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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ S’il donne un ancrage légitimé par les urnes à la France, ce vote ouvre aussi une nouvelle phase de dialogue avec des indépendantistes confortés par les résultats.
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Référendum en Nouvelle-Calédonie : la victoire en demi-teinte du non à l’indépendance

S’il donne un ancrage légitimé par les urnes à la France, ce vote ouvre aussi une nouvelle phase de dialogue avec des indépendantistes confortés par les résultats.



LE MONDE
 |    04.11.2018 à 16h30
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 16h33
    |

            Patrick Roger (Nouméa, envoyé spécial)








                        



   


La victoire est nette, mais certainement pas aussi large que ne l’avaient espéré les partisans du non à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie. Dimanche 4 novembre, ils ont obtenu 56,4 % des suffrages exprimés (78 361 voix) contre 43,6 % (60 573 voix) en faveur de l’accession à la pleine souveraineté. L’autre enseignement majeur de ce scrutin est la participation historique pour un scrutin de cette nature : 80,6 % des électeurs inscrits ont pris part au vote. Celle-ci avait été de 74,2 % lors de la consultation sur l’approbation de l’accord de Nouméa de 1998.
Lors d’une intervention télévisée enregistrée, Emmanuel Macron a salué ce résultat comme « une marque de confiance en la République » et a exprimé sa « fierté que la majorité des Calédoniens aient choisi la France ». « Le seul vainqueur, c’est le processus en faveur de la paix qui porte la Nouvelle-Calédonie depuis trente ans, c’est l’esprit de dialogue », a affirmé le président de la République, qui a invité « chacun à se tourner vers l’avenir ». « Il n’y a pas d’autre chemin que celui du dialogue », a plaidé M. Macron.
Le premier ministre, Edouard Philippe, devait arriver lundi matin sur le territoire pour rencontrer les responsables des principales forces politiques et engager un processus de discussion sur l’après-référendum.

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Des clivages politiques flagrants
Le résultat de ce scrutin n’en met pas moins en évidence les profonds clivages politiques et sociologiques qui fracturent la société calédonienne. Dans la province sud, où se concentrent l’essentiel de la population et des richesses, avec des inégalités très marquées, le non recueille 73,7 %. A Nouméa même, la « capitale », il atteint 80,5 %.
En revanche, le oui est largement majoritaire dans la province nord (75,8 %) et dans les îles Loyauté (82,2 %). Néanmoins, dans ces îles, la participation plus faible (58,9 %) montre qu’une partie de la population mélanésienne, bien que se revendiquant indépendantiste, n’a pas nécessairement voté pour l’indépendance.
Ces clivages toujours aussi marqués entre les provinces, selon les quartiers dans le Grand Nouméa, dressent une sorte de plafond de verre du vote indépendantiste. Grâce, entre autres, à la campagne unitaire menée par les deux composantes indépendantistes représentées au Congrès (FLNKS-Union calédonienne et Union nationale pour l’indépendance), elles ont réussi à mobiliser une partie de leur électorat qui, jusque-là, désertait plutôt le chemin des urnes.
Notamment chez les jeunes, qui ont voulu à l’occasion de ce scrutin exprimer un sentiment identitaire fort et une fierté de leur appartenance communautaire. En revanche, le score obtenu, même s’il constitue pour eux une bonne surprise, n’est pas lié à une progression, à une percée de leurs idées dans l’électorat non indépendantiste. Toujours du côté indépendantiste, il faut noter l’échec de l’appel à ne prendre part au vote lancé par le Parti travailliste de Louis Kotra Uregeï et soutenu par l’Union syndicale des travailleurs kanak et exploités (USTKE).

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                En Nouvelle-Calédonie, des inégalités entre Kanak et non-Kanak toujours criantes



Même perdants, des indépendantistes plutôt confortés

   


Côté loyalistes, le bilan, malgré la victoire du non était plus mitigé. Deux des trois formations représentées au Congrès – le Rassemblement-Les Républicains et les Républicains calédoniens – avaient fait campagne sur le thème d’un non massif à l’indépendance, espérant que celui-ci pourrait obtenir aux alentours de 70 % des suffrages. Avec une telle majorité, elles espéraient pouvoir contraindre les indépendantistes à renoncer à la tenue des deuxième et troisième référendums prévus par l’accord de Nouméa et convaincre l’Etat de les accompagner dans cette démarche.
La soirée électorale sur les plateaux de télévision et dans les sièges de campagne, qui n’avaient pas fait le plein des supporteurs, montre que ces tenants d’une ligne « sans concession », Pierre Frogier pour le Rassemblement-LR et Sonia Backès pour les Républicains calédoniens, vont devoir revoir à la baisse leurs prétentions, car les indépendantistes, même perdants, sortent plutôt confortés, en définitive, de cette consultation.
Le scrutin du 4 novembre, s’il marque une victoire de la mobilisation démocratique et donne un ancrage légitimé par les urnes de la Nouvelle-Calédonie à la France, ouvre une nouvelle phase de dialogue pour répondre, aussi, aux aspirations qui se sont fortement exprimées en faveur de l’identité kanak. Sauf à attiser les rancœurs et à prendre le risque d’un dangereux retour en arrière.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ La jeune société française peaufine actuellement une application mobile en vue d’un lancement début 2019 pour « permettre à chacun d’acheter des vêtements en toute conscience des enjeux sociaux et environnementaux ».
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Clothparency veut noter notre garde-robe

La jeune société française peaufine actuellement une application mobile en vue d’un lancement début 2019 pour « permettre à chacun d’acheter des vêtements en toute conscience des enjeux sociaux et environnementaux ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    04.11.2018 à 16h15
    |

                            Nadine Bayle








                        



                                


                            

La face cachée de la mode a longtemps été éclipsée par son côté glamour. Et malgré la pression des organisations non gouvernementales (ONG) et une prise de conscience grandissante des consommateurs, les comportements ont encore peu évolué. La jeune société française Clothparency espère néanmoins faire bouger les lignes en s’attaquant à la notation de notre garde-robe. Elle peaufine actuellement une application mobile en vue d’un lancement début 2019. « Il y avait un vide dans ce domaine en France alors qu’il soulève de nombreuses problématiques, expliquent les fondatrices Marguerite Dorangeon et Rym Trabelsi, toutes deux ingénieures en développement durable. Nous souhaitons permettre à chacun d’acheter des vêtements en toute conscience des enjeux sociaux et environnementaux. »

Clothparency marche ainsi dans les pas de Good On You, une application lancée en Australie fin 2015 puis aux Etats-Unis et au Canada en 2017, et arrivée en Europe en juin. Un projet motivé par l’effondrement de l’immeuble du Rana Plaza à Dacca, au Bangladesh, en avril 2013, qui avait fait plus de 1 000 victimes parmi les ouvriers qui travaillaient pour des marques internationales dans des ateliers de confection. « Nous avons nous-mêmes été choquées de découvrir les conditions de travail dans cette industrie, comme l’impact que nos vêtements peuvent avoir sur la planète », témoigne Marguerite Dorangeon.
L’absence de code-barres sur de nombreux vêtements rend la collecte plus ardue que dans l’alimentation ou les cosmétiques
Clothparency notera les vêtements à travers un score global pour la marque et un calcul de l’impact des matières. Des enquêtes ont été menées auprès du public pour définir neuf critères déterminants à leurs yeux en matière d’effet sur les hommes, le bien-être animal et la planète, le même poids étant accordé à chacun. Les deux jeunes ingénieures ont aussi consulté des experts, notamment de l’Institut français du textile...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Dans un entretien, Olivier Humeau, président-directeur général de l’institut d’études IRI France, fait le constat que « les consommateurs ne croient plus aux messages des grandes marques ».
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« On assiste à une démassification de la consommation »

Dans un entretien, Olivier Humeau, président-directeur général de l’institut d’études IRI France, fait le constat que « les consommateurs ne croient plus aux messages des grandes marques ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    04.11.2018 à 16h15
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                            Nadine Bayle








                        



                                


                            

Comment se traduit, dans les grandes surfaces, cette envie de mieux consommer ?
Pour mieux consommer, les Français montent en gamme mais ils achètent moins car la croissance économique est faible et le pouvoir d’achat s’est contracté depuis le début de l’année. Cela s’est traduit par une baisse des ventes en volume de produits de grande consommation en grandes et moyennes surfaces de 0,7 % sur les neuf premiers mois de l’année 2018. La baisse était même de 1,2 % au premier semestre, mais elle a été en partie compensée au troisième trimestre par un effet météo favorable débouchant sur une stabilisation des volumes à + 0,1 %. C’est la première fois que l’on assiste à un tel phénomène en dehors d’une période de crise.

Peut-on pour autant parler de rupture ?
On arrive au bout de plusieurs décennies où fabricants de produits de grande consommation et distributeurs ont prospéré sur un modèle dont l’ambition était d’accompagner le « consommer plus ». Les produits, renouvelés de temps en temps, étaient proposés à l’identique dans tout le territoire. Ce monde est en train de devenir beaucoup plus complexe : les acheteurs ont pris l’habitude qu’on s’adresse à eux individuellement et on observe une démassification de la consommation. Outre ces achats plus fragmentés, les consommateurs ne croient plus aux messages des grandes marques et se réfèrent à de nouveaux systèmes de valeurs, qui s’appuient de plus en plus sur la montée de tous les outils de la transparence, dont les applications mobiles.
Qui sont les gagnants de cette évolution ?
Les offres et les circuits alternatifs explosent. Ce qui croît désormais, ce sont les marques locales fortes, les labels, les produits « sans », le bio, le naturel… On consomme aussi de plus en plus à travers un écran, au bénéfice d’acteurs tels qu’Amazon ou Cdiscount. Ces tendances de fond balaient tout et confirment que nous sommes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Selon l’institut d’études IRI France, 15 % des Français  utilisent déjà les applications gratuites de notation quand ils font leurs courses pour consulter  un avis ou une note sur les produits proposés à l’achat. Et trouver des alternatives en cas de mauvais score.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                 En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Et trouver des alternatives en cas de mauvais score.    Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail          Les marques sont sous la pression des applications de notation. La scène est devenue habituelle dans les allées des grandes surfaces. Des consommateurs, le regard rivé sur l’écran de leur smartphone, passent au crible yaourts, jambons, huiles d’olive, déodorants ou shampoings. Des produits du quotidien qu’ils achetaient le plus souvent les yeux fermés. Cette révolution qui bouscule les linéaires depuis quelques mois, on la doit à de nouvelles applications mobiles qui proposent de décoder la composition des produits à partir d’un simple scannage du code-barres.          Après l’alimentaire et les cosmétiques, le phénomène promet de s’étendre à une grande partie du contenu de nos cabas, des produits d’entretien à la mode en passant par les peintures, enjoignant aux fabricants de ne pas s’endormir sur leurs vieilles recettes. L’usage de ces outils gratuits explose. Selon l’institut d’études IRI France, 15 % des Français les utilisent lors de leurs courses (contre 5 % en mars) pour consulter un avis ou une note et se voir proposer des alternatives en cas de mauvais score.                                  La plus populaire de ces applications, Yuka, lancée en janvier 2017 par deux frères, Benoît et François Martin, avec une amie, Julie Chapon, caracole actuellement en tête des téléchargements dans la catégorie santé et fitness, indique le spécialiste App Annie. Depuis son lancement, 6,7 millions de personnes l’ont téléchargée. Certains deviendraient même accros à ces parties de scannage ludiques au supermarché. Chaque jour, 2 millions d’articles sont ainsi soumis au verdict de Yuka.          La confiance dans les marques se réduit          L’envie de consommer « mieux » ou, du moins, en connaissance de cause est confirmée par la croissance exponentielle de QuelCosmetic (860 000 téléchargements à la fin octobre), Open Food Facts (832 000) ou INCI Beauty (358 000), entre autres. Car les propositions se comptent désormais par dizaines et commencent à s’intéresser de plus près à l’impact social et environnemental de ce que l’on achète. Yuka compte s’y mettre à terme, sans doute après s’être lancée sur les produits d’entretien. Depuis septembre, I-buycott informe ses utilisateurs de campagnes de boycottage lancées contre des marques alimentaires. Et Clothparency peaufine un projet autour de l’éthique de la mode.           Les scandales à répétition ont créé « des strates de méfiance qui poussent le consommateur à vouloir reprendre la main sur ses achats »                  ;       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Si l’armistice n’est pas célébré en Allemagne, ce mois est l’occasion de commémorer les 100 ans de la révolution qui fit tomber l’Empire.
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En Allemagne, à défaut de 11-Novembre on commémore la révolution de 1918

Si l’armistice n’est pas célébré en Allemagne, ce mois est l’occasion de commémorer les 100 ans de la révolution qui fit tomber l’Empire.



LE MONDE
 |    04.11.2018 à 13h28
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                            Lætitia Béraud








                        



   


La plaque au coin de la rue Feld est discrète. « Le 3 novembre 1918, des matelots et des travailleurs ont manifesté contre la guerre, pour la paix, la liberté et du pain. (…) Ici, sept sont morts et 29 ont été blessés », indique la gravure accrochée au détour d’une ruelle de Kiel (Schleswig-Holstein), dans le nord de l’Allemagne.
Le bas-relief est si modeste qu’on a peine à croire qu’il commémore l’étincelle qui déclencha un enchaînement d’événements historiques en moins de dix jours : la révolution de novembre 1918, qui fit chuter l’empereur Guillaume II, installa la démocratie en Allemagne et précipita la fin de la première guerre mondiale.
Tandis que la France s’apprête à célébrer le centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918, en Allemagne, aucune festivité n’est prévue pour commémorer cette défaite, encore décrite comme la catastrophe originelle qui a mené à la barbarie nazie. C’est d’ailleurs en France que la chancelière allemande, Angela Merkel, se rendra, la veille du 11-Novembre, pour se joindre aux cérémonies au côté du président français, Emmanuel Macron.
Outre-Rhin, on préfère célébrer la révolution de novembre, qui vit des matelots refuser de partir au combat, bientôt rejoints par un mouvement de contestation sociale qui fit tomber l’Empire en une semaine. Expositions, pièces de théâtre et conférences fleurissent à travers le pays. A Kiel, le port d’où est partie la mutinerie qui a fait basculer l’histoire, on se voit aujourd’hui comme le berceau de la démocratie allemande.
Une réflexion sur la démocratie et la mémoire

   


Les jeunes générations sont particulièrement sollicitées cette année dans cette ville pour redécouvrir ce pan de leur histoire. Chaque semaine, plusieurs classes viennent visiter le musée de la navigation, qui organise jusqu’en mars 2019 une exposition sur la mutinerie de ses matelots. Sept cents lycéens ont déjà parcouru la collection.
En cette matinée d’octobre, une vingtaine de lycéens de Neumünster, une ville voisine, suivent attentivement la visite. La plupart viennent de la région et connaissent déjà l’histoire qu’ils ont étudiée en classe. « A quel moment un soldat a-t-il le devoir de désobéir ? Est-ce que les actes de ces matelots étaient légitimes pour installer la démocratie ? Ce sont les réflexions que nous voulons susciter chez nos visiteurs », explique au Monde l’historien Johannes Rosenplänter, qui travaille aux archives de la ville et a préparé l’exposition.
Octobre 1918, la guerre est perdue côté allemand. Les matelots de Wilhelmshaven refusent d’obéir et de partir pour un ultime combat contre la Royal Navy. La mutinerie tourne à la révolte à Kiel, où les travailleurs rejoignent le mouvement. On réclame la paix, du pain, et un changement de régime. Après la mort de sept manifestants le 3 novembre, la ville s’embrase et la révolution se propage dans toute l’Allemagne. Le 9, l’empereur Guillaume II abdique. Le 11, la toute jeune république signe l’armistice et met fin à la guerre.
Au musée, les élèves travaillent sur la notion de mémoire. En guise d’introduction, leur guide, Julia Buchholz, met tout de suite en garde les jeunes visiteurs : « La mémoire est quelque chose de personnel, il faut la former pour ne pas qu’elle soit instrumentalisée. »

   


L’ombre de la seconde guerre mondiale
L’allusion à la seconde guerre mondiale est à peine cachée. Quand on parle de la Grande Guerre en Allemagne, l’ombre d’Hitler n’est jamais loin. « Dans notre tradition historique, on a tracé une ligne de la première guerre mondiale à la deuxième, on regarde essentiellement les faits qui ont mené à la seconde guerre mondiale », explique M. Rosenplänter.
On retrouve cette approche dans les livres d’histoire. L’enseignement de la période nazie éclipse largement celui de la première guerre mondiale et le regard est toujours porté depuis le futur. « Je trouve ça important de voir ce qui s’est passé, les fautes qui ont été commises pour comprendre ce qui a mal tourné », témoigne Emily Kern, une lycéenne de 18 ans.
L’une des dernières vitrines du musée est d’ailleurs consacrée au mythe du « coup de poignard dans le dos ». Après la guerre, les nationalistes allemands ont montré du doigt la mutinerie de Kiel et la révolution de 1918. Dans leurs discours, l’armée allemande n’avait jamais été battue et l’armistice avait été imposé par les révolutionnaires. Un mythe qui a largement contribué à la fragilisation de la République de Weimar et à l’essor du nazisme dans les années 1920.
Un regain d’intérêt pour le centenaire

   


Après la partition de l’Allemagne en 1949, deux mémoires de la mutinerie de Kiel ont longtemps coexisté d’un côté et de l’autre du rideau de fer. A l’est, elle était glorifiée. Après tout, n’était-ce pas une « révolution rouge » ? A l’ouest, où Kiel était située, son impact était minimisé. Si bien que la mutinerie est presque tombée dans l’oubli en dehors du Land du Schleswig-Holstein.
Le centenaire de l’armistice constitue cette année une occasion rêvée pour les historiens de débattre. Et si la République de Weimar, née de cette révolution, n’était en réalité pas si faible ni condamnée à voir naître le nazisme ? « En 1919, le futur n’était pas écrit », rappelle M. Rosenplänter.
Certains principes prononcés par les matelots de Kiel et les révolutionnaires de 1918 vivent encore dans la Constitution allemande aujourd’hui. M. Rosenplänter pense que le travail de réflexion sur la mémoire de ces événements va prendre plus d’ampleur dans les années à venir.
En attendant, cent ans après leur mort, les matelots de Kiel reposent toujours au cimetière militaire de la ville. En toute discrétion, sans inscription particulière pour distinguer leurs tombes des milliers d’autres stèles.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 03/11/2018
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A Lourdes, les victimes de pédophilie réclament « des actes » à l’Eglise catholique

Huit personnes ayant subi des violences sexuelles de la part de clercs ont témoigné lors de l’assemblée plénière d’automne des évêques de France.



LE MONDE
 |    04.11.2018 à 01h15
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 11h08
    |

            Cécile Chambraud (Lourdes, envoyée spéciale)








                        



   


A Lourdes (Hautes-Pyrénées), cette année, ils sont « les invités » des évêques catholiques. C’est de cette manière que Mgr Luc Crépy, président de la Cellule permanente de lutte contre la pédophilie (CPLP), a présenté les victimes de violences sexuelles de la part de clercs. Huit d’entre elles, hommes et femmes, étaient conviées à témoigner devant les 118 prélats, répartis en quatre groupes, à l’occasion de l’assemblée plénière d’automne des évêques de France, samedi 3 novembre.
Cette « invitation » est une première. Car malgré les révélations continues sur l’ampleur des affaires de pédophilie qui plongent le catholicisme dans une crise majeure, c’était la première fois que la Conférence des évêques de France (CEF) s’avisait d’entendre des victimes lors de sa principale réunion bisannuelle.
Ces dernières semaines, les critères de choix des « invités » avaient trahi les réticences que cette démarche suscite chez une partie de la hiérarchie catholique.
Conviés sur le tard, à la demande de victimes contactées par la CEF, les représentants de La Parole libérée ont finalement décliné, faute de pouvoir s’exprimer en séance plénière. Fondée fin 2015 par des victimes du prêtre lyonnais Bernard Preynat, cette association a permis à de nombreuses victimes de clercs de sortir de leur silence.
Elle est soupçonnée par certains prélats d’attaquer l’Eglise et d’avoir pour objectif la démission de l’archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin, qu’elle accuse d’avoir couvert le prêtre pédophile. Sur citation directe de cette association, un procès visant notamment le cardinal pour non-dénonciation se tiendra en janvier.
« On ne voulait pas nous écouter »
Mais il n’est pas sûr que les témoignages des deux « invités » qui ont accepté de s’exprimer devant la presse, samedi soir à Lourdes, ne soient pas finalement plus redoutables pour la hiérarchie catholique.
Ayant conservé la foi malgré les abus subis, Véronique Garnier et Olivier Savignac parlent le même langage que les évêques. Ils ne rejettent pas l’institution – ils parlent au contraire de l’intérieur. Mais la transformation radicale qu’ils lui demandent n’en est que plus forte.
La première est déléguée épiscopale à la protection de l’enfance dans le diocèse d’Orléans, et se décrit comme « la preuve vivante que ces abus, c’est vrai », et non pas une attaque contre l’Eglise. Elle a remercié les prélats « pour la qualité de l’écoute et de silence, après avoir été pendant des années dans un silence de mort car on ne voulait pas nous écouter ».
C’est la ténacité du second, aujourd’hui musicien, qui a permis que la justice soit saisie des agressions sur de jeunes garçons commises lors d’un camp, en 1993, par l’abbé Pierre de Castelet, actuellement jugé pour ces faits à Orléans. Olivier Savignac a lui aussi regretté que les huit victimes n’aient pas été autorisées à s’exprimer en séance plénière dans l’hémicycle, les évêques leur ayant fait savoir qu’ils n’y étaient « pas prêts ». « J’espère qu’ils seront prêts la prochaine fois », a-t-il dit.

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                A Orléans, le procès de la pédophilie et du silence de l’Eglise



Pour une commission d’enquête indépendante

   


Tous deux ont fait le pari que leur témoignage convaincrait les évêques les plus réticents d’agir. Puisque ce sont bien des « actes véritables » qu’ils ont réclamés. « Car la crise de la pédophilie, a affirmé Véronique Garnier, c’est bien plus que la somme de péchés individuels. Ce ne sont pas seulement quelques cas isolés de prêtres qui ont dérapé, d’évêques qui n’ont pas su gérer. C’est beaucoup plus grave. Il y a quelque chose de structurel, une sorte de structure de péché. Voilà pourquoi la réponse attendue est au niveau de l’Eglise entière. » « Si rien n’est concrètement fait, si ça doit s’arrêter ici, ce sera sans nous », a résumé Olivier Savignac.
Parmi les actes les plus attendus, ils ont cité la constitution d’une commission d’enquête qui serait chargée de faire la lumière sur l’ensemble des faits dénoncés, comme cela s’est fait dans d’autres pays. « L’Eglise ne peut pas y échapper, estime M. Savignac. Cette commission doit être indépendante, dotée de moyens financiers, avoir la coopération de toute l’Eglise. »
Mais cette proposition, promue par la CEF, rencontre à tout le moins des réticences. « C’est une commission pour faire la vérité, plaide Mgr Crépy. Moi, je n’ai rien à cacher. Je n’ai pas peur. » Mais d’autres prélats y sont hostiles. « L’Eglise avance trop lentement, c’est vrai. Les évêques avancent à des vitesses différentes », observe l’évêque du Puy-en-Velay. Au point que la direction de la CEF ne voulait pas s’engager, samedi soir, sur le point de savoir si la création de cette commission serait décidée d’ici à la fin de l’assemblée plénière, jeudi.
La division prévaut chez les évêques
Plus controversée encore est la question de la réparation des victimes. L’Eglise doit-elle constituer un fonds pour les indemniser, comme cela a été fait, par exemple, en Belgique, en Allemagne ou en Suisse ?
Pour les deux « invités » des évêques, cela s’impose. « Beaucoup d’affaires sont prescrites, argumente M. Savignac. Après 40, 50 ans, on n’a plus la possibilité de faire reconnaître par la justice ce qu’on a vécu. Une indemnité permet, même symboliquement, de réparer, de faire le deuil de ce qu’on a vécu. L’un d’entre nous a dit : l’Eglise doit se saisir de cette question avant qu’on ne le lui impose. » Mais là encore, la division prévaut chez les évêques.
A midi, les victimes avaient participé à un déjeuner avec Mgr Georges Pontier, le président de la CEF, Mgr Michel Aupetit, l’archevêque de Paris, et les membres de la CPLP, « dans une ambiance très directe, où les choses sont dites ». « Nous avons voulu signifier qu’au plus haut niveau de la CEF, nous prenons au sérieux l’écoute des victimes. Cette rencontre n’est pas un aboutissement, mais un début », a expliqué Mgr Crépy, en énumérant les décisions prises par l’Eglise catholique, depuis deux ans, pour systématiser la création de « cellules d’écoute et d’accueil » dans les diocèses, les signalements à la justice et développer les actions de formations pour ceux qui, dans l’Eglise catholique, travaillent au contact d’enfants.
« Une chape de plomb »
Le président de la CPLP reconnaît que, à l’échelle des dernières décennies, l’Eglise catholique part de loin : « Il y avait un secret coupable, une chape de plomb. Elle existait aussi dans le reste de la société. J’ose espérer que, dans l’Eglise, on avance vraiment. »
L’Assemblée de Lourdes s’est ouverte dans un climat encore dégradé par une décision pour le moins intempestive : deux jours plus tôt, le père Pierre Vignon, un soutien de longue date de l’association La Parole libérée, avait appris par un mail, jeudi, qu’il n’était pas reconduit dans ses fonctions de juge auprès de l’officialité (tribunal ecclésiastique) interdiocésaine de Lyon. Le père Vignon est à l’origine d’une lettre ouverte et d’une pétition réclamant la démission du cardinal Barbarin. La décision en revient aux douze évêques d’Auvergne-Rhône-Alpes.
François Devaux, le président de La Parole libérée, a lancé, samedi soir, une contre-pétition sur Change.org pour la réintégration du père Pierre Vignon dans ses fonctions de juge ecclésiastique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Le policier a été blessé en tentant d’empêcher deux personnes de dégrader son véhicule, garé devant chez lui dans la commune de Hyères.
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Deux adolescents mis en examen après l’agression d’un policier dans le Var

Le policier a été blessé en tentant d’empêcher deux personnes de dégrader son véhicule, garé devant chez lui dans la commune de Hyères.



Le Monde.fr avec AFP
 |    03.11.2018 à 21h06
   





                        


Deux adolescents de 16 et 17 ans ont été mis en examen et placés en détention provisoire, samedi 3 novembre, deux jours après l’agression d’un policier toulonnais devant son domicile à Hyères (Var), a appris l’Agence France Presse auprès du parquet de Toulon.
Les deux mineurs ont été présentés à un juge d’instruction et mis en examen pour violences volontaires aggravées sur un policier, avec arme et en réunion. La justice leur reproche également des menaces de mort et des dégradations de biens. Le juge des libertés et de la détention a ordonné leur incarcération, conformément aux réquisitions du parquet.
Des « faits très graves »
Jeudi à l’aube, alors qu’il rentrait du travail, le policier avait surpris deux personnes en train de casser sa voiture. « Il a alors fait connaître sa qualité de policier, ce que les mis en cause ne semblaient pas ignorer », avait précisé le parquet soulignant qu’ils l’auraient « reconnu ».
Une bagarre s’en est suivie au cours de laquelle l’un des deux agresseurs a appelé le concours d’autres personnes – une dizaine au total – qui sont venues leur prêter main-forte. Le policier s’est vu accorder une interruption de travail de cinq jours. Le lendemain, le secrétaire d’État auprès du ministre de l’intérieur Laurent Nuñez avait dénoncé des « faits très graves ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Les autorités recommandent la plus grande prudence dans les déplacements et les loisirs, et appellent à éviter d’emprunter le réseau routier secondaire.
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Orages et pluies : la Corse placée en vigilance orange pour la journée de dimanche

Les autorités recommandent la plus grande prudence dans les déplacements et les loisirs, et appellent à éviter d’emprunter le réseau routier secondaire.



Le Monde.fr avec AFP
 |    03.11.2018 à 17h51
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 18h03
   





                        



   


Météo France a placé la Corse en vigilance orange pour orages, pluies et inondations, pendant toute la journée de dimanche et dès la fin de soirée, samedi, les premières précipitations importantes étant attendues dans la nuit.
Les deux départements insulaires sont concernés par cet « épisode pluvio-orageux intense nécessitant un suivi particulier du fait de son intensité et de sa durée », a souligné Météo France dans un communiqué, alors que de premières averses faibles étaient déjà constatées dans l’est de l’île.
La situation doit s’aggraver en seconde partie de nuit, tout d’abord dans le sud de la Corse, puis en fin de nuit et en journée « sur l’ensemble de la façade orientale principalement », précisent les météorologues.
Des cumuls de 80 à 100 mm de précipitations
Des précipitations intenses sont attendues, de l’ordre de 50 à 60 mm en une à deux heures, et accompagnées de grêle et de rafales.
« Entre ces vagues orageuses, des précipitations » sont aussi prévues « sur les versants est », poursuit Météo France. « On attend des cumuls de l’ordre de 80 à 100 mm, localement 130 à 150 mm au moins. D’autres passages orageux à confirmer peuvent se produire en soirée de dimanche. »
Les autorités recommandent la plus grande prudence dans les déplacements et les loisirs, et appellent à éviter d’emprunter le réseau routier secondaire.
En début de semaine, l’île avait déjà été balayée par la tempête Adrian avec des rafales à 160 km/h, faisant un blessé grave et privant d’électricité des milliers de foyers. Le niveau d’alerte rouge avait été déclenché.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ La décision a été prise après la diffusion d’une vidéo de l’ONG L214 où certaines bêtes commençaient à être découpées « encore vivantes ».
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Dans l’Indre, un abattoir fermé provisoirement après des « actes inexcusables » sur des animaux

La décision a été prise après la diffusion d’une vidéo de l’ONG L214 où certaines bêtes commençaient à être découpées « encore vivantes ».



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 15h29
 • Mis à jour le
04.11.2018 à 06h40
   





                        



   


Le préfet de l’Indre a ordonné, samedi 3 novembre, la suspension provisoire et immédiate de l’activité d’un abattoir du département, à la demande du ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, qui a dénoncé dans un communiqué les « pratiques inacceptables » et des « actes inexcusables » de l’établissement.
Cette décision fait suite à la diffusion par l’association de défense des animaux L214 d’images provenant d’une vidéo de surveillance de l’abattoir communal du Boischaut, établissement public géré par la communauté de communes de La Châtre et Sainte-Sévère. Des images qui montrent, selon l’association, de « nombreuses violations de la loi encadrant les conditions de mise à mort des animaux ». Quelque 17 000 bêtes sont équarries chaque année dans cette structure certifiée bio, qui compte dix-sept salariés.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Enquête chez les forçats des abattoirs



Des animaux découpés « encore vivants »
On y voit des animaux, déjà suspendus par une patte, saignés alors qu’ils « sont pleinement sensibles et conscients ». « Aucun contrôle de sensibilité n’est effectué après l’utilisation du matador [pistolet à tige perforante] censé étourdir les animaux, écrit l’association dans un communiqué. Des bovins commencent à être découpés alors qu’ils sont encore vivants. »
L214 dit également constater des manquements concernant les règles sanitaires. Les images montrent un employé chargé de saigner les animaux vêtu d’un « simple t-shirt », sans équipement professionnel.
Par ailleurs, « une fois assommés, les bovins tombent dans le sang et les excréments des animaux abattus avant eux ». La vidéo a été publiée en ligne et est commentée par la chanteuse Samaha du groupe Shaka Ponk.
Le parquet de Châteauroux a indiqué que deux plaintes avaient été déposées vendredi : l’une par l’abattoir pour deux infractions (intrusion et captation d’image d’un lieu privé), l’autre par l’association L214 pour « maltraitance animale ». L’association a fourni « quarante-cinq pages d’éléments qui tiennent à prouver des mauvais traitements sur les animaux. Deux enquêtes préliminaires ont été ouvertes », a précisé le parquet.
Dans son communiqué, le ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, reconnaît :
« Le bilan des inspections spécifiques à la protection des animaux conduites en 2016 dans tous les abattoirs de boucherie français avait montré que certains progrès restaient à faire en France, notamment sur les procédures de contrôle interne. (…) Les images diffusées témoignent (…) de la nécessité d’accélérer encore les travaux sur la formation des personnels et sur leur encadrement par des responsables de la protection animale. »
Le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, a également commenté la publication de la vidéo par l’association, dans un message publié sur Twitter : « Je condamne fermement les pratiques cruelles, inadmissibles en France en 2018, révélées par des images insoutenables de@L214. Les inspections et audits ne suffisent plus. Il faut maintenant contrôler les abattoirs en continu pour mise aux normes et éradication de ces pratiques ! »

Je condamne fermement les pratiques cruelles, inadmissibles en France en 2018, révélées par des images insoutenable… https://t.co/iSimNjGjYx— FdeRugy (@François de Rugy)


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Le ministère de l’agriculture a demandé à la Brigade nationale d’enquête vétérinaire d’ouvrir une enquête administrative. Des décisions « appropriées » seront prises sur la base de ces conclusions. Les deux distributeurs travaillant avec cet abattoir, Système U et Carrefour, ont déclaré samedi à l’Agence France-Presse suspendre leur collaboration avec l’établissement.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          L214, les croisés de la cause animale







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ En raison de son jeune âge, l’adolescente ne risque que des sanctions éducatives. Une centaine de personnes ont été interpellées le 31 octobre.
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Une mineure de 13 ans mise en examen pour avoir jeté de l’acide sur un policier le soir de Halloween

En raison de son jeune âge, l’adolescente ne risque que des sanctions éducatives. Une centaine de personnes ont été interpellées le 31 octobre.



Le Monde.fr avec AFP
 |    03.11.2018 à 12h58
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 15h53
   





                        


Une adolescente de 13 ans, soupçonnée d’avoir jeté de l’acide sur un policier le soir de Halloween à Montgeron, dans l’Essonne, le blessant légèrement à la main, a été mise en examen, vendredi 2 novembre, selon le parquet d’Evry.
La jeune fille a été mise en examen par le juge des enfants pour « violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique avec arme ». « Elle a été remise en liberté surveillée préjudicielle et devra faire l’objet d’un suivi éducatif avec des éducateurs », a détaillé le parquet.
Concrètement, étant donné le jeune âge de l’adolescente, elle devra comparaître devant un juge des enfants mais ne pourra faire l’objet d’une condamnation pénale. Des sanctions éducatives pourront toutefois être prononcées à son encontre.
Visage masqué
Deux autres adolescentes qui avaient été interpellées ont également été remises en liberté avec un simple rappel à la loi.
Les faits remontent à la nuit de mercredi à jeudi à Montgeron. Trois jeunes, le visage masqué, ont tenté de pénétrer de force dans une épicerie. Une patrouille de police présente dans le secteur est intervenue et un policier a été légèrement blessé à la main.
La nuit de Halloween a été émaillée d’incidents dans ce département de banlieue parisienne. Au total, en France, plus d’une centaine de personnes ont été interpellées en marge de la fête, un chiffre toutefois inférieur aux années précédentes.

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                « Purge » : une surveillance renforcée et une centaine d’interpellations pour Halloween






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Editorial. Il aura fallu une forte mobilisation médiatique pour que les pouvoirs publics prennent la mesure du phénomène sans mettre toutefois un terme à la cacophonie et aux cafouillages.
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L’affaire des bébés sans bras : assez de confusion !

Editorial. Il aura fallu une forte mobilisation médiatique pour que les pouvoirs publics prennent la mesure du phénomène sans mettre toutefois un terme à la cacophonie et aux cafouillages.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 11h00
   





                        


Editorial du « Monde ». Des bébés qui naissent sans bras, ou sans main, en l’espace de quelques années, dans la même zone, parfois dans le même village. Et sans que nul ne comprenne pourquoi. Depuis fin septembre, l’actualité est scandée par les histoires dramatiques de familles qui cherchent des explications à la malformation de leur enfant. Dans l’Ain, dans un rayon de 17 km autour du village de Druillat, huit cas recensés entre 2009 et 2014 ; dans le Morbihan, quatre cas à Guidel entre 2011 et 2013 ; en Loire-Atlantique, trois cas à Mouzeil en 2007 et 2008.
L’affaire est en réalité ancienne. Mais il aura fallu la forte mobilisation médiatique de ces derniers jours et l’émotion qu’elle a suscitée dans l’opinion pour que les autorités sanitaires la prennent au sérieux. De fait, toute l’histoire avait été révélée par Le Monde dès septembre 2016, sans soulever à l’époque d’indignation particulière : le registre des malformations congénitales de Rhône-Alpes (Remera) signalait à l’agence Santé publique France (SPF) une situation selon lui anormale dans l’Ain et pointait l’existence d’autres agrégats suspects de cas d’agénésies transverses des membres supérieurs (ATMS). Le Remera estimait nécessaire la conduite d’enquêtes poussées, afin de chercher la ou les causes de ces malformations – contamination industrielle ou alimentaire, produits phytosanitaires, infections… les hypothèses ne manquent pas.

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Tel n’était pas l’avis de SPF : après trois rapides enquêtes infructueuses, l’agence mettait un terme à ses investigations. En 2016, après des débats acrimonieux avec Emmanuelle Amar, la directrice du Remera, SPF considérait l’affaire comme classée. Mais fin septembre 2018, Le Monde signale que le Remera – le registre à l’origine de l’alerte – n’est plus financé par les pouvoirs publics et que son activité de surveillance est promise à une extinction rapide.
Gestion erratique
L’histoire s’emballe alors brusquement, et c’est peu de dire que la gestion de cette crise par les autorités sanitaires aura été erratique. Sous la pression médiatique, SPF se résout à publier, le 4 octobre, ses trois rapports enterrés depuis 2016. Mais l’agence n’en démord pas et annonce qu’elle ne conduira pas d’enquête plus poussée, celle-ci n’ayant que peu de chances d’aboutir. Virage à 180 degrés quelques jours plus tard : l’agence est désavouée par le gouvernement, qui, devant l’émotion publique, lui demande de nouvelles investigations.

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Le directeur général de l’agence estime, désormais, qu’« il faut absolument qu’on essaie de comprendre pourquoi certains enfants naissent sans main ou sans bras ». Ainsi, après deux ans de silence et d’inaction, SPF annonce le 30 octobre la découverte, par simple consultation du programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI), de dix cas « suspects » supplémentaires dans l’Ain ! Mais ces cas supplémentaires en sont-ils vraiment ? L’agence confesse n’avoir pour l’heure aucune information sur la nature précise des malformations, ni même sur leur localisation exacte, laissant involontairement infuser l’idée que l’affaire est en réalité bien plus grave qu’il n’y paraissait.
Cette cacophonie a presque fait oublier que les salariés du Remera ont reçu leur lettre de licenciement courant octobre, avant que ces procédures soient suspendues le 30 octobre. Il serait temps de mettre un terme à ces cafouillages et de chercher sérieusement à établir la vérité. Les pouvoirs publics doivent cette transparence aux familles concernées.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Dans « Le Figaro » de samedi, cinq hommes, dont Laurent Wauquiez, s’inquiètent du risque « à nier délibérément le rôle et la représentation du père ».
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Cinq personnalités des Républicains signent une tribune contre la PMA pour toutes

Dans « Le Figaro » de samedi, cinq hommes, dont Laurent Wauquiez, s’inquiètent du risque « à nier délibérément le rôle et la représentation du père ».



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 10h12
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 17h06
   





                        


Cinq personnalités des Républicains ont publié, samedi 3 novembre, une tribune dans Le Figaro intitulée « Pourquoi les Républicains s’opposeront à la PMA sans père ».
Dans ce texte, Laurent Wauquiez, président de LR, Christian Jacob, Bruno Retailleau et Franck Proust, présidents des groupes parlementaires de LR, et Jean Leonetti, président du conseil national de LR, estiment que ce sujet, qui « ouvre la voie à des dérives qu’il faut mesurer avec lucidité », exige « non pas les seuls bons sentiments, mais un “cœur intelligent” ».
« N’y a-t-il pas de risque à nier ainsi délibérément le rôle et la représentation du père dans l’éducation de l’enfant ? », s’interrogent les signataires, qui rappellent qu’« il y a cinq ans, l’actuel premier ministre s’engageait à “s’opposer résolument” à la PMA sans père ».
« Marchandisation croissante des gamètes »
« Face à la pénurie de dons de sperme, l’extension de la PMA nous expose, comme le souligne le Comité consultatif national d’éthique, à une marchandisation croissante des gamètes humains débouchant sur un véritable “business de la création” », argumentent les cinq hommes.
« Nous avons collectivement pour tâche de redécouvrir le sens des limites en forgeant une écologie de l’enracinement, soucieuse de l’être humain », estime cette tribune, avant de conclure : « La courbe des sondages ne nous dictera pas l’idée que nous avons de la société et de l’être humain. »

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Une femme afghane avait déposé sept plaintes contre son conjoint, pour violences et menaces de mort réitérées, avant d’être assassinée mardi.
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Besançon : le conjoint et meurtrier présumé d’une femme afghane arrêté à Athènes

Une femme afghane avait déposé sept plaintes contre son conjoint, pour violences et menaces de mort réitérées, avant d’être assassinée mardi.



Le Monde.fr avec AFP
 |    03.11.2018 à 09h44
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 17h16
   





                        


Le meurtrier présumé et mari de Razia, Afghane de 34 ans poignardée à mort en pleine rue mardi midi à Besançon, a été arrêté, vendredi 2 novembre, à l’aéroport d’Athènes.
Rafid A., 38 ans, a été interpellé en milieu d’après-midi par les policiers grecs après la diffusion d’un mandat d’arrêt international, selon une information du site de RTL-M6 info confirmée par l’AFP. Il a été placé en garde à vue et devrait être incarcéré dans l’attente de son extradition vers la France, toujours selon le site.
Le parquet de Besançon avait lancé mercredi un appel à témoins pour retrouver cet Afghan après son identification sur les images de caméras de vidéosurveillance.
« L’exploitation d’une caméra de la ville de Besançon a permis de mettre en évidence la présence d’un individu qui suivait la victime (…). L’exploitation plus fine de l’ensemble des moyens de vidéoprotection a confirmé qu’il s’agissait de son mari », a expliqué Etienne Manteaux, procureur de la République de Besançon, mercredi lors d’une conférence de presse.
Sept plaintes contre son mari
Razia a été poignardée de plusieurs coups de couteau au torse et au cou en revenant de ses courses. Des coups qui ont entraîné sa mort par rupture de l’aorte, selon une source judiciaire.
Razia avait déposé sept plaintes contre son mari, trois à Marseille puis quatre à Besançon pour violences volontaires sur conjoint, violences aggravées et menaces de mort réitérées, selon l’association Solidarité Femme, qui logeait Razia depuis un an.
Après avoir demandé le divorce, elle avait obtenu en juillet une ordonnance de protection délivrée par un juge des affaires familiales, interdisant à son mari de l’approcher. Mais celui-ci est donc parvenu à retrouver sa trace et à la rejoindre.
Elle laisse trois enfants de 9, 12 et 16 ans, les deux plus jeunes faisant désormais l’objet d’un placement provisoire décidé par la justice.
« Le passage de Razia dans notre association nous aura marqués à jamais par sa force, sa détermination, son courage, son sourire, son enthousiasme, sa volonté farouche de sauver sa vie et celle de ses enfants », a souligné Solidarité Femme, à l’origine vendredi soir du rassemblement de quatre cents personnes pour un hommage à la victime.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Face à une situation inhabituelle dans cette ville du Pays basque, plusieurs initiatives ont émergé et environ 70 personnes sont actuellement hébergées.
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A Bayonne, la société civile organise l’aide aux migrants

Face à une situation inhabituelle dans cette ville du Pays basque, plusieurs initiatives ont émergé et environ 70 personnes sont actuellement hébergées.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 08h55
    |

                            Michel Garicoïx (Bayonne, correspondant)








                        


« La situation était totalement nouvelle pour nous et on n’avait rien pour y faire face », se remémore Laurence Hardouin, avocate et militante. Ala fin du printemps, Bayonne est devenue un lieu d’étape sur la route migratoire reliant l’Afrique à l’Europe. A partir du mois de juin, place des Basques, en plein centre-ville, une dizaine puis, petit à petit, plusieurs dizaines de personnes débarquent chaque jour des cars en provenance d’Espagne. « A l’époque, l’urgence, c’était pour eux de charger leur téléphone, d’avoir une connexion à Internet, de l’eau, reprend-elle. Rapidement, la discussion s’est portée sur le froid. »
« On en parlait et nous sommes allés voir », se souvient Maite, étudiante en master de droit. Nous leur avons apporté des vêtements chauds ou avons commencé à offrir à une femme isolée notre canapé. De fil en aiguille, en quelques semaines, une chaîne s’est constituée. »
Aujourd’hui, l’initiative s’est transformée en association, Diakité, qui agrège une vingtaine de personnes. « Diakité » ne sort pas d’un dictionnaire basque, « c’est le prénom de l’un des premiers migrants mineurs, précise Vic, salarié de la restauration. C’est notre façon de résister, d’être une société de l’accueil par l’action ». On retrouve parmi les membres de l’association des militants pour le droit au logement, des écologistes, des nationalistes ou, encore, des étudiants en droit.

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« Cela a donné un sens à ma vie »
Depuis le 29 octobre, Diakité intervient dans les locaux ouverts par la mairie pour mettre à l’abri les migrants, le temps de leur escale bayonnaise. Ses membres distribuent des repas et accompagnent les personnes jusqu’aux cars qui les conduiront vers les villes du Nord.
A côté de ce soutien citoyen de circonstance, l’association Solidarité migrants-Etorkinekin (« Avec ceux qui arrivent », en basque), créée en 2015, vient aussi en aide aux migrants, notamment en accompagnant les mineurs, qui doivent prouver leur minorité devant le juge et être scolarisés. Amaia Fontang, figure militante locale et animatrice de cette association issue de la Cimade, rappelle que « le Pays basque a toujours été une terre d’accueil ».
Environ soixante-dix personnes seraient actuellement hébergées dans des familles au Pays basque, au travers de ces différentes initiatives. Comme chez Colette Capdevielle, ancienne députée et conseillère municipale socialiste, qui accueille ces jours-ci un Guinéen. Ou chez Mixel Bernadet, un militant indépendantiste de 66 ans, qui a déjà hébergé plus d’une vingtaine de personnes dans son appartement depuis l’été. « J’avais une chambre disponible et après j’ai récupéré des matelas », détaille cet homme, retraité de la restauration.
Mixel n’avait jamais milité sur les questions migratoires. « Cela a donné un sens à ma vie », dit-il. Certains migrants restent un jour chez lui, d’autres plusieurs mois. Matchie, un jeune homme de 17 ans, parti de Côte d’Ivoire il y a deux ans « pour avoir une vie meilleure », est lui resté quatre jours chez Mixel. Il y retourne régulièrement. Il ne connaissait personne en France il y a encore deux mois. Aujourd’hui, il partage son temps entre trois familles d’accueil, voudrait s’installer à Bayonne et reprendre une scolarité.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Le romancier et journaliste Marc Weitzmann livre une enquête sociologique, politique et intellectuelle sur la France d’après les vagues d’attentats en prenant le parti du doute, d’une lucidité impuissante.
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« Un temps pour haïr » : Sociologie de la terreur et de la haine en France

Le romancier et journaliste Marc Weitzmann livre une enquête sociologique, politique et intellectuelle sur la France d’après les vagues d’attentats en prenant le parti du doute, d’une lucidité impuissante.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 14h17
    |

                            Florent Georgesco








                        



                                


                            

Le livre. Nous ne savons pas ce qui s’est passé. De la vague d’attentats qui a frappé la France, on peut mesurer l’ampleur, la barbarie, l’impact psychologique, social et politique. Mais qui prétendra pouvoir mettre précisément au jour sa nature et ses causes ?
Face à cette ignorance, ou à cette incertitude, face, surtout, à l’angoisse qu’elle provoque, il est certes tentant de chercher à lui donner un sens, de ramener le chaos à l’ordre consolant de la vérité abstraite. Si l’on veut résumer en un mot la démarche de Marc Weitzmann dans Un temps pour haïr, vaste et passionnante enquête sociologique, politique, intellectuelle, intime, il suffit de dire que le romancier et journaliste y prend le parti résolument inverse. Le parti du questionnement, du doute, d’une lucidité en quelque sorte impuissante. Il s’agit de montrer ce qui est, sans se mentir sur sa capacité de le comprendre.
Mais il y a tant de choses à raconter, qui ont été si peu ou si mal dites ; il y a tant à voir, dans tant de recoins mal éclairés, que ce tâtonnement même s’impose comme la seule tâche qui ne soit pas mensongère, et la plus urgente. « Le temps des réponses et de l’arrogance intellectuelle est passé », note Weitzmann au début de ce qu’il nomme un « récit subjectif ». Il ajoute : « L’auteur (…) n’est qu’un des personnages d’un mouvement qui nous emporte tous. »
Saisir l’ensemble des phénomènes
Aussi ce livre porte-t-il – dans sa structure parfois hésitante ou dans certains relâchements de son style rapide, nerveux, comme débordé par sa propre énergie – la trace perturbatrice des événements, qui l’ont fait dévier. Marc Weitzmann, en mai 2014, propose au magazine américain en ligne Tablet une série de reportages. Deux ans après l’assassinat d’enfants juifs à l’école Ozar Hatorah de Toulouse par Mohamed Merah, les actes antisémites se sont multipliés. L’écrivain veut saisir l’ensemble de ces phénomènes,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ L’Espagne est devenue la principale porte d’entrée en Europe pour des personnes originaires d’Afrique de l’Ouest qui tentent de gagner la France.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/11/2018
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Entre l’Espagne et la France, la nouvelle route migratoire prend de l’ampleur

L’Espagne est devenue la principale porte d’entrée en Europe pour des personnes originaires d’Afrique de l’Ouest qui tentent de gagner la France.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 10h50
    |

            Julia Pascual (Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) et Irun (Espagne), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Emmitouflé dans un manteau, la tête abritée sous un bonnet, Boris disparaît dans la nuit, sous la pluie. Ce Camerounais de 33 ans, qui parle un français parfait, « traîne » à Irun depuis un mois. Dans cette petite commune du Pays basque espagnol, il attend de pouvoir traverser la frontière et de rejoindre la France, à quelques mètres de là. L’aventure a trop peu de chances de réussir s’il la tente à pied, et il n’a pas l’argent pour se payer un passage en voiture. Il aimerait rejoindre Paris. Mais il doute : « On me dit que c’est saturé. C’est vrai ? Est-ce qu’il y a des ONG ? Vous connaissez Reims ? »
Parti depuis un an de son pays, Boris a traversé le Nigeria, le Niger, l’Algérie et le Maroc avant de gagner l’Europe par la mer. Comme de plus en plus de personnes, il a emprunté la route dite de la Méditerranée occidentale, qui passe par le détroit de Gibraltar. Le passage par la Libye, privilégié ces dernières années, est devenu « trop dangereux » et incertain, dit-il.
En 2018, l’Espagne est devenue la principale porte d’entrée en Europe. Quelque 50 000 personnes migrantes sont arrivées sur les côtes andalouses depuis le début de l’année, en provenance du Maroc, ce qui représente près de la moitié des entrées sur le continent.
Sous l’effet de la baisse des départs depuis la Libye et des arrivées en Italie, les routes migratoires se redessinent. Et bien que les flux soient sans commune mesure avec le pic de 2015, lorsque 1,8 million d’arrivées en Europe ont été enregistrées, ils prennent de court les autorités et en particulier en France, qui apparaît comme la destination privilégiée par ces nouveaux arrivants originaires majoritairement d’Afrique de l’Ouest et du Maghreb.

80 à 100 arrivées quotidiennes
A Irun, Txema Pérez observe le passage en nombre de ces migrants et le compare à l’exil des réfugiés espagnols lors de la guerre civile en 1939 : « On n’a pas vu ça depuis la Retirada »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ La capitale des Hauts-de-France vise le statut de métropole européenne avec d’ambitieux projets d’aménagement. A la clé, des bureaux, des commerces et, surtout, du logement.
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Immobilier : Lille nouvelle étoile du Nord

La capitale des Hauts-de-France vise le statut de métropole européenne avec d’ambitieux projets d’aménagement. A la clé, des bureaux, des commerces et, surtout, du logement.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 06h15
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                            Ludovic Clerima








                        



                                


                            

Qu’il semble loin, le passé industriel lillois ! Les corons célébrés par Pierre Bachelet ont fait place aux tours à l’architecture audacieuse d’Euralille. « L’agglomération lilloise est très dynamique. C’est un pilier de la grande distribution et de l’agroalimentaire. De plus, Lille est la deuxième ville étudiante de France. Si vous ajoutez les prix attractifs et des niveaux de loyers élevés, vous obtenez le parfait mélange pour attirer des investisseurs », souligne Agathe Hennion-Croccel, directrice régionale de Cogedim Hauts-de-France.
Le montant moyen des loyers lillois rapproche des 15,1 euros/m². Une aubaine dans une ville où la proportion d’étudiants atteint 22,5 % et où le taux de vacance locative n’est que de 6,8 %. Ces atouts permettent à l’immobilier neuf de tourner à plein régime : « Le secteur connaît un léger ralentissement, comme partout en France, mais on reste tout de même sur un ratio de 70 % d’investisseurs pour 30 % d’acquéreurs. Les prix varient sur ce marché de 2 800 euros/m² à 4 500 euros/m² avec, à la clé, des rendements qui avoisinent de 4 % à 5 % », assure Philippe Vilanoba, directeur immobilier Nord-Pas-de-Calais pour le groupe Eiffage. Sur dix ans, les prix ont pourtant augmenté de 20,4 %.
Le territoire lillois regorge d’opportunités dans le neuf. « Dans le quartier de Wazemmes, il est possible de trouver des biens à 3 250 euros/m², estime Agathe Hennion-Croccel. Le secteur est encore en pleine mutation, mais les loyers avoisinent les 13 euros/m². On peut encore trouver moins cher si l’on achète aux Bois Blancs, à 3 000 euros/m² ou dans le quartier des Moulins, au pied du métro. Là, les prix sont proches des 3 100 euros/m². Pour passer sous la barre des 3 000 euros, il faudra miser sur les territoires en reconquête de Lille-Sud. La commune a investi dans les équipements publics, école, centre social, bibliothèque, commerces et services afin de changer l’image de ces territoires, notamment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Pour imposer l’individualisation des frais de chauffage, une assemblée générale décide de sanctionner les copropriétaires qui refusent l’accès à leurs compteurs, en leur faisant payer un « forfait », à la place de leur ancienne facture au millième, et indépendamment de leur consommation réelle.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ En mars, Benoît Ducos avait transporté à l’hôpital de Briançon une femme réfugiée enceinte de huit mois. Après avoir été arrêté par un contrôle des douanes il était poursuivi pour délit d’aide à l’entrée et à la circulation.
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Poursuivi pour avoir aidé une migrante sur le point d’accoucher, le parquet retient « l’immunité humanitaire »

En mars, Benoît Ducos avait transporté à l’hôpital de Briançon une femme réfugiée enceinte de huit mois. Après avoir été arrêté par un contrôle des douanes il était poursuivi pour délit d’aide à l’entrée et à la circulation.



Le Monde.fr avec AFP
 |    02.11.2018 à 22h57
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 11h12
   





                        


Le parquet de Gap a annoncé vendredi 2 novembre avoir abandonné les poursuites engagées contre un homme qui avait porté secours à une migrante sur le point d’accoucher, durant l’hiver à la frontière franco-italienne, en invoquant notamment son « immunité humanitaire ».
Le 10 mars, Benoît Ducos, un des bénévoles aidant les réfugiés arrivant dans la région de Briançon, était tombé sur une famille nigériane, un couple et ses deux jeunes enfants, et deux autres personnes ayant porté la femme, enceinte de huit mois et demi, durant leur marche dans le froid et la neige. Avec un autre maraudeur, il avait alors décidé de conduire la mère en voiture à l’hôpital de Briançon. En chemin, celle-ci avait été prise de contractions et à 500 mètres de la maternité, ils avaient été arrêtés par un contrôle des douanes ayant retardé la prise en charge médicale selon lui, ce que la préfecture avait contesté. Le bébé était né dans la nuit par césarienne, en bonne santé.

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Absence de contrepartie
Une enquête avait ensuite été ouverte pour « aide à l’entrée et à la circulation d’un étranger en situation irrégulière ». Après investigations sur « les circonstances dans lesquelles cette aide a été apportée », le parquet a décidé de classer l’affaire sans suite le 27 octobre.
Dans un communiqué publié vendredi, le procureur de la République à Gap, Raphaël Balland, explique que pour le délit d’aide à l’entrée, l’infraction était « insuffisamment caractérisée », l’enquête n’ayant pas permis de déterminer si M. Ducos avait participé « directement ou indirectement à l’organisation du passage illégal de la frontière de ces personnes dans des conditions particulièrement périlleuses ».

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Pour le délit d’aide à la circulation, le magistrat a retenu « l’immunité humanitaire » compte tenu de l’absence de contrepartie et des conditions météorologiques dangereuses, en particulier pour la femme enceinte « qui a déclaré aux enquêteurs avec son conjoint avoir pris ce risque déraisonnable pour ne pas accoucher en Italie, où elle craignait que ses enfants lui soient retirés ». Cette « immunité » est prévue par les dispositions de l’article L. 622-4, alinéa 3, du code de l’entrée et du séjour des étrangers et droit d’asile.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Dans de nombreuses petites villes et zones rurales, trouver un endroit où dîner après 21 heures relève souvent de la gageure.
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Quand seuls le McDo et le kebab restent ouverts


                      Dans de nombreuses petites villes et zones rurales, trouver un endroit où dîner après 21 heures relève souvent de la gageure.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 16h40
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 16h48
    |

                            Lorraine de Foucher








                              

                        

Il est tombé presque aussi vite que la nuit. A Flixecourt, dans la Somme, le rideau du Café du centre qui borde la grande rue s’est posé à 19 h 30. Les clients ont vidé leur verre et sont partis dans le froid nocturne de cette ville tout en brique de 3 000 habitants. Le bourg est devenu désert, mis à part la pizzeria Tasty et le Café du monument, dont la moitié des lettres de la façade d’époque ont disparu. L’établissement offre alcool et kebabs et se targue d’être le seul ouvert au-delà de 22 heures dans le coin. « Hormis McDo, mais on ne peut pas lutter », dit en souriant le barman, qui sert des canettes de bière 8.6 à quatre hommes extatiques devant une ancienne chanteuse pour adolescents devenue actrice, Lorie Pester, de passage à la télévision.
« C’est pas comme si on avait le choix, tout ferme super tôt ici, c’est mort. » Un adolescent de la ville
A la table mitoyenne, trois jeunes parlent de s’afficher sur Snapchat en plantant leurs frites brillantes dans la sauce. Un portable sonne, on entend une mère s’enquérir de son enfant pas rentré, qui lui répond : « Je suis sur la route, maman, j’arrive », et sa voisine de table mime un bruit de mobylette avec sa bouche pour crédibiliser sa réponse. « Kebab, McDo, passé 20 heures, c’est pas comme si on avait le choix, tout ferme super tôt ici, c’est mort », explique l’adolescent.
C’est l’autre secret du succès de McDo dans les petites et moyennes villes françaises : ses horaires d’ouverture. Trouver un endroit où dîner à Flixecourt après 21 heures, ou même dans des communes plus grandes, relève souvent de la gageure. On pourrait penser désertification des campagnes, crise économique, foyer comme nouvelle valeur refuge, si le parking du McDonald’s de Flixecourt, lui, n’était pas plein en ce banal mercredi d’octobre – il ferme à 22 h 30.
« Rapide et peu cher »
Eclairé par les lueurs bleutées du Super U d’à côté, il y a cet ouvrier poseur...



