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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Les accords à l’amiable avec le PSG et Manchester City dans le cadre du fair-play financier et la réforme de la Ligue des champions illustrent la complaisance des dirigeants de la Confédération européenne.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
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Football leaks : la faiblesse de l’UEFA face aux grands clubs européens

Les accords à l’amiable avec le PSG et Manchester City dans le cadre du fair-play financier et la réforme de la Ligue des champions illustrent la complaisance des dirigeants de la Confédération européenne.



LE MONDE
 |    04.11.2018 à 16h56
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            Rémi Dupré








                        



                                


                            

Au siège de l’Union des associations européennes de football (UEFA), à Nyon (Suisse), on ne s’est pas pressé pour commenter les révélations des Football Leaks, cette série d’enquêtes réalisées à partir de « plus de 70 millions de documents » par le consortium European Investigative Collaborations (ECI), dont fait partie le site Mediapart. Et pour cause : les dirigeants de la Confédération du Vieux continent , ainsi que leurs prédécesseurs, se retrouvent comme nus après ce déballage. Il montre comment, face aux menaces des clubs les plus riches, ils ont cédé à leurs exigences, pour alléger les sanctions du fair-play financier (FPF) et redessiner la Ligue des champions qui leur soit encore plus favorable.
Vendredi 2 novembre, Mediapart a révélé que le Qatar, propriétaire du Paris-Saint-Germain depuis 2011, avait réussi à contourner les règles du fair-play financier (FPF), ce mécanisme introduit par l’UEFA en 2010, et en vertu duquel les équipes continentales ne doivent pas dépenser plus qu’elles ne gagnent sous peine de sanctions. Pièces à l’appui, l’ECI affirme que le club de la capitale « a été couvert » par la Confédération et ses deux anciens dirigeants : son ex-président Michel Platini (2007-2015), qui avait voté en faveur du Qatar lors du scrutin d’attribution du Mondial 2022, et son ancien secrétaire général, Gianni Infantino (2009-2016), actuel dirigeant de la Fédération internationale de football (FIFA). En avril 2014, Infantino a ainsi négocié un accord à l’amiable avec les hiérarques du PSG, ainsi qu’avec ceux de Manchester City, propriété du cheikh Mansour d’Abou Dhabi, dont le déficit est alors abyssal (233 millions d’euros de pertes entre 2011 et 2013).
Alors que la chambre d’instruction de l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) du FPF est censée être indépendante et souveraine, Gianni Infantino mène les tractations dans son dos et fait preuve de complaisance à l’égard des deux « nouveaux riches » du ballon...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ La jeune société française peaufine actuellement une application mobile en vue d’un lancement début 2019 pour « permettre à chacun d’acheter des vêtements en toute conscience des enjeux sociaux et environnementaux ».
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Clothparency veut noter notre garde-robe

La jeune société française peaufine actuellement une application mobile en vue d’un lancement début 2019 pour « permettre à chacun d’acheter des vêtements en toute conscience des enjeux sociaux et environnementaux ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    04.11.2018 à 16h15
    |

                            Nadine Bayle








                        



                                


                            

La face cachée de la mode a longtemps été éclipsée par son côté glamour. Et malgré la pression des organisations non gouvernementales (ONG) et une prise de conscience grandissante des consommateurs, les comportements ont encore peu évolué. La jeune société française Clothparency espère néanmoins faire bouger les lignes en s’attaquant à la notation de notre garde-robe. Elle peaufine actuellement une application mobile en vue d’un lancement début 2019. « Il y avait un vide dans ce domaine en France alors qu’il soulève de nombreuses problématiques, expliquent les fondatrices Marguerite Dorangeon et Rym Trabelsi, toutes deux ingénieures en développement durable. Nous souhaitons permettre à chacun d’acheter des vêtements en toute conscience des enjeux sociaux et environnementaux. »

Clothparency marche ainsi dans les pas de Good On You, une application lancée en Australie fin 2015 puis aux Etats-Unis et au Canada en 2017, et arrivée en Europe en juin. Un projet motivé par l’effondrement de l’immeuble du Rana Plaza à Dacca, au Bangladesh, en avril 2013, qui avait fait plus de 1 000 victimes parmi les ouvriers qui travaillaient pour des marques internationales dans des ateliers de confection. « Nous avons nous-mêmes été choquées de découvrir les conditions de travail dans cette industrie, comme l’impact que nos vêtements peuvent avoir sur la planète », témoigne Marguerite Dorangeon.
L’absence de code-barres sur de nombreux vêtements rend la collecte plus ardue que dans l’alimentation ou les cosmétiques
Clothparency notera les vêtements à travers un score global pour la marque et un calcul de l’impact des matières. Des enquêtes ont été menées auprès du public pour définir neuf critères déterminants à leurs yeux en matière d’effet sur les hommes, le bien-être animal et la planète, le même poids étant accordé à chacun. Les deux jeunes ingénieures ont aussi consulté des experts, notamment de l’Institut français du textile...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Dans un entretien, Olivier Humeau, président-directeur général de l’institut d’études IRI France, fait le constat que « les consommateurs ne croient plus aux messages des grandes marques ».
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« On assiste à une démassification de la consommation »

Dans un entretien, Olivier Humeau, président-directeur général de l’institut d’études IRI France, fait le constat que « les consommateurs ne croient plus aux messages des grandes marques ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    04.11.2018 à 16h15
    |

                            Nadine Bayle








                        



                                


                            

Comment se traduit, dans les grandes surfaces, cette envie de mieux consommer ?
Pour mieux consommer, les Français montent en gamme mais ils achètent moins car la croissance économique est faible et le pouvoir d’achat s’est contracté depuis le début de l’année. Cela s’est traduit par une baisse des ventes en volume de produits de grande consommation en grandes et moyennes surfaces de 0,7 % sur les neuf premiers mois de l’année 2018. La baisse était même de 1,2 % au premier semestre, mais elle a été en partie compensée au troisième trimestre par un effet météo favorable débouchant sur une stabilisation des volumes à + 0,1 %. C’est la première fois que l’on assiste à un tel phénomène en dehors d’une période de crise.

Peut-on pour autant parler de rupture ?
On arrive au bout de plusieurs décennies où fabricants de produits de grande consommation et distributeurs ont prospéré sur un modèle dont l’ambition était d’accompagner le « consommer plus ». Les produits, renouvelés de temps en temps, étaient proposés à l’identique dans tout le territoire. Ce monde est en train de devenir beaucoup plus complexe : les acheteurs ont pris l’habitude qu’on s’adresse à eux individuellement et on observe une démassification de la consommation. Outre ces achats plus fragmentés, les consommateurs ne croient plus aux messages des grandes marques et se réfèrent à de nouveaux systèmes de valeurs, qui s’appuient de plus en plus sur la montée de tous les outils de la transparence, dont les applications mobiles.
Qui sont les gagnants de cette évolution ?
Les offres et les circuits alternatifs explosent. Ce qui croît désormais, ce sont les marques locales fortes, les labels, les produits « sans », le bio, le naturel… On consomme aussi de plus en plus à travers un écran, au bénéfice d’acteurs tels qu’Amazon ou Cdiscount. Ces tendances de fond balaient tout et confirment que nous sommes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Selon l’institut d’études IRI France, 15 % des Français  utilisent déjà les applications gratuites de notation quand ils font leurs courses pour consulter  un avis ou une note sur les produits proposés à l’achat. Et trouver des alternatives en cas de mauvais score.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                 En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Et trouver des alternatives en cas de mauvais score.    Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail          Les marques sont sous la pression des applications de notation. La scène est devenue habituelle dans les allées des grandes surfaces. Des consommateurs, le regard rivé sur l’écran de leur smartphone, passent au crible yaourts, jambons, huiles d’olive, déodorants ou shampoings. Des produits du quotidien qu’ils achetaient le plus souvent les yeux fermés. Cette révolution qui bouscule les linéaires depuis quelques mois, on la doit à de nouvelles applications mobiles qui proposent de décoder la composition des produits à partir d’un simple scannage du code-barres.          Après l’alimentaire et les cosmétiques, le phénomène promet de s’étendre à une grande partie du contenu de nos cabas, des produits d’entretien à la mode en passant par les peintures, enjoignant aux fabricants de ne pas s’endormir sur leurs vieilles recettes. L’usage de ces outils gratuits explose. Selon l’institut d’études IRI France, 15 % des Français les utilisent lors de leurs courses (contre 5 % en mars) pour consulter un avis ou une note et se voir proposer des alternatives en cas de mauvais score.                                  La plus populaire de ces applications, Yuka, lancée en janvier 2017 par deux frères, Benoît et François Martin, avec une amie, Julie Chapon, caracole actuellement en tête des téléchargements dans la catégorie santé et fitness, indique le spécialiste App Annie. Depuis son lancement, 6,7 millions de personnes l’ont téléchargée. Certains deviendraient même accros à ces parties de scannage ludiques au supermarché. Chaque jour, 2 millions d’articles sont ainsi soumis au verdict de Yuka.          La confiance dans les marques se réduit          L’envie de consommer « mieux » ou, du moins, en connaissance de cause est confirmée par la croissance exponentielle de QuelCosmetic (860 000 téléchargements à la fin octobre), Open Food Facts (832 000) ou INCI Beauty (358 000), entre autres. Car les propositions se comptent désormais par dizaines et commencent à s’intéresser de plus près à l’impact social et environnemental de ce que l’on achète. Yuka compte s’y mettre à terme, sans doute après s’être lancée sur les produits d’entretien. Depuis septembre, I-buycott informe ses utilisateurs de campagnes de boycottage lancées contre des marques alimentaires. Et Clothparency peaufine un projet autour de l’éthique de la mode.           Les scandales à répétition ont créé « des strates de méfiance qui poussent le consommateur à vouloir reprendre la main sur ses achats »                  ;       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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A l’approche des élections de mi-mandat, mardi 6 novembre, aux Etats-Unis, « Le Monde » consacre une série d’articles à quatre candidates des deux partis. Aujourd’hui, la républicaine Martha McSally, en Arizona. 12 min de lecture                    reportage     Benoît Vitkine    Article réservé à nos abonnésUkraine : emprise russe en mer d’Azov Depuis l’annexion de la Crimée, en 2014, Moscou multiplie les mesures d’intimidation dans cette zone clé pour Kiev et transforme peu à peu la mer d’Azov en lac intérieur russe. 15 min de lecture                 En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le cabinet de Theresa May a qualifié de « spéculation » l’article du « Sunday Times » rapportant l’existence d’une clause douanière dans l’accord avec l’Union européenne.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Brexit : la presse anglaise parle d’un accord imminent sur la frontière irlandaise

Le cabinet de Theresa May a qualifié de « spéculation » l’article du « Sunday Times » rapportant l’existence d’une clause douanière dans l’accord avec l’Union européenne.



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    04.11.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 17h30
   





                        



   


La Grande-Bretagne resterait dans une union douanière temporaire avec l’Union européenne après le Brexit pour éviter une frontière coupant l’île d’Irlande entre le Nord, membre du Royaume-Uni, et le Sud, selon un nouvel accord intervenu entre Londres et Bruxelles, affirme, dimanche, le Sunday Times.
La première ministre britannique Theresa May aurait obtenu des concessions de Bruxelles, l’UE ayant accepté d’inscrire une union douanière pour « l’ensemble du Royaume-Uni » dans l’accord de divorce, selon des sources proches du dossier citées par l’hebdomadaire. Le cabinet de Theresa May a commenté l’article du Sunday Times, dimanche, en qualifiant de « spéculation » ces informations, tout en précisant que les « négociations se poursuivaient ».
La frontière irlandaise constitue l’un des principaux obstacles à un accord sur le Brexit, aucune des parties ne souhaitant rétablir une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord par peur de compromettre l’accord de paix ayant mis fin à des décennies de violences communautaires.

        Nos explications :
         

          pourquoi la frontière entre les deux Irlandes est un casse-tête pour Londres



Maintenir une frontière ouverte
Selon cet accord, l’Union européenne accepterait que les vérifications des marchandises soient faites dans les usines et magasins plutôt qu’à la frontière, écrit le Sunday Times.
Le 2 novembre, le chef de la diplomatie irlandaise, Simon Coveney, et David Lidington, le secrétaire d’Etat auprès du cabinet de Mme May, avaient assuré que Dublin et Londres étaient « très près » de s’accorder sur la manière de maintenir une frontière ouverte sur l’île d’Irlande après le Brexit, principal obstacle à la conclusion d’un accord sur le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Les raisons de son entrée au « Monde », sa vision de la presse et des GAFA… Le milliardaire tchèque a accordé un long entretien aux « Echos ».
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Daniel Kretinsky dit investir dans « Le Monde » pour combattre les GAFA

Les raisons de son entrée au « Monde », sa vision de la presse et des GAFA… Le milliardaire tchèque a accordé un long entretien aux « Echos ».



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 16h23
   





                        



   


Davantage qu’un investissement économique, « un investissement citoyen ». Dans une interview accordée aux Echos et publiée samedi 3 novembre, l’homme d’affaires et milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, qui vient d’acquérir 49 % de la participation de Matthieu Pigasse dans le capital du Monde, est revenu sur les raisons de son investissement, sa vision de la presse, des géants du Web – les GAFA : Google, Apple, Facebook, Amazon… – ou encore du secteur de l’énergie.

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Pourquoi entre-t-il au « Monde » ?
Dans son entretien aux Echos, Daniel Kretinsky regrette que la révélation par Le Monde de sa prise d’intérêt au sein du quotidien ne lui ait pas laissé « plus de temps pour communiquer proprement ».
Outre « un profond intérêt intellectuel pour les enjeux auxquels la presse doit faire face aujourd’hui », il se dit « attaché aux valeurs de nos sociétés » et inquiet de leur évolution, prenant comme exemple la montée des populismes en Europe. « Ce qui compte, c’est que nos médias soient pro-démocratiques », explique-t-il, assurant que « la presse, ce n’est pas un investissement économique, c’est plutôt un engagement citoyen ».
Propriétaire du premier groupe de médias en République tchèque, l’homme d’affaires n’exclut pas des synergies avec Le Monde, comme par exemple la traduction et la diffusion d’articles sur le site Info.cz.

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Veut-il racheter l’intégralité des parts de Matthieu Pigasse ?
Si Daniel Kretinsky se dit à l’aise avec l’idée de ne posséder que 49 % des parts auparavant détenues par Matthieu Pigasse dans Le Monde, il reconnaît que si celui-ci venait à vendre demain l’intégralité de ses parts, il considérerait « bien sûr » de les racheter. « Mais cela n’est pas son intention aujourd’hui à ma connaissance », précise-t-il.
Le milliardaire tchèque compte-t-il se soumettre au droit d’agrément réclamé par le pôle d’indépendance du journal en cas de changement de contrôle au sein de la société Le Monde libre, dont Xavier Niel et Matthieu Pigasse sont les cogérants commandités ? S’il reconnaît qu’il est logique que les sociétés des rédacteurs, des employés et des lecteurs demandent un droit de regard, il s’interroge : « Est-ce pour autant légitime ? C’est à discuter. »
Arguant du fait que le capital du Monde est aujourd’hui réparti entre plusieurs actionnaires, il ajoute :
« Il me semblerait donc plus logique de poser cette question d’un droit d’agrément si un seul investisseur devait prendre la totalité du Monde, notamment s’il se trouvait en position de conflit d’intérêts potentiel. »
Pourrait-il être intéressé par le rachat des parts du groupe de presse espagnol Prisa dans Le Monde Libre ? « Si un actionnaire sort, bien sûr, par définition, nous regarderions puisque nous sommes déjà actionnaire de cette entreprise. Mais c’est une spéculation aujourd’hui », assure-t-il.
Daniel Kretinsky ajoute qu’il ne lui appartient pas de se prononcer sur ce que doit être la ligne éditoriale du journal : « Mes idées personnelles n’ont pas à interférer dans la ligne des journaux. »

   


Pourquoi investir en France ?
Daniel Kretinsky, qui se définit comme « francophile », argue qu’il ne serait « pas honnête d’investir dans la presse » en Slovaquie, pays où cet homme qui a fait fortune dans les énergies est déjà « très puissant ».
Selon le milliardaire, « les médias ont un combat à mener sur la régulation » des GAFA : « Les conséquences des positions prises par les GAFA sont largement sous-estimées. La régulation du monde numérique nous échappe complètement, j’aimerais me battre pour un système plus juste. »
Un combat impossible à mener depuis la République tchèque, « un territoire trop étroit » : « Si on peut devenir un membre de la famille média en France, on sera plus puissant pour pousser ces idées. J’ajoute que le problème de non-régulation du numérique est plus large et ne concerne pas seulement les domaines médiatiques. »
L’énergie et sa connexion avec la Russie
L’homme d’affaire tchèque a fait fortune dans l’énergie, mais se défend d’être « le bras prolongé des intérêts du Kremlin », avançant que la seule connexion entre sa société EPH et la Russie est un unique gazoduc en Slovaquie.
Il réfute également l’idée qu’il investirait dans Le Monde en vue de participer à la privatisation d’Engie, et soutient qu’il n’y a pas eu le « début d’une conversation avec mes équipes sur l’hypothèse d’une entrée dans le capital d’Engie ».
Compte-t-il cependant investir dans l’énergie en France ? « Par définition, je ne veux pas dire non », explique-t-il, même si « un investissement pur dans des centrales au charbon est très peu probable ».
« Notre ADN, c’était l’énergie, mais depuis deux ans, nous voyons beaucoup moins d’opportunités », reconnaît celui qui a aussi également pris une récente participation dans la chaîne de magasins de commerce de gros Metro.

Communiqué de la Société des rédacteurs du « Monde »
La Société des rédacteurs du Monde (SRM) a appris, jeudi 25 octobre, qu’un changement était survenu au sein de l’actionnariat de la holding Le Nouveau Monde (LMN), propriété de Matthieu Pigasse, qui détient 26,66 % de la Société éditrice du Monde.
Le groupe Czech Media Invest, détenu majoritairement par l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky, a acquis 49 % des parts de LMN. En l’état, ce rachat ne change pas l’équilibre des pouvoirs entre les actionnaires du Monde.
La SRM a été surprise de cette modification de l’actionnariat – une première depuis 2010 – et de son annonce brutale.
Xavier Niel et Matthieu Pigasse ont donné par écrit leur accord de principe à ce que le pôle d’indépendance, dont fait partie la SRM, détienne un droit d’agrément, à leurs côtés, pour tout changement de contrôle de l’actionnariat.
La Société des rédacteurs du Monde reste vigilante sur les opérations en cours et leurs retombées pour l’indépendance éditoriale et l’image du Monde.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Deux transporteurs scandinaves sont en difficultés : Primera Air a fait faillite tandis que Norwegian a accumulé un endettement record.
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Les ratés des compagnies long-courrier à bas coût en Europe

Deux transporteurs scandinaves sont en difficultés : Primera Air a fait faillite tandis que Norwegian a accumulé un endettement record.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 11h21
    |

            Guy Dutheil








                        



                                


                            
La vogue des compagnies long-courrier à bas coût serait-elle déjà passée ? La question se pose, après les déboires de deux des fleurons de cette nouvelle sorte de transporteurs aériens. Il y a un mois presque jour pour jour, c’est la compagnie danoise long-courrier à bas coût Primera Air qui a brutalement fait faillite, mardi 2 octobre. Du jour au lendemain, elle a cessé ces activités, laissant des milliers de passagers dans l’impossibilité de prendre leur vol. Un coup d’arrêt si soudain que, la veille encore, l’attachée de presse de Primera Air pour la France sollicitait les journalistes pour qu’ils viennent tester l’une des cinq nouvelles destinations, New York, Boston, Toronto, Montréal ou Tel-Aviv, ouvertes par la compagnie au départ de Paris.
A l’examen, il a suffi de presque rien pour que Primera Air passe de vie à trépas. Selon nos informations, 30 millions d’euros ont suffi pour mettre la compagnie à terre : 20 millions d’euros pour l’affrètement d’un avion auxquels se sont ajoutés 10 millions d’euros de réparations sur un autre appareil qui avait des problèmes de corrosion.
Un mois plus tôt, c’est Norwegian, l’autre scandinave, qui faisait savoir qu’elle battait de l’aile. Mardi 4 septembre, à l’occasion d’une réunion avec les investisseurs, la compagnie long-courrier low cost a annoncé son intention de revendre une grande partie des avions qu’elle avait commandés auprès d’Airbus et de Boeing. Norwegian, qui souhaitait accélérer son développement, avait commandé 210 appareils.
Remontée des prix du kérosène
Entre 2016 et 2017, la compagnie norvégienne a crû au rythme de 15 % par an, pour atteindre le septième rang européen en termes de trafic passagers, a pointé le cabinet de conseil AlixPartners. Une progression trop rapide, car l’économie n’a pas suivi. Pendant cette prédiode, son endettement a explosé, pour atteindre 2 milliards d’euros. Seule solution, pour Norwegian : vendre certains de ses avions. Désormais, elle veut se séparer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Paris a chuté de 7 % et à New York, le S&P 500 a abandonné plus de 6 % en un mois. Un coup de tabac principalement dû à la politique de resserrement monétaire de la Fed.
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Après un octobre noir, la Bourse devrait rester fébrile

Paris a chuté de 7 % et à New York, le S&P 500 a abandonné plus de 6 % en un mois. Un coup de tabac principalement dû à la politique de resserrement monétaire de la Fed.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 11h02
    |

            Marie Charrel et 
                                Véronique Chocron








                        



                                


                            

Est-ce un trou d’air passager ou le signe avant-coureur d’une crise plus profonde ? Si les marchés ont débuté le mois de novembre dans le calme, ils ont traversé, le mois dernier, de violents soubresauts. Un octobre noir, qui a vu l’indice phare de la Bourse de Paris, le CAC 40, perdre 7 %, enregistrant sa plus mauvaise performance sur un mois depuis trois ans. Aux Etats-Unis, le S&P 500 a chuté de plus de 6 %, tandis que le Nasdaq a plongé de 9,20 %, sa plus forte baisse mensuelle depuis dix ans. Une correction sévère, après un premier avertissement intervenu en février, clôturant deux années d’euphorie sur les marchés financiers. Du côté des dettes souveraines, les taux à trente ans américains ont décollé tandis qu’en Europe, les taux d’emprunt italiens se sont tendus…
Principal déclencheur de ce coup de tabac : la communication offensive de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui poursuit le relèvement de ses taux, en dépit des tensions commerciales et des incertitudes géopolitiques. Ces derniers jours, la perspective d’un krach s’est éloignée – les marchés pourraient même s’offrir le luxe d’un rebond en fin d’année. « Ils ne vont pas renoncer tout de suite à leur espoir de forte croissance aux Etats-Unis, d’autant qu’un coup de pouce gouvernemental pourrait intervenir dans la foulée des élections de mi-mandat, le 6 novembre », avance Didier Saint-Georges, du comité d’investissement de Carmignac, une société française de gestion d’actifs.
L’année 2019 pourrait en revanche marquer le retour de la volatilité. Les investisseurs seront en effet confrontés au télescopage malheureux du ralentissement de la croissance mondiale et de la fin des politiques accommodantes des grandes banques centrales.
Des risques politiques planent en Europe
Les incertitudes politiques sur le Vieux Continent vont continuer de préoccuper les investisseurs. A commencer par l’épreuve de force engagée entre Rome et Bruxelles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Passant outre à ses anciennes réticences vis-à-vis des technologies, le patron du fonds Berkshire Hathaway vient de miser environ 600 millions de dollars sur la brésilienne StoneCo et l’indienne Paytm.
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Le magnat américain Warren Buffett investit dans deux fintech

Passant outre à ses anciennes réticences vis-à-vis des technologies, le patron du fonds Berkshire Hathaway vient de miser environ 600 millions de dollars sur la brésilienne StoneCo et l’indienne Paytm.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 11h01
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Il y a le vieux Warren Buffett. Celui qui, au cours des années 1980, investissait dans les boissons Coca-Cola, les rasoirs Gillette et la banque American Express, mais fuyait les nouvelles technologies, parce qu’il n’avait pas la compétence pour les comprendre. Et puis, il y a le nouveau Warren Buffett, fringant octogénaire (88 ans), qui a choisi de passer outre à ses réticences de jeunesse et d’investir dans les technologies.
En réalité, le Rubicon a été franchi il y a déjà longtemps, avec un investissement de près de 11 milliards de dollars (environ 9,7 milliards d’euros au cours actuel) dans IBM en 2011 et l’achat, en 2016, de 5 % du capital d’Apple. Une participation qui vaut aujourd’hui plus de… 50 milliards de dollars.
Aujourd’hui, les choses s’emballent. Berkshire Hathaway, l’entreprise d’investissement de M. Buffett, vient d’investir environ 600 millions de dollars dans deux fintech : la société brésilienne de paiement StoneCo et Paytm, première entreprise indienne de paiement par téléphone mobile. En réalité, ces choix ne sont pas ceux du patriarche Buffett, mais de Todd Combs, l’un des deux gestionnaires du portefeuille de Berkshire. Ce dernier possède une expertise particulière dans les activités bancaires et les systèmes de paiement. Avant de rejoindre Berkshire, en 2010, il dirigeait un hedge fund spécialisé dans la finance.

Accusé de promouvoir un capitalisme de rente
Selon le Wall Street Journal, Paytm revendique plus de 300 millions d’utilisateurs, soit davantage que Paypal. M. Combs a fait son choix à la suite de sa rencontre avec le fondateur de l’entreprise, Vijay Shekhar Sharma, en février. Quant à StoneCo, lancée en 2014, elle est le quatrième acteur dans le secteur des paiements au Brésil. Ses actions ont été acquises lors de l’introduction en Bourse de la firme, le 25 octobre. C’est la première fois que Berkshire prend une participation par le biais d’une IPO. Par le passé, Warren Buffett avait critiqué...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le nombre de tailleurs de diamants s’est effondré dans la ville belge, où a été inventé le brillant à 57 facettes. La cité portuaire tente de résister face à la concurrence étrangère et à celle d’Internet.
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Le diamant d’Anvers contre tous

Le nombre de tailleurs de diamants s’est effondré dans la ville belge, où a été inventé le brillant à 57 facettes. La cité portuaire tente de résister face à la concurrence étrangère et à celle d’Internet.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 06h41
    |

                            Juliette Garnier (Anvers, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Manuella Merckx fronce les sourcils. La directrice opérationnelle du Diamond Office, le bureau de contrôle des importations et des exportations de diamants, sis à Anvers, aurait dû être avertie de notre arrivée par les vigiles, à l’entrée de l’immeuble du 22 Hoveniersstraat. « Ce n’est pas la procédure », s’agace cette Belge à la poignée de main ferme.
Cet office de contrôle est installé dans les étages de l’Antwerp World Diamond Center (AWDC), l’équivalent de la chambre de commerce et d’industrie des diamantaires d’Anvers, en plein cœur du Diamond Square Mile, quartier sécurisé de la ville portuaire où patrouillent militaires et policiers, 24 heures sur 24.
A lui seul, le Diamond Office est censé symboliser la droiture et la transparence que revendiquent les marchands de diamants de la place. Tous les jours, des milliers de pierres brutes et taillées entrent et sortent de cet immeuble moderne. Sous le regard de fonctionnaires et du bureau des douanes, dix-sept experts assermentés par l’Etat belge contrôlent le contenu des paquets sous scellés en provenance ou à destination de l’étranger, en dehors de l’Union européenne (UE).

Le geste est adroit, rapide, presque mécanique. D’un coup de cutter, l’expert tranche les sacs plastiques zippés qui contiennent les sachets de diamants. Puis il verse le contenu de chacun dans le plateau métallique d’une balance électronique pour en vérifier le poids, exprimé en carats (un carat équivaut à 0,2 gramme).
D’un œil, il compare le poids annoncé sur la facture à celui qui apparaît sur l’écran de pesée. De l’autre, à l’aide de sa loupe, il contrôle la classification du diamant établie par le bureau de contrôle de l’AWDC. Objectif : vérifier la valeur du lot, qui détermine le montant de la TVA et son prix en dollars. La monnaie américaine demeure la devise officielle du secteur.
En cette matinée d’octobre, quelques secondes auront suffi à cet expert assermenté...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Fondée en 2008 à Anvers, la PME s’est fixé pour objectif de séduire les millennials, ces consommateurs âgés de moins de 30 ans accros au e-commerce.
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Baunat ou le pari de la vente en ligne de bijoux en diamants

Fondée en 2008 à Anvers, la PME s’est fixé pour objectif de séduire les millennials, ces consommateurs âgés de moins de 30 ans accros au e-commerce.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 11h00
    |

                            Juliette Garnier








                        



   


Les fondateurs de Baunat patientent. La revente de leur start-up à un grand groupe viendra en son temps. Fondée il y a dix ans à Anvers, en plein cœur du Diamond Square Mile, cette PME employant vingt-cinq personnes, notamment dans la ville belge et à Paris, vend en ligne des solitaires, des bagues et autres bracelets en diamant.
Stefaan Mouradian et Steven Boelens en ont eu l’idée alors qu’ils travaillaient chez Blue Star, gros fournisseur indien de pierres précieuses brutes et taillées. Ensemble, ils créent Baunat en s’inspirant un peu de l’américain Blue Nile, pionnier de la vente en ligne de bijoux racheté en 2017 par un consortium de fonds, dont Bain Capital, pour 500 millions de dollars (440 millions d’euros).
Gamme courte et petits prix
L’objectif des entrepreneurs belges ? Vendre sans intermédiaire des bijoux aux millennials, cette génération de consommateurs âgés de moins de 30 ans accros au commerce en ligne, en se fournissant à Surate, dans l’ouest de l’Inde. Car, comme on vend un bidon de peinture en fonction de son RAL (couleur), de sa finition et de son poids, « il est possible de vendre un diamant sur Internet », explique M. Mouradian. La standardisation de cette pierre en fonction de son poids exprimé en carats (1 carat = 0,2 gramme), de sa teinte d’un blanc extrême au jaune teinté, de sa pureté et de sa forme (brillant, marquise, poire, etc.) facilite la vente sur écran.
Baunat propose à ses clients une gamme courte et des petits prix, notamment pour les modèles à présenter lors d’une demande en mariage. La start-up les obtient en signant l’achat de la pierre auprès des diamantaires après sa vente au particulier. Contrairement aux bijoutiers, la société n’a pas à supporter les coûts liés à un éventuel stock de diamants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Pour la première fois, la plate-forme vidéo américaine va sortir trois de ses longs-métrages sur grand écran avant de les proposer à ses abonnés.
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Netflix accepte de sortir trois de ses films au cinéma en avant-première

Pour la première fois, la plate-forme vidéo américaine va sortir trois de ses longs-métrages sur grand écran avant de les proposer à ses abonnés.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 06h44
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



   


Pour amadouer l’Académie des Oscars, Netflix fait volte-face. Pour la première fois, la plate-forme vidéo américaine va sortir trois de ses films sur grand écran avant même de les proposer à ses quelque 140 millions d’abonnés. Une concession annoncée le 31 octobre qui, espère la société, pourrait lui permettre de décrocher ses premières statuettes en février 2019. Et aussi d’attirer des réalisateurs de renom, qui accordent une grande importance aux récompenses.

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                Netflix dynamite la télé et le septième art



Selon la presse spécialisée, Roma est un prétendant sérieux aux Oscars. Le dernier long-métrage du mexicain Alfonso Cuaron, déjà sacré meilleur réalisateur en 2014 avec Gravity, sera lancé en salles le 21 novembre, soit trois semaines avant sa disponibilité sur Netflix. Ce délai ne sera que d’une semaine pour les deux autres films : The Ballad of Buster Scruggs, des frères Ethan et Joel Coen, et Bird Box, avec Sandra Bullock en tête d’affiche.

   


Boycott du Festival de Cannes
Plusieurs films produits par Netflix ont déjà été projetés dans des cinémas indépendants américains. Mais jusqu’à présent, la société exigeait que leur sortie ait lieu le même jour que leur diffusion sur sa plate-forme.
Une condition inacceptable pour les grandes chaînes de salles de cinéma, qui réclament une fenêtre d’exclusivité de 90 jours. En outre, ces sorties en salles étaient très limitées, servant uniquement à rendre les longs-métrages éligibles aux Oscars.
La chronologie imposée par Netflix hérisse le monde du cinéma. En début d’année, l’entreprise avait boycotté le Festival de Cannes après un durcissement des règles excluant ses films de la sélection officielle. Le mois précédent, le réalisateur américain Steven Spielberg avait milité pour que les œuvres produites par la plate-forme vidéo ne soient pas admissibles aux Oscars.
En faisant un pas vers Hollywood, le groupe espère améliorer sa réputation auprès des membres de l’Académie. Aucun de ses longs-métrages n’a encore été nommé pour une statuette du meilleur film, réalisateur, actrice et acteur. Autant de récompenses prestigieuses qui légitimeraient encore plus ses ambitions dans le cinéma.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le décès accidentel de son fondateur plonge l’empire du « duty free » dans l’incertitude.
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En Thaïlande, l’avenir de King Power en question

Le décès accidentel de son fondateur plonge l’empire du « duty free » dans l’incertitude.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 10h42
    |

            Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



   


La mort à 60 ans du milliardaire thaïlandais Vichai Srivaddhanaprabha, tué dans l’accident de son hélicoptère le 27 octobre près du stade de football de Leicester, en Grande-Bretagne, jette une ombre sur l’avenir d’un remarquable et spectaculaire succès d’entreprise. Après avoir ouvert en 1989 un premier magasin hors taxe au centre de Bangkok, le PDG du groupe King Power, dont les funérailles commencent samedi 3 novembre, était devenu en moins de vingt ans la cinquième fortune du royaume, selon le décompte du magazine Forbes.

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En 2006, sa modeste boutique « duty free » se métamorphosa en un véritable empire quand il parvint à arracher, notamment grâce à ses contacts au palais royal, le monopole des magasins hors taxe dans le nouvel aéroport Suvarnabhumi de Bangkok. Qui voit désormais passer une soixantaine de millions de passagers l’an alors que le tourisme est en plein essor au pays du Sourire…
Aujourd’hui l’empire de feu Vichai pèse environ 4, 5 milliards d’euros. Le groupe possède les hotels Pullman du groupe français Accord en Thaïlande et des parts substantielles de l’une des plus importantes compagnies lowcost du pays, Thai Air Asia.
Devenu célèbre après le rachat du Leicester City
Le défunt roi Bhumibol Adulyadej avait su récompenser les talents d’un businessman bien introduit, discret et refusant obstinément de se livrer au moindre commentaire politique dans une nation divisée : en 2012, le souverain lui avait attribué son nom actuel : né Vichai Raksriaksorn, le magnat devint alors Srivaddhanaprabha, ce qui signifie « lumière de la gloire ascendante »…
Ce quasi-inconnu chez les Thaïlandais, qui connaissaient à peine le nom du groupe, était devenu célèbre dans son pays après avoir racheté le club de football anglais Leicester City, qui a remporté le titre de la Premier League il y a deux ans. Dans une nation passionnée par le ballon rond, mais dont les équipes locales restent cantonnées à un modeste niveau, les supporters en sont réduits à se passionner pour les victoires des grandes équipes mondiales. Le succès du club de Leicester avait ainsi résonné comme une victoire indirecte de la Thaïlande…
A Leicester, après quelques réticences initiales, il était devenu très populaire parmi les fans : « Khun » (monsieur) Vichai avait l’habitude d’offrir de la bière thaie Singha gratuite et des hotdogs les jours de victoire. Le destin aura voulu que c’est en redécollant de son fief anglais que le tycoon a trouvé la mort.
Quelle évolution pour le groupe ?
Après le décès brutal du « roi » du King Power, les milieux économiques de Bangkok se demandent comment le groupe va évoluer, alors que le monopole de ce dernier sur l’aéroport Suvarnabhumi arrive à expiration en 2020. Le plus jeune fils de Vichai, Aiyawatt (surnommé « Top »), 32 ans, qui était déjà chief executive officer du groupe familial, a déjà assuré qu’il assumait son rôle d’héritier en titre : « Mon père m’a laissé le soin de poursuivre son œuvre et je ferai tout mon possible pour prolonger ses grandes visions et ses rêves », a déclaré le nouveau patron. La mère de « Top » est l’une des vice-présidentes du groupe ; que son frère et ses deux sœurs sont tous membres du conseil d’administration.
Reste à savoir si les successeurs du « roi » Vichai seront à la hauteur du fondateur dans un monde thaïlandais où les contacts personnels et la négociation en coulisse sont des atouts essentiels : comme l’avance Somchai Phagaphasvivat, spécialiste de sciences politiques à l’université Thammasat de Bangkok : « A ce sujet, je me demande si ses enfants auront suffisamment d’influence. »

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Cyril Dardashti est le directeur de Gitana, qui emploie vingt permanents, dont Sébastien Josse, et dispose d’un budget annuel de 3,5 millions d’euros.
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« Nous sommes comme une écurie de F1 » pour la course au large

Cyril Dardashti est le directeur de Gitana, qui emploie vingt permanents, dont Sébastien Josse, et dispose d’un budget annuel de 3,5 millions d’euros.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 10h35
    |

            Philippe Jacqué (Lorient, Morbihan, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le rendez-vous a été donné en ce 10 août à Lorient (Morbihan), en plein Festival interceltique. Les binious sont restés à quai, car l’action a lieu au large. L’embarquement se fait à l’ancienne base sous-marine, reconvertie en pôle de voile de compétition. Sur une mer agitée, le semi-rigide surfe sur les vagues pour rejoindre, près de l’île de Groix, un géant des mers. A mesure que l’on s’approche, ses dimensions se révèlent : colossales ! 32 mètres de long pour 23 mètres de large et une voile qui n’en finit plus pour cette classe « Ultime » de dernière génération.
« Bienvenue sur le maxi trimaran Edmond de Rothschild », accueille dans sa combinaison jaune Sébastien Josse. Les traits tirés, le capitaine fait le tour du propriétaire en croquant un croissant tout frais apporté par les visiteurs. La nuit a été longue. Avec ses coéquipiers, « nous avons tiré des bords pour tester des nouveaux réglages et diverses configurations spécifiques », précise-t-il. Pour être prêt pour la Route du rhum qui part dimanche 4 novembre.
Le bateau n’était pas seul cette nuit. Il a couru avec Macif, le maxi-trimaran de François Gabart, qui détient le record du tour du monde en solitaire. « L’adversité était de très haut niveau, c’était une bonne manière de s’étalonner. Et on n’était pas trop mal », sourit Sébastien Josse, dix-sept transatlantiques au compteur.
Dans le cockpit, le navigateur prend en main les manivelles à winch pour descendre le foil gauche, cet appendice de plus de 5 mètres de long qui permet de faire voler le bateau. En quelques secondes, les voiles se gonflent et le navire élève ses 15 tonnes, sans effort apparent, pour planer au-dessus des vagues.

« Il n’y a pas de rentabilité économique immédiate »
Derrière la barre, le skipper reste attentif au comportement de sa machine qui vient de dépasser les 35 nœuds, soit 65 km/h, une vraie F1 des océans. « Et encore, on ne pousse pas...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Les navigateurs n’ont pour ressources financières que le sponsoring d’entreprises et parfois le mécénat.
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Route du Rhum 2018 : les marques toutes voiles dehors

Les navigateurs n’ont pour ressources financières que le sponsoring d’entreprises et parfois le mécénat.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 10h25
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 12h42
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Ils sont 123 bateaux dans six catégories : des « petits » monocoques Class40 (40 pieds de long, soit plus de 12 mètres) aux géants de la classe Ultime (jusqu’à 32 mètres). Tous devaient s’élancer dimanche 4 novembre de Saint-Malo, à l’assaut de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Pour sa onzième édition depuis 1978, la Route du rhum ne connaît pas la crise de la quarantaine. Au contraire, il n’y a jamais eu autant de skippeurs pour battre le record de la traversée de l’Atlantique en solitaire détenu par Loïck Peyron avec sept jours, quinze heures, huit minutes et trente-deux secondes, réalisé en 2014.
C’est que la course au large n’a jamais été aussi populaire. Avec le Vendée Globe, la Route du rhum draine des centaines de milliers de curieux pour le départ en Bretagne, mais également à l’arrivée en Guadeloupe. « Et c’est une économie saine et en pleine croissance », constate Carole Bourlon, responsable de la voile de compétition du cluster Eurolarge Innovation financé par la Bretagne.
Dans cette région, le chiffre d’affaires de cette filière industrielle en plein développement représente quelque 56 millions d’euros et un peu plus 700 emplois, avec un taux de croissance qui flirte avec les 10 %. En moyenne, les 165 entreprises de la filière investissent 5,5 millions d’euros par an de leurs revenus en recherche et développement. « Nous dénombrons également 201 écuries en Bretagne, soit quelque 300 salariés, poursuit Mme Bourlon. Ces équipes dépensent 58 millions d’euros pour fabriquer leurs bateaux en se fournissant à 85 % dans la région. »

Au cœur de la « Sailing Valley » qui englobe Brest, Saint-Malo et le corridor entre Port-la-Forêt et Vannes-Quiberon, se concentrent chantiers et architectes navals, mais également des spécialistes des matériaux, de tous les autres équipements (voiles, gréement, électronique, etc.).
Une image positive
Au niveau national, les chiffres sont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Les résultats publiés par l’Autorité bancaire européenne montrent que les établissements bancaires sont globalement plus préparés que lors du test de 2016.
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Les banques allemandes et britanniques moins résistantes aux « stress tests »

Les résultats publiés par l’Autorité bancaire européenne montrent que les établissements bancaires sont globalement plus préparés que lors du test de 2016.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 10h19
    |

                            Véronique Chocron








                        


Vendredi 2 novembre, après la fermeture des marchés financiers, l’Autorité bancaire européenne (EBA) a publié les résultats des tests de résistance auxquels 48 banques du continent (couvrant 70 % des actifs du système bancaire européen) ont été soumises ces derniers mois.
Pour réaliser sa quatrième vague de tests, l’Autorité bancaire a confronté les institutions européennes, sur la base de leurs bilans à fin 2017, à des scénarios de stress économique sévère : celui notamment d’une chute de 2,7 % du PIB européen entre 2018 et 2020, accompagnée d’une montée du taux de chômage de 3,3 points, de risques économiques liés au Brexit ou encore d’une chute des prix de l’immobilier.
Il s’agissait d’évaluer si les banques détenaient des réserves en capital suffisantes pour absorber les chocs. Dix ans après la crise financière, le bilan se révèle à première vue rassurant. « Le résultat des tests de résistance montre que les efforts des banques pour solidifier leur base capitalistique ces dernières années ont renforcé leur capacité à résister à des chocs importants », a déclaré Mario Quagliariello, le directeur des analyses et statistiques économiques à l’EBA. Ce résultat, meilleur que lors du test de résistance de 2016, était attendu puisque, sous la pression des superviseurs et des marchés financiers, les banques ont globalement continué d’augmenter leurs ratios de solvabilité (qui mesurent capitaux propres en face des crédits distribués) au cours des deux dernières années.
Quelques surprises
« Ces tests ne constituent pas l’alpha et l’oméga de l’appréciation des risques, ils n’explorent pas tous les scénarios. Par ailleurs la liste est partielle, certains établissements qui soulèvent de nombreuses questions, comme l’italienne Monte dei Paschi, n’y figurent pas, note Nicolas Véron, économiste du centre de réflexion européen Bruegel et au Peterson Institute. Mais c’est un exercice de transparence utile et un complément d’information pour les marchés. »
Le classement des banques les plus fragilisées face à des scénarios extrêmes recèle toutefois des surprises. L’EBA a en effet rangé les établissements en fonction des pertes qu’ils subiraient sur leurs fonds propres « durs » (c’est-à-dire les apports des actionnaires et les bénéfices mis en réserve). Or, parmi les moins bien classés, figurent notamment trois grandes banques britanniques, Lloyds Banking Group, Barclays et Royal Bank of Scotland (RBS).
Ces deux dernières avaient déjà eu des difficultés à franchir en 2017 avec succès les tests de résistance menés par la Banque d’Angleterre, qui avait toutefois conclu que les grandes institutions britanniques pourraient faire face à un Brexit « désordonné » sans avoir besoin de réduire leurs activités de crédit ou d’être recapitalisées avec de l’argent public.
Françaises et italiennes ne sont pas trop affectées
Le premier groupe bancaire allemand, Deutsche Bank, voit également ses capacités de résistance durement éprouvées, se classant à la quarantième place du classement sur 48. Après trois années de pertes d’affilée, l’établissement ne parvient toujours pas à sortir de la tourmente. Mais son directeur financier, James von Moltke, a prévenu qu’il n’était pas question de changer « notre gestion de la banque après les tests de résistance », en ajoutant que les méthodologies internes de Deutsche Bank différaient de celles utilisées par l’EBA.

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                Stress tests : l’Autorité bancaire européenne souligne la vulnérabilité de l’italienne BMPS



D’autres banques allemandes, publiques et régionales, apparaissent également en bas du classement, et en particulier la fragile Nord/LB, qui, selon la presse Outre-Rhin, pourrait fusionner à deux autres Landesbanken pour créer un nouvel acteur de poids en Allemagne.
Les françaises n’ont en revanche pas été parmi les plus affectées, pas plus que les grandes banques italiennes, Intesa Sanpaolo et UniCredit.
Les résultats de ces tests, les plus stricts conduits par l’EBA depuis la mise en place de cet exercice en 2009, permettront aux contrôleurs bancaires d’imposer aux établissements certaines améliorations. La BCE, superviseur bancaire en zone euro, a déclaré qu’elle s’en servirait pour fixer pour chaque établissement les besoins en capitaux dans le cadre de sa revue annuelle, dans le courant du mois de janvier.

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                Dix ans après la crise financière, la finance mondiale renoue avec les excès






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ A l’instar du Grand Paris Express, le projet Crossrail, qui doit permettre à 200 millions de passagers par an de traverser le Grand Londres, subit dérapages budgétaires et retards.
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A Londres aussi, le chantier du super-métro déraille

A l’instar du Grand Paris Express, le projet Crossrail, qui doit permettre à 200 millions de passagers par an de traverser le Grand Londres, subit dérapages budgétaires et retards.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 10h00
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

De part et d’autre du tunnel sous la Manche, il n’est pas si simple de creuser, sans dérapage de coûts et de délais, des kilomètres de nouveau métro. Alors que le Grand Paris Express se remet difficilement d’une année de polémiques sur l’explosion de son budget et le retard de plusieurs lignes, son équivalent londonien, le projet Crossrail, subit les mêmes affres.
Cette nouvelle ligne de métro doit permettre à 200 millions de passagers par an de traverser le Grand Londres de Shenfield, à l’est, jusqu’à Reading, à l’ouest. Soit 118 kilomètres de rails, dont 21 kilomètres de nouveaux tunnels sous le centre-ville, avec un embranchement vers l’aéroport d’Heathrow. Elle doit contribuer à décongestionner la capitale britannique, en desservant notamment le quartier des affaires de Canary Wharf.

Baptisée « Elizabeth Line » en l’honneur de la reine, cette liaison est qualifiée de « plus grand projet d’infrastructure en Europe » par la BBC. Jugement un brin hardi : le Grand Paris Express, avec ses 200 kilomètres de lignes et ses 68 gares, revendique également ce titre, non sans arguments. Quoi qu’il en soit, les deux projets ont en commun difficultés financières et remous politiques.
Le gouvernement de Theresa May a suscité la colère de l’opposition en annonçant, le 26 octobre, qu’il allait consentir un prêt d’urgence de 350 millions de livres (397 millions d’euros) à Crossrail Limited, la société chargée de conduire ce chantier de 15 milliards de livres, afin de le sortir de l’ornière. Un prêt présenté par le ministre des transports, le conservateur Jo Johnson, comme une « mesure temporaire » pour « assurer qu’une pleine dynamique soit maintenue derrière Crossrail ». Et assorti d’un double audit de la gouvernance et des finances de Crossrail Limited. 
« Grave échec »
« C’est juste un pansement sur une jambe de bois pour que le projet continue à avancer », a fustigé la présidente du comité des transports...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Fin octobre, le métal gris a brièvement battu son record historique, en s’arrachant à 1 152 dollars l’once à la Bourse de New York. Une brusque poussée liée, entre autres, aux tensions entre les Etats-Unis et la Russie, premier producteur mondial, souligne Laurence Girard, journaliste au « Monde », dans sa chronique.
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Matières premières : « Le palladium au summum »

Fin octobre, le métal gris a brièvement battu son record historique, en s’arrachant à 1 152 dollars l’once à la Bourse de New York. Une brusque poussée liée, entre autres, aux tensions entre les Etats-Unis et la Russie, premier producteur mondial, souligne Laurence Girard, journaliste au « Monde », dans sa chronique.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 08h00
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

L’or rit jaune. Va-t-il être détrôné ? Dans le petit monde feutré des métaux précieux, l’irrésistible ascension du palladium fait des jaloux. Fin octobre, le métal gris a brièvement battu son record historique. En séance, à la Bourse de New York, il s’est arraché à 1 152 dollars (1 012 euros) l’once, se haussant du col au point de dépasser le pic atteint en 2001. Le palladium au summum ! L’or garde une petite longueur d’avance, mais, frappé de langueur, il la voit fondre comme un métal dans un creuset.
Déjà en 2017, le palladium figurait sur le podium (+ 50 % en un an), même si le cobalt, dont le cours s’était électrisé de 70 %, décrochait la palme. Pourtant, bien qu’étant de plus en plus précieux, le palladium ne fait guère rêver les amateurs de bijoux. A tort, car il se trouve au cœur de l’alliage forgé pour les alliances en or blanc. Mais cet usage hautement symbolique pèse peu dans le trébuchet des spéculateurs. Tous ont en ligne de mire la trajectoire automobile.
En effet, le premier débouché du palladium n’est autre que… le pot catalytique. Il absorbe à lui seul près des deux tiers de la production mondiale. Une pincée de ce métal filtre les émissions polluantes des voitures à essence. Le « dieselgate » a donné un premier coup d’accélérateur à la spéculation. Depuis le scandale des tests truqués, en effet, les Européens boudent le diesel au profit de l’essence.

De quoi entraîner platine et palladium sur deux trajectoires inverses, le platine étant, lui, plébiscité pour filtrer les rejets polluants des voitures diesel. Son cours s’est donc totalement dégonflé avec la sortie de route des constructeurs automobiles. Il a encore perdu près de 10 % depuis le début de l’année et se négocie autour des 825 dollars l’once. Le platine patine et, après s’être fait doubler il y a un an, continue de céder du terrain.
La production ne satisfait pas la demande
Un autre moteur alimente la spéculation. La tension entre les Etats-Unis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Une étude estime l’impact sur l’acceptation des brevets des relations entre les examinateurs et les firmes qui sont susceptibles de les embaucher ensuite, détaille Paul Seabright dans sa chronique au « Monde ».
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Paul Seabright : Comment les cabinets d’avocats « capturent » l’octroi de brevets

Une étude estime l’impact sur l’acceptation des brevets des relations entre les examinateurs et les firmes qui sont susceptibles de les embaucher ensuite, détaille Paul Seabright dans sa chronique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 07h00
    |

                            Paul Seabright (économiste, professeur à l’Institut d'études avancées de Toulouse)








                        



                                


                            
Recherches. Les agences de régulation exercent un pouvoir économique important : leurs décisions créent des bénéfices et des coûts pour un grand nombre d’entreprises et de consommateurs. Depuis longtemps, les chercheurs s’interrogent sur les risques d’un détournement de la régulation (« regulatory capture » en anglais) lorsque des firmes embauchent des employés des agences qui avaient pris des décisions les concernant. Ces employés auraient-ils tendance à favoriser les firmes susceptibles de les embaucher plus tard ?
Il a toujours été difficile de savoir si ces risques étaient réels. Un document de recherche du National Bureau of Economic Research américain permet de les estimer (« From Revolving Doors to Regulatory Capture ? Evidence from Patent Examiners », Haris Tabakovic et Thomas G. Wollmann, NBER Working Paper n° 24638, mai 2018).
Les auteurs ont examiné plus d’un million de décisions prises entre 2001 et 2015 par plus de 8 000 examinateurs de brevets à l’Office américain des brevets et des marques (US Patent and Trademark Office - USPTO). En moyenne, 63 % des demandes de brevets sont acceptées. Ils ont aussi observé les embauches de ces examinateurs par les demandeurs de brevets (principalement des cabinets d’avocats) après une période de travail à l’USPTO.
Les auteurs commencent par constater que les demandes de brevets sont plus souvent acceptées (avec un écart de 9 à 12 points) par des examinateurs qui ont été plus tard embauchés par les firmes demandeuses.
Mais l’allocation des demandes aux employés de l’USPTO étant aléatoire, il ne peut a priori s’agir de l’effet d’un choix de l’examinateur par le demandeur. En revanche, ce différentiel pourrait être le résultat d’un choix des demandeurs d’embaucher des examinateurs qui leur avaient rendu auparavant, en tout bien tout honneur, le service de prendre des décisions positives à leur égard.
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