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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Les autorités recommandent la plus grande prudence dans les déplacements et les loisirs, et appellent à éviter d’emprunter le réseau routier secondaire.
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Orages et pluies : la Corse placée en vigilance orange pour la journée de dimanche

Les autorités recommandent la plus grande prudence dans les déplacements et les loisirs, et appellent à éviter d’emprunter le réseau routier secondaire.



Le Monde.fr avec AFP
 |    03.11.2018 à 17h51
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 18h03
   





                        



   


Météo France a placé la Corse en vigilance orange pour orages, pluies et inondations, pendant toute la journée de dimanche et dès la fin de soirée, samedi, les premières précipitations importantes étant attendues dans la nuit.
Les deux départements insulaires sont concernés par cet « épisode pluvio-orageux intense nécessitant un suivi particulier du fait de son intensité et de sa durée », a souligné Météo France dans un communiqué, alors que de premières averses faibles étaient déjà constatées dans l’est de l’île.
La situation doit s’aggraver en seconde partie de nuit, tout d’abord dans le sud de la Corse, puis en fin de nuit et en journée « sur l’ensemble de la façade orientale principalement », précisent les météorologues.
Des cumuls de 80 à 100 mm de précipitations
Des précipitations intenses sont attendues, de l’ordre de 50 à 60 mm en une à deux heures, et accompagnées de grêle et de rafales.
« Entre ces vagues orageuses, des précipitations » sont aussi prévues « sur les versants est », poursuit Météo France. « On attend des cumuls de l’ordre de 80 à 100 mm, localement 130 à 150 mm au moins. D’autres passages orageux à confirmer peuvent se produire en soirée de dimanche. »
Les autorités recommandent la plus grande prudence dans les déplacements et les loisirs, et appellent à éviter d’emprunter le réseau routier secondaire.
En début de semaine, l’île avait déjà été balayée par la tempête Adrian avec des rafales à 160 km/h, faisant un blessé grave et privant d’électricité des milliers de foyers. Le niveau d’alerte rouge avait été déclenché.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ La décision a été prise après la diffusion d’une vidéo de l’ONG L214 où certains animaux commençaient à être découpés « encore vivants ».
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Dans l’Indre, un abattoir fermé provisoirement après des « actes inexcusables » sur des animaux

La décision a été prise après la diffusion d’une vidéo de l’ONG L214 où certains animaux commençaient à être découpés « encore vivants ».



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 15h29
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 16h08
   





                        


Le préfet de l’Indre a ordonné, samedi 3 novembre, la suspension provisoire et immédiate de l’activité d’un abattoir du département, à la demande du ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, qui a dénoncé dans un communiqué les « pratiques inacceptables » et des « actes inexcusables » de l’établissement.
Cette décision fait suite à la diffusion par l’association de défense des animaux L214 d’images provenant d’une vidéo de surveillance de l’abattoir communal du Boischaut, abattoir public géré par la communauté de communes de La Châtre et Sainte-Sévère. Des images qui montrent, selon l’association, de « nombreuses violations de la loi encadrant les conditions de mise à mort des animaux ».

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Des animaux découpés « encore vivants »
On y voit des animaux, déjà suspendus par une patte, saignés alors qu’ils « sont pleinement sensibles et conscients ». « Aucun contrôle de sensibilité n’est effectué après l’utilisation du matador [pistolet à tige perforante] censé étourdir les animaux, écrit l’association dans un communiqué. Des bovins commencent à être découpés alors qu’ils sont encore vivants. »
L214 dit également constater des manquements concernant les règles sanitaires. Les images montrent un employé chargé de saigner les animaux vêtu d’un « simple t-shirt », sans équipement professionnel. Par ailleurs, « une fois assommés, les bovins tombent dans le sang et les excréments des animaux abattus avant eux ». La vidéo a été publiée en ligne et est commentée par la chanteuse Samaha du groupe Shaka Ponk. L214 dit avoir porté plainte auprès du procureur de Châteauroux pour maltraitance et sévices graves.
Dans son communiqué, le ministre de l’agriculture reconnaît :
« Le bilan des inspections spécifiques à la protection des animaux conduites en 2016 dans tous les abattoirs de boucherie français avait montré que certains progrès restaient à faire en France, notamment sur les procédures de contrôle interne. (…) Les images diffusées témoignent (…) de la nécessité d’accélérer encore les travaux sur la formation des personnels et sur leur encadrement par des responsables de la protection animale. »
Le ministre a demandé à la Brigade nationale d’enquête vétérinaire d’ouvrir une enquête administrative. Des décisions « appropriées » seront prises sur la base de ces conclusions.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ En raison de son jeune âge, l’adolescente ne risque que des sanctions éducatives. Une centaine de personnes ont été interpellées le 31 octobre.
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Une mineure de 13 ans mise en examen pour avoir jeté de l’acide sur un policier le soir de Halloween

En raison de son jeune âge, l’adolescente ne risque que des sanctions éducatives. Une centaine de personnes ont été interpellées le 31 octobre.



Le Monde.fr avec AFP
 |    03.11.2018 à 12h58
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 15h53
   





                        


Une adolescente de 13 ans, soupçonnée d’avoir jeté de l’acide sur un policier le soir de Halloween à Montgeron, dans l’Essonne, le blessant légèrement à la main, a été mise en examen, vendredi 2 novembre, selon le parquet d’Evry.
La jeune fille a été mise en examen par le juge des enfants pour « violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique avec arme ». « Elle a été remise en liberté surveillée préjudicielle et devra faire l’objet d’un suivi éducatif avec des éducateurs », a détaillé le parquet.
Concrètement, étant donné le jeune âge de l’adolescente, elle devra comparaître devant un juge des enfants mais ne pourra faire l’objet d’une condamnation pénale. Des sanctions éducatives pourront toutefois être prononcées à son encontre.
Visage masqué
Deux autres adolescentes qui avaient été interpellées ont également été remises en liberté avec un simple rappel à la loi.
Les faits remontent à la nuit de mercredi à jeudi à Montgeron. Trois jeunes, le visage masqué, ont tenté de pénétrer de force dans une épicerie. Une patrouille de police présente dans le secteur est intervenue et un policier a été légèrement blessé à la main.
La nuit de Halloween a été émaillée d’incidents dans ce département de banlieue parisienne. Au total, en France, plus d’une centaine de personnes ont été interpellées en marge de la fête, un chiffre toutefois inférieur aux années précédentes.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Editorial. Il aura fallu une forte mobilisation médiatique pour que les pouvoirs publics prennent la mesure du phénomène sans mettre toutefois un terme à la cacophonie et aux cafouillages.
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L’affaire des bébés sans bras : assez de confusion !

Editorial. Il aura fallu une forte mobilisation médiatique pour que les pouvoirs publics prennent la mesure du phénomène sans mettre toutefois un terme à la cacophonie et aux cafouillages.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 11h00
   





                        


Editorial du « Monde ». Des bébés qui naissent sans bras, ou sans main, en l’espace de quelques années, dans la même zone, parfois dans le même village. Et sans que nul ne comprenne pourquoi. Depuis fin septembre, l’actualité est scandée par les histoires dramatiques de familles qui cherchent des explications à la malformation de leur enfant. Dans l’Ain, dans un rayon de 17 km autour du village de Druillat, huit cas recensés entre 2009 et 2014 ; dans le Morbihan, quatre cas à Guidel entre 2011 et 2013 ; en Loire-Atlantique, trois cas à Mouzeil en 2007 et 2008.
L’affaire est en réalité ancienne. Mais il aura fallu la forte mobilisation médiatique de ces derniers jours et l’émotion qu’elle a suscitée dans l’opinion pour que les autorités sanitaires la prennent au sérieux. De fait, toute l’histoire avait été révélée par Le Monde dès septembre 2016, sans soulever à l’époque d’indignation particulière : le registre des malformations congénitales de Rhône-Alpes (Remera) signalait à l’agence Santé publique France (SPF) une situation selon lui anormale dans l’Ain et pointait l’existence d’autres agrégats suspects de cas d’agénésies transverses des membres supérieurs (ATMS). Le Remera estimait nécessaire la conduite d’enquêtes poussées, afin de chercher la ou les causes de ces malformations – contamination industrielle ou alimentaire, produits phytosanitaires, infections… les hypothèses ne manquent pas.

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Tel n’était pas l’avis de SPF : après trois rapides enquêtes infructueuses, l’agence mettait un terme à ses investigations. En 2016, après des débats acrimonieux avec Emmanuelle Amar, la directrice du Remera, SPF considérait l’affaire comme classée. Mais fin septembre 2018, Le Monde signale que le Remera – le registre à l’origine de l’alerte – n’est plus financé par les pouvoirs publics et que son activité de surveillance est promise à une extinction rapide.
Gestion erratique
L’histoire s’emballe alors brusquement, et c’est peu de dire que la gestion de cette crise par les autorités sanitaires aura été erratique. Sous la pression médiatique, SPF se résout à publier, le 4 octobre, ses trois rapports enterrés depuis 2016. Mais l’agence n’en démord pas et annonce qu’elle ne conduira pas d’enquête plus poussée, celle-ci n’ayant que peu de chances d’aboutir. Virage à 180 degrés quelques jours plus tard : l’agence est désavouée par le gouvernement, qui, devant l’émotion publique, lui demande de nouvelles investigations.

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Le directeur général de l’agence estime, désormais, qu’« il faut absolument qu’on essaie de comprendre pourquoi certains enfants naissent sans main ou sans bras ». Ainsi, après deux ans de silence et d’inaction, SPF annonce le 30 octobre la découverte, par simple consultation du programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI), de dix cas « suspects » supplémentaires dans l’Ain ! Mais ces cas supplémentaires en sont-ils vraiment ? L’agence confesse n’avoir pour l’heure aucune information sur la nature précise des malformations, ni même sur leur localisation exacte, laissant involontairement infuser l’idée que l’affaire est en réalité bien plus grave qu’il n’y paraissait.
Cette cacophonie a presque fait oublier que les salariés du Remera ont reçu leur lettre de licenciement courant octobre, avant que ces procédures soient suspendues le 30 octobre. Il serait temps de mettre un terme à ces cafouillages et de chercher sérieusement à établir la vérité. Les pouvoirs publics doivent cette transparence aux familles concernées.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Dans « Le Figaro » de samedi, cinq hommes, dont Laurent Wauquiez, s’inquiètent du risque « à nier délibérément le rôle et la représentation du père ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Cinq personnalités des Républicains signent une tribune contre la PMA pour toutes

Dans « Le Figaro » de samedi, cinq hommes, dont Laurent Wauquiez, s’inquiètent du risque « à nier délibérément le rôle et la représentation du père ».



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 10h12
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 17h06
   





                        


Cinq personnalités des Républicains ont publié, samedi 3 novembre, une tribune dans Le Figaro intitulée « Pourquoi les Républicains s’opposeront à la PMA sans père ».
Dans ce texte, Laurent Wauquiez, président de LR, Christian Jacob, Bruno Retailleau et Franck Proust, présidents des groupes parlementaires de LR, et Jean Leonetti, président du conseil national de LR, estiment que ce sujet, qui « ouvre la voie à des dérives qu’il faut mesurer avec lucidité », exige « non pas les seuls bons sentiments, mais un “cœur intelligent” ».
« N’y a-t-il pas de risque à nier ainsi délibérément le rôle et la représentation du père dans l’éducation de l’enfant ? », s’interrogent les signataires, qui rappellent qu’« il y a cinq ans, l’actuel premier ministre s’engageait à “s’opposer résolument” à la PMA sans père ».
« Marchandisation croissante des gamètes »
« Face à la pénurie de dons de sperme, l’extension de la PMA nous expose, comme le souligne le Comité consultatif national d’éthique, à une marchandisation croissante des gamètes humains débouchant sur un véritable “business de la création” », argumentent les cinq hommes.
« Nous avons collectivement pour tâche de redécouvrir le sens des limites en forgeant une écologie de l’enracinement, soucieuse de l’être humain », estime cette tribune, avant de conclure : « La courbe des sondages ne nous dictera pas l’idée que nous avons de la société et de l’être humain. »

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Une femme afghane avait déposé sept plaintes contre son conjoint, pour violences et menaces de mort réitérées, avant d’être assassinée mardi.
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Besançon : le conjoint et meurtrier présumé d’une femme afghane arrêté à Athènes

Une femme afghane avait déposé sept plaintes contre son conjoint, pour violences et menaces de mort réitérées, avant d’être assassinée mardi.



Le Monde.fr avec AFP
 |    03.11.2018 à 09h44
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 17h16
   





                        


Le meurtrier présumé et mari de Razia, Afghane de 34 ans poignardée à mort en pleine rue mardi midi à Besançon, a été arrêté, vendredi 2 novembre, à l’aéroport d’Athènes.
Rafid A., 38 ans, a été interpellé en milieu d’après-midi par les policiers grecs après la diffusion d’un mandat d’arrêt international, selon une information du site de RTL-M6 info confirmée par l’AFP. Il a été placé en garde à vue et devrait être incarcéré dans l’attente de son extradition vers la France, toujours selon le site.
Le parquet de Besançon avait lancé mercredi un appel à témoins pour retrouver cet Afghan après son identification sur les images de caméras de vidéosurveillance.
« L’exploitation d’une caméra de la ville de Besançon a permis de mettre en évidence la présence d’un individu qui suivait la victime (…). L’exploitation plus fine de l’ensemble des moyens de vidéoprotection a confirmé qu’il s’agissait de son mari », a expliqué Etienne Manteaux, procureur de la République de Besançon, mercredi lors d’une conférence de presse.
Sept plaintes contre son mari
Razia a été poignardée de plusieurs coups de couteau au torse et au cou en revenant de ses courses. Des coups qui ont entraîné sa mort par rupture de l’aorte, selon une source judiciaire.
Razia avait déposé sept plaintes contre son mari, trois à Marseille puis quatre à Besançon pour violences volontaires sur conjoint, violences aggravées et menaces de mort réitérées, selon l’association Solidarité Femme, qui logeait Razia depuis un an.
Après avoir demandé le divorce, elle avait obtenu en juillet une ordonnance de protection délivrée par un juge des affaires familiales, interdisant à son mari de l’approcher. Mais celui-ci est donc parvenu à retrouver sa trace et à la rejoindre.
Elle laisse trois enfants de 9, 12 et 16 ans, les deux plus jeunes faisant désormais l’objet d’un placement provisoire décidé par la justice.
« Le passage de Razia dans notre association nous aura marqués à jamais par sa force, sa détermination, son courage, son sourire, son enthousiasme, sa volonté farouche de sauver sa vie et celle de ses enfants », a souligné Solidarité Femme, à l’origine vendredi soir du rassemblement de quatre cents personnes pour un hommage à la victime.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Face à une situation inhabituelle dans cette ville du Pays basque, plusieurs initiatives ont émergé et environ 70 personnes sont actuellement hébergées.
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A Bayonne, la société civile organise l’aide aux migrants

Face à une situation inhabituelle dans cette ville du Pays basque, plusieurs initiatives ont émergé et environ 70 personnes sont actuellement hébergées.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 08h55
    |

                            Michel Garicoïx (Bayonne, correspondant)








                        


« La situation était totalement nouvelle pour nous et on n’avait rien pour y faire face », se remémore Laurence Hardouin, avocate et militante. Ala fin du printemps, Bayonne est devenue un lieu d’étape sur la route migratoire reliant l’Afrique à l’Europe. A partir du mois de juin, place des Basques, en plein centre-ville, une dizaine puis, petit à petit, plusieurs dizaines de personnes débarquent chaque jour des cars en provenance d’Espagne. « A l’époque, l’urgence, c’était pour eux de charger leur téléphone, d’avoir une connexion à Internet, de l’eau, reprend-elle. Rapidement, la discussion s’est portée sur le froid. »
« On en parlait et nous sommes allés voir », se souvient Maite, étudiante en master de droit. Nous leur avons apporté des vêtements chauds ou avons commencé à offrir à une femme isolée notre canapé. De fil en aiguille, en quelques semaines, une chaîne s’est constituée. »
Aujourd’hui, l’initiative s’est transformée en association, Diakité, qui agrège une vingtaine de personnes. « Diakité » ne sort pas d’un dictionnaire basque, « c’est le prénom de l’un des premiers migrants mineurs, précise Vic, salarié de la restauration. C’est notre façon de résister, d’être une société de l’accueil par l’action ». On retrouve parmi les membres de l’association des militants pour le droit au logement, des écologistes, des nationalistes ou, encore, des étudiants en droit.

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« Cela a donné un sens à ma vie »
Depuis le 29 octobre, Diakité intervient dans les locaux ouverts par la mairie pour mettre à l’abri les migrants, le temps de leur escale bayonnaise. Ses membres distribuent des repas et accompagnent les personnes jusqu’aux cars qui les conduiront vers les villes du Nord.
A côté de ce soutien citoyen de circonstance, l’association Solidarité migrants-Etorkinekin (« Avec ceux qui arrivent », en basque), créée en 2015, vient aussi en aide aux migrants, notamment en accompagnant les mineurs, qui doivent prouver leur minorité devant le juge et être scolarisés. Amaia Fontang, figure militante locale et animatrice de cette association issue de la Cimade, rappelle que « le Pays basque a toujours été une terre d’accueil ».
Environ soixante-dix personnes seraient actuellement hébergées dans des familles au Pays basque, au travers de ces différentes initiatives. Comme chez Colette Capdevielle, ancienne députée et conseillère municipale socialiste, qui accueille ces jours-ci un Guinéen. Ou chez Mixel Bernadet, un militant indépendantiste de 66 ans, qui a déjà hébergé plus d’une vingtaine de personnes dans son appartement depuis l’été. « J’avais une chambre disponible et après j’ai récupéré des matelas », détaille cet homme, retraité de la restauration.
Mixel n’avait jamais milité sur les questions migratoires. « Cela a donné un sens à ma vie », dit-il. Certains migrants restent un jour chez lui, d’autres plusieurs mois. Matchie, un jeune homme de 17 ans, parti de Côte d’Ivoire il y a deux ans « pour avoir une vie meilleure », est lui resté quatre jours chez Mixel. Il y retourne régulièrement. Il ne connaissait personne en France il y a encore deux mois. Aujourd’hui, il partage son temps entre trois familles d’accueil, voudrait s’installer à Bayonne et reprendre une scolarité.

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« Un temps pour haïr » : Sociologie de la terreur et de la haine en France

Le romancier et journaliste Marc Weitzmann livre une enquête sociologique, politique et intellectuelle sur la France d’après les vagues d’attentats en prenant le parti du doute, d’une lucidité impuissante.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 14h17
    |

                            Florent Georgesco








                        



                                


                            

Le livre. Nous ne savons pas ce qui s’est passé. De la vague d’attentats qui a frappé la France, on peut mesurer l’ampleur, la barbarie, l’impact psychologique, social et politique. Mais qui prétendra pouvoir mettre précisément au jour sa nature et ses causes ?
Face à cette ignorance, ou à cette incertitude, face, surtout, à l’angoisse qu’elle provoque, il est certes tentant de chercher à lui donner un sens, de ramener le chaos à l’ordre consolant de la vérité abstraite. Si l’on veut résumer en un mot la démarche de Marc Weitzmann dans Un temps pour haïr, vaste et passionnante enquête sociologique, politique, intellectuelle, intime, il suffit de dire que le romancier et journaliste y prend le parti résolument inverse. Le parti du questionnement, du doute, d’une lucidité en quelque sorte impuissante. Il s’agit de montrer ce qui est, sans se mentir sur sa capacité de le comprendre.
Mais il y a tant de choses à raconter, qui ont été si peu ou si mal dites ; il y a tant à voir, dans tant de recoins mal éclairés, que ce tâtonnement même s’impose comme la seule tâche qui ne soit pas mensongère, et la plus urgente. « Le temps des réponses et de l’arrogance intellectuelle est passé », note Weitzmann au début de ce qu’il nomme un « récit subjectif ». Il ajoute : « L’auteur (…) n’est qu’un des personnages d’un mouvement qui nous emporte tous. »
Saisir l’ensemble des phénomènes
Aussi ce livre porte-t-il – dans sa structure parfois hésitante ou dans certains relâchements de son style rapide, nerveux, comme débordé par sa propre énergie – la trace perturbatrice des événements, qui l’ont fait dévier. Marc Weitzmann, en mai 2014, propose au magazine américain en ligne Tablet une série de reportages. Deux ans après l’assassinat d’enfants juifs à l’école Ozar Hatorah de Toulouse par Mohamed Merah, les actes antisémites se sont multipliés. L’écrivain veut saisir l’ensemble de ces phénomènes,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ L’Espagne est devenue la principale porte d’entrée en Europe pour des personnes originaires d’Afrique de l’Ouest qui tentent de gagner la France.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/11/2018
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Entre l’Espagne et la France, la nouvelle route migratoire prend de l’ampleur

L’Espagne est devenue la principale porte d’entrée en Europe pour des personnes originaires d’Afrique de l’Ouest qui tentent de gagner la France.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 10h50
    |

            Julia Pascual (Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) et Irun (Espagne), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Emmitouflé dans un manteau, la tête abritée sous un bonnet, Boris disparaît dans la nuit, sous la pluie. Ce Camerounais de 33 ans, qui parle un français parfait, « traîne » à Irun depuis un mois. Dans cette petite commune du Pays basque espagnol, il attend de pouvoir traverser la frontière et de rejoindre la France, à quelques mètres de là. L’aventure a trop peu de chances de réussir s’il la tente à pied, et il n’a pas l’argent pour se payer un passage en voiture. Il aimerait rejoindre Paris. Mais il doute : « On me dit que c’est saturé. C’est vrai ? Est-ce qu’il y a des ONG ? Vous connaissez Reims ? »
Parti depuis un an de son pays, Boris a traversé le Nigeria, le Niger, l’Algérie et le Maroc avant de gagner l’Europe par la mer. Comme de plus en plus de personnes, il a emprunté la route dite de la Méditerranée occidentale, qui passe par le détroit de Gibraltar. Le passage par la Libye, privilégié ces dernières années, est devenu « trop dangereux » et incertain, dit-il.
En 2018, l’Espagne est devenue la principale porte d’entrée en Europe. Quelque 50 000 personnes migrantes sont arrivées sur les côtes andalouses depuis le début de l’année, en provenance du Maroc, ce qui représente près de la moitié des entrées sur le continent.
Sous l’effet de la baisse des départs depuis la Libye et des arrivées en Italie, les routes migratoires se redessinent. Et bien que les flux soient sans commune mesure avec le pic de 2015, lorsque 1,8 million d’arrivées en Europe ont été enregistrées, ils prennent de court les autorités et en particulier en France, qui apparaît comme la destination privilégiée par ces nouveaux arrivants originaires majoritairement d’Afrique de l’Ouest et du Maghreb.

80 à 100 arrivées quotidiennes
A Irun, Txema Pérez observe le passage en nombre de ces migrants et le compare à l’exil des réfugiés espagnols lors de la guerre civile en 1939 : « On n’a pas vu ça depuis la Retirada »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ La capitale des Hauts-de-France vise le statut de métropole européenne avec d’ambitieux projets d’aménagement. A la clé, des bureaux, des commerces et, surtout, du logement.
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Immobilier : Lille nouvelle étoile du Nord

La capitale des Hauts-de-France vise le statut de métropole européenne avec d’ambitieux projets d’aménagement. A la clé, des bureaux, des commerces et, surtout, du logement.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 06h15
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                            Ludovic Clerima








                        



                                


                            

Qu’il semble loin, le passé industriel lillois ! Les corons célébrés par Pierre Bachelet ont fait place aux tours à l’architecture audacieuse d’Euralille. « L’agglomération lilloise est très dynamique. C’est un pilier de la grande distribution et de l’agroalimentaire. De plus, Lille est la deuxième ville étudiante de France. Si vous ajoutez les prix attractifs et des niveaux de loyers élevés, vous obtenez le parfait mélange pour attirer des investisseurs », souligne Agathe Hennion-Croccel, directrice régionale de Cogedim Hauts-de-France.
Le montant moyen des loyers lillois rapproche des 15,1 euros/m². Une aubaine dans une ville où la proportion d’étudiants atteint 22,5 % et où le taux de vacance locative n’est que de 6,8 %. Ces atouts permettent à l’immobilier neuf de tourner à plein régime : « Le secteur connaît un léger ralentissement, comme partout en France, mais on reste tout de même sur un ratio de 70 % d’investisseurs pour 30 % d’acquéreurs. Les prix varient sur ce marché de 2 800 euros/m² à 4 500 euros/m² avec, à la clé, des rendements qui avoisinent de 4 % à 5 % », assure Philippe Vilanoba, directeur immobilier Nord-Pas-de-Calais pour le groupe Eiffage. Sur dix ans, les prix ont pourtant augmenté de 20,4 %.
Le territoire lillois regorge d’opportunités dans le neuf. « Dans le quartier de Wazemmes, il est possible de trouver des biens à 3 250 euros/m², estime Agathe Hennion-Croccel. Le secteur est encore en pleine mutation, mais les loyers avoisinent les 13 euros/m². On peut encore trouver moins cher si l’on achète aux Bois Blancs, à 3 000 euros/m² ou dans le quartier des Moulins, au pied du métro. Là, les prix sont proches des 3 100 euros/m². Pour passer sous la barre des 3 000 euros, il faudra miser sur les territoires en reconquête de Lille-Sud. La commune a investi dans les équipements publics, école, centre social, bibliothèque, commerces et services afin de changer l’image de ces territoires, notamment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Pour imposer l’individualisation des frais de chauffage, une assemblée générale décide de sanctionner les copropriétaires qui refusent l’accès à leurs compteurs, en leur faisant payer un « forfait », à la place de leur ancienne facture au millième, et indépendamment de leur consommation réelle.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ En mars, Benoît Ducos avait transporté à l’hôpital de Briançon une femme réfugiée enceinte de huit mois. Après avoir été arrêté par un contrôle des douanes il était poursuivi pour délit d’aide à l’entrée et à la circulation.
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Poursuivi pour avoir aidé une migrante sur le point d’accoucher, le parquet retient « l’immunité humanitaire »

En mars, Benoît Ducos avait transporté à l’hôpital de Briançon une femme réfugiée enceinte de huit mois. Après avoir été arrêté par un contrôle des douanes il était poursuivi pour délit d’aide à l’entrée et à la circulation.



Le Monde.fr avec AFP
 |    02.11.2018 à 22h57
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 11h12
   





                        


Le parquet de Gap a annoncé vendredi 2 novembre avoir abandonné les poursuites engagées contre un homme qui avait porté secours à une migrante sur le point d’accoucher, durant l’hiver à la frontière franco-italienne, en invoquant notamment son « immunité humanitaire ».
Le 10 mars, Benoît Ducos, un des bénévoles aidant les réfugiés arrivant dans la région de Briançon, était tombé sur une famille nigériane, un couple et ses deux jeunes enfants, et deux autres personnes ayant porté la femme, enceinte de huit mois et demi, durant leur marche dans le froid et la neige. Avec un autre maraudeur, il avait alors décidé de conduire la mère en voiture à l’hôpital de Briançon. En chemin, celle-ci avait été prise de contractions et à 500 mètres de la maternité, ils avaient été arrêtés par un contrôle des douanes ayant retardé la prise en charge médicale selon lui, ce que la préfecture avait contesté. Le bébé était né dans la nuit par césarienne, en bonne santé.

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Absence de contrepartie
Une enquête avait ensuite été ouverte pour « aide à l’entrée et à la circulation d’un étranger en situation irrégulière ». Après investigations sur « les circonstances dans lesquelles cette aide a été apportée », le parquet a décidé de classer l’affaire sans suite le 27 octobre.
Dans un communiqué publié vendredi, le procureur de la République à Gap, Raphaël Balland, explique que pour le délit d’aide à l’entrée, l’infraction était « insuffisamment caractérisée », l’enquête n’ayant pas permis de déterminer si M. Ducos avait participé « directement ou indirectement à l’organisation du passage illégal de la frontière de ces personnes dans des conditions particulièrement périlleuses ».

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                Une étude décrypte l’état d’esprit des Européens de l’Ouest sur l’immigration



Pour le délit d’aide à la circulation, le magistrat a retenu « l’immunité humanitaire » compte tenu de l’absence de contrepartie et des conditions météorologiques dangereuses, en particulier pour la femme enceinte « qui a déclaré aux enquêteurs avec son conjoint avoir pris ce risque déraisonnable pour ne pas accoucher en Italie, où elle craignait que ses enfants lui soient retirés ». Cette « immunité » est prévue par les dispositions de l’article L. 622-4, alinéa 3, du code de l’entrée et du séjour des étrangers et droit d’asile.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Dans de nombreuses petites villes et zones rurales, trouver un endroit où dîner après 21 heures relève souvent de la gageure.
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Quand seuls le McDo et le kebab restent ouverts


                      Dans de nombreuses petites villes et zones rurales, trouver un endroit où dîner après 21 heures relève souvent de la gageure.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 16h40
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 16h48
    |

                            Lorraine de Foucher








                              

                        

Il est tombé presque aussi vite que la nuit. A Flixecourt, dans la Somme, le rideau du Café du centre qui borde la grande rue s’est posé à 19 h 30. Les clients ont vidé leur verre et sont partis dans le froid nocturne de cette ville tout en brique de 3 000 habitants. Le bourg est devenu désert, mis à part la pizzeria Tasty et le Café du monument, dont la moitié des lettres de la façade d’époque ont disparu. L’établissement offre alcool et kebabs et se targue d’être le seul ouvert au-delà de 22 heures dans le coin. « Hormis McDo, mais on ne peut pas lutter », dit en souriant le barman, qui sert des canettes de bière 8.6 à quatre hommes extatiques devant une ancienne chanteuse pour adolescents devenue actrice, Lorie Pester, de passage à la télévision.
« C’est pas comme si on avait le choix, tout ferme super tôt ici, c’est mort. » Un adolescent de la ville
A la table mitoyenne, trois jeunes parlent de s’afficher sur Snapchat en plantant leurs frites brillantes dans la sauce. Un portable sonne, on entend une mère s’enquérir de son enfant pas rentré, qui lui répond : « Je suis sur la route, maman, j’arrive », et sa voisine de table mime un bruit de mobylette avec sa bouche pour crédibiliser sa réponse. « Kebab, McDo, passé 20 heures, c’est pas comme si on avait le choix, tout ferme super tôt ici, c’est mort », explique l’adolescent.
C’est l’autre secret du succès de McDo dans les petites et moyennes villes françaises : ses horaires d’ouverture. Trouver un endroit où dîner à Flixecourt après 21 heures, ou même dans des communes plus grandes, relève souvent de la gageure. On pourrait penser désertification des campagnes, crise économique, foyer comme nouvelle valeur refuge, si le parking du McDonald’s de Flixecourt, lui, n’était pas plein en ce banal mercredi d’octobre – il ferme à 22 h 30.
« Rapide et peu cher »
Eclairé par les lueurs bleutées du Super U d’à côté, il y a cet ouvrier poseur...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ L’agression de deux femmes dans le 9e arrondissement de la capitale intervient après une série d’attaques contre des couples homosexuels dénoncée sur les réseaux sociaux.
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Nouvelle agression homophobe à Paris

L’agression de deux femmes dans le 9e arrondissement de la capitale intervient après une série d’attaques contre des couples homosexuels dénoncée sur les réseaux sociaux.



Le Monde.fr avec AFP
 |    02.11.2018 à 15h03
   





                        


Un nouveau cas d’agression homophobe, survenu dans le 9e arrondissement de Paris mercredi 31 octobre au soir contre deux femmes, a émergé sur les réseaux sociaux avant de faire l’objet d’une enquête. Selon une source policière citée par l’Agence France-Presse (AFP), un couple de femmes s’embrassait à un arrêt de bus de la capitale lorsqu’un homme a tiré les cheveux de l’une d’entre elles. Sa partenaire a alors poursuivi cet individu, qui lui a asséné un coup de poing au visage. Les blessures causées par l’agresseur ont entraîné pour la victime 21 jours d’interruption de travail (ITT).

Nouvelle agression homophobe hier soir Paris 9e
Deux femmes qui s’embrassaient. 
Plainte déposée.
— UHomophobie (@Urgence Homophobie)


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Selon une source judiciaire citée par l’AFP, l’enquête a été ouverte pour « violences commises en raison de l’orientation sexuelle dans un lieu destiné à l’accès à un transport collectif de voyageurs ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours ». Les investigations ont été confiées au service de l’accueil et de l’investigation de proximité (SAIP) du 9e arrondissement.
Des agressions « indignes de la France »
Ces dernières semaines, les victimes d’attaques de cette nature ont accédé à une visibilité plus importante. Les témoignages sont généralement publiés sur les réseaux sociaux avec une photographie des blessures subies par les personnes agressées. Les hommes y sont plus représentés que les femmes, mais les faits de mercredi soir rappellent qu’ils ne sont pas les seuls concernés.

        Lire aussi :
         

                Homophobie : un constat alarmant



Portant dans les rues la mobilisation commencée depuis la rentrée sur les réseaux sociaux contre les agressions homophobes, 3 000 personnes s’étaient rassemblées à Paris le 21 octobre contre l’homophobie. Plusieurs membres du gouvernement étaient présents à ce rassemblement organisé à l’appel d’associations. Lundi, le président Emmanuel Macron avait dénoncé sur Twitter ces agressions comme « indignes de la France », et annoncé de futures « mesures concrètes », sans en préciser le contenu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Les hommes ont du mal à parler des cancers de leurs organes génitaux, voire à alerter sur d’éventuels symptômes. Médecins et associations tentent de les sensibiliser. Par exemple avec la campagne Movember, qui incite à se laisser pousser la moustache… en novembre.
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Comment casser le tabou des cancers masculins


                      Les hommes ont du mal à parler des cancers de leurs organes génitaux, voire à alerter sur d’éventuels symptômes. Médecins et associations tentent de les sensibiliser. Par exemple avec la campagne Movember, qui incite à se laisser pousser la moustache… en novembre.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 14h57
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 06h40
    |

                            Maroussia Dubreuil








                              

                        

« Quelle taille voulez-vous ? », demande un urologue à son patient, les yeux rivés sur trois petites balles qu’il vient de poser sur son bureau. En 2004, Stéphane Beaumont, 34 ans, vient d’apprendre qu’il souffre d’un cancer du testicule. Son pronostic vital n’est pas engagé mais il va être opéré. « Qu’est-ce que j’allais bien faire d’une prothèse ?, se demande-t-il alors. Cela faisait quinze ans que j’étais avec ma femme, je n’avais rien à lui cacher. » Le médecin ­insiste : « On ne sait jamais. » Stéphane Beaumont choisit finalement la taille intermédiaire. Depuis, ce commercial en informatique et rugbyman amateur assume sa « mono-couille naturelle », du haut de son ­mètre quatre-vingts bien musclé. « Je suis toujours viril, non ? », plaisante-t-il, à une table du restaurant L’Auberge aveyronnaise, dans le ­12e arrondissement, à Paris, où il entend organiser un événement pour ­soutenir la cause des cancers masculins.
Le cancer du testicule touche les 25-30 ans
Voilà sept ans qu’il s’est engagé auprès de l’association ­australienne Movember, qui sensibilise l’opinion publique sur le sujet et lève des fonds pour la recherche sur les maladies masculines, ­notamment les cancers de la prostate et du testicule, en invitant les ­hommes à se laisser pousser la moustache en novembre. Stéphane ­Beaumont dégaine sa toute nouvelle carte de visite façon pochoir-moustache. « J’ai grandi avec Les Brigades du Tigre, j’adore le look. Mais je suis la seule personne à avoir participé à toutes les campagnes Movember en France », regrette-t-il, conscient du tabou que représentent les ­cancers masculins.
« Les hommes ne parlent pas facilement de leur santé, a fortiori quand elle touche leur virilité », constate le professeur Karim Fizazi, ­oncologue, spécialisé dans les cancers génito-urinaires à l’hôpital ­Gustave-Roussy à Villejuif (Val-de-Marne), le premier centre de lutte...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Dans nombre de petites villes françaises, le McDo, symbole de la malbouffe, est pourtant le bienvenu car il maintient un peu de vie sociale.
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« C’est notre café à nous » : quand le McDo remplace le troquet du coin


                      Dans nombre de petites villes françaises, le McDo, symbole de la malbouffe, est pourtant le bienvenu car il maintient un peu de vie sociale.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 14h53
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 17h41
    |

                            Lorraine de Foucher








                              

                        

C’est une cabane en contreplaqué rouge et bois qui toise le parking, en bordure de la RN12, direction Dreux. « Ronald Gym Club » y est inscrit en lettres capitales. Ce mardi après-midi d’automne, les jeux ne sont pas occupés par l’égérie de McDonald’s en train de faire des étirements. Plutôt par des enfants un peu trop âgés aux yeux de la serveuse, charlotte noire sur la tête et surchaussures qui offrent un bruit de plastique à sa démarche décidée.
« Ça suffit de fumer des pétards dans les toboggans ! Ça sent jusqu’au restaurant », admoneste-t-elle en montrant du doigt les effluves de cannabis devant les adolescents hilares. Trois jeunes encapuchés se lèvent. « C’est comme ça tous les jours, je vais encore appeler la gendarmerie si ça continue », menace-t-elle, pendant que ses interlocuteurs sourient et se mettent à chanter : « On est des délinquants, on fume des joints dans les toboggans », sur un air approximatif de rap, en quittant la terrasse du McDonald’s de La Queue-lez-Yvelines (Yvelines).
La France, deuxième filiale McDo
Ce joli bourg francilien situé à la frontière de l’Eure-et-Loir et de la vallée de Chevreuse fait partie des plus petits villages français à accueillir l’enseigne américaine. Depuis l’ouverture du premier McDo sur la place des Halles, à Strasbourg, en 1979, la France n’a cessé de déclarer son amour au roi du fast-food : on dénombre aujourd’hui plus de 1 285 McDonald’s pour, à titre de comparaison sur l’échelle de la gastronomie, 1 500 restaurants de sushis et 11 000 kebabs. La France est la deuxième filiale la plus rentable au monde, derrière les Etats-Unis, et celle qui enregistre le plus de croissance. Le M jaune brille partout sur le territoire, avec un immense maillage qui englobe désormais des villes aussi petites que « La Queue », comme on l’appelle dans le coin, avec ses 2 000 habitants.
« On n’a nulle part où aller quand on n’a pas cours. Quand on en a marre de faire des tours dans...



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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Les faits qui se sont produits jeudi matin à Hyères ont été qualifiés de « très graves » par Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’intérieur.
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Un policier passé à tabac dans le Var

Les faits qui se sont produits jeudi matin à Hyères ont été qualifiés de « très graves » par Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’intérieur.



Le Monde.fr avec AFP
 |    02.11.2018 à 12h12
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 12h32
   





                        


Une dizaine d’individus ont passé à tabac et blessé un policier dans le Var, jeudi 1er novembre au matin. L’homme rentrait chez lui à Hyères vers 6 heures lorsqu’il a aperçu deux personnes qui s’employaient à dégrader son véhicule, a indiqué le parquet à l’Agence France-Presse.
Il est apparu après que le policier a fait connaître aux casseurs sa qualité de policier que ces derniers ne semblaient pas l’ignorer. Le parquet souligne en effet qu’ils l’auraient reconnu. Avant d’être muté à Toulon, le policier avait, en effet, été en poste à Hyères, selon Var-Matin.
Des coups sont échangés. L’un des deux individus fait appel à des renforts, des individus arrivés peu après en voiture, selon Var-Matin, encapuchonnés et armés de barre fer, portant à une dizaine le nombre des agresseurs du policier. Du fait de ses blessures, le policier s’est vu accorder une interruption de travail de cinq jours.
« Faits très graves »
Deux personnes ont été arrêtées par la suite et placées en garde à vue, dont un mineur de 16 ans identifié sur la base de documents perdus au cours de sa fuite. Le parquet de Toulon a l’intention de requérir leur placement en détention.
Sur Europe 1, Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, a qualifié ces faits de « très graves ».

#Toulon : le ministre de l’Intérieur s’est entretenu dès hier avec le fonctionnaire de @PoliceNationale lâchement a… https://t.co/HE4cNpgGA2— NunezLaurent (@Laurent Nunez)


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« C’est maintenant régulièrement que nos collègues se font agresser et sont blessés y compris hors service, c’est insoutenable », a réagi dans un communiqué Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police-FO, demandant « au ministre de l’Intérieur et à la garde des sceaux de prendre toute l’ampleur de ces agressions et de la colère policière, ceci n’en déplaise à certains magistrats ».
Bien que les faits se soient produits au moment de la « purge » annoncée sur les réseaux sociaux contre les policiers dans toute la France, rien n’indique à ce stade que ces événements soient liés.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Centenaire du 11-Novembre. Durant le conflit, elles ont remplacé les hommes dans les champs et les usines. Si de nombreux pays ont récompensé cet effort de guerre en accordant le droit de vote aux femmes, les Françaises devront attendre 1944, et seront vite renvoyées dans leurs foyers.
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« Les femmes ont gagné en visibilité »

Centenaire du 11-Novembre. Durant le conflit, elles ont remplacé les hommes dans les champs et les usines. Si de nombreux pays ont récompensé cet effort de guerre en accordant le droit de vote aux femmes, les Françaises devront attendre 1944, et seront vite renvoyées dans leurs foyers.



LE MONDE IDEES
 |    02.11.2018 à 12h05
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 15h21
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                            Marion Rousset








                        



                                


                            
Françoise Thébaud est historienne, professeure émérite de l’université d’Avignon. Spécialiste des femmes et du genre, ­cofondatrice de la revue Clio, elle a coordonné le tome V d’Histoire des femmes en Occident. Le XXe siècle (Plon, 1992). Elle est l’auteure, notamment, des Femmes au temps de la guerre de 14 (Payot, 2013).
La première guerre mondiale a-t-elle ouvert la voie à l’égalité des droits hommes-femmes ?
C’est l’objet d’un débat. Il est vrai que de nombreux pays ont accordé le droit de vote aux femmes au lendemain de la guerre. C’est le cas notamment du Royaume-Uni dès le 6 février 1918, à une nuance près : les femmes britanniques ne peuvent voter qu’à partir de 30 ans, par crainte d’un déséquilibre du corps électoral, étant donné que des centaines de milliers d’hommes sont morts sur le front. Cette mesure entend récompenser l’engagement au service de leur patrie de celles qui furent un des piliers de l’effort de guerre et qui remplacèrent leurs congénères masculins dans les champs et les usines.

L’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie, les Etats-Unis ou le Canada suivent le même chemin. Cependant, il faut relativiser l’influence de la guerre. D’abord parce que les Pays-Bas, pays pourtant non belligérant, ont eux aussi accordé le droit de vote aux femmes en 1919. Ensuite, parce que cette revendication était déjà portée avant guerre par un mouvement suffragiste puissant, organisé à l’échelle nationale et internationale. Elle est d’ailleurs satisfaite en Nouvelle-Zélande, à la fin du XIXe siècle, puis en Australie, en Finlande et en Norvège.
Même en France, pays qui n’octroie le droit de vote aux femmes qu’en 1944, de nombreux députés appartiennent à un groupe parlementaire en faveur des droits des femmes avant 1914. Les féministes qui s’étaient battues pour sa création pensaient que les Françaises voteraient aux municipales de 1916… qui ne se sont pas tenues !





                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Centenaire du 11-Novembre. Avant 1914, le Vieux Continent est dominé par de grandes dynasties multinationales, multiethniques et multireligieuses. A l’issue de la Grande Guerre, c’est le modèle français jacobin qui triomphe. Les jalons d’un nouvel ordre international sont alors posés.
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Du démantèlement des empires aux Etats-nations

Centenaire du 11-Novembre. Avant 1914, le Vieux Continent est dominé par de grandes dynasties multinationales, multiethniques et multireligieuses. A l’issue de la Grande Guerre, c’est le modèle français jacobin qui triomphe. Les jalons d’un nouvel ordre international sont alors posés.



LE MONDE IDEES
 |    02.11.2018 à 11h36
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02.11.2018 à 15h26
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            Marc Semo








                        



                                


                            

La fin de la première guerre mondiale et les traités imposés aux vaincus dans le sillage de celui de Versailles, entre 1919 et 1920, marquent le triomphe en Europe du modèle d’Etat à la française. Avant 1914, le Vieux Continent était encore très largement dominé par de grands empires multinationaux, multi­ethniques et multireligieux dont l’unité – moins fragile qu’on l’a longtemps cru – se fondait sur la fidélité à des dynasties enracinées dans l’histoire, comme celle des Habsbourg pour l’Autriche-Hongrie, des ­Ottomans pour l’empire homonyme ou des Romanov pour la Russie.
A cet égard, l’Empire allemand, proclamé en 1871 dans la galerie des Glaces du château de Versailles, après l’écrasement par la Prusse de la France de Napoléon III, faisait exception par son caractère récent et sa relative homogénéité nationale. En juin 1919, ces ensembles, dénoncés comme « prisons des peuples » par les vainqueurs, seront ­implacablement démantelés à la table des négociations pour être remplacés par des Etats-nations censés garantir les droits des principales nationalités. Du moins de celles qui avaient choisi le bon camp.
Occasion ratée
La paix de Versailles avec ses clauses humiliantes, perçue comme un « diktat » par les vaincus, fut une occasion ratée. Le chantier était certes immense, à l’aune des ambitions des grands vainqueurs du ­conflit (France, Etats-Unis, Royaume-Uni), véritables maîtres d’œuvre de ce traité et des traités régionaux qui suivront, Saint-Germain-en-Laye avec l’Autriche, Trianon avec la Hongrie, Neuilly avec la Bulgarie et Sèvres avec l’Empire ottoman.

« La réorganisation de l’Europe en 1919-1923 a obéi au principe des nationalités tel qu’il s’était exprimé lors du printemps des peuples de 1848 et aux droits des minorités tels qu’ils avaient été affirmés par le président américain Woodrow Wilson peu avant la fin du conflit, mais le tout fut mis au service des vainqueurs », relève le géographe Michel Foucher,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Centenaire du 11-Novembre. Sous l’égide de la Société des nations (SDN) puis du traité de Lausanne (1923), mettant fin à la guerre entre les deux pays frontaliers, près de 2 millions de personnes vont traverser la frontière gréco-turque nouvellement fixée.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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Les déplacements des populations gréco-turques, un modèle de transfert

Centenaire du 11-Novembre. Sous l’égide de la Société des nations (SDN) puis du traité de Lausanne (1923), mettant fin à la guerre entre les deux pays frontaliers, près de 2 millions de personnes vont traverser la frontière gréco-turque nouvellement fixée.



LE MONDE IDEES
 |    02.11.2018 à 11h31
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            Gaïdz Minassian








                        



                                


                            

Les transferts de populations entre la Grèce et la Turquie entre 1922 et 1924 ont servi de référence à d’autres déplacements légaux, notamment entre l’Inde et le Pakistan lors du partage de 1947 sur les ruines de l’Empire britannique des Indes. Sous l’égide de la Société des nations (SDN) puis du traité de Lausanne (1923), mettant fin à la guerre entre la Grèce et la Turquie, près de 2 millions de personnes vont traverser la frontière gréco-turque nouvellement fixée. Côté turc, ils sont environ 500 000 musulmans à quitter leur Grèce natale pour gagner une Turquie inconnue.
Côté grec, environ 1,5 million de personnes quittent l’Anatolie pour s’installer dans des territoires grecs vidés de toute popu­lation. « L’idée du transfert est ancienne, rappelle ­l’historien Hervé Georgelin, chercheur au département d’études ­turques à l’université nationale d’Athènes. Il faut remonter aux négociations post-deuxième guerre balkanique, en 1913, entre le premier ministre grec de l’époque, Elefthérios ­Venizélos, et les dirigeants du Comité union et progrès (CUP) au pouvoir à Constantinople, pour comprendre les politiques d’homogénéisation de la Grèce et de la Turquie. »
Traité de Lausanne
Mais si avant 1914, Grecs et Ottomans retiennent le critère du volontariat pour régler la question migratoire, au len­demain de la Grande Guerre et à la fin de la guerre ­gréco-turque (1919-1922), les négociations bilatérales se finalisent sur la base du critère obligatoire. Le traité de Lausanne a ainsi légitimé ces déplacements de populations ; et parce que ces derniers ont eu lieu sans effusion de sang – contrairement aux violences qui les ont précédés lors de la guerre de libération de la Turquie –, les Alliés y ont vu une façon de résoudre l’épineuse question des nationalités en fonction de l’appartenance religieuse.
A l’aide de la SDN, des commissions mixtes se mettent en place – « des baraquements de réfugiés vont exister en Grèce ­jusqu’aux...




                        

                        

