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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Une partie du périphérique parisien reste bloqué, lundi soir, par plusieurs centaines d’ambulances privées.
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A Paris, les ambulanciers manifestent contre « l’uberisation » de leur métier

Une partie du périphérique parisien reste bloqué, lundi soir, par plusieurs centaines d’ambulances privées.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 18h25
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 18h53
   





                        


Plusieurs centaines d’ambulanciers manifestent à Paris, lundi 5 novembre, contre la modification de l’article 80 de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS), entrée en vigueur le 1er octobre et qui transfère le choix – jusqu’ici réservé aux patients – des ambulances privées aux établissements de santé.
Le cortège de véhicules est parti peu avant 8 heures, lundi matin, de la porte de la Villette, à Paris, pour ralentir puis bloquer dans les deux sens une partie du périphérique de la capitale tout au long de la journée.

Ambulanciers qui envahissent l'A4 ce matin ! https://t.co/7SndjIHHls— mugnier_romane (@Romane Mugnier)


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L’opération était toujours en cours, peu avant 18 heures et malgré l’arrivée d’une compagnie de sécurisation et d’intervention de la préfecture de Paris.

Un peu plus de 8h de blocage, 1800 ambulances mobilisées sur 3km de périphérique (chiffres organisateurs), 2 compag… https://t.co/BdVU283icG— zahrabtls (@Z)


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A l’occasion d’une journée de mobilisation nationale contre cette mesure, des opérations escargot ont également été menées dans le sud de Lille (Nord) et devant le CHU de Nancy-Barbois (Meurthe-et-Moselle), dans la journée de lundi.
Le financement des transports hospitaliers, coeur du problème
La modification de l’article 80 transfère du patient aux établissements de santé la responsabilité du financement des transports hospitaliers. La Sécurité sociale verse, désormais, un budget « transport » aux établissements, qui font, à la place du client, le choix de leur service privé d’ambulance.
Cette mesure vise à éviter la fraude, mais les ambulanciers l’accusent de détruire leur autonomie et leurs conditions de travail, puisque les hôpitaux seraient amenés à réaliser des appels d’offres auprès des différentes entreprises de transports sanitaires. Les plus petites entreprises d’ambulances pourraient alors être désavantagées face aux tarifs proposés par les flottes d’ambulanciers plus importantes.
L’un des manifestants, interrogé lundi matin sur France Bleu, parle d’« uberisation de [son] métier » :
« C’est la porte ouverte aux grands groupes qui, pour reprendre notre boulot, sont prêts à faire des remises énormes. Nous, on a des tarifs réglementés, c’est compliqué même de faire 10 % de remise alors que les grands groupes peuvent faire des 30 % de remises ce qui va nous tuer à petit feu. »

        Lire aussi (en édition abonnés) :
         

          Colère et inquiétude après la réforme du financement des transports sanitaires






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Elles protestent contre la fin « brutale » du taux réduit sur le gazole non routier, utilisé pour les engins de chantier, qui a été annoncée sans concertation dans le budget 2019.
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« Le prix du gasoil nous met à poil » : des opérations escargot menées par des entreprises de travaux publics

Elles protestent contre la fin « brutale » du taux réduit sur le gazole non routier, utilisé pour les engins de chantier, qui a été annoncée sans concertation dans le budget 2019.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 18h18
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 18h36
    |

                            Le Monde.fr








                        



   


« Le prix du gasoil nous met à poil. Emplois menacés », clame le slogan. Plus d’une centaine de poids lourds menaient, lundi 5 novembre, des opérations escargot sur les principaux axes routiers de la Marne, la Haute-Marne, les Ardennes et l’Aube. Ils protestent contre la fin « brutale » du taux réduit sur le gazole non routier, utilisé pour les engins de chantier, qui a été annoncée sans concertation dans le projet de loi de finances 2019 du gouvernement.
Des opérations escargot sont en cours sur la N44 entre Vitry-le-François et Reims (Marne), sur l’A34 dans les Ardennes avec des passages par Sedan et Charleville-Mézières, ainsi qu’en Haute-Marne sur l’axe Langres-Chaumont. Des barrages filtrants ont aussi été instaurés autour de l’agglomération rémoise et sur la rocade de Troyes (Aube).

⚠️Les pros des travaux publics des Ardennes sont au rond-point Unilin de Bazeilles. Ils vont partir vers 10h15 pour… https://t.co/IN58YfgPzp— BorisMarois (@Boris Marois)


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Augmentation de 50 % du prix en janvier
La levée du taux réduit de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) sur le gazole non routier, à partir de janvier 2019, fait passer le prix du litre de 1 euro à 1,50 euro. « On ne s’y attendait pas du tout ! », s’agace Hervé Noël, président de la fédération des travaux publics de Champagne-Ardenne et vice-président de la fédération régionale des travaux publics Grand Est. Il explique :
« Pour faire 1 m3 de terrassement, il faut 1 l de GNR [gasoil non routier]. Ce sera donc 50 centimes de plus pour chaque m3 de terrassement ! Dans nos métiers, le poste carburant c’est jusqu’à 30 % du coût total, c’est énorme ! Sans compter que les appels d’offres se passent six à neuf mois avant le début du chantier, donc pour les chantiers des neuf premiers mois de l’année prochaine, les marchés sont déjà conclus, on ne pourra pas refacturer la hausse aux clients. »
Il redoute un effondrement du secteur. « Après dix ans de crise, notre secteur commençait juste à reprendre. Là on va se casser la figure : l’ensemble des marges des entreprises de BTP en moyenne, fin 2017, c’était 1,75 %. Là cette mesure pourrait nous coûter jusqu’à 2 % de notre chiffre d’affaires. »

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Demande de mesures compensatoires
Quatre délégations de cette fédération ont été reçues en fin de matinée dans les préfectures et sous-préfectures de ces départements pour exposer leurs revendications. Hervé Noël espère rencontrer Emmanuel Macron mardi à Reims, où le président sera de passage, afin de « comprendre et discuter ensemble de mesures compensatoires, au moins pour les neuf premiers mois de l’année ». 
Selon lui, la justification écologique est absurde : « Nos engins dépendent du marché mondial, aucun n’est fabriqué en France. Ce sont des engins de chantier de 50 ou 60 tonnes, et l’alternative électrique n’existe pas sur le marché. Cette mesure n’est pas incitative pour changer notre façon de travailler. » Elle représentera « une augmentation d’impôts de près de 700 millions d’euros » pour la filière, a précisé la Fédération nationale des travaux publics.
Cette contestation s’inscrit dans un mouvement plus global de protestation contre la hausse de la fiscalité sur les carburants, défendue par le gouvernement au nom de l’écologie, et qui devrait atteindre son apogée samedi 17 novembre.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le propriétaire doit indemniser le locataire dont le chauffage ne fonctionne pas, en vertu du principe selon lequel il doit lui « assurer la jouissance paisible de la chose louée ». Ce rappel de la Cour de cassation tombe à pic, à l’approche de l’hiver.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ L’usage de cette substance en maraîchage ou en horticulture représente un risque pour la santé humaine et l’environnement, estime l’Anses.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Le Monde avec AFP  Publié aujourd’hui à 12h24, mis à jour à 14h56   Lecture 1 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                        Epandage de pesticides dans un champ à Cassel, dans le nord de la France, le 16 août 2013. PHILIPPE HUGUEN / AFP             L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a pris sa décision, lundi 5 novembre : les pesticides à base de méthamsodium sont désormais interdits en France. Leur utilisation par les maraîchers et les horticulteurs – ils sont efficaces pour lutter contre les « bioagresseurs », comme les champignons du sol –, avait déjà été suspendue jusqu’au 31 janvier 2019 par un arrêté le 25 octobre.          Irritations des yeux, de la peau et des voies respiratoires… Plus de quatre-vingts riverains et professionnels ont été intoxiqués dans le Maine-et-Loire et dans le Finistère, notamment près des cultures de mâche. Ces produits phytopharmaceutiques sont pourtant encore autorisés par l’Union européenne jusqu’en 2022.           Lire aussi : Le gouvernement suspend temporairement l’utilisation du méthamsodium             Sept cents tonnes par an          Ils servent à nettoyer le sol, généralement en septembre et octobre. Le produit y est enfoui avant la culture. La dose d’emploi est comprise entre 300 et 1 200 litres par hectare, ce qui représente près de 700 tonnes utilisées chaque année en France, explique l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) dans son communiqué.            L’agence rappelle également l’obligation pour les professionnels de déclarer tout effet indésirable lié à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques, selon l’article L. 253-8-1 du code rural et de la pêche maritime. Les fabricants ont dix jours pour transmettre leurs observations.          « Il ne sera plus possible ni de vendre ni d’utiliser ces produits. Nous n’accordons aucun délai de grâce », a précisé Françoise Weber, directrice générale adjointe de l’Anses chargée des produits réglementés, à l’Agence France-Presse (AFP). Les stocks existants seront évacués via des filières spécialisées.          D’autres solutions que le méthamsodium existent et sont déjà largement utilisées par les agriculteurs, mais les maraîchers insistent sur leurs contraintes : la solarisation, qui consiste à utiliser la chaleur du soleil pour désinfecter les sols, est limitée en raison du climat en Loire-Atlantique, tandis que la désinfection à la vapeur est très gourmande en temps et en carburant.                                              Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 07 (75007) 520000 € 33 m2           PARIS 16 (75016) 1090000 € 100 m2           PARIS 15 (75015) 665000 € 69 m2      Recherche                                Voir les réactions      Dans la même rubrique                 L’Agence de sécurité sanitaire recommande de fermer les cabines de bronzage pour risque « avéré » de cancer  Dans un avis, elle demande « aux pouvoirs publics de prendre toute mesure de nature à faire cesser l’exposition de la population aux UV artificiels ».                         Article réservé à nos abonnés Homéopathie : entre les médecins, la guerre est déclarée  Partout en France, des signataires d’une tribune sont poursuivis devant l’ordre des médecins par le syndicat des homéopathes pour non-confraternité. La riposte s’organise.                      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Article réservé à nos abonnés La médecine de ville reste difficilement accessible aux personnes les plus démunies  Dans une enquête de la Drees, les médecins libéraux constatent les lourdeurs de la prise en charge de la patientèle vulnérable.                / AFP PHOTO / CHARLY TRIBALLEAU / ++++ Faces of the people have been blurred - Many thanks to use the new version of the picture ++++

“The erroneous mention[s] appearing in the metadata of this photo by CHARLY TRIBALLEAU has been modified in AFP systems. Please immediately remove the previous version from all your online services and delete it from your servers. If you have been authorized by AFP to distribute it (them) to third parties, please ensure that the same actions are carried out by them. Failure to promptly comply with these instructions will entail liability on your part for any continued or post notification usage. Therefore we thank you very much for all your attention and prompt action. We are sorry for the inconvenience this notification may cause and remain at your disposal for any further information you may require.”


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Une femme qui postule à un emploi considéré comme masculin a 22 % de chances en moins qu’un homme de se voir proposer un entretien d’embauche, selon un « testing » rendu public lundi.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Le Monde avec AFP  Publié aujourd’hui à 12h04, mis à jour à 12h40   Lecture 2 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail             Une femme qui postule à un emploi considéré comme typiquement masculin, comme mécanicien automobile, a 22 % de chances en moins qu’un homme, à compétences et qualifications égales, de se voir proposer un entretien d’embauche, selon un testing rendu public lundi 5 novembre. L’inégalité de traitement atteint même 35 % pour un poste de chauffeur-livreur, selon cette étude réalisée après de 451 employeurs d’Ile-de-France avec le concours de l’Observatoire des discriminations de la Sorbonne.          « Ce sont des chiffres énormes ! Et encore, c’est la partie émergée de l’iceberg, car nous n’avons pas testé ce qui se passerait ensuite, pendant l’entretien d’embauche », a commenté Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, à l’origine de ce test de discrimination. Pour lutter contre la persistance des inégalités, « nous disons habituellement aux femmes qu’elles doivent se battre pour un meilleur salaire, pour pouvoir travailler à temps plein, et pour aller vers d’autres métiers que ceux, peu valorisés et mal payés, où elles sont souvent cantonnées », rappelle Mme Mailfert. « Or, il y a de vrais obstacles à leur entrée dans des univers professionnels où on ne les attend pas », relève-t-elle.          Interrogée lundi matin sur la possibilité d’instaurer le « CV anonyme » pour endiguer la discrimination révélée par cette étude, la secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, a dit qu’elle n’y était « personnellement (…) pas favorable ». « Je crois que quand on recrute quelqu’un, on a le droit de savoir qui est cette personne », a-t-elle fait valoir sur Europe 1. Elle a souligné que le phénomène mis au jour par le testing relevait « d’un schéma global, du plafond de verre ».                    Stéréotypes          « Quand vous êtes une femme et que vous savez que quand vous postulez vous avez moins de probabilités d’avoir des réponses que quand vous êtes un homme, ça va vous inviter à une forme d’autocensure », a-t-elle poursuivi, citant l’exemple de « jeunes femmes diplômées de grandes écoles qui ont des prétentions salariales moindres » que leurs camarades masculins, « parce qu’elles ont intégré cette forme d’autocensure ». « C’est contre cela qu’on se bat avec la ministre du travail, Muriel Pénicaud », a-t-elle ajouté.            Les auteurs de l’étude de la Fondation des femmes ont répondu à 451 offres d’emplois : 173 pour un poste de chauffeur-livreur, 185 pour un emploi de mécanicien automobile et 93 pour un poste de jardinier – des secteurs où les patrons peinent à recruter. A chaque offre, ils ont répondu en envoyant les CV de deux demandeurs d’emploi fictifs, Julie et Thomas (en veillant à que le dossier de Julie parvienne en premier au recruteur). Les deux candidats ont le même âge, des diplômes et expériences professionnelles similaires. Pourtant, Thomas a été recontacté en vue d’un entretien par 168 entreprises ou collectivités, et Julie par 131 seulement.          Cette différence peut s’expliquer en partie par une forme de « sexisme bienveillant », selon Mme Mailfert : les employeurs écarteraient les candidates pour les « protéger » de tâches pénibles ou du sexisme supposé de leurs futurs collègues masculins. Mais ce type de discrimination repose surtout sur des stéréotypes, comme l’idée que les femmes auraient moins de force physique que les hommes, ajoute-t-elle.          La prochaine étape « consistera au lancement de poursuites judiciaires », de telles discriminations à l’embauche en fonction du sexe étant passibles de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende, a averti la Fondation, qui a lancé un appel à témoignages.             Lire aussi  Quiz : que savez-vous des inégalités entre les hommes et les femmes ?                                   Annonces automobiles avec La Centrale           TOYOTA IQ 7800 € 44           INFINITI QX70 39990 € 59           VOLVO S90 39990 € 95      Recherche                                Voir les réactions      Dans la même rubrique                  Article réservé à nos abonnés De l’avantage d’avoir limité ses congés d’été  Le droit à congés payés des salariés dépend à la fois des dispositions légales, des règles conventionnelles et du pouvoir unilatéral de l’employeur, rappelle, dans sa chronique, le juriste Francis Kessler.                        Le taux de chômage baisse de 0,1 point au deuxième trimestre  L’indicateur établi par l’Insee s’élève à 9,1 % pour la France entière, une baisse moins forte qu’attendu par l’institut.                       Article réservé à nos abonnés Assurance-chômage dégressive pour les hauts revenus : une proposition réaliste ?  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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Invitées pour la première fois par l’Eglise catholique lors de la conférence épiscopale, sept personnes ont témoigné d’abus sexuels.
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A Lourdes, les évêques face aux victimes de pédophilie

Invitées pour la première fois par l’Eglise catholique lors de la conférence épiscopale, sept personnes ont témoigné d’abus sexuels.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 11h13
    |

            Cécile Chambraud (Lourdes (Hautes-Pyrénées) - envoyée spéciale)








                        



                                


                            
Mardi 30 octobre, à Orléans, il était partie civile au procès de Pierre de Castelet, un ecclésiastique poursuivi pour atteintes sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans, et de son ancien évêque André Fort, jugé pour non-dénonciation des mêmes faits. Samedi 3 novembre, à Lourdes, avec six autres victimes d’abus sexuels dans l’Eglise catholique, il a témoigné devant les évêques français réunis pour leur assemblée d’automne.
La semaine d’Olivier Savignac n’a pas été des plus faciles à vivre émotionnellement. Mais ce catholique de 38 ans, agressé lors d’un camp il y a vingt-cinq ans, est déterminé à mener la lutte à son terme au sein de l’institution. « Nous continuerons à bousculer l’Eglise, s’il le faut, pour obtenir des actes véritables, assure-t-il. Tant qu’une seule affaire demeurera dissimulée par le silence, rien ne sera fini. Et si rien n’est concrètement fait, si l’Eglise doit s’arrêter ici, ce sera sans nous. »

Malgré les révélations continues sur l’ampleur des affaires de pédophilie qui plongent le catholicisme dans une crise majeure, c’était la première fois que la Conférence des évêques de France (CEF) s’avisait d’entendre des victimes lors de sa principale réunion bisannuelle. A plusieurs reprises, elle avait bien débattu de la question des abus. « Mais cette fois, on n’a pas parlé des victimes, mais avec des victimes », résume Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre. Les sept témoins du jour, hommes et femmes, étaient conviés à témoigner deux à deux devant les 118 prélats répartis en quatre groupes. Ils ont eu le sentiment de vivre « un moment important » pendant cette heure de témoignages. « Je crois que [les évêques] se sont laissés toucher », espère Olivier Savignac.
Ces dernières semaines, le choix de ces invités avait trahi les réticences que cette démarche suscitait dans une partie de la hiérarchie catholique. Conviés sur le tard, à la demande des victimes contactées par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Florence Aubenas suit Emmanuel Macron dans son « itinérance mémorielle ». Première étape dans ce village de Moselle, lieu de la première grande bataille.
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Centenaire du 11-Novembre : les souvenirs sous clé des habitants de Morhange

Florence Aubenas suit Emmanuel Macron dans son « itinérance mémorielle ». Première étape dans ce village de Moselle, lieu de la première grande bataille.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 16h40
    |

            Florence Aubenas (envoyée spéciale à Morhange)








                        



                                


                            
Des générations d’écoliers connaissent l’endroit pour y faire de la luge, entre les vergers de mirabelles et les platanes moussus. Les gens du voyage l’apprécient aussi, il leur arrive d’y camper et de tendre leur fil à linge autour de l’obélisque. Les officiels, en revanche, ont tendance à l’éviter – les présidents de la République comme les autres, jusqu’à présent en tout cas. En parlant de mémoire, ce serait plutôt l’amnésie que célèbre l’obélisque sur la colline de la Potence, à Morhange, 3 900 habitants, en Moselle.
C’est vers l’âge de 16 ans, qu’Alain Schwab, quincaillier à la retraite, a commencé à entrevoir ce qui s’était passé dans le bourg, où il avait toujours vécu. « L’impression était celle d’un massacre. Mais de qui ? Comment ? Personne ne parlait du fond des choses. » Dans les villages, les monuments paraissent cacher un secret. On n’y mentionne ni la patrie ni les héros : juste un lapidaire « A nos morts », suivi de la liste des enfants du pays. En famille aussi, les souvenirs sont sous clé : « ça » ne se raconte pas, période occultée, déni total. Alain Schwab s’est mis à étudier l’histoire, tout seul d’abord, en autodidacte.

En fait, depuis la défaite française de 1870, Morhange était allemande et 7 000 soldats de l’Empire allemand y avaient planté leurs casernes. « Une chance formidable, j’ose à peine le dire cent ans plus tard. On était une ville choyée avec un tram, une usine à gaz, des écoles », explique un fonctionnaire, à condition de ne pas être nommé.
« Notre cœur balance »
C’est aux portes de ce bourg, par la vallée de la Seille, que l’armée française comptait reconquérir la Lorraine, le 20 août 1914 à l’aube. Première grande bataille de la Grande Guerre ; première grande défaite. A 10 heures du matin, le sang coule rouge dans les rues d’Achain, village tout proche. La retraite est sonnée.
« Pendant ce temps, nos grands-pères, eux, se battaient de l’autre coté, sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Pour son président, le Forum de Paris sur la paix doit défendre le multilatéralisme dans un contexte international tendu.
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Justin Vaïsse : « Des résonances troublantes avec les années 1930 »

Pour son président, le Forum de Paris sur la paix doit défendre le multilatéralisme dans un contexte international tendu.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 15h13
    |

            Marc Semo








                        



                                


                            
Président du Forum de Paris sur la paix, Justin Vaïsse, 45 ans, est historien et préside depuis 2013 le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie du ministère des affaires étrangères. Il revient pour Le Monde sur les commémorations du 11-Novembre et sur les missions du forum, qui se tiendra dans la Grande Halle de La Villette, à Paris.
Que signifient ces commémorations ?
Nous allons commémorer un armistice dont le souvenir est ambigu : les armes se taisent sur le front occidental mais le règlement de Versailles inaugure une paix bancale qui dure à peine vingt ans. La Société des nations [SDN], amputée du soutien de l’Amérique, ne parvient pas, dans les années 1930, à réagir aux agressions des régimes autoritaires.
Nous ne revivons certes pas la même histoire, mais les résonances avec les années 1930 sont troublantes, et je crois que le président Macron y est sensible : à la suite d’une crise économique, les frontières se ferment, les guerres commerciales et monétaires menacent, migrants et réfugiés mettent les sociétés politiques sous tension, etc. Surtout, un cercle vicieux s’établit entre la montée des mouvements populistes et nationalistes d’un côté et la crise de la gouvernance mondiale de l’autre. Chacun pense qu’il s’en tirera mieux tout seul, en consolidant sa souveraineté. Mais ni le climat, ni Internet, ni les entreprises multinationales, ni les migrants ne connaissent de frontières.

C’est donc une illusion, mais qui a pour effet d’accentuer en retour l’impuissance de nos institutions et règles collectives. La conscience de ces périls explique aussi pourquoi tant de chefs d’Etat, de gouvernement et d’organisation internationale viennent le 11-Novembre, à Paris, et pourquoi ils participeront au Forum de Paris sur la paix, qui se tiendra dans la Grande Halle de La Villette.
Le traité de Versailles ne portait-il pas en germe cet échec ?
Sans aucun doute : « Une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Le chef de l’Etat, qui a commencé, dimanche, son « itinérance mémorielle », a toujours insisté sur la nécessité de revivifier le roman national.
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Centenaire du 11-Novembre : Macron en quête de « héros » pour la France

Le chef de l’Etat, qui a commencé, dimanche, son « itinérance mémorielle », a toujours insisté sur la nécessité de revivifier le roman national.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 11h59
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

Glorifier le poilu sans flatter le nationalisme. Célébrer la victoire sans froisser le voisin allemand. C’est le difficile exercice auquel Emmanuel Macron se trouve confronté, alors que le chef de l’Etat a entamé, dimanche 4 novembre à Strasbourg (Bas-Rhin), une « itinérance » destinée à commémorer le centenaire de la guerre de 14-18.
Lors de ce périple d’une semaine, qui se terminera le 11-Novembre avec le traditionnel hommage au Soldat inconnu sous l’Arc de triomphe, à Paris, le président de la République doit traverser onze départements et s’arrêter dans dix-sept villes de l’est et du nord de la France, toutes marquées par la Grande Guerre.
Emmanuel Macron l’a souvent dit, notamment lors de la campagne pour l’élection présidentielle : le « récit national » français doit être revivifié, et la commémoration du centenaire de 14-18 peut y contribuer. Trop longtemps, les hommes politiques ont ignoré les grandes figures de l’histoire, estime le chef de l’Etat. Abreuvé de lettres classiques, lui croit, au contraire, que les Français, et notamment les plus jeunes, ont besoin de références et de héros. « On ne construit pas la France, on ne se projette pas en elle si on ne s’inscrit pas dans son histoire, sa culture, ses racines, ses figures », écrit-il dans son livre Révolution (XO Editions, 2016).

Depuis son élection et même avant, M. Macron s’est attaché à rendre hommage à de nombreux personnages. Il y a eu Jeanne d’Arc, lors d’un déplacement controversé à Orléans en mai 2016, alors qu’il était encore ministre d’un gouvernement socialiste. Mais aussi Georges Clemenceau, sur la tombe duquel il s’est déjà recueilli à deux reprises, en août 2016 et en juin 2018. Ou Maurice Audin, le mathématicien communiste torturé par les paras du général Massu, à Alger, dans la mort duquel le président a reconnu, le 13 septembre, la responsabilité de l’Etat.
Offrir des héros positifs
Dans ses discours, M. Macron pioche...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Une réflexion est en cours pour « réduire l’influence étrangère » et prévenir les dérives intégristes.
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Macron envisage d’amender la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat

Une réflexion est en cours pour « réduire l’influence étrangère » et prévenir les dérives intégristes.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 15h32
    |

            Virginie Malingre








                        


Emmanuel Macron pourrait amender la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat pour accompagner la restructuration de l’islam de France sur laquelle le chef de l’Etat planche depuis un an et demi. C’est ce qu’affirme, dans son édition du lundi 5 novembre, L’Opinion, qui s’est procuré l’avant-projet. « Il est possible que [la loi de 1905] soit de nouveau amendée », a commenté la ministre de la justice, Nicole Belloubet, sur France Inter, lundi matin. « La réflexion est en cours et nous ne faisons pas de commentaire à ce stade », précise-t-on à l’Elysée.
Face à la poussée de l’intégrisme islamiste, le gouvernement veut adapter la loi de 1905. « Les objectifs sont de responsabiliser les gérants des lieux de culte, de prévenir les dérives et de réduire l’influence étrangère », confie un conseiller du président à L’Opinion. Pour cela, le projet à l’étude prévoit de créer une « qualité cultuelle » des associations, qui leur conférerait de nouveaux droits mais aussi de nouveaux devoirs. Avec l’idée que ce statut soit suffisamment incitatif pour convaincre les associations cultuelles de l’adopter.
Aujourd’hui, elles sont quelque 4 000 qui relèvent du statut de la loi de 1901, assorti de certaines caractéristiques leur permettant d’être régies par la loi de 1905 et donc de bénéficier des avantages fiscaux qui y sont liés. Mais, notamment dans le culte musulman, certaines structures préfèrent rester sous le régime général de 1901, et s’épargner ainsi les obligations de transparence assorties.

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Diversifier les ressources
Au cœur de la réforme voulue par l’Elysée, l’argent. Le gouvernement envisage en effet de permettre aux futures associations cultuelles de « posséder et administrer » des immeubles affectés au culte pour en tirer des revenus locatifs. Des ressources propres qui favoriseraient leur autonomie financière. L’exécutif avait déjà tenté de faire passer cette mesure dans un article de la loi sur le droit à l’erreur mais y avait ­renoncé devant les réticences de sa majorité parlementaire en ­janvier. Autre bouffée d’oxygène pour les associations cultuelles : elles pourraient à l’avenir recevoir des aides de l’Etat « pour réparations et rénovation énergétique », alors qu’elles n’ont aujourd’hui accès à aucune subvention publique.
En diversifiant les ressources de ces associations, l’exécutif veut limiter l’influence étrangère sur le sol français. Le texte prévoit pour ce faire qu’elles soient soumises à de nouvelles obligations en matière de transparence financière. Il prévoit aussi que l’administration puisse s’opposer à tout apport supérieur à 10 000 euros (qui doit lui être notifié), et ce « aux fins d’assurer le respect de l’ordre public et de la sécurité publique ». Il s’agit, précise la note, de « réduire les capacités d’influence et de mainmise d’acteurs étrangers étatiques, ­paraétatiques et privés ».

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L’exécutif travaille également à une disposition « antipustch » qui doterait les associations d’un bouclier juridique contre les « prises d’intérêt inamicales », selon l’avant-projet cité par L’Opinion. Il veut également étoffer les pouvoirs de la police des cultes, en réprimant plus fortement les infractions des prédicateurs.
La réforme de la loi de 1905 serait la première étape de la réorganisation de l’islam de France, notamment avec son volet sur la formation des imams, sur lequel se penche Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat a beaucoup consulté depuis un an et demi. Et il semble que son opinion ait été amenée à évoluer.
« La place de l’islam, deuxième religion pratiquée dans la France contemporaine, n’appelle pas une révision de la loi de 1905, qui a posé les bases de la laïcité à la française », était-il écrit dans le programme du candidat d’En marche !. Le 11 février, dans un entretien au Journal du dimanche, le président ne l’excluait plus. Aujourd’hui, il franchit une nouvelle étape. Il devrait présenter sa vision globale sur le sujet en janvier 2019. Pour une réforme en début d’année.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Situés rue d’Aubagne, dans le 1er arrondissement, les deux immeubles étaient très vétustes. Les secours font état d’au moins deux blessés légers.
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A Marseille, deux immeubles s’effondrent brutalement en plein centre-ville

Situés rue d’Aubagne, dans le 1er arrondissement, les deux immeubles étaient très vétustes. Les secours font état d’au moins deux blessés légers.



Le Monde.fr avec AFP
 |    05.11.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 16h35
   





                        



   


Deux immeubles vétustes se sont effondrés en plein centre de Marseille, lundi 5 novembre au matin, dans une rue du quartier de Noailles, faisant au moins deux blessés légers parmi des passants.
D’importants moyens ont été déployés devant les bâtiments écroulés, à deux pas du Vieux-Port et de la Canebière, avec l’objectif de rechercher d’autres victimes éventuelles sous les décombres. Quelque 85 marins-pompiers et deux équipes cynotechniques étaient à pied d’œuvre dans la petite rue commerçante. Les secours ont rapporté que, selon leurs informations, douze personnes pourraient potentiellement vivre à ces adresses.
L’un des deux immeubles, le numéro 63, était « fermé », a assuré à la presse Julien Ruas, adjoint au maire responsable du bataillon de marins-pompiers, à la suite d’un arrêté de péril depuis « une dizaine de jours ». Mais « on doit voir s’il y a des gens sous les décombres du 65, rue d’Aubagne », a-t-il ajouté.
Par précaution, les autorités ont évacué « les quelques dizaines de personnes habitant dans les deux immeubles voisins », a aussi expliqué Philippe Bianchi, porte-parole de la police. « Structurellement, les immeubles à Marseille se tiennent les uns avec les autres. Donc on ne veut pas prendre de risque et on fait évacuer cet îlot », a ajouté Julien Ruas.

   


« Ça s’est effondré d’un coup »
« J’habite juste à côté, je regardais la télé quand j’ai entendu un grand bruit, mais pas d’explosion, puis un nuage de fumée », a affirmé Antonio Dias, 30 ans à l’Agence France-Presse (AFP). « Il y a eu un gros boum et ça s’est effondré d’un coup », a aussi témoigné Ludovic, étudiant de 26 ans, qui habite en colocation en face de l’immeuble effondré.
« Après, on nous a dit de sortir de chez nous à cause des risques d’effondrement », a ajouté le jeune homme, qui a dû réveiller deux de ses colocataires, dont une jeune fille qui n’a eu que le temps d’enfiler une veste au-dessus de son pyjama. « La semaine dernière, les pompiers étaient venus et avaient bloqué la rue pendant deux heures à cause du risque d’effondrement, mais ensuite il ne s’était rien passé du tout », a-t-il assuré.
« On est en train de faire le recensement des individus et des familles connus comme habitant dans cet immeuble », a expliqué le préfet de police de Marseille, Olivier de Mazières : « Pour le moment, on n’a pas pu prendre contact avec l’intégralité des personnes qui résident dans l’immeuble. »

   


Une enquête sur l’accident
La préfecture des Bouches-du-Rhône a annoncé sur Twitter avoir ouvert une cellule de suivi avec la préfecture de police de Marseille et les marins-pompiers. De son côté, la police judiciaire a été saisie d’une enquête sur l’accident.
Façades décrépies, odeur de moisi… Ces immeubles allaient faire l’objet d’une rénovation dans le cadre d’un plan d’éradication d’habitat indigne (EHI), censé être terminé en 2016, expliquait le journal local d’investigation Marsactu il y a deux ans, dans un article sur le mal-logement dans le quartier de Noailles.

   


La sénatrice socialiste de Marseille Samia Ghali a exprimé sur Twitter son soutien aux pompiers, et taclé la municipalité : « Derrière la carte postale idyllique on mesure une fois de trop les échecs de la politique de l’habitat et du centre-ville. »

        Lire notre reportage :
         

          A Marseille, le centre-ville résiste toujours à la gentrification



Ce sont 100 000 Marseillais qui seraient concernés par un parc immobilier très dégradé, selon le quotidien La Provence, citant un rapport commandé au ministère du logement sur l’état du patrimoine immobilier marseillais (rapport Nicol) et confirmé par le rapport de la Fondation Abbé Pierre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Même si le gouvernement a clarifié sa position à propos de la commémoration du ­11-Novembre, la polémique qui est née autour du rapport armée-nation mérite que l’on ouvre un débat de qualité, estime l’historienne Bénédicte Chéron dans une tribune au « Monde »
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
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11-Novembre : « Il n’y a pas de différence de nature entre le soldat de 1914 et celui de 2018 »

Même si le gouvernement a clarifié sa position à propos de la commémoration du ­11-Novembre, la polémique qui est née autour du rapport armée-nation mérite que l’on ouvre un débat de qualité, estime l’historienne Bénédicte Chéron dans une tribune au « Monde »



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 10h38
    |

Bénédicte Chéron (Historienne, spécialiste des relations armées-société)







                        



                                


                            
Tribune. Le 11 novembre, la France commémorera les 100 ans de l’armistice signé en 1918. Depuis 2011 dans la pratique et 2012 dans la loi, ce jour est aussi celui de l’hommage rendu à tous les militaires morts pour la France, y compris en opérations extérieures, et leurs noms peuvent être portés sur les monuments aux morts des communes. En 2011 également, a été décidée l’érection d’un monument spécifique aux morts en opérations extérieures, dont l’inauguration devrait enfin avoir lieu en 2019.
Ce tournant s’est produit alors que l’année 2011 a été la plus meurtrière pour l’armée française engagée en Afghanistan, avec 26 soldats défunts, dont 21 « morts pour la France ». Le sort réservé aux militaires des opérations extérieures s’est ainsi peu à peu rapproché de celui de leurs prédécesseurs, et notamment des combattants de la Grande Guerre.
Ces hommages, parce qu’ils résultent toujours d’un choix politique, doivent être concurrencés par d’autres formes de récits ; les historiens sont heureusement là pour établir les distinctions nécessaires à la compréhension des spécificités de chaque conflit armé. La continuité que ces signes tangibles établissent entre les soldats de 1914 et les militaires d’aujourd’hui, tout autant fondée sur des faits, mérite cependant d’être saluée.

Ces rites en effet viennent rappeler qu’il existe toujours des Français pour accepter de porter les armes, y compris dans ce que cet engagement comporte de plus tragique, et parfois même d’absurde. Ils obligent ceux pour qui l’épreuve du feu ne demeure qu’une expression théorique à se souvenir qu’elle est pour d’autres, encore, une réalité charnelle vécue en leur nom en raison de choix politiques collectifs.
Ces évolutions pourraient faire croire que l’identité combattante des armées a été largement clarifiée aux yeux des Français. Les chefs militaires, et en particulier le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Selon l’historien et spécialiste des questions mémorielles, Emmanuel Macron est plutôt dans la continuité de François Hollande dans son choix de « pacifier » les mémoires.
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Propos recueillis par  Cédric Pietralunga   Publié aujourd’hui à 07h20, mis à jour à 10h48   Lecture 2 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail             Nicolas Offenstadt est maître de conférences habilité à l’université de Paris-I-Panthéon Sorbonne et spécialiste des questions mémorielles, et il est l’auteur de La Grande Guerre, carnet du centenaire (Ed. Albin Michel, 2013).          Revivifier le roman national, comme le souhaite Emmanuel Macron, a-t-il encore du sens au XXIe siècle ? N’est-ce pas un sujet dépassé pour les historiens ?          Le roman national est une croyance, et a peu à voir avec l’histoire comme discipline ou comme analyse critique du passé. C’est l’invention d’une continuité depuis les temps les plus reculés, l’invention d’une histoire toute droite ou presque, et une découpe valorisante dans le temps passé. On n’a pas à adhérer à un récit historique comme à un parti ou à une mutuelle. D’autant moins que les récits historiques sont souvent fragiles, partiels, soumis à révision.             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Centenaire du 11-Novembre : Macron en quête de « héros » pour la France             Revivifier le récit national pose la question de qui décide de son contenu. Est-ce le rôle d’un chef d’Etat ?          Il n’y a jamais eu un seul roman national, même si celui de la France comporte souvent les mêmes matrices, les mêmes thèmes, les mêmes épisodes. Il peut ainsi y avoir un roman national de « gauche », qui raconte une grande histoire émancipatrice qui serait spécifique à la France, en donnant à la Révolution française un rôle central. Mais ces discours et ces récits ne sont pas, heureusement, transposés directement dans les programmes scolaires, qui sont du domaine de compétence de l’institution éducative et doivent répondre à bien d’autres logiques.          Depuis deux ans, M. Macron a rendu hommage à Jeanne d’Arc, à Clemenceau, à Maurice Audin, etc. Quels sens donner à tout cela ? Le roman national de M. Macron n’est-il qu’un syncrétisme ?          Il faut distinguer deux choses. Il y a des passages obligés liés ou presque à la fonction présidentielle ou à celle d’élu, qui ne différencient pas Emmanuel Macron de ses prédécesseurs. Evoquer De Gaulle ou Clemenceau est banal et inscrit le locuteur dans « la continuité de l’Etat » qui est un devoir constitutionnel du président (article 5).            Il y a ensuite des choix plus affirmés. Sarkozy fit celui de l’instrumentalisation et de l’offensive identitaire. Hollande, en partie en réaction, fit celui de la « paix des mémoires », qu’il s’agisse de reconnaître des violences coloniales ou la place des mutins de la Grande Guerre dans l’histoire nationale.             Lire aussi  Audin : le geste du président Macron             Macron me semble plutôt dans cette continuité, en reprenant la même notion de « pacifier » les mémoires. Reste à voir ce que sera la véritable articulation entre le « je prône le retour au récit national » (2017) et sa volonté d’une histoire attentive à la « globalité » et à la « complexité » (2016) dont témoigne sa déclaration ferme dans l’affaire Audin.          Lors de son « itinérance mémorielle », M. Macron compte glorifier la figure du poilu. Est-ce pertinent ?          Il n’y a rien de neuf ici. L’hommage aux soldats de la Grande Guerre, certes de manière plus ou moins intense, est constitutif de la mémoire nationale depuis 1919. Mais surtout en France depuis une trentaine d’années, le poilu est une véritable icône partagée par tout le spectre politique, qui suscite en outre d’innombrables pratiques culturelles et sociales : depuis les parodies des « reconstituteurs » jusqu’aux recherches généalogiques familiales, en passant les spectacles et les cérémonies. On se passionne ici pour les poilus du village, là pour les soldats fusillés, ailleurs encore pour les derniers morts de la guerre. C’est une icône démultipliable à l’infini, ou presque.             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Trois dignitaires syriens visés par des mandats d’arrêt émis par la justice française

Selon nos informations, les mandats d’arrêt internationaux ont été émis par un juge d’instruction français il y a quelques jours.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 13h44
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            Elise Vincent (avec Benjamin Barthe - Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

C’est une première depuis le début de la guerre en Syrie, en 2011. Selon nos informations, la justice française a délivré, il y a quelques jours, des mandats d’arrêt internationaux à l’encontre de trois hauts responsables des services de renseignement syriens. Des mandats émis par un juge d’instruction, conformément aux réquisitions du parquet, des chefs de « complicité d’actes de tortures, complicité de disparitions forcées, complicité de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de délits de guerre ». Parmi les personnes poursuivies : Ali Mamlouk, l’actuel directeur du bureau de la sécurité nationale, soit l’homme qui supervise tout l’appareil sécuritaire syrien.
Cette décision, inédite en France, s’inscrit dans le cadre de l’information judiciaire ouverte en octobre 2016 à Paris des chefs de disparitions forcées et de tortures constitutives de crimes contre l’humanité et de complicité de ces crimes. Une enquête notamment ouverte, a confirmé au Monde une source judiciaire, à partir du dossier « César », le pseudonyme donné à un photographe de la police militaire syrienne ayant fui son pays en juillet 2013 en emportant avec lui quelque 50 000 photos de cadavres de prisonniers morts de faim, de maladie ou de torture dans les geôles du régime de Bachar Al-Assad entre 2011 et 2013.
En août, l’enquête connaît un coup d’accélérateur
Cette information judiciaire a également été motivée par la plainte, en octobre 2016, pour « disparitions forcées, torture et crimes ­contre l’humanité », d’un Franco-Syrien vivant en France, et dont deux proches, eux aussi franco-syriens, avaient disparu à Damas, en novembre 2013, après leur arrestation par les services du régime. Le premier, Mazzen Dabbagh, 57 ans, était le conseiller principal d’éducation du lycée français de la capitale. Son fils, Patrick, âgé de 20 ans, était étudiant à la faculté de lettres.

Jusqu’à présent, aucune victime franco-syrienne n’avait pu être identifiée...




                        

                        


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Un quart des ménages craint de devenir pauvre dans les cinq ans, une inquiétude qui se diffuse dans les classes moyennes.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 17h01
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

La pauvreté et le mot « pauvre » ont fait irruption dans le débat public, balayant les précautions oratoires comme « populations défavorisées », « précarité », « vulnérabilité » ou « exclusion sociale », comme si elle concernait désormais beaucoup plus de monde, notamment les classes moyennes.
Selon Louis Maurin, fondateur de l’Observatoire des inégalités et co-auteur d’un rapport sur la pauvreté en France paru en octobre, « depuis 2000, elle ne recule plus comme nous nous y étions habitués depuis les années 1960, et c’est une rupture historique dans notre histoire sociale. Il ne s’agit pas d’un appauvrissement massif des plus pauvres, mais d’une augmentation du nombre de personnes qui décrochent du niveau de vie des classes moyennes ».
La pauvreté angoisse un nombre grandissant de Français : selon le baromètre annuel d’opinion du ministère des solidarités et de la santé, un quart des ménages interrogés en 2015 craint de devenir pauvre dans les cinq ans, une inquiétude qui se diffuse dans les classes moyennes.
Cinq millions de personnes, soit 628 000 de plus qu’en 2006, vivent aujourd’hui avec moins de 855 euros par mois (chiffres 2016), soit la moitié du revenu médian. Un critère que Louis Maurin préfère à celui choisi par l’Union européenne, de 60 % de ce revenu médian, soit 1 026 euros par mois : « Il cerne mieux la situation de privation et n’amalgame pas des situations trop différentes », estime-t-il.

Premiers postes sacrifiés : les loisirs et la santé
L’Observatoire des inégalités et l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, dont un rapport a aussi été publié courant octobre, relèvent que la pauvreté n’épargne pas les seniors et les ruraux : elle concerne également des citadins, des jeunes, des mères de famille et des personnes prises de court par un accident de la vie.
« Jamais je n’aurais pensé en arriver à cette situation et à pousser la porte de cette épicerie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Ce n’est pas la jeunesse qui cherche à fuir la mixité et l’engagement, ce sont les classes favorisées, estime un collectif d’associations de jeunes dans une tribune au « Monde ». Il n’est pas juste de lui faire porter ces problématiques sociétales.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Il n’est pas juste de lui faire porter ces problématiques sociétales.        Par  Collectif   Publié aujourd’hui à 06h37, mis à jour à 15h20   Lecture 4 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés       Tribune. Le gouvernement actuel déplore un manque crucial de brassage social et territorial et d’engagement au sein de notre société. Problématique à laquelle il souhaite répondre par un Service national universel (SNU) imposé à chaque jeune. Pour nous, le SNU est une mauvaise réponse à des vraies questions.             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Service national universel : un chantier prioritaire pour Gabriel Attal             Une mauvaise traduction des concepts d’« engagement », de « mixité » et de « citoyenneté ».          Nous aussi, associations de jeunesse, partageons l’idée que notre société souffre de ségrégation, de l’absence de rencontre, de solidarité et de gestes gratuits. Oui, il y a urgence à agir et repenser notre manière de faire société. Nous voulons co-construire et co-porter l’idée d’une société ouverte, construite sur des mixités, de la gratuité, des solidarités et de l’attention portée à l’autre. Effectivement, ces enjeux dépassent le cadre de la jeunesse. Si le gouvernement veut travailler sur une universalité, nous y sommes prêts.          Aujourd’hui le projet présenté et quasi définitif n’est pas universel. Il assigne à une tranche d’âge de porter ces problématiques sociétales. Par un internat imposé de quinze jours ou un mois, le SNU entend apprendre aux jeunes de 16 à 25 ans la citoyenneté, la mixité et l’engagement. Mais par ce dispositif imposé uniquement aux jeunes, le gouvernement fait une lecture bien simpliste du défi ! Nous le répétons : la contrainte n’est pas la réponse. L’engagement ne peut être que volontaire. L’imposer est un non-sens.          Un manque de politiques publiques          Si notre pays souffre d’une absence de brassage social et territorial, c’est que nous manquons de politiques publiques permettant à l’ensemble de la population de se rencontrer. L’enjeu des mixités ne peut et ne saurait être porté par la jeunesse seule. Les travaux de la Fondation Jean-Jaurès et de Thomas Piketty montrent que ce n’est pas la jeunesse qui fuit les mixités mais les classes favorisées. Nous pensons que c’est à l’ensemble de la population de reconstruire nos communs, nos solidarités.           L’Etat doit s’obliger à mettre les moyens pour permettre de construire ces mixités, ces rencontres, ces échanges, bref de l’ouverture, l’égalité et de la fraternité                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   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Macron et ses ancêtres les poilus

Le président de la République compte dans sa famille quatre arrière-grands-pères qui ont combattu pendant la Grande Guerre.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 08h08
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                            Antoine Flandrin








                        



   


A l’instar de nombreux Français, Emmanuel Macron compte dans sa famille quatre arrière-grands-pères qui ont combattu pendant la guerre de 1914-1918. Le premier, Henri Macron, est né en 1894 à Authie (Somme). Sur les feuilles jaunies de son registre matricule, les cases renseignées à l’encre noire d’une plume régulière indiquent que cet homme de 1,64 mètre avait les cheveux châtains, les yeux bleus, le nez rectiligne et le visage large.
Consultable sur Grand Mémorial, le site Internet qui doit regrouper les 8,5 millions de fiches militaires des soldats mobilisés sous l’uniforme français pendant la Grande Guerre, ce document mentionne qu’Henri Eugène Ernest Macron – précision de taille, car douze autres Henri Macron ont combattu en 1914-1918 –, est incorporé dans le 42e régiment d’artillerie de campagne, début 1916.
Croix de guerre
Le canonnier Macron participe à trois des plus grands déluges d’obus de tous les temps : les batailles de Verdun (1916), de la Somme (1916) et du Chemin des Dames (1917). Les 28 et 29 juillet 1916, le 42e tire 30 000 obus pour s’emparer de la « tranchée du Chancelier » près d’Assevillers dans la Somme, à quarante kilomètres de chez Henri Macron.
Décoré de la Croix de guerre, il devient cheminot après la guerre. Il sera maire d’Authie de 1953 jusqu’à sa mort, en 1964. A La Voix du Nord, Emmanuel Macron confiait, en avril 2017, que la « moitié » de sa famille était enterrée dans ce village.

        Lire aussi :
         

                Centenaire du 11-Novembre : Emmanuel Macron sur les traces de la Grande Guerre



La famille paternelle du président avait, en revanche, oublié l’autre arrière-grand-père, George William Robertson (1887-1956). En juillet 2017, le tabloïd anglais The Mirror retraçait son itinéraire : né à Bristol, ce boucher engagé volontaire dans la British Expeditionary Force devient un héros de la bataille de la Somme. Resté à Amiens après la guerre, il épouse Suzanne Leblond, avec qui il a trois enfants, dont Jacqueline, la grand-mère du président. Après leur divorce, en 1928, George Robertson disparaît. Embauché chez une parfumeuse américaine à Paris, il rentre à Londres, où il se remarie, en 1936.
Deux dragons
Le troisième arrière-grand-père, Fabien Noguès (1886-1959), charpentier originaire de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), est incorporé en 1907 dans le 15e régiment de dragons (cavalerie).
C’est donc en tant que réserviste qu’il est rappelé sous les drapeaux en août 1914. Son registre ne précise pas si, comme le reste de son régiment, il est envoyé en Lorraine en 1914, dans l’Artois en 1915 et dans la Somme en 1918 ou, s’il reste en caserne, à Libourne (Gironde).
« Comme l’ensemble de la cavalerie française, il a dû user de ses chevaux en 1914, observe l’historien Frédéric Guelton, spécialiste de l’armée française en 1914-1918. Après 1915, la cavalerie est à pied. Comme tout réserviste français, il a dû combattre à un moment ou à un autre de la guerre. »
Le quatrième aïeul, Ernest Arribet (1889-1969), valet de ferme, né à Mifaget (Pyrénées-Atlantiques), est également réserviste au 15e régiment de dragons pendant la guerre. En 1927, il s’installe à Bagnères, où il retrouve Fabien Noguès. Leurs enfants – Germaine Arribet, dite « Manette », et Jean Noguès, nés tous les deux pendant la guerre –, donneront naissance à Françoise Noguès, la mère du président.

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Quelles sont les principales missions d’un juge des enfants ?

Le juge des enfants a deux missions principales : protéger les mineurs en danger et juger les mineurs délinquants.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 15h57
   





                        


« Notre alerte est un appel au secours. » C’est par ces mots que se conclut la tribune publiée, lundi 5 novembre, dans Le Monde par les juges du tribunal de Bobigny, qui dénoncent le manque de moyens flagrant de la justice des mineurs. Un cri d’alarme d’une profession mal connue, souvent mise sur le devant de la scène pour sa mission de répression des mineurs délinquants, mais qui est également chargée de protéger les mineurs en danger.

        Lire la tribune :
         

          Protection de l’enfance en Seine-Saint-Denis : « Notre alerte est un appel au secours »



Réprimer les mineurs délinquants
Le juge des enfants est amené à juger les mineurs qui commettent des délits (rôle de « juge de fond »), mais il est également amené à intervenir à deux autres étapes de la procédure : avant, lors de l’enquête (rôle de « juge d’instruction »), et après, pour le suivi (rôle de « juge d’application des peines »).
Cette spécificité est expliquée par la nécessité de personnaliser la réponse pénale et de s’assurer de la dimension éducative de la peine, afin d’éviter à tout prix la récidive.
Afin de préserver l’enfant, l’ordonnance de 1945 relative à l’enfance délinquante, qui encadre la mission de répression des mineurs, précise que les mesures doivent être proportionnées à l’âge :
avant dix ans, seules des mesures éducatives peuvent être prononcées : remise aux services d’assistance à l’enfance, placement dans un établissement d’éducation, admonestation, liberté surveillée ;de dix à treize ans, ces mesures peuvent être accompagnées de sanctions éducatives : avertissement solennel prononcé par le tribunal, interdiction de fréquenter des lieux ou des personnes jusqu’à un an, réparation des dommages, travaux scolaires ou stages de formation civique ;à partir de treize ans, des sanctions plus dures peuvent être prononcées, comme le placement en centre éducatif fermé, des amendes (jusqu’à 7 500 euros) et des peines de prison, qui ne peuvent pas excéder la moitié de celle d’un adulte pour les mêmes faits.à partir de seize ans, les sanctions peuvent encore être durcies, et atteindre, selon les circonstances, celles réservées aux adultes.

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Protéger les mineurs en danger
Dans le cadre de cette seconde mission, définie par l’ordonnance du 23 décembre 1958, le juge des enfants doit mettre en œuvre des mesures de sauvegarde de l’enfant, « si [sa] santé, [sa] sécurité ou [sa] moralité sont en danger ou si les conditions de son éducation sont gravement compromises », explique vie-publique.fr, le site édité par la Direction de l’information légale et administrative. Sont concernées notamment les violences physiques, sexuelles ou psychologiques sur les mineurs, mais aussi les négligences dans les soins et l’éducation de ceux qui en ont la charge.
Si possible, l’enfant reste dans sa famille. Mais au besoin, le juge des enfants peut le placer dans un établissement spécialisé, voire dans une famille d’accueil, selon le type de danger auquel il est confronté.
Au cœur d’un réseau
Plus que les juges pour les adultes, le juge des enfants est au cœur d’un réseau d’acteurs aux profils très divers. D’une part, il peut être saisi par le procureur, mais aussi l’aide sociale, l’un des parents ou par l’enfant lui-même.
D’autre part, une fois l’instruction lancée, le juge des enfants peut être épaulé par d’autres professionnels, dont les services d’aide à l’enfance, les services de la protection judiciaire de la jeunesse et d’autres associations de protection de l’enfance. Des associations qui souffrent d’un manque de moyen criant dans certains départements, comme en Seine-Saint-Denis.
Dans leur tribune, les juges du tribunal de Bobigny dénoncent :
« Les mesures d’assistance éducative, exercées pour la plupart par le secteur associatif habilité, sont actuellement soumises à des délais de prise en charge inacceptables en matière de protection de l’enfance : il s’écoule jusqu’à dix-huit mois entre l’audience (…) et l’affectation du suivi à un éducateur. »



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 04/11/2018
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Juges des enfants en Seine-Saint-Denis : « Notre alerte est un appel au secours »

Dans une tribune publiée par « Le Monde » et France Inter, les juges des enfants du tribunal de Bobigny s’inquiètent de l’état de la justice des mineurs.



LE MONDE
 |    05.11.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 10h09
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Nous, juges des enfants du Tribunal de grande instance de Bobigny, souhaitons alerter sur la forte dégradation des dispositifs de protection de l’enfance en Seine-Saint-Denis. Juges des mineurs délinquants, nous sommes, aussi, juges des mineurs en danger. A ce titre, nous devons répondre à l’exigence de protection des enfants, parfois très jeunes, que leur situation familiale met en péril : violences physiques, sexuelles, psychologiques, délaissement parental, négligences dans les soins et l’éducation.

La loi nous permet, dans les cas où une séparation s’impose, de retirer l’enfant de son milieu familial. Elle nous permet aussi d’ordonner des mesures d’investigation ou d’accompagnement éducatif qui permettent, lorsque la situation s’y prête, de la faire évoluer favorablement en maintenant l’enfant dans sa famille, tout en veillant à son bon développement et à son insertion scolaire et sociale.
Les mesures d’assistance éducative, exercées pour la plupart par le secteur associatif habilité, sont actuellement soumises à des délais de prise en charge inacceptables en matière de protection de l’enfance : il s’écoule jusqu’à dix-huit mois entre l’audience au cours de laquelle la décision est prononcée par le juge des enfants et l’affectation du suivi à un éducateur. Près de 900 mesures, soit 900 familles, sont en attente. Nous en connaissons les raisons : un manque flagrant de personnel, lié aux restrictions budgétaires, dans un contexte où la dégradation des conditions du travail éducatif et social en Seine-Saint-Denis rend plus difficiles les recrutements.

Le secteur associatif n’est pas le seul en difficulté. Dans les circonscriptions d’action sociale, les éducateurs du Conseil départemental, en sous-effectif eux aussi, ne parviennent plus à assurer correctement les missions de l’aide sociale à l’enfance : accompagnement des enfants placés et de leurs familles, prise en charge des traumatismes et organisation des visites médiatisées...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Joseph Stiglitz, Shirin Ebadi, Mario Vargas Llosa... Vingt-cinq personnalités appellent à « établir des garanties démocratiques » sur la liberté d’opinion.
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Des Prix Nobel réclament un « pacte international sur l’information et la démocratie »

Joseph Stiglitz, Shirin Ebadi, Mario Vargas Llosa... Vingt-cinq personnalités appellent à « établir des garanties démocratiques » sur la liberté d’opinion.



Le Monde.fr avec AFP
 |    05.11.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
05.11.2018 à 07h29
   





                        



   


Les économistes Amartya Sen et Joseph Stiglitz, l’avocate Shirin Ebadi ou encore l’écrivain Mario Vargas Llosa s’adressent lundi 5 novembre directement aux plus de 60 chefs d’Etat et de gouvernement, dont Donald Trump et Vladimir Poutine, qui assisteront au Forum de Paris pour la paix, organisé du 11 au 13 novembre pour marquer le centenaire de la première guerre mondiale. Vingt-cinq personnalités internationales leur lancent un appel solennel pour la signature d’un « pacte sur l’information et la démocratie ».
Réunis à l’initiative de Reporters sans frontières (RSF) dans une commission sur l’information et la démocratie, ils appellent les dirigeants à « lancer un processus politique » pour qu’un pacte soit signé « d’ici à un an ».
« Dans un moment historique crucial », ce pacte devrait « établir des garanties démocratiques sur l’information et la liberté d’opinion », soulignent les signataires de l’appel, parmi lesquels on trouve aussi l’ex-président du Sénégal Abdou Diouf, l’avocat chinois Teng Biao, l’avocate pakistanaise Nighat Dad, le journaliste turc Can Dündar, ou l’essayiste Francis Fukuyama. Le président français, Emmanuel Macron, qui avait reçu en septembre des membres de la commission, avait annoncé son intention de « mobiliser » les dirigeants internationaux sur ce sujet.

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Groupe d’experts
Lundi, cette commission sur l’information a publié une « Déclaration internationale sur l’information et la démocratie » qui pourrait servir de base de travail aux dirigeants. Droit à l’information fiable, au respect de la vie privée, à la transparence des pouvoirs : ce texte de six pages énumère les garanties démocratiques nécessaires, selon ses signataires, « dans un contexte de mondialisation, de digitalisation et de bouleversement de l’espace public ».
La commission propose également la création d’un « groupe international d’experts sur l’information et la démocratie », « à l’image de ce qu’est le GIEC pour les questions climatiques ». Elle interpelle aussi les grandes entreprises du Web, qui doivent « respecter des principes fondamentaux ». Il leur revient notamment « de garantir le pluralisme (…) et de mettre en place des mécanismes de promotion de l’information fiable ».
« Les libertés, la concorde civile et la paix » sont actuellement menacées par « le contrôle politique sur la presse et les médias (…) la désinformation massive en ligne, la fragilisation économique du journalisme de qualité et les attaques et violences contre les journalistes », soulignent les 25 signataires de l’appel.

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