance mémorielle ». Première étape dans ce village de Moselle, lieu de la première grande bataille.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 16h40
    |

            Florence Aubenas (envoyée spéciale à Morhange)








                        



                                


                            
Des générations d’écoliers connaissent l’endroit pour y faire de la luge, entre les vergers de mirabelles et les platanes moussus. Les gens du voyage l’apprécient aussi, il leur arrive d’y camper et de tendre leur fil à linge autour de l’obélisque. Les officiels, en revanche, ont tendance à l’éviter – les présidents de la République comme les autres, jusqu’à présent en tout cas. En parlant de mémoire, ce serait plutôt l’amnésie que célèbre l’obélisque sur la colline de la Potence, à Morhange, 3 900 habitants, en Moselle.
C’est vers l’âge de 16 ans, qu’Alain Schwab, quincaillier à la retraite, a commencé à entrevoir ce qui s’était passé dans le bourg, où il avait toujours vécu. « L’impression était celle d’un massacre. Mais de qui ? Comment ? Personne ne parlait du fond des choses. » Dans les villages, les monuments paraissent cacher un secret. On n’y mentionne ni la patrie ni les héros : juste un lapidaire « A nos morts », suivi de la liste des enfants du pays. En famille aussi, les souvenirs sont sous clé : « ça » ne se raconte pas, période occultée, déni total. Alain Schwab s’est mis à étudier l’histoire, tout seul d’abord, en autodidacte.

En fait, depuis la défaite française de 1870, Morhange était allemande et 7 000 soldats de l’Empire allemand y avaient planté leurs casernes. « Une chance formidable, j’ose à peine le dire cent ans plus tard. On était une ville choyée avec un tram, une usine à gaz, des écoles », explique un fonctionnaire, à condition de ne pas être nommé.
« Notre cœur balance »
C’est aux portes de ce bourg, par la vallée de la Seille, que l’armée française comptait reconquérir la Lorraine, le 20 août 1914 à l’aube. Première grande bataille de la Grande Guerre ; première grande défaite. A 10 heures du matin, le sang coule rouge dans les rues d’Achain, village tout proche. La retraite est sonnée.
« Pendant ce temps, nos grands-pères, eux, se battaient de l’autre coté, sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Pour son président, le Forum de Paris sur la paix doit défendre le multilatéralisme dans un contexte international tendu.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Justin Vaïsse : « Des résonances troublantes avec les années 1930 »

Pour son président, le Forum de Paris sur la paix doit défendre le multilatéralisme dans un contexte international tendu.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 15h13
    |

            Marc Semo








                        



                                


                            
Président du Forum de Paris sur la paix, Justin Vaïsse, 45 ans, est historien et préside depuis 2013 le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie du ministère des affaires étrangères. Il revient pour Le Monde sur les commémorations du 11-Novembre et sur les missions du forum, qui se tiendra dans la Grande Halle de La Villette, à Paris.
Que signifient ces commémorations ?
Nous allons commémorer un armistice dont le souvenir est ambigu : les armes se taisent sur le front occidental mais le règlement de Versailles inaugure une paix bancale qui dure à peine vingt ans. La Société des nations [SDN], amputée du soutien de l’Amérique, ne parvient pas, dans les années 1930, à réagir aux agressions des régimes autoritaires.
Nous ne revivons certes pas la même histoire, mais les résonances avec les années 1930 sont troublantes, et je crois que le président Macron y est sensible : à la suite d’une crise économique, les frontières se ferment, les guerres commerciales et monétaires menacent, migrants et réfugiés mettent les sociétés politiques sous tension, etc. Surtout, un cercle vicieux s’établit entre la montée des mouvements populistes et nationalistes d’un côté et la crise de la gouvernance mondiale de l’autre. Chacun pense qu’il s’en tirera mieux tout seul, en consolidant sa souveraineté. Mais ni le climat, ni Internet, ni les entreprises multinationales, ni les migrants ne connaissent de frontières.

C’est donc une illusion, mais qui a pour effet d’accentuer en retour l’impuissance de nos institutions et règles collectives. La conscience de ces périls explique aussi pourquoi tant de chefs d’Etat, de gouvernement et d’organisation internationale viennent le 11-Novembre, à Paris, et pourquoi ils participeront au Forum de Paris sur la paix, qui se tiendra dans la Grande Halle de La Villette.
Le traité de Versailles ne portait-il pas en germe cet échec ?
Sans aucun doute : « Une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le chef de l’Etat, qui a commencé, dimanche, son « itinérance mémorielle », a toujours insisté sur la nécessité de revivifier le roman national.
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Centenaire du 11-Novembre : Macron en quête de « héros » pour la France

Le chef de l’Etat, qui a commencé, dimanche, son « itinérance mémorielle », a toujours insisté sur la nécessité de revivifier le roman national.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 11h59
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

Glorifier le poilu sans flatter le nationalisme. Célébrer la victoire sans froisser le voisin allemand. C’est le difficile exercice auquel Emmanuel Macron se trouve confronté, alors que le chef de l’Etat a entamé, dimanche 4 novembre à Strasbourg (Bas-Rhin), une « itinérance » destinée à commémorer le centenaire de la guerre de 14-18.
Lors de ce périple d’une semaine, qui se terminera le 11-Novembre avec le traditionnel hommage au Soldat inconnu sous l’Arc de triomphe, à Paris, le président de la République doit traverser onze départements et s’arrêter dans dix-sept villes de l’est et du nord de la France, toutes marquées par la Grande Guerre.
Emmanuel Macron l’a souvent dit, notamment lors de la campagne pour l’élection présidentielle : le « récit national » français doit être revivifié, et la commémoration du centenaire de 14-18 peut y contribuer. Trop longtemps, les hommes politiques ont ignoré les grandes figures de l’histoire, estime le chef de l’Etat. Abreuvé de lettres classiques, lui croit, au contraire, que les Français, et notamment les plus jeunes, ont besoin de références et de héros. « On ne construit pas la France, on ne se projette pas en elle si on ne s’inscrit pas dans son histoire, sa culture, ses racines, ses figures », écrit-il dans son livre Révolution (XO Editions, 2016).

Depuis son élection et même avant, M. Macron s’est attaché à rendre hommage à de nombreux personnages. Il y a eu Jeanne d’Arc, lors d’un déplacement controversé à Orléans en mai 2016, alors qu’il était encore ministre d’un gouvernement socialiste. Mais aussi Georges Clemenceau, sur la tombe duquel il s’est déjà recueilli à deux reprises, en août 2016 et en juin 2018. Ou Maurice Audin, le mathématicien communiste torturé par les paras du général Massu, à Alger, dans la mort duquel le président a reconnu, le 13 septembre, la responsabilité de l’Etat.
Offrir des héros positifs
Dans ses discours, M. Macron pioche...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Une réflexion est en cours pour « réduire l’influence étrangère » et prévenir les dérives intégristes.
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Macron envisage d’amender la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat

Une réflexion est en cours pour « réduire l’influence étrangère » et prévenir les dérives intégristes.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 15h32
    |

            Virginie Malingre








                        


Emmanuel Macron pourrait amender la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat pour accompagner la restructuration de l’islam de France sur laquelle le chef de l’Etat planche depuis un an et demi. C’est ce qu’affirme, dans son édition du lundi 5 novembre, L’Opinion, qui s’est procuré l’avant-projet. « Il est possible que [la loi de 1905] soit de nouveau amendée », a commenté la ministre de la justice, Nicole Belloubet, sur France Inter, lundi matin. « La réflexion est en cours et nous ne faisons pas de commentaire à ce stade », précise-t-on à l’Elysée.
Face à la poussée de l’intégrisme islamiste, le gouvernement veut adapter la loi de 1905. « Les objectifs sont de responsabiliser les gérants des lieux de culte, de prévenir les dérives et de réduire l’influence étrangère », confie un conseiller du président à L’Opinion. Pour cela, le projet à l’étude prévoit de créer une « qualité cultuelle » des associations, qui leur conférerait de nouveaux droits mais aussi de nouveaux devoirs. Avec l’idée que ce statut soit suffisamment incitatif pour convaincre les associations cultuelles de l’adopter.
Aujourd’hui, elles sont quelque 4 000 qui relèvent du statut de la loi de 1901, assorti de certaines caractéristiques leur permettant d’être régies par la loi de 1905 et donc de bénéficier des avantages fiscaux qui y sont liés. Mais, notamment dans le culte musulman, certaines structures préfèrent rester sous le régime général de 1901, et s’épargner ainsi les obligations de transparence assorties.

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Diversifier les ressources
Au cœur de la réforme voulue par l’Elysée, l’argent. Le gouvernement envisage en effet de permettre aux futures associations cultuelles de « posséder et administrer » des immeubles affectés au culte pour en tirer des revenus locatifs. Des ressources propres qui favoriseraient leur autonomie financière. L’exécutif avait déjà tenté de faire passer cette mesure dans un article de la loi sur le droit à l’erreur mais y avait ­renoncé devant les réticences de sa majorité parlementaire en ­janvier. Autre bouffée d’oxygène pour les associations cultuelles : elles pourraient à l’avenir recevoir des aides de l’Etat « pour réparations et rénovation énergétique », alors qu’elles n’ont aujourd’hui accès à aucune subvention publique.
En diversifiant les ressources de ces associations, l’exécutif veut limiter l’influence étrangère sur le sol français. Le texte prévoit pour ce faire qu’elles soient soumises à de nouvelles obligations en matière de transparence financière. Il prévoit aussi que l’administration puisse s’opposer à tout apport supérieur à 10 000 euros (qui doit lui être notifié), et ce « aux fins d’assurer le respect de l’ordre public et de la sécurité publique ». Il s’agit, précise la note, de « réduire les capacités d’influence et de mainmise d’acteurs étrangers étatiques, ­paraétatiques et privés ».

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L’exécutif travaille également à une disposition « antipustch » qui doterait les associations d’un bouclier juridique contre les « prises d’intérêt inamicales », selon l’avant-projet cité par L’Opinion. Il veut également étoffer les pouvoirs de la police des cultes, en réprimant plus fortement les infractions des prédicateurs.
La réforme de la loi de 1905 serait la première étape de la réorganisation de l’islam de France, notamment avec son volet sur la formation des imams, sur lequel se penche Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat a beaucoup consulté depuis un an et demi. Et il semble que son opinion ait été amenée à évoluer.
« La place de l’islam, deuxième religion pratiquée dans la France contemporaine, n’appelle pas une révision de la loi de 1905, qui a posé les bases de la laïcité à la française », était-il écrit dans le programme du candidat d’En marche !. Le 11 février, dans un entretien au Journal du dimanche, le président ne l’excluait plus. Aujourd’hui, il franchit une nouvelle étape. Il devrait présenter sa vision globale sur le sujet en janvier 2019. Pour une réforme en début d’année.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Les partenaires sociaux doivent s’entendre sur une nouvelle définition de cette composante de la population active, de plus en plus nombreuse.
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Vers une reprise des négociations sur les cadres du secteur privé

Les partenaires sociaux doivent s’entendre sur une nouvelle définition de cette composante de la population active, de plus en plus nombreuse.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 10h35
    |

            Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
Au point mort depuis sept mois et demi, les négociations entre les partenaires sociaux sur les cadres du secteur privé semblent sur le point de redémarrer. Le Medef a récemment proposé aux syndicats plusieurs dates en vue de tenir une réunion plénière, durant la deuxième quinzaine de novembre ou début décembre. Cette initiative n’est sans doute pas étrangère au ras-le-bol croissant, manifesté par les confédérations de salariés. Ces dernières devaient d’ailleurs tenir une conférence de presse commune, lundi 5 novembre, pour appeler à une reprise « rapide » des discussions et exhorter le patronat à sortir de sa torpeur ; à l’origine, il était prévu que les cinq centrales représentatives à l’échelon interprofessionnel y participent, mais seules la CFE-CGC, la CGT et FO ont finalement confirmé leur présence.
Cette négociation résulte de la disparition prochaine de l’Agirc, le régime de retraites complémentaires des cadres qui va fusionner, début 2019, avec celui des non-cadres (l’Arrco). Le mariage a été scellé dans un accord conclu en octobre 2015, stipulant que des pourparlers doivent s’ouvrir pour « définir les principaux éléments permettant de caractériser l’encadrement ». A l’heure actuelle, cette notion est détaillée dans une convention de 1947, qui a fondé le système de retraites complémentaires et le régime de prévoyance propres aux ingénieurs et cadres. Mais le texte, signé au lendemain de la seconde guerre mondiale, va cesser de produire ses effets, à terme, avec la dissolution de l’Agirc dans un dispositif unique. Dès lors, il devient nécessaire d’en rédiger un nouveau, même si le code du travail et un autre accord (qui date de 1983) esquissent, en quelques lignes, les contours de l’encadrement. Les syndicats sont d’autant plus demandeurs que le sort réservé à cette catégorie de salariés a, d’après eux, beaucoup évolué au cours des dernières années : hausse de la charge de travail – donc du stress et des cas de burn-out –, recours à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Sur fond de polémique au sujet de la hausse de la fiscalité sur l’essence et le diesel, les deux distributeurs vont à titre exceptionnel distribuer des carburants à prix coûtants pour une période limitée.
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Carrefour et Leclerc vont temporairement vendre les carburants à prix coûtants

Sur fond de polémique au sujet de la hausse de la fiscalité sur l’essence et le diesel, les deux distributeurs vont à titre exceptionnel distribuer des carburants à prix coûtants pour une période limitée.



Le Monde.fr avec Reuters
 |    05.11.2018 à 10h12
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 14h56
   





                        


Deux importants groupes de la grande distribution ont décidé de prêter une oreille attentive à la colère des automobilistes contre la hausse des prix de l’essence et du diesel et d’en tirer parti. Les distributeurs Carrefour et Leclerc ont annoncé, lundi 5 novembre, qu’ils allaient à titre exceptionnel distribuer des carburants à prix coûtants pour une période limitée.
« Dans un contexte d’augmentation drastique des prix des carburants et fidèle à son combat en faveur du pouvoir d’achat des Français, le Mouvement E.Leclerc a pris la décision de prolonger son offre de carburants à prix coûtant, initialement programmée du 2 au 4 novembre, jusqu’au 30 novembre 2018 », précise un communiqué du groupe coopératif.
Une « grogne légitime »
« Celui qui tire la croissance, c’est le consommateur. Aujourd’hui cette grogne est légitime », a déclaré le président Michel-Édouard Leclerc, dans la matinale de France Info. « C’est important commercialement de satisfaire nos clients mais c’est important aussi de donner un signal aux pouvoirs publics. Il faut savoir choisir son camp. » « Tous nos salariés, nos directeurs nous le disent : il y a un ras-le-bol », a encore dit Michel-Edouard Leclerc.
L’opération, initialement proposée lors du dernier week-end des vacances de la Toussaint, est prolongée par le deuxième opérateur pétrolier en France à tout le mois de novembre dans ses 684 stations services. Dans le passé, Leclerc a déjà réalisé des opérations similaires. Nombre de stations Leclerc affichaient un litre d’essence sans plomb 95 contenant jusqu’à 10 % d’éthanol (SP95-E10) sous les 1,45 euro lundi, selon le site du gouvernement.
Son concurrent Carrefour propose également une initiative similaire du 5 au 17 novembre, annoncée aux consommateurs par de la publicité dans les journaux. « Carrefour inaugure les Jours carburants, une opération inédite par son dispositif et son ampleur » dans plus de deux cents stations-services intégrées aux hypermarchés Carrefour, précise dans un communiqué l’enseigne, qui annonce par ailleurs « une série de mesures pour défendre le porte-monnaie de ses clients jusqu’à la fin de l’année ».

        Sur Les Décodeurs :
         

          Pourquoi le diesel coûte-t-il maintenant aussi cher que l’essence ?



Appel au blocage des routes le 17 novembre
Interrogé par l’AFP, Système U a pour sa part fait savoir que chacun de ses exploitants était libre « localement » de vendre leur carburant à prix coûtant ou non, mais qu’il n’existait pas « de mot d’ordre national » sur le sujet. Les marges pratiquées par la grande distribution sur le carburant, considéré comme un « produit d’appel », sont toujours très faibles, « de l’ordre de 1 à 2 centime d’euros par litre », précise un porte-parole du gouvernement.
La contestation contre l’augmentation des prix des carburants, forte notamment d’une pétition signée par plus de 700 000 personnes, s’est récemment cristallisée autour d’un appel au blocage des routes le 17 novembre. Dans des interviews publiées lundi, Emmanuel Macron a dit assumer l’augmentation de la fiscalité tout en se disant favorable à des solutions « innovantes » à l’égard des personnes devant se déplacer pour aller travailler.


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Un mois après sa démission du ministère de l’intérieur, il a obtenu 41 voix sur 73 lors d’un conseil municipal extraordinaire.
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Gérard Collomb réélu maire de Lyon pour un quatrième mandat

Un mois après sa démission du ministère de l’intérieur, il a obtenu 41 voix sur 73 lors d’un conseil municipal extraordinaire.



Le Monde.fr avec AFP
 |    05.11.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 17h16
   





                        



   


Gérard Collomb a été réélu à la mairie de Lyon, lundi 5 novembre, un mois après sa démission du ministère de l’intérieur et son retour dans la ville. Il a obtenu 41 voix sur 73 lors d’un scrutin marqué par de nombreuses abstentions et de bulletins nuls, a constaté l’Agence France-Presse. Son prédécesseur, Georges Képénékian, avait démissionné pour lui laisser la place.
Sur 73 conseillers municipaux, 14 n’ont pas pris part au vote. Et parmi les 59 votants, 10 ont déposé dans l’urne un bulletin blanc. L’ancien ministre de l’intérieur a obtenu 41 voix contre 8 à son unique concurrent, le maire centriste du 2e arrondissement de la Cité des gones, Denis Broliquier. Soit quelques-unes de moins par rapport à sa précédente élection, en 2014.
Cette séance extraordinaire du conseil municipal s’est tenue en l’absence, remarquée, de l’ancien secrétaire d’Etat aux sports Thierry Braillard. Cet ex-adjoint aux sports de M. Collomb à la mairie est brouillé avec lui depuis les élections législatives de 2017, pour lesquelles il avait brigué, en vain, l’investiture de La République en marche (LRM).
« C’est à Képénékian que je dois cette réélection »

   


La plupart des élus du groupe d’opposition Les Républicains et apparentés n’ont pas pris part au vote, mais l’ancienne secrétaire d’Etat de Nicolas Sarkozy Nora Berra a déposé un bulletin dans l’urne. Les trois élus Europe Ecologie-Les Verts, soutiens de M. Collomb en 2014, n’ont pas voté non plus.
Après le scrutin, M. Collomb a remercié ceux qui ont voté pour lui. « Notre majorité est diverse (…) nous avons les uns et les autres des sensibilités différentes mais une même volonté de porter dans cette ville l’intérêt général », a-t-il dit. Il a également exprimé sa gratitude envers son prédécesseur, Georges Képénékian, qui lui a cédé la place après sa démission du gouvernement : « C’est à lui que je dois cette réélection. »
Il a enfin remercié David Kimelfeld, président de la métropole de Lyon – depuis le départ de M. Collomb pour la Place Beauvau – qui pourrait le concurrencer pour les élections de 2020, en l’assurant qu’entre les deux collectivités, d’ici là, « il n’y aura aucune difficulté à travailler ensemble ».

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Même si le gouvernement a clarifié sa position à propos de la commémoration du ­11-Novembre, la polémique qui est née autour du rapport armée-nation mérite que l’on ouvre un débat de qualité, estime l’historienne Bénédicte Chéron dans une tribune au « Monde »
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11-Novembre : « Il n’y a pas de différence de nature entre le soldat de 1914 et celui de 2018 »

Même si le gouvernement a clarifié sa position à propos de la commémoration du ­11-Novembre, la polémique qui est née autour du rapport armée-nation mérite que l’on ouvre un débat de qualité, estime l’historienne Bénédicte Chéron dans une tribune au « Monde »



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 10h38
    |

Bénédicte Chéron (Historienne, spécialiste des relations armées-société)







                        



                                


                            
Tribune. Le 11 novembre, la France commémorera les 100 ans de l’armistice signé en 1918. Depuis 2011 dans la pratique et 2012 dans la loi, ce jour est aussi celui de l’hommage rendu à tous les militaires morts pour la France, y compris en opérations extérieures, et leurs noms peuvent être portés sur les monuments aux morts des communes. En 2011 également, a été décidée l’érection d’un monument spécifique aux morts en opérations extérieures, dont l’inauguration devrait enfin avoir lieu en 2019.
Ce tournant s’est produit alors que l’année 2011 a été la plus meurtrière pour l’armée française engagée en Afghanistan, avec 26 soldats défunts, dont 21 « morts pour la France ». Le sort réservé aux militaires des opérations extérieures s’est ainsi peu à peu rapproché de celui de leurs prédécesseurs, et notamment des combattants de la Grande Guerre.
Ces hommages, parce qu’ils résultent toujours d’un choix politique, doivent être concurrencés par d’autres formes de récits ; les historiens sont heureusement là pour établir les distinctions nécessaires à la compréhension des spécificités de chaque conflit armé. La continuité que ces signes tangibles établissent entre les soldats de 1914 et les militaires d’aujourd’hui, tout autant fondée sur des faits, mérite cependant d’être saluée.

Ces rites en effet viennent rappeler qu’il existe toujours des Français pour accepter de porter les armes, y compris dans ce que cet engagement comporte de plus tragique, et parfois même d’absurde. Ils obligent ceux pour qui l’épreuve du feu ne demeure qu’une expression théorique à se souvenir qu’elle est pour d’autres, encore, une réalité charnelle vécue en leur nom en raison de choix politiques collectifs.
Ces évolutions pourraient faire croire que l’identité combattante des armées a été largement clarifiée aux yeux des Français. Les chefs militaires, et en particulier le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Selon l’historien et spécialiste des questions mémorielles, Emmanuel Macron est plutôt dans la continuité de François Hollande dans son choix de « pacifier » les mémoires.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                

Nicolas Offenstadt : « Le roman national est une croyance »

Selon l’historien et spécialiste des questions mémorielles, Emmanuel Macron est plutôt dans la continuité de François Hollande dans son choix de « pacifier » les mémoires.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 07h20
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 10h49
    |

            Cédric Pietralunga








                        


Nicolas Offenstadt est maître de conférences habilité à l’université de Paris-I-Panthéon Sorbonne et spécialiste des questions mémorielles, et il est l’auteur de La Grande Guerre, carnet du centenaire (Ed. Albin Michel, 2013).
Revivifier le roman national, comme le souhaite Emmanuel Macron, a-t-il encore du sens au XXIe siècle ? N’est-ce pas un sujet dépassé pour les historiens ?
Le roman national est une croyance, et a peu à voir avec l’histoire comme discipline ou comme analyse critique du passé. C’est l’invention d’une continuité depuis les temps les plus reculés, l’invention d’une histoire toute droite ou presque, et une découpe valorisante dans le temps passé. On n’a pas à adhérer à un récit historique comme à un parti ou à une mutuelle. D’autant moins que les récits historiques sont souvent fragiles, partiels, soumis à révision.

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                Centenaire du 11-Novembre : Macron en quête de « héros » pour la France



Revivifier le récit national pose la question de qui décide de son contenu. Est-ce le rôle d’un chef d’Etat ?
Il n’y a jamais eu un seul roman national, même si celui de la France comporte souvent les mêmes matrices, les mêmes thèmes, les mêmes épisodes. Il peut ainsi y avoir un roman national de « gauche », qui raconte une grande histoire émancipatrice qui serait spécifique à la France, en donnant à la Révolution française un rôle central. Mais ces discours et ces récits ne sont pas, heureusement, transposés directement dans les programmes scolaires, qui sont du domaine de compétence de l’institution éducative et doivent répondre à bien d’autres logiques.
Depuis deux ans, M. Macron a rendu hommage à Jeanne d’Arc, à Clemenceau, à Maurice Audin, etc. Quels sens donner à tout cela ? Le roman national de M. Macron n’est-il qu’un syncrétisme ?
Il faut distinguer deux choses. Il y a des passages obligés liés ou presque à la fonction présidentielle ou à celle d’élu, qui ne différencient pas Emmanuel Macron de ses prédécesseurs. Evoquer De Gaulle ou Clemenceau est banal et inscrit le locuteur dans « la continuité de l’Etat » qui est un devoir constitutionnel du président (article 5).
Il y a ensuite des choix plus affirmés. Sarkozy fit celui de l’instrumentalisation et de l’offensive identitaire. Hollande, en partie en réaction, fit celui de la « paix des mémoires », qu’il s’agisse de reconnaître des violences coloniales ou la place des mutins de la Grande Guerre dans l’histoire nationale.

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Macron me semble plutôt dans cette continuité, en reprenant la même notion de « pacifier » les mémoires. Reste à voir ce que sera la véritable articulation entre le « je prône le retour au récit national » (2017) et sa volonté d’une histoire attentive à la « globalité » et à la « complexité » (2016) dont témoigne sa déclaration ferme dans l’affaire Audin.
Lors de son « itinérance mémorielle », M. Macron compte glorifier la figure du poilu. Est-ce pertinent ?
Il n’y a rien de neuf ici. L’hommage aux soldats de la Grande Guerre, certes de manière plus ou moins intense, est constitutif de la mémoire nationale depuis 1919. Mais surtout en France depuis une trentaine d’années, le poilu est une véritable icône partagée par tout le spectre politique, qui suscite en outre d’innombrables pratiques culturelles et sociales : depuis les parodies des « reconstituteurs » jusqu’aux recherches généalogiques familiales, en passant les spectacles et les cérémonies. On se passionne ici pour les poilus du village, là pour les soldats fusillés, ailleurs encore pour les derniers morts de la guerre. C’est une icône démultipliable à l’infini, ou presque.

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En Nouvelle-Calédonie, le succès étriqué du « non » rebat les cartes

Le premier ministre, Edouard Philippe, arrivé lundi à Nouméa, a engagé une série de consultations avec les différents partis.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 18h48
    |

            Patrick Roger (Nouméa, envoyé spécial)








                        



   


Au lendemain du référendum sur l’accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie, dimanche 4 novembre, qui a vu le « non » l’emporter largement avec 56,7 % des suffrages exprimés, ce que tous les acteurs politiques et institutionnels retiennent en premier lieu, c’est la forte mobilisation du corps électoral. Sur les 174 999 électeurs inscrits, 141 099 ont pris part au vote, soit une participation exceptionnellement élevée de 80,62 %. Celle-ci avait été de 74,2 % lors de la consultation sur l’accord de Nouméa de 1998.

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Macron : « se tourner vers l’avenir »
Reste maintenant à savoir quels enseignements indépendantistes et non-indépendantistes, ainsi que l’Etat, tireront de ce scrutin. Arrivé lundi matin à Nouméa, le premier ministre Edouard Philippe a salué la participation « absolument considérable » et le climat dans le quel s’est tenu le scrutin. « C’est l’aboutissement de quelque chose d’assez extraordinaire qui s’est passé pendant trente ans, et il faut en être fier », a-t-il encore dit à une cinquantaine de jeunes étudiants venus le rencontrer.
Le chef du gouvernement a immédiatement engagé une série de consultations avec les responsables des principales forces politiques, indépendantistes et non indépendantistes. A l’issue, il s’est félicité de ce que toutes les formations politiques reconnaissent la légitimité du scrutin et souhaitent poursuivre le dialogue. « Je proposerai à tous les membres du comité des signataires de se retrouver en décembre à Paris », a-t-il annoncé. « Au-delà des questions institutionnelles, tous ont souligné les enjeux économiques et sociaux pour la Nouvelle-Calédonie. Il faudra donc que nous trouvions le temps et la méthode pour échanger sur ces enjeux de société », a-t-il ajouté
La veille, dans une intervention télévisée diffusée dimanche à 13 heures en métropole (23 heures en Nouvelle-Calédonie), Emmanuel Macron avait salué le résultat du référendum comme « une marque de confiance en la République » et exprimé sa « fierté que la majorité des Calédoniens aient choisi la France ». « Le seul vainqueur, c’est le processus en faveur de la paix qui porte la Nouvelle-Calédonie depuis trente ans, c’est l’esprit de dialogue », a ajouté le président de la République, qui a invité « chacun à se tourner vers l’avenir ». « Il n’y a pas d’autre chemin que celui du dialogue », a-t-il encore plaidé.
Emmanuel Macron s’est toutefois bien gardé d’évoquer la perspective d’un deuxième, voire d’un troisième référendum comme le prévoit l’accord de Nouméa si le « oui » n’était pas majoritaire. Dès dimanche soir, c’est la question qui occupait l’essentiel des débats. Le succès du « non », moindre que ne le laissaient prévoir les sondages et, surtout, que ne l’escomptaient les dirigeants loyalistes, rebat en partie la donne.

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La présidente des Républicains calédoniens, Sonia Backès, et le président du Rassemblement-Les Républicains, Pierre Frogier, ont fait campagne sur le thème d’un « non massif » qui rendrait caduque la perspective des référendums suivants. Ils tablaient sur une victoire par 70 %, voire 80 %, des suffrages en faveur du « non ». De son côté, le président de Calédonie ensemble, Philippe Gomès, estimait qu’avec un non à 70 %, les deux autres référendums n’auraient pas de pertinence et qu’il faudrait donc négocier avec les indépendantistes un nouvel accord qui se substituerait à celui de Nouméa.
Lundi « commence la deuxième mi-temps »
Dimanche soir, paradoxalement, la déception était chez les vainqueurs et la satisfaction chez les vaincus qui, avec 43,3 % des suffrages améliorent légèrement leur score des élections provinciales de 2014. « On a déjoué les pronostics annoncés par les loyalistes, se félicite Roch Wamytan, le président du groupe Union calédonienne-FLNKS du Congrès. Nous considérons que ce référendum est un galop d’essai. Il y aura d’autres rendez-vous et nous comptons bien convaincre le peuple calédonien la prochaine fois. »
Pour Daniel Goa, le président de l’Union calédonienne et porte-parole du FLNKS, « dès le 5 novembre commence la deuxième mi-temps jusqu’en 2020, puis de 2020 à 2022 s’il faut une prolongation ». Même tonalité chez Louis Mapou, président du groupe Union nationale pour l’indépendance du Congrès : « La droite locale faisait le pari que la cause indépendantiste est en régression, ce n’est pas le cas, assure-t-il. Les uns et les autres voudraient que l’on ne parle plus des deux autres référendums mais, plus qu’avant, ils ont bien leur raison d’être. »
Les discussions qui vont s’engager prennent en effet une tout autre tournure avec ce résultat, certes confortable pour le non à l’indépendance mais plus étroit qu’espéré dans le camp loyaliste. Les indépendantistes, confortés par la très forte mobilisation de leurs partisans, notamment chez les jeunes, ne se rendront pas à la table des négociations en victimes expiatoires. L’ancien maire de Bourail, Jean-Pierre Aïfa, membre du comité des sages chargé de veiller à la bonne tenue du scrutin, estimait, lundi matin, qu’« il vaut mieux travailler avec du 43-57 qu’avec du 70-30 ».

   


Clivages profonds
Pour l’heure, cependant, les dirigeants non-indépendantistes espèrent encore pouvoir faire l’économie des deuxième et troisième référendums, même s’ils ont nuancé leurs propos au regard du résultat de dimanche soir.
« Compte tenu de la participation, le résultat est incontestable, estime Mme Backès. Quel est l’intérêt des indépendantistes de reposer la question dans la mesure où, dans deux puis quatre ans, le résultat sera le même ? » M. Gomès, quant à lui, mise toujours sur le dialogue. « L’arithmétique électorale n’est pas bouleversée et les non-indépendantistes restent et resteront majoritaires, assure le député de la 2e circonscription. Mais l’arithmétique électorale a ses limites et la seule voie dans ce pays, c’est le dialogue et le consensus. Je crois qu’on doit réfléchir pour voir si on peut éviter cette nouvelle période de campagne électorale, de tensions éventuelles. »
Pour y parvenir, il faudra toutefois savoir prendre en compte les aspirations qui se sont exprimées lors de cette consultation. Les loyalistes tablaient sur un essoufflement de la revendication indépendantiste. Ils avaient probablement négligé la force du sentiment identitaire dans la communauté mélanésienne. Si les lignes ont bougé à l’occasion de ce référendum, il faudra également prendre en considération à la fois les clivages profonds qui traversent la société calédonienne et les évolutions sociologiques en son sein.

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Emmanuel Macron « assume parfaitement » la hausse de la taxation sur le diesel

Le ministre de l’économie a confirmé le maintien de la hausse des taxes sur le carburant alors que la sécretaire d’Etat à la transition écologique s’est défendue de tout « complot contre la voiture ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    04.11.2018 à 22h54
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 10h21
   





                        


Le président de la République, Emmanuel Macron, « assume parfaitement » la hausse de la taxation du diesel tout en comprenant les doutes des Français sur la question du pouvoir d’achat, dans un entretien aux journaux du groupe Ebra paru lundi 5 novembre.
« J’assume parfaitement que la fiscalité due au diesel soit au niveau de celle de l’essence et je préfère la taxation du carburant à la taxation du travail », souligne-t -il dans cette interview qu’il a accordée dimanche avant de commencer son périple présidentiel inédit à travers l’est et le nord de la France à l’occasion des commémorations du centenaire de la fin de la première guerre mondiale. « Les mêmes qui râlent sur la hausse du carburant réclament aussi qu’on lutte contre la pollution de l’air parce que leurs enfants souffrent de maladies », affirme Emmanuel Macron, ajoutant que « la hausse du prix à la pompe qu’on constate aujourd’hui est liée à 70 % à celle des cours du pétrole ».
Cette hausse, prévue à compter du 1er janvier 2019, « ne sera pas suspendue », il n’y aura « pas de moratoire », a dit Bruno Le Maire lundi sur BFM-TV. « On ne suspend pas la transition écologique, la conversion du parc automobile français, qui est nécessaire. » Le ministre de l’économie et des finances a cependant admis qu’il fallait « accompagner » les Français modestes pénalisés par cette hausse. « La bonne solution, ça n’est pas de revenir en arrière sur cette transition, c’est de l’accompagner et de poursuivre cette transition », a-t-il déclaré.

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« Quand ils sont inquiets, j’ai une part de responsabilité »
« On nous a expliqué pendant des décennies qu’il fallait acheter du diesel et maintenant c’est le contraire. C’est normal que ce soit mal compris », convient le chef de l’Etat alors que la grogne monte chez les Français sur les questions de la hausse du prix du carburant et du pouvoir d’achat en général.
Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour Franceinfo et le Figaro publié jeudi, 78 % des Français estiment « justifié » l’appel à bloquer les routes le 17 novembre pour protester contre la hausse du prix du diesel.
M. Macron dit que « oui », il comprend les doutes, la colère et l’impatience des Français. « Je les respecte et je ne dis pas comme par le passé : “Souffrez en silence, ça va aller mieux.” » Le président de la République assume également sa « part de responsabilité ». « Je parle aux Français avec mon caractère, avec ma façon de faire. Quand ils sont inquiets, j’ai une part de responsabilité : c’est que je n’explique pas assez bien. Mais j’ai été élu sur un projet clair, sans ambiguïté et j’aurai des comptes à rendre pour longtemps », dit-il.
« On ne peut pas prétendre tout changer en quinze mois, ça prend du temps. En attendant, il faut laisser la fatalité à ceux qui cèdent à la facilité », ajoute le président qui, un an et demi après son arrivée à l’Elysée, est au plus bas dans les sondages.

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« Aucun complot du gouvernement contre la voiture »
Dans une deuxième interview accordée dimanche à des quotidiens régionaux, le Courrier picard, La Voix du Nord et L’Union, M. Macron a dit être « particulièrement sensible à la colère de ceux qui doivent se déplacer pour travailler ». « La région Hauts-de-France a proposé une aide au transport pour ceux qui ont plus de 30 km par jour de déplacement. J’ai demandé au gouvernement de voir comment nous pouvons accompagner cela », a-t-il dit, précisant que « dans le prochain projet de loi de finances, cette aide sera défiscalisée, afin que les ménages soient accompagnés au quotidien ».
Plus tôt dimanche, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, Emmanuelle Wargon, a assuré qu’il n’y avait « aucun complot du gouvernement contre la voiture » dans une vidéo filmée en mode « selfie » et partagée sur Twitter. « Nous savons très bien que la voiture est un mode de transport indispensable, en particulier dès qu’on sort des villes », a insisté Mme Wargon en répondant à une autre vidéo, devenue virale, de « Jacline », une Bretonne accusant l’exécutif de se livrer à une « traque aux conducteurs ».

Il n'y a aucun complot du gouvernement contre la voiture !
— EmmWargon (@Emmanuelle Wargon)


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le président de la République commence dimanche soir une série de déplacements dans l’est et le nord de la France pour célébrer le centenaire de la fin de la première guerre mondiale.
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11-Novembre : Macron entame à Strasbourg un périple sur les traces de la Grande Guerre

Le président de la République commence dimanche soir une série de déplacements dans l’est et le nord de la France pour célébrer le centenaire de la fin de la première guerre mondiale.



Le Monde.fr avec AFP
 |    04.11.2018 à 21h20
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 10h22
   





                        



   


Emmanuel Macron a retrouvé dimanche soir à Strasbourg son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, en prélude d’un périple présidentiel inédit à travers l’est et le nord de la France, pour célébrer le centenaire de la fin de la première guerre mondiale. C’est dans la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg qu’a été donné le coup d’envoi de « l’itinérance mémorielle » qui mènera le président dans onze départements en une semaine, sur les champs de bataille de la Grande Guerre. Emmanuel Macron, accompagné de son épouse, Brigitte, a assisté avec M. Steinmeier à un concert d’œuvres de Debussy et Beethoven afin de « célébrer la réconciliation franco-allemande » un siècle après la fin de la guerre 1914-1918.

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Il poursuivra lundi matin en Lorraine son périple inédit qui se terminera dimanche 11 novembre sous l’Arc de triomphe, où il ravivera la flamme du soldat inconnu en présence d’une centaine de dirigeants étrangers. Ce voyage dans le Grand Est puis dans les Hauts-de-France est organisé pour honorer la mémoire des quelque huit millions de Français qui ont combattu de 1914 à 1918, pour 1,4 million de morts, dix ans après la disparition du dernier poilu, Lazare Ponticelli.
Emmanuel Macron se rendra dans une quinzaine de villes, surtout de taille moyenne, comme Charleville-Mézières, où se tiendra mercredi un conseil des ministres décentralisé. « Chaque étape sera l’occasion d’aborder les préoccupations actuelles des territoires visités, qui tentent de rebondir après avoir été frappés par la désindustrialisation et les bouleversements agricoles », souligne l’Elysée.
Des lieux qui n’ont « jamais été visités par un président français »
Le chef de l’Etat visitera des usines, dont celle de Renault à Maubeuge (Nord), non loin de l’aciérie d’Ascoval, menacée de fermeture. Il se rendra dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) pour débattre des services de santé en milieu rural, et consacrera une matinée à Lens au plan de lutte contre la pauvreté.
Emmanuel Macron se recueillera sur les sites incontournables de la guerre : Verdun (Meuse), « la mère des batailles », le Chemin des Dames (Aisne) ou la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais). Il fera aussi étape dans des lieux qui n’ont « jamais été visités par un président français », comme celui de la terrible bataille de Morhange (Moselle) où M. Macron se rend lundi, ou celui des Eparges (Meuse).

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Mercredi, le chef de l’Etat sera accompagné par son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keïta, à Reims, pour honorer « l’Armée noire » des tirailleurs africains. Vendredi, il sera au côté de la première ministre britannique, Theresa May, sur un site de la bataille de la Somme. Avant le retour à Paris, le périple se terminera samedi par une cérémonie très symbolique avec la chancelière allemande, Angela Merkel, dans la clairière de Rethondes, à Compiègne (Oise), où a été signé l’armistice.
L’absence, décriée par certains, de parade militaire est parfaitement assumée par l’Elysée, qui a préféré mettre l’accent sur la paix et la réconciliation franco-allemande.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ S’il donne un ancrage légitimé par les urnes à la France, ce vote ouvre aussi une nouvelle phase de dialogue avec des indépendantistes confortés par les résultats.
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Référendum en Nouvelle-Calédonie : la victoire en demi-teinte du non à l’indépendance

S’il donne un ancrage légitimé par les urnes à la France, ce vote ouvre aussi une nouvelle phase de dialogue avec des indépendantistes confortés par les résultats.



LE MONDE
 |    04.11.2018 à 16h30
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 18h49
    |

            Patrick Roger (Nouméa, envoyé spécial)








                        



   


La victoire est nette, mais certainement pas aussi large que ne l’avaient espéré les partisans du non à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie. Dimanche 4 novembre, ils ont obtenu 56,7 % des suffrages exprimés (78 360 voix) contre 43,3 % (60 573 voix) en faveur de l’accession à la pleine souveraineté. L’autre enseignement majeur de ce scrutin est la participation historique pour un scrutin de cette nature : 80,6 % des électeurs inscrits ont pris part au vote. Celle-ci avait été de 74,2 % lors de la consultation sur l’approbation de l’accord de Nouméa de 1998.

   


Lors d’une intervention télévisée enregistrée, Emmanuel Macron a salué ce résultat comme « une marque de confiance en la République » et a exprimé sa « fierté que la majorité des Calédoniens aient choisi la France ». « Le seul vainqueur, c’est le processus en faveur de la paix qui porte la Nouvelle-Calédonie depuis trente ans, c’est l’esprit de dialogue », a affirmé le président de la République, qui a invité « chacun à se tourner vers l’avenir ». « Il n’y a pas d’autre chemin que celui du dialogue », a plaidé M. Macron.
Le premier ministre, Edouard Philippe, devait arriver lundi matin sur le territoire pour rencontrer les responsables des principales forces politiques et engager un processus de discussion sur l’après-référendum.

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Des clivages politiques flagrants
Le résultat de ce scrutin n’en met pas moins en évidence les profonds clivages politiques et sociologiques qui fracturent la société calédonienne. Dans la province sud, où se concentrent l’essentiel de la population et des richesses, avec des inégalités très marquées, le non recueille 73,7 %. A Nouméa même, la « capitale », il atteint 80,5 %.
En revanche, le oui est largement majoritaire dans la province nord (75,8 %) et dans les îles Loyauté (82,2 %). Néanmoins, dans ces îles, la participation plus faible (58,9 %) montre qu’une partie de la population mélanésienne, bien que se revendiquant indépendantiste, n’a pas nécessairement voté pour l’indépendance.
Ces clivages toujours aussi marqués entre les provinces, selon les quartiers dans le Grand Nouméa, dressent une sorte de plafond de verre du vote indépendantiste. Grâce, entre autres, à la campagne unitaire menée par les deux composantes indépendantistes représentées au Congrès (FLNKS-Union calédonienne et Union nationale pour l’indépendance), elles ont réussi à mobiliser une partie de leur électorat qui, jusque-là, désertait plutôt le chemin des urnes.
Notamment chez les jeunes, qui ont voulu à l’occasion de ce scrutin exprimer un sentiment identitaire fort et une fierté de leur appartenance communautaire. En revanche, le score obtenu, même s’il constitue pour eux une bonne surprise, n’est pas lié à une progression, à une percée de leurs idées dans l’électorat non indépendantiste. Toujours du côté indépendantiste, il faut noter l’échec de l’appel à ne prendre part au vote lancé par le Parti travailliste de Louis Kotra Uregeï et soutenu par l’Union syndicale des travailleurs kanak et exploités (USTKE).

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Même perdants, des indépendantistes plutôt confortés

   


Côté loyalistes, le bilan, malgré la victoire du non était plus mitigé. Deux des trois formations représentées au Congrès – le Rassemblement-Les Républicains et les Républicains calédoniens – avaient fait campagne sur le thème d’un non massif à l’indépendance, espérant que celui-ci pourrait obtenir aux alentours de 70 % des suffrages. Avec une telle majorité, elles espéraient pouvoir contraindre les indépendantistes à renoncer à la tenue des deuxième et troisième référendums prévus par l’accord de Nouméa et convaincre l’Etat de les accompagner dans cette démarche.
La soirée électorale sur les plateaux de télévision et dans les sièges de campagne, qui n’avaient pas fait le plein des supporteurs, montre que ces tenants d’une ligne « sans concession », Pierre Frogier pour le Rassemblement-LR et Sonia Backès pour les Républicains calédoniens, vont devoir revoir à la baisse leurs prétentions, car les indépendantistes, même perdants, sortent plutôt confortés, en définitive, de cette consultation.
Le scrutin du 4 novembre, s’il marque une victoire de la mobilisation démocratique et donne un ancrage légitimé par les urnes de la Nouvelle-Calédonie à la France, ouvre une nouvelle phase de dialogue pour répondre, aussi, aux aspirations qui se sont fortement exprimées en faveur de l’identité kanak. Sauf à attiser les rancœurs et à prendre le risque d’un dangereux retour en arrière.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Le chef de l’Etat puise dans l’imaginaire collectif pour tenter de redonner une grandeur à la fonction présidentielle.
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Centenaire du 11-Novembre : Macron réhabilite l’usage des symboles en politique

Le chef de l’Etat puise dans l’imaginaire collectif pour tenter de redonner une grandeur à la fonction présidentielle.



LE MONDE
 |    04.11.2018 à 12h00
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            Virginie Malingre








                        



                                


                            
Depuis son arrivée à l’Elysée, Emmanuel Macron s’attache, par petites touches, à construire un « univers de symboles ». L’« itinérance mémorielle » à laquelle doit se livrer le chef de l’Etat, pour commémorer le centenaire de la fin de la première guerre mondiale, a également été pensée dans cette optique. « Le premier symbole de cette itinérance, c’est le poilu », avance-t-on à l’Elysée.
Pendant sa campagne, le candidat à la présidence avait déjà théorisé cette figure du « héros du quotidien » qu’il conviendrait, juge-t-il, de réhabiliter. « La République, expliquait-il à Challenges le 16 octobre 2016, s’est aussi structurée grâce à des figures comme celles de l’instituteur, du soignant, du chercheur, dont la valeur et la force symbolique ne sont hélas plus guère célébrées. » La figure du soldat de la première guerre mondiale s’inscrit dans cette volonté du chef de l’Etat de voir les Français se réapproprier leur histoire et de retrouver une mémoire commune.

« Emmanuel Macron s’intéresse beaucoup aux symboles. Il a beaucoup réfléchi à la part d’apparence qu’implique le pouvoir. Ce sera à cet égard très intéressant de regarder cette itinérance mémorielle », juge ainsi l’historien Jean-Noël Jeanneney, qui analyse au regard de l’histoire la rupture qu’a constituée l’élection du jeune président en 2017 (Le Moment Macron, Seuil). « La symbolique répond à un besoin d’incarnation, poursuit-il. Elle permet aussi à ce président qui se veut maître des horloges de s’inscrire dans l’histoire et donc dans la durée. Par ailleurs, elle a quelque chose à voir avec la grandeur du pays. »
Symbolique « lié aux lieux »
A cet égard, la cérémonie du Louvre, le 7 mai 2017, est emblématique. Seul, d’un pas lent, « comme pour saluer la longue durée de la nation », commente Jean-Noël Jeanneney, Emmanuel Macron, qui vient d’être élu président de la République, avance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Le Vietnam, qui ne compte aucun média indépendant, s’est doté d’une nouvelle loi sur la cybersécurité qui limite encore davantage la liberté d’expression.
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Droits de l’homme au Vietnam : la France « ne met rien sous le tapis », d’après Edouard Philippe

Le Vietnam, qui ne compte aucun média indépendant, s’est doté d’une nouvelle loi sur la cybersécurité qui limite encore davantage la liberté d’expression.



Le Monde.fr avec AFP
 |    04.11.2018 à 10h01
   





                        



   


La France « ne met rien sous le tapis » sur le sujet des droits de l’homme au Vietnam communiste.
En visite dans le pays, le premier ministre français, Edouard Philippe, a affirmé ce dimanche 4 novembre que le sujet était abordé « dans les forums qui vont bien, de la façon dont nous avons toujours procédé ».
Selon une source proche des discussions, la question des droits de l’homme a été abordée « dans le cadre des entretiens » entre Edouard Philippe et les dirigeants vietnamiens vendredi, au premier jour de sa visite. « L’attention des autorités vietnamiennes a été appelée sur une liste de cas individuels », a précisé cette source à l’AFP.
Une centaine de prisonniers politiques
Le Vietnam, qui ne compte aucun média indépendant et est dominé par les communistes conservateurs depuis 2016, s’est doté d’une nouvelle loi sur la cybersécurité qui limite encore davantage la liberté d’expression.
Le texte, qui entrera en vigueur en janvier 2019, oblige les plates-formes du Web à retirer tout commentaire considéré comme une « menace à la sécurité nationale » et à stocker les informations personnelles et les données des utilisateurs.
Une centaine de personnes ont été emprisonnées en 2017 pour des raisons politiques, d’après Amnesty International, et une cinquantaine de militants et blogueurs ont déjà été condamnés cette année, selon un décompte de l’AFP.
Les groupes de défense des droits de l’homme craignent que la répression s’accélère avec l’arrivée à la présidence du pays du secrétaire du Parti communiste, Nguyen Phu Trong.
Visite à Dien Bien Phu
Edouard Philippe devait quitter le Vietnam dimanche soir au terme d’une visite qui l’a vu décrocher pour dix milliards d’euros de contrats et accords commerciaux, dont 5,7 milliards pour l’avionneur européen Airbus.
Samedi, il s’était rendu sur le site de Dien Bien Phu pour honorer la mémoire des soldats français et vietnamiens de la guerre d’Indochine. « Il me semblait qu’il était utile de regarder notre passé commun de façon apaisée », a-t-il alors dit.
C’est la deuxième fois seulement depuis la terrible bataille de 1954 qu’un haut responsable français se rend sur le site de Dien Bien Phu.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ La participation - plus de 80 % - a été massive, avec le non à l’indépendance (56,4 %) l’emportant sur le oui (43,6 %). Le score des indépendantistes est plus fort que prévu.
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