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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Les révélations sur les concessions de l’UEFA quant au fair-play financier et à la formule de la Ligue des champions mettent sa faiblesse au grand jour.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le président Mourad Boudjellal avait pris l’habitude de virer ses entraîneurs. Il maintient aujourd’hui sa confiance à Patrice Collazo, malgré une place d’avant-dernier avant d’affronter le bon dernier, Perpignan.
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Rugby : à Toulon, le calme pendant la tempête

Le président Mourad Boudjellal avait pris l’habitude de virer ses entraîneurs. Il maintient aujourd’hui sa confiance à Patrice Collazo, malgré une place d’avant-dernier avant d’affronter le bon dernier, Perpignan.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 13h51
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 14h28
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Ces dernières saisons, Mourad Boudjellal changeait d’entraîneurs comme de tee-shirts. Et le président du Rugby club toulonnais (RCT) a une garde-robe plutôt fournie. Sur les deux saisons écoulées, quatre entraîneurs principaux remerciés en cours de route (Dominguez, Ford, Cockerill et Galthié), et plusieurs de leurs adjoints aussi (Delmas, Edmonds, Landreau).
Patrice Collazo aura peut-être plus de chance. Le nouvel entraîneur en chef de Toulon, certes, enchaîne les défaites depuis le début de championnat. Encore davantage que ses prédécesseurs. Mais son président a déjà déclaré vouloir finir la saison avec lui, et celle d’après aussi. Même en cas de relégation en deuxième division. Cas de figure encore très hypothétique.
Très rhétorique, surtout. « J’ai toute confiance en Patrice Collazo, confirmait Mourad Boudjellal il y a une semaine, après la défaite contre La Rochelle, où Collazo vient de passer sept saisons. J’ai dit une connerie l’autre jour, j’ai dit que j’irais en Pro D2 avec lui. Je confirme que j’irais en Pro D2 avec lui. Mais on va essayer de ne pas y aller quand même. »

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On pourrait rire de cette nouvelle sortie présidentielle, mais pas trop quand même. Elle raconte l’ambiance pesante du moment. La surprise, surtout, de voir Toulon si bas au classement : en l’occurrence, à l’avant-dernière place du Top 14, avant de recevoir Perpignan, le bon dernier, samedi 3 novembre (à partir de 18 h 45). Bilan provisoire : deux victoires pour six défaites, auxquelles s’ajoutent déjà deux revers en Coupe d’Europe.
Comment, alors, dans un contexte encore plus duraille que les saisons précédentes, expliquer la soudaine mansuétude de Mourad Boudjellal ? « Je pense qu’il a changé », suppose Guilhem Guirado, en pleine préparation avec le XV de France, et donc absent pour affronter son ancien club de Perpignan.
Le talonneur poursuit, à l’adresse des journalistes qui aimeraient « l’odeur du sang » et l’idée d’« avoir un papier à écrire » sur un éventuel remaniement :
« Vous pourrez chercher n’importe quel moyen de déstabiliser le club, je pense que maintenant Mourad Boudjellal a compris qu’il fallait rester soudés et que les joueurs en ont aussi besoin. (…) Il a appris, à ses dépens, de ce qu’il avait peut-être mal géré par le passé. »
« Ça fait beaucoup »
En septembre, assis sur une tribune du terrain d’entraînement du RCT, Mathieu Bastaraud insistait déjà sur « le besoin maintenant de retrouver de la stabilité ». Sans changer d’entraîneur au moindre vent contraire. Comme Guirado, le trois-quarts centre suivra le match contre Perpignan depuis le Centre national de rugby de Marcoussis (Essonne), où se prépare la France avant d’affronter dans une semaine l’Afrique du Sud.
A Toulon, « c’est vrai que sur les dernières années, on a eu je ne sais plus combien de coachs », concède Bastareaud. Un calcul rapide, puis cette estimation : « Ça fait beaucoup. » Un chambardement permanent jamais très commode pour les joueurs : « Déjà, tu te demandes si tu vas entrer ou non dans les plans du nouvel entraîneur… »
Le capitaine toulonnais a connu la période d’avant. Ce titre en championnat de France (2014), ce triplé en Coupe d’Europe (2013-2015), avec pour entraîneur principal un seul et même homme, Bernard Laporte, aujourd’hui dans le costume de président de la Fédération française de rugby.
Pour faciliter l’après-Laporte, Mourad Boudjellal avait eu une idée : faire en sorte que Diego Dominguez arrive dès janvier 2016 pour observer « Bernie le Dingue » pendant une demi-année, avant de lui succéder. Las ! L’Italo-Argentin a finalement été démis de ses fonctions dès le mois d’octobre 2016, quelques semaines à peine après sa prise d’autonomie.
Le genre de destin auquel Patrice Collazo refuse aujourd’hui de songer. Dès septembre, il expliquait :
« J’ai une vision à long terme de ce que je veux faire, mais, le paradoxe, c’est que je suis plutôt dans l’instant t, dans l’immédiat, je ne calcule pas, je ne me dis pas : “Là, ça tangue, ça va bouger, il va y avoir une vague.” (...) Oui, des coups de gueule, il va peut-être y en avoir, des coups de sang aussi. Mais après, arrive ce qu’il arrive. »
L’entraîneur est bien placé pour parler du micro-climat toulonnais : l’ancien pilier est né à La Seyne-sur-Mer, dans le Var, à quelques kilomètres du RCT, son club formateur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le club va devoir trouver de nouveaux revenus dès la saison prochaine pour compenser la perte de son principal contrat de sponsoring, décidée par l’UEFA.
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Football Leaks : le PSG dans l’obligation de trouver de l’argent

Le club va devoir trouver de nouveaux revenus dès la saison prochaine pour compenser la perte de son principal contrat de sponsoring, décidée par l’UEFA.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 12h50
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 18h06
    |

                            Youmni Kezzouf








                        



   


Le 2 novembre, 115 minutes après la publication dans Mediapart des nouvelles révélations des Football Leaks, Neymar et Kylian Mbappé arrivaient au Parc des princes pour affronter Lille. Dans une célébration tardive de Halloween, les deux stars achetées à prix d’or (402 millions d’euros à eux deux) à l’été 2017 ont débarqué déguisés en braqueurs. Ça ne s’invente pas.
Le coup de folie des propriétaires qataris du PSG pour s’offrir les deux joueurs pourrait en effet avoir des conséquences désastreuses sur les finances du PSG, dès l’été prochain. Surtout couplé à l’interdiction pour le club parisien de renouveler son juteux contrat avec l’Autorité de tourisme du Qatar (QTA).
Officiellement blanchi par l’UEFA et échappant à toute sanction disciplinaire, le PSG est loin d’être tiré d’affaire : financièrement, il a bien été sanctionné, et la conséquence la plus grave n’a pas encore pris effet. D’après Mediapart, la chambre d’instruction de l’UEFA a imposé, le 13 juin, au PSG l’interdiction de renouveler son contrat avec QTA après le 30 juin 2019. Une sanction confirmée par Victoriano Melero, le secrétaire général du club, au Parisien.
Signé dès 2012, revalorisé en 2016, ce partenariat de « nation branding » unique en son genre est au centre de toutes les discussions. Largement surévalué d’après différents audits réalisés par l’UEFA, il aurait permis au Qatar d’injecter d’énormes sommes dans son club en contournant, en partie, les règles du fair-play financier (FPF).

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                Football Leaks : les contrats surévalués du PSG version qatarie



Avec cette interdiction, le budget du Paris Saint-Germain, évalué à environ 500 millions d’euros par an, se retrouvera privé d’un revenu de 145 millions d’euros par saison. A cette somme se rajouteront les différents coûts supplémentaires qu’impliquent les deux transferts records de l’été 2017. D’après les Football Leaks, ces coûts sont évalués à 830 millions d’euros sur cinq saisons, entre l’achat, les salaires et les commissions des agents. Soit 166 millions d’euros de dépenses supplémentaires par an.
Compenser les pertes
C’est un fait, même si le PSG n’est pas plus lourdement sanctionné par l’UEFA, il doit trouver de l’argent. Pour compenser la perte de son sponsor QTA et de ses 145 millions d’euros d’abord, mais aussi pour assumer le coût de ses ambitions sur le marché des transferts. Particulièrement scruté, le club parisien peut se tourner vers des contrats de sponsoring moins suspects, qui n’impliqueraient pas l’Etat du Qatar.

   


Le contrat de Fly Emirates, principal sponsor maillot dont la valeur est estimée par une agence de marketing mandatée par l’UEFA à 35 millions d’euros par saison, arrive à échéance à la fin de la saison. Il ne sera pas prolongé, ce qui permettra à Paris de négocier, probablement plus cher, un nouveau contrat. D’après les informations de L’Equipe, le PSG espérerait obtenir un accord à 60 millions d’euros par saison. Dans la même veine, le club veut également renégocier son contrat d’équipementier avec Nike.
Mais la principale source de revenu potentielle, celle qui permettrait un apport de fond à la hauteur des déficits du club, c’est la vente d’un joueur majeur. En fin de mercato 2018, le PSG a été obligé de vendre en urgence pour 60 millions d’euros, ce qu’il a réussi à faire en envoyant Yuri Berchiche à Bilbao et Javier Pastore à Rome. Mais à la vue des sommes en jeu à partir de l’été 2019, c’est bien la vente d’un joueur majeur, de la trempe de Neymar ou Mbappé, qui pourrait compenser la perte de revenus de la fin du contrat QTA.
Le club en a bien conscience, et a d’ailleurs axé sa stratégie de communication sur cet aspect. Le numéro 2 du club, Jean-Claude Blanc, a répondu sur ce point à Mediapart, pour fustiger une attaque venue d’Espagne, désignant à mots (à peine) couverts le virulent Javier Tebas, président de la ligue espagnole.
« Par cette décision, connaissant nos comptes (…), l’UEFA, seule ou poussée par d’autres clubs et une ligue (…) hispanisante, dit que le PSG est obligé de vendre un de ses gros joueurs pour être à l’équilibre en 2019-2020. Ça tombe bien, qu’est-ce qu’on peut lire dans la presse espagnole en ce moment ? Neymar au Barça, Neymar au Real, MBappé dans un grand club. »
Le PSG se retrouverait alors en situation de faiblesse sur un marché des transferts particulièrement compliqué. Si tous ses adversaires savent qu’il doit absolument vendre pour sauver ses comptes, le club aura bien du mal à peser dans les négociations.
Le risque de nouvelles sanctions
L’autre risque pour le PSG, c’est le spectre de nouvelles sanctions, plus lourdes, venant de l’UEFA. Si les Football Leaks montrent comment le club a pu profiter d’accords à l’amiable et d’enquêtes classées « pour raisons politiques », la procédure n’est pas encore terminée. Le 24 septembre, la chambre de jugement de l’Instance de contrôle financier des clubs, après avoir examiné le rapport de sa chambre d’instruction, lui a renvoyé le dossier. Elle réclame notamment un nouvel audit, plus approfondi, des contrats de sponsoring qataris. Jusqu’à présent, jamais l’UEFA n’a voulu aller jusqu’à la sanction sportive, l’exclusion des compétitions européennes, pour des raisons économiques autant que politiques. Mais la menace plane malgré tout. Et si la chambre de jugement se prononçait pour une nouvelle amende, les comptes du PSG risqueraient d’être encore davantage plombés.

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                Fair-play financier : la croisade du patron de la Liga contre le PSG



Face à ce risque de nouvelles sanctions, il reste une arme au PSG, préparée de longue date. Dès 2013, une équipe de juristes du PSG a rédigé une plainte, visant à attaquer le fair-play financier devant l’autorité de la concurrence. Jamais déposée, elle a plusieurs fois servi d’arme de dissuasion au PSG, qui ne cesse de fustiger les conditions de ce fair-play financier, qui favoriserait les clubs installés et pénaliserait les nouveaux riches.
Dès vendredi soir, quelques heures à peine après les révélations de Mediapart, Jean-Claude Blanc affûtait sur RMC les éléments de langage qui constituent le principal argument du club : « Les règles de l’UEFA ne permettent pas l’investissement, expliquait le directeur général délégué du club, en première ligne dans les négociations avec l’UEFA. En étant un nouvel entrant, manifestement, vous n’êtes pas le bienvenu. Je crois que les règles du fair-play financier ont été petit à petit détournées pour empêcher des nouveaux entrants de venir perturber un cartel bien organisé de clubs. »

Un projet de ligue fermée
Les Football Leaks confirment par ailleurs le projet des clubs européens les plus riches de créer une ligue fermée conçue par et pour eux, afin de maximiser leurs profits. D’après les révélations de Mediapart, un cartel de quatre clubs, le Real Madrid, le FC Barcelone, le Bayern Munich et la Juventus de Turin, travaille depuis des années en coulisses pour imposer ce projet de « super-ligue » à l’UEFA, et l’utilise comme un épouvantail pour modifier les règles de la Ligue des champions. Ce projet aurait notamment permis à ces quatre clubs d’imposer à l’UEFA la nouvelle formule de la C1 entrée en vigueur cette année, qui avantage les clubs les plus riches des quatre grands championnats.
Selon les Football Leaks, le projet de ligue semi-fermée n’est pas abandonné pour autant : dans un mail daté du 22 octobre 2018, adressé au Real Madrid, un investisseur détaille la dernière mouture de ce projet qui acterait la création d’une ligue de seize clubs, rassemblant onze clubs fondateurs (dont le PSG) et cinq invités pouvant changer d’une année sur l’autre.
Cette super-ligue serait gérée par une société contrôlée par les onze clubs fondateurs, à part inégale : le Real Madrid détiendrait 18 % des parts, contre seulement 6 % pour le PSG par exemple.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Le décès accidentel de son fondateur plonge l’empire du « duty free » dans l’incertitude.
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En Thaïlande, l’avenir de King Power en question

Le décès accidentel de son fondateur plonge l’empire du « duty free » dans l’incertitude.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 10h42
    |

            Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



   


La mort à 60 ans du milliardaire thaïlandais Vichai Srivaddhanaprabha, tué dans l’accident de son hélicoptère le 27 octobre près du stade de football de Leicester, en Grande-Bretagne, jette une ombre sur l’avenir d’un remarquable et spectaculaire succès d’entreprise. Après avoir ouvert en 1989 un premier magasin hors taxe au centre de Bangkok, le PDG du groupe King Power, dont les funérailles commencent samedi 3 novembre, était devenu en moins de vingt ans la cinquième fortune du royaume, selon le décompte du magazine Forbes.

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                Le président du club de Leicester tué dans un accident d’hélicoptère



En 2006, sa modeste boutique « duty free » se métamorphosa en un véritable empire quand il parvint à arracher, notamment grâce à ses contacts au palais royal, le monopole des magasins hors taxe dans le nouvel aéroport Suvarnabhumi de Bangkok. Qui voit désormais passer une soixantaine de millions de passagers l’an alors que le tourisme est en plein essor au pays du Sourire…
Aujourd’hui l’empire de feu Vichai pèse environ 4, 5 milliards d’euros. Le groupe possède les hotels Pullman du groupe français Accord en Thaïlande et des parts substantielles de l’une des plus importantes compagnies lowcost du pays, Thai Air Asia.
Devenu célèbre après le rachat du Leicester City
Le défunt roi Bhumibol Adulyadej avait su récompenser les talents d’un businessman bien introduit, discret et refusant obstinément de se livrer au moindre commentaire politique dans une nation divisée : en 2012, le souverain lui avait attribué son nom actuel : né Vichai Raksriaksorn, le magnat devint alors Srivaddhanaprabha, ce qui signifie « lumière de la gloire ascendante »…
Ce quasi-inconnu chez les Thaïlandais, qui connaissaient à peine le nom du groupe, était devenu célèbre dans son pays après avoir racheté le club de football anglais Leicester City, qui a remporté le titre de la Premier League il y a deux ans. Dans une nation passionnée par le ballon rond, mais dont les équipes locales restent cantonnées à un modeste niveau, les supporters en sont réduits à se passionner pour les victoires des grandes équipes mondiales. Le succès du club de Leicester avait ainsi résonné comme une victoire indirecte de la Thaïlande…
A Leicester, après quelques réticences initiales, il était devenu très populaire parmi les fans : « Khun » (monsieur) Vichai avait l’habitude d’offrir de la bière thaie Singha gratuite et des hotdogs les jours de victoire. Le destin aura voulu que c’est en redécollant de son fief anglais que le tycoon a trouvé la mort.
Quelle évolution pour le groupe ?
Après le décès brutal du « roi » du King Power, les milieux économiques de Bangkok se demandent comment le groupe va évoluer, alors que le monopole de ce dernier sur l’aéroport Suvarnabhumi arrive à expiration en 2020. Le plus jeune fils de Vichai, Aiyawatt (surnommé « Top »), 32 ans, qui était déjà chief executive officer du groupe familial, a déjà assuré qu’il assumait son rôle d’héritier en titre : « Mon père m’a laissé le soin de poursuivre son œuvre et je ferai tout mon possible pour prolonger ses grandes visions et ses rêves », a déclaré le nouveau patron. La mère de « Top » est l’une des vice-présidentes du groupe ; que son frère et ses deux sœurs sont tous membres du conseil d’administration.
Reste à savoir si les successeurs du « roi » Vichai seront à la hauteur du fondateur dans un monde thaïlandais où les contacts personnels et la négociation en coulisse sont des atouts essentiels : comme l’avance Somchai Phagaphasvivat, spécialiste de sciences politiques à l’université Thammasat de Bangkok : « A ce sujet, je me demande si ses enfants auront suffisamment d’influence. »

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                Vichai Srivaddhanaprabha, le milliardaire qui a changé la destinée du club de Leicester






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Cyril Dardashti est le directeur de Gitana, qui emploie vingt permanents, dont Sébastien Josse, et dispose d’un budget annuel de 3,5 millions d’euros.
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édition abonné


« Nous sommes comme une écurie de F1 » pour la course au large

Cyril Dardashti est le directeur de Gitana, qui emploie vingt permanents, dont Sébastien Josse, et dispose d’un budget annuel de 3,5 millions d’euros.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 10h35
    |

            Philippe Jacqué (Lorient, Morbihan, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le rendez-vous a été donné en ce 10 août à Lorient (Morbihan), en plein Festival interceltique. Les binious sont restés à quai, car l’action a lieu au large. L’embarquement se fait à l’ancienne base sous-marine, reconvertie en pôle de voile de compétition. Sur une mer agitée, le semi-rigide surfe sur les vagues pour rejoindre, près de l’île de Groix, un géant des mers. A mesure que l’on s’approche, ses dimensions se révèlent : colossales ! 32 mètres de long pour 23 mètres de large et une voile qui n’en finit plus pour cette classe « Ultime » de dernière génération.
« Bienvenue sur le maxi trimaran Edmond de Rothschild », accueille dans sa combinaison jaune Sébastien Josse. Les traits tirés, le capitaine fait le tour du propriétaire en croquant un croissant tout frais apporté par les visiteurs. La nuit a été longue. Avec ses coéquipiers, « nous avons tiré des bords pour tester des nouveaux réglages et diverses configurations spécifiques », précise-t-il. Pour être prêt pour la Route du rhum qui part dimanche 4 novembre.
Le bateau n’était pas seul cette nuit. Il a couru avec Macif, le maxi-trimaran de François Gabart, qui détient le record du tour du monde en solitaire. « L’adversité était de très haut niveau, c’était une bonne manière de s’étalonner. Et on n’était pas trop mal », sourit Sébastien Josse, dix-sept transatlantiques au compteur.
Dans le cockpit, le navigateur prend en main les manivelles à winch pour descendre le foil gauche, cet appendice de plus de 5 mètres de long qui permet de faire voler le bateau. En quelques secondes, les voiles se gonflent et le navire élève ses 15 tonnes, sans effort apparent, pour planer au-dessus des vagues.

« Il n’y a pas de rentabilité économique immédiate »
Derrière la barre, le skipper reste attentif au comportement de sa machine qui vient de dépasser les 35 nœuds, soit 65 km/h, une vraie F1 des océans. « Et encore, on ne pousse pas...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Les concurrent(e)s de la course transatlantique à la voile et en solitaire, qui fête ses 40 ans, s’élancent dimanche de Saint-Malo. Direction la Guadeloupe.
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Route du Rhum 2018 : tout savoir (ou presque) sur la course

Les concurrent(e)s de la course transatlantique à la voile et en solitaire, qui fête ses 40 ans, s’élancent dimanche de Saint-Malo. Direction la Guadeloupe.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 12h27
    |

            Véronique Malécot








                        


Cela fait quarante ans que cela dure. Tous les quatre ans, début novembre, la cité de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) accueille les bateaux de la Route du rhum.
Créée en 1978, cette course transatlantique à la voile et en solitaire est l’un des deux événements nautiques les plus connus des Français, avec le Vendée Globe.
Avant le top départ, donné dimanche 4 novembre à 14 heures, un petit point pour tout comprendre à la course.
Où le départ a-t-il lieu ?
Le départ de cette onzième édition est donné de la pointe du Groin, à l’est de Saint-Malo. Les skippeurs devront passer ensuite une marque au cap Fréhel, avant de pouvoir sortir de la Manche et affronter l’Atlantique.
A qui l’épreuve appartient-elle ?
Aujourd’hui, la Route du rhum-Destination Guadeloupe est organisée par OC Sport Pen Duick, avec comme partenaires principaux la ville de Saint-Malo, la région Bretagne et la région Guadeloupe.
Y a-t-il un parcours imposé ?
Non. Les skippeurs doivent rallier Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Soit une route longue de 3 542 milles nautiques (6 560 kilomètres). En théorie. Car la route la plus directe, ou orthodromie, n’est pas toujours possible à suivre. Il faut naviguer entre les dépressions et l’anticyclone des Açores qui sont autant d’obstacles sur la route directe jusqu’aux Antilles.
Des escales sont-elles possibles ?
La course, contrairement à d’autres épreuves, autorise les escales pour réparer. Cependant cette année, l’organisation à décider de limiter leur nombre à une seule.
En combien de temps la traversée va-t-elle s’effectuer ?
En 1978, Mike Birch, le premier vainqueur de l’épreuve sur Olympus Photo, avait traversé l’Atlantique en 23 jours 6 heures et 59 minutes.
En 2014, à bord de Maxi Solo Banque Populaire VII, Loïck Peyron n’a mis que 7 jours 15 heures et 8 minutes, le record de l’épreuve. 16 jours de gagnés depuis 1978.

   


Cette année, les organisateurs estiment que les bateaux pourraient mettre six jours à traverser l’Atlantique. Les arrivées se succéderont ensuite selon la taille des bateaux.
Quels sont les types de bateaux engagés dans la course ?
On distingue plusieurs classes, ou catégories, en fonction du type des bateaux (monocoques ou multicoques) et de leur taille.
Une classe, en voile, regroupe des bateaux qui ont des caractéristiques communes voire identiques en termes de longueur et de largeur mais aussi de conception.
En 2018, six classes ont été autorisées à participer à cette onzième édition.
Quatre d’entres elles, les Ultimes, les Multi50, les Imoca et les Class40, répondent à des caractéristiques très précises de conception.
Les deux dernières, les Rhum multi et mono, regroupent des multicoques et des monocoques de tailles variées et qui ne répondent pas aux normes des quatre autres classes.

   


Comment le classement final s’établit-il ?
Les bateaux de la Route du rhum sont classés par classe avec un vainqueur dans chaque catégorie.
Mais « le » vainqueur de la Route de rhum reste celle ou celui qui franchit en premier la ligne d’arrivée. Ce marin sera le tenant du titre.
Quel est le nombre de skippeurs engagés ?
Cette année, ils sont 123 marins, professionnels ou amateurs, à s’élancer. Un record pour l’épreuve. Normalement le nombre est limité à 100, mais l’organisation a décidé d’ouvrir des places supplémentaires en raison de la très forte demande en cette édition anniversaire.

   


Combien de femmes sont-elles en course ?
Elles sont six à prendre la mer cette année. Trois navigueront en Imoca, les bateaux du Vendée Globe : la Britannique Samantha Davies (Initiatives Cœur) et les Françaises Isabelle Joschke (Monin) et Alexia Barrier (4myplanet2).
Trois concourront en Class40, des monocoques de 12 mètres : les Françaises Morgane Ursault-Poupon (Fleury Michon Bio) et Claire Pruvot (Service civique) et la Britannique Miranda Merron (Campagne de France).

   


Combien de skippeurs tentent-ils l’aventure pour la première fois ?
Ils seront 68 « Bizuths », c’est-à-dire 68 skippeurs à participer à leur première Route du rhum. C’est un peu plus que la moitié. A l’opposé, Loïck Peyron va prendre le départ de son huitième Rhum, Francis Joyon de son septième.

   


Les skippeurs peuvent-ils se faire aider pour trouver la meilleure route ?
Le « routeur », qui reste à terre, est le spécialiste de la météo qui cherche le meilleur chemin – le plus rapide mais pas forcément le plus court – pour un skippeur en mer. Ce métier est né avec la Route du rhum.
Pourtant, les skippeurs n’auront pas tous des routeurs. Ce sont les règles de classe qui l’autorisent ou non. Les skippeurs des Imoca et des Class40 devront se débrouiller seuls pour tracer leur route.
Combien cela coûte-t-il de participer à cette course ?
Les droits d’inscription varient de 6 000 euros pour la classe Rhum et les Class40 à 80 000 euros pour les Ultimes.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Paris a été sérieux pour dominer facilement son dauphin, vendredi au Parc des princes. Une victoire au score trompeur (2-1), qui en dit long sur l’écart entre le PSG et la concurrence.
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Face au PSG, Lille et la Ligue 1 ne tiennent pas le choc

Paris a été sérieux pour dominer facilement son dauphin, vendredi au Parc des princes. Une victoire au score trompeur (2-1), qui en dit long sur l’écart entre le PSG et la concurrence.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 02h35
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 18h15
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Les chiffres ne disent pas toujours la vérité, un classement non plus. Disons qu’il peut maquiller la vérité, induire en erreur. Oui, selon le classement avant cette 12e journée, le Paris Saint-Germain recevait au Parc des princes son dauphin, Lille. La logique sportive veut qu’on parle de choc, de rencontre au sommet et pourquoi pas de tournant en puissance du championnat. Avec cette victoire 2-1, le PSG a remporté une douzième victoire en autant de rencontres et repoussé la « menace » lilloise à 11 points.

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De quelle menace parle-t-on ? D’une équipe au bord de la relégation en mai, auteure d’un début de saison aussi inattendu que séduisant, mais en aucun cas d’un challenger potentiel capable de regarder et défier le champion dans le blanc des yeux. Si le classement ne dit pas toujours la vérité, le résultat du soir non plus. Ce 2-1 ne traduit pas l’écart entre deux équipes que 55 points ont séparé la saison dernière. Le penalty, concédé par Thilo Kehrer et transformé par Nicolas Pépé dans les arrêts de jeu, n’est jamais que le pansement sur la jambe de bois qu’est cette Ligue 1 en matière de suspense.
« Vraiment trop fort pour nous »
Si le club parisien a été mis en difficulté vendredi, il le doit surtout à la saison 2 de « Football leaks » lancée à 18 heures par le site Mediapart et dont il a encore hérité du rôle principal. Pointé du doigt dans ce qui ressemble à une grande feinte du fair-play financier, le directeur général, Jean-Claude Blanc, a occupé l’espace médiatique avant la rencontre pour plaider la théorie du complot. « Les règles du fair-play financier ont été petit à petit détournées pour empêcher des nouveaux entrants de venir perturber un cartel bien organisé de clubs », a plaidé le dirigeant au micro de RMC Info. Comprenez, le PSG dérangerait les puissances en place comme le Real Madrid, le Bayern Munich ou la Juventus Turin, par exemple.

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En Ligue 1, le PSG ne connaît pas de contre-pouvoir. Pas besoin pour les hommes de Thomas Tuchel d’être sublime, le sérieux suffit. Surtout quand il est accompagné en supplément du talent de Kylian Mbappé, dont la frappe enroulée à la « Thierry Henry » concrétise à la 70e minute une domination implacable mais maladroite dans le dernier geste de son équipe. Neymar doublera la mise peu après (83e minute) sur une action un rien forcée sur laquelle le brave Thomas Meunier attend toujours le ballon, seul sur son côté droit.
« Trop fort. Vraiment trop fort pour nous. » Lapidaire, Christophe Galtier expédie en une phrase d’introduction l’analyse de la défaite. Même pas fâché ou déçu, l’entraîneur du LOSC a assuré le service après-vente du PSG. « Pour espérer faire un résultat contre Paris, il faut être au top dans tous les secteurs et que Paris soit un peu moins bien, poursuit-il. Ce soir, ils ont été au top, donc, automatiquement, on n’a pas existé dans ce qu’on sait faire d’habitude. »
Un journaliste lui rappelle que son équipe s’en sort avec la plus étroite défaite de la saison en championnat, puis l’interroge sur d’éventuelles contrariétés que sa formation a pu poser à la machine parisienne. « Vous trouvez ? », répond le technicien avec le sourire de celui qui n’est pas dupe de l’excès de bienveillance de son interlocuteur.
Naples déjà dans les têtes
Bon prince, Thomas Tuchel a salué sa victime du soir : « Lille est une des meilleures équipes d’Europe en termes de contre-attaque. » Peut-être, mais les Nordistes n’ont ni contré, ni attaqué. La faute à des Parisiens concernés et disciplinés dans un 3-5-2 en progrès et cher à leur entraîneur. « Il y a eu beaucoup de structure, de possession de balle, on a fermé les espaces », a apprécié l’Allemand, se laissant même aller à parler de « performance magnifique » et de « meilleur match de la saison ».
Même la mésaventure de Marco Verratti – trop indécis entre boire et conduire dans la nuit de mardi à mercredi – ne lui enlèvera pas son sourire. « Ce n’est pas bien ce qu’il a fait. » Puis demandant l’aide de son traducteur, il laisse entendre que l’Italien a eu de la chance que cet écart ne soit pas survenu la veille d’un match. Un argument comme un autre. Sinon, Adrien Rabiot est resté 89 minutes sur le banc. Mais promis, le retardataire de Marseille n’était plus « puni ».
Ancien barman de Stuttgart, dans ses jeunes années, Thomas Tuchel sait que la qualité du service au PSG se juge seulement en Ligue des champions. Son équipe peut bien enchaîner les records en Ligue 1 et réduire la concurrence au rang de faire-valoir, il lui reviendra toujours cette phrase qui bourdonne encore aux oreilles de ses prédécesseurs : « Oui, mais on jugera en Ligue des champions. »
Les saisons précédentes, le jugement attendait – et sanctionnait – à partir des huitièmes de finale. En danger avec quatre points en trois matchs dans leur groupe, les Parisiens appréhendent le déplacement à Naples, mardi 6 novembre, avec la boule au ventre. « Naples, c’est un autre style », prévient Tuchel. Un autre monde aussi. Au match aller, les joueurs de Carlo Ancelotti avaient secoué des Parisiens peu habitués à une telle intensité dans un championnat de France où les chocs n’existent même plus. Ou juste sur le papier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le Suisse a éliminé le Japonais Kei Nishikori (6-4, 6-4) et affrontera ce samedi Novak Djokovic en demi-finale du tournoi parisien, qu’il n’avait pas disputé depuis 2015.
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A Bercy, le public n’a d’yeux que pour l’idole Federer

Le Suisse a éliminé le Japonais Kei Nishikori (6-4, 6-4) et affrontera ce samedi Novak Djokovic en demi-finale du tournoi parisien, qu’il n’avait pas disputé depuis 2015.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 01h05
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 01h34
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


A Bercy, les matchs de Roger Federer sont un événement autant sur le terrain qu’en dehors. Vendredi 2 novembre, comme la veille à l’heure de ses retrouvailles avec le public parisien, lui qui snobait la capitale depuis 2015, il n’y en avait que pour l’idole. Il n’y a décidément que le Suisse pour produire pareil effet, et il faut le voir pour le croire. Une entrée digne d’une rock-star, les 14 000 spectateurs debout pour l’ovationner et immortaliser chaque seconde de leur dieu vivant, smartphones greffés au bout des doigts, comme on observe religieusement une espèce en voie de disparition. Le Suisse a 37 ans et chacun sait trop bien que l’occasion ne se représentera peut-être plus.
Polo et bandeau rose pâle, short et chaussures marine, lui ne s’en laisse pas perturber. Y compris quand les « Je t’aime Rodgeur » et autres variantes de déclarations d’amour précèdent ses jeux de service. Les gestes sont toujours aussi gracieux, le revers toujours aussi cristallin, les déplacements parfaitement ajustés (admirez ces petits pas chassés…) et la volée rarement mal inspirée. Le tout ponctué d’une série de « woaaaaaaahhh » et « oh là là… ». Et quand le Suisse fait le break à 5-4 dans le premier set, s’ensuit une salve d’applaudissements.

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Gare à ne pas abîmer l’icône
Mais gare à ne pas abîmer l’icône… Le malheureux Kei Nishikori ose un retour – involontaire – sur le corps ? Voilà le public qui lui réserve aussitôt une bronca. La menace est vite écartée et le premier set empoché en quarante minutes.
En face, son adversaire est loin d’être misérable, mais voilà. Quand le génie suisse est en marche, il n’y a pas grand-chose à faire. D’entrée de deuxième set, Federer prend les commandes et se détache 2-0. Malgré l’heure tardive, le sommeil ne guette pas les spectateurs et les salves de « Ro-dgeur » reprennent de plus belle, éteignant les rares encouragements adverses.
Vendredi soir, même le filet avait choisi son camp… Le Suisse livra un récital de coups gagnants et après une heure et dix-neuf minutes, l’affaire était pliée (6-4, 6-4). « C’était un match très solide, j’en attendais un car à Bâle [où le Suisse a remporté son 99e titre dimanche dernier], ça n’a jamais marché comme je le voulais. Aujourd’hui, aux moments importants, j’ai fait les bons choix, et c’est ce qu’il faudra faire aussi demain [samedi] si je veux battre Novak en demie », réagit Federer peu avant minuit, dans les coursives de Bercy.
Un peu plus tôt, Novak Djokovic avait obtenu son billet face à Marin Cilic (4-6, 6-2, 6-3). Le Serbe, qui n’a plus été battu depuis le 9 août, n’a pas montré le visage du « Djokosmic » de ces dernières semaines qui l’a vu enchaîner coup sur coup des victoires à Cincinatti, l’US Open et Shanghaï. Un service friable, des fautes directes inhabituelles chez lui et plusieurs moments d’agacement ont ponctué sa prestation. « [Cilic] a joué avec beaucoup de puissance, son service était très efficace, c’était une situation délicate pour moi », a-t-il reconnu, en français dans le texte.

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« Je peux casser sa série »
La dernière fois que Djokovic et Federer se sont affrontés, le 19 août à Cincinnati, l’aîné n’avait pas existé. « J’espère mieux jouer car là-bas c’était terrible, j’avais sans doute livré le pire jeu de retour de ma carrière, analysait le Suisse avec le recul. Il est sur une méga lancée, mais je peux espérer casser sa série ici car à Roland on avait joué un match incroyable [en demi-finale en 2011, remportée par le Suisse 7-6, 6-3, 3-6, 7-6]. » 
D’autant que comme il le répète depuis mardi, il s’est décidé à venir à Bercy à la dernière minute et avec peu d’ambition. « Je vais essayer d’aborder ce match de la façon la plus décontractée, je ne veux pas me mettre trop de pression. L’idée, c’était de venir jouer ici un ou deux matchs, trois maximum car je ne pensais pas que le physique ou le mental allaient suffire pour aller encore plus loin. Mais le forfait de Raonic [mercredi, au deuxième tour] a tout changé. » Désormais, Federer, à deux marches du 100e titre de sa carrière, a de la suite dans les idées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le club parisien aurait gonflé ses revenus grâce à des contrats de sponsoring fictifs, et l’UEFA aurait couvert les faits pour des « raisons politiques », selon des documents obtenus par « Der Spiegel » et analysés par « Mediapart ».
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Football Leaks : les contrats surévalués du PSG version qatarie

Le club parisien aurait gonflé ses revenus grâce à des contrats de sponsoring fictifs, et l’UEFA aurait couvert les faits pour des « raisons politiques », selon des documents obtenus par « Der Spiegel » et analysés par « Mediapart ».



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 19h16
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 06h38
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Près de deux ans après une première série de révélations sur l’évasion fiscale dans le monde du ballon rond dans le cadre des « Football Leaks », le consortium European Investigative Collaborations (ECI), dont fait partie Mediapart, publie une nouvelle série d’enquêtes, réalisées à partir d’une masse de « plus de 70 millions de documents ». Pièces à l’appui, Mediapart assure que, depuis son rachat du PSG en 2011, le Qatar « y a injecté 1,8 milliard d’euros, dont 1,35 milliard via des contrats de sponsoring surévalués et le solde via des avances d’actionnaire ».
Le site affirme le club de la capitale « a été couvert » par l’Union des associations européennes de football (UEFA) et ses deux anciens dirigeants : son ex-président Michel Platini (2007-2015) et son ancien secrétaire général, Gianni Infantino (2009-2016), actuel dirigeant de la Fédération internationale de football (FIFA). Et ce en violation avec les règles du fair-play financier (FPF), ce mécanisme introduit par l’UEFA en 2010 et en vertu duquel les équipes du Vieux Continent ne doivent pas dépenser plus qu’elles ne gagnent sous peine de sanctions.

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L’enquête de Mediapart se polarise sur le contrat « de promotion de l’image du Qatar » entre le PSG et l’Autorité du tourisme du Qatar (QTA), appelée de facto à combler le déficit du club. Le 8 août 2012, ce partenariat est signé par les deux parties et prévoit le versement par QTA de 1,075 milliard d’euros sur cinq saisons au PSG, dont 100 millions au titre de la première saison.
Cet accord stipule que le PSG devra « jouer un rôle majeur en Ligue des champions » en recrutant des stars, auxquelles il devra verser « 110 % de ses revenus » en salaires. 100 millions d’euros seront toutefois versés rétroactivement par QTA au titre de la saison 2011-2012. Ce qui permettra au club de « respecter ses engagements » auprès de la direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), le gendarme financier du football français.

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Le contrat avec QTA
Si ledit contrat n’est officialisé qu’en octobre 2013, 200 millions d’euros seront versés aux dirigeants parisiens au titre de la saison 2012-2013. Tandis que l’état-major du PSG menace d’attaquer les règles du FPF devant l’Autorité de la concurrence et commence à montrer ses muscles en rédigeant une plainte, l’UEFA se penche sur les comptes du club. Deux agences (Repucom et Octagon) évaluent la valeur de l’accord avec QTA à 123 000 euros et 2,78 millions d’euros annuels. Quant au PSG, il soutient que ce contrat (estimé selon lui à 215 millions d’euros annuels) n’obéit pas à une logique de sponsoring mais fait la promotion d’un pays.
Dans son rapport, l’avocat de la chambre d’instruction de l’instance de contrôle financier des clubs (ICFC) de l’UEFA indique que le contrat avec QTA « est massivement surévalué » et conçu « pour contourner les règles » du FPF. Les enquêteurs du fair-play financier concluent que 283 des 300 millions virés par QTA ont été versés au fonds Qatar Sports Investments (QSI), pour « rembourser les achats de joueurs » réalisés depuis le rachat de 2011. Ou l’art de faire passer l’argent d’une poche à une autre. A la lumière du rapport de l’ICFC, sans prendre en compte les versements de QTA, le déficit du PSG s’élève alors à 260 millions d’euros sur deux ans.
Mediapart affirme que Michel Platini et Gianni Infantino ont proposé un « accord à l’amiable » aux dirigeants du PSG. Des négociations s’ouvrent après que le président du club, le Qatari Nasser Al-Khelaïfi, a intimé, en février 2014, au patron de l’UEFA de ne pas menacer les intérêts du Qatar, en faveur duquel ce dernier avait voté lors du scrutin d’attribution du Mondial 2022. Contacté par Le Monde, l’entourage de Michel Platini confirme que M. Al-Khelaïfi a menacé de traîner l’UEFA devant les tribunaux et met en avant le « principe de réalité » dans cette affaire.
Accord à l’amiable

   


Les deux parties s’entendent pour rédiger un nouveau contrat, dont la valeur sera jugée plus réaliste. En avril 2014, à Londres, Gianni Infantino et Jean-Claude Blanc, le numéro deux du PSG, s’accordent sur le montant : 100 millions d’euros. Soit 97 millions d’euros de plus que celui évalué par les experts indépendants. Au bout du compte, selon Mediapart, le secrétaire général de l’UEFA accepte que « la baisse du contrat QTA soit presque intégralement compensée par de nouveaux sponsors qataris ». Et ce pour éviter que le déficit du PSG explose au titre de la saison 2014-2015.
L’accord est finalement signé par l’Italien Umberto Lago, qui a remplacé le patron démissionnaire de la chambre d’instruction de l’ICFC, Brian Quinn. Lequel se serait opposé audit accord. Le PSG reçoit, entre autres, une amende de 60 millions d’euros et une limitation du nombre de joueurs.
Mais les choses s’enveniment lorsque Nasser Al-Khelaïfi apprend que son « grand rival », Manchester City, propriété depuis 2008 du cheikh Mansour d’Abou Dhabi (Emirats arabes unis), va être moins lourdement sanctionné. S’il n’obtient pas des dirigeants de l’UEFA que le montant de son amende soit confidentielle, le président du PSG voit son amende ferme réduite de 60 à 20 millions d’euros. Par ailleurs, le comité exécutif de l’UEFA approuve « une interprétation des règles, qui limite à 5 le nombre de joueurs formés au pays lorsqu’un club ne peut en aligner que 21. »
La rivalité avec Manchester City et Abou Dhabi
En 2015, bis repetita. Furieux de voir Manchester City obtenir la levée de ses sanctions un an à l’avance, le PSG obtient des dirigeants de l’UEFA le même traitement de faveur. Gianni Infantino autorise ainsi le club à « réécrire a posteriori ses comptes afin de valoriser le contrat QTA à 100 millions d’euros dès 2013-2014 ». Par ce tour de passe-passe, la formation de la capitale revient à l’équilibre et l’affaire est scellée en juillet 2015. L’UEFA assure qu’un nouveau contrat a été signé avec QTA (qui s’élève en vérité à 155 puis 145 millions d’euros) alors qu’il ne sera paraphé qu’en 2016.
D’autres partenariats avec des entités qataries interpellent, dont ceux avec la chaîne sportive BeIN Sports (signé en septembre 2013, contre 2,8 millions d’euros annuels et couvrant la saison antérieure), dirigée par Nasser Al-Khelaïfi, l’académie de football Aspire (3,9 millions d’euros) ou la Banque nationale du Qatar (jusqu’à 15 millions d’euros), ou l’opérateur Ooredoo (40 millions d’arriérés payés).
Le feuilleton PSG va connaître un nouveau rebondissement sous la présidence du Slovène Aleksander Ceferin, élu en septembre 2016 à la tête de l’UEFA. Contraint de réduire la voilure et de faire passer la barre de ses recettes issues de partenaires qataris à 30 %, le club de la capitale flambe pourtant sur le marché des transferts à l’été 2017 en recrutant le Brésilien Neymar (pour 222 millions d’euros au FC Barcelone) et le prodige français Kylian Mbappé (contre 180 millions d’euros).
Dans la foulée, l’UEFA ouvre une enquête contre le club dans le cadre du FPF. Pris en étau, avec un déficit prévisionnel estimé à124 millions d’euros pour la saison 2017-2018, le PSG doit « encaisser » le rapport accablant de l’agence de marketing Octagon, mandatée par l’UEFA. Laquelle évalue la valeur réelle du partenariat de QTA à 5,5 millions d’euros annuels. Soit vingt-six fois moins que le montant affiché. La valeur des six autres contrats qataris est divisée par deux, à 27 millions au lieu de 60.
De son côté, le PSG lance une contre-expertise et la société Nielsen, qui collabore régulièrement avec le club, valorise le contrat avec QTA à 123 millions d’euros en 2016-2017 et à 217 millions en 2017-2018. En mai 2018, les dirigeants du PSG discutent directement avec ceux de l’UEFA, dont Andrea Traverso, responsable du fair-play financier lors de l’enquête de 2014.
Enquête classée pour des « raisons politiques »
Selon les « Football Leaks », la délégation de l’UEFA indique alors au PSG que l’enquête va être classée sans suite « pour des raisons politiques ». Un accord à l’amiable secret est proposé par les dirigeants de la Confédération européenne : le club sera blanchi, mais devra accepter en échange de dévaluer ses contrats qataris et de vendre des joueurs. Par ailleurs, le club pourra sceller un nouveau contrat à plus de 100 millions d’euros avec une autre société qatarie.

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Le PSG marchande et accepte que le contrat avec QTA soit dévalué à 60 millions d’euros jusqu’à son terme, en 2019, et s’engage à vendre pour 140 millions d’euros de joueurs lors du mercato estival. Mais la chambre d’instruction de l’ICFC va refuser l’accord, dévaluer les sponsors qataris, avant de classer sans suite, en juin, l’enquête visant le PSG, qui va céder plusieurs joueurs (Javier Pastore, Yuri Berchiche) contre un montant de 60 millions d’euros. Elle va surtout imposer au PSG de ne pas renouveler l’accord à 145 millions avec QTA lorsqu’il expirera.
En juillet, la chambre de jugement de l’ICFC conteste la décision du Belge Yves Leterme, le patron de la chambre d’instruction. En septembre, elle décide de renvoyer le dossier devant la chambre d’instruction. Laquelle va examiner de nouveau les contrats qataris.
Dans un communiqué, le PSG a réagi à l’enquête de Mediapart. Il assure « qu’il s’est toujours strictement conformé aux lois et réglementations en vigueur et dément fermement les allégations publiées ce jour par Mediapart. »
« Depuis la mise en place du FPF, le PSG a été l’un des clubs les plus audités et les plus surveillés de l’histoire (…), ajoute le club. Les échanges avec les membres des chambres de l’ICFC se font dans le cadre prévu par les statuts de l’UEFA. Sur cette base, l’UEFA statue ensuite en toute indépendance. La sévérité des décisions rendues au sujet du PSG le démontre. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Après quatre jours de tournoi, on comptait quatre forfaits, dont celui de Rafael Nadal, trois abandons en cours de match et des appels intempestifs au médecin.
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Tennis : à Bercy, Zverev rêve d’une « saison plus courte » et Thiem d’« un 13e mois pour se reposer »

Après quatre jours de tournoi, on comptait quatre forfaits, dont celui de Rafael Nadal, trois abandons en cours de match et des appels intempestifs au médecin.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 18h49
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 19h40
   





                        



   


« Blessé au coude droit, Milos Raonic doit déclarer forfait pour le Rolex Paris Masters 2018 », « souffrant de douleurs lombaires, Damir Dzumhur a abandonné »… La valse des communiqués de presse funestes hante chaque année les entrailles de Bercy, à la Toussaint : le tournoi de tennis parisien, dernier Masters 1000 de la saison, est aussi celui qui paye le plus lourd tribut à la fatigue, conséquence d’une saison exténuante. Cette semaine, après quatre jours, on comptait déjà quatre forfaits (dont celui de Rafael Nadal), trois abandons en cours de match et des appels intempestifs au médecin.
Vendredi 2 novembre, ce fut au tour d’Alexander Zverev de faire intervenir le kiné pendant son quart de finale (perdu 1-6, 2-6) contre Karen Khachanov pour masser une épaule droite douloureuse : « J’ai eu mal toute la semaine. Et j’ai reçu des heures de traitements », a-t-il expliqué après la douche, l’air de vouloir ranger sa raquette et partir en vacances, lui qui doit encore disputer le Masters de Londres (du 11 au 18 novembre).
« Impossible de jouer pendant onze mois d’affilée »
A un journaliste qui l’interrogeait pour savoir s’il imaginait des changements à venir sur le circuit, par exemple l’introduction de plus de tournois sur terre, Zverev a eu cette réponse, las : « Je veux juste que la saison soit plus courte. » 
Et l’Allemand de poursuivre : « J’espère qu’à un moment donné l’ATP [l’instance qui régit le circuit] va admettre qu’il est impossible pour les joueurs de tennis de jouer pendant onze mois d’affilée, et qu’on a besoin de temps pour prendre soin de nos organismes et simplement nous reposer. Historiquement, ce tournoi a eu des vainqueurs qui n’auraient pas dû s’imposer ici, mais ça s’explique juste par le fait que les meilleurs joueurs ont tellement joué qu’ils sont exténués. »
« Le calendrier est OK mais c’est l’année qui est trop courte. Il faudrait un 13e mois pour se reposer », ironisait, jeudi, l’Autrichien Dominic Thiem. Le calendrier est chaque saison un peu plus surchargé, mais bizarrement, aucun joueur ne vient à critiquer la Laver Cup chère à Roger Federer (la deuxième édition a été disputée en septembre à Chicago) ou d’autres exhibitions de fin de saison, par définition superfétatoires.
« Historiquement, ce tournoi a eu des vainqueurs qui n’auraient pas dû s’imposer ici », estime Zverev, critiquant le calendrier
Novak Djokovic et Rafael Nadal sont ainsi attendus en Arabie saoudite le 22 décembre, invitation qui pourrait leur rapporter chacun 1 million de dollars. Pour Alexander Zverev, si la saison venait à être écourtée, cela ne signifierait pas pour autant que les joueurs perdraient une opportunité de gagner encore plus d’argent. C’est ce qui lui laisse à penser que cette hypothèse pourrait emporter l’adhésion parmi ses camarades du circuit.
« [Si la saison est plus courte], votre carrière peut s’étirer plus longtemps parce que justement vous prenez plus soin de vous et pouvez mieux préparer la saison qui suit. Donc en réalité, vous pouvez gagner autant d’argent, explique-t-il. On pourrait imaginer un circuit avec davantage de gros tournois », sous-entendu mieux dotés, et moins de tournois mineurs. 
Une demie Djokovic-Federer pour sauver l’édition ?
Son bourreau du jour, Karen Khachanov, affrontera en demi-finale, samedi, Dominic Thiem, qui s’est lui débarrassé de Jack Sock, l’improbable vainqueur de l’édition 2017, qui affiche un bilan de 9 victoires pour 21 défaites cette saison.
Autant de blessures à répétition et de forfaits, « ce n’est pas nouveau », se défendait cette semaine Guy Forget auprès de l’AFP. « Il n’y a pas de densification. Les joueurs ont besoin de faire des choix, certains le font mieux que d’autres. On va espérer que sur nos tournois, les joueurs arrivent en pleine forme physique, tout en sachant que la blessure fait partie du jeu. » 
Le directeur du tournoi préfère retenir cette année son « superbe plateau ». Dans son malheur, il n’a plus qu’à espérer que l’affiche de la deuxième demi-finale soit celle que tout le monde attend depuis le tirage au sort : Novak Djokovic (n° 2) contre… Roger Federer (n° 3). Le premier affronte en début de soirée (19 h 30) le Croate Marin Cilic, le second le Japonais Kei Nishikori.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Le PSG s’est imposé (2-1) face à son dauphin grâce à deux buts inscrits par ses attaquants Mbappé et Neymar, en ouverture de la 12e journée de Ligue 1.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Dimanche 4 novembre, 123 skippeurs s’élancent de Saint-Malo pour rejoindre Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Cette année, la course transatlantique à la voile fête ses 40 ans.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Les géants des mers, les Ultimes, trimarans de plus de 30 mètres équipés d’appendices leur permettant de décoller, vont se disputer la victoire sur la 11e édition de la course qui commence dimanche.
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Route du Rhum 2018 : l’envol vers l’inconnu des Ultimes

Les géants des mers, les Ultimes, trimarans de plus de 30 mètres équipés d’appendices leur permettant de décoller, vont se disputer la victoire sur la 11e édition de la course qui commence dimanche.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 14h10
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 12h34
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            Clément Martel (Saint-Malo, envoyé spécial)








                        



   


A Saint-Malo, tous les concurrents célébrant les quarante ans de la Route du Rhum sont rassemblés dans le bassin Vauban, au pied des fortifications érigées par l’urbaniste de Louis XIV. Tous ? Non, car si les Imocas, Multi 50, Class 40, Rhum Multi et Monos composent une flotte bariolée, qu’admirent les nombreux badauds, la catégorie reine manque toutefois à l’appel : géants des mers, les Ultimes, des trimarans de 100 pieds de long (plus de 30 mètres), sont installés à l’écart.
L’écart, ces bolides des mers devraient le creuser rapidement avec le reste des 123 concurrents au départ, dimanche 4 novembre, de la onzième édition de cette transatlantique en solitaire, reliant Saint-Malo à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Leur potentiel de vitesse fait prévoir une traversée en six jours, voire moins – là où le record établi par Loïck Peyron il y a quatre ans était de 7 jours 15 heures 8 minutes 32 secondes.

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          Et Loïck Peyron avala le Rhum en un temps record



Le premier affrontement des bateaux volants
Vieux d’un à trois ans, ou reconfigurés pour certains, ces navires vont s’affronter en course pour la première fois de leur jeune histoire. Pour leurs skippeurs, tous ténors de la course au large – Armel Le Cléac’h (Banque populaire), Sébastien Josse (Edmond de Rothschild), François Gabart (Macif), Thomas Coville (Sodebo) et Francis Joyon (Idec) –, il s’agira également d’un galop d’essai avant de se lancer dans la première course en solitaire en multicoque autour du monde, la Brest Oceans, en 2019.
« Il y a un plateau exceptionnel en Ultime cette année, savoure Sébastien Josse, dont le maxi-trimaran Edmond-de-Rotschild est l’un des derniers-nés de la flotte. Mais ce qui marque, c’est que ça va être la première course en solitaire sur des bateaux volants. » Pour la première fois en quarante ans de la mythique transatlantique, plusieurs de ces formules 1 des mers sont équipées de foils, ces appendices élévateurs permettant de s’extraire de l’eau et d’augmenter drastiquement la cadence.
« On a commencé par faire “voler” les bateaux sur quelques milles, en baie. Ensuite, on a fait de même pour les bateaux de la Coupe de l’America, sur des courts parcours. Et désormais, on va leur faire traverser l’Atlantique en vol avec un seul homme à bord », synthétise l’architecte Vincent Lauriot-Prévost du cabinet VPLP, où ont été conçus la majorité des “bateaux volants” actuels. 

        Voir notre infographie :
         

          La recette gagnante de la Route du Rhum



« Personne n’a d’expérience là-dessus »
Cette évolution a tout du saut dans l’inconnu. Car la plupart des skippeurs explorent le potentiel de leur monture. « Personne n’a d’expérience là-dessus. On progresse crescendo, en apprivoisant le bateau comme le pur-sang qu’il est, éclaire Sébastien Josse. On doit réapprendre des réflexes, car on ne navigue pas de la même manière sur un bateau volant qu’à bord d’un trimaran de l’ancienne génération. »
« Quand le bateau est en mode archimédien – quand il flotte de manière classique –, il tape chaque vague, prolonge François Gabart, qui a fait équiper de foils son maxi-trimaran Macif, avec lequel il a pulvérisé le record du tour du monde en solitaire en 2017. Puis, quand on s’élève au-dessus de l’eau, on s’affranchit de cette traînée due à la portée d’Archimède. Le bateau accélère, tape moins dans les vagues. Il n’y a plus de bruit, à part le petit sifflement des foils, moins d’à-coups et le bateau est capable d’accélérer. Cette sensation est fabuleuse. » 
Affranchis du frottement des vagues, les Ultimes dernière génération peuvent atteindre des vitesses de pointe dépassant 80 km/h. « C’est comme activer un mode turbo, s’exclame Armel Le Cléac’h. On a un peu l’impression de planer. Et il faut trouver l’équilibre pour que le bateau reste sur ce mode-là et évite de retomber dans l’eau et d’être trop instable. C’est à la fois passionnant et pas évident, car sur ces immenses bateaux, quand l’état de la mer se durcit, l’équilibre est de plus en plus compliqué à trouver. »
Le Finistérien de 41 ans sait de quoi il parle. A la barre du plus récent des Ultimes, il a chaviré en avril, perdant son mât et de longs mois d’entraînement.

        Lire le portrait :
         

          L’heure de la revanche pour le « Chacal »



« En Ultime, on y va sur des œufs », rappelle Christian Le Pape, directeur du pôle Finistère course au large, qui a rassemblé quatre des cinq navires en stage à Port-la-Forêt à l’automne : 
« Ce sont des bateaux fiables, capables de faire un tour du monde, mais l’instabilité d’un multicoque restera toujours une réalité physique : ils peuvent se mettre à l’envers. »
« Dès qu’on sort de l’eau, on va deux fois plus vite »
Confessant son admiration pour les bateaux volants, le vétéran du multicoque Francis Joyon (62 ans) a « modestement acheté un kitesurf à foil » pour tester la technologie. Et constate : « dès qu’on sort de l’eau, on va deux fois plus vite. » Mais rendre volant son Idec, double tenant du titre (Groupama, en 2010, devenu Banque-Populaire-VII en 2014), « l’aurait alourdi de presque deux tonnes, ce qui aurait été très cher payé parce qu’on ne peut pas voler dans toutes les conditions ».
Il s’est donc « contenté de soulager un peu plus » son navire en équipant notamment le safran de plans porteurs, à l’instar de ses concurrents. « Mais on ne sortira jamais complètement de l’eau. » Pour autant, à l’instar de Thomas Coville, dont le Sodebo a aussi été reconfiguré, le vétéran n’entend pas céder le passage aux bateaux volants. « J’ai le bateau le plus puissant de la flotte, conçu pour naviguer dans le vent du mauvais temps des 40es rugissants et des 50es hurlants », prévient-il, souriant.
Les dernières prévisions météo vont dans le sens de celui qui a bouclé le tour du monde en quarante jours (en équipage). « C’est sûr que les premières quarante-huit heures, voire les trois premiers jours, on va commencer directement par la haute montagne », avertit Armel Le Cléac’h. De quoi brider les ailes des plus aériens des navires.

   


L’inconnue des réactions physiques des skippeurs
Difficile dans ces conditions de dégager un favori. D’autant qu’outre l’inconnue matérielle, les réactions physiques des skippeurs face aux vitesses annoncées ne restent que théoriques. « On n’a aucune référence, martèle Christian Le Pape. Il faut être réaliste, quand il y a une pointe à 47 nœuds (87 km/h), ça peut avoir des implications viscérales. Parce que ce sont des chocs qui peuvent entamer la carcasse. Mais où est la limite ? On n’en sait rien. »
Pour Vincent Lauriot-Prévost, « le marin qui sait dormir quarante nœuds seul sur son multicoque a un avantage sur ceux qui ne l’ont pas encore expérimenté. Et aujourd’hui, le seul à l’avoir fait, c’est François Gabart lors de son tour du monde en solitaire. » Et l’architecte de rappeler l’importance de l’expérience dans les courses en solitaire :
« Ceux qui ont le plus expérimenté les conditions qu’ils vont rencontrer, et connaissent un peu les limites de leur bateau, seront les mieux placés à l’arrivée. »
« Dans les années qui viennent, tous les bateaux vont être amenés à voler, conclut François Gabart. C’est une certitude, mais on commence par les multicoques parce que ça reste les plus faciles aujourd’hui à faire voler. » Comme ses congénères, le skippeur a hâte de déployer les ailes de son navire.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Monocoque, multicoque, foils… L’univers de la voile regorge de mots parfois obscurs. Mode d’emploi avant le lancement de la Route du rhum 2018.
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Route du Rhum 2018 : tout comprendre aux mots de la voile

Monocoque, multicoque, foils… L’univers de la voile regorge de mots parfois obscurs. Mode d’emploi avant le lancement de la Route du rhum 2018.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 12h34
   





                        



   


Monocoque, multicoque, foils… La voile regorge de mots parfois obscurs. Voici un petit guide des termes marins pour vous y retrouver.
Coque : la coque est le corps du bateau, en partie immergée. Un bateau à voile peut avoir une coque – un monocoque –, ou plusieurs coques, les multicoques. Parmi ces derniers, le catamaran a deux coques et le trimaran trois coques.
Foils : les foils sont des ailerons incurvés placés sous la ou les coques du navire. Ils produisent une force semblable à la portance d’une aile d’avion. Cette force est dirigée essentiellement vers le haut et permet donc de soulever le navire. Cela réduit la surface de la coque immergée et les frottements dans l’eau et cela permet donc de gagner en vitesse.
Gréement : le gréement est « le moteur du voilier » et comprend une ou plusieurs voiles, le mât, la bôme.
Safran : situé à l’arrière du bateau, le safran est un aileron immergé permettant de diriger le bateau. Il est manipulé par le marin à l’aide de la barre.
Quille : située sous la coque du bateau, elle permet au bateau de ne pas dériver – déraper latéralement – et donc d’avancer en ligne droite. La quille est dotée d’un lest qui participe à la stabilité du navire.
Voile : il existe deux principaux types de voile répartis autour du mât : la grand-voile est située à l’arrière de celui-ci et le foc ou génois à l’avant. A ces deux voiles, le marin peut ajouter un spinnaker ou spi, lorsqu’il navigue avec un vent venant de l’arrière du bateau.
Bâbord ou tribord : lorsqu’on regarde vers l’avant du bateau, la partie bâbord est la moitié gauche et la partie tribord est la partie droite.
Direction de course et comité de course : la direction de course est un groupe de personnes qui assurent la logistique maritime de départ et d’arrivée, ainsi que le suivi des concurrents pendant toute la durée de la course, et ce 24 heures sur 24. Le comité de course est un groupe de personnes qui donne le départ et veille au bon respect des règles de course.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le club australien des Central Coast Mariners, que l’ancien champion jamaïquain d’athlétisme avait rejoint en août, a mis fin, vendredi, à sa période d’essai.
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L’ex-roi du sprint Usain Bolt devra encore attendre avant de devenir footballeur professionnel

Le club australien des Central Coast Mariners, que l’ancien champion jamaïquain d’athlétisme avait rejoint en août, a mis fin, vendredi, à sa période d’essai.



Le Monde.fr avec AFP
 |    02.11.2018 à 09h13
   





                        



   


Usain Bolt devra attendre encore un peu avant de pouvoir réaliser son rêve de devenir footballeur professionnel. Le club australien des Central Coast Mariners, que l’ancien champion jamaïquain d’athlétisme, 32 ans, avait rejoint en août, a officiellement mis fin, vendredi 2 novembre, à sa période d’essai.
« Les Central Coast Mariners et le représentant d’Usain Bolt, Ricky Simms, peuvent annoncer aujourd’hui que la période d’essai à durée indéterminée d’Usain Bolt chez les Mariners est terminée, avec effet immédiat », a annoncé, dans un communiqué, le club basé à Gosford, près de Sydney.
Après sa fin de carrière, en 2017, l’ex-roi du sprint, octuple champion olympique, s’est mis en tête de se reconvertir en footballeur. Il a tenté sa chance successivement en Allemagne, en Afrique du Sud et en Norvège. Sans succès.
Avec les Mariners, Bolt, jouait au poste d’attaquant avec le numéro 95 sur le dos, référence à son record sur 100 m (9.58). Il avait notamment inscrit deux buts lors de son premier match comme titulaire, en amical, le 12 octobre.

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                En Australie, Usain Bolt tente de réaliser son rêve de devenir footballeur professionnel



Mais les négociations pour un éventuel contrat professionnel ont été compliquées. Le montant proposé par le club aurait été bien inférieur aux exigences du Jamaïquain : selon le Sydney Daily Telegraph, l’offre des Mariners aurait avoisiné 150 000 dollars australiens (moins de 100 000 euros), quand l’entourage de Bolt plaçait la barre à trois millions de dollars australiens (près de 1,8 million d’euros).
Pas de sponsors extérieurs
L’appel à des sponsors extérieurs pour trouver des financements n’a pas abouti. « Le club et Ricky Simms [e représentant de Bolt] ont eu des conversations avec des partenaires extérieurs pour trouver une solution commerciale qui convienne à toutes les parties, ont fait savoir les Mariners. En dépit de partenaires potentiels encourageants, Bolt et les Central Coast Mariners en ont conclu amicalement qu’ils ne parviendraient pas à trouver un accord convenable dans un délai convenable. »
« Je voudrais remercier les propriétaires des Central Coast Mariners, la direction, les employés, les joueurs et les supporteurs pour m’avoir si bien accueilli, a déclaré Bolt. Je souhaite au club le succès pour la saison qui vient. »
Mi-octobre, Ricky Simms avait annoncé que Bolt avait décliné une offre formulée par le club maltais de La Valette, qui lui proposait un contrat de deux ans. « Nous recevons régulièrement ce type de propositions. Je peux confirmer qu’Usain ne souhaite pas saisir cette opportunité à Malte », avait déclaré l’agent de l’ex-sprinteur.
Tout en souhaitant « bonne chance à Usain Bolt dans sa carrière de footballeur », le directeur exécutif de La Valette FC, Ghasston Slimen avait précisé que l’offre était « toujours sur la table ».

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Ecarté sur blessure de la transatlantique il y a quatre ans, Armel Le Cléac’h figure parmi les favoris de l’édition 2018 de la mythique course à la voile en solitaire.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/11/2018
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Route du rhum : l’heure de la revanche pour le « Chacal »

Ecarté sur blessure de la transatlantique il y a quatre ans, Armel Le Cléac’h figure parmi les favoris de l’édition 2018 de la mythique course à la voile en solitaire.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 08h29
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 06h39
    |

            Clément Martel (Lorient, envoyé spécial)








                        



   


« On empanne dans trois minutes ! » Sur le pont du maxi Banque-Populaire-IX, l’équipage s’active en cette fin octobre. Juché à la barre du trimaran géant, Armel Le Cléac’h ne quitte pas des yeux les côtes de l’île de Groix qui se rapprochent. De son regard sombre, ton sur ton avec la grand-voile noire, le skipper ne manque aucun détail, ne rate aucun réglage. Dimanche 4 novembre, c’est seul qu’il prendra le départ de la Route du rhum. Et il sait que le temps presse.
A 41 ans, le dernier vainqueur du Vendée Globe (2016) aspire à épingler cette « mythique transatlantique » à son palmarès. Et « à prendre une revanche sur le sort », comme il le disait peu après avoir posé pied à terre au terme de son tour du monde victorieux. « Ce sera mon plus gros défi », assurait-il. Car la relation d’Armel Le Cléac’h à la course – qui souffle ses 40 bougies cette année – reliant les remparts de Saint-Malo aux côtes de la Guadeloupe est à l’image de l’océan qu’il s’apprête à franchir : faite de creux et de crêtes.
Enfant, le natif de Saint-Pol-de-Léon (Finistère), petit-fils d’officier de marine marchande devenu pêcheur, allait admirer en famille les navires de course sur les pontons de Saint-Malo. Il est resté marqué par l’édition de 1986, où le démesuré maxi-catamaran Royale-II avait chaviré dans des rafales brutales comme des tornades. Son skipper, Loïc Caradec, ne sera jamais retrouvé. Un choc pour le jeune Armel, 9 ans, qui se souvient « l’avoir vu sur son bateau, quelques jours avant le départ. »
La lutte pour la victoire

   


Le navigateur a déjà pris à deux reprises le départ de « cette course qui [le] faisait rêver même s’[il] ne [s’y] voyait pas y participer ». Pour son initiation, en 2006, il termine quatrième en catégorie Imoca (celle du Vendée Globe). Quatre ans plus tard, c’est à la seconde place qu’il passe la ligne d’arrivée. De quoi donner faim à un marin qui n’envisage pas la course autrement que par la lutte pour la victoire.
Mais, en 2014, alors qu’il est passé dans la catégorie supérieure de bateaux et qu’il apparaît, avec son maxi-trimaran Banque-Populaire-VII, comme l’un des favoris de la transatlantique, il est écarté de la course. Avant même le départ : gravement blessé à la main en lavant sa voiture, la mort dans l’âme, il est contraint au forfait.
Si le vétéran Loïck Peyron le remplace et l’emporte, permettant à l’équipe et au sponsor de sabrer le champagne, le skipper admet avoir « vécu un très difficile moment intérieurement ».
« Il a ça en lui, il veut gagner, il ne lâche rien, relève Ronan Lucas, le team manager de Banque-Populaire qui l’accompagne au quotidien. Armel a un peu deux visages. D’un côté la personne qu’il est à terre, presque timide, de l’autre le guerrier qu’il peut être en mer, avec l’investissement physique, intellectuel, que ça nécessite pour faire avancer son bateau. »

   


« Il est très tenace »
Si à terre, le solide Breton se montre affable avec ses interlocuteurs, ceux qui ont navigué contre lui le confirment : sur l’eau, Le Cléac’h n’usurpe pas son surnom de « Chacal ». « Comme l’animal du même nom, il est très tenace », confirme le vainqueur de l’édition 2002 du Rhum, Michel Desjoyeaux.
De celui qu’il a remplacé au pied levé en 2014, Loïck Peyron dit qu’« il est la définition parfaite du type de skipper capable de gagner des courses aujourd’hui. Avec le physique à la hauteur de son intelligence. » Et Le Cléac’h entend tout mettre de son côté pour parvenir à ses fins. Ingénieur de formation – comme nombre de ses concurrents –, le Saint-Politain insiste sur le moindre détail capable de le faire progresser dans la connaissance de son bateau. Il s’est beaucoup impliqué dans la conception de sa nouvelle monture, sortie des chantiers en début d’année.
« Quelqu’un qui navigue en solitaire, c’est quelqu’un qui passe toutes ses traversées à réfléchir à comment ça pourrait être différent et comment ça pourrait être mieux, confirme l’architecte Vincent Lauriot-Prévost, du cabinet VPLP (où ont été conçus la majorité des  “bateaux-volants” actuels). Et Armel est comme ça, il a des idées assez précises sur l’évolution qu’il verrait. »
Maxi-bateaux volants
Cette année, Le Cléac’h fait partie des cinq navigateurs à la barre des Ultimes qui postulent à la victoire à la Route du rhum. Pour la première fois, trois de ces « maxi-bateaux-volants » qui vont s’affronter sont équipés de foils, des appendices permettant de s’élever au-dessus des flots et d’augmenter drastiquement la vitesse. 
« C’est vraiment comme un turbo », assure le navigateur, qui sait qu’il lui manque des « heures de vol » pour maîtriser parfaitement son navire. Car Armel Le Cléac’h a subi un nouveau coup d’arrêt. En avril, alors qu’il se préparait en vue de la course, son bateau chavire. « Les conditions n’étaient pas dantesques, je pensais que c’était stable et m’apprêtais à faire une petite sieste. » S’il sort indemne de l’accident, comme ses équipiers, le mât de son maxi-trimaran est brisé. Ayant mis à profit son repos forcé pour se préparer physiquement, Le Cléac’h affronte le temps depuis fin août et son retour à bord. « On ne part pas d’une page blanche mais tout est à peaufiner et en accéléré », explique-t-il.
Pour tenter de combler son retard sur ses concurrents, le skipper use de son « important sens de la concentration » qu’admire Loïck Peyron : « Chez lui, contrairement à moi d’ailleurs, il n’y a pas de gestes inutiles. » Christian Le Pape abonde : « Chez Armel, l’efficacité prime. »
Tout, sauf une tête brûlée
Là où bien des coureurs au large poursuivent des sensations de glisse – Sébastien Josse et François Gabart font régulièrement des sorties de kitesurf à foil –, « Armel est tout sauf une tête brûlée, souligne Christian Le Pape. Il vient d’une terre d’agriculture et il a un bon sens terrien, ancré dans le sol – pas la mer ». Un paradoxe que le navigateur assume. « On n’est pas obligé d’avoir un passif de kite-surfeur ou d’avoir fait du vol pour être apte à pratiquer la voile de demain. C’est la technique et le travail, et pas forcément les sensations qui nous rendent performant. »
« Armel est une belle machine à compétition qui a beaucoup gagné même s’il n’a pas eu beaucoup de réussite en multicoque. Mais étonnamment, il n’est pas aussi passionné par la technologie que moi ou d’autres », nuance Michel Desjoyeaux. « Mais il est dans l’esprit de compétition et très tenace. Et son équipe lui a fait un super bateau », ajoute « le Professeur », qui ne prend pas le départ cette année.

   


« Je ne peux pas dire que cette course me porte malheur ou est ardue par rapport à mon parcours, philosophe Le Cléac’h, plus motivé que revanchard. C’est comme ça, on n’y arrive pas forcément du premier coup. » Son dernier Vendée Globe a montré que c’est à la troisième tentative qu’il exploitait au mieux son potentiel. Pour sa troisième rasade de Rhum, le « Chacal » ne serait pas contre renouveler l’expérience.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le biathlète dénonce l’incohérence entre la candidature à l’organisation des JO et la volonté de réduction des moyens alloués aux fédérations.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/11/2018
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Martin Fourcade : « Nos fédérations font déjà les fonds de tiroir pour fonctionner »

Le biathlète dénonce l’incohérence entre la candidature à l’organisation des JO et la volonté de réduction des moyens alloués aux fédérations.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 10h44
    |

            Clément Guillou








                        



   


Alors que le sport français traverse une période de turbulences, Martin Fourcade, le Français le plus titré de l’histoire aux Jeux olympiques (JO), met en garde contre la tentation gouvernementale de réduire les moyens alloués aux fédérations, notamment en se débarrassant de la prise en charge des conseillers techniques sportifs (CTS) – selon le projet de loi de finances pour 2019, le ministère des sports fonctionnera avec un budget en baisse de 30 millions d’euros et devra supprimer, d’ici à 2022, l’équivalent de 1 600 emplois temps plein. Président de la commission des athlètes des JO 2024, le biathlète stigmatise le manque de cohérence entre la candidature à l’organisation des Jeux et la dynamique actuelle.
Pourquoi prendre la parole aujourd’hui ?
Je me suis longtemps posé la question de donner mon avis de manière argumentée et, une fois que Kevin Mayer ou Teddy Riner s’étaient exprimés sur le sujet, je n’ai pas eu envie d’en rajouter. Je ne voulais pas jeter de l’huile sur le feu, par respect pour les gens qui se démènent pour trouver des solutions, d’autant plus que nous venions d’avoir un changement de ministre. Mais les signaux ne vont pas dans la bonne direction.
C’est-à-dire ?
On s’est battus comme des chiens pour avoir l’organisation des Jeux olympiques 2024 après de nombreux échecs. Le comité de candidature a mis énormément d’énergie et tout le monde s’est soudé autour de ce dossier, qu’il s’agisse de l’Etat, des collectivités territoriales ou du mouvement sportif, tout le monde a parlé d’une seule voix. Or, aujourd’hui, les signaux qui nous sont envoyés montrent l’absence de continuité.

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Pourquoi avoir dépensé autant d’énergie pour faire cela aujourd’hui ? En tant que sportif, quand j’ai gagné une médaille, je pense à celle d’après, je ne m’arrête pas de travailler. Ce n’est qu’une étape de les avoir obtenus. Il y a peut-être eu une décompression. Il faut retrouver l’unité qui avait prévalu durant la campagne.
En quoi la situation actuelle vous inquiète-t-elle ?
Je n’ai pas peur pour moi mais pour l’athlète que j’étais il y a dix ans et qui avait besoin des moyens de sa fédération et des conseillers techniques sportifs (CTS). Les CTS, je sais ce que ça représente. Stéphane Bouthiaux [son entraîneur historique, qui a cessé de travailler avec lui à la fin de la saison dernière] en est un. Il y a huit cadres techniques affectés au biathlon, six ont été mes entraîneurs.
Ne pourraient-ils pas être payés par la fédération et non plus par l’Etat ?
Nos fédérations font déjà les fonds de tiroir pour fonctionner. Les athlètes de la Fédération française de ski (FFS) payent une partie du budget de fonctionnement de la fédération. Réduire les moyens de la fédération, cela signifie augmenter la part payée par ses athlètes. Or, pour certains, ce n’est plus possible. La ministre dit : « On a les moyens pour faire. »
En réalité, on ne peut pas faire avec moins, en tout cas dans ma fédération. On fait déjà avec pas grand-chose. C’est la débrouille permanente. En groupe France [le plus haut niveau dans les fédérations], on a parfois des budgets de 40 euros par jour et par athlète pour faire fonctionner un stage : à ce prix-là, il faut parfois se faire à manger soi-même, dormir en chalet pour faire des économies. Pas grand monde à l’étranger ne fonctionne dans ces conditions-là.
Avez-vous le sentiment que les opinions des sportifs sont suffisamment défendues par le Comité national olympique (CNOSF) ?
Je pense que le CNOSF est à l’écoute de nos messages. Mais que ce soit les pouvoirs publics, les amoureux de sport, pas grand monde n’imagine les moyens avec lesquels on travaille aujourd’hui. Il y a un décalage entre l’image que renvoie le sport de haut niveau et la réalité de nombreuses fédérations. C’est un message qu’on doit faire passer : on est loin de vivre dans l’opulence.
Est-il difficile de se faire entendre des instances politiques lorsque l’on est athlète ?
A la commission des athlètes de Paris 2024, je ne le ressens pas. Nous travaillons avec des personnes issues du mouvement sportif, Tony Estanguet, Jean-Philippe Gatien. Sur des candidatures plus politiques, les athlètes peuvent servir de caution. Par exemple, je n’aurais pas forcément accepté ce rôle pour Paris 2012. Mais la présence de Tony, le fait que ce soit lui qui prenne les décisions, rend les choses tellement plus fluides et logiques. Ses décisions sont motivées par son passé d’athlète.

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Quand la voix des athlètes est consultative, c’en est une parmi d’autres et elle n’est pas privilégiée. Là, quand je fais remonter une information, je sais qu’elle est prise en compte par quelqu’un qui comprend nos problématiques. Je n’ai pas en face de moi quelqu’un qui écoute d’une oreille et prend mon avis comme une donnée parmi d’autres, comme c’est le cas à la Fédération internationale de biathlon (IBU), où je suis l’un des quatre représentants des athlètes, ou comme cela semble être le cas à l’Agence mondiale antidopage (AMA).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le PSG, qui reçoit son dauphin Lille en ouverture de la 12e journée de Ligue 1, s’appuie sur des joueurs formés au club depuis le début de saison.
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Football : la jeunesse (enfin) triomphante du PSG

Le PSG, qui reçoit son dauphin Lille en ouverture de la 12e journée de Ligue 1, s’appuie sur des joueurs formés au club depuis le début de saison.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 18h04
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


Au Paris-Saint-Germain, la jeunesse n’a pas encore pris le pouvoir mais elle a déjà le droit de cité dans un effectif cinq étoiles construit à grands frais. Une petite révolution. Calée à quatre jours d’un déplacement déjà décisif à Naples en Ligue des champions, la réception de Lille, vendredi 2 novembre, en ouverture de la 12e journée de Ligue 1, devrait être une nouvelle occasion de voir les « Titis » du centre de formation profiter de la rotation prévisible de l’effectif par l’entraîneur Thomas Tuchel. Dans un championnat déjà promis à lui, le PSG peut se le permettre, même face à son lointain et étonnant dauphin, qui pointe à huit points.
Depuis le début de saison, neuf « produits » maison (Rabiot, Kimpembe, Areola, Nkunku, N’Soki, Diaby, Dagba, Bernede et Weah) ont participé à au moins une des onze rencontres en championnat. Le record de 2007-2008 (Sakho, N’Gog, Chantome, N’Goyi, Arnaud, Mabiala, Mulumbu, Sankharé, Boli) est donc déjà égalé. Mais à l’époque, cet appel à la jeunesse était presque un choix par défaut pour un club flirtant dangereusement avec la Ligue 2.
« Le PSG s’est même retrouvé avec sept joueurs formés au club en même temps sur le terrain [contre Caen, lors de la 1re journée, alors qu’Areola n’était même pas présent] », note le site Culture PSG, qui a également calculé le temps passé sur le terrain en championnat par les joueurs formés au club, prouvant que leur utilisation n’était pas que cosmétique.
« Ils ont besoin de sentir qu’on les regarde »
En 2011, l’arrivée des Qataris avait eu pour effet secondaire de fermer les portes de l’équipe première à la majorité des jeunes issus du centre de formation. Ces principaux talents ont alors pris le chemin d’un exil plus ou moins forcé à l’image de Mamadou Sakho (départ à Liverpool en 2014), Kingsley Coman (départ à la Juve en 2014) et Jean-Kevin Augustin (départ à Leipzig en 2017).
Mais depuis un an, le club de la capitale a changé sa stratégie. Un choix dicté par les contraintes du fair-play financier mais aussi par les excellents résultats de ses équipes chez les moins de 19 et 17 ans ces dernières années. L’arrivée cet été de Thomas Tuchel – réputé pour jouer la carte jeune au Borussia Dortmund – a accéléré le mouvement. La prestation remarquée du défenseur Stanley N’Soki face à l’OM lors de la dernière journée a prouvé que la machine parisienne pouvait continuer à tourner à plein régime même en l’absence de certains cadres de l’équipe. L’ailier Moussa Diaby ou le milieu Christopher Nkunku s’inscrivent déjà comme des joueurs de rotation appelés à disputer des matchs décisifs quand il le faut.
« Thomas Tuchel fait un travail remarquable, abonde Luis Fernandez, directeur du centre de formation du club la saison dernière. Il a intégré ces jeunes qui ont alors compris que le club leur faisait confiance. Le petit N’Soki, par exemple, avait besoin qu’on le lui montre et Tuchel l’a fait. Ils ont envie de sentir qu’on les regarde. » 
Dans son cahier des charges, l’ancien joueur et entraîneur du PSG avait comme principale mission d’éviter la fuite des talents et convaincre ces jeunes garçons (mais aussi leurs parents et agents) que les portes de l’équipe première n’étaient plus fermées pour eux. Pour cela, il a pu s’appuyer sur quelques exemples inspirants : « Trois joueurs [Areola, Kimpembe et Rabiot] de très haut niveau sont sortis du centre pour intégrer l’équipe première avec succès, mais les passerelles ont été rompues par la suite, pendant trois, quatre ans », poursuit celui qui est désormais ambassadeur du club.
L’ancien international tricolore a aussi œuvré durant son court passage à structurer un centre de formation qu’il avait jugé désorganisé à son arrivée. Il a ainsi milité pour le surclassement des joueurs puis pour que les U19 et l’équipe réserve aient l’autorisation d’effectuer leurs séances sur l’un des deux terrains en pelouse naturelle du Camp des loges, le centre d’entraînement du PSG, à côté des pros. L’idée est toujours la même : créer des passerelles avec la « grande » équipe, comme c’est le cas à Lyon par exemple.
Nouvel organigramme
Cet été, la direction parisienne n’a pas hésité à signer des premiers contrats professionnels assortis de salaires conséquents à certaines jeunes pousses – encore un peu vertes, mais observées par les plus grands clubs européens –, à l’image de Yacine Adli (18 ans), pisté par Arsenal. Enfin, le PSG a chamboulé l’organigramme de ses équipes de jeunes durant l’intersaison avec les arrivées du Néerlandais Leeroy Echteld comme entraîneur de la réserve, Thiago Motta en entraîneur des U19, le Portugais Paulo Noga en tant que directeur technique et Bertrand Reuzeau, manageur général, qui fait son retour aux manettes deux ans après son départ pour Monaco.
Cette structuration doit permettre d’exploiter un vivier presque intarissable de jeunes talents en Ile-de-France. Le Centre international d’études sportives a dévoilé ses statistiques et classé les clubs en fonction du nombre de joueurs formés chez eux et évoluant aujourd’hui dans les cinq plus grands championnats. Si le Real Madrid en occupe la tête devant Lyon, le PSG atteint la 5e place avec 24 joueurs formés au club qui ont ensuite essaimé vers d’autres équipes.

.@OL gets close to .@realmadrid in the exclusive @CIES_Football rankings for clubs having trained the most players… https://t.co/ogQ1nuVRWU— CIES_Football (@CIES Football Obs)


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Comme à Lille, adversaire du soir du PSG, qui compte désormais trois Parisiens dans son effectif. Fodé Ballo-Touré (21 ans, arrivé lors de la saison 2017-2018), Boubakary Soumaré (19 ans, arrivé lors de la saison 2017-2018), et le gardien Mike Maignan (23 ans, arrivé lors de la saison 2015-2016) font aujourd’hui le bonheur de l’effectif de Christophe Galtier. Les trois auront à cœur de briller face à leur club formateur qui, en leur temps, ne leur avait peut-être pas accordé sa confiance. Depuis, le contexte a changé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ L’Américaine de 21 ans devient la première gymnaste à réaliser une telle performance, dépassant la Russe Svetlana Khorkina, triple championne du monde.
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Mondiaux de gym : Simone Biles remporte le concours général pour la quatrième fois

L’Américaine de 21 ans devient la première gymnaste à réaliser une telle performance, dépassant la Russe Svetlana Khorkina, triple championne du monde.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 18h09
   





                        



   


A seulement 21 ans, l’Américaine Simone Biles a remporté pour la quatrième fois le titre de championne du monde du concours général, jeudi 1er novembre, à Doha. Elle devient la première gymnaste à réaliser une telle performance, dépassant la Russe Svetlana Khorkina, triple championne du monde. Au total, Simone Biles détient douze titres mondiaux, un record chez les femmes.
Avec un total de 57,491 points, Biles a, pourtant, été loin d’être irréprochable dans l’exécution de ses mouvements au saut et à la poutre, mais la petite ouverture laissée à la concurrence n’a pas été saisie. La médaille d’argent est revenue à la Japonaise Mai Murakami (55,798), alors que l’Américaine Morgan Hurd, tenante du titre, complète le podium (55,732).
Sa première compétition depuis les JO de 2016
Biles a fait à Doha son retour à la compétition internationale après des Jeux olympiques fastueux à Rio en août 2016, où elle était rentrée du Brésil avec cinq médailles, dont quatre en or – concours général, sol, saut et par équipes, plus le bronze à la poutre. Au Qatar, elle est allée chercher la médaille d’or collective avec une équipe américaine renouvelée et une nouvelle fois hors d’atteinte de la concurrence.
Jeudi, elle a commencé sa compétition avec son saut inédit et qui porte désormais son nom. Mais contrairement aux qualifications (15,966 points), elle n’a pu empêcher un déséquilibre à la réception, tombant sur les fesses.
Son score de 14,533 à cet agrès a laissé planer un suspense sur l’issue. Rebelote à la poutre, où elle a chuté, avec de nombreux déséquilibres qui lui ont coûté de précieux dixièmes de points. Et c’est aux barres asymétriques, jusqu’à présent son talon d’Achille, qu’elle a repris les choses en main (14,725). Au coude à coude avec la concurrence avant le dernier agrès, elle s’est imposée grâce à sa prestation au sol, avec une note de difficulté bien plus élevée, malgré une exécution hésitante (15,000).

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Le capitaine de l’équipe de France, Yannick Noah, a dévoilé, mercredi, sa liste des joueurs sélectionnés pour disputer la finale contre la Croatie, du 23 au 25 novembre.
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Finale de la Coupe Davis : avec Gasquet, Pouille et Tsonga, sans Monfils et Benneteau

Le capitaine de l’équipe de France, Yannick Noah, a dévoilé, mercredi, sa liste des joueurs sélectionnés pour disputer la finale contre la Croatie, du 23 au 25 novembre.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 13h20
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 17h05
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


« Je n’ai pas eu de nouvelles, cela ne doit pas être très bon signe. Je n’ai pas très bien joué les dernières semaines aussi. Je ne sais pas trop… » L’autocritique était signée Jérémy Chardy, mardi 30 octobre, après sa défaite contre Fernando Verdasco, mais le même refrain sortait de la bouche des Français, ces derniers jours, dans les couloirs de Bercy, tous éliminés avant le stade des huitièmes de finale du Masters 1000 de Paris. Aucun d’entre eux n’avait reçu de signaux de leur capitaine de Coupe Davis, en vue de la finale contre la Croatie (du 23 au 25 novembre).
Yannick Noah a mis fin au suspense, jeudi 1er novembre, en dévoilant sa liste des six joueurs présélectionnés pour Lille, à savoir Jérémy Chardy, Richard Gasquet, Pierre-Hugues Herbert, Nicolas Mahut, Lucas Pouille et Jo-Wilfried Tsonga. Tous partiront en stage de préparation au centre de ligue des Hauts-de-France à Marcq-en-Barœul, à partir du lundi 12 novembre. Une liste de cinq noms sera communiquée dix jours avant le tirage au sort et la sélection sera officielle le jeudi 22 novembre.

En vue de la finale de la #CoupeDavis, @NoahYannick a  décidé d’effectuer un stage au centre de ligue des Hauts-de… https://t.co/v20PPRPkGW— FFTennis (@FFT)


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Saison calamiteuse pour tous les Français
Noah, qui n’a pas été aperçu à Bercy, a dû se faire de sacrés nœuds au cerveau pour établir sa liste. Lui qui espérait affiner ses choix en fonction des résultats de ses ouailles lors de leur dernière apparition officielle avant la finale, qui plus est à domicile, avait encore moins de certitudes qu’à la veille du tournoi.

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Pour la première fois dans l’histoire de Bercy, aucun des dix joueurs français engagés ne s’est qualifié pour les huitièmes de finale. Un verdict calamiteux qui s’ajoute à une litanie de statistiques non moins plombantes cette saison.
Sur les neuf tournois de Masters 1000, seul Richard Gasquet, à Monte-Carlo, est parvenu à se qualifier pour un quart de finale. En Grand Chelem, personne n’a fait mieux que huitième de finale (Monfils, Mannarino et Simon à Wimbledon). Résultat : pour la première fois depuis 1994 (Guy Forget était 40e), aucun Français ne figurera parmi les 25 premiers du classement en fin de saison.

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Appels du pied
Aussi la sélection semblait plus ouverte que jamais : une dizaine de joueurs pouvaient y prétendre. Depuis lundi, malgré leurs déboires sur le court, tous les Français rivalisaient de déclarations sous forme d’appels du pied.
A commencer par Richard Gasquet : « Je n’ai pas forcé plus que ça. Il y a une finale derrière, même si je ne sais pas encore si je suis sélectionné, je suis motivé pour la suite. Je suis sûr que je serai à 1 000 % prêt, assurait le numéro un français après sa défaite face à Jack Sock, mercredi. C’est une saison pourrie pour beaucoup, y a pas un mec dans les 20 premiers [du classement ATP], mais ce dont je suis sûr, c’est qu’on est largement capables de battre la Croatie, même avec deux grands joueurs en face. Avec le vécu et l’expérience qu’on a, on a tout pour gagner cette finale. »
Si la présence du Biterrois était attendue, et celle de Lucas Pouille pressentie, le choix de Jo-Wilfried Tsonga est, en revanche, plus audacieux dans la mesure où, cette saison, celui-ci a été éloigné des terrains entre février et début septembre.
Début avril, il s’était finalement résolu à être opéré du ménisque gauche. Retombé à la 256e place du classement mondial, il n’a disputé que cinq matchs depuis son retour, pour une seule victoire.
Mais après sa défaite mardi au premier tour de Bercy face à Milos Raonic (7-6, 6-7, 6-7), Tsonga – qui avait œuvré en coulisses en faveur d’un retour de Noah aux commandes de l’équipe de France, en septembre 2015, tout comme Gasquet – se voulait rassurant : « Je me dis que je peux être dans les temps et c’est une motivation incroyable de me dire que je peux être dans l’équipe. S’il [Noah] décide de me prendre, je ferai encore les choses plus assidûment que pour moi. » 
Monfils, l’éternel absent
Malgré le bilan de Gaël Monfils sur terre battue, surface sur laquelle se déroulera la finale, Yannick Noah a donc décidé de se passer de ses services. Il faut dire que le Parisien n’a plus joué une rencontre de Coupe Davis depuis la première sélection de Noah en Guadeloupe en mars 2016, face au Canada.
Lors de la demi-finale à Zadar (Croatie) cette même année, il avait été prié par le capitaine de reprendre l’avion après son forfait de dernière minute. Depuis, on savait les relations encore tièdes entre les deux hommes.
Adrian Mannarino et Gilles Simon, qui enregistrait les moins mauvais résultats parmi ses coéquipiers ces dernières semaines, n’ont pas non plus été retenus. Pas plus que Benoît Paire et… Julien Benneteau. Ce dernier, dont c’était la dernière saison sur le circuit, voit donc son départ à la retraite précipité.

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