<FILE-date="2018/11/03/19">

<article-nb="2018/11/03/19-1">
<filnamedate="20181103"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181103"><AAMMJJHH="2018110319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ C’est le troisième épisode de ce type en trois semaines. Les deux précédents ont été revendiqués par les talibans.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Un militaire américain tué par un soldat afghan à Kaboul

C’est le troisième épisode de ce type en trois semaines. Les deux précédents ont été revendiqués par les talibans.



Le Monde.fr avec AFP
 |    03.11.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 17h25
   





                        



   


Un militaire américain a été tué, samedi 3 novembre à Kaboul, dans une attaque semble-t-il commise par un soldat afghan qui a été aussitôt abattu, a indiqué l’OTAN dans un communiqué.
« Selon les premières informations, l’assaillant était un membre des forces afghanes de défense et de sécurité », indique un communiqué de la mission Resolute Support de l’Alliance atlantique. Il a été abattu par « d’autres militaires afghans », selon le texte.
Un autre militaire américain, blessé, a été transféré à la base militaire de Bagram pour y être soigné. Son état est jugé « stable ». Une enquête a été ouverte sur l’épisode, le troisième de ce type en moins de trois semaines dans le pays.
Plus de 2 000 soldats américains tués
Les talibans avaient revendiqué deux autres attaques similaires survenues en octobre dans les provinces de Hérat et Kandahar. Lors de cette dernière, le chef de la police de Kandahar et le chef provincial du renseignement afghan avaient été tués, tandis que le général américain Jeffrey Smiley avait été blessé par balles. Le chef de l’armée américaine et de l’OTAN en Afghanistan, le général Scott Miller, présent sur les lieux, avait réchappé aux tirs.
Plus de 2 000 soldats américains ont perdu la vie en Afghanistan depuis le début de la guerre en 2001. Avec 14 000 militaires, les Américains composent encore aujourd’hui la plus grande partie de la mission Resolute Support qui vise à soutenir et former l’armée afghane.
Dans un communiqué publié par le ministère russe des affaires étrangères, on apprenait samedi que le gouvernement afghan et le mouvement des talibans seraient tous deux représentés lors d’une rencontre internationale sur l’Afghanistan qui se tiendra en Russie le 9 novembre.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/03/19-2">
<filnamedate="20181103"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181103"><AAMMJJHH="2018110319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Les établissements à dimension internationale craignent les difficultés à recruter des enseignants étrangers et les refus de visas pour leurs élèves.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Le Brexit inquiète les écoles de commerce françaises

Les établissements à dimension internationale craignent les difficultés à recruter des enseignants étrangers et les refus de visas pour leurs élèves.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 16h00
    |

                            Adeline Farge








                        



   


Bordée par la Tamise, Oxford, écrin de la plus prestigieuse université britannique, émerveille depuis des siècles les meilleurs élèves. Même un dimanche, le tumulte des bars et les groupes d’étudiants s’apostrophant dans toutes les langues à travers les ruelles pavées confirment que la ville aux clochers rêveurs est la cité universitaire internationale par excellence. Ses collèges à l’architecture néogothique accueillent près de 32 000 étudiants du monde entier.
« Bouillonnement culturel »
C’est dans cette ambiance cosmopolite, à 90 kilomètres de Londres, que Margot a choisi de booster son CV à l’EM Normandie, seule école française à disposer d’un campus sur place. « J’ai été attirée par le bouillonnement culturel de cette ville à taille humaine. En dehors des cours, nous pouvons assister aux conférences organisées par les collèges réputés d’Oxford et nous impliquer dans des projets académiques ou associatifs. Ces évènements sont l’occasion de se créer un réseau professionnel à l’étranger », explique l’étudiante, qui souhaite créer sa startup après son M2 en banque, finance et FinTech.
« Faute de recevoir son visa dans les délais, une candidate a renoncé à son projet d’étudier au Royaume-Uni. » Jean-Guy Bernard, directeur général de l’EM Normandie
Pourtant, depuis le référendum du 23 juin 2016, une épée de Damoclès plane au-dessus de la communauté universitaire, qui a rejeté d’un bloc le Brexit. Si les modalités de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne restent floues, les restrictions migratoires risquent de freiner la venue des étudiants et de leurs enseignants. Jusqu’ici, avec la libre circulation, une carte d’identité suffit aux Européens pour étudier et travailler Outre-Manche. Mais il n’est pas exclu que des permis de séjour et des visas soient exigés à l’avenir.
« Pour l’instant, ce qui nous inquiète, ce sont les difficultés subies par les étudiants internationaux, raconte Jean-Guy Bernard, directeur général de l’EM Normandie. Les procédures d’octroi des visas sont devenues plus compliquées. Faute de recevoir ce document dans les délais, une candidate a renoncé à son projet d’étudier au Royaume-Uni. »

        Lire aussi :
         

                Brexit : 2 300 universitaires européens ont quitté le Royaume-Uni en 2017



Implantée près du quartier historique d’Oxford sur un campus moderne de 600 m2, l’école a aussi rencontré des déboires pour recruter à la rentrée un professeur indien spécialisé en logistique. « Etant considérés comme une association française, nous ne pouvons embaucher que des Français et des Anglais. Finalement, nous n’avons pas reçu les autorisations nécessaires », détaille Hendrik Lohse, directeur des campus d’Oxford et de Dublin de l’EM Normandie.
« Plutôt que de voir nos locaux londoniens se vider, nous avons préféré ouvrir un campus à Berlin. » Jean-François Fiorina, directeur adjoint
Pour continuer d’accueillir ses 200 étudiants du programme grande école et diversifier ses recrutements, la business school française a décidé de créer une société à statut juridique anglais. Cette démarche lui permettra d’ici à deux ans de décrocher auprès du ministère de l’intérieur les licences Tier II et IV, accréditations facilitant l’obtention des visas et les embauches des enseignants étrangers.
En se transformant en filiale britannique, l’EMN Oxford aura les mêmes droits qu’une université locale. « Jusqu’à présent, nous pouvions opérer nos activités d’enseignement depuis la France. Mais il devient nécessaire, avec la sortie du marché commun, de faire reconnaître notre existence en Grande-Bretagne. Notre responsabilité est de prendre des précautions juridiques pour sécuriser nos activités », justifie Hendrik Lohse.
Fermetures de campus
Si l’EM Normandie envisage de s’installer durablement dans le paysage universitaire britannique, d’autres ont préféré, face aux incertitudes, plier bagage. Ainsi de Grenoble Ecole de management, qui a fermé en 2017 son établissement de Londres : « Le Brexit a détourné de cette destination les étudiants, indique Jean-François Fiorina, directeur adjoint. Plutôt que de voir nos locaux londoniens se vider, nous avons préféré limiter notre présence en Angleterre et ouvrir un campus à Berlin. Avec sa dimension internationale et son esprit startup, cette ville “matchait” avec nos critères. »

        Lire aussi :
         

                Brexit : le nombre d’Européens souhaitant étudier au Royaume-Uni repart à la hausse



L’ESCP Europe, qui accueille un millier d’étudiants sur son campus londonien, n’envisage pas pour sa part de cesser ses programmes d’enseignement Outre-Manche. « Même en cas de Brexit dur, le Royaume-Uni continuera à entretenir des relations avec le reste de l’Europe. Il sera donc toujours nécessaire de comprendre le fonctionnement de ses entreprises et de son marché financier. En étant sur place, nous allons devenir un pont entre le Royaume-Uni et l’Union européenne », analyse Frank Bournois, directeur général de l’école parisienne.
Les barrières administratives ne sont pas la seule cause du désamour possible. Certains craignent aussi qu’après 2020 les institutions universitaires alignent leurs frais de scolarité sur ceux acquittés par les étudiants étrangers, ce qui reviendrait à doubler leurs droits. « La Grande-Bretagne a perdu de son attractivité. Nos élèves redoutent que, sur place, les débuts de carrière soient moins évidents et les opportunités moins intéressantes. Ils préfèrent désormais vivre une expérience internationale dans d’autres destinations anglophones », remarque Anne-Catherine Guitard, directrice des opérations et des relations internationales de Kedge Business School.
Partenariats innovants
Pour proposer des séjours d’échanges académiques et des doubles diplômes ailleurs sur le Vieux Continent, des partenariats ont été noués avec des écoles de commerce en Suède et aux Pays-Bas. Toujours pour éviter à ses ouailles de traverser la Manche, Kedge prévoit de co-construire et de dispenser sur son campus parisien des formations avec la Britannique Aston Business School, de Birmingham, en parallèle des activités de recherche communes menées en France.
Le Brexit est ainsi l’occasion d’inventer de nouvelles coopérations avec des institutions académiques soucieuses de sortir de leur isolement et d’accéder aux financements européens. En 2017, la communauté d’universités et d’établissements Paris-Seine, incluant l’Essec, a invité ses homologues britanniques à s’installer sur le futur campus international de Cergy-Pontoise. « Avoir ces partenaires reconnus sur notre territoire nous permettra de collaborer en échappant aux contraintes du Brexit, espère Vincenzo Vinzi, directeur général de l’Essec. Nous souhaitons nous enrichir de leurs compétences académiques, scientifiques et technologiques. »

        Lire aussi :
         

                L’Imperial College de Londres veut passer entre les mailles du Brexit



Les écoles de commerce françaises ont tout intérêt à faire valoir leurs atouts si elles veulent profiter des retombées du Brexit. C’est notamment l’opportunité de puiser dans le vivier d’étudiants internationaux et d’enseignants-chercheurs qui fuient le Royaume-Uni. « Chaque semaine, nous recevons deux ou trois candidatures de Grande-Bretagne. Ce sont des profils intégrés dans le milieu universitaire qui n’auraient pas postulé chez nous auparavant, souligne Jean-François Fiorina. Mais désormais, ils s’inquiètent pour leur avenir professionnel et ils cherchent à assurer leurs arrières. Attirer ces talents améliorera la qualité et la notoriété de nos formations. »

« Le Monde » organise son Salon des grandes écoles les 10 et 11 novembre
La 13e édition du Salon des grandes écoles (SaGE) aura lieu samedi 10 et dimanche 11 novembre à Paris, aux Docks, Cité de la mode et du design (13e arrondissement), de 10 heures à 18 heures.
Plus de cent cinquante écoles de commerce, d’ingénieurs, IAE, IEP, écoles spécialisées et prépas y seront représentées, permettant d’échanger sur les différents programmes et leur accessibilité (post-bac, post-prépa ou après un bac + 2, + 3 ou + 4). Lycéens, étudiants et parents pourront également assister à des conférences thématiques animées par des journalistes du Monde Campus. Une équipe de vingt « coachs » pourra également conseiller lycéens, étudiants et parents pour définir leur projet d’orientation, préparer les concours ou rédiger leur CV.
L’entrée en sera gratuite, la préinscription en ligne est conseillée pour accéder plus rapidement au Salon. Liste des exposants et informations pratiques sont à retrouver sur le site Internet du SaGE.





                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/03/19-3">
<filnamedate="20181103"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181103"><AAMMJJHH="2018110319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Aux Etats-Unis, les Blancs non hispaniques deviendront minoritaires en 2045, et dans la population en âge de voter en 2052. Cette angoisse identitaire n’est pas sans effets.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ 
<article-nb="2018/11/03/19-4">
<filnamedate="20181103"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181103"><AAMMJJHH="2018110319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Madagascar, un nouveau départ ? (1). Le chef de l’Etat sortant, candidat à sa succession, n’est pas favori face aux « revenants » Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤         

Décryptage

A Madagascar, Hery, un président isolé au bilan terni par la corruption

Madagascar, un nouveau départ ? (1). Le chef de l’Etat sortant, candidat à sa succession, n’est pas favori face aux « revenants » Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana.

Laurence Caramel (Antananarivo, envoyée spéciale)
    



LE MONDE
              datetime="2018-11-03T11:45:33+01:00"

        Le 03.11.2018 à 11h45

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-11-03T13:47:54+01:00"

        Mis à jour le 03.11.2018 à 13h47






    
Le chef de l’Etat malgache, Hery Rajaonarimampianina, pendant une conférence de presse au palais présidentiel, à Antananarivo, le 29 avril 2018.
Crédits : RIJASOLO / AFP


L’heure de la revanche a sonné. Interdits de candidature à l’élection présidentielle de 2013, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana attendent depuis cinq ans de pouvoir se mesurer l’un à l’autre tout en écartant du chemin celui qui n’aurait dû être qu’un concurrent de substitution, par définition dénué d’ambitions. Mais Hery Rajaonarimampianina n’entend pas retourner sur le banc de touche. Après avoir achevé son mandat en respectant la Constitution, ce qui est assez rare dans l’histoire politique mouvementée de Madagascar, l’expert-comptable discret, voire effacé, a choisi de solliciter à nouveau les suffrages. Le premier tour du scrutin présidentiel aura lieu le 7 novembre. Au lendemain de son soixantième anniversaire. Aux côtés de ces trois ex-présidents, trente-trois autres candidats, pour la plupart inconnus, seront en lice.

        Présentation de notre série
         

          Madagascar, un nouveau départ ?



Chacun promet comme il se doit des jours meilleurs. Mais sous les lumineux jacarandas en fleurs qui donnent à Antananarivo un air presque léger, les ombres du passé n’ont pas fini de rôder. Personne n’a oublié les émeutes sanglantes de 2009 qui avaient conduit au départ de Marc Ravalomanana et à la prise de pouvoir, avec le soutien de l’armée, du jeune maire de la capitale, Andry Rajoelina, pour une période sombre dite « de la transition » qui dura finalement quatre ans.
Onction du gendarme de Washington
Boycottée par les institutions financières internationales et autres bailleurs de fonds, la Grande Ile de l’océan Indien plongea une nouvelle fois dans la crise. Sa réintégration eut un coût : l’exclusion des deux fauteurs de troubles du processus électoral de 2013. Et c’est « Hery », comme il est d’usage de l’appeler pour contourner les dix-neuf lettres de son patronyme, qui en sortit vainqueur grâce à l’appui d’Andry Rajoelina, dont il était depuis plusieurs années le ministre des finances. Mais au lieu de se plier au scénario Poutine-Medvedev écrit pour lui, l’ancien professeur à l’Institut national en sciences comptables et administration d’entreprise (Iscae) s’affranchit du « DJ » qu’il n’avait jamais beaucoup estimé. Pari risqué.

        Lire aussi :
         

                A Madagascar, coup d’envoi d’une campagne électorale marquée par le combat des « ex »



Au moment de quitter son poste, en août, le représentant du Fonds monétaire international (FMI) Patrick Imam avait accordé une longue interview à L’Express de Madagascar, dans laquelle il saluait le chemin parcouru : « Partis d’où nous étions et considérant où nous sommes en train d’aller, il y a quand même un changement de cap significatif », soulignait le banquier – décoré de l’ordre national avec le grade de commandeur. Son institution prévoit une croissance de 5 % pour le pays cette année, soit « la plus forte depuis dix ans ». Fort de cette onction du gendarme de Washington, Hery est convaincu que son bilan peut lui permettre de faire la différence face à ses adversaires. N’a-t-il pas obtenu des créanciers étrangers des promesses de soutien à hauteur de 6,4 milliards de dollars (5,6 milliards d’euros) pour financer ses priorités ?
C’est sur cette ligne qu’il s’est lancé dans la campagne en mettant en avant le retour aux grands équilibres, l’augmentation des dépenses dans les secteurs sociaux, le lancement de programmes d’infrastructures… Quitte à faire quelques entorses à la réalité en affirmant par exemple que le taux de pauvreté a reculé de « 92 % » à « un peu plus de 70 % ». Ce taux, qui était de 78 % en 2012, est resté quasiment inchangé, selon les données les plus récentes de la Banque mondiale. Si Madagascar a renoué avec une petite prospérité, celle-ci a surtout profité à une minorité urbaine et aux milieux d’affaires, creusant un peu plus le gouffre qui les sépare d’une masse miséreuse encore appauvrie par la hausse des prix, à commencer par celui du riz.

        Lire aussi :
         

                Hery Rajaonarimampianina : à Madagascar, « on ne peut pas corriger autant de pauvreté en cinq ans »



Quoi qu’il en soit, il en faudra bien davantage pour tenir le cap du plan de transformation de l’île qu’il propose aux Malgaches. Baptisé Fisandratana 2030, ce programme prévoit de multiplier par trois le PIB du pays, par deux le revenu par habitant, de faire baisser la proportion de pauvres à un quart de la population… Ce qui supposerait d’atteindre très vite une croissance à deux chiffres. Pendant sa campagne de 2013, Hery avait promis de régler le problème des délestages de la Jirama, la compagnie nationale d’électricité, en trois mois. Les Malgaches ne l’ont pas oublié. Cinq ans après, la situation commence à peine à s’améliorer.
« Les rats quittent le navire »
Sans base politique, avec un parti – le Hery Vaovan’i Madagasikara (HVM) – créé à la va-vite quelques mois avant l’élection de 2013 et qui s’avéra incapable de faire entrer ses hommes à l’Assemblée, Hery a dû composer tout au long de son mandat des coalitions fragiles en allant piocher dans des petits partis pour ne pas avoir à négocier avec celui d’Andry Rajoelina. Selon la Constitution, c’est en effet au Mapar, majoritaire à l’Assemblée, qu’il revenait d’occuper le poste de premier ministre. Résultat : en cinq ans, quatre chefs du gouvernement se sont succédé avant que la Haute Cour constitutionnelle n’impose au président, pour sortir de la crise provoquée en avril par la réforme des lois électorales, de constituer un gouvernement de consensus et de convoquer un scrutin anticipé.

        Lire aussi :
         

                « Madagascar est le seul pays qui s’appauvrit depuis soixante ans sans avoir connu la guerre »



« Les défections qui se multiplient au sein du HVM montrent que les ralliements n’étaient que de circonstance. Maintenant que Rajoelina et Ravalomanana sont de retour, les rats quittent le navire », observe un politologue qui préfère préserver son anonymat. Le fait que plusieurs des premiers ministres et ministres du chef de l’Etat sortant se présentent contre lui est un autre signe de cette désaffection.

        Lire aussi :
         

                « Je ne viens pas pour régler des comptes » à Madagascar, promet Andry Rajoelina



L’ex-ministre des finances de la transition est également critiqué pour le peu de volonté dont il a fait preuve dans la lutte contre la grande corruption que pratiquent les élites politiques et économiques pour piller les ressources naturelles ou détourner les deniers publics. « Hery est intelligent, rationnel, mais il ne sait pas prendre de décisions et il a du mal à dire non. » Cette version donnée par un diplomate qui a beaucoup eu affaire à lui sur les dossiers sensibles, comme celui du trafic du bois de rose à destination de la Chine, est la moins sévère pour le président sortant. D’autres s’interrogent sur les relations qui le lient à certains « opérateurs » du bois de rose lui ayant accordé leur soutien en 2013, comme Jean-Pierre Laisoa ou Bekasy John Fringe. Dans un rapport accablant présenté le 18 octobre à Antananarivo, Amnesty International résumait ce que chacun sait ici : seuls les pauvres peuplent les prisons.
Pour franchir le premier tour de l’élection, le chef de l’Etat sortant espère faire le plein de voix dans les campagnes, traditionnellement fidèles au pouvoir en place, et où continue de vivre la majorité de la population. Pour autant, face aux revenants écartés de 2013, il est loin de partir favori.

Sommaire de notre série Madagascar, un nouveau départ ?
A l’occasion de la présidentielle malgache, dont le premier tour doit se dérouler le mercredi 7 novembre, Le Monde Afrique propose une série de reportages pour raconter les enjeux de ce scrutin et le quotidien des Malgaches désillusionnés, mais dont certains ont néanmoins décidé de se dresser contre la faillite de leur pays.
Présentation de notre série Madagascar, un nouveau départ ?
Episode 1 A Madagascar, Hery, un président isolé au bilan terni par la corruption
Episode 2 « Le candidat qui a le plus d’argent peut s’offrir une visibilité » dans les médias malgaches




<article-nb="2018/11/03/19-5">
<filnamedate="20181103"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181103"><AAMMJJHH="2018110319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ « Le Monde Afrique » propose une radiographie de la Grande Ile à l’occasion de la présidentielle malgache, dont le premier tour doit avoir lieu le 7 novembre.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤         

Compte rendu

Suivez notre série Madagascar, un nouveau départ ?

« Le Monde Afrique » propose une radiographie de la Grande Ile à l’occasion de la présidentielle malgache, dont le premier tour doit avoir lieu le 7 novembre.

Par                Laurence Caramel (Antananarivo, envoyée spéciale)



LE MONDE
              datetime="2018-11-03T11:30:28+01:00"

        Le 03.11.2018 à 11h30

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-11-03T13:41:23+01:00"

        Mis à jour le 03.11.2018 à 13h41






    
Des partisans de Marc Ravalomanana et d’Andry Rajoelina à Antananarivo le 2 novembre, à quelques jours du premier tour de la présidentielle malgache, le 7 novembre 2018.
Crédits : MARCO LONGARI/AFP


Près de 10 millions de Malgaches sont appelés aux urnes, mercredi 7 novembre, pour le premier tour de l’élection présidentielle. Trente-cinq candidats se présentent contre Hery Rajaonarimpianina, le président sortant élu en 2013. La plupart d’entre eux sont inconnus de la population dont l’attention a été captée par le retour de Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, tous deux interdits de se présenter il y a cinq ans. Dans un pays où le plafonnement des dépenses de campagne n’existe pas, les trois ex-présidents se sont livrés à une surenchère de moyens, la palme revenant à M. Rajoelina dont les tee-shirts orange et les goodies ont inondé la Grande Ile de l’océan Indien.

        Episode 1
         

          A Madagascar, Hery, un président isolé au bilan terni par la corruption



Cette disproportion a été vivement critiquée par les représentants de la société civile qui ne sont pas parvenus à faire adopter par tous les candidats une charte de bonne conduite. Un observatoire indépendant des élections a été mis sur pied et il déploiera 6 050 observateurs pour près de 25 000 bureaux de vote. De leur côté, l’Union européenne et la Communauté de développement de l’Afrique australe, assureront également une mission d’observation. Car les risques de fraude existent. Cette crainte a d’ailleurs motivé jusqu’au dernier moment la demande de réouverture de la liste électorale portée par une vingtaine de candidats.
Hery Rajaonarimpianina fait campagne sur son bilan en mettant en avant le soutien des bailleurs de fonds et le retour à une croissance de 5 % en 2018, la plus élevée depuis dix ans, selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI). Mais la population dont la grande majorité continue de se débattre dans les difficultés du quotidien n’a pas vu ses conditions de vie s’améliorer. La hausse du prix du riz qui constitue la base de l’alimentation est durement ressentie. Les scandales de corruption ont continué d’alimenter la défiance à l’égard des politiciens. Si bien que, mercredi, beaucoup devraient se détourner des urnes.
Le Monde Afrique propose une série de reportages pour raconter les enjeux de ce scrutin et le quotidien des Malgaches désillusionnés, mais dont certains ont néanmoins décidé de se dresser contre la faillite de leur pays.


<article-nb="2018/11/03/19-6">
<filnamedate="20181103"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181103"><AAMMJJHH="2018110319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ En visite officielle, le premier ministre a rendu hommage aux soldats morts dans les deux camps lors de la bataille de Dien Bien Phu, en 1954.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Au Vietnam, Edouard Philippe veut regarder le passé « de façon apaisée »

En visite officielle, le premier ministre a rendu hommage aux soldats morts dans les deux camps lors de la bataille de Dien Bien Phu, en 1954.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 16h00
   





                        



   


Vingt-cinq ans après le président François Mitterrand, le premier ministre français, Edouard Philippe, s’est rendu, samedi 3 novembre, sur le site de la bataille de Dien Bien Phu, au Vietnam. « Il me semblait qu’il était utile de regarder notre passé commun de façon apaisée », a-t-il dit, après s’être rendu sur les petites collines aux noms féminins (Gabrielle, Eliane, Béatrice…) tenues en 1954 par l’armée française dans la cuvette du nord-ouest du Vietnam.
Il a fleuri les deux mémoriaux, français comme vietnamien, bâtis en souvenir des quelque 13 000 morts et disparus de la bataille et visité le bunker du général Christian de Castries, qui dirigea les troupes françaises jusqu’à sa capture et la défaite, afin de rendre « hommage aux soldats français qui sont morts, qui se sont battus, qui ont parfois été faits prisonniers à la fin des combats ».
Deuxième visite d’un haut responsable français
Le premier ministre français, qui avait salué la veille la mémoire du père de l’indépendance Ho Chi Minh dans le livre d’or signé à Hanoï, a aussi salué celle des « soldats vietnamiens qui se sont battus pour l’indépendance » d’un pays qui était alors une colonie française. Aucun responsable vietnamien n’avait cependant fait le déplacement au mémorial français, ne rejoignant Edouard Philippe que pour la visite du mémorial vietnamien.
La veille à Hanoï, Edouard Philippe avait présidé à la signature de nouveaux contrats commerciaux. Le montant total des accords signés, dont certains ne sont pas définitifs, avoisine les 10 milliards d’euros, dont 5,7 milliards pour l’avionneur européen Airbus.
Après François Mitterrand en 1993, c’est la deuxième fois seulement depuis la terrible bataille de 1954 qu’un haut responsable français se rend sur le site de Dien Bien Phu. « Je ne suis pas sûr d’avoir très envie de répondre à ceux qui ne comprennent pas pourquoi un premier ministre français vient » à Dien Bien Phu, « ce qui peut me paraître surprenant c’est que finalement assez peu de gens l’aient fait avant moi », a déclaré Edouard Philippe, interrogé sur les critiques suscitées par sa venue sur le site d’une défaite française.

Pour Edouard Philippe, la hausse des taxes sur le carburant est nécessaire pour « changer les comportements »
Lors de son déplacement au Vietnam, le premier ministre, Edouard Philippe, est revenu sur la hausse des taxes sur le carburant :
« J’entends parfaitement la grogne, le mécontentement parfois, la colère aussi qui peut s’exprimer, mais je dis aujourd’hui comme je l’ai toujours dit qu’il n’y a pas de solution magique au problème du dérèglement climatique. »
Lors d’une rencontre avec des jeunes au nouveau lycée français de Hanoï, le premier ministre a été interrogé sur le réchauffement climatique, et est de lui-même revenu sur la polémique en France liée à la forte remontée des prix des carburants, sous l’effet conjugué des hausses des prix du pétrole et de l’augmentation chaque année de la « taxe carbone ».
« Il faut que les gouvernements essaient de dire à la fois “attention il faut changer les comportements”, mais en même temps qu’ils accompagnent leurs concitoyens pour que ces changements soient possibles », a-t-il plaidé, citant les primes à la conversion du gouvernement dans l’automobile ou pour changer les chaudières au fioul.
« C’est compliqué, mais il n’y a pas le choix, il n’y a vraiment pas le choix et d’une certaine façon il y a urgence », a insisté le premier ministre.





                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/03/19-7">
<filnamedate="20181103"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181103"><AAMMJJHH="2018110319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Le long du Pacifique, la tribu est assiégée par la montée des eaux et la menace de tsunami. A l’occasion des élections du 6 novembre, les électeurs décideront de l’instauration d’une taxe carbone qui aiderait les victimes du dérèglement climatique.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


A Taholah, les Indiens quinault face à la montée des eaux

Le long du Pacifique, la tribu est assiégée par la montée des eaux et la menace de tsunami. A l’occasion des élections du 6 novembre, les électeurs décideront de l’instauration d’une taxe carbone qui aiderait les victimes du dérèglement climatique.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 11h02
    |

            Corine Lesnes (Taholah (Etat de Washington), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Pas le moindre saumon cette année. Pour la première fois de leur histoire, les habitants du village indien de Taholah, dans l’Etat de Washington, n’ont pas pu présenter de saumon bleu lors de leurs cérémonies traditionnelles. Dans cette tribu de la côte nord-ouest des Etats-Unis, le blue salmon de la rivière Quinault, l’une des sept variétés de l’espèce sockeye, est un symbole et un mode de vie. « Pour les célébrations, les réunions de famille, les repas à l’Eglise, on en avait toujours », se souvient Kathy Law, 70 ans, la présidente du Bureau des écoles. Cette saison, rien. « Comme un Thanksgiving sans dinde », compare-t-elle.
Le glacier Anderson, qui alimente le lac Quinault, a fondu. Entre 1997 et 2009, il a rétréci de 90 %. L’eau de la rivière n’est plus aussi fraîche ; elle est moins riche en oxygène, le saumon ne vient plus. Au printemps, les autorités tribales ont préféré suspendre la pêche, l’une des principales ressources de la nation quinault.
La jetée a été reconstruite trois fois, décrit Charles Warsinske, le responsable de l’aménagement : « De First Street, on va au bureau de police en canoë. »
Taholah est un village animé, voire riant, dans ses rares moments d’ensoleillement. Des rues coupées au carré, à l’américaine, qui présentent une succession de hangars à bateau, de filets, de bouées. Des canoës traditionnels, taillés dans les troncs des immenses thuyas de la forêt primaire (rainforest), sont parqués devant les maisons. L’épicerie fait aussi station essence au centre du village. Plusieurs poteaux sont munis de haut-parleurs : le système d’alerte au tsunami. Dans le meilleur des cas, les habitants auront vingt minutes pour se mettre à l’abri.
De la digue de rochers noirs, on aperçoit la pointe ensablée, grignotée par l’océan. Des troncs immenses sont venus s’y échouer. Un échafaudage qui se transforme en menace pendant les tempêtes, quand les débris marins sont projetés contre...




                        

                        


<article-nb="2018/11/03/19-8">
<filnamedate="20181103"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181103"><AAMMJJHH="2018110319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Paris a chuté de 7 % et à New York, le S&P 500 a abandonné plus de 6 % en un mois. Un coup de tabac principalement dû à la politique de resserrement monétaire de la Fed.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Après un octobre noir, la Bourse devrait rester fébrile

Paris a chuté de 7 % et à New York, le S&P 500 a abandonné plus de 6 % en un mois. Un coup de tabac principalement dû à la politique de resserrement monétaire de la Fed.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 11h02
    |

            Marie Charrel et 
                                Véronique Chocron








                        



                                


                            

Est-ce un trou d’air passager ou le signe avant-coureur d’une crise plus profonde ? Si les marchés ont débuté le mois de novembre dans le calme, ils ont traversé, le mois dernier, de violents soubresauts. Un octobre noir, qui a vu l’indice phare de la Bourse de Paris, le CAC 40, perdre 7 %, enregistrant sa plus mauvaise performance sur un mois depuis trois ans. Aux Etats-Unis, le S&P 500 a chuté de plus de 6 %, tandis que le Nasdaq a plongé de 9,20 %, sa plus forte baisse mensuelle depuis dix ans. Une correction sévère, après un premier avertissement intervenu en février, clôturant deux années d’euphorie sur les marchés financiers. Du côté des dettes souveraines, les taux à trente ans américains ont décollé tandis qu’en Europe, les taux d’emprunt italiens se sont tendus…
Principal déclencheur de ce coup de tabac : la communication offensive de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui poursuit le relèvement de ses taux, en dépit des tensions commerciales et des incertitudes géopolitiques. Ces derniers jours, la perspective d’un krach s’est éloignée – les marchés pourraient même s’offrir le luxe d’un rebond en fin d’année. « Ils ne vont pas renoncer tout de suite à leur espoir de forte croissance aux Etats-Unis, d’autant qu’un coup de pouce gouvernemental pourrait intervenir dans la foulée des élections de mi-mandat, le 6 novembre », avance Didier Saint-Georges, du comité d’investissement de Carmignac, une société française de gestion d’actifs.
L’année 2019 pourrait en revanche marquer le retour de la volatilité. Les investisseurs seront en effet confrontés au télescopage malheureux du ralentissement de la croissance mondiale et de la fin des politiques accommodantes des grandes banques centrales.
Des risques politiques planent en Europe
Les incertitudes politiques sur le Vieux Continent vont continuer de préoccuper les investisseurs. A commencer par l’épreuve de force engagée entre Rome et Bruxelles...




                        

                        


<article-nb="2018/11/03/19-9">
<filnamedate="20181103"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181103"><AAMMJJHH="2018110319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Passant outre à ses anciennes réticences vis-à-vis des technologies, le patron du fonds Berkshire Hathaway vient de miser environ 600 millions de dollars sur la brésilienne StoneCo et l’indienne Paytm.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le magnat américain Warren Buffett investit dans deux fintech

Passant outre à ses anciennes réticences vis-à-vis des technologies, le patron du fonds Berkshire Hathaway vient de miser environ 600 millions de dollars sur la brésilienne StoneCo et l’indienne Paytm.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 11h01
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Il y a le vieux Warren Buffett. Celui qui, au cours des années 1980, investissait dans les boissons Coca-Cola, les rasoirs Gillette et la banque American Express, mais fuyait les nouvelles technologies, parce qu’il n’avait pas la compétence pour les comprendre. Et puis, il y a le nouveau Warren Buffett, fringant octogénaire (88 ans), qui a choisi de passer outre à ses réticences de jeunesse et d’investir dans les technologies.
En réalité, le Rubicon a été franchi il y a déjà longtemps, avec un investissement de près de 11 milliards de dollars (environ 9,7 milliards d’euros au cours actuel) dans IBM en 2011 et l’achat, en 2016, de 5 % du capital d’Apple. Une participation qui vaut aujourd’hui plus de… 50 milliards de dollars.
Aujourd’hui, les choses s’emballent. Berkshire Hathaway, l’entreprise d’investissement de M. Buffett, vient d’investir environ 600 millions de dollars dans deux fintech : la société brésilienne de paiement StoneCo et Paytm, première entreprise indienne de paiement par téléphone mobile. En réalité, ces choix ne sont pas ceux du patriarche Buffett, mais de Todd Combs, l’un des deux gestionnaires du portefeuille de Berkshire. Ce dernier possède une expertise particulière dans les activités bancaires et les systèmes de paiement. Avant de rejoindre Berkshire, en 2010, il dirigeait un hedge fund spécialisé dans la finance.

Accusé de promouvoir un capitalisme de rente
Selon le Wall Street Journal, Paytm revendique plus de 300 millions d’utilisateurs, soit davantage que Paypal. M. Combs a fait son choix à la suite de sa rencontre avec le fondateur de l’entreprise, Vijay Shekhar Sharma, en février. Quant à StoneCo, lancée en 2014, elle est le quatrième acteur dans le secteur des paiements au Brésil. Ses actions ont été acquises lors de l’introduction en Bourse de la firme, le 25 octobre. C’est la première fois que Berkshire prend une participation par le biais d’une IPO. Par le passé, Warren Buffett avait critiqué...




                        

                        


<article-nb="2018/11/03/19-10">
<filnamedate="20181103"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181103"><AAMMJJHH="2018110319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Le nombre de tailleurs de diamants s’est effondré dans la ville belge, où a été inventé le brillant à 57 facettes. La cité portuaire tente de résister face à la concurrence étrangère et à celle d’Internet.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le diamant d’Anvers contre tous

Le nombre de tailleurs de diamants s’est effondré dans la ville belge, où a été inventé le brillant à 57 facettes. La cité portuaire tente de résister face à la concurrence étrangère et à celle d’Internet.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 11h00
    |

                            Juliette Garnier (Anvers, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Manuella Merckx fronce les sourcils. La directrice opérationnelle du Diamond Office, le bureau de contrôle des importations et des exportations de diamants, sis à Anvers, aurait dû être avertie de notre arrivée par les vigiles, à l’entrée de l’immeuble du 22 Hoveniersstraat. « Ce n’est pas la procédure », s’agace cette Belge à la poignée de main ferme.
Cet office de contrôle est installé dans les étages de l’Antwerp World Diamond Center (AWDC), l’équivalent de la chambre de commerce et d’industrie des diamantaires d’Anvers, en plein cœur du Diamond Square Mile, quartier sécurisé de la ville portuaire où patrouillent militaires et policiers, 24 heures sur 24.
A lui seul, le Diamond Office est censé symboliser la droiture et la transparence que revendiquent les marchands de diamants de la place. Tous les jours, des milliers de pierres brutes et taillées entrent et sortent de cet immeuble moderne. Sous le regard de fonctionnaires et du bureau des douanes, dix-sept experts assermentés par l’Etat belge contrôlent le contenu des paquets sous scellés en provenance ou à destination de l’étranger, en dehors de l’Union européenne.

Le geste est adroit, rapide, presque mécanique. D’un coup de cutter, l’expert tranche les sacs plastiques zippés qui contiennent les sachets de diamants. Puis il verse le contenu de chacun dans le plateau métallique d’une balance électronique pour en vérifier le poids, exprimé en carats (un carat équivaut à 0,2 gramme). D’un œil, il compare le poids annoncé sur la facture à celui qui apparaît sur l’écran de pesée. De l’autre, à l’aide de sa loupe, il contrôle la classification du diamant établie par le bureau de contrôle de l’AWDC. Objectif : vérifier la valeur du lot, qui détermine le montant de la TVA et son prix en dollars. La monnaie américaine demeure la devise officielle du secteur.
En cette matinée d’octobre, quelques secondes auront suffi à cet expert assermenté pour faire...




                        

                        


<article-nb="2018/11/03/19-11">
<filnamedate="20181103"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181103"><AAMMJJHH="2018110319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Fondée en 2008 à Anvers, la PME s’est fixé pour objectif de séduire les millennials, ces consommateurs âgés de moins de 30 ans accros au e-commerce.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
      

Baunat ou le pari de la vente en ligne de bijoux en diamants

Fondée en 2008 à Anvers, la PME s’est fixé pour objectif de séduire les millennials, ces consommateurs âgés de moins de 30 ans accros au e-commerce.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 11h00
    |

                            Juliette Garnier








                        



   


Les fondateurs de Baunat patientent. La revente de leur start-up à un grand groupe viendra en son temps. Fondée il y a dix ans à Anvers, en plein cœur du Diamond Square Mile, cette PME employant vingt-cinq personnes, notamment dans la ville belge et à Paris, vend en ligne des solitaires, des bagues et autres bracelets en diamant.
Stefaan Mouradian et Steven Boelens en ont eu l’idée alors qu’ils travaillaient chez Blue Star, gros fournisseur indien de pierres précieuses brutes et taillées. Ensemble, ils créent Baunat en s’inspirant un peu de l’américain Blue Nile, pionnier de la vente en ligne de bijoux racheté en 2017 par un consortium de fonds, dont Bain Capital, pour 500 millions de dollars (440 millions d’euros).
Gamme courte et petits prix
L’objectif des entrepreneurs belges ? Vendre sans intermédiaire des bijoux aux millennials, cette génération de consommateurs âgés de moins de 30 ans accros au commerce en ligne, en se fournissant à Surate, dans l’ouest de l’Inde. Car, comme on vend un bidon de peinture en fonction de son RAL (couleur), de sa finition et de son poids, « il est possible de vendre un diamant sur Internet », explique M. Mouradian. La standardisation de cette pierre en fonction de son poids exprimé en carats (1 carat = 0,2 gramme), de sa teinte d’un blanc extrême au jaune teinté, de sa pureté et de sa forme (brillant, marquise, poire, etc.) facilite la vente sur écran.
Baunat propose à ses clients une gamme courte et des petits prix, notamment pour les modèles à présenter lors d’une demande en mariage. La start-up les obtient en signant l’achat de la pierre auprès des diamantaires après sa vente au particulier. Contrairement aux bijoutiers, la société n’a pas à supporter les coûts liés à un éventuel stock de diamants.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/03/19-12">
<filnamedate="20181103"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181103"><AAMMJJHH="2018110319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Les résultats publiés par l’Autorité bancaire européenne montrent que les établissements bancaires sont globalement plus préparés que lors du test de 2016.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Les banques allemandes et britanniques moins résistantes aux « stress tests »

Les résultats publiés par l’Autorité bancaire européenne montrent que les établissements bancaires sont globalement plus préparés que lors du test de 2016.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 10h19
    |

                            Véronique Chocron








                        


Vendredi 2 novembre, après la fermeture des marchés financiers, l’Autorité bancaire européenne (EBA) a publié les résultats des tests de résistance auxquels 48 banques du continent (couvrant 70 % des actifs du système bancaire européen) ont été soumises ces derniers mois.
Pour réaliser sa quatrième vague de tests, l’Autorité bancaire a confronté les institutions européennes, sur la base de leurs bilans à fin 2017, à des scénarios de stress économique sévère : celui notamment d’une chute de 2,7 % du PIB européen entre 2018 et 2020, accompagnée d’une montée du taux de chômage de 3,3 points, de risques économiques liés au Brexit ou encore d’une chute des prix de l’immobilier.
Il s’agissait d’évaluer si les banques détenaient des réserves en capital suffisantes pour absorber les chocs. Dix ans après la crise financière, le bilan se révèle à première vue rassurant. « Le résultat des tests de résistance montre que les efforts des banques pour solidifier leur base capitalistique ces dernières années ont renforcé leur capacité à résister à des chocs importants », a déclaré Mario Quagliariello, le directeur des analyses et statistiques économiques à l’EBA. Ce résultat, meilleur que lors du test de résistance de 2016, était attendu puisque, sous la pression des superviseurs et des marchés financiers, les banques ont globalement continué d’augmenter leurs ratios de solvabilité (qui mesurent capitaux propres en face des crédits distribués) au cours des deux dernières années.
Quelques surprises
« Ces tests ne constituent pas l’alpha et l’oméga de l’appréciation des risques, ils n’explorent pas tous les scénarios. Par ailleurs la liste est partielle, certains établissements qui soulèvent de nombreuses questions, comme l’italienne Monte dei Paschi, n’y figurent pas, note Nicolas Véron, économiste du centre de réflexion européen Bruegel et au Peterson Institute. Mais c’est un exercice de transparence utile et un complément d’information pour les marchés. »
Le classement des banques les plus fragilisées face à des scénarios extrêmes recèle toutefois des surprises. L’EBA a en effet rangé les établissements en fonction des pertes qu’ils subiraient sur leurs fonds propres « durs » (c’est-à-dire les apports des actionnaires et les bénéfices mis en réserve). Or, parmi les moins bien classés, figurent notamment trois grandes banques britanniques, Lloyds Banking Group, Barclays et Royal Bank of Scotland (RBS).
Ces deux dernières avaient déjà eu des difficultés à franchir en 2017 avec succès les tests de résistance menés par la Banque d’Angleterre, qui avait toutefois conclu que les grandes institutions britanniques pourraient faire face à un Brexit « désordonné » sans avoir besoin de réduire leurs activités de crédit ou d’être recapitalisées avec de l’argent public.
Françaises et italiennes ne sont pas trop affectées
Le premier groupe bancaire allemand, Deutsche Bank, voit également ses capacités de résistance durement éprouvées, se classant à la quarantième place du classement sur 48. Après trois années de pertes d’affilée, l’établissement ne parvient toujours pas à sortir de la tourmente. Mais son directeur financier, James von Moltke, a prévenu qu’il n’était pas question de changer « notre gestion de la banque après les tests de résistance », en ajoutant que les méthodologies internes de Deutsche Bank différaient de celles utilisées par l’EBA.

        Lire aussi :
         

                Stress tests : l’Autorité bancaire européenne souligne la vulnérabilité de l’italienne BMPS



D’autres banques allemandes, publiques et régionales, apparaissent également en bas du classement, et en particulier la fragile Nord/LB, qui, selon la presse Outre-Rhin, pourrait fusionner à deux autres Landesbanken pour créer un nouvel acteur de poids en Allemagne.
Les françaises n’ont en revanche pas été parmi les plus affectées, pas plus que les grandes banques italiennes, Intesa Sanpaolo et UniCredit.
Les résultats de ces tests, les plus stricts conduits par l’EBA depuis la mise en place de cet exercice en 2009, permettront aux contrôleurs bancaires d’imposer aux établissements certaines améliorations. La BCE, superviseur bancaire en zone euro, a déclaré qu’elle s’en servirait pour fixer pour chaque établissement les besoins en capitaux dans le cadre de sa revue annuelle, dans le courant du mois de janvier.

        Lire aussi :
         

                Dix ans après la crise financière, la finance mondiale renoue avec les excès






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/03/19-13">
<filnamedate="20181103"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181103"><AAMMJJHH="2018110319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le président mexicain Peña Nieto est tiraillé entre les menaces de Donald Trump et les exigences humanitaires.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Au Mexique, le dilemme du gouvernement face aux cortèges de migrants

Le président mexicain Peña Nieto est tiraillé entre les menaces de Donald Trump et les exigences humanitaires.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 10h18
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 11h13
    |

            Frédéric Saliba (Mexico, correspondance)








                        



                                


                            

Ils sont maintenant plus de 8 000 sur les routes mexicaines. Plus de 2 000 migrants, fuyant la criminalité et la misère au Honduras, au Salvador et au Guatemala ont traversé, vendredi 2 novembre, la frontière entre le Guatemala et le Mexique, dans le sillon de deux précédentes « caravanes » en route vers les Etats-Unis. « C’est un exode inédit », a souligné le président mexicain sortant, Enrique Peña Nieto. Pris en tenaille entre les menaces de Donald Trump et les exigences humanitaires, le chef de l’Etat, qui cédera le pouvoir le 1er décembre à Andrés Manuel Lopez Obrador (« AMLO »), opte pour des mesures migratoires contradictoires.
« Le double jeu de Peña Nieto, entre répression et laisser-faire, met en danger la vie de milliers d’enfants et de femmes enceintes », dénonce Magui Nuñez, une des porte-parole de la première « caravane », entrée dix-huit jours plus tôt au Mexique. Ces 5 000 migrants, la plupart honduriens, ont fait halte, vendredi, dans l’Etat de Veracruz (sud-ouest). Plus au sud, un deuxième cortège de 1 500 Centraméricains lui emboîte le pas, à pied ou accrochés à des camions. Quelque 450 autres Salvadoriens se sont livrés, mardi 30 octobre, aux services migratoires et à l’armée déployés à la frontière sud du Mexique. Une décision rejetée par les représentants d’une troisième « caravane » de plus de 1 500 migrants qui ont passé, vendredi, le fleuve qui sépare le Guatemala du Mexique, devant des policiers dépassés.
Eviter le recours à la force
A Washington, Donald Trump, qui dénonce « une invasion », somme Mexico de stopper ces marées humaines, menaçant à demi-mot son voisin du Sud de ne pas ratifier leur nouvel accord de libre-échange. Il a aussi brandi une possible fermeture de leur frontière commune. Un enjeu de taille pour le Mexique, dont 80 % des exportations vont aux Etats-Unis. « Peña Nieto tente, à la fois, de ne pas irriter Trump et d’éviter une crise humanitaire »,...




                        

                        


<article-nb="2018/11/03/19-14">
<filnamedate="20181103"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181103"><AAMMJJHH="2018110319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Au moins sept membres de la communauté chrétienne ont été tués par balles dans la province de Minya, vendredi, lors d’un attentat revendiqué par l’EI.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤         

Compte rendu

Les coptes une nouvelle fois pris pour cible en Egypte

Au moins sept membres de la communauté chrétienne ont été tués par balles dans la province de Minya, vendredi, lors d’un attentat revendiqué par l’EI.

Laure Stephan (Beyrouth, correspondance)
    



LE MONDE
              datetime="2018-11-03T10:12:26+01:00"

        Le 03.11.2018 à 10h12






                        

Crédits : Amr Nabil / AP


                    

Au moins sept personnes, dont six membres d’une même famille, ont été tuées, vendredi 2 novembre en Egypte, lors d’un attentat contre des pèlerins coptes dans la province de Minya. Revendiquée par le groupe Etat islamique (EI) à travers son organe de propagande Amaq, cette attaque survenue sur une route désertique à proximité du monastère de Saint-Samuel a aussi fait 19 blessés.
Les récits restent fragmentaires sur le déroulement de l’assaut. Selon le parquet général égyptien, les victimes ont été abattues par balles alors qu’elles rentraient d’un pèlerinage dans ce monastère, à quelque 200 km au sud du Caire. Plusieurs bus ont été pris pour cible avant que les assaillants ne disparaissent.
Cette embuscade sanglante a pour les coptes un goût tragique de déjà-vu : en mai 2017, 29 pèlerins avaient été tués par balles dans la même zone. Les autorités égyptiennes avaient riposté en bombardant des camps d’entraînement djihadistes dans la Libye voisine. Les attentats contre la communauté chrétienne avaient connu une brève accalmie, le précédent remontant à décembre 2017. Un an plus tôt, en décembre 2016, l’explosion d’une bombe dans une église du Caire, qui avait fait 25 morts, marquait le début d’une série noire.

10 % de la population
Daoud Al-Samouili, un moine du monastère de Saint-Samuel, cité par le site d’information égyptien Mada Masr, dit son indignation : selon lui, depuis 2017, la protection de la route menant au lieu de prière n’a été que « stérile et de façade ». Et faute de moyens militaires, la traque des assaillants n’a commencé que tardivement, vendredi, leur laissant le temps de fuir, « de la même façon que les auteurs de l’attaque de l’an dernier se sont échappés ».
La zone désertique est difficile à contrôler. Selon des sources de sécurité, la fusillade a eu lieu sur une route secondaire, car l’axe principal était fermé. Les visites au monastère Saint-Samuel se sont raréfiées depuis...



<article-nb="2018/11/03/19-15">
<filnamedate="20181103"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181103"><AAMMJJHH="2018110319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Malgré la cascade de mesures annoncées par le président américain, les chiffres concernant les migrants ont très peu évolué depuis deux ans.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


A la veille des « midterms », Trump multiplie les effets d’annonces sur l’immigration

Malgré la cascade de mesures annoncées par le président américain, les chiffres concernant les migrants ont très peu évolué depuis deux ans.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 10h07
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Aux abords de lieux arpentés par Donald Trump à la veille des élections de mi-mandat comme à Columbia (Missouri), jeudi 1er novembre, les vendeurs de tee-shirts et de casquettes ont déjà une élection d’avance, celle de 2020, que le président ne cesse de mentionner. L’un des thèmes principaux est également identifié : l’immigration. Comme en 2016. Comme pour ces élections intermédiaires du 6 novembre.
Donald Trump a choisi de le marteler jusqu’à la veille du vote. Il a accompagné cette semaine ses descriptions alarmistes truffées de contre-vérités à propos des groupes de migrants d’Amérique centrale qui veulent demander l’asile aux Etats-Unis, d’un feu roulant d’annonces. Le président des Etats-Unis a ordonné le déploiement de milliers de soldats à la frontière, évoquant tantôt 5 000 soldats, tantôt 15 000, soit plus qu’en Afghanistan. Il a également estimé qu’il pouvait supprimer le droit du sol, pour l’obtention de la citoyenneté américaine, par le biais d’un simple décret, puis suggéré une refonte drastique du droit d’asile.

Les mises en garde répétées du président à propos de « l’invasion » qui menacerait les Etats-Unis sont contredites par les chiffres. Les arrestations de sans-papiers par la police des frontières, qui donnent une idée d’un phénomène par définition difficile à quantifier, sont parmi les plus basses de ces vingt dernières années, même si elles sont en 2018 supérieures à celles de 2017. Mécaniquement, les expulsions sont aussi en forte baisse. La seule inflation en la matière concerne les contentieux en souffrance devant la justice (demandes d’asile, expulsions) dont le nombre a augmenté de plus de 70 % depuis que Donald Trump est arrivé à la Maison Blanche.
Anxiété de l’électorat de Trump
La cascade de mesures des jours derniers ne répond donc pas à une poussée migratoire comparable à celles constatées du début des années 2000. Elle s’inscrit plutôt dans le cadre d’une anxiété exprimée par...




                        

                        


<article-nb="2018/11/03/19-16">
<filnamedate="20181103"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181103"><AAMMJJHH="2018110319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ A l’instar du Grand Paris Express, le projet Crossrail, qui doit permettre à 200 millions de passagers par an de traverser le Grand Londres, subit dérapages budgétaires et retards.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


A Londres aussi, le chantier du super-métro déraille

A l’instar du Grand Paris Express, le projet Crossrail, qui doit permettre à 200 millions de passagers par an de traverser le Grand Londres, subit dérapages budgétaires et retards.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 10h00
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

De part et d’autre du tunnel sous la Manche, il n’est pas si simple de creuser, sans dérapage de coûts et de délais, des kilomètres de nouveau métro. Alors que le Grand Paris Express se remet difficilement d’une année de polémiques sur l’explosion de son budget et le retard de plusieurs lignes, son équivalent londonien, le projet Crossrail, subit les mêmes affres.
Cette nouvelle ligne de métro doit permettre à 200 millions de passagers par an de traverser le Grand Londres de Shenfield, à l’est, jusqu’à Reading, à l’ouest. Soit 118 kilomètres de rails, dont 21 kilomètres de nouveaux tunnels sous le centre-ville, avec un embranchement vers l’aéroport d’Heathrow. Elle doit contribuer à décongestionner la capitale britannique, en desservant notamment le quartier des affaires de Canary Wharf.

Baptisée « Elizabeth Line » en l’honneur de la reine, cette liaison est qualifiée de « plus grand projet d’infrastructure en Europe » par la BBC. Jugement un brin hardi : le Grand Paris Express, avec ses 200 kilomètres de lignes et ses 68 gares, revendique également ce titre, non sans arguments. Quoi qu’il en soit, les deux projets ont en commun difficultés financières et remous politiques.
Le gouvernement de Theresa May a suscité la colère de l’opposition en annonçant, le 26 octobre, qu’il allait consentir un prêt d’urgence de 350 millions de livres (397 millions d’euros) à Crossrail Limited, la société chargée de conduire ce chantier de 15 milliards de livres, afin de le sortir de l’ornière. Un prêt présenté par le ministre des transports, le conservateur Jo Johnson, comme une « mesure temporaire » pour « assurer qu’une pleine dynamique soit maintenue derrière Crossrail ». Et assorti d’un double audit de la gouvernance et des finances de Crossrail Limited. 
« Grave échec »
« C’est juste un pansement sur une jambe de bois pour que le projet continue à avancer », a fustigé la présidente du comité des transports...




                        

                        


<article-nb="2018/11/03/19-17">
<filnamedate="20181103"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181103"><AAMMJJHH="2018110319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Si les précédents scrutins montrent très souvent un recul du parti au pouvoir, il ne perd pas toujours le contrôle du Congrès.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Midterms : le président perd presque toujours, mais pas forcément sa majorité

Si les précédents scrutins montrent très souvent un recul du parti au pouvoir, il ne perd pas toujours le contrôle du Congrès.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 09h47
 • Mis à jour le
03.11.2018 à 10h46
    |

            Pierre Breteau








                        



   


Parmi la multitude d’élections qui sont organisées le 6 novembre aux Etats-Unis, il y a celle du Congrès. Comme en France, le Congrès rassemble les deux chambres.
La Chambre des représentants est la chambre basse : ses membres sont élus par chaque Etat et leur nombre est proportionnel à la population. Elle est renouvelée intégralement tous les deux ans, soit 435 sièges à pourvoir.
Le Sénat a, lui, un mode d’élection plus exotique, un tiers de ses membres – sur cent – étant renouvelé tous les deux ans : en 2018, ils sont 33 à remettre leur siège en jeu.
A la Chambre des représentants, une défaite pour le président
Dans l’histoire récente de la politique américaine, seuls les républicains de George W. Bush n’ont pas perdu cette élection, en… 2002. Soit à peine plus d’un an après les attentats du 11-Septembre. Avant cela, il faut remonter à 1934, au plus fort de la Grande Dépression, pour que les démocrates de Franklin D. Roosevelt remportent cette élection de seulement neuf sièges.
Les électeurs américains semblent ne pas vouloir donner trop de pouvoir à leur président même si, finalement, depuis cinquante ans, la majorité n’a été perdue que par trois présidents. Lors des élections de mi-mandat de 2006, George W. Bush a perdu la majorité à la Chambre des représentants ; il l’avait depuis son arrivée en 2000 (et même sous Clinton, depuis 1995). Aux élections de 1994 et 2010, les présidents démocrates Bill Clinton puis Barack Obama ont connu le même sort. Ce dernier a même passé six de ses huit ans de mandat avec une Chambre à majorité républicaine.


    #evol_chambre {
    border-top: 4px solid #16212c;
    border-bottom: 1px solid #eef1f5;
    padding: 10px 0;
    width: 100%;
    color: #16212c;
}

#evol_chambre .grasdecodeurs {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    font-size: 1.7rem;
    font-weight: bold;
}

#evol_chambre .titre {
    padding: 6px 16px;
    display: block;
}

#evol_chambre .texte {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    margin: 1rem .5rem;
    padding: 0 10px;
}

#evol_chambre .explications {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    margin: 20px 0px;
    padding: 10px;
    background-color: #f5f6f8;
    color: #383f4e;
    text-align: center;
}

.ui-tooltip p:before {
    color: #a2a9ae;
    content: '› ';
    font-family: arial;
    display: inline-block;
    font-size: inherit;
    left: 0;
    position: relative;
    width: 9px;
    font-weight: 400
}

.ui-tooltip p.petiteliste {
    margin-left: 1rem;
}

.tooltipdecodeurs .gras {
    font-weight: bold;
}

.tooltipdecodeurs .titre_tt {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    font-weight: bold;
    font-size: 1.5rem;
    letter-spacing: .07rem;
    margin: .5rem 0;
}

.tooltipdecodeurs .gris {
    color: #a2a9ae;
}

.tooltipdecodeurs .bulle {
    border-radius: 50%;
    width: 1rem;
    height: 1rem;
    border: 0;
    display: inline-block;
    margin: -.3rem .5rem 0 0;
    vertical-align: middle;
    cursor: default;
}

.tooltipdecodeurs div {
    display: block !important;
}

.tooltipdecodeurs {
    border-radius: 0;
    position: absolute;
    z-index: 9999;
    padding: 0;
    max-width: 400px;
    -webkit-box-shadow: none !important;
    box-shadow: none !important;
    border-right: 1px solid #ccd0d3 !important;
    border-left: 1px solid #ccd0d3 !important;
    border-bottom: 1px solid #ccd0d3 !important;
    background: #fff !important;
    color: #222
}

.tooltipdecodeurs .contenant {
    padding: 2rem 1.5rem;
}

.tooltipdecodeurs .hr {
    margin-top: 1rem;
    border-top: 1px solid #e8eaee;
    padding-bottom: 1rem;
}

#evol_chambre .source {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    padding: 10px 0;
    text-align: right;
    color: #8b9299;
    font-size: 1.2rem;
}

#evol_chambre .passelect {
    -webkit-touch-callout: none;
    -webkit-user-select: none;
    -khtml-user-select: none;
    -moz-user-select: none;
    -ms-user-select: none;
    user-select: none;
}

/* CSS des barres */
#graphe_chambre .grid .tick:first-of-type,
#graphe_chambre .grid .tick:last-of-type {
    display: none;
}

#graphe_chambre .axis path,
#graphe_chambre .axis .tick line,
#graphe_chambre .grid .domain {
    display: none;
}

#graphe_chambre text {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    font-size: 1.2rem;
}

#graphe_chambre .legend text {
    fill: rgba(0, 0, 0, .5);
    font-size: 1.3rem;
}

#graphe_chambre .legend line {
    stroke: rgba(0, 0, 0, .35);
    stroke-width: 1.3px;
}

#graphe_chambre .axis.axis--y,
#graphe_chambre .axis.axis--x {
    font-weight: bold;
}

#graphe_chambre .serie rect {
    cursor: pointer;
}

#graphe_chambre .grid .tick {
    stroke-opacity: .5;
    stroke-width: 1.5px;
    stroke-dasharray: 3, 2;
    -webkit-touch-callout: none;
    -webkit-user-select:
        none;
    -khtml-user-select: none;
    -moz-user-select: none;
    -ms-user-select: none;
    user-select: none;
    pointer-events: none;
}

#graphe_chambre rect.prez {
    cursor: default;
}

#graphe_chambre text.texteprez {
    font-size: 1.3rem;
    font-weight: bold;
}

/* le tooltip fixé en bas sur mobile */
@media screen and (max-width: 500px) {
    .tooltipdecodeurs.noaec {
        position: fixed;
        bottom: 0 !important;
        left: 0 !important;
        top: auto !important;
        right: auto !important;
        min-width: 100% !important;
        border-radius: 0;
        padding: 0;
        z-index: 9999;
        -webkit-box-shadow: none !important;
        box-shadow: none !important;
        border-top: 0 !important;
        border-left: 0 !important;
        border-right: 0 !important;
        border-bottom: 0 !important;
        background: #fcfcfd !important;
        color: #383f4e;
    }

    .tooltipdecodeurs.noaec:after {
        content: '×';
        position: absolute;
        top: .65rem;
        right: .5rem;
        color: #ccd0d3;
        font-size: 3rem;
    }

    #graphe_chambre text.texteprez {
        font-size: 1.1rem;
        font-weight: bold;
    }

    #graphe_chambre .legend text {
        fill: rgba(0, 0, 0, .5);
        font-weight: bold;
        font-size: 1.1rem;
    }

    #evol_chambre div.explications {
        font-size: 1.4rem !important;
        margin: 1rem 0;
    }

    #evol_chambre p.texte {
        font-size: 1.4rem !important;
        margin: 1rem 0;
        padding: 0;
    }

    #evol_chambre .grasdecodeurs {
        font-size: 1.6rem;
        padding: 6px 0;
    }
}

                                                                                
              ▄▓▄                                                               
            ▄▓▓█       ▄▄▄▓▓▓▓▄╦          ▄▓▄               ▄▓▄▄                
           ▓▓▓▓▄,,▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓╕    ╓▄▓▓▓▓▓▓▓▄        ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦            
       ╒▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄  ▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▄▄▄▓▓▌  
       ╫▓ ╙▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀  ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ   
        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█       
                     ▐▓ ▐▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌    ╙▓Q ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ▀█▌  ▓▓▓▓▓▓Γ        
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌          ▄▓▓▓▓▓▓▓         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ⌐ ▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌      ▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▐▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓      ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓█       ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ▐▀ ▓▓▓▓▓█▀         ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      ╓▓▓▓█Γ            ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      █▀                ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓         
          ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▌   ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄,,▄▓╕   
       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀    
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ       
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               



Un recul quasi-assuré, mais pas forcément un changement de majorité à la Chambre des représentants
Ce graphique représente toutes les élections de mi-mandat – et donc pas celles qui ont lieu en même temps que la présidentielle – depuis le début du XXe siècle. Les barres centrales représentent le résultat en nombre de sièges : si elles sont striées, il n'y a pas eu de bascule de majorité, si elles sont pleines alors la majorité a « swingué ».
Sélectionnez une année ou une formation politique pour afficher le détail.
Source : Chambre des représentants des États-Unis


require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/4.2.2", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/textures.js"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3, textures) {

    var dicoParti = {
            "rep": "Républicains",
            "dem": "Démocrates",
            "autres": "Président"
        },
        dicoCouleur = {
            "autres": "#cecece",
            "autfonce": "#767676",
            "dem": "#cce4f1",
            "demfonce": "#1a6894",
            "dem_plus": "#2187c0",
            "rep_plus": "#ce3349",
            "rep": "#f4d3d5",
            "repfonce": "#a6283a"
        };

    var data = [{
            "annee": 1902,
            "president": "Theodore Roosevelt",
            "parti": "R",
            "maj_house": "reste républicaine",
            "total_house": 386,
            "autres": 0,
            "dem_plus": 25,
            "dem": 176,
            "rep": 210,
            "rep_plus": 0
        },
        {
            "annee": 1906,
            "president": "Theodore Roosevelt",
            "parti": "R",
            "maj_house": "reste républicaine",
            "total_house": 391,
            "autres": 0,
            "dem_plus": 32,
            "dem": 167,
            "rep": 224,
            "rep_plus": 0
        },
        {
            "annee": 1910,
            "president": "William Taft",
            "parti": "R",
            "maj_house": "devient démocrate",
            "total_house": 394,
            "autres": 1,
            "dem_plus": 58,
            "dem": 230,
            "rep": 163,
            "rep_plus": 0
        },
        {
            "annee": 1914,
            "president": "Woodrow Wilson",
            "parti": "D",
            "maj_house": "reste démocrate",
            "total_house": 435,
            "autres": 9,
            "dem_plus": 0,
            "dem": 230,
            "rep": 196,
            "rep_plus": 62
        },
        {
            "annee": 1918,
            "president": "Woodrow Wilson",
            "parti": "D",
            "maj_house": "devient républicaine",
            "total_house": 435,
            "autres": 3,
            "dem_plus": 0,
            "dem": 192,
            "rep": 240,
            "rep_plus": 24
        },
        {
            "annee": 1922,
            "president": "Warren Harding",
            "parti": "R",
            "maj_house": "reste républicaine",
            "total_house": 435,
            "autres": 3,
            "dem_plus": 76,
            "dem": 207,
            "rep": 225,
            "rep_plus": 0
        },
        {
            "annee": 1926,
            "president": "Calvin Coolidge",
            "parti": "R",
            "maj_house": "reste républicaine",
            "total_house": 435,
            "autres": 3,
            "dem_plus": 11,
            "dem": 194,
            "rep": 238,
            "rep_plus": 0
        },
        {
            "annee": 1930,
            "president": "Herbert Hoover",
            "parti": "R",
            "maj_house": "devient démocrate",
            "total_house": 435,
            "autres": 1,
            "dem_plus": 54,
            "dem": 218,
            "rep": 216,
            "rep_plus": 0
        },
        {
            "annee": 1934,
            "president": "Franklin D. Roosevelt",
            "parti": "D",
            "maj_house": "reste démocrate",
            "total_house": 435,
            "autres": 10,
            "dem_plus": 9,
            "dem": 322,
            "rep": 103,
            "rep_plus": 0
        },
        {
            "annee": 1938,
            "president": "Franklin D. Roosevelt",
            "parti": "D",
            "maj_house": "reste démocrate",
            "total_house": 435,
            "autres": 4,
            "dem_plus": 0,
            "dem": 262,
            "rep": 169,
            "rep_plus": 81
        },
        {
            "annee": 1942,
            "president": "Franklin D. Roosevelt",
            "parti": "D",
            "maj_house": "reste démocrate",
            "total_house": 435,
            "autres": 4,
            "dem_plus": 0,
            "dem": 222,
            "rep": 209,
            "rep_plus": 47
        },
        {
            "annee": 1946,
            "president": "Harry S. Truman",
            "parti": "D",
            "maj_house": "devient républicaine",
            "total_house": 435,
            "autres": 1,
            "dem_plus": 0,
            "dem": 188,
            "rep": 246,
            "rep_plus": 55
        },
        {
            "annee": 1950,
            "president": "Harry S. Truman",
            "parti": "D",
            "maj_house": "reste démocrate",
            "total_house": 435,
            "autres": 1,
            "dem_plus": 0,
            "dem": 235,
            "rep": 199,
            "rep_plus": 28
        },
        {
            "annee": 1954,
            "president": "Dwight D. Eisenhower",
            "parti": "R",
            "maj_house": "devient démocrate",
            "total_house": 435,
            "autres": 0,
            "dem_plus": 19,
            "dem": 232,
            "rep": 203,
            "rep_plus": 0
        },
        {
            "annee": 1958,
            "president": "Dwight D. Eisenhower",
            "parti": "R",
            "maj_house": "reste démocrate",
            "total_house": 437,
            "autres": 1,
            "dem_plus": 49,
            "dem": 283,
            "rep": 153,
            "rep_plus": 0
        },
        {
            "annee": 1962,
            "president": "John F. Kennedy",
            "parti": "D",
            "maj_house": "reste démocrate",
            "total_house": 435,
            "autres": 1,
            "dem_plus": 0,
            "dem": 258,
            "rep": 176,
            "rep_plus": 1
        },
        {
            "annee": 1966,
            "president": "Lyndon B. Johnson",
            "parti": "D",
            "maj_house": "reste démocrate",
            "total_house": 435,
            "autres": 0,
            "dem_plus": 0,
            "dem": 248,
            "rep": 187,
            "rep_plus": 47
        },
        {
            "annee": 1970,
            "president": "Richard Nixon",
            "parti": "R",
            "maj_house": "reste démocrate",
            "total_house": 435,
            "autres": 0,
            "dem_plus": 12,
            "dem": 255,
            "rep": 180,
            "rep_plus": 0
        },
        {
            "annee": 1974,
            "president": "Gerald Ford",
            "parti": "R",
            "maj_house": "reste démocrate",
            "total_house": 435,
            "autres": 0,
            "dem_plus": 49,
            "dem": 291,
            "rep": 144,
            "rep_plus": 0
        },
        {
            "annee": 1978,
            "president": "Jimmy Carter",
            "parti": "D",
            "maj_house": "reste démocrate",
            "total_house": 435,
            "autres": 0,
            "dem_plus": 0,
            "dem": 277,
            "rep": 158,
            "rep_plus": 15
        },
        {
            "annee": 1982,
            "president": "Ronald Reagan",
            "parti": "R",
            "maj_house": "reste démocrate",
            "total_house": 435,
            "autres": 0,
            "dem_plus": 26,
            "dem": 269,
            "rep": 166,
            "rep_plus": 0
        },
        {
            "annee": 1986,
            "president": "Ronald Reagan",
            "parti": "R",
            "maj_house": "reste démocrate",
            "total_house": 435,
            "autres": 0,
            "dem_plus": 5,
            "dem": 258,
            "rep": 177,
            "rep_plus": 0
        },
        {
            "annee": 1990,
            "president": "George H. W. Bush",
            "parti": "R",
            "maj_house": "reste démocrate",
            "total_house": 435,
            "autres": 1,
            "dem_plus": 7,
            "dem": 267,
            "rep": 167,
            "rep_plus": 0
        },
        {
            "annee": 1994,
            "president": "Bill Clinton",
            "parti": "D",
            "maj_house": "devient républicaine",
            "total_house": 435,
            "autres": 1,
            "dem_plus": 0,
            "dem": 204,
            "rep": 230,
            "rep_plus": 54
        },
        {
            "annee": 1998,
            "president": "Bill Clinton",
            "parti": "D",
            "maj_house": "reste républicaine",
            "total_house": 435,
            "autres": 1,
            "dem_plus": 5,
            "dem": 211,
            "rep": 223,
            "rep_plus": 0
        },
        {
            "annee": 2002,
            "president": "George W. Bush",
            "parti": "R",
            "maj_house": "reste républicaine",
            "total_house": 435,
            "autres": 1,
            "dem_plus": 0,
            "dem": 205,
            "rep": 229,
            "rep_plus": 8
        },
        {
            "annee": 2006,
            "president": "George W. Bush",
            "parti": "R",
            "maj_house": "devient démocrate",
            "total_house": 435,
            "autres": 0,
            "dem_plus": 31,
            "dem": 233,
            "rep": 202,
            "rep_plus": 0
        },
        {
            "annee": 2010,
            "president": "Barack Obama",
            "parti": "D",
            "maj_house": "devient républicaine",
            "total_house": 435,
            "autres": 0,
            "dem_plus": 0,
            "dem": 193,
            "rep": 242,
            "rep_plus": 63
        },
        {
            "annee": 2014,
            "president": "Barack Obama",
            "parti": "D",
            "maj_house": "reste républicaine",
            "total_house": 435,
            "autres": 0,
            "dem_plus": 0,
            "dem": 188,
            "rep": 247,
            "rep_plus": 13
        }
    ];

    var presidents = []

    /* on calcule l'évolution */

    $.each(data, function(i, d) {
        presidents.push({
            "annee": d.annee,
            "couleur": d.parti
        })
        d.dem = d.dem - d.dem_plus
        d.rep = d.rep - d.rep_plus
    })

    /* on ajoute la ligne pour dire quelles colonnes on veut dans le graphe */
    data["columns"] = ["annee", "rep", "rep_plus", "dem_plus", "dem", "autres"];

    /* mon petit univers de variables */
    var width = document.getElementById("graphe_chambre").offsetWidth,
        ratio = 1.5,
        rabeleg = .8,
        height = width * ratio,
        margin = {
            top: height / 15,
            right: width / 6,
            bottom: height / 100,
            left: width / 12
        };

    if (width         margin = {
            top: height / 15,
            right: width / 6,
            bottom: height / 100,
            left: width / 8
        };
        rabeleg = 1.5;
        ratio = 1.9;
        height = width * ratio;
    }

    var svg = d3.select("#graphe_chambre")
        .append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + width + " " + height);

    /* le groupe des présidents */

    var colpresidents = svg.append("g")
        .attr("class", "carrespresidents")
        .attr("transform", "translate(2," + margin.top + ")");
    var g = svg.append("g").attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");

    var y = d3.scaleBand()
        .rangeRound([(height - (margin.top + margin.bottom)), 0])
        .domain(data.map(function(d) {
            return d.annee;
        }))
        .padding(0.05);

    var x = d3.scaleLinear()
        .rangeRound([width - (margin.left + margin.right), 0]);

    var stack = d3.stack()
        .offset(d3.stackOffsetExpand);



    /* le groupe de chaque série */

    var serie = g.selectAll(".serie")
        .data(stack.keys(data.columns.slice(1))(data))
        .enter().append("g")
 "serie " + d.key)
 d.key);

    /* les barres */

    serie.selectAll("rect")
        .data(function(d) {
            return d;
        })
        .enter().append("rect")
        .filter(function(d) {
 0
        })
 y(d.data.annee))
 x(d[1]))
 x(d[0]) - x(d[1]))
        .attr("height", y.bandwidth())
        .attr("class", function() {
            c = d3.select(this.parentNode).attr("data-classe").slice(0, 3)
            return c
        })
        .attr("data-tt", function(d) {
            c = d3.select(this.parentNode).attr("data-classe").slice(0, 3)
            e = d.data
            autres = ""
"
Président " + e.president + " (" + e.parti.replace("R", "rép.").replace("D", "dém.") + ")"
La Chambre élue en " + +(e.annee - 2) + " " + e.maj_house + " en " + e.annee + ""
"
            /* les rep  */
 e.dem + e.dem_plus) ? " gras" : "") + "\">Républicains : " + (e.rep + e.rep_plus) + " représentants"
 0) rep += " dont " + e.rep_plus + " sièges gagnés"
"
            /* les dem */
Démocrates : " + (e.dem + e.dem_plus) + " représentants"
 0) dem += " dont " + e.dem_plus + " sièges gagnés"
"
" + e.autres + " siège" + ((e.autres > 1) ? "s" : "") + " soit vacant" + ((e.autres > 1) ? "s" : "") + "‚ soit occupé" + ((e.autres > 1) ? "s" : "") + " par un indépendant ou autre"
            if (e.rep + e.rep_plus                 return [html, dem, rep, autres]
 e.dem + e.dem_plus) {
                return [html, rep, dem, autres]
            } else {
                return [html, dem, rep, autres]
            }

        })
        .style("stroke-width", 0)
        .style("fill", function(d) {
            c = $(this).parent().data("classe")
            e = d.data
            basc = e.maj_house.slice(0, 3)
            if (c == "dem_plus" && basc != "dev") {
                var t = textures.lines()
                    .orientation("diagonal")
                    .lighter()
                    .strokeWidth(2)
                    .size(6)
                    .stroke("rgba(58, 156, 209,.2)")
                    .background("rgba(204, 228, 241,1)");
                svg.call(t);
                return t.url();
            } else if (c == "rep_plus" && basc != "dev") {
                var t = textures.lines()
                    .orientation("diagonal")
                    .lighter()
                    .strokeWidth(2)
                    .size(6)
                    .stroke("rgba(198, 59, 68,.2)")
                    .background("rgba(244, 211, 213,1)");
                svg.call(t);
                return t.url();
            } else {
                return dicoCouleur[c]
            }
        })
        .on("mouseover", function(d) {
            maclasse = d3.select(this.parentNode).attr("data-classe").slice(0, 3)
            svg.selectAll(".serie rect." + maclasse)
                .filter(function(e) {
                    return d.data.annee === e.data.annee;
                })
 dicoCouleur[maclasse + "fonce"])

            colpresidents.selectAll("rect")
                .filter(function(e) {
                    col = e.couleur.replace("R", "rep").replace("D", "dem")
                    return d.data.annee === e.annee && col == maclasse;
                })
                .style("fill", function(d) {
                    col = d.couleur.replace("R", "repfonce").replace("D", "demfonce")
                    return dicoCouleur[col]
                })
            colpresidents.selectAll("text")
                .filter(function(e) {
                    col = e.couleur.replace("R", "rep").replace("D", "dem")
                    return d.data.annee === e.annee && col == maclasse;
                })
                .style("fill", "rgba(255,255,255,1)")

        })
        .on("mouseout", function(d) {
            maclasse = d3.select(this.parentNode).attr("data-classe").slice(0, 3)
            svg.selectAll(".serie rect." + maclasse)
                .filter(function(e) {
                    return d.data.annee === e.data.annee;
                })
                .style("fill", function(d) {
                    c = $(this).parent().data("classe")
                    e = d.data
                    basc = e.maj_house.slice(0, 3)
                    if (c == "dem_plus" && basc != "dev") {
                        var t = textures.lines()
                            .orientation("diagonal")
                            .lighter()
                            .strokeWidth(2)
                            .size(6)
                            .stroke("rgba(58, 156, 209,.2)")
                            .background("rgba(204, 228, 241,1)");
                        svg.call(t);
                        return t.url();
                    } else if (c == "rep_plus" && basc != "dev") {
                        var t = textures.lines()
                            .orientation("diagonal")
                            .lighter()
                            .strokeWidth(2)
                            .size(6)
                            .stroke("rgba(198, 59, 68,.2)")
                            .background("rgba(244, 211, 213,1)");
                        svg.call(t);
                        return t.url();
                    } else {
                        return dicoCouleur[c]
                    }
                })
            colpresidents.selectAll("rect")
                .filter(function(e) {
                    return d.data.annee === e.annee;
                })
                .style("fill", function(d) {
                    col = d.couleur.replace("R", "rep").replace("D", "dem")
                    return dicoCouleur[col]
                })
            colpresidents.selectAll("text")
                .filter(function(e) {
                    return d.data.annee === e.annee;
                })
                .style("fill", "rgba(0,0,0,.25)")
        });

    /* rectangles du président */

    colpresidents.selectAll("rect")
        .data(presidents)
        .enter().append("rect")
 y(d.annee))
 width - margin.right)
 margin.right - 10)
        .attr("height", y.bandwidth())
        .attr("class", "prez")
        .attr("fill", function(d) {
            col = d.couleur.replace("R", "rep").replace("D", "dem")
            return dicoCouleur[col]
        })


    colpresidents.selectAll("text")
        .data(presidents)
        .enter().append("text")
        .attr("class", "texteprez passelect")
 (width - (margin.right) / 2) - 5)
        .attr("text-anchor", "middle")
 y(d.annee) + (y.bandwidth() / 2))
        .attr("dy", ".35em")
        .style("fill", "rgba(0, 0, 0, .25)")
        .text(function(d) {
            return d.couleur.replace("R", "Rép.").replace("D", "Dém.")
        });

    /* les axes */

    g.append("g")
        .attr("class", "axis axis--x")
        .call(d3.axisTop(x).ticks(2).tickFormat(function(d) {
            if (d == .5) return "50 % "
        }));

    g.append("g")
        .attr("class", "axis axis--y")
        .call(d3.axisLeft(y).ticks(10, " %"));

    var legend = serie.append("g")
        .filter(function(d) {
            /* on n'affiche pas le détail pour les « autres » */
            return (d.key == "dem" || d.key == "rep" || d.key == "autres")
        })
        .attr("class", "legend")
        .attr("transform", function(d) {
            if (d.key == "autres") {
                var d = d[0];
                return "translate(" + (width - (margin.right * 1.5)) + ", " + (y(d.data.annee) - (y.bandwidth()) * (data.length + rabeleg)) + ")";
            } else {
                var d = d[0];
                return "translate(" + ((x(d[0]) + x(d[1])) / 2) + ", " + (y(d.data.annee) - (y.bandwidth()) * (data.length + rabeleg)) + ")";
            }
        });

    legend.append("line")
        .attr("y1", 5)
        .attr("x1", 15)
        .attr("x2", 15)
        .attr("y2", 25);

    legend.append("text")
        .attr("text-anchor", "middle")
 dicoParti[d.key]);

    /* la gridline pour faire les 50 % */
    svg.append("g")
        .attr("class", "grid")
        .attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")")
        .call(make_x_gridlines()
            .tickSize(+(height - (margin.top + margin.bottom)))
            .tickFormat("")
        )

    function make_x_gridlines() {
        return d3.axisBottom(x)
            .ticks(2)
    }

    function type(d, i, columns) {
        for (i = 1, t = 0; i         d.total = d.total_house;
        return d;
    }

    /*    La gestion du tooltip, ici sur la classe ".selecteur"    */
    var dec_device = "aec";
    try {
 -1) {
            dec_device = "noaec";
        }
    } catch (err) {
        dec_device = "aec";
    }

    $("#evol_chambre").tooltip({
        show: {
            effect: "slideDown",
            duration: 100
        },
        hide: {
            effect: "slideUp",
            duration: 100
        },
        items: ".serie rect",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs " + dec_device,
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            contenu = $(this).data("tt").split(",")
            classe = $(this).attr("class")
"
"
"
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }

    });
    $("#evol_chambre a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});


Même histoire au Sénat
La composition du Sénat n’est pas proportionnelle à la population : chaque Etat dispose de deux élus. Rares sont les situations dans lesquelles le président a pu remporter des sièges, ou même conserver sa majorité.
Ainsi en 2014, Barack Obama a perdu le Sénat, dont la majorité était encore démocrate, et a donc fini les deux dernières années de son mandat avec une Chambre des représentants et un Sénat tous les deux à majorité républicaine.


    #evol_senat {
    border-top: 4px solid #16212c;
    border-bottom: 1px solid #eef1f5;
    padding: 10px 0;
    width: 100%;
    color: #16212c;
}

#evol_senat .grasdecodeurs {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    font-size: 1.7rem;
    font-weight: bold;
}

#evol_senat .titre {
    padding: 6px 16px;
    display: block;
}

#evol_senat .texte {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    margin: 1rem .5rem;
    padding: 0 10px;
}

#evol_senat .explications {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    margin: 20px 0px;
    padding: 10px;
    background-color: #f5f6f8;
    color: #383f4e;
    text-align: center;
}

.ui-tooltip p:before {
    color: #a2a9ae;
    content: '› ';
    font-family: arial;
    display: inline-block;
    font-size: inherit;
    left: 0;
    position: relative;
    width: 9px;
    font-weight: 400
}

.ui-tooltip p.petiteliste {
    margin-left: 1rem;
}

.tooltipdecodeurs .gras {
    font-weight: bold;
}

.tooltipdecodeurs .titre_tt {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    font-weight: bold;
    font-size: 1.5rem;
    letter-spacing: .07rem;
    margin: .5rem 0;
}

.tooltipdecodeurs .gris {
    color: #a2a9ae;
}

.tooltipdecodeurs .bulle {
    border-radius: 50%;
    width: 1rem;
    height: 1rem;
    border: 0;
    display: inline-block;
    margin: -.3rem .5rem 0 0;
    vertical-align: middle;
    cursor: default;
}

.tooltipdecodeurs div {
    display: block !important;
}

.tooltipdecodeurs {
    border-radius: 0;
    position: absolute;
    z-index: 9999;
    padding: 0;
    max-width: 400px;
    -webkit-box-shadow: none !important;
    box-shadow: none !important;
    border-right: 1px solid #ccd0d3 !important;
    border-left: 1px solid #ccd0d3 !important;
    border-bottom: 1px solid #ccd0d3 !important;
    background: #fff !important;
    color: #222
}

.tooltipdecodeurs .contenant {
    padding: 2rem 1.5rem;
}

.tooltipdecodeurs .hr {
    margin-top: 1rem;
    border-top: 1px solid #e8eaee;
    padding-bottom: 1rem;
}

#evol_senat .source {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    padding: 10px 0;
    text-align: right;
    color: #8b9299;
    font-size: 1.2rem;
}

#evol_senat .passelect {
    -webkit-touch-callout: none;
    -webkit-user-select: none;
    -khtml-user-select: none;
    -moz-user-select: none;
    -ms-user-select: none;
    user-select: none;
}

/* CSS des barres */
#graphe_senat .grid .tick:first-of-type,
#graphe_senat .grid .tick:last-of-type {
    display: none;
}

#graphe_senat .axis path,
#graphe_senat .axis .tick line,
#graphe_senat .grid .domain {
    display: none;
}

#graphe_senat text {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    font-size: 1.2rem;
}

#graphe_senat .legend text {
    fill: rgba(0, 0, 0, .5);
    font-size: 1.3rem;
}

#graphe_senat .legend line {
    stroke: rgba(0, 0, 0, .35);
    stroke-width: 1.3px;
}

#graphe_senat .axis.axis--y,
#graphe_senat .axis.axis--x {
    font-weight: bold;
}

#graphe_senat .serie rect {
    cursor: pointer;
}

#graphe_senat .grid .tick {
    stroke-opacity: .5;
    stroke-width: 1.5px;
    stroke-dasharray: 3, 2;
    -webkit-touch-callout: none;
    -webkit-user-select:
        none;
    -khtml-user-select: none;
    -moz-user-select: none;
    -ms-user-select: none;
    user-select: none;
    pointer-events: none;
}

#graphe_senat rect.prez {
    cursor: default;
}

#graphe_senat text.texteprez {
    font-size: 1.3rem;
    font-weight: bold;
}

/* le tooltip fixé en bas sur mobile */
@media screen and (max-width: 500px) {
    .tooltipdecodeurs.noaec {
        position: fixed;
        bottom: 0 !important;
        left: 0 !important;
        top: auto !important;
        right: auto !important;
        min-width: 100% !important;
        border-radius: 0;
        padding: 0;
        z-index: 9999;
        -webkit-box-shadow: none !important;
        box-shadow: none !important;
        border-top: 0 !important;
        border-left: 0 !important;
        border-right: 0 !important;
        border-bottom: 0 !important;
        background: #fcfcfd !important;
        color: #383f4e;
    }

    .tooltipdecodeurs.noaec:after {
        content: '×';
        position: absolute;
        top: .65rem;
        right: .5rem;
        color: #ccd0d3;
        font-size: 3rem;
    }

    #graphe_senat text.texteprez {
        font-size: 1.1rem;
        font-weight: bold;
    }

    #graphe_senat .legend text {
        fill: rgba(0, 0, 0, .5);
        font-weight: bold;
        font-size: 1.1rem;
    }

    #evol_senat div.explications {
        font-size: 1.4rem !important;
        margin: 1rem 0;
    }

    #evol_senat p.texte {
        font-size: 1.4rem !important;
        margin: 1rem 0;
        padding: 0;
    }

    #evol_senat .grasdecodeurs {
        font-size: 1.6rem;
        padding: 6px 0;
    }
}

                                                                                
              ▄▓▄                                                               
            ▄▓▓█       ▄▄▄▓▓▓▓▄╦          ▄▓▄               ▄▓▄▄                
           ▓▓▓▓▄,,▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓╕    ╓▄▓▓▓▓▓▓▓▄        ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦            
       ╒▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄  ▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▄▄▄▓▓▌  
       ╫▓ ╙▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀  ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ   
        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█       
                     ▐▓ ▐▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌    ╙▓Q ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ▀█▌  ▓▓▓▓▓▓Γ        
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌          ▄▓▓▓▓▓▓▓         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ⌐ ▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌      ▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▐▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓      ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓█       ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ▐▀ ▓▓▓▓▓█▀         ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      ╓▓▓▓█Γ            ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      █▀                ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓         
          ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▌   ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄,,▄▓╕   
       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀    
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ       
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               



Au Sénat, difficile de ne pas perdre des sièges à mi-mandat
Ce graphique représente toutes les élections de mi-mandat au Sénat  depuis le début du XXe siècle. Les barres centrales représentent le résultat en nombre de sièges : si elles sont striées, il n'y a pas eu de bascule de majorité, si elles sont pleines alors la majorité a « swingué ».
Sélectionnez une année ou une formation politique pour afficher le détail.
Source : Sénat des États-Unis


require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/4.2.2", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/textures.js"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3, textures) {

    var dicoParti = {
            "rep": "Républicains",
            "dem": "Démocrates",
            "autres": "Président"
        },
        dicoCouleur = {
            "autres": "#cecece",
            "autfonce": "#767676",
            "dem": "#cce4f1",
            "demfonce": "#1a6894",
            "dem_plus": "#2187c0",
            "rep_plus": "#ce3349",
            "rep": "#f4d3d5",
            "repfonce": "#a6283a"

        };

    var data = [{"annee":1902,"president":"Theodore Roosevelt","parti":"R","maj_senat":"reste républicain","autres":3,"dem_plus":3,"dem":32,"rep":55,"rep_plus":0,"total_senat":90},
{"annee":1906,"president":"Theodore Roosevelt","parti":"R","maj_senat":"reste républicain","autres":2,"dem_plus":0,"dem":28,"rep":60,"rep_plus":3,"total_senat":90},
{"annee":1910,"president":"William Taft","parti":"R","maj_senat":"reste républicain","autres":2,"dem_plus":7,"dem":40,"rep":50,"rep_plus":0,"total_senat":92},
{"annee":1914,"president":"Woodrow Wilson","parti":"D","maj_senat":"reste démocrate","autres":2,"dem_plus":3,"dem":53,"rep":41,"rep_plus":0,"total_senat":96},
{"annee":1918,"president":"Woodrow Wilson","parti":"D","maj_senat":"devient républicain","autres":0,"dem_plus":0,"dem":48,"rep":48,"rep_plus":4,"total_senat":96},
{"annee":1922,"president":"Warren Harding","parti":"R","maj_senat":"reste républicain","autres":1,"dem_plus":6,"dem":42,"rep":53,"rep_plus":0,"total_senat":96},
{"annee":1926,"president":"Calvin Coolidge","parti":"R","maj_senat":"reste républicain","autres":1,"dem_plus":6,"dem":45,"rep":50,"rep_plus":0,"total_senat":96},
{"annee":1930,"president":"Herbert Hoover","parti":"R","maj_senat":"reste républicain","autres":1,"dem_plus":6,"dem":45,"rep":50,"rep_plus":0,"total_senat":96},
{"annee":1934,"president":"Franklin D. Roosevelt","parti":"D","maj_senat":"reste démocrate","autres":2,"dem_plus":9,"dem":69,"rep":25,"rep_plus":0,"total_senat":96},
{"annee":1938,"president":"Franklin D. Roosevelt","parti":"D","maj_senat":"reste démocrate","autres":5,"dem_plus":0,"dem":68,"rep":23,"rep_plus":7,"total_senat":96},
{"annee":1942,"president":"Franklin D. Roosevelt","parti":"D","maj_senat":"reste démocrate","autres":1,"dem_plus":0,"dem":57,"rep":38,"rep_plus":9,"total_senat":96},
{"annee":1946,"president":"Harry S. Truman","parti":"D","maj_senat":"devient républicain","autres":0,"dem_plus":0,"dem":46,"rep":50,"rep_plus":11,"total_senat":96},
{"annee":1950,"president":"Harry S. Truman","parti":"D","maj_senat":"reste démocrate","autres":0,"dem_plus":0,"dem":49,"rep":47,"rep_plus":5,"total_senat":96},
{"annee":1954,"president":"Dwight D. Eisenhower","parti":"R","maj_senat":"devient démocrate","autres":1,"dem_plus":2,"dem":48,"rep":47,"rep_plus":0,"total_senat":96},
{"annee":1958,"president":"Dwight D. Eisenhower","parti":"R","maj_senat":"reste démocrate","autres":2,"dem_plus":12,"dem":61,"rep":35,"rep_plus":0,"total_senat":98},
{"annee":1962,"president":"John F. Kennedy","parti":"D","maj_senat":"reste démocrate","autres":0,"dem_plus":4,"dem":68,"rep":32,"rep_plus":0,"total_senat":100},
{"annee":1966,"president":"Lyndon B. Johnson","parti":"D","maj_senat":"reste démocrate","autres":0,"dem_plus":0,"dem":64,"rep":36,"rep_plus":3,"total_senat":100},
{"annee":1970,"president":"Richard Nixon","parti":"R","maj_senat":"reste démocrate","autres":2,"dem_plus":0,"dem":53,"rep":45,"rep_plus":2,"total_senat":100},
{"annee":1974,"president":"Gerald Ford","parti":"R","maj_senat":"reste démocrate","autres":2,"dem_plus":4,"dem":60,"rep":38,"rep_plus":0,"total_senat":100},
{"annee":1978,"president":"Jimmy Carter","parti":"D","maj_senat":"reste démocrate","autres":1,"dem_plus":0,"dem":59,"rep":40,"rep_plus":2,"total_senat":100},
{"annee":1982,"president":"Ronald Reagan","parti":"R","maj_senat":"reste républicain","autres":0,"dem_plus":1,"dem":46,"rep":54,"rep_plus":0,"total_senat":100},
{"annee":1986,"president":"Ronald Reagan","parti":"R","maj_senat":"devient démocrate","autres":0,"dem_plus":8,"dem":55,"rep":45,"rep_plus":0,"total_senat":100},
{"annee":1990,"president":"George H. W. Bush","parti":"R","maj_senat":"reste démocrate","autres":0,"dem_plus":1,"dem":56,"rep":44,"rep_plus":0,"total_senat":100},
{"annee":1994,"president":"Bill Clinton","parti":"D","maj_senat":"devient républicain","autres":0,"dem_plus":0,"dem":48,"rep":52,"rep_plus":9,"total_senat":100},
{"annee":1998,"president":"Bill Clinton","parti":"D","maj_senat":"reste républicain","autres":0,"dem_plus":0,"dem":45,"rep":55,"rep_plus":0,"total_senat":100},
{"annee":2002,"president":"George W. Bush","parti":"R","maj_senat":"devient républicain","autres":1,"dem_plus":0,"dem":49,"rep":50,"rep_plus":1,"total_senat":100},
{"annee":2006,"president":"George W. Bush","parti":"R","maj_senat":"devient démocrate","autres":2,"dem_plus":5,"dem":49,"rep":49,"rep_plus":0,"total_senat":100},
{"annee":2010,"president":"Barack Obama","parti":"D","maj_senat":"reste démocrate","autres":2,"dem_plus":0,"dem":51,"rep":47,"rep_plus":6,"total_senat":100},
{"annee":2014,"president":"Barack Obama","parti":"D","maj_senat":"devient républicain","autres":2,"dem_plus":0,"dem":44,"rep":54,"rep_plus":9,"total_senat":100}];

    var presidents = []

    /* on calcule l'évolution */

    $.each(data, function(i, d) {
        presidents.push({
            "annee": d.annee,
            "couleur": d.parti
        })
        d.dem = d.dem - d.dem_plus
        d.rep = d.rep - d.rep_plus
    })

    /* on ajoute la ligne pour dire quelles colonnes on veut dans le graphe */
    data["columns"] = ["annee", "rep", "rep_plus", "dem_plus", "dem", "autres"];

    /* mon petit univers de variables */
    var width = document.getElementById("graphe_senat").offsetWidth,
        ratio = 1.5,
        rabeleg = .8,
        height = width * ratio,
        margin = {
            top: height / 15,
            right: width / 6,
            bottom: height / 100,
            left: width / 12
        };

    if (width         margin = {
            top: height / 15,
            right: width / 6,
            bottom: height / 100,
            left: width / 8
        };
        rabeleg = 1.5;
        ratio = 1.9;
        height = width * ratio;
    }

    var svg = d3.select("#graphe_senat")
        .append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + width + " " + height);

    /* le groupe des présidents */

    var colpresidents = svg.append("g")
        .attr("class", "carrespresidents")
        .attr("transform", "translate(2," + margin.top + ")");
    var g = svg.append("g").attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");

    var y = d3.scaleBand()
        .rangeRound([(height - (margin.top + margin.bottom)), 0])
        .domain(data.map(function(d) {
            return d.annee;
        }))
        .padding(0.05);

    var x = d3.scaleLinear()
        .rangeRound([width - (margin.left + margin.right), 0]);

    var stack = d3.stack()
        .offset(d3.stackOffsetExpand);



    /* le groupe de chaque série */

    var serie = g.selectAll(".serie")
        .data(stack.keys(data.columns.slice(1))(data))
        .enter().append("g")
 "serie " + d.key)
 d.key);

    /* les barres */

    serie.selectAll("rect")
        .data(function(d) {
            return d;
        })
        .enter().append("rect")
        .filter(function(d) {
 0
        })
 y(d.data.annee))
 x(d[1]))
 x(d[0]) - x(d[1]))
        .attr("height", y.bandwidth())
        .attr("class", function() {
            c = d3.select(this.parentNode).attr("data-classe").slice(0, 3)
            return c
        })
        .attr("data-tt", function(d) {
            c = d3.select(this.parentNode).attr("data-classe").slice(0, 3)
            e = d.data
            autres = ""
"
Président " + e.president + " (" + e.parti.replace("R", "rép.").replace("D", "dém.") + ")"
Le Sénat élu en " + +(e.annee - 2) + " " + e.maj_senat + " en " + e.annee + ""
"
            /* les rep  */
 e.dem + e.dem_plus) ? " gras" : "") + "\">Républicains : " + (e.rep + e.rep_plus) + " sénateurs"
 0) rep += " dont " + e.rep_plus + " siège" + ((e.rep_plus >= 2) ? "s" : "") + " gagné" + ((e.rep_plus >= 2) ? "s" : "")
"
            /* les dem */
Démocrates : " + (e.dem + e.dem_plus) + " sénateurs"
 0) dem += " dont " + e.dem_plus + " siège" + ((e.dem_plus >= 2) ? "s" : "") + " gagné" + ((e.dem_plus >= 2) ? "s" : "")
"
" + e.autres + " siège" + ((e.autres > 1) ? "s" : "") + " soit vacant" + ((e.autres > 1) ? "s" : "") + "‚ soit occupé" + ((e.autres > 1) ? "s" : "") + " par un indépendant ou autre"
            if (e.rep + e.rep_plus                 return [html, dem, rep, autres]
 e.dem + e.dem_plus) {
                return [html, rep, dem, autres]
            } else {
                return [html, dem, rep, autres]
            }

        })
        .style("stroke-width", 0)
        .style("fill", function(d) {
            c = $(this).parent().data("classe")
            e = d.data
            basc = e.maj_senat.slice(0, 3)
            if (c == "dem_plus" && basc != "dev") {
                var t = textures.lines()
                    .orientation("diagonal")
                    .lighter()
                    .strokeWidth(2)
                    .size(6)
                    .stroke("rgba(58, 156, 209,.2)")
                    .background("rgba(204, 228, 241,1)");
                svg.call(t);
                return t.url();
            } else if (c == "rep_plus" && basc != "dev") {
                var t = textures.lines()
                    .orientation("diagonal")
                    .lighter()
                    .strokeWidth(2)
                    .size(6)
                    .stroke("rgba(198, 59, 68,.2)")
                    .background("rgba(244, 211, 213,1)");
                svg.call(t);
                return t.url();
            } else {
                return dicoCouleur[c]
            }
        })
        .on("mouseover", function(d) {
            maclasse = d3.select(this.parentNode).attr("data-classe").slice(0, 3)
            svg.selectAll(".serie rect." + maclasse)
                .filter(function(e) {
                    return d.data.annee === e.data.annee;
                })
 dicoCouleur[maclasse + "fonce"])

            colpresidents.selectAll("rect")
                .filter(function(e) {
                    col = e.couleur.replace("R", "rep").replace("D", "dem")
                    return d.data.annee === e.annee && col == maclasse;
                })
                .style("fill", function(d) {
                    col = d.couleur.replace("R", "repfonce").replace("D", "demfonce")
                    return dicoCouleur[col]
                })
            colpresidents.selectAll("text")
                .filter(function(e) {
                    col = e.couleur.replace("R", "rep").replace("D", "dem")
                    return d.data.annee === e.annee && col == maclasse;
                })
                .style("fill", "rgba(255,255,255,1)")

        })
        .on("mouseout", function(d) {
            maclasse = d3.select(this.parentNode).attr("data-classe").slice(0, 3)
            svg.selectAll(".serie rect." + maclasse)
                .filter(function(e) {
                    return d.data.annee === e.data.annee;
                })
                .style("fill", function(d) {
                    c = $(this).parent().data("classe")
                    e = d.data
                    basc = e.maj_senat.slice(0, 3)
                    if (c == "dem_plus" && basc != "dev") {
                        var t = textures.lines()
                            .orientation("diagonal")
                            .lighter()
                            .strokeWidth(2)
                            .size(6)
                            .stroke("rgba(58, 156, 209,.2)")
                            .background("rgba(204, 228, 241,1)");
                        svg.call(t);
                        return t.url();
                    } else if (c == "rep_plus" && basc != "dev") {
                        var t = textures.lines()
                            .orientation("diagonal")
                            .lighter()
                            .strokeWidth(2)
                            .size(6)
                            .stroke("rgba(198, 59, 68,.2)")
                            .background("rgba(244, 211, 213,1)");
                        svg.call(t);
                        return t.url();
                    } else {
                        return dicoCouleur[c]
                    }
                })
            colpresidents.selectAll("rect")
                .filter(function(e) {
                    return d.data.annee === e.annee;
                })
                .style("fill", function(d) {
                    col = d.couleur.replace("R", "rep").replace("D", "dem")
                    return dicoCouleur[col]
                })
            colpresidents.selectAll("text")
                .filter(function(e) {
                    return d.data.annee === e.annee;
                })
                .style("fill", "rgba(0,0,0,.25)")
        });

    /* rectangles du président */

    colpresidents.selectAll("rect")
        .data(presidents)
        .enter().append("rect")
 y(d.annee))
 width - margin.right)
 margin.right - 10)
        .attr("height", y.bandwidth())
        .attr("class", "prez")
        .attr("fill", function(d) {
            col = d.couleur.replace("R", "rep").replace("D", "dem")
            return dicoCouleur[col]
        })


    colpresidents.selectAll("text")
        .data(presidents)
        .enter().append("text")
        .attr("class", "texteprez passelect")
 (width - (margin.right) / 2) - 5)
        .attr("text-anchor", "middle")
 y(d.annee) + (y.bandwidth() / 2))
        .attr("dy", ".35em")
        .style("fill", "rgba(0, 0, 0, .25)")
        .text(function(d) {
            return d.couleur.replace("R", "Rép.").replace("D", "Dém.")
        });

    /* les axes */

    g.append("g")
        .attr("class", "axis axis--x")
        .call(d3.axisTop(x).ticks(2).tickFormat(function(d) {
            if (d == .5) return "50 % "
        }));

    g.append("g")
        .attr("class", "axis axis--y")
        .call(d3.axisLeft(y).ticks(10, " %"));

    var legend = serie.append("g")
        .filter(function(d) {
            /* on n'affiche pas le détail pour les « autres » */
            return (d.key == "dem" || d.key == "rep" || d.key == "autres")
        })
        .attr("class", "legend")
        .attr("transform", function(d) {
            if (d.key == "autres") {
                var d = d[0];
                return "translate(" + (width - (margin.right * 1.5)) + ", " + (y(d.data.annee) - (y.bandwidth()) * (data.length + rabeleg)) + ")";
            } else {
                var d = d[0];
                return "translate(" + ((x(d[0]) + x(d[1])) / 2) + ", " + (y(d.data.annee) - (y.bandwidth()) * (data.length + rabeleg)) + ")";
            }
        });

    legend.append("line")
        .attr("y1", 5)
        .attr("x1", 15)
        .attr("x2", 15)
        .attr("y2", 25);

    legend.append("text")
        .attr("text-anchor", "middle")
 dicoParti[d.key]);

    /* la gridline pour faire les 50 % */
    svg.append("g")
        .attr("class", "grid")
        .attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")")
        .call(make_x_gridlines()
            .tickSize(+(height - (margin.top + margin.bottom)))
            .tickFormat("")
        )

    function make_x_gridlines() {
        return d3.axisBottom(x)
            .ticks(2)
    }

    function type(d, i, columns) {
        for (i = 1, t = 0; i         d.total = d.total_senat;
        return d;
    }

    /*    La gestion du tooltip, ici sur la classe ".selecteur"    */
    var dec_device = "aec";
    try {
 -1) {
            dec_device = "noaec";
        }
    } catch (err) {
        dec_device = "aec";
    }

    $("#evol_senat").tooltip({
        show: {
            effect: "slideDown",
            duration: 100
        },
        hide: {
            effect: "slideUp",
            duration: 100
        },
        items: ".serie rect",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs " + dec_device,
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            contenu = $(this).data("tt").split(",")
            classe = $(this).attr("class")
"
"
"
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }

    });
    $("#evol_senat a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});


Contrairement à la Chambre, en revanche, le Sénat a « swingué » plus régulièrement aux élections de mi-mandat : cinq fois sur huit élections depuis 1986. A chaque fois c’était à la défaveur du locataire de la Maison Blanche, à une exception près : la bascule de 2002 en faveur du président George W. Bush. Sinon, il faut remonter à 1970 pour que le président en place gagne des sièges dans la chambre haute : à l’époque, Nixon n’avait tout de même pas remporté la majorité, simplement deux sièges pour porter le camp républicain à quarante-cinq.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/03/19-18">
<filnamedate="20181103"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181103"><AAMMJJHH="2018110319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Face à une situation inhabituelle dans cette ville du Pays basque, plusieurs initiatives ont émergé et environ 70 personnes sont actuellement hébergées.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

A Bayonne, la société civile organise l’aide aux migrants

Face à une situation inhabituelle dans cette ville du Pays basque, plusieurs initiatives ont émergé et environ 70 personnes sont actuellement hébergées.



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 08h55
    |

                            Michel Garicoïx (Bayonne, correspondant)








                        


« La situation était totalement nouvelle pour nous et on n’avait rien pour y faire face », se remémore Laurence Hardouin, avocate et militante. Ala fin du printemps, Bayonne est devenue un lieu d’étape sur la route migratoire reliant l’Afrique à l’Europe. A partir du mois de juin, place des Basques, en plein centre-ville, une dizaine puis, petit à petit, plusieurs dizaines de personnes débarquent chaque jour des cars en provenance d’Espagne. « A l’époque, l’urgence, c’était pour eux de charger leur téléphone, d’avoir une connexion à Internet, de l’eau, reprend-elle. Rapidement, la discussion s’est portée sur le froid. »
« On en parlait et nous sommes allés voir », se souvient Maite, étudiante en master de droit. Nous leur avons apporté des vêtements chauds ou avons commencé à offrir à une femme isolée notre canapé. De fil en aiguille, en quelques semaines, une chaîne s’est constituée. »
Aujourd’hui, l’initiative s’est transformée en association, Diakité, qui agrège une vingtaine de personnes. « Diakité » ne sort pas d’un dictionnaire basque, « c’est le prénom de l’un des premiers migrants mineurs, précise Vic, salarié de la restauration. C’est notre façon de résister, d’être une société de l’accueil par l’action ». On retrouve parmi les membres de l’association des militants pour le droit au logement, des écologistes, des nationalistes ou, encore, des étudiants en droit.

        Lire aussi :
         

                Entre l’Espagne et la France, la nouvelle route migratoire prend de l’ampleur



« Cela a donné un sens à ma vie »
Depuis le 29 octobre, Diakité intervient dans les locaux ouverts par la mairie pour mettre à l’abri les migrants, le temps de leur escale bayonnaise. Ses membres distribuent des repas et accompagnent les personnes jusqu’aux cars qui les conduiront vers les villes du Nord.
A côté de ce soutien citoyen de circonstance, l’association Solidarité migrants-Etorkinekin (« Avec ceux qui arrivent », en basque), créée en 2015, vient aussi en aide aux migrants, notamment en accompagnant les mineurs, qui doivent prouver leur minorité devant le juge et être scolarisés. Amaia Fontang, figure militante locale et animatrice de cette association issue de la Cimade, rappelle que « le Pays basque a toujours été une terre d’accueil ».
Environ soixante-dix personnes seraient actuellement hébergées dans des familles au Pays basque, au travers de ces différentes initiatives. Comme chez Colette Capdevielle, ancienne députée et conseillère municipale socialiste, qui accueille ces jours-ci un Guinéen. Ou chez Mixel Bernadet, un militant indépendantiste de 66 ans, qui a déjà hébergé plus d’une vingtaine de personnes dans son appartement depuis l’été. « J’avais une chambre disponible et après j’ai récupéré des matelas », détaille cet homme, retraité de la restauration.
Mixel n’avait jamais milité sur les questions migratoires. « Cela a donné un sens à ma vie », dit-il. Certains migrants restent un jour chez lui, d’autres plusieurs mois. Matchie, un jeune homme de 17 ans, parti de Côte d’Ivoire il y a deux ans « pour avoir une vie meilleure », est lui resté quatre jours chez Mixel. Il y retourne régulièrement. Il ne connaissait personne en France il y a encore deux mois. Aujourd’hui, il partage son temps entre trois familles d’accueil, voudrait s’installer à Bayonne et reprendre une scolarité.

        Lire aussi :
         

                De Tanger à Paris, dans les pas des enfants perdus du Maroc






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/03/19-19">
<filnamedate="20181103"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181103"><AAMMJJHH="2018110319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Fin octobre, le métal gris a brièvement battu son record historique, en s’arrachant à 1 152 dollars l’once à la Bourse de New York. Une brusque poussée liée, entre autres, aux tensions entre les Etats-Unis et la Russie, premier producteur mondial, souligne Laurence Girard, journaliste au « Monde », dans sa chronique.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Matières premières : « Le palladium au summum »

Fin octobre, le métal gris a brièvement battu son record historique, en s’arrachant à 1 152 dollars l’once à la Bourse de New York. Une brusque poussée liée, entre autres, aux tensions entre les Etats-Unis et la Russie, premier producteur mondial, souligne Laurence Girard, journaliste au « Monde », dans sa chronique.



LE MONDE ECONOMIE
 |    03.11.2018 à 08h00
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

L’or rit jaune. Va-t-il être détrôné ? Dans le petit monde feutré des métaux précieux, l’irrésistible ascension du palladium fait des jaloux. Fin octobre, le métal gris a brièvement battu son record historique. En séance, à la Bourse de New York, il s’est arraché à 1 152 dollars (1 012 euros) l’once, se haussant du col au point de dépasser le pic atteint en 2001. Le palladium au summum ! L’or garde une petite longueur d’avance, mais, frappé de langueur, il la voit fondre comme un métal dans un creuset.
Déjà en 2017, le palladium figurait sur le podium (+ 50 % en un an), même si le cobalt, dont le cours s’était électrisé de 70 %, décrochait la palme. Pourtant, bien qu’étant de plus en plus précieux, le palladium ne fait guère rêver les amateurs de bijoux. A tort, car il se trouve au cœur de l’alliage forgé pour les alliances en or blanc. Mais cet usage hautement symbolique pèse peu dans le trébuchet des spéculateurs. Tous ont en ligne de mire la trajectoire automobile.
En effet, le premier débouché du palladium n’est autre que… le pot catalytique. Il absorbe à lui seul près des deux tiers de la production mondiale. Une pincée de ce métal filtre les émissions polluantes des voitures à essence. Le « dieselgate » a donné un premier coup d’accélérateur à la spéculation. Depuis le scandale des tests truqués, en effet, les Européens boudent le diesel au profit de l’essence.

De quoi entraîner platine et palladium sur deux trajectoires inverses, le platine étant, lui, plébiscité pour filtrer les rejets polluants des voitures diesel. Son cours s’est donc totalement dégonflé avec la sortie de route des constructeurs automobiles. Il a encore perdu près de 10 % depuis le début de l’année et se négocie autour des 825 dollars l’once. Le platine patine et, après s’être fait doubler il y a un an, continue de céder du terrain.
La production ne satisfait pas la demande
Un autre moteur alimente la spéculation. La tension entre les Etats-Unis...




                        

                        


<article-nb="2018/11/03/19-20">
<filnamedate="20181103"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181103"><AAMMJJHH="2018110319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif d’artistes et la Fondation France Libertés appellent la communauté internationale à venir en aide aux Krenak, un peuple amazonien victime depuis trois ans d’une pollution massive à cause de « choix irresponsables de la multinationale Samarco ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Brésil : « Défendre le peuple Krenak, c’est nous défendre nous-mêmes »

Dans une tribune au « Monde », un collectif d’artistes et la Fondation France Libertés appellent la communauté internationale à venir en aide aux Krenak, un peuple amazonien victime depuis trois ans d’une pollution massive à cause de « choix irresponsables de la multinationale Samarco ».



LE MONDE
 |    03.11.2018 à 07h00
    |

Anne Suarez (actrice), Olivier Rabourdin (acteur) et Gilbert Mitterrand (président de la fondation France Libertés)







                        



                                


                            
Tribune. France Libertés et le peuple autochtone Krenak du Brésil lancent une campagne internationale, « Justice for Krenak », pour dénoncer la violation des droits de ce peuple et la destruction de son mode de vie par la multinationale Samarco, en 2015. Si nous avons accepté de parrainer cette campagne, c’est que nos deux séjours en Amazonie pour le tournage de la série Guyane nous ont appris beaucoup sur les conséquences des activités minières, légales ou illégales.

Contrairement à ce qu’affirment certaines entreprises, il n’existe pas de procédé d’extraction qui préserve l’écosystème et maintienne des conditions d’existence acceptables pour les populations voisines. Tous les habitants des régions dont le sous-sol est exploité voient leur mode de vie impacté. Le lien particulièrement étroit que les peuples autochtones entretiennent avec leur territoire en fait des populations particulièrement vulnérables.
Il en va ainsi des Krenak. Leur vie était organisée autour du Rio Doce depuis des siècles. Ils pêchaient dans le fleuve, en buvaient l’eau, l’utilisaient pour l’agriculture, et y accomplissaient les rites qui fondent leur identité. Tout cela est à mettre au passé : le 5 novembre 2015, le barrage de déchets miniers de Mariana, propriété de l’entreprise Samarco, s’est rompu, et des quantités gigantesques de produits toxiques ont dévasté la vallée du fleuve. La pollution massive de leurs terres a anéanti la vie quotidienne des Krenak en les privant de leurs moyens de subsistance traditionnels. Du jour au lendemain, leur habitat est devenu un cimetière. Ils sont aujourd’hui dépendants d’aides extérieures, notamment pour l’approvisionnement en eau. La destruction de leur fleuve sacré est aussi une blessure spirituelle profonde pour ce peuple, dont la culture est intimement liée aux eaux du Rio Doce.
Aucun responsable condamné pour l’heure
Cette pollution majeure, la plus grave qu’ait connue le Brésil, n’est pas...




                        

                        

