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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Si cette nouvelle classe de trimarans de 30 mètres arrive en tête aux Antilles, l’avenir des courses en sera radicalement changé, estime notre blogueur Olivier Villepreux.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Nouvelle révélation des « Football Leaks » : Monaco a voulu, en 2014, gonfler ses recettes à l’aide d’un « montage offshore ». Le club dément.
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« Football Leaks » : Monaco aurait cherché à contourner les règles du fair-play financier

Nouvelle révélation des « Football Leaks » : Monaco a voulu, en 2014, gonfler ses recettes à l’aide d’un « montage offshore ». Le club dément.



Le Monde.fr avec AFP
 |    05.11.2018 à 15h48
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 16h23
   





                        


Les dernières révélations du consortium European Investigative Collaborations (ECI) sur les « Football Leaks » montrent que la tentation de contourner la règle du fair-play financier, qui interdit théoriquement à un club de football engagé dans une compétition européenne de dépenser plus qu’il ne dispose de recettes, est à l’évidence très grande. Après le PSG, accusé d’avoir surévalué certains contrats de sponsoring, c’est l’AS Monaco qui est accusée d’avoir cherché, en juin 2014, à gonfler ses recettes à l’aide d’un « montage offshore », via des sociétés écrans, à Hongkong et aux îles Vierges.
Selon le site Mediapart (qui fait partie de l’ECI), Monaco, qui s’était qualifié à l’issue de la saison 2013-2014 pour la Ligue des champions et avait besoin de nouvelles ressources, avait conclu un partenariat avec une agence de marketing, AIM Digital Imaging, « société offshore immatriculée à Hongkong ». Celle-ci était chargée de garantir « 140 millions d’euros de revenus pendant dix ans », si le club n’arrivait pas à dégager de telles ressources.
Selon les « Football Leaks », en octobre 2014, ce contrat « atypique » aurait été complété par « un accord d’investissement avec City Concept Ventures, une société écran immatriculée aux îles Vierges britanniques », censée de son côté « investir 140 millions d’euros par an dans AIM Digital Imaging ». Mediapart affirme que City Concept Ventures serait un « faux nez » du propriétaire de Monaco, le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev, et lui permettrait d’injecter directement de l’argent dans son propre club, en contournant les règles du fair-play financier.

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Dîner et accord à l’amiable
Si Monaco reconnaît avoir passé un contrat avec AIM, le club assure que l’agence « devait, en fait, trouver trente millions de ressources complémentaires ». La direction du club explique également que ce contrat « s’est avéré, malgré tout, trop ambitieux et irréalisable » et « n’a jamais été exécuté et (…) n’est jamais entré dans les comptes du club ». « Il n’a donc à aucun moment pu servir à être utilisé dans le cadre du fair-play financier », ajoute l’ASM, qui dément « fermement avoir contourné le fair-play financier ». 
Selon les documents réunis par le consortium ECI, Monaco n’aurait, finalement, pas pu utiliser son « montage offshore » en raison d’une brouille entre Dmitri Rybolovlev et le patron d’AIM. Mais, auparavant, cela avait toutefois conduit le club à mener « une intense campagne de lobbying » auprès d’Andrea Traverso, le responsable du fair-play financier au sein de l’UEFA, notamment lors d’un « dîner au restaurant étoilé de Joël Robuchon à l’hôtel Métropole » de Monte-Carlo.
Cela n’a pas empêché la chambre d’instruction de l’UEFA d’ouvrir une enquête sur les déficits du club, pour condamner Monaco en mai 2015 à trois millions d’euros d’amende ferme, assortie d’une limitation de recrutement pendant un an. Selon le consortium de journaux européens, la chambre d’instruction aurait toutefois « choisi de fermer les yeux » sur le contrat litigieux avec AIM avec « cet accord amiable particulièrement clément ».
Mediapart cite un courriel adressé par Andrea Traverso à un conseiller des dirigeants monégasques : « C’est un accord très favorable comparé à ceux conclus avec d’autres clubs. Très loin de celui du PSG l’an dernier », précise le responsable du fair-play financier.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le joueur de Liverpool, qui affronte l’Etoile de rouge de Belgrade en Ligue des champions, avait créé la polémique durant la Coupe du monde en mimant l’aigle albanais devant les supporteurs serbes.
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Football : Xherdan Shaqiri n’ira pas à Belgrade, pour raison politique

Le joueur de Liverpool, qui affronte l’Etoile de rouge de Belgrade en Ligue des champions, avait créé la polémique durant la Coupe du monde en mimant l’aigle albanais devant les supporteurs serbes.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 14h22
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 15h15
   





                        



   


Le milieu offensif suisse d’origine kosovare Xherdan Shaqiri ne fera pas le déplacement avec Liverpool à Belgrade pour affronter l’Étoile rouge mardi 6 novembre en Ligue des champions, pour des raisons politiques, a annoncé son entraîneur lundi.
« Nous tenons à être respectueux et à éviter toute distraction qui pourrait détourner l’attention d’un match important pour le football et uniquement pour le football. Pour cette raison, “Shaq” n’est pas retenu. Il l’accepte et le comprend », a expliqué Jürgen Klopp, sur le site du club.

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« Nous n’avons pas de message politique, absolument pas »
« Nous avons entendu et lu les spéculations sur l’accueil que “Shaq” pourrait recevoir. Et, bien que nous n’ayons aucune idée de ce qui se passerait, nous voulons y aller et nous concentrer uniquement sur le football et ne pas avoir à penser à autre chose. (…) Nous sommes le Liverpool FC, un grand club, nous n’avons pas d’autre message que ça. Nous n’avons pas de message politique, absolument pas », a ajouté le technicien allemand. Shaqiri avait été titulaire lors de la victoire 4-0 du match aller à Anfield, le 24 octobre.
Pendant la Coupe du monde cet été, le milieu international suisse et son coéquipier Granit Xhaka, lui d’origine kosovare albanaise, avaient créé la polémique. Contre la Serbie (2-1), les deux joueurs avaient mimé des deux mains l’aigle du drapeau albanais, un geste considéré en Serbie comme un symbole de défiance, et que la presse locale avait qualifié de « provocation honteuse ». Les termes « Grande Albanie » font référence à une doctrine nationaliste visant à regrouper au sein d’un même pays tous les Albanais des Balkans.
Le joueur de Liverpool n’a jamais manqué une occasion de rappeler son attachement au Kosovo, qu’il a fui avec ses parents pour la Suisse, à peine âgé d’un an, et dont il est devenu l’ambassadeur d’honneur en 2014.
En 2014, lors d’un match entre la Serbie et l’Albanie, à Belgrade, le survol d’un drone traînant un drapeau griffé de l’aigle avait provoqué l’envahissement de la pelouse et des échanges de coups entre supporteurs et joueurs. La partie avait dû être interrompue avant la pause.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ A compter de la nuit de lundi à mardi, une dépression balayera l’Atlantique, promettant l’enfer aux 123 skippeurs.
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Route du rhum : avarie pour Josse et Coville, avis de tempête sur la transatlantique

A compter de la nuit de lundi à mardi, une dépression balayera l’Atlantique, promettant l’enfer aux 123 skippeurs.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 07h39
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 12h12
    |

            Clément Martel (Saint-Malo, envoyé spécial)








                        



   


Pars vite et reviens tard. S’ils ne fuient pas la peste, les 123 skippeurs s’étant élancés dimanche 4 novembre dans la onzième édition de la Route du rhum pourraient faire leur l’antienne « cito, longo, tarde », considérée comme le meilleur des conseils au Moyen Age pour échapper à l’épidémie. Car les derniers points météo promettent une entame de transatlantique fort agitée : dans la nuit de lundi 5 à mardi 6 novembre, une dépression balayera l’Atlantique, allant de l’Irlande aux Açores, rendant toute esquive presque impossible aux navigateurs engagés dans la course.
Avant même ce « coup de tabac », Sébastien Josse, qui était en tête de la course, a accusé un gros coup dur : peu après 5 h 30 lundi 5 novembre, le skipper a prévenu son équipe d’une avarie majeure à bord du Maxi Edmond de Rothschild. « Sébastien a perdu un bout de 8 m d’étrave » de son flotteur tribord, a expliqué à l’AFP le directeur général de l’équipe, Cyril Dardashti, déclarant qu’il n’y avait « pas eu de choc ».
« On ne peut pas faire un pansement et repartir. Il est actuellement sous allure réduite, il rejoint La Corogne d’ici ce soir où une équipe sera là pour le récupérer. Il y a une nouvelle dépression qui arrive, il faut être rapidement à l’abri », a ajouté Cyril Dardashti.
Dans la matinée de lundi, Thomas Coville, qui était pointé en deuxième position derrière François Gabart (Macif), a lui auasi été victime d’un incident : le carénage du bras avant bâbord de son maxi trimaran Sodebo s’est cassé. Avec son équipe technique, il a décidé de se dérouter vers La Corogne.
« Pas d’échappatoire »
« Pour la journée de mardi, il n’y a pas d’échappatoire, anticipait avant le départ Jérémie Béyou (Charal), dont le flambant neuf Imoca à foils, dernier-né de sa classe, n’a jamais affronté pareil temps. Il faut se préparer à naviguer longtemps dans du vent et de la mer très forts et faire attention au bateau. »
Lui et ses camarades auront à choisir entre Charybde et Scylla. S’ils foncent droit dans la dépression, qui s’étend en arc de cercle depuis la mer d’Irlande jusqu’à l’archipel des Açores, les skippeurs affronteront des vents de sud-ouest de 40 nœuds (75 km/h) avec des rafales dépassant 100 km/h. S’ils tentent de la contourner par l’ouest, ils écoperont des grains dans une houle de huit mètres.
Dans pareilles conditions, pas question pour les Ultimes – ces maxi-trimarans équipés de foils – de prendre leur envol. S’il augmente drastiquement la vitesse, le vol sur ces appendices n’est envisageable pour les skippeurs que si la mer s’y prête. Ce qui est le cas depuis l’entame de la course, et pourrait permettre aux cinq géants des mers d’éviter le gros de la dépression.
« Faire le dos rond, passer en force ou s’arrêter »
« Ces grands multicoques vont si vite qu’ils se déplacent plus vite que les phénomènes météo », constatait Michel Desjoyeaux avant le départ. Vainqueur de l’édition 2002 – au terme d’une course saccagée par le mauvais temps –, « le Professeur » ne prend pas le départ cette année, mais publie un ouvrage sur 40 ans de Route du rhum (Marabout) et garde un œil attentif sur la course.
« S’ils ont une échappatoire possible, c’est eux qui choisiront s’ils vont ou non dans le mauvais temps », explique-t-il, précisant qu’« en principe, ces Ultimes ont été conçus pour naviguer par pareil temps, parce qu’on sait – notamment depuis 2002 – ce que l’on peut affronter en mer. En revanche, s’il n’y a pas d’échappatoire, ils seront obligés de subir. Et là, on peut faire le dos rond, passer en force ou s’arrêter ».

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          L’envol vers l’inconnu des Ultimes



La mise à l’abri est une option envisagée par nombre de skippeurs, notamment ceux dont les montures, moins rapides, ne leur permettront pas de traverser le golfe de Gascogne avant la tempête.
Pour faire face aux prévisions météo pas loin d’être alarmistes, le directeur de l’épreuve leur a rappelé, samedi, l’instauration cette année d’une règle autorisant les skippeurs à faire escale sans être pénalisés dans un rayon de 150 milles marines (277 km, soit jusqu’à La Rochelle).
« Ce système peut être activé et en bon marin il ne faudra pas hésiter à s’arrêter ou à s’abriter, a expliqué Jacques Caraës. Pour les bateaux les plus rapides, il y a des échappatoires. Pour les plus lents, c’est plus difficile, parce qu’ils subissent plus, donc on va les aider – avec les différentes capitaineries – à trouver des abris pour les mettre, pendant au moins vingt-quatre heures, en dehors du gros du coup de vent qui arrive sur le golfe de Gascogne. »

        Voir notre infographie :
         

          Bateaux, parcours... Tout comprendre à la Route du rhum



Réduire la voilure
Avant même le départ de la course, l’expérimenté Bob Escoffier (69 ans, cinquième course du rhum) annonçait au Parisien avoir choisi d’abriter son antique Kriter V (deuxième de la première Route du rhum, en 1978) dès dimanche soir, à Roscoff.
« Quand on voit le temps qui arrive, ce n’est pas la peine de prendre des risques et de s’engager dans le golfe de Gascogne, où ça n’a pas l’air très beau. On n’a pas envie d’aller casser du matériel dès les deux premiers jours, alors on s’arrête, justifie le skippeur, qui envisage de ne pas pouvoir reprendre la mer avant mercredi. J’ai un grand bateau qui a 40 ans, je n’ai pas envie de le casser. Il faut parfois savoir faire une pause pour durer. »

        Lire l’entretien avec le vainqueur de la première édition :
         

          Mike Birch



Pour ceux qui affronteront les éléments, il faudra faire le dos rond, et réduire la voilure. « On va sortir les voiles qu’on ne sort jamais », a communiqué, fataliste, Kito de Pavant (Made-in-Midi) samedi. Au lieu des près de trois cents mètres carrés quand il est toutes voiles dehors, son Class 40 ne devrait déployer qu’une trentaine de mètres carrés pour traverser la dépression.
« La difficulté sera de réussir à avancer dans une mer démontée, prolonge Yann Elies (Ucar - Saint-Michel). Il faudra faire attention au bonhomme et à la machine. »
« En même temps, ça reste l’Atlantique nord au mois de novembre. Ce n’est jamais un long fleuve tranquille », philosophe Michel Desjoyeaux, vainqueur d’une édition où seuls trois des dix-huit trimarans Orma (multicoques de 60 pieds) avaient rallié Pointe-à-Pitre.
« Ce coin-là, le golfe de Gascogne, le cap Finisterre, c’est un des endroits les plus pourris de la planète, abonde l’architecte Vincent Lauriot-Prévost, dont le cabinet VPLP a conçu bon nombre de navires de la course. En général, on a du vent dans la gueule, des passages de dépressions avec un premier front, puis un deuxième et un troisième, des bascules de vent importants, et une mer amplifiée par les variations de profondeurs. » 
En attendant de déguster le rhum guadeloupéen promis aux skippeurs achevant la course, la flotte de la onzième Route du rhum s’apprête à affronter un sacré coup de tabac.






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le président de l’Olympique de Marseille revient pour « Le Monde » sur sa vision du football du futur : entre ligue fermée, ménisques en titane et buts qui comptent double.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Jacques-Henri Eyraud : « Dans les faits, la ligue fermée est déjà à l’œuvre dans le football européen »

Le président de l’Olympique de Marseille revient pour « Le Monde » sur sa vision du football du futur : entre ligue fermée, ménisques en titane et buts qui comptent double.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 08h45
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


C’est un discours qui a fait parler : mardi 30 octobre, le président de l’OM, Jacques-Henri Eyraud, était invité au Sport Innovation Summit (SIS), un colloque sur les innovations dans le sport qui se tenait dans les salons feutrés du Medef, à Paris. Il y exposait sa vision du football du futur, sur laquelle il revient pour Le Monde.

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Vous avez évoqué dans votre discours un projet de ligue fermée avec 36 clubs, 18 au nord de l’Europe, 18 au sud. C’est un projet qui rencontre une forte opposition, notamment en France, mais dont les « Football Leaks » ont révélé qu’il était plus concret qu’on ne l’imaginait.
Nous n’avons jusqu’à présent pris part à aucune discussion ou groupe de travail visant à mettre en place un tel projet. Pour éviter la ligue fermée, le football professionnel français doit impérativement accélérer sa mutation, soutenir davantage ses meilleurs représentants pour qu’ils soient plus compétitifs encore sur la scène européenne, pérenniser un modèle économique favorable à l’ensemble des acteurs, regarder les nouvelles technologies dans les yeux et cultiver son exceptionnelle capacité à former et développer des jeunes joueurs de grand talent.

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Mais arrêtons l’hypocrisie. Dans les instances européennes, la ligue fermée, c’est l’éléphant dans la pièce. Tout le monde y pense et personne n’en parle… La réalité, c’est qu’elle est déjà à l’œuvre. Les 80 % des clubs participant aux phases éliminatoires de la Ligue des champions sont les mêmes depuis vingt ans et la réforme qui a limité l’accès à la compétition a figé un peu plus le statu quo. Avec deux places qualificatives pour les phases de groupe, il est clair que la France s’est fait plumer.
« Le football ne peut qu’attirer des investisseurs capables de mettre beaucoup d’argent afin de rendre pérenne une ligue fermée »
Il y a donc déjà un football à deux vitesses où une élite se dégage et génère des moyens exorbitants, quand ces élites ne sont pas dans les mains d’Etats, comme les Emirats arabes unis ou le Qatar. Quand vous voyez que le top 10 européen est constitué d’un groupe de clubs dont le budget annuel est supérieur à 400 millions d’euros, vous vous dites que le football ne peut qu’attirer des investisseurs capables de mettre beaucoup d’argent afin de rendre pérenne une ligue fermée, réunissant les clubs les plus populaires au monde.
Joueurs « augmentés », changements de règles, ligue fermée… votre intervention lors du SIS a fait beaucoup réagir, souvent négativement. Comprenez-vous la défiance de plusieurs acteurs du monde du football sur ces questions ?
Le monde du football est très conservateur. Ces réactions ne font que le confirmer. Dans ce secteur, l’horizon est le dimanche suivant. D’ailleurs, j’ai eu beaucoup de réflexions après cette conférence pour me dire « OK, mais il est où le grand attaquant ? » [que réclament les supporteurs de l’Olympique de Marseille depuis deux saisons]. C’est absurde. On est là justement pour bâtir quelque chose de solide, un club qui sera compétitif pendant des années et qui va comprendre et anticiper les évolutions technologiques pour essayer de les utiliser de façon positive, y compris socialement. Le résultat de l’OM le week-end prochain a évidemment son importance, mais il faut surtout continuer à penser au long terme.
J’étais invité à cette conférence qui traite d’innovation et qui consistait à imaginer ce que pourrait être le football dans dix-quinze ans. Je n’ai pas parlé de ce que je souhaitais. J’ai évoqué ce que je voyais arriver. J’ai pu voir dans mon parcours professionnel l’impact des technologies sur des pans entiers d’industries et la société dans son ensemble. Sous prétexte que le football est le sport universel qui a tiré son succès de son accessibilité, sous prétexte qu’il est au sommet de la chaîne alimentaire du sport, est-il immunisé contre ces vagues technologiques ? Pour moi, la réponse est évidemment non.

   


Quel sera l’impact de ces nouvelles technologies sur le football ?
Deux événements m’ont toujours fasciné : la victoire de Deep Blue sur Kasparov en 1997 qui marque les débuts concrets de l’IA [intelligence artificielle], et le séquençage du génome au tout début des années 2000. Ces deux événements marqueront durablement le XXIe siècle. L’IA va bouleverser tous les secteurs économiques et la biotechnologie et les neurosciences vont modifier complètement les notions de performance, de santé, de bien-être et de longévité.
Le football se trouvera forcément bouleversé par ces deux plaques tectoniques. L’évolution qui se profile est celle d’un sport qui va rester très populaire au niveau amateur mais qui, au sommet de la pyramide, va faire que ceux qui pourront supporter le coût de la recherche et de l’adoption des technologies prendront de l’avance sur les autres.
« On est capable de faire évoluer l’homme. Le sport n’échappera pas à cette tendance et la difficulté va consister à en définir les limites »
Le foot professionnel français doit donc conduire sa révolution copernicienne. Dans le plan stratégique de la LFP [Ligue de football professionnelle] d’ici à 2022, il n’est prévu que 3 millions d’investissements dans le numérique et le recrutement de seulement 4 personnes. Tout est dit…
Vous avez également évoqué les progrès de la science sur le corps humain et ses applications au football. Pensez-vous que nous verrons des « joueurs augmentés » à l’avenir ?
Des clubs travaillent déjà sur ces questions avec des laboratoires de recherche. Le sujet est extraordinairement compliqué et en même temps assez simple : quand on réussit à séquencer le génome, on est capable de faire évoluer l’homme. Le sport n’échappera pas à cette tendance et la difficulté va consister à en définir les limites.
Il y a plusieurs champs d’expérimentation qui existent aujourd’hui, comme la prévention des blessures. Une rupture des ligaments qui immobilise un joueur six mois est un drame pour le joueur mais aussi pour le club. Tout ce qui sera capable de limiter ces blessures ou d’accélérer la guérison sont des enjeux extrêmement importants. Idem pour la pose d’implants ou de prothèses, qui permettraient de limiter les blessures mais aussi d’avoir une performance accrue.
Au-delà des questions éthiques que cela pose, n’y a-t-il pas un risque d’accentuer ce football à deux vitesses ?
C’est un risque immense qu’il va falloir surveiller de très près et il y aura besoin de régulation, de transparence et d’informations. Ce qui est important dans le sport, c’est l’aléa du résultat. Si cet aléa est balayé, alors on sera arrivé à une situation contre-productive qui signera la fin du sport. Il faut donc être capable de l’empêcher à tout prix.
Comment se regardera le football à la télévision ?
Il y a plus d’un an déjà, j’ai expérimenté un système de réalité mixte, avec des lunettes qui ne vous isolent pas du monde extérieur. Elles projettent un écran avec un niveau de résolution d’images exceptionnelle et qui permet d’avoir accès à des données, de revoir le ralenti des images selon ses besoins, etc. La technologie va pouvoir ouvrir des champs d’expérimentation incroyables dans le spectacle de diffusion d’un match de football.
Va-t-on vers une exploitation plus grande des données statistiques, pendant un match par exemple ?
Je ne dis pas que ça remplacera le jugement humain et la perception visuelle, mais c’est un complément qui arrivera, c’est inéluctable. Je ne vois pas en quoi on dénature le sport en ayant accès à des informations en temps réel sur les joueurs adverses, ses propres joueurs, et être capable de les utiliser pour adapter son schéma de jeu, affiner ses choix, etc.
Vous estimez que le football perd de sa popularité. Ces mesures sont-elles pertinentes pour remédier à cette tendance ?
C’est une évolution problématique, notamment chez les plus jeunes, liée à la montée en puissance de l’e-sport et des jeux vidéo. Comment faire pour que le foot leur parle davantage ? Comment fidéliser ou attirer vers soi les jeunes qui font souvent autre chose quand ils regardent les matchs de football à la télévision ? Un des grands problèmes des sports américains aujourd’hui est le vieillissement des téléspectateurs, dont l’âge moyen est largement supérieur à 50 ans.
« Les évolutions des règles trouveront peut-être leur inspiration chez les éditeurs de jeux vidéo »
D’où certaines idées que j’ai évoquées par rapport à l’évolution des règles. Après ma conférence, quelqu’un m’a appris que l’idée du but qui compte double lorsqu’il est marqué au-delà de la surface avait déjà été intégrée dans un mode du jeu FIFA 2019. La fiction peut influer sur la réalité, et demain, les évolutions des règles trouveront peut-être leur inspiration chez les grands éditeurs de jeux vidéo. Il faut se poser les bonnes questions sur le format, les règles du jeu et la façon dont il est produit sur les médias traditionnels et numériques.
Que va-t-il rester du spectacle vivant dans les stades, consubstantiel au football ?
Assister à un match de l’OM au milieu d’un virage est une expérience absolument extraordinaire, qui peut même vous changer. Pour moi, c’est d’ailleurs l’une des dernières expériences sociales ultimes. A l’OM, nous sommes très sensibles à notre responsabilité sociale et à l’environnement dans lequel on évolue. Tout ce qu’on fait est passé au tamis de notre ville, de ce qu’elle peut accepter et de ce qu’elle peut moins accepter.
Le défi est de continuer à proposer des places en virage à des prix extrêmement bas. Face au PSG, près de 40 % du public avaient payé l’équivalent d’un peu plus de 9 euros [en raison du prix des abonnements]. Nous proposons une gamme de prix extrêmement large qui part des virages et va jusqu’aux zones hospitalités, où les prix peuvent être très élevés. On va continuer à pratiquer une segmentation très fine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ L’actualité ne s’est pas limitée au départ de la Route du rhum et aux « Football Leaks ».
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Armel Le Cleac’h, Simone Biles et un faucon blessé, ce qu’il faut retenir de ce week-end sportif

L’actualité ne s’est pas limitée au départ de la Route du rhum et aux « Football Leaks ».



LE MONDE
 |    04.11.2018 à 23h22
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 09h47
    |

                            Youmni Kezzouf








                        


Oui, le PSG va devoir trouver de l’argent pour compenser la perte d’un contrat de sponsoring juteux sur décision de l’Union des associations européennes de football (UEFA).

   


Oui, les concurrents de la Route du rhum et leurs bateaux volants sont partis dimanche 4 novembre, direction la Guadeloupe.

   


Oui, dimanche, Marseille s’est fait gifler à Montpellier, qui prend la deuxième place de Ligue 1.

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Les faucons tu respecteras
Scandale dans l’armée américaine ! Lors d’un match de football américain entre les membres de la Air Force Academy (armée de l’air) et ceux de West Point (armée de terre), Aurora a été blessée. Aurora est un faucon de 22 ans. c’est la mascotte de l’académie de l’armée de l’air et elle a vraisemblablement été victime d’une mauvaise blague de la part des élèves de West Point. C’est ce que nous apprend le New York Times, qui rapporte que la bête serait blessée aux ailes.

Official statement: The U.S. Military Academy sincerely apologizes for an incident involving USMA cadets and the Ai… https://t.co/YOTEttDXHW— WestPoint_USMA (@U.S. Military Academy)


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Un porte-parole de l’académie de West Point s’est officiellement exprimé pour s’excuser, alors que des voix s’élèvent pour appeler à la sanction les plaisantins qui auraient blessé le rapace. Du plus mauvais effet, alors que le code d’honneur des élèves de West Point dit explicitement : « Un cadet ne ment pas, ne triche pas, ne vole pas et ne tolère pas ceux qui le font. » Oups.
Les matchs qui opposent les élèves des différentes académies militaires sont souvent l’objet de rivalités, de farces et autres blagues, qui impliquent régulièrement des vols de mascotte. Précisons, car il s’agit quand même de sport, que l’armée de terre a battu l’armée de l’air sur le score de 17 à 14.
Un hommage émouvant tu rendras

   


Pour leur premier match depuis la mort accidentelle du propriétaire du club dans un accident d’hélicoptère, les joueurs de Leicester ont gagné sur la pelouse de Cardiff (1-0). Un match particulièrement émouvant, où les hommages à Vichai Srivaddhanaprabha se sont succédé.
Après une minute de recueillement, les joueurs de Claude Puel ont dominé Cardiff grâce à un but de Demarai Gray. Le joueur a célébré son but en exhibant un tee-shirt en hommage au président du club, avec l’inscription « For Khun Vishai ». Après la victoire, plusieurs joueurs du club se sont envolés pour Bangkok, où ont lieu depuis samedi les funérailles du patron de l’entreprise King Power.
L’homme d’affaires thaïlandais, propriétaire du club de Leicester depuis 2010, est mort le 27 octobre dans un accident d’hélicoptère avec quatre autres personnes.
Une petite pause tu feras

   


Voir Roscoff et repartir. Quelques heures seulement après le départ de la Route du rhum, Armel Le Cleac’h a été contraint de s’arrêter pour une réparation. Un petit souci sur le système d’énergie du navire, mais plus de peur que de mal pour le skippeur qui a une histoire compliquée avec cette course : il y a quatre ans, il avait dû renoncer à prendre le départ à cause d’une blessure à la main. Cette année, il a chaviré quelques mois avant le départ, transformant la préparation pour le départ en course contre la montre pour réparer son maxi-trimaran de 32 mètres.

Grâce à la détermination de toute l’équipe, Armel vient de reprendre la course après un arrêt express à Roscoff ⛵️ #AllezArmel— VoileBanquePop (@Voile Banque Pop)


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Rapidement reparti après une réparation au large de Roscoff, le tenant du titre du Vendée Globe va devoir refaire son retard, alors que ses concurrents pour la victoire finale sont partis à toute vitesse.
C’est François Gabart qui a pris le meilleur départ, quittant le premier la Manche pour entamer sa traversée de l’Atlantique. Au moment de repartir, le Cléac’h comptait 69 milles nautiques de retard sur le leader. Cette année, les concurrents de la Route du rhum n’ont droit qu’à une seule escale technique sur leur parcours, mais celle d’Armel Le Cleac’h ne sera pas comptabilisée : elle a eu lieu dans un rayon de 150 milles du départ.
La femme du week-end : Simone Biles

   


Simone Biles était à la chasse aux records, et sa semaine de championnats du monde de gymnastique a été presque parfaite. L’Américaine de 21 ans faisait son retour à la compétition après une année sabbatique marquée notamment par son témoignage concernant les violences sexuelles subies de la part de l’ancien médecin de l’équipe américaine, Larry Nassar.
Elle a été médaillée lors de chacune des six épreuves disputées : quatre titres au concours général, par équipe, au sol et au saut, plus une médaille de bronze à la poutre et une d’argent aux barres asymétriques. Une moisson qui permet à Simone Biles de rentrer un peu plus dans l’histoire de son sport, en égalant le record de vingt médailles mondiales de la Russe Svetlana Khorkina. Avec ses quatre nouveaux titres, elle devient également la gymnaste la plus titrée aux championnats du monde, en dépassant le Biélorusse Vitaly Scherbo (quatorze titres contre douze).
Le chiffre du week-end : 85 ans
Ginette Bedard court trois heures par jour, tous les jours, à 85 ans. Ce dimanche, l’octogénaire s’est permis une petite rallonge, en bouclant son seizième Marathon de New York en six heures dix-neuf minutes. Seule participante de plus de 80 ans, la native de Metz se définit elle-même comme une accro à la course à pied, dans sa version la plus simple et naturelle.
Les compléments alimentaires ? « Ça coûte cher et c’est bidon. » Son alimentation ? « Mon petit vin, mon petit fromage, une petite glace. Tout avec mesure. » Sa tactique de course ? « J’écoute mon corps, et puis voilà. » 

Elle l’a fait ! Ginette Bedard a terminé son 16eme marathon de New York en 6H19, à 85 ans https://t.co/ba7w2X9gUb— ThomasUrbain1 (@Thomas Urbain)


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Cette sportive impressionnante ne s’est mise au marathon que sur le tard, à 69 ans. Trois ans plus tard, elle établissait son record sur la course de New York avec un temps impressionnant de trois heures quarante-six minutes. Avec seize marathons en seize ans, Ginette Bedard continue d’impressionner, et va pouvoir ajouter une nouvelle médaille à sa riche collection.
Les wikis du week-end
Facile
Latéral droit, j’ai inscrit un but pour mon équipe dans un match assez fou, dimanche.

   


Moyen
Deuxième meilleur buteur du championnat, je porte mon équipe en ce début de saison, et j’ai encore inscrit un doublé ce week-end.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Vichai Srivaddhanaprabha est mort le samedi 3 novembre dans un accident d’hélicoptère qui a laissé sous le choc le club de football de Premier League.
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Les joueurs de Leicester sont arrivés à Bangkok pour les funérailles de leur président

Vichai Srivaddhanaprabha est mort le samedi 3 novembre dans un accident d’hélicoptère qui a laissé sous le choc le club de football de Premier League.



Le Monde.fr avec AFP
 |    04.11.2018 à 22h40
   





                        



   


Les joueurs et le personnel de Leicester sont arrivés à Bangkok (Thaïlande) dimanche pour assister aux funérailles de leur président, Vichai Srivaddhanaprabha, mort comme quatre autres personnes le 27 octobre, dans un accident d’hélicoptère aux abords du King Power Stadium. Ces funérailles bouddhistes ont débuté samedi et doivent encore se poursuivre toute la semaine, à Wat Thepsirin, l’un des temples les plus célèbres de Bangkok, qui sert généralement de site pour les funérailles de notables thaïlandais.

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L’entraîneur de Leicester, Claude Puel, et son directeur, Jon Rudkin sont arrivés au temple vers 18 heures – 12 heures en France – le regard fixe devant les objectifs des photographes. Ils étaient suivis de près par le capitaine de l’équipe, Wes Morgan, et le gardien de but, Kasper Schmeichel, considéré comme le joueur le plus proche de Vichai Srivaddhanaprabha. Étaient également présents Vardy et Okazaki, les défenseurs Harry Maguire, Christian Fuchs et Ben Chiwell, les milieux Wilfred Ndidi, James Maddison, Marc Albrighton et Andy King, tous vêtus de costumes et de cravates noirs, la mine sombre et visiblement émus. Plusieurs personnalités politiques et hommes d’affaires thaïlandais sont attendus dans les prochains jours pour rendre un dernier hommage à Vichai Srivaddhanaprabha.
« Tu seras toujours dans nos cœurs »
Samedi 3 novembre, alors que Leicester affrontait Cardiff dans le cadre de la 11e journée du championnat anglais, joueurs et supporters anglais avaient fait part de leur émotion. Une minute de silence avait été observée avant le début de la rencontre, remportée 1-0 par Leicester, alors que les joueurs arboraient un Tshirt floqué du visage de leur président, souligné de l’inscription « tu seras toujours dans nos cœurs ».
Les supporters, eux, étaient venus en masse au pays de Galles et ont déployé une bannière sur laquelle était inscrit « RIP Vichai », suivi du logo du club que le milliardaire thaïlandais avait guidé vers un inattendu titre de champion d’Angleterre en 2016.

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                Vichai Srivaddhanaprabha, le milliardaire qui a changé la destinée du club de Leicester






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Mary Keitany devient la deuxième athlète la plus titrée sur le parcours new yorkais. Chez les hommes, l’Ethiopien Lelisa Desisa a bouclé l’épreuve en 2 h 05 min 01 sec.
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La Kényane Mary Keitany remporte le marathon de New York pour la quatrième fois

Mary Keitany devient la deuxième athlète la plus titrée sur le parcours new yorkais. Chez les hommes, l’Ethiopien Lelisa Desisa a bouclé l’épreuve en 2 h 05 min 01 sec.



Le Monde.fr avec AFP
 |    04.11.2018 à 19h37
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 19h38
   





                        



   


La Kényane Mary Keitany a remporté dimanche le marathon de New York chez les femmes pour la quatrième fois de sa carrière. Déjà lauréate de l’épreuve en 2014, 2015 et 2016, Keitany s’est imposé en solitaire en 2 h 22 min 48 sec.
Elle devient à 36 ans la deuxième athlète la plus titrée sur le parcours new-yorkais, derrière la Norvégienne Grete Waitz (neuf victoires). La Kényane, qui a également remporté le marathon de Londres à trois reprises, a devancé sa compatriote Vivian Cheruiyot (2 h 26 min 02 sec), championne olympique 2016 du 5 000 mètres et victorieuse à Londres en avril. Sacrée en 2017, l’Américaine Shalane Flanagan a pris la troisième place en 2 h 26 min 22 sec.

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L’Ethiopien Lelisa Desisa a de son côté remporté le marathon des hommes grâce à une accélération placée en fin de course. Double vainqueur du marathon de Boston (en 2013 et en 2015) et trois fois sur le podium à New York, Desisa, 28 ans, a bouclé l’épreuve en 2 h 05 min 59 sec. Il a résisté au retour de son compatriote Shura Kitata (2 h 06 min 01 sec) dans le final à Central Park.
Le tenant du titre kenyan Geoffrey Kamworor, invaincu cette saison, s’est classé 3e en 2h 06 min 26 sec, tandis que l’Ethiopien Tamirat Tola a fini 4e en 2h 08 min 30 sec.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ L’OM, inoffensif en attaque, a pris trois buts en seconde période face à des Montpelliérains déchaînés. Montpellier est deuxième de Ligue 1, Marseille s’enfonce dans la crise.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Net vainqueur de Guingamp, le FC Nantes grimpe au 10e rang du championnat. L’ancien sélectionneur du Japon se félicite d’avoir ramené de la rigueur à une équipe naufragée à son arrivée, il y a un mois.
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Ligue 1 : la métamorphose de Nantes, « japonisée » par Vahid Halilhodzic

Net vainqueur de Guingamp, le FC Nantes grimpe au 10e rang du championnat. L’ancien sélectionneur du Japon se félicite d’avoir ramené de la rigueur à une équipe naufragée à son arrivée, il y a un mois.



LE MONDE
 |    04.11.2018 à 19h15
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 08h52
    |

                            Youmni Kezzouf








                        



   


Arrivé en opération commando au chevet de son ancien club, Vahid Halilhodzic avait commencé son mandat avec un discours inspiré de Winston Churchill, promettant « du travail et de la souffrance » à ses joueurs englués à la 19e place du classement. Il n’y a pas eu de temps pour les larmes : depuis son arrivée, ses joueurs ont engrangé neuf points en quatre matchs de Ligue 1 et sont remontés, grâce à un succès 5-0 contre Guingamp dimanche 4 novembre, à la dixième place du classement.
Mieux, les Canaris font pour l’instant mentir la réputation défensive de leur entraîneur, et enchaînent les cartons : 4-0 contre Toulouse, 3-0 en Coupe de la Ligue contre Montpellier, 5-0 contre Guingamp. C’est simple, en Ligue 1, les Nantais marquent plus que tout le monde, PSG excepté, depuis l’arrivée de l’ancien attaquant nantais sur le banc. Presque trois buts par match, quand sous Miguel Cardoso les mêmes joueurs se contentaient d’un seul.
« On a un petit peu “japonisé” Nantes, et ça a payé »
Le technicien bosnien, connu pour sa méthode rigoureuse et besogneuse, a d’abord assisté impuissant au naufrage de son équipe à Bordeaux, pour sa prise de fonctions. « On part de loin, sur tous les plans », déplorait-il après la défaite 3-0. Réclamant à l’envi des efforts supplémentaires et des preuves d’orgueil de la part de ses joueurs, Vahid Halilhodzic semblait promis à un calvaire.

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Plus pragmatique que son prédécesseur Miguel Cardoso, resté fidèle jusqu’au bout de son court mandat à ses idées de jeu ambitieuses, l’entraîneur bosnien a pourtant rapidement obtenu l’adhésion de ses joueurs. « J’aime beaucoup le travail que l’on fait avec lui. On a beaucoup changé dans la mentalité, le travail et l’intensité. On se sent bien physiquement et mentalement », explique le défenseur Diego Carlos.
« Je pense qu’on a un petit peu “japonisé” Nantes dans le travail, dans le comportement, dans le respect, dans la ponctualité, et ça a payé, a dit l’ancien sélectionneur du Japon en conférence de presse, dimanche. Ce n’est pas une baguette magique, ça, c’est sûr, parce qu’il y a eu un petit peu de travail. »
Défense solide
Même si le FC Nantes affiche une moyenne de plus de trois buts par match depuis quelques semaines, son entraîneur continue de répéter que tout part de la défense. Depuis la lourde défaite contre Bordeaux, les Canaris n’ont encaissé qu’un seul but. Bien mieux qu’en début de saison, quand la défense nantaise prenait l’eau à chaque match ou presque. Oubliées les longues phases de possession, souvent stériles, du début de saison. Désormais le FC Nantes joue plus bas, attend son adversaire, mais parvient à chaque fois à faire la différence en contre-attaque.

77% - Les 13 tirs cadrés tentés par Emiliano Sala en Ligue 1 cette saison:

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— OptaJean (@OptaJean)


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Outre son assise défensive retrouvée et la meilleure implication de ses joueurs, le FC Nantes s’amuse dans le sillage d’un exceptionnel Emiliano Sala, deuxième meilleur buteur du championnat avec dix réalisations. Et tout l’effectif a retrouvé confiance. Valentin Rongier, buteur contre Guingamp, abondait dans ce sens après la rencontre : « Si moi je marque, c’est que c’est vraiment bon signe. Toute l’équipe se sent bien en ce moment. »
Revenus dans un milieu de tableau qui colle davantage aux ambitions du club, les Nantais vont devoir confirmer sur la durée. Et si les relations avec l’omniprésent président Waldemar Kita sont pour l’instant au beau fixe, elles seront certainement scrutées lors des premiers remous dans la saison du FC Nantes.
« Il faut garder beaucoup d’humilité, mais je pense qu’ils en sont conscients, dit Halilhodzic. Et puis, moi, chaque jour, je leur fais une petite pique pédagogique et psychologique pour leur dire “attention, les gars, quand on gonfle très très vite, ça pète !”. »

Montpellier coule Marseille, match fou à Saint-Etienne
Montpellier a plongé Marseille dans la crise et, accessoirement, pris la deuxième place de Ligue 1 en s’impose 3-0 dimanche soir à la Mosson. Gaëtan Laborde a inscrit un doublé en deuxième période et Paul Lasne a marqué le troisième but pour des Héraultais euphoriques, après avoir été très discrets en première période.
Marseille est resté timide tout au long de la rencontre, ne cadrant une frappe qu’à la 86è minute, même si Germain et Payet auraient pu lui donner l’avantage en début de match. Sixième, l’OM est à 6 points du podium.
Un peu plus tôt, Saint-Etienne a renoué avec la victoire en s’imposant sur le fil aux dépens d’Angers (4-3) dans un match fou. Menés 3-2 à vingt minutes de la fin, les Verts ont pris définitivement l’avantage sur un tir de Romain Hamouma détourné par Romain Thomas (89e).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ La mode des trottinettes électriques fait grimper l’accidentologie. Mais la bonne vieille patinette est un moyen ludique de faire de l’activité physique.
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édition abonné


La trottinette à la moulinette de la science

La mode des trottinettes électriques fait grimper l’accidentologie. Mais la bonne vieille patinette est un moyen ludique de faire de l’activité physique.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    04.11.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 13h59
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            

Chronique. Pour le vélo, l’affaire est entendue. Sans ou avec assistance électrique, c’est tout bénef pour la santé. Quid des trottinettes ? S’agissant des modèles électriques, qui déferlent depuis quelques mois dans les grandes villes, la littérature scienti­fique est quasi inexistante, exception faite de rares articles sur l’accidentologie. En 2017, des Israéliens s’inquiètent ainsi, dans Traffic Injury Prevention, de l’augmentation exponentielle des accidents de vélo à assistance électrique (VAE) et de trottinette électrique (ou « e-trottinette »).
Les accidents de la circulation impliquant un vélo ou une trottinette électrique ont été multiplié par six en trois ans.
En analysant la base nationale des traumatismes entre 2013 et 2015, ils ont recensé 27 733 hospitalisations faisant suite à un accident de la circulation, dont 795 (2,9 %) impliquant un VAE ou une e-trottinette. Leur nombre a été multiplié par six en trois ans. La plupart des blessés sont les conducteurs de ces engins (VAE dans 84 % des cas, e-trottinette dans 8 %), mais 67 piétons ont aussi fini à l’hôpital. Les blessures de la tête et du cou sont fréquentes, en lien avec le port insuffisant de casque.
En France, les données disponibles de la sécurité routière regroupent les accidents de rollers et de trottinettes, et ne distinguent pas les modèles ­classiques des modèles électriques – c’est désormais le cas depuis ­début 2018. Mais la traumatologie ­semble aussi à la hausse, avec 285 blessés par accidents de rollers et trottinettes en 2017, pour 230 en 2016 (et 6 décès en 2016, 5 en 2017).
Quant aux bienfaits de la trottinette (sans moteur) pour la santé, les données de la science sont aussi limitées. On recense principalement trois études, dont la plus récente, australienne, est parue en 2016 dans le Journal of Physical Activity and Health. Chez une cinquantaine d’enfants âgés de 9 à 14 ans, les chercheurs ont comparé les dépenses énergétiques...




                        

                        


<article-nb="2018/11/05/19-13">
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le Serbe, de nouveau numéro un mondial, a été boudé toute la semaine par le public parisien. Jusqu’à ce qu’il s’incline en finale contre le jeune Russe, dimanche.
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Tennis : battu par Karen Khachanov, Novak Djokovic récolte enfin l’ovation de Bercy

Le Serbe, de nouveau numéro un mondial, a été boudé toute la semaine par le public parisien. Jusqu’à ce qu’il s’incline en finale contre le jeune Russe, dimanche.



Le Monde.fr avec AFP
 |    04.11.2018 à 17h18
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 20h50
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


Malheureux Novak Djokovic… Il lui a fallu attendre d’être à terre pour recueillir les suffrages du public de Paris-Bercy. Le meilleur joueur de la saison n’a jamais été aussi applaudi de la semaine que ce dimanche 4 novembre, lorsque la foule comprit qu’il ne sortirait pas vainqueur de son duel avec Karen Khachanov et assourdit les tribunes en scandant son surnom (« Nole »). En finale, la machine à gagner serbe a été broyée par un rouleau compresseur russe (7-5, 6-4), lui qui restait sur 22 victoires de rang depuis début août.
La veille contre Roger Federer, malgré quelques soutiens ici ou là au cours des trois heures d’une demi-finale magistrale (7-6, 5-7, 7-6), le constat a dû le chagriner. Malgré tout le mal qu’il se donne, malgré les preuves d’amour grandiloquentes qu’il lance aux spectateurs en fin de match, malgré ses mots doux, ses remerciements et sa maîtrise du français chaque saison un peu plus impressionnante, et surtout, malgré ses records, il n’aura jamais les faveurs du public à la manière d’un Federer ou d’un Nadal.
Des failles puis le retour du « monstre »
On aurait pu penser que les failles exposées au grand jour ces deux dernières années puis son fulgurant retour au sommet du tennis mondial cette saison auraient changé la donne. Entre 2011 et 2016, le Serbe avait construit un « monstre », comme Federer au temps de sa splendeur sans Nadal et le moindre rival. Après le titre tant attendu à Roland-Garros, Djokovic avait le blues au cœur et au corps. Opéré au coude droit après l’Open d’Australie cette année, il était l’ombre de lui-même à son retour, en mars.
Et puis ce furent les retrouvailles avec le coach de toujours, Marian Vajda, et presqu’aussitôt la réussite, à nouveau. Titres à Wimbledon, Cincinnati, l’US Open et Shanghaï. Djokovic avait repris le costume du « Djokosmic » des cinq glorieuses, et du même coup la place de numéro un mondial à Nadal. Depuis le 9 août, plus personne n’avait réussi à enrayer sa folle remontée… jusqu’à ce dimanche.
Novak Djokovic n’a peut-être pas la reconnaissance de la foule, mais il a celle de ses pairs, à commencer par son bourreau du jour, qui lui a rendu un hommage appuyé après le match. « C’est une inspiration, quand on voit tous les titres qu’il a gagnés dans sa carrière, tous les plus grands trophées… Et puis la manière dont il se comporte sur le court, et en dehors. C’est un des meilleurs joueurs de tennis de l’histoire, il n’y a pas à discuter. Il est dans la lignée de Rafa et Roger, bien sûr, énuméra Khachanov. Quand on voit la façon dont il est revenu après avoir traversé des moments difficiles l’an dernier, et dont il a repris la place de numéro un mondial, on ne peut que s’en inspirer. Pas seulement moi, mais tous les joueurs. »

   


Outsider, le Russe de 22 ans disputait la première finale de Masters 1000 de sa carrière. Karen Khachanov a réussi là où tous les joueurs avaient échoué ces dernières semaines : surprendre Djokovic, lui faire visiter le court et faire plier sa défense jusqu’à l’écœurement. Du fond du court, il impose sa puissance et finit souvent par faire exploser l’adversaire. La veille déjà, il avait mis Dominic Thiem sous pression durant 1 h 10, ne le laissant pas s’installer dans les rallyes et le poussant à la faute.
Une solidité mentale contrairement à Safin
Son grand gabarit (1,98 m), son service, ses frappes lourdes et son revers à deux mains ne sont pas sans rappeler son illustre compatriote Marat Safin. Mais la comparaison s’arrête là. Khachanov n’a ni le charisme de son aîné ni son tempérament volcanique. Dimanche en finale, plus que son jeu, c’est surtout sa solidité mentale qui a bluffé. Jamais il n’a montré la moindre trace de nervosité malgré sa première finale à ce niveau, y compris quand il fut mené 3-1 dans le premier set ou quand il manqua deux balles de double break à 4-2 dans le deuxième.
Certes, la demi-finale contre Roger Federer avait laissé des traces, ses jambes étaient souvent à l’arrêt dimanche et sa première balle moins fiable, mais Djokovic donnait l’impression de se battre plus contre lui-même que contre l’adversaire.
Un titre à Moscou il y a deux semaines, et maintenant à Bercy : Karen Khachanov a montré qu’il faudra compter sur lui comme spécialiste du dur indoor. En quatre jours, il vient de battre autant de Top 10 : 45e mondial en début de saison, il sera 11e lundi et confirme ainsi les dires de Rafael Nadal, qu’il a poussé dans ses retranchements deux fois cette saison : « Il progresse sans cesse, il est jeune, il a tout, je le lui prédis un grand avenir. » 

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Les accords à l’amiable avec le PSG et Manchester City dans le cadre du fair-play financier et la réforme de la Ligue des champions illustrent la complaisance des dirigeants de la Confédération.
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Article sélectionné dans La Matinale du 04/11/2018
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« Football Leaks » : la faiblesse de l’UEFA face aux grands clubs européens

Les accords à l’amiable avec le PSG et Manchester City dans le cadre du fair-play financier et la réforme de la Ligue des champions illustrent la complaisance des dirigeants de la Confédération.



LE MONDE
 |    04.11.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 09h09
    |

            Rémi Dupré








                        



                                


                            

Au siège de l’Union des associations européennes de football (UEFA), à Nyon (Suisse), on ne s’est pas pressé pour commenter les révélations des « Football Leaks », cette série d’enquêtes réalisées à partir de « plus de 70 millions de documents » par le consortium European Investigative Collaborations (ECI), dont fait partie le site Mediapart.
Et pour cause : les dirigeants de la Confédération du Vieux Continent, ainsi que leurs prédécesseurs, se retrouvent comme nus après ce déballage. Il montre comment, face aux menaces des clubs les plus riches, ils ont cédé aux exigences de ces derniers, pour alléger les sanctions du « fair-play financier » (FPF) et redessiner une Ligue des champions qui leur soit encore plus favorable.
Complaisance
Vendredi 2 novembre, Mediapart a révélé que le Qatar, propriétaire du Paris-Saint-Germain (PSG) depuis 2011, avait réussi à contourner les règles du FPF, ce mécanisme introduit par l’UEFA en 2010, et en vertu duquel les équipes continentales ne doivent pas dépenser plus qu’elles ne gagnent sous peine de sanctions.
Pièces à l’appui, l’ECI affirme que le club de la capitale « a été couvert » par la confédération et ses deux anciens dirigeants : son ex-président Michel Platini (2007-2015), qui avait voté en faveur du Qatar lors du scrutin d’attribution du Mondial 2022, et son ancien secrétaire général, Gianni Infantino (2009-2016), actuel dirigeant de la Fédération internationale de football (FIFA). En avril 2014, M. Infantino a ainsi négocié un accord à l’amiable avec les hiérarques du PSG, ainsi qu’avec ceux de Manchester City, propriété du cheikh Mansour d’Abou Dhabi, un club dont le déficit était alors abyssal (233 millions d’euros de pertes entre 2011 et 2013).
Alors que la chambre d’instruction de l’instance de contrôle financier des clubs (ICFC) du FPF est censée être indépendante et souveraine, M. Infantino mène les tractations dans son dos et fait preuve de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Les 123 skippeurs participant à la course transatlantique à la voile viennent de partir de Saint-Malo. Un défi logistique pour les organisateurs.
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Route du Rhum 2018 : les règles du départ en un coup d’œil

Les 123 skippeurs participant à la course transatlantique à la voile viennent de partir de Saint-Malo. Un défi logistique pour les organisateurs.



LE MONDE
 |    04.11.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 16h02
    |

            Véronique Malécot








                        


La minute, comité de course, porte du cap Fréhel… Autant de termes qui vont être utilisés dimanche 4 novembre, au moment du départ de la onzième édition de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, la course transatlantique à la voile. Moment souvent crucial pour les marins, moment d’émerveillement pour le public, le départ reste souvent un instant difficile à comprendre pour les non-initiés aux règles des courses à la voile.
Le départ de la Route du Rhum est donné tous les quatre ans, au large de la pointe du Grouin, à l’est de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). De là, les skippeurs filent vers le cap Fréhel, pour passer entre deux bouées matérialisant une « porte » à franchir au pied de la falaise, avant de remonter vers l’île de Bréhat, puis la pointe de la Bretagne et sortir de la Manche.

   


Dimanche, ils seront 123 skippeurs à s’élancer à 14 heures pour cette édition de la Route du Rhum, sur des bateaux de 11 à 32 mètres. Face à cet afflux de participants et à la diversité des bateaux, la direction de course a dû imaginer tout un dispositif pour que le départ se passe au mieux.
Les six classes de bateaux sont réparties par taille le long d’une ligne de trois milles nautiques (5,5 km), avec, au centre, le navire du comité de course chargé de donner le départ et de surveiller la bonne application des règles.

   


Avant le départ, les concurrents ont le droit de traverser la ligne pour pouvoir se placer au mieux par rapport à leurs adversaires. Sauf dans la dernière minute, appelée « la minute ». Si les concurrents passent la ligne durant cette minute, ils doivent faire le tour du bateau comité et repasser la ligne de nouveau.
Côté parcours, une nouveauté cette année. Les skippeurs n’ont plus droit qu’à une seule escale pour réparer. Néanmoins, juste après le départ et dans un rayon de 150 milles nautiques (278 km) autour de Saint-Malo, ils peuvent s’arrêter sans que cela compte pour une escale.
Selon les estimations des organisateurs de la Route du Rhum, les Ultimes devraient traverser l’Atlantique en six jours, laissant présager ainsi un nouveau record dans l’épreuve. Pour les derniers concurrents la ligne d’arrivée fermera le 2 décembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le navigateur canadien parraine le challenge « 98 secondes pour l’éternité », créé pour commémorer sa victoire lors de la première édition de la Route du Rhum, en 1978.
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Mike Birch : « On peut regretter qu’il y ait tant d’argent dans la voile »

Le navigateur canadien parraine le challenge « 98 secondes pour l’éternité », créé pour commémorer sa victoire lors de la première édition de la Route du Rhum, en 1978.



LE MONDE
 |    04.11.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 21h32
    |

            Véronique Malécot








                        



   


Une tasse de thé à la main, Mike Birch est calé dans un coin de la cabine, délaissant le siège du pilote tout proche. Au dehors, les bruits de la foule venue admirer, à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), les bateaux de la onzième Route du Rhum. Mais le navigateur canadien s’en soucie peu. Il est venu dans la ville corsaire uniquement pour soutenir son vieil ami Charlie Capelle, qui prendra le départ de l’épreuve, dimanche 4 novembre, à bord d’Acapella, le bateau jumeau (ou sistership) du trimaran Olympus Photo, avec lequel il a lui-même remporté la première édition de la Route du Rhum en 1978.
C’est là, à bord de ce petit voilier de douze mètres à peine, que Le Monde a pu rencontrer le premier vainqueur de la Route du Rhum. « Mon père ne m’a jamais forcé à faire quelque métier que ce soit. » Du coup, Mike Birch a été successivement mineur, ouvrier du pétrole, puis cow-boy en Colombie-Britannique, avant de s’embarquer comme matelot sur un cargo pour rejoindre l’Angleterre.
« Arrivé là-bas, je me suis renseigné sur la manière de me procurer un bateau. J’ai alors rencontré Peter Haward [un convoyeur professionnel]. C’est ainsi que je suis venu à la voile, en convoyant des bateaux », se souvient le marin qui semble regretter de ne pas avoir commencé dès son enfance, comme nombre de coureurs.
Une autre rencontre sera ensuite déterminante, celle de Walter Greene, un constructeur de bateaux dans le Maine, aux Etats-Unis, qui deviendra son ami. « Pour le premier Rhum, j’ai demandé à Walter Greene si je pouvais lui emprunter un bateau. Il m’a répondu oui, on partagera l’argent du prix. » Mike Birch était heureux.
« J’étais juste un type un peu fou. J’ai eu de la chance »
La suite, tout le monde la connaît. Le 28 novembre 1978, à la sortie du canal des Saintes en Guadeloupe, Olympus Photo surgit de nulle part et Mike Birch l’emporte avec 98 secondes sur Michel Malinovsky, dont la victoire était déjà annoncée. Le Canadien entre ainsi dans la légende de la course au large.
Modeste, le navigateur secoue la tête quand on lui rappelle que certains le voyaient comme un outsider en 1978. « Je n’ai jamais rêvé de remporter la Route du Rhum. J’étais juste un type un peu fou. J’ai eu de la chance. Tout est une question de chance. C’est cette Route du Rhum-là qu’il fallait gagner, je me suis amusé. »
Quarante ans plus tard, Mike Birch accompagne toujours la course. Il est le parrain du challenge « 98 secondes pour l’éternité », créé pour commémorer cet épisode mythique.
Trois marins vont tenter de reproduire le duel Olympus Photo – Kriter V. Deux, Charlie Capelle et François Corre, feront la course sur des sistership d’Olympus Photo. Face à eux, le Malouin Bob Escoffier tentera de les battre à bord du véritable Kriter V de Michel Malinovsky.
Mike Birch regarde par le hublot. On aperçoit Kriter V de l’autre côté du bassin. Son regard bleu azur pétille de malice : « Le bateau, là ? Je suis sûr qu’ils peuvent le battre. Charlie Capelle mène son bateau très bien depuis longtemps. C’est une bonne chose que quelqu’un comme lui puisse garder le même bateau des années et partir demain pour sa cinquième traversée avec lui, c’est fantastique. Il y a toujours un vrai lien entre le coureur et son bateau. » 
« Personne ne connaît cette course »
Mike Birch regarde avec fierté à l’intérieur du petit trimaran jaune, dont il est le parrain. Un ordinateur a fait son apparition à la place de la table à cartes, quelques modifications de-ci de-là par rapport à Olympus Photo. Pour le marin, les trimarans de type A’Capella représentent le bateau « vraiment parfait ». 
Il l’admet toutefois : « Maintenant, on ne pourrait plus gagner avec un bateau comme celui-là et dans ces conditions. » « Il y a de plus en plus de très gros bateaux très technologiques, c’est de plus en plus cher », relève-t-il. Pour le déplorer : « C’est dommage, mais même si on ne peut pas arrêter le progrès, on peut regretter qu’il y ait tant d’argent dans la voile ! »
Il regrette également que la Route du Rhum reste très franco-française. « Par exemple, chez moi, en Colombie-Britannique, personne ne connaît cette course. A l’est, on la connaît déjà un peu plus, mais ce n’est finalement pas très connu », déplore-t-il.
Mike Birch évoque son livre, J’ai chevauché les océans (mars 2017), posé sur le banc entre nous. Le marin reconnaît avoir, désormais, un peu tourné la page de la navigation. « J’ai encore un bateau en Colombie-Britannique, mais je ne parviens pas à le vendre. C’est triste. »
Pourtant, à la question de savoir s’il choisirait aujourd’hui de courir la Route du Rhum ou la Golden Globe Race, le tour du monde l’ancienne, le skippeur répond qu’il pencherait pour la seconde. « Elle doit être très dure. Partir comme cela sans moyens modernes… » Il sourit. « Vous savez j’ai dû apprendre tout seul à me servir d’un sextant. »

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Ce 1er novembre, Mike Birch fêtait ses 87 ans, juste avant que la course qui l’a fait entrer dans la légende de la voile fête elle-même ses 40 ans, dimanche, avec une participation record de 123 concurrents.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le Suisse n’a pu venir à bout du Serbe, vainqueur 7-6, 5-7, 7-6. Dimanche, le futur numéro un mondial affrontera en finale le Russe Karen Khachanov.
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A Bercy, Novak Djokovic fait plier Roger Federer

Le Suisse n’a pu venir à bout du Serbe, vainqueur 7-6, 5-7, 7-6. Dimanche, le futur numéro un mondial affrontera en finale le Russe Karen Khachanov.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 21h53
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 22h29
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


A 37 ans, Roger Federer n’était « pas venu à Bercy pour gagner ». Il voulait juste « jouer ce tournoi sans pression, voir ce qu’il se passe sans grandes attentes ». Même si on n’était pas obligé de le croire… Alors oui, le Suisse n’a pas gagné le tournoi, vaincu par Novak Djokovic en demi-finale, samedi 3 novembre. Mais comme en témoigne le score (6-7, 7-5, 6-7) et la durée de la recontre (3 h 03), il a livré sa meilleure prestation depuis l’Open d’Australie, qui plus est contre le meilleur joueur de la saison, et « c’est déjà pas mal », comme il dit.
On annonçait un match « pop-corn », le duel tint ses promesses dès le début. Un premier set aussi long que les deux premiers matchs de l’idole, de retour à Paris après trois ans : 1 h 11 d’échanges souvent accrochés, parfois frémissant, et quelques coups de génie comme cette volée réflexe à l’aveugle d’un Federer pas malchanceux à 4-3 dans le second set, sur un passing de Djokovic venu accrocher la bande du filet.
Les deux joueurs s’étaient délestés de toute pression avant cette demi-finale, mais on ne put que constater que l’un comme l’autre n’avaient pas la décontraction affichée fin septembre à Chicago lors de la Laver Cup, l’exhibition initiée par le Suisse. Cette demi-finale de Masters 1000, tous deux en faisaient une question d’honneur : l’un voulait montrer qu’il mérite sa place de meilleur joueur de la saison, l’autre lorgnait le 100e titre de sa carrière.

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Moins aérien que face à Nishikori

Roger Federer being Roger Federer.

— gasparlanca (@Gaspar Ribeiro Lança)


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Dans les tribunes, l’ambiance fut loin d’être aussi électrique que lors des deux premières apparitions du Suisse sur le court central parisien, face à Fabio Fognini puis Kei Nishikori. Se rendant coup pour coup, les deux hommes sont contraints d’être départagés au tie-break : d’abord aux commandes, réalisant par deux fois le minibreak, Roger Federer manque ensuite d’opportunisme, gâche une balle de set et se désunit dans le money-time, laissant son adversaire conclure le premier set à sa première occasion.
Novak Djokovic, plus appliqué que la veille face à Marin Cilic, ne connaît pas de sautes de concentration et se repose sur sa première balle. En face, Federer lâche quelques vilaines fautes directes, notamment en revers, et se montre moins aérien que la veille face à Nishikori. Dans le deuxième set, les deux joueurs ne sont pas loin de céder leur engagement d’entrée, puis les jeux défilent sans encombre jusqu’à 5-4.
Federer serre alors le poing, dans les tribunes, sa femme Mirka l’encourage, mais il ne parvient pas à prendre l’avantage au jeu suivant. Et c’est au tour du futur numéro un mondial (il le sera lundi) de lui mettre la pression. Djokovic a l’occasion de faire le break mais échoue, et Federer reprend l’avantage à 6-5. C’est finalement le Serbe qui finit par flancher et permet à son rival, après 2 h 09 de jeu, de recoller à une manche partout (7-5) sur un coup droit mitrailleur long de ligne. Le clan Federer se lève, les 14 000 spectateurs exultent et font trembler les tribunes de Bercy. Ils auront le droit à leur troisième set.
Ce samedi à Bercy, contrairement à ce qu’il montre depuis la saison sur gazon, Federer tient l’échange et parvient à exploiter les rares failles de Djokovic, qui lui résiste depuis le Masters de Londres, fin 2015. Depuis le 9 août, personne n’est parvenu à enrayer la machine serbe, vainqueur coup sur coup de Cincinatti, l’US Open et Shanghaï. Contrairement à Cincinnati, où le Suisse avait, selon lui, livré face à lui le « pire match de [sa] carrière en retour », il parvient à lire les services de Djokovic.

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« Mon dernier match à Paris ? Aucune idée »

   


Malgré une alerte d’entrée de troisième set, Federer reste devant au score. Les deux joueurs ne sont ensuite plus inquiétés sur leurs mises en jeu jusqu’à 4-4, moment où le service du numéro 3 mondial se grippe. Frustré d’avoir loupé deux occasions de faire le break, Djokovic fracasse sa raquette de répit et se fait réprimander par le public et par l’arbitre. Fidèle à sa réputation de meilleur retourneur du circuit, il renvoie tout, mais finit par plier devant les accélérations du Suisse. L’image est rare pour être notée.
Comme au premier set, les deux joueurs en arrivent au tie-break. Rapidement, Djokovic mène 3-1, puis 4-1 après une double faute de Federer, et se procure bientôt cinq balles de match. La troisième sera la bonne. Federer a eu sa chance dans ce match, mais la constance de son adversaire, qui rencontrera dimanche en finale le jeune Russe Karen Khachanov, a fait la différence. 
« On a eu des matchs épiques dans notre rivalité mais celui-ci fait assurément partie des meilleurs, dira le vainqueur. Avec la demi-finale que j’ai jouée face à Nadal à Wimbledon, c’était le match le plus excitant que j’ai joué cette année, et probablement celui avec la meilleure qualité de tennis. »
« J’ai quelques regrets certes, quand on fait un match aussi serré, on en a toujours. Notamment une balle de set, des points à 15A ou 30A. Mais c’était un bon tournoi, analysait de son côté à chaud le Suisse, la mine logiquement défaite. Novak est sur une dynamique, ça se sent. Il protège très bien son service. A la fin, ça se joue à des détails ici ou là. Quand je prends un peu de recul, je me dis que c’était une très bonne chose de venir à Paris. »
Et quand on lui demanda si ses admirateurs parisiens venaient de le voir pour la dernière fois de sa carrière à Paris, le Suisse eut cette réponse vague : « Aucune idée. Si c’était le dernier match, il était bon en tout cas. Pour Roland, je déciderai en fin d’année, il faut que je voie à quel point cela a un impact sur ma préparation physique. Bercy, l’année prochaine ? Comme chaque année, après Bâle, c’est toujours compliqué. Je ne peux pas trop me projeter. Je n’espère pas que c’était mon dernier match. » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ L’AS Monaco de Thierry Henry perd à Reims et se trouve 19e de Ligue 1. Dominé par les Girondins de Bordeaux, l’Olympique lyonnais n’accroche qu’un seul point à domicile.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Ligue 1 : Monaco en grand danger, Lyon et Bordeaux un peu perdus

L’AS Monaco de Thierry Henry perd à Reims et se trouve 19e de Ligue 1. Dominé par les Girondins de Bordeaux, l’Olympique lyonnais n’accroche qu’un seul point à domicile.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 19h09
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 10h03
   





                        



   


Regard dans le vague et bouche fermée, Thierry Henry fixe la centaine de supporteurs monégasques descendus au bord de la pelouse pour manifester leur colère à l’encontre de leurs joueurs. Le capitaine Radamel Falcao et son second, Kamil Glik, n’ont pas calmé les nerfs des ultras ayant fait le déplacement à Reims, samedi 3 novembre.
Que pouvaient-ils dire ? L’AS Monaco, championne de France il y a un an et demi, est 19e de Ligue 1 avec une seule victoire depuis le début de saison, toutes compétitions confondues. Elle s’est inclinée en Champagne 1-0, sur une jolie frappe enroulée de Mathieu Cafaro à la 24e minute, et n’a cadré qu’un seul tir.
Dimanche, si Guingamp prend un point à Nantes, Monaco sera lanterne rouge du championnat. Le prochain adversaire des hommes de Thierry Henry en championnat sera le Paris Saint-Germain, au Parc des Princes, pour ce qui ne sera plus un choc. Il semble acquis que les rivaux de l’ASM cette saison seront Amiens, Dijon ou Caen. Coup de chance pour Monaco : ces trois équipes ont aussi perdu, samedi, dans les autres matches de la 12e journée.

Les résultats de la 12e journée
Samedi :
Nice 1 - 0 Amiens
Dijon 0 - 4 Nîmes
Caen 1 - 2 Rennes
Strasbourg 1 - 1 Toulouse
Reims 1 - 0 Monaco
Lyon 1 - 1 Bordeaux
Vendredi : 
PSG 2 - 1 Lille


Plus haut dans le classement, Lyon et Bordeaux sont repartis dos à dos (1-1), mais ce n’est pas pour autant qu’ils savent où ils vont : l’Olympique lyonnais n’aura pas davantage de certitudes sportives après ce match nul à domicile tandis que les Girondins restent dans le ventre mou avant d’être vendus pour de bon à leur nouveau propriétaire américain et ses objectifs incertains.
Le Danois Andreas Cornelius a inscrit le dernier but de l’ère M6 à Bordeaux, qui sera revendu officiellement mardi, après 500 minutes d’inefficacité des Girondins. Il a égalisé à la 72e minute, répondant à l’ouverture du score, en fin de première période, de Houssem Aouar.
C’est par un déluge de sifflets que le public lyonnais a accueilli la nouvelle contre-performance des siens qui, faut de séduire, parvenaient encore à gagner, ces derniers temps, en championnat. Une partie de ses joueurs a parfois semblé se désintéresser du match à commencer par Memphis Depay qui s’était plaint, le week-end dernier à Angers, de n’être pas titulaire.

   


Bordeaux pouvait espérer mieux
Bruno Genesio ne l’avait pas sanctionné et l’a placé samedi dans une configuration que certains supporteurs lyonnais appelaient de leur vœu : aux côtés de Moussa Dembélé et devant un milieu en losange dont Nabil Fekir, de retour de blessure, constituait la pointe avancée.

1re : 4-4-2 losange
45e : 4-2-3-1
72e : 4-3-3
83e : 4-4-2 à plat

— Prugneau (@Pierre Prugneau)


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L’organisation tactique a changé à plusieurs reprises mais rien n’y a fait : la cause des maux lyonnais était moins le système que les défaillances individuelles, dont toujours celle de Marcelo, son défenseur central brésilien, doublement coupable sur l’égalisation bordelaise.
« Il est difficile de trouver quelque chose qui peut me plaire, a pesté l’entraîneur des Gones. Certainement, c’est le plus mauvais match depuis très longtemps. » 
Bordeaux aurait pu obtenir bien plus à Lyon s’il avait mieux géré ses situations de contre et si ses attaquants, parfois mis en position idéale, s’étaient montrés plus précis : sur 17 tirs, Bordeaux n’en a cadré que trois. Une fois de plus, l’OL a concédé bien trop d’occasions pour un prétendant à l’Europe.
Il faudra un autre Olympique lyonnais pour résister à Hoffenheim, mercredi, en Ligue des champions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Cet Ouzbek de 67 ans, considéré comme un grand trafiquant de drogue, a été élu président de l’AIBA, en dépit des avertissements du Comité international olympique.
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L’avenir olympique de la boxe s’assombrit après l’élection de Gafur Rakhimov à la tête de la Fédération internationale

Cet Ouzbek de 67 ans, considéré comme un grand trafiquant de drogue, a été élu président de l’AIBA, en dépit des avertissements du Comité international olympique.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 18h18
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 06h39
    |

            Clément Guillou








                        



   


Le milieu de la boxe est suffisamment rude pour ne pas se laisser intimider par le Comité international olympique (CIO) : samedi 3 novembre, à Moscou (Russie), la Fédération internationale de boxe (AIBA) a élu à sa tête l’homme d’affaires ouzbek Gafur Rakhimov, malgré les mises en garde inhabituelles de l’instance olympique.
Le CIO s’inquiétait de voir se pérenniser l’installation de cet homme de 67 ans à la tête de l’AIBA ; jusqu’alors, il était président par intérim. Il a été accusé par le Trésor américain, en décembre 2017, d’être « l’un des criminels les plus importants d’Ouzbékistan et un acteur important du trafic d’héroïne ».
Il a toutefois été élu par 86 délégués sur 138 face à son seul adversaire, l’ex-boxeur kazakh Serik Konakbayev, qui avait obtenu, mardi, de pouvoir concourir après un appel réussi devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne (Suisse).
Ce choix de l’AIBA en faveur de Gafur Rakhimov, ancien entraîneur de boxe en Union soviétique (URSS), jadis l’homme fort du comité olympique ouzbek, fait planer un doute sur l’avenir olympique de la discipline : le CIO a déjà menacé l’AIBA de retirer la boxe du programme olympique pour les Jeux de Tokyo en 2020 et ceux de Paris en 2024 ; autant dire « l’option nucléaire », très rarement brandie par le CIO avant une élection interne à une fédération.
Aides financières suspendues
Le CIO a déjà suspendu ses aides financières à l’AIBA, largement endettée – à hauteur de 19 millions de dollars (16,7 millions d’euros) en 2018, selon le rapport financier présenté lors du congrès – et dont les « paiements olympiques » constituent la majorité des revenus.
Le statut de la Fédération internationale sera étudié lors du prochain comité exécutif de l’instance, à partir du 30 novembre à Tokyo. Outre les questions de gouvernance, celles des finances, des problèmes d’arbitrage et de lutte antidopage seront étudiées, précise dans un communiqué le CIO, qui rappelle que sa priorité est de « tout mettre en œuvre pour qu’il puisse y avoir un tournoi de boxe aux JO de Tokyo 2020 ».

IOC says it still has “grave concern” about AIBA after Gafur Rakhimov elected to run amateur boxing. https://t.co/bL8Q1DMxpu— jellingworth (@James Ellingworth)


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Selon le site spécialisé Inside the Games, Serik Konakbayev, le candidat battu, compte se rendre à Lausanne la semaine prochaine, au siège du CIO, afin de « mener le deuxième round ». « Ce n’est pas la fin mais le début d’un mouvement de réforme de la Fédération internationale, pour sauver la boxe », a-t-il dit aux journalistes sur place, tandis que Gafur Rakhimov réservait sa première réaction publique pour plus tard.
Un scrutin rocambolesque
M. Rakhimov n’était jusqu’alors qu’un président par intérim de l’AIBA, ayant hérité du poste après l’éviction, en novembre 2017, dans des conditions troubles, du Taïwanais Wu Chink-kuo, poussé à la démission. Il avait été désigné en tant que plus ancien des vice-présidents en exercice, une règle inventée pour l’occasion.
Le vote de samedi à Moscou ne fut pas moins rocambolesque : selon des journalistes sur place, le scrutin électronique a fini par être abandonné après plusieurs heures d’essais infructueux. L’AIBA a fait imprimer quelque 200 bulletins et rafistoler, en guise d’urne, une boîte en carton de la chaîne Leroy Merlin recouverte d’un drap.
Au moment du vote, les délégués de six pays s’étaient évanouis dans la nature et ils n’ont pas participé au scrutin, qui n’a toutefois pas été suffisamment serré pour que cela porte à conséquence.
L’avenir du « noble art » aux JO est désormais entre les mains du CIO et de Gafur Rakhimov, un homme que l’historien spécialiste du trafic de drogue Michel Koutouzis nous décrivait en ces termes, en janvier : « Il a commencé comme boxeur, homme de main dans la mafia des rues soviétiques. Dans les années 1990, il était un baron de la mafia du coton et était passé à l’exploitation de l’opium afghan. Vingt ans plus tard, le même monsieur est accusé par les Américains d’être un acteur majeur du trafic d’héroïne. »

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