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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Le Serbe, futur numéro un mondial, n’a pu contrer la maîtrise du Russe, vainqueur en deux sets (7-5, 6-4) à Paris, dimanche.
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Tennis : Karen Khachanov l’emporte face à Novak Djokovic et s’offre son premier Masters 1000

Le Serbe, futur numéro un mondial, n’a pu contrer la maîtrise du Russe, vainqueur en deux sets (7-5, 6-4) à Paris, dimanche.



Le Monde.fr avec AFP
 |    04.11.2018 à 17h18
   





                        



   


A seulement 22 ans, Karen Khachanov s’est offert devant le public de Bercy, dimanche, un premier titre en Masters 1000 face à Novak Djokovic (7-5, 6-4) au terme d’une rencontre bouclée en 1 h 37 de jeu.
Au lendemain d’une demi-finale d’une intensité rare face à Roger Federer, le Serbe n’a pu trouver les ressources pour contrer les frappes du jeune joueur Russe, malgré un break dans le premier set (3-1) finalement perdu (7-5). Après le forfait de Rafael Nadal en début de semaine dans le tournoi parisien, Novak Djokovic retrouvera lundi la première place du classement ATP, avant le Masters de Londres (du 11 au 18 novembre), auquel ne participera pas, cette année, Karen Khachanov.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Les accords à l’amiable avec le PSG et Manchester City dans le cadre du fair-play financier et la réforme de la Ligue des champions illustrent la complaisance des dirigeants de la Confédération européenne.
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Football leaks : la faiblesse de l’UEFA face aux grands clubs européens

Les accords à l’amiable avec le PSG et Manchester City dans le cadre du fair-play financier et la réforme de la Ligue des champions illustrent la complaisance des dirigeants de la Confédération européenne.



LE MONDE
 |    04.11.2018 à 16h56
    |

            Rémi Dupré








                        



                                


                            

Au siège de l’Union des associations européennes de football (UEFA), à Nyon (Suisse), on ne s’est pas pressé pour commenter les révélations des Football Leaks, cette série d’enquêtes réalisées à partir de « plus de 70 millions de documents » par le consortium European Investigative Collaborations (ECI), dont fait partie le site Mediapart. Et pour cause : les dirigeants de la Confédération du Vieux continent , ainsi que leurs prédécesseurs, se retrouvent comme nus après ce déballage. Il montre comment, face aux menaces des clubs les plus riches, ils ont cédé à leurs exigences, pour alléger les sanctions du fair-play financier (FPF) et redessiner la Ligue des champions qui leur soit encore plus favorable.
Vendredi 2 novembre, Mediapart a révélé que le Qatar, propriétaire du Paris-Saint-Germain depuis 2011, avait réussi à contourner les règles du fair-play financier (FPF), ce mécanisme introduit par l’UEFA en 2010, et en vertu duquel les équipes continentales ne doivent pas dépenser plus qu’elles ne gagnent sous peine de sanctions. Pièces à l’appui, l’ECI affirme que le club de la capitale « a été couvert » par la Confédération et ses deux anciens dirigeants : son ex-président Michel Platini (2007-2015), qui avait voté en faveur du Qatar lors du scrutin d’attribution du Mondial 2022, et son ancien secrétaire général, Gianni Infantino (2009-2016), actuel dirigeant de la Fédération internationale de football (FIFA). En avril 2014, Infantino a ainsi négocié un accord à l’amiable avec les hiérarques du PSG, ainsi qu’avec ceux de Manchester City, propriété du cheikh Mansour d’Abou Dhabi, dont le déficit est alors abyssal (233 millions d’euros de pertes entre 2011 et 2013).
Alors que la chambre d’instruction de l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) du FPF est censée être indépendante et souveraine, Gianni Infantino mène les tractations dans son dos et fait preuve de complaisance à l’égard des deux « nouveaux riches » du ballon...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Les 123 skippeurs participant à la course transatlantique à la voile viennent de partir de Saint-Malo. Un défi logistique pour les organisateurs.
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Route du Rhum 2018 : les règles du départ en un coup d’œil

Les 123 skippeurs participant à la course transatlantique à la voile viennent de partir de Saint-Malo. Un défi logistique pour les organisateurs.



LE MONDE
 |    04.11.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 16h02
    |

            Véronique Malécot








                        


La minute, comité de course, porte du cap Fréhel… Autant de termes qui vont être utilisés dimanche 4 novembre, au moment du départ de la onzième édition de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, la course transatlantique à la voile. Moment souvent crucial pour les marins, moment d’émerveillement pour le public, le départ reste souvent un instant difficile à comprendre pour les non-initiés aux règles des courses à la voile.
Le départ de la Route du Rhum est donné tous les quatre ans, au large de la pointe du Grouin, à l’est de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). De là, les skippeurs filent vers le cap Fréhel, pour passer entre deux bouées matérialisant une « porte » à franchir au pied de la falaise, avant de remonter vers l’île de Bréhat, puis la pointe de la Bretagne et sortir de la Manche.

   


Dimanche, ils seront 123 skippeurs à s’élancer à 14 heures pour cette édition de la Route du Rhum, sur des bateaux de 11 à 32 mètres. Face à cet afflux de participants et à la diversité des bateaux, la direction de course a dû imaginer tout un dispositif pour que le départ se passe au mieux.
Les six classes de bateaux sont réparties par taille le long d’une ligne de trois milles nautiques (5,5 km), avec, au centre, le navire du comité de course chargé de donner le départ et de surveiller la bonne application des règles.

   


Avant le départ, les concurrents ont le droit de traverser la ligne pour pouvoir se placer au mieux par rapport à leurs adversaires. Sauf dans la dernière minute, appelée « la minute ». Si les concurrents passent la ligne durant cette minute, ils doivent faire le tour du bateau comité et repasser la ligne de nouveau.
Côté parcours, une nouveauté cette année. Les skippeurs n’ont plus droit qu’à une seule escale pour réparer. Néanmoins, juste après le départ et dans un rayon de 150 milles nautiques (278 km) autour de Saint-Malo, ils peuvent s’arrêter sans que cela compte pour une escale.
Selon les estimations des organisateurs de la Route du Rhum, les Ultimes devraient traverser l’Atlantique en six jours, laissant présager ainsi un nouveau record dans l’épreuve. Pour les derniers concurrents la ligne d’arrivée fermera le 2 décembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Le navigateur canadien parraine le challenge « 98 secondes pour l’éternité », créé pour commémorer sa victoire lors de la première édition de la Route du Rhum, en 1978.
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Mike Birch : « On peut regretter qu’il y ait tant d’argent dans la voile »

Le navigateur canadien parraine le challenge « 98 secondes pour l’éternité », créé pour commémorer sa victoire lors de la première édition de la Route du Rhum, en 1978.



LE MONDE
 |    04.11.2018 à 07h00
    |

            Véronique Malécot








                        



   


Une tasse de thé à la main, Mike Birch est calé dans un coin de la cabine, délaissant le siège du pilote tout proche. Au dehors, les bruits de la foule venue admirer, à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), les bateaux de la onzième Route du Rhum. Mais le navigateur canadien s’en soucie peu. Il est venu dans la ville corsaire uniquement pour soutenir son vieil ami Charlie Capelle, qui prendra le départ de l’épreuve, dimanche 4 novembre, à bord d’Acapella, le bateau jumeau (ou sistership) du trimaran Olympus Photo, avec lequel il a lui-même remporté la première édition de la Route du Rhum en 1978.
C’est là, à bord de ce petit voilier de douze mètres à peine, que Le Monde a pu rencontrer le premier vainqueur de la Route du Rhum. « Mon père ne m’a jamais forcé à faire quelque métier que ce soit. » Du coup, Mike Birch a été successivement mineur, ouvrier du pétrole, puis cow-boy en Colombie-Britannique, avant de s’embarquer comme matelot sur un cargo pour rejoindre l’Angleterre.
« Arrivé là-bas, je me suis renseigné sur la manière de me procurer un bateau. J’ai alors rencontré Peter Haward [un convoyeur professionnel]. C’est ainsi que je suis venu à la voile, en convoyant des bateaux », se souvient le marin qui semble regretter de ne pas avoir commencé dès son enfance, comme nombre de coureurs.
Une autre rencontre sera ensuite déterminante, celle de Walter Greene, un constructeur de bateaux dans le Maine, aux Etats-Unis, qui deviendra son ami. « Pour le premier Rhum, j’ai demandé à Walter Greene si je pouvais lui emprunter un bateau. Il m’a répondu oui, on partagera l’argent du prix. » Mike Birch était heureux.
« J’étais juste un type un peu fou. J’ai eu de la chance »
La suite, tout le monde la connaît. Le 28 novembre 1978, à la sortie du canal des Saintes en Guadeloupe, Olympus Photo surgit de nulle part et Mike Birch l’emporte avec 98 secondes sur Michel Malinovsky, dont la victoire était déjà annoncée. Le Canadien entre ainsi dans la légende de la course au large.
Modeste, le navigateur secoue la tête quand on lui rappelle que certains le voyaient comme un outsider en 1978. « Je n’ai jamais rêvé de remporter la Route du Rhum. J’étais juste un type un peu fou. J’ai eu de la chance. Tout est une question de chance. C’est cette Route du Rhum-là qu’il fallait gagner, je me suis amusé. »
Quarante ans plus tard, Mike Birch accompagne toujours la course. Il est le parrain du challenge « 98 secondes pour l’éternité », créé pour commémorer cet épisode mythique.
Trois marins vont tenter de reproduire le duel Olympus Photo – Kriter V. Deux, Charlie Capelle et François Corre, feront la course sur des sistership d’Olympus Photo. Face à eux, le Malouin Bob Escoffier tentera de les battre à bord du véritable Kriter V de Michel Malinovsky.
Mike Birch regarde par le hublot. On aperçoit Kriter V de l’autre côté du bassin. Son regard bleu azur pétille de malice : « Le bateau, là ? Je suis sûr qu’ils peuvent le battre. Charlie Capelle mène son bateau très bien depuis longtemps. C’est une bonne chose que quelqu’un comme lui puisse garder le même bateau des années et partir demain pour sa cinquième traversée avec lui, c’est fantastique. Il y a toujours un vrai lien entre le coureur et son bateau. » 
« Personne ne connaît cette course »
Mike Birch regarde avec fierté à l’intérieur du petit trimaran jaune, dont il est le parrain. Un ordinateur a fait son apparition à la place de la table à cartes, quelques modifications de-ci de-là par rapport à Olympus Photo. Pour le marin, les trimarans de type A’Capella représentent le bateau « vraiment parfait ». 
Il l’admet toutefois : « Maintenant, on ne pourrait plus gagner avec un bateau comme celui-là et dans ces conditions. » « Il y a de plus en plus de très gros bateaux très technologiques, c’est de plus en plus cher », relève-t-il. Pour le déplorer : « C’est dommage, mais même si on ne peut pas arrêter le progrès, on peut regretter qu’il y ait tant d’argent dans la voile ! »
Il regrette également que la Route du Rhum reste très franco-française. « Par exemple, chez moi, en Colombie-Britannique, personne ne connaît cette course. A l’est, on la connaît déjà un peu plus, mais ce n’est finalement pas très connu », déplore-t-il.
Mike Birch évoque son livre, J’ai chevauché les océans (mars 2017), posé sur le banc entre nous. Le marin reconnaît avoir, désormais, un peu tourné la page de la navigation. « J’ai encore un bateau en Colombie-Britannique, mais je ne parviens pas à le vendre. C’est triste. »
Pourtant, à la question de savoir s’il choisirait aujourd’hui de courir la Route du Rhum ou la Golden Globe Race, le tour du monde l’ancienne, le skippeur répond qu’il pencherait pour la seconde. « Elle doit être très dure. Partir comme cela sans moyens modernes… » Il sourit. « Vous savez j’ai dû apprendre tout seul à me servir d’un sextant. »

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Ce 1er novembre, Mike Birch fêtait ses 87 ans, juste avant que la course qui l’a fait entrer dans la légende de la voile fête elle-même ses 40 ans, dimanche, avec une participation record de 123 concurrents.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le Suisse n’a pu venir à bout du Serbe, vainqueur 7-6, 5-7, 7-6. Dimanche, le futur numéro un mondial affrontera en finale le Russe Karen Khachanov.
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A Bercy, Novak Djokovic fait plier Roger Federer

Le Suisse n’a pu venir à bout du Serbe, vainqueur 7-6, 5-7, 7-6. Dimanche, le futur numéro un mondial affrontera en finale le Russe Karen Khachanov.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 21h53
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 22h29
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


A 37 ans, Roger Federer n’était « pas venu à Bercy pour gagner ». Il voulait juste « jouer ce tournoi sans pression, voir ce qu’il se passe sans grandes attentes ». Même si on n’était pas obligé de le croire… Alors oui, le Suisse n’a pas gagné le tournoi, vaincu par Novak Djokovic en demi-finale, samedi 3 novembre. Mais comme en témoigne le score (6-7, 7-5, 6-7) et la durée de la recontre (3 h 03), il a livré sa meilleure prestation depuis l’Open d’Australie, qui plus est contre le meilleur joueur de la saison, et « c’est déjà pas mal », comme il dit.
On annonçait un match « pop-corn », le duel tint ses promesses dès le début. Un premier set aussi long que les deux premiers matchs de l’idole, de retour à Paris après trois ans : 1 h 11 d’échanges souvent accrochés, parfois frémissant, et quelques coups de génie comme cette volée réflexe à l’aveugle d’un Federer pas malchanceux à 4-3 dans le second set, sur un passing de Djokovic venu accrocher la bande du filet.
Les deux joueurs s’étaient délestés de toute pression avant cette demi-finale, mais on ne put que constater que l’un comme l’autre n’avaient pas la décontraction affichée fin septembre à Chicago lors de la Laver Cup, l’exhibition initiée par le Suisse. Cette demi-finale de Masters 1000, tous deux en faisaient une question d’honneur : l’un voulait montrer qu’il mérite sa place de meilleur joueur de la saison, l’autre lorgnait le 100e titre de sa carrière.

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Moins aérien que face à Nishikori

Roger Federer being Roger Federer.

— gasparlanca (@Gaspar Ribeiro Lança)


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Dans les tribunes, l’ambiance fut loin d’être aussi électrique que lors des deux premières apparitions du Suisse sur le court central parisien, face à Fabio Fognini puis Kei Nishikori. Se rendant coup pour coup, les deux hommes sont contraints d’être départagés au tie-break : d’abord aux commandes, réalisant par deux fois le minibreak, Roger Federer manque ensuite d’opportunisme, gâche une balle de set et se désunit dans le money-time, laissant son adversaire conclure le premier set à sa première occasion.
Novak Djokovic, plus appliqué que la veille face à Marin Cilic, ne connaît pas de sautes de concentration et se repose sur sa première balle. En face, Federer lâche quelques vilaines fautes directes, notamment en revers, et se montre moins aérien que la veille face à Nishikori. Dans le deuxième set, les deux joueurs ne sont pas loin de céder leur engagement d’entrée, puis les jeux défilent sans encombre jusqu’à 5-4.
Federer serre alors le poing, dans les tribunes, sa femme Mirka l’encourage, mais il ne parvient pas à prendre l’avantage au jeu suivant. Et c’est au tour du futur numéro un mondial (il le sera lundi) de lui mettre la pression. Djokovic a l’occasion de faire le break mais échoue, et Federer reprend l’avantage à 6-5. C’est finalement le Serbe qui finit par flancher et permet à son rival, après 2 h 09 de jeu, de recoller à une manche partout (7-5) sur un coup droit mitrailleur long de ligne. Le clan Federer se lève, les 14 000 spectateurs exultent et font trembler les tribunes de Bercy. Ils auront le droit à leur troisième set.
Ce samedi à Bercy, contrairement à ce qu’il montre depuis la saison sur gazon, Federer tient l’échange et parvient à exploiter les rares failles de Djokovic, qui lui résiste depuis le Masters de Londres, fin 2015. Depuis le 9 août, personne n’est parvenu à enrayer la machine serbe, vainqueur coup sur coup de Cincinatti, l’US Open et Shanghaï. Contrairement à Cincinnati, où le Suisse avait, selon lui, livré face à lui le « pire match de [sa] carrière en retour », il parvient à lire les services de Djokovic.

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« Mon dernier match à Paris ? Aucune idée »

   


Malgré une alerte d’entrée de troisième set, Federer reste devant au score. Les deux joueurs ne sont ensuite plus inquiétés sur leurs mises en jeu jusqu’à 4-4, moment où le service du numéro 3 mondial se grippe. Frustré d’avoir loupé deux occasions de faire le break, Djokovic fracasse sa raquette de répit et se fait réprimander par le public et par l’arbitre. Fidèle à sa réputation de meilleur retourneur du circuit, il renvoie tout, mais finit par plier devant les accélérations du Suisse. L’image est rare pour être notée.
Comme au premier set, les deux joueurs en arrivent au tie-break. Rapidement, Djokovic mène 3-1, puis 4-1 après une double faute de Federer, et se procure bientôt cinq balles de match. La troisième sera la bonne. Federer a eu sa chance dans ce match, mais la constance de son adversaire, qui rencontrera dimanche en finale le jeune Russe Karen Khachanov, a fait la différence. 
« On a eu des matchs épiques dans notre rivalité mais celui-ci fait assurément partie des meilleurs, dira le vainqueur. Avec la demi-finale que j’ai jouée face à Nadal à Wimbledon, c’était le match le plus excitant que j’ai joué cette année, et probablement celui avec la meilleure qualité de tennis. »
« J’ai quelques regrets certes, quand on fait un match aussi serré, on en a toujours. Notamment une balle de set, des points à 15A ou 30A. Mais c’était un bon tournoi, analysait de son côté à chaud le Suisse, la mine logiquement défaite. Novak est sur une dynamique, ça se sent. Il protège très bien son service. A la fin, ça se joue à des détails ici ou là. Quand je prends un peu de recul, je me dis que c’était une très bonne chose de venir à Paris. »
Et quand on lui demanda si ses admirateurs parisiens venaient de le voir pour la dernière fois de sa carrière à Paris, le Suisse eut cette réponse vague : « Aucune idée. Si c’était le dernier match, il était bon en tout cas. Pour Roland, je déciderai en fin d’année, il faut que je voie à quel point cela a un impact sur ma préparation physique. Bercy, l’année prochaine ? Comme chaque année, après Bâle, c’est toujours compliqué. Je ne peux pas trop me projeter. Je n’espère pas que c’était mon dernier match. » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ L’AS Monaco de Thierry Henry perd à Reims et se trouve 19e de Ligue 1. Dominé par les Girondins de Bordeaux, l’Olympique lyonnais n’accroche qu’un seul point à domicile.
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Ligue 1 : Monaco en grand danger, Lyon et Bordeaux un peu perdus

L’AS Monaco de Thierry Henry perd à Reims et se trouve 19e de Ligue 1. Dominé par les Girondins de Bordeaux, l’Olympique lyonnais n’accroche qu’un seul point à domicile.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 19h09
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 10h03
   





                        



   


Regard dans le vague et bouche fermée, Thierry Henry fixe la centaine de supporteurs monégasques descendus au bord de la pelouse pour manifester leur colère à l’encontre de leurs joueurs. Le capitaine Radamel Falcao et son second, Kamil Glik, n’ont pas calmé les nerfs des ultras ayant fait le déplacement à Reims, samedi 3 novembre.
Que pouvaient-ils dire ? L’AS Monaco, championne de France il y a un an et demi, est 19e de Ligue 1 avec une seule victoire depuis le début de saison, toutes compétitions confondues. Elle s’est inclinée en Champagne 1-0, sur une jolie frappe enroulée de Mathieu Cafaro à la 24e minute, et n’a cadré qu’un seul tir.
Dimanche, si Guingamp prend un point à Nantes, Monaco sera lanterne rouge du championnat. Le prochain adversaire des hommes de Thierry Henry en championnat sera le Paris Saint-Germain, au Parc des Princes, pour ce qui ne sera plus un choc. Il semble acquis que les rivaux de l’ASM cette saison seront Amiens, Dijon ou Caen. Coup de chance pour Monaco : ces trois équipes ont aussi perdu, samedi, dans les autres matches de la 12e journée.

Les résultats de la 12e journée
Samedi :
Nice 1 - 0 Amiens
Dijon 0 - 4 Nîmes
Caen 1 - 2 Rennes
Strasbourg 1 - 1 Toulouse
Reims 1 - 0 Monaco
Lyon 1 - 1 Bordeaux
Vendredi : 
PSG 2 - 1 Lille


Plus haut dans le classement, Lyon et Bordeaux sont repartis dos à dos (1-1), mais ce n’est pas pour autant qu’ils savent où ils vont : l’Olympique lyonnais n’aura pas davantage de certitudes sportives après ce match nul à domicile tandis que les Girondins restent dans le ventre mou avant d’être vendus pour de bon à leur nouveau propriétaire américain et ses objectifs incertains.
Le Danois Andreas Cornelius a inscrit le dernier but de l’ère M6 à Bordeaux, qui sera revendu officiellement mardi, après 500 minutes d’inefficacité des Girondins. Il a égalisé à la 72e minute, répondant à l’ouverture du score, en fin de première période, de Houssem Aouar.
C’est par un déluge de sifflets que le public lyonnais a accueilli la nouvelle contre-performance des siens qui, faut de séduire, parvenaient encore à gagner, ces derniers temps, en championnat. Une partie de ses joueurs a parfois semblé se désintéresser du match à commencer par Memphis Depay qui s’était plaint, le week-end dernier à Angers, de n’être pas titulaire.

   


Bordeaux pouvait espérer mieux
Bruno Genesio ne l’avait pas sanctionné et l’a placé samedi dans une configuration que certains supporteurs lyonnais appelaient de leur vœu : aux côtés de Moussa Dembélé et devant un milieu en losange dont Nabil Fekir, de retour de blessure, constituait la pointe avancée.

1re : 4-4-2 losange
45e : 4-2-3-1
72e : 4-3-3
83e : 4-4-2 à plat

— Prugneau (@Pierre Prugneau)


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L’organisation tactique a changé à plusieurs reprises mais rien n’y a fait : la cause des maux lyonnais était moins le système que les défaillances individuelles, dont toujours celle de Marcelo, son défenseur central brésilien, doublement coupable sur l’égalisation bordelaise.
« Il est difficile de trouver quelque chose qui peut me plaire, a pesté l’entraîneur des Gones. Certainement, c’est le plus mauvais match depuis très longtemps. » 
Bordeaux aurait pu obtenir bien plus à Lyon s’il avait mieux géré ses situations de contre et si ses attaquants, parfois mis en position idéale, s’étaient montrés plus précis : sur 17 tirs, Bordeaux n’en a cadré que trois. Une fois de plus, l’OL a concédé bien trop d’occasions pour un prétendant à l’Europe.
Il faudra un autre Olympique lyonnais pour résister à Hoffenheim, mercredi, en Ligue des champions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Cet Ouzbek de 67 ans, considéré comme un grand trafiquant de drogue, a été élu président de l’AIBA, en dépit des avertissements du Comité international olympique.
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L’avenir olympique de la boxe s’assombrit après l’élection de Gafur Rakhimov à la tête de la Fédération internationale

Cet Ouzbek de 67 ans, considéré comme un grand trafiquant de drogue, a été élu président de l’AIBA, en dépit des avertissements du Comité international olympique.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 18h18
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 06h39
    |

            Clément Guillou








                        



   


Le milieu de la boxe est suffisamment rude pour ne pas se laisser intimider par le Comité international olympique (CIO) : samedi 3 novembre, à Moscou (Russie), la Fédération internationale de boxe (AIBA) a élu à sa tête l’homme d’affaires ouzbek Gafur Rakhimov, malgré les mises en garde inhabituelles de l’instance olympique.
Le CIO s’inquiétait de voir se pérenniser l’installation de cet homme de 67 ans à la tête de l’AIBA ; jusqu’alors, il était président par intérim. Il a été accusé par le Trésor américain, en décembre 2017, d’être « l’un des criminels les plus importants d’Ouzbékistan et un acteur important du trafic d’héroïne ».
Il a toutefois été élu par 86 délégués sur 138 face à son seul adversaire, l’ex-boxeur kazakh Serik Konakbayev, qui avait obtenu, mardi, de pouvoir concourir après un appel réussi devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne (Suisse).
Ce choix de l’AIBA en faveur de Gafur Rakhimov, ancien entraîneur de boxe en Union soviétique (URSS), jadis l’homme fort du comité olympique ouzbek, fait planer un doute sur l’avenir olympique de la discipline : le CIO a déjà menacé l’AIBA de retirer la boxe du programme olympique pour les Jeux de Tokyo en 2020 et ceux de Paris en 2024 ; autant dire « l’option nucléaire », très rarement brandie par le CIO avant une élection interne à une fédération.
Aides financières suspendues
Le CIO a déjà suspendu ses aides financières à l’AIBA, largement endettée – à hauteur de 19 millions de dollars (16,7 millions d’euros) en 2018, selon le rapport financier présenté lors du congrès – et dont les « paiements olympiques » constituent la majorité des revenus.
Le statut de la Fédération internationale sera étudié lors du prochain comité exécutif de l’instance, à partir du 30 novembre à Tokyo. Outre les questions de gouvernance, celles des finances, des problèmes d’arbitrage et de lutte antidopage seront étudiées, précise dans un communiqué le CIO, qui rappelle que sa priorité est de « tout mettre en œuvre pour qu’il puisse y avoir un tournoi de boxe aux JO de Tokyo 2020 ».

IOC says it still has “grave concern” about AIBA after Gafur Rakhimov elected to run amateur boxing. https://t.co/bL8Q1DMxpu— jellingworth (@James Ellingworth)


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Selon le site spécialisé Inside the Games, Serik Konakbayev, le candidat battu, compte se rendre à Lausanne la semaine prochaine, au siège du CIO, afin de « mener le deuxième round ». « Ce n’est pas la fin mais le début d’un mouvement de réforme de la Fédération internationale, pour sauver la boxe », a-t-il dit aux journalistes sur place, tandis que Gafur Rakhimov réservait sa première réaction publique pour plus tard.
Un scrutin rocambolesque
M. Rakhimov n’était jusqu’alors qu’un président par intérim de l’AIBA, ayant hérité du poste après l’éviction, en novembre 2017, dans des conditions troubles, du Taïwanais Wu Chink-kuo, poussé à la démission. Il avait été désigné en tant que plus ancien des vice-présidents en exercice, une règle inventée pour l’occasion.
Le vote de samedi à Moscou ne fut pas moins rocambolesque : selon des journalistes sur place, le scrutin électronique a fini par être abandonné après plusieurs heures d’essais infructueux. L’AIBA a fait imprimer quelque 200 bulletins et rafistoler, en guise d’urne, une boîte en carton de la chaîne Leroy Merlin recouverte d’un drap.
Au moment du vote, les délégués de six pays s’étaient évanouis dans la nature et ils n’ont pas participé au scrutin, qui n’a toutefois pas été suffisamment serré pour que cela porte à conséquence.
L’avenir du « noble art » aux JO est désormais entre les mains du CIO et de Gafur Rakhimov, un homme que l’historien spécialiste du trafic de drogue Michel Koutouzis nous décrivait en ces termes, en janvier : « Il a commencé comme boxeur, homme de main dans la mafia des rues soviétiques. Dans les années 1990, il était un baron de la mafia du coton et était passé à l’exploitation de l’opium afghan. Vingt ans plus tard, le même monsieur est accusé par les Américains d’être un acteur majeur du trafic d’héroïne. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Les révélations sur les concessions de l’UEFA quant au fair-play financier et à la formule de la Ligue des champions mettent sa faiblesse au grand jour.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le président Mourad Boudjellal avait pris l’habitude de virer ses entraîneurs. Il maintient aujourd’hui sa confiance à Patrice Collazo, malgré une place d’avant-dernier avant d’affronter le bon dernier, Perpignan.
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Rugby : à Toulon, le calme pendant la tempête

Le président Mourad Boudjellal avait pris l’habitude de virer ses entraîneurs. Il maintient aujourd’hui sa confiance à Patrice Collazo, malgré une place d’avant-dernier avant d’affronter le bon dernier, Perpignan.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 13h51
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 14h28
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Ces dernières saisons, Mourad Boudjellal changeait d’entraîneurs comme de tee-shirts. Et le président du Rugby club toulonnais (RCT) a une garde-robe plutôt fournie. Sur les deux saisons écoulées, quatre entraîneurs principaux remerciés en cours de route (Dominguez, Ford, Cockerill et Galthié), et plusieurs de leurs adjoints aussi (Delmas, Edmonds, Landreau).
Patrice Collazo aura peut-être plus de chance. Le nouvel entraîneur en chef de Toulon, certes, enchaîne les défaites depuis le début de championnat. Encore davantage que ses prédécesseurs. Mais son président a déjà déclaré vouloir finir la saison avec lui, et celle d’après aussi. Même en cas de relégation en deuxième division. Cas de figure encore très hypothétique.
Très rhétorique, surtout. « J’ai toute confiance en Patrice Collazo, confirmait Mourad Boudjellal il y a une semaine, après la défaite contre La Rochelle, où Collazo vient de passer sept saisons. J’ai dit une connerie l’autre jour, j’ai dit que j’irais en Pro D2 avec lui. Je confirme que j’irais en Pro D2 avec lui. Mais on va essayer de ne pas y aller quand même. »

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On pourrait rire de cette nouvelle sortie présidentielle, mais pas trop quand même. Elle raconte l’ambiance pesante du moment. La surprise, surtout, de voir Toulon si bas au classement : en l’occurrence, à l’avant-dernière place du Top 14, avant de recevoir Perpignan, le bon dernier, samedi 3 novembre (à partir de 18 h 45). Bilan provisoire : deux victoires pour six défaites, auxquelles s’ajoutent déjà deux revers en Coupe d’Europe.
Comment, alors, dans un contexte encore plus duraille que les saisons précédentes, expliquer la soudaine mansuétude de Mourad Boudjellal ? « Je pense qu’il a changé », suppose Guilhem Guirado, en pleine préparation avec le XV de France, et donc absent pour affronter son ancien club de Perpignan.
Le talonneur poursuit, à l’adresse des journalistes qui aimeraient « l’odeur du sang » et l’idée d’« avoir un papier à écrire » sur un éventuel remaniement :
« Vous pourrez chercher n’importe quel moyen de déstabiliser le club, je pense que maintenant Mourad Boudjellal a compris qu’il fallait rester soudés et que les joueurs en ont aussi besoin. (…) Il a appris, à ses dépens, de ce qu’il avait peut-être mal géré par le passé. »
« Ça fait beaucoup »
En septembre, assis sur une tribune du terrain d’entraînement du RCT, Mathieu Bastaraud insistait déjà sur « le besoin maintenant de retrouver de la stabilité ». Sans changer d’entraîneur au moindre vent contraire. Comme Guirado, le trois-quarts centre suivra le match contre Perpignan depuis le Centre national de rugby de Marcoussis (Essonne), où se prépare la France avant d’affronter dans une semaine l’Afrique du Sud.
A Toulon, « c’est vrai que sur les dernières années, on a eu je ne sais plus combien de coachs », concède Bastareaud. Un calcul rapide, puis cette estimation : « Ça fait beaucoup. » Un chambardement permanent jamais très commode pour les joueurs : « Déjà, tu te demandes si tu vas entrer ou non dans les plans du nouvel entraîneur… »
Le capitaine toulonnais a connu la période d’avant. Ce titre en championnat de France (2014), ce triplé en Coupe d’Europe (2013-2015), avec pour entraîneur principal un seul et même homme, Bernard Laporte, aujourd’hui dans le costume de président de la Fédération française de rugby.
Pour faciliter l’après-Laporte, Mourad Boudjellal avait eu une idée : faire en sorte que Diego Dominguez arrive dès janvier 2016 pour observer « Bernie le Dingue » pendant une demi-année, avant de lui succéder. Las ! L’Italo-Argentin a finalement été démis de ses fonctions dès le mois d’octobre 2016, quelques semaines à peine après sa prise d’autonomie.
Le genre de destin auquel Patrice Collazo refuse aujourd’hui de songer. Dès septembre, il expliquait :
« J’ai une vision à long terme de ce que je veux faire, mais, le paradoxe, c’est que je suis plutôt dans l’instant t, dans l’immédiat, je ne calcule pas, je ne me dis pas : “Là, ça tangue, ça va bouger, il va y avoir une vague.” (...) Oui, des coups de gueule, il va peut-être y en avoir, des coups de sang aussi. Mais après, arrive ce qu’il arrive. »
L’entraîneur est bien placé pour parler du micro-climat toulonnais : l’ancien pilier est né à La Seyne-sur-Mer, dans le Var, à quelques kilomètres du RCT, son club formateur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le club va devoir trouver de nouveaux revenus dès la saison prochaine pour compenser la perte de son principal contrat de sponsoring, décidée par l’UEFA.
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Football Leaks : le PSG dans l’obligation de trouver de l’argent

Le club va devoir trouver de nouveaux revenus dès la saison prochaine pour compenser la perte de son principal contrat de sponsoring, décidée par l’UEFA.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 12h50
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 18h06
    |

                            Youmni Kezzouf








                        



   


Le 2 novembre, 115 minutes après la publication dans Mediapart des nouvelles révélations des Football Leaks, Neymar et Kylian Mbappé arrivaient au Parc des princes pour affronter Lille. Dans une célébration tardive de Halloween, les deux stars achetées à prix d’or (402 millions d’euros à eux deux) à l’été 2017 ont débarqué déguisés en braqueurs. Ça ne s’invente pas.
Le coup de folie des propriétaires qataris du PSG pour s’offrir les deux joueurs pourrait en effet avoir des conséquences désastreuses sur les finances du PSG, dès l’été prochain. Surtout couplé à l’interdiction pour le club parisien de renouveler son juteux contrat avec l’Autorité de tourisme du Qatar (QTA).
Officiellement blanchi par l’UEFA et échappant à toute sanction disciplinaire, le PSG est loin d’être tiré d’affaire : financièrement, il a bien été sanctionné, et la conséquence la plus grave n’a pas encore pris effet. D’après Mediapart, la chambre d’instruction de l’UEFA a imposé, le 13 juin, au PSG l’interdiction de renouveler son contrat avec QTA après le 30 juin 2019. Une sanction confirmée par Victoriano Melero, le secrétaire général du club, au Parisien.
Signé dès 2012, revalorisé en 2016, ce partenariat de « nation branding » unique en son genre est au centre de toutes les discussions. Largement surévalué d’après différents audits réalisés par l’UEFA, il aurait permis au Qatar d’injecter d’énormes sommes dans son club en contournant, en partie, les règles du fair-play financier (FPF).

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Avec cette interdiction, le budget du Paris Saint-Germain, évalué à environ 500 millions d’euros par an, se retrouvera privé d’un revenu de 145 millions d’euros par saison. A cette somme se rajouteront les différents coûts supplémentaires qu’impliquent les deux transferts records de l’été 2017. D’après les Football Leaks, ces coûts sont évalués à 830 millions d’euros sur cinq saisons, entre l’achat, les salaires et les commissions des agents. Soit 166 millions d’euros de dépenses supplémentaires par an.
Compenser les pertes
C’est un fait, même si le PSG n’est pas plus lourdement sanctionné par l’UEFA, il doit trouver de l’argent. Pour compenser la perte de son sponsor QTA et de ses 145 millions d’euros d’abord, mais aussi pour assumer le coût de ses ambitions sur le marché des transferts. Particulièrement scruté, le club parisien peut se tourner vers des contrats de sponsoring moins suspects, qui n’impliqueraient pas l’Etat du Qatar.

   


Le contrat de Fly Emirates, principal sponsor maillot dont la valeur est estimée par une agence de marketing mandatée par l’UEFA à 35 millions d’euros par saison, arrive à échéance à la fin de la saison. Il ne sera pas prolongé, ce qui permettra à Paris de négocier, probablement plus cher, un nouveau contrat. D’après les informations de L’Equipe, le PSG espérerait obtenir un accord à 60 millions d’euros par saison. Dans la même veine, le club veut également renégocier son contrat d’équipementier avec Nike.
Mais la principale source de revenu potentielle, celle qui permettrait un apport de fond à la hauteur des déficits du club, c’est la vente d’un joueur majeur. En fin de mercato 2018, le PSG a été obligé de vendre en urgence pour 60 millions d’euros, ce qu’il a réussi à faire en envoyant Yuri Berchiche à Bilbao et Javier Pastore à Rome. Mais à la vue des sommes en jeu à partir de l’été 2019, c’est bien la vente d’un joueur majeur, de la trempe de Neymar ou Mbappé, qui pourrait compenser la perte de revenus de la fin du contrat QTA.
Le club en a bien conscience, et a d’ailleurs axé sa stratégie de communication sur cet aspect. Le numéro 2 du club, Jean-Claude Blanc, a répondu sur ce point à Mediapart, pour fustiger une attaque venue d’Espagne, désignant à mots (à peine) couverts le virulent Javier Tebas, président de la ligue espagnole.
« Par cette décision, connaissant nos comptes (…), l’UEFA, seule ou poussée par d’autres clubs et une ligue (…) hispanisante, dit que le PSG est obligé de vendre un de ses gros joueurs pour être à l’équilibre en 2019-2020. Ça tombe bien, qu’est-ce qu’on peut lire dans la presse espagnole en ce moment ? Neymar au Barça, Neymar au Real, MBappé dans un grand club. »
Le PSG se retrouverait alors en situation de faiblesse sur un marché des transferts particulièrement compliqué. Si tous ses adversaires savent qu’il doit absolument vendre pour sauver ses comptes, le club aura bien du mal à peser dans les négociations.
Le risque de nouvelles sanctions
L’autre risque pour le PSG, c’est le spectre de nouvelles sanctions, plus lourdes, venant de l’UEFA. Si les Football Leaks montrent comment le club a pu profiter d’accords à l’amiable et d’enquêtes classées « pour raisons politiques », la procédure n’est pas encore terminée. Le 24 septembre, la chambre de jugement de l’Instance de contrôle financier des clubs, après avoir examiné le rapport de sa chambre d’instruction, lui a renvoyé le dossier. Elle réclame notamment un nouvel audit, plus approfondi, des contrats de sponsoring qataris. Jusqu’à présent, jamais l’UEFA n’a voulu aller jusqu’à la sanction sportive, l’exclusion des compétitions européennes, pour des raisons économiques autant que politiques. Mais la menace plane malgré tout. Et si la chambre de jugement se prononçait pour une nouvelle amende, les comptes du PSG risqueraient d’être encore davantage plombés.

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Face à ce risque de nouvelles sanctions, il reste une arme au PSG, préparée de longue date. Dès 2013, une équipe de juristes du PSG a rédigé une plainte, visant à attaquer le fair-play financier devant l’autorité de la concurrence. Jamais déposée, elle a plusieurs fois servi d’arme de dissuasion au PSG, qui ne cesse de fustiger les conditions de ce fair-play financier, qui favoriserait les clubs installés et pénaliserait les nouveaux riches.
Dès vendredi soir, quelques heures à peine après les révélations de Mediapart, Jean-Claude Blanc affûtait sur RMC les éléments de langage qui constituent le principal argument du club : « Les règles de l’UEFA ne permettent pas l’investissement, expliquait le directeur général délégué du club, en première ligne dans les négociations avec l’UEFA. En étant un nouvel entrant, manifestement, vous n’êtes pas le bienvenu. Je crois que les règles du fair-play financier ont été petit à petit détournées pour empêcher des nouveaux entrants de venir perturber un cartel bien organisé de clubs. »

Un projet de ligue fermée
Les Football Leaks confirment par ailleurs le projet des clubs européens les plus riches de créer une ligue fermée conçue par et pour eux, afin de maximiser leurs profits. D’après les révélations de Mediapart, un cartel de quatre clubs, le Real Madrid, le FC Barcelone, le Bayern Munich et la Juventus de Turin, travaille depuis des années en coulisses pour imposer ce projet de « super-ligue » à l’UEFA, et l’utilise comme un épouvantail pour modifier les règles de la Ligue des champions. Ce projet aurait notamment permis à ces quatre clubs d’imposer à l’UEFA la nouvelle formule de la C1 entrée en vigueur cette année, qui avantage les clubs les plus riches des quatre grands championnats.
Selon les Football Leaks, le projet de ligue semi-fermée n’est pas abandonné pour autant : dans un mail daté du 22 octobre 2018, adressé au Real Madrid, un investisseur détaille la dernière mouture de ce projet qui acterait la création d’une ligue de seize clubs, rassemblant onze clubs fondateurs (dont le PSG) et cinq invités pouvant changer d’une année sur l’autre.
Cette super-ligue serait gérée par une société contrôlée par les onze clubs fondateurs, à part inégale : le Real Madrid détiendrait 18 % des parts, contre seulement 6 % pour le PSG par exemple.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Le décès accidentel de son fondateur plonge l’empire du « duty free » dans l’incertitude.
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En Thaïlande, l’avenir de King Power en question

Le décès accidentel de son fondateur plonge l’empire du « duty free » dans l’incertitude.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 10h42
    |

            Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



   


La mort à 60 ans du milliardaire thaïlandais Vichai Srivaddhanaprabha, tué dans l’accident de son hélicoptère le 27 octobre près du stade de football de Leicester, en Grande-Bretagne, jette une ombre sur l’avenir d’un remarquable et spectaculaire succès d’entreprise. Après avoir ouvert en 1989 un premier magasin hors taxe au centre de Bangkok, le PDG du groupe King Power, dont les funérailles commencent samedi 3 novembre, était devenu en moins de vingt ans la cinquième fortune du royaume, selon le décompte du magazine Forbes.

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En 2006, sa modeste boutique « duty free » se métamorphosa en un véritable empire quand il parvint à arracher, notamment grâce à ses contacts au palais royal, le monopole des magasins hors taxe dans le nouvel aéroport Suvarnabhumi de Bangkok. Qui voit désormais passer une soixantaine de millions de passagers l’an alors que le tourisme est en plein essor au pays du Sourire…
Aujourd’hui l’empire de feu Vichai pèse environ 4, 5 milliards d’euros. Le groupe possède les hotels Pullman du groupe français Accord en Thaïlande et des parts substantielles de l’une des plus importantes compagnies lowcost du pays, Thai Air Asia.
Devenu célèbre après le rachat du Leicester City
Le défunt roi Bhumibol Adulyadej avait su récompenser les talents d’un businessman bien introduit, discret et refusant obstinément de se livrer au moindre commentaire politique dans une nation divisée : en 2012, le souverain lui avait attribué son nom actuel : né Vichai Raksriaksorn, le magnat devint alors Srivaddhanaprabha, ce qui signifie « lumière de la gloire ascendante »…
Ce quasi-inconnu chez les Thaïlandais, qui connaissaient à peine le nom du groupe, était devenu célèbre dans son pays après avoir racheté le club de football anglais Leicester City, qui a remporté le titre de la Premier League il y a deux ans. Dans une nation passionnée par le ballon rond, mais dont les équipes locales restent cantonnées à un modeste niveau, les supporters en sont réduits à se passionner pour les victoires des grandes équipes mondiales. Le succès du club de Leicester avait ainsi résonné comme une victoire indirecte de la Thaïlande…
A Leicester, après quelques réticences initiales, il était devenu très populaire parmi les fans : « Khun » (monsieur) Vichai avait l’habitude d’offrir de la bière thaie Singha gratuite et des hotdogs les jours de victoire. Le destin aura voulu que c’est en redécollant de son fief anglais que le tycoon a trouvé la mort.
Quelle évolution pour le groupe ?
Après le décès brutal du « roi » du King Power, les milieux économiques de Bangkok se demandent comment le groupe va évoluer, alors que le monopole de ce dernier sur l’aéroport Suvarnabhumi arrive à expiration en 2020. Le plus jeune fils de Vichai, Aiyawatt (surnommé « Top »), 32 ans, qui était déjà chief executive officer du groupe familial, a déjà assuré qu’il assumait son rôle d’héritier en titre : « Mon père m’a laissé le soin de poursuivre son œuvre et je ferai tout mon possible pour prolonger ses grandes visions et ses rêves », a déclaré le nouveau patron. La mère de « Top » est l’une des vice-présidentes du groupe ; que son frère et ses deux sœurs sont tous membres du conseil d’administration.
Reste à savoir si les successeurs du « roi » Vichai seront à la hauteur du fondateur dans un monde thaïlandais où les contacts personnels et la négociation en coulisse sont des atouts essentiels : comme l’avance Somchai Phagaphasvivat, spécialiste de sciences politiques à l’université Thammasat de Bangkok : « A ce sujet, je me demande si ses enfants auront suffisamment d’influence. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Cyril Dardashti est le directeur de Gitana, qui emploie vingt permanents, dont Sébastien Josse, et dispose d’un budget annuel de 3,5 millions d’euros.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
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« Nous sommes comme une écurie de F1 » pour la course au large

Cyril Dardashti est le directeur de Gitana, qui emploie vingt permanents, dont Sébastien Josse, et dispose d’un budget annuel de 3,5 millions d’euros.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 10h35
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            Philippe Jacqué (Lorient, Morbihan, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le rendez-vous a été donné en ce 10 août à Lorient (Morbihan), en plein Festival interceltique. Les binious sont restés à quai, car l’action a lieu au large. L’embarquement se fait à l’ancienne base sous-marine, reconvertie en pôle de voile de compétition. Sur une mer agitée, le semi-rigide surfe sur les vagues pour rejoindre, près de l’île de Groix, un géant des mers. A mesure que l’on s’approche, ses dimensions se révèlent : colossales ! 32 mètres de long pour 23 mètres de large et une voile qui n’en finit plus pour cette classe « Ultime » de dernière génération.
« Bienvenue sur le maxi trimaran Edmond de Rothschild », accueille dans sa combinaison jaune Sébastien Josse. Les traits tirés, le capitaine fait le tour du propriétaire en croquant un croissant tout frais apporté par les visiteurs. La nuit a été longue. Avec ses coéquipiers, « nous avons tiré des bords pour tester des nouveaux réglages et diverses configurations spécifiques », précise-t-il. Pour être prêt pour la Route du rhum qui part dimanche 4 novembre.
Le bateau n’était pas seul cette nuit. Il a couru avec Macif, le maxi-trimaran de François Gabart, qui détient le record du tour du monde en solitaire. « L’adversité était de très haut niveau, c’était une bonne manière de s’étalonner. Et on n’était pas trop mal », sourit Sébastien Josse, dix-sept transatlantiques au compteur.
Dans le cockpit, le navigateur prend en main les manivelles à winch pour descendre le foil gauche, cet appendice de plus de 5 mètres de long qui permet de faire voler le bateau. En quelques secondes, les voiles se gonflent et le navire élève ses 15 tonnes, sans effort apparent, pour planer au-dessus des vagues.

« Il n’y a pas de rentabilité économique immédiate »
Derrière la barre, le skipper reste attentif au comportement de sa machine qui vient de dépasser les 35 nœuds, soit 65 km/h, une vraie F1 des océans. « Et encore, on ne pousse pas...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Les concurrent(e)s de la course transatlantique à la voile et en solitaire, qui fête ses 40 ans, s’élancent dimanche de Saint-Malo. Direction la Guadeloupe.
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Route du Rhum 2018 : tout savoir (ou presque) sur la course

Les concurrent(e)s de la course transatlantique à la voile et en solitaire, qui fête ses 40 ans, s’élancent dimanche de Saint-Malo. Direction la Guadeloupe.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 12h27
    |

            Véronique Malécot








                        


Cela fait quarante ans que cela dure. Tous les quatre ans, début novembre, la cité de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) accueille les bateaux de la Route du rhum.
Créée en 1978, cette course transatlantique à la voile et en solitaire est l’un des deux événements nautiques les plus connus des Français, avec le Vendée Globe.
Avant le top départ, donné dimanche 4 novembre à 14 heures, un petit point pour tout comprendre à la course.
Où le départ a-t-il lieu ?
Le départ de cette onzième édition est donné de la pointe du Groin, à l’est de Saint-Malo. Les skippeurs devront passer ensuite une marque au cap Fréhel, avant de pouvoir sortir de la Manche et affronter l’Atlantique.
A qui l’épreuve appartient-elle ?
Aujourd’hui, la Route du rhum-Destination Guadeloupe est organisée par OC Sport Pen Duick, avec comme partenaires principaux la ville de Saint-Malo, la région Bretagne et la région Guadeloupe.
Y a-t-il un parcours imposé ?
Non. Les skippeurs doivent rallier Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Soit une route longue de 3 542 milles nautiques (6 560 kilomètres). En théorie. Car la route la plus directe, ou orthodromie, n’est pas toujours possible à suivre. Il faut naviguer entre les dépressions et l’anticyclone des Açores qui sont autant d’obstacles sur la route directe jusqu’aux Antilles.
Des escales sont-elles possibles ?
La course, contrairement à d’autres épreuves, autorise les escales pour réparer. Cependant cette année, l’organisation à décider de limiter leur nombre à une seule.
En combien de temps la traversée va-t-elle s’effectuer ?
En 1978, Mike Birch, le premier vainqueur de l’épreuve sur Olympus Photo, avait traversé l’Atlantique en 23 jours 6 heures et 59 minutes.
En 2014, à bord de Maxi Solo Banque Populaire VII, Loïck Peyron n’a mis que 7 jours 15 heures et 8 minutes, le record de l’épreuve. 16 jours de gagnés depuis 1978.

   


Cette année, les organisateurs estiment que les bateaux pourraient mettre six jours à traverser l’Atlantique. Les arrivées se succéderont ensuite selon la taille des bateaux.
Quels sont les types de bateaux engagés dans la course ?
On distingue plusieurs classes, ou catégories, en fonction du type des bateaux (monocoques ou multicoques) et de leur taille.
Une classe, en voile, regroupe des bateaux qui ont des caractéristiques communes voire identiques en termes de longueur et de largeur mais aussi de conception.
En 2018, six classes ont été autorisées à participer à cette onzième édition.
Quatre d’entres elles, les Ultimes, les Multi50, les Imoca et les Class40, répondent à des caractéristiques très précises de conception.
Les deux dernières, les Rhum multi et mono, regroupent des multicoques et des monocoques de tailles variées et qui ne répondent pas aux normes des quatre autres classes.

   


Comment le classement final s’établit-il ?
Les bateaux de la Route du rhum sont classés par classe avec un vainqueur dans chaque catégorie.
Mais « le » vainqueur de la Route de rhum reste celle ou celui qui franchit en premier la ligne d’arrivée. Ce marin sera le tenant du titre.
Quel est le nombre de skippeurs engagés ?
Cette année, ils sont 123 marins, professionnels ou amateurs, à s’élancer. Un record pour l’épreuve. Normalement le nombre est limité à 100, mais l’organisation a décidé d’ouvrir des places supplémentaires en raison de la très forte demande en cette édition anniversaire.

   


Combien de femmes sont-elles en course ?
Elles sont six à prendre la mer cette année. Trois navigueront en Imoca, les bateaux du Vendée Globe : la Britannique Samantha Davies (Initiatives Cœur) et les Françaises Isabelle Joschke (Monin) et Alexia Barrier (4myplanet2).
Trois concourront en Class40, des monocoques de 12 mètres : les Françaises Morgane Ursault-Poupon (Fleury Michon Bio) et Claire Pruvot (Service civique) et la Britannique Miranda Merron (Campagne de France).

   


Combien de skippeurs tentent-ils l’aventure pour la première fois ?
Ils seront 68 « Bizuths », c’est-à-dire 68 skippeurs à participer à leur première Route du rhum. C’est un peu plus que la moitié. A l’opposé, Loïck Peyron va prendre le départ de son huitième Rhum, Francis Joyon de son septième.

   


Les skippeurs peuvent-ils se faire aider pour trouver la meilleure route ?
Le « routeur », qui reste à terre, est le spécialiste de la météo qui cherche le meilleur chemin – le plus rapide mais pas forcément le plus court – pour un skippeur en mer. Ce métier est né avec la Route du rhum.
Pourtant, les skippeurs n’auront pas tous des routeurs. Ce sont les règles de classe qui l’autorisent ou non. Les skippeurs des Imoca et des Class40 devront se débrouiller seuls pour tracer leur route.
Combien cela coûte-t-il de participer à cette course ?
Les droits d’inscription varient de 6 000 euros pour la classe Rhum et les Class40 à 80 000 euros pour les Ultimes.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Paris a été sérieux pour dominer facilement son dauphin, vendredi au Parc des princes. Une victoire au score trompeur (2-1), qui en dit long sur l’écart entre le PSG et la concurrence.
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Face au PSG, Lille et la Ligue 1 ne tiennent pas le choc

Paris a été sérieux pour dominer facilement son dauphin, vendredi au Parc des princes. Une victoire au score trompeur (2-1), qui en dit long sur l’écart entre le PSG et la concurrence.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 02h35
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 18h15
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Les chiffres ne disent pas toujours la vérité, un classement non plus. Disons qu’il peut maquiller la vérité, induire en erreur. Oui, selon le classement avant cette 12e journée, le Paris Saint-Germain recevait au Parc des princes son dauphin, Lille. La logique sportive veut qu’on parle de choc, de rencontre au sommet et pourquoi pas de tournant en puissance du championnat. Avec cette victoire 2-1, le PSG a remporté une douzième victoire en autant de rencontres et repoussé la « menace » lilloise à 11 points.

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De quelle menace parle-t-on ? D’une équipe au bord de la relégation en mai, auteure d’un début de saison aussi inattendu que séduisant, mais en aucun cas d’un challenger potentiel capable de regarder et défier le champion dans le blanc des yeux. Si le classement ne dit pas toujours la vérité, le résultat du soir non plus. Ce 2-1 ne traduit pas l’écart entre deux équipes que 55 points ont séparé la saison dernière. Le penalty, concédé par Thilo Kehrer et transformé par Nicolas Pépé dans les arrêts de jeu, n’est jamais que le pansement sur la jambe de bois qu’est cette Ligue 1 en matière de suspense.
« Vraiment trop fort pour nous »
Si le club parisien a été mis en difficulté vendredi, il le doit surtout à la saison 2 de « Football leaks » lancée à 18 heures par le site Mediapart et dont il a encore hérité du rôle principal. Pointé du doigt dans ce qui ressemble à une grande feinte du fair-play financier, le directeur général, Jean-Claude Blanc, a occupé l’espace médiatique avant la rencontre pour plaider la théorie du complot. « Les règles du fair-play financier ont été petit à petit détournées pour empêcher des nouveaux entrants de venir perturber un cartel bien organisé de clubs », a plaidé le dirigeant au micro de RMC Info. Comprenez, le PSG dérangerait les puissances en place comme le Real Madrid, le Bayern Munich ou la Juventus Turin, par exemple.

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En Ligue 1, le PSG ne connaît pas de contre-pouvoir. Pas besoin pour les hommes de Thomas Tuchel d’être sublime, le sérieux suffit. Surtout quand il est accompagné en supplément du talent de Kylian Mbappé, dont la frappe enroulée à la « Thierry Henry » concrétise à la 70e minute une domination implacable mais maladroite dans le dernier geste de son équipe. Neymar doublera la mise peu après (83e minute) sur une action un rien forcée sur laquelle le brave Thomas Meunier attend toujours le ballon, seul sur son côté droit.
« Trop fort. Vraiment trop fort pour nous. » Lapidaire, Christophe Galtier expédie en une phrase d’introduction l’analyse de la défaite. Même pas fâché ou déçu, l’entraîneur du LOSC a assuré le service après-vente du PSG. « Pour espérer faire un résultat contre Paris, il faut être au top dans tous les secteurs et que Paris soit un peu moins bien, poursuit-il. Ce soir, ils ont été au top, donc, automatiquement, on n’a pas existé dans ce qu’on sait faire d’habitude. »
Un journaliste lui rappelle que son équipe s’en sort avec la plus étroite défaite de la saison en championnat, puis l’interroge sur d’éventuelles contrariétés que sa formation a pu poser à la machine parisienne. « Vous trouvez ? », répond le technicien avec le sourire de celui qui n’est pas dupe de l’excès de bienveillance de son interlocuteur.
Naples déjà dans les têtes
Bon prince, Thomas Tuchel a salué sa victime du soir : « Lille est une des meilleures équipes d’Europe en termes de contre-attaque. » Peut-être, mais les Nordistes n’ont ni contré, ni attaqué. La faute à des Parisiens concernés et disciplinés dans un 3-5-2 en progrès et cher à leur entraîneur. « Il y a eu beaucoup de structure, de possession de balle, on a fermé les espaces », a apprécié l’Allemand, se laissant même aller à parler de « performance magnifique » et de « meilleur match de la saison ».
Même la mésaventure de Marco Verratti – trop indécis entre boire et conduire dans la nuit de mardi à mercredi – ne lui enlèvera pas son sourire. « Ce n’est pas bien ce qu’il a fait. » Puis demandant l’aide de son traducteur, il laisse entendre que l’Italien a eu de la chance que cet écart ne soit pas survenu la veille d’un match. Un argument comme un autre. Sinon, Adrien Rabiot est resté 89 minutes sur le banc. Mais promis, le retardataire de Marseille n’était plus « puni ».
Ancien barman de Stuttgart, dans ses jeunes années, Thomas Tuchel sait que la qualité du service au PSG se juge seulement en Ligue des champions. Son équipe peut bien enchaîner les records en Ligue 1 et réduire la concurrence au rang de faire-valoir, il lui reviendra toujours cette phrase qui bourdonne encore aux oreilles de ses prédécesseurs : « Oui, mais on jugera en Ligue des champions. »
Les saisons précédentes, le jugement attendait – et sanctionnait – à partir des huitièmes de finale. En danger avec quatre points en trois matchs dans leur groupe, les Parisiens appréhendent le déplacement à Naples, mardi 6 novembre, avec la boule au ventre. « Naples, c’est un autre style », prévient Tuchel. Un autre monde aussi. Au match aller, les joueurs de Carlo Ancelotti avaient secoué des Parisiens peu habitués à une telle intensité dans un championnat de France où les chocs n’existent même plus. Ou juste sur le papier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le Suisse a éliminé le Japonais Kei Nishikori (6-4, 6-4) et affrontera ce samedi Novak Djokovic en demi-finales du tournoi parisien, qu’il n’avait pas disputé depuis 2015.
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A Bercy, le public n’a d’yeux que pour l’idole Federer

Le Suisse a éliminé le Japonais Kei Nishikori (6-4, 6-4) et affrontera ce samedi Novak Djokovic en demi-finales du tournoi parisien, qu’il n’avait pas disputé depuis 2015.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 01h05
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 09h46
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


A Bercy, les matchs de Roger Federer sont un événement autant sur le terrain qu’en dehors. Vendredi 2 novembre, comme la veille, à l’heure de ses retrouvailles avec le public parisien, il n’y en avait que pour son idole qui, pourtant, snobait la capitale depuis 2015. Il n’y a décidément que le Suisse pour produire pareil effet, et il faut le voir pour le croire. Une entrée digne d’une rock star, les 14 000 spectateurs debout pour l’ovationner et immortaliser chaque seconde de leur dieu vivant, smartphones greffés au bout des doigts, comme on observe religieusement une espèce en voie de disparition. Le Suisse a 37 ans et chacun sait trop bien que l’occasion ne se représentera peut-être plus.
Polo et bandeau rose pâle, short et chaussures marine, lui ne se laisse pas perturber. Y compris quand les « Je t’aime Rodgeur » et autres variantes de déclarations d’amour précèdent ses jeux de service. Les gestes sont toujours aussi gracieux, le revers toujours aussi cristallin, les déplacements parfaitement ajustés (admirez ces petits pas chassés…) et la volée rarement mal inspirée. Le tout ponctué d’une série de « woaaaaaaahhh » et « oh là là… ». Et quand le Suisse fait le break à 5-4 dans le premier set, s’ensuit une salve d’applaudissements.

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Gare à ne pas abîmer l’icône
Mais gare à ne pas abîmer l’icône… Le malheureux Kei Nishikori ose un retour – involontaire – sur le corps ? Voilà le public qui lui réserve aussitôt une bronca. La menace est vite écartée et le premier set empoché en quarante minutes.
En face, son adversaire est loin d’être misérable, mais voilà. Quand le génie suisse est en marche, il n’y a pas grand-chose à faire. D’entrée de deuxième set, Federer prend les commandes et se détache 2-0. Malgré l’heure tardive, le sommeil ne guette pas les spectateurs et les salves de « Ro-dgeur » reprennent de plus belle, éteignant les rares encouragements adverses.
Vendredi soir, même le filet avait choisi son camp… Le Suisse livra un récital de coups gagnants et, après une heure et dix-neuf minutes, l’affaire était pliée (6-4, 6-4). « C’était un match très solide, j’en attendais un car à Bâle [où le Suisse a remporté son 99e titre dimanche dernier], ça n’a jamais marché comme je le voulais. Aujourd’hui, aux moments importants, j’ai fait les bons choix, et c’est ce qu’il faudra faire aussi demain [samedi] si je veux battre Novak en demies », réagit Federer peu avant minuit, dans les coursives de Bercy.
Un peu plus tôt, Novak Djokovic avait obtenu son billet face à Marin Cilic (4-6, 6-2, 6-3). Le Serbe, qui n’a plus été battu depuis le 9 août, n’a pas montré le visage du « Djokosmic » de ces dernières semaines qui l’a vu enchaîner coup sur coup des victoires à Cincinatti, l’US Open et Shanghaï. Un service friable, des fautes directes inhabituelles chez lui et plusieurs moments d’agacement ont ponctué sa prestation. « [Cilic] a joué avec beaucoup de puissance, son service était très efficace, c’était une situation délicate pour moi », a-t-il reconnu, en français dans le texte.

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« Je peux casser sa série »
La dernière fois que Djokovic et Federer se sont affrontés, le 19 août à Cincinnati, l’aîné n’avait pas existé. « J’espère mieux jouer car, là-bas, c’était terrible, j’avais sans doute livré le pire jeu de retour de ma carrière, analysait le Suisse avec le recul. Il est sur une mégalancée, mais je peux espérer casser sa série ici, car à Roland on avait joué un match incroyable [en demi-finales en 2011, remportée par le Suisse 7-6, 6-3, 3-6, 7-6]. » 
D’autant que, comme il le répète depuis mardi, il s’est décidé à venir à Bercy à la dernière minute et avec peu d’ambition. « Je vais essayer d’aborder ce match de la façon la plus décontractée, je ne veux pas me mettre trop de pression. L’idée, c’était de venir jouer ici un ou deux matchs, trois maximum, car je ne pensais pas que le physique ou le mental allaient suffire pour aller encore plus loin. Mais le forfait de Raonic [mercredi, au deuxième tour] a tout changé. » Désormais, Federer, à deux marches du 100e titre de sa carrière, a de la suite dans les idées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le club parisien aurait gonflé ses revenus grâce à des contrats de sponsoring fictifs, et l’UEFA aurait couvert les faits pour des « raisons politiques », selon des documents obtenus par « Der Spiegel » et analysés par « Mediapart ».
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Football Leaks : les contrats surévalués du PSG version qatarie

Le club parisien aurait gonflé ses revenus grâce à des contrats de sponsoring fictifs, et l’UEFA aurait couvert les faits pour des « raisons politiques », selon des documents obtenus par « Der Spiegel » et analysés par « Mediapart ».



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 19h16
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 06h38
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Près de deux ans après une première série de révélations sur l’évasion fiscale dans le monde du ballon rond dans le cadre des « Football Leaks », le consortium European Investigative Collaborations (ECI), dont fait partie Mediapart, publie une nouvelle série d’enquêtes, réalisées à partir d’une masse de « plus de 70 millions de documents ». Pièces à l’appui, Mediapart assure que, depuis son rachat du PSG en 2011, le Qatar « y a injecté 1,8 milliard d’euros, dont 1,35 milliard via des contrats de sponsoring surévalués et le solde via des avances d’actionnaire ».
Le site affirme le club de la capitale « a été couvert » par l’Union des associations européennes de football (UEFA) et ses deux anciens dirigeants : son ex-président Michel Platini (2007-2015) et son ancien secrétaire général, Gianni Infantino (2009-2016), actuel dirigeant de la Fédération internationale de football (FIFA). Et ce en violation avec les règles du fair-play financier (FPF), ce mécanisme introduit par l’UEFA en 2010 et en vertu duquel les équipes du Vieux Continent ne doivent pas dépenser plus qu’elles ne gagnent sous peine de sanctions.

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L’enquête de Mediapart se polarise sur le contrat « de promotion de l’image du Qatar » entre le PSG et l’Autorité du tourisme du Qatar (QTA), appelée de facto à combler le déficit du club. Le 8 août 2012, ce partenariat est signé par les deux parties et prévoit le versement par QTA de 1,075 milliard d’euros sur cinq saisons au PSG, dont 100 millions au titre de la première saison.
Cet accord stipule que le PSG devra « jouer un rôle majeur en Ligue des champions » en recrutant des stars, auxquelles il devra verser « 110 % de ses revenus » en salaires. 100 millions d’euros seront toutefois versés rétroactivement par QTA au titre de la saison 2011-2012. Ce qui permettra au club de « respecter ses engagements » auprès de la direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), le gendarme financier du football français.

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Le contrat avec QTA
Si ledit contrat n’est officialisé qu’en octobre 2013, 200 millions d’euros seront versés aux dirigeants parisiens au titre de la saison 2012-2013. Tandis que l’état-major du PSG menace d’attaquer les règles du FPF devant l’Autorité de la concurrence et commence à montrer ses muscles en rédigeant une plainte, l’UEFA se penche sur les comptes du club. Deux agences (Repucom et Octagon) évaluent la valeur de l’accord avec QTA à 123 000 euros et 2,78 millions d’euros annuels. Quant au PSG, il soutient que ce contrat (estimé selon lui à 215 millions d’euros annuels) n’obéit pas à une logique de sponsoring mais fait la promotion d’un pays.
Dans son rapport, l’avocat de la chambre d’instruction de l’instance de contrôle financier des clubs (ICFC) de l’UEFA indique que le contrat avec QTA « est massivement surévalué » et conçu « pour contourner les règles » du FPF. Les enquêteurs du fair-play financier concluent que 283 des 300 millions virés par QTA ont été versés au fonds Qatar Sports Investments (QSI), pour « rembourser les achats de joueurs » réalisés depuis le rachat de 2011. Ou l’art de faire passer l’argent d’une poche à une autre. A la lumière du rapport de l’ICFC, sans prendre en compte les versements de QTA, le déficit du PSG s’élève alors à 260 millions d’euros sur deux ans.
Mediapart affirme que Michel Platini et Gianni Infantino ont proposé un « accord à l’amiable » aux dirigeants du PSG. Des négociations s’ouvrent après que le président du club, le Qatari Nasser Al-Khelaïfi, a intimé, en février 2014, au patron de l’UEFA de ne pas menacer les intérêts du Qatar, en faveur duquel ce dernier avait voté lors du scrutin d’attribution du Mondial 2022. Contacté par Le Monde, l’entourage de Michel Platini confirme que M. Al-Khelaïfi a menacé de traîner l’UEFA devant les tribunaux et met en avant le « principe de réalité » dans cette affaire.
Accord à l’amiable

   


Les deux parties s’entendent pour rédiger un nouveau contrat, dont la valeur sera jugée plus réaliste. En avril 2014, à Londres, Gianni Infantino et Jean-Claude Blanc, le numéro deux du PSG, s’accordent sur le montant : 100 millions d’euros. Soit 97 millions d’euros de plus que celui évalué par les experts indépendants. Au bout du compte, selon Mediapart, le secrétaire général de l’UEFA accepte que « la baisse du contrat QTA soit presque intégralement compensée par de nouveaux sponsors qataris ». Et ce pour éviter que le déficit du PSG explose au titre de la saison 2014-2015.
L’accord est finalement signé par l’Italien Umberto Lago, qui a remplacé le patron démissionnaire de la chambre d’instruction de l’ICFC, Brian Quinn. Lequel se serait opposé audit accord. Le PSG reçoit, entre autres, une amende de 60 millions d’euros et une limitation du nombre de joueurs.
Mais les choses s’enveniment lorsque Nasser Al-Khelaïfi apprend que son « grand rival », Manchester City, propriété depuis 2008 du cheikh Mansour d’Abou Dhabi (Emirats arabes unis), va être moins lourdement sanctionné. S’il n’obtient pas des dirigeants de l’UEFA que le montant de son amende soit confidentielle, le président du PSG voit son amende ferme réduite de 60 à 20 millions d’euros. Par ailleurs, le comité exécutif de l’UEFA approuve « une interprétation des règles, qui limite à 5 le nombre de joueurs formés au pays lorsqu’un club ne peut en aligner que 21. »
La rivalité avec Manchester City et Abou Dhabi
En 2015, bis repetita. Furieux de voir Manchester City obtenir la levée de ses sanctions un an à l’avance, le PSG obtient des dirigeants de l’UEFA le même traitement de faveur. Gianni Infantino autorise ainsi le club à « réécrire a posteriori ses comptes afin de valoriser le contrat QTA à 100 millions d’euros dès 2013-2014 ». Par ce tour de passe-passe, la formation de la capitale revient à l’équilibre et l’affaire est scellée en juillet 2015. L’UEFA assure qu’un nouveau contrat a été signé avec QTA (qui s’élève en vérité à 155 puis 145 millions d’euros) alors qu’il ne sera paraphé qu’en 2016.
D’autres partenariats avec des entités qataries interpellent, dont ceux avec la chaîne sportive BeIN Sports (signé en septembre 2013, contre 2,8 millions d’euros annuels et couvrant la saison antérieure), dirigée par Nasser Al-Khelaïfi, l’académie de football Aspire (3,9 millions d’euros) ou la Banque nationale du Qatar (jusqu’à 15 millions d’euros), ou l’opérateur Ooredoo (40 millions d’arriérés payés).
Le feuilleton PSG va connaître un nouveau rebondissement sous la présidence du Slovène Aleksander Ceferin, élu en septembre 2016 à la tête de l’UEFA. Contraint de réduire la voilure et de faire passer la barre de ses recettes issues de partenaires qataris à 30 %, le club de la capitale flambe pourtant sur le marché des transferts à l’été 2017 en recrutant le Brésilien Neymar (pour 222 millions d’euros au FC Barcelone) et le prodige français Kylian Mbappé (contre 180 millions d’euros).
Dans la foulée, l’UEFA ouvre une enquête contre le club dans le cadre du FPF. Pris en étau, avec un déficit prévisionnel estimé à124 millions d’euros pour la saison 2017-2018, le PSG doit « encaisser » le rapport accablant de l’agence de marketing Octagon, mandatée par l’UEFA. Laquelle évalue la valeur réelle du partenariat de QTA à 5,5 millions d’euros annuels. Soit vingt-six fois moins que le montant affiché. La valeur des six autres contrats qataris est divisée par deux, à 27 millions au lieu de 60.
De son côté, le PSG lance une contre-expertise et la société Nielsen, qui collabore régulièrement avec le club, valorise le contrat avec QTA à 123 millions d’euros en 2016-2017 et à 217 millions en 2017-2018. En mai 2018, les dirigeants du PSG discutent directement avec ceux de l’UEFA, dont Andrea Traverso, responsable du fair-play financier lors de l’enquête de 2014.
Enquête classée pour des « raisons politiques »
Selon les « Football Leaks », la délégation de l’UEFA indique alors au PSG que l’enquête va être classée sans suite « pour des raisons politiques ». Un accord à l’amiable secret est proposé par les dirigeants de la Confédération européenne : le club sera blanchi, mais devra accepter en échange de dévaluer ses contrats qataris et de vendre des joueurs. Par ailleurs, le club pourra sceller un nouveau contrat à plus de 100 millions d’euros avec une autre société qatarie.

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                Fair-play financier : la croisade du patron de la Liga contre le PSG



Le PSG marchande et accepte que le contrat avec QTA soit dévalué à 60 millions d’euros jusqu’à son terme, en 2019, et s’engage à vendre pour 140 millions d’euros de joueurs lors du mercato estival. Mais la chambre d’instruction de l’ICFC va refuser l’accord, dévaluer les sponsors qataris, avant de classer sans suite, en juin, l’enquête visant le PSG, qui va céder plusieurs joueurs (Javier Pastore, Yuri Berchiche) contre un montant de 60 millions d’euros. Elle va surtout imposer au PSG de ne pas renouveler l’accord à 145 millions avec QTA lorsqu’il expirera.
En juillet, la chambre de jugement de l’ICFC conteste la décision du Belge Yves Leterme, le patron de la chambre d’instruction. En septembre, elle décide de renvoyer le dossier devant la chambre d’instruction. Laquelle va examiner de nouveau les contrats qataris.
Dans un communiqué, le PSG a réagi à l’enquête de Mediapart. Il assure « qu’il s’est toujours strictement conformé aux lois et réglementations en vigueur et dément fermement les allégations publiées ce jour par Mediapart. »
« Depuis la mise en place du FPF, le PSG a été l’un des clubs les plus audités et les plus surveillés de l’histoire (…), ajoute le club. Les échanges avec les membres des chambres de l’ICFC se font dans le cadre prévu par les statuts de l’UEFA. Sur cette base, l’UEFA statue ensuite en toute indépendance. La sévérité des décisions rendues au sujet du PSG le démontre. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Après quatre jours de tournoi, on comptait quatre forfaits, dont celui de Rafael Nadal, trois abandons en cours de match et des appels intempestifs au médecin.
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Tennis : à Bercy, Zverev rêve d’une « saison plus courte » et Thiem d’« un 13e mois pour se reposer »

Après quatre jours de tournoi, on comptait quatre forfaits, dont celui de Rafael Nadal, trois abandons en cours de match et des appels intempestifs au médecin.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 18h49
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 19h40
   





                        



   


« Blessé au coude droit, Milos Raonic doit déclarer forfait pour le Rolex Paris Masters 2018 », « souffrant de douleurs lombaires, Damir Dzumhur a abandonné »… La valse des communiqués de presse funestes hante chaque année les entrailles de Bercy, à la Toussaint : le tournoi de tennis parisien, dernier Masters 1000 de la saison, est aussi celui qui paye le plus lourd tribut à la fatigue, conséquence d’une saison exténuante. Cette semaine, après quatre jours, on comptait déjà quatre forfaits (dont celui de Rafael Nadal), trois abandons en cours de match et des appels intempestifs au médecin.
Vendredi 2 novembre, ce fut au tour d’Alexander Zverev de faire intervenir le kiné pendant son quart de finale (perdu 1-6, 2-6) contre Karen Khachanov pour masser une épaule droite douloureuse : « J’ai eu mal toute la semaine. Et j’ai reçu des heures de traitements », a-t-il expliqué après la douche, l’air de vouloir ranger sa raquette et partir en vacances, lui qui doit encore disputer le Masters de Londres (du 11 au 18 novembre).
« Impossible de jouer pendant onze mois d’affilée »
A un journaliste qui l’interrogeait pour savoir s’il imaginait des changements à venir sur le circuit, par exemple l’introduction de plus de tournois sur terre, Zverev a eu cette réponse, las : « Je veux juste que la saison soit plus courte. » 
Et l’Allemand de poursuivre : « J’espère qu’à un moment donné l’ATP [l’instance qui régit le circuit] va admettre qu’il est impossible pour les joueurs de tennis de jouer pendant onze mois d’affilée, et qu’on a besoin de temps pour prendre soin de nos organismes et simplement nous reposer. Historiquement, ce tournoi a eu des vainqueurs qui n’auraient pas dû s’imposer ici, mais ça s’explique juste par le fait que les meilleurs joueurs ont tellement joué qu’ils sont exténués. »
« Le calendrier est OK mais c’est l’année qui est trop courte. Il faudrait un 13e mois pour se reposer », ironisait, jeudi, l’Autrichien Dominic Thiem. Le calendrier est chaque saison un peu plus surchargé, mais bizarrement, aucun joueur ne vient à critiquer la Laver Cup chère à Roger Federer (la deuxième édition a été disputée en septembre à Chicago) ou d’autres exhibitions de fin de saison, par définition superfétatoires.
« Historiquement, ce tournoi a eu des vainqueurs qui n’auraient pas dû s’imposer ici », estime Zverev, critiquant le calendrier
Novak Djokovic et Rafael Nadal sont ainsi attendus en Arabie saoudite le 22 décembre, invitation qui pourrait leur rapporter chacun 1 million de dollars. Pour Alexander Zverev, si la saison venait à être écourtée, cela ne signifierait pas pour autant que les joueurs perdraient une opportunité de gagner encore plus d’argent. C’est ce qui lui laisse à penser que cette hypothèse pourrait emporter l’adhésion parmi ses camarades du circuit.
« [Si la saison est plus courte], votre carrière peut s’étirer plus longtemps parce que justement vous prenez plus soin de vous et pouvez mieux préparer la saison qui suit. Donc en réalité, vous pouvez gagner autant d’argent, explique-t-il. On pourrait imaginer un circuit avec davantage de gros tournois », sous-entendu mieux dotés, et moins de tournois mineurs. 
Une demie Djokovic-Federer pour sauver l’édition ?
Son bourreau du jour, Karen Khachanov, affrontera en demi-finale, samedi, Dominic Thiem, qui s’est lui débarrassé de Jack Sock, l’improbable vainqueur de l’édition 2017, qui affiche un bilan de 9 victoires pour 21 défaites cette saison.
Autant de blessures à répétition et de forfaits, « ce n’est pas nouveau », se défendait cette semaine Guy Forget auprès de l’AFP. « Il n’y a pas de densification. Les joueurs ont besoin de faire des choix, certains le font mieux que d’autres. On va espérer que sur nos tournois, les joueurs arrivent en pleine forme physique, tout en sachant que la blessure fait partie du jeu. » 
Le directeur du tournoi préfère retenir cette année son « superbe plateau ». Dans son malheur, il n’a plus qu’à espérer que l’affiche de la deuxième demi-finale soit celle que tout le monde attend depuis le tirage au sort : Novak Djokovic (n° 2) contre… Roger Federer (n° 3). Le premier affronte en début de soirée (19 h 30) le Croate Marin Cilic, le second le Japonais Kei Nishikori.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le PSG s’est imposé (2-1) face à son dauphin grâce à deux buts inscrits par ses attaquants Mbappé et Neymar, en ouverture de la 12e journée de Ligue 1.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Créée en 1978, la course transatlantique à la voile fête ses 40 ans. Depuis la première arrivée de légende, elle n’a cessé d’écrire son histoire.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Ces trimarans de plus de 30 mètres qui décollent de l’eau vont se disputer la victoire sur la 11e édition de la course qui commence dimanche à 14 heures.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/11/2018
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Route du Rhum 2018 : l’envol vers l’inconnu des Ultimes

Ces trimarans de plus de 30 mètres qui décollent de l’eau vont se disputer la victoire sur la 11e édition de la course qui commence dimanche à 14 heures.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 14h10
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 11h25
    |

            Clément Martel (Saint-Malo, envoyé spécial)








                        



   


A Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) , tous les concurrents célébrant les quarante ans de la Route du Rhum sont rassemblés dans le bassin Vauban, au pied des fortifications érigées par l’urbaniste de Louis XIV. Tous ? Non, car si les Imocas, Multi 50, Class 40, Rhum Multi et Monos composent une flotte bariolée, qu’admirent les nombreux badauds, la catégorie reine manque toutefois à l’appel : géants des mers, les Ultimes, des trimarans de 100 pieds de long (plus de 30 mètres), sont installés à l’écart.
L’écart, ces bolides des mers devraient le creuser rapidement avec le reste des 123 concurrents au départ, dimanche 4 novembre, de la onzième édition de cette transatlantique en solitaire, reliant Saint-Malo à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Leur potentiel de vitesse fait prévoir une traversée en six jours, voire moins – là où le record établi par Loïck Peyron il y a quatre ans était de 7 jours 15 heures 8 minutes 32 secondes.

        Route du Rhum 2018 :
         

          tout savoir (ou presque) sur la course



Le premier affrontement des bateaux volants
Vieux d’un à trois ans, ou reconfigurés pour certains, ces navires vont s’affronter en compétition pour la première fois de leur jeune histoire. Pour leurs skippeurs, tous ténors de la course au large – Armel Le Cléac’h (Banque populaire), Sébastien Josse (Edmond de Rothschild), François Gabart (Macif), Thomas Coville (Sodebo) et Francis Joyon (Idec) –, il s’agira également d’un galop d’essai avant de se lancer dans la première course en solitaire en multicoque autour du monde, la Brest Oceans, en 2019.
« Il y a un plateau exceptionnel en Ultime cette année, savoure Sébastien Josse, dont le maxi-trimaran Edmond-de-Rotschild est l’un des derniers-nés de la flotte. Mais ce qui marque, c’est que ça va être la première course en solitaire sur des bateaux volants. » Pour la première fois en quarante ans de la mythique transatlantique, plusieurs de ces formules 1 des mers sont équipées de foils, ces appendices élévateurs permettant de s’extraire de l’eau et d’augmenter drastiquement la cadence.
« On a commencé par faire “voler” les bateaux sur quelques milles, en baie. Ensuite, on a fait de même pour les bateaux de la Coupe de l’America, sur des courts parcours. Et désormais, on va leur faire traverser l’Atlantique en vol avec un seul homme à bord », synthétise l’architecte Vincent Lauriot-Prévost du cabinet VPLP, où ont été conçus la majorité des “bateaux volants” actuels. 

        Voir notre infographie :
         

          La recette gagnante de la Route du Rhum



« Personne n’a d’expérience là-dessus »
Cette évolution a tout du saut dans l’inconnu. Car la plupart des skippeurs explorent le potentiel de leur monture. « Personne n’a d’expérience là-dessus. On progresse crescendo, en apprivoisant le bateau comme le pur-sang qu’il est, éclaire Sébastien Josse. On doit réapprendre des réflexes, car on ne navigue pas de la même manière sur un bateau volant qu’à bord d’un trimaran de l’ancienne génération. »
« Quand le bateau est en mode archimédien – quand il flotte de manière classique –, il tape chaque vague, prolonge François Gabart, qui a fait équiper de foils son maxi-trimaran Macif, avec lequel il a pulvérisé le record du tour du monde en solitaire en 2017. Puis, quand on s’élève au-dessus de l’eau, on s’affranchit de cette traînée due à la portée d’Archimède. Le bateau accélère, tape moins dans les vagues. Il n’y a plus de bruit, à part le petit sifflement des foils, moins d’à-coups et le bateau est capable d’accélérer. Cette sensation est fabuleuse. » 
Affranchis du frottement des vagues, les Ultimes dernière génération peuvent atteindre des vitesses de pointe dépassant 80 km/h. « C’est comme activer un mode turbo, s’exclame Armel Le Cléac’h. On a un peu l’impression de planer. Et il faut trouver l’équilibre pour que le bateau reste sur ce mode-là et évite de retomber dans l’eau et d’être trop instable. C’est à la fois passionnant et pas évident, car sur ces immenses bateaux, quand l’état de la mer se durcit, l’équilibre est de plus en plus compliqué à trouver. »
Le Finistérien de 41 ans sait de quoi il parle. A la barre du plus récent des Ultimes, il a chaviré en avril, perdant son mât et de longs mois d’entraînement.

        Lire le portrait :
         

          L’heure de la revanche pour le « Chacal »



« En Ultime, on y va sur des œufs », rappelle Christian Le Pape, directeur du pôle Finistère course au large, qui a rassemblé quatre des cinq navires en stage à Port-la-Forêt à l’automne : 
« Ce sont des bateaux fiables, capables de faire un tour du monde, mais l’instabilité d’un multicoque restera toujours une réalité physique : ils peuvent se mettre à l’envers. »

        Route du rhum :
         

          les règles du départ en un coup d’oeil



« Dès qu’on sort de l’eau, on va deux fois plus vite »
Confessant son admiration pour les bateaux volants, le vétéran du multicoque Francis Joyon (62 ans) a « modestement acheté un kitesurf à foil » pour tester la technologie. Et constate : « dès qu’on sort de l’eau, on va deux fois plus vite. » Mais rendre volant son Idec, double tenant du titre (Groupama, en 2010, devenu Banque-Populaire-VII en 2014), « l’aurait alourdi de presque deux tonnes, ce qui aurait été très cher payé parce qu’on ne peut pas voler dans toutes les conditions ».
Il s’est donc « contenté de soulager un peu plus » son navire en équipant notamment le safran de plans porteurs, à l’instar de ses concurrents. « Mais on ne sortira jamais complètement de l’eau. » Pour autant, à l’instar de Thomas Coville, dont le Sodebo a aussi été reconfiguré, le vétéran n’entend pas céder le passage aux bateaux volants. « J’ai le bateau le plus puissant de la flotte, conçu pour naviguer dans le vent du mauvais temps des 40es rugissants et des 50es hurlants », prévient-il, souriant.
Les dernières prévisions météo vont dans le sens de celui qui a bouclé le tour du monde en quarante jours (en équipage). « C’est sûr que les premières quarante-huit heures, voire les trois premiers jours, on va commencer directement par la haute montagne », avertit Armel Le Cléac’h. De quoi brider les ailes des plus aériens des navires.

   


L’inconnue des réactions physiques des skippeurs
Difficile dans ces conditions de dégager un favori. D’autant qu’outre l’inconnue matérielle, les réactions physiques des skippeurs face aux vitesses annoncées ne restent que théoriques. « On n’a aucune référence, martèle Christian Le Pape. Il faut être réaliste, quand il y a une pointe à 47 nœuds (87 km/h), ça peut avoir des implications viscérales. Parce que ce sont des chocs qui peuvent entamer la carcasse. Mais où est la limite ? On n’en sait rien. »
Pour Vincent Lauriot-Prévost, « le marin qui sait dormir quarante nœuds seul sur son multicoque a un avantage sur ceux qui ne l’ont pas encore expérimenté. Et aujourd’hui, le seul à l’avoir fait, c’est François Gabart lors de son tour du monde en solitaire. » Et l’architecte de rappeler l’importance de l’expérience dans les courses en solitaire :
« Ceux qui ont le plus expérimenté les conditions qu’ils vont rencontrer, et connaissent un peu les limites de leur bateau, seront les mieux placés à l’arrivée. »
« Dans les années qui viennent, tous les bateaux vont être amenés à voler, conclut François Gabart. C’est une certitude, mais on commence par les multicoques parce que ça reste les plus faciles aujourd’hui à faire voler. » Comme ses congénères, le skippeur a hâte de déployer les ailes de son navire.

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          Route du Rhum : tout comprendre aux mots de la voile






                            


                        

                        

